La jouvence aux deux visages (Maggie)

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MessagePosté le: Ven 18 Aoû - 16:24

« L'état de mes réserves d'énergie et de mes possibilités d'accumulation interdisent toute tentative de transfert direct jusqu'au lieu de destination. Un voyage en mode conventionnel assisté est plus conseillé ...»

Et voilà ! Faites confiance à une machine, faites appel à elle pour une fonction de base, et elle vous balance un je ne peux pas blabla dans les dents !
Pourtant la demande était simple ! Juste me permettre de rejoindre un poste avancé de je ne sais quelle civilisation antédiluvienne que ce "A4.machin-chose" m'avait proposé de rallier pour recharger ses batteries et soigner mes blessures.
Scott était parti, du moins je l'avais éconduit poliment en prétextant vouloir être seul un moment, vraiment seul.

Les images de mon mauvais rêve et quelques flashs m'avaient donné une piste et ce truc qui recouvrait ma main et me parlait dans la caboche avait des ressources inespérées à revendre malgré son soit disant état délabré.
Il avait retrouvé les coordonnées d'un endroit quasi oublié par tout le monde où nous trouverions tous deux de quoi nous remettre sur pied rapidement. Que voulez vous que je dise à cela sinon qu'y aller serait une bonne idée ?


Mais, Murphy et sa fameuse fameuse « loi de l'emmerdement maximal » (LEM) ou « loi de la vexation universelle »(LVU), dérivée et très souvent confondue de la loi initiale qui stipule que quand quelque chose tourne mal, quelque chose de pire arrive toujours à ce moment là, s'applique aussi aux machines, aussi évoluées soient elles.

«# Qu'est ce que tu entends par "conventionnel" ? »

C'est vrai quoi ! Qu'est ce qu'il voulait dire ? Marcher ? Il me faudrait des mois pour m'y rendre ! Prendre l'avion ? Avec ma tronche, sans argent et sans papiers, parce que ici on ne fait rien sans l'un ni l'autre et on vous juge sur votre apparence, j'irais tout droit en prison sans recevoir 20 000 et je devrai encore recourir à des moyens violents pour me sortir de là, ce qui va pas plaire à mon compatriote costumé ...

«# Assistance bio-physique au déplacement, nous devrions y être en ... quarante minutes vingt cinq secondes environs ... »
Il y eut un blanc entre nous, du moins dans ma cervelle le temps que j'assimile ce qu'il venait de dire ... Quarante minutes pour aller jusque presque l'autre côté du globe ? Il plaisantait ?!

«# Euuuh ... Qu'est ce que je dois faire au juste ? »
«# Bondir comme tout à l'heure, je fais le reste et je corrige le cap ... Par contre, vous n'avez plus votre équipement donc il faudra suivre mes indications, c'est pour cela que j'ai évalué une dizaine de minutes en plus ... »

Bon, puisqu'il le dit, autant le croire ... Je me ramasse donc, tourne un quart de tour sur moi même pour pointer vers la direction qu'il m'indique, et /HOP/ ! D'une bonne détente, je me lance n'y croyant pas trop et n'y mettant pas non plus tout mon coeur. J'avais évalué déjà la distance à la louche entre ma position et ma première destination et rallier Liverpooll d'un bond me paraissait très utopique, je m'attendais à prendre le bouillon une fois de plus dans la mer d'Irlande plus qu'autre chose ...

Et bien non ! Je sens mon bras se tendre sous la tutelle d'une force incroyable générée par mon gant et je suis entraîné bien plus loin et plus haut que je ne le prévoyais, serrant le poing des fois que celui ci glisserait et m'abandonnerait.

Etape Brighton, j'y mets plus d'ardeur que la première fois, et atterris au bord des falaises au Sud Est, profitant de l'élan pour m'envoyer en l'air encore plus fort, toujours le bras tendu et le poing devant, traversant les airs comme le chat botté dans le conte pour enfant jusqu'à Stuttgart, enfin sa banlieue Ouest. (NB : me demandez pas comment je connais certaines choses totalement futile de ce monde comme ce chat botté, j'en ai aucune idée. On a certainement farci ma cervelle de tas de choses qui sont restées alors que d'autres qui m'étaient plus utiles, vitales et personnelles ont totalement disparues ... Vas comprendre Charles !)

La réception a été plus chaotique, j'avais croisé des avions et on m'avait pris en chasse plus ou moins, mais mon saut suivant, direction Triestre à la frontière de la Slovénie me fit leur échapper assez longtemps pour bifurquer vers Tirana ensuite le temps que "A" me remette sur les rails.
Bodrun en Turquie me fit essuyer des tirs maladroits des gens du cru, imités ensuite par ceux de Damas, ils s'étaient donnés le mot les bougres ! Riyad fut plus accueillante vu que je me perdais dans le sable au Sud, continuant jusqu'aux côtes d'Oman totalement désertes.

De là, Shri Lanka et dans un dernier effort, me voilà rendu presque à destination sur une petite île au Sud des Maldives ...

«# L'objectif est à cinq kilomètres au Nord Est, il est préférable d'y aller à pied ... »

Petit problème, dans la direction proposée, il n'y avait que de l'eau à perte de vue, rien que de l'eau ... Un doute vint me saisir ...
« Il doit y avoir une erreur non ? De quand dates tes infos à propos de ce "Candrodaya" ?»
Une ou deux secondes interminables et le couperet tombe « 12 000 années locales à peu près ...»
/GLOUPS/

Mais je n'ai pas le temps de savourer cette agréable nouvelle qu'un drôle de bruit se fait entendre derrière moi et qu'une drôle de personne de sexe féminin apparaît soudain alors que je me suis retourné ...
« Heu ... Salut ! Je peux faire quelque chose pour vous ? Si j'ai violé un terrain privé, c'était pas volontaire, je m'en vais tout de suite ... »
« »




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MessagePosté le: Ven 18 Aoû - 19:00
Je m’ennuies. Et qu’est-ce que je fais quand je m’ennuie? Je cherche à me désennuyer. Tout simplement. On me dira : ouais mais c’est logique. Peut-être. Peut-être. C’est surtout un art, en fait. Les gens, que font-ils pour se changer les idées? Ils regardent la télé, c’est un moyen facile. Sauf que moi, regarder la télé, ce n’est pas mon truc. Il me faut quelque chose de plus… Comment dire… Savoureux à me mettre sous la dent. Par exemple, décider de se lancer dans une chasse au trésor parce qu’on a trouvé quelque part une sorte de carte avec des indices. Ne me demandez pas où je l’ai trouvé, je n’oserais pas vous le dire. Tout ce qui importe c’est que j’ai quelque chose pour tuer le temps. Je pourrais vraiment tuer le temps… Enfin bref c’est sans importance. Une aventure : qui dit non à ce genre de chose? Il faudrait être fou quoi!

Du coup, équipée de ma carte, je décide de me lancer tête baissée dans cette quête que je me suis imposée, en un sens, bien déterminée à trouver ce potentiel trésor. Ce pourrait aussi être n’importe quoi… Je ne sais pas du tout à quoi cette carte peut bien faire référence. Il y a des coordonnées, des petits dessins et c’est à peu près tout. Je ne suis même pas convaincue que ce soit une vraie langue. Ou peut-être que c’est une langue morte. Je ne sais pas. Déchiffrer tout ça est une aventure en soi mais… Je ne suis pas du genre à baisser les bras. Ça prend du temps, évidemment mais j’aime ça. Le mystère, la recherche, tout ça… Pourquoi est-ce que je serais contre ça? Se creuser la tête ce n’est pas une mauvaise chose. Cessez d’en vouloir aux nerds et autres intellectuels. Il y a toujours un plaisir coupable à élucider un mystère. J’adore ça moi, c’est tout.

Me voilà donc à la chasse aux indices, progressant petit à petit, me téléportant d’endroit en endroit pour essayer de mettre de l’ordre dans tout ceci. Même si c’était une vilaine blague et qu’il n’y avait rien au bout de la route, qui s’en soucie? Au moins, je me serai bien amusé et ça, c’est le plus important. D’un endroit à un autre, souvent reculé ou dissimulé sous une ville ou un village, je sens que je progresse, que je me rapproche du but. Et c’est ce genre de « bonne » excitation, d’anticipation, qui rend la chose si « fun ». Nouvel indice, nouvelle téléportation et…Et tiens, il y a quelqu’un cette fois. En général, les gens font une drôle de tête quand j’apparais de nulle part. Lui, bah… Non. Cet individu semble plus se jeter la pierre que me la jeter. Je me demande bien pourquoi… Si ça se trouve, nous sommes tous les deux là où nous ne devrions pas être…


« Salut aussi, je suppose. Et je ne suis pas sûre de savoir de quoi tu parles, je ne suis pas du coin. Je fais juste euh… De… De l’archéologie, voilà. Selon un texte ancien, il y aurait un site enfoui dans les environs alors je… Je cherche, voilà. À bien y penser, peut-être que c’est un terrain privé, je ne sais pas. Mais dans ce cas-là, comme je viens tout juste d’arriver, je n’ai vu personne à part… Toi, en fait. »

Fiou! J’ai failli lui dire que j’étais ici à cause d’une carte au trésor. C’est un peu… Comment dire… particulier à amener dans une conversation. Les gens en général ne veulent pas croire à ce genre de choses. Gamineries, qu’ils disent, perte de temps qu’ils disent… Retrouver un trésor perdu, ce n’est PAS une perte de temps. Et qui sait, peut-être qu’il connait le coin lui. Pas ce coin précis, il est clair que ça il ne connait pas. Mais dans la globalité, qui sait. Et puis bon, je ne peux pas être plus précise : je décrypte ce qui semble être la traduction d’une traduction d’une traduction… Ça doit avoir des siècles de vécu ce truc… Ce qui est encore plus étonnant quand on considère que… Non. J’ai dit que je n’entrais pas dans les détails de comment je me suis retrouvée avec cette carte. Je n’ai toujours pas changé d’idée. Et ce n’est pas près de se produire non plus.


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MessagePosté le: Mer 23 Aoû - 15:43

Pas du coin, ça c'est sûr ! Mon gant "A" doré me balance des infos à gogo dans le citron où j'ai du mal à faire le tri, l'idée générale étant que cette "personne" serait d'un autre monde que celui ci, comme moi. "Que le monde est petit" disent ils. Cette rencontre inopinée en était la preuve par quatre. Dans mon esprit aussi plein que vide se bousculaient des références et des concepts que j'avais du mal à intégrer du fait de mes pertes de mémoire.

«# Cinquième dimension », oui ? Ah bon, il y en a au moins cinq ? «# Vingt et une communément admises »

Ma question intérieure a sa réponse immédiatement en même temps que celle de mon artefact manuel alors que se repositionnent des connexions rompues entre mes neurones qui amènent à leur tour des flots d'informations me submergeant et me donnant du coup un mal de crâne carabiné. Ma tension et ma rogne montent rapidement sous la pression.

Heureusement, l'esprit a ses défenses passives pour éviter la surcharge et ça se bloque derrière les barricades qui se dressent, on étudiera ça plus tard, à tête reposée. Reste que je suis du coup de sale humeur, déjà parce que j'ai une migraine atroce, ensuite parce que cette donzelle vient me perturber les endocriniens alors que je me retrouve littéralement le bec dans l'eau ou presque dans mes recherches.

« C'est pour ça que je suis là aussi à Egmont Islands.» Je lui réponds en me frottant le front. Comme si cela pouvait arranger les choses ! « Mais vu l'ancienneté des infos, et les bouleversements géologiques, ça doit se trouver là dessous dans les 3000 m de profondeur ... » Je me gratte le sommet du crâne, non seulement en pensant à la grande descente à faire sans être sur de trouver au bout ce que je vise, mais aussi parce que sous l'effet su soleil, ma peau s'assèche et s'effrite pour laisser la place à du nouveau cuir sur lequel une fine pelure rousse recommence déjà à poindre.

« Six minutes à pied qu'il disait, mais en nageant ?.» je me marmonne à moi même et regardant le bleu profond de l'océan là où s'arrête le récif corallien. Mais ma méditation spéculative prend fin très vite. Deux petits points dans le ciel grossissent rapidement venant droit dans notre direction.

« # F 15 Strike Eagle Américains provenant d'un porte-avions basé à Diego Garcia ...» me murmure le A4 bien avant qu'un oeil humain puisse distinguer quoi que ce soit. Une minute plus tard les deux appareils rasaient l'atoll en passant juste au-dessus de nos têtes avec un bruit de tonnerre.

« On peut vraiment être tranquille nulle part sur ce fichu monde !» je souligne à ma voisine alors que les aéronefs amorcent une large boucle pour préparer un autre passage.
« # Un destroyer US et un autre du Royaume Uni convergent vers notre position, ils seront là dans deux bonnes heures, un hélico américain vient de décoller ...»

J'étais perplexe. Je pouvais plonger et disparaître dans les profondeurs, histoire de rejoindre mon objectif s'il était encore en état, mais la petite dame, que deviendrait-elle ?

« Si je pouvais vous donner un conseil, c'est de déguerpir d'ici au plus vite de la même manière que vous êtes venue, à moins qu'une balade sous l'eau dans les profondeurs abyssales vous tente et vous soit possible ...» je lui demandais en me grattant vigoureusement le bras, ce qui eut pour effet de réduire en charpie mes bandages et de répandre sur le sol des morceaux de peau brûlés. On aurait dit un lépreux pris d'une crise d'eczéma ...



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MessagePosté le: Jeu 24 Aoû - 16:30
Drôle de type. Pas dans le sens comique, dans le sens étrange. Et je sais de quoi je parle, je viens de la Cinquième Dimension. Après bon, je n’ai jamais caché ma nature, si vous savez regarder comme il faut, vous pouvez le savoir. Au pire, les gens me prennent pour une excentrique, ce que je suis mais pas que ça. Je viens d’un ailleurs infiniment plus complexe que juste « la planète d’à côté ». Enfin bon. Un mec un peu étrange ne veut pas dire quelque de méchant ou de désagréable. Juste différent. Ce n’est pas un crime, être différent. Et j’en déduis qu’il n’est pas du coin non plus. Il a dit et je cite : On peut vraiment être tranquille nulle part sur ce fichu monde! Aucun être humain n’utiliserait une telle formulation. Un Humain dirait « ici, en cet endroit, sur cette île »… On ne me la fait pas à moi! Je devrais faire détective, tiens, pour rigoler…

L’essentiel étant par contre qu’il semble indiquer que nous cherchons la même chose. D’accord. Et que nous allons avoir de la visite, désagréable par-dessus le marché. Alors ça, ça m’étonnerait. Je fais un clin d’œil à mon voisin de plage et je fais une série de petits gestes dans les airs, purement inutiles mais qui me donnent un style et je modifie la réalité à ma guise. À l’œil humain et aux instruments de cette espèce, nous sommes maintenant invisibles. Les deux avions, après leur passage, ne verront plus rien. Les militaires vont croire à une erreur de leurs instruments car c’est ce que mon altération leur impose. Et le plus beau dans tout ça? Personne ne va s’en rendre compte parce que ce genre de pouvoir a la particularité de ne laisser aucune trace. C’est super pratique, super puissant et il faut toujours faire attention quand on s’en sert. C’est clair.


« Bon, là on va être plus à l’aise pour parler un peu. Pour commencer, moi c’est Maggie. Mes amis m’appellent Mags. Enfin. Le peu d’amis que j’ai. Ensuite, je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais est-ce que ça va? Tu as l’air d’avoir des problèmes avec ta… Peau… Excuses moi, je suis super curieuse et je parle sans vraiment avoir de filtre… Et toi, c’est quoi ton petit nom, au juste? »

Il y a deux types de réactions quand on me rencontre : on trouve que je tombe sur les nerfs ou que j’ai un certain charme, une sorte de douce innocence. Je ne suis pas méchante par nature et quand je dis quelque chose, je le pense pour vrai. Si je m’inquiète, mes yeux vont vous le dire avant ma bouche. Si je suis fâchée, mon non verbal sera plus parlant que n’importe quoi d’autre. Je suis une très mauvaise menteuse. De plus, dans la situation actuelle, je n’ai aucune raison de vouloir être désagréable avec cet inconnu : il ne m’a rien fait, je ne lui ai rien fait, il ne semble pas hostile… Alors je suis juste moi. La gentille et souriante Maggie, farceuse devant l’éternel et tout ce qui va avec. Et comme parfois j’ai des problèmes d’attention, mon regard se porte vers la vaste étendue d’eau et je repense à ce qu’il vient de me dire. Profondeurs abyssales…

Il n’a pas dit ça pour exagérer ce qui veut dire qu’il va vraiment falloir plonger. Je ferme les yeux un instant et en les rouvrant, je suis dans une bulle. J’ai l’air d’un hamster dans sa roue, si on veut tracer un parallèle. Ceci étant dit, ça va résister parfaitement à la pression et tout et il y a de la place pour deux si jamais il veut profiter d’une balade tranquille qui nous permettra d’admirer la vue. Ce n’est pas tous les jours que vous faites une plongée dans les abysses, encore moins avec la possibilité d’y voir comme en plein jour sans déranger la faune locale. Offrir son aide à un inconnu? Bah… Oui. Pourquoi pas? Là d’où je viens, nous ne pensons pas comme vous. Au lieu de voir le monde comme un endroit dangereux, nous le voyons comme un endroit à découvrir, à explorer, où expérimenter. Comment voulez-vous que nous le voyions autrement?


« Je ne sais pas où tu vas, je ne sais pas où je vais mais si on doit plonger, je t’offre de faire la balade avec moi. Après tout, tu as l’air sympa, c’est juste la politesse que de te proposer d’aider si je peux. Les gens ne s’aident pas assez ou alors, ils s’attendent à ce qu’un type en costume le fasse à leur place. Pas d’offense pour les Humains mais ils ont d’énormes trous dans leur logique… Opinion personnelle. »


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MessagePosté le: Mer 30 Aoû - 13:02

J’enregistrais distraitement le drôle de manège qu’elle fit avec ses mains, mais mon mal de crâne me taraudait trop pour que j’aille chercher plus loin qu’une bizarrerie alors que son soudain débit de parole le renforçait. J’enregistrais ce qu’elle déballait tout en suivant des yeux la trajectoire des avions qui bientôt pointeraient leur sale nez vers nous, ne me formalisant pas plus que ça de l’air devenu légèrement trouble au-dessus de nos tête.

Je mis cela sur ma migraine et la chaleur ambiante qui surchauffait le sable au point que s’élève une brume palpable venant du sol et de toutes façons, depuis mon réveil à l’hôpital, mes sens me lâchaient parfois sans prévenir, l’ouïe comme la vue et l’odorat.

Et je ne parle pas de ma peau qui me démangeait à l’envie tout partout m’obligeant à prendre sur moi pour éviter de me gratter lamentablement comme un chien envahi de puces. La donzelle avait d’ailleurs remarqué mes problèmes et bizarrement ne semblait pas plus troublée que ça de la tronche à faire peur que j’avais.

Curieusement, mis à part sa petite voix aiguë, elle ne m’agaçait pas autant qu’avait pu le faire Scott quelques heures plus tôt. Je ne ressentais envers elle aucune animosité, juste une curiosité affectueuse.
« Maggie? Va pour Maggie en attendant… Maggie « Sansfiltre » … » Je lui envoyais un petit coup d’œil rieur avec cette boutade, histoire de lui confirmer gentiment que je me rendais compte de sa curiosité et de sa franchise surprenante.

« Moi c’est … Euh … Anthony … Anthony J. Masters … Mais je n’ai aucune idée de ce que signifie le « J » et encore moins de comment mes amis m’appelaient… Si j’avais des amis … Ma peau ? J’ai été recraché par un volcan comme un glaireux d’après certains, d’où mes problèmes … Et si il n’y avait que ça … J’y ai laissé une grosse partie de ma cervelle aussi … Ils reviennent …» Je désignais le ciel d’un coup de menton. C’était des constatations, de simples évidences, et je les énumérais sans aucune émotion. Les seules qui me dominaient à ce moment là, c’était un agacement envers ces moucherons qui revenaient.

J’observais avec une curiosité non feinte l’étrange altération qui isolait la portion de sable où nous étions du reste de la plage en réalisant que ce n’était cette fois pas mes yeux qui étaient défaillants. Mais une sensation plus prononcée provenant de la petite dame me fit reporter mes regards sur elle alors que dans le même temps, mon gant A4 me donnait ses conclusions sur l’anomalie qui nous entourait et m’avertissait du même coup de l’apparition du champ qui maintenant l’entourait elle.
« Altération temporelle mineure et champ de protection personnel. Pas de mécanisme décelable, capacité bio-psionique envisagée»

« Hummm … » Ce fut tout ce qui sortit de ma bouche alors qu’elle me proposait de partager sa bulle énergétique pour descendre dans les profondeurs. Je levais ma main droite, celle sans gant dont les bandages pendouillaient au niveau de la manche de la chemise grossière que j’avais « récupéré » en ville lors de mon évasion, et je l’approchais doucement de la limite de ce champ protecteur, un peu comme le singe d’un film terrien de 1968 alors qu’il découvrait le monolithe devant la porte de sa caverne. De petites étincelles naquirent contre ma paume alors que je le frôlais puis disparurent dès l’instant où mes doigts y pénétrèrent. Je les agitais un peu par jeu rien que pour provoquer des fluctuations colorées dans la coquille.

« Marrant ton truc … Un type en costume ? J’ai porté un costume moi aussi …» J’avais ajouté cela distraitement, sans réfléchir, juste encore un flash qui me montrait dans une combinaison rouge avec une ceinture dorée et un casque avec des sortes d’oreilles de chaque côtés. Mais cette vision disparut aussi vite qu’elle était venue et ne laissa qu’une impression diffuse dans mon esprit comme le passage fugitif d’une étoile filante dans un ciel étoilé. Une autre vision s’était superposée, plus rustique et ancienne, vision où je me voyais revêtu d’une armure étincelante portant épée et bouclier, entouré d’autres comme moi et de Walkyries avec dans le ciel derrière nous une grande cité d’où partait un arc en ciel et une paire de Lunes faiblement éclairées par un soleil d’argent. Et puis /POUF/ une bulle éclate, me transperçant encore une fois le cerveau, et tout s’efface pour revenir à la réalité de l’instant présent sans trace consciente perceptible.

Les deux chasseurs nous survolent encore une fois si près que je peux compter les rivets de leur carlingue en les suivant des yeux.
« Ils commencent à me faire ch… ceux là … » Je râle, une envie grandissante de leur sauter dessus et de les réduire en miettes me submergeant tout à coup. Mais Ils passent et en posant mes yeux sur la petite chose face à moi, entourée de sa bulle, je me radoucis.
« Bon, faut y aller maintenant … » et sans autre forme de procès, je lui saisis la main et je l’entraîne sous la mer, tiré par mon gant vers les profondeurs obscures.

Sur la plage, attestant de notre présence, ne restaient que quelques traces de pas et des morceaux de bandelettes tâchées de sang ainsi que des squames provenant de ma peau

Nous croisons quelques poissons, dont deux requins blancs qui vinrent tenter de nous renifler le derrière et repartirent honteux après avoir reçu une décharge électromagnétique sans doute émise par cette protection qui entourait la jeune dame d’un autre monde.

Nous descendions vite, très vite et pour finir nous nous arrêtions devant un monticule embourbé dans le fond d’une cuvette frôlant une falaise. Une gangue compacte en masquait la forme, formée de conglomérats d’apparences volcaniques pour le profane, résultant indiscutablement de tirs énergétiques pour quelqu’un d’un tant soit peu averti. On avait scellé cette issue à moins qu’essayer de la percer, ce qui avait fait fondre les roches et la condamner inévitablement dès qu’elles refroidirent.

Je fis passer ma tête à l’intérieur du bocal et lui indiquais mes observations.
« Je vais devoir te lâcher pour déblayer tout ça … Ok ? »
Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ce sentiment paternaliste envers elle bien que sentant qu’elle pouvait se débrouiller, mais bon … Je la lâchais et commençais à dégager le terrain à grand renfort de coups de poings qui pulvérisaient le roc. Et d’un coup, nous nous retrouvions à l’intérieur, au sec, dans une atmosphère confinée et viciée qui puait la poussière et la charogne …


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MessagePosté le: Mer 30 Aoû - 18:59
On me dira : tu n’es pas inquiète par un type mystérieux et étrange sorti de nulle part et qui a l’air vraiment bizarre voire carrément louche? Ma réponse est non. Je ne juge pas les gens ainsi. Je l’ai toujours dit et je le redirai sans doute toujours. Et puis bon, quand on peut aider parce que nos objectifs concordent… Je veux juste trouver le trésor moi, je ne demande pas beaucoup. Et puis bon il a l’air quand même sympa : c’est une affaire d’instinct, surtout mais également la façon dont il me regarde. Il y a quelque chose de joueur dans son regard et j’aime ça. Les gens sont tellement sérieux, avoir un sourire de temps en temps, c’est cool. Un sourire sincère, c’est encore mieux. Le nombre de personnes qui jouent les hypocrites… C’est ahurissant. Je lui offre même ma main, s’il veut la prendre. Pas en mariage, attention, je précise.

Juste que bon, nous allons nous rendre dans les profondeurs. La descente se fait sans encombre et j’en profite pour admirer le paysage. Il y a quelque chose de… Presque surnaturel, en fait, avec les profondeurs abyssales. Je n’ai pas de misère à voir dans le noir donc notre présence n’attirera que peu d’attention : la faune marine peut vaquer à ses… Occupations… Sans interférences majeures de notre part. C’est beau la nature. J’adore les villes, les lumières, les couleurs et tout mais il y a ici une majesté que le béton et le verre ne peuvent imiter. Ce sont deux types de choses bien différentes mais toutes aussi appréciables. Je m’émerveille devant tout ceci et mon compagnon de « voyage » ne pourra pas manquer de le remarquer. Je sais, je sais, il y a une innocence enfantine avec moi mais… On ne se refait pas, qu’est-ce que j’y peux. Je suis comme je suis.

Donc… Anthony, car c’est son nom, semble savoir où est l’entrée de l’endroit où se trouve le trésor. Tant mieux! Moi je ne sais pas, je suis une carte et la carte n’est pas forcément précise. Je savais que c’était une bonne idée de lui proposer de venir. En tout cas il connait son affaire car il n’hésite pas une seconde. C’est rassurant ça d’avoir avec soi quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Je pourrais l’aider, naturellement mais j’aurais l’impression de m’imposer, de le forcer à me laisser l’aider. Alors j’observe. Et puis bon, j’ai j’impression qu’il fait comme les Humains, plus spécifiquement quand un grand frère s’adresse à une sœur plus jeune. Certes, je suis probablement bien plus vieille que lui mais ce serait impoli que de pinailler sur ce genre de détail. De toute façon ça m’importe peu. Il ne fait pas les choses de manière à me dénigrer donc… Ça passe sans problème.

Il finit par nous ouvrir un passage, ce qui est bien et comme je n’ai pas encore quitté ma bulle, je ne sens pas encore cette affreuse odeur à l’intérieur. Ce qui est mal. L’odeur, il va de soi. Si ça sent encore la charogne après tout ce temps, il y a de quoi se poser des questions. Visiblement les lieux ont été scellés depuis longtemps donc…Et s’ils ont été scellés… Pourquoi au juste? Est-ce que j’ai vraiment une carte au trésor en ma possession ou est-ce que c’est quelque chose de bien plus sinistre encore? Je ne sais pas et je dois avouer que ça fait peur. Je me dis que je ne devrais pas avoir peur : je peux faire des choses « dignes des dieux ». Ça ne m’empêche pas d’avoir une mesure d’humilité. C’est quand on se pense bien trop bon que les ennuis se pointe et ça, mes amis, ça peut vous coûter très cher. Non. Je suis très confortable avec mon imperfection, merci.


« Bon… Qu’est-ce qu’on cherche exactement? Car si c’est bien l’endroit mentionné sur ma carte, ça ne me dit pas ce qu’est le trésor. Pour ce que j’en sais ce pourrait être une peluche appelée trésor comme une montagne de bijoux alors… Et comment tu savais pour cet endroit? D’autant que je sache, tu n’as pas la même carte que moi. Tu triches! Avoues, vilain joueur! Moi je décrypte des textes anciens et lui il se fait donner de l’aide! »


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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 11:21

Me défouler sur ce qui obstruait l’entrée de ce que j’appellerais “le Caveau” vu l’odeur et la couche de poussière, m’avait fait le plus grand bien moralement. Il y a quelques heures, c’était la tête du dénommé Scott Miracle à qui j’aurais fait subir le même traitement si je ne m’étais retenu. Mais bon, là, j’étais accompagné, par une dame de surcroît, donc j’avais un certain devoir de réserve …

« Qu’est ce que ça pue.» une simple constatation personnelle alors que je me demande comment nous sommes passés du fond de l’océan à cette pièce distribuant plusieurs couloirs sans avoir été accompagné d’un geyser d’eau salée. L’instant d’avant nous étions dehors et celui d’après ici, debout tous les deux sur un sol artificiel bien que ressemblant à se méprendre à une sorte de grès poli. Mon gant se tape la chansonnette à évaluer les lieux, ce qui se traduit pour moi à des « bip … bip … top … » récurant dans le cerveau et quelques observations en prime totalement décousues de sens et d’ordre.

En attendant que ça se passe, je fais un tour d’horizon de la pièce, découvrant derrière moi Maggie toujours dans sa bulle et derrière elle l’équivalent de la porte extérieure, un peu mieux conservée si ce n’est de bizarres traces de griffes d’une taille respectable sur toute la surface, comme si un animal dont la taille devait être assez conséquente avait voulu se frayer un chemin vers l’extérieur. Je passais à côté de la petite, lui adressant un sourire que je voulais rassurant au passage, et je me plantais devant la haute porte, levant la main et suivant une des profondes entailles de la pulpe du doigt. S’il n’y avait la couche de poussière au sol, on aurait été bien incapable de savoir si ces traces avaient été faites il y a une heure ou un jour alors que plus de douze mille ans à la louche nous séparaient de leur création.

Maggie parla dans mon dos et je quittais mes spéculations pour me retourner lentement vers elle, un sourire matois se dessinait sur mon visage.

« Tiens, alors comme ça on est passé de l’archéologie à la chasse au trésor ?»

Je rigolais bien intérieurement. Nous avions chacun une bonne raison d’être là, elle pour voir ce que sa carte cachait, elle venait de se vendre, moi pour … Et bien je ne savais pas exactement non plus, juste qu’ici, mon A4 trouverait ce dont il avait besoin pour s’alimenter et se réparer totalement d’après lui.

D’ailleurs, sans quitter des yeux Mam’zelle Sansfiltre, je repassais en tête de notre duo et essayais de percer les ténèbres des couloirs en me demandant quelle direction prendre. Son trésor ne m'intéressait pas plus que ça, mais son air sans doute en se rendant compte qu'elle avait lâché le morceau me réjouissait. C'était pas "Mam’zelle Sansfiltre" que je devais la surnommer, mais "Mam’zelle Tête de linotte".

« D'abord je triche pas, j'ai un GPS intégré. Ensuite ... Je suis là pour faire le plein et des réparations, alors une peluche, ça va pas me servir à grand chose ... Ta carte ne dis pas par où aller par hasard ?»

Bien évidemment je posais la question aussi à mon appareil par la pensée.
« # Par où va-t-on ? Tu as des infos à me donner ? Et d’abord comment sais tu tout ce qui concerne ce lieu ?»

Il y eut un petit instant qui me sembla une éternité intérieurement avant qu’enfin vienne une réponse :
« L’analyse de certains des composés étrangers qui sont dans ton corps a révélé qu’ils contenaient des banques mémorielles partielles provenant de plusieurs sources d’origines non organiques. »

« # J’ai des morceaux d’ordinateurs dans le buffet ?» J’étais abasourdi.

« En résumé, oui, de trois formes différentes de structures évoluées plus quelques morceaux de la « boite-mère » qui change ton apparence et bride ta nature sauvage. Le décryptage chronologique est en cours de "l’Âge deux" – verset "terminaison", je n’ai pas trouvé trace du premier.
Il faut aller tout droit et chercher à descendre quelques quarante mètres plus bas. Là se trouve les réserves énergétiques et matérielles dont j’ai besoin …»


« Hummm … »
Mon absence n’avait pas excédé la demi-seconde, et je ne pensais pas que Maggie en ait été consciente, ce dont je me moquais en fait. Nature sauvage ?! Scott avait parlé de quelque chose aussi. Dans cette vie que j’avais laissée derrière moi, on me muselait donc comme un animal féroce ? J’avais ressenti une certaine forme de peur chez le Néo-dieux … Il se disait mon ami mais d’un autre côté avait une trouille bleue de moi … Pourquoi ça ?! J'étais toujours plus ou moins en rogne, mais je ne me sentais pas l'âme d'un monstre assoiffé de sang. En fait, je ne me sentais pas d'Âme du tout ...

Là, Maggie remarqua sans doute que j’étais perdu dans mes pensées, car elle me regardait d’un drôle d’air, avait elle dit quelque chose ?

« Hein ? Heu … A priori, moi je dois aller tout droit et ensuite chercher à descendre de plusieurs étages, mais si tu veux, on peut visiter et fouiner un peu pour le trouver ton fameux trésor … Quel qu'il soit ?»






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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 14:32
Zut. J’avais parlé de ma chasse au trésor. C’est aussi de l’archéologie, bon. Vous n’avez jamais vu les films « Indiana Jones »? Alors je suis encore techniquement dans le vrai. N’insistez pas, j’ai raison. Quoi que vous disiez, j’ai raison. Je ne veux rien entendre, la di da… Ok j’ai gaffé. Ça arrive à tout le monde, non? Et ça le fait rire, ça se voit sur son visage. Et ça me fait rire aussi parce que c’est tout moi. Je suis nulle pour mentir. Je déteste ça. Mentir, j’entends, pas ne pas être capable de le faire. Je ne suis pas méchante par nature, j’ai l’ai déjà dit et répété. Je ne suis pas prête à faire aveuglément confiance au premier coup d’œil nécessairement mais bon. En tout cas les lieux n’ont pas l’air très accueillants et… Est-ce que ce sont des traces de griffes!? Parce que si oui, elles doivent appartenir au Gardien, comme l’indique la carte! Cool!

Nous sommes au bon endroit alors! Je sors le bout du nez de ma bulle, histoire de voir si l’air est respirable (Maggie, tu n’as même pas besoin de respirer, tu joues avec la fabrique de la réalité de un et la troisième dimension ne t’affecte pas, de deux) et je bats en retraite derrière ma « protection » après avoir fait entendre un BEURK! bien sonore. Ça pue, c’est une infection! Et comment c’est possible d’ailleurs? Il devrait y avoir de l’aération, quelque chose… C’est une défense efficace, il faut leur donner ça. L’air doit être toxique ou nocif pour un être humain ordinaire donc il faut d’abord franchir cet obstacle. C’est curieux d’ailleurs : ni Indiana Jones ni Lara Croft ne sont confrontés à ce genre de chose quand on regarde les films, lit les bandes dessinées ou joue aux jeux vidéo. Au oui, du gaz toxique, un piège déclenché par accident mais… En voilà une bonne idée!


« Oh! Oh! Je viens d’avoir une idée! Puisqu’on cherche tous les deux quelque chose dans les ruines d’une ancienne civilisation, pourquoi ne pas se costumer! Tu seras Indiana Jones et je serai Lara Croft! Oh dis oui, ce sera amusant! Et classe aussi parce que ce sont deux personnages super cool! Ne me dis pas que tu ne connais pas, ce serait trop triste… Et moi je te suis, on va tout droit, la carte le dit aussi! »

Une petite altération de la réalité plus tard et bien qu’il ait toujours ses bandages et tout, par-dessus l’ensemble, Anthony est habillé comme Indiana Jones avec la veste, le chapeau, le fouet et tout. S’il faisait du cosplay, il remporterait sans mal le premier prix. Quant à moi, hop, transformation en Lara Croft. Au début je voulais y aller mode Alisson Carrol, y aller « underworld style » puis je me suis dit qu’elle a vraiment la classe, Lara, dans cette espèce de combinaison argentée et finalement je me dis : on y va avec le classique donc avec le haut turquoise et tout. Et pour bien entrer dans le rôle, on va se donner un peu plus de formes, une longue tresse… Je ressemble à Lara Croft tout en restant moi. Et je fais bien moins « gamine » ou « adulescente ». Je fais vraiment « femme », là. Oh et les flingues… Ne servent à rien car je ne me bats pas.

« Beaucoup mieux. Là on se sent dans l’ambiance pour une aventure! Allez Anthony Jones, allons découvrir ce que tu cherches, ce que je cherche et allons affronter le gardien des ruines! Enfin… Toi tu vas l’affronter. Moi… Je ne me bats pas. Je ne blesse pas. Je ne tue pas. Longue histoire, beaucoup de philosophie… Je te fais confiance pour nous protéger tous les deux, au fond. En avant l’aventure! »


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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 16:25

Je jette un coup d’oeil vers Maggie et je la vois en pleine cogitation. Son front se plisse joliment alors que ça travaille sec là-dedans et tout à coup, son visage s’éclaire.
« Je ne connais pas ce Jones et cette Croft, désolé … Des amis à toi ? Sinon, ok, tout droit donc mais … Mais … QUE ?!?»

Une sorte de brume transparente et /POUF/ me voilà habillé comme … Comme … Un cowboy ? Bon, le chapeau ne me déplairait pas si il y avait du soleil, mais ici. Avantage, ces habits-là sont à ma taille, inconvénient, pas vraiment la garde-robe dont j’ai l’habitude, enfin je crois du moins. J’en suis encore à me demander comment elle a réussi à réaliser ce tour de passe-passe, bien qu’il ait un je ne sais quoi de familier au fond, comme si j’avais pratiqué cela moi-même plus souvent qu’à mon tour, que « j’entends » mon A4 me murmurer que c’est un réajustement moléculaire provoqué et que je lève les yeux sur la responsable, yeux qui s’écarquillent à la vision de sa nouvelle forme très … Très …

Agréable ? Voluptueuse et volumineuse ? Bref, pour ceux qui connaissent la donzelle nommée Clara, non, c’est pas Morgan son nom c’est Croft, Lara donc, vous imaginez la différence substantielle à tous les points de vues entre l’original que je rencontrais sur la plage et ce que j’avais sous les yeux actuellement. /GLOUPS/. Ma pomme d’Adam fait quelques allez retours remarquables de haut en bas et une perle de sueur se forme sur ma tempe droite. Rien que pour cette apparition, je ne regrettais pas d’être venu ici en sa compagnie. Mais ce sursaut hormonal subit qui prouve plus ou moins ma parfaite santé à ce niveau, et vite jugulé par les propos suivants de ma « nouvelle » coéquipière.

« LE GARDIEN DES RUINES ?!? Tu savais qu’il y avait un truc ici et tu ne m’en a rien dit ?!?» A peine prononcé, je me reprochais mon reproche. Après tout, nous n’avions pas eu le temps de taper la discute ni même de faire beaucoup connaissance, pourtant le courant était passé immédiatement, et donc d’échanger nos informations respectives. « Désolé, j’ai été injuste là … Donc il y a une sorte de minotaure quelque part, enfin il y avait vu le temps écoulé … Ton manuscrit, enfin ta carte, elle date de quand au fait ? De toute façon, ça ne change rien, ça me fera du bien si on le rencontre, je me défoulerai sur lui quel qu’il soit … On y va …»

Et j’ouvrais la marche, résolu à tâtonner dans le noir s’il le fallait. Mais, mes yeux, s’habituèrent immédiatement à l’obscurité pourtant presque complète dès le premier virage et j’avançais d’un bon pas en suivant la paroi du boyau haut de trois mètres et large de quatre. Derrière moi, enfin immédiatement à ma droite un peu en retrait, Maggie/Lara, ou Maggie Croft au choix, trottinait presque pour rester en formation, ce qui épaississait encore plus le nuage de poussières qui marquait notre sillage.

« ça commence à moins puer par ici … Tiens, qu’est ce que c’est que ça ? »
Je venais de découvrir une petite excroissance le long du mur, une sorte de monticule d’un petit mètre de long sur quarante de large un peu plus haut que le sol lui-même, comme si quelque chose avait été abandonné là avant que les résidus ne se répandent. La forme était évocatrice, enfin pour quelqu’un d’habitué, seule manquait la partie haute de la chose, enfin du cadavre plutôt.

Je me baissais et écartais des doigts la couche de matière grise, et, les ossements apparurent dans toute leur blancheur, ainsi que peu à peu les reliquats d’une sorte de robe-toge de style grecquo-romaine, assez courte et au niveau du cou l’éclat sombre d’un collier d’Onyx. J’y voyais assez pour reconnaître les formes et quelques détails, mais je pestais intérieurement à cause du manque de luminosité :
« Est-ce que tu n’aurais pas un moyen de faire un peu de lumière sur tout cela dans tes bagages ? » Je demandais à Maggie et à peine l’avais je demandé que la lumière fut.

Je découvrais alors les restes d’un adulte de petite taille dont les os avaient été broyés, aplatis, écrasés comme passés dans une presse, réduisant le crâne à l’épaisseur d’une grosse galette de maïs.
« Pfiouu … Je sais pas ce qui lui est passé dessus à celui là, mais c’était du lourd !»

Imaginez la résistance d’un os et le nombre de Newton qu’il faut pour en changer la structure alors qu’il est vivace et vous comprendrez mon étonnement … Sur le mur, tout le long, des longues rayures sabraient le revêtement pourtant résistant, comme si une main géante avait fait glisser un outil encore plus dur dessus. Cela me rappela les connards qui s’amusaient à rayer les autos sur les parkings auxquels j’avais mis une belle raclée quand ils voulurent s’en prendre à ma moto … J’avais une moto, moi ?!?

Bref, je mettais cette nouvelle information dans un coin bien au chaud et me relevais, tenant le collier dans ma main pour l’examiner, lui et son pendentif ouvragé, puis, je le donnais à ma partenaire.
« Tiens, au moins, si il n’y a pas d’autres trésors, tu auras au moins celui là … Merci pour la lumière au fait …» Et je repartais vers l’avant où à quelques dizaines de mètres se trouvait une intersection.

Mon A4 m’indiquait un long couloir à gauche avec des possibilités de portes tout le long et un élargissement, une salle vers la droite après moins de trente mètres. Seule différence entre les deux voies, d’un côté l’obscurité, de l’autre une lueur blafarde éclairant faiblement un dernier virage.
« Et si on allait voir qui a oublié d’éteindre avant de partir ?»



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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 20:10
Mon choix de costume était très inspiré donc je refuse toute critique négative. Ce n’est pas bien méchant, purement cosmétique qui plus est. Et en plus il apprécie donc… Vous pensez que je ne suis pas capable de voir sa réaction? J’ai des yeux. Deux pour être exacte. Et ils fonctionnent très bien. Tant mieux s’il aime, ce serait dommage autrement. Et je ne compte pas faire le poids mort, celle qui reste derrière à attendre. Je fais partie intégrante de cette… Expédition improvisée. Voilà. C’est bien l’improvisation, ça force à sortir des sentiers battus. En tout cas sa réaction vis-à-vis de lui avoir parlé ou non d’un gardien me fait sursauter et je compte bien défendre mon intégrité, non mais sans blague. Poings sur les hanches, poitrine gonflée, torse bombé, je me prépare à présenter ma défense, monsieur le juge! Objection! Objection!

« Ah mais je proteste énergiquement! J’essaie de suivre une carte qui est plus cryptique que la prévision d’un oracle, avec des dizaines de référence à du folklore ou je ne sais trop! Et on vient de se rencontrer en plus, laisse-moi le temps de penser à tout ça! Et… Et tiens, prends la, la carte, puisque tu es si malin! Tout ce que je sais c’est que je l’ai trouvé en fouinant où je n’étais pas supposée fouiner! »

Au moins il reconnait également que c’était un peu dur comme jugement. Tant mieux. Je lui mets la carte dans les mains, faisant mine d’être piquée au vif et je lui fais même dos comme si je boudais mais quand il se remet en marche, je le suis et quand il demande de la lumière… Bah que la lumière soit. Un petit globe se promène à proximité, éclairant avec force sur dix mètres de diamètre. Au moins avec ça ou grâce à ça nous allons pouvoir nous déplacer sans encombre. Pas que ce soit un problème pour moi, non. Mais soyons sympa. Ne serait-ce que par principe. Et puis du reste je ne tiens pas non plus à me prendre je ne sais quel piège mortel dans le postérieur. Une lance, ça fait plus que piquer! Et j’en profite pour regarder le collier que m’a donné Anthony. Il est sympa, quand même, ce type. J’ose espérer par contre qu’il y aura plus à tout ça que…

Oh oh. Il y a de la lumière, là-bas. Ce qui n’est clairement pas normal. Les lieux sont supposés être abandonnés et je ne suis peut-être pas experte en civilisations perdues mais je sais avec certitude qu’aucune société dite primitive ne disposait de l’électricité ou assimilable et que donc toute source de lumière se serait éteinte depuis très longtemps. Ce qui veut dire que c’est probablement dangereux. Pire encore, mortel. Bon d’accord, je ne risque pas grand-chose mais c’est le principe. On ne peut ignorer que ce qui nous attend là devant n’est sans doute pas génial pour notre santé. Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée de foncer tête baissée. Je n’ai aucun problème à faire des trucs casse-cou, loin de là. Sauf que dans cette situation, on dirait plus… Courtiser sa propre mort. Potentiellement de façon très douloureuse. Ce que je fais savoir d’ailleurs.


« Écoute, je ne veux pas jouer les pessimistes mais… Des marques de griffes immenses, un squelette aplati, un gardien potentiellement encore en maraude et maintenant de la lumière où il ne devrait pas y en avoir. Tu ne penses pas qu’il serait plus prudent… Je ne sais pas… De bien lire la carte ou de vraiment faire plus attention à ce qui se trouve ici? Tu sais, histoire qu’on puisse dire tout est bien qui finit bien… »


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MessagePosté le: Ven 1 Sep - 12:45

Je plisse les yeux involontairement en regardant vers cette luminosité là-bas au bout puis me retournait vers ma droite pour écouter ce que me disait Maggie, faisant un effort pour ne regarder que son visage et sa bouche et ne pas laisser dériver mon attention plus bas, au niveau de ses poumons fraîchement remaniés.

« Humfff … Tu as la trouille ? Moi pas …» Je lui répondais avec sarcasme tout en interrogeant « A4 » à propos d’un éventuel danger dans son champ de détection alors que je farfouillais dans la poche de ma veste où j’avais enterré la fameuse carte lorsqu’elle me l’avait donné sans même y avoir jeté un regard.

« Je ne détecte rien en effet, juste une immense cavité après le prochain tournant tant vers le bas que horizontalement. La couche de cendres volcanique légèrement irradiée m’empêche d’évaluer plus loin dans l’état actuel de mes ressources …»

Bon, donc, pour se faire une idée, autant aller voir quoi ! Je pense en dépliant le document et en y jetant un œil perplexe. Des signes, des courbes, un ou deux petits dessins, une sorte de plan et rien de compréhensible au final pour moi. De fait, je lui fourre dans les mains le manuscrit et je m’ébranle vers la droite, tournant définitivement le dos aux couloirs obscurs.

« Tiens, après tout c’est TA carte et tu as pu en déchiffrer une partie toi-même, alors continue, pour moi, c’est du charabia …»
Malgré tout, je me rapproche du mur et et je suis pratiquement contre lui en arrivant au tournant, me penchant un bref instant pour voir ce qu’il y a au-delà.

C’est à ce moment là qu’il y a eu une sorte d’éclair dans mes méninges, comme ceux qui m’avaient déjà révélé des bribes de ma vie d’avant, mais puissance mille. Au lieu de voir une portion de couloir au sol recouvert de sa couche de cendres, puisque s’en était donc d’après mon gant, débouchant sur une sorte de coursive, d’esplanade courant tout le tour d’une caverne dont on ne distinguait qu’à peine l’autre versant, je voyais un tunnel brillant légèrement éclairé par une radiance venant du plafond et montant la garde de chaque côté de l’issue, deux grand gaillards en armures portant casque, boucliers et lances. Je retirais ma tête et me serrais contre la paroi tout en portant mon index à mes lèvres.

« Chuuuttt … Il y a du monde …» Je fais tout bas à Maggie en lui faisant signe de se plaquer aussi contre le mur avant de risquer un autre coup d’œil plus circonspect tout en morigénant le « A4 » sur ses conclusions hâtives et ses fausse observations.

Mais quand je regardais à nouveau, le couloir avait retrouvé son tapis cendreux, le lustre des murs avait disparu, de même que la lumière dispensée par le plafond et que les gardes étincelants. Je me remettais en place encore, secouant la tête comme pour en chasser quelque chose ou y remettre de l’ordre ce qui ne renforça que le mal de crâne qui s’était calmé et avait resurgi à l’instant. Nouveau coup d’œil, tout en sentant ma coéquipière par-dessus mon épaule faire la même chose, et nouveau retrait pour me retrouver à quelques centimètres de son visage et à murmurer :
« Si je commence à avoir des visions, on est pas sauvés …»

Dans ma tête, je compte un, deux, puis trois et je me décide à tourner le coin, vaille que vaille !

En quatre pas je passe l’arche, en cinq je traverse le chemin suspendu et je me retrouve m’appuyant sur une sorte de parapet qui limite la zone de circulation d’un gouffre fantastique. Si la caverne est large, la faible lueur dispensée par le plafond où aucun luminaire n’est visible étant juste suffisante pour qu’on devine de l’autre côté une large corniche identique.

Mes yeux embrassent le paysage gigantesque et tout à coup me revoilà plongé dans le passé, alors que les lieux étaient intacts comme si j’y étais moi-même, et peut être y étais je alors …
Je me trouvais sur la dernière avenue périphérique de la ville du Gouffre. Tous les vingt mètres, on en admirait une, reliée à celle du dessus ou du dessous par des volées de marches douces ou des rampes sous lesquelles s’ouvraient des arches laissant passage à une foule bigarrée d’être humains ou humanoïdes, à des chariots tirés par des animaux géants et musculeux ou des véhicules presque silencieux qui slalomaient pour éviter les badauds. Les femmes portaient les coiffures hautes et altières, les hommes des fez ou des némès avec ou sans ornements suivant la caste de l’individu. Tous avaient l’air heureux, du puissant au servile, mis à part la mine grave des soldats en faction et des pressés obnubilés par une affaire quelconque.

En regardant vers le bas, je découvrais au centre la pointe d’une pyramide conique, lisse et blanche comme de l’ivoire poli, s’évasant plus de trois cent mètres plus bas jusqu’à occuper plus des deux tiers de la surface à la base. Aux quatre coins cardinaux s’ouvraient des arches où circulaient en bon ordre une multitude affairée mais disciplinée encadrée par des colonnes libres et des statues fantastiques incrustées de pierres précieuses, regardant vers les allées qui rejoignaient la dernière avenue, l’avenue Basse dite royale, tournant le dos à des jardins fleuris où des multitudes d’oiseaux chantaient au bord de fontaines murmurantes.

Cette vision dura l’espace d’un instant et je m’y plongeais comme dans un rêve éveillé, étonné et charmé par ce qu’elle me montrait. Mais brusquement, peut être quand Maggie s’approcha de moi plus près, tout cessa et je me retrouvais à regarder la dévastation qui avait sévi ici.

Les avenues hautes étaient presque toutes effondrées en de multiples endroits à partir de la mi-hauteur, de même que les escaliers et les rampes dont les arches dessous qui n’avaient pas résisté. Du palais central il ne restait rien qu’une sorte de coulure, comme une glace qu’on aurait laissé fondre dans un bol et les jardins autour avaient disparu sous une épaisse gangue de matière figée d’une couleur jaunâtre, elle-même saupoudrée d’une pellicule de cendres qui formait des congères à certains endroits sous l’effet de vents intérieurs provenant d’orifices qui avaient été, comme celui que nous venions de quitter, les accès aux niveaux extérieurs.

Au Nord et au Sud de ce qui avait été le cœur de ce pays, de cette mégapole, deux gouffres immenses s’ouvraient encore, obstrués par des bouchons vitrifiés, origines sans doute de ce qui l’avait embrasé et avait fait couler comme de la cire les murs jusqu’à plus du tiers tout autour, avalant routes suspendues et accès dans un fleuve de feu.
C’était une désolation, pire pour moi qui venait de la voir comme elle était à l’époque de sa splendeur …

Je détournais les yeux où perlaient presque des larmes que j’essuyais d’un revers de manche.
« Foutue poussière …» Je disais pour donner le change à Maggie, puis je me repenchais à nouveau pour évaluer le chemin à emprunter.

« Mon appareil m’indique que je dois descendre d’environs quarante mètres, ça doit faire trois étages à peu près, on va passer par là …» Je désignais une rampe à peu près intacte si ce n’est une entaille géante, comme un coup de hache d’un colosse, qui en avait sabré le centre.
Mais un mouvement dans une des arches en dessous, à la limite de l’obscurité, attira mon attention.
« hey ! Tu as vu ça ?» M’écriais je en pointant mon doigt. Mais il n’y avait plus rien.

« Hors de portée, si nous y allons, peut être une analyse thermique me permettra d’identifier quelque chose …» S’en suivi un drôle de bruit dans ma tête, comme un juron, mais en mode analogique.

« On y va ? Ou tu m’attends ici ?»



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MessagePosté le: Ven 1 Sep - 17:52
Trouillarde? Moi? Je proteste énergiquement! Allégations mensongères! Fumisterie! Je me montre simplement prudente, raisonnable même! Comment pouvez-vous oser même penser qu’il y ait là une once de vérité! Monsieur Anthony, vous n’êtes pas un gentleman! S’en prendre de la sorte à une dame! Vous devriez avoir honte! Honte que je dis! Mais il n’aura pas honte, ce fieffé coquin! Il a même l’audace de me rendre la carte et de m’imposer le travail ingrat. D’accord, elle était à moi, dans un sens, à la base mais c’est lui qui semble connaitre les lieux, pas moi! Enfin bon. Suivons-le de près et restons stoïque face à un comportement si peu chevaleresque. L’égalité des sexes a ses faiblesses. Maintenant les hommes pensent qu’ils n’ont plus à être galants. Que c’est dommage. Mais bon. Je suis Maggie Croft! Une aventurière!

Lara Croft est une aristocrate anglaise mais c’est une badass. Je peux faire pareil. Enfin presque. Je ne suis pas une aristocrate, juste la fille d’une légende vivante. Et même si je ne me bats pas, je peux aussi être badass. Je peux faire un tas de choses et… Et qu’est-ce qu’il lui arrive encore à Anthony? Il parle de visions maintenant? Il en a fumé du bon, oui! Ou alors c’est l’air ambiant. Je n’ai pas encore tout à fait quitté ma bulle, maintenant c’est plus comme une seconde peau qu’une bulle, en fait. La prudence est la mère de sûreté, après tout. Enfin. C’est ce qu’on m’a dit. De deux choses l’une : soit il hallucine des trucs à cause des lieux, soit c’est autre chose et si c’est autre chose… Je ne sais pas de quoi il s’agit donc je ne peux pas l’enrayer grâce à mes super pouvoirs. Mais je ne suis pas inquiète. Avec la famille que je me trimballe, des visions, des voix dans la tête…

Juste par mesure de précaution, je consulte la carte. Non, il est mention d’un gardien, d’un trésor d’une valeur inestimable, des ruines d’une ancienne civilisation, d’une malédiction… MALÉDICTION!? Mais ce n’était pas là tout à l’heure et… Et il y a des glyphes supplémentaires aussi! Mais il a fait quoi à ma carte ce drôle? Je suis toute excitée, des nouvelles pièces de puzzle! Je saute sur place pour manifester ma joie et c’est marrant mais on dirait que mon partenaire dans cette expédition me regarde bizarrement. Quoi, j’ai du noir sur le nez et je ne le sais pas? Il faudrait que je regarde dans un miroir pour voir. Plus tard. Nous sommes en train de chasser un trésor là! Pas le temps! Nous ne touchons pas encore au but mais… Ça ne saurait tarder. Analysons la carte, la malédiction est peut-être ce qui le fait halluciner… Qu’en sais-je, je ne suis pas médecin.

Il me demande si je vais le suivre, ne tirant de ma pseudo rêverie. Évidemment que je vais le suivre! En fait non. Mieux! Avant qu’il ne puisse prendre les devants, je me jette dans le trou en poussant un cri de guerre pas si cri de guerre. Oh quoi. S’il y a quelque chose en ces lieux, cette chose sait déjà que nous sommes ici. Autant s’amuser. Et si vous avez déjà joué à Deus Ex Human Revolution ou Deus Ex Mankind Divided, je fais comme quand on saute avec le système icarus, la belle boule de lumière pour un atterrissage facile. Ok, ce n’est pas très Lara Croft mais je suis Maggie Croft et je fais les choses avec style! Je me demande ce qu’est la malédiction en fait… C’est ce qui me taraude l’esprit en fait. Est-ce une vraie menace ou quelque chose de très ampoulé juste pour décrire un péril mortel? Allez savoir… On ne tardera pas à le découvrir, je le sens.


« Dis voir, qu’est-ce que tu as fait à ma carte? Depuis que tu y as touché, il y a de nouveaux glyphes qui sont apparus. Et là ça parle d’une malédiction. Ne me regarde pas comme ça, je te donne les infos au fur et à mesure que je les ai! Ce n’est pas de ma faute si la carte fait à sa tête! Ça dit et je cite : ceux qui viendront remuer le passé feront face à la malédiction de ces lieux car certaines choses doivent rester oubliées. »


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MessagePosté le: Mar 5 Sep - 14:14

J'avance d'un bon pas pour rejoindre le premier escalier, sachant qu'il faudrait sauter par dessus un gouffre de quelques mètres pour éviter de tomber dans le vide créé par l'effondrement de l'arche qui garantissait la circulation en dessous, mais je reste à l'écoute de toute intervention de mon attirail regroupé dans une unique mitaine qui entoure ma main gauche. Quoique, on dirait qu'elle s'est un peu étendue depuis son apparition ... Mon poignet est aussi englobé maintenant. Mais bon, pour l'instant, c'est pas ce qui me préoccupe.Lorsque je me suis approché du parapet tout à l'heure, j'ai entr'aperçu quelque chose qui s'est caché dans l'ombre quelques étages plus bas, bien en dehors du rayon d'action de mon appareil.

Maggie parlait d'un gardien, ce pouvait être ça, ou tout autre chose, va savoir ! La prudence était donc de mise, et à chaque fois qu'une ouverture s'ouvrirait dans la paroi à ma gauche, je savais que je ne pourrai m'empêcher de vouloir en sonder la gueule obscure.

Mais un froissement derrière moi et un cri affreux me font me retourner brusquement. De Maggie Croft, plus une trace ! Rien ! Nada ! Que dale ! Pas plus que d'un éventuel agresseur qui aurait pu passer au travers de mes détecteurs sans doute défaillants ...

« Merde ! Merde ! Merde !» Je vocifère en dehors de toute retenue due aux bonnes manières à garder céans.

Je me penche par dessus la rambarde et cherche ma coéquipière, ou du moins le point qu'elle devrait être entre ce niveau et le sol, là-bas tout en bas, à moins que la gravité aidant, elle ne soit déjà telle une crêpe ou un fruit trop mûr, éclatée sur la surface jaune ...

Mais au lieu de cette vision désolante, je la découvre à l'étage suivant et la vois lever son nez de la carte qu'elle consultait tranquillement. Et ne la voilà-t-il pas qui m'apostrophe en m'accusant d'avoir vérolé son précieux parchemin et d'avoir déclenché l'apparition d'une malédiction ...

Je grogne, enjambe le petit mur et je me laisse tomber sans autre forme de procès pour atterrir à ses côtés aussi souplement que si j'étais descendu d'une chaise au même niveau.
« Nom d'un Paradémon! T'es vraiment malade toi ! Une sale gamine incapable de penser plus loin que le bout de son nez ! Mais qu'est ce que j'ai fait pour me traîner une telle calamité !» Je l'apostrophe en pointant mon index sous son nez, très en colère parce que sous le coup de l'angoisse qu'il lui soit arrivé quelque chose ...

Devant son regard buté et sa trogne qui se coince, mon sourcil se lève, puis ma bouche s'ouvre et se ferme sporadiquement sans que j'en ai le contrôle et enfin je rétracte mon doigt et croise mes bras sur mon torse, boudeur.

« MmPffgregneux... En plus, maintenant, si il y a quelque chose ici, il sait que nous ne sommes pas des proies sans défense ... Va falloir chasser pour se le trouver ... A l'avenir, agit comme une humaine normale ... Histoire de ... Laisse tomber ... Et j'ai rien fait à ta foutue carte moi!»

Je lui jette un regard furibond et je me re-penche vers le bas pour voir par où passer pour rejoindre le niveau prévu.

« Enfin, plus que deux niveau du coup, ou trois ...» Je regardais par réflexe du côté du couloir où j'avais vu quelque chose tout à l'heure et le même phénomène se reproduisit. « Regarde! Il est toujours là !» Mais il n'y avait plus rien à voir l'instant d'après, ce qui fit remonter ma rogne qui était pourtant en baisse rapide.

« On y va et cette fois ci, on marche ... En plus, si il y avait des trésors à l'étage au-dessus, tu les as ratés ...» J'étais agacé, pas seulement par elle, et même fort mécontent, et je me remettais en route en direction d'un autre escalier, intact celui là. Après quelques pas, je me retournais à demi vers elle tout en marchant et lui demandais :
« Vous êtes tous comme ça dans ta famille ? Peuple ? Monde ?»



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MessagePosté le: Mar 5 Sep - 22:15
À sa tirade, je lui tire la langue. C’est immature, et alors? Je n’accepterai certainement pas de me faire réprimander par un mec de la troisième dimension. Il peut râler tant qu’il veut, ÉVIDEMMENT que quoi que ce soit qui se trouve ici sait que nous sommes en ces lieux depuis que nous avons posé le pied sur la première dalle à l’entrée. Des décennies sans visiteurs et tout d’un coup ça rendrait la ou les bestioles incompétentes? Et puis quoi encore? Il ne faudrait pas me prendre pour une idiote, quand même! Je ne prétends pas être la personne la plus intelligente du monde mais je sais pertinemment que nous sommes observés et / ou suivis depuis plusieurs minutes déjà. Espèce de ronchon désagréable et maussade! Il a de la chance que je ne sois pas mon père, il lui aurait déjà pété une de ces crises, je ne vous dis pas. Ouah…

Tout ça pour dire que deux peuvent bouder et qu’à ce jeu je suis bien meilleure que lui. Je peux être absolument insupportable et pour la peine, je lui sers mon regard numéro trois-cent dix-sept, regard courroucé de la gamine immature. Bon le titre n’est pas génial mais deux peuvent jouer à ce petit jeu, j’ai dit. Et s’il veut critiquer, je ne me gêne pas pour lui répondre, lui faisant savoir avec beaucoup de mordant que s’il portait attention, il saurait qu’on nous observe depuis que nous sommes arrivés et que mon cri de guerre ne va strictement rien changer parce que si quelque chose voulait nous éliminer, ce serait fait depuis un bon moment déjà. Parce que soyons sérieux, quoi qu’il se trouve ici connait les lieux. Nous non. Autrement dit, avantage à l’opposition. J’ai besoin de vous faire un dessin, peut-être? J’ose espérer que non sinon on n’est pas aidé, ça c’est clair.

Ceci dit mon humeur morose est atomisée quand il pose une question sur ma famille, mon peuple, mon monde. Certes, je ne vois pas toujours les choses du même œil avec mon père et ma mère mais j’adore les miens même si parfois ils sont insupportables. Par quoi commencer, il y en a tant à dire… Je reprends ma marche, recommence à le suivre, parlant sans pratiquement faire de pause de ma patrie, de la Cinquième Dimension et de mon peuple. Tu viens de commettre l’erreur classique mon gars : déclencher le légendaire tsunami verbal de Maggie M.! Quand je commence à raconter, je ne m’arrête pas avant d’avoir terminé, même si vous faites tout pour m’empêcher de terminer. Qui sème la conversation récolte l’avalanche de mots! MWAHAHA! Ça t’apprendra de vouloir jouer au malin avec moi et de poser des questions rhétoriques!


« … Et mon père, qui est quand même un peu le leader de notre peuple, il est complètement barge. Il fait une obsession sur Superman et il s’est déjà battu contre Trigon juste parce qu’il avait touché à son Superman. Il adore l’embêter d’ailleurs. Mais ma mère, ma mère, c’est un monolithe de glace, froide et sans émotion. Et elle me fait peur comme c’est pas possible et… OUCH! Mais c’est quoi ce truc!? »

Je viens de me péter le nez contre… Un mur ou une barrière invisible. Je peux voir que le couloir continue mais je ne peux plus avancer. C’est quoi ce coup de cochon? Enlevez ce truc ridicule que j’aille dire ma façon de penser au concepteur de ce truc débile. Quand on met un obstacle, on s’assure que ce soit visible, ce qui évite de se martyriser stupidement l’appendice nasal! Il y a des gens qui devraient se faire donner une ou deux paires de gifles! Et si j’entends le plus petit des ricanements venant de la bouche d’Anthony, je ne réponds plus de mes actes, qu’on se le tienne pour dit! Ma bonne humeur vient de fondre comme neige au soleil et là je suis furieuse. Les tours pendables, c’est MA spécialité et personne, non personne, ne va me voler mon petit plaisir coupable. Ils se prennent pour qui ces gens morts depuis une éternité pour faire des coups pareils, à titre posthume! Il vous dit zut, mon pauvre nez meurtri!


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MessagePosté le: Mer 6 Sep - 16:25

Il y a des fois où on voudrait être seul au monde un moment, il y a des fois où on se boufferait les doigts d’avoir ne serait-ce que posé une question.
J’étais dans ce moment là actuellement, marchant en reluquant à droite, à gauche, devant, en bas et en haut avec suspicion à la recherche d’un mouvement suspect, tout en m’assurant que rien ne venait par derrière, littéralement sous une averse verbale provenant d’une Maggie surexcitée J’aurais préféré qu’elle se ferme et boude comme à l’instant, juste avant que je ne lui demande pour son peuple, sa famille et le reste des siens … Quel idiot j’ai été !

Quand c’est alimentaire, on appelle ça la « tourista », la « drisse » ou tout autre terme désignant une diarrhée malvenue et incontrôlable, du moins c’est ce qui me venait comme termes à l’esprit, mais en parlant du verbe et des paroles, comment on peut dire ?

Sa voix, féminine et haut perchée sans doute par son état d’esprit, me vrillait les tympans et me perçait l’esprit comme les épines d’un vieil acacia l'aurait du cuir le plus robuste. INSUPPORTABLE !

J’en étais là toujours est-il. Impossible de la couper, de répondre non plus. J’essaye d’échapper à la déferlante en me penchant tout en marchant pour voir si quelque chose bouge en bas, ce qui me fait ralentir et laisse le loisir à ma coéquipière de prendre un ou deux pas d’avance sur moi, toujours jacassante, et là, une sorte de tintement bizarre vient titiller mon cerveau, comme un signal d’alarme, puis retentit dans ma conscience l’avertissement tangible et clair de mon appareil.
«# ATTENTION ! IL Y A UN OBSTACLE DEVANT ! » Ce qui a pour conséquence immédiate de me faire stopper net, un air surpris et interrogateur sur le visage vu que devant, il n’y a rien, que la terrasse habituelle continue jusqu’aux prochains escaliers maintenant bien visibles.

Deux secondes plus tard, je vois Maggie s’emplafonner dans un truc invisible mais bien réel, du moins physiquement, faire un ou deux pas en arrière en se tenant le nez à deux mains (aurait-il pris soudain des dimensions si importantes ?) et en poussant des jurons dont je n’aurais jamais cru qu’ils puissent franchir une si jolie bouche …

Je me précipite vers elle, en fait je fais à peine une enjambée pour cela.
« PAR ODIN ! TU AURAIS PU PRÉVENIR PLUS TÔT NON !!!? » Je hurle presque tout en fouillant dans mes poches à la recherche de quelque mouchoir hypothétique, pour finalement arracher un morceau de bandage et de tendre à la pauvre fille.

Elle, elle était en train de piétiner de rage sur place sous l’effet de la douleur, ou peut être de l’ire dont je la voyais parée maintenant. Instinctivement, je rentrais les épaules et courbais les épaules, m’attendant à recevoir un coup en retour. Si ça pouvait la soulager un peu …

« Désolé, c’est pas après toi que j’en ai, mais après … Laisse tomber, ça n’aurait pas dû avoir lieu ça …» J’ajoutais immédiatement devant les regards assassins de Maggie par-dessus ses doigt vissés sur son pif. Je tendais un peu confus une bonne longueur de tissus en l’invitant à la prendre.

«# Désolé, mais nos constantes et nos structures respectives changeant sans arrêt, les points de communication sont difficiles à conserver. J’ai réactivé le mode normal d’échange, mais ton cerveau est trop instable et incomplet pour le moment. Trop de réajustements permanents à réaliser pour garantir l’osmose comme avant. Le temps que je passe par la voix neuronale audio, il était trop tard. Pas ma faute … Information complémentaire, il s’agit d’un champ de force facilement contournable ou tombable qui s’est levé à votre approche. Il est possible d’ouvrir une brèche et de passer outre … Cela demandera peu d’énergie …»

Les explications détachées de mon gantelet, quoique semblant entachée d’une certaine forme de contrition, ne suffiraient pas pour calmer la pauvrette. Faut dire que un coup dans le pif, c’est très désagréable …

« D’après mon « A4 », ce truc est apparu à l’instant … Difficile de l’éviter surtout qu’il était invisible … Tu saignes ? …»

Va-t-en comprendre Charles, il y a quelques secondes elle m’énervait presque au point de penser à la foutre par-dessus bord et maintenant je m’inquiétais de sa santé … Le peu de références que j’avais en moi à propos de relations féminines ou même parentales, c'est-à-dire très proche de rien du tout, ne m’aidaient ni à comprendre mes propres réactions, ni à savoir comment débrouiller ce sac de nœuds émotionnel et relationnel. Je posais une main légère mais compatissante sur son épaule alors qu’une envie de lui décoller l’épaule d’une bourrade amicale m’avait soudain pris. Bourrin ! Me vint soudain en pensées … Moi ?!?


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MessagePosté le: Mer 6 Sep - 18:47
Je me vengerai. Oh que je me vengerai et ma vengeance sera terrible. Là, c’est personnel. Fini de penser au trésor et à l’aventure, si tant est qu’il y ait un trésor. Là, Maggie M., ça c’est moi, est en beau pétard et c’est prodigieusement con de mettre en pétard quelqu’un venant de la Cinquième Dimension. Tu veux mettre des murs invisibles pour me voir m’éclater le nez, petit malin caché quelque part dans ces installations? Soit. Mais je te garantis que tu vas jouer perdant. Je n’accepte pas le morceau de tissu tendu par Anthony et à sa question à savoir si je saigne, mon « non » est particulièrement glacial. Pas contre lui. Contre le salaud qui se paie ma tête. D’un geste de la main, le mur invisible disparait et je me dirige d’un pas déterminé vers l’avant. Quelqu’un va entendre ma façon de penser. Car il y a forcément quelqu’un.

Pensez-y. Nous avons exploré une partie de ces ruines sans incident du genre et tout d’un coup, pouf, Je n’en crois rien. Les poings serrés, la colère dans le regard, je vous jure que si je ne blesse ni ne tue je balance ce petit malin dans une rivière de poil à gratter! On ne se paie pas ma tête avec des tours aussi pendables, point final. Où est-ce qu’il se cache? Oh je sais que c’est imprudent mais à ce stade-ci des choses, je suis bien trop en pétard pour me préoccuper de ce genre de détails. J’exige compensation, rétribution, des excuses, quelque chose! Montres toi espèce de lâche que je te dise ma façon de penser! GRRR! Mes pas finissent par me mener devant une vaste porte et quand je dis vaste c’est que le machin doit faire une quinzaine de mètres de haut minimum. Ok. Là je me dis que fulminer, c’est bien mais que la prudence, finalement, ce ne serait pas un luxe. Pourquoi?

Bah parce qu’une porte de cette hauteur n’a pas été placée là pour rien. Et c’est une double porte donc ça a de la largeur, ce machin. Du coup… Je me méfie, avec raison de surcroit. Si les films d’aventures m’ont appris une chose c’est que derrière ce genre de porte se cache un péril mortel. Je ne compte pas me faire piéger stupidement à cause de la colère. Enfin… Mentionnons brièvement que j’ai quand même pulvérisé un couloir bourré de pièges sans même faire attention, transformant les dards, lances, lames et autres trucs très « style primitif » en répliques en caoutchouc. Ne me demandez pas ce que ces pièges faisaient là car ils jurent avec le style très futuriste du mur invisible mais on dirait que cet endroit a été construit ou reconstruit par plus d’une civilisation aux genres différents. La carte n’en fait pas mention et je commence à me demander qui l’a créé.

Quelque chose ou quelqu’un a dû quitter les lieux pour rendre cette carte possible. Ce quelque chose ou ce quelqu’un l’a fait il y a un sacré bout de temps. Ce quelqu’un a volontairement omit des détails disons… Importants ou intéressants. Ça me fait penser à la page manquante du journal du berger, dans Atlantis, l’empire perdu… Est-ce que je nous ai embarqué dans un pétrin pas possible ou… Bah on verra bien. Je veux dire, ce n’est pas comme si nous étions sans défense non plus. Nous avons réussi à nous rendre jusqu’ici, ce n’est pas pour baisser les bras. Enfin. Moi je ne baisserai pas les bras. Redescendre de ce petit nuage de colère, remettre les pieds sur terre, il va me falloir les idées claires pour la suite. Car c’est inévitable, il y aura une suite. Autant s’assurer de contrôler le jeu, d’avoir le plus de cartes possibles en main. Juste au cas où.


« Bon… Je me suis peut-être emportée un peu. Mais c’est pas grave, j’ai trouvé une porte super intéressante. Il y a quoi, d’après toi, derrière? La malédiction dont parle la carte? Un trésor? Un péril mortel? Ou l’affreux bête sale et méchant qui a tenté de me démolir le nez avec son mur invisible à la con? Zen Maggie. Zen. Sinon je risque de me fâcher à nouveau et la colère ne permet pas les idées claires… »


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MessagePosté le: Ven 8 Sep - 9:30

Le morceau de bandelette disparait dans ma poche aussitôt que ce "NON" est prononcé alors que je prenais un peu de recul face à cette furie au tarin juste un peu gonflé.
Si le saut de tout à l'heure avait pu laisser entrevoir les possibilités physiques et psioniques que nous avions, la démonstration de pouvoirs qui suivit son fracassage de pif contre un mur énergétique invisible qui s'était dressé brusquement sur notre passage pour nous barrer la route ne pouvait pas laisser indifférents celui ou ceux qui vivaient ici.



Pendant les minutes qui suivirent, j’eus l’impression d’être dans un dessin animé, ma grande carcasse suivant silencieusement la petite en rogne pas à pas alors qu’elle faisait la démonstration d’une puissance presque divine qui pourtant me laissait froid comme l’iceberg. A croire que ce genre de déchaînements m’était familier.

Il y a eu donc d'abord une série de barrières comme la première dont mon appareil m’avertissait de la présence au moment où elles se levaient juste sous notre nez et qui sautèrent avant même qu'elle ne les touche. Il y eut ensuite une pluie de trucs sensé être pointus ou contondants qui s'écrasèrent sur nous et tout autour de nous. Sûr que si elle n'avait cette faculté incontestable de modifier la structure de la matière, nous aurions été transformés en porte-épingles en moins de pas qu'il n'en faut entre deux respirations.

Rien que tout cela m'aurait alerté et inquiété si j'avais été un être humain normal, mais cela m'amusait plus qu'autre chose, une forme de curiosité et de méfiance à la fois.
Curiosité parce que je me demandais jusqu'où elle pouvait aller avec ce genre de don, méfiance pour les même raisons.

Je cherchais une comparaison avec quelque chose de connu, quelqu'un que je savais avoir déjà côtoyé, mais rien ne venait jusqu'à ce qu'elle s'arrête soudain devant la double porte monumentale. "Loptr", ce nom ou prénom me vint à l'esprit (Loki pour les non initiés afin de leur éviter des recherches fastidieuses sur la toile et avoir présent dans leur propre esprit l'image de celui auquel je pensais).

Je m'arrêtais juste derrière elle, avec un temps de retard, car je me demandais bien comment je pouvais connaître cet ancien dieu nordique et d'où je tenais de l'avoir approché ...
«# Peut être est-ce à cause de ce second éclat mémoriel que je suis en train de décrypter avant qu'il ne soit détruit par vos protections naturelles ?»

« Grrrumpf ...» Arrivais je à émettre en réponse alors que Maggie me regarde l'air d'attendre une réponse un peu plus claire de ma part ... Une réponse à quoi au fait ? Quelle était la question ? Joker !!!
Et mon joker se matérialisa par un "Replay" digne des meilleures télévisons, injecté directement dans ma conscience immédiate, son, image et couleurs compris. Je tourne finalement les yeux vers la porte et me frotte le menton un instant :

« Heuuu ... D’abord, je sais pas si tu l’as remarqué, mais ici le sol est propre et net, et ce depuis qu’on a passé la seconde barrière. Je pense donc que quelqu’un ou quelque chose fait le ménage dans cette zone sécurisée par les barrières. C’est pas dans les cordes d’un soit disant gardien qui écrase les petits hommes dans les couloirs …» De fait, en parlant, je regardais en arrière et percevait maintenant les champs qui s’étaient remis en place, preuve que Maggie, dans sa colère, n’avait pas tout cassé mais simplement annulé leurs effets temporairement.

« Ensuite …» Je regardais maintenant la porte et m’en approchais puis posais la main gauche à plat dessus, la main au gant je le rappelle, tendant l’oreille vers une éventuelle conclusion de mon « A4 » vis-à-vis de ce qu’il y avait derrière.

« Oh ! …» Il venait de me prévenir de la présence de l’autre côté de trois formes de vie pensantes, humanoïdes de petites tailles comme celui qu’on avait trouvé dans le couloir du haut, l’un d’eux portant un truc dans ses bras. Je mis mon doigt sur ma bouche pour lui intimer le silence, pourvu que ça marche, et je reculais alors que la porte commençait à vibrer un peu, un bruit, un cliquetis faible indiquant qu’on la déverrouillait et qu’on allait certainement en ouvrir les battants.

« Reculons un peu …» Je lui chuchote en la prenant par le bras et en mettant une certaine distance entre nous et cette grande porte.
Elle s’ouvre alors, lentement, sans autre bruit qu’un chuintement d’air, révélant un monde obscur qui soudain s’éclaire et nous révèle trois minuscules personnes à la tête démesurée dont une porte difficilement un énorme bidule qui tient autant du canon à ions que de l’alambic à gnôle, sans doute une arme qu’elle pointe en tremblant sur nous …




Le temps suspend son vol pendant que le silence pesant prend racine entre nos deux groupes en train de se regarder en chiens de faïence jusqu’à ce que l’un de ceux qui ne portaient rien ne se penche vers celui du milieu et n’échange avec lui quelques mots ressemblant à un gazouillis d’hirondelle montant dans les aigus jusqu’à ce qu’une sorte d’illumination naisse dans mon cerveau et qu’une traduction simultanée se mette à fonctionner.

Pas mal comme système d’apprentissage des langues je pensais tout en suivant leurs échanges. A priori, ils se poussaient du coude pour que l’un d’eux se décide à engager les pourparlers. J’avais posé ma main sur l’épaule de Maggie pour éventuellement la refréner dans ses intentions hostiles et du coup me penchais à mon tour pour lui glisser à l’oreille ce qu’il se passait.

« Ils ne sont pas si hostiles qu’ils en ont l’air, plus désorientés qu’autre chose, ne fait rien d’irrémédiable s’il te plaît …» Je lui glissais en guise de commentaire. J’étais prêt à la pousser sur le côté des fois où le petit gars du milieu ne crispe le doigt, trois en fait, sur la gâchette de son canon.

Celui de droite qui ne disait rien jusque là, siffla un peu plus fort sur une note plus grave et s’avança d’un pas vers nous tout en se gardant d’être dans la ligne de mire de leur arme, se racla la gorge ou fit du moins l’équivalent, puis s’adressa à nous directement :

(traduction donnée à Maggie)

« Nous sommes (traduction impossible mais ce devait être leurs noms vu les gestes qui accompagnaient son babillage). ♫Nous sommes les représentants ♫♪☼♫« Petit Peuple Fidèle », ♪nous avons essayé de restaurer ces lieux et de préparer le retour des ♪☼♫♫« Grands » et des ♫♪☼☼♪ « Dieux » du mieux que nous avons pu depuis le jour où tout bascula. Nous ne sommes pas partis avec les autres, nous n’avons pas abandonné nos charges malgré les dangers et le manque de nourriture, nous sommes les ♫♪♪♀ « Fidèlious ». Êtes vous les descendants ?♪ Êtes vous les ♪☼♪ Nouveaux Dieux revenus du ☼♪ Nord ou ceux de ☼► l’Espace ?»

La traduction laissait à désirer, pas dans les termes, mais plutôt dans les idées qu’ils représentaient de part et d’autre. Gontrand, Hector et Barnabé nous regardaient plein de ce je ne sais quoi qui vous met dans l’embarras le plus total.
Attention, c’est comme ça que je les nommais vu que leurs noms respectifs étaient incompréhensibles et que les désigner en utilisant celui d’un des sept nains de Blanche-Neige aurait été du plus mauvais goût. Gontrand était celui de droite, le plus jeune, celui du milieu avec son canon qui l’encombrait plus qu’autre chose c’était Hector et enfin le plus vieux, celui qui venait de parler, Barnabé …

Je croisais le regard de Maggie indécis quant à la marche à suivre. M’imposer comme un dieu ne me disait rien, une sorte de Héros à l’Héraclès à la rigueur, (j’ai pas dit au Ricqles hein !). Par contre, ma coéquipière relevait plus de cette catégorie vu les exploits et les compétences qu’elle avait largement affiché depuis que nous étions entrés.

Je pressais un coup l’épaule de la petite.
« A toi l’honneur, je traduirai …»



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MessagePosté le: Ven 8 Sep - 18:13
Hum. Anthony ferait un excellent chef de groupe. Il sait garder la tête froide, pour commencer, et en plus, il remarque des petits détails qui autrement m’ont échappé. Oui, principalement parce que j’étais en pétard mais bon. Je me dis que dans mon mouvement d’humeur, j’aurais vraiment pu nous mettre en péril et je m’en voudrais presque un petit peu. Presque. Il ne faut pas exagérer non plus. Mon nez mérite vengeance, quoi que vous en disiez. Je vous propose un test : éclatez-vous le nez contre un mur, pour voir. Ensuite, dites-moi que ça ne vous donne pas des envies de meurtres sur le petit malin qui vous a fait un pareil sale coup. Allez-y. Vous allez voir que j’ai raison. Et quand je trouverai qui est le responsable, je… Je… Ok… Je m’attendais à beaucoup de choses en arrivant devant cette porte mais ça? Comment dire…

Bon… Autant dire que je ne la voyais pas venir celle-là. Dites-moi que c’est une farce. Un sketch comique que quelqu’un a décidé de nous imposer après avoir tenté de m’assassiner le nez. C’est qui ces types? Et ça piaille comme pas possible en plus et… Poses ce truc mon gars avant que je décide de te montrer ce que c’est qu’une vraie arme, non mais! Je déteste me sentir menacée, je déteste qu’on pointe une arme sur moi, je déteste… En fait il y a bien des choses menaçant mon intégrité physique que je déteste. Je réagis très mal à la menace. Que voulez-vous que j’y fasse, je suis comme ça. Je viens d’un endroit où nous n’avons pas vraiment ce genre de situations. Franchement, quand tout le monde manipule la réalité, vous voyez bien le genre de problème que ça pourrait donner. C’est du sport gérer un culte, même petit. Sinon… Tant pis pour vous. Bref.

Je ne comprends rien aux explications fournies par Anthony. C’est quoi ce délire? Est-ce qu’il y a un dictionnaire anglais / charabia? Considérant que les États-Unis sont un peu ma terre d’accueil… Illégalement que j’y réside mais… De toute façon, les histoires de dieux et tout ça, j’ai déjà donné. Une fois, quand j’étais plus jeune, j’ai voulu aider une vieille dame d’un peuple que vous ne connaissez pas, dans une autre dimension, sur une planète lointaine et tout d’un coup PAF! Je me retrouve avec un culte en mon nom. J’ai flippé et pas qu’un peu, quand même. Je ne compte pas retenter l’expérience de sitôt. Je suis moi et puis c’est tout. Je ne veux pas des responsabilités et des devoirs d’une divinité. Ça ne va pas non! Et puis très franchement, il n’y a qu’une chose que je désire vraiment savoir et il est mieux de traduire précisément ce que je vais dire.


« Qui est la salaud responsable de mon nez meurtri? »

Il m’a connu bavarde et joyeuse, là il me connait avare de mots et en pétard. Et je ne m’en cache pas. Je ne suis pas contente du tout et ces explications vides de sens ne font que me frustrer davantage. Je veux un coupable, pas les délires de je ne sais quels illuminés perdus au fond d’une cité en ruine! Je ne veux pas plus de questions, je veux des réponses, ce n’est pas trop demander! Je regarde Anthony avec un mélange de frustration et d’incrédulité. Les fanatiques religieux, si tant est que c’est ce qu’ils sont, je ne suis pas capable de les sentir. Ça finit trop souvent avec un sacrifice humain ou un meurtre gratuit alors je vous l’annonce de but en blanc : je passe mon tour. Et s’ils veulent jouer aux cons, ils vont se rendre compte que ma colère est plus terrible que celle des dieux! Vous avez intérêt à collaborer mes cocos sinon vous allez la sentir passer!


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MessagePosté le: Mar 12 Sep - 15:46

Je me tourne vers elle avec ce regard qui en dit plus long qu'une multitude de mots. Une envie indescriptible de lui coller une baffe monumentale histoire qu'elle oublie son nez au profit de sa joue me submerge et j'ai toutes les peines du monde à me retenir. Comment peut-on passer de l’affection naissante à une envie de meurtre et d’étripage pareil ? Je retire ma main de son épaule comme si cela avait été un serpent que je tenais dans le creux de ma paume, une grimace déformant mes traits un bref instant, juste le temps de reprendre un semblant de calme en fait.


« Sale Gamine ...» Je lui balance entre mes dents avant de refaire face au trois pieds nickelés, bande dessinée que j’avais lu en dans le Sud de la France alors que j’attendais que les Grec se décident à … Quoi déjà ? Et comment je peux me rappeler avoir été dans le Sud de la France moi et une stupide BD de Louis Forton dans la langue de Molières. Je me souviens avoir bien ri, mais après …

Bref, passons, je lève mon bras gauche replié devant moi pour avoir ma main d’or bien en face de ma bouche, un peu comme Kurk, ou Kirk peut être ? Enfin le capitaine dans Star Trek quand il converse avec ses subordonnés de la passerelle … Ah non, lui c’était un portable à clapet, plutôt comme Ryder dans Androméda alors …


« Traduction simultanée à voix haute …» Je déclare. Une confirmation me vient à l’esprit qui ne fait que renforcer mon agacement montant …
« J’ai dit : à voix haute …»« Oui …»

Je commençais donc à parler alors que de mon gant sortaient des sifflements et des gazouillis à destination des nains, leurs réponses nous étant retournée en langage plus clair :

« Je suis Anthony J. Masters et elle c’est Maggie, nous ne sommes que des visiteurs venus de la surface, pas des dieux. Ma partenaire veux savoir Qui lui a joué ce vilain tour tout à l’heure, Qui a dressé une barrière invisible juste sous son nez ? …» Curieusement, alors que je parlais, une sorte de sentiment de culpabilité de dire un mensonge vint me titiller.

Étions nous des dieux ou assimilés ? Scott Miracle m’avait dit le contraire et Maggie en possédait les pouvoirs alors disais je la vérité ou pas ? Le plus vieux des trois, Barnabé, me dévisagea intensément et hocha la tête avant de me répondre, sans consulter ses acolytes.

Barnabé : « Tous les dieux venaient de la surface et du Ciel et personne n’a actionné la barrière. Nos protections sont automatiques et se dressent si un « non reconnu » essaye de les traverser. Cela nous protège des ♫8§Ó☼ Gars sauvages qui rôdent et sautent sur tout ce qui bouge…»


Hector, celui du milieu, avait baissé son bidule, plus par fatigue que parce qu’il nous considérait comme amicaux. Il se pencha vers l’ancien et lui chuchota dans l’oreille, trop fort pour que mon gant ne puisse l’entendre et nous le traduire.

Hector : « On devrait les conduire à la pierre de reconnaissance, tu as vu comment elle a annulé toutes nos défenses, si elle venait à les détruire, nous serons tous mort avant deux séquences nocturnes …» Il examinait Maggie l’œil critique, le coude appuyé sur son canon.

Gontrand : « Il disent ne pas être des dieux pourtant ils en ont les pouvoirs, du moins elle … Et lui doit être bien plus qu’il ne veut l’admettre, tu as vu comment ils sont passé d’un étage à l’autre ?! …» Ses sifflements étaient stridents, heureusement le traducteur appaisait nos tympans.

Hector : « C’est ce que j’allais dire … Il nous mentent ! Pourquoi les dieux mentent ils ? On devrait leur demander de nous aider à réaliser le plan pour les ♫8§Ó☼ Gars, …»

Barnabé resta pensif puis leur répondit : « Vous avez raison, je vais leur demander, mais d’abord les amener à la Pierre …» Et il se tourna vers nous pour nous inviter sans avoir le temps de siffler je l’interrompis :

« Te fatigues pas l’ami, on va s’occuper de votre problème, hein Maggie ? Tu vois bien qu’ils ne l’ont pas fait exprès quoi ?! Vu qu’on est là, pourquoi pas s’amuser un peu ?» Un coup d’œil vers ma collègue divine me fait presque regretter de l’avoir englobé dans mes propos …

« Menez moi à votre Pierre et ensuite on parlera sérieusement de tout ça … Ok ?»

Ce n’était pas tant l’idée de faire une Bonne Action qui me plaisait, mais plutôt la perspective de me défouler sur quelque chose … Et d’après les traces relevées depuis notre entrée ici, dans ce sanctuaire souterrain, ce quelque chose devait être assez costaud … Il allait y avoir de l’action !

Le plus vieux hocha encore la tête, leva une sorte de banane qui s’alluma, une torche donc, puis nous invita à les suivre, pas besoin de traduction pour cela, et nous voilà à la queue leu leu dans les couloirs, bifurquant à droite, à gauche, montant quelques marches, le plafond et les murs se rapprochant peu à peu de nous jusqu’à ce que si j’étendais mes bras horizontalement je puisse toucher les bords du bout des doigts et que par principe, je rentre un peu la tête dans les épaules en prévision d’une excroissance en haut qui me pourrirait le crâne.

Ces couloirs étaient peu ou pas éclairés depuis la porte, lisses et uniformes jusqu’à ce que nous soyons dans ceux qui avaient des dimensions plus réduites. Ceux là étaient ornés de peintures aussi nettes que si elles avaient été faites la veille mais pourtant montrant des époques différentes, comme si les vides laissés par le précédent artiste étaient prévus pour que le suivant y applique ses œuvres.

Les plus vieux dessins, plus raffinés aussi et plus colorés, montraient des hommes et des femmes emplumés, des géants devant lesquels se pliaient les « nains » qui étaient leurs serviteurs. Par ci par là, on découvrait des silhouettes cuirassées d’armures et munies d’épées et de haches ayant toutes un arc en ciel de reproduit sur l’un ou l’autre des équipements. Il y en avait même un qui avait un marteau lançant des éclairs et un autre beaucoup plus vieux portant une longue barbe bien blanche.

« Tu as vu, on dirait des vikings … Ou des Asgardiens … ?» Je glissais à Maggie qui ne semblait plus aussi ronchon qu’au début.

Tout à coup, la « lampe » de Barnabé éclaira un morceau de mur et je tombais en arrêt devant … Là devant mes yeux, je découvrais deux petites représentations provenant de deux époques différentes.
L’une d’elle était comme les autres, d’inspiration Nordique avec cependant une fleur blanche suspendue à sa ceinture, l’autre, l’autre représentait un gars perché sur une sorte de mobylette sans roue totalement habillé de rouge avec un casque à ailes de facture moderne, très moderne …

Mais dans ces deux figurines, je retrouvais quelque chose de familier. J'étais tétanisé, une furieuse tempête me hurlait dans le crâne, mais aucun vent n’agitait mes neurones, rien, le blanc complet, le black out total …

« C’était moi ça …» Je dis alors distinctement avant de m’ébrouer, de reprendre le temps où je l’avais laissé et de rejoindre les trois autres qui s’étaient arrêtés pour m’attendre, le plus vieux avec un sourire au coin des lèvres … Mais mon esprit avait déjà effacé cet incident …

Enfin, les murs s’écartèrent et nous arrivions dans une immense grotte dont les murs étaient taillés de rambardes donnant accès à des trous d’où sortaient une multitude de petites gens de la même espèce que nos trois guides. Au milieu, trônait un immense monolithe noir au pied duquel fleurissait des parterres. La fameuse Pierre sans doute …

« Pas de bêtise Maggie, si il y a quelqu’un qui peut savoir où se trouve ton trésors ou ce que je suis venu chercher, c’est eux, autant obtenir l’information par la douceur même si il faut rendre service avant … Tu crois pas ?»



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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 1:09
T’es vraiment un traducteur de merde, que je lui dis au travers de mes dents serrées. Je lui ai demandé de répéter précisément les mots que j’ai choisi et il en fait une version édulcorée pour je ne sais quels besoins diplomatiques. Pire encore, j’apprends qu’il n’y a pas de coupable, ce qui me met encore plus en rogne. Je te vengerai, ô fier appendice nasal, je trouverai une solution. En attendant, je suis de mauvais poil et ces gugusses feraient mieux de s’en rendre compte… ET VITE! Ce n’est pas très malin de se mettre à dois quelqu’un qui vient de la Cinquième Dimension. J’aurais presque envie de mordre quelqu’un tiens. Mais je me retiens. Parce que si je laisse ma langue acérée s’exprimer, on risque de se retrouver à devoir courir dans tous les sens pour rattraper ces croisements entre un Ugnaught et un Sullustan. Hein?

Vous ne saisissez pas la référence? HORREUR! Mais enfin on parle d’espèces dans Star Wars, vous connaissez au moins les films! Et le premier qui ose mentionner le nom maudit de cet insupportable Gungan se prendra un éclair dans le popotin! Compris? Ravale ta colère et tes répliques assassines, Maggie, l’heure de la vengeance viendra bien assez tôt. Hin hin hin… Alors comme ça ils veulent qu’on les suive pour aller regarder je ne sais quel caillou pseudo mystique? Mais je vous en prie… Pendant le trajet, mystérieusement, le sol semble glissant sous les pieds de certains individus seulement. Mystérieusement, hein. Qui peut prouver hors de tout doute raisonnable que c’est ma faute? Et quand un de ces trois petits saligauds piailleurs se cogne le nez contre un mur… Je suis l’image même de l’innocente pureté, votre honneur, je le jure, oui, oui.

Oh certes, Anthony doit se douter, fortement qui plus est, que j’y suis pour quelque chose. Mais je refuserai naturellement d’avouer quelque faute que ce soit et sans preuve bien… Ce serait ma parole contre la sienne. Comme il n’y aura ni accusations ni procès, je continue de jouer les innocentes et de regarder le paysage ainsi que ce que me désigne mon « compagnon d’exploration » soit des dessins sur les murs. Oui, oui, c’est joli, on dirait des vikings ou des trucs scandinaves, et alors? Ah ouais… Celui-là est plutôt étrange, en effet et… Et celui-là aussi, en fait. Comme Anthony semble se concentrer sur les personnages mis davantage de l’avant, sans doute n’a-t-il pas remarqué une autre anomalie. Plus petite. Dans les mythes scandinaves il est fait mention de nains mais l’un d’entre eux ressemble davantage à un farfadet… Et plus encore… À MON PÈRE!

Mais pas le temps de se concentrer sur la chose davantage car on nous amène à cette pierre qui semble si importante à leurs yeux. Mouais et alors? Je ne vois pas en quoi c’est supposé m’impressionner. Honnêtement, cette chasse au trésor me laissait plus un goût amer en bouche qu’autre chose. Je ne saurais dire exactement pourquoi, en fait. Peut-être parce que tout ceci est en train de partir en sucette. Que ce qui aurait dû être une aventure risque de virer à « sauvons la veuve et l’orphelin dans une cité perdue ». Je ne suis pas une super héroïne, je ne veux pas en être une, je veux vivre ma vie en m’amusant, pas avec douze mille responsabilités. Sauf qu’on dirait que l’univers ne comprend que rarement ma volonté. Allez savoir pourquoi. Histoire de montrer que comme mon nez est vengé et que je suis réconciliée avec Anthony, je lui fais un câlin, comme une petite sœur à son grand frère.


« Comme si c’était mon genre de faire des bêtises. Tu en penses quoi toi? Moi je trouve ça… Un peu étrange. Des dieux? Nous? Ils fument quoi ici-bas pour halluciner des trucs pareils? Parce que je sais pour certitude que je ne suis pas une déesse. C’est ridicule. Je suis juste… Moi. Juste Maggie. Qui serait assez simple d’esprit pour croire ne serait-ce qu’un instant que je pourrais être une déesse? Ha ha ha! Ridicule! »


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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 15:36

“Maggie la surprenante”, voilà comment je vais la surnommer cette petite belette survitaminée au nectar divin de la cinquième dimension ! A moins que « Maggie la changeante » ?
Il y a deux minutes, elle boudait, faisait des sales coups vicelards aux nains, on ne me la fait pas à moi ! Quand quelqu’un trébuche sur rien dans un couloir presque comme un miroir, c’est pas de la malchance ! Surtout avec une donzelle en rogne et farceuse derrière sois …
Donc Maggie la boudeuse vient se loger contre moi et m’entoure de ses bras en se pressant contre moi puis lève son petit minois vers moi et prend ses airs de petite fille espiègle …

Moi ? Un peu surpris par ce revirement, je ne sais pas où mettre mes propres mains, je ne voudrais pas qu’on se méprenne sur mes intentions et mes actes, et finalement, je lui tapote le dos au niveau des épaules le plus doucement et amicalement que possible. Je ne suis pas habitué à ce genre de situation expressives, du moins depuis mon retour des limbes, et je ne crois pas y avoir été avant, du moins d’après mes ressentis primaires.

« Tu sais Maggie, vu ce que tu sais faire et le peu que tu as montré déjà, faut pas s’étonner qu’ils y croient eux que nous sommes des dieux, même si chez toi, tu étais la pire des gourdasse, ce dont je doute, pour eux, ce que tu fais tient du miracle et du merveilleux … Il y a un gars d’ici qui a dit que tout est question de relativité, ça aussi … Mmmmhouch … »

Depuis que j’ai fait le premier pas dans cette salle monumentale, une douleur sourde me taraude le bide … A plusieurs endroits, en fait, ceux que mon «A4 » a identifiés comme étant le lieux de repos des morceaux d’origine inconnue. C’est comme si un aimant les attirait soudain vers l’avant et qu’ils se frayaient un chemin au travers de mes entrailles vers cette destination. Et là, je morfle un max nom d’un chien d’Apokolips ! Et ça me met bien évidemment en rogne alors que des gouttes de sueur malsaine commencent à couler le long de mes tempes meurtries dont la peau est à peine régénérée…
D’où mon grognement et mon empressement mesuré à me dégager de l’étreinte de Maggie sans la froisser au passage.

« Attends Béb … Mag … J’ai brusquement besoin d’air …» Je lui dis, de plus en plus affligé par ces trucs qui se pointent vers mon épiderme stomacal, au point que je suis presque soulagé d’entendre la petite voix dans ma tête qui me confirme ce que mes tripes subissent. Il me dit que c’est le monolithe qui est la cause de tout cela, qu’en fait, ces fragments sont de la même nature que lui et sont doués d’une volonté propre d’y retourner.

Ouaip ! Et bien ça me fait mal là ! Il ajoute que les morceaux de la boite-mère, eux, se sont mis du coup à transiter eux aussi, mais pas pour sortir mais pour se réunir à l’intérieur de ma précieuse personne et qu’il tente du coup de les sublimer pour les absorber histoire d’éviter une grosseur interne gênante.

De mieux en mieux, tout pour me rassurer ! Par contre, il m’affirme que les dégâts causés se réparent au fur et à mesure, un bon point pour moi, mais quand même, je déguste là !
Involontairement, ma main se crispe sur mon abdomen alors que je sens ma peau se tendre sous la pression interne, comme un sac en plastique dont le contenant voudrait se faire la malle car doué d’une vie propre. J’essaye de donner le change, mais ça doit se voir sur mon visage que ça va pas, car même les nains qui habitent ici et qui se sont massés tout autour en laissant l’axe de la Pierre libre face à nous murmurent entre eux à ce sujet.

Et puis tout à coup, tout pète … La peau se déchire, les vêtements ne résistent pas plus que si on m’avait tiré une balle dessus, enfin plusieurs, et des trous jaillissent de minuscules morceaux noirs dont le plus gros fait à peine la taille de l’ongle de mon petit doigt poursuivis chacun par une giclée de sang et de chairs fraîches. Dotés d’une vélocité rare, ils traversent dans les airs la distance qui me sépare de leur grand frère et vont s’y coller avec un bruit de grêlons sur une vitre. Puis après un frémissement, ils se liquéfient tout à coup et s’incorporent dans la masse noire dressée au centre …

Tout cela sous les yeux ébahis de spectateurs dont le plus grand m’arrivait à peine au nombril.
«# Vous voilà débarrassé d’une série d’épines …» Qu’il me lance l’autre, presque joyeux. On voit que c’est pas lui qui subit ça ! Nom d’un Paradémon ! Tiens !?! Paradémon ? Qu’est ce que c’est que ça un Paradémon. Une image d’un truc pas net me vient à l’esprit avant de s’évanouir, un truc ressemblant beaucoup à ce que m’avaient renvoyé comme reflet les vitrines d’Islande avant que je les fracasse pour me faire une garde-robe … Serais-je un Paradémon ?


Je reviens à nouveau dans le présent pour constater que ma main droite est percée de part en part, sans doute un morceau de cette chose, et que tous les regards sont tournés sur moi, interrogatifs ou alarmés. J’agite la main et je souris :
« Vous inquiétez pas, c’est rien, c’est fini, juste un truc qui n’est pas passé au petit déjeuner !» Bon, ils y croient pas à moitié, mais un coup de gong fait diversion et tous les regards se tournent de l’autre côté, vers un point que nous cache la Pierre noire.

Barnabé me gazouille quelque chose alors que maintenant débarrassé des morceaux qui m’habitaient je me sens aussi libéré qu’après un passage aux toilettes en pleine crise de coliques et que j’ai enfin l’esprit à regarder plus en détail ce qui m’entoure.
Barnabé : « Le Gardien des mémoires arrive…» Mon A4 traduit ça immédiatement mais je suis accaparé par ce que je découvre enfin d’un œil neuf et d’un estomac soulagé. Entre autre, j’observe sur le sol une sorte de dessin spiralé divisé en cases de différentes couleurs arborant des motifs stylisés, un peu comme un jeu de l’oie, dont le sommet n’est autre que le fameux caillou au milieu … Un chemin initiatif ? Une petite main vient se fourrer dans la mienne et je baisse les yeux de ce côté-là, sur Maggie et son joli petit nez sans aucune ecchymose.

« Tout va bien, tu as vu par terre ? Ils jouent à la marelle à leurs âges …»

Toujours les même personnages de loin en loin, disposés chronologiquement d’après ce que j’en ai déduit sur les peinture. Le gars à la fleur et le gars en rouge au tricycle plus vers le centre entourés de leurs contemporains. Ma surprise est absolue quand je crois reconnaître la représentation de Scott Miracle … Même ici il me poursuit celui là ! Et cela me fait monter tout à coup la moutarde au nez sans raison, comme la vue d’un viking dont le casque aux cornes de bélier et à l’habit vert … Une sorte de sorcière plus loin me fout les boules à un point que je ne peux comprendre et un vilain pas beau plus au centre les bras croisés sur sa poitrine avec une gueule de porte-bonheur comme moi et revêtu d’une armure futuriste sombre lançant des éclair violets au contraire me donne envie de lui éclater la tronche comme pas possible au point que mes poings se crispent en faisant un bruit de phalanges craquantes.

A ce moment là, un autre coup de gong et tout ce petit monde s’incline pour saluer un vieux petit bonhomme barbu en robe de chambre qui s’approche de nous en se soutenant avec une canne ou plutôt une crosse, une sorte de Maître Ioda version locale …

Le Père Ioda : « heureux de vous avoir en nos murs enfin vos seigneuries, encore quelques siècles et nous aurions été désespérés. Une fois le troupeau revenu à la raison, nous pourrons parler d’autre chose et entre autre des motifs de votre venue, du trésor dont vous avez la carte et de vos besoins …»

Vous ne vous êtes jamais senti à poil devant quelqu’un tout à coup ? Un peu comme lors d’une visite médicale lorsque la médecin vous tripote les parties intimes pour voir si il n’y a pas de problème … Ou qu’on vous pratique dessus un de ces examens invasifs dans les recoins qu’on préfère réserver à des mœurs plus intimes ? Et bien c’est pareil ! (Ceux qui ne voient pas, hé ! hé ! attendez, ça va venir peut être)

« Je me demande si ta carte était pas un truc légèrement pourri sur les bords … Tu devrais te la faire rembourser puis la faire bouffer par celui qui te l’a vendue.» Je glisse à Mag discrètement.



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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 17:00
Bon… Là j’avoue que ce n’est pas exactement normal. On ne me fera pas croire que tous les cailloux bizarres de ce monde causent de telles réactions chez les gens. On m’avait parlé de pierres aux reins, des trucs du genre mais ça… C’est complètement différent et un tant soit peu plus… Dérangeant. C’est le mot que je cherchais. Il se passe quoi là? Parce que ça va peut-être vous surprendre mais comprendre, c’est important pour moi. Je déteste être dans le noir, dans l’ignorance, si vous préférez. Culturellement parlant, nous sommes naturellement curieux. La quête du savoir est importante. Très importante même. Pourquoi pensez-vous que nous expérimentons autant? Tout simplement parce que… Voilà. Il le faut. Le savoir, certains le voient comme une arme. Nous, nous le voyons comme une source de fierté.

Ceci dit, en ce moment, ce que je veux savoir c’est ce qui arrive à Anthony. Ce n’est pas normal, on ne me fera pas croire que c’est normal et le fait que tout ce petit monde ne semble pas spécialement s’en émouvoir me met en rogne. Non mais haut, votre pierre stupide est en train de faire du mal à euh… Mon ami? Enfin bref fait du mal à Anthony et vous ne faites rien? Je vous préviens, si vous voulez que je joue à la déesse en colère, je vais vous donner une démonstration à inscrire dans les annales et vous allez voir que quand je m’y mets ça… OH! Il va mieux! Enfin… Je crois. Mes sourcils, qui s’étaient dangereusement froncés, reprennent leur place sur mon minois joyeux et malgré le sang et tout, je donne un autre câlin à Anthony. Bah quoi, je suis soulagée, c’est mon droit! Vous vouliez que je reste stoïque et désintéressée, peut-être? Franchement!

Finalement je me décide sur prendre sa main et j’attends de voir ce qui va se passer. Je ne suis pas exactement déçue car la suite est… Comment dire… Surprenante. Visiblement, soit je suis en train de perdre la raison, soit la situation est vraiment en train de devenir… Quelque chose. Est-ce que quelqu’un aurait la gentillesse de m’expliquer ce qui se passe? Parce que là, franchement, c’est surréaliste. Et je commence à perdre patience. Ce qui est rarement une bonne chose surtout que je m’attendais à trouver un trésor, pas un demi-million de sources d’irritation. Ce n’est même pas le fait d’un caprice ou assimilable. C’est juste… Surréaliste. Et quand je dis surréaliste, je dis surréaliste. Comment expliquer les choses autrement? Attends Maggie, avant d’exploser. Comme Anthony tient ma main, s’il sait lire le non verbal et tout, il sait que je ne suis pas de bonne humeur.

Quand l’autre gugusse mentionne ma carte, je lui jette un regard noir, l’air de dire « si vous vous êtes payé ma tête, ça va barder ». Maggie Croft est venu chercher un trésor, Maggie Croft repartira avec un trésor. J’ai altéré mon physique et tout pour pouvoir jouer le rôle, je vais y aller jusqu’au bout, point à la ligne. Et pas étonnant que cette carte au trésor, personne n’y ait touché si elle a été découverte avant moi : qui d’autre que moi aurait eu l’idée saugrenue de vouloir vraiment terminer une telle quête insensée? Patience. Patience. Sois raisonnable Maggie. Mature. Responsable. Tu peux le faire. Tu dois le faire. Une minute. Je dois le faire? Et pourquoi, au juste? Pourquoi est-ce que je me montrerais diplomate? Parce que ces gens ne me donnent clairement pas envie d’être diplomate! Je vous dis zut, alors, et je vais dire ce que je pense. Voilà!


« Non. On va causer et tout de suite. Pourquoi est-ce qu’un paquet de fragments de je ne sais quoi sont sortis du corps de mon compagnon d’exploration avant de se faire gober par la grosse pierre qui trône là? Je commence à en avoir marre de juste faire la spectatrice alors écoutes moi bien bonhomme. Des réponses. Tout de suite. Sinon je te garantis que tu ne vas vraiment pas m’aimer quand je suis en colère! »


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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 15:18

Lorsque j’étais en France à attendre la bonne volonté des Grecs, ou même dans le QG de la JLA, je n’avais rien à faire de spécial, donc je dévorais des paquets de chips ou des olives aux kilos en regardant la télévision. C’est par ce moyen que je pus visualiser des tonnes de films et d’émissions qui me firent penser à ce que j’avais à l’esprit au moment ou Maggie péta à nouveau les plombs.

Les Français ont le père fouettard, le Père Noël ou le père Fouras, nous avions devant nous le père siffleur … Il laissa Maggie débiter son jus amer et virulent et s’appuya un peu plus sur son bâton en souriant. Ce sourire me fit penser à ce film ou un jeune est formé par un petit vieux tout rabougri, Star machin, vous savez avec un gars déguisé en noir qui avoue à la fin qu’il est son père. Bref, quand le gamin dit au petit lutin, Bouda ou un truc du genre, qu’il ne connaît pas la peur, le gnome a un sourire qui vous annonce un mauvais coup en disant qu’il allait la connaître, je crois que c’est à peu près le seul moment où ce petit bonhomme sourit avant d’y passer.

Et bien, le nôtre de gnome ébauche le même petit rictus sans se départir de son flegme en la regardant droit dans les yeux avant de lui siffloter sa réponse tout à fait décontracté :
Le Père Ioda : « Je suis le “Gardien mémoire” et cette grosse pierre est là depuis des millénaires, dressée par le dernier dieu pour nos ancêtres après l’extinction du premier âge et l’explosion du Premier «Grand Omniscient », avant son départ vers d'autres contrées lointaines et inaccessibles … Il nous donna notre mission à nous les « hommes de mains », de reconstruire ces lieux au mieux et garder le souvenir du temps qui passe pour toutes ses vies futures, ce que nous avons fait, générations après générations, Apocalypses après Apocalypses, fidèlement. »

Pendant qu’il parlait, ne quittant pas des yeux ma voisine, je remarquais qu’il avait les pieds nus posés sur une des dalles du jeu de l’oie, dalle dont la surface ne montrait plus l’image originelle mais un caléidoscope de couleurs et de formes fugaces, toujours changeantes. Nous nous étions nous même arrêtés à moins d’un mètre du début de la grande spirale et toute la populace assemblée maintenant se gardait bien d’y poser ne serait ce que le petit orteil.

Le Père Ioda : « Tu n’es pas la première à venir ici, jeune fille, d’autres sont passés avant toi du temps où ces lieux étaient le “nombril de ce monde”» Il montra du bout de son bâton plusieurs dalles où on voyait des scénettes d’une vie antérieure avec des êtres de différentes races ou différentes origines dont l’un d’eux ou plusieurs avaient des traits bien particuliers. Il se re-appuya sur son bâton et la regarda plus sérieusement alors que moi-même je reluquais attentivement ce que je pouvais voir sur les surfaces polies. Une envie irrépressible de toucher le sol me gratouillait l’index.

Le Père Ioda : « Ton parchemin ne t’était pas destiné, il l’était à ceux qui sont encore aujourd’hui au dehors quelque part, les descendants de ceux qui sont partis en rejetant les dieux et leurs devoirs. Si tu veux des trésors, nous pouvons te fournir pierres précieuses, or et argent, acier-vrai et plein d’autres choses matérielles qui n’ont de valeur pour nous que celle du travail que nous avons la joie de pouvoir faire, mais le vrai trésor qu’il y a ici, c’est ce pour quoi mon peuple a toujours été fait, le savoir passé, présent et à venir, et le servir des dieux quelle que soit leur nouvelle apparence

Je m’étais baissé et avait tendu le bras pour toucher la dalle la plus proche où une vue animée de la grotte que nous venions de quitter du temps où elle était intacte déroulait ses images. L’avertissement de mon A4 vint en même temps que le changement de ton du patriarche, «# N’Y TOUCHE PAS ! TU N’ES PAS ENCORE PRÊT ! »et je m’abstenais et me relevais comme un gamin pris en faute alors qu’il se produisait un changement global dans toute la marelle. Les images bougèrent d’une case vers l’extérieur alors que la première, ou la dernière suivant qu’on comptait depuis l’intérieur ou l’extérieur, enfin celle qui était la plus proche de cette fameuse pierre avait changé.

En focalisant, je n’en croyais pas mes yeux. S’y dessinait maintenant une silhouette que je ne connaissais que trop bien, « l’ami » Scott Miracle et devant, une autre par contre totalement inconnue d’une femme. Qu’est-ce que ça voulait dire ?!?
Le « Père Mémoire » avait vu mon regard et jeta un œil en direction du pied du monolithe avant de revenir sur moi et de me lancer son fameux sourire qui tue avant de me balancer dans les gencives la plus nébuleuse des déclarations.

Le Père Ioda : « Les dieux meurent, mais pas longtemps … Et leur mémoire est ici, libérée des griffes du « Grand Omniscient » jusqu’à ce morceau récupéré le lendemain de la fin de la première ère…» J’en restais sans voix, perplexe …

«# Et certains ne meurent pas, du moins au moment voulu. » Ajouta mon A4. Voilà qu’il s’y mettait aussi le bougre !
Un bref coup d’œil à Maggie, un peu égaré par les images qui recommencent à se profiler dans ma tête, activées par ce que mes yeux voient au sol. Je devrais être content de voir resurgir enfin quelques bribes de ma mémoire, mais en fait, j’en devenais plus agacé, une furie grondant en moi comme la lave montant dans la cheminée du volcan annonçant une éruption dévastatrice.

« Vous savez ce don’t j’ai besoin alors ? …»



Le Père Ioda : « Sans conteste, et bien plus … Les cycles recommencent et ne se ressemblent pas beaucoup en général … Jusqu’à ce qu’ils soient brisés. » Il soupira puis redevint sérieux. Le Père Ioda : « Seuls les dieux peuvent vaincre un « RowDar » ou un « FaulDar » sauvage, nous attendions votre venue depuis des lustres pour reprendre le contrôle des troupeaux et enfin nous remettre au travail en toute sécurité… Ils hantent les étages inférieurs et nous agressent lors des transhumances d’une salle-près à une autre. Nos troupeaux meurent de faim s’ils ne sont pas changés de temps à autres et dévorent tout jusqu’aux racines.


Et nos propres FaulDars domestiques se font déchiqueter par les sauvages plus forts et plus agressifs. Allez vous nous aider ?»


Il avait touché deux cases face à nous et dessus s’étaient affichées les images de deux sortes de monstres dont l’aspect me rappela encore une fois la fameuse trilogie de George Luca, ou plutôt hexalogie devrais je dire … L’un était une sorte de Dewback et l’autre plus proche d’un Falumpaset … Que du bonheur !…

« Moi je suis partant, ça me défoulera, Et toi ? Tu n’as pas envie de t’amuser un peu ? …» Je demande à Maggie en la poussant du coude histoire de l’inciter à répondre favorablement, ce qui nous permettrait d’abord de nous retrouver dehors à nouveau tous les deux pour une petite conversation en privé, et ensuite, d’entrer dans les bonnes grâces de ces gens des fois qu’elle pourrait en retirer quelques avantages … « Dis oui … S’il te plaît, je ferais tout le boulot s’il le faut …» Je lui glissais dans l'oreille.



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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 17:33
Du calme Maggie, du calme. Si je me fâche, ça va barder pour tout le monde et ça… Ce serait tout sauf sage. Parce que bon, s’il continue de m’emmerder, le nain rabougri, il va se rendre compte que nous, gens de la Cinquième Dimension, ne sommes pas à prendre à la légère. Pour m’empêcher de faire quelque chose de stupide, je serre la main d’Anthony comme si c’était un talisman porte bonheur ou quelque chose du genre pour m’empêcher de perdre patience et de laisser ma nature chaotique prendre le dessus. Et je peux vous garantir que je le fais UNIQUEMENT parce qu’en quelque part, je suspecte qu’il a besoin de ces gens. Autrement… Enfin bref. Cela ne servira à rien que de me concentrer sur la chose. Pensées positives, Maggie. Des pensées positives et tout devrait bien aller. Reste calme. Reste zen. Ne réagit pas.

Du coup, tout le discours du vilain petit bonhomme, je le manque parce que je suis dans ma tête en train de penser à des choses joyeuses. Physiquement, je suis bel et bien là. Mentalement… Une chance que je suis ailleurs parce que… Bref. Il parle, il parle, il parle et moi je me tiens occupée pour garder sous contrôle mon envie de faire quelque chose de vilain. Il faut vraiment que je t’apprécie, Anthony, pour consentir à de tels efforts. La carte au trésor qui n’est pas une vraie carte au trésor, un trésor trop facile à gagner et un détestable vieillard qui mériterait que je le plonge tête première dans la poudre à éternuer… Je commence vraiment à prendre en grippe cette aventure. Tout le mystère et le côté « fun » ont fondu comme neige au soleil devant cette découverte qui si pour certains est capitale me laisse de glace, de marbre, de tout ce que vous voulez. Je…

Je suis tirée de mes pensées par Anthony qui me demande quelque chose et au vu de mon regard un peu perdu, il doit bien se douter que je n’ai en rien suivi la conversation. J’ai un sale caractère et je le sais. Je vis avec et je fais mon possible pour le garder sous contrôle. Il ne faut pas me demander l’impossible non plus. On va tricher un peu et utiliser mes pouvoirs pour se faire un résumé des derniers points importants. Ah d’accord. Il va falloir aller faire le sale travail des nains siffleurs. Magnifique. Je sens une répartie cinglante se former dans un coin de ma tête et je l’étouffe avant qu’il ne soit trop tard. Bon. Pour Anthony. Certainement pas pour cette bande de nabots détestables. Et comme je suppose qu’il faut garder certaines apparences intactes… Je prends un moment pour considérer les choses et je finis par hocher la tête, histoire de dire que je suis d’accord.


« J’ai intérêt à ne pas regretter de te filer un coup de main, j’ai déjà envie de faire à cette bande de nabots exécrables une mauvaise blague dont ils vont se rappeler pour le reste de leurs jours et pour une dizaine de générations au moins. Et tu es mieux d’être certain de ce que tu fais. Moi je trouve ça beaucoup trop facile pour que ce soit net. Je me méfie et pas qu’un peu. Tu as vu ce que cette pierre t’a fait? »

J’ai dit le tout à voix basse et pour être bien certaine, j’ai distordu la réalité autour de nous. Personne ne va avoir entendu ce que j’ai dit. On n’est jamais trop prudent, voilà ce que je dis. Je ne fais pas confiance à ces nains douteux. À Anthony, je veux bien. Mais sans plus. Il y a trop de trucs pas nets dans cette histoire. Trop de variables inconnues. Trop de trucs qui sont là, comme par hasard, au bon endroit au bon moment. Oui, c’est ce que mon compagnon d’aventure cherchait. Je crois. Mais quand bien même, là on va lui donner pratiquement le beurre et l’argent du beurre. Vous ne trouvez pas ça louche, vous? Parce que moi oui. Et les grands clichés du cinéma me donnent raison. Ce sont probablement des cultistes sanguinaires qui se cachent derrière une apparence globalement inoffensive! Mais on ne me la fait pas à moi!


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MessagePosté le: Lun 18 Sep - 16:25

Jamais je n’avais ressenti un tel malaise, il faut dire que mes expériences émotionnelles relevaient plus du zéro que d’autre chose, mon passé étant encore nébuleux et les réminiscences qui me traversaient provenant de sources temporelles différentes, du moins, c’est ce que j’en avais conclu aux vues de ce que j’avais constaté.

Venais s’y ajouter une grande fatigue incompréhensible depuis que ces parcelles avaient quitté mon corps et un silence suspect de mon A4 après son dernier avertissement. Qu’est ce qui se passe donc ?
C’était comme si on me vampirisait tout debout. Cela avait conduit à mon acceptation de cette « mission » et à ma réponse vague « On en reparle tout à l’heure… » alors qu’un drôle de phénomène nous englobait, nous isolant à priori des autres.

Curieusement, je me sens mieux alors que cette diffraction agit, comme quelqu’un dont on a enlevé un tas de briques de dessus les épaules. Même le A4 arrive à émettre quelques secondes avant que l’effet ne se dissipe.
«# Énergie basse, Boite-Mère en fonction partiellement, tentative prise de contrôle, besoin recharge rapidement …» et puis plus rien comme une radio qu’on coupe, même pas le « Bip Bip » du téléphone raccroché.

Du coup, je fausse compagnie à nos hôtes non sans jeter un regard sur la tablette géante du nain vieux toujours en pleine mutation et je tire Maggie maintenant plus qu’autre chose, vers l’endroit d’où nous venions.

Une fois assez loin dans le dédale des couloirs, je lui explique autant que je peux ce qui s’est passé et je lui fais part de mes soupçons et de mes petits problèmes personnels.
« Faut que je t’avoue quelque chose Maggie, j’ai un drôle de problème sur les bras et ces nains ne sont pas là pour arranger les choses. Toi tu cherchais un trésor, moi je cherche de quoi nourrir ce truc … »

Je lève la main pour lui montrer mon A4, « Et plus personnellement, me retrouver moi-même. Si on comptabilise bien, j’ai à peu près soixante-douze heures d’existence consciente, j’ai été recraché il y a un peu plus d’un mois par un volcan en Islande, brisé et plus rôti qu’une merguez oubliée sur un barbecue avec un cerveau à peu près aussi vide qu’un vase de cimetière retourné. »

Je dois m’interrompre car un bâillement me décroche les mâchoires. « J’ai rencontré quelqu’un, un gars qui un peu comme toi avait des facultés très spéciales et était habillé bizarrement. Il a dit que nous étions de la même origine, des Néos-Dieux soit disant. Et sur la tablette géante du nain barbu, j’ai vu sa représentation … Il dit que nous sommes les seuls survivants, que nous étions amis,…, pourtant … »

Encore un bâillement à ne plus vouloir finir alors que nous passons en sens inverse sans encombres les arches où Maggie avait fait sauter les champs de force.
« Et puis il y a ces flashs incessants sur des trucs qui me concernent sans doute mais dont je ne me souviens pas. »

Sa main est dans la mienne, et j’en prends conscience alors, la seule chose qui me fait déterminer quelle est la réalité du moment, le présent. Cela me fait revenir encore d’étranges images, un goût amer au fond du gosier. Avais je une famille ? Un père, une mère, des frères ou des sœurs ? Une petite amie ou pire (mieux ?) une épouse ? Des enfants ?

L’idée d’un père me place dans une confusion énorme. Se succèdent un vieux rois barbu assis sur un trône dont le chef est couronné d’un casque ailé, puis un autre barbu en robe blanche appuyé sur un bâton de commandement, puis un géant sombre, celui là même que j’ai aperçu sur les dalles, suivi du précédent harnaché d’une armure, un sceptre de pouvoir à la main le rendant si semblable et si différent. Autant le premier vieux me laisse froid, autant le second provoque une bouffée de tendresse respectueuse, autant les deux derniers me font bondir le cœur dans la poitrine dans un élan de haine pure qui aspire toute ma vitalité d’un seul coup, presque à me scier les tendons derrière les genoux. Je lâche la main de la petite et je me prends la tête dans les mains, titubant en arrière vers le parapet contre lequel je parviens à m’asseoir avant de basculer dans le vide.

Quand j’ôte enfin mes mains, que je regarde Maggie penchée sur moi, vision de dégradés de pourpre et de violet, une seule idée me vient à l’esprit, une seule question passe mes lèvres comme un grondement violent :
« Hé ! Toi ! Sais tu ce qu’il y a derrière le mur ? » Je lui clame au visage en me relevant, la dominant de toute ma taille, mes mains s’ouvrant et se refermant sporadiquement alors que je suis à la limite entre vouloir la réduire en morceaux et m’enfuir loin d’elle.
« Je viens se savoir que j’ai une demi-sœur, ironique non ? Et quelques heures plus tard, je l’ai déjà perdue ! »

Je parle fort, à croire que je pense qu’elle est sourde, que je la rends responsable de tout cela …
« Et la sorcière, sais-tu ce qu’elle est devenue ? »
Et ma tête m’arrache un cri de rage tant elle me fait mal, je titube à nouveau en arrière, arrachant mes bandages et mes vêtements, et je bascule dans le vide en perdant conscience.

Je ne sens rien quand mon A4 freine ma chute, utilisant ses dernières ressources pour cela, je ne sens rien quand il lâche et que je percute le sol à l’étage en dessous. Mon esprit est ailleurs dans un autre temps, sur un autre monde. Il n’y a que la voix lointaine de Maggie qui m’énerve en m’appelant …
« Je ne suis pas Anthony, je suis … Orion … Fils de Darkseid … »




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La jouvence aux deux visages (Maggie)

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