Happy Hour [Conner - Mia]


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MessagePosté le: Jeu 15 Juin - 22:13
Les mains dans les poches, Conner déambulait dans les rues de Metropolis. C'était l'heure de pointe : tous quittaient les bureaux, pressés de rentrer chez eux, envahissant les trottoirs pour son plus grand désarroi. Par chance, sa carrure d'armoire à glace et sa mine renfrognée suffisaient à dissuader la plupart d'entre eux de l'approcher. Peut-être qu'il devrait envisager une carrière en tant que videur ; ça résoudrait tous ses problèmes. Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter de faire garder son établissement par l'un des derniers enfants de Krypton, tout bâtard qu'il soit.
Si l'on ne pouvait pas dire qu'il ait vraiment parfait son déguisement - il s'était contenté de changer de tee-shirt et de mettre une chemise par-dessus, cela avait apparemment suffi à atténuer sa ressemblance avec Superman - assez pour ne pas attirer l'attention. Ce n'était pas qu'il s'inquiète d'être reconnu - contrairement à « Clark Kent », son alias ne tenait pas à grand chose - mais il peinait déjà suffisamment à tolérer la constante affluence de la mégalopole sans en plus attirer l'attention.

La rutilante Ville de Demain n'avait rien à voir avec Smallville. Là où cette dernière semblait ne compter qu'une poignée d'habitants, qu'importe l'angle sous laquelle on la regardait, elle lui faisait l'effet d'une ruche humaine ; entendre ses moindres bruits sur des kilomètres à la ronde n'était pas pour modérer cette impression, et ce n'était pas faute de tout faire pour restreindre son ouïe au minimum.
Il allait lui falloir du temps pour s'y faire, et en venait presque à regretter qu'elle ait attendu son séjour dans « la grande ville » pour se développer. Ce devait être à ce genre de choses que l'on pensait quand on disait de faire attention à ce que l'on souhaite car ça pourrait bien se réaliser. Toujours est-il qu'il se sentait perdu dans l'immensité de Metropolis, et ce n'était pas faute de savoir exactement où il devait aller - mais le trajet ne lui disait rien.

Il était sorti de sa troisième visite d'un campus universitaire il y a moins d'une heure, et aucun n'était parvenu à le convaincre. Ce n'était pas une question de capacités : il pensait, en toute modestie, pouvoir entrer dans chacune de ces écoles sans avoir à se forcer - l'avantage de s'être fait télécharger une encyclopédie entière dans le cerveau. Cette facilité disparaîtrait au cours des prochaines années, mais il n'avait pas encore fini d'en profiter.
Mais encore fallait-il le vouloir, et c'était bien là le problème : alors qu'il espérait... Se forcer à faire un choix en venant, trouver sa voie ou quelque chose dans ce goût-là, ses rencontres successives l'avaient fait douter encore davantage. Il se sentait encore mal en repensant à la manière dont Cassandra s'était enfuie - avec sa veste sur le dos ; il n'osait imaginer ce qu'il allait devoir faire pour la récupérer sans envenimer les choses. Il était peut-être invulnérable, mais ce n'était pas pour autant qu'il lui aurait paru raisonnable de s'attirer les foudres de l'ex-Batgirl. Loin de là.

Conner soupira. Ceux de son espèce n'avaient pas besoin de grand chose pour survivre ; c'est à peine s'ils ressentaient la faim, la soif et ces autres « nuisances » biologiques, le soleil se chargeant de les alimenter - une sorte de photosynthèse. Cela ne les empêchait toutefois pas d'en ressentir l'envie. Et à cet instant, sa seule envie était de s'asseoir quelque part - avec une boisson fraîche, tant qu'à faire. L'astre des jours tapait fort, et si cela aurait logiquement dû le revigorer, ça ne changeait rien à sa fatigue - laquelle était essentiellement mentale. Ainsi pénétra-t-il dans le premier établissement qui croisa sa route.

Même si ça faisait désormais quatre ans qu'il était en liberté, Conner restait passablement naïf sur un certain nombre de notions que ses « créateurs » n'avaient pas jugé bon de lui implanter, car peu ou pas utiles à sa « mission ». C'était évidemment sans prévoir qu'il échapperait à leur contrôle et deviendrait une personne à part entière au lieu d'une simple marionnette - d'un Superman de rechange. Et donc, s'il savait dans les grandes lignes à quoi servait un bar - un endroit pour boire -, son savoir à leur sujet était loin d'être aussi élaboré qu'il le faudrait pour un jeune de son âge (d'apparence).

Sortant peu à Smallville - qui n'était de toute façon que peu équipé en la matière - et étant insensible à l'alcool, il n'avait jamais eu l'occasion de combler son ignorance. Aussi est-ce avec une certaine perplexité qu'il scruta la carte une fois installé au comptoir, incapable de mettre une image sur la plupart des noms qu'elle comportait - quel genre de breuvage pouvait bien être un « Black Russian » ou un « Dirty Martini » ? Au moins n'y avait-il pas encore grand monde à cette heure, mais cette situation engendrait un certain nombre d'autres difficultés, elles aussi d'ordre social.
Il ravala un grognement : généralement, lorsqu'il sortait avec les Titans, quelqu'un - n'importe qui - se chargeait de prendre les commandes et de décider pour lui de ce qu'il prendrait sous prétexte qu'il « devait à tout prix l'essayer ». Certes avec plus ou moins de succès, mais ça lui évitait de taper entièrement au hasard, ainsi que d'avoir à interagir un membre du personnel ; exercice dans lequel même M'gann, pourtant martienne, était plus versée que lui. Venir seul n'était peut-être pas sa meilleure idée. Mais il était trop tard pour se raviser, la silhouette de la serveuse - qu'il n'avait qu'aperçue du coin de l’œil - venait déjà vers lui.

Euh, je... Vais prendre un cola light, hasarda-t-il en tentant de cacher son malaise tout en levant les yeux vers elle. L'examinant plus en détail, il dressa un sourcil sceptique : On ne se serait pas déjà vus quelque part ?

De tous les bars d'une ville comme Metropolis, quelles étaient les chances ?


« Since before I could even think, I was told I was a living weapon.

That I was created with all this power – just so I could destroy.
But that isn’t true. It never was. The power was always mine.
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MessagePosté le: Ven 16 Juin - 4:50


Vous savez, j’adore mon travail. Madame la Kryptonienne moins que moi parce qu’elle préfère aller taper sur des poissons beaucoup plus gros que ce qu’on peut attraper à l’Afterlife mais toute videuse de bar que je sois (et serveuse à l’occasion), je n’ai pas à me plaindre. Je n’ai jamais voulu de ces gènes de Kryptoniens et même s’ils sont utiles pour certains aspects de mon boulot, je les aurais troqué sans mal pour plus de normalité. Remarquez que le fait d’être actif me permet de ne pas penser à ce que je suis véritablement et quand mon patron m’a appelé en catastrophe en me disant « Mia, c’est terrible, une des barmaids est malade, est-ce que tu pourrais me sauver la vie et la remplacer? » J’ai dit oui avant qu’il ne puisse s’excuser car j’allais faire une journée de fou. Moi je dépanne un ami donc… Ça va me faire vraiment plaisir, en fait.

Apparemment, pour les Humains, faire des quarts de travail de midi à six heures du matin, c’est inhabituel. Allez savoir pourquoi. Reste et demeure que j’avais bien commencé ma journée et que j’avais plus fait serveuse que videuse mais bon. Il y a quelque chose de spécial avec notre clientèle. Pas toute notre clientèle mais disons ceux qui viennent régulièrement. Ils prennent le temps de discuter avec nous et on oublierait presque la jungle urbaine de Metropolis. Et c’est ce que j’aime de cet endroit. Un oasis de calme où on trouve toujours un sourire, un verre et de quoi grignoter. Un endroit où vous savez que le videur ne va laisser personne vous emmerder, où le barman s’intéresse sincèrement à vos problèmes, le tout dans un super décor. C’est ça l’Afterlife. Et je suis fière de faire partie de son équipe. Et quand Vincente « Vinnie » Spike, notre barman?

C’est juste parfait. Donc. Heure de pointe, clientèle réduite, il fait bon à l’intérieur, l’endroit parfait pour échapper à la frénésie de la ville… J’entends la porte s’ouvrir et du coin de l’œil je vois entrer un type qui n’a pas l’air dans son assiette. Ça se voit à sa façon de se déplacer, ça se devine par son non verbal. Toi mon gaillard, si tu es ici pour faire des emmerdes… « Vinnie » vient pour aller le servir et je lui fais signe que je m’en charge. Et quand la videuse qui est plus plus grande, plus costaude et plus musclée que tous les mecs de l’endroit vous fait signe qu’elle s’en charge, vous la laissez s’en charger. Je prends la commande de ce type et… Sa tête me dit quelque chose. Je vais lui parler, on verra bien. Mon gars, tu as l’air d’un poisson hors de l’eau. Pas dans ton élément. Je lui sers son verre et me penche vers l’avant, posant mes coudes sur le comptoir.


« Coca light, dans un verre, avec un peu de glace. Avec les compliments de la maison. C’est gratuit. Mon gars, tu excuseras la franchise de mes propos, c’est ma marque de commerce mais tu n’as pas l’air dans ton assiette. Tu veux en parler autour d’un verre? C’est un peu la coutume dans les bars. Moins cher qu’un psy et surtout, beaucoup moins formel. C’est marrant parce que ta tête me dit aussi quelque chose.

Moi c’est Mia. Mia Kent. Videuse, botteuse de culs professionnelle et de temps en temps, serveuse et barmaid pour aider les collègues de l’Afterlife. Derrière moi en train de préparer les verres, c’est Vincente « Vinnie » Spike, notre barman. Alors c’est quoi ton petit nom et qu’est-ce qui t’amène par chez nous? Est-ce que je te sers quelque chose à manger avec ton coca? Nous avons toute sorte de plats pour le client affamé. »


La plupart des clients me regardent avec des grands yeux lors de notre premier contact. Je ne suis pas votre serveuse ordinaire. J’ai une grande gueule, je suis subtile comme un coup de barre à mine en pleine gueule mais à ce qu’il parait, je suis sympathique. Certains aiment, d’autres non. On ne peut pas plaire à tout le monde. En tout cas une chose est sûre. Comme je ne tourne pas autour du pot, ça vous donne toujours une idée du genre de personne à qui vous avez affaire et cette absence d’ambiguïté, en général, plait au quidam moyen. Et est-ce que j’ai le droit de donner un coca gratuit à un client? Parce que vous pensez vraiment qu’UN cola va nous ruiner? Merde, si c’est ça votre plus grosse crainte, je le rembourserai avec mon pourboire à la fin de mon quart de travail, c’est tout! L’art de s’en faire avec absolument rien quoi!


"Je dis ça, je dis rien mais rien ne sert de courir, tu seras juste fatigué quand je t'aurai rattrapé."

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MessagePosté le: Mar 27 Juin - 7:16
N'étant pas habitué à ce genre d'endroit, Conner était parfaitement incapable d'imaginer que le barman - ou la barmaid - puisse ne pas être ce qu'il prétendait ; surtout quand celle-ci devait avoir l'habitude de se fondre dans ce rôle. S'il avait lui-même envisagé le rôle de videur quelques instants plus tôt, il ne voyait d'ailleurs pas pourquoi un tel endroit en aurait eu besoin - le point de vue typique d'une personne ignorante des dangers de l'alcool. Il avait déjà vu certains de ses camarades chez les Titans en proie à la boisson, mais jamais au point d'en être plus que légèrement joyeux... D'autant que la plupart n'étaient pas en âge de boire.

Les effets n'ayant aucune emprise sur lui, il était bien incapable de comprendre ce qui pouvait les mettre dans cet état - et comprenait d'autant moins les ivrognes aux comportements irrationnels. Sa carrière de justicier - aujourd'hui du passé - l'avait amené plusieurs fois à en appréhender (on ne peut pas sauver le monde tous les jours...), sans que cela lui fasse ressentir plus d'empathie à leur égard. Et il ne comptait pas essayer de changer ça, étant trop buté pour admettre qu'on puisse se mettre sciemment dans un état où l'on pourrait causer du tort à autrui et n'être pas pour autant responsable de ses actes.

Merci, fit-il en recevant son verre, sans voir davantage clair au travers de sa prestation. Il aurait sans doute pu le relever s'il avait prêté attention au signe - la légère tension qui s'était installée quand il avait fait son entrée -, mais il avait la tête ailleurs. Tout surhomme extraterrestre qu'il soit, on ne peut pas être au top en permanence... Surtout quand ça fait deux ans qu'on laisse s'émousser ses talents - qu'on les subit plus qu'on ne s'en sert. Sa super-ouïe, par exemple, continuait de lui en faire vouloir de toutes les couleurs ; il n'avait jamais tant appréhendé la sonnerie de la fin des cours que ces derniers mois, plus efficace à le neutraliser que bien des vilains ne l'avaient été.

Et cela aurait pu en rester là - mais elle décida d'engager la conversation. Après une première gorgée, Conner se contenta de jouer avec sa paille en l'écoutant parler. Était-elle aussi amicale avec tous les clients ou lui avait-il tapé dans l'oeil pour une quelconque raison ? C'était bien sa veine ; lui qui cherchait justement à éviter les interactions... Mais on lui avait appris à être trop poli pour ne pas juste l'envoyer bouler - ce qu'il ne se serait pas gêné de faire il y a encore un peu plus de deux ans. Le séjour prolongé la campagne avait fait du bien à son éducation, les connaissances qu'on lui avait implanté manquant d'un tutoriel sur le savoir-vivre en société - même si ce n'était pas encore tout à fait ça.

Pas vraiment. répondit-il de but en blanc. Il avait entendu dire que parler de ses problèmes pouvait aider, oui - on le lui avait assez répété. L'avait même fait prendre part à quelques séances au temps des Titans, sans qu'il en garde un souvenir très agréable. Il détestait se sentir vulnérable. Et puis, même s'il avait enclin à parler de lui, il voyait mal sous quel angle il aurait pu aborder la question. « Je suis un clone de Superman et je ne sais pas ce que doit faire de ma vie » ferait très bien sur son autobiographie, mais était une terrible manière d'entamer la conversation. Il prit sans s'en rendre compte un air abattu : Disons simplement que j'ai trop de choses en tête.

Des choses que la plupart des gens ne pouvaient pas comprendre. Au mieux, on le prendrait pour un illuminé et tenterait de le mettre dans une camisole. Si ça ne risquait pas d'arriver - déjà parce qu'il ne comptait pas se laisser faire -, cela mettrait certainement un terme anticipé à sa visite à Metropolis - et il ne pouvait, hélas, pas se le permettre. Pas maintenant.
Les gens d'ici avaient peut-être pu observer des curiosités plus souvent qu'à leur tour (qu'elle soit « la ville de Superman » voulait aussi dire qu'elle était au centre de bien des combats), mais ce n'était pas pour autant qu'on leur ferait avaler n'importe quoi - et il n'avait aucune envie de devoir leur offrir une démonstration. Or, si on l'énervait suffisamment... Il savait qu'il ne pourrait pas faire autrement, ne serait-ce qu'en fracassant le sol parce qu'il aurait tapé du pied. Autant donc éviter le terrain glissant.

Il n'avait pas besoin de boire ou de manger, non - mais de la même manière qu'il appréciait le goût sucré de sa boisson, un repas lui aurait été d'un certain réconfort. Il se sentit néanmoins dans l'obligation de refuser ; il n'avait pas tellement d'argent sur lui, et Metropolis était beaucoup plus chère que Smallville. Il avait encore nombre de déplacements à faire, et ne voulait pas risquer de se retrouver dans le besoin et de devoir demander à Clark de lui avancer de l'argent ; même si ce n'était que pour quelques jours, celui-ci était déjà bien gentil de l'accueillir sous son toit.

Non, merci. Je... N'ai pas faim, mais avant qu'il ait pu finir sa tirade, son estomac émit un grondement désapprobateur. Que ce ne soit pas une nécessité ne changeait rien au fait qu'il avait habitué son corps à avoir ses trois repas par jour, ne serait-ce que pour paraître normal, et avait fini par y prendre un certain goût. ...N'ai pas grand chose sur moi, conclut-il donc à la place, quelque peu frustré par cette trahison métabolique.

Je ne viens pas souvent dans ce genre d'endroit, lança-t-il pour détourner la conversation, jetant un œil dans la salle - majoritairement vide à cette heure, pour son plus grand bonheur. Encore que la présence d'autres assoiffés aurait pu lui éviter de devoir sociabiliser, mais il appréciait le côté brut de décoffrage de la serveuse - polyvalente, apparemment.
Celle-ci était d'ailleurs excessivement grande pour une femme - et quelqu'un ayant côtoyé des demoiselles aussi impressionnantes que Starfire ne porterait pas un tel jugement à la légère. Mais surtout, c'étaient ses yeux qui retenaient son attention ; d'un bleu limpide, cette nuance particulière... Tellement familière sans qu'il arrive à mettre le doigt dessus. Adressant un signe de tête à l'autre employé pour le saluer, il ne releva qu'à retardement l'identité que la jeune femme venait de déclarer.

Kent ? releva-t-il d'un air sceptique. Comme dans Clark Kent ?

Ce n'était pas un nom si rare, surtout dans une grande ville comme Metropolis ; qui plus est, il était tombé sur elle par hasard. Quelles étaient les chances ? Mais à bien y penser, il n'avait jamais pris la peine de poser la question. Pa et Ma n'avaient pas d'enfant bien à eux, mais peut-être avaient-ils de la famille dans quelque part ? Qu'est-ce qui, à l'époque, avait poussé Clark - et son alter ego - à choisir Metropolis plutôt qu'une autre ? Peut-être des « cousins » capables de l'accueillir ? Elle était un peu jeune pour tenir un tel statut... Ses parents, peut-être ? Conner était trop méfiant pour croire aux coïncidences - mais il n'y avait qu'un seul moyen d'être fixé. Imitant sans le vouloir la manière qu'elle avait eu de le faire, il se présenta à son tour, sans savoir quelle serait sa réaction :

Conner. Conner Kent.


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MessagePosté le: Mar 27 Juin - 15:17


J’aurais bien envie de lui dire que ce n’est pas en fuyant ses problèmes qu’on les règle mais bon hein, je suis la videuse de bar et serveuse occasionnelle. Qui écoute le commun des mortels sans gros diplôme et sans vraie « importance » dans ce monde? Je vais vous le dire, moi : personne. Tout simplement. C’est pour cette raison que même si on prétend que les affaires de classes sociales, ça n’existe plus, bah, c’est un beau gros mensonge pour faire croire à l’égalité entre les membres d’une même société. S’il ne veut pas parler, je ne vais pas le forcer et c’est une chose de lui offrir gratuitement une boisson gazeuse, s’il n’a pas de quoi payer, je ne vais pas non plus que faire la charité. Ce n’est pas par méchanceté, attention, c’est juste qu’il ne faudrait pas prendre un peu de gentillesse pour une faiblesse à exploiter. Bref.

Pas trop bavard le mec mais nous sommes dans un bar, pas dans un cercle de poésie. Et j’ai déjà dû servir un type tellement à la ramasse qu’on se parlait par grognements, c’est vous dire. J’ai déjà dû escorter hors du bar un muet bagarreur, ça c’était quand même quelque chose. Le petit divertissement du mec c’est de se pointer au comptoir et de faire sa crise parce que le barman ne parle pas le langage des signes. Déjà, moi, jouer avec son handicap pour faire des misères aux autres, je trouve ça dégueulasse et ensuite, je le parle, MOI le langage des signes. Longue histoire et il me faudrait probablement un verre ou deux pour vous la raconter. Alors mon client du moment aurait pu s’exprimer uniquement de manière monosyllabique que ça ne m’aurait pas incommodé. Je suis Mia Kent, la videuse de l’Afterlife. Il en faudra plus pour me déstabiliser. Beaucoup plus.

Mon nom semble le faire réagir, ce qui me met automatiquement sur la défensive. Vieux réflexe. Surtout quand on prononce le nom de mon père adoptif. Correction. SON père adoptif à elle. À Cir-El. Celle qui pendant des années a volé mon corps pour accomplir les sombres projets, sans le savoir, de celui qui l’a créé et qui l’a implanté en moi. Moi, ma mère adoptive, c’est Lois Lane-Kent. Je ne me revendique aucune parenté avec un kryptonien, ça me ferait bien mal. Il y a eu de l’eau qui a coulé sous les ponts depuis le temps mais quand même. Je ne pardonne pas facilement, je suis comme ça. À chacun ses défauts et moi, je suis autrement une agressive asociale qui qui préfère se concentrer sur son travail pour faire quelque chose de constructif plutôt que de destructif. Donc mon gars, on va corriger un détail ou deux ou on ne va plus du tout s’entendre et…

Conner Kent? Ce nom me dit vraiment quelque chose… Mais alors là vraiment quelque chose. Bon il faut dire que quand vous crevez puis que vous revenez à la vie, certains souvenirs en prennent pour leur grade alors naturellement, je vais consulter ma colocataire imposée : Cir-El. Et oui, à mon grand dam, c’est un membre de la grande famille des S. Évidemment. J’aurais dû m’en douter. Bon bah c’est en quelque sorte un cousin adopté ou je ne sais trop. Fils adopté peut-être? Moins je pense aux Kryptoniens, mieux je me porte. Ce n’est rien de personnel, j’en ai juste après le fait qu’on m’ait volé mon corps et ma vie pour une expérience à la con dans le but de détruire le monde. Très longue histoire qui nécessiterait le contenu de ce bar. Mais bon. Je suis polie à mes heures perdues. Je préfère parler avec mes poings mais bon hein. Je bosse là.


« Non, comme Lois Lane-Kent. Ma mère adoptive. Clark et moi, c’est une relation… Compliquée. C’est l’autre la fille adoptive de Clark. Fais pas attention, c’est pas important. Et toi, tu en fais partie aussi ou tu as juste, par hasard, le même nom que ma famille d’accueil? Et si tu fais partie de la famille, je t’appelle comment? Cousin? Frérot? Enfin bon. Bienvenue à Metropolis et je suppose que je devrais prendre un verre aussi pour célébrer ton arrivée en ville… »


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MessagePosté le: Dim 23 Juil - 9:48
Lois ? Il ignorait que Lois avait une fille adoptive... Mais il ne la connaissait pas elle-même plus que ça. En fait, lorsqu'il venait en visite à Metropolis et qu'il avait besoin de loger chez Clark, il s'arrangeait pour le faire quand elle n'était pas là. Cela éviterait qu'elle lui pose des questions. Car si l'Homme d'Acier avait bien dû la prévenir vaguement à son sujet, il n'était certainement pas entré dans les détails - soit parce qu'il ne l'estimait pas nécessaire, soit parce qu'il préférait lui laisser le soin de le faire.

Par ailleurs, il ne savait toujours pas comment se comporter face à elle ; s'il n'était déjà pas doué pour les relations sociales, il l'était encore moins face à celle que Kal considérait comme la femme de sa vie. Conner n'était peut être pas fait comme lui à cent pour cent, mais il ne voulait pas courir le risque d'être influencé par sa vie sentimentale.
Il lui ressemblait déjà beaucoup trop pour que ce ne soit pas malsain sur les bords, même s'il s'efforçait de s'en distinguer un peu plus chaque jour avec plus ou moins de succès. Si certes sa première relation était très loin de ressembler à celle de son « cousin », un excès de prudence ne lui semblait pas superflu étant donné la délicatesse de la situation.

Son esprit erra un instant du côté de Cassandra, de leur première rencontre, de sa séparation, de son manteau qu'il avait pris avec elle ; s'il avait accepté, nul doute que celle-là aussi aurait été très différente... Mais il n'était pas en mesure de répondre à ses sentiments. Ce qui ne l'empêchait pas d'être inquiet à son sujet ; si robuste qu'elle soit, et si peu expert en sentiment qu'il soit, elle lui avait tout de même semblé particulièrement bouleversé. Hélas, il ne pouvait pas faire grand chose de plus que d'y penser, n'ayant aucun moyen de la contacter - et même si c'était le cas, il était très probable qu'elle aurait préféré un moment de solitude.

Il se demandait s'il avait vraiment géré ça de la meilleure des manières ; sans doute que non, mais ce n'était pas comme s'il aurait pu faire beaucoup mieux même en ayant disposé d'un temps de préparation... Il savait que Lois n'était pas la première femme dans la vie de Clark, même si ce n'était pas de lui qu'il l'avait appris (Martha Kent était parfois plus loquace qu'elle ne devrait) ; sans être un bourreau des cœurs, il avait indubitablement plus d'expérience que lui en la matière. Avait-il lui aussi rencontré ce genre de situation par le passé ? En excluant bien sûr la donnée selon laquelle la prétendante en question serait la fille d'une des meilleurs assassins du monde.... Quoique.

Et donc, concernant la jeune femme qui se tenait face à lui... Si elle était la fille de Lois, pourquoi s'appeler Kent ? Il devait y avoir anguille sous roche. Lane-Kent, à la rigueur ; il ne savait quelle était la norme pour les enfants adoptés en cas de mariage... Mais Kent uniquement ? Non qu'il soit le mieux placé pour remettre en cause une curiosité généalogique ; nul doute que l'état civil s'arracherait les cheveux si son cas devait être porté à leur attention.
Par chance, les personnes à même d'aller faire quelques ajustements dans leur base de données ne manquaient pas dans le milieu héroïque ; Batman, qui était le premier à avoir dû s'occuper de lui avant que Clark se décide à prendre la relève, en faisait évidemment partie. Quant à sa question... S'il avait rapidement mis au point une version officielle quand leur ressemblance avait commencé à se remarquer, lui-même continuait encore à ce jour de s'interroger à ce sujet. Fils ? Frère ? Cousin ?

Cousin fera l'affaire. décida-t-il finalement, conforme à ses habitudes. Rien de tout ça, aurait-il préféré répondre - et ç'aurait été la vérité vraie, mais ça n'aurait soulevé que davantage de questions. Et bien qu'elle fasse partie de la famille, il ne savait dans quelle mesure elle était au courant ; et si elle semblait jusqu'ici respecter son intimité, il n'était pas à exclure que les instincts de Lois aient déteint sur elle dans une moindre mesure. Mieux valait ne pas avoir à le vérifier.

Merci. Je vis assez loin d'ici habituellement, mais je vais devoir m'installer en ville pour continuer mes études. Et toi ? Tu es d'ici ? Puisqu'elle l'avait tutoyé, il ne voyait pas de raison de ne pas retourner la politesse. Se repassant sa réplique mentalement, ce n'est qu'alors qu'il remarqua une donnée qui lui avait jusque là échappé, lui faisant hausser le sourcil du même coup. Attends... L'autre ?

Combien y avait-il de membres dans cette famille dont il ignorait l'existence ? S'il pouvait comprendre que Kal se soit mis en couple pour pallier à la solitude qu'il devait se ressentir, si loin de son défunt foyer, et qu'il projette sans doute d'avoir des enfants, l'on aurait pu croire qu'il aurait souhaité garder le cocon familial à une taille raisonnable.
Même s'il ne s'en rendait pas vraiment compte - et que sa perplexité suffisait pour l'heure à le maquiller -, il ressentait aussi une part de jalousie à l'idée d'avoir à partager l'attention de Clark (qu'il avait eu tant de mal à obtenir) avec toute cette marmaille. Déjà qu'il y avait un doute quant au fait que ses - futurs - enfants légitimes disposent de pouvoirs et constituent donc autant de rivaux potentiels...



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MessagePosté le: Dim 23 Juil - 14:05


« Comme je l’ai dit, c’est compliqué. Et douloureux. Et ce n’est pas le genre de truc que je veux aborder en public. Et oui, moi je suis d’ici. Enfin bon, je ne suis pas très polie. Peut-être ne connais-tu pas la coutume? C’est le barman ou la serveuse qui écoute le client se vider l’esprit, pas l’inverse. Si tu veux qu’on apprenne à se connaitre davantage, ce sera après les heures de bureau. S’il te plait… »

Comment lui expliquer qui je suis, ce que je suis, sans le faire paniquer? Ou le rendre encore plus méfiant? Je vois bien que mon « cousin » ne semble pas du genre ou dans le bon état d’esprit pour « juste » me faire confiance et s’ouvrir à moi. Il serait donc plus sage de ne pas parler de Brainiac 12 et des expériences faites sur moi. En fait, je préfèrerais presque que ce soit Clark qui lui en parle. Il a le tour avec les mots, lui. Moi… Je dis ce que je pense avec la délicatesse d’un char d’assaut. Et ça me convient parfaitement. Juste que ça rend certaines interactions sociales plus difficiles. Mais en même temps, Lois me dit tout le temps qu’il faut de tout pour faire un monde. Difficile à croire, par moments mais bon. Faites confiance à une mère pour savoir ce genre de choses. Ça fait partie de leur aura mystique de maman. Un de leur « pouvoir », quoi!

Mais bon. Nous ne sommes pas ici pour parler de moi. Nous sommes ici pour nous intéresser à mon cousin. Si je suis la grande gueule avec des poings qui la démange facilement, lui c’est le Batman de la famille. Taciturne sur les bords, avare de parole, l’air tourmenté… Allez Mia, un bon geste. Peut-être qu’il a juste besoin que tu lui tendes la main et lui de quelqu’un qu’un ne va pas briser en deux accidentellement si jamais il se fâche. Vous me prenez pour une conne ou une grosse conne? Il s’appelle Kent. Il se définit sans hésiter comme un cousin. Et il ressemble beaucoup trop à Clark, physiquement, pour que ce soit une coïncidence. Le mec est un kryptonien et de ce que je sais, ça ne court pas les rues ces petites bêtes. Je vais donc faire un effort supplémentaire pour être gentille. Pas parce que je dois le faire. Parce que je veux le faire.


« Tu sais quoi cousin? Il faudrait vraiment qu’on prenne le temps de se connaitre. J’ai mon petit chez moi dans cette ville, ça te dirait de venir souper? Tu sais, toi, moi, une bonne bouffe, une discussion de famille et l’occasion de mettre sur la table des trucs plus personnels? S’il y a une chose que Lois m’a apprise c’est que parler libère d’un poids. Je suppose que c’est pour ça qu’elle est devenue journaliste… »

Quelque part je dois être masochiste parce que s’il faut causer famille, je devrai obligatoirement impliquer Cir-El qui elle est la fille de Superman. Adoptive au sens de la loi, par son ADN selon Brainiac 12 mais… Indubitablement, une intrus dans mon corps. Et bon, en général, je laisse Cir-El se manifester dans ma petite vie d’Humaine quand son grand ami Garfield Logan vient faire son tour. Pas quand la famille s’invite. Et elle est curieuse celle-là. Surtout quand la famille est impliquée. Couchée, Cir-El. C’est ma journée. Je suis capable de faire mes trucs sans que tu n’interfères. J’envie vraiment les gens qui n’ont pas à partager leur tête avec un colocataire. Si encore elle payait le loyer… Mais ce serait rêver en couleur là, c’est une évidence, ça, monsieur. Squatteuse va. Je ne dirais pas que je l’aime bien mais je ne la déteste plus, en fait.

En tout cas une chose est bien certaine. Je suis sincèrement intéressée à faire la connaissance de ce cousin que je viens de découvrir. Ou de redécouvrir. Il me semble avoir le souvenir flou de déjà l’avoir rencontré mais quand vous commencez à entrer dans les détails de trame temporelle, ce qui malheureusement fut fréquent à une époque avec moi, vous finissez malgré vous à vous y perdre. Qu’est-ce qui est un souvenir et qu’est-ce qui est un effet secondaire de deux lignes temporelles qui se croisent? Moi je l’ignore, je ne suis pas une scientifique. Je laisse des gens plus patients que moi se pencher sur la question. Mais là, maintenant, tout de suite, je suis votre sympathique armoire à glace qui ressemble effectivement énormément à Clark Kent mais qui se dit la fille de Lois Lane. Ça aurait presque l’air normal mais… Qui peut dire ce qui est normal en ce bas monde?


"Je dis ça, je dis rien mais rien ne sert de courir, tu seras juste fatigué quand je t'aurai rattrapé."

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