[NWO-CW] Sommet diplomatique [WW]

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MessagePosté le: Lun 19 Juin 2017 - 14:56
Le monde a changé.
Depuis que Brainiac a tenté de s’en prendre à Metropolis, et que seule Amanda Waller est parvenue à l’arrêter, cette dernière est devenue Présidente des Etats-Unis d’Amérique – et a lancé un gigantesque recrutement, forçant les Héros à l’accompagner, ou à s’opposer à elle comme Rebelles.
Elle tire notamment profit des errances de la Justice League, qui n’est pas parvenue à défendre la Ville de Demain et est apparue comme une structure dépassée, repliée sur elle, élitiste voire dangereuse.

Les temps sont durs pour les Héros… et pour leurs proches.
Si quelques surhumains ont décidé de se réunir au sein de la Justice League International, version mondialisée d’un groupe désormais rongé par des dissensions et des débats houleux, les critiques se font de plus en plus fortes envers ceux que la population voit de plus en plus comme des fous incontrôlables.
En ce sens, Aquaman notamment attire de nombreux regards – et une agressivité grandissante.

Le Roi des Mers, dont la réputation a oscillé entre la plaisanterie et le dangereux envahisseur sous-marin, a commis une erreur terrible dans son combat sur les plages de Themyscira ; et, en période de crise, une telle erreur apparaît innommable… et impardonnable.
Lors de la lutte contre Brainiac, Arthur Curry a utilisé les pouvoirs du Trident de Poséidon pour provoquer un tsunami – repoussant les troupes ennemies mais tuant, au passage, des dizaines d’Atlantes et d’Amazones.

L’acte fut terrible – abominable, vraiment.
Il est pleinement utilisé par la propagande gouvernementale pour justifier les répressions contre les Rebelles, et rend les rapports diplomatiques avec Atlantis très difficiles.
Le Roi des Mers, apparaissant en plus comme un fer de lance des Rebelles, est critiqué – dans son propre peuple, aussi. Et s’il lutte pour ses valeurs, il n’a pas encore pris contact avec les représentantes des Amazones, certainement trop occupé ou honteux pour cela…

Le temps passe, cependant.
Et les plaies ne se referment pas, constamment laissées ouvertes par la douleur de la perte et l’horreur de la trahison.

Cependant… cependant, si Aquaman n’a pas encore sollicité les Amazones, il n’est pas pour autant le seul représentant du Royaume d’Atlantis – et le seul dépositaire de pouvoir au sein de la structure sous-marine.
En ce sens, la présence devant la Maison de Themyscira d’une petite troupe discrète mais déterminée n’est pas anodine.



Devant la porte de l’Ambassade des Amazones située à Gateway City, foyer de la Princesse Diana depuis son entrée dans le monde des hommes, apparaissent en effet cinq soldats vêtus d’armures massives, mais non-armés.
Ils ne disposent en effet d’aucune arme, et se placent courtoisement et respectueusement devant l’entrée du bâtiment.

A leur tête se trouve un jeune homme fier et droit, qui ne porte cependant pas d’armure.
Il arbore un costume rouge et noir, réalisé dans l’emblème de son peuple de naissance – les Idéalistes, une branche des Atlantes qui s’était exilée pour tenter de vivre dans la paix et la connaissance ; cela n’a pas pleinement fonctionné, mais Garth entend leur faire honneur en arborant leurs couleurs.
Il tient, également, un Trident – qui n’est pas celui de Poséidon, mais impose le respect malgré tout.

Après un petit regard en arrière, pour confirmer que les cinq soldats sont bien derrière lui, il pousse un léger soupir – puis frappe à la porte de Maison de Themyscira.
Au bout de quelques secondes, une Amazone se présente ; il parle, alors, d’une voix agréable mais ferme. Il a positionné le Trident vers le bas, en signe de paix.


« Salutations, Amazone. Je suis Garth, ambassadeur du Royaume d’Atlantis dans le monde de la surface, conseiller du Roi Arthur. J’interviens ici en tant qu’envoyé du Sénat atlante, afin de m’entretenir avec la Princesse Diana. »

Celui qui se fait actuellement appelé Tempest a prononcé ces quelques mots en un souffle.
Il laisse un petit silence, pour souligner ses mots, avant de reprendre plus lentement.


« Cette entrevue a été proposée par mon Royaume, et acceptée par vos gouvernants. Je me présente donc ici, en signe de paix et de dialogue, afin d’échanger avec la Princesse Diana.
En ce sens, ma suite et moi venons désarmés – et je dépose, officiellement, le Trident, signe de ma position de conseiller royal, à vos pieds… en signe d’apaisement et en gage de notre bonne foi. »


Joignant le geste à la parole, Garth s’accroupit et pose le Trident à l’horizontal devant la porte d’entrée.
Il se relève, se redresse et attend ; derrière lui, il sent que les soldats ne goûtent guère une telle cérémonie – mais il n’a pas le choix. Depuis l’erreur d’Arthur, le Royaume est rongé par des débats terribles, et est isolé sur la scène internationale.
Waller entend utiliser cette crise pour imposer des règles strictes d’échanges entre les deux mondes, et Themyscira a coupé ses liens diplomatiques ; il faut agir, et retrouver un allié chez les Amazones. Si cela passe par une telle soumission… soit.

Les Atlantes et leur Roi ont failli, après tout.
Ils doivent en assumer maintenant toutes les conséquences.

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MessagePosté le: Lun 19 Juin 2017 - 17:45
/ HJ : Les paroles entre < … > sont prononcés dans la langue des amazones, une langue indo-européennes qui, si elle a des similitude avec le grec ancien, le latin et une influence afro-asiatique, ne sont pas compréhensible pour ceux qui n'ont pas de spécialité linguistique particulière. /

Les Amazones l'attendaient pleinement. Ce moment, cet instant qu'elles avaient tant imaginé. La réception des dignitaire atlantes. Les guerrières présentent dans l'ambassade n'était pas présente lors de la bataille, mais elles en avaient entendu le rapport de leur proches, et même les dire de la Princesse. Le Roi Arthur d'Atlantis avait provoqué un cataclysme digne du dieu Poséidon et avait tué des guerrières, certaines était grandement apprécié pour leur capacité sur un champ de bataille, elles vivaient et se battaient depuis des millénaires. Et leur vie fut effacé, par une seule vague. Il était déjà inconcevable que des hommes viennent se battre sur les plages de Themyscira. Ils étaient corrompus, faibles, et n'apportaient que le malheur autour d'eux. Et l'acte terrible d'un souverrain mâle, qui était de plus l'ami de la Princesse... c'était impardonnable. Les Amazones de Gateway City se sentait impuissante, car elles n'avaient pas pu être là. Et s'il y avait une chose que les Amazones détestaient, c'était le sentiment d'impuissance.

Aussi, ce n'était sans regard haineux et rempli d'animosité que les atlantes furent reçu à l'ambassade, la Themyscira House de Gateway City. Il y a bien des années, ces amazones avaient renoncé à vivre sur leur île paradisiaque et avait ainsi cessé de profité de l’immortalité qui s'y opérait pour vivre dans le monde des hommes, et suivre leur Princesse dans sa mission de montrer à ce monde ce que le mot Paix voulait dire. C'était ainsi les amazones les plus fidèles, les plus ouvertes et les plus sages qui s'était porté volontaire pour une telle mission. Et pourtant, aujourd'hui, elle se comportait comme leur sœur les plus conservatrices. Ce n'était pas Garth qui était responsable du Raz-de-Marée, pas plus que les cinq soldats qui le suivaient. Pourtant, les amazones les traitaient comme des responsable.

Garth s'était agenouillé, posant son Trident par terre. Les regards des guerrières se posèrent sur cette arme, pleine d'interrogation. Quant aux manières de l'atlante, elle n'apaisa pas les cœurs. Les mœurs des hommes n'étaient pas digne de confiance, ils s'agenouillaient un jour pour trahir le lendemain. N'était-ce pas après tout un ami de la Princesse qui avait causé tant de mort ? N'était-ce pas le gouvernement allié américain qui considérait aujourd'hui leur Princesse comme une potentielle ennemie, après tout ce qu'elle avait fait pour eux ? Non, leurs sœurs à Themyscira avait raison depuis le début, depuis des siècles. Les hommes ne méritaient pas l'aide et l'attention des amazones. Si elles avaient tuée Steve Trevor des années auparavant, tout cela ne serait jamais arrivé. Ils ne provoquaient que le malheur et en retour, ils ne méritaient que le mépris.

L'amazone qui a ouvert la porte prit finalement la parole. Elle utilisa la langue ancestrale des amazones, qui s'approchait du grec ancien et du latin, mais que les années d'isolation avait fait évolué d'une manière totalement différentes des langues sœurs du continent européen.

< Tu oses t'amener à nous, mâle, avec une arme capable de ravager des villes et des innocents. Est-ce cette arme qui a tué mes sœurs ? Je t'ouvrirais bien les entrailles avec, pour voir si les atlantes sont fait d'os ou d’arêtes. >

< Ils sont fait d'os, comme nous autre, Phaidra. Ce n'est pas cette arme qui a tué nos sœurs. Tu manques à tes devoirs, ils viennent pour dialoguer en paix. C'est à ma mère et à la générale Philippus de décider s'ils sont de nos ennemis, pas à toi. >

L'entrée de Diana dans la salle de réception est posée. Elle est vêtu d'une longue robe de soie blanche et d'une cape bleu. Quelques fils d'or viennent donné un effet de scintillement à la tenue de la Princesse des Amazones. Elle est belle, magnifique. Parfaite. Son charisme et son charme parvient à calmer d’emblée ses sœurs qui s'agitaient depuis que la porte s'était ouverte. Les Amazones sont toutes belles, grandes et fortes. Mais Diana l'est encore davantage, comme si les saints patrons l'avaient eux-même façonné dans la glaise pour qu'elle soit ainsi faite. Phaidra ne s'excusa pas, mais ne répliqua pas non plus.

« C'est un honneur pour nous, Amazones de Themyscira, de recevoir la délégation d'Atlantis. Tant que vous resterez ici avec des intentions de paix, il ne vous sera fait aucun mal sous ce toit, je vous en donne ma parole, Garth l'Idéaliste. A présent levez-vous. Et suivez-moi, l'avenir de nos pays dépend en partie de notre discussion, et il était urgent qu'elle ai lieu.

Diana amena l'ancien sidekick d'Aquaman vers une cour d'intérieure, puis elle entra dans une salle aux portes large et hautes, taillé en pierre. Ce passage dans la cour avait l'effet d'une machine a remonté le temps. Jusque là, l'ambassade était tout a fait classique et moderne. Mais maintenant, l'architecture respirait la Grèce Antique. Dans la pièce , illuminé par des torches, décoré par des statue de pierre d'anciennes Amazones et des jarres peintes racontant les différentes batailles qu'avait remporté le peuple de Diana, une large ronde en pierre, où le symbole de Wonder Woman était sculpté, était présente au centre de la pièce. Diana y déposa en son centre son épée, son bouclier et son lasso, invitant Garth de l'imiter avec le trident. La discussion se fera à nue. L'enjeu était trop important. Diana prit alors place sur la plus belle chaise en bois sculpté à Themyscira, et s'attendait à ce que son invité prenne celle d'en face. Le sommet diplomatique entre Themyscira et Atlantis pouvait débuter.
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MessagePosté le: Mar 20 Juin 2017 - 9:49
Garth, accroupi, attend la réaction des Amazones à son acte de soumission et de diplomatie.
Cette réaction ne se fait pas attendre – et elle est autant agressive et désagréable qu’il l’avait craint ; parfois, c’est difficile d’avoir souvent raison, surtout quand on s’attend régulièrement au pire.


« Hem. »

Le jeune homme grogne… d’une part, car il se doute que les paroles des Amazones prononcées dans un langage qu’il ne comprend pas sont désagréables, merci le ton et les regards terribles utilisés ; de l’autre, parce qu’il sent que les cinq soldats atlantes ont compris la même chose que lui, et n’apprécient guère cette réaction locale.
Les Atlantes sont un peuple fier et arrogant ; rien que le fait de venir ici s’excuser officiellement et tenter de renouer des liens est difficile à comprendre pour eux. Si les Amazones en viennent à les maltraiter, il va devoir les apaiser et éviter une nouvelle crise diplomatique…

Heureusement, la situation se renverse quand la Princesse arrive.
Encore accroupi, Garth se relève par réflexe, avant même que Diana ne l’invite à le faire. Vêtue d’une longue robe blanche et d’une cape bleue, elle est… superbe. Sublime.
Sa seule présence captive les Amazones et les Atlantes, apaisant des tensions montantes jusque-là. Tous semblent retrouver leurs esprits, et parviennent à respirer – et à expulser cette crispation qui menaçait la bonne tenue de ce sommet surprenant.


« Je vous remercie, votre majesté. »

Tempest esquisse un sourire, en se penchant légèrement en avant en signe de révérence.
Elle… impressionne, définitivement. Même s’il la connaît plutôt bien, car il a grandi et évolué en compagnie de Donna, et a donc été au contact de la Princesse ; elle n’en demeure pas moins bluffante, par son charisme et son autorité.


« Je vous confirme que notre visite a une vocation pacifique, et entend trouver de nouveaux rapports entre nos deux Nations. Nous répondons donc favorablement à votre invitation. »

Un petit geste de la main, et lui et les cinq Atlantes pénètrent dans la Maison de Themyscira.
S’ils passent initialement dans une salle moderne, ils débouchent très vite sous une porte large et impressionnante, puis dans une cour digne de la Grèce Antique.
De nombreuses statues et jarres narrent la riche Histoire, avec en son centre une table ronde en pierre, comportant le symbole de Wonder Woman. Cette dernière y dépose ses armes, et invite Garth et les Atlantes à faire de même.

D’abord surpris et impressionné par le lieu de la réunion, Garth se reprend néanmoins et vient s’installer autour de la table.
Les Atlantes demeurent derrière lui – mais ils n’ont déjà aucune arme, même s’ils n’ont guère apprécié de venir sans moyen de défense. Leur commandant a cependant insisté, et se rend compte qu’il a bien fait au vu de la réception par les Amazones.


« Votre majesté, je vous remercie encore une fois de nous accorder un tel entretien. J’agis ici, comme je l’ai indiqué, comme ambassadeur du Royaume d’Atlantis, qui entend reprendre une discussion avec l’île de Themyscira… suite aux événements de la bataille contre Brainiac, évidemment. »

Il soupire – il n’est pas à l’aise, clairement.
Mais il n’a pas le choix.
Les actes d’Arthur sont terribles, et sa volonté de ne pas y répondre directement a mis le Royaume en danger. La Présidente Waller profite de ces circonstances pour accentuer la pression sur la Nation engloutie, et Atlantis a terriblement besoin d’un allié de poids… comme Themyscira.


« Le Roi Arthur Curry, dit Aquaman, est responsable d’actes dont il devra et va répondre devant les tribunaux atlantes. Cependant, le Sénat et le Haut-Conseil ont conscience de l’impact de ces événements sur la scène internationale – et s’associe, pleinement, au drame vécu par les Amazones.
J’interviens ici à trois titres, votre majesté. En premier, pour vous informer que le Roi Arthur Curry sera jugé pour ses actes. En second, pour vous informer que le Roi Arthur Curry a récemment pris la décision de se retirer temporairement du pouvoir, un Régent ayant été nommé pour assurer le suivi. Et, en dernier, pour vous transmettre très officiellement les excuses sincères du peuple atlante pour le drame subi.
Nos deux Nations ont payé un prix terrible pour cet événement, votre majesté… ou Diana, si je puis me permettre. Nous entendons nous associer à votre deuil, et espérons pouvoir renouer, lentement, des liens entre nos deux mondes. »


Garth esquisse un sourire triste et timide.
Il sait qu’il marche sur des œufs – mais il doit avancer. Le destin du Royaume en dépend, et son nouveau statut implique qu’il veille dessus au péril de sa vie…

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MessagePosté le: Jeu 22 Juin 2017 - 19:11
Diana sentait que quelques choses n'allaient pas dans la conversation. Un malaise c'était installée et ce dès le début des négociations. L'acte de soumission des atlantes étaient clairement contre-nature. Les atlantes, tout comme les amazones, étaient des gens forts et fiers. Venir s'excuser en publique pour des actes commis par un seul homme c'était très difficile pour eux, et la Princesse Diana appréciait l'effort. Mais elle ignorait jusqu'où cela pouvait bien aller, jusqu'où serait-il prêt à aller pour s'excuser de renouer des liens avec les amazones ? Et quelle concession les amazones leurs demanderaient d'effectuer pour accepter des excuses ? Garth en dévoile certaine. Mais la princesse doutait que cela serait suffisant auprès de ses sœurs offensés.

« Je ne puis que m'attrister du sort d'Arthur – du Roi Arthur, excusez ma familiarité. C'était mon ami, et j'ose encore espérer qu'il le redeviendra un jour, quand le temps aura fait son œuvre. Mais comprenez bien, son acte est terrible et les amazones endeuillée sont en colère. Je sais que vos pertes ont été importantes, mais...

Diana hésita. Elle savait ce qu'elle devait dire, au nom de son peuple. C'était son devoir de les représenter, même quand elle n'était pas d'accord. Les tensions qui liaient les amazones à Diana n'étaient pas nouvelles, depuis qu'elle les avait quitté pour le monde des hommes. Et la crédibilité de Diana était maintenant à l’œuvre. Si elle ne voulait pas perdre la confiance de son peuple, elle ne devait pas être elle-même ici, maintenant. Elle ne pouvait se permettre d'être douce et gentille. Cela lui en coûtait, car elle savait que le peuple atlante n'était en rien responsable des actes d'Aquaman. Les atlantes étaient venus protéger les amazones, ils avaient combattu à leurs côtés, avaient péri à leurs côtés.

« Et sachez que mes condoléances envers votre peuple sont sincères – vraiment sincères. Ainsi ma première décision sera de vous remettre les dépouilles des vôtres conservé sur notre île, que mes sœurs et moi-même avons repêché après le drame. Ils ont le droit à des funérailles de héros de votre peuple. J'enverrais moi-même une délégation qui aura pour mission de tous les remettre. Nous avons repêché 48 atlantes. Certains ont été tué par Brainiac et ses machines, d'autre par la violence de la vague de Poséidon.

Diana soupira. Un soupir de soulagement et de tristesse. Elle savait que ces victimes étaient en partie l’œuvre d'Aquaman. Elle avait vu chacun de leurs visages, pour la plupart terrifier, surpris de voir ce qui leur arrivait dessus. Il serait malhonnête de dire qu'ils étaient tous morts à cause des enfers déchaîner par le roi Atlante. Les machines de Brainiac en aurait tué l'autre partie, qui avaient été emporté par les vagues et repêchés par les amazones alors qu'elles recherchaient leurs propres sœurs, qui n'avait pas la chance de pouvoir vivre sous l'eau. Certains atlantes frappés avaient pu, par chance, réchappé à la mort grâce à cette faculté. Diana imaginait quel mort horrible avait dû subir ses sœurs, de fières guerrières impuissante face au déferlement des océans.

« Mais mon peuple considère qu'Atlantis autant qu'Aquaman est responsable de nos morts. Deux fois plus nombreuses que les votre. Comme vous le savez, les morts amazones sont d'autant plus importantes que la reproduction n'existe pas sur Themyscira, et que nos guerrières ont plusieurs millénaire de vie. Je ne dis pas que vos morts comptent moins, je considère chaque hommes et femmes tombés comme une perte tragique. Mais mes sœurs ont décidé de vivre isolé du monde des hommes pour éviter que ce genre de catastrophe, provoqué par les hommes, ne recommencent. Que cette catastrophe est lieu sur notre île sacrée n'a fait qu'attisé davantage des colères millénaires, presque originelles, des amazones. Un seul homme ne pourrait être responsable de cela.

Diana s'arrêta. Elle savait que le plus dur était à venir. Elle était, à n'en pas douter, la plus modéré de ses sœurs. Peut-être la seule. Mais elle était l'ami d'Arthur Curry, et c'était à cause d'elle que Brainiac avait pu attaqué l'île sacrée de Themyscira. Sa responsabilité dans cette catastrophe la rongeait, elle aussi, par culpabilité mais aussi par la méfiance qu'éprouvait ses sœurs envers elle et le monde des hommes désormais. Elles avaient décidé de se cacher suite à la destruction et aux terrible perte de la cité de Themyscira, par Heraclès, il y a des millénaires. C'était l'histoire qui se recommençait. Et Diana voyait des années de tentative de réconciliation mis à néant pour une seule erreur, aussi dramatique soit-elle.

« Car le Trident de Poséidon, qui donne à Aquaman ces pouvoirs destructeurs terrible, appartient au peuple atlante depuis des millénaires. Il lui ont confié en même temps que sa couronne. Un don terrible de conséquences aujourd'hui. C'est le devoir sacré des amazones de protéger le monde des hommes contre la magie des dieux destructeur. Aussi, au nom de mon peuple, les Amazones de Themyscira, de ma Reine, la reine Hyppolite, et de la générale Phillippus, je demande à ce que le Trident de Poséidon soit remis à mon peuple pour qu'il soit gardé sous protection sacrée et qu'il ne soit plus utilisé par les hommes. Et ce comme nombre d'objets conservés par les amazones. Sans quoi, les négociations ne pourront continuer sur de bonne base.
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MessagePosté le: Ven 23 Juin 2017 - 15:30
Assis en face d'une des plus belles femmes du monde, mais aussi une des plus puissantes et des plus dangereuses, Garth a pleinement conscience qu'il affronte ici l'une des épreuves les plus terribles de son existence. Et, si les premiers échanges sont agréables et polis, la vérité de leur entretien ne tarde pas à survenir - et c'est soudain bien moins sympathique.

"Hem."

Les mains à plat sur la table en pierre, il grogne légèrement - puis esquisse un sourire sincère, en réaction aux mots véritablement touchants et agréables de la Princesse.

"Je... vous remercie, votre majesté. Réellement."

Les Atlantes ne bougent pas... mais réagissent, néanmoins, à ces condoléances.
Ils apprécient, et se détendent ; au moins légèrement. Ils n'aiment guère le principe de cette entrevue, ni les mots prononcés par l'ambassadeur - mais ils ne sont pas stupides. Ils savent très bien ce qui est arrivé à Themyscira, et l'ampleur des dommages occasionnés aux Amazones.
S'ils considèrent que seul leur peuple est important, ils ont la dignité de regretter les décès des guerrières... même si cela ne justifie pas pleinement cet entretien, qu'ils envisagent comme une forme d'humiliation.


"Je transmettrais vos condoléances, ainsi que votre proposition pour les funérailles de nos quarante-huit camarades tombés, au Sénat et au Haut-Conseil du Royaume d'Atlantis. Je suis persuadé que nos élus et les ministres apprécieront et sauront valoriser, à juste titre, ce pas que votre Nation entend faire envers la nôtre."

Son sourire, néanmoins, se module au fil de la suite du discours de Wonder Woman.
S'il continue d'arborer une expression positive, cette dernière n'est plus sincère : elle est maintenant imposée, par son rôle et par sa mission. Sans même se retourner, il sent, il sait que les Atlantes se crispent devant le ton, les paroles et surtout la demande de Diana.
Cela va poser problème - cela va poser un vrai problème.


"Je vois."

Il soupire, puis secoue légèrement la tête. Garth réfléchit, pèse chaque mot qu'il envisage de prononcer - puis soupire encore.
Il n'est pas cette situation... mais il n'a pas le choix. Au fond, il ne l'a jamais eu.


"J'entends votre discours, votre majesté. J'entends aussi vos arguments, qui disposent d'intérêts purement objectifs.
En effet... vos soeurs ont disparu par l'erreur, par la faute du Roi d'Atlantis. En effet, si notre Nation a été impactée également, Themyscira a été plus durement touchée. Et, en effet, la spécificité de la composition de votre île implique que le renouvellement générationnel... n'a pas lieu. Ou quasiment pas.
Je suis informé de tout cela, votre majesté. Je comprends votre demande, qui est légitime au vu des événements et qui a l'avantage de protéger le monde du Trident - et le Trident du monde. Je comprends, oui. Mais je ne donnerais pas suite à votre demande."


S'il demeure calme et sympathique, Tempest adopte peu à peu un ton plus dur - plus autoritaire. Son regard violet se fige sur le beau visage de Diana, mais il n'en tient pas compte ; il est plongé dans son rôle, et il n'entend pas en sortir de sitôt.

"Je suis ici en tant qu'ambassadeur du Royaume d'Atlantis... mais pas uniquement. L'information n'a pas encore été officialisée, rendue publique, mais l'avancée de notre conversation me plaît de vous l'annoncer.
Je suis Régent du Royaume d'Atlantis, votre majesté.
Le Roi Arthur a pris congé du trône, et j'incarne désormais le pouvoir et la décision de ma Nation. Si je comprends votre demande, je ne puis accepter de transiger sur le devenir d'un symbole de mon Royaume - de notre Histoire. Les Atlantes ne l'accepteraient pas, et je ne l'accepterais pas non plus."


Il joint, lentement, ses mains, en continuant lentement.

"Si vous entendez cesser les négociations suite à ce refus... je le regrette, mais j'en prends note.
Je suis venu ici pour présenter nos condoléances et tenter de trouver de nouveaux points d'entente ; pas pour condamner mon Royaume, pas pour abandonner son Histoire, pas pour le vendre au profit d'une alliance encore imprévisible.
J'en suis désolé, votre majesté. Mais je ne puis accepter les termes que vous évoquez."
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MessagePosté le: Mer 12 Juil 2017 - 10:29
« Et croyez bien que je regrette ce refus, mais il ce serait un mensonge si je n'avouais pas m'y attendre. Oui, ce trident est un symbole de votre belle et ancienne nation. Mais ce symbole est une arme, une arme dangereuse. Elle contient un pouvoir que nul homme n'est censé pouvoir possédé, et encore moins utilisé.

Diana connaissait bien les pouvoirs du trident pour l'avoir vu à l’œuvre, entre les mains d'Arthur. Oui, il a beaucoup aidé la Ligue de Justice et a permis de vaincre nombre d'ennemis. Oui, Arthur n'est pas quelqu'un de mauvais, jamais il n'utiliserait ce trident dans de mauvaise intention. Mais dans de mauvaises mains... elle avait déjà vu à l’œuvre Ocean Master avec, et cette arme devenait un véritable fléau pour les innocents, incapables de se défendre face aux déferlements des vagues provoqués par le trident. Cette arme était bien trop dangereuse, et Arthur venait de montrer que même entre de bonnes mains, elle pouvait faire de terribles choses, aux terribles conséquences.

« Laissez-moi cependant vous montrez quelques choses. Je doute que cela change beaucoup de chose. En fait, même en tant que régent, je doute que vous ayez véritablement le pouvoir de me confier cette arme. Mais cela vous donnera peut-être à réfléchir.

Elle alla s'en quérir d'une boite, une boite que seule l'Amazone était capable d'ouvrir. Elle en montra le contenu aux atlantes. La puissance de l'objet en question était palpable, terrifiante même, et attrayante en même temps. La magie à l’œuvre était à la fois terrible, et belle. L'objet en question pourtant semblait commun : des bracelets dorés. Rares étaient pourtant ceux qui avait vu Wonder Woman en porter de semblables. Parce qu'elle ne les portait presque jamais. Et pourtant, elle serait plus irrésistible que jamais avec, il suffisait de l'imaginer les portant sur un champ de bataille, il suffisait de cela pour savoir que ses ennemis n’auraient aucune chance face à elle.

« Les Gantelets d'Atlas. Magnifique, puissant. Et terriblement dangereux. Il multiplie grandement la puissance de ceux qui les porte ; vous imaginez donc le pouvoir qu'ils peuvent me confier. Grâce à eux, l'expression soulever des montagnes n'est pas qu'une image, et même Superman ne pourrait rivaliser avec la force qu'ils me confient. Un grand pouvoir. Je suis presque sûr de pouvoir les contrôler, un jour. Mais d'ici là, combien de dégâts involontaires et collatéraux je pourrais faire ? Combien d'innocents et d'amis en pâtirait. Oui, c'est un artefact magique puissant, un don des dieux. Mais je ne les porte pas, car leur pouvoirs m'effraient.

Diana le reposa à leur place, sur un piédestal situé à l'arrière de la salle, sur lequel était sculté Atlas lui-même, dans son habituelle position, en train de porté la voûte céleste comme Zeus l'avait condamné à faire. Atlas était d'ailleurs surnommé le Roi d'Atlantis, et Diana ne pu s'empêcher de lâcher un triste sourire en pensant à cet ironie. Finalement, Diana retourna à ses inviter, plus solennel et nostalgique que depuis le début de l'entretiens.

« En tant que représentante de Themyscira, je ne peux retirez ma requête, aussi vaine soit-elle, car je tiens mes ordres de ma Reine. Mais la femme que je suis ne peux m'empêcher de vous conseillez à ce sujet : vous ne donnerez pas cette arme à mon peuple, je le sais. Mais ne laissez personne l'utilisez davantage. C'est une arme de destruction, même entre de bonnes mains, elle ne peut que causer du dégâts. Votre peuple en a payez le prix, autant que le miens. Et vous savez que son frère désire ardemment son pouvoir. Le Trident n'est pas fait pour être entre les mains des mortels.

Diana soupira. Il fallait désormais prendre ses responsabilités, car elle savait que l'entretiens tirait à sa fin.

« Malgré votre refus, je ferais en sorte que nos peuples restent en bons accords. Mais si vous ne faites pas les choses nécessaires à la paix dans ce monde, je le ferais moi-même. C'est mon devoir.
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MessagePosté le: Mer 12 Juil 2017 - 12:08
Garth demeure silencieux durant toute la réponse de Diana.
A la fois par respect, mais aussi par curiosité.
Il sait très bien que la femme en face de lui a conscience de l’ampleur de sa demande, et de la réponse qu’un Régent doit y apporter ; ils jouent ici une partie difficile, tous deux perdus entre les devoirs de leurs charges, et les raisons de leurs cœurs.


« Je le comprends, votre majesté. »

Les mains jointes devant lui, calme, Garth a laissé son regard violet concentré sur le beau visage de la Princesse amazone. Même quand elle s’est levée pour aller chercher le coffret, il n’a cessé de la suivre des yeux ; bien sûr, sa silhouette parfaite a aidé à ce que son attention demeure entièrement concentrée sur elle, mais pas uniquement.

« Tout comme il est de mon devoir, du devoir d’un Régent, de protéger les citoyens du Royaume d’Atlantis… même ceux qui commettent des crimes. »

Un léger signe de tête – et le message est clair.
Personne ne touchera à Arthur.
Personne ne le touchera, à moins de subir derrière la fureur du Royaume.


« Je vous remercie, néanmoins, de votre volonté affichée et suivie de rétablir les relations entre nos peuples. Je vous confirme qu’il s’agit également de la conduite que j’entends appliquer, et j’espère ainsi que le Royaume d’Atlantis et Themyscira pourront dialoguer à nouveau. »

Un léger sourire glisse sur son visage.
Sa mission n’est pas une réussite totale – mais elle n’est pas un échec non plus. C’est déjà ça.


« Concernant le Trident, ce dernier est en effet une arme d’une puissance extraordinaire, dont le maniement doit être contrôlé.
Cependant… certes, je comprends la demande de la Reine Hippolyte. Je dois néanmoins vous informer que, de représentant d’un Etat à un autre, il peut être considéré comme… cavalier, d’exiger qu’une telle arme soit remise à une Nation voisine, alors que cette même Nation conserve elle-même une arme d’une puissance égale. »


Son visage a repris son sérieux et sa dureté.
Et, derrière lui, les soldats atlantes bombent le torse par réflexe ; ils sont fiers que leur Régent ne se laisse pas faire. Ils sont fiers de pouvoir compter, encore.


« Certes, le Trident a été utilisé pour commettre des actes terribles ; mais une Nation ne saurait confier à une autre le soin de gérer de telles armes.
La Surface, ou plutôt le Monde des Hommes, utilise le principe des menaces nucléaires partagées pour éviter une attaque globale : si je ne crois pas, personnellement, que ce système soit viable, je ne pense pas non plus que confier des armes puissantes à une seule Nation soit une bonne idée.
En soi, la seule solution serait d’anéantir ces armes – mais ni vous, ni nous, ni eux ne sont prêts à cela. Surtout pour des artefacts aussi chargés historiquement pour nos peuples… Atlantis ne supporterait pas de perdre un bien d’Atlas, bien sûr. »


Garth finit par une note plus positive, et un sourire pour chasser la tension. Il laisse, volontairement, quelques instants de silence, avant de reprendre d’une voix plus douce et sympathique.

« Je crains que cette entrevue ne soit terminée, votre majesté. »

Le jeune homme se lève, et remet la chaise en place.

« Je vous remercie pour votre temps et votre bonne volonté, Princesse Diana. Je n’en doutais pas, mais je suis… ravi d’avoir pu échanger avec nous. »

Tempest s’avance vers elle, et esquisse un sourire sincère.

« J’espère pouvoir, à nouveau, vous rencontrer dans de meilleures circonstances, mais sur une base aussi constructive. »

Il réalise alors une petite révérence, puis se redresse.

« Bonne continuation, donc. Le meilleur pour vous, votre peuple et vos proches. »

Garth se détourne, alors, et commence à marcher vers la sortie – avant de s’arrêter, pour jeter un regard en arrière.

« Et… bonjour à Donna, bien sûr. »

Un petit sourire, et le Régent du Royaume d’Atlantis disparaît dans la Maison de Themyscira – puis à l’extérieur.
La mission a été menée, donc ; et si elle n’est pas une victoire, elle est loin d’être une défaite. C’est déjà bien. C’est déjà beaucoup.


(HJ/ Merci pour ce sujet très agréable. Smile /HJ)
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