[NWO-CW] Toc-Toc qui est là? LA LOI !


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MessagePosté le: Sam 17 Juin - 18:44
Les cinq moths qui composaient la garde rapprochée de Killer Moth étaient assis autour d'une table en demi-lune, faisant face à leur supérieur qui s'était pour la circonstance assit sur un fauteuil en cuir verdâtre brillant dans la noir. L'ambiance avait été soigneusement préparée, lumière basse, spots lumineux stratégiques et même une chaîne haute fidélité qui diffusait une musique dramatique, tout était là pour que nul n'oublie l'essentiel: le moth-gang c'était du sérieux.

- Messieurs, fit Drury en prenant un air de comploteur que n'aurait pas renié un acteur amateur, vous le savez le moth-gang a effectué une mue d'importance. Nous servons actuellement le gouvernement, et les justiciers sont des hors-la-loi, enfin le monde redevient normal. L'image magnifiée de ces crétins en collants colorés enfin dans les tréfonds de l'imaginaire collectif pour en ressortir tels qu'ils sont: des êtres incontrôlables, des êtres fascistes et criminels! Voyez, leurs bons sentiments et leurs grands discours sont enfin éventés! N'ayons pas peur d'être la relève, d'être l'exemple à suivre!

Les moths applaudirent et poussèrent quelques vivats de circonstance.

- Mais le plus dur reste à faire, ces monstres se terrent, ils se cachent de l'implacable gant de la Justice! Aujourd'hui, nous sommes ce gant, aujourd'hui notre conduite, nos rêves, nos aspirations sont celles de toute l'Amérique! Et bientôt du monde! Le moth-gang s'élèvera au sommet de cette création, nous serons reconnus comme les plus grands héros, les plus grands êtres humains de cette Terre! Bien plus que la gloire, c'est l'avenir qui sera bientôt nôtre!


Une nouvelle salve d'applaudissements ponctua sa diatribe.

- Mais l'avenir messieurs passe par nos jeunes enfants, nos charmantes têtes blondes et l'horrible vérité m'a frappé de plein fouet comme la tapette sur la mouche! Batman, notre némesis, cet être ignoble qui a poignardé Bruce Wayne et ébranlé les fondations même de ce que nous étions, cet être dis-je, n'est point seul. Les Robins messieurs, les Robins! Cette engeance manipulée par l'encapé malfaisant! Ils sont aujourd'hui les représentants de cette jeunesse dévoyée! Batman est une idée totalitaire malfaisante qui gangrène la jeunesse de notre ville! Aussi allons-nous frapper fort, allons-nous être déterminés et pour sauver notre avenir et sauver nos proches, vos amis, vos parents, vos enfants de cette terrible maladie qu'est l'admiration pour cette icône de perdition nous allons perquisitionner!

- Mais chef, on est pas censé être les méchants? On est des criminels après tout, fit remarquer un moth.

Les autres hochèrent de la tête affirmativement, frappés par l'évidence.

- Nous avons l'occasion unique de pouvoir traquer et tuer les justiciers qui nous ont tous pourris l'existance le tout avec l'aval du gouvernement et même leur soutien et vous allez pinailler pour des détails? s'énerva Killer Moth qui voyait sa mise en scène connaître un accroc. Je vais vous dire ce que j'en pense, je pense que le crime n'est pas une question de Loi ou de pouvoir judiciaire, le vrai crime se cache dans notre cœur, dans le fait de briser les tabous et de rompre les barrières de la société! Ce n'est pas parce que la loi dit que l'on peut chasser les anciens héros que c'est moralement juste et pourtant, la loi aujourd'hui nous y autorise! Nous sommes le moth-gang, l'organisation qui ne recule devant aucune vilenie! Oui, nous sommes toujours des criminels, des super-vilains mais encore mieux, nous sommes des bandits légaux, des être dont la méchanceté est accréditée! Les autres idiots peuvent se terrer dans leurs tannières ou dans leur posture pathétique de criminels envers et contre tout, moi je dis, si Amanda Waller veut abattre les super-héros et les justiciers, alors n'hésitons pas, aidons-là à appuyer sur la gâchette!

- Mais alors, on est des héros ou des méchants chef?

Drury Walker bondit littéralement de son siège et pointa un index rageur à l'adresse de son moth.

- Tu n'as rien compris scolopendre décérébrée! ça n'a aucune importance! Les gentils d'hier sont-ils les méchants d'aujourd'hui? On s'en moque! Ce qui compte c'est que les justiciers de jadis sont les traqués d'aujourd'hui! Ils se retrouvent là où la loi a toujours voulu nous contraindre à rester, mais la roue tourne! Ils vont savoir ce que représente l'humiliation d'être toujours représenté comme le looser, celui que la société juge indésirable! Ils vont payer! Et ma note est salée, trèèèèèèèès salée et je vous jure qu'ils paieront tous ces bons à rien qui font des cabrioles sans plan, qui nous lancent des poncifs comme autant de cachets contre la toux! Ils vont découvrir la vraie puissance du moth-gang et ceux que tout le monde prenait pour des gros durs trembleront de terreur à l'entente du nom de Killer Moth! Je serais enfin la légende vivante que je mérite d'être!


Fébrile et tremblant d'un mélange de colère et d'excitation, la voix de Drury monta encore dans les aigus du délire.

- Alors nous allons aller à l'Université de Gotham et nous allons fouiller chaque chambre, chaque recoin du bâtiment pour y trouver des preuves que Batman y monte une armée, que la jeunesse de Gotham est gangrénée par ces êtres qui se disent plus forts et plus justes que le reste de la Terre. Oui, l'opération Spinochordodes tellinii commence et avec elle la purge complète de l'université de Gotham, nous verrons qui est le vrai parasite! Hin hin hin hin hin!!!!

Les moths applaudirent, pour la première fois effrayés par leur chef qui semblait s'être totalement perdu entre ses plans et ses désirs. Tous savaient que Drury avait un problème avec la Société qui l'avait rejeté, mais son statut de Recrue du gouvernement semblait lui avoir fait complètement perdre le sens - déjà solidement amoché - des réalités. Pour autant, aucun d'entre eux n'était décidé à l'abandonner, il était fantasque, passionné, mais toujours prompt à les aider, leur offrir du temps afin de faire des maquettes pour leurs enfants et surtout, il leur octroyait une excellente couverture maladie. Leur fidélité, ils l'espéraient ne les conduiraient pas trop loin...

Killer Moth sortit tôt pour aller quérir un mandat de perquisition auprès du procureur de Gotham tandis que le moth gang s'équipait pour la circonstance: pied-de-biches, pinces monseigneur, pinces coupantes, marteaux, des jerricanes d'essence, des briquets, quelques paires de ciseaux, des tondeuses à cheveux, bref, rien que tu très banal. Ils enfournèrent le tout dans le coffre de leur véhicule puis attendirent patiemment que leur chef revienne.

Il revint finalement une heure plus tard, un papier à la main, la démarche rageuse. Visiblement l'entrevue avait été rapide et étrangement concluante.

- Moi, "un guignol à qui il ne confierait pas les clefs de sa voiture!" Ouh l'idiot, ouh le minable gratte-papier. Sur qui peut-on comtper de nos jours, je vous jure!

- Alors chef, vous avez le mandat? demanda un moth plus téméraire que les autres qui préféraient observer la scène.

- Oui, mais j'ai dû ruser hin hin hin, répondit-il en regagnant de la superbe.

Tous les moths s'agglutinèrent autour du papier en question, c'était somme toute un papier ordinaire avec la signature-tampon d'un assistant du procureur. C'était un brin décevant, à part le filigrane peu de chose méritaient d'être relevées.

- Mais je comprends pas chef, s'il ne voulait pas vous confier les clefs de sa voiture, pourquoi il vous a filé le papier?

- Eh bien...


Drury leur raconta alors comment il avait courageusement argumenté avec le procureur qui fut finalement hypnotisé par son charisme.

La réalité était hélas beaucoup plus triste, il avait été jeté du bureau à grand renfort d'insultes réciproques, s'était échappé de l'étreinte de ses gardes et s'était enfuit dans le bâtiment. Après s'être perdu il était tombé dans le bureau d'une secrétaire visiblement peu passionnée par son travail qui tapait mélancoliquement sur son clavier. N'écoutant que son seul courage, il lut par dessus son épaule et découvrit qu'elle tapait les fameux mandats. Il l'assomma à l'aide d'une version commentée de "50 Nuances de grisaille ou comment réenchanter votre couple avec un bon papier peint." trouvée sur une étagère et changea les mentions du mandat comme l'adresse, l'identité de l'individu ou du groupe à perquisitionner puis lança l'impression. Il avait ensuite erré un temps dans les couloirs pour trouver le bureau d'un assistant du procureur, échappant de peu à une patrouille qui le cherchait toujours. Il en força un, fouilla une armoire et trouva un des si précieux tampon-signatures dont il avait besoin. Il l'appliqua en songeant qu'il bravait la Loi pour mieux la suivre. Personne ne s'aperçevrait de la grande illusion.

Après avoir abreuvé ses hommes de main d'un mensonge grossier, il lança son opération par la formule consacrée: "Tous à la Moth-mobile"!

***


Il était 15h30 et l'Université sommeillait dans son activité habituelle. Les étudiants étudiaient d'assommantes leçons, les professeurs professaient devant un public toujours plus endormi, les quelques espaces verts étaient pris d'assaut par des groupes de résidents qui révisaient à l'ombre des arbres ou discutaient et l'équipe de football américain s'entraînait.

Le campus de l'université de Gotham était vaste et s'étendait comme seules le savent les établissements de prestige. Dans son bureau, au sommet du bâtiment administratif style Cyrus Pinkney, le directeur terminait de pianoter un mail. Son téléphone sonna. Il mit le haut-parleur tout en continuant son activité.

- Oui? fit-il en vérifiant l'orthographe de "licenciement".

- Rubens monsieur, s'annonça l'interlocuteur.


Patrick Rubens était le coordinateur de la sécurité de l'établissement.

- Et bien?


- Il semblerait que... enfin... c'est un peu compliqué monsieur, nous avons dû laisser entrer un type très étrange. Une sorte de guignol en costume bizarre, un certain Killer Moth, c'est une Recrue du gouvernement.

- Qu'est-ce qu'il vient faire ici?

- Ils ont un mandat de perquisition pour l'intégralité du campus monsieur, une affaire de terrorisme monsieur. Nous n'avons pas pu le retenir, le type était ingérable et il a l'autorisation du procureur de Gotham.

- Comment?? Où est-ce qu'il est maintenant?

- Il a demandé la direction des dortoirs...


La moth-mobile défilait sur les chemins de l'université en soulevant d'étranges commentaires de la part de la faune estudiantine, certains riaient, d'autres prenaient des photos ou applaudissaient, persuadés qu'il s'agissait du bizutage corsé d'un nouveau. Pour Killer Moth, ils admiraient et applaudissaient sa gloire toute puissante. Il ouvrit sa fenêtre et passa un bras ainsi que son casque hors de son véhicule.

- Je vous aime aussi!
cria-t-il. Rassurez-vous, Killer Moth est là!

Incroyable se dit-il, il n'y a pas que des suppôts de Batman ici.

Le véhicule s'arrêta devant le premier bâtiment qui composait les dortoirs de l'université. L'attendait déjà le directeur de l'université ainsi que le type au faciès de marbre qui avait tenté de lui barrer le passage. Visiblement l'équipe de bras cassés avait prit le chemin touristique pour rejoindre les bâtiments.

- Au nom du ciel, mais... commença le directeur en ne croyant pas ce qu'il voyait. Mais qu'est-ce qui se passe?

Drury bondit hors de son véhicule.

- Ah ah! Vous... vous êtes qui?


- Je suis le directeur de cet établissement, au nom du ciel, expliquez-moi ce qui se passe!

- Ah ah!
reprit le ciron malveillant que rien ne pouvait arrêter. Je suis Killer Moth, divin protecteur de vos charmantes têtes blondes, je viens perquisitionner au nom de la Loi!

Le directeur fronça les sourcils. On qualifiait ses étudiants de fénéants, de buveurs invétérés, de démons dissipés ou de génies en devenir mais rarement de "charmantes têtes blondes". Quelques troupeaux d'élèves commençaient à converger vers l'étrange spectacle. Killer Moth continuait d'agiter son mandat devant les yeux du directeur.

- Arrêtez ça vous allez finir par me crever un œil, répliqua le directeur en saisissant le papier. Pour quelle raison venez-vous perquisitionner? Je ne pense pas qu'un mandat avec la mention "Tout ce qui semble étrange" soit recevable.

- Que nenni, détail que cela vieil homme, pour l'heure je pourchasse des terroristes. Maintenant, laissez passer les sauveurs de Gotham! Que l'on m'ouvre les portes du premier dortoir!

Les moths sortirent du véhicule et prirent l'intégralité de leur barda puis gravirent derrière leur chef la volée de marches qui menaient à la première entrée. Là un garde voulut les arrêter mais déjà le directeur et Rubens lui faisaient des signes pour qu'il ne s'interpose pas. Qui savait de quoi ce malade était capable.

Drury observa les premières portes qu'il voyait, l'une d'elle était frappée d'une plaque avec inscrit A.1, la première chambre sans l'ombre d'un doute! Il frappa avec son gant et hurla.

- Au nom de la loi, ouvrez cette porte!

Pas de réponse mais des bruits sourds et des chuchotements.

Il ordonna à l'un de ses moths d'ouvrir. L'homme de main, avec un plaisir non dissimulé, défonça la porte avec son pied-de-biche.

- Mais, arrêtez, nous avons un passe-partout, s'énerva le directeur qui sentait sa tension monter lentement. Je vous préviens que je me plaindrais au bureau du procureur!

- Ah bon? fit Drury piteusement. Tant pis! L'Histoire m'innocentera! Allez mes moths, pour la gloire de la mite, fouillez-moi cette chambre!

Deux moths pénétrèrent dans la petite pièce où se tenait un jeune homme torse nu qui se demandait ce qui se passait alors qu'une jeune femme se pelotonnait dans la couverture du lit.

- Regardez chef! s'écria un moth. Un poster de Batman!

Killer Moth accourut dans la chambre comme si un meurtre avait lieu.

- Ah ah! fit le ciron du mal, nous avons déjà un rebelle en puissance! Arrêtez-le et prenez le poster!

- Mais qu'est-ce...
commença le jeune homme avant de recevoir un solide coup de pied-de-biche dans le ventre.

- Arrêtez bande de malades! hurla la fille. Il n'a rien fait! Vous le...

Killer Moth l'assomma avec la crosse de son révolver.

- Et emportez sa complice aussi!

Il ouvrit les tiroirs, les armoires, renversa les boîtes qu'il trouvait, tout ce qui pouvait prouver une admiration ou un attachement à Batman devait être détruit. Il allait détruire l'image de cette aberration en transformant chaque objet à son effigie en une invitation à la souffrance! Hin hin hin, que tremblent ceux qui osaient l'aduler!

Les deux étudiants comateux furent traînés dans le large couloir qui se remplissait d'un public étudiant abasourdit. Killer Moth, le poster de Batman à la main sortit de la chambre et face à une audience attentive trouva que c'était un heureux moment pour un petit discours.

- Voyez! Voyez comment le rebelle Batman est capable de pervertir les éléments les plus faibles de Gotham! Voyez comment vos deux camarades idolâtrent un rebelle! Les traîtres doivent être châtiés et ils le seront avec la sévérité qu'ils méritent!

Il essaya de déchirer le poster, mais il s'avéra plus résistant que prévu. Il le plia, le contorsionna mais ne parvint pas à faire une entaille dessus. Dépité, il en vint à le froisser complètement et le jeta sur les deux corps étendus sur le sol froid. Il donna ensuite l'ordre 14 à ses hommes qui rasèrent les deux fautifs.

- Prochaine chambre! lança-t-il dans l'ambiance glaciale qu'il venait d'instaurer.
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MessagePosté le: Lun 19 Juin - 2:01

« Toc-Toc qui est là? LA LOI ! »
[Civil War ] ft. Drury Walker/Killer Moth

_____L’Université de Gotham était comme sa seconde maison. C’était la première année de l’adolescent au sein de cet établissement. Il avait élu domicile dans une des chambres universitaire, seul. Quand il n’était pas au manoir la journée, c’est bien ici qu’on pouvait le retrouver, enfermer dans sa chambre, en train de bidouiller ces gadgets, les façonnant, les améliorant par ces propres moyens, avec les quelques outils classiques qu’il avait emmené. Son travail personnel en tant qu’étudiant dans le domaine scientifique ne lui prenait pas toute sa journée, il profitait alors de la lumière du jour pour s’occuper de sa double-vie de justicier. Bien planqué dans la chambre du garçon, là où aucun intrus à l’esprit trop curieux ne pourrait les trouver. L’adolescent avait toujours sur lui une panoplie de gadgets et un costume de rechange dans sa chambre universitaire. Celle-ci était commune à toutes les chambres d’adolescent de son âge. Un bordel sans nom, des posters de bon vieux groupe de hard rock, un lit abandonné, seul son bureau était un minimum rangé.

Mais tout ceci était bien loin de lui désormais depuis que Waller avait détruit tout ce qui le retenait à Gotham. Sa vie d’adolescent avait été corrompue par cette nouvelle Présidente, sa vie de justicier également, sans compter sa vie d’étudiant. Tim ne pouvait pas ignorer l’hypothèse que son identité secrète soit désormais corrompue. Il ne devait pas se permettre de remettre les pieds dans cette ville, il avait promis à Batman de se tenir à l’écart de tout ça. Cependant, pour se battre contre les forces armées de Madame la Présidente, Red Robin avait besoin de ses gadgets, de ses outils de réparations, de beaucoup de chose. C’était un risque qu’il devait prendre. Il savait qu’il avait un bon stock planqué dans cette chambre et qu’il n’aurait aucune difficulté pour faire l’aller-retour tant que son identité n’était pas révéler au grand jour.

Tenue civile oblige, Red Robin se rend donc en Internat pour faire ces cartons. La disparition de Bruce et du manoir ramenaient forcément les regards sur lui, l’un des fils adoptifs de Wayne, encore en vie malgré le tragique événement qui s’était produit il y a de cela quelques jours. L’adolescent avait laissé croire qu’il était à la bibliothèque universitaire, endroit assez large pour ne pas remettre en doute sa réelle présence à l’Université à ce moment-là. Le justicier avait ignoré les regards indiscrets pour retourner dans sa chambre et se préparer à un grand déménagement. Il ouvrit les tiroirs du bureau, attrapant les outils pour les enfermer dans le premier carton qui lui passait sous la main, ouvrit un second tiroir, pianotant du bout de ses doigts la matière de ce meuble avant qu’une trappe s’activa pour laisser apparaître un double fond. Là se trouvaient un bon stock d’une trentaine de batarang qu’il rangea cette fois dans le double-fond de sa valise avant de continuer de fouiller un par un ces cachettes secrètes pour en sortir un minimum de gadget.

Un homme frappa à la porte, Tim sursauta et planqua ses gadgets sous une pile de classeurs et de vêtements avant que son ami Ives. L’adolescent redresse le regard, agenouillé sur le sol, ramassant une pile de vêtement pour l’entasser dans la valise.

« Eh bien, tu ne perds pas ton temps toi… » lança Ives, un pas dans la chambre, refermant doucement la porte d’entrée. « Ecoute… ça doit être super dur pour toi tout ce qui se passe. Tu sais… d’abord ton père, puis… Bruce Wayne tué par des égoïstes qu’on idolâtrait enfant… On vit dans un monde de dingue ces jours-ci, hein ? »

« Un monde de dingue, oui… » marmonna Tim sans prêter davantage attention à son ami, son visage était fermé, sa voix était glaciale, tout cela n’était que du cinéma. Bruce était en vie et l’adolescent n’avait aucunement besoin de verser sa larme.

« Quoi qu’il arrive… ce que tu fais.. c’est pas une bonne idée. Tu peux pas abandonner les études comme ça. Ton père n’aurait pas aimé, et Bruce non plus… Tu es doué… Je sais que cette ville t’a fait vivre un enfer, mais partir d’ici ne te ramènera pas tes proches… »

« Je vais bien. » mentit l’adolescent avant de fermer sa valise. « Je n’ai pas besoin de tes conseils. Je sais ce que je fais. » il soupira, il va trop loin, il veut protéger son ami, au cas où son identité serait réellement corrompu. Mas cette querelle brisait le cœur du jeune homme. « Désolé… Je m’emporte… Je ne veux pas partir, mais je ne me laisse pas le choix, je me sens en danger de mort en tant que fils de Wayne… Tu comprends ? »

A peine eut-il le temps de s’expliquer qu’on entendit le carnage de Killer Moth dans le couloir de l’internat. Timothy redressa brutalement la tête, Ives jeta un rapide coup d’œil dans le corridor pour observer une foule d’étudiant s’entasser à sa gauche. Il se retourna vers son ami pour lui faire part de la situation.

« C’est le gros bordel, Tim. Viens donc voir. »

Le justicier fronça les sourcils. Sa main glissa le long de la valise, son doigt enclencha un bouton tactile, enclenchant la sécurité de celle-ci pour que personne ne puisse l’ouvrir hormis Tim. Il se leva pour sortir de sa chambre et suivre son ami qui s’était déjà précipité vers cette foule en panique.
Le jeune homme pu alors observer les prouesses de Killer Moth, arrêtant ses camarades de classes pour n’importe quel raison, les humiliant publiquement devant une foule et un directeur impuissants.

« Ils ont vraiment des tarés dans leur recrues du Gouvernement ! » lança Ives avant de se tourner vers Tim qui, il y a quelques secondes se trouvaient juste à sa droite. Un fantôme s’était déjà mêlé à la foule pour se rapprocher des agresseurs en question. « Tim. Qu’est-ce que tu fous ?! »

Ce qu’il fait ? Tim agit, au contraire de toute cette bande d’idiots apeurés devant un gang de clown qui sème le chaos dans un dortoir. L’adolescent parvient à se frayer un chemin jusqu’au chef de gang qu’il reconnu immédiatement. Killer Moth, alors cet abruti travaillait pour Waller ? Pourquoi cherchait-il des complices des rebelles dans une université ? Si il essayait de traquer le justicier et bien, sans le savoir, il avait attiré son attention. Timothy attrapa le premier téléphone qu’il avait emprunté à un élève au hasard dans la foule et l’avait rapidement modifié pour l’envoyer en plein dans la joue de Drury. Le téléphone, une fois en contact avec l’ennemi, envoya une décharge dans les muscles de son visage. Les regards se tournèrent vers Red Robin, toujours en civil, défiant du regard chacun des membres de cette équipe de bras-cassés.

« VA DONC T’EN PRENDRE A QUELQU’UN DE TA TAILLE VIEUX DEBRIS.
» cracha Tim. « REBELLE, RECRUES, vous ne valez pas mieux l’un de que l’autre à vous en prendre aux innocents, et maintenant à NOUS. Qu’est-ce qu’on vous a fait ?! » Ces paroles étaient celle d’un adolescent révolté, et non celle de Red Robin qui se serait probablement moqué ouvertement de Killer Moth et de sa bande avant de leur mettre une raclée. Son costume reposait malheureusement dans la valise, il ne pourra pour l’instant pas se battre en tant que justicier, mais en tant qu’étudiant révolté.

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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 8:54
Les réseaux sociaux étaient un monde dans le monde, une Société dans la Société. Ils avaient leur code, leur langage, leur culture, leurs habitudes, un embryon d'Histoire et sa propre conception du Temps, de la Vérité et de la Justice, certains même s'offraient le luxe d'une police politique de la pensée. Bref, alors que les médias traditionnels portaient leurs regards, via des professionnels de la parole et de l'image, vers leurs calendriers soigneusement préparés, uniquement parés aux impondérables internationaux ou à forte teneur en audimat facile, les réseaux sociaux, eux, munis d'une infinité de cyclopes électroniques étaient prêts à prendre photos, vidéos et à émettre des commentaires en une telle quantité qu'il serait statistiquement impossible de tous les imprimer sans massacrer tous les arbres de la Planète.

Drury avait commencé face à une incrédulité absolue sa mission salvatrice, puis, dès son premier coup d'éclat, la majorité de son audience avait commencé à le braquer avec ses téléphones intelligents*. Bientôt le ciron du mal serait photographié et pris en sandwich dans des fils d'activités entre le repas du midi et un GIF de chaton. Les hashtag (ou croisillon, diésage, mot-dièse, mot-clic, labellisateur, voire Indicateur Sémantique de début de mot-clef) commencèrent à pleuvoir. #WhatTheMoth, #RecruePower, #RecrueWTF, #OnVautMieuxQueLaMite, etc. En moins de trois minutes, ça commençait à gazouiller sec dans les couloirs. Mais seuls les pouces réagissaient, les visages restaient fermés. Le directeur était encore indécis, entre la contemplation nihiliste de ce spectacle aberrant et l'envie d'appeler le procureur. Nul doute qu'il trouverait bientôt de quoi trancher son indécision.

C'était à la fois spectaculaire et effrayant, voir les étudiants qui n'observaient plus la scène qu'à travers l'écran déshumanisé de leurs appareils téléphoniques et s'outrer, applaudir ou hurler leur colère qu'au travers de leurs commentaires silencieux. Nul voix ne s'élevait, s'ils avaient eu une application "Jette ton pavé", nul doute qu'ils auraient appuyé frénétiquement sur leurs écrans pour montrer leur désapprobation.

La mite, galvanisé par l'absence de révolte ouverte allait se lancer avec les siens à l'assaut de la prochaine chambre étudiante lorsqu'un téléphone vint percuter son merveilleux casque. Le choc prit par surprise le criminel qui baissa la tête vers l'objet. Qui avait osé?! Quel odieux foutriquet s'était senti assez courageux pour oser s'en prendre à la plus fidèle et la plus dévouée Recrue du gouvernement?!

Mais le rebelle se fit connaître en premier en osant insulter, défier et critiquer Killer Moth. Le paltoquet inconséquent, l'infâme larve de la dissidence! Il allait voir de quel suc l'insectoïde maléfique de Gotham se nourrissait. Par les ocelles du Petit Satyre des Bois, il allait voir!

- Quelle outrecuidance! Comment oses-tu misérable!
cria Drury dans la direction du garnement.

Lui, vieux? C'était la meilleure, d'accord sa trentaine était bien usée, mais de là à l'appeler vieux débris, il n'avait visiblement pas regardé le directeur! Puis sa taille! Sa taille? Mais il allait lui faire gagner la différence de taille à grand coup de botte aux fesses! D'un geste rageur, comme annonciatrice de la violence à venir, la mite du mal abattit son pied sur le téléphone volage dans l'optique de le pulvériser. L'écran se fêla bel et bien mais l'objet commença à glisser comme une savonnette, emportant avec lui l'insecte geigneur. Un étudiant se plaignit du sort réservé à son portable.

Les moths étaient divisés sur la conduite à tenir, deux voulaient continuer d'ouvrir les chambres, heureux de pouvoir violer la vie privée de leurs semblables, deux autres préféraient attendre les ordres et le dernier observait le jeune enhardi comme pour mettre un nom sur ce visage.

- Gnii, grinça Drury en se relevant. Je n'accepterai pas un tel affront chenapan, je m'en vais te morigéner si tu ne présentes pas tes excuses! Je suis un représentant de la LOI, celle que la présidente Amanda Waller a jugé bon de mettre en place pour assurer votre sécurité et le bien de tous! J'applique la traque au rebelle et à tous leurs suppôts, les batman et autres bat-fan, ses hordes de robin, ses alliés absurdes, même les Joker et toute cette engeance dégénérée doit tomber et elle tombera. Nous ne devons pas... euh... hum... crainte oui voilà...

#OnPigeRien tapota un abruti dans la masse.


Voilà que son élocution 4.8 commençait à lui échapper.

-... Et pour répondre simplement, les étudiants de cette ville ont trop souvent acclamé, félicité et adulé les ennemis de l'État d'aujourd'hui, et.... et.... et puis zut, je n'ai pas à me justifier devant... euh... c'est qui lui? demanda minablement le plus grand héros/criminel/Recrue/insecte**.

Avant que le directeur n'ait pu répondre, un moth*** répliqua.

- C'est Tim Wayne, déclara-t-il, je l'ai vu une fois en photo dans l'émission de Vicky Vale.

- Tu regardes ça toi? s'étonna Drury dont l'échelle des priorités était sérieusement à revoir.

- Ben, vous savez Vicky Vale a une rubrique de potins mondains très travaillée.


#VickyLove publia un étudiant.

- Peu importe, balaya la mite d'un geste de la main. Attends, tu as dis Wayne???

La mite se tourna vers l'odieux fomentateur de troubles.

- Wayne? Tu es de la famille de celui que le Batman a terrassé avec ses potes? Et tu oses trouver à redire à notre noble cause? S'agirait de réfléchir avant de jeter cent cinquante dollars sur un représentant de la loi! Heureusement, la mite est magnanime et j'imagine que cette terrible situation te fait perdre le sens commun. Excuses-toi et je passerais sur tes errements. Approches donc! Que tes camarades voient que tu es quelqu'un de raisonnable et de respectueux de tes protecteurs. Je suis même prêt à faire un seulphy**** avec toi.


Il ouvrit les bras en signe de paix, pour lui il ne faisait aucun doute que le jeune Wayne était perturbé, en colère, perdu comme lui le fut à la mort de son père. Dieu sait qu'il aurait eu besoin d'une grosse mite colorée pour le réconforter, mais il avait été seul, si seul. Pas question d'abandonner une âme comme celle-ci, qui sait, peut-être voudra-t-il même rejoindre le moth-gang après un gros câlin?

- En attendant vous autres, fit-il à ses sbires, continuez votre mission, même si on toute la journée faudrait pas rêvasser trop longtemps!

__________________

* Comprenez ceux qui pallient l'absence d'intelligence de leur porteur avec une quantité de gadgets aussi inutile sur le court terme qu'indispensables à la longue.

** Il était indéniable que Drury était a minima l'Insecte le plus grand de tout Gotham City.

*** Pour les fans du moth-gang, il s'agissait d'Hypollite.

**** Oui, Drury connaissait les autoportraits photographiques appelés selfies, mais seulement d'oreille.
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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 17:33

« Toc-Toc qui est là? LA LOI ! »
[Civil War ] ft. Drury Walker/Killer Moth

_____Un comportement des plus irritant de la part de Killer Moth. Tim Wayne, de son vrai nom, serra les poings, ferma sa mâchoire, un regard toujours emplit de haine envers cet insecte qui était venu gâcher ces plans. Il se tenait toujours devant cette créature, dressé sur ces deux jambes, écœuré par les paroles de cette recrue. Il recula d’un pas lorsque Killer Moth ouvrit les bras, laissa échapper une grimace de dégoût avant de prendre une grande respiration pour contenir toute la haine qu’il éprouvait envers cet idiot dont la tête était vide de toute activité cérébrale qui se respecte.

« Oui, je suis bien l’un des fils de Wayne. Que vous soyez ou non responsable de la mort de mon père adoptif je m’en moque pas mal et je n’ai aucunement perdu mon sens commun, bien au contraire. Comparé à tous les décérébrés de cet établissement, je sais que les causes de la mort de Bruce sont loin d’être celle que me revendique Amanda Waller. Non seulement, vous mentez au peuple, mais en plus vous vous en prenez à la jeunesse ? Je découvrirais la vérité, et j’irais personnellement vous botter le…»

« Ahahaha ! Mais quel farceur ce Tim » lança Ives en enroulant son bras derrière la nuque du garçon, resserrant la pression, un indicateur pour lui couper la parole et lui demander de se taire une bonne fois pour toute. « Ne lui en voulez pas, il est un peu perturbé par tous ces tragiques événements…. Vous savez… Les phases du deuil tout ça, tout ça. Il croit que vous allez détruire sa deuxième maison, mais c’est dans sa tête n’est-ce pas ? Vous êtes juste là pour faire votre travail, hein ? »

Pendant qu’il caressait l’insecte dans le sens du poils à travers ces belles paroles, le fidèle ami de Tim poussa ce dernier à faire demi-tour et à se fondre dans la masse et disparaitre peu à peu du champ de vision de Killer Moth et du reste de son gang déjà parties inspectaient les chambres suivante. A quelques chambres de là se trouvait celle de Timothy. Même si les probabilités que le gang de Killer Moth trouve son matériel de justicier, était mince, il ne voulait pas négliger les risques et les conséquences si cela devait arrivé. Il fallait donc agir, gagner du temps et c’est ce qu’avait tenter de faire Tim Drake, en tant que civil juste avant que son ami de toujours ne vienne tout foiré en voulant bien faire, pensant que son ami avait perdu la raison.

« T’es complètement j’té ou quoi ? » murmura Ives à Tim qui gardait un œil. « Tu aurais aimé finir comme les deux autres, avec leur crâne rasé ? T’as bien de la chance d’être un Wayne mon garçon, t’es pas passé loin. Non mais qu’est-ce qu’il t’a pris d’agir comme ça ? »

« Ils sont tarés, Ives. Tu ne vois pas ? Toute cette mascarade, cette fouille n’a pas le moindre sens. J’ai juste voulu…Oh et puis laisse tomber, je n’ai pas besoin de toi. » grogna de nouveau Tim.

Il força son ami à le lâcher une bonne fois pour toute pour accélérer le mouvement une fois sortit de la foule, pour venir se réfugier dans les toilettes publiques pour homme les plus proches de sa chambre universitaire. Il prit soin de verrouiller la porte derrière lui avant de reprendre son souffle. Ces camarades penseront qu’il est partit s’isoler dans son coin pour supporter son deuil, mais son intention était tout autre. Il ouvrit la petite fenêtre, assez étroite mais Tim arriva à la traverser grâce à son agilité et parvient à s’agripper sur une branche d’arbre la plus proche, se cachant derrière l’épais feuillage de ce vieil arbre avant de se fraya un chemin jusqu’à la fenêtre de sa chambre. Il déverrouilla de l’extérieur cette fenêtre et entra.
Il se tourna vers sa valise et la déverrouilla à son tour pour récupérer son équipement. Il attrapa son costume de Red Robin qu’il enfila, retirant son sweat et son t-shirt pour laisser voir l’épais bandage blanc qu’il avait sur le ventre. Cette douloureuse blessure à l’estomac était encore là et elle le ralentissait pas mal. Mais cela ne l’empêchera pas de donner une bonne leçon à ce Killer Moth.

Une fois son équipement sous la main, son costume entièrement porté, il rangea le surplus d’équipement inutile dans sa valise, la verrouilla et la glissa sous son lit le temps de corriger les intrus. Il sortit de nouveau par la fenêtre et se dirigea vers l’une des chambres les plus proches du gang, toujours à la poursuite de jeune rebelle. La chambre était déserte, mais il put entendre à travers la porte menant au corridor le moth-gang s’impatienter et la foule commençait à s’exciter.

L’adolescent semblait plutôt détendu, confiant, il se laissa tomber sur le lit, attrapant le bouquin de physique installé sur la table de chevet et se mit à l’aise dans une chambre qui n’était pas la sienne. Lorsque la porte d’entrée s’ouvrit enfin, Red Robin était avachit sur le lit, le visage caché derrière le bouquin.

« Quelle surprise. Je suis cerné. » lança Red Robin avec le plus flagrant des sarcasmes.



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MessagePosté le: Jeu 22 Juin - 21:33
Drury venait de se prendre ce que l'on appelle couramment un vent. Le jeune garçon était peu réceptif aux attentions de Killer Moth, qui lui avait pourtant proposé un marché des plus honnêtes. Sa manière de se comporter dénotait une bien mauvaise éducation, releva la mite en son for intérieur. Pouvait-on lui en vouloir? Il venait de voir son univers être bouleversé, mais face à tant de téléphones portables braqués sur lui, le criminel le plus haut en couleur de Gotham allait se montrer intransigeant. C'était les excuses ou la mise à l'amende pour outrage à un représentant de la loi, niark! S'apprêtant à reprendre l'impétueux adolescent, le ciron se fit couper la chique par une intervention qui relevait du sauvetage en haute mer.

Il se fit assaillir de prétextes, de rires forcés et d'excuses bidons. Bon, grosso modo, voir une victime en puissance se faire sauver de justesse d'une solide réprimande était dans les grands canons de l'idée que se faisait Drury de sa stature de grand méchant effrayant. Fuir avec de faux prétextes était de bon aloi. Il avait effrayé un adolescent. Enfin sa technique et son assiduité avait payé!! Il laissa donc les deux étudiants s'en aller, trop heureux de se féliciter intérieurement.

- Vous avez raison de vous confondre en excuses, la mite n'est d'ordinaire pas du genre à accepter un refus. Mais je saurais me montrer grand prince étant données les circonstances.


Il se tourna ensuite vers ses sbires qui venaient d'ouvrir une porte avec l'aide du fameux passe-partout du gardien. ça enlevait au spectacle mais ça économisait les bras, l'un dans l'autre... Un moth pénétra tranquillement dans la chambre vide, suivit de l'un de ses collègues qui renversait instinctivement tout ce qui pouvait être renversé, juste pour l'apparence, le porte-manteau; une plante verte. Ce n'était pas nécessaire mais ça donnait plutôt bien. Ils ouvrirent des tiroirs, remuèrent du linge sale. Rien, même pas un sous-vêtement à l'effigie d'un justicier.

Pas grave. Killer Moth sortit un dérouleur de ruban adhésif vert de leur bric-à-bric et appliqua une grande croix sur la porte.

- Suivante! ordonna-t-il.

Le spectacle perdait en intérêt et certains étudiants préférèrent repartir à leurs activités. Le directeur observait nerveusement, toujours. Un moth ouvrit la porte suivante. Même inspection pour la forme, rien. Une nouvelle croix verte.

Puis la suivante. Deux moths pénétrèrent, le premier fouilla une armoire et le second flânait. Il observait les alentours fort distraitement lorsqu'il se rendit compte d'une forme sur le lit. Là, devant ses yeux se trouvait un justicier, un rebelle, un vrai de vrai. Pas du genre punk avec une coupe improbable, mais un costumé, avec la totale, masque, bottes et tout!

- Bouges pas! ordonna-t-il au lecteur sarcastique. CHEF! CHEF!

Il accourut dehors pour prévenir son supérieur, transmettant son excitation comme une fourmi transmet son agitation à ses congénères.

- Que se passe-t-il, que se passe-t-il? paniqua Killer Moth.

- Y'a... Y'a... s'excitait le sbire en sautillant sur place.

- Mais quoi? Parle scolopendre.

- UN REBELLE!
hurla-t-il de joie.

Le public redevint intéressé. Killer Moth faillit s'envoler de joie.

- Formidable, s'extasia la mite. C'est qui?

- Euh... euh... Red Robin! Sur le lit!

- Red Robin hein?
ricana Drury.

Une proie facile qu'il pourrait occire avec délectation.

- Il va découvrir la fureur de la mite! lança-t-il avec l'emphase d'une série Z.

Killer Moth dégaina son pistolet à fléchettes anesthésiantes et se planta devant la porte de la chambre.

- Red Robin, tu as deux choix, ou tu acceptes d'être arrêté et emmené au GCPD pour que tu sois incarcéré ou que tu prêtes serment au gouvernement pour devenir une Recrue, soit tu résistes et j'ai la pleine et entière autorité pour t'abattre.


- Mais enfin, vous n'y pensez pas, gémit le directeur, vous êtes dans une université, vous n'allez pas déclencher une bataille ici!

- Je vais me gêner! répliqua Killer Moth. Et puis si vous vous inquiétez pour vos étudiants, ils regardent Game of Throne non? Alors un cadavre ne leur fera pas peur hin hin hin. Prépares-toi Red Robin, j'arrive!

Et il se jeta dans la chambre sans forcément attendre de réponse, bondit et tira sans viser deux fléchettes approximativement vers le lit. Il allait pouvoir attraper un rebelle, pas question pour lui de laisser la gloire s'échapper en étant faire-play!
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MessagePosté le: Ven 23 Juin - 14:51

« Toc-Toc qui est là? LA LOI ! »
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_____Il était resté figé, comme un mannequin sans vie. Il se concentrait sur sa lecture, la lecture d’un énième bouquin de science physique qu’il avait probablement lu quand il était au collège. Il osa tout de même jeter un rapide coup d’oeil sur la mite qui semblait essayer de menacer l’acolyte de la chauve-souris. Il baissa son livre pour que son adversaire puisse apercevoir un visage masqué, mais un regard bel et bien blasé face à Killer Moth qui pensait avoir une chance de capturer le jeune garçon.

« Au risque de te décevoir Moth, je n’ai aucune intention de faire partie de votre secte de Recrue, et encore moins faire équipe avec toi. Et j’ai encore moins envie de finir derrière les barre… »

La première flèche arriva, Tim fut couper dans son élan. Il pencha légèrement la tête sur le côté, la pointe du projectile se colla au mur, bloqué. Ce n’était pas passé loin, heureusement que l’adolescent possédait d’excellent réflexe. Ces sourcils se levèrent, il avait peut-être sous-estimé la motivation de cet idiot. Son regard se ferma, il devenait froid, presque agressif envers son adversaire. La seconde flèche se lança, Red Robin leva son bouquin, la pointe se planta sur toute la profondeur de ce livre. Il observa ce gâchis d’un mauvais œil, laissant échapper une grimace de dégout à la vue de cette scène.

Il n’a pas le temps de l’insulter, mais il aurait bien aimé. Killer Moth avait bondit, ne laissant pas beaucoup de temps au garçon pour sortir du lit. Il fit un petit saut pour se retrouver les deux jambes sur le parquet, laissant échapper une grimace de douleur bien visible avant de sortir son fameux bõ et passer à l’action. La chambre était très étroite, cela n’arrangea pas le jeune garçon. Mais il restait optimiste, il ne fera qu’une bouchée de cette recrue.

Les téléphones sont de sorties et l’adolescent prend un malin plaisir à jouer avec son adversaire. Le jeune héros esquivait les attaques avec une souplesse plutôt impressionnante. Il sollicitait un peu trop sa blessure, mais cela ne semblait pas le gêner. Il finit par bondir une dernière fois sur son adversaire, il envoya sa chaussure en plein dans le ventre de Killer Moth. La puissance de ce coup força ce dernier à tomber en arrière, son corps sortit de la porte d’entrée de la chambre. Tim attendit que sa colonne vertébrale s’écrase sur le sol du corridor peuplé par une bande de paparazzi qui ne s’attendait pas à voir l’un des acolytes de la chauve-souris dans leur université. Ces derniers étaient, tout comme leur mentor, considéré comme des criminels par le gouvernement d’Amanda Waller. Les étudiants ne savaient pas tellement où se placer, quel côté ils devaient soutenir.
Le justicier se rapprocha et d’un bon, il écrasa le bout de sa chaussure sur chaque poignet de son adversaire afin de l’immobiliser entièrement et de l’empêcher d’utiliser son lance fléchette, des flèches contenant du produits anesthésiants. Une seule piqûre et l’adolescent se retrouverait à la merci de cette mite, et cette version alternative n’était absolument pas envisageable pour lui.

« Désolé de devoir gâcher tout tes plans, Moth… Mais c’est plutôt toi qui va finir au GCPD pour attaque dans un lieu public, en plus de cela une université, et pour falsifications de mandat… Tu pensais berner qui avec ça ? » demanda Red Robin, avant de se tourner vers le directeur de l’établissement. « Appart lui… »

Bien évidemment, le bouquant avait attiré le reste du Moth-gang qui continuait de fouiller chacune des chambres de ce couloir. Ils avaient fini par entourer l’adolescent pour ne lui donner aucune chance de s’enfuir. Red Robin ne semblait pas stresser par cette situation. Au contraire, un petit sourire provocateur illumina son visage.

« Et puis Game Of Thrones est une série surestimée. » souligna l’adolescent qui semblait à l'aise devant cette situation peu confortable pourtant.


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MessagePosté le: Sam 24 Juin - 13:10
Drury avait sorti sa palette complète: coup fouetté, brassage d'air avec l'avant-bras, jeu de jambes digne d'un homme qui marchait sur de la lave, mais son adversaire tenait bon, il envoyait ses poings approximativement, balançaient ses tibias comme un beau diable, tout ce qu'il touchait c'était du mobilier qui volait, vibrait, des affaires qui dégringolaient, la seule chose qu'il allait assurer était la séance de rangement pour le propriétaire des lieux. Mais la mite avait pu observer du coin de l’œil que le justicier n'était pas aussi sûr de lui qu'il apparaissait, hin hin hin, nul doute que sa petite grimace avait révélé un moment de doute, le combat était gagné d'avance!

Bientôt cependant le justicier lui défonça l'abdomen à grand coup de pied et devant la foule il osa, impertinent fanfaron, le désarmer.


Mais la mite n'avait pas dit son dernier mot! Il avait certes mal aux poignets, mais les séances de rédaction à la machine à écrire étaient bien plus douloureuses*. Le plus gênant était que le jeune prodige mettait dans le mille avec ses révélations. Mais ce serait sa parole de rebelle contre la sienne de recrue! Hin hin hin, la mite était à terre, mais la ruche diabolique de son gang avait encore des suppôts un peu partout.

- "Attaque" hein? Nihahahaha, il ne s'agit que de traquer les traîtres! Et tu en es un misérable, ta présence m'a donné raison! Je suis navré de te le dire mais le GCPD n'a pas autorité sur moi hin hin hin! A moi mes moths, gourmandez-le promptement!


Les moths se précipitèrent alors à la rescousse de leur chef. En lançant de grands "Pour Killer Moth!" ça c'était deux heures d'entraînements qui payaient enfin. Mais le sourire du justicier les fit un instant hésiter. Pour ce qu'ils en savaient, Game of Throne faisait la joie d'une génération, mais aucun d'entre eux n'avait reçu l'autorisation de leur chef de regarder la série, en tout cas pas dans la moth-cave, Drury étant très à cheval sur le taux d'étalage de chair sur son écran à LED, aussi haussèrent-ils des épaules lorsque le justicier commenta ladite production. Avant de se remettre à leur première activité: courir.

- Relâche le chef, tenta un premier alors que les autres, pour certains pied-de-biche à la main, accouraient vers lui.

L'un d'eux décocha un coup horizontal pour taillader le ventre de leur ennemi, le second préféra une pointe pour le transpercer et le dernier, sans arme, dans un mouvement de désespoir, se dit qu'il pourrait tenter de le ceinturer. Drury, lui, profita de quelques secondes pour rouler sur lui-même et dégager ses poignets.

Bientôt sur internet, le monde entier pourrait profiter de la pire synchronisation du monde. Le moth catcheur qui voulait servir de ceinture au justicier marcha sur une aile de son chef qui s'arracha sans demander son reste, le déstabilisant sur son collègue qui voulait transpercer le justicier, lequel tomba sur le troisième qui venait de porter son coup. Nul ne saurait dans la pagaille si le justicier avait encaissé un coup, mais Killer Moth fut aplatit par trois de ses fidèles.

Le "oufffff" qu'il poussa fit penser un temps à un matelas gonflable mal fermé après qu'un plaisantin ait décidé de faire un saut de l'ange dessus.

Heureusement, deux moths restaient opérationnels et eux s'attaquèrent sérieusement à leur ennemi, le premier avec deux marteaux et le second avec une paire de ciseaux. L'un voulait piler l'agaçant beau-parleur, le second ou lui faire une belle coupe ou lui ouvrir la carotide, il hésitait encore.

Alors qu'un échange musclé se préparait entre les trois individus, Killer Moth se débattait avec son engeance pathétique.

- Mais poussez-vous bande d'incapables! éructait-il en poussant une paire de jambes qui appartenait à deux moths différents.

Une main vint s'abattre sur son casque.

- Mais arrêtez ça!

- Chef c'est vous qui...


Alors que le rouge montait au front de Drury, que la température montait et qu'il sentait un genoux lui exploser le ventre, il se débattit plus violemment, balança littéralement ses hommes l'un après l'autre et se leva en rage. Encore en sueur, il hurla.

- Mon royaume pour un pied-de-biche!

Un de ses moths se précipita à quatre pattes pour récupérer une arme contondante et la tendre à son chef qui s'en saisit d'un geste sec. L'heure était venue de la faire à la sauvage, songeait l'esprit bouillonnant de rage de Killer Moth.

Il se précipita sur son ennemi et enchaîna les quelques coups qu'il avait observé durant les compétitions de canne, autant dire le minimum syndical, du tranché à la taille, du tranché à la tête, deux trois moulinets et quelques pointes maladroites, mais si un seul coup portait, au moins, il ferait mal car la mite ne se retenait plus. Trop de portables les observaient et la première partie du plan n'était pas à proprement parlé une réussite. L'heure venait de libérer l'insecte qui se terrait en lui! L'heure étiat venue de faire une bonne publicité au MOTH-GANG!

* Drury concevait le traitement de texte comme la balistique, la poussée initiale devait faire le travail, d'où une solide façon de taper au clavier et la raison pour laquelle il n'utilisait que peu les ordinateurs.
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