[NWO - CW] La mite au logis

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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 12:31
[HRP] Pour ceux qui aime suivre les chronologies, ce sujet fait suite à : Le moth-gang se dissout[/HRP]

Le moth-dérouleur de scotch acheva de dévider son ruban adhésif sur un nouveau moth-carton avec l'inscription "Pour les pauvres". Drury sifflota un air indéfinissable, il était de ceux qui étaient doté d'une oreille immonde mais se persuadaient qu'elle était absolue. Autour de lui, sa moth-cave était pleine de piles de cartons, de caisses en bois diverses avec des annotations plus cryptiques les unes que les autres que lui-même serait incapable de déchiffrer sans le calepin qu'il avait enfermé dans un carton déjà déménagé. La moth-table de pilotage stratégique était recouverte de papier bulle et de vieux journaux poussiéreux servant à protéger les biens les plus précieux de son ex-organisation. Dans le penthouse de Cameron Van Cleer, accessible depuis l'unique ascenseur du repaire, plus rien ne restait, tout avait déjà été évacué, notamment la fourmilière de Gilda VII, la cage à papillons et la série de photographie de Drury avec divers insectes rapportées de ses voyage, le reste était hautement accessoire.

Dans son costume de Killer Moth, désormais sa seule et unique peau, il s'assit sur une chaise après en avoir ôté les divers instruments qu'il y avait posés. La moth-cave était silencieuse. Elle qui n'avait jamais connu que l'agitation continue de la termitière du mal, cette étrange immobilité sonore la rendait morte. C'était devenue un caveau déprimant à l'atmosphère de souvenirs suspendus. Drury soupira d'aise une nouvelle fois. La solitude était une amie atrocement fidèle qu'il avait un temps essayé d'écarter. Il avait maintenu l'illusion d'un homme populaire et toujours entouré, mais l'artifice même avait échoué. Il était seul, préférant sauver la vie de ses hommes plutôt que de les sacrifier dans une quête à laquelle il croyait dur comme fer. Aveuglé par sa vanité narcissique, Killer Moth voyait bien la fin que représentait cet investissement qu'il abandonnait. Il croyait cependant en l'avenir, son avenir. Il savait que rien ne l'empêcherait d'embrasser une carrière de rebelle génial. Il prouverait qu'il était un parangon de vices et que nul ne lui résisterait.

Dans un coin restait sa fidèle moth-mobile, dernier reliquat qui l'accompagnerait avec quelques cartons jusqu'à son nouveau repaire. L'opération Gerris Lacustris, du nom des punaises capables de se déplacer sur l'eau, était lancée. Il avait effectivement acheté, en passant par divers prête-noms, un magnifique Yacht qui mouillait en ce moment dans la baie de Gotham, là se trouvait désormais son centre opérationnel. Il y avait fait installer un laboratoire, une pièce pour ses insectes et avait lui-même aménagé un espace pour sa moth-mobile après avoir revendu l'hélicoptère qui était vendu avec. Il avait passé les plus étranges heures de sa vie à choisir le modèle de navire qui pouvait intéresser un milliardaire en goguette. Le vendeur lui avait proposé mille choses absurdes comme mettre des miroirs au dessus de son lit ainsi que de nombreuses chambres d'amies (pourquoi tant de clins d'oeil?), il avait toutefois craqué pour le home-cinéma et le salon-bar dans lequel il avait fait installé le plus grand assortiment de sirops et de jus de fruits. Le vendeur avait été déçu de se voir refusé l'achat de champagne. C'était en tout cas un "super bateau" de l'avis de Cameron Van Cleer, quelque chose s'était brisé alors chez le vendeur.

Killer Moth quitta ses rêveries et se saisit d'une moth-tablette à pince qui décrivait méthodiquement ses étapes, il en était à la 78: "chargement mat. dvrs." Il cocha l'étape 1: "mettre dans carton", prêt à passer à l'étape 2: "Mettre dans moth-mobile". Il gloussa de satisfaction, heureux de faire preuve d'une belle organisation. Un empire éternel ne tient que sur des fondations solides.

Il se leva, commença à prendre ses premiers cartons, lentement du fait des blessures qu'il avait subit récemment, et les organisa dans le coffre de sa moth-mobile, heureux d'avoir passé des temps impressionnants sur le jeu Tetris dans sa prime jeunesse. Ensuite, il n'aurait plus qu'à ouvrir la sortie des égouts, deux grandes portes métalliques qui donnaient dans les canaux les plus reculés du réseau d'assainissement de Gotham et s'en irait pour une durée indéterminée mais probablement longue. Seules les élections pourraient en décider.

Mais même en pleine fugue, alors que le gouvernement devrait sans doute le chercher, Drury restait préoccupé par de vaines dispositions bourgeoises de sécurité intérieure. Il songeait qu'il devrait bien vérifier que la seconde entrée des égouts (pour les piétons) serait bien fermée. Elle se composait d'une lourde trappe à volant, de même qu'il devrait désactiver l'ascenseur qui montait jusqu'au Penthouse.

Alors qu'il se saisissait d'un nouveau carton, il repensait à sa manœuvre malhabile. Il aurait dû faire croire à Mercy Grave qu'il serait devenu un agent double, voire triple, mais sur le coup il avait été trop content d'envoyer métaphoriquement balader le gouvernement en envoyant le message suivant: "C'était chouette mais la mite est et restera un criminel de renommée internationale, gardez vos chaînes! Un bon insecte est un insecte libre! Viva Motha!" Il s'était un peu trop emballé... Enfin bon, le regret était la volonté de changer ce qui ne pouvait l'être et Drury ne s'embêtait jamais de vouloir changer l'avenir - même s'il aimait le réécrire pour ne jamais affronter les leçons qu'il aurait dû en tirer. Pour l'instant tout se passait bien... pour l'instant...

Il se mit à siffloter un nouvel air.
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MessagePosté le: Mar 4 Juil 2017 - 10:01
« Monsieur Walker. »

Dans le silence de la Moth-Cave résonne soudain une voix – autoritaire, stridente, féminine.
La voix de quelqu’un habitué à être entendue, écoutée et obéie. La voix d’une chef. La voix d’une femme sans pitié.
La voix de Mercy Graves.


« Le bureau de Monsieur Luthor et de la Legion of Doom a été destinataire d’un mot de votre part. »

En se tournant, Killer-Moth peut découvrir la magnifique jeune femme qui lui fait face. Figée au milieu de la Moth-Cave, vêtue d’un tailleur de luxe, elle arbore une beauté évidente… mais froide, inhumaine, sans pitié.
Les lèvres pincées, elle plonge un regard terrible sur le visage de Drury Walker, et veille bien à créer une distance entre elle et les cartons, ainsi que le reste des affaires de son interlocuteur ; elle ne supporte pas d’être ici, et acceptera encore moins d’être touchée par ces frusques.


« Nos services ont également été informés de la dissolution de votre gang, ainsi que de votre choix de rejoindre le Rebelle Batman dans sa lutte terroriste contre le Gouvernement légitimement nommé et organisé. »

Chaque parole est prononcée à la perfection, chaque syllabe est formée sans faute ; elle impressionne, par son charisme mais surtout par sa puissance naturelle.

« Je suis venue ici… sur demande expresse de Monsieur Luthor et de Madame la Présidente des Etats-Unis d’Amérique. Sans joie et entrain, car je craignais de trouver ici la pathétique preuve de votre misérable inefficacité et de votre apport infinitésimal et nuisible à notre démarche… j’avoue que vous avez réussi à me surprendre, en m’imposant une déception alors que mes attentes à votre égard étaient nulles. Bravo. »

Mercy Graves s’avance d’un pas, puis sort de sa serviette un document qu’elle tend à Drury Walker.

« Je ne suis pas venue pour contester votre choix ou vous convaincre de rester, Monsieur Walker. Je suis venue vous remettre ceci. »

En regardant le document, le Vilain peut découvrir une des célèbres affiches Wanted – avec son nom civil, son nom de scène, ses informations personnelles, ainsi qu’une récompense.
Cinq mille dollars… une somme, mais relativement faible malgré tout.


« Nous prenons acte, Monsieur Walker, de votre sécession. Vous êtes désormais identifié comme un terroriste Rebelle, et vous bénéficierez alors des sanctions et mesures d’arrestation généralisées pour cette catégorie de la population. »

La jeune femme plonge un regard terrible sur Killer-Moth.
Elle reste silencieuse, figée dans une posture d’autorité – avant de pousser un profond soupir, puis de secouer la tête.


« Pff… je ne sais quoi vous dire, Monsieur Walker. Vous aviez là l’opportunité de servir votre Nation, mais également de casser votre réputation… et vous refusez. Soit.
Mais vous n’avez pas idée de l’ampleur des attaques dont vous allez faire l’objet – ils n’arrêteront pas avant de vous avoir, et de vous avoir fait mal. Les chiens sont lâchés, Monsieur Walker. Et ils ont votre odeur. »


Son regard glisse sur les cartons, et s’attarde sur les armes du Vilain. Sa voix se fait soudain plus sèche, plus terrible.

« Si vous disposez d’un peu de courage et de dignité… prenez la décision qui s’impose, et mettez un terme à tout ça avant d’avoir trop souffert. Un terme définitif. »

Et, sans le regarder, Mercy Graves se détourne de lui et s’avance dans la Moth-Cave, se dirigeant rapidement vers la sortie.
Alors qu’elle ouvre la porte, elle s’arrête néanmoins – et lance une ultime réplique à son interlocuteur.


« Adieu, Monsieur Walker. Vous ne me reverrez plus… mais je serais sûrement chargée d’identifier votre cadavre. Veuillez à vous laver, donc, pour rendre le moment un peu moins désagréable. »

Et elle disparaît, donc.
Laissant Killer-Moth seul – face à ses doutes, mais surtout face à la position officielle du Gouvernement sur son sort…

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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 21:24
Quelques instants seulement après le départ de Mercy Graves, qui livra son message sombre à la Mite pour tenter de l'inciter, peut-être, a se rendre sans faire d'histoire, le bruit d'une téléportation peut se faire entendre.

Dans une colonne de lumière étincelante se matérialise le nouvel arrivant, et quand sa forme se solidifie enfin, son identité devient évidente.

Razer, Red Lantern de son état, et membre actuel de la Legion of Doom et de la Suicide Squad. L'alien à la peau grise et aux yeux bleu de glace semble impassible et froid, pas une once d'émotion ne se reflète sur son visage alors qu'il fixe, après une ou deux secondes, ses yeux sur Drury Walker, alias la Mite Tueuse. Il se contente de lever la main droite et dit, calmement.

"Drury Walker, je crois que vous pouvez deviner la raison de ma présence. Cependant, j'ai un message a vous transmettre de la part d'une... amie... commune avant que nous ne nous lancions dans des affaires plus sérieuses."

Et un être d'une puissance terrifiante. Qui pourrait sans doute anéantir l'humain en un seul mouvement direct et violent, mais qui, de manière surprenante, ne fait rien pour l'instant. La seule chose qui apparait est en fait un hologramme, généré par l'anneau de Razer, rouge sang et plus imposant que les deux hommes qui se tiennent de chaque côté de l'apparition.

L'hologramme est, bien sur, celui d'Amamda Waller, actuelle Présidente des États-Unis, et elle regarde de haut - littéralement, Walker qui se tiens à ses pieds, très littéralement. La voix transmise par l'anneau est légèrement déformée, mais elle est quand même froide et tranchante comme un razoir. Et très, très mécontente.

"Monsieur Walker, premièrement, je me dois de vous transmettre mon chagrin, et ma surprise, face a votre récente... démission des rangs de la Legion. Perdre une Recrue est toujours tragique, quelles que soient leurs pouvoirs et leurs forces. Mais ce que j’admets ne pas avoir apprécié sont les mots que vous avez choisi d’utiliser dans l'écriture de votre lettre de 'démission'."

Une pause, elle continue de fixer d'un regard froid le petit homme a ses pieds comme une déesse des temps anciens jugeant un sujet à la foi vacillante. Juste assez longtemps pour le faire trembler dans ses bottes. Mais elle reprends ensuite la parole, et toute prétention de courtoisie a disparue.

"Cependant, je suis au regret de devoir refuser votre démission. On ne quitte pas la Legion, on ne quitte pas le recrues, sans en payer le prix. Vous auriez dut vous en douter, mais je ne m'attends pas à une grande intelligence de votre part, Monsieur Walker. Il est donc de mon devoir de vous annoncer que, a partir de ce jour, ce pays, et moi même, se passeront de vos services... définitivement. Mon envoyé prendra maintenant la suite."

Elle a un demi sourire qui ressemble plus à la grimace d'un requin, et ajoute presque aimablement, avant de disparaitre.

"Passez une bonne journée, Monsieur Walker."

Razer baisse le bras, et il porte maintenant un sourire en coin intimidant et ses yeux brillent d'une lueur rouge diffuse. Il prends la parole, reprenant là ou Amanda Waller avait laissé sa place a son agent.

"Vous avez été reconnu coupable de haute trahison, et la sentence est la mort."

Il se couvre de flammes rouge et s'élève dans les airs. Son sourire est maintenant large et f.roce, certain de son pouvoir et de sa victoire facile dans l'anéantissement d'un insecte comme Walker. Son anneau brille fortement d'une lueur sanglante, prêt a déchainer les feux de l'Enfer sur sa cible.

"Et je suis le Bourreau!"

Puis sand plus attendre, il envoie une salve de lances de feu écarlate vers sa cible, certain que ce sera sa seule, et unique, attaque. Et qu'il a dires et déjà gagné.
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MessagePosté le: Ven 7 Juil 2017 - 21:49
L'arrivée de Mercy Grave fit sursauter Drury qui déchiffrait l'étiquette de l'un de ses cartons. La jeune femme était grave, aussi pincée qu'un trombone et avec un ton qui lui rappelait sa mère. A ce souvenir, il en frémit, mais il la salua d'un léger signe de la tête, on pouvait être un brigand de premier ordre et avoir malgré tout quelques manières. Elle lui parlait comme s'il n'était qu'un enfant, la façon classique dont on s'adressait jadis à Drury. Elle lui rabâcha quelques poncifs dont il aurait pu faire le refrain de sa vie. Responsabilité... évoluer... bla bla bla...

Dirigeait-elle vraiment une organisation de criminels qui profitaient de la loi pour satisfaire leurs plus viles pulsions ou dirigeait-elle une start-up? La condescendance et le paternalisme suranné de son discours lui rappelait ses cours de management. Culpabilisation, levier sentimentaux, dégradation de l'estime de soi... Killer Moth se posait parfois les questions qu'elle formulait, mais pas assez longtemps pour remettre en cause sa vie. Et puis sa réputation... il y pensait justement, il voulait s'en refaire une, l'autre était passablement usée et prenait un virage qui lui déplaisait.

Elle lui tendit alors une affiche qu'il récupéra en la remerciant. Killer Moth resta un instant figé dans la posture de la mite-qui-n-en-croyait-pas-ses-yeux. Une affiche de recherche. Lui, Drury Walker alias Killer Moth était recherché! Il était un bandit primé pour cinq mille dollars, cinq mille! C'était dix mille de plus qu'il pensait valoir. La gloire enfin frappait à sa porte et Drury pouvait l'ouvrir toute grande en lui offrant un brandy et des insectes grillés.

Ses yeux se mouillèrent de sincères larmes de fierté. Il repensait à tous les gougnafiers qui l'avaient moqué, toutes ses péronnelles qui le surnommaient "pauvre type", tous ses misérables qui le prétendaient "bon à rien" et bien si, il était capable de décevoir le gouvernement et d'être recherché. C'était l'une des plus belles heures de sa vie, ça méritait une photo... mais il n'y avait plus de moth-photographe pour assurer l'immortalisation, il devrait se contenter de sa mémoire sélective.

Finissant sa triste diatribe, ne laissant même pas le soin à Killer Moth de lui faire partager une bouteille de champagne pour fêter ça, la jeune femme quitta les lieux. De pimbêche arrogante et moralisatrice, elle était passée au rang d'incarnation de la Justice. Elle aurait même pu lui paraitre séduisante sur le moment, mais du genre d'un scorpion venimeux dont on admire de loin la beauté. Quoique sa dernière phrase sur une solution définitive ne sonnait pas comme une prière à ranger le costume dans un placard mais à l'enfermer avec Drury dans une boîte en sapin authentique.

Il gloussa cependant de plaisir en regardant de nouveau son affiche, il la lit au moins cinq fois lorsque soudainement, une étrange lumière surgit. Serait-ce un admirateur qui venait réclamer un autographe? Un... une... (disons un en analysant la voix rocailleuse qui s'extirpait de sa gorge) être apparu. Il était rouge ou marron daltonien et si tel n'avait pas été son désir, il devrait immédiatement changer de tailleur. Il avait la peau blanche, mais avec son accoutrement écarlate elle devenait terriblement blafarde et il avait un regard d'assassin. L'hypothèse de l'admirateur disparut aussitôt que la mite croisa ses yeux. Killer Moth plia son affiche, comprenant qu'il aurait besoin de la protéger incessamment.

L'individu, dans une mise en scène macabre fit apparaître... Amanda Waller? Diantre, Killer Moth qui n'en avait vu que le buste à la télé et dans les journaux fut surpris de lui découvrir des proportions aussi... aussi. La présidente, ou le message enregistré qui la représentait, Drury n'en était pas sûr et n'éprouvait pas le besoin de se ridiculiser outre mesure en tentant de lui parler, lui servit un nouveau discours...

Mais c'était pas croyable! Ils étaient recrutés dans les écoles primaires? Encore des errements sur la tristesse de perdre un membre... Pour la dirigeante d'un pays en guerre contre la moitié du globe elle devait se déshydrater chaque jour en regardant les rapports du Pentagone. Cela ne fit pas plus d'effet que tout à l'heure, Drury avait appris face à une mère dominatrice et un père perroquet à faire glisser sur lui de telles tentatives. La présence du type l'inquiétait tout de mêle un peu, pourquoi était-ce lui qui transmettait ce message, Mercy Grave aurait pu le balancer en même temps que ses soupirs de désespoir. Le discours d'Amanda changea alors de gamme, ce qui répondait à la question précédente. Du manageur elle passa au "patron vraiment pas content".

Instinctivement, Killer Moth fléchit lentement les genoux pour assurer ses appuis sur le sol, comme si la gravité était devenue plus forte. Fléchir les jambes pour avoir un bon équilibre était un réflexe de survie que Drury avait acquis dans sa prime jeunesse, cette position permettait de pouvoir bondir ou entamer un sprint sportif, autant dire deux options que la mite du mal avait largement utilisées par le passé. Finalement, Amanda Waller disparut et l'étrange olibrius se décida à parler. Définitivement pas un admirateur.

Comme une sauterelle sous stéroïde, Killer Moth plongea derrière un amas de carton. Les lances ignescentes fauchèrent deux caisses en métal, firent fondre du polystyrène et enflammèrent joyeusement une autre pile de carton. La mite resta un instant contre le sol pour reprendre son souffle et rampa. Son ennemi était doté d'un anneau de puissance, un genre de cheat-code que la vie vous accordait si vous aviez décidé de sombrer dans la monomanie, enfin c'est ce qu'il avait compris du panégyrique que l'un de ses ex-moths avait fait d'un green lantern. Pour le moment, lui avait juste sa ceinture d'équipement trop classe, ses armes super bien personnalisée mais pas de babiole clinquante qui faisaient jaillir des étincelles mortelles pour quelqu'un d'autre que l'utilisateur.

Le casque fluo du bandit chercha une solution rapide... La fuite, la fuite, vite! Une armoire, une chaise, une affiche de "Plan 9 from Outer Space", une table en bordel, une caisse à outils vide, trois ampoules, deux fissures, la moth-mobile, une armoire vide, des étagères et... Oui, la moth-mobile!

Tricotant des membres contre le sol, Drury commença à progresser vers son véhicule, vérifiant à allure régulière la position de son ennemi. Il fallait qu'il gagne du temps maintenant. Il se rapprocha d'une étagère où trainait de l'équipement expérimental - plus que l'opérationnel - ainsi que l'équipement dont Killer Moth ne se servirait plus, à savoir des grenades, des grenades fumigènes et des tubes aux allures de feu d'artifice (qui s'avéraient être, Ô surprise, des moth-feux d'artifice). Il dégoupilla une grenade, se releva brusquement, se mettant hélas dans le viseur de son ennemi et se précipita loin de l'armoire, dans la direction de son véhicule.

L'armoire explosa. L'amas de grenades émit une détonation qui allait fournir de bonnes minutes d'acouphènes à Killer Moth, rayonna d'une telle chaleur que ses sueurs froides devinrent tièdes et généra un souffle qui l'aida dans sa course en le libérant temporairement de l'emprise de la gravité. L'étagère se disloqua littéralement, projetant ses débris incandescents dans toutes les directions; les grenades fumigènes accompagnèrent le tout d'un nuage vert et violet épais et poisseux qui s'étendit à rebours; quant aux feux d'artifice, ils jaillirent comme un Joker de sa boîte. Une fusée passa à côté de la jambe droite de Drury qui la vit s'exploser contre un mur dans une gerbe de vert très sympathique; une bombe violette transforma le coin toilette en une fontaine pop-art très hype; une charge explosa ensuite contre la moth-mobile, la débarrassant de quelques vitres surnuméraires; une autre s'écrasa au plafond et la dernière partie dans les égouts où les rats profiteraient d'un spectacle pyrotechnique fort agréable.

La mite retrouva alors le sol, les oreilles hurlantes, le cœur cognant comme un damné et la sensation d'une mort imminente retardée mais pas totalement écartée. La fuite, répétait son cerveau, la fuite, mais où était son ennemi? Le nuage coloré se répandait encore lentement. C'était le problème de ce genre de camouflage, il servait dans les deux sens.
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