[NWO - CW] Opération Cetonia Aurata [Terminé]

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MessagePosté le: Lun 12 Juin 2017 - 22:41
Prologue

Il est des heures décisives pendant lesquelles le destin du monde se joue. Encore allongé sous le capot de la moth-mobile, Drury ne savait pas encore qu'il vivait l'une de ceux là. Tout en resserrant le boulon de la cuve d'huile de son véhicule haut en couleur, il écoutait tranquillement la version audio du cinquième volume de "L'économie tout en douceur", laquelle tentait de rendre facile d'accès les grandes lignes de la théorie des économies institutionnalistes. Un domaine dans lequel Killer Moth avait autant sa place qu'une guêpe dans un matche de water-polo.

Pour l'heure, il n'y comprenait rien. Ces cassettes étalaient un ensemble de termes techniques qui auraient facilement rebuté un trader et s'il y avait donc une leçon à tirer de son fatras d'ergotages technocratiques était qu'un mauvais investissement se payait tôt ou tard. Il s'apprêta à arrêter son audio-livre lorsqu'une phrase retient son attention.

"Au final, il ne faut jamais oublier que les contingences n'ont que peu d'influence par rapport aux intrications d'intérêts d'acteurs institutionnalisés soit en groupement d'intérêt commun à la manière de corporation ou d'intérêt individuel comme des associations temporaires. Les intérêts de classe diraient certains auteurs d'obédience marxiste forment une forme institutionnalisée de..."

Il voulut se relever sous le coup de butoir de l'idée géniale qui venait d'émerger du chaos improbable de termes abscons. Il se cogna violemment contre la carrosserie de son étrange carrosse et poussa un "gniii" de souffrance. Il se libéra d'un glissement habile grâce à la planche à roulettes sur laquelle il était allongé et traversa son antre de perdition. Il vit défiler la moth-cuisine si utile dans laquelle le moth-octave préparait une carbonnade flamande. Ce dernier n'entendit qu'un:

- Rassssssssssemblemeeeeeeeeeeeent! glisser derrière lui.

De même le moth-gérard qui terminait de repriser la cape de son chef avec la moth-machine à coudre entendit un son de roulettes accompagné d'un "Moth-salle de réuniooooooooooooooon!". Enfin les trois dernières larves, hypollite, barnabé et manfred jouaient au poker* savourèrent un "Suuuuuuuuiveeeeeeeez-moooooooi" suivi d'un grand brouhaha lorsque la planche à roulette se prit dans une jointure du sol et laissa le chef du terrible moth-gang rejoindre l'armoire des travaux manuels. Deux trois pots de peintures taquins choisirent cet instant pour quitter leur étagère et venir rencontrer le ciron malveillant du crime.

Les moths se précipitèrent pour aider leur chef à se relever, lequel baragouinait quelques paroles décousues.

- De...depuis quand on a du... du... du bleu lagune?

- ça va chef?

- Hein je...

- Oui, vous avez dit "rassemblement"!


Les neurones de Killer Moth choisirent cet instant pour faire un faux contact et remettre le fil de ses pensées dans les chemins biscornus habituels.

- Oui! Hin hin hin, ricana-t-il en déclenchant un concert de marteau dans son crâne. J'ai enfin trouvé la solution au plus insoluble de nos mystères!

- Cool, ça tombe bien, fit le moth-octave, on y arrivait vraiment pas, ça va peut-être nous permettre de trouver le mot-mystère.

- Exactement, hin hin...que... quoi? Mais de quoi parles-tu larve décérébrée!

- Le mot en 7 lettres qui nous manque pour les mots-croisés de la semaine, pas vous?

- Bien sûr que non crevant cruciverbiste! Je te parle de l'énigme qui hante mes nuits: pourquoi Batman et sa horde de héros en collants - de mauvais goût au passage - ont attaqué Wayne!


Ses moths restèrent interdit.

- C'est p't'être parce que c'est pas vrai? proposa timidement hypollite.

Killer Moth le regarda avec un air navré que son casque cachait tout à fait.

- Hyppolite, Hyppolite, Hyppolite, je t'ai déjà dit d'arrêter de croire tout ce que tu lisais sur Internet.

- Mais...

- Pas de "mais" scolopendre! Crois-tu vraiment que le gouvernement s'amuserait à inventer un truc aussi gros, aussi énooorme?

- Ben... ouais?


- C'est ce que les justiciers et leur propagande numérique voudraient te faire croire naïf sbire, non, la vérité est plus terrible! En vérité, la Ligue des Justiciers et Batman en tête, vu la technologie impressionnante qu'il porte, vivent grâce à des associations institutionnalisées qui mettent en péril le libre marché! Euh... non, enfin si mais c'est pas l'important. Les justiciers utilisent des fonds privés pour se tenir à flot, sinon comment pourraient se bâtir un satellite? Comment Batman pourrait-il payer l'essence de sa bat-mobile? Nous ça nous coûte une fortune chaque année rien que pour la moth-mobile et la sienne consomme sûrement plus! Pourquoi les justiciers ne se font jamais reprocher les dégâts qu'ils causent? demanda-t-il en laissant une pause dramatique et accessoirement le temps aux moths de digérer ses questions. Parce ce qu'ils remboursent tout et grâce à quoi?

- L'argent qu'on leur file?

- Bingo, mais pas n'importe qui, les plus nantis des nantis, les milliardaires qui se payent ainsi une véritable armée pendant que nous trimons comme des termites!


Il commençait à mélanger ses cassettes audio.

- Et cela explique pourquoi Wayne a été attaqué! Vu l'inefficacité des Justiciers pendant l'attaque de Brainiac, il a voulu leur couper les vivres et ils n'ont pas aimé du tout! PAS DU TOUT! Et ils se sont vengés! CQFD.

Encore un peu assommés par les détours et les raccourcis de leur chef, les moths applaudirent, c'était généralement une bonne manière de réagir lorsque leur chef les perdait. Et ça fonctionnait! Fier de lui, Drury mit ses poings sur ses hanches et gonfla le torse triomphalement il aimait quant ses sbires l'acclamaient ainsi.

- Du coup, demanda le moth-manfred, ça change quoi pour nous?

- TOUT! Nous savons maintenant qui nous devons frapper pour mettre les justiciers rebelles à genoux: Nous devons couper leurs financements! Et quoi de mieux...

Il se dirigea vers la moth-table d'entrée sur laquelle reposait le courr.... moth-courrier. Il prit le journal et le déploya devant les yeux émerveillés des moths qui venaient de rejoindre le moth-pays des merveilles avec leur chef.

- ... que le bal annuel de la Banque de Gotham pour morigéner les élites qui se payent le luxe de justiciers privés! Croyez-moi mes moths, ils s'en souviendront toute leur vie hin hin hin!

Et ils se mirent tous à rire diaboliquement pour donner du corps à ce qui n'était même pas un embryon de plan.

***

Le soir venu, le moth-gang était prêt. Trois moths étaient habillés comme des pingouins, deux autres en homme de main bien comme il faut: cagoule violette; justaucorps vert et orange; bottes et gants violets et enfin le logo du moth-gang fièrement frappé sur la poitrine. Chacun portait un moth-révolver vert fluo et une ceinture de grenades fumigènes. Il trépignaient d'impatience, depuis le temps qu'ils attendaient une nouvelle opération d'envergure. Les moth-pingouin se grattaient allègrement le cou, peu habitués aux cols cassés et aux nœuds papillons, l'un d'entre eux se plaignait même des gants blanc en gémissant, expliquant que les révolver qu'ils avaient la ceinture n'étaient pas pratiques.

Killer Moth, lui, avait mit sa tenue des grands soirs, il savait que les justiciers interviendraient en masse sitôt que leurs riches investisseurs seraient en danger. Tenue habituelle, aile orange et son jet-pack expérimental**. Il s'était muni de son pistolet à fléchettes mortelles, de son pistolet à fléchette anesthésiante et de ses grenades à acide formique (gaz dont la propriété principale était de causer d'atroces démangeaisons).

- Bien, messieurs, synchronisons nos montres.


Les moths regardèrent leurs poignets et attendirent leur chef qui se rendit compte trop tard qu'il ne portait pas de montre. Pour ne pas perdre la face, il s'éclaircit la gorge et donna l'heure qu'affichait la moth-horloge, encore réglée sur le créneau horaire d'hiver. Obéissants, les moths reculèrent tous d'une heure leurs montres.

Comme un grand général avant une bataille, Drury prononça un discours apprit par cœur.

- C'est en ces heures solennelles que résonne le courage des hommes. En ces sombres heures que ce révèle le véritable caractère des héros! Nous sommes le moth-gang, la fêlure dans l'armure des justes, le poil à gratter dans les bottes des justiciers, le... hum... le... mince... je... bref, nous sommes les ennuis et ils vont bientôt pouvoir les compter, faute d'avoir de quoi compter sur leurs comptes hin hin hin. Allons mes fidèles, gloire à notre association, gloire à nous! Gloire à la Mite!

GLOIRE A LA MITE!

- Maintenant en voiture on va être en retard.

La moth-mobile fendit les cieux comme la lame empoisonnée du kitch et alla se poser à bonne distance de la banque de Gotham pour éviter les projecteurs et laisser le soin aux moth-pingouin de faire leur triste besogne. Les trois clampins mal à l'aise dans leurs livrées se dandinèrent jusqu'à l'entrée de service de la banque. Il était encore tôt et la soirée n'avait pas encore commencé. Les traiteurs, les serveurs et les fournisseurs allaient et venaient dans un balais ininterrompu d'ordres, de contre-ordres et de jurons. On se demandait où était le champagne, on le trouvait plus loin, près des petits-fours qu'un intendant avait réclamé pendant quinze minutes, les serveurs prenaient des caisses de verres et des pleins cartons de serviettes pliées, ni vu ni connu les trois olibrius prirent à leur tour de quoi donner le change et pénétrèrent sans problème dans les lieux. La phase 4 du plan progressait.

De leur côté, Killer Moth et ses deux sbires terminaient leur sandwich, pas question d'avoir une fringale alors que la nuit allait être longue, il prit une gorgée d'eau et soupira. Il sentait le léger pincement au ventre qu'il sentait avant les grands évènements qui avaient marqué sa vie: les cours de récréation cauchemardesques de son enfance; l'obtention de son diplôme; la mort de son père et son introduction dans le monde criminel de Gotham. Autant de grandes heures qui allaient connaître une nouvelle. Il se tapota des mains. La préparation de la soirée devait être bien entamée, il fallait stationner la moth-mobile sur le toit avant l'arrivée des officiels, sans quoi la police risquait de braquer un projecteur sur eux.

Drury déplia un plan de l'établissement que l'un de ses moths avait obtenu lorsqu'il avait travaillé à l'entretien des canalisation de la banque, le genre de travail essentiel mais qui ne pique jamais la curiosité du monde. Killer Moth s'y connaissait autant dans le monde invisible du monde des insectes que dans celui des hommes (pour la bonne raison que c'était un monde dans lequel il évoluait sans en avoir conscience). La moth-mobile reprit sa route et parvint à se poser sans trop de casse, si l'on exceptait un local de climatisation qui allait furieusement manquer le lendemain. Le groupe se posta ensuite près d'une entrée d'aération et attendit l'heure propice qui sonnerait la fin de cette soirée décadente.

A l'intérieur, tout était près, banderoles, compositions florales, larges tablées, nappes brodées, vaisselles chics, cristalleries et argenteries, la puissance de l'argent étalait son luxe dispendieux. Le champagne était au frais, paré à être dûment sablé, les petits-fours à température idéal, personne n'aurait pu prévoir que la nuit allait être terrible.

Les premiers invités arrivèrent, tous conduit en voitures de luxe avec chauffeur. On sortait pour se montrer, belles robes et costumes qui pourraient permettre à la justice ligue de s'acheter un nouveau satellite. Les journalistes, sur le pied de guerre mitraillaient la montée des marches de la banque comme s'il s'était s'agit de stars reconnus et d'individus au fait d'arme plus remarquable que d'être des rentiers sans travail. D'abord figé dans des sourires de parade, les attitudes devinrent plus décontractées avec l'arrivée de nouveaux pique-assiettes. Bientôt les riches notables de Gotham et Métropolis défilèrent. A l'entrée, les gardiens regardaient les badauds et les scribouillards de la presse comme autant de terroriste prêt à bondir avec un stylo piégé sur l'esplanade principale. La sélection était impitoyable et seuls les détenteurs du précieux carton doré pouvaient pénétrer dans le temple de la finance gothamite.

Sur le toit, Drury s'introduisit dans le tunnel de ventilation, pince monseigneur en avant et commença sa lente progression.

Les serveurs commencèrent le difficile travail d'être à la fois partout et nul part. Les moths firent de leur mieux pour tenir leur rôle, volant d'abord de main vide en main vide pour proposer des canapés dégoûtants mais raffinés puis de verre vide en verre vide pour s'assurer que le champagne ne soit jamais loin des lèvres.

Un coup de pince coupa la grille de protection anti-oiseau qui donnait sur le prochain coude de la ventilation.

Dans la salle principale, c'était un brouhaha de conversation qu'un orchestre rendait plus inaudible encore. Dans les coulisses, c'était la guerre, l'enfer tel que Dante l'avait imaginé, des serviteurs stressés, des plateaux vides et pleins qui se croisaient, des verres brisées et des insultes à l'égard des "trois crétins" qui venaient de faire tomber une dizaine de verres et des canapés en quantité.

Killer Moth défonça une grille et sortit enfin dans un couloir où il put se déplier. Ramper dans un conduit avec un jet-pack était l'une des pires idées de sa vie, c'était du moins l'avis de son dos. Il regarda autour de lui en s'étirant. Il était dans l'étage des bureaux, pour l'occasion pleinement illuminé. La salle de réception était un étage au dessous, depuis un escalier proche on entendait l'écho évanescent de la fête. Un moth regarda sa montre. Il lui semblait bien tard mais visiblement ils avaient à peine dix minutes d'avance.

De l'air frais qui avait baigné la salle au début de la soirée ne restait plus qu'une atmosphère stagnante plein de parfum de luxe, d'after-shave hors de prix et des fumets d'une nourriture engloutie promptement. Les trois moths entreprirent de fermer les portes d'entrée de la salle de réception, prétextant auprès des gardes que c'était une demande du directeur de la banque pour ne pas être gêné durant son discours. On ne discutait pas avec le directeur. Ils mirent ensuite quelques chaises "pour le confort des invités" devant puis s'écartèrent. Ils étaient prêts, le cœur battant la chamade.

Drury attendit le top départ de son moth.

- Top!
chuchota le sbire.

Killer Moth alluma son propulseur dorsal dans l'escalier et décolla. Ses pieds quittèrent le sol trop tôt pour lui mais il parvint à se stabiliser un peu. L'intégralité des convives levèrent les yeux vers cette étrange apparition tremblotante.

- Trrrrremblez riches traîtres! Et perdez tout esp....


Au moment où Drury voulut lever les bras, son coude frappa un levier de son étrange attirail et le jet-pack se coupa net. La chute de l'insecte fut intéressante et accueillie avec un silence fort gêné de l'assistance. L'insecte pop-art s'écrasa sur la table où une pyramide de verre attendait. Quelques bouteilles non loin roulèrent et s'écrasèrent au sol. Le bruit cristallin prouva que la banque avait réellement loué du cristal. Killer Moth tenta de se débattre dans le flot de verre qui s'abattait sur lui. Au milieu de ses cris désespérés, tricotant des bras et des jambes, il fit une manœuvre malhabile et ralluma son engin qui l'envoya dans une porte double en chêne, beau bois, beau grain.

Sans transition ni même une seconde de battement, le ciron défoncé du mal se releva. Tout vibrait autour de lui. Dans le silence assourdissant que laissait l'arrêt net des musiciens et des conversation, sa tête toute entière lui renvoyait le "bong" violent de son embrassade boisée.

- Perdez tout espoir!!!! hurla-t-il pour se redonner du courage.

A ce signal, les deux autres moths dévalèrent les escaliers pour le rejoindre. Quelques chuchotements naquirent, l'assistance, perplexe commençait à sentir que la soirée dégénérait.

Titubant, Killer Moth monta sur la table brisée qui lui avait servi de piste d'atterrissage. Les vibrations disparaissaient lentement.

- Où est Alfred Whiteman?
demanda-t-il avec le peu d'autorité que son état lui permettait. Je veux Alfred Whiteman!

Un homme, visiblement bien en chair, un costume trop petit pour lui ou en tout cas aussi mal proportionné que le bonhomme émergea de la foule. Heureusement, il ressemblait bien à la photographie que les journaux diffusaient. Le très estimé directeur de la banque de Gotham, Alfred Whiteman avait un faciès de guerrier, des sourcils assez froncés pour qu'ils aient leur propre personnalité belliqueuse. C'était un homme qui ne reculait pas devant le danger et encore moins devant un type comme Killer Moth.

- Que me voulez-vous? grogna-t-il.

Derrière lui, une femme assez âgée, autant que Whiteman à dire vrai semblait stressée, toujours s'attaquer aux gens impressionnables et elle ferait l'affaire pour sa démonstration.

Killer Moth sortit son pistolet à fléchettes anesthésiantes et tira approximativement sur la femme. Elle eut quelques spasmes et s'effondra.

- Mais... qu'est-ce qui vous prend?!

- Un coup de semonce, elle n'est qu'endormit mais...

- Euh chef,
le coupa un moth tout bas.

- Quoi? murmura-t-il à son homme de main.

- Vous vous êtes trompés d'arme...

Drury observa son arme, c'était celle frappée d'une tête de mort sur la crosse. Il y eut un silence trop long durant lequel Killer Moth ravala un juron (du type saperlipopette).

- Si vous ne coopérez pas immédiatement, vous partirez la rejoindre... dans... le royaume de Morphée, bluffa-t-il.

- Mais elle ne respire plus! s'excita une convive qui venait de lui prendre le pouls.

- Silence! tenta Drury alors que l'assistance s'excitait et criait. Je suis ici pour faire régner la loi.

- Malade! hurla quelqu'un dans la foule.

- Je ne suis pas un malade! Je suis Killer Moth! La terreur de Gotham! s'écria-t-il en tirant dans la direction de la voix.

Un homme tomba et un silence de mort s'abattit en même temps.

- J'entends faire tomber le premier levier de la Ligue de Justice et du Batman! Oui, vous m'avez bien entendu bande de primates mal dégrossis! Oui, moi, l'insectoïde criminel le plus futé de Gotham j'ai vu clair en vous et en votre jeu! Vous financez cette horde abominable de Rebelles, votre argent vous couvre de honte, votre allégeance aux forces des anciens justiciers va aujourd'hui vous coûter cher! Vous avez donc maintenant deux choix: Où vous transférez l'intégralité des fonds que vous possédez dans cette banque à la réserve fédérale où vous décèderez tous ici!

- Mais vous êtes malade?
tonitrua le directeur.

- Tout ce qu'il me faut c'est le directeur de la banque et les détenteurs des signatures et ce soir, comme un gros papier cadeau, vous êtes tous là!

De l'autre côté des portes, les gardes commencèrent à vouloir forcer l'entrée. Les moths en livrée sortirent leur révolver et tirènt aléatoirement dedans, voilà qui allait les calmer pour au moins une petite demi-heure. Un homme tenta de se précipiter vers une porte de service mais le coup de feu d'un moth l'envoya contre un mur, le bras sanguinolent, hurlant à mort.

- Maintenant, tout le monde va gentiment monter les escaliers qui sont à ma droite et se mettre en une parfaite file. Si quelqu'un cherche à me faire faux bond, il découvrira les moindres recoins du Tartare! Plus personne ne viendra vous sauvez, et surtout pas vos héros pathétiques...


*La variante avec des sucreries car Killer Moth est intransigeant avec les jeux d'argent. Le crime est un affaire trop sérieuse pour y mêler l'argent après tout.

**Version 3.89 mais toujours considéré comme expérimental.
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MessagePosté le: Mer 14 Juin 2017 - 14:55
Le monde a changé.
Depuis que Brainiac a attaqué Metropolis, et que la Vice-présidente Amanda Waller est devenue Commandante en Chef, les lois ont été modifiées pour impulser une nouvelle dynamique dans la protection de la Nation – et dans les rapports entre les Héros et les Vilains.
Les premiers ont pour ordre de s’enregistrer auprès de l’Etat, sous peine de devenir des hors-la-loi pourchassés par les Recrues ; les seconds ont l’opportunité d’amender leurs crimes en devenant des Recrues, bénéficiant de la possibilité de poursuivre les Héros qui les ont hantés depuis des années.

La communauté surhumaine et justicière est ainsi divisée par ce débat terrible, certains rejoignant le camp gouvernemental après la débâcle de Metropolis et l’échec humiliant de la Justice League ; mais le pire n’est pas là.
Le pire est que la Présidente Waller dispose d’une popularité extraordinaire, née de son intervention salvatrice à Metropolis, et de ses manipulations.
Surfant sur les Recrues enregistrées auprès d’elle, elle ment et manipule, récemment en faisant croire que Red Tornado l’a attaqué, puis il y a quelques temps en annonçant que la Justice League International, une équipe Rebelle, avait attaqué le Manoir Wayne – et tué Bruce Wayne et Alfred Pennyworth.

Rien n’est moins faux… mais les gens y croient.
Nul ne sait que le Manoir a été détruit par l’attaque du Suicide Squad, envoyé par la Présidente pour s’emparer de la technologie et des membres de la Batfamily. Le Batman et ses troupes ont tenté de se défendre, aidés par la Justice League ; Barbara Gordon et Dick Grayson ont été enlevés, et tout l’équipement du groupe a été anéanti.

Le Batman est donc civilement considéré comme mort – et il est sans arme, sans appui, pourchassé dans le pays entier, haï et détesté dans sa propre ville après la disparition du plus beau parti de Gotham.
Le Batman est seul et acculé ; il n’en est que plus dangereux.

Après quelques visites à ses proches, disséminés dans le pays, le voilà de retour à Gotham City… sa ville, son foyer ; étonnamment calme et apaisée, comme si la criminalité avait baissé – comme si les Vilains et criminels avaient peur des répliques de Waller et de ses troupes.
Le Chevalier Noir entend enquêter dessus – mais pas ce soir, pas tout de suite.
Il a d’abord un rendez-vous à honorer.

Le bal annuel de la Gotham City National Bank se tient dans l’un des nombreux immeubles imposants du centre-ville, bien loin de la crasse et de la dangerosité des autres quartiers ; si cette zone dispose d’éléments menaçants et de requins, ils sont mieux habillés – mais bien plus vicieux et indirects.



La fête débute et bat son plein dès ses premières minutes.
Un cortège de robes de soirée sublimes, de costumes d’un montant supérieur au salaire minimum, d’hommes et de femmes de pouvoir et de luxe glisse ainsi à l’intérieur de l’immeuble, guidés par des domestiques appliqués et professionnels – mais terrorisés à l’idée de mal faire.

Tout ce que Gotham City compte d’important et de puissant se trouve ici. Et tous les invités ne cessent de danser, manger, et surtout bavarder – en se comportant comme de véritables commères, fixant la majorité de leurs discussions sur le sujet le plus récent et le plus polémique du moment.
La mort de Bruce Wayne… et la destinée de son entreprise et de sa fortune.

En ce sens, un homme est particulièrement guetté, visé et sollicité durant cette soirée. Un homme qui détient les réponses aux questions que se posent tous les invités, mais qui veille à n’en donner aucune, se contentant de déclarations-clichées et de sourires-faux.
Cet homme, qui navigue aisément dans ces eaux troubles et dangereuses, parvient à s’extraire de la foule, prétextant un appel important pour solliciter l’accès à une terrasse privée – et pour exiger une solitude complète, organisée par les domestiques zélés et appliqués.

Il sort, donc. Hume l’air extérieur. S’empare de son téléphone, pour faire semblant d’échanger avec un interlocuteur à distance. Et laisse son regard dériver sur Gotham City, le vent froissant légèrement son costume impeccable…

… ce qui ne gâche en rien son allure parfaite et idéale. Lucius Fox sait s’habiller et se tenir.

« Joli costume. »

Une voix profonde et puissante s’élève des ténèbres qui l’entourent.
Lucius Fox, habitué, acquiesce lentement, non sans esquisser un léger sourire ; ça lui manquait.


« J’aime être le mieux armé possible sur un champ de bataille. »

« Nous sommes loin des tranchées. »

« Vous savez très bien que tous les combats ne sont pas physiques. »

« En effet. »

Un silence pesant s’installe pendant quelques secondes, avant que Lucius Fox reprenne la parole, gêné par ses interrogations.

« Et… comment vont… les… »

« Aussi bien que possible – hormis les absents. Qui ne le resteront plus longtemps. »

« Ah ? »

« Il y a un plan… il sera suivi. Ensuite, nous aviserons. »

« Je vois. Je… ça me rassure. J’étais… inquiet. »

A nouveau, le silence s’installe.
Depuis des années, Lucius Fox n’a jamais posé la moindre question – à ni à son employeur, ni à l’homme masqué qui venait parfois le visiter ; il n’a pas posé de question, car il sait. Il a toujours su, mais il n’en a jamais parlé.
Il triture une petite peau sur l’un de ses doigts, de nervosité, avant de soupirer en entendant la voix lourde s’élever à nouveau… et changer de sujet.


« Des nouvelles ? »

« Oui. La société de Monsieur Wayne a tenu le choc de l’annonce, et les actionnaires demeurent confiants. Ils sont… habitués aux disparitions surprenantes de Monsieur Wayne, et la cote boursière ne s’est pas effondrée. »

« Bien. Et pour sa fortune personnelle ? »

« Gelée, bien sûr. Procédure habituelle, tant que toutes les procédures légales n’ont pas été complétées – et j’entends les faire durer aussi longtemps que possible, en espérant que Monsieur Wayne sera revenu… car, après tout, son corps n’a pas été retrouvé. Il va… revenir, n’est-ce pas ? »

« Indubitablement. Le monde ne peut se passer de Bruce Wayne. »

Lucius ne peut réprimer un sourire et un soupir de satisfaction.
Il est sur le point d’enchaîner, pour évoquer des éléments plus directs et pratiques, quand des bruits de foule se font entendre à quelques mètres – à l’intérieur de la salle.
Des cris, des hurlements, le vrombissement d’un jet-pack… puis d’autres cris, puis un silence terrible, suivi de quelques éclats de voix.
Et un tir. Puis un autre.
Accompagné d’un silence terrible – d’un silence de mort.


« Mon dieu, mais qu’est-ce que c’est… »

Sa question se perd cependant dans les ténèbres et le silence.
Car, en se retournant, Lucius Fox ne découvre rien autour de lui – il est seul.
L’autre est parti… mais il n’est pas parti loin.

A l’intérieur de la salle, la foule est tétanisée et terrorisée. Le meurtre accidentel causé par Killer-Moth, puis la blessure par balle d’un autre otage, ont littéralement bloqué les invités ; malgré l’ordre donné par le Vilain, personne ne bouge, personne n’arrive à bouger.
Une tension terrible et asphyxiante s’installe, et monte de minute en minute. Et cela ne fait que commencer.

Alors que les secondes s’écoulent, jusqu’à devenir des minutes terribles et insupportables ; alors que quelques vessies se vident, et que les dents claquent ; alors que des vies entières glissent devant des yeux magnifiques et modifiés par la chirurgie ; alors que la peur s’instaure partout, et qu’aucun espoir ne semble possible…

Une vitre se brise.
Un projectile roule au sol.
Et une épaisse fumée s’échappe soudain dudit projectile, plongeant la salle dans un brouillard terrible.

Les cris et les hurlements reprennent – mais les mouvements et bruits de foule sont accompagnés d’autres sons. Des sons de lutte. Des sons de coups. Des sons de chute.
Et alors que Killer-Moth tente de voir autour de lui, de comprendre ce qu’il se passe, son instinct l’avertit… d’une présence à ses côtés. D’une présence qui approche. D’une présence qui est désormais juste devant lui.


« Killer-Moth. »

Une voix lourde et brutale s’élève dans la fureur de la salle, suivie par une apparition massive et puissante…
… celle du Batman, dans sa nouvelle apparence, plus proche de la guérilla urbaine, adaptée à son statut de Rebelle.

« Comment as-tu osé ? »

Les poings serrés, le Batman approche.
Longtemps, il a considéré Drury Walker comme une nuisible minime – voir même amusante. Ni forcément méchant, ni forcément monstrueux, un doux-dingue menaçant mais pas mortel ; le découvrir responsable d’un meurtre puis d’une blessure par balle le surprend, l’agace, et même l’énerve.
Or, après tout ce qu’il vient de vivre, ce n’est pas une bonne idée de l’énerver… ce n’est pas du tout une bonne idée de pousser le Chevalier Noir à bout !

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MessagePosté le: Jeu 15 Juin 2017 - 21:08
Le public s'était statufié, incompréhension collective face à un spectacle grotesque ou littéralement stupéfait par un discours aussi halluciné qu'hallucinant, Drury l'ignorait, mais son coup de sang et son cortège d'adrénaline commençait déjà à le laisser tomber. Son regard balayait l'assemblée, gisaient deux cadavres, une première pour lui. La première victime d'un accident bête, la seconde d'un coup de sang bête. Une petite voix commença à lui dire "Mon dieu! MON DIEU! J'AI TUE DES INNOCENTS. QU'EST-CE QU'ON VA FAIRE?". Il tenta tant bien que mal de juguler cette affreuse ritournelle accompagnée d'un mal de crâne qui commençait à lui faire tourner la tête.

Alors qu'il allait se lancer dans une nouvelle tirade pour leurs répéter ses instructions - pourtant simples -, du gaz surgit de nul part. C'était une fumée opaque, de celles que l'on obtient par un bon feu de bois vert ou un miracle de la chimie moderne et il n'avait vu ici aucun tas de bois mise à part la table qu'il avait brisée tantôt. L'un de ses moths cria. Le cœur de Killer Moth fit un bond et sa peau se couvrit lentement d'une sueur glaciale.

- Un ninja! J'en suis sûr! paniqua un autre de ses protégés. Il....

Le chef du moth-gang, complètement déboussolé chercha du regard un élément qui lui permettrait de reprendre le contrôle de la situation, de sa superbe et de son plan. Mais décidément, rien ne l'aidait, ni le verre pilé, ni les regards de l'assistance qui s'estompaient dans les volutes marmoréennes, et encore moins sa tenue qui lui collait à la peau. Le public paniqua, une sorte de constante universelle pour les victimes qui craignaient pour leurs vies. Drury voulut reculer mais buta dans un obstacle. Il entendit des bruits, des gargouillis aux tonalités bien connues: celles de ces précieux moths qui allaient avoir besoin de la trousse de soins rapidement.

Qui était venu? Le GCPD? Le Batman? Oh oui, ce serait... moins merveilleux qu'il ne l'imaginait maintenant qu'il y réfléchissait vraiment au beau milieu du cotonneux manteau de gaz. Les bruits étaient éparses et venaient de toutes parts. Cris, de douleur ou de peur? D'angoisse ou de surprise? Où diable se cachait son agresseur? Savait-il qu'il allait affronter sa Némésis? Savait-il que maintenant Drury était... un vrai criminel de premier ordre? Après tout, il venait de.... mon dieu... MON DIEU! Reprends-toi! se hurla-t-il intérieurement. Oui il venait de.... de braquer une bande de bourgeois ah ah! ça le plus grand détective du monde n'aurait pu le prévoir hin hin hin. Comme quoi l'estime personnelle tient à peu de chose.

Enfin la brume se dissipa au profit d'un affreux silence. Peu sûr de gagner au change, la gorge de Drury devint sèche, atrocement sèche et ses mains tremblaient légèrement. Où était...

La voix surgit juste à coté de lui, le faisant sursauter comme une pucelle de série Z. Il ne put réprimer un premier cri.

- III.... euh... B.... Batman? s'horrifia-t-il, si peu heureux d'entendre son nom après mûre réflexion.

Mais... mais... un long manteau, un pantalon de guérillero, était-ce Batman ou le Che? Il y avait vaguement la forme d'une armure sous ses oripeaux de combattants de la liberté, son masque était là, son regard et sa voix aussi. Ce n'était cependant pas ainsi que Drury s'était imaginé sa rencontre avec le Chevalier Noir. Où était sa cape? Où était sa ceinture de gadgets? Où était le superbe combattant qui roulait des mécaniques? C'était beaucoup de changements pour l'esprit de Drury, trop, aussi recula-t-il prudemment.

La question qui tonna depuis la gorge de son ennemi fut comme un grand coup de glas, une accusation prononcée par mille voix que la conscience romantique de Killer Moth ne pouvait supporter. C'était la voix du Batman certes, mais superposée à celle de sa mère dans ses plus jeunes années, celles de ses professeurs devant une réponse fausse, celle de la Société... Cette Société qui aujourd'hui le toisait du haut de ses carats. Le public était silencieux à présent, attentif, comme c'était facile maintenant que quelqu'un arrivait à leur secours.

Le casque de Killer Moth passait de Batman qui avançait au public qui observait. Le plan venait de déraper aussi facilement que l'orthographe d'un dyslexique. Il devait agir, réagir, dire un truc, n'importe quoi.

- Batman... couina-t-il. Je...

Il recula encore un peu.

- Je...

"Comment as-tu osé?"


Vite, il fallait trouver quelque chose.

- Je... je te... je te somme de te rendre! Au nom de la loi que... que je... représente.

ça sonnait tellement faux que même son cerveau se donna une claque. C'était pourtant fichtrement vrai, comme quoi, même la vérité peut paraitre stupide.

- En tant que recrue du...

Il déglutit, la salive est un élément dont on ne mesure l'importance que lorsqu'elle vient à manquer. Sa langue sèche peinait à humidifier son palais, sa vue se troublait et son cerveau répétait sans cesse: "Comment as-tu osé?".

- J'ai agi, tenta-t-il pour se justifier à ses propres yeux, pour faire tomber... un criminel... toi!

Il pointa un index tremblant sur son ennemi que rien ne semblait arrêter.

"Comment as-tu osé?"


- Et... et...

Dans la panique d'une absence totale de répartie, Drury alluma son jet-pack et se projeta vers l'escalier où il manqua une marche et trébucha. Sa cheville droite ne le remercia pas. La douleur lui fit lâcher son arme qui tomba au bas des marches.

"Comment as-tu osé?"

- Je... tentait-il toujours en essayant de retrouver son ennemi du regard, plus paniqué que jamais. Je... je n'ai pas de leçon à recevoir de toi! cria-t-il finalement, les larmes aux yeux, des sanglots dans la gorge. Tu as détruit un manoir, tué Bruce Wayne et même son majordome. Je pleurerais pas le premier mais le second franchement... c'était mesquin! Si même toi tu franchis tes limites... je... je vois pas pourquoi on se priverait... qu'est-ce...

La respiration haletante, le ciron liquéfié du mal sortit son arme anesthésiante, comme pour regagner une dérisoire dose de courage.

- Pourquoi est-ce qu'on serait plus méchant que toi? Hein? Hein?

Il tendit le bras avec son arme dans l'espoir de pouvoir tirer sur son ennemi.

- Je vais te priver de tes moyens financiers!
couina-t-il de plus belle. Et de ceux de tous tes amis! A moins que tu n'acceptes de te rendre...

Il renifla plus bruyamment qu'il ne l'aurait voulu.

- Je... je te promets un traitement équitable!


"Comment as-tu osé?"


Il était des heures décisives, mais personne n'a jamais prétendu qu'elles étaient forcément positives...
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MessagePosté le: Lun 19 Juin 2017 - 13:58
Le Batman ne répond pas.
Figée, monstrueuse et massive statue de puissance et d’autorité fixée devant Killer-Moth, il lui adresse un regard plein de jugement et de violence à l’homme qui lui fait face – et qui s’enfonce dans un discours incohérent et chaotique.

Autour d’eux, la foule continue de hurler, de crier, de paniquer.
Les hommes et les femmes s’enfuient, profitant de la fumée et de l’arrivée d’une telle menace pour prendre leurs jambes à leurs cous ; la plupart sont des Gothamites de longue date, ils sont donc malheureusement habitués à de tels événements – et savent saisir une opportunité de survivre.
Seuls les plus forts parviennent à vieillir à Gotham City ; les plus forts, et les plus malins.

Cependant, la foule est heureusement aidée par quelques hommes et femmes de valeur, dotés d’un courage hors norme, qui acceptent de sursoir pour quelques instants à leur impératif de survie personnelle, pour tenter de sauver autrui.
En ce sens, Lucius Fox fait figure d’autorité et d’exemple ; après avoir entendu les tirs et les cris, il est rentré discrètement dans la salle principale de la soirée, et a directement vu la fumée apparaître et la panique prendre le contrôle de la populace.
Ayant lui-même subi son lot d’événements cataclysmiques au sein des Entreprises Wayne, il a pris les choses en main – et organise directement la fuite des badauds perdus.


« PAR ICI !!! »

La veste tombée, les bras de chemise relevés, l’homme d’affaires hurle et aiguille ceux qui tentent de ne pas se marcher dessus – ceux qui essayent de fuir, tout simplement.
Situé à proximité de la sortie, il crie, tape des pieds sur le sol, tape des mains pour attirer l’attention dans la fumée. Habitué des interventions du Chevalier Noir, il se doute du projet de ce dernier, et a conscience qu’il va faire le maximum pour éviter les tirs perdus et de nouvelles victimes ; mais, et même si c’est difficile à accepter, il ne reste qu’un homme. Donc faillible.

Il doit l’aider.
Il doit parvenir à sécuriser la zone, et lui permettre ainsi d’agir au mieux ; et ça implique, aussi, d’éviter qu’il ne soit frappé dans le dos…

A quelques mètres, Lucius avise en effet l’un des membres du Moth-Gang.
Ce dernier, frappé dès l’arrivée du Batman, se relève doucement. Ses mains tremblent, ses genoux claquent entre eux, sa main n’est pas sûre, mais il parvient à se redresser ; sa tenue est erratique, et il est clair qu’il souffre d’une commotion – mais il est debout.
Et prêt à faire feu, à tout moment, vers le Chevalier Noir… ou toute personne qu’il croira voir dans la fumée.

Fox ne peut le laisser faire – il doit agir. Il doit l’arrêter.
Sans prévenir, sans même réfléchir, le quinquagénaire se précipite en avant – et abat brutalement ses deux poings joints sur la nuque de l’adversaire ; ce dernier s’écroule, frappé dans le dos et par surprise.
Un peu lâche, certes ; mais efficace.


« Ah… »

Lucius halète, soudain surprise par l’effort et l’adrénaline nécessaires à cet acte. Ce n’est plus de son âge… mais il a réussi.
L’homme de main est tombé ; et il peut se remettre à hurler et à haranguer ce qui reste de la foule, pour les sauver… pour, enfin, les mettre en sûreté et pouvoir aussi sortir.

Il n’y a, de toute façon, plus beaucoup de monde dans la salle.
Seuls demeurent quelques membres du Moth-Gang, une grande partie allongée, une petite errant sans but dans la fumée, rongés par la peur.
Et Killer-Moth, donc ; et le Batman.

Le Vilain tente de s’enfuir en jet-pack, mais s’écrase pathétiquement sur un escalier. Il se tord la cheville, grimace, puis s’enfonce dans un discours incompréhensible, tentant de justifier l’impardonnable.
Armé, il essaye de viser la brume, de trouver son ennemi – en vain. Il s’énerve, essaye de se constituer une stature, une autoritaire – en vain.
Il est perdu, comme anéanti par la peur et la portée de ses actes ; il n’a encore rien vu.


« Killer-Moth. »

La voix du Batman, puissante et menaçante, se fait à nouveau entendre.
Elle est, immédiatement, suivie par un filin tiré depuis la brume – filin qui vient brutalement s’enfoncer dans l’avant-bras du Vilain, le forçant à lâcher son arme.
Apparaît, ensuite, le Chevalier Noir.


« Tu as tué. Par deux fois. »

Il s’approche, lentement. Chaque pas, lourd, claque sur le carrelage de la salle.
Il s’approche.


« Tu as tué – et tu oses m’accuser. Tu oses considérer que tes crimes sont justifiés. Tu oses cacher ta culpabilité derrière la mienne.
Tu. Oses. »


Son ton est terrible, brutal.
Si l’attention du Vilain est, certainement, pleinement absorbée par son adversaire, il peut néanmoins entrapercevoir un membre du Moth-Gang qui émerge, discrètement, de la brume. Pour s’approcher, aussi. Pour frapper l’ennemi, dans son dos.


« Jadis, je te considérais positivement. Jadis, j’avais une appréciation moins négative que les autres, de ta personne. »

L’homme de main est sur le point de frapper… mais le Batman lève sa main gauche au-dessus de son épaule, et appuie sur la gâchette de son lance-grappin ; le filin s’échappe, le grappin vient impacter brutalement son crâne, et le mercenaire s’écroule. Vaincu, sans un mot ou un regard.

« Mais c’est terminé, Drury. »

Le Batman s’arrête devant Killer-Moth – et le soulève, en s’emparant de lui au col.
Il rapproche alors son visage du sien, et esquisse une expression propre à terrifier le pire des criminels.


« Et je ne te promets, pour ma part, pas le moindre traitement équitable. »

Son crâne file vers celui du Vilain.
Pour un coup de tête d’une violence hallucinante… pour commencer, tout du moins. La nuit va encore être longue pour Killer-Moth…


(HJ/ Dis-moi si les actions décrites pour les Moth et toi te conviennent, sinon je modifierais ! /HJ)
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MessagePosté le: Mar 20 Juin 2017 - 10:28
[HRP]Aucun problème pour ma part, des attaques lâches et désorganisées, fidèles au Moth-gang Razz[/HRP]

Une plaisanterie fameuse dans les bas fonds de Gotham était: Quel est le point commun entre Killer Moth et un ticket à gratter? Réponse: Il est nul si découvert. C'était hélas un triste mais sobre résumé de ce qu'était Drury. Persévérant, nul n'aurait pu le lui enlever, original, autant qu'un cake aux anchois et coulis de framboise*, mais aussi hélas naïf. Doté d'un titre officiel, Killer Moth pensait ses obstacles réduits à néant, il aurait cru qu'un rebelle de la trempe de Batman se serait plié en lançant un "Bravo p'tit, tu m'as bien eu, en plus faut avouer que tu as de la classe", quitte à rêver, autant rêver grand.

Mais ses rêves étaient comme de belles plantes carnivores, ils étaient attirants et bientôt le dévoraient vivant transformant ce qui aurait pu être un beau succès en cauchemar. En contrebas de sa position, Drury le tremblotant fixait toujours un parterre embué d'où émergeaient cris, détresse et quelques coups. De son arme il pensait bien pointer son ennemi, mais aussi féroce qu'il eut été avant, Batman semblait être revenu à une primalité bestiale et violente. Son costume dénotait un retour en arrière conséquent, quoi qu'avec du recul, doté d'un certains panache mais ses moyens, ses méthodes... Il avait toujours frappé fort, une sorte de contrat tacite, le moth-gang semait la zizanie et le justicier leur transmettait leur bon souvenir avec des pansements où, les bons jours, un plâtre à dédicacer, il restait ainsi tranquille et chacun continuait son bonhomme de chemin, chacun avait ainsi sa petite raison de se lever le matin... enfin le soir, mais là, c'était une autre paire de mandibules. Il y allait fort.

Le filin surgit de nul part alors que le visage de Drury se liquéfiait par les yeux et le nez et que son esprit lui faisait un malin plaisir de lui rappeler l'irréparable qu'il avait commis. Le filin se tendit et attrapa son avant bras comme une musaraigne affamée. La douleur arracha un cri sincère de douleur du ciron du mal dont l'option "fait semblant que tout va bien pour gagner au change" venait de prendre congé. C'était atrocement douloureux. La chair de son bras était sérieusement entamée et les lambeaux de son vêtements s'imbibaient lentement de rouge. ça n'aurait pu que piquer, mais la décharge que lui lançait son membre rendait le tout affreusement insupportable. Des larmes de douleur accompagnèrent les larmes de culpabilité.

Ses moths tentèrent quelques manœuvres lâches et malhabiles dans la droite lignée des stratégies de base de leur gang. Killer Moth aurait voulu leur dire de ne rien tenter, que leur ennemi était trop... Tout simplement trop, trop en colère, trop fort, trop violent, trop brutal, trop bien entraîné, bref, trop. Et qu'ils devraient économiser leur chitine pour le retour à la base - probablement au sein d'une petite boîte d'allumette que le plus malin du lot pourrait ramener avec la moth-mobile.

Killer Moth tentait de réfléchir, mais de l'homme d'action, il n'avait jamais rien eu et en pleine débâcle morale et physique, l'opération tenait de la gymnastique acrobatique sur une planche savonneuse. Il aurait aimé sortir un "on se rend", "faisons la paix" ou "pitié", mais déjà la chauve-souris s'abattait sur l'insecte. Lorsqu'il fut saisit à la gorge, Drury émit un bruit étranglé.

- Sacreblurgh....

Les jambes et les bras tricotant dans le vide, le tyroglyphe infâme tentait de chercher un soutient qu'il trouva seul sur les bras de son assaillant. L'eau minérale qu'il avait bu tantôt trouva son chemin dans les sinuosités de son pantalon lorsque l'ex-justicier lui planta un regard aussi acéré qu'une dague dans la tête. Comme un poisson hors de l'eau, la bouche de Drury s'ouvrait et se fermait sans émettre d'autre son qu'une série de gémissements étranglés. Tout ce que lui disait le justicier passait directement de sa bouche à son cerveau. Il était menaçant et la mite commençait à se demander comment des types tels que le Joker ou Black Mask pouvaient supporter d'affronter un adversaire pareil? Lui n'avait visiblement connu que le justicier dans sa version romantique et détendue, elle lui manquait vraiment.

Le Batman lui promit un traitement non équitable, il voulut lui répondre mais déjà leurs crânes se rencontraient. Le casque métallique de Killer Moth frappa contre son visage, il sentit son nez perdre du sang et son esprit commença à cavaler en pleurent littéralement dans les méandres de ses idées grotesques. Le monde mit un certains temps avant de redevenir palpable. La douleur qui le contristait et ce regard qui ne le lâchait pas étaient une alliances qui faisaient tomber une à une ses plus vives résistances. Il ne cachait plus son état d'esprit, chouinant pathétiquement devant un ennemi dont il n'espérait plus pouvoir se tirer.

- Je... renifla-t-il... je voulais pas les tuer...

Puis il pleura sincèrement, comme si tout son cœur et toute son âme avait attendu cette révélation pour enfin se soulager de sa tension. La douleur du bras devint secondaire, son crâne dans lequel résonnait une reprise electro-hard du chœur des enclumes s'éloigna comme appartenant à un autre.

- Je voulais pas... je... je... je voulais juste qu'on... qu'on me respecte un peu...

Ses bras tentèrent de s'agripper aux avants-bras de son agresseur.

- Je... On.... je...

Il fallait qu'il le dise, c'était nécessaire, le tribunal intérieur qui venait d'entamer une session plénière dans les recoins de sa conscience, rempli de Killer Moth aux couleurs étranges qui rappelaient chacun l'un de ses ennemis hochaient de la tête en le conspuant. "Dis-le" lui hurlaient-elles. "Dis-le!"

- Je suis désoléééééééé... pitié...

Toujours perdu dans la brume, un GPS brisé en guise de sens de l'orientation, un moth continuait de se demander ce qui se passait, ses côtes lui rappelaient le passé proche, mais maintenant, il entendait la voix de son chef qui était totalement désespérée. Une première pour lui qui ne l'avait jamais connu qu'inconscient ou aussi actif qu'une centrale nucléaire - avec le même potentiel dévastateur. Il trébucha sur un corps qui gémit. Le moth se retourna à quatre patte et retourna la silhouette, il reconnu la vieille femme que leur chef avait tantôt tué. Fichtre, les morts se relevaient encore??? Mais... pas d'anneau noir, c'était déjà ça. A la place, il découvrit la fléchette de son chef et la retira de l'épaule de la victime qui émettait de petit bruits sifflants. Le moth-gang avait décidé, après un accident malheureux de prévoir un code de couleur pour chaque fléchette, les rouges étaient mortelles et bien enfermées dans une boîte, les vertes étaient anesthésiantes, les violettes euphorisantes, et les bleue étaient celles d'entraînement avec une dose très diluée de poison qui donnaient l'impression d'un profond coma, elles servaient aussi à neutraliser les animaux dangereux car jamais Killer Moth n'aurait supporté de tuer un animal sans défense. Celle-ci était bleue et le moth comprit qu'il allait sérieusement se faire hurler dessus pour n'avoir pas correctement rechargé l'arme de son chef avec les fléchettes rouges... Mieux valait qu'il garde sa découverte pour lui, aussi glissa-t-il la fléchette dans la poche de son moth-pantalon...


___________________

* Autrement dit, une originalité qui frôle l'indigestion.
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MessagePosté le: Mer 21 Juin 2017 - 17:49
La tension est à son comble.
Alors que, tel un terrible bourreau filant à pas lents et lourds vers sa victime, le Batman s’est rapproché de Killer-Moth, la fumée de sa petite bombe a commencé à s’échapper, via les ouvertures des fenêtres ou des portes.
La foule des invités a disparu, laissant uniquement les membres du Moth-Gang, leur chef – et leur adversaire.
Enragé et enfiévré.

Le coup de tête est terrible, et lui fait autant mal qu’à sa victime ; mais il s’en fiche. Un voile rouge a glissé devant ses yeux, tandis qu’il a aperçu les corps des deux innocents fauchés par son ennemi… son ennemi faible, nul, pathétique, qu’il a trop souvent pris pour une menace minime, mais qui vient ici de se transformer en erreur terrible.
Une de plus. Une de trop.


« Tais-toi. »

Il a lâché Drury Walker après le coup.
Debout, puissant et massif devant le corps soudain rabougri et affaibli de son adversaire, il le domine – et il le méprise, comme le ton de sa voix, terrible et brutal, l’illustre si bien.


« Ne dis rien. Ne dis plus rien. »

Il reste interdit et immobile quelques instants – puis se précipite vers Killer-Moth, quand il émet quelques mots pour tenter d’expliquer, de justifier sa conduite imbécile par une recherche constante mais infructueuse de respect.
Il s’empare de lui, le soulève encore… puis enfonce très brutalement son poing dans le ventre de son adversaire.
Ses doigts le lâchent ensuite, le corps de Killer-Moth retombant très violemment, pour s’écraser au sol comme une larve.


« Ne cherche pas à t’exc… »

Il ne finit pas sa phrase – pour deux raisons.
D’une part, parce que Drury Walker va trop vite, et fait ce qu’il était en train de lui interdire… s’excuser. Ce qui pourrait le rendre fou, s’il n’y avait pas cette deuxième raison.
Car, en effet, il y a une autre raison – une autre part. Celle-ci lui apparaît quand il baisse son regard vers le Vilain, et que sa vision croise… une vitre. Qui fait office de miroir. Qui renvoie une image.

Une image de mort qui marche.


« Mais… »

La femme tuée par Drury se relève.
Comme l’homme touché par la suite, par un projectile du Moth-Gang.

Tandis que les membres de ce groupe tentent de se remettre, se redécouvrent les uns les autres alors que la fumée s’est définitivement échappée. Hagards, étourdis, blessés pour la plupart, ils souffrent… mais craignent surtout la suite.
Ils voient le Batman – ils le voient aussi énervé, aussi enragé. Ils ont peur.
Ils ont presque raison.


« … je vois. »

Le Batman prend une grande inspiration – puis soupire.
Longuement.
Après quelques secondes, il se tourne vers l’intérieur de la salle, les membres du Moth-Gang. Son regard glisse sur chacun d’entre eux, offrant une fureur terrible… mais contenue. A nouveau.


« Déposez vos armes. Descendez et rendez-vous à la police. »

Le ton ne souffre d’aucune réplique – d’aucune contestation.
Son regard passe encore sur chacun, avant de lentement se retourner… pour se figer sur Drury.
Au sol. Seul. Vaincu. Anéanti. Humilié. Pathétique.


« Tu voulais parler – tu vas parler, Walker. »

Il s’accroupit.
Il ne le prend pas. Il ne le frappe pas.
Il s’accroupit – tout simplement.


« Dis-le-moi. Dis-le-moi, Drury.
Dis-moi si tu le savais.
Dis-moi si tu savais que tu tirais à blanc. Dis-moi si tu le savais, ou si tu as fait une erreur, ou si tu as été fou. Dis-le-moi – et ne mens pas. Je le saurais. Tu sais que je le sais toujours. »


L Batman se penche en avant.
Un regard terrible est alors envoyé vers le masque du criminel, tandis que sa voix gronde comme le tonnerre.


« Dis-le-moi. Maintenant. »
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MessagePosté le: Jeu 22 Juin 2017 - 22:37
Drury aurait pu se croire dans une forêt amazonienne, après l'averse de coup violents, de propos brutaux et de menaces, il y eut une étrange accalmie pendant laquelle on s'étonne d'être encore en vie. Il sentait son cœur battre dans chaque partie de son être, c'était une sensation horrible, l'alerte générale de son esprit ordonnant l'évacuation de son corps. Killer Moth baignait dans le regret*, tout était parti tellement loin. Lui qui se faisait appeler "Killer" était incapable d'accepter un double meurtre, incapable de le supporter, incapable de l'assumer. Qui était-il donc? Un voleur? Un pilleur? Un criminel d'un nouveau genre? C'était sans doute cela... Un nouveau genre de criminel! Mais sa découverte fut bien en peine d'effacer ses meurtrissures.

Les moths, eux, ne comprenaient plus rien. Plus de fumée, plus d'otage, plus de cadavre, seul un type souffrait encore d'une décharge de pistolet d'un moth, mais rien de plus. Batman d'un côté de la pièce, leur chef, en pièce, au pied du rebelle. Les hommes de main de Killer Moth étaient fidèles jusqu'à la mort, il valait de toute façon y être préparé lorsque l'on se lançait dans un plan de Drury, mais la vue du Batman les divisa. L'un d'eau tenta de le viser, un autre lâcha son arme, le dernier tenta de négocier, des deux derniers restèrent au sol.

- Euh, si on lâche nos armes, vous laissez notre chef?

Puis avant d'entendre une réponse, il préféra jeter son arme, négocier avec la furie qui avait enchaîné leur supérieur n'était pas une idée aussi extraordinaire qu'elle y paraissait de prime abord.

- Non, mais on va y aller, se corrigea-t-il.

Les derniers moths firent comme lui après une demi-seconde de réflexion. Ils observaient, impuissants, leur très estimé guide au pied de son bourreau puis, traînant, les mains bien visibles commencèrent à quitter les lieux.

Drury pleurait, mais désormais sans larme, ses glandes même n'en avaient plus la force. Lorsque le Batman s'accroupit, il tenta de se recroqueviller comme un cloporte courbaturé. Et la voix du Batman revint le terroriser, provoquant un frisson dans tout son être. Elle était toujours caverneuse quoique moins terrible mais après les dernières minutes Drury aurait pu l'entendre lui raconter une blague qu'il aurait fini de relâcher ses sphincters. Heureusement, soupirait son cerveau, que le justicier répétait plusieurs fois les mêmes mots, ça lui permettait d'enregistrer une partie de ce qu'il lui disait.

Sanglotant toujours, l'insecte du mal choisit d'être bref, trop mal en point pour oser mentir ou enjoliver.

- A.... à blanc? Mais... je...j'savais pas. J'savais pas pour la première... je... j'ai pas réfléchi pour le... le type et... normalement, j'porte cette arme juste pour faire peur... j'm'en suis jamais servi... je... j'étais tellement... stressé que... que... que j'm'suis trompé de holster...


C'était dur pour lui d'admettre cette maladresse qui lui avait tant pourri la vie. C'était admettre qu'il était l'idiot que la haute société malfaisante avait jugé à juste titre. C'était faire un outrage au moth-gang et au professionnalisme dont il avait tant voulu faire une marque de fabrique, c'était humilier ses hommes et leur ardeur à toujours le suivre. C'était un coup dur pour le moth-gang, mais Killer Moth, après avoir senti les phalanges de Batman dans son ventre mou préférait encore ça.

Se sentant comme le petit garçon qui subit les foudres de son père, il tourna son casque vers lui et lui dit.

- J'l'utiliserais plus jamais... c'est la vérité...


________

* Ainsi que dans d'autres substances moins poétique
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MessagePosté le: Ven 23 Juin 2017 - 21:11
A l'extérieur.
Après quelques instants de flottement, les membres du Moth-Gang ont décidé de suivre l'ordre donné par le Batman - et, donc, d'écouter ce qui reste de raison et de conscience en eux. S'opposer à un tel adversaire est rarement une bonne idée, encore moins ce soir.
Ils abandonnent leurs armes, de ce fait, et sortent, les moins touchés emmenant les moins valides. Ils empruntent, religieusement, les ascenseurs pour se rendre dans les étages inférieurs, puis au rez-de-chaussée.
Ils sortent du magnifique bâtiment... et arrivent directement devant le comité d'accueil, qui se préparait à intervenir.


"Ah."

Des dizaines d'armes se lèvent vers eux, dans un déluge de cliquetis désagréables et menaçants. Trois figures ne tardent pas à sortir des ombres, surarmées et prêtes à intervenir...
... dont Renee Montoya, fière sergente du Gotham City Police Department, chargée de cette intervention.

"Il est là, c'est ça ?"

"Qui ? Ah... lui. Le Rebelle."

"Non."

Renee, devant les membres du Moth-Gang, se retourne et plonge un regard terrible sur Romy Chandler, la jeune femme qui vient de prononcer ces quelques mots avec un mépris pontifiant.

"Pas ça. Pas ici. Pas maintenant - jamais."

"Mais..."

"Non. Tu ne l'appelles pas comme ça. Tu ne l'appelles pas, en fait."

Montoya s'avance vers elle, et ne s'arrête qu'à quelques centimètres à peine.

"Je me fiche de la politique - je me fiche de la Présidente, ou de ce qu'elle dit. Ce n'est pas Washington, ici, mais Gotham City... elle n'est pas là. Lui l'a toujours été, et je sais que ça ne changera jamais.
Alors... pas ça. Pas ici. Pas maintenant. OK ?"


"Euh..."

"J'ai dit : OK ?"

"O... OK."

"Bien. Au boulot."

Renee Montoya se détourne de sa collègue.
Et l'arrestation des membres Moth-Gang, certainement surpris et décontenancés par une telle crise, peut commencer.


**
*
**

A l'intérieur.
Le Batman fixe Killer-Moth. Il est silencieux, calme, figé telle une statue de pure puissance, de pure colère difficilement maîtrisée ; il ne dit rien, toujours.
Son ennemi, sa cible, sa victime, est devant lui. Walker est vaincu, définitivement. Recroquevillé sur lui-même, comme un animal apeuré voir battu, il est totalement sous la coupe du Chevalier Noir -
mais tente malgré tout de lui répondre. Il a trop peur pour faire autrement.


"Drury."

Sa voix demeure lourde et puissante.
Mais elle est aussi lasse.


"Que veux-tu que je fasse ?"

Il secoue la tête.

"Tu... n'es pas un monstre. Tu n'es pas un assoiffé de sang. Tu n'es pas une saloperie, pour simplifier - tu es un paumé, un peu fou, qui s'enfonce dans son délire et tente de se construire une réputation. Je t'ai laissé faire, je t'ai traité de manière plus douce que les autres... car tu ne gênais pas.
En soi, je... t'appréciais, même. Pour le fait que tu étais, pour moi, une forme de récréation. Tu étais plus facile, moins terrible à affronter que les autres - tu étais presque une détente. Presque."


Son regard terrible demeure figé sur son adversaire.

"Mais... si tu n'es pas un monstre, un assoiffé de sang, une saloperie, tu demeures un criminel. Et tu es dangereux, Drury.
Pour les autres. Pour les civils. Pour ton gang. Et pour toi-même.
Je dois intervenir."


Sans prévenir, le Batman lève ses mains et s'empare du crâne de Killer-Moth. Il tire, puis parvient à arracher le casque de son adversaire ; il révèle ainsi le visage terrorisé de son ennemi, mais se concentre sur le casque, qu'il pose juste à ses pieds.

"Tu es une Recrue, je sais... mais elle ne te laissera pas le rester après ce soir. Elle va t'utiliser comme symbole, comme prétexte - elle va s'acharner contre toi, Drury. Là aussi, je dois intervenir."

Il soupire.
Puis se relève, lentement. Dominant de tout son long le pauvre Killer-Moth.


"Tu ne me laisses pas le choix, Drury."

Sans prévenir, sa botte écrase brutalement le casque, n'en laissant que des miettes.
Mais ce n'est pas l'élément le plus surprenant.


"Viens."

Le Batman lui tend la main.
Amicalement.
Comme une invitation.


"Viens avec moi, Drury Walker.
Change ta vie. Change ton destin. Abandonne Amanda Waller - et rejoins la Rébellion."


Il ne peut pas laisser Killer-Moth continuer parmi les Vilains. Il ne peut pas laisser Killer-Moth à Waller.
Il ne peut pas le laisser, donc. Alors autant le prendre avec lui...
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MessagePosté le: Sam 24 Juin 2017 - 20:38
Cette fois, c'était terminé, songeait Drury. Ses hommes partis, il restait seul avec son ennemi. Lorsque les moths poussèrent les portes, la recrue brisée du gouvernement entendit les sirènes de police.

Il sentait les paroles de son adversaire couler en lui, réveiller ce qu'il sentait en lui-même. Le nom de Killer Moth n'avait jamais résonné comme celui d'un monstre, d'un criminel de premier ordre, même Batman ne l'avait jamais réellement pris au sérieux. Il était la détente, la récréation, le type farfelu que l'on accepte comme l'oncle qui perd la tête dans les repas de famille, on le laisse parler de temps en temps sans l'écouter, si bien qu'on ne remarquait même plus ses moments de lucidités. Dans le grand festin de la vie criminelle, il était laissé dans un coin sombre et sirotait sa soupe.

Lorsque son adversaire annonce qu'il doit intervenir, le ciron croit sa dernière heure arrivée, finie la Gotham qu'il avait connu, fini le moth-gang, finie la vie. Lorsque son crâne se souleva il ferma la yeux, persuadé qu'une lumière jaillirait bientôt pour l'emporter loin de ce monde abominable qui n'avait aucune place pour lui. C'était le moment de la grande révérence... Il sent l'air s'engouffrer dans les interstices du casque qu'on lui enlève, il sent que son ennemi veut profiter de ses dernières expressions de terreur. Drury est saisit par la peur. Cette ultime peur, celle qui étreint tous les cœurs un jour, cette peur existentielle de rencontrer le néant. Il ne vit pas un long-métrage de sa vie, mais il chercha à faire surgir quelques souvenirs pour tenter de rendre son agonie plus douce.

Quelques flash de la moth-cave, les soirées passer avec ses cinq larrons de moths à regarder de mauvais films, les accidents de moth-mobile pendant la phase de test, les heures passées à se forger un rêve et à le voir disparaître. Qu'avait-il obtenu? Quel destin s'était-il forgé? Celui de mourir dans la banque de Gotham au pied d'un justicier devenu incontrôlable après avoir vidé sa vessie? Mais le batman ne fit tout d'abord rien, il lui parlait de l'avenir, comme s'il allait lui en rester un. Il parla d'Amanda Waller. Le nom ne fut pas prononcé de suite, mais Drury s'en doutait, il avait déjà franchi quelques limites qui lui avaient donné des sueurs froides à la vue de l'ordinateur dont il se servait pour communiquer avec Mercy Grave. Son ennemi lui dressait un portrait de la situation qui concordait avec ses pires craintes. Oui, le pathétique Killer Moth, celui qui devenait la risée d'internet et de l'Amérique allait devenir trop encombrant.

Bientôt Batman abat son casque vert et l'écrase avec force, Drury a juste le temps de se redresser un peu et s'éloigner du lieu de l'impact. Il tremble toujours, perdu entre ses pensées funestes et la situation qui n'avait plus aucun sens à ses yeux. Une main se tendit vers lui, il eut le réflexe de se protéger le visage en premier mais la voix change, l'attitude aussi. Son ennemi, celui qu'il avait juré de détruire, la cible qu'il s'était donné pour devenir un héro, une star adulée et réputée, cet homme derrière le masque lui proposait de le rejoindre.

Killer Moth était un criminel, il l'avait toujours été, en lui-même cette information n'avait jamais souffert de doute. S'il prenait cette main, s'il acceptait, que deviendrait-il? Au yeux du gouvernement il deviendrait... un ennemi, un criminel. Mais agir aux côtés de batman, n'était-ce pas renier son rôle? Il était l'anti-batman, le cruel, l'indestructible reflet de cet être. Venir avec lui? Le suivre? Mais seul, sans ses hommes, avec le gouvernement comme ennemi et la rébellion comme cible, que deviendrait-il? Ne s'était-il pas fourvoyé tout ce temps, n'avait-il pas fixé sa haine et sa colère sur les mauvaises personnes? Il avait haït la Société qui l'avait rejeté, il avait tout entier donné sa vie pour la combattre, pas comme un Anarky en voulant tout révolutionner, mais comme un vengeur blessé en combattant simplement pour se soulager de façon mesquine. Amanda Waller était, selon ses moths, une femme de poigne que rien n'arrêtait. En regardant autour de lui, il comprit que la main de fer de cette présidente par défaut risquait de s'abattre sur lui.

Il n'était pas habitué à ce genre de situation. Ça ne ressemblait à aucun scenario qu'il s'était écrit, ça ne correspondait à aucune scène de nanard, sauf peut-être celle où le méchant devient gentil, mais les frontières étaient trop floues dans le cas présent. Drury aimait savoir où étaient les gentils et où étaient les méchants. Lorsque l'on rencontre un Joker ou un Harvey Dent, le procès est rapidement fait, mais un Batman, une Amanda Waller, un Deadshot, c'était une autre paire de manche. Et lui? Était-il voué à la grisaille? Ne pouvait-il pas être qui il voulait? Pour répondre à cette question, il le savait, il lui faudrait survivre...

Toujours tremblant, le bras de Drury se souleva et se tendit. Il enfonça sa main dans celle, bien plus solide, de son ennemi et seule chance de connaître une nouvelle vie.

- Mais... et mes hommes? se demanda-t-il d'un seul coup. Qu'est-ce qu'ils vont devenir?

Ses moths, ses fidèles, ses amis, allait-il devoir les abandonner? Allait-il devoir les laisser en prison? Pourrait-il seulement s'y résoudre? Lui, Killer Moth, serait-il un lâcheur? Non, il se sentait de l'honneur. Il sentait que peu importait le chemin qu'il choisirait, il serait noble et montrerait que l'on pouvait être honorable à n'importe quel prix! Mais pour l'heure, il aurait bien été en peine de les sauver ou de faire quoi que ce fut pour eux. Et alors que la peur et le désespoir quittaient son cœur, il se sentit rire nerveusement.

- J'aurais eu la carrière de Recrue la plus courte, ricana-t-il.

Il enleva le badge qu'il portait à sa ceinture et le laissa tomber au sol. Le bruit mat qu'il émit en touchant le sol fut semblable à celui d'une chaîne qu'on laisse tomber. Killer Moth se libérait enfin et allait pouvoir embrasser une nouvelle destinée mais...

- Qu'est-ce que je vais devenir? demanda-t-il à haute voix.
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MessagePosté le: Dim 25 Juin 2017 - 19:46
Le Batman hésite.
Il n'est pas sûr de faire le bon choix - il n'est pas sûr d'adopter la bonne solution, ici. Quelques instants plus tôt, il était ivre de rage, plein d'une colère destructrice qu'il connaît si bien... et qui a causé tant de drames, tant de blessures.
Tout a changé quand il a découvert que Drury Walker n'avait tué personne ; tout a changé quand il a compris qu'il faisait face à un homme brillant doté d'une volonté inébranlable, mais rongé par une folie qui n'a cessé de l'amener dans les profondeurs les plus obscures de l'âme humaine.

Alors qu'il lui offre sa main pour l'aider à se relever, et le rejoindre dans sa Rébellion contre la Présidente Amanda Waller, il hésite encore - fait-il le bon choix ? N'est-il pas en train d'introduire, dans son cercle, un élément perturbateur... quelqu'un qui pourrait tout briser, tout anéantir ?
Il l'ignore - mais il n'a plus le choix, maintenant.


"Bien."

Bruce l'aide à se relever, et lui adresse un petit signe de tête - faible, mais positif.

"Tes hommes sont déjà appréhendés par le Gotham City Police Department. S'ils décident de participer à la lutte contre la Présidente Waller, alors nous pourrons envisager une libération... à moyen-terme."

Lentement, son regard glisse vers les ascenseurs et escaliers. Les bruits sont encore diffus, faibles - mais ils sont là.
La police arrive. Vite.


"Ils approchent, nous devons partir. Même si le G.C.P.D. m'apprécie encore un peu, ils ne pourront pas contrevenir à un ordre direct - ils ne peuvent que retarder son exécution."

Dans un geste théâtral, il se détourne de Drury Walker et fait claquer son imperméable derrière lui.
D'un pas assuré et lourd, il s'avance vers les fenêtres, par lesquelles il est arrivé quelques minutes plus tôt.


"Suis-moi. Tu ne peux pas rester ici, et tu dois débuter ta nouvelle mission dans les meilleurs délais."

Le Batman s'arrête devant une fenêtre - puis se tourne à nouveau vers son interlocuteur.

"Tu vas devenir un Rebelle, Drury Walker. Tu vas lutter contre le Gouvernement, et tu vas intégrer la Rébellion... comment, je l'ignore encore. Nous sommes dans l'inconnu, dans notre combat et notre... alliance."

Il soupire, puis secoue la tête.
Il est peut-être en train de commettre une des pires erreurs de sa vie... mais il n'a pas le choix. Le combat qu'il mène est terrible, et il a besoin de bras - d'aide. Quel que soit son origine.


"Tu seras mon agent, Drury Walker. Killer-Moth, agent of the Bat... qu'est-ce que ça te dit ?"

Le Chevalier Noir appuie sur un bouton de sa combinaison, et appelle à lui son engin de transport.
Quelques secondes après, la silhouette d'un appareil se pose distinctement sur le balcon...

... le Whirly-Bat, l'étonnant et surprenant moyen de transport qu'il a réussi à sauver des flammes et de la destruction de la Batcave.

"Viens. Nous n'avons plus le temps."

Le Batman monte dans le véhicule - et fais signe à son nouvel allié de faire de même.
A quelques mètres, la police débouche enfin dans la salle de bal, et se prépare à arrêter quiconque se trouve ici... Héros ou Vilain.
Le Whirly-Bat décolle au moment où le G.C.P.D. arrive au milieu de la pièce, et disparaît directement dans les ténèbres de la nuit de Gotham City. Emmenant ses passagers vers des destinations inconnues et surprenantes... mais pleines de promesse pour l'avenir.


(HJ/ Je pense que ce sujet s'arrête ici. Si tu souhaites poursuivre la voie ainsi lancée, on peut en discuter par messages privés... ou tu peux aussi redevenir une Recrue, aucun souci. Wink Merci pour ce très bon sujet, encore une fois ! /HJ)
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MessagePosté le: Mar 27 Juin 2017 - 21:56

Fondamentalement, Drury était un criminel, il tuait le bon goût, achevait la bien pensance, il bousculait le confort théorique de la bonne société et il considérait la Loi comme une lointaine règle de jeu de société. Millionnaire, il n'avait que faire du butin de ses larcins, incapable de tuer, il se contentait généralement d'humilier - et pas que lui et son gang quoi qu'en pensent les mauvais esprits. Non, Drury était en quête de gloire, de renommée. Il voulait qu'on l'admire, qu'on soit ébahi par son exemple.

Maintenant que toutes les sinistres émotions qui l'avaient assailli disparaissaient lentement, il recouvrait ses déraisonnables théories. Lui, au service de la chauve-souris? Était-il désespéré à ce point? Ses hommes arrêtés, son gang vaincu... Mais combien de fois avait-il connu cette situation? Des centaines, des milliers de fois même et il était prêt, sa chitine s'était forgée dans la défaite.

Il sentait toujours le poids de la main de son adversaire-ami-allié-rebelle tandis qu'il le soulevait. Le Batman lui parlait, un Batman aussi sauvage que le monde qui l'entourait. Amanda Waller avait changé bien des choses, elle avait bouleversé Gotham, la rendant dangereuse et désespérée. Rien n'était comme avant, rien ne correspondait à l'idéal selon Killer Moth. Elle avait bouleversé son existence et lui, dans un aveuglement idiot, avait tenté de la rejoindre pour traquer et tuer les justiciers. Il devait cependant l'admettre à présent, il n'était pas de cette trempe et dans ce nouvel ordre mondial, il n'y avait de place que pour les assassins et les victimes, sans aucun justicier à affronter, aucun adversaire digne de Killer Moth. Un tel monde était impossible, un tel monde ne pouvait continuer de vivre aussi longtemps que respirerait la mite. Oui, il allait devenir un "Agent of the Bat", tout comme l'insecte désespéré prêt à pactiser avec le prédateur il allait le faire... Il allait sauter le pas...

- Oui
, fit-il d'une voix distante, comme s'il s'était déjà projeté loin dans l'avenir, ça me plaît bien...

Ses hommes allaient le suivre, il allait les faire libérer grâce à ses papiers de recrue avant qu'ils ne soient périmés et ensemble ils redeviendraient les termites qui rongeront les fondation de la Société (une fois qu'elle sera remise un peu sur pied), les fourmis ouvrières de la grande cause Insectoïde!

Le GCPD approchait et Drury se traînait, encore douloureusement, derrière son étrange allié. Le Batman étonnait encore un peu plus la mite de Gotham, il avait l'air de ne jamais douter alors que lui, l'anté-batman avait été violemment secoué par de violents doutes pendant une demi-heure. Le justicier était traqué par ses anciens amis de la police mais suivait inébranlablement sa voie. Une voie à la fois solitaire et bien entourée, il parlait d'une alliance, d'une organisation... diantre, les rebelles se seraient-ils organisés? En y réfléchissant bien, c'était logique, mais Killer Moth ne s'était jamais trop penché sur la question, trop occupé à quêter une gloire mesquine en les pourchassant un par un.

Un étrange appareil, noir, décidément il tâcherait de lui donner des cours de personnalisation, atterrit devant eux. C'était un équipement mono-place auquel le ciron s'accrocha comme il le pouvait, avec les bras endoloris par les blessures et les jambes aussi fragiles que celles d'un faon. En contrebas, alors que l'engin décollait, la mite découvrit les voitures de police et leurs gyrophares chatoyants puis la silhouette de sa moth-mobile, endormie sur le toit, le concentré de savoir-faire de la mite! Il ne pouvait décemment pas la laisser tomber!

- Je... je dois aller chercher mon véhicule, je te rejoins!

Et sans attendre la moindre remarque, la ciron sauta en plein vol, déclencha son jet-pack et se dirigea comme un feu d'artifice vers sa voiture. Il percuta un bloc de climatisation et s'écrasa sur son capot. Encore un peu sonné, son système nerveux totalement en berne, il ouvrit comme un automate une portière et prit la place du conducteur. Il lança le décollage en mode automatique et s'envola. Sa tête était douloureuse, ses bras concassés, ses jambes répondaient quand elles le voulaient et sa vision suivait le rythme de son coeur mais il se sentait revivre. Il suivit le justicier dans la nuit noir au volant de son véhicule, souffrant comme jamais mais heureux de s'être enfin retrouvé.

La tour de la cathédrale de Gotham sonna la fin de cette heure décisive durant laquelle le destin d'un homme s'était joué. Et une nouvelle commença...

[HRP]Et voilà qui clos également ma participation, encore merci pour cet excellent sujet![/HRP]
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