[Espagne – Segovie - Sierra de Guadarrama] Aux Origines du monde : La Loi Orale et Secrète [PV Red Devil]

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MessagePosté le: Jeu 20 Juil 2017 - 18:00
Ah l'Espagne ! Le soleil, les vacances, les midinettes aux cheveux noirs qui dandinent des fesses en microkini… Voilà ce qui me plaît le plus dans la vie. Ne rien faire, pouvoir me retrouver quelques heures loin de tout et de tout le monde. Enfin… Ca aurait été le cas si une espèce de bestiole marine ne s'en était pas prise à des randonneurs en plein milieu de ces montagnes. Au moins, le Loch Ness est connu pour Nessie, ici, personne n'avait encore jamais entendu parler d'une flaque géante qui absorbait les humains comme un poivrot avale de l'alcool ! Donc pour moi c'était adieu les midinettes et les potentielles parties de jambes en l'air, et bonjour la chasse à la flaque d'eau mutante. Pourquoi ça me tombe toujours dessus ? Ils n'ont pas de superslip ici ? Par de "El Moustacho" en Espagne ? Le genre de type au torse velu capable de vaincre un taureau à mains nues rien qu'en lui chatouillant les oreilles… Merde… Je divague moi. C'est ainsi que je m'étais retrouvé à devoir remonter le sentier qui menait au col de Fuenfría en direction de la ville de Pedraza. De là, je pourrais très certainement en savoir un peu plus sur toutes ces histoires. D'ailleurs, je me demandais encore pourquoi je m'étais déplacé jusqu'ici. J'étais en vacances après tout… Bon, je l'avoue, on m'avait quelque peu forcé la main? Qui ? Qui d'autre que l'autre espèce de psychopathe de Stranger aurait été capable de me forcer la main. Si tu n'y vas pas, le monde sombrera dans le chaos… Et bla bla bla, et je t'en passe et pas des meilleurs. Ses petits protégés de son groupe scolaire devaient avoir déjà trop à faire, à moins qu'ils ne soient pas capables de gérer un pareil énergumène.

Par contre j'avais un souci, et pas des moindres, étant loin de chez moi, je me retrouvais dénué de mes livres et autres parchemins qui auraient pu être un sujet informatif de choix. Bien entendu, la clope que je fumais n'aidait en rien à gravir le chemin chaotique qui s'offrait à mes pieds. Tout en croisant quelques pèlerins, je prenais quelques bribes de conversations ça et là. En dehors des discussions basiques des badauds de première, une poignée de mots attirèrent mon attention. Ils parlaient en latin, ou plutôt, en araméen… Cette langue si ancienne qu'à l'heure actuelle plus personne ne la comprenais. Sauf moi bien entendu. Voilà qui était intéressant. Finalement, toute cette histoire de "monstre aquatique" n'était peut-être qu'une immense foutaise. Une fois encore, je me devais d'en avoir le cœur net. Si j'avais du quitter ma plage de sable fin et de bikini pour rien, ça se paierai cher ! Discrètement, je me mis à les suivre à bonne distance. A peine étions-nous entrés dans la ville Pedraza qu'ils tournèrent dans une ruelle étroite se terminant en cul de sac. Au bout de celle-ci se trouvait le château qui trônait de toute sa hauteur, les drapeaux de Castille-et-León flottant au vent et dévoilant les armoiries de cette région d'Espagne à mes yeux blasés. Certes, je n'avais pas forcément beaucoup de choses à en tirer, mais je m'approchais du mur d'enceinte. Mes mains se posèrent sur ce dernier et, avant même que je n'eu le temps de dire le moindre mot, je ressentis une violente douleur dans la nuque, et ce fut le noir complet.


***

Encore ce goût de sang dans la bouche, ce mal de crâne lancinant qui partait d'une oreille à l'autre, et surtout, cet infâme coup dans mon ego… Tandis que mes yeux tentaient avec une douleur immense de s'ouvrir, je scrutais le peu que je pouvais entendre tout autour de moi. Le silence. Un bruit d'écoulement se faisait pourtant entendre un peu plus loin, une respiration haletante semblait provenir de sous mes pieds. Bordel ! Mais j'étais où encore moi ? J'arrivais enfin à regarder autour de moi, ou plutôt, à distinguer dans la pénombre ce qui pouvait l'être. Mes poignets étaient maintenus par une corde et je flottais dans les airs, les pieds pendants au dessus du vide. Un accueil tout en finesse, tel que je les aime ! Sauf qu'ils ont fait une erreur. Mon sourire amusé apparu sur mon visage tuméfié. Aïe ! Ils ont prit leur temps pour me refaire la tronche ces enfoirés ! Passant outre ma douleur, des flammèches consument la corde et je réussis à m'éviter une chute – très certainement fatale – dans le trou béant qui se trouve alors sous mes pieds. D'une main, je me tiens à la corde qui semble ne pas avoir apprécier de brûler, tandis que de l'autre, j'éclaire le mieux possible ce qui m'entoure. Rien. Je pends dans ce qui semble être un puit. Les halètements se font plus précis. Il y a quelqu'un en dessous de moi… Bon ben quand on a pas le choix…

- Attention en dessous ! John Constantine en approche !

Mes doigts finissent par lâcher la corde – même si mon instinct de survie tente de m'en dissuader – et je tombe durant plusieurs secondes dans le vide, sans savoir si je finirais par y laisser ma peau ou non. Mon arrivée est douloureuse, surtout pour le bas de mes reins… Néanmoins, un corps à amorti ma descente et au vu de ce que je sens sous la paume de mes mains… Une corne ? Blue Devil ? Non… Le corps est beaucoup plus maigre, plus chaud aussi ! Je me lève d'un bond alors que je sens mon corps qui se met à chauffer de manière exponentielle. Une clope s'allume, la lumière qu'elle projette me dévoile un spectacle des plus dégradant pour celles et ceux qui se considèrent être "les enfants" de l'autre empaffé de cornu ! Il est là, affalé sur le sol telle une mouche écrasé par une tapette géante… Malgré moi, et surtout le fait qu'il ne paraît pas posséder ce magnétisme malsain propre aux démons, je me décide à briser quelques uns des crucifix qui l'entoure. Du bois d'olivier, tel que celui qui se trouvait dans le jardin du "fils" de l'autre "génie du bien". Il faut que je prononce quelques mots en latin pour qu'il daigne lever les yeux vers moi. Avec la pénombre qui nous entoure, la seule chose qu'il serait capable de voir, serait mon faciès défoncé et ma clope.

- Dis donc le satyre, tu n'aurais pas une idée de comment je peux sortir d'ici ? Apparemment, ça doit faire un moment que tu es là. Et comme tu es au fond du trou… Tu ne peux pas aller plus bas !
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MessagePosté le: Lun 24 Juil 2017 - 16:48

*Hm ...*

Ses yeux étaient fermés, il se réveillait à peine, avec beaucoup de difficultés. Son corps lui faisait mal, pas comme s'il avait des fractures ou des lacérations, non, son corps était intact mais pourtant il souffrait.
Allongé sur un sol glaciale Eddie commençait à bouger. Un doigts, puis un autre. Son cerveau lui dictait de se réveiller, de prendre conscience du problème mais il avait du mal à le faire. Ses yeux luminescents s'ouvrirent doucement, et son regard se projeta devant lui. Il n' y voyait rien. La vision troublé , autour de lui il n'y avait que de la noirceur.

* Ou est-ce que je suis ? *

Une question si simple mais qui n'avait aucune réponse pour le moment. Il tâtonna du bout des doigts le sol espérant y trouver un indice sur le lieu mais il ne sentit rien à part de la pierre gelé. Ca pouvait être un million d'endroit, une cave , un tombeau, une grotte. Eddie ne savait pas où il était et ça commençait à le stresser.

* Hm, aller un petit effort. *

Il plaqua ses mains contre le sol et tenta de se relever mais quelque chose l'empêchait comme si la gravité avait augmenté, comme si une force invisible, puisqu'il ne sentait rien dans son dos, l'appuyait vers le bas. Son corps retomba lourdement sur le sol. Une sensation de chaleur se fit sentir sur sa peau. Red Devil avait l'habitude du chaud, du feu des flammes, il ne craignait rien de tout ça, c'était son élément. Cependant à cet endroit, à ce moment là c'était autre chose qui le faisait cuir à petit feu.

Il releva la tête, les yeux grand ouvert pour comprendre ce qui lui arrivait, ce qui le mettait dans cet état mais à part une obscurité ambiante il ne vit rien. Reposant sa tête il tenta de se remémorer ce qui avait pu se passer plus tôt, cherchant dans sa mémoire quelque chose qui lui rappellerait le pourquoi de sa présence dans ses lieux mais rien. Le blackout totale dans sa tête avec pour seuls souvenirs un sandwich au poulet dans la cuisine de la T tower à St-Roch et une histoire de trident, son trident.

Le stresse commença à monter autant que la chaleur ambiante et omniprésente qui venait, d'après lui, d'un ou plusieurs objets mystiques ou religieux si ce n'était pas l'endroit lui même qui l'était.

* Une crypte ? Une église ? *

Malgré la douleur il se concentra pour faire jaillir une flamme de ses doigts mais il ne se passa rien. Il retenta du bout de sa queue mais là aussi rien. Il ouvrit la bouche pour projeter un jet de flamme mais sentit comme une pression sur sa gorge. Aucunes flammes ne sortait de son corps.

Ne bougeant que très lentement il tenta de se déplacer en rampant sur le sol lorsqu'un écho de voix se fit entendre. Elle semblait lointaine et bien plus haute que lui.
Relevant la tête légèrement pour voir d'où cette voix pouvait provenir il sentit un corps tomber sur lui avec force le faisant pousser un cri de douleur :

ooouucchh !

Il espérait que ça ne soit pas un cadavre et que cet endroit était en faite une fausse commune ou un endroit ou l'on se débarrassait des corps inutiles et sans vie. La personne qui lui était tombé dessus se releva prouvant qu'elle était vivante donnant à Eddie un soupire de satisfaction.
L'étranger s'alluma une cigarette, Eddie connaissait ce bruit par coeur l'ayant entendu des centaines de fois quand il était avec son ex, enfin si on peut appeler ça comme ça, Rose Wilson. Des bruits de branche cassés se fit ensuite entendre et d'un coup la douleur et la chaleur que Red Devil ressentait se fit moindre. La personne venait de lui ôter une sacrée épine du pied et Eddie sentait peu à peu ses forces revenir bien que quelque chose continuait à lui faire mal. L'homme, puisque s'en était un à sa voix, lui dit des mots en latin qu'il ne comprit pas le moins du monde. Pourtant le jeune démon leva quand même la tête vers lui au risque de confronter son regard avec un ennemi.

Il ne vit qu'une cigarette et le visage un peu blafard d'un blond, une cravate au cou. L'homme lui adressa la parole, avec une sens de l'humour approximatif et surtout une demande dont Eddie n'avait aucune réponse à lui apporter. L'accent british sonna au oreilles du jeune démon qui esquissa un sourire se demandant bien ce qu'un type dans ce genre pouvait faire ici.

Se relevant péniblement se mettant à genoux Eddie créa une flamme dans sa main illuminant la pièce au plutôt le trou dans lequel ils étaient. Sur les parois des crusifix étaient accrochés, d'autre brisé au sol. Le démon comprit pourquoi il avait été si mal jusque là.

Détruit tous les autres crusifix et je te dirais comment sortir. Je le ferais bien moi même mais je ne peux pas les toucher sans me bruler sévèrement. Et je suis bien trop faible pour me lever ou les cramer de là où je suis.

Son corps se pencha en avant par la douleur moyenne que lui causaient les symbole chrétiens. Sa main vient se poser au sol pour lui éviter que sa tête retombe sur les pierres glacés.

Je ne suis pas un satyre étranger, j'ai des jambes plus ou moins normales en tout cas pas celles d'un bouc. Je suis un démon mais aussi un super héros si ça peut te rassurer , je fais partie des Titan d'Amérique. Et toi t'es qui ? Où est-ce qu'on est ?


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MessagePosté le: Jeu 27 Juil 2017 - 16:31
Oh ! Le brave petit démon qui fait des flammèches avec sa main ! Que c'est mignon ! Voilà ce que j'aurais pu penser, ou même dire si je n'aurais pas été moi. Les démons, pour la plupart tout du moins étaient les dignes successeurs de l'autre cornu et de toute sa clique de dégénérés. Sauf que parfois, certains réussissaient à sortir du lot, tout en restant en vie. Mais ceux-ci n'étaient pas nombreux. Un peu comme Blue Devil qui, en plus de se terrer dans l'Oblivion, utilisait les pouvoirs du Stranger pour continuer à subsister loin du regard de son très cher et vénéré "Maître". Encore une fois, je pris un plaisir presque malsain à mettre un coup de pied dans un des crucifix. Rien de personnel, juste l'envie, comme ça, de faire chier le Père Supérieur. Tout en me frottant ma, ô combien de putain de douloureuse mâchoire, j'écoutais distraitement l'autre tout rouge qui râlait à la manière d'une jouvencelle trop immonde pour se faire attraper par les cheveux… Il voulait que je fasse le sale boulot ? Bof, tant qu'on est là, et puis bon, il n'a pas l'air trop "méchant". Enfin, moins que ses congénères démoniaques. Non sans cacher le plaisir que je prenais à le faire, l'un après l'autre, je faisais tomber les crucifix avant de les briser d'un coup de pied. M'arrêtant devant le dernier, le plus petit de tous d'ailleurs, je m'adressais au tout rouge, d'une voix mi-figue mi-raisin.

- Tu étais partis génocider un village de Schtroumpf le jour où ton Maître distribuait le second degré, ou tu étais en train de briser les pattes arrière d'une chèvre ?

En parlant de briser… Le crucifix tomba sur le sol et se brisa. Il me parlait de ses compagnons de combat. Les "Titans". Cette bande de sales gosses mal élevés, dont la plupart s'avéraient être les rejetons de la Superslip & Co. Une chose leur était dévolue, et je ne pouvais décemment pas me permettre de le leur retirer ; c'était leur manque de goût esthétique. Mais merde ! Aucune personne censée n'aurait eu l'idée de construire un bâtiment en forme de "T" comme "repère" ! La prochaine c'était quoi ? Mettre une pancarte lumineuse avec un gros "VENEZ NOUS BOTTER LE CUL ! NOUS NE SOMMES QUE DES GOSSES !" ? Mais bon, en deçà de ces quelques points négatifs, ils veillaient les uns sur les autres, dont sur Raven, la fille de Trigon… Si elle venait à devenir folle, je n'imagine même pas les dégâts qui pourraient se voir engendrées par une Raven en mode "folle furieuse". J'haussais les épaules dans les ténèbres pour répondre à sa seconde question. Il croyait réellement que j'en savais plus que lui sur l'endroit où nous étions tombés ? Amusant. Aux premiers abords ça l'était. Mon instinct me poussa à m'approcher de l'une des parties du mur qui nous entourait. La pièce était un peu trop cylindrique pour être vraie. Un puit possédait toujours un lien avec une nappe phréatique, ou mieux encore, une rivière souterraine. Approchant ma clope du dit mur, je le vis trembler, il réagissait telle la surface de l'eau frappée par une pierre, il ondulait. Attendons d'en savoir un peu plus sur ce démon Titan avant d'en parler. Je ne pouvais pas laisser sortir une potentielle créature démoniaque de sa prison. Cela aurait été de la pure folie.

- Je n'ai plus d'allumettes, tu n'aurais pas du feu ? (Ma clope venait de finir de se consumer, et je ne pouvais pas m'en passer, pas maintenant.) Et puis bon, je suis dans le même trou que toi, dans un état tout aussi pathétique, et tu penses que je suis capable de répondre à des questions pareilles ? Tu es sûr d'être un "Titan" ?

Premièrement, en lui demandant du feu, je connaîtrais une partie de ses pouvoirs, deuxièmement, sa réaction concernant sa place dans le monde me donnerait bien plus d'informations qu'il ne pensait le faire. Avec le temps, il fallait apprendre à observer les gens, les choses, et bien entendu, le monde qui nous entourait. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'excelle dans ce domaine mais… Me tromper sur les gens n'est plus dans mes habitudes. Il ne me restait plus qu'à attendre de voir sa réaction. Néanmoins, le nombre de crucifix dans la pièce m'avait déjà donné un semblant de réponse. Ce démon à la peau rouge n'était pas un des êtres de la caste supérieure, il dégageait une puissance plutôt intéressante, tout en étant "imparfait". A moins que ce ne soit le contrecoup des crucifix, je le trouvais plutôt… Désoeuvré pour un démon.
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MessagePosté le: Dim 30 Juil 2017 - 17:59

L'homme à la clope n'avait pas vraiment l'air de lui vouloir du mal. Eddie comprenait que le type était apparemment dans la même panade que lui et n'était en aucun cas son bourreau. Pourtant il restait méfiant. Le mal savait se faire passer pour quelque chose de sympa, de mignon et d'abordable. Ca pouvait très bien être le cas pour ce mec. Eddie le savait bien après tout il s'était fait avoir par une gentille petite fille qui suçotait une glace. Qu'est-ce qui lui disait que ce mec n'était pas sympa avec lui en brisant les crucifix un par un, juste pour essayer de le berner ou d'abuser de lui ?
Peu importe Red Devil devait pour le moment lui accorder une once de confiance ou du moins lui laisser le bénéfice du doute. Ils étaient tout les deux au même endroit, enfermé dans ce que genre de puits étrange, au sol rocailleux et aux ténèbres persistantes.

Le mec ne répondit pas tout de suite aux deux questions de Red, préférant lancer une sorte de réplique sarcastique, un trait de caractère plaisant lorsque c'était bien fait et Eddie ne le connaissait pas encore assez pour le prendre bien. Toujours le bras tendu, la main au sol, sentant ses forces revenir peu à peu il répondit comme il pouvait :

T'as un truc avec les chèvres toi , déjà que tu m'as pris pour un satyre.

Red Devil se releva doucement posa ses mains sur ses reins et faisant un arc avec son dos lui qui avait fait office de réception à la chute de son comparse de galère.

Ouch t'es vachement plus lourd qu'on y croirait .

L'english men lui demanda alors du feu alros que sa première clope était mourante. Apparemment le mec n'était pas au courant qu'on pouvait en allumer une autre avec le bout incandescent de la première. Pas grave car la question était finalement un autre trait d'humour puisqu'il avait vu Red allumer une petite flamme dans sa main. Il ne cherchait pas à lui répondre mais il ne cherchait pas non plus à couper la communication. De toute évidence il tolérait assez bien le démon rouge qu'il venait de trouver dans ce puits lugubre.

Eddie avait de toute façon l'intention de mettre un peu de chaleur et de lumière dans ce trou dégueulasse donc il pu créa successivement une flamme dans sa main gauche et une flamme autour du bout de sa queue. tendant sa queue et la flamme qui était dessus à l'homme il inspecta les lieux tout en se disant que le type, malgré sa communication assez facile avec un démon rouge ne lui avait pas totalement répondu en ne se présentant pas :

Tiens du feu, sert toi c'est gratuit.

Il regarda attentivement les parois du mur du trou circulaire dans lequel ils étaient. Elles ne semblaient pas dures, rigides ou rocheuses comme le sol mais au contraire malléables, humides .

Si tu ne sais pas ce que tu fais ici tu pourrais au moins me dire qui t'es ? Si déjà on est coincé ensemble autant qu'on sache l'un l'autre avec qui . Moi c'est Red Devil , mais tu peux m'appeler Eddie , vu qu'on se tutoie déjà .

Une fois que l'étranger avait allumé sa cigarette Eddie se concentra l'espace d'un temps sur la T.Tower afin d'ouvrir un portail pour s'y téléporter. La flamme au bout de sa queue changea de forme puis Red Devil fit le geste approprié pour créer le portail mais rien ne se passa. Il recommença une nouvelle fois ce concentrant encore plus fort mais à nouveau aucun portail ne s'ouvrit.

Hé merde. Je peux pas ouvrir de portail de téléportation pour nous enfuir d'ici .
Soit quelque chose me bloque soit je suis encore trop faible .


Se retournant vers le blond à la clope :

Bon monsieur second degré t'as peut être une idée de comment sortir ? C'est-on jamais !


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MessagePosté le: Dim 13 Aoû 2017 - 16:38
Je me plaisais déjà à lui en faire voir de toutes les couleurs. De cette manière, indirectement, ses réactions me permettaient d'en savoir bien plus sur lui, sur ce qu'il était réellement, et surtout, si quelqu'un pouvait lui faire confiance. Je ne parlais pas de moi, loin de là. Moi, je ne faisais confiance qu'en une seule et unique personne, un type ayant une classe folle, au regard de braise et à la clope toujours au bec. Ce mec se trouvait dans un truc qu'on appelait un miroir ! Lui, et personne d'autre. A quoi bon faire confiance à autrui ? Tôt ou tard ils choisiraient la solution de facilité, préférant protéger quelques personnes plutôt que de sauver l'humanité. Bien entendu, je ne prenais pas en compte les délires des superslips de se "sacrifier" pour la bonne cause – si tant est qu'elle le soit réellement – et cette "bonne cause" devait tout autant être l'adage de ces andouilles de superslip en couches culottes ! Mais ce petit me plaisait bien. Il avait de la répartie. Savait faire du feu, et puis… Quelque chose en lui semblait bien différent de ses congénères démoniaques. Tiens, amusant, un prénom presque humain ! Pas de Belphegor, ou de Tiremoibienfor… Rien de tout cela. J'avais donc vu juste, ce n'était pas un démon habituel, un sang-mêlée peut-être… Ou alors une mutation. Bof, tant qu'il n'est pas un des potes de l'autre Cornu, je ne me sentirais pas obligé de le renvoyer chez lui à grands coups de pieds dans le cul !

Il ne fallait pas que je bouge trop. Le moindre mouvement faisant vibrer les murs et dévoilant leur réelle tangibilité. Même si le fait était avéré que je devrais le supporter pour m'en sortir, quelques points se devaient d'être encore quelque peu mis en place. Un Titan… Démon… La petite Raven avait de la compagnie dans ses appartements alors ! Papa Trigon ne devait pas voir cette relation d'un très bon œil. Tiens… Je lui rendrais bien visite un de ces jours pour tâter un peu la bête, et voir s'il est au courant ce gros malin. Bref, le sujet n'était pas celui-ci. Sa queue – préhensile, sans mauvais jeux de mots – faisait des cercles dans l'air. Il tentait de faire quoi là ? Exécuter une nouvelle danse de la pluie ? Lancer un appel à l'aide à travers l'espace et le temps ? Après ça serait quoi ? Disparaître dans une cabine téléphonique bleue ? Bah ! Trop faible… Voilà qui était amusant. Ce n'était pas un démon, mais un incapable avec des cornes ! Ne pas réussir à faire des cercles avec sa queue – toujours sans aucun jeu de mot pervers – il n'y a rien de plus simple quand même ! Prenant ma clope en le pouce et l'index, je dessine un pentacle devant moi, dans l'air qui nous sépare lui et moi. Etrangement, il ne réagit pas tel que je l'aurais voulu. Au lieu de s'embraser et de s'agrandir, il se contente de disparaître. Hum… Quelqu'un avait donc lancé un sort de protection contre les magies démoniaques et la sorcellerie… Pourquoi pas, il y avait de l'idée.


- Comme tu n'es pas capable de te servir convenablement de ta queue, je vais devoir m'en occuper personnellement...

"De nous faire sortir d'ici". Cette partie de phrase, je la gardais en tête. Sinon, la blague serait tombée à l'eau. Ironie ou sérieux, ce n'était pas important ; ce qui l'était beaucoup plus était de savoir si nous étions capable de traverser cet espèce de flux liquide qui entourait la pièce où nous nous trouvions. M'approchant d'une des parois, j'approchais ma main à quelques millimètres de cette dernière. Mon but n'était pas de la toucher, mais plutôt de la jauger afin de savoir si oui ou non nous risquions quelque chose en la traversant. Finir en un petit tas de cendres fumant… Non merci ! Surtout que nous n'avions pas de points de destin pour revenir d'entre les morts. Après plusieurs secondes de passages, d'aller et venues contre le mur, je me décidais à tenter le tout pour le tout. Nous avions perdu trop de temps ici ; surtout que j'ignorais le nombre de jours qui avaient pu s'écouler depuis le moment où l'on m'avait salement amoché. La douleur semblait s'être apaisée et donc, ça devait faire un sacré moment… Enfoirées de merde ! Sans me délaisser de mon flegme habituel, je traversais le mur avec une légère appréhension dans l'âme…

Et ce fut sans étonnement, ou tout du moins aucun démontré, que je me retrouvais face à une assemblée de crétins et d'andouilles vêtus de blanc, le visage masqué et la tête recouverte d'une capuche rouge. C'était Halloween et personne ne m'avait prévenu ? Ce n'est pas très gentil ça ! Le bouc rouge m'avait suivit quelques secondes plus tard et désormais, l'un et l'autre nous nous trouvions devant cet hémicycle de masques lugubres. La pièce dans laquelle nous avions atterri ressemblait à ce qui se faisait de pire dans les magasines de décorations pour religieux fanatiques en manque de sexe… Tentures rouges sur les murs, tapis noirs et pentacles dorés tissés dessus, des candélabres étaient accrochés sur les murs – pour le côté spectaculaire de la chose bien sûr – et plongeait la pièce "dans une étrange lumière malsaine" tel que l'aurait dit n'importe quel romantique à la con. Mais passant outre les présentations. Une voix qui ne semblait appartenir à aucun d'entre eux se fit entendre. Elle était lointaine et proche à la fois. Ca me donnait envie de vomir !


- John Constantine, Eddie Bloomberg. Nous vous avons attendu bien longtemps. Désormais, vous êtes bien plus que nos hôtes, vous êtes nos Chevaliers. Vous êtes à notre service. Au service de la Cause !

Il fallait que je me retienne de leur préciser que la seule "Cause" pour laquelle je vivais, était la mienne. Patiemment, j'attendais la suite des évènements, mon camarade à la peau rouge allait-il leur sauter dessus pour les écharper à grands coups de griffes ou non ? A moins bien entendu que c'était bien plus dans son genre de rester immobile et d'attendre. Et puis merde… Qu'en avais-je à faire de lui. Et d'eux d'ailleurs ! Alors que la voix recommença à parler je tournais les talons, tant qu'à faire, je préférais encore pourrir dans une cellule humide que de devoir les entendre parler de Cause, de Bonne fortune, de Dieux et que sais-je encore.

- Si vous voulez rallier quelqu'un à votre "Cause", vous vous êtes trompés de porte. Regardez mon paillasson, ce n'est pas écrit "Welcome" dessus, mais "Fuck Off" !

Une gifle invisible me frappa en plein visage, m'envoyant voltiger à l'autre bout de la pièce. A moitié sonné, j'entendais qu'un infâme bourdonnement alors qu'il semblait s'adresser directement à moi. A travers mon esprit, ça résonnait. Alors comme ça on s'amusait à faire joujou dans le cerveau des gens hein ! Vas te faire mettre gros con ! Seconde gifle, bien plus puissante celle-ci.

- Monsieur Constantine, lorsque vous aurez fini de jouer à l'enfant, vous écouterez ce que nous avons à vous dire.
- C'est si gentiment demandé que je ne peux pas refuser…


Au vu du nombre de clopes que j'avais fumé, leurs explications avaient pu durer des heures comme des jours. Néanmoins, nous savions maintenant ce que nous avions à faire. Leur histoire de "Cause" c'était une sorte de Secte, ou une connerie religieuse dans le genre. Notre boulot tenait en peu de choses : retrouver un bouquins qui éviterait la création d'une arme capable d'annihiler l'Univers. Rien que ça ouais… Ce n'était pas comme s'ils nous avaient vraiment laissé le choix quand même. Accepter ou finir dans un trou rempli de trucs tellement bizarre que je préférais ne pas savoir d'où ils provenaient. Maintenant, je devais faire équipe avec un bouc à la peau rouge qui était incapable de se servir de sa queue… Le plus "amusant" dans tout ça, c'était que nous n'avions que sept jours pour retrouver ce putain de bouquin ! Autant dire que c'était mission impossible.

- Dis-moi, tu sais lire le démoniaque j'espère. Car la carte qu'ils nous ont refilé, pour moi, c'est du patois…

Il s'agissait là d'un mensonge éhonté de ma part. Il n'était pas compliqué de lire et de comprendre ce qui y était inscrit. De l'hébreu, très ancien, mais de l'hébreu quand même. Il parlait d'une grotte cachée sous les murs d'Alcazar… Le Château, pas le personnage de la bande dessinée… Une petite visite d'une ancienne prison devenue visite touristique obligatoire. Une autre chose que je ne m'expliquais pas. Pourquoi nous et non pas les superslips en puissance ? Ces andouilles masquées nous cachaient quelque chose. Quoi ? Je l'ignorais, mais mon instinct me faisait comprendre que nous ne tarderions pas à le savoir.
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MessagePosté le: Dim 27 Aoû 2017 - 16:44

Les deux prisonniers n'était pas avancés. Eddie n'arrivait pas à créer un portail de téléportation et à première vu le blond, amateur de second voir même troisième degré n'était pas plus efficace avec sa sucette cancéreuse à faire des petits dessins dans l'air qui les séparait. La remarque qu'il lança, après avoir lui même échoué dans sa tentative d'incantation de sortilège fut sourire Eddie qui avait compris que son colocataire de puits dégueulasse avait une sorte de prédisposition à l'humour aux degrés infinis. Il ne pu tout de même pas s'empêcher de lui répondre à voix basse et en tournant la tête de l'autre côté :

Au moins moi je m'en sers pas avec des chèvres.

Le blond s'approcha d'une des parois avec sans doute l'idée de s'en servir, voir de passer à travers. Eddie le regarda passer sa main à quelques millimètres de la substance visqueuse et liquide qui formait les "murs" de leur prison. Le blond passa sa main à travers une première fois. Eddie espérait que la main du british revienne comme elle était partis et ce fut le cas. Le blond passa plusieurs fois sa main dedans jaugeant la dangerosité de la chose. S'il y avait quelqu'un de l'autre côté il devait bien se marrer.

Sans prévenir il passa entièrement laissant le pauvre petit diablotin tout seul. Hey! poussa Eddie ne le voyant pas revenir tout de suite après. le démon rouge s'attendait à une main tendue vers lui, lui montrant le chemin, le rassurant pour le passage mais même pas. Ce fut donc en prenant son courage à deux mains qu'il passa à son tour.
Eddie se retrouva derrière son partenaire de fortune et ouvrit grand les yeux en découvrant ce qu'il se cachait derrière le mur de fluide gélatineux qu'ils avaient traversés.
Une grande pièce ronde avec des décorations étranges, genre satanistes avec au fond une assemblée de gens encapuchonné du style secte religieuse ou scientologue. Eddie sentait la demande spéciale ange et démon, quête de vérité ou d'artefacts religieux à plein nez.

Une voix se fit entendre et sans malice Eddie chercha du regard d'où elle pouvait provenir. Caque personne personne présente étant masqué c en'était pas évident, encore plus que la pièce assez creuse et vide faisait écho. Les deux hommes, si on peut qualifié Red Devil d'homme, furent appelés par leur nom et prénom et devinrent sans leur consentement les chevaliers d'une cause, qu'aucun des deux ne semblait connaître. Eddie tilta quand même. John Constantine mais oui !
Le blond a la clope avec un accent British spécialiste de la magie.
Eddie comprenait mieux certaines choses et le comportement du blond.

Red Devil ne bougea pas. Il préféra habituellement ce que la grande gueule, qu'était Constantine, allait faire ou dire et il ne fut pas déçu. John leur répondit de la façon exact qu'Eddie s'était imaginé. Il leur tourna même les talon pour repartir de la où il était venue. Le diablotin le regarda faire avec un sourire non dissimulé se disant que si les encapuchonnés les avaient fait venir ce n'était pas pour les relâcher à la première occasion. La gifle invisible que le blond se prit le faisant valdinguer plus loin était l'expression physique de ce qu'Eddie se disait. Si cette action télékinésique ou magique le fit sourire la seconde gifle le fit carrément pouffer de rire mais il ne dit rien pour autant.

La voix reprit, sermonnant rapidement John avant de leur exposer leur plan, expliquant la raison de leur venue ici et ce qu'ils allaient devoir faire. Ca dura assez longtemps pour finir par ennuyer le diablotin qui avait plus ou moins comprit dès le début qu'ils allaient devoir bosser en duo pour retrouver un objet puissant et magique pour le compte de la secte avec en prime une demi tonne de mise en garde s'ils échoueraient ou s'ils essayaient de les trahir.
Ce qui mis mal à l'aise Eddie était plus le faite qu'ils n'avaient que sept jours pour le faire. Red Devil pressentait un chronomètre qui tournerait dans cette histoire mais il ne pensait pas que le délai serait si court. Une nouvelle fois il se tue laissant le blond prendre ce qu'il fallait à sa place.

John demanda à Eddie s'il savait lire le démoniaque. Bien sur que non, Eddie savait lire deux langues, trois tout au plus mais par pur curiosité il prit la carte et jeta tout de même un oeil. La carte était écrite en Hébreux, ancien certe mais en hébreux quand même. Le jeune Bloomberg, de confession juive non pratiquant à l'heure actuelle fut capable de la lire, ayant lu la thora durant sa Bar Mitsva même si quelques mots lui fut étranger. Relevant la tête vers le blond il lui dit:

C'est de l'Hébreux pas du démoniaque et pour un type dit spécialiste en magie démoniaque ça me fait bien rire que tu ne sache pas lire le dit démoniaque.

Levant sa queue il traça un cercle de feu dans les airs qui s'embrasa immédiatement. Red Devil venait de créer un portail vers leur destination Alcazar. Redonnant la carte à John :

Ca parle d'une grotte caché sous un palais nommé Alcazar à Séville. Le plan lest assez détaillé c'est pour ça que j'ai ouvert un portail directement dans cette partie du palais (montrant du doigts la partie 5) . Elle est au milieu de tout ça sera, je pense un bon point de départ

Donnant à nouveau la carte à John, Eddie se retourna et sauta dans son portail, sans prendre le temps d'attendre son compagnon de jeu, comme lui même l'avait fait en passant à travers le mur étrange de tout à l'heure.

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MessagePosté le: Lun 28 Aoû 2017 - 15:20
Le fait avéré que je me désintéressais copieusement de tout ce qui pouvait se passer autour de moi avait du être une des raisons pour laquelle cette bande de psychopathes masqués m'avait choisis. Qu'en avais-je à faire de savoir si oui ou non cette mission était une mission suicide ? Mais rien du tout. Personne ne voulait de moi en bas. De ce fait, je savais très bien que j'étais "protégé". Ces idées traversaient mon esprit alors que je passais par le cercle de feu – quoique bien moins théâtral que ce que j'aurais pensé – créé par la queue du démon. Ca par contre c'est une chose à laquelle je ne pouvais pas me faire. Ouvrir des portails magiques et, qui plus est, démoniaques, avec sa queue, même pour un démon, ça restait… Etrange. Mais bref. Il n'avait pas manqué le fait de se "moquer" de moi concernant le fait que j'ignorais tout de l'hébreu. Si tu savais le nombre de langues et de dialectes que je parle et comprends mon petit… Tu fermerais ta gueule démoniaque jusqu'à la fin des temps ! Mais bon, je ne relevais pas la moindre parcelle d'humour, et encore moins d'un potentiel mépris dans sa voix. Ce n'était pas un pseudo-démon au rabais, dénué de tout pouvoir convenable qui m'empêcherait d'être moi quand même. Le spectacle qui s'offrit à nous me fit pousser un sifflement d'étonnement. La classe à l'état pur ! Ils savaient y faire les architectes de l'époque !

Tout autour de nous n'était que beauté et volupté. Ramener une femme dans un pareil endroit aurait pour effet de pouvoir l'allonger dans son lit quelques heures plus tard. Mais je m'égare. Le ciel était si clair et bleu qu'il jurait avec les tons ocres et délicats de ce qui nous entourait. Devant nous se trouvait une porte noire, simple, le genre de celles que l'on trouve un peu partout en fait. Une plaque se trouvait à côté, fixée au mur par quatre rivets. M'approchant de cette dernière je compris où ils nous avaient amené. Nous nous trouvions donc dans la cour de la Vénérie, face à la façade du palais de Pierre Ier. Ou tout du moins, c'est ce qui était écrit. Après, nous n'avions pas de temps à perdre avec du tourisme. Le temps nous était compté, et les sept jours ne devraient pas s'écouler avant que nous ayons réussi à trouver ce que nous cherchions… Et d'ailleurs, aucune de nous deux ne savais réellement ce que nous devions chercher. Des indices, quelques informations pratiques… Du temps. C'était surtout cela qui nous manquait. Du temps. Sans en perdre, je poussais l'immense porte qui nous faisait alors face. Paradoxalement à ce que je pouvais croire, il n'y avait pas âme qui vivre aux alentours. Pas de gardes, pas de conservateurs, rien ni personne. Même pas le moindre touriste. Etrange…

Le corridor qui se dévoila derrière la porte n'avait rien à envier à l'entrée principale, des dorures, d'une beauté sans égale, et de nombreuses plantes vertes qui décoraient les murs sur lesquels les tentures pendaient. Comme disait le proverbe : "les aventuriers prennent toujours à droite", et il se vérifia lorsque je pénétrais dans un petit couloir, à peine plus large que moi avec les bras tendus. Une nouvelle porte, plus simple cette fois-ci, mais aussi, plus… Féminine, je dirais. Le loquet baissé fut rapidement relevé et la poignée tourna. Une impression de malaise s'empara de moi alors que j'entrais dans cette pièce. Derrière moi, je sentais le démon qui m'emboîtait le pas. Partout autour de nous se trouvaient des visages sculptés dans le marbre et la pierre. Certains semblaient en paix, quand à d'autres… La souffrance qui naissait dans leurs regards me faisait une peine sans nom. Où étions-nous arrivés ? Dans la petite boutique des horreur ? En rajoutant un type en armure et quelques hurlements sinistres, ça aurait pu me faire penser à quelque chose… Sans que je ne puisse comprendre pourquoi, le sol sous mes pieds se déroba et je m'enfonçais. De mon flegme habituel, je tirais une clope de mon paquet et tout l'allumant m'adressait au démon à queue rouge.


- Tu comptes me regarder sans bouger ou tu penses agir à un moment ou un autre ? Non pas que me faire manger les pieds ne soit très désagréable, c'est juste que j'en aurai besoin pour leur botter le cul à ces abrutis quand on en aura terminé ici.

Des salles maudites, des âmes esseulées, une magie ancienne, de l'hébreu… Si ces abrutis tentaient de faire mumuse avec ce que je craignais… On était dans la merde… Plus que je ne l'était actuellement. Tirant plusieurs bouffées dans ma cigarette, je ne pouvais m'empêcher de regarder mon corps qui s'enfonçait lentement mais sûrement dans le sol. Ô joie éternelle que de se voir disparaître… Mais j'étais frustré, c'était une mort stupide quand même. Tellement stupide que ça m'agaçait… J'avais du sang de démon dans les veines, une nouvelle paire de poumons toutes neuves, un corps en "parfaite" santé – ou presque –, de belles années devant moi… Et j'allais mourir ici et maintenant si l'autre abruti rouge ne se bougeait pas le cul ! Superslip de poche… Je m'accordais une chose, j'aurais très bien pu m'en sortir sans aide, c'est un fait. Mais… Il me fallait voir de quel côté il était. Et surtout si je pouvais vraiment lui faire confiance ou non.
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MessagePosté le: Sam 16 Sep 2017 - 0:04

L'humain était capable de choses étonnantes et merveilleuses. Pas l'homme car tous les humains ne sont pas des hommes et le constat que venait de faire Red Devil ne pouvait être attribué qu'aux mâles de la race des homo sapiens sapiens. Les femmes avaient manifestement aussi eut un grand rôle dans ce que les yeux d'Eddie découvrirent. Il marcha lentement, le regard se portant sur tout ce qu'il y avait à voir, faisant de lents mouvements de tête tant tout était beau dans cet endroit.

John Constantine avait passé le portail mais Eddie n'y prêta pas plus attention que ça. Il restait là marchant lentement et regardant la beauté du lieux. EN face d'eux se trouvait une porte et ce fut John qui l'ouvrit le premier, Eddie, tel un enfant visitant un magnifique monument avec sa classe, ayant l'attention attiré par le lieu dans lequel ils venaient de se téléporter ne l'a vit même pas. Pourtant au bruit de la clenche il se stoppa et détourna la tête pour suivre le grand blond à la clope.

Si à l'extérieur Red Devil avait déjà une tête de touriste en étant ébahi par les sculptures murales et le magnifique jardin dans lequel ils avaient atterrit, une fois à l'intérieur se regard d'admiration se fit encore plus marqué sur son visage. Il y avait des dorures magnifiques, des tentures incroyables au point qu'il se demanda si c'était vraiment le bon endroit pour trouver un livre qui mènerait à une arme pouvant causer la destruction de l'univers.
Les yeux écarquillés par tant de superbe, il suivit son acolyte sans même vraiment regarder où il allait. Ca aurait pu être une erreur de la part du démon que de suivre aveuglement le blond, néanmoins il le fit et s'engouffra dans un couloir relativement étroit et fait de pierre claire, suivant John.

Une autre porte s'offrit à eux et à nouveau le célèbre sorcier, ou magicien, ou clodo londonien peu importe, fut le premier à entrer. Eddie suivait espérant voir plus de ce qu'il avait vu précédemment. Il espérait en prendre plein les mirettes mais fut assez déçu. Dans le marbre de la pierre ils y virent des visages, d'âge et de sexe différents. A mesure qu'ils avancèrent les visages se firent plus froid, plus tristes, plus horrible rajoutant un malaise au jeune démon lui qui en avait déjà ressentit un juste en entrant.

Red Devil n'était pas à l'aise mais il ne laissa rien transparaître ne voulant pas montrer à son arrogant de compagnon qu'il avait malgré son apparence une certaine fragilité. Après tout Eddie n'était qu'un jeune homme à peine sortit de l'adolescence, il était loin d'avoir tout vu et tout connus, la peur lui tenait encore parfois compagnie mais elle s'avérait souvent être un bon moteur.
Eddie fut d'autant moins à l'aise quand surpris il vit le grand blond s'enfoncer lentement dans le sol. Cet idiot au lieu d'essayer de s'en sortir s'alluma une clope et demanda de l'aide au jeune démon.

Eddie leva les yeux au ciel sachant que l'homme avait largement le pouvoir de se défaire de ce mauvais pas, puis il souffla l'air de dire "c'est bon j'arrive" . Red Devil sauta au dessus de John et lui attrapa une main avec l'une des siennes. Prenant à peine appuie sur ses jambes il tira et sortit en quelques seconde son allié de son piège.

Voilà mon grand tu es sortit d'affaire tout en reculant tu devrais faire un peu plus attention où tu marche la prochaine fois .

Sur ses mots et toujours à reculons le diablotin marcha sur une dalle qui s'enfonça à peine mais qui libéra six gros piques latéraux en métal, pointus et aiguisé qui se rétractèrent très lentement. Il déglutit se disant qu'il avait bien faillit finir en brochette, genre méchoui de chèvre.

Bon ben si l'endroit est piégé c'est que l'on va dans le bon sens non ?

La réponse était subsidiaire au vu de la logique de la question. Ce qui fallait vraiment se demander à ce moment là c'était comment traverser sans se faire décapité, embrocher, ensevelit bref sans mourir. Pour Eddie la solution idéal aurait été de ne pas toucher le sol ou les parois du couloir. Prendre de l'élan et voler jusqu'au bout . Mais vu la place qu'ils avaient ça risquait d'être un peu juste pour déployer ses ailles. Se retournant vers Constantine :

Bon aller je suis sur que t'es pas le dernier pequenaud niveau utilisation de la magie et de sortilège sinon nos amis de tout à l'heure ne t'aurais pas prit en otage comme ils l'ont fait avec moi . Je suis sur t'as bien un truc pour que l'on puisse passer hein ?

A part faire preuve de dédain et d'argutie en ne pouvant s'empêcher de l'ouvrir avec son accent british épouvantable, le grand blond n'avait pas montrer grand chose et Eddie se disait que maintenant que les choses se corsaient légèrement il serait temps qu'il montre un peu de quoi il était capable. Sa réputation la précédait souvent , là où il débarquait, mais jusqu'à présent Red Devil n'avait vu et surtout entendu que sa grande gueule, le démon était donc curieux de voir pourquoi John Constantine était une référence dans le milieux.



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MessagePosté le: Lun 25 Sep 2017 - 18:48
Je n'avais même pas besoin de bouger pour que le sol qui se trouvait désormais autour de ma taille ne me considère de plus en plus comme son déjeuner. Ma clope se consumait alors que je m'enfonçais encore. Finalement, et je cru qu'il fallait que j'agisse par moi-même, l'autre empaffé démoniaque me sortit de ce "piège". Si tant est que je pouvais le considérer comme tel. Un piège, c'était censé être mortel, le genre de chose qui, lorsque ça arrive, vous pousse à hurler de terreur. Bon, je le conçois, je ne cri pas, et encore moins devant un quelconque soucis. J'étais donc bel et bien sorti du sol "humide" qui se trouvait n'être qu'une immense foutaise. Le démon ne l'avait très certainement pas remarqué, mais ce qui fut un piège il y a peu n'en était plus un. Discrètement, je jetais sur le sol le mégot de ma clope qui y rebondit à plusieurs reprises avant de s'arrêter. Bon ok, ça puait l'illusion bien débile digne d'un mauvais cirque au rabais. Génial… Nous avions donc à faire avec une sorte d'illusionniste patenté qui se prenait pour un génie de la magie. Pathétique. Il avait quand même une certaine puissance pour réussir à nous faire croire que ses illusions étaient si… Tangibles. Ironiquement parlant en parlant du sol qui s'était affaissé sous mes pieds.

Et en parlant de pied… Je n'eu même pas le temps de lui dire de ne pas bouger qu'il appuya sur une dalle. Sous son poids, cette dernière s'enfonça dans le sol et fit apparaître des pieux coniques sortant de toutes part des murs. Au nombre de six, ils semblaient n'être là que pour faire comprendre aux curieux qui pénétraient dans ce couloir qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Après le sol façon "sables mouvants", les pieux qui sortaient des murs, qu'est-ce qui nous préparait de beau notre illusionniste au rabais ? Un rocher géant qui dévalerait le couloir façon film d'aventure des 80's ? Par contre, mon "camarade" du communisme infernal semblait vouloir faire de l'humour. Hey ! C'est moi le sarcastique de l'équipe ! Chacun sa place. Mais oui, il avait raison. Une seule et unique fois j'avais prit le temps de discuter avec superslip, et ce dernier, "grand prince" qu'il est – j'ai failli m'étouffer en le pensant – m'avait expliqué que la majorité de ses ennemis agissaient de la même manière, tel le petit poucet, ils semaient des pièges sur leur passage. A croire que sans eux, la superslip & co ne servirait plus à rien. C'était d'ailleurs le cas. Sans ennemis, ils étaient bon pour la maison de retraite façon déambulateurs volants.

Me contentant de lever les épaules et de m'allumer une énième clope, j'avançais dans le couloir qui devenait de plus en plus étroit. Ce qui semblait vouloir nous arrêter était un trou béant dans le sol. Ou tout du moins, ce qui ressemblait à s'y méprendre à un trou tout ce qu'il y a de plus vide. J'observais mon compagnon du jour qui me paru être en proie à de vives circonspections à son égard et surtout, à ce qu'il allait faire de moi. C'était son regard, à la fois dépité et curieux qui me fit comprendre ça. Le mentalisme, c'est bon pour les séries télévisées, la vraie vie… C'était tout autre chose. Passer outre ce piège ne serait pas une mince affaire. J'aurais effectivement bien pu agir de la manière la plus facile qui soit, en faisant apparaître un pont, invoquer un démon mineur qui nous aurait permit de traverser, user d'une incantation qui nous aurait permit de flotter dans les airs… Bref, faire ce qu'il attendait de moi. Pourtant, ce n'était pas dans mes idées. Bien au contraire. Ne jamais faire ce qu'on attendait de moi. C'était ça la Constantine's touch ! Faire chier son monde sans jamais ne rien en avoir à foutre, et surtout, surtout, toujours s'en sortir. Plus ou moins indemne.


- La magie… C'est si surfait tu sais. (Je me penchais vers l'avant et tâtais le vide qui se trouvait à mes pieds.) Moi, je préfère… L'illusion !

Appuyant sur ce dernier mot, je me retournais et fit un bond vers l'arrière. La logique aurait voulu que je tombe dans le vide, et après avoir poussé un hurlement sinistre, mon corps se serrait mué en une espèce de flaque difforme et ensanglanté lors de l'impact avec le sol. Toutefois, c'est ce que le cerveau humain aurait perçu si tout cela n'aurait pas été qu'une simple illusion. Il existait une énergie négative dans cet endroit ; j'usais de cette dernière de sorte que mon cerveau ne puisse plus faire attention à ce que mes yeux voyaient. Ma réflexion était simple, le cerveau interprète ce que les yeux perçoivent, si l'on ne perçoit pas le vide qui n'existe pas et que, au contraire, on le persuade de l'existence tangible du sol, alors tout est possible. Pour la petite anecdote, le monde est perçu par tout à chacun à sa propre manière. Je continuais de reculer vers "l'autre côté du vide" – qui n'existait que dans l'imaginaire de celui ou celle qui le voyait comme tel – jusqu'à me retrouver adossé à un mur. Me voilà donc arrivé de l'autre côté. Un sourire amusé aux lèvres, je m'adressais au démon, une pointe de sarcasme dans la voix.

- Tu attends quoi pour traverser ? Tu as peur du vide qui n'existe pas ou quoi ? Que va penser ton boss si je venais à lui dire que ses subordonnés ont la trouille du grand vilain trou !
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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 21:20

Connaissait-il la politesse ? Noooonnn. Savait-il dire merci ? Encore moins. Red Devil l'avait sortit de la boue dans laquelle il s'enfonçait , dans laquelle il aurait pu y rester mais aucune sympathie sortit de sa bouche. Eddie se dit qu'il aurait mieux fait de le laisser dans sa merde afin qu'il se débrouille tout seul. Il avait eu des partenaires avares de compliments ou même de paroles sympathiques mais il sentait que John Constantine les dépassaient tous et de loin.
Ce n'était déjà pas une partie de plaisir et bosser dans ces conditions avec ce mec n'allait rien arranger. Eddie était donc frustré mais il avança quand même. Plus vite ils retrouveraient le bouquin magique plus vite il serait débarrasser du blond à la clope.

Le couloir se faisait de plus e plus serré, cette impression d'être emprisonné mis mal à l'aise le jeune démon qui n'avait qu'une hâte c'était de sortir de ce long et dangereux corridor de pierre aux pièges innombrables. Le suivant était justement à leur porté puisque John s'arrêta devant. Un trou béant leur bloqua la route. Le diablotin sentit une forte envie de passer sa main dans le dos de son co-équipier et de le pousser dedans pour voir si le sorcier réputé comme étant l'un des meilleurs actuellement allait faire quelques chose ou si à nouveau il allait attendre que Red Devil vienne lui sauver les miches.

Pourtant le jeune démon ne fit rien. John lui dit que la magie était surfaite et qu'il préférait l'illusion. Des paroles bien étrange dans la bouche d'homme réputé comme étant un puissant utilisateur de la magie noir. Il accompagna ses dires d'un bon vers l'arrière. Eddie ouvrit grand les yeux s'attendant à ce que le grand blond tombe dans cette abîme mais il n'en fut rien. Il marcha tranquillement dessus, reculant jusqu'à se retrouver dos à un mur .
Avec un ton sarcastique le British incita Red Devil à traverser, le moquant un peu ce à quoi il répondit d'un ton agacé :

Premièrement je n'ai pas de boss ok , je suis un démon libre ! Deuxièmement qu'est-ce qui me prouve que tu n'as pas traversé grâce à un sort?

Eddie était hésitant à traverser mais qui ne le serait pas devant un tour béant? comme celui qu'il avait devant lui ? Voir quelqu'un marché dessus relevait selon lui de la magie et non de la perspective que le cerveau pouvait émettre à la tangibilité d'une surface ou non.
Il s'avança légèrement et se dit tout bas :

Ho et puis zut . avant de bondir sur le trou et ... tomber .

Un cri se fit attendre perdant en volume et faisant écho sur la fin :

CCCOOOONNNNSSSSSttttaaaaannnnnntttiiiiinnnnneeeeee

La logique de Constantine sur la magie et les illusions étaient surfaite c'était maintenant une chose sur et certaine. Comment l'un pouvait marcher dessus alors que l'autre tombait dans un précipice remplis de noirceur?

Heureusement pour le jeune démon la chute fut extrêmement bien amortit car sans s'en rendre compte il se retrouva à plat ventre sur un tapis rouge avec des motifs brodés de fils d'or. En relevant la tête il aperçu autour de lui une pièce totalement ronde, sans aucun coin. Sur les murs, encastré dedans, il y avait 12 statues espacés d'un mètre l'une de l'autre. Elles représentaient diverses personnes, barbues, en toges, qui sur le coup ne disaient rien à Eddie mais qui étaient en faite les apôtres du Christ.
Au plafond il y avait une magnifique fresque peinte représentant ce qui s'approchait le plus d'une scène apocalyptique, deux armées s'affrontant sur un champs de bataille quelque part sur terre.
Au sol l'un des plus beau carrelage que l'on pouvait trouver surmonté de plusieurs grands tapis au couleurs et motifs plus somptueux les uns que les autres.

Si John Constantine avait un tant soit peu de jugeote et de sens de l'observation il trouverait une pierre légèrement décalé par rapport aux autres à côté de lui. Si d'aventure l'idée lui venait d'appuyer dessus le mur contre lequel il était tournerait sur lui même le faisant arriver dans la même pièce où se trouvait Red Devil. Il pouvait aussi tenter de sauter dans le trou qui sait, peut être que cette fois-ci il y tomberait ?

En attendant la venue du grand blond Red Devil se releva doucement et commença son observation de la pièce qui à première vue ne semblait pas vraiment posséder d'issue -mise à part celle cité plus haut - ce qui en faisait une prison potentiel ... ou pas. Peut être que que le grand John Constantine, s'il daignait bien à rejoindre Red Devil, trouverait une solution, si beau, si fort et si intelligent qu'il était. *(rire du narrateur)*

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MessagePosté le: Mar 10 Oct 2017 - 18:03
Oh mais qu'il est mignon ! C'est un démon libre ! S'il n'aurait eu qu'une seule et unique corne sur le front j'aurais pu le confondre avec une jolie petite licorne toute mignonne qui fait des arcs-en-ciel avec sa queue quand elle saute au dessus de nuages multicolores ! Hum… Je vais un peu loin là, mais sa réaction m'a tellement fait sourire que je n'ai pas pu m'empêcher de l'imaginer autrement. En plus de ça il s'énerve "tout rouge", ironique pour un démon ayant déjà la peau de cette carnation n'est-ce pas. Bref. Je le laisse s'énerver sur moi tandis que je traverse le pont invisible. Non pas que je m'inquiète pour lui, mais vu sa manière de me parler, il ne doit pas avoir compris grand chose. Pire encore, il est plus stupide qu'il n'y parait, pauvre bougre démoniaque au rabais. Le voilà qui saute bêtement et béatement dans le trou. Comme est-ce donc possible de ne pas se rendre compte que le trou n'existe que pour ceux qui le perçoivent ainsi ? Tout ce qui nous entoure n'est en fait qu'une immense illusion. Nous sommes bel et bien dans le château d'Alcazar, mais pas dans une sorte de dimension parallèle, tout ceci n'est rien d'autre qu'une grosse connerie. Et comme l'autre empaffé démoniaque ne l'a pas compris… Il se retrouve dans la merde. Sans compter qu'il m'y entraîne. Alors que je l'entends tomber tout en criant mon nom, l'écho qui le suit me fait comprendre que les murs ne sont pas ce qu'ils sont. Même s'il arrive en bas avec quelques contusions, ça ne sera dut qu'à son exclusive bêtise. Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas des marches invisibles. Faut-il encore croire en leur existence. Tout n'est qu'observation.

Il s'était barré des Enfers le jour où ils avaient distribués les ailes démoniaques ou quoi ? Même Black Orchid en avait. Pourquoi pas lui ? Bon, ce n'est pas comme si nous avions du temps à perdre. Sauter or not sauter, that is a question… Me parlant à moi-même, et sans m'en rendre compte, j'appuyais sur une pierre avec mon coude. Le mur s'avança, me poussant inexorablement contre le précipice dans lequel il était tombé. Tournant le dos à ce dernier, je sautais. Tomber avec grâce et dignité, voilà ce que je fis. Je profitais même de ma chute pour m'allumer une clope au passage. Mon corps toucha le sol avec une délicatesse presque agréable. Ce que cela pouvait être agréable que d'atterrir ainsi. Dixit les gifles de Mirabaï et les droites bien senties de Mia, je profitais de fixer le plafond, ou plutôt la peinture qui s'y trouvait. Voilà des visages qui ne m'étaient pas inconnus. Là c'était l'autre Stranger, ici le Snob, et, le pointant du doigt, l'autre Barbue en personne ! L'apocalypse selon Saint Jean. Pas la fête durant laquelle on saute au dessus d'un truc en flammes façon Burning Man, mais le truc bien glauque où tout le monde se fou sur la gueule. Ca par contre c'était nouveau… Drôle de bouquin que celui que tenait un des potes du Snob entre ses mains.


- Sympa la décoration. Tu devrais prendre des notes pour chez toi. Je suis persuadé que ça ferait du plus bel effet aux yeux de ton patron.

Il fallait quand même que je me lève. Ce que je fis, la clope au bec, et le regard visualisant une pièce étrangement éclairée par une source de lumière omniprésente. En dehors de la déco "new-age" de mauvais goût, cette lumière ne me plaisait guère. Habituellement, il faut une source lumineuse pour que existe. Bon, je l'accorde, rien n'est vrai ici, tout n'est qu'une question de perception. Mon compagnon démoniaque semblait être fasciné par les statues qui représentaient les apôtres… Sauf qu'entre deux statues se trouvaient un espace plus grand qu'entre toutes les autres. Douze apôtres pour Marc, Matthieu et Luc… Mais il en existait un Treizième qui n'était pas considéré comme étant l'un des leur, l'un des "Douze" : Paul de Tarse. Voilà donc pourquoi il y avait un espace plus grand entre eux. Bien, bien, bien. Voilà qui donnait les réponses à de nombreuses questions.

Je m'approchais du mur qui se situait sous l'espace que j'avais remarqué. Fouillant le sol, le mur et le plafond du regard je ne trouvais rien. Rien ne bougeait, rien ne semblait avoir été touché depuis des siècles au vu de l'épaisseur de poussière qui se trouvait un peu partout. Si tant est que la poussière que l'on voyait été réelle. Bordel ! Je commençais à y perdre mon latin avec toutes les conneries. Je regardais ma montre, déjà deux heures d'écoulées. Nous devions accélérer les choses. M'approchant du démon, je serrais le poing et lui envoyait une droite bien sentie en plein milieu du visage. Sans même s'il n'ait le temps de réagir, je recommençais. Mes phalanges craquèrent alors que la douleur de la fracture remonta jusqu'à mon cerveau. Son sang fini par couler de son nez et tomba sur le sol. Il allait sans douter hurler, m'insulter et me demander pourquoi j'avais agit ainsi. Par plaisir ? Un peu oui. Je ne suis pas particulièrement violent, loin de là d'ailleurs, mais je dois bien avouer que ça soulage. Le liquide carmin tomba alors sur le tapis vermeil, comme attirées par une force mystique, les douze statues se mirent à bouger, rampant sur le sol dans la direction du sang. Des bras de pierres sortirent des murs et m'attrapèrent, m'enlaçant tant et si bien que je ne pouvais même plus atteindre mes clopes. Il était seul pour le coup. Douze contre un. C'était chose aisée pour un démon "libre".


- Ils en ont après toi. Le sang de démon ce n'est pas leur délire apparemment. N'oublie pas mon grand que te mettre à chanter que tu es "libéré, délivré" du joug de ton patron ne servira à rien.

Fais chier quand même, j'aurais vraiment aimé pouvoir m'en griller une durant le spectacle. J'étais pour ces bras de pierre considéré comme étant le treizième apôtre, celui qui ne fait pas partie des Douze Grands. Ironie quand tu nous tiens. Moi, John Constantine qui est considéré comme tel, quelle blague mes amis. Tout ceci n'était qu'une immense déconne en fait. Il m'aurait suffit d'un mot pour que tout s'arrête. Mais cela aurait été trop simple, trop facile. Ce démon se considérait comme étant "libre", ce serait les Douze qui en décideraient. Pas lui. Personne n'est totalement libre jusqu'au moment de sa mort. Les chaînes que l'ont traîne, sont celles que l'on décide d'avoir, et non celles que l'ont nous imposent. Mais faut-il encore qu'il le comprenne. Merde ! Je veux une clope moi !
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