[CW] (Washington, DC) Entre la Paix et la Guerre

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MessagePosté le: Lun 12 Juin 2017 - 13:50
« Merci Etta, vraiment. Jamais je ne pourrais te renvoyer la pareille.

Le Capitaine Etta Candy, de la Marine, avait joué les intermédiaires pour son amie, Diana. Elle se trouvait à l'autre bout du téléphone de l'ambassadrice, directement depuis la Maison Blanche. Diana, quant à elle, se trouvait dans son appartement luxueux de Washington. Ce n'était certes pas vraiment son appartement à elle, mais plutôt un don de l'État à la représentante de Themyscira. Elle était face à la baie vitrée qui donnait sur une terrasse. De cette hauteur, elle avait une superbe vue sur la capitale politique des États-Unis. C'en était presque apaisant. Un silence qui était le bienvenu, tant les journées de Diana, passé comme futur, étaient et seraient bien tumultueuses.

Elle était revenue depuis assez peu de temps de Themyscira. Elle n'avait plus remis les pieds sur le sol américain depuis l'attaque de Brainiac sur sa terre natale. Les pertes amazones ont été terribles, et irremplaçables. Si Brainiac était en parti responsable, Diana devait malheureusement imputé la faute à un autre : Arthur Curry, roi des atlantes. Il avait décidé unilatéralement de déchaîner les mers sur les soldats de Diana, alors qu'elles se battaient contre les robots du Collectionneur, provoquant leurs pertes à toutes. Les amazones survivantes à la bataille réclamait aujourd'hui la tête du roi des atlantes. Et Diana ne pouvait repenser à son ancien ami sans être empli de colère. Mais d'autre soucis la préoccupait aujourd'hui, maintenant qu'elle était de retour dans le monde des hommes. Elle avait appris ce qui s'était passé. Steve lui avait tout raconté. La destruction de Métropolis. L'arrivé au pouvoir d'Amanda Waller, l'ancienne dirigeante d'ARGUS, ou encore de Checkmate.

Elle avait donc demandé à Etta Candy d'organisé une rencontre diplomatique entre la Présidente des États-Unis d'Amérique et la Princesse des Amazones de Themyscira. Elle se devait de rencontrer la nouvelle terrible dirigeante de ce pays. Pour la raisonner ? Diana savait que c'était une mission ambitieuse. Mais elle se refusait à voir ses amis s'entredéchirer dans une Guerre Civile provoqué par la peur et la crainte de l'autre, par un repositionnement de la confiance des hommes, et l'abandon de la Justice League en était un symbole puissant. Pire, le Hall de Justice avait été confié à la Légion of Doom. Diana ne pouvait supporter l'idée que ce lieu, représentant la Justice, la Paix et la Vérité, des valeurs plus qu'importante pour elle, souiller par des crapules comme Lex Luthor. Les gens avaient-ils perdus l'esprit ? Avaient-ils oublier tout ce que Wonder Woman et ses amis avaient fait ?

Si Diana ne connaissait pas Waller, elle pourrait presque pensé que tout ceci est l’œuvre d'Arès. Malheureusement, l'amazone était persuadé que la nouvelle présidente n'avait pas besoin du Dieu de la Guerre pour monter les uns contre les autres.

Le téléphone de Diana se mit alors à vibrer. Un message d'Etta. Elle l'attendait.

- RdV demain, 13h. Laisse ton épée à l'appart. Etta ♥ -

Diana sourit en imaginant son ami, paniqué à l'idée qu'elle pouvait apporter son arme à ce genre d'entretiens diplomatique. Il y a quelques années, elle aurait sans doute commit cette bêtise. Les amazones quittaient rarement leurs armes, après tout, et elle avait été élevé de cette façon. Elle avait comprit depuis que l'arme n'était pas uniquement un moyen de défense chez les hommes, mais de provocation, de jeu de pouvoir. Les pays qui avaient les armes les plus puissantes effrayés leurs voisins. On attaquait même des pays sous couvert qu'ils entraient en position d'armes dangereuses. Les États-Unis était typique de ce genre de comportement. Leurs armes, servant à l'origine à défendre leurs familles, tuaient des milliers de gens par an. Et demain, lorsque Diana rencontrerait Waller, de nombreuses armes, portés par les militaires et les gardes du corps présidentielles, seront à disposition du bureau ovale. Mais si Diana entrait avec une épée dans ce bureau, c'était l'équivalent d'une agression.

Le lendemain donc, Diana se prépara. De son équipement initial de Wonder Woman, elle ne gardait que sa tiare. Elle s'était habillé comme une princesse amazone, elle portait une robe bleue, tenu par un bout de tissu faisant figure de ceinture. Le symbole de l'aigle s'ajustait à son buste, comme à son habitude. Une cape rouge s’entremêlait autour de ses bras. Les vêtements étaient amples, et permettait à la princesse de garder une liberté dans ses mouvements essentiels. Des bracelets dorés, incrusté chacun par un rubis éclatant, étaient accrochés à ses poignets et servait de bijoux, autant que de protection pour Diana.


Elle descendit, et entra dans la limousine qui s'était placé devant l'entrée de l'immeuble. Elle aurait pu rapidement volé jusqu'à la Maison Blanche, mais elle préférait faire comme si aujourd'hui, elle n'était qu'une simple humaine, une diplomate qui respectait les us et coutumes des américains. La limousine s'arrêta dans la cour de la demeure historique des Présidents américains. Après avoir remercié le chauffeur pour la course, Diana sorta enfin du véhicule. Elle dominait déjà son acceuil de par sa taille, sa stature, et son charisme. Elle remarqua quelques personnes chuchotait entre eux. Certains était admiratif, d'autre craintif. Elle les ignora, et s'avança jusqu'à ce qu'elle soit juste en face de sa future interlocutrice, la Présidente Amanda Waller. Elle avança sa main dans sa direction, de façon tout a faire amicale, pour faire la célèbre poignée de main entre diplomate.

« Madame la Présidente, enchantée, dit finalement Diana d'un ton doux et sincère. Je suis heureuse que vous ayez pris le temps de me recevoir.
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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2017 - 14:04
Il y a une Maison à Washington – on dit qu’elle est Blanche.
Et elle a été la ruine de beaucoup d’hommes et de femmes qui s’y sont présentés, porteurs d’espoirs rapidement déçus.



Depuis que la Vice-présidente Amanda Waller y a annoncé la disparition du Président Wilson, devenant de facto la nouvelle titulaire du poste, les allocutions présidentielles se sont multipliées - et le pays s'est assombri un peu plus à chaque fois.
Récemment, la Maison-Blanche a été attaquée par Red Tornado, en direct à la télévision ; la Présidente et ses troupes ont pu l'arrêter, augmentant encore sa popularité et sa puissance.

C'est donc en position de force, reine des sondages d'opinion, qu'Amanda Waller a accepté la sollicitation de la Princesse des Amazones.
Alors que la jeune femme pénètre à l'intérieur de la Maison-Blanche, Diana de Themyscira peut découvrir les agents de sécurité et les assistants qui la fixent, incrédules, surpris et... sur leurs gardes, aussi. L'ambiance dans ce lieu a changé depuis l'avènement d'Amanda Waller, et elle a alors la désagréable surprise de ne plus se sentir autant à l'aise que lors de ses précédentes visites.
Menée dans les nombreux couloirs du bâtiment, l'Amazone parvient finalement devant la porte du Bureau Ovale - qu'elle franchit aisément, pour pénétrer dans une pièce devenue mythique.



Diana n'y découvre cependant nul garde, nul représentant élu, nul conseiller de l'ombre ; elle n'y trouve qu'une femme, massive et puissante, qui est assise sur l'un des deux canapés. Elle affiche un sourire faux, mais se lève pour serrer la main de la nouvelle venue.

"Bienvenue, votre majesté. Prenez place, je vous en prie."

D'un geste, elle désigne l'autre canapé, puis se rassoit elle-même.
Amanda Waller replie légèrement sa jupe bleue, esquisse un autre de ses sourires faux, puis pose un regard déterminé sur la magnifique silhouette de Wonder Woman. Si elles se sont déjà croisées, ce ne fut pas dans les meilleures circonstances - et jamais de manière aussi officielle.


"Si c'est un réel plaisir de pouvoir échanger avec une véritable Princesse, et ainsi de pouvoir fortifier les liens entre les Etats-Unis d'Amérique et Themyscira, je demeure... surprise de votre manière de faire. Cela ne me gêne pas que les agents et employés de l'Etat soient liés à d'autres pays, mais le fait de solliciter un entretien via Madame Candy n'a rien d'habituel - et pourrait être considéré comme une forme de trahison, de sa part, dans certains pays moins avancés."

Un petit rire clair, et bien sûr ironique, s'échappe de sa gorge.

"Heureusement, nous sommes en Amérique... bien loin de ces problèmes-là. Néanmoins, veillez à passer par les canaux officiels les prochaines fois - cela sera préférable, pour tout le monde."

Le sous-entendu est clair, tout comme le petit signe de tête qu'elle adresse à Diana. Sa voix est calme, posée, mais contient suffisamment d'intonations sèches pour que les menaces soient claires.

"Mais passons, passons... que puis-je pour vous, votre majesté ? Quel est l'objet de votre visite ?"

Après avoir donné ses premiers coups, la Présidente attend la suite - et se place en position défensive.
A Diana de prendre la suite - à Wonder Woman de reprendre la main.


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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2017 - 15:07
Amanda Waller n'était pas une femme qui perdait son temps. Oh, elle connaissait bien la politique, mieux que quiconque dans ce pays. Elle savait réciter les mondanités habituels, mais elle savait aussi manier les mots pour que chaque paroles deviennent une attaque, une menace, une prise de position. Non, elle ne perdait pas son temps. Diana savait où elle mettait le pieds. Sa mère l'avait, longtemps auparavant, mis en garde contre la corruption qui guettait le cœur de chaque homme, et femme, de ce monde. Waller représentait cette corruption, ce système qui sous-alimentait grâce à la peur et la haine. Et les premiers mots de la nouvelle Présidente ne faisait que le confirmer. Elle haïssait Diana, et surtout ce qu'elle représentait pour tous : Wonder Woman. Elle voulait montrer que ses amis, Etta Candy ou même Steve Trevor, n'était pas en sécurité, et était même en otage. Ils étaient des amis notable de Diana, qui représentait une autorité étrangère. Si la Princesse des Amazones devenait l'ennemi de la nation, il serait jugé comme traître. Emprisonné, ou pire ? Et Waller lui avait fait comprendre cela en une phrase, innocente au demeurant. Pour celui qui ignorait lire entre les lignes.

Mais le visage de Diana continuer d'afficher une confiance inébranlable, un sourire bienfaiteur et un regard compatissant. Elle n'en voulait pas à Waller de cette attaque cachée. Elle ne faisait que continuer ce qu'elle avait entrepris depuis qu'elle avait commencé la politique. Gagner du pouvoir grâce à la peur et la colère. Et la Princesse des Amazones savaient que cela n'allait malheureusement pas duré. Car la colère et l'avidité se retournait toujours contre ceux qui l'agitait devant les foules. Seul la confiance et la vérité pouvait régner durablement, comme le faisait sa mère à Themyscira.

« Je suis venu pour de nombreuses choses, mais je ne peux entamer cette discussion sans présenter officiellement mes condoléances, et mes excuses. Nombreux sont vos compatriotes à avoir trouver la mort à Métropolis, à cause d'une bataille qui n'aurait jamais dû les concerner. J'ai des regrets pour chacun d'entre eux, ainsi que pour tout les blessés, ou ceux qui ont perdu leurs habitats ou leur travail.

Diana pensait ce qu'elle disait, évidemment. Les pertes humaines ont été amoindrie grâce à la réactivité de certains, mais les pertes matériels étaient quant à elle énorme. Plus de 80% de la ville de Métropolis ravagé. Combien avait perdu leur maison ? Leurs économies ? Du temps et des souvenirs passés dans ces lieux qui, s'ils les retrouveraient peut-être un jour, cela ne sera qu'en de pâle copie. L'Amazone ne pouvait l'imaginer, et celui lui donnait des vertiges rien que d'y penser. Il n'avait donc rien d'étonnant que les citoyens américains trouvaient du réconfort chez Waller. La Présidente était d'une incroyable force de caractère. Mais était-elle la solution que ces pauvres gens attendaient ?

« Mes excuses ensuite, car mon île et ma patrie, Themyscira, ne sont pas totalement étranger dans cette tragédie. Brainiac a certes conduit un piège pour nous mener là-bas, et les pertes ont été nombreuses chez les miens également. Mais il serait injuste pour vous, ainsi que pour moi, de prétendre que si la Ligue de Justice avait été irréprochable, nos deux nations auraient pu s'en sortir bien mieux. Pour le futur des relations entre nos deux pays, je peux vous assurer que les amazones ne se feront plus jamais avoir de la sorte. Et qu'elles ont une dette envers les citoyens de Métropolis. Le jour venu, elles la paieront. Mais pour le moment, elles doivent penser leurs blessures, faire le deuil de leur camarades tombées, reconstruire.

Diana ignorait si Waller en avait cure des états d'âmes des amazones, qui se situaient à l'autre bout du monde et qui ne sortait jamais de leur île, si ce n'est en cas de crise grave. Mais Diana refusait d'ignorer ce qui s'était passé. Brainiac avait informé la Ligue qu'il attaquerait Themyscira, et ces derniers avaient préféré le croire et tous défendre l'île natale de Diana, plutôt que de prendre leur précautions et défendre sur leur propres nations. Ce n'était pas le pêché des amazones, mais celui de leur Princesse et de ses amis. Mais chaque guerrière se sentait concerner, malgré tout. Si elles n'avaient pas été dans cette position de faiblesse face à l'envahisseur et qu'elles n'avaient eu besoin d'aide, qui aurait pu dire ce qui se serait passé.

« Mais je suis également venu en quête de vérité et de justice. Tel est mon devoir. C'est ce que les gens attendent de moi. J'ai, depuis mon retour dans ce pays, lu attentivement chacune de vos... comment dites vous ? Allocution présidentielle ? Oui c'est cela. Je les ai lu, comme je le disais. Vous avez discréditez les hommes et les femmes suffisamment courageux pour défendre les innocents dans ce pays. Vous les avez donc forcer à vous rejoindre, vous, figure d'autorité et de popularité. Quant aux autres...

Diana s'arrêta un moment. Elle ne voulait même pas évoquer ce qui arrivait à ceux qui refuser. Elle n'avait pas réussi à joindre Bruce, pas encore. Et quand elle est allé à son manoir et sa Batcave, et bien... Et elle n'avait trouvé à Gotham aucun de ses habituels collaborateurs. Elle aurait sans doute pu demander ce qui s'était passé à la Ligue de Justice. Mais peut-être était-il trop tôt, trop tôt pour qu'elle parle de nouveaux avec ceux qui continuer de supporter Arthur Curry, après ce qu'il avait fait aux siens.

« J'ai besoin de savoir pourquoi vous faites cela. Dans quel but ? Vous êtes une femme intelligente, vous savez qu'il est plus facile de régner en divisant... Mais vous savez aussi que cela risque de ne pas être suffisant lorsque l'heure sera venu. Vous pensez que les personnes les plus puissantes, qu'elles soient bonne ou mauvaises, vont se rattachés à vous parce que... quoi ? Vous les menacer ? Vous les récompensez ? Vous les obligez ? Je ne crois pas à cela, et je refuse de croire que vous le pensez.

Diana avait abandonné l'aspect plus protocolaire, plus diplomate, pour une position bien plus personnelle. Mais elle refusait de voir Waller détruire ce que ses amis et elle avait mis des années à construire sans explication convaincante. La Justice League avait échoué à son devoir, il est vrai. Ce n'était ni la première fois, ni la dernière. Des alternatives à cette forme de justice pouvaient s'offrir, peut-être. Mais pas dans ces positions. Pas dans une guerre civile. Une guerre qui, au vu des puissances qu'il y avait dans chaque camps, pouvait être dévastatrice.

« C'est la Guerre que vous voulez ? Demanda simplement la Princesse Amazone.
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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2017 - 21:45
La Présidente Waller reste silencieuse.
Tout du long du discours de Wonder Woman, autant dans sa première partie, positive, que sa dernière, plus directe et incisive.
Aucune émotion n'est passée dans ses yeux, son visage ou son corps durant tout le temps de parole de l'Amazone. Droite, fière, redressée, elle semble plantée directement dans le canapé qu'elle occupe, son regard immobile et entièrement figé sur le visage superbe et animé de la guerrière.


"Je vois."

Amanda est un animal politique, passée maître dans l'art du dialogue et de la manipulation. En ce sens, elle a attendu volontairement quatre-vingt-dix secondes pour reprendre la parole - et briser un silence devenu pesant.
Ses paupières clignent, pour l'une des rares fois depuis le début de cet entretien... de cet affrontement, clairement. Les combats ne sont pas que sur les champs de bataille, ils peuvent être également dans les salons doux et chauds, comme ici ; si elle l'ignore, Diana va très rapidement le comprendre.


"En tant que Présidente des Etats-Unis d'Amérique, j'accepte et j'apprécie sincèrement les condoléances présentées par la Princesse de Themyscira. Longtemps, votre peuple a conservé son existence cachée, évaluant le monde de loin, sans jamais révéler sa présence ; si vous avez abandonné ces méthodes, fort peu courtoises et dignes d'une confiance légitimement limitée, nos deux pays ont ensuite entamé des rapprochements, qui justifient pleinement que l'un et l'autre soit affecté par les drames qui nous touchent."

Sa voix est calme, douce - mais ses mots sont directs, voir même brutaux. Volontairement.

"En ce sens, les Etats-Unis d'Amérique présentent également leurs condoléances à Themyscira, pour la terrible attaque dont vous avez été victime. Nous avons conscience que vous avez perdu de nombreuses soeurs dans ce combat contre Brainiac - certes, vos victimes ne concernent que des soldats, qui ont accepté de mettre leurs vies en danger, alors que nos victimes ont été essentiellement civiles ; et certes, la Justice League a pu limiter l'attaque ennemie sur vos terres, là où nous avons été fauchés par surprise, sans ligne de défense pendant un temps important... mais nous partageons votre douleur, bien entendu."

Le sous-entendu est clair, mais Amanda ne s'arrête pas là.
Ce n'est pas dans son style.


"Quant à vos excuses... je les apprécie, mais elles n'ont pas lieu d'être. Themyscira ne saurait être tenue responsable de l'attaque de Brainiac - seule la Justice League, et sa décision illogique et incompréhensible de ne pas révéler l'information quant à l'offensive à venir de l'envahisseur, peut être décemment considérée comme partiellement responsable de cette tragédie.
Brainiac est le véritable coupable, votre majesté. La Justice League, par sa négligence, n'intervient qu'après ; et jamais, jamais les Amazones ne peuvent être salies par ces drames."


Un sourire de circonstance, faux bien sûr, accompagne ces mots acides.

"Quant à la suite de votre discours, votre majesté... vos questions..."

Elle soupire, puis secoue la tête comme si elle était une professeure faisant face à une copie particulièrement peu inspirée.

"... j'avoue hésiter sur ma réponse. Je me permettrais donc de la formuler en deux volets - l'un correspondant à la réponse d'Amanda à Diana, si vous acceptez cette familiarité, l'autre correspondant à la réponse de la Présidente à la Princesse."

Un petit signe de tête, et un sourire mutin qui ne peut que terrifier quiconque la connaît un minimum.

"De la Présidente à la Princesse, je vous rappelle que je ne vous dois aucune explication. Si Themyscira et les Etats-Unis d'Amérique ont des liens, il n'y a guère de convention, d'accord nous obligeant à suivre une ligne de conduite - vous n'avez aucun droit sur nous, votre majesté.
Si je le souhaitais, je pourrais vous faire expulser pour avoir critiqué notre politique sur notre sol ; bien entendu, l'immunité diplomatique vous protège, mais je n'ai guère à supporter plus longtemps de telles paroles, aussi acides et autant hors de propos.
Nous avons été frappés en plein coeur, votre majesté. Des milliers de gens ont péri, des millions ont été impactés ; Metropolis a été quasiment rayée de la carte. Le but de ce pays est simple : se protéger, et organiser sa protection, pour ne plus la confier à des gens qui conservent des informations pour eux - pour protéger un pays étranger, certes ami, mais étranger quand même.
Nous agissons ainsi car nous avons été blessés, du fait d'une erreur d'organisation ; nous la corrigeons. De gré ou de force."


Le ton s'est rafraîchi, devenu bien plus sec et autoritaire durant l'envolée de la Présidente. Elle maintient un silence volontaire, pendant plus d'une minute, avant de reprendre - soudain plus douce, plus souriante.

"Quant à la réponse, d'Amanda à Diana..."

Son sourire s'intensifie, et elle hausse les épaules dans un geste volontairement théâtral.

"... je vais être plus directe, ma chère."

Son expression redevient soudain dure et froide, d'une autorité terrible et franche.

"Je ne veux pas de cette guerre, Diana - mais elle est déjà là. Elle a été amenée dans mon pays par un envahisseur étranger, et ceux qui devaient nous protéger ont failli, préférant vous protéger et agir comme une élite déconnectée du peuple.
Nous avons été abandonnés - et blessés, et tués, et abandonnés, vraiment. Par vous... par vous tous, soi-disant Héros, définitivement absents dans notre heure la plus sombre. Nous étions seuls face à l'horreur, et nous avons dû survivre... comme maintenant. Nous survivons, nous pansons nos plaies - et nous agissons pour ne plus en avoir. Jamais.
Je ne veux pas de cette guerre, mais elle est déjà là. Je ne l'ai pas commencée... mais je la finirais, Diana. Quoi qu'il en coûte. Quoi qu'il m'en coûte. Quoi qu'il vous en coûte."


Le message est clair - limpide.
Son regard demeure terrible, figé dans les yeux de la Princesse, avant qu'un sourire faux glisse à nouveau sur son visage.


"Bien entendu, vous disposez de l'immunité diplomatique, votre majesté, qui vous protège de toute investigation concernant la Justice League... mais j'espère que vous avez conscience que vous ne pouvez plus combattre le crime tant que vous n'aurez pas rejoint le camp des Recrues. Dans le cas contraire, vous seriez une Rebelle - et je crains que même l'immunité diplomatique ne soit suffisante pour nous empêcher d'agir."

La Présidente Waller se tait, alors. Laissant à Diana le soin de répondre à tout cela - de tenter de répliquer après de telles positions politiques.


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MessagePosté le: Mer 14 Juin 2017 - 0:26
« Il est vrai que vous disposez du droit de me renvoyer de votre bureau. De votre pays, aussi. Vous êtes aujourd'hui Présidente des États-Unis d'Amérique. C'est une fonction haute en responsabilité, et en respect. Et je respecte votre fonction. Vraiment. Et vous disposez d'une côte de popularité qui justifie vos actions et votre position. Ce qui n'est pas le cas de mes anciens partenaires de la Ligue, et des Héros de votre pays. N'oubliez pas cependant que ma position diffère de celle de mes anciens collègues : ma place était parmi mes sœurs, à Themyscira. Et j'ai quitté la Ligue le même jour où ils vous ont laissé remporté la victoire. Vous pouvez m’imputer une partie de leurs tords passés. Pas tous.

Diana respectait la fonction, peut-être. La personne ? Diana ne pouvait se prononcer. Elle n'avait jamais connu Waller dans de bonnes dispositions. Elle avait autrefois dirigé l'ARGUS, aux côtés du Colonel Steve Trevor, d'une main de fer. Elle avait toujours invoquer ses raisons patriotiques pour justifier ses actes, souvent d'une moralité douteuse. Et il serait naïf de penser que dans un pays comme les USA, tout les actes gouvernementaux ne pouvait être dicté uniquement que par la vertu. Mais aujourd'hui, elle occupait un rôle totalement différent. Elle représentait une nation. Ses lois, ses opinions, ses positions politique, intérieur comme extérieur. Mais Waller avait raison sur un point, ce n'était pas le pays de l'Amazone.

Et il était vrai qu'elle avait dû quitté la Ligue à cause de la Bataille de Themyscira. Elle n'avait jamais apprécié les méthodes de Batman, mené la Ligue dans l'ombre, sans prévenir personne d'un danger aussi grand que celui de Brainiac, était dangereux. Et il en avait coûté. Mais laissé Aquaman faire déferler les vagues sur les guerrières amazones ? Elle n'avait pu le supporter. Si cela avait été un autre qu'un ancien ami, il aurait été exécuté sur le champ pour une telle erreur militaire. Et les amazones
le prendraient comme une insulte si Diana combattait à nouveau au côté du roi des atlantes. En réalité, la générale Phillipus et la Reine Hyppolite discutait sur de possibles représailles. Mais Diana les avait supplier de laisser ses questions en suspend.

«Quant à ma propre fonction, comme vous le savez déjà, elle n'est pas commune. J'ai quitté Themyscira, une nation qui est resté trop longtemps à l'écart d'un monde qu'elle jugeait trop cruel, trop injuste. J'ai pensé, en quittant mon pays pour le votre, pouvoir rendre le monde meilleurs. Plus juste. Je ne suis pas seulement la Princesse Diana de Themyscira. Je suis également celle que vos compatriotes appellent Wonder Woman.

Diana ne pu s'empêcher de lâcher un sourire triste, presque nostalgique, à la prononciation de ce nom. Elle avait mis du temps à comprendre ce qu'il signifiait. Elle avait mis du temps même à l'accepter. Pourquoi l'appelait-on Wonder Woman, étant donné qu'elle s'appelait Diana ? Elle avait plus tard compris ce que cela signifiait. Qu'elle avait des responsabilités bien plus grandes qu'elle ne l'aurait imaginé. On l'admirait. On la craignait. On l'imitait. On la combattait. Ce nom avait une signification différente pour chaque être qui l'entendait et le prononçait. C'était également une bannière sous laquelle les gens pouvait se rassembler, des gens qui partageait ses valeurs sincères. Le méritait-elle encore aujourd'hui ? L'avait-elle seulement méritait un jour ?

« En tant que tel, Madame Waller, je ne combat pas le crime - pas seulement. Batman fait un croisade contre lui, une vengeance personnelle qu'il sait perdu d'avance. Superman veut protéger tout le monde de lui, comme si chaque être était son plus proche ami. Moi, je suis là pour éradiquer le Mal. A son état pur. J'ai vu, et affronté des gens, des choses, qui le représentait. D'un véritable point de vue symbolique. Croyez vous que l'on peut placer Arès en garde à vue ? Pensez vous que Circée peut passer devant un tribunal ? Ou que le Premier Né de Zeus peut-être enfermé dans une prison de haute sécurité ? Ces batailles ne se limitent pas seulement à une ville, ou un pays, ou même une planète. Ce sont des batailles universels. Le Bien, contre le Mal. Vous faites parti des gens qui voient le monde en gris. Que le Bien et le Mal, se sont des notions abstraites, qui dépend d'un point de vue, d'une culture, d'une société. Mais ces notion existent. Ces batailles existent. Cette guerre existent depuis l'aube des temps, et ne s'arrêtera qu'à la fin du temps lui-même. C'est ce combat qu'il faut mener, et aucun autre. C'est pour mené ce combat que mon peuple a été créé. Et c'est pour le mené que je suis venu à vous, le monde des hommes, il y a une dizaine d'année.

Ces questions étaient évidemment rhétorique, et Diana ne se doutait pas que Waller n'était pas en mesure de les comprendre. Pouvait-elle se retrouver devant Arès lui-même, elle serait sans doute capable de croire qu'elle avait du pouvoir sur ce dernier, qu'elle pouvait se servir de lui. Elle oubliait qu'il s'agissait d'un être qui ne pouvait être compris par les moyens des mortels, car il ne partageait tout simplement pas leurs motivations. Il était là depuis des millénaires, et serait là dans plusieurs millénaires encore.

« Je crois donc que vous vous trompez de combat. Mais, encore une fois, vous l'avez rappeler. Je ne puis vous dictez votre politique. Mais je ne peux combattre pour vous dans une guerre qui ne me concerne pas et dans laquelle je ne me reconnais pas. Je suis une guerrière de la paix, et non pas de la division. Vous n'avez eu de cesse de me rappeler vos positions de force. De menacer. Mes amis, la Justice League, et enfin moi. Vous ne me traitez pas comme une amie. Pourtant, je ne crois pas avoir été un jour l'ennemi de votre nation. J'ai eu mes erreurs, oui. Je n'aurais pas dû laisser Batman mener les opérations à sa manière. Mais les erreurs affaiblissent les hommes. Elles n'en font pas des ennemis. Et pourtant, vous me demandez de prendre une position. C'est donc à mon tour de vous répondre en deux volets.

Diana marqua une pause.

« De la Princesse Diana à la Présidente Waller, vous savez que ma position ne peux me permettre de prendre position, dans un camp comme dans l'autre. Je ne suis pas votre ennemi. L'Amérique et Themyscira sont proches, mais, comme je ne peux vous dictez votre façon de diriger votre politique, vous ne pouvez me dicter la mienne. Devenir votre Recrue, cela revient à dire que je travaillerais pour vous. Et par conséquent que Themyscira se soumet aux États-Unis et à votre gouvernement. Ce n'est pas envisageable. Devenir une Rebelle, cela veut dire que je vous combat, et que par conséquent Themyscira devient votre ennemi. Ce n'est pas envisageable.

Une nouvelle pause. Le climax était à son apogée, la chaleur en devenait presque étouffante. Diana se leva alors, et sortit son lasso de vérité, qui l'accompagnait fidèlement comme toujours.

« De Wonder Woman à Amanda, je ne travaillerais pas pour vous, ni pour la Ligue qui n'a pas trahit que votre pays ce jour-là. Mais si vous m'envoyez votre Legion of Doom, ou votre Suicide Squad, ou même une de vos Recrue, et ce pour une quelconque raison, je les mettrais à terre. Tous. Et enfin, je saurais ce que vous manigancez vraiment. Et je l'empêcherais. Vous m'en savez capable Waller, alors je vous conseille de choisir judicieusement vos hommes ce jour là. Choisissez-en que vous êtes prêt à perdre.
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MessagePosté le: Jeu 15 Juin 2017 - 15:08
A nouveau, la Présidente des Etats-Unis d’Amérique demeure silencieuse durant tout le discours de réponse de la Princesse de Themyscira.
Cependant, si elle affichait jusque-là une assurance évidente, une confiance pleine et entière et la certitude de mener la discussion et le débat, son visage se ferme et sa posture se fait plus stricte à mesure que les paroles s’échappent des lèvres de Diana. Les détails sont minimes, insignifiants, mais ne sauraient échapper à une observatrice aussi avisée que Wonder Woman.
Amanda Waller n’aime guère ce qu’elle entend.


« Je vois. »

La réplique est fraîche, brutale. Elle est accompagnée d’un regard terrible, et suit un silence volontairement pesant, ayant duré une bonne minute après la menace à peine voilée de l’Amazone.

« La politique est décidément une matière passionnante, votre majesté. Même si j’évolue dans ce milieu depuis plusieurs décennies, je ne sais d’être surprise par divers événements, divers rebondissements ou diverses réactions d’autrui – par exemple, un diplomate prêt à vendre des secrets de sa patrie pour une indemnité compensatrice ; par exemple, un défenseur des droits de l’homme qui emploie illégalement une domestique proche de l’esclavage ; par exemple, un dictateur qui s’avère plus respectueux des lois qu’un démocrate ; par exemple, une ambassadrice de la paix qui évoque la guerre, et menace directement la Présidente du pays où elle se trouve, au mépris de toutes les règles diplomatiques et de politesse. »

Cette fois-ci, aucun sourire glisse sur son visage – aucune expression ne s’affiche, même.
Un Mur de froideur et de détermination fait face à Wonder Woman, maintenant.


« J’ai conscience, votre majesté, de ce que ce pays et ce monde vous doivent – à vous, Princesse de Themyscira, une île qui a longtemps conservé son identité secrète pour espionner voir manipuler les autres Nations, avant de s’ouvrir enfin et de transmettre une infime partie de sa culture et de ses avantages à autrui ; et à vous, Wonder Woman, qui avait protégé notre peuple et nos civilisations de menaces terribles.
Sincèrement, je vous le répète : j’ai conscience de ce que nous vous devons, et nous vous en remercions sincèrement. Mais, et je le regrette, je suis en désaccord avec vous. »


Sa voix demeure dure, froide. Terrible.

« Combattre le Mal est un objectif noble – mais limité. Le Mal n’existe pas, votre majesté, du moins le Mal à l’état pur ; tout comme le Bien définitif et infini est une illusion.
Oui, le monde est gris… car des monstres peuvent bien agir, comme des hommes de bien peuvent s’adonner à des actes ignobles. Le monde est complexe, terrible et dangereux, tout en étant sublime et merveilleux. Le monde n’est pas binaire, les gens encore moins.
L’Univers et la Vie sont gris, je le crains. Certes, des entités comme Arès peuvent être considérés comme le Mal lui-même quand il veut s’en prendre au monde – mais Arès incarne la Guerre, un concept terrible mais qui n’est pas porteur de malheur par principe.
La Guerre a notamment permis à ce pays de naître, tout comme elle a permis d’anéantir l’Allemagne nazie. Et, de même, la Guerre est aussi incarnée par Artémis, une divinité que votre peuple tient en haute estime.
Rien n’est jamais noir ou blanc, votre majesté. Le Mal et le Bien sont des concepts changeants, et piégeurs. Bien trop pour être utilisés dans les sphères comme les nôtres. »


Lentement, Amanda bouge légèrement ses jambes, avant de replier sa jupe. Sans jamais quitter Diana du regard.

« Quant au reste… je ne puis qu’être perturbée par votre discours, votre majesté. D’un côté, vous me rappelez votre devoir de réserve et votre impossibilité d’être une Recrue et une Rebelle ; de l’autre, vous entendez m’interdire de vous adresser la Legion of Doom ou toute autre équipe dont l’existence n’est pas reconnue, tout en indiquant que vous m’aurez à l’œil et que vous saurez ce que je fais, pour m’empêcher d’agir… cela n’a guère de sens, j’en suis désolé.
Mettons les choses au clair – de Présidente à Princesse, d’Amanda à Diana. »


La Présidente se penche en avant, et adresse un regard encore plus terrible à la jeune femme.

« Je ne peux rien contre vous, tant que vous ne dépassez pas les règles de la représentation diplomatique. Vous disposez de l’immunité – jouissez-en, mais n’allez pas trop loin. Gérez vos ambassades. Organisez des soirées. Embrassez des enfants. Prêchez la paix. Et laissez-nous en paix.
Je n’aurais aucune pitié pour les ennemis de l’Amérique… même ceux qui ont arboré la bannière étoilée sur eux, à une époque où l’on croyait pouvoir leur faire confiance. Votre camp nous a lâché, votre majesté – les Héros ont failli.
Je tolère votre présence par respect des lois internationales, mais ne me forcez pas à les outrepasser. Je n’hésiterais pas, jamais, à le faire si une force étrangère décide d’imposer sa loi dans ce pays – qui est le mien et qui ne sera, jamais, le vôtre. »


Amanda se retire légèrement en arrière, soupire discrètement – puis tourne ostensiblement son attention vers la sortie du Bureau Ovale.

« A ce titre, j’ai conscience de vos obligations diplomatiques, votre majesté. Je ne saurais vous retenir plus longtemps, je m’en voudrais de vous gêner dans vos occupations officielles… »

Le message est clair : l’entrevue tire à son terme.
Et elle s’est, clairement, mal passée.



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Invité

MessagePosté le: Dim 18 Juin 2017 - 19:10
Diana était consciente que Amanda Waller n'était pas dans une position confortable. Elle faisait beaucoup d'effort pour rappeler à Diana qu'elle était celle qui dominait la partie, l'échiquier politique n'avait aucun secret pour elle et elle avait fait tout son possible pour discréditer les Héros à son profit. Et là, elle voulait discréditer Wonder Woman, l'ambassadrice de la paix, en lui faisant porter le fardeau de cette guerre. Diana n'était pas dupe. Oui, elle est venue parler de la guerre, que Waller avait déclenché, ou, dans le meilleurs des cas, aggravé. La Présidente attise sans cesse le feu avec ses manigances. Mais ses belles paroles d'aujourd'hui avait confirmé ce que Diana était venu chercher : Waller est une profiteuse de guerre. Mais l'a-t-elle vraiment provoqué, ou bien quelqu'un agissait dans l'ombre derrière elle ? Cette question resterait sans réponse, pour le moment.

« Vous avez raison, madame la présidente. J'ai à faire, et vous aussi je présume. Il serait inconvenant de vous prendre davantage de votre temps. Je n'ose imaginer à quel point votre agenda doit être rempli. Pas la peine de me raccompagner, je connais la sortie.

La princesse des amazones n'escomptait de toute façon pas que Waller lui face l'honneur de la mener jusqu'à la sortie de la Maison Blanche, ni même du bureau ovale. On pourrait la photographier aux côtés de Wonder Woman, alors qu'elle faisait tant d'effort pour discréditer chaque super-héros. Non, elle devait au contraire montrer que l'entretiens au monde, via des moyens de communication plus ou moins subtils, ne c'était pas bien passer, et que finalement Diana n'était qu'une super-héroïne comme les autres. Mais Diana n'allait pas se mentir. L'entrevue c'était mal passé. D'un point de vue diplomatique. Mais cela aurait servi à montrer quelle genre de dirigeante Waller était. Et cela, elle devait en avoir le cœur net avant de prendre une position claire.

Avant de sortir du bureau, Diana se retourna vers la présidente.

« Vous parlez d'un monde de gris, madame. Pourtant, vous continuez de le voir tout en noir. Car c'est de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas ? Héros, vilains, recrues ou rebelles. Vous modifiez certaines réalités car vous ne faites pas même confiance à vos citoyens pour vous soutenir, s'ils étaient au courant de toute la vérité. Moi je pense qu'au final, le monde n'est ni noir, ni blanc, ni même gris. Il est juste tel que nous le voyons, haut en couleur.

N'attendant de toute façon aucune réponse de la part de Waller, Diana passa la porte du bureau ovale et se dirigea vers la sortie. Beaucoup de regard interrogateur, de question de journalistes et de photographie l'attendait à la sortie de la Maison Blanche. Qu'avait bien pu se dire la Présidente des États-Unis et la Princesse des Amazones ? Une réconciliation de la Justice League avec le gouvernement était à prévoir ? Ou une guerre entre l'Amérique et Themyscira ? Mais Wonder Woman ne fournissait aucune réponse. Waller le ferait, peut-être, en arrangeant les choses à sa façon. Mais Diana n'avait que faire des on-dits. Elle se devait être au dessus de tout cela. Elle avait fait assez de politique aujourd'hui.

Wonder Woman s'envola. Il était temps, désormais, de retrouver un de ces anciens collègues et plus proches amis.

Batman.
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