La jouvence aux deux visages (Maggie)

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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 18:26
Vous savez, il existe un truc qu’on appelle la prudence. C’est un petit truc vachement utile qui permet, entre autres choses, de s’éviter ça et là des ennuis monstrueux. Dans la situation qui nous concerne, la prudence n’était pas optionnelle mais une nécessité capitale. Visiblement, quelque chose cloche. Et quand quelque chose réussit à m’inquiéter moi, la fille de la Cinquième Dimension, c’est qu’il y a de fortes chances pour que… Comment dire… Ce soit vraiment le genre de situation où rester sur ses gardes est l’idée du millénaire. Je ne fais pas confiance à ces nabots douteux. Je ne me sens pas en confiance en ces lieux. Je peux presque sentir le parfum des emmerdes à venir. Je ne suis que trop contente quand Anthony décide que nous allons quitter les lieux immédiats. On ne me la fait pas à moi. C’est bien trop « pratique » pour être honnête.

Mais pensez-y à la fin, une civilisation perdue qui par hasard nous prend pour des dieux et toujours par hasard, nous arrivons au bon endroit au bon moment et j’en passe des meilleures. Je persiste à dire que rien de tout ça n’est normal et je continue d’être convaincue que le coup de cochon nous attend dans un futur proche. Plus nous serons loin d’eux mieux je me porterai. Enfin. Ça c’est pour la théorie. Parce que nous sommes en train de reprendre notre expédition lorsqu’Anthony semble péter les plombs. Mais tu vas te calmer oui? C’est quoi ce délire? Je comprends qu’il puisse ne pas se sentir bien, soit, que tout ce qui se passe est stressant ou déstabilisant, d’accord, mais ça? Misère de misère ils l’ont drogué ou quoi? Rendez-moi mon Anthony ou je jure de retourner là-bas et les assommer avec leur gros caillou! Je commence à être furax là, c’est clair!

On va essayer de le ramener à la réalité… Avec assez peu de succès. Je ne sais pas ce qu’il hallucine en ce moment mais il est complètement déconnecté de la réalité. Ça fait presque peur. Je dis presque parce que je viens d’un peuple que vous qualifieriez de « tarés » ou de débiles ». C’est absolument faux mais c’est une question de perception de l’extérieur. Tout ça pour dire que je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas pourquoi ça se passe et j’aimerais bien que quelqu’un m’explique ce que c’est que ce bordel. Oh quoi, sérieusement, vous n’allez pas essayer de me faire croire que là, les choses n’en sont pas au point où le vase déborde! J’en ai marre, marre et encore marre. Qu’on se le tienne pour dit. Essayons de le ramener à la raison, quelque chose parce que là c’est… HEIN!? Qu’est-ce qu’il vient de dire? Mes oreilles ne sont pas bouchées à ce point quand même!

Il a dit très distinctement « Je ne suis pas Anthony, je suis … Orion … Fils de Darkseid … ». Je sais qui est Darkseid et ce n’est pas votre gentil voisin qui vous prête ses outils ou qui vient vous aider à réparer votre voiture. Lors de son dernier passage sur Terre, il a fait pas mal de dégâts à Coast City. Il ne s’est pas fait beaucoup d’admirateurs, ce n’est pas faux de le dire. Comment Anthony, si sympathique, pourrait être le fils d’un être si vil? Après bon, ce n’est pas parce que son père est maléfique qu’il l’est forcément… Bien que cette révélation gueulée des profondeurs semble trop sérieuse pour mon goût. On va essayer de raisonner avec lui, histoire de ne pas se retrouver avec, je vous le donne en mille, encore PLUS de problèmes. Surtout avec ces fichus nabots méga louches. Est-ce qu’ils sont responsables de cette situation aussi surprenante qu’indésirable.


« Euh… Anthony? Ou Orion. Ce que tu préfères. Juste pour rappel, nous sommes dans une cite en ruine en train d’essayer de recharger ton machin là. Si ce n’est pas trop demander, est-ce qu’on pourrait se remettre au travail? Le plus vite on partira de cet endroit où il n’y a pas le moindre trésor digne de ce nom, le mieux je me porterai. Je n’aime pas ces foutus nabots et leur pierre aussi étrange que douteuse. »


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MessagePosté le: Jeu 21 Sep 2017 - 9:14
Ceux qui ont déjà pris une cuite mémorable comprendront l’état dans lequel je suis actuellement. Ajoutez à ça la prise d’un certain médicament utilisé par certaines personnes aux intentions malveillantes et là, vous avez tout le tableau.

Je m’étais traîné contre la rambarde, un goût à la fois amer et salé dans la bouche qui me laissait présager d’avoir pris quelques coups et je m’y étais adossé avec bien du mal ayant au passage devant la partie pleine le reflet de la tronche que je me promenais. C’était bien moi, là sur le miroir de cette surface métallique que le temps n’avait pu ternir, enfin le « moi » originel, celui d’Apokolips sans les artifices de la Boite-Mère fournie par le père de Bekka qui me ravalait le portrait assez pour le rendre supportable à mes compatriotes d’adoption.

Mes facultés mémorielles se remettaient en place à une vitesse dépassant mes possibilités d’assimilation conscientes, parsemées de véritables gouffres obscurs d’où rien ne me venaient et d’îlots inconnus qui me dispensaient des fragments de vies que je savais n’avoir pas vécus moi, Orion, fils naturel de Darkseid et fils adoptif d’Izaya … Des zones sombres n’émanaient que relents de souffrances ou de rage, tellement puissants qu’ils vainquaient pour l’instant ma curiosité intellectuelle naturelle qui m’incitait à y plonger pour savoir enfin ce qui s’y cachait plutôt que d’attendre de les voir s’éclairer subitement d’un jour nouveau lors de mes voyages oniriques.

Ma vue brouillée redevenait claire à peu près en même temps que mes oreilles cessèrent de bourdonner et après une mise au point rapide je distinguais enfin les traits de la personne qui me parlait …Le problème dans tout cela, c’était d’ordonner correctement les événements au niveau temporel et de remettre au présent et au passé immédiat les bonnes données. Mon cerveau était un beau merdier comme une maison qu’on aurait secoué, retourné puis remise à sa place.

« Oui, c’est ça, je suis Orion … Darkseid est mon géniteur et Izaya est mon père adoptif, et toi tu es Maggie, tu cherches un trésor et moi de quoi réparer mon matériel et … moi aussi… »

Ma voix est engourdie au début et les mots viennent s’affermir au fur et à mesure ainsi que le cheminement de mes pensées par derrière. Le ton s’en durcit à la fin de par la colère inhérente à mon impuissance actuelle à tout remettre dans le bon ordre. L’autre petite voix intérieure s’était tue, définitivement, remplacée par les ondes bio-mécaniques habituelles qu’interprète automatiquement mon propre organisme comme il le ferait de tout autre organe originel. Mon A4 a toujours été une extension de ma personne, et dans l’état où lui-même se trouvait, j’avais l’impression qu’on ressent quand on s’est brûlé le bout des doigts et qu’après la douleur on ne perçoit plus qu’une baisse importante de sensibilité jusqu’à la guérison totale.

Former cette comparaison dans mon esprit me fit cheminer dans les méandres de mon passé immédiat et plus lointain, en survolant d’immenses étendues sombre et insondables, ou comme je le disais plus haut, dans lesquelles je ne voulais pas me plonger. Pourtant, les souvenirs de ce moment où je me trouvais dans l’espace, Apokolips et New-Genesis face à face dans le même ciel et se jetant l’une sur l’autre, des nuées de Paradémons autour de moi, des Néos-Dieux par poignées, et en dessous, un autre monde émeraude, le monde des Green-Lanterns étaient aussi clairs maintenant que s’ils s’étaient déroulés la veille…

Tout cela se passait dans ma tête à une vitesse infernale , ce brusque retour en arrière menant mon estomac au bord des lèvres et je dus déglutir plusieurs fois pour éviter l’épouvantable. Enfin je me relevais, légèrement étourdi par le brusque changement d’altitude.
« Ok, Maggie ! On va terminer tout cela, y compris débrouiller cette histoire de bestioles sauvages, ensuite, je vais retourner les voir moi ces nains et pulvériser leur foutue pierre de mémoire ! Au moins celle là, elle ne pourra m’échapper !» et d’un bond, je passais par-dessus le parapet et atterrissais bien plus gracieusement au niveau en dessous. Mes sens « d’A4 » identifièrent immédiatement la direction à prendre puis me lâchèrent aussitôt. Ses réserves d’énergie devaient être au plus bas et générer puis maintenir une liaison psionique articulée n’avait pas dû être économique.

La Pierre Mémoire, maintenant que j’avais recouvré à peu près mes esprits, l’évidence était au rendez-vous. Ce fragment de la Source originelle, enfin celle qui sévissait entre le second et le Troisième âge, était arrivé là par je ne sais quel prodige, encore que un gratouillis intérieur que je chassais pour l’instant me désignait plus ou moins comme le responsable, mais il y était, et à l’intérieur, une base de donnée complète de l’histoire de l’univers et des Dieux qui s’y étaient succédés avant leurs destructions, leurs éliminations pure et simple par une entité implacable. Izaya parlait du Quatrième âge, et même d’un cinquième à venir, et je savais intrinsèquement que c’était ce qui était derrière le Mur qui orchestrait ces revirements à son propre avantage.

Mon cousin Scott, Mister Miracle pour la plèbe, avait mis le doigt sur quelque chose dans ce goût là et moi j’y avais mis le poing. Un frisson angoissant me parcourut en y pensant, balayant toute tentative de résurgence pour l’instant. J’avais failli plonger dans un de ces lacs noirs et sans fonds et m’y noyer, et cela ne fit qu’attiser ma rogne alors que je marchais à grands pas directement vers notre destination, une porte close qui vola en éclats lorsque je la poussais violemment au lieu de la faire coulisser. Je percevais le trottinement de Maggie derrière ou à côté de moi et cela s’amplifia alors que nous passions par des couloirs sur lesquels donnaient des portes innombrables que j’ignorais totalement jusqu’à ce que celle qui m’appelait ne me barre le chemin et ne subisse le même sort que la précédente d’un revers de main.

Ma force était revenue et même accrue dans des proportions que je n’avais connu qu’en de rare occasions, à tel point que le moindre mouvement inconsidéré provoquait des ravages comme simplement vouloir pousser cet ouvrant malvenu et à en faire voler finalement les fragments à plusieurs dizaines de mètre dans le hangar où nous venions de pénétrer.
Là s’alignaient des milliers de grandes fioles transparentes bouchées par des mécanismes compliqués irradiant une luminosité verdâtre qui baignait l’endroit du sol au plafond.

« Voilà ce que je convoitais, Maggie ! Des réserves d’énergie pure et le métal qui compose les bouchons de ces gros tubes… Mon A4 va pouvoir se régénérer … Si ça t’intéresse, sers toi, je n’aurais pas besoin de tout pour ma consommation personnelle.» Et sans attendre, je pris l’un des plus proche et le pressais entre mes mains, le brisant et l’écrasant peu à peu alors que mon gant se nourrissait de ce qui s’en échappait autant que du contenant. Au bout de la seconde, une fois sa bouchée terminée, il se libéra de ma main et poursuivit son repas par ses propres moyens, vidant les étagères et grandissant en taille et en puissance au fur et à mesure alors que l’obscurité gagnait peu à peu la zone qu’il moissonnait.

La satisfaction fit redescendre un peu ma rogne alors que je le regardais faire les bras croisés comme on le ferait envers un animal familier.

« Au moins lui sera au mieux de sa forme après ça … Tu as déjà eu affaire à ceux de mon espèce Maggie ? En bien ou en mal ?.»



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MessagePosté le: Jeu 21 Sep 2017 - 17:11
Vous savez ce qu’on fait quand on y comprend plus rien? On se met en mode automatique et on suit. Parce que là, je ne comprends rien à rien et faute d’explications qui aient un sens, je décide que bon hein… Tant pis. Je n’ai ni la patience ni l’envie de faire l’effort de tenter d’y voir plus clair. Anthony ou Orion ou qui que ce soit qui se tienne devant moi va se débrouiller seul. Je considère que ma participation dans cette histoire n’est plus requise car visiblement, que ce soit lui ou les nains, on me tient constamment à l’écart ou on me demande de faire quelque chose sans faire d’histoires et ce sans la moindre explication. J’ai des petites nouvelles pour vous : je ne suis pas un yoyo, un jouet ou une plante verte. Je suis un être de la Cinquième Dimension et c’est vraiment, vraiment, vraiment tr con de vouloir jouer avec mes nerfs.

Manifestement tout le monde s’en fout donc… Je continue de bouillir intérieurement et quand ça va péter, oh que ça va péter. Moi, il ne faut pas me chercher. Et il ne faut pas me prendre pour une conne. Journée pourrie. Vraiment. Je pensais que le seul truc positif c’était d’avoir rencontré Anthony mais là il me tombe royalement sur les nerfs. Je me fiche bien de savoir qu’il a un dédoublement ou un détriplement de personnalité ou je ne sais trop encore. Je suis trop en rogne pour m’en soucier. Nous finissons par arriver dans une pièce où il commence à… Je ne sais pas, briser des fioles pour régénérer son gugusse. Ou pas. Parce que là je décide que je me fâche et tous les contenants explosent mystérieusement les uns après les autres, vaporisant leur contenu. S’il se retourne pour me regarder, il va se rendre compte que la Maggie est en beau pétard. Oh que oui.

Ils en veulent de la déesse en colère? Ils vont être servit là. J’en ai marre de me faire trimballer à droite et à gauche pour rendre service à un groupe de nains super chiants qui se prennent pour d’autre (et qui déblatèrent tellement de conneries que j’en aurais presque mal à la tête), le fils de Darkseid qui tout d’un coup semble m’ignorer plus qu’autre chose et surtout, surtout, de cette cité enfouie qui à mon avis devrait vraiment revoir ses politiques d’accueil des touristes. Je ne suis pas contente. Pas du tout. Et si la mini dévastation dans la pièce n’est pas indicateur de la chose… C’est qu’il est vraiment très, très, très con. Mon regard furibond est très révélateur aussi. Et mes poings crispés. Et l’électricité qui semble parcourir mon être. Et… Vous voyez le genre, non? On ne va pas perdre dix ans à décrire dans quel état de frustration avancée je suis, bon!


« ÇA SUFFIT! J’en ai marre de toutes ces conneries! Si vous voulez continuer à me prendre pour une conne, ce sera sans moi. Je me fiche de ton A4, de ces nains, de cette cité et de ces créatures! Je suis venue ici pour trouver un trésor qui n’existe pas, je me suis éclaté le nez contre un piège vicelard, j’ai enduré ces insupportables nabots et là tu me trimballes de droite à gauche comme une poupée de chiffon. ASSEZ!

Alors Anthony, Orion ou je ne sais pas qui tu es, là c’est moi qui prend les commandes de cette expédition. Personne ne quitte cette pièce tant que tu ne m’auras pas donné une explication satisfaisante et quand bien même tu essaierais, surprise, surprise, nous sommes derrière une sphère dimensionnelle dont moi seule ait la clé. Vous vouliez voir de la déesse en colère? MAINTENANT C’EST FAIT! Alors parle! Tu commences du début et tu t’arranges pour que je comprenne! »


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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 16:19

Je remarque immédiatement un changement de temps dans cette vaste sale. Un peu comme quand un nuage passe devant le soleil brillant d’un été splendide. Mon A4 fait un gueuleton de bonbonnes et j’en suis aussi satisfait que possible, observant imperturbable le déroulement des opérations. Mon harnais originel commence à bien se reconnaître, suspendu dans les airs à se goinfrer d’énergies et de métaux. C’est un peu comme un dessin fait par un illustrateur, on devine les coups de crayon dans l’air transparent, puis peu à peu ceux-ci se renforcent et deviennent tangibles avant de prendre de la masse et de la couleur jusqu’à ce que la partie concernée soit totalement à l’identique de ce qu’elle avait été et même mieux dans certains cas.

Mais tout autour de nous, les amphores explosent, libérant leur contenu qui est attiré inexorablement par l’artefact de New-Genesis comme le ferait un trou noir dans l’espace et tout à coup je réalise que Maggie, qui est la cause de cela, explose près de moi en invectives venimeuses.

Je baisse le regard vers elle, le sourcil froncé, et j’attends qu’enfin l’orage passe assez pour lui répondre, pas le moins ennuyé par cette débauche de pouvoirs. Cela me fait observer que moi aussi j’attire un peu de ce qui remplit l’air ambiant. Cela me traverse et une partie ne ressort plus … Quelque chose se nourrit de cela aussi en moi. Une introspection me fait prendre conscience de la Boite-Mère qui se régénère aussi à cette source offerte et sa masse augmente dans mon corps maintenant localisée au niveau de l’estomac. Je me sens barbouillé un peu comme si j’avais ingurgité une marmite pleine de cassoulet et je sens des remontées que j’arrive pour l’instant à endiguer …

Mais l’attitude de Maggie a fait remonter ma pression interne et je laisse dériver mon regard sur ses frasques avant de la fixer l’air sévère en faisant un véritable effort pour parler calmement :
« Tu n’es qu’une sale gamine trop gâtée, ou du moins tu te conduits comme telle… Que veux tu que je te dise ? Hier je ne me souvenais même plus de mon nom, j’étais une épave à moitié carbonisée autant intérieurement qu’extérieurement. Je ne savais même pas que cette cité existait ni même que … Enfin tout le reste. Je commence seulement à recouvrer un peu la mémoire … Il y a eu une bataille décisive près et sur Oa, la planète des Green-Lanterns. Mes pères y étaient, tous ceux d’Apokolips et de New-Genesis y étaient je ne sais par quel procédé, même les deux mondes y étaient et se jetaient l’un sur l’autre … Je me souviens d’avoir combattu, je me souviens de mon cousin complètement à côté de ses pompes, je me souviens des morts, des Harpies … de … Mad Harriet …»

Je baisse la tête et regarde ma main ouverte, semblant tenir un petit objet …
« l’étoile de Radion … Le jeune Titan … » Je murmure avant de me redresser en fermant le poing si fort que le claquement qui se produit emplit l’air.

« Je me souviens de … » Une brûlure soudaine irradie mon crâne de l’intérieur. J’allais enfin retrouver quelque chose d’important, mais cela m’avait échappé tout à coup par je ne sais quel artifice malin. Et cela me met en colère, en rage, incompréhensible …

Ce n’est plus l’air sévère que je regarde Maggie, citoyenne de la cinquième dimension. Non, c’est avec un regard furieux qui a retrouvé sa couleur pourpre d’antan illuminé par la vague d’énergie qui remonte comme la lave dans la cheminée du volcan juste avant l’éruption.
« TU CROIS M’IMPRESSIONNER AVEC TES TOURS PENDABLES D’ISOLATION ? TU N’ÉTAIS MÊME PAS NÉE QUE JE BRAVAIS DEJA LES DIMENSIONS A MAINS NUES !!! TU CROIS QU’UN PETIT TOUR DE PASSE-PASSE SUFFIRAIT A TE RENDRE ASSEZ IMPOSANTE FACE A MOI ?!!!? »

Mon A4 avait fini sa régénération et vint se lover autour de mon buste à la place qui lui revenait de droit. Mes habits disparurent et furent remplacés par cette armure qui me caractérisait si bien sur Néo-Génésis, rehaussant d’autant le regard écarlate qui m’avait été rendu alors que mes muscles se gonflaient et que je me penchais vers elle prêt à en découdre.

Et puis tout retomba d’un coup, une grande lassitude me prit induite par ce mal de crâne qui me taraudait.

« Et puis ZUT !! Penses ce que tu veux, je ne t’ai pas forcé à venir ! Tu viens de détruire une fortune cosmique par bêtise, il y en a qui tueraient pour ne serait ce qu’une seule de ces jarres … Tout ce que je sais, c’est que ça me fait du bien de résoudre le mystère des nains, et que cette pierre qu’ils ont me donnera la clef qui m’ouvrira enfin l’esprit. Mon A4 me le confirme, cette pierre est la clef … Et celle de mon pire ennemi … Il faut que je me souvienne …»

Je me retournais bougon et donnais un coup de pied rageur dans un des récipient qui alla se pulvériser contre le mur physique et psionique.

« Fait ce que tu veux la mioche … Je suis né pour être seul et j’en ai l’habitude … Va ! …»
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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 21:23
« Bla, bla, bla… Tu ne connais rien de moi. Tu ne connais même pas mon âge. Si ça se trouve, JE suis plus vieille que toi. Et arrêtes de dire des conneries. Tu n’es pas seul. D’accord, on ne se connait pas beaucoup. On se dispute et on ne s’entend pas sur tout. Mais ça ne veut pas dire que je vais t’abandonner pour autant. Tu penses que j’aurais eu ce mouvement d’humeur si je m’en foutais? »

Eurf… Des fois j’aimerais tenir davantage de ma mère que de mon père. Je me force à me calmer, ce qui est plus facile à dire qu’à faire et je fais apparaitre des sièges et l’invite à prendre place. On n’en a pas fini avec ce bordel. Autant essayer de tirer le plus de choses possibles au clair. Tant qu’à être dans le même bateau… Voilà quoi. Nous avons tous les deux un certain nombre de griefs avec cette histoire, moi la première. Le monde ne va pas arrêter de tourner parce que je prends un moment pour souffler un peu et remettre de l’ordre dans ma tête. Et dans sa tête aussi parce que si je devais parier, je dirais que ce n’est pas plus rose de son côté. Probablement pire. Je sais qui je suis, ce que je suis. Lui… On dirait qu’il ne sait pas trop en fait. Allez. Pause. Et si les nains ne sont pas contents, qu’ils viennent s’en plaindre, je les attends.

« Allez viens t’asseoir. Ça va nous faire du bien à tous les deux de souffler un peu. Tu veux boire ou manger un truc? Honnêtement, je pense qu’il faut qu’on réévalue nos priorités. Pourquoi ne pas juste prendre la pierre de force? On ne leur doit rien à ces nains, ils se paient notre tête et tu sais comme moi qu’ils n’auront aucune gratitude. Personnellement, je ne trouve pas que ça motive à rendre service. »

Je suis parfaitement honnête avec lui. Tant qu’à mettre les points sur les I et les barres sur les T… Moi j’ai l’impression qu’on se fait manipuler et je déteste ça. Il y a quelque chose de pas net dans cette histoire. Un des nains avait un flingue, ils sont les employés de maintenance des dieux, je ne sais trop et toutes leurs bestioles sont DERRIÈRE le champ de force? Même un jeu vidéo pourri n’aurait pas un scénario aussi merdique. Je le redis : quelque chose cloche. Et tant qu’on n’aura pas découvert de quoi il retourne, c’est montrer son dos et s’y peinturer une cible. Mon instinct me crie de me méfier et quand mon instinct crie, j’ai tendance à l’écouter. On n’appelle pas ça instinct de survie pour rien, vous savez? Certains semblent en être dépourvus… Pas moi. Certainement pas moi. Et je doute que ce soit le cas d’Anthony… Enfin Orion.

« Si tu as accès à tes souvenirs, est-ce que ces derniers font état de qui sont ces nains? Est-ce qu’ils te révèlent quelque chose sur cet endroit? Je pourrais me donner les connaissances nécessaires mais je n’aime pas abuser de mes pouvoirs. Ce serait… Tricher. Et tricher c’est mal. C’est quelque chose qui semble universel, si j’ose dire. Et comment je dois t’appeler? Anthony ou Orion? Anthorion? Ony? »

Il remarquera sans mal que j’en suis revenu à ce « format » petite sœur curieuse et hyperactive. Déficit de l’attention? Non. Juste aucun intérêt à rester fâchée plus que de raison. Et peut-être un déficit de l’attention. Si j’entends le camion de crème glacée, c’est fini. Vous venez de me perdre, il faut que je suive ce chant des sirènes, c’est plus fort que moi. Disons… Déficit de l’attention partiel? Est-ce que médicalement parlant ça existe? Tant de questions, si peu de réponses et ça vient vraiment de nulle part… Je me fais apparaitre un jus de fruit et un sandwich. Les émotions, ça donne faim. Bah… Ça ME donne faim, si vous préférez. Vous pouvez me juger tant qu’il vous plaira, je suis qui je suis et je ne serai jamais moins que moi. À chacun son truc, non, ses particularités, ses manies, tout ça… Et puis j’essaie de tendre une branche d’olivier là. Ou était-ce un rameau? Que tient la colombe de la paix dans son bec déjà?


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MessagePosté le: Lun 2 Oct 2017 - 15:59

Vous connaissez les soufflets ? Ces trucs qui gonflent dans le four et dès que vous ouvrez la porte un tant soit peu trop tôt, qui dégonflent aussitôt et deviennent plats comme des tartes toutes connes ?
Maggie avait un peu ce profil en elle, celui de la porte qui s’ouvre, enfin pour moi si on peut me comparer à un soufflet bien sûr. Ma rage s’éteint alors qu’elle me rudoie un peu verbalement après avoir fait un pic où toute ma volonté avait été mobilisée pour que je ne lui rentre pas dedans.

« GNumpfffr…» C’est tout ce que j’arrive à extraire de mon vocabulaire pour ne pas exploser ou même imploser. J’ai mal au crâne et ses pépiements ne font rien pour arranger les choses à ce moment là, sans compter ce mal de bide qui s’aggrave de minutes en minutes, de secondes en secondes. Un appel silencieux à mon A4, qui me rectifie en précisant qu’il est passé à la version « A5.0 » au passage identifie le problème sans détours.

C’est ma boite-mère qui était fragmentée dans tout mon corps suite à ce je ne sais quoi qui m’est arrivé et dont je n’ai encore aucun souvenir correct qui reprend forme peu à peu et veut sortir de mes tripes comme l’ont fait avant elle mon A4 dans son ex version et avec un peu moins de douceur et, attirés par la pierre noire des nains, les morceaux d’une provenance encore inconnue dont j’étais criblé.

Je regarde d’un air soupçonneux et dubitatif les sièges qu’elle a fait apparaître au beau milieu de ce nulle part où elle nous a isolés, générés par ces pouvoirs qu’ont ceux de la cinquième. Un vague souvenir de blagues douteuses d’un autre fait un léger flash dans mon esprit conscient avant de se faire la malle dans les tréfonds.

« Faut pas confondre vieille et mal poussée…» Je grommelle entre mes dents serrées en m’asseyant, mais elle relève pas, donc n’a pas entendu cette méchanceté gratuite, et continue de plus belle alors que je presse le bras sur mon ventre pour essayer de diminuer le mal de bide qui me taraude.

« J’en sais foutrement rien … J’ai pas faim, ni soif …» Que je lui réponds en surveillant la tangibilité de ce sur quoi est posé mon postérieur, m’attendant à ce qu’il disparaisse comme il était venu d’un moment à l’autre. Ces gars là étaient des farceurs facétieux d’après ce que je pouvais me rappeler. Pas vraiment méchants, mais pas auréolés de pureté non plus. Des bouffons quoi … Et elle était fille de l’un de leurs plus éminents personnages d’après ce qu’elle laissait entendre.
La douleur passe un peu puis vient me transpercer l’aine, d’un coup, ce qui m’amène à me relever subitement sur le coup fugace, comme une lame de poignard qu’on viendrait de me planter.

Une petite protubérance au niveau de la ceinture atteste que quelque-chose vient de rejoindre un de mes poches alvéoles et je glisse mes doigts dedans pour en ressortir ma fameuse boite-mère, aussi noire que la fameuse pierre de tout à l’heure, à croire qu’elle est faite de la même matière. Elle ressemble à un de ces téléphones à clapets humains de bien avant le premier SmartPhone ou Iphone et du pouce je l’ouvre et je découvre un glyphe anémique, preuve qu’elle est pratiquement morte au niveau énergétique. Je fais un haussement d’épaule et la referme d’un coup sec puis la remets en place, la bosse qu’elle fait disparaissant immédiatement ensuite.

« Orion ou Thony, comme tu veux, ça n’a pas grande importance pour moi. Ma mémoire et ma vie sont comme … Comme la mie d’une baguette de pain qui aurait été fait avec une pâte trop chargée en levure et trop cuite et dont on aurait coupé les deux … les deux … comment dit-on déjà … kantapala ? heel ? A oui, les quignons… Tu vois ce que je veux dire, même si je voulais, je ne pourrais pas tricher avec ça … Je suis lamentable …» Je dis finalement en me rasseyant lourdement sans me préoccuper cette fois de la réalité physique de ce que visait mon postérieur.

« Tout ce que je sais, c’est que je suis en rogne, pour bien des raisons que j’entrevois et qui disparaissent lorsque je veux les voir en face, que ces nains et cette pierre sont liés comme une console, une interface avec une unité centrale et que je n’ai qu’une envie, c’est de les presser pour qu’ils me disent ce qui me manque, ce qu’il s’est passé. Mais mon A Quatr.. Cinq me l’a déconseillé tout à l’heure. Précipiter les choses n’arrangerait rien et les agresser ne fera que maltraiter des victimes innocentes d’une chose bien plus grande qu’ils ne peuvent deviner. Le petit vieux est juste comme les haut-parleurs d’un ordinateur, passif et sans cervelle. C’est ce qui est derrière qu’il me faut sonder et qui me donne des craintes. Leurs adversaires, quels qu’ils soient, peuvent me donner la clef qui me manque, je le sens, j’en suis sur …» Je suis presque au bord du désespoir alors que je me persuade moi-même plus que ne tente de convaincre Maggie et dissiper ses doutes légitimes.

Mais immédiatement, la colère remonte en flèche face à cette attitude peu en accord avec ma nature profonde et je me lève d’un bond en grognant : « ET ME SENTIR AUSSI CRAINTIF FACE A CE TRUC ME FOUT EN BOULE ! JE SAIS QUE MIRACLE N’EST PAS ÉTRANGÉ A TOUT CA, QU’IL A UN RÔLE LA DEDANS ! » Et le fauteuil est éjecté en arrière comme un boulet de canon, se fracassant contre le mur et ce fracas d’écrasement me fait me retourner brusquement et reconsidérer mon attitude devant la bouille de Maggie qui je le sais n'y peut strictement rien, elle.

Les mains derrière le dos, je me mets à faire les cent pas en répétant inlassablement : « Désolé, je voulais pas, je n’y arrive pas … Dangereux, incontrôlable … Ils ‘ont toujours dit … Digne fils de son père … Mauvais …»





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MessagePosté le: Lun 2 Oct 2017 - 21:40
« Allons, allons, du calme. Ça va aller. Ok, tu es le fils de ton père. Et alors? On a tous des familles un peu spéciales. Ok. Pas tous. Mais… Ma petite amie, son père, c’est un démon. Moi, mon père, c’est le plus grand troll de tous les temps. Et toi… Tu as un papa un peu comment dire… Caractériel avec les moyens de ses ambitions. Il faut aller neutraliser la menace des nains. Ok. On y va. »

La pièce retrouve une voie d’accès vers le corridor et cela signifie que j’ai retiré le champ de confinement. Je me concentre et quand je rouvre les yeux, maintenant, comme dans un jeu vidéo, j’ai une mini carte et des points représentant les ennemis dans mon champ de vision. Je sais combien il faut en neutraliser, où ils sont et j’ai même un bestiaire. C’est vraiment cool la manipulation de la réalité. Et puisqu’il faut que je sois badass… Alors… Hum… Ivy Valentine dans Soul Calibur? Elle a la classe mais son costume est un brin inadapté à cet environnement, avec tous ces courants d’air frisquets. Cammy White dans Street Fighter? Non, ça ne fait pas assez quête dans un donjon. Euh… Ciri, dans Witcher? Elle est classe mais trop de cicatrices. Mais Witcher ce serait bon. Donc… Yennefer ou Triss Merigold? Qui dirait non à une belle rousse?

Me voilà donc rousse, fringuée comme Triss et avec la même plastique qui a fait que quand même, c’est le seul personnage de la série qui a fini dans playboy. Comment je le sais? Disons simplement qu’on apprend toutes sortes de choses via wikipedia. Oh je précise que je me suis « transformée » en chaque personnage que j’ai mentionné. Quand même, pourquoi juste se passer une liste de choix dans la tête quand on peut l’expérimenter en vrai de vrai? Me voilà dans les corridors à chasser de la bestiole et quand j’en trouve une, hop, la voilà prise dans un champ de force, ce qui va permettre à Anthony de les neutraliser. S’il veut les tuer, il les tuera. S’il veut juste les rediriger vers un autre endroit, aucun problème, ça se déplace ce genre de piège, une fois activé. Comme une baudruche avec une ficelle. Simple, certes, mais efficace malgré tout.

Et j’espère qu’Orion est motivé parce que moi oui. Je cours à droite, à gauche, je vais dans une pièce, ressort en trainant trois bestioles coincées dans mes bulles-piège, trainées comme autant de ballons à offrir aux enfants dans un carnaval et quand bien même voudrait-il m’arrêter, une fois sur sa lancée, une Maggie ne s’arrête qu’une fois sa tâche accomplie ou quand elle est épuisée. La seconde option, de mémoire humaine, ne s’est jamais produite. J’expédie ce bordel et après on ira voir les nains. Pour la dernière fois j’espère et ficher le camp d’ici. Il faut que je t’apprécie, Anthony, pour courir dans tous les sens, déguisée en Triss Merigold, à chasser la bestiole comme dans un bon vieux RPG isométrique du XXème siècle (ou si vous préférez reprendre des classiques rétro des dernières années, faites-vous plaisir). Je m’amuse, moi, bon. C’est mon droit!

Au terme de quoi? Quinze minutes? Une demi-heure? De course folle, l’objectif qui apparait sur ma mini carte devient gris et barré, ce qui indique que j’ai capturé toutes les bestioles (et Anthony aussi mais surtout moi, je me téléporte, quand même). Reste à décider de ce qu’on en fait et ça c’est le boulot d’Anthony. Moi, je ne blesse ni ne tue et je ne compte pas changer d’avis. Je le plains, quand même. Si le mec n’a jamais vu : un, une personne de la Cinquième Dimension, deux, les références à la culture populaire moderne auxquelles je fais référence et trois, la culture du jeu vidéo en général… Il risque de se taper la migraine du siècle ou un allez simple pour l’asile, oui! Mais bon hein, moi, je fais mon boulot, c’est-à-dire lui permettre de tirer au plus vire ses affaires au clair. Tout d’un coup c’est bien moins chiant de lui filer un coup de pouce…


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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 16:00

Encore une fois, ma petite bouffée d’air de la cinquième dimension fait baisser la pression de mon âme torturée. Mais je ne suis guère satisfait au fond de sa façon de voir mon père naturel, et c’est sans compter sur mon père adoptif dans sa forme des dernières heures. Encadré des pires despotes qu’on peut trouver dans l’univers, du moins si on parle de puissance, comment voulez vous être à peu près équilibré ?
« Caractériel, le mot est bien faible tiens …» je ronchonne en lui emboitant le pas après avoir convenu que régler avant tout le problème « nain » était effectivement la seule démarche à faire de sensée dans l’immédiat. Je n’ajoutais pas que je le disais depuis le début pour ne pas relancer des débats interminable avec cette adorable bombe à parole et je quitte à sa suite la bulle temporelle qui se disloque derrière nous ensuite.

Il y a un léger moment de flottement où Maggie reste là, debout, les yeux fermés, puis tout se met en branle et s’enchaîne à une vitesse folle, aussi folle que ces transformations successives d’elle-même en différentes formes féminines qui me sont aussi totalement inconnue que délectables à regarder le bref instant où elle les incarne jusqu’à ce qu’elle se stabilise enfin en une nouvelle bombe sexuelle à la crinière rousse, aussi rousse que je le suis moi-même, enfin que je l’étais et que je le redeviendrais vu le duvet qui recouvrait mon crâne maintenant.

Enfin, passer le Lara Croft à cette jolie demoiselle par ces intermédiaires toutes dignes d’intérêt dont je ne connais ni le patronyme ni le petit nom ne change pas grand-chose. Même plastique irréprochable et généreuse, même courbes harmonieuses et alléchantes sur lesquelles les mains aimeraient s’attarder aussi souvent et longtemps que possible, même regards furtivement saisis lorsqu’elle croise mon chemin dans cette tornade qui vient de s’ébranler sous le dôme antédiluvien.


Même dans les publicités que j’ai boviné à la télévision pour venter tel ou tel produit ménager sont bien en dessous du spectacle qui se déroule sous mes yeux. Ses mains diffusent des énergies cruellement efficaces qui choppent l’une après l’autre les bestioles qu’elle débusque dans son périple avant de me les servir sur un plateau comme autant d’entremets.
Bon, j’avoue qu’au début, j’ai du mal à me concentrer sur autre chose que ses avantages, surtout que les premières prises sont plutôt passives et vite acheminées gentiment vers l’antre des nains de la Pierre Noire, mais un gros mâle pas content du tout m’oblige à sortir de ce rêve éveillé alors qu'il me bouscule un peu au travers du champ de force. J’ai mauvais caractère, j’aime pas qu’on me bouscule ou qu’on me dérange dans des activités plaisantes et souvent, cela déclenche chez moi des réponses disproportionnées. Un poing vengeur lui encastre la tête dans le sol. Un reproducteur de moins pour le troupeau du coup et j’ai un peu honte de moi par la suite ce qui me fait redevenir vigilant malgré les œillades que Maggie la rouquine chaudasse me balance au passage. Elle a l'air de s'amuser on dirait finalement, mais de quoi ? De cette chasse ou de me mettre les sens par-dessus, dessous ?


C’est un peu comme passer de
<--- cette jeune personne à ....


cette demoiselle --->
en quelques secondes, difficile de se remettre vite de la transformation, non ?






Et bien sur, je ne parle pas de cette version ci
<---!!! Qui rapine dans tous les coins à la vitesse du feu dans les landes sèches ... Mettez-y les mains, et vous serez brûlés les gars ! (ou les filles si affinités)


Bref, l’affaire du bétail égaré semble rapidement menée bien que dans son enthousiasme, la rouquine ne semble pas avoir remarqué que les bêtes ne portent pas toutes la même marque sur le cul et qu’une différence génétique incontestable les sépare en grosso-modo deux lignées distinctes bien que certainement cousines germaines.
Du coup, je fais un peu de tri et j'envois certaines vers leurs propriétaires légitimes alors que d'autres, je les dirige vers une salle sans autre issue que celle où je me tiens et qu'a déjà visité ma sorcière bien aimée et redoutée ...

Mon "A5.0" m'indique qu'il y a du mouvement dans les étages en dessous, une masse conséquente d'individus qui évitent du mieux qu'ils peuvent les translations de ma coéquipière et qui semblent avoir décidé de venir finalement me rendre une petite visite que je devine peu amicale. Je ne m'en inquiète pas vraiment et à peine Maggie réincarné dans cette enveloppe sulfureuse et re matérialisée devant moi qu'ils s'avancent vers nous, munis d'étranges gourdins nimbés de lueurs verte dont l'origine ne m'est pas inconnue.
« Je crois que les vrais proprios de certaines bêtes sont pas content que tu leur ais fauché. M'est d'avis qu'ils ont eu affaire à un kryptonnien de mes connaissance ou à un de ses ennemis vu le matériel qu'ils brandissent, ils te prennent pour la cousine à Super-collants, tu sais, celui qui porte ses sous-vêtement par-dessus ? …» J'ai un petit sourire narquois en disant cela. Kent et moi, on a toujours été un peu en bisbille pour je ne sais quoi, le fruit de la rencontre entre deux gars de même force sans doute ... Et puis j'ai horreur de ses airs souverains et de ses pieds plats ! Na !
« Bref, z'ont pas l'air content mais pas non plus trop agressifs ... Qui s'en charge ? Toi ou moi ? Diplomatie de la Cinquième ou de Néo-Genesis mêlée d'un soupçon d'Apokolips ? Ton avis ? La manière forte ou la manière forte ? …»





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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 18:26
Qui a dit que parce qu’on avait des pouvoirs de fou qu’on ne pouvait pas se faire du cardio? Purée, j’ai chaud, j’ai couru de droite à gauche et de gauche à droite pour accomplir cette quête et quand Anthony commence à faire le tri dans ce que j’ai ramené, le rouge qui me monte aux joues me donne vraiment l’impression d’avoir pris feu, surtout avec cette tignasse rousse. Ah ouais. Quand on s’y arrête et qu’on porte attention… Mais en même temps, il semblait tellement désireux de retourner rapidement régler ce problème de nains que j’ai… Bref. J’ai potentiellement gaffé mais c’est pour une noble cause. Enfin. Je crois. Il me semble que c’est pour une bonne cause. Même s’il est le fils de Darkseid et tout ça… Ne jamais juger un livre à sa couverture. Vous connaissez tous cette expression, non? Si non, vous devriez, bon sang!

Maintenant que ça c’est fait, logiquement, je dis bien logiquement, Anthony devrait pouvoir avoir ce qu’il veut, non? Et à son analogie entre le vieux des nains et un haut-parleur d’ordinateur… C’est quoi le réflexe naturel quand quelque chose ne fonctionne pas? Taper dessus! Alors j’espère vraiment beaucoup que son analogie prend en compte ce paramètre sinon c’est encore plus drôle s’il ne le sait pas. Peut-être que je devrais faire des misères au chef des nains en disant à Anthony que quand le matériel ne fonctionne pas, c’est le sort qu’on lui réserve. Lui secouer le cocotier, comme on dit. Enfin. J’ai entendu des Humains le dire, j’en déduis que c’est une expression plus ou moins courante. J’étais en voyage d’exploration au Canada, dans une province appelée Québec et… L’anecdote attendra car il y a du nouveau, pour le meilleur ou pour le pire.

Quand Anthony me fait signe que nous avons des visiteurs et me demande comment je veux régler ça, je lui réponds en me cachant derrière lui, un peu comme le ferait une petite sœur devant son grand frère. Je me presse contre lui et murmure à son oreille que je le laisse gérer comme un pro. Et puis bon, s’il se fâche et qu’il botte quelques derrières… On dira qu’ils l’ont bien cherché, je suppose. Et puis du reste, techniquement, c’est juste une méprise, leur bétail est sain et sauf. Et ce n’est pas de ma faute si à mes yeux, toutes ces créatures se ressemblent! C’est la faute de ces affreux nains qui sont avares de détails et aussi coopératifs qu’une boite de biscuits! Et encore, les biscuits ont l’avantage distinct d’être délicieux! Manger un de ces nabots? EURK! Non merci! Je passe mon tour. Quelqu’un se porte volontaire pour goûter? Non? Personne? Tant pis.

Je lui chuchote à l’oreille que les nains auraient pu nous prévenir et que s’ils l’ont fait, mon diplôme en décryptage de charabia date d’un certain moment. Évidemment, moi, des fois, je suis un peu… Insouciante. Qu’est-ce que j’en sais moi des effets d’un corps féminin aux formes généreuses appuyé contre le dos d’un mâle avec un potentiel débalancement hormonal? Je suis tellement habituée à ressembler à une jeune femme quelconque que j’en oublie parfois que… J’ai des pouvoirs? Ah bah oui, j’ai des pouvoirs moi! En même temps, si je n’étais pas tête en l’air de temps en temps, ce ne serait pas moi. Ou distraite, parfois, par de jolies couleurs ou des sons intéressants. Personne n’est parfait et si la réincarnation existe, j’accuse le responsable de tout ce foutoir d’avoir jadis fait de moi un chat, ce qui pourrait expliquer un certain nombre de choses...


« Non ça va, je te laisse gérer. Tu as l’air plus… Comment dire… Au fait de qui sont ces gens. Du coup, moi, je ne sais pas si se gratter le nez est une offense mortelle donc autant ne pas prendre de chances, sait-on jamais. Je me suis fait un marathon de Star Trek, je sais de quoi je parle, côté premier contact. Allez champion, montre-moi ce que tu sais faire et surtout, surtout, essaie de ne pas trop en pulvériser… »


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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 15:55



Comment voulez-vous résister à ce si joli minois ? Surtout après que la demoiselle se soit collé à vous, même dans le dos, et avoir été (r)échauffé à l’embrasement de ses protubérances pectorales, sans compter le reste !

Ceux qui ont déjà approché de près un cheval comprendront ce qui peut se passer chez moi au niveau musculaire. Quand vous touchez le dos de l’animal, ou ses flancs ou le gras de sa cuisse, ses muscles ont toujours la première fois une contraction involontaire et évidente avant de se détendre finalement. C’est comme un chat qui se gonfle sous la main. Partout là où elle entre en contact, mes propres muscles se contractent involontairement, et pas de froid ni de douleur, oh non ! A tel point que je commence à avoir la sensation d’être une crampe généralisée et voluptueusement douloureuse sur toute ma partie dorsale et même mes bras, là où sa main s’est posée.

Pourvu qu’elle ne descende pas en dessous de la ceinture ! Là, je ne répondrai de rien !

Et je vous parle pas des chatouillis presque érotiques quand elle me chuchote dans l’oreille ! Je suis pas de bois moi ! Et les rouquines ont toujours eu mes attentions prioritairement par le passé, quoique les brunes aussi, à égalité en fait, les blondes restant bien loin derrière dans le concours.

Tout cela m’amène à avoir quelques flashs à propos d’une autre beauté, une certaine Akkeu ? Non, Medka ? Parka ? Bref, pas moyen de me rappeler son nom mais le souvenir bien présent mais si fugitif de nos rencontres me laisse un goût de nostalgie au fond de la gorge qui s’évanouit très vite.

Quelque part, je suis humain, mâle hétéro de surcroît, et au régime depuis un bon moment, du moins c’est la conclusion que j’ai en sondant mon historique. Donc offrez moi ce genre de denrée à portée et j’ai un peu de mal à m’en détourner … Pourtant … Il le faut bien !
(Je commence à haïr ces nains du coup sans raison raisonnable, affiliés à une pierre ou non)

Elle me donne carte blanche pour mener les négociations quitte à suivre son conseil et en pulvériser quelques-uns comme je l’ai fait pour leur bestiole à l’instant.

D’ailleurs, l’un d’eux est venu tâter le pouls à la victime puis s’est retiré en sifflotant d’un air malheureux tout en faisant non de la tête. Désolé mon gars, fallait lui apprendre les bonnes manières à ton étalon !

Du coup, j’examine mieux la petite troupe qui nous fait face. Ils ressemblent aux autres, bien que je ne retrouve pas cette similitude génétique que j’avais inconsciemment noté tout à l’heure. A croire que ceux de la Pierre Noire étaient de la même famille, voire avaient tous les mêmes gènes en commun, le vieux relevant en conclusion plus du patriarche de secte que d’autre chose comme il se pratiquait dans certaines communautés qu’elles soient humaines ou animales. Un seul chef, un seul reproducteur.


Ceux qui sont devant nous sont eux bien plus variés tant par les traits du visage que par leurs morphologies même si certains font preuves d’une certaine parentèle. C’est un peu comme leur troupeau, à la fois semblable et différent, si on laisse de côté déjà la marque qu’ils arborent.

Petit échange cognitif avec mon A5 pour lui signifier qu’il faut passer en mode traduction simultané et audible à Maggie toujours agrippée à moi comme un morp… Une sangsue pardon. Si on reste trop longtemps collés comme ça, je risque d’y prendre goût ! Et de virer les nains à coup de pieds pour profiter d’un moment d’égarement … Zen ! Restons ZEN !

Petite parenthèse en passant, depuis la perte du vecteur conscient, ce genre d’échanges, pour vous en donner une idée, sont comme donner l’ordre à votre petit doigt de pied de se lever, un peu difficile mais de plus en plus aisés avec la pratique. Ce A5 est vraiment une extension de moi maintenant, un peu comme lorsqu’on rééduque une jambe longtemps restée dans le plâtre dont les muscles sont atrophiés. Au début on a quelques difficultés à les faire obéir puis tout redevient naturel et instinctif.

Donc, mon A5 traduisait tout haut ce que les nains sifflotaient et inversement sifflait bien fort ce que nous leur disions :
Nain de jardin 1 : Le RowDarnar est mort, il l’a abattu d’un seul coup
Nain de jardin 2 : C’est bien la preuve qu’il est peut être un de ces dieux dont on nous rabattait les oreilles.
Nain de jardin 3 : Raindhom, c’est toi le chef de groupe aujourd’hui, c’est à toi de leur parler
Nain de jardin 2 (Raindhom) : Hé ! ça va pas non ? Pourquoi ce serait pas toi vu que tu es l’ainé ?!

S’en suivit un bref instant de chamailleries entre ces trois là alors que les autres reculaient d’un pas pour ne pas être pris à parti. Je ne sais pas si Maggie me communiquait sa propre impatience ou si la mienne devenait de plus en plus une denrée rare, toujours est-il que je m’échauffais grave et que cela partit d’un coup, les figeant sur place, la bouche ouverte et les gestes interrompus comme si on venait de les prendre au polaroid.

«HEY VOUS AUTRES ! FAUDRAIT VOIR A PAS NOUS OUBLIER ! …»

La violence de ma réaction me surprend moi-même et je dois prendre sur moi pour radoucir un coup sinon ça va finir en eau de boudin, j’en ai la conviction. Et comme discuter avec ce genre de pièce de viande est aussi vain que de vouloir qu’un morceau de bois réponde, quelques explications seront difficiles à avoir avec un amas de cadavres.

(soupir en serrant les poings tellement fort que les phalanges craquent et reprise d’une respiration pour me calmer)

« Bon, soyons clairs, une partie de ce bétail vous appartient de droit semble-t-il alors que l’autre est la propriété des Nains d’en haut … Qui nous ont demandé de résoudre le problème que vos bêtes ou vous-même leur posez. Toi, Raindhom, explique moi ça. Donnes moi ta version pour que je ne vous écrase pas pour rien …»

La palette de couleur de peau des visages de la petite troupe tournés maintenant tous dans ma direction avait viré à un dégradé de pâleurs proche du blanc-gris délavé et leurs yeux s’étaient agrandis inversement proportionnellement. Le dit Raindhom fit jouer sa glotte plusieurs fois de haut en bas, puis, il s’avança vers nous de quelques pas et s’agenouilla en baissant la tête.

(Raindhom) : Pardonnez nous Seigneur, cela fait si longtemps que les divinités ne sont pas venues ici que nous en avons oublié les bonnes manières. Si vous deviez faire preuve de courroux envers nous, abattez votre colère sur moi et épargnez les autres … Ce RowDarnar que vous avez si facilement maîtrisé fera un très bon plat du banquet en votre honneur …

Courageux le gars qui rattrape le coup pour lui et pour moi en un seul coup. Cela me plaît bien même si au passage il a fusillé ses compatriotes du regard qui s’il avait été des mires d’armes à feu les aurait réduits en cendres. Je dois avouer également que me donner du « seigneur » ne m’a pas déplu aussi, « vanitas vanitatum,omnia vanitas, » qu’ils disaient, pour une fois que j’y étais sensible, cela fit mouche un peu, mais je gardais la tête froide par ailleurs.

« On verra pour le banquet plus tard, pour l’instant, je veux des explications sur ce qu’il se passe ici, parle …»
Le Raindhom leva la tête, on y lisait le soulagement de se savoir temporairement à l’abri de représailles, mais aussi un étonnement non dissimulé.
(Raindhom) : Vous … Vous ne … Pourtant …

Cela ne voulait pas sortir. Ses yeux papillotaient de moi au cadavre dont la tête était encore enfoncée profondément dans le sol, glissant sur Maggie sans s’y attarder, puis il battit de la semelle plein d’indécision et enfin se débloqua.
(Raindhom) : Nous ne sommes pas des esclaves de la Pierre Maudite ! Nous sommes les serviteurs libres des Dieux qui ont disparu il y a maintes générations d’Irguhaam, c’est ainsi que nous nous nommons. Les arcanes chantent qu’avant la Pierre, nous formions un peuple fidèle et servant de ces lieux bénis et secrets créés par les dieux qui ont disparu au travers des portes immatérielles un jour.

Mais lorsqu’un autre dieu ouvrit un portail et le traversa à la suite de la Pierre dans un déferlement de feu et de fureur, la Pierre était alors encore réduite en multiples fragments, notre vie changea.
Lui était habillé de rouge et d’une armure d’or, comme vous aujourd’hui Seigneur, mais avait la tête coiffée d’un casque ailé et des flammes d’Améthyste lui sortait des yeux et des poings. Il ne resta pas et retraversa le portail dans l’autre sens plein de cette folie guerrière qui l’animait.

On ne le revit plus depuis et les rares à avoir plongé le regard dans la porte céleste avant qu’elle ne se referme le virent se jeter à corps perdu sur des êtres de lumière qui défendaient d’autre monolithes sombres traversés d’éclairs. …»
Nain de jardin fit une pause en me lançant un regard interrogateur. Mais comme je n’exprimais rien d’autre à ce moment là qu’une attention polie malgré un léger malaise intérieur, il poursuivit :
(Raindhom) : Nos ancêtres rassemblèrent les morceaux noirs, certains en gardèrent pour eux en pensant qu’ils étaient précieux, mais la plupart furent entreposés en tas à l’endroit même où se dresse le monolithe aujourd’hui. Personne ou presque ne remarqua que de partout les débris se mirent en chemin dès le jour suivant, quelque soient leurs tailles, jusque dans les poussières, qui flottaient dans les courants d’air, se dirigeant tous vers une unique destination, cette salle-là.


Quelques jours plus tard, certains voulaient se débarrasser des débris, d’autres les étudiaient ainsi que leur étrange manège et d’autres encore y voyaient l’expression d’une volonté divine qui allait recréer ce qui avait été détruit pour que nous en profitions tous. Les premiers essayèrent de disperser à nouveau les débris, mais quand ils voulurent les séparer, cela était déjà impossible, ils étaient déjà soudés en un mont disloqué. Les seconds continuèrent à étudier ces choses mais commençaient à se diviser quant à la conduite à tenir. Les dernier, des fanatiques, se mirent en tête de protéger ce trésor et en vinrent à défendre à quiconque d’entrer dans la salle jusqu’au jour où ils s’enfermèrent avec la chose qui avait repris forme à l’intérieur, cette forme qu’elle a nouveau aujourd’hui.

Ils se nommèrent « les Fidèles » et lorsque les portes s’ouvrirent à nouveau, ce fut pour laisser passer leur soldatesque qui commença à massacrer leur compatriotes, leurs familles, leurs enfants restés à l’extérieur et ne voulant pas s’abandonner dans leur croyances. Ils avaient dressé des RowDarni pour chasser leurs adversaires.

Ce furent des jours sombres pour mon peuple, certains allèrent jusqu’à s’exiler dehors, de l’autre côté des portes. On n’entendit plus jamais parler d’eux jusqu’à ce que le Roi de la ville après l’Arc-en-ciel ne vienne en personne nous aider avec son fils au marteau de foudre. Ils ramenaient avec eux une partie des exilés et les fanatiques furent vaincus et la Pierre brisée et dispersée aux quatre coins du monde.

Mais le clan de Hishog’yan Pahapan en avait caché un morceau et ils continuèrent leur funeste croyance en secret, aidant la chose noire à se reconstruire, envoyant les leurs dans des quêtes mortelles années après années, jusqu’à ce que l’accumulation soit assez forte pour attirer à elle les débris disséminés.

Lorsqu’ils fermèrent une fois de plus les portes sur leur forfait, il ne restait plus que quatre mâles sur tout leur clan et toutes les femelles tant âgées que veuve, nubiles ou matures, en couple ou esseulées. Mais cette fois, ils ne firent pas les erreurs passées et la Pierre affermit son emprise bien plus longtemps sur eux avant d’ouvrir à nouveau les portes. Ils ne sortirent pas les armes à la main mais envoyèrent des disciples pour convertir par la ruse d’autres pauvres illuminés.

Des femmes du clan se mêlèrent à ceux qui vivaient en dehors et une fois leur vie faite, une fois avoir enfanté, elles revenaient avec leur premier né, parfois plus, quelque fois accompagnées de leurs époux dont les corps furent retrouvés plus tard dans un coin. Le patriarche ne semblait pas aimer la concurrence ni d’ailleurs souffrir du passage des ans et des siècles. Lui seul parlait à leur idole et en retour, elle l’écartait des ravages du temps. Depuis ces huit-mille années, ce n’est que le troisième patriarche qui commande à ces imbéciles.


Raindhom s’arrêta tout à coup, chargé d’une rancune tenace que je comprenais parfaitement. C’était un sale coup qui leur était tombé dessus. Ce gars en rouge d’abord, puis le reste. Mais je ne me sentais pas concerné par ce passé, seul le présent m’importait. Et ce présent c’était Maggie la rouquine libidineuse peut être malgré elle, ce petit gars devant moi et ses camarades qui l’écoutaient raconter leur histoire en hochant la tête parfois pour exprimer leur accord, et là-haut, dans une salle profonde, ce vieillard issu d’une lignée abjecte pervertie par une Pierre Noire venue d’un au-delà inconnu.

Ma décision était presque déjà prise, mais je voulais en savoir un peu plus avant de me décider à la mettre en pratique. D’un coup d’œil insistant, je demandais silencieusement ce qu’en pensait Maggie. Avait-elle la même sensation que moi ? Ou ses propres expériences et ses convictions la menaient elle vers d’autres conclusions, vers d’autres façons.
« Tu en penses quoi toi ? …»



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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 22:32
Honnêtement? Je ne suis pas du tout attentive à ce qui se passe. Apparemment ce nouveau groupe de nains semble affecté par la perte d’une de leur bestiole et moi bah… Étant moi, je cherche un moyen de rectifier la situation. C’est vrai que bon, ce petit… Accident aurait pu être évité si Anthony n’avait pas cédé à son mauvais caractère. Qu’à cela ne tienne, je peux potentiellement nous éviter un problème. Une petite manipulation de la réalité et c’est comme si la bestiole n’avait jamais rendu l’âme. Pour tous les protagonistes, c’est comme s’il ne s’était rien passé… Sauf Anthony, bien sûr. Lui sait parfaitement ce qui s’est passé car je n’oserais pas affecter, nécessairement, la mémoire d’un… Ami. Je joue les innocentes, naturellement. Ce qu’on ne sait pas, en théorie, ne peut pas nous faire de mal. Et si ça peut nous aider…

Par logique, vous vous demandez pourquoi je n’étais pas attentive pour la suite. Modifier la réalité ne prend pas une éternité. C’est bien vrai. Sauf qu’après ça, je me perds dans la contemplation d’une sorte de croisement entre un papillon et une luciole. Un papillon de lumière, si vous préférez et il me faut énormément de volonté pour ne pas simplement commencer à le suivre. Déficit de l’attention, moi? Peut-être que oui, peut-être que non. Je refuse de répondre à la question. Tout ce qu’il y a à dire c’est que pendant que des choses importantes se disent, mon esprit est ailleurs, préoccupé par quelque chose d’incroyablement simple, oui, mais ce sont les petites choses qui font la beauté du monde. Et en plus, les nains d’ici ou ceux de tout à l’heure… Ça parle à n’en plus finir et c’est super long et super pas intéressant. Comment rester concentrée, au juste?

Un sourire béat sur le visage, je suis l’expression même de l’innocence heureuse. Du coup, quand Anthony me ramène sur Terre en me posant une question, j’ai l’air complètement perdue. De quoi on parlait, déjà? Euh… Non là je ne sais pas et histoire de ne pas avoir l’air de celle qui n’était pas attentive, je prends une moue concentrée qui si elle pourrait tromper les nains ne trompera pas du tout Orion qui a dû vite deviner que… Comme je m’en fiche un peu des problèmes des gens du coin, je vais juste le suivre et il pointera ce qu’il veut que je fasse. Je ne dis pas que c’est le truc le plus pratique du monde mais… Au moins quelque chose va se faire, ce qui est, je le rappelle, le but de cette expédition qui refuse de se terminer. Des problèmes par-dessus des problèmes… Et un mystère qui ne concerne qu’un de nous deux d’où mon désintérêt total.


« Je crois avoir une idée… Mais ce serait mieux si je pouvais comparer avec ce que tu comprends de la situation. Résumes moi ce qui a été dit pour que je sois certaine de n’avoir rien manqué. Dans une situation pareille, chaque petit détail peut avoir son importance. Après, par déduction logique, on trouvera bien une solution simple et efficace, à défaut de trouver quelque chose d’agréable ou de plaisant. »

Fière de moi, j’attrape par la manche Anthony et l’amène plus loin pour tenir conciliabule. Je pose ma tête contre son bras en me demandant pourquoi est-ce que tout doit toujours être si compliqué et à cette proximité, un doux parfum qu’il n’avait pas remarqué plus tôt semble émaner de moi. Tactique de diversion numéro deux cent soixante-dix-sept : les êtres vivants utilisent leurs sens. Si vous en brouillez un ou deux ils seront tellement concentrés sur la chose qu’ils seront aveugles à ce qui pourrait se passer autour d’eux. Conspirer avec ou contre les nains demande une mesure de… D’intimité, si on peut dire, conséquente. D’un air absent, je change de tenue, adoptant la jolie robe verte de Triss dans Witcher 3, son apparence alternative (gracieuseté de la compagnie et de son programme de DLC gratuits). Pourquoi? Parce que je ne me sens plus dans l'esprit "aventurière" et que cette robe pète la classe. Si Anthony avait de la difficulté à rester concentré…


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MessagePosté le: Mar 10 Oct 2017 - 15:34

Il y eut un léger scintillement, ce truc bizarre que les réalisateurs de Matrix on essayé d’expliquer avec un chat noir, ce truc purement issu des manipulations si spécifiques à ceux de la cinquième dimension, et d’un coup, le gros mâle qui avait été si impoli avec moi tout à l’heure se retrouva quelques mètres plus loin, parfaitement en vie et sur pieds, le sol ne portait plus aucune trace du choc de son crâne sous mon coup de poing énervé. Tout avait été effacé même des mémoires des petits gars devant moi bien que je me souvienne parfaitement lui avoir fracassé la tête quelques minutes avant.

Je regardais Maggie, image même de l’ingénue innocente en pleine crise d’illumination béate et lui lançais un regard soupçonneux.
Que c’était agaçant ce genre d’exercice, que c’était dangereux aussi. Combien de trames tempo-vectorielles avaient été modifiées ou mises à mal par ce genre de procédé … Encore là, le passé n’avait été altéré que tout récemment, mais qu’est-ce que cela allait donner sur le futur proche, ou plus lointain.

Déjà, les nains étaient moins circonspects, n’ayant virtuellement pas assisté à ma démonstration musclée. Ensuite, certains d'entre eux commençaient à faire le tri des bestioles, s’en adjugeant quelques-unes étrangères à leur troupeaux au passage. Qu’est-ce que ça avait altéré encore ? Je posais un question innocente au dénommé Raindhom, je me souvenais moi de tout ce qui avait précédé, mais pas lui par contre, ni les autres. Et il se remit à répéter presque mots pour mots ce qu’il nous avait déjà raconté … Bien fait pour elle, malheureusement pour moi par contre. Maggie ne se privait pas pour bailler, et pas qu’aux corneilles …

(Raindhom) : Ces bêtes sont celles du clan clan de Hishog’yan Pahapan , mais maintenant, ce sont les nôtres ! Nous ne sommes pas des esclaves de la Pierre Maudite ! Nous sommes les serviteurs libres des Dieux qui ont disparu il y a maintes générations d’Irguhaam, c’est ainsi que … / ZZZ / … Depuis ces huit-mille années, ce n’est que le troisième patriarche qui commande à ces imbéciles.

Raindhom s’arrête encore tout à coup, toujours et encore chargé d’une rancune tenace que je comprenais encore parfaitement. Pendant tout son laïus, ce rembobinage suite à l’altération, j’avais eu tout loisir pour penser à ce gars en rouge d’abord, que finalement je concluais par être moi-même, mais comment étais-je revenu dans le passé, et pourquoi ne m’en souvenais-je donc pas ?

A moins que l’un et l’autre soient imbriqués de telle façon qu’en répondant à la première question, je trouverai à coup sûr la solution à la seconde et au reste. Ce passé était directement lié à ce présent, et il y avait Maggie la rouquine rêveuse et libidineuse à mes côtés et ces petits gars devant moi sans oublier là-haut, dans une salle profonde, ce vieillard issu d’une lignée abjecte pervertie par une Pierre Noire amenée sans doute involontairement par moi d’un au-delà inconnu.

Ma décision, je l’avais prise pendant ce « Play back », pas besoin d’en savoir plus ma décision était prise, j’avais eu tout le temps pour mûrir tout cela.

A nouveau je me tournais vers la jeune fille, femme, vieillarde, sorcière ? Et je lui reposais la même question sachant très bien ce que je comptais faire quelque soit sa réponse.
« Tu en penses quoi toi ? …»

Complètement à côté de ses pompes la petite, on ne peut me tromper comme ça.
Elle me tire vers l’arrière pour un entretien en privé et tout à coup me fait du rentre dedans à peine masqué. Ses cheveux embaument alors qu’elle se colle contre moi presque lascivement, sa tête arrivant tout juste au niveau de mon menton.

Qui m’a déjà fait le coup ? Bon dieu, que je me souvienne ! Une rouquine aussi ! Dangereuse comme un serpent ! Qui ? QUI ?!? Deux noms surgissent du fin fond : Poison Eavy ! Voodoo ! La fine fleur du mal de Gotham et la fille du bar coquin ! Et /PAF/ la voilà qui transforme ses habits en robe au décolleté plongeant style sport extrême ! Mais qu’est-ce qu’elle me fait là !

Poison Ivy disparaît comme une bulle de savon trop mûre et Voodo gagne le match avec au-dessus de sa tête le mot "Winner" qui clignote en rose fluo! Manque plus qu’elle se mette à danser en se tripotant les frangins et l’analogie sera totale ! On m’a déjà fait le coup petite, range ta marchandise et parlons sérieusement ! Voilà ce que j’ai envie de lui cracher au visage tant sa posture cherchant la concupiscente m’était intolérable venant d’elle ! Mais je m’en gardais bien, faut ménager les gens qui sont capables de malaxer le temps et l’environnement comme d’autre façonnent l’argile, même si on est un soit disant dieu …

Un peu rudement, je l’écarte un chouia de moi et je me retrouve un instant les yeux noyés dans son décolleté abyssal … Je ne prête même pas attention aux commentaires des nains sur ce changement de garde-robe soudain …

« Tu penses à quoi toi ? …» Je sais, je me répète, enfin presque, mais le ton est totalement différent, chargé d’un soupçon de reproche peut-être, quoique, peut-être aussi de déception qu’on ne soit pas seuls pour profiter de cette aubaine offerte si généreusement, (j’insiste beaucoup sur généreusement !).

« Tu dois aller à un bal dans la minute ? A moins que ce soit tes manipulations qui t’attaquent le cerveau ? Si tu veux aller danser, que ce soit sur piste ou dans la chambre à coucher, ça sera après avoir réglé cette affaire, après que j’ai réglé mon affaire je dois dire plutôt … En attendant …» Et j’enlace sa taille avec force, me penche juste ce qu’il faut et l’embrasse à pleine bouche.

Ca ne dure pas longtemps, c’est frais, humide et chaud à la fois, sa petite langue et comme une sucrerie dont on ne se lasse pas. Mais je romps le contact aussitôt que je sens nos corps commencer à se perdre et je fais un pas en arrière. Si je veux goûter plus longuement à ce fruit, il me faut d’abord régler mes comptes et percer les mystères qui se cachent dans cette Pierre.

Deux grandes enjambées vers le parapet, une petite flexion des genoux et hop, me voilà à nouveau deux étages plus haut, devant la porte en ruines du couloir qui mène à la tanière du vieux croûton, les défenses balayées comme des voiles de barbe à papa (désolé, mais je suis encore sur le goût de confiserie de Maggie), et je m’y introduis d’un pas décidé.

Rien ne vient s’interposer contre mon avancé, c’est tant mieux pour ce rien, et enfin j’arrive dans la grande salle où m’attendent déjà tous les membres du clan, les femmes et les jeunes tout autour du jeu de l’Oie dont le centre est le monolithe d’onyx sur lequel est appuyé le gourou familial, un sourire béat sur le visage et les yeux dans le vide. Je m’arrête exactement au bord de la spirale dont toutes les cases sont vide et grises maintenant.

« Tu sais pourquoi je suis là ? …» J’apostrophe le vieux.

Le Père Ioda : « Je sais ce que tu vas tenter de faire, de refaire, mais tu vas échouer, encore …» Qu’il me répond avec toujours cet air absent mais ironique.

Si vous êtes un tant soit peu attentif, vous seriez comme moi troublé par cette répartie, mais si vous commencez à me connaître, vous vous doutez que c’est pas une menace à peine voilée qui va me dissuader de continuer, c’est plutôt le contraire …

« Qui ne tente rien n’a rien …» Je lui lance en levant le pied et en crispant le poing. Un pas, un seul pas, et j’entre dans le couloir de la spirale qui mène jusqu’au bloc noir.

Et tout bascule, la réalité s’effondre, ma cervelle s’effrite en s’emplissant alors que sur le sol, chaque case visualise une partie de mon passé oublié entre le moment où je passais de monde en monde avec Scott et celui où j’étais expulsé dans celui-ci, broyé et brûlé, mais cette vérité là, je ne la voyais pas encore, trop loin, hors d’atteinte. Tout me revient en masse, Bekka, Darkseid, les deux Isayas, les green-lanterns, Oa, les combats, ma sœur, demi-sœur pour être exact, nos voyages, le dernier acte entre nous quatre et cette chose animée par la Source, par une des Sources, ma transition devant le Mur, mon passage au travers, la douleur, la surprise, la rage et la haine … Le pourquoi, le comment, le quand, le passé, le futur et le présent. C’est comme un tsunami qui me frappe à l’intérieur et me fait tomber à genoux en hurlant sous le sourire amusé de ce vieux barbu et de sa Pierre Noire …

Je suis de la marmelade sous ses attaques et encore une fois il me plie, me rejette, me balaye, me foudroie, m’épouille atome par atome comme il l’a fait de mes compatriotes, de ceux de mon espèce, sous les ordres de Mister Miracle ….

QUOI !?! SUR LES ORDRES DE QUI !?!

Tout est soudain figé … Et une lueur violette naît au fond de mon cœur. J’ai échoué une fois, mais ce n’était pas cette rage qui m’habitait alors !

Une petite voix m’appela de l’extérieur, ou de l’intérieur ? Va savoir ? Qui ? Ah oui, Maggie …
Je serre les dents et mes yeux voient la dalle sous moi et ce qui s’y trouve affiché. Moi-même face à trois être animés par la Source comme celui vers lequel mon cher cousin, ce meurtrier, nous a amené mes pères et moi. Inlassablement, je me vois me jeter sur eux et eux me repousser, me cogner contre un des blocs noirs qui se dressent en ce lieu sans temps ni existence tangible, fracasser sa base et l’emporter avec moi dans un gouffre qui s’est ouvert dans mon dos … Et tout recommence …

Mais un voile incarnat presque opaque s’interpose en cette vision et moi. L’Astro-force monte et m’envahit, moi, maintenant sans doute le seul détenteur et potentiellement utilisateur de sa source intarissable … Et ma rage exponentielle …

«MAGGIE ! NE M’APPROCHE PAS, FUIS ! JE NE VEUX PAS TE BLESSER ! …»



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MessagePosté le: Mar 10 Oct 2017 - 18:32
Il s’est passé quoi là? Je change de vêtements parce que les circonstances le demandent, je lui donne un peu d’affection et de réconfort car il semble pensif et chamboulé et il m’embrasse? Eh ben. Peut-être que c’est comme ça que ça fonctionne chez les gens du peuple d’Orion. Qu’en sais-je. J’espère que Raven ne sera pas fâchée après moi. J’en doute, en fait. Je veux dire, ce n’est pas comme si j’avais été plus loin que ma nature affectueuse coutumière. Je réfléchis… Non. Non pas du tout. Donc tout va bien. Peut-être que c’est juste l’émotion, aussi, il en a beaucoup à absorber on dirait, le pauvre. Qu’importe, ce n’est pas super, super grave. L’essentiel était qu’on a un plan. Correction. IL a un plan. Moi je me contente de suivre car je ne sais pas où on va ou précisément pourquoi. Ce n’est pas grave, je suppose. Eh non, pensez-y bien.

J’ai une belle robe et une tête sympathique et je sens que l’aventure touche à sa fin. Bah quoi? Ça vous dérange? Nous repartons en sens inverse, lui avec un peu d’avance sur moi et nous revenons chez ces affreux nains qui semblent se payer notre tête depuis le début. Sauf que cette fois, il semblerait qu’Anthony ait décidé que la récréation était terminée et qu’il prenait le commandement. Je ne sais pas ce qu’il fait ou à quoi ça va servir mais je me fais apparaitre un siège et du maïs soufflé et j’attends sagement qu’il finisse. Ne sachant pas trop quoi faire d’autre, j’y ai été avec ce qui me semblait logique. Attendre. Ne pas s’en mêler. Vous imaginez bien les conséquences désastreuses qui pourraient se produire! Pardon? Ah non mais modifier la réalité c’est une toute autre histoire. Ce n’est pas du tout la même chose, clairement pas. Vous comparez des pommes avec des poires.

Je me demande quand même à quoi ça rime toute cette histoire. Sans doute parce que je ne portais pas attention mais à mes yeux c’est une guerre de nains, pas une guerre de dieux. Après, je ne sais pas. Peut-être que je devrais me sentir concernée. Sauf que c’est ça le truc. Je n’ai jamais été du genre à vraiment vouloir m’investir dans les affaires des autres. Je commence à être plus… Proactive… Sous les encouragements et les conseils avisés de Raven mais de façon plus naturelle, qu’est-ce que j’en ai à faire moi qu’un type que je viens à peine de rencontrer soit une sorte de réincarnation d’une entité venue d’ailleurs pour… Je ne sais quelle raison? On dirait que l’univers tout entier a décidé que la Terre serait une sorte de nexus pour toutes les emmerdes spatiales, temporelles, dimensionnelles et autre. C’est hallucinant. D’ailleurs je… Oh oh. Il se passe quoi là?

J’essaie d’interpeller Anthony avec plus ou moins de succès avant qu’il ne me hurle de me mettre à l’abri. Ah bah on ne va pas me le dire deux fois hein! Hop, portail dimensionnel, hop, dans ma bulle dimensionnelle, hors de danger et quand il faudra en sortir, il me le dira, c’est un grand garçon. Après bon, s’il veut faire un carnage, ça le regarde hein, moi, je n’ai rien à voir dans cette histoire. Je confesse que s’il mettait une solide correction à ces affreux nabots, je ne serais pas contre mais alors là pas du tout. Ils m’énervent. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, c’est une réaction instinctive! Ils cachent des trucs pas nets. Je ne sais pas quoi précisément mais je le sais, c’est tout. Et là… Je dois attendre. Attendre qu’Anthony ou Orion ou Anthorion règle ses trucs avec eux. En espérant que ça ne prenne pas trop de temps. Attendre quand on fait une farce, c’est ok. Attendre pour attendre…


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MessagePosté le: Ven 13 Oct 2017 - 15:29

Le temps, cette quatrième dimension admise par la science humaine, une parmi tant d’autres pour ceux qui s’y connaissent un peu plus, le temps n’est rien pour celui qui surfe dans l’univers depuis son plus jeune âge. L’Univers n’en est qu’une parcelle perceptible, les Univers n’en sont que des bulles aux limites infinies mais définies sommes toutes, comme cette enclave dans laquelle s’est réfugiée Maggie avec cette facilité déconcertante pour beaucoup qu’ont ceux de son peuple, enfin de sa dimension d’origine à plier les réalités à leurs désirs ou leurs volontés.

Ce temps qui selon ce que l’on accompli s’abrège ou s’allonge dans nos conscience. Communément considéré à torts comme linéaire et irréversible par les humains, bien que certains en ont une perception plus précise pour une raison ou une autre, ce temps donc se contracte en s’allongeant dans sa course inflexible tout autour de moi. Comme tous les Néo-dieux, feus ceux-ci d’après ce que je viens de découvrir, le temps n’est qu’un état parmi d’autres, une donnée malléable, furtive, extensible et compressible.

Pour un observateur extérieur, il y a eu une brève période de flou, une sorte d’anomalie dans l’air entre le moment où j’ai crié à Maggie de se mettre à l’abri et celui où tout à coup la pièce se retrouve transformée en charnier et en monde poussiéreux. Mais pour moi, il s’est passé bien plus pendant ce qui ne pourrait sembler qu’une fraction de secondes pour ce spectateur passif.

J’ai fini ce que j’avais commencé il y a des lustres et moins d’un mois, il y a plusieurs millénaires et quelques poignées de jours, peut-être encore actuellement dans une autre réalité régie par ces monstruosités qui se sont engendrées à partir de la première Source, à moins qu’elles n’aient toujours été là, à plusieurs, dissimulées …

Je me suis relevé, brisant d’un poing furieux la dalle sous moi, provoquant la réaction de cet obélisque obscur. Les nains qui lui étaient assujettis se transformèrent en goules aux dents acérées et aux mains armées de griffes effilées, avides de me mordre, de me déchirer, de me démembrer, de m’occire, alors que de cette masse minérale ou semblant l’être émanaient des flux agressif, pernicieux et mortels, tant pour l’Esprit, l’Âme ou le corps.

Je ne sais si c’est la nature ou une entité primordiale, peut-être celle qui construisit la première Source, cela restera sans doute un mystère, à moins qu’une manipulation réalisée par un lointain et omnipotent ancêtre, mais les Néo-Dieux, successeurs justement d’autres lignées fantastiques et uniques dans toutes les créations, ne sont pas aussi fragiles et manipulables que la plupart des espèces, surtout s’ils sont conscients de ce qu’on leur inflige.

Les Néo-dieux sont uniques par leurs possibilités et le simple fait de n’avoir aucun autre double dans l’une des réalités ou dimensions finies ou infinies alors que toutes autres choses vivantes ou non en possèdent. Ils sont citoyens et natifs de tous et d’aucun et peuvent voyager sans péril ou si peu d’une dimension à l’autre, d’un univers à l’autre, d’une réalité à l’autre, sans perdre leur cohésion ni leur force, comme l’anguille passe de l’eau salée à l’eau douce ou à la terre, comme une créature amphibie universelle qu’aucun élément ne peux dévorer ni blesser profondément.

Ils se jettent sur moi, cherchant à me renverser, je les arrache de mes bras et de mes jambes, disloquant leurs corps difformes sans aucun remords. Ils essayent de me blesser, de s’interposer entre moi et ma cible minérale, mais à chaque pas ils tombent par grappes alors que sous mes pieds les dalles s’illuminent fugitivement de faits et de vérités passées avant de s’éteindre éternellement sous la surcharge de l’Astro-force qui émane de mon corps entier maintenant. Rangées après rangées, l’escargot s’assombrit et je me rapproche du vieux nain, appuyé sur son bâton, son sourire sardonique figé en une grimace crispée maintenant.

Il ne bouge finalement pas quand je le saisis par la mâchoire et que je lui éclate la tête d’une pression des doigts, mettant un point final à l’existence de ce clan qui vénérait la Pierre avant d’en devenir l’esclave puis l’extension biologique.

Le reste se passe de commentaire, l’Astro- Force et mes capacités physiques amplifiées par une rage qui me valut en son temps le surnom de « Chien de Guerre » réduisirent en cendres le monolithe, lui interdisant une future régénération et vampirisant au passage via mon « A5 » les connaissances emmagasinées dans ses structures. Ce n’était qu’une infime partie des mémoires d’une des sources, possédant des données fragmentaires sur bien des événements passés ou bien d’autres choses de plus ou moins d’importance.

Mon harnais faillit griller en s’en imbibant, mais finalement, soutenu lui aussi par la force dont je suis le dernier dépositaire connu, il résista. S’il avait eu bouche et estomac, sans doute aurait-il roté à la fin.

Toujours est-il que quand le temps reprend pour moi son cour normal et alors que je m’époussette les avant-bras en me retournant vers Maggie, il ne reste rien d’autre de debout dans le périmètre, juste une pellicule de marmelade grisâtre qui couvre le sol.

« Voilà une chose de faite, tu n’avais pas un trésor à trouver toi ? …»

J’essaye d’être plus calme que je ne suis sans succès. Ma mémoire m’a été rendue, du moins dans les grandes lignes , je me souviens de tout très clairement jusqu’au moment où mes yeux passent le Mur de la Source, après, et bien après, une sorte de blocage m’interdit d’y voir plus avant, sauf de rare moments très bref alors que je jaillissais hors des vortex sur la Terre et ailleurs.

Par contre, je ne me souvenais absolument pas d’avoir traversé le volcan, ni ce qui s’était passé ensuite jusqu’à mon réveil à l’hôpital.
Quant à la trahison de Scott, j’en avais pleinement conscience et l’image de ses conséquences comme si j’avais été spectateur de cette tragédie génocidaire moi-même au lieu d’être en train de me battre contre les golems de la Source, des Sources plutôt.

Cette omniconscience de celui qui du haut de la montagne voit tout ce qui se passe sous lui ne m’amenait aucune félicité promise par les gourous, juste un peu plus de combustible à mon courroux.

L’Astro-Force débordait de mon corps par tous les pores de mon être, et, une sorte de nuage diffus entourait ma tête dépourvue de casque. J’avais maintenant le souvenir de sa chute, cassé en deux, lors de ma seconde mise à la porte du saint des saints de la Source.

« On peut le chercher si tu veux, mais après, je vais devoir te quitter, j’ai une dette à faire valoir, une dette de famille …»

Je souris, mais le cœur n’y est pas. La folie meurtrière habite encore mon regard et ma voix.
Scott allait payer et tous ceux qui allaient se mettre entre lui et moi, quitte à ce que je sois le dernier encore vivant.



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MessagePosté le: Ven 13 Oct 2017 - 16:35
Je ne me bats pas et je ne tue pas. Cela ne veut pas dire pour autant que si je regarde la mort et la désolation, je suis soudainement sans défense. Pendant… Il y a des chances. Après… Non pas du tout. Quand le danger est passé, qu’y a-t-il à craindre? Rien, voilà la réponse. Absolument rien. Si quelqu’un a peur de l’orage, après la tempête, il n’y a plus d’orage donc de quoi pourrait-il avoir peur? Du souvenir de ce dernier? Et si oui, pourquoi? Je n’ai pas assisté à ce massacre, je ne l’ai pas vu. Depuis la sécurité de ma bulle dimensionnelle, j’étais plutôt en train de m’adonner à un de mes nombreux passe-temps : un peu de jardinage. Et par jardinage, j’entends remplacer une forêt entière, élément végétal par élément végétal pour faire quelque chose de plus joli pour mon petit paradis plus ou moins artificiel. Bah quoi? Il faut bien passer le temps!

Donc une fois de retour dans « le monde normal », je vois bien qu’il s’est passé quelque chose de terrible mais bizarrement, je n’arrive pas à avoir l’air choquée ou inquiète. Depuis le début que j’ai un mauvais pressentiment avec ces vilains nabots et depuis le début je me dis que quelque chose cloche ici. Post massacre, par contre, cette impression, ce sentiment, a presque disparu. Je suis donc partiellement rassurée. Qui sait ce que ces lieux peuvent encore nous réserver comme mauvaise surprise? Chose certaine par contre, si Orion semble envisager une finalité aux choses, moi pas. Déjà, le trésor, il n’existe pas, le nabot en chef l’a dit et même s’il existait, vous pensez vraiment que je voudrais perdre mon temps à le chercher davantage? La réponse est non. Je veux quitter cet endroit, pas m’y attarder. N’importe qui avec un minimum d’instinct de survie le voudrait.

Ensuite, nous n’avons pas vraiment eu la chance de faire connaissance, Anthony et moi et je vois bien que tout ceci semble l’avoir chamboulé. Je suis peut-être fofolle (ou folle) et espiègle par nature, ça ne veut pas dire que je suis idiote. Je vois bien qu’il se force à être souriant et que ça ne va pas. Qui plus est, on est passé de « diplomatie et premier contact » à « guerre thermonucléaire globale ». Il ne va pas bien. Je ne suis pas une super héroïne, c’est vrai mais j’ai remarqué qu’il n’était pas hostile à un peu d’affection. Et avant de penser n’importe comment, je suis en couple avec Raven. Il n’aura donc pas « ce genre d’affection ». Cela dit, il est évident que le pauvre est ou semble seul au monde. Et ça… Ce n’est pas cool du tout. Après bon, je ne prétends pas être la meilleure personne pour l’aider mais à moins d’aller voir les autres nains, je suis la seule personne présente.

Alors du coup, je fais ce que j’ai fait et refais. Je m’approche de lui, je lui donne un énorme câlin et hop, nous ne sommes plus du tout là où nous étions. Nous sommes dans ma bulle dimensionnelle. Cette fois, elle a des allures de conte de fée, un beau château fort médiéval qui, défensivement, ne serait pas forcément des plus utiles. C’est l’esthétisme de l’ensemble qu’il faut admirer. Le ciel est bleu, le soleil brille, tout est calme et tranquille… Viens avec moi Anthony. Essayons, avant que tu n’ailles faire ce que tu as à faire, de te donner un moment de répit. Du respect. De la dignité. De quoi apaiser ton esprit. Je sais, je suis trop sentimentale, je n’aime pas voir souffrir les gens. C’est pour ça que je fais des farces. Pour faire rire. Pour changer les idées. Je le regarde avec un grand sourire et le torse bombé, fier. Tout ça, c’est ma création à moi!


« Tu ne vas pas partir tout de suite, j’espère. Oublie le trésor, les nains et le reste. Enfin. Je parle de notre mésaventure, pas de ce que tu veux faire après. Je veux apprendre à te connaitre un peu parce que franchement, je ne me suis pas embarqué dans cette histoire pour qu’après ça ça finisse sur chacun repart de son côté et on ne se revoit plus jamais. Oh allez s’il te plait, juste une petite heure! Dis oui, dis oui, dis oui… »


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MessagePosté le: Hier à 10:42

J’étais comme un tigre dans la fureur du sang que je venais de faire couler, et dans la promesse de ceux que je prévoyais d’étriper. J’avais eu encore assez de contrôle pour me tourner vers Maggie et lui proposer mon aide dans sa propre quête, mais mon esprit était entièrement tourner vers le meurtre, vers le combat, vers l’annihilation totale de celui qui avait été la cause de la disparition d’une race entière, de ma race autant que la sienne, et cela sans avoir ne serait-ce parlé de cette éventualité avec moi.

Lorsqu’elle s’approche et me ceinture comme elle l’a déjà fait plusieurs fois, je suis un bloc de marbre, ou de lave enchâssé dans une gangue de glace plutôt. Je n’ai qu’une envie, détruire, détruire et encore détruire, rage aveugle dans la colère. Je sens ses bras autour de moi, sa tête contre mon sternum, mais ce contact ébranle totalement mes fondements, écartèle ma personnalité dans des extrêmes aussi éloigné que la Terre d’OA.

Juste avant qu’elle ne me prenne en otage, j’avais lancé une recherche planétaire de mon ennemi, mais le verdict tomba entre ses bras, il n’était pas là … Mais alors où ?!? Déjà je cherchais comment le savoir et tout naturellement, j’en arrivais à la conclusion que ses alliés d’ici sauraient peut-être et me le diraient, volontairement ou pas, au pire, j’irais sur Oa directement à la source et comme tout « Chien de Guerre » qui se respecte, je suivrai la piste …

Mais mes plans sont contrariés par une petite donzelle qui me serre, ou plutôt se serre contre moi et me refait le coup du transfert ailleurs. C’est très rapide comme interface, pourtant je suis immédiatement sur le pied de guerre du fait de l’exacerbation de mes fonctions belliqueuses. Si elle ne m’avait tenu à cet instant-là, j’aurais immédiatement ouvert un Boom-Tube et aurais transité ailleurs.
Mais voilà, elle me tenait, et ne me lâcha que pour pérorer devant moi, contente de son œuvre. Car je n’avais aucun doute, tout cela était totalement sa création, aussi virtuelle que réelle de part ce pouvoir qu’ont ceux de son peuple, un sacré pouvoir, un pouvoir dangereux surtout.

C’était beau sans doute, mais j’étais à des années lumières de pouvoir jouir de ce spectacle.
Cependant, sa voix et sans doute sa capacité à manipuler l’environnement aidant, elle insinua en moi quelques uns de ses tours qui me calmèrent un peu. Je me laissais faire tout en étant conscient du subterfuge, cela allégeait un instant mon cœur, assez pour entendre et comprendre ce qu’elle me disait plus avec ma cervelle qu’avec mes émotions qui elles étaient toujours aussi noire ou sanglantes qu’un instant plus tôt.

« Il faut que j’y aille …» C’est ma première parole depuis que nous sommes arrivés ici alors que je m’éloigne d’elle d’un pas, une partie de moi ne voulant pas risquer que l’autre ne réagisse inconsidérément et physiquement contre la petite.

« Faire connaissance, à quoi bon … Alors que ma propre famille n’est que traîtrise finalement … Toute ma famille …» Je continue en fixant mon regard sur la bâtisse médiévale tout en mettant mes mains dans mon dos, les serrant l’une dans l’autre comme pour me menotter moi-même et éviter tout débordement.

Ses « Dis oui ! » me remplissaient l’esprit avec sa voix fluette de petite fille enthousiaste. Dire « Oui » quand on voudrait crier, hurler, déchirer, meurtrir, anéantir, dire « Oui » à quelques instants de simplicité, d’échanges amicaux, de plaisir, est un supplice hors de l’entendement quand on a une nature comme la mienne dans un état comme celui où je me trouve et dans la tête le foisonnement innommable de ces informations qui m’ont submergé comme un océan de boue.

« Non …» C’est ma colère qui parle et son silence qui s’en suit, mais je ne bouge pas, juste un muscle qui tressaille sur ma joue qui couvre ma mâchoire contractée. « Dis oui ! »

« Faut voir …» Difficile de faire baisser la température de l’eau à la limite de la vaporisation. L’énergie qui m’envahit cesse de s’exalter sans pour autant se dissiper, un peu comme la lave dont la croûte se solidifie et stoppe sa course alors que derrière cette frêle barrière rassurante s’écoule et pulse le magma liquide jusqu’à ce qu’une simple brèche lui rende sa liberté.
« Dis oui ! »
« Si tu veux …» Mes épaules tombent un peu et je me retourne à demi vers elle, croisant les bras sur mon torse, un sourire mi-figue, mi-raisin sur les lèvres. « C’est joli, un peu, désuet ?, mais c’est joli … Tu veux qu’on parle de quoi ?»

De quoi peut-on parler en ayant une telle morgue dans le cœur ? Quel sujet aborder sans aviver un souvenir et mettre le feu aux poudres dans une cave d’armurerie dont les tonneaux d’explosifs sont ouverts et arrosés d’huiles avec une fuite de gaz dans la tuyauterie ? Même ce magnifique panorama me mettait l’esprit en ébullition, il me rappelait New-génésis par certains aspects et donc sa destruction avec tous ceux qui s’y trouvaient, avec tout ce qui y vivait et y prospérait, tout ce pour quoi j’avais donné ma vie depuis si longtemps pour le protéger de sa sœur maléfique, de mon monde natal et de mon père biologique.

D’autres informations revenaient discrètement à ce propos, me donnant enfin la solution de l’énigme de ces restes qui gisaient un peu partout sur mon ancien monde. Que ce mot était douloureux, « ancien »…

« Mon monde … Humm … Mon monde était presque comme le tien … J’y avais un endroit à moi où je pouvais calmer ma colère lorsque j’étais enfant, et même après …» « C’est là que … Humm … j’ai rencontré ma … femme … la première fois…» J’oscille entre la rage et le calme, entre le calme et le désespoir qui revient vers une haine envers le responsable, le seul encore vivant avec moi … Miracle !

Mon « A5 » a isolé ma boite-mère responsable de la modification d’apparence à ma demande et mes traits restent ceux du fils de Darkseid, du fils d’Apokolips. Une autre boite s’est matérialisée dans ma ceinture et a été désactivée elle aussi, l’empêchant de modifier artificiellement mon humeur. Je suis sans autres chaînes que moi-même et que l’humanité que m’ont données ces années passées dans l’anonymat sur Terre à vivre parmi les humains.

Mais ce vernis s’écaille, s’effrite et fond à la surface de cet océan furieux qui gronde en moi. Je dois faire des efforts pour me calmer assez et donner à Maggie ce qu’elle me demande, un peu de convivialité, une forme d’attention et d’amitié. L’amitié ?
Un mot creux maintenant pour moi, comme tous ceux qui expriment des sentiments positifs envers les autres.

Maggie est en fait le dernier bastion providentiel qui me retient de me précipiter sur Terre et tout ravager dans ma colère divine.
Aujourd’hui plus que tout autre par le passé, je suis bien le fils du maître défunt d’Apokolips, et le peu de bien qui reste en moi s’accroche à cette jeune femme comme à une bouée illusoire avant le déferlement inévitable.
Je soupire et tente de reprendre sur moi, d’endiguer mes pensées meurtrières.

Je doute que tout ton peuple puisse réparer le mal qui a été fait malgré leurs pouvoirs … Que veux tu de moi, petite, Qu’attends tu de moi ? Je n'ai plus rien de bon à donner ... On m'a tout pris ... » «Il ne reste rien ...»



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MessagePosté le: Hier à 14:29
« Ce n’est pas vrai. Tu as encore quelque chose à offrir. On se connait à peine et tu m’as déjà donné beaucoup. Comme… Un grand frère. J’ai grandi seule. Mon père est complètement fou et n’a jamais été vraiment présent pour sa famille et ma mère ferait passer le vide spatial pour un volcan, côté température. Sans frères ni sœurs, j’ai souffert de la solitude pendant des années. Et des amis… »

Le but ce n’est pas de faire pitié. C’est de lui faire réaliser que, en un sens, qu’il s’en rende compte ou non, il a su donner. Son tempérament protecteur, par exemple, n’était pas simplement l’acte mécanique d’un garde du corps. Il n’était pas non plus uniquement dû à mes déguisements successifs aux plastiques parfaites. Que ce soit conscient ou non, il a quand même cherché à m’écarter du danger. Il a enduré mon humeur parfois instable parfois avec colère mais c’est comme ça un grand frère. Ça remet les pendules à l’heure. Peut-être que je me fais des idées. Peut-être que c’est juste une grosse coïncidence ou moi qui vois ce que je veux voir. Je n’ai jamais prétendu être parfaite, de toute façon. Je sais que je peux être naïve, je connais mes propres faiblesses. Est-ce que ça m’empêche d’espérer? Non. Ce serait bien le comble d’ailleurs.

Pour marquer mon point, je passe par les apparences que j’ai emprunté lors de cette aventure, tenues incluses avant de redevenir moi. Adieu la rousse sulfureuse et sexy, adieu le physique de Lara Croft qui a donné des saignements de nez à au moins deux générations de geek, bonjour Maggie, la brunette parfaitement quelconque, si ordinaire que personne ne penserait deux fois à regarder dans sa direction. Une apparence faite pour se fondre dans la masse, pour être si ordinaire que j’aurais autant pu être invisible pour des résultats identiques. Mais c’est « moi ». C’est l’apparence que j’adopte le plus souvent. Donc on va dire que c’est ma forme de base. C’est plus complexe que ça mais bon. Qui s’en soucie des explications? Ce n’est pas ce qui importe le plus. Ce qui importe c’est de prouver un point, d’amener un argument sur la table qui soit pertinent.


« Peut-être que certaines de mes apparences d’emprunt ont suscité des désirs différents chez toi. C’est fort possible. Sauf que tu as toujours gardé en tête que ce n’était que des déguisements sans perdre de vue que derrière, il y a la jeune femme que tu as protégé du début à la fin de cette aventure. Et ça, que ce soit Anthony ou Orion. Je ne prétends pas que c’est une consolation. Juste que tu as encore à donner. »

À nouveau, je me blottis contre lui. D’une part, pour lui donner de l’affection. Des pensées positives, des ondes positives. Si ça a fonctionné avec la fille d’un démon, permettant de contrer un flot de pensées négatives qui aurait pu lui faire salement péter les plombs et potentiellement ravager la Terre… Je suppose que ça peut aussi fonctionner sur Anthony. Malgré de puissants pouvoirs, je reste quelqu’un de relativement simple. Je n’ai pas d’agenda de conquête du monde ou la volonté de sauver des centaines de vies. Je veux juste… M’amuser, profiter de chaque jour sans me casser la tête, sans me rendre malheureuse à m’imposer des choses que je ne veux pas faire sous prétexte que de grands pouvoirs exigent de grandes responsabilités. Certainement pas. Je veux vivre ma vie avec ma famille, ma petite amie et les autres farceurs!

« Enfin, regarde toi. Tu étais prêt à tout détruire sur ton passage et pour me faire plaisir, tu restes ici avec moi. Tu t’es calmé pour m’être d’agréable compagnie. Ce n’est pas donner, ça? De ton temps, de ta présence, de… De… Tu comprends le principe! Et oui, j’aime donner des câlins mais pas à n’importe qui et jamais sans une bonne raison. Et j’ai dans l’idée qu’il va t’en falloir une bonne dose, ordre du docteur Maggie! »


"Tu as dit: quand les cochons voleront. Ils volent maintenant. Alors paie."

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La jouvence aux deux visages (Maggie)

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