[Nebraska - Lexington] Le manège (dés)enchanté [PV Maggie]

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MessagePosté le: Mer 19 Juil 2017 - 22:59
Il en fallait pour me pousser à venir jusqu'au centre même des USA. Encore plus au vu du bordel qu'avait mit en place l'autre espèce de loutre de présidente. Ils devaient tous s'y plier, eux, les superslip, à cette saleté de loi. Personnellement, je n'en avais rien à foutre… Encore moins si on prend en compte le fait que je ne suis nullement reconnu comme ressortissant américain, et encore heureux d'ailleurs. Malgré cela, j'étais là, au plein cœur de ce pays, de cet état dont la majorité du paysage se résumait à des plaines battues par les vents, et donc les seules âmes encore en vie que je croisais n'étaient autre que quelques paysans au langage des moins châtiés qui soit. Même pour moi. J'avais eu à faire à de trop nombreuses choses durant ma vie. Un voyage en enfer, une rencontre avec une sorte de serpent géant, un Dieu Aztèque, une prise d'otage en pleine ville, bref… Je n'avais pas chômé ces dernières années. Ce devait être pour ça que j'avais eu besoin de prendre le large, retourner dans le "fog" et les rues malodorantes de Londres. Ouais… On va dire ça comme ça, hein ! Parfois, il vaut mieux trouver ce genre d'excuses pour ne pas avoir à s'expliquer. M'enfin, j'avais du revenir pour d'autres raisons. Il fallait croire que personne dans ce pays de merde n'était capable de gérer une telle affaire. Tandis que je descendais du taxi qui avait fait le voyage depuis Omaha, mes yeux furent immédiatement attirés par une vaste zone d'ombres au loin, d'épais nuages noirs s'étendaient sur plusieurs milles à la ronde, et au vu de ce qui allait et venait, ce n'était pas quelque chose de bienveillant. Il me fallait une clope, mon cancer n'était plus qu'un lointain souvenir, même l'autre cornu me fichait la paix depuis quelques temps. Extirpant une Silk Cut de la poche gauche de ma veste, je la portais à mes lèvres et l'allumais avec plaisir. Enchaînant quelques bouffées bien senties – interdiction de fumer dans les taxis paraît-il –, je me mis en marche, direction le centre-ville.

Il n'y avait pas grand-chose à voir dans cette partie de la ville. Quelques hôtels, une école, un club nommé "El Tropico", une église… Bref, le paysage américain par excellence ! Replongeant dans mes pensées, je retrouvais les raisons de ma présence ici. "On" était venu me voir afin de me demander mon aide. Une fois encore, j'étais le seul à percevoir celui (celle ?) qui avait fait le voyage jusqu'à Londres, et qui m'avait fait sortir de mon lit pour me balancer de pareilles conneries… Des disparitions, des flics en mal de comprendre ce qu'il se passait, le FBI ENCORE largué par les évènements, et les superslips qui n'étaient pas en train de jouer les gentils toutous à l'autre dinde se planquaient comme des renards dans un terrier ! Et dans de pareils cas, qui était appelé pour faire le sale boulot ? C'est tonton Constantine ! Et merde ! Ma clope vient de tomber par terre… Mon estomac poussa un râle qui me fit comprendre qu'il était plus que temps d'aller manger un morceau. Je sauverais le monde plus tard. D'après batslip, il ne faut jamais partir au front le ventre vide ! Et s'il le dit… C'est que ça doit être vrai ! Le vent se mit à souffler à force que je m'approche du seul et unique restaurant ouvert à une heure aussi matinale. Tout portait à croire que ma tête de British ne leur plaisait pas vraiment, les clients du restaurant "La Hacienda" me fusillèrent du regard tandis que je passais les portes. Bon, je l'avoue, j'aurais pu choisir un autre endroit, néanmoins, pourquoi le faire quand, rien que grâce à ma présence, j'arrive à faire chier le monde ? M'asseyant sur un des hauts fauteuils du restaurant, la serveuse, une femme au visage rond, et aux cheveux noirs me tendit la carte, l'œil mauvais. Lui rendant son regard, je fis toutefois le mien plus mielleux, et le clin d'œil qui l'accompagne ne paru pas lui plaire car, ne parlant pas un mot d'espagnol, je ne pu comprendre ses mots. L'homme qui se trouvait à mes côtés souris en l'entendant, une insulte, sans nuls doutes.

Ma commande passée, je me mis à manger tranquillement, sans dire un mot. Putain ! C'était fort ! A croire que Blue Devil en personne s'était amusé à épicer mon plat ! Ma bouche me brûlait et le liquide que je cru être de l'eau n'en était pas… Tequila ! Je sautais de ma chaise et tentant de me rattraper, j'agrippais à pleines mains ce qui aurait pu être – en toute poésie bien sûr – une des premières choses avec laquelle j'aurais joué dans une chambre d'hôtel. Mes doigts s'emmêlent alors dans un buste aussi improbable que plongeant et je me retrouve face contre terre, les mains en l'air, et un pied m'écrasant l'arrière du crâne. Elle a de la force pour une minette ! J'arrive à peine à bafouiller quelques mots sur le carrelage que je sens qu'on me tire par les pieds, et, après un magistral vol plané – que j'aurais très bien pu notifier d'un "je suis un aiiiiiigle" – je me retrouve une nouvelle fois le faciès planté dans les poubelles. Mon sang s'écoule des commissures de mes lèvres, et mon sourire ne peut que laisser place à un éclat de rire tonitruant tandis que la douleur s'évapore. Ce que j'aime être qui je suis. Foutre la merde, rien qu'avec ma présence, ça ! C'est quelque chose de magique ! En me relevant, je me rends compte que j'ai ENCORE des clopes. Ces coquines s'étaient simplement glissées, à travers un trou, dans la doublure de mon trench. Donc me voilà, assis dans les poubelles et les ordures, la clope au bec, avec pour seule compagnie quelques chats errants qui fouillent les sacs d'immondices dans l'espoir de trouver quelque chose à manger. Braves bêtes.


- Maintenant que tu t'es bien amusée à me coller une rouste… Tu as le droit de me dire qui tu es ma belle. T'es pas humaine, ça se sent.

Une allumette craque contre le mur et la flamme qu'elle génère allume ma clope. Mon visage s'illumine de ce petit sourire amusé, rempli de fierté, je n'ai pas de temps à perdre avec les simagrées. Non pas que je vais perdre du temps avec elle, mais c'est juste qu'entre l'épicentre de ces disparitions, l'histoire à dormir debout du "Carnaval de l'Enfer", et une non-humaine, je suppose avoir assez à faire non ? A moins, bien entendu, qu'une fois encore j'allais me retrouver dans une merde pas possible… Merde dans laquelle je nagerais la brasse avant de m'en sortir propre comme du lin blanc !
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MessagePosté le: Jeu 20 Juil 2017 - 4:31
Je veux m’amuser aujourd’hui! Mais Maggie, direz-vous, tu VIS pour t’amuser. C’est vrai. Je suis coupable. Mais… Aujourd’hui, je n’ai pas envie de faire des farces. Aujourd’hui, j’ai envie de m’amuser. Profiter de la vie, être amusée par quelque chose sans avoir à travailler pour. Le repos du guerrier, si vous préférez. Quoi que… Je suis TOUT sauf une guerrière. Grand mal m’en fasse d’ailleurs. Le sang, la mort, tout ça… Très peu pour moi. Enfin bon. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, pour une raison ou une autre, je me retrouve seule sans Raven. De mémoire, elle a une rencontre de famille, son père qui fait des siennes parce que… Parce que c’est Trigon et que Trigon fait ce genre de choses de temps en temps. Qui suis-je pour me plaindre, mon père est le plus grand troll de l’univers. Et je parle de troll au sens « insupportable » du terme.

Donc… Naviguons sur cette chose presque magique qu’est internet et cherchons quelque chose d’amusant. Une exposition de musée? Non. Je n’ai pas envie de causer, encore, un quiproquo tout à fait non intentionnel. Un spectacle? Pas de prestidigitation, je me connais, ça va faire une scène. De musique? Non. De théâtre? Non. Un film? Au prix du maïs soufflé, je vais devoir vendre un de mes reins et les boissons gazeuses sont si énormes qu’elles ont besoin d’un filtreur alors… OH! Le Carnaval de l’Enfer! Petit clin d’œil à ma meilleure (petite) amie, Raven, et son héritage. Évidemment, vous me connaissez. Je ne lis pas l’article. J’ai vu un nom, un où, un quand et je n’ai pas remarqué les rumeurs de meurtre et autre. Je suis excitée comme une puce boostée à la caféine alors oubliez ça. Bon. Vite, ma garde-robe d’apparence. De quoi je parle? De ça, voyons!

Comment, quoi ça? Je choisis l’apparence d’emprunt sous laquelle j’irai au carnaval, c’est tout. Parce que bon hein. J’ai une apparence que connaissent bien mes quelques amis et alliés mais ce n’est pas ma véritable apparence. Vous choisissez quels vêtements enfiler, moi à quoi je vais ressembler. Pourquoi s’en priver, au juste? Je ne vois pas de bonne raison pour le faire. Il n’y a pas de loi contre ça… Ou alors pas à ma connaissance. Et puis bon, j’ai envie d’attirer les regards aujourd’hui alors je vais me mettre belle et en valeur. Bon c’est mon genre d’en faire un peu trop, me donnant une beauté et des euh… Attributs, on va dire, surnaturels. Mais que voulez-vous, en général, j’ai Raven pour me garder les deux pieds sur terre et pas la tête dans les nuages ou ma mère pour passer un commentaire glacial sur mon choix d’apparence donc… En l’absence de repères…

Bref. Me voilà téléportée (par mes soins) à… Lexington. Curieux nom de ville et ville encore plus curieuse. Il est tôt, je veux bien le croire mais tout le monde me regarde bizarrement. Pourquoi donc? Je ne suis pas méchante… Peut-être qu’ils n’aiment pas les étrangers. Qui sait. Encore que bon. J’entre dans le premier restaurant ouvert que je trouve et je décide de me montrer sympathique et de bonne humeur, ce qui semble faire réagir favorablement les personnes présentes. Et comme je sais parfaitement parler la langue locale, je marque des points. Tout va bien dans le meilleur des mondes je dirais. Enfin. Tout va bien jusqu’à ce qu’une demi-heure plus tard, environ, un mec bizarre arrive de nulle part. Et quand je dis que quelqu’un est bizarre, je sais de quoi je parle. Faites-moi confiance. Quand vous venez de la Cinquième Dimension, c’est tout dire.

Le pire c’est qu’il ne fait rien, lui, pour se faire des amis. Méfions-nous : il a l’air louche. Je le laisse faire, je n’interviens pas tout de suite mais je suis prête, si jamais. J’ai dit que je voulais m’amuser et donc si je fais quelque chose s’apparentant à une farce aujourd’hui, c’est uniquement à des fins utilitaires ou défensives. Promis, juré. Mais pas craché parce que c’est dégoûtant. Et parlant de dégoûtant, le curieux individu se lève, titube et se permet de tripoter des attributs féminins que certains utilisent pour charmer mais qui pour moi ne sont qu’une partie d’un déguisement très élaboré. Mon réflexe naturel : la classique pelure de banane. En l’espace d’un instant, il trébuche et si on pourrait penser que c’est moi qui ai malmené cet individu, vous avez tort. C’est un client des lieux qui lui donne une bonne correction. Moi je l’ai juste fait glisser.

Ceci étant, vous me connaissez : je suis une grande curieuse alors je sors voir si ce drôle de bonhomme va revenir faire des siennes. Le truc par contre c’est qu’il semble être atteint de troubles mentaux graves. Il est dans les ordures et il rigole. Ce n’est pas exactement normal ça… Et ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’Il m’identifie comme n’étant pas qui je prétends être, ce qui nécessite plus qu’une petite dose de talent, de technologie ou de magie. Soudainement, cet olibrius m’intéresse. Je regarde à gauche puis à droite puis je nous coupe du reste du monde en jouant avec la toile de la réalité. L’idéal pour avoir une petite conversation privée. Donc… Je suis percée à jour et il veut savoir qui je suis. Je vais faire ça en grand, comme d’habitude! En avant la musique, parce qu’en son et lumière, c’est toujours plus cool et surtout… ÉPIQUE!

Spoiler:
 

Ma prestation terminée, parce que sur un thème musical aussi « upbeat », il était absolument hors de question de juste laisser jouer le tout, je le regarde fièrement, bombant le torse. Bon je ne dis pas que je vais avoir des applaudissements pour toutes ces acrobaties et ces pas de danse déchainés mais au moins c’était sympa à regarder. Une blonde aux yeux bleus bien foutue qui chante et qui danse, il a eu droit à un super spectacle. Mais attention! Pas de rappel. Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et puis avec un type pareil, je me dis que passé la surprise initiale, il pourrait se faire des idées et très certainement les mauvaises. Reste à terminer l’introduction de façon verbale pour bien faire les choses. Soyons polie et un minimum euh… Professionnelle. Vous savez, des fois que ce serait quelqu’un d’important et pas juste un illuminé, des fois…


« I’m from another dimensiiiiiooooon! D’accord monsieur le malin, tu m’as bien eu. Moi c’est Maggie et je suis en ville pour aller m’amuser au carnaval. Tu as lu la pub non? The greatest show on earth! Bon, le nom est bizarre mais le marketing de nos jours… Moi c’est Maggie, en passant, mais tu peux m’appeler Mags si tu veux, c’est plus court. Et toi, comment tu t’appelles, monsieur le bizarroïde de service? »


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MessagePosté le: Dim 23 Juil 2017 - 19:00
Un chat parvint jusqu'à moi et se mit à ronronner tout en se frottant contre moi. Ce dernier me rappelait avec une légère amertume celui qui traînait dans un bocal de formol et auquel mon très cher paternel devait sa vie. Avais-je fais la plus grossière erreur de ma vie en agissant de cette manière pour cet homme ? La question subsistait. Pas pour moi tout du moins. Si je l'avais fait, ce n'était pas pour rien. Son trépas, si tant est qu'un jour il vienne à passer l'arme à gauche, serait devant mes yeux, gisant dans son sang et sa pisse… Jamais je ne pourrais lui pardonner tout ce qu'il m'a fait subir, encore moins à ma mère, ou aux autres. Ma main passa sur le dos du chat qui courba le postérieur en poussant un léger souffle de satisfaction. Je souris. Les poubelles me faisaient un fauteuil des plus inconfortables. Pourtant, je dus me résigner à y rester tandis que l'autre espèce de chose venait à nous faire un spectacle à en faire pâlir d'envie le Blue Man Group ! Lumières aveuglantes, effets spéciaux, musique d'un goût douteux… Super ! Encore une poseuse ! C'en devenait pathologique chez les superslip cette manière d'entrer en scène. On saute partout, on fait une entrée fracassante – de préférence en brisant un toit ou une vitre – et on termine le tout dans une posture qui est censé nous mettre en valeur. Pas simple lorsque l'on porte un slip rouge sur des collants bleu, ou qu'on se prends pour un mammifère volant ! Elle se calmait enfin, bombant le torse, ou la poitrine devrais-je dire. Une poitrine des plus opulente d'ailleurs ! Arrivait-elle à trouver sa taille, ou fallait-il que ce soit fait sur-mesure ? Bah, peut importe qu'ils soient vrais ou non, du moment que ce soit beau !

C'était moi le "bizarroïde de service" entre nous deux ? Elle ironisait j'espère… A moins que dans cette histoire de 5th Dimension, l'ironie n'existe pas et qu'elle soit tout simplement cinglée. Des folles, ça me connaissait, j'ai bien croisé Harley à plusieurs reprises. Sans compter ceux qui se prennent pour des superslips alors que leurs pouvoirs sont… Comment dire… Stupide ? Je m'égare, je m'égare. Ses paroles me forcèrent à me relever, non pas que son ton amusé n'est eu une quelconque force sur ma volonté, mais je dirais plutôt que sa manière de parler de ce "festival de l'enfer" me laissait étrangement sans voix. "Le meilleur spectacle sur Terre"… Tu m'étonnes qu'en Enfer ce ne doit pas être la même chose. Pas plus qu'ailleurs. Si sa présence ici n'avait aucun lien avec ce nuage noir, et surtout, avec ces âmes qui montaient je ne sais où, alors elle ne me mentait peut-être pas. Me frottant les yeux, je réfléchissais tout en m'approchant d'elle à ce que je savais de cette 5th Dimension. Assez peu de choses. Tout ce que j'en savais tenait en quelques explications saugrenues de la part de l'autre psychopathe en collants noirs… Donc rien de bien exact. Il avait beau se targuer d'être le "meilleur détective du monde", il n'en restait pas moins un phobique à l'état pur ! Bon, j'en apprendrais très certainement bien plus sur elle si j'arrivais à la mettre en confiance non ? En cela, je me devais de me présenter.


- Monsieur le "Bizzaroïde de service" (J'appuyais sur ces mots en mimant des guillemets avec mes doigts avant de continuer.) tu peux l'appeler John. Tu veux aller au parc faire un tour de manège c'est ça ? Allez viens, j'y vais aussi.

On dit que l'on ne sent pas sa propre odeur… Sauf quand on sort d'un tas d'ordures bien entendu. Là où on se rendait je doutais très fortement du fait que cela pose un quelconque soucis. Avec ma chance, on tomberait sur quelques zombies, une poignée de démons sociopathes, et peut-être même une ou deux succubes névrosées et nécrophages. A ma connaissance, les démons qui aimaient les poubelles n'étaient pas du genre à sortir de leur tanière, trop occupés à entretenir leur caverne avec tout un tas d'immondices et de trucs inutiles. Zut… Je confonds encore avec les superslips et leurs "caves" super secrètes… Tout en marchant, je m'allumais une nouvelle clope, après avoir viré la précédente. Parlons peu, mais parlons bien ma mignonne… Il faut que j'en ai le cœur net !

- Dis-moi ma jolie… Tu trouve ta taille ou c'est du sur-mesure ? (Lui demandais-je en indiquant, d'un mouvement du menton, les deux énormes obus qui se trouvait entre ses épaules et son nombril.) Car j'en ai vu un paquet... Mais toi tu ne fais pas dans la finesse !
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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017 - 3:58
« Attends… John… Le trench coat, la cigarette, les commentaires… John Constantine? LE John Constantine? Raven m’a parlé de toi! Elle m’a dit de… Euh… Ravie de faire ta connaissance. Je crois. Et tu poses de drôles de questions. Cinquième Dimension, manipulation de la réalité… Évidemment que je trouve quelque chose à ma taille! Et parlant de modifier la réalité, un petit détail… »

Sans faire d’efforts, sans même le plus petit geste, le voilà tout propre comme s’il n’avait jamais fait de plongeon dans les ordures. Non mais c’est vrai. On s’en va au carnaval. Le but c’est de s’amuser, pas de sentir mauvais et de se faire embêter par les gens et les mouches. On va voir s’il est aussi « quelque chose » que Raven le prétend. S’il est malin, ce dont je ne doute pas, il va se rendre compte ou il s’est déjà rendu compte que mon enthousiasme et mon comportement masquent un intellect aiguisé et plus de maturité que je n’en laisse paraitre. J’ai des lacunes et parfois je me laisse emporter par mon goût prononcé pour les farces mais au plus profond de moi, je reste une personne capable de manipuler la réalité, ce qui exige d’être responsable, point. Si vous ne parvenez pas à maitriser vos pouvoirs, vous ne quittez pas la Cinquième Dimension.

Enfin bon. L’important c’est que si jamais les ennuis pointent le bout de leur nez, selon Raven, John Constantine est une pointure dans son domaine mais son comportement est… Particulier. Bof. Un peu d’excentricité ne fait de mal à personne, c’est ce qui donne de la saveur à la vie, c’est ce que j’en dis moi. Et si vous n’êtes pas d’accord, c’est votre plein droit. À chacun sa vision des choses. Je me demande, toutefois, quel étrange climat pour la saison. Je suis convaincue d’avoir regardé la météo avant de partir et ils ne faisaient pas état de ces nuages noirs. Enfin bon. Moins de gens à cause du mauvais temps veut dire plus de barbe à papa pour moi. Autre chose. Que va faire John au carnaval? Il n’a pas la tête du type à fréquenter ce genre d’endroit. Peut-être qu’il est en mission spéciale et que je vais me retrouver embarquée dans une aventure!


« Dis-moi John, qu’est-ce qu’un type comme toi va faire dans un carnaval? Et ne me contes pas de conneries. Je suis plus maline que j’en ai l’air. Tu n’as pas la tête du type qui va aller faire un tour de carrousel avant de manger une barbe à papa. C’est systématique, je trouve le tour de me mettre dans les ennuis. Alors dans quel pétrin vais-je aller me mettre les pieds si je vais au carnaval avec toi? »

Raven va être furieuse s’il m’arrive quelque chose et je n’ai pas envie qu’elle se fâche après moi. Du coup, on va éviter le plus possible. Et c’est plus fort que moi, pour parler à John je me suis mise devant lui et excitée comme une puce à l’idée d’affronter l’inconnu, je sautille sur place, ce qui lui offre une intéressante distraction qui pourrait bien redistribuer son sang vers un endroit plus qu’un autre. Je parle évidemment de son cerveau. Il va réfléchir à sa réponse puis m’expliquer de quoi il retourne… Enfin j’espère. Si je veux aider, ce serait préférable. Je ne suis pas du genre à me lancer dans quelque chose à l’aveugle. Bien trop risqué et surtout, la plupart du temps, complètement con. Et ce n’est pas le genre de la maison, ça je peux vous le dire. Je ne suis pas hostile à ce qui est aléatoire mais je ne le courtise pas forcément non plus. Quand même…

Au final, l’important, ce sera de s’amuser. Je ne sais pas si je me retrouverai embarquée dans quelque chose de vraiment dangereux ou juste de vraiment bizarre mais je suis prête à relever le défi. Après tout, John Constantine, malgré tout ce que j’ai entendu sur lui, reste une pointure dans son domaine et malgré ses nombreux défauts (que je suppose il considère comme faisant partie de ses vastes charmes) je doute qu’il serait du genre à m’abandonner sur place ou me sacrifier. À moins de lui donner une bonne raison. Ce que je ne compte pas faire. Je veux rentrer chez moi ce soir et raconter à Raven le récit palpitant de ma journée. Journée de congé de la farce, journée d’aventures imprévues. C’est ce qui donne de la saveur à la vie ou dans un cas plus personnel, à ma vie. Pour le moment, le danger est lointain. Mais nous savons tous qu’il court vite, ce saligaud!


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MessagePosté le: Jeu 27 Juil 2017 - 15:57
Elle parlait… Encore… Trop même. Un véritable moulin à parole. Au lieu de puiser de l'eau et de la rejeter de l'autre côté, elle me cassait les oreilles sans discontinuer. A vrai dire, elle me faisait réellement penser à Harley. Le côté "masse de 8T" en moins entre les mains bien sûr. Donc comme ça ma réputation m'avait précédée. Chose qui ne m'étonna guère par ailleurs. Je connaissais plutôt bien Raven, une jeune démone relativement désagréable dans ses manières de faire. Un peu trop portée sur le mélodrame à mon avis, mais cela est totalement personnel. Je connaissais bien plus son père, Trigon. Lui par contre ce n'était pas l'amour fou, bon après j'y étais peut-être un peu pour quelque chose aussi, il m'était arrivé, une fois ou deux, de l'empêcher de conquérir le monde en le faisant tomber dans les ténèbres les plus démoniaques. Le souci chez ce genre de démon, c'est la mégalomanie. Ils pensent toujours à tout faire en grand, en trop grand. Et pour reprendre mes dernières pensées, elle me répondit qu'elle trouvait sa taille. Tout en modifiant la réalité. Ca par contre, j'avais toujours du mal à concevoir cette possibilité. Sans être un abruti de cartésien, certaines choses me dépassaient encore, même si, au demeurant, je ne le montrait aucunement. Les pouvoirs, la magie, tout ce qui touchait à ce qui n'était pas "habituel" chez les êtres vivants lambdas me passionnaient, certes, ce devait tout autant être pour cela qu'en ce qui me concernait, je préférais éviter de les utiliser à la moindre seconde. Lorsque l'on ignore ce dont on est réellement capable, parfois il vaut mieux l'ignorer… Au risque de blesser quelqu'un…

Sans que je n'eu le temps de dire le moindre mot ou de faire le plus simple geste, mon corps sembla s'élever sans même quitter le sol. Il ne manquait que la petite musique à la con, les étoiles qui tombaient en cascades sur mes épaules et le "Tadaaaa" habituel pour clore ce qui venait de m'arriver. Mon odeur corporelle changeait. Je sentais… Bon ? Plus d'odeur de poubelles mélangée à celle de mes clopes, plus de morceaux de viande rassis sur mon pantalon… Même mes cheveux avaient été peignés et coiffés. C'en était… Bizarre. Néanmoins, je fis mine de ne rien dire, comme s'il ne s'était jamais rien passé. Sympa cette petite, et pratique surtout. Il faudra vraiment que je l'amène chez moi, le ménage laissant à désirer. Les mains dans les poches, le dos droit et la clope entre les lèvres, je continue de marcher dans la direction de ce "carnaval". Les rues se suivent et se ressemblent, Lexington n'est rien d'autre qu'une ville du centre Américain. Bien porté sur l'éclectisme hispanique, je perçois ça et là quelques magasins délabrés, d'autres en rénovation, et assez peu d'écoles ou de tout autre centre d'apprentissage. Le système scolaire ici n'a rien à voir avec le nôtre… Dixit les tenues strictes et les professeurs droits comme des piquets, bonjour l'anarchie et le bordel général. La décadence veillait au grain dans ces contrées reculées, et cela, sans compter sur la nouvelle présidente bien sûr.

Sans crier gare cette dégénérée de magicienne vient à recommencer à parler. Comment ça j'attire la merde et les problèmes ? Car même si ce n'était pas tacite dans ses paroles, je les prenais ainsi. Toutefois, je ne pouvais nier les faits. A chaque pas que je faisais, je m'approchais un peu plus des problèmes. Un voyage dans le temps avec la blondinette à lunettes, le verre dans le cybercafé avec l'autre toute verte qui fini par tourner en danse exotique sur la table… Bref… C'était le cas. Même sans le vouloir, moi, John Constantine, n'était autre qu'un aimant à problèmes, et à démons, et à femmes… Oui… Surtout à femmes ! Maintenant, avec son regard de chien mouillé, et son sourire à demi amusé, elle n'attendait plus qu'une chose venant de moi, des réponses. Ces dernières se devaient d'être les plus concises possibles. Sans compter sur le fait que j'ignorais encore les tenants et les aboutissants de cette histoire de cinglés.


- J'avais envie de me taper un hot-dog démoniaque. Avec une sauce chili qui te brûle jusqu'aux entrailles ! Faire sursauter des gamins dans la maison des horreurs, et, si le temps s'y prête, en savoir un peu plus sur cette espèce de nuage qui absorbe des âmes depuis tout à l'heure. Voilà tout. En plus, j'ai horreur de la barbe à papa, le sucre ce n'est pas bon pour les dents !

Je lui souris, le sucre ce n'est pas bon pour les dents, mais le tabac c'est l'idéal pour les poumons m'aurait fait remarquer Kit. Si elle aurait été là bien sûr. John, tu n'as pas de temps à perdre avec des regrets inutiles. Si tu es là, c'est pour éviter à quelqu'un d'autre d'en avoir. Alors bouge-toi le cul, et règle ce truc. Ensuite, si l'autre comique de la 5th Dimension venait, mon instinct me fit savoir que ça ne serait pas de tout repos. Mais alors vraiment pas ! La comique et le cynique font régner l'ordre et la justice… Ironie quand tu nous tiens.
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MessagePosté le: Ven 28 Juil 2017 - 2:51
Un nuage qui absorbe les âmes? Disons que ce n’est pas banal et je parle en tant qu’experte du bizarre et de l’inusité. Vraiment, dans quel pétrin me suis-je embarqué? Et il est sérieux de chez sérieux? Il y a vraiment des démons et tout là-bas? Raven va me tuer su jamais je… Et si… Faites que je ne me retrouve pas à taper sur sa parenté, même si c’est un cousin éloigné dont on ne parle pas à table… C’est que j’en perdrais presque mon expression joviale là. Oh la la… C’est que je ne suis pas une guerrière moi, je ne me bats pas. Et de ce que je connais et ai vu des démons, ils ne sont pas du genre à être dociles et inoffensifs. Et s’ils vous proposent quelque chose, refusez parce que sinon vous allez le regretter. Même mon père, qui est quand même « un sacré cinglé », pour reprendre vos termes, ne s’y risquerait pas et si papa ne s’y risque pas…

Mais attendez voir… LUI a l’air de vouloir s’y risquer. Je parle bien sûr de John Constantine. Nous sommes en train de marcher vers ledit carnaval et maintenant que je suis informée du danger… Est-ce vraiment logique que de continuer d’avancer? Je n’ai pas peur, si c’est la question que vous vous posez. Tout simplement, quand on peut éviter de se créer des ennuis, surtout quand on considère que des vies seront très certainement en jeu et par extension pas les nôtres, jusqu’où est-il acceptable de se rendre? Admettons que nous continuons d’avancer, que nous nous retrouvons devant le responsable de tout ceci et que nous devons intervenir. Admettons. Que ferons-nous et surtout, sous quelle autorité? Nous, êtres de la Cinquième Dimension, n’adhérons pas à des masses de lois mais nous avons une règle claire : les abus de pouvoirs sont à proscrire. Point final.

C’est pour cette raison que je ne me bats jamais. C’est pour cette raison que mon père à un petit mot pour qu’il stoppe ses facéties douteuses. C’est pour cette raison que nous nous imposons volontairement des limites. Je doute que les démons sont du genre à faire preuve de la même… Courtoisie, si on peut dire. Ce qui veut dire que ce sera les techniques offensives de John, mes moyens défensifs et nos styles respectifs pour contrer une menace dont la gravité n’a pas encore été déterminée. Je ne suis pas forcément enchantée par la chose mais en même temps, c’est un peu difficile de faire un tour de carrousel sur fond d’âmes de damnés qui hurlent. Et je me connais. Si je rebrousse chemin maintenant, ma curiosité parfois maladive va me pousser à la connerie. Et je pense que ce serait vraiment de trop au vu des circonstances présentes, non?


« Attends. Pause. Nous sommes vraiment en train de marcher directement vers un paquet d’ennuis? Ce n’est pas juste une campagne de marketing un peu spéciale pour attirer l’attention? Merde. Raven va me tuer, c’est sûr… Euh… Juste une question comme ça John… Tu sais ce que tu fais, pas vrai? Tu as un plan solide et tout, pas vrai? Je sais, en fait c’est deux questions et pas une mais bon… »

Je n’ai pas peur, bon. Juste que quand le danger frappe, c’est plus fort que moi, j’ai tendance à m’adonner à certaines… Excentricités. Ce n’est pas systématique mais ça arrive souvent. Vous savez, comme une pluie de dés vingt ou alors de crier des noms d’attaques (qui ne sont pas VRAIMENT des attaques) et qui pourraient servir à introduire un série de jouets pour gamines? Dans le genre tourbillon de sorbet à la fraise ou foxtrot de la licorne guillerette. Mais avec des litres de sorbets à la fraise qui vous tombent dessus et une licorne géante qui danse le foxtrot. Ce genre d’excentricités. Je ne peux pas m’en empêcher. Le Chaos, c’est un peu mon oxygène après tout! C’est comme, je ne sais pas, dire à un chiot d’arrêter d’être mignon. Surtout si c’est un pug! Et que je ne vous entende pas dire du mal de ces animaux ou ça va barder!


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MessagePosté le: Lun 7 Aoû 2017 - 12:13
Alors voilà comment tout se déroulerait. Elle continuerait à me poser des questions, sans jamais s'arrêter… Si elle tentait de me pousser à bout, ou une quelconque autre idée tout aussi stupide, elle pouvait tenter de continuer encore longtemps. Non pas que j'avais du temps à perdre avec ça, mais plutôt que je n'en avais strictement rien à foutre. Tandis que je continuais d'avancer, non sans m'allumer clopes sur clopes, j'observais le paysage au loin. Rien de plus étrange que d'habitude en fait. Des démons qui ne tarderaient pas à nous sauter dessus à peine serions-nous entrés dans le carnaval de l'Enfer… A moins bien entendu qu'un tout autre comité d'accueil ne vienne à notre rencontre ; du moment que ce ne soit pas une bande de cinglés à la tronche recouverte de peinture, ça me convenait. Je les avais en horreur ceux-là, vraiment en horreur. En deçà des nuages d'obscurités et de ténèbres, je ne ressentais pas grand-chose dans l'air qui nous entourait. Aucune réelle présence démoniaque, pas le moindre petit sort qui flottait vers moi, rien de rien. D'ailleurs, ça devait être ça qui était le plus bizarre. Habituellement, plus la magie utilisée était puissante, plus elle laissait de traces. Une chose de plus s'ajouta à mes observations, personne ne semblait s'inquiéter de ce carnaval. Les habitants de Lexington passaient devant sans même tourner la tête dans sa direction. La question qui se posait était : le voyait-il ? Lors de mes pérégrinations, j'avais déjà eu à faire avec ce genre de choses… Un sort d'invisibilité. Ou mieux encore, une magie assez puissante pour dissimuler la réalité aux yeux de tous. Néanmoins, il était étrange que je puisse le voir. Ou pas en fait. Le sang de démon qui coulait dans mes veines devait très certainement y être pour quelque chose. Quand à l'autre cinglée… La réalité ne semblait pas être une chose tangible dans son univers. Tout semblait commencer à se mettre en place dans ma tête. Qui était donc attiré par cette fête démoniaque ? Ils recommençaient avec les sacrifices humains ? Les bûchers sur lesquels ils jetaient des vierges nues ? Pour en trouver maintenant, ce n'était pas un problème en soit, il fallait juste bien chercher, longtemps, très longtemps, et dans des grottes où elles vivaient loin de tout et de tout le monde…

Je ne pouvais m'empêcher de sourire en écoutant ses paroles qui, portées par une voix aux intonations suraiguës, démontrait une potentielle peur panique de devoir se retrouver face à face avec des démons, des emmerdes, voir même pire encore. Que croyait-elle y trouver ? Des licornes roses invisibles ? Un plat de Spaghettis volant dans l'espace ? Ou mieux encore ! Un truc gris qui court après des chaussettes ! Non… Ca devait plutôt être le genre de personnage qui ne craignait rien physiquement, mais dont le cerveau atrophié ne pouvait décemment pas concevoir certaines informations. Telles que la présence d'être qui n'ont pas de forme définies par les normes euclidiennes. Quand à sa question… J'avais toujours un plan. Foireux. Indéfini. Impossible à expliquer. Et surtout, surtout ! Inexistant. On allait avancer, et comme à mon habitude, on aviserait en temps et en heure. Sans compter sur le fait qu'un plan, aussi infaillible soit-il, ne servait strictement à rien lorsqu'on se retrouvait face à une horde de démons assoiffés de sang. Dieu ou superslip, Dieu en superslip moulant… Aucun des deux possédant un plan ne pouvait contrer la folie de ce qui s'approcheraient d'eux en hurlant, une arme en main – voir parfois deux ou plus, ce sont des démons après tout – avec pour seul but de vous dévisser la tête en une fois.


- Bien entendu que je sais ce que je fais, je sais TOUJOURS ce que je fais. Et les plans sont toujours utiles. Même si je n'ai jamais compris comment…

Pour clore la discussion je me remis en marche sans même porter attention aux badauds qui allaient et venaient devant nous. Certains nous évitaient, d'autres, bien moins sympathique, se bousculaient, ajoutant pour toutes excuses, un grognement nasal. Finalement, et sans même m'en rendre compte, je percutais un mur. Mon visage étant perpétuellement tourné vers le ciel, le nuage de ténèbres comme unique moyen de me diriger, je ne faisais plus attention à quoique ce soit. Mon nez me fit un mal de chien, aucun craquement. On me l'avait cassé il y a bien longtemps lors d'une bagarre dans un Pub de Glasgow. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement. Ma clope s'était brisée et avait fini sa chute sur le sol, juste entre mes pieds. A ses côtés, se trouvait une bombe de peinture. Je ramassais cette dernière et, tout en affichant mon plus beau sourire, je recouvrais le mot "LIBERTY" par "BOURISTOCRATY". Ce mot ne semblait rien vouloir dire. Mais moi, dans mon for intérieur, je savais que tôt ou tard, un petit comique passerait devant, le remarquerait et avec dédain lèverai le nez vers le ciel avant de partir. Désormais, le mur qui devait être un cri de colère contre l'élection de Waller au pouvoir aux USA, s'était mué en une phrase bien plus cinglante : "BOURISTOCRATY ON DECAY". Faire des fautes volontairement, juste pour bien démontrer que celui qui avait fait ça, avec tout son humour, l'avait fait justement pour faire chier le monde ! Car oui, c'était moi. Le connard préféré de ces dames !

Délaissant mon nouvel ami le mur, ainsi que sa nouvelle phrase de campagne politique, je fini par le longer dans dire un mot. Mes clopes commençaient à se faire rare dans mon paquet et donc, chose rare s'il en est, je fini par me décider à les garder pour plus tard, sait-on jamais, ça peut toujours servir de garder ses clopes. Au final, et quelques détours plus tard, nous arrivions enfin devant les barrières de métal qui entouraient le carnaval de l'Enfer. L'entrée nous souhaita la bienvenue à sa manière. De part et d'autre des poteaux de béton présentaient fièrement des cadavres mutilés jusqu'à l'os. Il me fallait garder l'idée déco pour le prochain halloween… Au dessus de nos têtes se trouvait la pancarte de bois, tachée de sang, et, poussée par un vent glacial, grinçant jusqu'à nos oreilles. Les clichés d'un très mauvais film d'horreur se réunissaient devant nous, pire encore qu'un mauvais film… Nous étions dans la vraie vie. A l'abris dans une cabane noir et rouge, un guichetier au visage aussi impassible que celui de Charon nous demandant le nombre de billets. Deux. Juste deux… Ou quatre si on comptait les jumeaux de la dégénérée qui se tenait à mes côtés ! Tendant un bras vers l'avant, je m'arrêtais devant ma "camarade" et l'invitait à entrer avec toute la galanterie Anglaise.


- Les dames d'abord !
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MessagePosté le: Mar 8 Aoû 2017 - 2:58
Vous savez quoi? Je ne la sens vraiment pas celle-là. Je sais, je sais, quelques altérations mineures et quoi que ce soit qui se trouve ici ne pourra plus rien me faire mais c’est le principe. Le plan c’est qu’il n’y a pas de plan, j’en suis convaincue à 100%. Je suis avec un dingue, un délinquant qui fait des graffitis sur les murs et qui regarde les ennuis qui vont nous tomber sur la tête comme si c’était parfaitement normal. Ce n’est PAS normal que d’être aussi détaché quand on s’en va affronter des démons! Même Raven, qui est au moins en partie démone ne prend pas les choses avec une telle désinvolture! Je donnerais cher pour qu’elle soit là d’ailleurs! Elle saurait quoi faire, comment le faire et avec le moins d’ennuis possibles. Résultats et efficacités. John… John est probablement un illuminé uniquement sauvé par une chance incroyable.

Oh quoi, ne venez pas me dire que c’est un jugement gratuit! Le mec est d’un chiant pas possible (pas pour moi hein, pour les autres), il se comporte comme un… Je ne sais quoi… Un éternel ado, peut-être? Et par-dessus tout, il semble se moquer de tout et de tout le monde. Je vois juste un problème… JE SUIS LÀ! Et donc on devrait travailler ensemble, pas à peu près chacun de notre côté. Remarquez que je doute que ce type-là sache comment ça fonctionne. Est-ce que lui faire confiance revient à signer potentiellement mon arrêt de mort? Tout le monde me parle de Constantine, de me méfier de lui, tout ça, je veux bien mais… Il est fiable, pas fiable, du genre à vous trahir pour sauver ses fesses ou… Et je précise que j’ai grandi avec un père complètement barge! Alors le bizarre, je connais. Cinquième Dimension Style en plus. Il y a de ces jours…

Par acquis de conscience parce que le vandalisme pour le vandalisme c’est juste con, je fais disparaitre le graffiti peu avant d’arriver à « l’accueil » où la personne en charge des tickets a l’air bien plus sympathique que ma mère avec sa tête des mauvais jours. En tout cas il faudrait toucher deux mots au responsable de la décoration, il fait vraiment un travail de merde. Ça donne envie de fuir, pas d’entrer! C’est un carnaval! Ils ne savent pas ce que c’est ou quoi? Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour demander à voir le responsable des lieux. Mon instinct de survie se met à hurler à cette simple pensée et mieux vaut ne pas le contrarier. Il est souvent mis à contribution le pauvre. Enfin bon. Je ne sais pas ce qu’on doit payer… Ah… Rien… Apparemment… Et nous entrons. Maintenant, si on oublie l’incongruité des lieux et le choix douteux de décoration…

Ça ressemble VRAIMENT à un carnaval! Pas mal… Pas mal du tout même. Et étant curieuse de nature, vous pouvez être sûr que je vais aller fouiner de gauche à droite et de droite à gauche. Que fait une Maggie quand elle arrive dans ce genre d’endroit? Elle fonce pour le coin bouffe, quoi d’autre? Je suis une grande gourmande moi. Hum… Je me demande, avec le recul, est-ce que je n’aurais pas dû nous déguiser? Moi tiens, en femme aux cheveux bruns en bataille au teint cadavérique et lui en un mec en robe de chambre agitant de façon comique et comme un taré une lampe de poche composée d’un néon sur un manche et criant des phrases pseudos philosophiques sur la paix et l’harmonie. Tant qu’à avoir la tronche de prophète de l’apocalypse, il faudrait le faire à l’inverse entre ces murs… Enfin bon. Suivons le plan sans plan de John.


« John, j’ai trouvé la bouffe! Tu vas pouvoir l’avoir ton hot dog de la mort qui tue et qui déchire. Si tu étais sérieux, c’est selon. En tout cas, moi j’essaie les nachos deuxième cercle des enfers de Dante, ça a l’air épicé à souhait. C’est qui au juste ce Dante? Je ne suis pas forcément versée dans les mythes de cette planète… Enfin bon des nachos Dante et un cola Garvan… Je ne sais pas ce que ça veut dire non plus mais j’essaie quand même! »


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MessagePosté le: Dim 27 Aoû 2017 - 18:59
A peine avions nous passé l'entrée que la minette se mit à sauter partout, regarder de tous les côtés, fouillant, tentant même parfois de voir si quelque chose ne se cachait pas dans les poubelles du Carnaval des Enfers. C'en était presque… Pathétique. A vrai dire, je n'en avais strictement rien à foutre. Je savais où nous devions aller, et même si le temps nous était – semble t-il – compté, rien ne pressait. Notre arrivée ne laisserait qu'assez peu de monde sans voix. Vu ma tronche et celle de la brunette qui m'accompagnait, nous ne passerions pas inaperçu très longtemps. Et voilà qu'elle se dirigeait vers un stand qui vendait de la nourriture. Mais c'était quoi cette liste ? Même pas de hot-dog démoniaques ? C'était une blague de très mauvais goût – sans mauvais jeu de mots bien entendu. Certes, il y avait le sandwich du parano, présenté sur un lit de chaînes le tout plié dans un papier noir chauve-souris. L'ultra-rapide à digérer qui sortait de l'autre côté à peine était-il passé dans l'estomac… Et tant, tant d'autres… Mais celui qui attisa ma curiosité fut le sandwich "du pauvre". En y regardant de plus près, il avait tout pour me plaire. Un pain noir, de la viande rassit, un unique oignon déposé sur le haut du pain, et deux fils bruns qui pendaient de chaque côté. Il n'avait rien de ragoûtant, bien au contraire d'ailleurs, il sentait comme un vieux prolétaire élitiste et libidineux qui aimait les blondes mégalomanes plates comme des limandes ! Mais pourtant, sans que je ne sache pourquoi, c'est celui-là même que je choisi. Après avoir payé nos achats, nous commencions nos recherches et surtout, l'étude des lieux.

Autour de nous courraient des enfants dont les parents, particulièrement dépassés par cet engouement soudain pour un manège appelé : "la chute d'un rein", leur courrait après tant bien que mal. Tendre une jambe et en voir un se manger le gravier n'était pas dans mes habitudes. J'étais, je le conçois volontairement, un connard de la pire espèce, mais à une demi mesure bien différent de ceux qui, à mon grand dam, prennent un malin plaisir à le faire. De toutes façons, les petites frappes dans ce genre finissent toujours par trouver plus fort qu'eux, leur temps est compté, que ce soit maintenant ou plus tard, ce sera à leur tour de manger du gravier… Passant à côté d'un trio de comiques aux visages bariolés de nombreuses couleurs criardes – sans doute pour contrer la bêtise de leurs cerveaux –, je laissais volontairement tomber ma clope sur le sol. Un sort plus tard, les semelles de leurs chaussures se trouveraient être de véritables savonnettes. Ah… Si seulement nous avions eu le temps de les voir se ramasser sur le sol. Merde ! J'avais perdu Maggie entre les différentes choses qui se trouvaient autour de nous. Bah, vu le bordel qu'elle fait en se déplaçant, je la retrouverais d'ici peu. Je passais devant plusieurs machines sur lesquelles des joueurs tentaient – sans y arriver – à attraper une peluche ou un quelconque objet de leur désir. M'arrêtant une minute pour les observer, je compris que toutes ces machines n'étaient pas là pour rien. Elle se "nourrissaient" de l'énergie vitale des joueurs.

Il fallait que je continue mes recherches. Quand à Maggie… Elle ne devait pas être loin au vu du bruit que j'entendais à proximité. Des hommes, apparemment ivres ou tout simplement affamés de chaire humaine et féminine, la suivait comme des animaux… Me battre ? Certainement pas. La seule fois où je dus le faire, je me suis brisé le poing. Merci mais non merci. Plutôt que de créer un affrontement direct, j'avisais d'une manière plus… Amusante. J'avais ma petite idée sur ça. Sortant la carte magique de ma poche, elle qui ne me quittait jamais, je la jetais entre eux. Le fait est avéré que l'homme est un animal, plus encore lorsqu'il s'agit d'argent. Prenant la forme d'une carte de crédit, les trois hommes se penchèrent pour la récupérer. Glissant un mot à l'un des hommes, ce dernier cru entendre un de ses "camarades" l'insulter. Et la bagarre prévue se déclancha sans même que Maggie n'y porta attention. Evitant de me prendre un coup inutile, je me faufilais, le sourire aux lèvres, entre les badauds qui s'assemblaient en cercle autour de la bagarre. Nous devions quitter cet endroit le plus rapidement possible… Si je ne me trompait pas, quelque chose dans l'air ou dans la nourriture – que je préférais jeter dans une poubelle d'ailleurs – changeait les gens en des créatures mi-humaines, mi-démoniaques. J'attrapais Maggie par l'épaule et non sans devoir résister à l'appel de sa poitrine, mon regard se planta sur ce qui portait le nom de "Nightmare Circus", une attraction dont l'affiche ne laissait aucuns doutes quand à sa portée, c'était censé faire peur. Censé, car après être descendu plusieurs fois en Enfer, avoir croisé les trois Maîtres de ce monde, être marié, et avoir dut danser avec une espèce de troll verdâtre qui frappait avant de parler… Plus rien ni personne ne pouvait me faire peur. J'étais comme qui dirait… Blindé !


- Ca te tente ? Je ne doute pas une minute que ce qu'on va croiser là-dedans sera… Intéressant…

Rien qu'à voir la tête de la femme qui faisait s'assoire les gens ça faisait peur… Brune, cadavérique, les yeux exorbités, et suintant l'alcool sur plusieurs miles à la ronde. Ou comment me donner encore plus envie de rester loin d'elle. Ma "compagne" du jour qui me paraissait des plus joviales alors qu'elle avait failli se faire sauter dessus par l'équipée fantastique de libidineux du casque, me suivis sans même que je ne l'écoute. Qu'elle ait parlée ou non, ça me passait au dessus de la tête. Montant dans le wagon à tête de dragon, la barre de métal descendit et tout se mit en route. La suite… Ne tarderait pas à nous changer à jamais. Ou pas.
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MessagePosté le: Dim 27 Aoû 2017 - 19:35
Complètement insensible à la magie ou aux phénomènes affectant cette zone précise du Nebraska, j’évoluais au travers de tout ceci avec une insouciante non feinte. Que voulez-vous que je vous dise : je suis une curieuse de nature et les gens de la Cinquième Dimension sont des gens portés sur l’analyse et l’expérimentation. Et pour tout dire, cette zone très localisée de phénomènes surnaturels n’était pas sans intérêt. Je farfouillais donc un peu partout, me concentrant essentiellement sur les différentes poches d’énergies résiduelles, de lignes conductrices ou de petits nexus. C’était complètement chaotique et anarchique comme système, pratiquement primitif même mais… Étonnamment fonctionnel. Quiconque avait conçu ce truc n’avait clairement pas un esprit comme celui des Humains. Pourquoi donc?

Les Humains ont tendance à viser l’efficacité pour obtenir davantage. Par exemple, vous utilisez un presse citron pour capitaliser sur le plus de jus pour vendre de la limonade. Le faire avec vos mains seules va faire en sorte que vous n’allez pas extraire autant de liquide ou alors il y aura du gaspillage. Et dans ce bordel fonctionnel, il y a ÉNORMÉMENT de gaspillage. Un tas de trucs sont là pour transformer et corrompre, oui, mais ils nécessitent ou perdent bien plus qu’ils ne produisent, nécessitant un tas de systèmes redondants ou secondaires pour opérer à « pleine capacité ». En même temps, est-ce un design à ce point anarchique ou est-ce qu’il y a quelque chose qui m’échappe? Le mystère s’épaissit et j’adore ça. Hum? John? Ah oui… J’étais avec John… Déficit d’attention temporaire on va dire. Faut dire qu’il n’est pas très bavard non plus alors…

Et justement, parlant de lui, le voilà qui arrive, qui m’attrape vers l’épaule et qui m’entraine vers un manège. Hum? Où est-ce qu’on va? Remarquez, je le suis. J’ai fini de manger ce que j’ai acheté depuis un moment sans que cela ne m’affecte et pour tout vous dire, si j’avais été de cette dimension, j’en aurais probablement pris pour mon grade. Il semblerait, de ce que je peux comprendre, que ces aliments ont soit des propriétés pouvant amener à une métamorphose partielle soit… À de superbes extrêmes de physique ou de chimie. Combustion spontanée, par exemple. Curieux. On pourrait s’attendre à ce qu’un truc démoniaque cherche à s’accaparer le plus d’énergie vitale possible, pas de risquer de causer une panique monstre… Ou, encore une fois, je regarde les choses d’un point de vue efficacité alors que je devrais regarder les choses sous un autre angle.

Nous prenons place dans le manège, disais-je, et nous voilà en train de nous diriger vers une des concentrations les plus importantes d’énergie démoniaque, faute de meilleur terme. Se jeter dans la gueule du loup? Pourquoi pas. Après tout, pour avoir le fin mot de l’histoire, il faut bien prendre des risques. Je me demande : quand ils disent « nightmare circus », cela présuppose d’imposer aux visiteurs leurs plus grandes peurs, leurs cauchemars, essentiellement. Ceci étant dit, un être éveillé est beaucoup moins… Rentable, si on veut pour ce genre de chose car les règles de la physique vont atténuer la caractère surnaturel des choses. Il faudrait donc un sujet endormi et… En regardant dans les autres wagons, effectivement, ils sont tous endormis! Sort? Toxine? Virus? Je sais que moi je ne dors pas en tout cas et le grognement rauque venant de… Je ne sais où… Semble indiquer que les non dormeurs ne sont pas la bienvenue ici.


« John? John est-ce que tu dors? Parce que si tu ne dors pas, je pense qu’on va recevoir de la visite. Ce truc se nourrit des pensées des gens et quoi de mieux que des victimes endormies pour pomper tout ce qu’elles peuvent donner? Sauf que moi ça ne m’affecte pas et j’ai l’impression que la sécurité et la direction des lieux ne le prennent pas très bien… Tu n’aurais pas une idée ou deux, par le plus grand des hasards? »


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MessagePosté le: Lun 28 Aoû 2017 - 16:16
Les wagons se mirent alors en route, nous avions à peine entamé notre avancée qu'une torpeur maligne commençait à s'emparer de moi. Qu'était-ce donc que cette histoire. Finalement, le terme "Nightmare Circus" convenait parfaitement bien à ce manège. Un cirque cauchemardesque qui faisait plonger ses visiteurs dans un sommeil profond… Sommeil qui finit par avoir raison de moi. Mes yeux devenaient de plus en plus lourds, tout comme ma tête qui tomba vers l'arrière. Quelque chose ou quelqu'un glissa sur mes bras ; quoique je puisse faire, mon corps sombrait dans le sommeil, mais pas mon esprit. Tout ce qui m'entourais je le ressentais, le percevais mais d'une manière différente. Mes sens absorbés par le sommeil, je ne pouvais plus réagir. L'extase du moment laissa alors place à des peurs enfouies et refoulées dans les tréfonds de mon être. Je voyais alors Téfé me tournant le dos, Chas' et Kit se faisant poignarder par un quelconque démon, et elle m'apparu… Elle, cette enfant que je ne pourrait jamais sauver, elle qui, par ma faute, s'était retrouvée damnée jusqu'à la fin des temps. Etait-ce là la véritable source du pouvoir ? La souffrance ? Ce sentiment était-il le réel moteur de tout ce qui existe, ou non… Elle ouvrit la bouche et la voix qui monta jusqu'à moi me tira de cette torpeur hypnotique. Maggie ? La froideur qui entourait mon corps, l'enlaçant dans d'étranges bras cadavériques se retira alors. Un râle sinistre finit par me tirer hors de mon sommeil. Elle avait raison, nous n'étions pas les bienvenus. Mais ce n'était pas comme si cela m'étonnait…

Une direction ? Oui, l'idée n'était pas trop mal. Nous devions changer de direction le plus rapidement possible. Malheureusement, il n'y avait aucun aiguillage dans ce manège. Rien qui nous permettait d'éviter de pénétrer dans cette immense gueule démoniaque au visage vert et jaune qui, derrière ses dents tranchantes devait cacher quelque chose de réellement ignoble et dérangeant. Ceux qui nous entouraient n'étaient déjà plus que des ombres nourrissant les ténèbres… Malgré le fait que je me refusais à laisser quelqu'un derrière moi… Nous étions les seuls dans ce wagon a être capable d'enrailler cette histoire. Les barres qui nous tenaient me paraissaient aussi solide que de l'acier, et je n'avais rien en main pour les briser. J'espérais que Maggie soit capable de modifier la densité de ces dernières.


- Comme tu es super douée ma grande, arrange-toi pour nous débarrasser de ça. (Je lui indiquais la barre qui nous maintenait assis.) Il faut qu'on saute avant d'entrer là-dedans… A moins que porter du lycra multicolore ne te tente bien entendu.

Cela étant fait, et par une magie qui provenait bel et bien d'un monde qui n'était pas le nôtre, je sautais sur le côté, juste au moment où le wagon qui précédait le nôtre pénétrait dans la gueule béante du gros moche aux yeux globuleux. Après une aventure pareille il me faudrait une clope, un verre et un bon lit… La clope serait déjà pas mal. Regardant Maggie, elle qui ne se défaisait jamais de ce petit sourire amusé, je me rendais compte à quel point la Magie semblait être une seconde nature chez elle. C'en était presque… Bizarre. Laisser un être doté d'une telle force et de telles capacités courir librement dans la nature, n'était-ce pas dangereux ? Somme toute que cette femme aux courbes généreuses n'était pas foncièrement mauvaise mais… Sait-on jamais. Tout en passant ma tête par l'ouverture béante, je fronçais les sourcils. Je ne voyais rien de bien concret de ce qui se trouvait de l'autre côté. Tout ça n'était qu'une sorte d'immense pièce circulaire qui allait et venait sans arrêt. Ne le faisant que pour de courtes périodes, instants propices et fugaces où l'existences d'une porte de sortie se faisait voir. Toutefois, dans le proche immédiat, ce n'était pas cette pièce qui allait nous inquiéter, mais plutôt les parodies de la ligue qui venaient à nous…

Après les zombies revenus à la vie à cause de l'autre andouille de Black Hand, voilà que j'avais avoir à faire à une version démoniaque de la Superslip & Co. Génial… Passant ma main devant ma clope, je créais une petite sphère de flammes qui passa entre mes doigts. Maggie aimait la magie et les effets de lumières ? Alors j'allais lui donner ce qu'elle attendait. Les mauvaises langues diraient mauvais jeu de mots, moi je dirais… Qu'ils sont tout feu, tout flammes ! Une gerbe de feu quitta mes doigts et une partie d'entre eux disparu dans un cri de douleur, sans existence propre, il n'y avait pas de mal n'est-ce pas ? Nous étions deux, ils étaient… Plus. Et ce n'est pas comme si j'allais devoir faire tout le boulot non plus. Tendant la main, je fis comprendre à mon acolyte que c'était à son tour de faire un peu de ménage. Dans un couple, les basses besognes se doivent d'être partagées ! Qui plus lorsqu'il s'agit de se débarrasser des ordures…
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MessagePosté le: Lun 28 Aoû 2017 - 17:38
Ah bon, enfin une réponse de John le taciturne cynique et sarcastique. Il me demande de l’aide en plus. De l’humilité, de sa part? Nah. Je me fais des idées. Sauf que je suis bien d’accord avec lui : rien de bon ne peut venir de tout ceci. Si nous voulons élucider le mystère, ce n’est pas en devenant les victimes des gens en charge de cet endroit. C’est en les déjouant et en leur montrant que nous sommes plus malins qu’eux. Alors cette barre de sécurité qui nous retiens? Plus là! Enfin si mais c’est de la guimauve donc nous pouvons nous échapper facilement. Franchement, vous pensez que c’est SI facile d’entraver quelqu’un venant de la Cinquième Dimension? Et ce n’est pas de la magie. La manipulation de la réalité n’a rien à voir avec ça. Les règles de ma dimension supplantent simplement les vôtres, c’est tout. Il me semble que c’est simple!

Allez, nous avons un mystère à élucider! Nous voilà hors du wagon et je suis John, toujours souriante, toujours heureuse. Ma curiosité naturelle est piquée, il est donc évident que j’ai de quoi éprouver de la joie. Laissons-le prendre les devants : il a l’air de s’y connaitre vis-à-vis de ce genre de phénomène. Je ne connais pas encore tout de la troisième dimension donc certains phénomènes surnaturels me sont globalement inconnus. Quoi, je ne cherche pas activement à me mêler d’affaires démoniaques ou similaires, c’est tout! Pour autant que je sache, ce n’est pas un crime… Où est le mal dans le fait de vouloir découvrir des choses sans forcément causer sa propre perte? La prudence n’est pas étrangère à ma dimension. Personne ne veut causer la fin du monde accidentellement par chez nous et nous comptons une sacrée bande de dingues!

Visiblement, ceux qui tirent les ficelles n’apprécient vraiment pas que nous prenions des initiatives contraires à leurs désirs et nous voilà confrontés à des espèces de morts vivants, monstres ou je ne saurais dire. Ok… Bah alors John, tu t’en charges. Je ne blesse pas. Je ne tue pas. Conséquemment je ne me bats pas. Enfin si. Mais pas de façon offensive. Je peux générer toute sorte de boucliers, de protection, de champs de stase, ce genre de chose. Mais ne me demandez pas de prendre un rôle plus « actif ». Dans le classique schéma MMO, DPS, Heal et Tank, je suis « Heal ». Ou support, si vous préférez. Du coup quand John tend la main vers moi, j’hoche la tête de façon négative, me contentant d’ériger entre nous et eux une barrière énergétique capable d’encaisser… Énormément en fait. À moins d’un tir direct d’une arme atomique, je ne vois pas…

Je me dis que c’est plus sage de les séparer eux de nous et rien n’empêche John de tirer de son côté vers l’extérieur. C’est un peu comme ces vitres : miroir d’un côté, verre transparent de l’autre. Nous sommes du côté le plus avantageux et ces choses qui nous en veulent ne semblent pas particulièrement intelligentes : elles tapent sur le bouclier sans pouvoir passer au travers, ce qui laisse au strict minimum le temps à John de choisir qui sera le prochain à se prendre une boule de feu à la gueule. Il peut me juger tant qu’il veut, qu’est-ce que j’en ai à faire? Je suis comme je suis et je ne compte pas changer de façon de faire. Nous avons tous un système de valeurs, un code que nous suivons. Bah je ne fais que faire comme tout le monde et suivre le mien. Il n’y a pas de noblesse d’esprit dans mon choix, non, juste ma nature des plus obstinés, tout simplement.


« Une chose : je ne blesse ni ne tue. S’il faut combattre, c’est ton boulot. Je peux soigner, protéger, amplifier tes pouvoirs, ce genre de choses… Mais ne t’attends pas à ce que j’agisse autrement. Tu respectes certaines valeurs et tu vis ta vie selon ta morale et ton code d’honneur. Je fais pareil. Maintenant si tu veux, on peut juste avancer sous le dôme de protection et ignorer ces trucs moches qui nous en veulent. »


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MessagePosté le: Mer 6 Sep 2017 - 19:21
J'étais mal. Moi, la baston, ce n'était ni dans mes habitudes, ni un plaisir. Mon poignet avait encore des séquelles concernant la dernière fois où j'avais envoyé mon poing dans la face d'un ivrogne en plein Edimbourg. Pour une fois que je trouvais avec une femme qui, au demeurant pouvait se muer en un peu près tout ce que mon esprit de pervers tordu pouvait espérer, je n'arrivais même pas à l'impressionner. Ma verbe n'était plus une chose à remettre en cause. Par contre, ma manière de combattre frôlait le zéro absolu. Tandis qu'une étrange sphère nous entoura, évitant à l'autre bande de mollusques décharnés et totalement abrutis de nous frapper directement, chose dont ils ne se cachaient pas le moins du monde, je réfléchissais au meilleur moyen que j'avais de les forcer à reculer. Ou mieux encore. De leur apprendre de quel bois se chauffe le grand, le puissant, l'incommensurable John Constantine ! Car oui, parfois, on a besoin de se qualifier de cette manière, ne serait-ce que pour la motivation que cela procure. En fait, rien ni personne ne pouvait me toucher moralement. M'énerver, ouais, très certainement et c'était même déjà arrivé. Mais j'avais un tel putain de caractère qu'il aurait fallu un bulldozer surarmé pour me faire courber l'échine face à quiconque se considérait mieux que moi. Une idée germa dans mon esprit de folie. Et si c'était ça la solution à tous nos problèmes. Ils voulaient de l'action, du combat et du sang ? Ils seraient servis…

- Dis donc, tu as bien dit que tu étais capable d'augmenter la puissance de mes pouvoirs on est bien d'accord sur ce point ? Alors fais-moi plaisir ma belle, et fais leur bouffer un peu ça, mais façon 5th Dimension ! PUNCTURA CERNENDA !

Ma clope au bec, ma conscience tranquille, la main gauche dans une des poches de mon trench ; je dessinais, du bout des doigts un pentacle devant nous. Sous la puissance offerte par la gamine qui m'accompagnait, ce dernier grandit encore et encore. Du vide apparu le symbole honnit par les croyants. Qu'en avais-je à faire ? Que ce soit l'autre Présence, ou son pote le Cornu, ni l'un ni l'autre ne me faisait peur. Encore moins une tripotée de slip-culottes zombies se prenant pour ceux qui seraient un jour capable d'avoir raison de moi. Abrutis… Le pentacle grandissait alors, devenant d'un rouge sanguinolent, éclairant jusqu'aux confins des Enfers. Ils voulaient de l'action ? Alors amusez-vous bien mes grands… Invoquer du démon ça me connais, même si celui auquel je pensais échappais à mon commandement, ce n'était pas grave, je saurais comment le renvoyer chez lui. Avec eux en prime. Ce fut enfin l'instant "T". Dans un râle sinistre, et sous les crissements sordides, l'arthropode qui se présenta alors à nos yeux tenait plus de la créature fantastique et belliqueuse que du démon habituel. Dixit les cornes et autres queues préhensiles telles qu'en possédaient certains démons rouges, bonjour les mandibules desquelles tombaient des morceaux de chaire sanguinolente.

Depuis le temps que je voyais des choses horribles, je m'étais fait à ce genre de spectacle. Des corps décharnés, des démons qui tentaient de s'arracher les membres en usant de leurs propres dents, psychopathes névrotiques tuant les innocents par simple besoin de reconnaissance de leurs pairs… Bref, tandis que l'animal démoniaque s'en prenait à eux, les brisant tels de simples fétus de paille, je m'allumais une clope. Non, ce ne serait pas aujourd'hui, ni même demain que quelqu'un aurait ma peau. Sans compter que, le jour où cela arrivera… Ils seront tous salement dans la merde ! J'en connais trois en bas qui ne seront pas super content de devoir tenter de trouver un moyen de partager mon âme en parts égales. Continuez à vous jouer de moi, tous autant que vous êtes. Vous perdez votre temps, pas le mien, mais le vôtre. En quelques secondes le manège s'était transformé en un charnier de ténèbres et possédant une belle panoplies de teintes de rouge. Allant du rouge sang, au rouge sombre, avec quelques nuances de vert et de bleu pâle des plus agréable à l'œil. La gamine se trouvait devant moi, pour elle, le spectacle n'avait pas du être une partie de plaisir. Alors que l'animal à la queue pointue se tourna vers nous, planta ses lobes noirs dans mon regard, je jetais ma clope dans sa direction en prononçant quelques mots.


- Ex quo diabolus creaturam reducere !

Les flammes l'engloutirent et, ne laissant que son exosquelette sur place, la créature qui venait de nous débarrasser de cette bande de geignards eu droit à un salut façon Constantine. Une nouvelle clope, un mouvement du menton et un clin satisfait. Ouais. Personne n'était plus puissant que moi. Que ce soit dans ce monde ou ailleurs. J'étais John Constantine. Pas un putain de sale gosse à lunette qui faisait de la magie dans une école bien pourrie quelque part en Angleterre. Posant ma main sur la tête de la gamine je lui ébouriffais les cheveux. Cette petite histoire m'amusait beaucoup. Elle m'aidait à renvoyer ce genre de choses de l'autre côté avec sa magie. Finalement, je crois que je l'aimais bien cette petite. Appuyant sur la barrière de protection qui nous entourait à l'aide de mon index je me mis à sourire. La texture ressemblait à s'y méprendre à un sein rempli de silicone. "Bloup ! Bloup !" Voilà… Je perdais la tête. Tout portait à croire que d'utiliser mes pouvoirs à une telle puissance attaquait mon cerveau déjà bien fatigué par des litres d'alcool et des nuits de débauches. On se demande pourquoi j'évite de les utiliser à pleine puissance, voir même tout court.

- Tu penses pouvoir nous faire passer de l'autre côté de ce truc ? (J'indiquais le mur de flammes) Sans que l'on se fasse transformer en petites brindilles fumantes j'entends…
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MessagePosté le: Mer 6 Sep 2017 - 21:26
Ah bah il sait y faire côté son et lumière le John Constantine. Ça je suis assez humble pour le reconnaitre. Moi je n’utiliserais pas quelque chose d’aussi… Flamboyant? Agressif? Allez savoir. Mais je n’utiliserais pas un truc pareil. Trop… Méchant pour mon goût. Je ne peux contester les résultats. Ils sont bien trop flagrants pour que je puisse faire du déni. Cette horde de zombies, de monstres ou de je ne sais trop a été complètement balayé. Moi, j’aurais juste contourné le problème. Je n’aime pas l’affrontement. Ce n’est pas dans mon sang ou dans mes veines. Même mes parents ne sont pas très portés sur ce que vous appelez « la baston ». C’est de famille je dirais. Nous avons des façons différentes de régler les problèmes. Très différentes. Vous voyez?

Après, donner plus de pouvoirs à quelqu’un d’autre pour nous sortir du pétrin, je ne suis pas contre. C’est ce que je viens de faire, après tout et je me dis que c’était… Un mal nécessaire? Il faut bien que QUELQU’UN nous sorte de cette situation peu amusante. Moi j’adore m’amuser. Mais les démons, les morts vivants, tout ça… Ça ne semble pas être très farceur. C’est dommage quand même. Les gens seraient beaucoup moins stressés s’ils étaient moins sérieux et s’ils s’amusaient plus. Enfin bon. Nous avons encore… Une enquête à mener! Je suis super excitée, surexcitée même! Là vous allez me dire : Maggie, bordel, t’es folle à lier! Il y a des démons partout, des forces occultes cherchent à vous tuer et toi tout ce que tu veux c’est voir ce qu’il y a comme « boss de fin »? Bah… Ouais! J’adore les films, les romans, les jeux vidéo et les jeux de rôle sur table, vous voyez?

Et qu’est-ce que j’y peux! J’adore m’amuser! En tout cas John semble content des résultats puisqu’il m’ébouriffe les cheveux. Je souris moi aussi, je suis soulagée que les choses se passent bien, pour le moment, pour nous. Maintenant… Ce fameux mur de flammes. Il va falloir s’en débarrasser pour continuer. Pour ce faire, comment vais-je m’y prendre? J’ai envie de rigoler. J’y vais à la Sailor Moon, à la Sakura chasseuse de carte ou à la Miraculous Ladybug? Remarquez que John ferait un très mauvais Cat Noir dans cette optique… Il faut que ce soit, dans le désordre : très fillette, inutilement long, stupidement compliqué comme mouvement, avec une fausse incantation (et pas n'importe laquelle: Ooh Eeh Ooh Ah Aah Ting Tang Walla Walla Bing Bang!) et qu’au final, ça produise des résultats. Pourquoi pensez-vous que j’adore autant mes pouvoirs? Même pas besoin de gestuelle! Après ce moment très « magical girl », le mur de flammes n’est plus. Super!


« Pour info, c’était parfaitement inutile. J’aurais pu juste claquer des doigts ou encore ne rien dire, ne pas lever le petit doigt et faire disparaitre le machin. Juste que… J’avais envie de rigoler un peu, tu comprends? Et puis tu avais l’air content donc je me suis dit que je pouvais me le permettre et… Bref. La voie est libre maintenant. Est-ce que tu sais où on va ou encore ce qui nous attend? Des fois que… »

Bah il faut bien que QUELQU’UN sache où nous allons, vous imaginez bien les problèmes qu’on va avoir sinon! Pour le coup, je fais confiance à John Constantine car il ne semble pas en être à son premier rodéo avec les forces du mal, ça c’est clair. L’aisance avec laquelle il a invoqué puis s’est débarrassé de la grosse bestiole en témoigne. Je sais que par galanterie c’est « les femmes d’abord » mais franchement, à quoi ça va servir de s’en aller dans la mauvaise direction? Moi je dis, à celui qui sait le privilège de passer devant, comme ça on est bien certain d’arriver à destination. Surtout que bon, considérant que les manèges sont nuls, ce carnaval ne semble plus très intéressant maintenant… Je dis ça comme ça hein. Pourquoi perdre plus de temps que nécessaire avec quelque chose qui n’est pas amusant, je vous le demande!


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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 17:19
Après une allocution digne de notre très chère "Queen", la brunette aux obus se mit à me faire part de remontrances plus ou moins dissimulées. Je ne pouvais me retenir de rire en regardant sa tête qui tentait de me faire comprendre que ses pouvoirs dépassaient l'entendement. Bof… La magie, tout aussi puissante soit-elle, restait de la magie. Et ce, peu importe d'où elle tirait sa puissance. Bien entendu, je n'allais pas lui dire que j'avais prit un plaisir presque orgasmique à les voir se faire déchiqueter de cette manière, pour quoi serais-je passé ? Pour ce que je suis en fait… Mais passons. D'un côté, elle avait raison, il était plus que temps pour nous d'avancer et d'observer ce qui devait – sans nuls doutes – nous attendre un peu plus bas. Les gros vilains attendaient toujours en bas, prêt à nous faire part d'un monologue atrocement inutile, un peu comme les superslips en fait avec leurs arrivées fracassantes, dévoilant l'entièreté de leurs plans, etc… D'un geste de la main, et me précédant, elle fit disparaître les flammes. A la place se trouvait désormais un rideau de guimauves multicolores et sentant le sucre à des miles à la ronde. Passant outre ce semblant de sucreries magiques, nous avancions dans le noir le plus complet. Enfin… Si tant est que la lueur de ma clope puisse ne pas être capable d'éclairer plus loin que ma tronche quoi. En parlant de ça, il fallait que je pense à racheter des allumettes, les briquets c'est bien, mais ça se vide vite.

Après réflexion… J'avais encore du mal à remettre en place la scène qui s'était déroulée devant moi. Ces mouvements, ces manières de faire, cette pseudo incantation qui sortait tout droit d'un – très mauvais – album de musique pour émo… Tout me paru aussi exagéré qu'un porno japonais passant en pleine journée sur une chaîne câblée. Cette nana, si tant est qu'elle en soit réellement une, n'était pas des plus claires dans sa tête. Des fêlés, des fous furieux, des démons, des psychopathes… J'en avais croisé bien plus que de coutume, mais elle, en une fraction de seconde, les avaient tous dépassés ! C'était rafraîchissant alors que tout autour de nous je sentais des regards sombres et belliqueux. En fait, c'était comme si je rendais visite chez mon père. Personne ne voulait de moi ici, et même sans l'avouer, ça me faisait copieusement rire. Bande de sales cons névropathes… Vous ne valez même pas la vie que vous usez de votre présence… Un rictus de dégoût passa sur mon visage alors que je pensais à lui. Putain ! Et dire que j'avais tout fait pour qu'il survive. Tout ça pour quoi ? Pour rien d'autre que le fait qu'il me dégage à l'instant même où il le pu. Au moins, la minette n'avait pas ce genre de soucis. D'un claquement de doigt – pour la citer – elle aurait été capable de se recréer une famille, des amis, des liens… Une vie.

Tirant plusieurs bouffées dans ma clope qui éclaira un peu plus les ténèbres, une musique monta jusqu'à nos oreilles. Habituellement, les chansons grivoises ne me dérangeaient pas. J'aimais même les chanter dans les PUB Irlandais ou Ecossais, surtout à Edimbourg en fait. Eux ils savent s'amuser, la chope à la main et la bière brassée débordant tout autant que la poitrine d'une serveuse ivre de son corset. Les paroles me firent grincer des dents. Quoique… Lorsque mon regard se tourna sur la brunette, je compris qu'ils avaient raisons. Rien ne valait cela en fait. Sauf peut-être une nuit avec elle et plusieurs de ses copines de la 5th Dimension. Plus nous approchions de ce qui ressemblant à un rideau opaque, dans les teintes rougeâtres, plus la musique montait en puissance. Bon, ce n'est pas comme si j'avais du temps à perdre ici. Si des âmes étaient en jeu, ça n'allait pas être qu'une partie de plaisir. Surtout pour elle. Le rideau se déplaça alors devant nous…


Thème musical de la scène:
 

Tout de rose et de sang vêtus, dans une orgie dégueulasse et malodorante je percevais tout autour de nous des corps nus, s'enlaçant, s'enfonçant, et surtout… Baisant de tous les côtés. Dites bonjour à la décadence de Rome ! Et je signe où pour participer ? Au vu des beautés qui se présentaient – autant masculins que féminins d'ailleurs, sans parler de certaines déviances comme le peuvent être les cactus ou les hamster enroulés dans du ruban adhésif –, tous ici n'étaient que magnifiques corps sveltes, élancés ou tout simplement sexuellement attirant. Un petit sourire en coin, je ne pu m'empêcher de m'adresser à la minette qui se trouvait désormais à mes côtés. Est-ce que la 5th Dimension possédait ce genre d'amusements ? J'en doutais, mais là, ça dépassait même le pire des fantasmes !

- Je crois que nous sommes arrivés ma grande. Nous sommes au fond du trou !

A peine avais-je parlé que les visages se tournèrent dans notre direction. Décharnés, leurs yeux injectés de sang, tous s'arrêtèrent dans ce qu'ils faisaient. Les fouets arrêtèrent de claquer, le corps de bouger, bref… Le temps lui-même se stoppa net. Puis, tel Moïse devant les flots – la bonne blague que voilà – une femme s'approcha de nous. Belle, la chevelure noire, les courbes superbes, le sourire narquois… Ellie… A peine ma clope avait-elle terminée de se consumer qu'une magistrale gifle claqua sur ma joue. Quelle femme quand même ! Chantinelle de son nom complet était, ou plutôt fut une succube au service de l'autre face de squelette qu'est Triskele. Mais ça c'était avant que je m'occupe de son cas et que, grâce à elle, le Snob ne soit plus un archange, mais devienne clochard dans les rues de Londres. Quelque chose n'allait pas. Aux dernières nouvelles, elle n'était plus au service de personne, et là, c'était tout autre chose. Les corps, arrivés à l'extase, se voyaient comme "libérés" de leurs âmes… Voilà une chose qui n'était pas habituelle pour une succube. Normalement, il y avait un pacte, une signature faite avec son sang… Les conneries habituelles en somme.

- Tu redonnes dans le spectacle de rue Ellie ? Qu'en dirait le Snob s'il te voyait faire ça, hein ? La grande succube qui a arraché les ailes de son connard de Gabriel serait-elle redevenue le pantin d'un démon ? Je suis déçu, vraiment.

D'un cloaque insalubre, nous venions de passer aux cavernes obscures des Enfers. Alors voilà la véritable demeure des Succubes. Des lacs de lave et des terres détruites. Des pics et des pieux sombres… Une décoration somme tout habituelle pour une cave, mais relativement bien faite. J'ignorais ce qu'en pensait la minette aux gros seins mais… J'avais besoin d'un coup de main là. Chantinelle n'était pas dans son état normal. Bien loin de là, quelque chose avait changé en elle. Tout portait à croire qu'elle n'était plus la femme que j'avais connue. Et si… Quoique totalement improbable, mon idée se tenait. J'allais enfin pouvoir voir la réelle étendue de ses pouvoirs. Vérité ou mensonge, nous allions pouvoir vérifier cela d'ici très peu de temps… Mais avant ça, je devais m'allumer une clope. Oui, je sais, je fumais trop. Tant pis, j'avais trois anges gardiens démoniaques qui veillaient à ma survie. Si je crevais, ils fouteraient tout en l'air. Alors tant qu'à faire… Autant s'amuser un peu.

- Tu ne pourrais pas nous faire un truc du genre "bibidi, bobidi, bou" ? Histoire de tout remettre en place ? La demoiselle en face de nous n'étant pas dans son état normal, je crains qu'elle tente de nous buter tous les deux. Non pas que l'idée de me faire arracher les vêtements me déplaise mais… Celle de me faire arracher les tripes par contre… N'a pas le même effet sur moi vois-tu.

Bon et bien maintenant il n'y avait plus qu'à attendre le tour de magie. En espérant ne pas avoir droit à une "magical girl" à nouveau. Ce qui me rassurait, tout autant que cela m'inquiétait, était le fait que tout avait été bien trop facile. Comme si… Dans l'ombre, on nous testait. C'était frustrant, très frustrant même. On verra bien en temps et en heure n'est-ce pas ?
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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 19:52
Nous recommençons à marcher, à chercher une solution à ce carnaval qui est tout sauf ordinaire. Après avoir transformé un rideau de flammes en guimauves colorées, ce qui est bien plus sympa au regard, je me demande quel sera le prochain obstacle. Vous savez, à mes yeux, c’est comme une quête dans un jeu vidéo. Est-ce que je suis folle à lier de voir la vie comme un jeu? Peut-être. Est-ce que je suis mentalement instable parce que j’aime parsemer mon quotidien de toutes sortes d’excentricités? Peut-être. Est-ce que? Peut-être, peut-être, peut-être. Là n’est pas la question. Je vis ma vie, parfois j’aide les gens parce que ça pique mon intérêt, ma curiosité ou c’est un caprice du moment et puis voilà. Et là, aider John Constantine me permet de m’amuser dans un contexte qui, honnêtement, ne risque pas de se répéter.

Et justement, parlant de contexte ne risquant pas de se répéter… Bon, sexuellement, je ne suis pas la plus instruite. Je n’ai pas de problème à l’avouer. Mais là, comme dirait l’autre, c’est carrément « overkill ». Et quel changement brutal de décor, aussi. Et… C’est possible, ÇA!? Il y a flexibilité et flexibilité quand même et je… Je deviens rouge tomate, voilà! John semble parfaitement à l’aise. Moi… Pas du tout. J’en ai vu des choses, je viens de la Cinquième Dimension. Mais là je… Non. Non je ne veux pas y penser et je vais probablement modifier la réalité pour me donner un moment ou deux d’amnésie. Je ne suis pas convaincue de vouloir garder ces images en tête et je… Oh? Que dit John? Il connait la responsable de tout ceci? Pertinent, pertinent. Écoutons ce qu’il a à dire et on verra bien ce que je peux faire ensuite. Ah mais si. Franchement.

Vous pensez que je suis idiote ou quoi? Je vois bien que c’est à moi qu’il incombera de régler tout ce chaos. Quoi de mieux qu’une experte en la matière pour en venir à bout? Donc en gros il m’explique que quelque part quelque chose a changé et a corrompu ou transformé cette femme en quelque chose d’autre. Ok. Donc en me concentrant sur les paroles de John, je suis capable de voir précisément ce à quoi il fait référence et donc je sais où dans le temps situer ce qu’il exprime. Parce que prit littéralement, tout remettre en place, ça peut vouloir dire pratiquement n’importe quoi. Il faut se donner un cadre clair, une référence précise et… Bon réfléchissons. Quel serait le meilleur moyen de régler ce problème? Étudions la question un instant, histoire de trouver le meilleur angle d’attaque. Après tout, la précipitation ne… Ah, voilà. Claquement de doigts. Pause théâtrale.

Là vous vous dites : ah mais non. Ce à quoi je réponds : ah mais si. Vous me dites que c’est bien trop simple, pas assez impressionnant. Je vous réponds : et alors? Il faudrait peut-être que je fasse un superbe spectacle en trois actes, son, lumière et le reste par-dessus le marché? Pourquoi, exactement, est-ce que l’utilisation de mes pouvoirs devrait être ostentatoire et vaniteuse? Le claquement de doigts, c’était purement pour le « style ». Je n’avais pas besoin de le faire. Les résultats, en tout cas, parlent d’eux-mêmes. L’amie de John est redevenue « comme avant ». Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans « manipulation de la réalité »? Il n’y a pas de limite théorique à mon pouvoir. Je décide de ce qui est et voilà. Pourquoi pensez-vous que je ne blesse ni ne tue? Pour ne pas succomber à un désir de pouvoir immodéré. Tout bonnement et simplement.


« Voilà. Ton amie est redevenue comme avant et j’en ai profité pour régler ce problème de carnaval infernal du même coup. Tu sais, c’est comme quand on tire sur un fil, ça finit par défaire plus qu’une couture et donc… En réglant un problème, considérons que ça a fait un effet domino. C’est ce que tu voulais ou tu veux que je corrige autre chose. Et… Et je mangerais bien une crème glacée, cette aventure m’a donné chaud! »


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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 17:35
Qu'il était triste de voir de si beaux corps entremêlés dans une joute sexuelle à peine cachée, une telle débauche me rendais presque heureux… Mais la fumée de ma clope me démontrait bien d'autres choses. Les chaires se détachaient et tombaient en morceaux sur le sol, et bien Ellie, tu n'as pas fait les choses à moitié ! Les âmes qui s'élevaient vers le ciel n'étaient pas pour toi mais pour quelqu'un d'autre. Triskele n'en avait rien à faire de ce genre de choses. Donc ça allait pour quelqu'un ou quelque chose de plus puissant. D'assez remarquable pour te posséder, toi qui était une démone de premier rang. Mais bon, ce n'était pas tout ça, la minette allait tout remettre en place – si ce qu'elle avait avancé était vrai bien entendu – et nous n'en parlerions plus. Quand à Ellie… J'aurais une discussion à avoir avec elle. Si un démon commençait à jouer à collecter des âmes, ça puait les emmerdes à plein nez. Cet enfoiré avait eu l'audace de s'en prendre à une "amie". Qui serait le prochain ? Un Béhémoth ? Un démon supérieur ? Ou pire encore ! Une armée de clowns psychopathes qui te faisaient "coucou" avec le bras d'une de leurs victimes… Je ne préférais pas y penser. Pas encore tout du moins. Je me retrouvais devant un écran géant, comme si je regardais le film dans lequel je jouais actuellement. Impression étrange que de se voir bouger à l'écran tout en le faisant soi-même. Quoique passablement amusant.

Le temps se replia sur lui-même, d'un claquement de doigts, tout était redevenu comme avant. Aucunes traces ne persistaient de ce que nous avions affrontés. Plus de zombies de superslip névropathes et avides de sang, adieu le rideau de guimauves multicolores ; puis ce fut le corps d'Ellie qui, à la manière d'un arbre abattu, tomba lourdement sur le sol. Le flot d'âmes continu s'arrêta et alors que la grotte démoniaque qui nous entourait fini par disparaître, je perçu le ciel qui s'éclairait à nouveau. Un souffle glacial s'échappa alors du corps de la succube. Il me regarda, fixant mon âme de son étrange lueur sinistre, puis, prenant une forme moins spectrale s'enfonça dans le sol. Sympa la sortie du démon qui la possédait. Bravo John… Encore une fois tu venais de te mettre un des enfants du grand cornu à dos. Je souris. Comme si ça serait la dernière fois. Passant mes bras sous le corps d'Ellie, je la soulevais en faisant quand même attention à ne pas la brûler avec ma clope. Abîmer un corps pareil serait une honte. Surtout vu la manière dont elle savait faire monter en moi un désir sans limites, un plaisir qui avait failli me faire brûler de l'intérieur à plusieurs reprises.


- Je pense que cette glace tu la mérites amplement. Je t'offrirais même un bon gros cornet à deux boules si tu es sage.

Même si cela aurait été facile de m'empêcher de le faire, j'avais une réputation à tenir. De la pointe du pied je dessinais un pentacle sur le sol. En lieu et place du festival des enfers se tenait désormais un terrain vague dont le sol n'était que sable et terre. Ma marque aurait pour effet d'éviter à l'autre andouille de revenir. Si je n'aurais pas eu Ellie dans les bras, je l'aurais chargé d'une manière bien différente, et mieux encore, je me serais arrangé pour renvoyer l'autre crétin au fin fond des enfers avec mon pied au cul. Maintenant, nous allions manger une glace. Chose promise, chose due comme me le répétait si souvent Chas'… Sur le chemin du retour, Ellie se réveilla et, après quelques rapides explications, disparu dans les ombres. M'allumant une clope je me mis à réfléchir alors que devant moi la minette aux gros seins sautait dans tous les sens. Ces explications ne tenaient pas la route. Comment pouvait-on posséder une succube de sa puissance ? Sans compter que ces âmes n'allaient pas vers les Enfers mais… Vers le ciel. Je devrais avoir une explication avec l'autre Présence dans quelques temps. Néanmoins, ça ne serait pas maintenant. J'avais une glace à payer, et pour moi, une chope de bière, la plus forte et la plus brune qui soit… Ouais, il me fallait ça, une brune bien forte qui me retourne l'esprit…
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 19:05
J’adore quand une histoire se finit bien! Bon, après, je ne sais pas c’est quoi toute cette affaire avec John et son amie et honnêtement, c’est sans importance pour moi. Tenons-nous en à l’essentiel : John va me payer une crème glacée! Est-ce qu’il a dit : un bon gros cornet à deux boules ou un cornet avec deux grosses boules? Je ne me souviens pas et je suppose que c’est sans importance. Je suis heureuse, je sautille un peu partout car j’ai de l’énergie à dépenser et je reste relativement proche de lui car la condition de cette crème glacée offerte est que je sois sage. Ce que je suis d’ailleurs. Et c’est dur, ce n’est pas un mensonge. Je suis une farceuse par nature et chaotique de surcroit. Vous pensez que c’est simple que de ne pas céder à ce genre d’instincts? La réponse est très facile à donner : NON. Je vous assure que non. Non, non et non.

Mais je ferai un effort et quand John en revient à de meilleures dispositions, une fois son amie partit, je suis presque tranquille. Presque. Je danse d’un pied sur l’autre en attendant de prendre la direction d’un commerce vendant de la crème glacée et je suis John en chantonnant ou plutôt en fredonnant quelque chose dans ma langue natale. Bah quoi? Ou je garde mon esprit occupé à une tâche ou c’est CLAIR que je ne serai pas sage. Quand on me dit fait ceci, j’ai envie de faire cela à la place. Vous comprenez le principe? Enfin bon. Nous marchons dans un silence relatif, John conservant un air perpétuellement blasé et s’allumant clope sur clope et moi qui transpire la joie de vivre et qui collecte tous les regards à cause d’un physique légèrement exagéré. Bah quoi, on peut tous faire une petite erreur de calcul dans les proportions, ce n’est pas un crime bon sang de bon sang!

Nous finissons par arriver dans un établissement jouxtant un bar, ce qui risque davantage de plaire à John. Je le vois mal sortir son portefeuille et dire « commerçant, servez moi un lait frappé à la fraise, modérément remué et passablement rehaussé d’une touche de vanille ». Non. Il serait plus du genre à gueuler « barman, une bière » que ça ne m’étonnerait pas. À chacun son truc, c’est comme ça. Moi j’ai ma crème glacée, je suis contente et lui il a sa bière brune et il est content aussi. Nous échangeons un peu de tout et de rien et je dois dire que ce changement de tempérament et d’environnement n’est pas pour me déplaire. J’aime les choses amusantes et légères, je n’aime pas les drames et ce qui fait pleurer. Je suis une demoiselle (à ce qu’on dit) et donc j’ai le droit de ne pas vouloir qu’on heurte ma sensibilité. Je ne comprendrai jamais tout de la culture humaine.

Au terme de nos consommations respectives, nous nous quittons en bon termes, moi l’assurant que si jamais il a besoin de moi il peut aisément me contacter et pour vraiment faire dans un ridicule pas possible je lui tends un téléphone qui… Vous avez déjà vu ce vieux, très vieux jeu de société pour les jeune filles des années 90? Dream Phone? Bah voilà. Le téléphone rose bonbon et bien encombrant, c’est ce que je lui donne pour me contacter. Il me considère comme une gamine, autant alors entretenir cette impression pour le faire rigoler. Je lui offre un dernier câlin avant de partir et me voilà téléportée dans ma bulle dimensionnelle pour raconter ma journée à mes parents. Ma mère va me regarder avec son air blasé et mon père sera hystérique et surexcité parce que la chasse au mystère, c’est un peu une tradition de famille. La conclusion de cette histoire? Tout est bien qui finit bien… Jusqu’à la prochaine fois!


"Tu as dit: quand les cochons voleront. Ils volent maintenant. Alors paie."

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