[Rheelasia] S'épanouir dans l'adversité (PV Slade Wilson et Daniel Crow) (Terminé)

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MessagePosté le: Mar 22 Aoû - 22:18
Manifestement, le Network avait échoué. Lamentablement. Plutôt que de se dresser contre le gouvernement Waller, la personne en charge avait préféré simplement courber l’échine et ne pas s’impliquer. Une erreur. Cette faction aurait dû se dresser contre l’usurpatrice. C’était pour cette raison que Tsaritsa avait décidé de quitter cette organisation qui s’était avérée décevante. TRÈS décevante. Ceci dit, elle était restée en contact avec Slade Wilson, cet Humain hors de l’ordinaire qui avait su se mériter une part de son respect. Chose relevant de l’exploit, ce n’était rien de le dire. Elle avait toujours des plans sur Terre. Des objectifs à accomplir. Les événements récents n’avaient que davantage mis en évidence le besoin presque capital d’intégrer plus d’Humains dans ses opérations. Au minimum, des gens familiers avec ce monde.

Pour ce faire, il faudrait inévitablement passer par un certain nombre de proxys. Moins vous vous exposez, moins vous avez de chances d’être repéré par vos ennemis. Qui plus est, si en plus vous faites quelque chose dont personne ne vous croirait capable, vous augmentez encore plus vos chances de garder dans le noir ceux qui pourraient activement vous traquer. Et pour réussir à vraiment disparaitre, vous devez avoir une base de pouvoir suffisamment forte pour réussir à garder profil bas. Considérant ses nombreux alias dont un possédant un empire médiatique, l’étape suivante logique était bien sûr de mettre la main sur un pays. L’exemple Waller étant à proscrire, il faudrait choisir un endroit plus petit, déjà en proie au chaos et s’assurer que ce soit dans les médias occidentaux une vulgaire note de bas de page entre les nouvelles sportives et les nouveaux scandales de stars et autres personnages en vogue. Ah, les goûts creux et vide des masses…

Le quatrième plus important pays d’Asie ferait amplement l’affaire. Rheelasia avait fait parler d’elle à cause de fortes tensions puis d’une période de stabilité aux circonstances mystérieuses et ensuite la situation était passée de « chaos contrôlé » à « guerre civile imminente ». Tout ce qu’il avait fallu pour préparer le terrain pour un nouveau « grand libérateur » fut l’assassinat d’un certain nombre de personnages influents au niveau local et les conflits avaient repris de plus belle. La presse internationale en avait à peine fait mention. En pleine « crise Waller », tous les regards étaient braqués sur les États-Unis et même les pays orientaux, habitués aux « excentricités » de l’endroit, ne daignèrent y prêter grande attention. Une grave erreur de leur part car si quelqu’un avait vraiment porté attention, il se serait demandé pourquoi maintenant et qui était derrière tout ceci.

Car Tsaritsa, en tant que marionnettiste, avait de nouveau fait appel à Deathstroke pour accomplir une mission extrêmement payante, comme d’habitude. C’était le super assassin qui avait causé toutes ces morts, chacune d’une façon précise pour impliquer l’une ou l’autre des factions locales ayant une part de pouvoir importante entre les mains. Déclencher une guerre civile particulièrement sanglante avait été plus facile qu’on pourrait le croire et ce n’est que quand « la Grande Libératrice » était arrivée à la tête d’une force d’élite pour reprendre le contrôle que certains pays eurent un sursaut et se demandèrent s’il était plus prudent de laisser un de leurs homologues se prononcer le premier sur la nouvelle situation politique des lieux. Le Canada fut le premier à réagir, adoptant la même politique que lors de son déploiement au Moyen Orient.

De la formation. Pas de soldats, pas de frappes, juste des gens envoyés pour instruire les forces locales, entre autres choses, dans la lutte contre le terrorisme. Tsaritsa n’avait pas exactement planifié la chose mais… Il y avait sûrement des éléments utiles dans le petit contingent de personnages d’élite envoyés pour assister Rheelasia dans sa stabilisation du pouvoir. À l’époque du terrorisme international et quand des ressources importantes ou intéressantes sont en jeu, il ne faut pas hésiter. N’eut été de sa situation particulière, les États-Unis auraient sans aucun doute été les premiers à intervenir mais… Le Colonel Marina Maru avait installé trop rapidement son emprise sur le pays réunifié et non sans amusement, Slade Wilson, mercenaire extraordinaire, s’était vu donné un statut spécial par la nouvelle dirigeante, le rendant intouchable par ces consultants venus de l’étranger.

Évidemment, ce n’était pas le Colonel Maru qui avait personnellement donné l’ordre. Tsaritsa, sous les traits de cette femme, l’avait fait. L’Humaine ne se rendrait guère compte de la supercherie. Dans son esprit, elle avait effectivement donné cet ordre. Voilà ce qui arrive quand on peut vous influencer par les rêves. Tout ce qui touche à l’imaginaire pouvant être corrompu par Tsaritsa, son pantin serait une belle cible pour les caméras pendant que dans l’ombre, un tout autre type de jeu était en train d’avoir lieu. Plus encore, de façon presque inespérée, un attentat terroriste avait éliminé 90% de l’équipe envoyée par le Canada et suite à cela, le monde préféra retourner à son indifférence typique plutôt que de risquer les déboires d’Irak et d’Afghanistan à nouveau. Il restait bien sûr à rencontrer le survivant de l’attaque et de voir s’il serait… Malléable.



Katryn McDougal, le plus récent personnage incarné par Tsaritsa.

Pour ce faire donc, elle avait décidé d’utiliser son nouveau personnage : Katryn McDougal, Conseillère Principale de la Grande Libératrice. Dans son bureau, Deathstroke, évidemment, le seul à réellement connaitre l’étendue de toute la manigance dont était en train de se rendre coupable la Reine des Fables (cette mauvaise rencontre en Grèce avait VRAIMENT bousculé l’agenda de Tsaritsa) et techniquement pilier important du nouveau gouvernement. Consultant Spécial ou assimilable. Quel était donc le nom de ce Canadien qu’elle devait rencontrer, à qui elle devait offrir ses condoléances? Daniel Crow. Curieux nom mais qu’importe. Tant qu’elle pouvait voir si cet homme pourrait servir ses projets, il aurait pu s’appeler Elios Albireo qu’elle n’aurait pas davantage bronché. Et c’était elle qui avait insisté sur la présence de Slade Wilson.

On ne survit pas à un assassin dimensionnel sans en retirer un peu de paranoïa. Qui plus était, au vu de la réputation du mercenaire, il serait doublement intéressant d’observer les réactions d’un membre des forces de l’ordre en sa présence, sans pouvoir y toucher sans commettre un incident diplomatique. La pièce dans laquelle se trouvait Tsaritsa était parfaitement impersonnelle. Sans âme. Pas la plus petite décoration ou effet personnel. Après tout, de ce qu’on savait de l’entourage du Colonel Maru, ce n’était pas des gens très rigolos ou particulièrement tendres. Retenant un soupir agacé, elle ordonna qu’on fasse entrer dans son bureau ce Daniel Crow. Derrière le masque, Tsaritsa est curieuse. Comment disent les Humains déjà? À cheval donné on ne regarde pas la bride et les circonstances récentes viennent de lui donner quelque chose. Quoi? Mystère.


« Monsieur Crow, au nom de Rheelasia, de son gouvernement et en mon nom personnel, je vous offre mes condoléances pour la tragédie dont vous avez été victime ainsi que feu votre équipe. Avant votre retour au Canada, si vous le souhaitez, je tenais à vous présenter au Conseiller Spécial Slade Wilson, en charge de l’enquête. Soyez assuré que nous allons mettre tout en œuvre pour que justice soit rendue à vos défunts collègues. »


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MessagePosté le: Jeu 24 Aoû - 16:08
Nous venions à peine de revenir d'un déplacement sur le plateau du Doklam, à l'endroit précis où des tensions entre deux des plus grandes puissances de l'Extrême-Orient s'affrontait que nous devions une nouvelle fois retourner dans cette partie du monde. Au revoir ma terre natale, la neige et le froid hivernal, bonjour les bombes, le terrorisme, les morts, j'en passe et pas des meilleurs. Ce rôle que l'on m'avait confié n'était pas des plus plaisants. Bien heureusement, je n'étais pas seule dans cette affaire. Les "7 Mercenaires" tel que nous avions étés surnommés par l'état-major. Une équipe déléguée aux affaires quelque peu… Spéciales. Cette fois-ci, nous devions nous poser en Rheelasia. Un ancien pays qui, tel qu'un de ses homologues non loin, fut divisé en deux parties bien distinctes depuis bien des années. Pourtant, de ce que j'en appris durant le vol qui serait peut-être le dernier pour nous tous, une armée d'élite avait réussi l'exploit de renverser les gouvernements en place. Le premier, quoique particulièrement solidaire de son peuple, s'avérait n'être qu'une infâme parodie de démocratie. Tous les politiciens du pays ne désiraient qu'une chose, encore plus d'argent. Quand au second pays, du totalitarisme en bonne et du forme. Quoi de mieux qu'un militaire sociopathe au pouvoir dont la force principale consistait à descendre celles et ceux qui s'opposaient à son régime… Ca me faisait grandement penser à la politique actuelle en Amérique du Nord. Chose étrange, nous n'avions pas été déplacé là-bas, bien au contraire. Une interdiction formelle nous avait été communiqué, nous informant tous que quiconque aurait à faire avec le Gouvernement Américain actuellement en place serait immédiatement mit aux arrêts… Donc autant éviter cela n'est-ce pas ?

Assit à l'arrière de l'avion qui ne tarderait par à arriver à destination je regardais mes camarades. Crow s'était posé sur mon épaule, et, dodelinant de la tête, s'endormait à moitié – chose ironique s'il en est de la part d'un animal mystique –, à tel point que je devais parfois le réveiller pour lui éviter de tomber. Tour à tour j'observais mes camarades "Mercenaires". Nous étions au complet. Une experte en manipulation d'explosif, au caractère tant et si bien instable que je me demandais encore comment elle n'avait pas fait pour tuer tout le monde ; notre dernière recrue était là aussi, une jeune femme aux cheveux blond qui semblait vivre dans un monde bien à part ; mon camarade depuis des années se trouvait à ma droite, le visage calme, comme à son habitude, les cheveux gris tombant sur ses épaules, près à étudier le moindre mouvement inhabituel. Puis, de l'autre côté, observant à travers le hublot, je reconnus Zan… Cet homme parlait presque autant qu'un muet, se contentant de répondre aux questions. De ce que j'en avais apprit sur lui, ce fut par sa propre demande que l'état-major l'avait déplacé dans cette section… Quand aux deux autres… Que dire… Ils étaient déjà sur place. Tout comme moi, ils étaient "spéciaux". Des pouvoirs leur permettant de se déplacer à une vitesse hors du commun pour le premier, et de la téléportation pour l'autre. Outre nos noms, peu de choses filtraient. Nous ne savions même pas de quelle partie du Canada nous venions les uns les autres, bien heureusement, une sorte de fratrie s'était rapidement mise en place. La voix du pilote résonna alors dans les haut-parleurs de l'avion. Nous survolions Rheelasia. Il était temps de sauter… Aucune piste d'atterrissage convenable pour un tel engin, un parachute, une prière pour Frère le Soleil, et on saute.

A peine avions nous touché terre que des véhicules blindés vinrent à notre rencontre. Floqué du drapeau du nouvel état de Rheelasia, une étrange queue de scorpion noire et rouge, la nouvelle armée en place nous prit sous son aile, nous amenant dans un bunker sur protégé. Nous avions le rôle d'émissaires, de formateurs. Pas frappes, mais de l'apprentissage. Nous qui étions bien plus habitués aux champs de batailles qu'aux salles de classe, nous n'avions plus d'autres choix que de nous plier aux ordres. Ainsi, nous avions plusieurs jours devant nous pour nous préparer, étudier les lieux… Faire notre boulot d'observateurs et d'émissaires. C'est ainsi que plusieurs jours s'écoulèrent avant que nous ne commencions à former les nouveaux membres de ce Gouvernement nouvellement créé. Aucun d'entre nous n'avait eu la "chance" de rencontrer cette "Libératrice du peuple" telle que les habitants la surnommait. Toutefois, mon instinct me fit comprendre que cela ne tarderait pas. Les Anciens me répétaient souvent que le monde n'est en rien un hasard, mais que toutes choses se doivent d'être misent en place lorsque le Ciel et la Terre le décident.

Quel ne fut pas mon étonnement lorsqu'un soir je cru percevoir au loin l'ombre d'un homme, cette stature, ces armes… Comme se pouvait-il qu'il soit encore en vie ? L'ancien président américain… Slade Wilson… Ce devait être la fatigue. Oui, la fatigue, le décalage horaire et beaucoup d'autres choses. Crow déploya ses ailes et me parla par la pensée. Il avait une nouvelle fois raison, il était plus que temps de rentrer. Puis ce fut le trou noir. Un souffle, des cris, une explosion… Mon corps entier souffrait, le moindre de mes muscles semblait s'étirer jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et qu'il craque. Puis ce fut les ténèbres. Je me réveillais alors dans le Royaume des Ombres. Sur un linceul blanc, entouré de mes ancêtres. Mon heure n'était pas encore venue. Notre Sœur la Lune avait encore besoin de l'enfant de la tribu Crow… Mon souffle reprit. Mes yeux s'écarquillèrent et un hurlement sourd s'extirpa de ma gorge alors que l'électricité parcourait mon cœur et mon corps. Une nouvelle fois, j'étais revenu à la vie. Crow planait dans le ciel, exécutant des cercles de plus en plus large ; il observait. Quelque chose en moi venait de mourir… Que s'était-il passé ? Le monde tourna et je perdis connaissance.


***

Ma convalescence me paru durer une éternité. De mon lit d'hôpital je pouvais encore voir les nuages sombres qui flottaient au dessus du bâtiment détruit. D'après les informations, et de ce que je pouvais en comprendre, une milice de terroristes surarmées s'était donnée pour mission de détruire tout ce qui avait attrait aux "colonie occidentales". Et nous en avions fait les frais. Ils étaient tous morts… Le bâtiment s'étant écroulé sur eux comme un château de cartes. Tous avaient rejoins les grandes plaines, tous… Sauf moi. Bien qu'étrange, je n'arrivais pas à pleurer leurs esprits. Mon esprit était-il resté de l'autre côté ? Mes Ancêtres l'avaient-ils conservés à leurs côtés ? La question restait en suspend. Au fil du temps, mon lit laissa place à un fauteuil roulant, plus à des béquilles, et enfin, à un plâtre. Seule mon épaule gauche ne s'était pas complètement remise. Apparemment, la distance à laquelle je me trouvais m'avait permis de survivre à la déflagration, et outre une perte humaine – autant armée que civile d'ailleurs – assez peu conséquente, nombreuses furent les victimes s'en étant sorties avec quelques contusions… Et j'en faisais partie. Devais-je m'en réjouir ? J'en doutais très amèrement. Un homme pénétra dans la chambre que l'on m'avait "gentiment" invité à habiter durant l'étude des débris de l'ancien bâtiment ; Crow me paru secoué de spasmes et il poussa plusieurs cris que je n'avais guère l'habitude d'entendre. Au vu de sa réaction de ses paroles, je me méfiais de celui qui me salua avec un accent étrange, mais dans un anglais impeccable. Il n'était que le coursier, un bien étrange coursier d'ailleurs vêtu d'un costume trois pièces…

Une invitation officielle de la part d'une certaine Katryn McDougal, Conseillère Principale de la Grande Libératrice. En un mot, je n'avais pas le choix de me rendre en temps et en heure à l'endroit et place indiquée sur "l'invitation". A contrecoeur, et sans en avoir le choix, je me changeais, quittant une tenue "négligée" pour celle que j'arborais habituellement. Enfiler ma veste rouge ne fut pas une mince affaire… Au bout de plusieurs minutes, nous arrivions au pied d'un immense immeuble aux vitres épaisses – blindées sans aucuns doutes –, que l'homme me présenta comme étant le nouveau siège du Gouvernement de Rheelasia Unie. Partout des hommes en costumes, armés discrètement. Finalement, et après plusieurs minutes d'attente, je fus invité à entrer dans une pièce sans âme. Un peu comme la femme qui me faisais face. Toutefois, ce qui me choqua le plus ne fut pas son visage inexpressif ou sa couleur de cheveux… Mais la présence de Slade Wilson… La fatigue n'y fut pour rien. Je n'avais pas rêvé. Sans la présence de Crow à mes côtés, je supposais sans l'ombre d'un doute qu'une rixe se serait déclenchée entre nous. Et ce, malgré les risques diplomatiques encourus par une telle réaction de ma part envers lui sur un territoire où je n'étais "qu'invité". De plates condoléances vides de sens, le protocole primait pourtant et il fallait que je le respecte tout autant. "Conseiller Spécial", ou comment appeler un mercenaire armée jusqu'aux dents d'une manière bien plus polie qu'à son habitude…


- Vos condoléances me vont droit au cœur Madame la Conseillère. Il m'est tout autant agréable d'être présenté à l'ancien président des Etats-Unis, c'est un honneur Monsieur Wilson. Vraiment. (Crow plongea son bec dans le creux de mon cou, comme s'il tentait de cacher un sourire sarcastique qu'il ne pouvait avoir.) La justice se doit d'être impartiale Madame. Aussi, je souhaiterais vous déposer une requête si vous me le permettez. Acceptez que je ramène les corps, ainsi que les possessions de mes camarades sur leurs terres natales. Ce serait pour leurs familles un grand réconfort.

Il me fallait rester calme. Aucun incident diplomatique ne serait toléré. Encore moins sur ces terres qui divisées il y a encore quelques semaines… Sans compter que je ne possédais aucuns droits en Rheelasia. Nous n'avions été "invités" qu'en tant que formateurs, nos rôles de représentants de l'Ordre et de la Justice n'avaient aucune raison d'être ici… Pour le moment tout du moins. Parfois, la patience est la meilleure des armes qui soit.





"Beaucoup de vérités, auxquelles nous tenons, dépendent avant tout de notre propre point de vue."
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MessagePosté le: Dim 27 Aoû - 20:44

Donnez lui du boulot, donnez lui de l'argent, donnez lui une protection -pour lui et ses enfants- et Slade Wilson est à vous. La reine des fables avait bien comprit comment fonctionnait le mercenaire, leur relation, qui n'était toujours pas ambiguë, avait des bases solides, ayant travaillé ensemble deux fois, ayant gagné ensemble deux fois. Les tensions actuelles aux Etat-Unis avait plus qu'irrités le mercenaire qui s'était caché derrière son alter-égo le Balkan pour pouvoirs continuer à opérer sur le sol américain. Slade Wilson ancien président des USA alias Deathstroke avait été porté disparus et même mort par la nouvelle présidente Waller.

Après le succès de leur mission d'expédition en Grèce Tsaritsa s'évapora comme elle le fait toujours. Slade lui, était revenue triomphant dans un Network quasiment désert aux allures de satellite fantôme ou abandonné. Dans les dernières heures de sa présidence, lors de l'attaque de Brainiac il avait tout perdu. Sa crédibilité, son statut de président, son statut de meilleur mercenaire du monde, sa fille Rose, ses ravagers, en bref tout ce qui faisait de lui l'homme qu'il était... avant.

Même si sous le masque du Balkan il avait pu contre-carrer les plans de Waller de façon plus ou moins dérangeante, même s'il avait fait quelques petites missions de mercenariat, Salde Wilson n'était pas ou plus Deathstroke le terminator. Il y eut des répercutions à sa baisse de régime et à l'emploie de son alter-égo. Il pu en premiers lieux réfléchir, longuement, et remettre ses priorités à l'ordre du jour sans interférence de qui que se soit pour essayer de le manipuler. En second lieux il pu faire la rencontre d'une jeune femme qui lui redonna un peu d'espoir en l'existence de l'amour sur cette pauvre terre. Rien que ses deux choses, si bêtes soient-elles le changea et changea sa vision du monde. Il aurait presque pu raccrocher le métier lorsque la crise Waller aurait été fini mais c'était sans compter sur la réapparition dans sa vie de la reine des fables et d'un plan dans lequel il avait un rôle important à jouer.

Ce fut en Rheelasia que Slade remis pour la première fois depuis sa fausse mort, le costume de Deahtstroke. Dans un pays déchiré entre deux gouvernements qui ne sa valaient pas l'un l'autre. Sa première mission était des exécutions, bien spécifique, demandant une certains connaissance, une certaine patience et une certaine disons dextérité pour qu'elles soient toutes dissimulés tout en étant en liens avec des personnes, des lieux et des événements bien précis. En plus d'un contrat extrêmement rentable pour lui, la reine des fables lui avait proposé une place de choix dans un gouvernement tout chaud tout frais, dirigé par une certaine Colonel Marina Maru, enfin pour le peu qu'elle dirigeait réellement. Influencé physiquement par la conseillère principale Katryn McDougal le nouveau masque en chair et en os de la reine de fables, elle l'était aussi dans ses rêves par Tsaritsa.
Slade pu bénéficier d'un poste de consultant spécial auprès de la grande libératrice, d'une immunité diplomatique - une protection des plus importante qu'un mercenaire pouvait avoir - ainsi que de l'exclusivité de savoir qui était la grande marionnettiste et de ne pas être prit dans ses fils bien évidement.

Les plans de Tsaritsa se déroulèrent pour le mieux, Slade ayant remplis sa part du contrat - en exécutant comme il fallait les quelques personnes qu'on lui avait désigné - décida de continuer l'aventure à la vu de ce que la reine des fables lui offrait comme privilège. Le colonel Maru libéra le pays d'une guerre civile importante, supprimant les deux gouvernements opposés et réunifiant la Rheelasia du Nord et la Rheelasia du Sud pour ne faire qu'un seul et même pays la Rheelasia Unie.
Grâce à la présidente Waller et à ses frasques dans son pays, aucuns autre pays du monde censé ne se retourna pour voir la situation de la Rheelasia changer radicalement. Une aubaine.

Le premiers pays à s'intéresser au changement de gouvernement de la Rheelasia fut le Canada bien étrangement . Un accord fut prit entre les deux pays afin qu'une délégation y viennent en tant qu'instructeur et donc fasse de la formation aux nouvelles troupes anti terroristes du colonel Maru. Malheureusement peu de temps après leur arrivé sur place le groupe fut ironiquement victime d'un acte terroriste qui décima l'intégralité des membres de la délégation. L'intégralité ? Non car un homme survécut à la mort et fut sauvé puis hospitalisé.

Cet homme ce nommait Daniel Crow membres des forces spéciales Canadiennes. Forte heureusement pour lui il pu guérir en temps et en heure de ses blessures, ne gardant pas de trop importantes séquelles. Une fois totalement rétablie la porte parole Katryn McDougal le convoqua pour un entretien en compagnie bien évidement du consultant spéciale Deathstroke. L'invité de Miss McDougal entra dans le bureau un corbeau sur l'épaule. Slade en tenue complète armée, adossé simplement contre un mur les bras croisés comprit pourquoi le Canadien s'appelait Crow.
La conseillère présenta ses condoléances , ce que Slade respectait bien évidement ne manquant pas de faire les présentation entre les deux hommes. Slade le salua d'un signe de la tête alors que Tsaritsa faisait par au canadien que c'était Slade qui était en charge de l'enquête et que le gouvernement, en faite Deathstroke, allait tout faire pour que justice soit rendu.

Daniel Crow accepta les condoléances et exprima son honneur à rencontré l'ex président des USA. Slade aurait presque préféré que l'on retienne de lui sa carrière de mercenaire plutôt que celle de politique mais bon.

L'honneur est partagé monsieur Crow. J'estime votre pays et vos forces d'intervention dont vous faite partie. Veuillez accepter en mon nom seul mes plus sincères condoléances. Je sais ce que c'est que de perdre des co-équipiers, des amis.

Avant d'être mercenaire Slade Wilson avait été soldat et avait fait la guerre, ce qu'il disait il le pensait pour l'avoir vécue lui même il y a bien longtemps de ça.
Le derniers membre des forces spéciales canadienne en vie dans ce pays déposa une requête à la conseillère McDougal que Slade était prêt à respecter si on lui demandait son avis car c'était la moindre de choses selon lui.

Avant la réponse de la conseillère McDougal Deathstroke s'autorisa un mot pour rassurer leur invité :

Vous pouvez avoir confiance en moi monsieur, je mènerais cette enquête au mieux, débusquerais les coupables de l'attentat qui a touché votre équipe et vous et le traduirais en justice dans les plus bref délai. D'ailleurs je me permet, mais si vous souhaitez m'assister dans ma tâche vous êtes le bienvenue, je suis certain que l'efficacité des forces spéciales Canadienne sera un plus pour nous.

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MessagePosté le: Dim 27 Aoû - 23:49
Les émotions n’étaient plus le genre de Tsaritsa depuis longtemps et si elle ne dégageait ni chaleur humaine ni compassion, sa froide logique permettait quand même à une personne étrangère à ses machinations de marquer des points ou de l’inciter à abonder dans le même sens qu’eux. Conséquemment, elle ne voyait pas d’objection à ce que Daniel Crow participe à l’enquête. Elle savait déjà qui était responsable de l’attaque, où les trouver et aurait très bien pu les éliminer par elle-même. Slade Wilson la connaissait un minimum et pourtant même l’esprit aiguisé du mercenaire ne s’était tourné dans cette direction, dans cette ligne de pensée : pourquoi Tsaritsa ne faisait-elle pas elle-même le ménage. Elle n’était pas de ces reines qui refusaient de faire le sale travail et depuis au strict minimum la mission en Grèce…

Deathstroke le savait parfaitement. La Reine des Fables n’était pas du genre à se cacher derrière qui que ce soit par peur. Pour manigancer, très certainement. Ce redoutable esprit aiguisé qu’était le sien avait su se jouer de celui de Batman, de Superman et de ceux de la Justice League toute entière à l’époque. Simplement, le temps des attaques de type frontales n’était plus. Il fallait ruser, se donner une légitimité et détruire par les mêmes armes que celles de ses ennemis. Elle avait considérablement appris des Humains au fil des années. Rheelasia était une première étape. Ce qu’elle comptait construire avec un plan dans un plus grand plan. Et puis bon, s’il fallait sauver ce monde pour lui permettre de reprendre son trône… Mais chaque chose en son temps. Daniel Crow, donc.


« Soit. Les deux requêtes déposées sont acceptées. Monsieur Crow, vous êtes autorisé à ramener les corps de vos compatriotes au Canada. Monsieur Wilson, je ferai délivrer les autorisations nécessaires pour que monsieur Crow se joigne à votre enquête. La Grande Libératrice ne verra pas d’inconvénient à entériner ma décision. Ces terroristes doivent comprendre que la terreur n’a pas sa place à Rheelasia. »

Sans ajouter quoi que ce soit d’autre, Tsaritsa congédia les deux hommes de son bureau, communiquant cependant par télépathie avec l’ex président des États-Unis pour lui donner ses instructions : Daniel Crow pourrait s’avérer utile à ses projets si tant est qu’il pouvait être manipulé ou tout dépendant de son degré de malléabilité. Il faudrait donc agir dans le gris des lois et de la morale pour voir jusqu’où il pourrait s’avérer être un avantage ou un inconvénient dans le grand ordre des choses. Dans le pire des cas, s’il s’avérait une menace… Qui dit que les terroristes responsables de la mort de son équipe n’avaient pas décidé de finir le travail? Les deux hommes auraient quelques heures pour faire plus ample connaissance, établir un plan d’action et planifier la « riposte » des forces du gouvernement rheelasien après quoi ils seraient conviés à un repas officiel.

La Grande Libératrice serait présente, les informa-t-on. Évidemment, Tsaritsa s’assurerait dans l’intervalle que le visage public de Rheelasia fasse ce qu’elle voulait qu’elle fasse et ne se gênerait pas pour étouffer toute pensée rebelle de la tête de la militaire. Il fallait que tout soit comme la Reine des Fables le désirait et si le Canadien pouvait servir ses intérêts, de son plein gré ou à son insu, tant mieux. Sinon, elle était parfaitement disposée à faire le nécessaire. Les heures suivantes furent passées à informer la Grande Libératrice du pourquoi il était fort judicieux d’organiser un repas pour le survivant de la délégation canadienne et comme d’habitude, la volonté de fer du Colonel Maru s’écroula devant celle considérablement plus solide de Tsaritsa. Il restait à voir comment Slade réussirait à préparer le terrain de son côté. Après tout, la seule variable libre, c’était encore Daniel Crow…


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MessagePosté le: Lun 28 Aoû - 20:26

La pièce était tellement vide qu'un écho de voix répondait presque à chaque parole. Elle était tellement froide que rien que de s'y trouver pouvait donné envie de vider son sac et tout balancer. Oui cette pièce pouvait aussi servir de salle de torture, fort heureusement, l'équipe de nettoyage était ultra performante.
Slade n'avait qu'une envie c'était d'en sortir, vite. Il n'était pas claustrophobe mais il commençait à s'ennuyer et la pièce le rendait dépressif.

Lorsque miss McDougal eut finis de parler, donnant une réponse positive à la requête de Daniel Crow et celle de Slade Wilson elle leur demanda de quitter la pièce. Slade ne se fit pas prier lui lançant un peine un regard pour ne pas éveiller de soupçon chez leur invité mais prenant soin de prendre téléphatiquement les consignes de Tsaritsa. Il marcha jusqu'à la porte et marqua un arrêt avant de dire pour le canadien:

Monsieur Crow si vous voulez bien me suivre.

Sans attendre le canadien Slade emprunta le couloir gris fade qui mena à un autre. Derrière lui il entendit les talonnette de son invité claquer le sol, signe qu'il lui emboitait le pas. La suite fut une succession de couloir jusqu'à un ascenseur qui descendit au troisième sous-sol. Il eut encore quelques couloirs puis ils arrivèrent, après l'ouverture d'une porte blindé, dans une sorte de poste de commandement.

Au milieu il y avait le bureau de Slade, vitré de toute part pour qu'il ait un oeil, et un seul sur tout. Sur la gauche une partie informatisé, des écrans de surveillances et tout un tas d'autre qui sont étranger aux non militarisés. A droite une salle de briefing avec grand écran sur les murs . Au fond une salle de conférence ou de réunion on pouvait l'appeler comme on le voulait. Des hommes et des femmes, pas toutes et tous asiatiques s'y affairaient, travaillant, discutant, se montrant des dossiers, bref ça bossait.

Nous voici dans le centre de commandement et de surveillance de la protection civile. Je ne pense pas avoir besoin de vous décrire ce que c'est.

Un homme en costume vint à leur hauteur. Il était petit, asiatique lui, avec une coupe de fils à papa et des lunettes , une sorte de premiers de la classe lèche cul au possible.

Monsieur le conseiller que puis-je faire pour vous?

Slade fit les présentation:

Monsieur Crow voici monsieur Li Tang , le superviseur des archives qui pensent être mon assistant. Monsieur Tang voici monsieur Daniel Crow, membres des forces spéciales Canadienne,
derniers survivant de son escouade, invité du Colonel Maru et nouveau collaborateur sur l'enquête de l'attentat qui a touché nos alliés et amis canadiens.
Monsieur Tang sortez moi le dossiers de l'attentat et amené le moi.


En attendant que ce derniers exécute la tache qu'on lui avait confié Slade amené Daniel vers un des écrans de PC. Pianotant sur le clavier puis ouvrant des fenêtre avec la souris Slade mit en lecture la vidéo de l'explosion.

Comme vous pouvez le voir une voiture c'est garé en milieu de matinée à côté de votre bâtiment. Une femme en sort , puis en fin de journée elle y rentre à nouveaux. Voilà le enregistrent suspect que l'on a. Il ouvrit une autre fenêtre . Ici vous pouvez voir la caméra qui se trouve au niveau de la seule entrée et sortit du bâtiment. Nous avons chaque visage et chaque identité. Nos services sont en train de regrouper les infos sur toutes ses personnes. Si vous voyez quelque chose d'anormale, vous qui étiez sur les lieux, je vous invite à nous le faire savoir.

Li Tang emmena le dossier et le tendit à Slade qui le prit et le tendit à Daniel.

Le dossier est à vous à condition qu'il nous revienne. Je suis sur que la perspicacité canadienne saura trouver le détails qui nous échappe pour le moment.

Slade le regarda les bras croisés observant ses réactions, décryptant le moindre geste que faisait son corps.

J'ai prévu l'arrestation et la perquisition de toute les personnes qui sont entrées ou sorties du bâtiment pendant la journée et jusqu'à l'explosion, impliquant, il en va de soit, les familles des défunts ou défuntes.

Cela n'avait rien de démocratique, ni rien de l'égale vraiment, ça allait même être vu que un acte d'oppression et d'abus policière mais le but était de voir ce que l'invitée de la colonel allait dire ou comment il allait réagir.


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MessagePosté le: Mar 29 Aoû - 17:01
Il n'y avait ni plaisir, ni bonheur dans ma voix. Rien. Quoique je puisse y faire, j'étais encore sous le choc, mon bras me faisait inlassablement souffrir malgré la quantité d'anti-douleurs que les médecins m'avaient forcés à avaler. Pour ainsi dire, la majorité de ceux-ci furent des décoctions à l'odeur ignoble et au goût… Discutable. Un peu comme la pièce dans laquelle nous nous trouvions, tout ce qui s'était passé me paraissait superflu. L'ancien président des Etats-Unis eu pourtant la décence de me répondre d'un hochement de tête. Il n'avait rien, aux premiers abords, du mercenaire psychopathe tel que l'avait aussi salement décrit le nouveau gouvernement en place actuellement. Trop de choses en politique me rendaient malade, à commencer par la manière plus que générale d'insulter ses prédécesseurs sous couvert de salutations sarcastiques. A son tour, et à mon plus grand plaisir, il me fit par de ses condoléances. Cet homme semblait avoir autant de facettes qu'un dé… Tantôt froid et distant, tantôt compatissant envers autrui. Je perçu dans sa voix une pointe de douleur mêlée de mélancolie, ces paroles, ils les pensaient, les ressentaient et… En souffrait. Alors voilà le véritable visage de celui que la Terre entière avait craint durant des mois. Un homme meurtri, dont le cœur saigne encore de la perte de quelqu'un. L'esprit de Crow se mêla alors au mien, me faisant revenir aux raisons pour lesquelles nous étions ici ; tout autant qu'il me rappela au fait que l'homme qui se trouvait devant moi était recherché par Interpol et de nombreux services judiciaires à travers le monde. Y compris au Canada…

Ainsi, ajoutant à ma demande, il me demanda de lui faire confiance, à lui, ainsi qu'à l'ensemble de la justice de Rheelasia. Avais-je le choix ? Il m'était impossible de faire justice moi-même, point sans faut que je le désirais et que le jour où je croiserais le, ou les assassins… Ils n'auraient guère le temps de dire un mot. Me frottant les yeux pour chasser cette partie de moi, cette voix qui résonnait parfois dans ma tête, me poussant à redevenir celui que je fus par le passé, j'écoutais d'une oreille attentive la réponse de la femme qui nous faisait face. En parlant d'elle, a chaque mot qu'elle prononçait je percevais comme une "fluctuation", Crow frémissait sur mon épaule, comme si un vent glacial lui caressait le plumage. Mais cela ne devait être qu'une mauvaise impression. Pourtant… Les Ombres ne mentaient pas. Mon cœur se sera alors qu'elle m'accorda ma demande. Comment pouvais-je la remercier ? Les familles de celles et ceux qui m'avaient accompagnés seraient touchées par cet acte de bonté de sa part. De la part de Rheelasia. Mon équipe ne possédait pas ou plus de famille, nous étions tous… Comment dire… Des êtres loin de tout. Au demeurant, et de ce que les dossiers nous concernant disaient, j'étais le seul ayant encore de la famille en vie. Certains dossiers mentionnaient que l'un de nous, avait lui-même tué ses parents de ses propres mains. Vérité ou mensonges… La question ne se posait plus. Chaque membre de l'équipe se verrait être inhumé tel que le désir l'usage au Canada…


- Je vous remercie Madame. Votre bonté honore l'héroïsme de vos actes pour la libération de Rheelasia.

Le temps était compté dans cette pièce sans âme. Nous congédiant avec une politesse qui lui allait à merveille, je fus "invité" par l'homme au masque à le suivre. Une nouvelle fois, je laissais une partie de moi dans mon sillage. Cette impression de malaise, que rien n'est totalement vrai m'agaçait quelque peu, mais je ne pouvais, ni ne voulais y porter une attention particulière actuellement. De couloirs en couloirs, de portes en portes, nous avancions vers la suite de ces évènements qui filaient entre mes doigts aussi rapidement que du sang. Sur mon épaule, Crow observait tout, m'informant de la présence de personnes étranges dans les locaux, des "non-humains" tels qu'il les appelait. Des personnes touchés par un mal incurable, ou plutôt, par une bénédiction dont ils se seraient bien passés. Des âmes errantes en somme. Nombreux furent les pertes lors de la "libération" de Rheelasia. Et leurs âmes esseulées continuaient à marcher, portant leur propre linceul sur les épaules, dans les locaux de la "Grande Libératrice". "Personne par la guerre ne devient grand" dit-on… Au bout de nombreuses minutes de marche dans des couloirs gris baignés par une lumière blanchâtre et aveuglante, nous arrivions face à un ascenseur. Dans un silence de mort, et comme durant toute notre traversée du bâtiment, aucun mot ne filtra de l'un de nous. Je vis que Wilson appuyait sur le bouton qui nous mènerait au 3ème sous-sol. Hum… Une base pareille ne devait pas être un lieu de villégiature en Rheelasia. Approximativement dix étages au dessus du sol, et à en voir sur le tableau de l'ascenseur, trois sous la surface… Pareille structure devait déjà servir par le passé. A quoi ? Peut importe. L'armée de Rheelasia Nord ne faisait pas dans la finesse dans tous les cas. Porte blindée, ascenseur rapide… Plus nous nous enfoncions dans les profondeurs de l'île, plus le côté "militarisé" se présentait à moi.

Nous étions donc dans la partie où Wilson suivait les moindres fais et gestes de la population. Ma terre natale n'était guère partante pour ce genre de surveillance, à la différence de nos voisins du Sud et de leurs agences nationales. D'ici, sur les écrans je pouvais voir la moindre chose se déroulant sur l'île. Un écran attisa ma curiosité, il s'agissait de nombres et de lettres qui se distinguaient des autres, ils indiquaient des coordonnées géographiques, des donnés sismographiques, et la dernière fois dont un certain nombre de volcans s'étaient réveillés. Toutefois, je dus détourner mon attention de ce dernier lorsque, sans crier gare, un homme se présenta à nous. Il était le stéréotype asiatique par excellence tel que représenté dans les bandes dessinées de mon enfance. De petite taille, les cheveux noirs ébène, le nez fin, avec un regard perçant derrière de petites montures rondes. Le Conseiller Spécial me le présenta avec une pointe de lassitude dans la voix, tout en faisant de même pour moi, je saluais Monsieur Tang en l'imitant. Me penchant légèrement en avant, et prononçant les seuls mots que je connaissais, je lui dis bonjour. L'homme obéit aux ordres et nous laissa seuls, allant chercher les dossiers demandés. Je me mis à suivre Wilson jusqu'à l'écran de son ordinateur. Face aux images qui me firent face, Crow se mit à battre des ailes frénétiquement. Qui était donc cette femme ? Jamais je ne l'avais croisée dans les couloirs ou même dans l'entrée… Pourtant, son visage me semblait quelque peu familier. Mais passons…

Le dossier me parvint enfin. Alors que la voix du Conseiller Spécial monta à mes oreilles, je me mis à le feuilleter rapidement. Il contenait de nombreuses informations sur toutes celles et ceux qui avaient mis le pied dans le bâtiment durant les semaines qui précédaient l'explosion. Un véritable travail de Titan. Tout cela forçait l'admiration. Une page après l'autre, je regardais les visages, les noms, les positions, les actes gouvernementaux de tout à chacun. Puis je tombais sur ma propre fiche. Daniel Crow, membre de la Police montée du Canada, plusieurs fois décorés… Tout y était, tout… Ou presque. Nulle part n'était fait mention de ce que j'étais, ni même de ce que je fis par Sa faute… Mais c'était mieux ainsi. Une phrase. Un mot. Une manière de prononcer les choses. Encore une fois, Crow s'emballa et poussa un croassement sinistre de désapprobation. Mon index passa sous son cou, je tentais tout autant de le calmer que de rester le plus stoïque possible. Mon entraînement m'avait permit de passer outre de nombreux sentiments, toutefois, la colère était une ennemie si sournoise que quiconque la laissait pénétrer dans son esprit se voyait devenir sa marionnette.


- Malgré le respect que je vous porte, Monsieur le Conseiller Spécial, et au vu des actes perpétrés, je doute que votre idée ne soit la meilleure. (Je me tus, et tout en déposant le dossier ouvert sur la table de fer, je repris.) Car voici notre assassin. Mon équipe n'était composée que de sept membres, moi compris. Pourtant, d'après vos informations, nous étions un de plus… Un de trop…

Mon doigt se pointa sur la photo, un visage blême au regard acéré, des yeux d'un bleu glace profond fixant l'objectif et un nom. Je connaissais l'équipe qui m'avait accompagné, nous nous connaissions tous. Plus que des alliés, notre sang coulait dans les veines de chacun. Une famille, voilà ce que nous étions. Une famille, les "7 Mercenaires"… Mais celui-ci, cet homme, n'était en rien l'un des nôtres. Il était dépourvu de notre marque, de celle qui frappait celles et ceux qui avaient tout perdu, celle qui brillait tout autour de Slade Wilson, Deathstroke.

- Je n'ai aucun droit de justice dans ce pays. Et je n'en demanderais aucun. Voilà le responsable. Ma ligne de conduite m'empêche de m'en occuper personnellement… Toutefois, et je n'en doute pas, vous trouverez un moyen de l'arrêter et de l'empêcher de "terminer le travail". J'ai votre confiance Monsieur le Conseiller Spécial, désormais, vous avez la mienne.

Voilà qui était dit. Je n'en avais rien à faire de la justice qu'il lui imposerait. Le Canada avait sa propre façon de percevoir la justice et les actes terroristes, Rheelasia, la sienne. Qui étais-je pour les juger ? Nombreux furent les pays qui, sous prétexte d'une justice aveugle et "douce" furent frappés par des actes qu'ils auraient pu empêcher… Parfois, et même si la violence n'engendre que la violence, il n'y a que le fait de couper un membre qui s'avère utile pour arrêter une gangrène…





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MessagePosté le: Mar 29 Aoû - 18:29
Pendant que Slade Wilson s’occupait de Daniel Crow, Tsaritsa se rendit aux côtés de la Grande Libératrice. Le repas officiel de ce soir ne s’organiserait pas tout seul. Quittant son bureau, elle fit signe à sa garde rapprochée de la suivre et elle prit le chemin des quartiers du Colonel Maru. Ces hommes qui n’étaient pas des hommes qui la suivaient étaient en vérité des constructions magiques, un témoignage des prodigieux pouvoirs de Tsaritsa. Tous s’écartaient sur son passage, les soldats saluant et les sous-fifres se plaquant contre les murs. Le trajet entre son bureau et les quartiers de la Grande Libératrice fut bref et quand les gardes lui indiquèrent que le Colonel Maru avait demandé à ne pas être dérangé, la Reine des Fables se contenta de fixer les militaires qui lui rendirent un regard vide avant de lui dire que la Grande Libératrice l’attendait.

C’était bien sûr sa volonté qu’elle leur avait imposé et quand elle entra, Marina Maru lui fit savoir avec humeur qu’elle avait indiqué ne pas vouloir être dérangée, y compris par sa conseillère. Tsaritsa fit savoir d’un ton patient qu’au contraire, elle ne la dérangeait pas et que la Grande Libératrice désirait la voir. L’Humaine tenta faiblement de rejeter ce que disait la Conseillère Principale MacDougal mais sa volonté semblait s’être transformée en coton et petit à petit, oui, en effet, la présence de cette femme à la couleur de cheveux si singulière était une bonne idée. Son idée. Et si l’idée venait de la Grande Libératrice, comment pourrait-on trouver à y redire? Tsaritsa fit donc son rapport, proposant d’organiser un repas officiel pour cimenter de meilleurs liens avec le Canada. Comme elle s’y attendait, le Colonel Maru refusa, pour des raisons d’orgueil et d’ego.

En tant que Grande Libératrice, elle ne courberait l’échine devant personne et les Canadiens avaient échoué à faire leur travail, citant le récent attentat. Tsaritsa contre-attaqua en faisant remarquer que le Canada serait forcé de reconnaitre la valeur de Rheelasia et qu’un pays membre du G7 et influent à l’ONU ne manquerait pas d’aider à faire enfler la réputation du pays récemment unifié. Convaincre l’Humaine n’était pas particulièrement difficile. Tsaritsa se jouait des faiblesses de Marina Maru, empoisonnait ses pensées et faisait en sorte de lui faire accepter ses idées comme si c’était les siennes. Tsaritsa fit ensuite observer que la Grande Libératrice semblait fatiguée et qu’une sieste lui ferait le plus grand bien. Si elle devait faire attention dans le monde réel, dans le monde des rêves, elle était une force implacable et elle dominait entièrement l’Humaine.

Tsaritsa avait décidé qu’il y aurait un repas officiel. Un repas officiel il y aurait. Pendant que Marina Maru dormait, elle fit le nécessaire pour que les préparatifs soient lancés. Slade Wilson s’occupait du Canadien. Elle s’occupait de faire en sorte que Daniel Crow ne saurait plus où donner de la tête. Entre le deuil, le désir de justice et de vengeance et être le premier « dignitaire étranger » à rencontrer la Grande Libératrice… Il serait bientôt suffisamment mûr pour… Oh mais il le découvrirait bien assez tôt. Pendant qu’elle influençait les songes du Colonel Maru, elle tourna une partie de son attention sur un proxy qui se trouvait dans les environs du Conseiller Spécial Wilson. Toujours garder un œil sur tout. Et maintenant que Daniel Crow avait une piste tangible, il restait à s’assurer que l’assassin ne quitte pas le pays. Sous aucun prétexte. Non. Aucun.

Ce serait trop dommage de priver le Canadien de sa vengeance… Et Slade Wilson de l’occasion de faire un mort de plus. Car il fallait que la fin de l’histoire soit douce-amère. Que ce sentiment de justice tant désiré par Daniel Crow ne lui soit pas offert. Si le terroriste mourrait au moment de tout révéler, s’il lui échappait alors qu’il le touchait du bout des doigts… La vraie vie n’est pas comme un conte de fée. C’est en partie faux quand vous pouvez influencer l’histoire. Tout comme Marina Maru, Daniel Crow risquait de devenir une pièce sur l’échiquier de Tsaritsa. À la différence de la militaire, il le ferait volontairement. Il y avait tant à faire, tellement de possibilités. Il suffisait de choisir, d’investir les efforts nécessaires et le reste se faisait tout seul. Et avec des alliés comme ceux qu’elle courtisait… Sortant de sa poche un téléphone intelligent, elle contacta Slade Wilson.


« Monsieur Wilson, la Grande Libératrice est d’accord pour le repas de ce soir. Vous comprendrez évidemment qu’il serait… Regrettable qu’un incident se produise. Faites le nécessaire pour que cela n’arrive pas. Et tenez-moi informé de vos avancées dans cette enquête. Vous savez comme j’ai horreur de ne pas savoir. Oh et monsieur Wilson… Faites remplacer je vous pris les gardes en charge des quartiers de la Grande Libératrice. Je déteste qu’on me dise quoi faire. »


"Il était une fois..."

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MessagePosté le: Sam 2 Sep - 18:45

L'invité de la grande libératrice n'avait pas mordu à l'hameçon, il était resté fidèle a ses principes. Encore mieux il donna l'identité du terroriste, le pointant du doigt sur le dossier expliquant que dans leur équipe ils n'étaient que sept mercenaires et que sur les photos de caméras de surveillances il y avait une huitième personne. Slade fut surpris ! Surpris qu'il n'y eut pas plus de méfiance et de contrôle dans un bâtiment de ce genre qui accueillait des personnes importantes. Daniel enfonça le clou sur le faite qu'il ne ferait rien pour se venger ni pour arrêter le coupable pourtant Deathstroke avait envie de lui tendre une autre perche. Se retournant vers ses hommes, prenant un ton de déception et de colère :

Voici l'identité du terroriste. Vous pouvez remercier monsieur Crow qui a été en une minute bien plus efficace que vous en plusieurs jours. Réunissez toutes les informations nécessaires et transmettez les moi dans les plus brefs délais. Mobilisez les troupes d'interventions spéciales, qu'elles soient prête à passer à l'action des mon feu vert.

Slade se retourna vers Daniel :

Merci monsieur Crow d'avoir prit le temps de nous aider dans cette affaire. Votre regard avisé et votre sens de la déduction ont brillé et ont dévoilé le nom de la personne que nous allons interpelé d'ici très peu de temps. La confiance que vous m'offrez ne sera pas vaine.

A nouveau Salde Wilson était sincère. Les années mais surtout les derniers événements ont du le radoucir il faut croire à moins que le plus grand mercenaire de ce monde appréciait réellement l'homme qu'il avait en face de lui. Malgré qu'il ne le connaisse que par des dossiers, Slade avait l'impression d'être en compagnie de quelqu'un d'intéressant au temps que le plan professionnel que personnel. Son sixième sens de précognition extrapolait-il ?
Qu'importe ce qu'il en était pour le moment il avait des ordres et comptait bien tester Daniel une nouvelle fois lorsque ses forces de l'ordres auraient arrêté le meurtrier.

En attendant il ferma le dossier et le passa à l'homme à qui il avait parlé il y a quelques secondes. Il referma les fenêtres qui étaient sur l'écran d'ordinateur et allait quitter l'endroit quand son cellulaire sonna. Voyant le nom qui s'affichait il ne chercha pas et décrocha dans al seconde s'éloignant de ces hommes et de Daniel un bref instant.

J'écoute.

Tout en allant dans son bureau il écouta ce que son interlocutrice avait à lui dire et répondit dès qu'elle eut finis.

C'est une très bonne nouvelle mademoiselle McDougal. Concernant l'enquête monsieur Crow à pu déterminer l'identité du terroriste. J'ai fais préparer la section d'intervention et nous récoltons en ce moment même toutes les informations nécessaire à son arrestation. Je comprends ce que vous voulez dire et je peux vous affirmer qu'il n'arrivera rien, en tout ca pas en ma présence. Les gardes en charge des quartiers de la grande libératrice seront remplacé dès l'aube demain matin. Les nouveaux auront des ordres plus précis et stricts, les anciens seront punis. Monsieur Crow et moi même entamons le chemin vers la salle de réception pour le dîner. JE vous dis donc à tout de suite.

Deathstroke sortit de son bureau en raccrochant. Il alla dans la salle de conférence et prit l'un des hommes en cravates à part lui chuchotant de virer les gardes qui sont actuellement en charges des quartiers de la grande libératrice. Il ajouta que ces hommes devaient avoir un blâme pour voir manqué de respect à un haut dignitaire du gouvernement et qu'il devait avoir une retenue sur salaire pour non respect des closes spéciales du contrat.

Quittant la salle de conférence il revint vers Daniel :

Monsieur Crow, notre grande libératrice vous convie à un diner dans quelques minutes afin de vous rencontrer. Si vous voulez bien me suivre nous allons nous y rendre de ce pas .

Slade fit signe à Mr Tang de rester sur place avant de prendre les devant et de s'en aller. Comme pour l'allée, le chemin vers la salle de réception serait parsemé de longs couloirs grise et d'un ascenseur. Néanmoins que celui-ci s'ouvrirait à nouveau la décoration aura changé ...

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MessagePosté le: Lun 4 Sep - 15:38
Et si, alors que je pensais n'être qu'un invité ici, je me retrouvais sur un immense échiquier qui faisait de moi une pièce instable, presque aussi délicate à jouer que le cavalier, mais veillant à la pérennité d'un pion… Allais-je devenir, en indiquant l'homme qui n'était pas l'un des nôtres, l'épée qui allait s'abattre sur son cou ? La question me taraudais et lorsque Wilson se mit à parler, je n'avais plus aucuns doutes sur les raisons de ma présence, ou plutôt, sur les réelles motivations de la Grande Libératrice quand à ma survie. Cette nuit là, lorsque j'entendis l'explosion, je n'avais pas rêvé, c'était bel et bien lui, Deathstroke, que j'avais aperçu. Pourtant, trop de conjectures se présentaient à moi. Ce n'était pas possible qu'il me considère comme un être en qui il pouvait avoir confiance… Alors qu'il avait massacré l'ensemble de l'équipe. Ce ne pouvait pas être lui. Tout ceci n'était que des coïncidences, rien de plus. Aussi, Crow me conforta dans cette idée lorsqu'il parla à mon esprit. Ses paroles furent calmes, réfléchies, et comme à son habitude, réconfortantes. Tôt ou tard nous aurions rendus l'âme, ici ou ailleurs, mes amis, mes frères et sœurs auprès de qui j'avais jusqu'à lors combattu étaient partis en faisant ce qu'il aimait, servir leur pays. Sans ma survie, leurs familles, leurs amis, personne n'aurait pu faire leur deuil. Leurs corps, même partiellement retrouvés, offriraient un salut à leurs âmes que moi seul pouvais permettre. C'était donc de cette manière que je devais continuer à avancer, jour après jour, ma rédemption semblait s'approcher… Il m'avait fait souffrir, et encore maintenant son spectre me hantait. Je me devais de le combattre, et ce, jusqu'à la mort. Peut-être même au-delà.

Les troupes d'intervention spéciales… Ou comment détourner le terme "d'assassins" à longue distance d'une manière plus poétique. Tous les pays qui se disaient civilisés possédaient ce genre d'unités. Moi-même, j'en fis parti intégrante durant un temps. Mais qu'en avais-je à faire ? Parfois, et je me répétais – peut-être pour m'assurer de la véracité de mes paroles – que le seul moyen d'endiguer une malade est de s'en débarrasser à la racine. Cet homme avait fait des centaines de morts, des hommes, des femmes, des innocents… Aucune justice sur Terre, ou ailleurs ne serait assez intelligente pour comprendre la portée de ses actes. Je ne suis ni juge, ni bourreau, mais fermer les yeux sur de tels actes… M'est impossible. Ma position m'empêchais de donner mon avis sur ce que comptais faire Wilson. Croisant les bras sur mon torse, j'opinais du chef afin de lui faire part de ma satisfaction et de l'acceptation de ses remerciements. Quelle aurait la suite de ses actions ? Après la Rheelasia… L'Inde ? Le Népal ? Le reste du monde ? Et ce n'était très certainement pas les membres de la Ligue de Justice qui l'aurait empêché de continuer ses méfaits.

Une sonnerie résonna alors dans la pièce. Prenant son téléphone portable en main, Wilson prit congé de moi et de plusieurs personnes qui étaient entrées dans la pièce. A travers les baies vitrées, je le regardais faire les cents pas. Il allait et venait tout en restant au téléphone. Son masque m'empêchais de comprendre ce qu'il disait ; de plus, la majorité du temps, il nous tournait le dos, sans doute pour éviter que quiconque puisse lire sur ses lèvres… La discussion ne dura pas plus d'une minute, et alors qu'il pénétra dans la pièce, apparemment furieux au vu de la manière dont il attrapa un homme par la cravate, manquant de l'étouffer en tirant ainsi, il lui parla. Ce dernier n'eu pour réaction qu'une fuite stratégique des plus rapides, laissant les deux hommes seuls alors que le reste du personnel quitta la pièce tout aussi prestement. Ce fut le corps étrangement tendu, les épaules hautes et droit comme un chêne qu'il rangea son cellulaire. M'expliquant que nous étions attendus pour un repas en compagnie de la Grand Libératrice en personne, Wilson m'invita à le suivre. Une nouvelle fois, nous remontions les couloirs sans âmes qui nous amèneraient vers l'ascenseur. Une nouvelle fois à l'intérieur de celui-ci, le niveau fut choisie et, sans un mot de plus, nous montions alors vers les hauteurs du bâtiment.

Les portes s'ouvrirent une nouvelle fois, mais lorsque ces dernières me dévoilèrent un couloir décoré avec goût, aux tentures magnifiques, entrecoupées de vitres et d'une technologie high-tech je ne pu retenir un élan d'étonnement. Même Crow paru étonné. Comment un tel pays, alors qu'il y a encore quelques mois se trouvait être la proie des bombes et des milices armées, avait pu obtenir une telle technologie ? Certes, la Rheelasia était déjà connu pour ses prouesses dans ce domaine mais… Jamais ne n'aurais cru que cela était possible à un tel point. Nous même étions largement dépassé par autant de savoir technologique et de machines de pointe. On m'invita à entrer dans une pièce, rien que les portes qui la fermaient me parurent hors du commun. Le matériau utilisé n'était pas habituel et ce qu'elles me dévoilèrent firent pousser un croassement d'étonnement – si tant est que cela soit possible – à Crow. La pièce était immense. Bien plus grande que ce que le bâtiment pouvait laisser paraître de l'extérieur. Des tables disposées en "U", recouvertes par une nappe de lin blanc, un sol recouvert d'une moquette rouge écarlate et partout, du haut des murs jusqu'au sol, une technologique de pointe. Hors du commun. A côté de celle qui se trouvait ici, le couloir duquel nous venions faisait pâle figure. Les baies vitrées octroyaient à la pièce une clarté sans précédent et alors que Wilson me précédais, un homme vint à notre rencontre. Son regard se porta sur Crow, et sans dire un mot, mon compagnon ailé s'envola, allant se poser sur un buste de marbre qui trônait au dessus la porte. Une statue casquée, impérieuse qui observait la pièce de ses yeux vides…

En bout de table, un fauteuil surplombait, impérieux, bien plus majestueux que tous les autres, l'ensemble des convives qui ne tarderaient pas à venir. A sa droite se trouvait celui qui devait sans nul doute être la place de la conseillère. Suivant l'homme en costume et aux gants blancs, on me tira une chaise, à la gauche du fauteuil, et je pris place, attendant de voir où allait se mettre le Conseiller Spécial. Je n'étais pas très loin de la Grande Libératrice, mais assez pour ne pas pouvoir lui porter une atteinte physique directe. Une crainte à mon égard dont je me serais bien passé, je dois bien l'avouer. Pourtant, je respectais cette décision de leur part. Calmement, je passais en revue la pièce. Toutes ces vitres… N'était-ce pas dangereux ? Un tir bien placé et… Adieu la Grande Libératrice. Tout cela devait être blindé. Je n'en doutais pas. Plus un être humain est haut placé dans la hiérarchie de son pays, plus sa paranoïa est exacerbée. Désormais, il ne nous restait rien à faire d'autre que d'attendre. M'adressant au Conseiller Spécial, je lui fis part d'une chose importante à mes yeux. Vraiment importante.


- Je suis satisfait de constater que l'homme dépeint par les autorités américaines n'est en rien celui qu'il est réellement. Monsieur Slade Wilson, plus connu sous le pseudonyme de Deathstroke ne me semble en rien être un animal assoiffé de sang…

Des être dotés de ce besoin compulsif de mort et de sang, j'en avais connu, côtoyé… Lui n'en faisait pas partie, il était… Différent de ce que l'on pouvait croire. Ce qui l'entourait, les esprits qui marchaient à ses côtés n'étaient pas aussi sombres que tout portait à le croire. Il était un homme en guerre contre lui-même… Les Anciens m'avaient parlés de celles et ceux qui marchaient ainsi, seuls dans l'obscurité… Ils étaient le plus souvent les meilleurs alliés du Chaman…





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MessagePosté le: Lun 4 Sep - 17:23
Tous les acteurs de cette petite pièce étaient en place. Tant mieux. Slade et Daniel furent installés et un des hommes présents annonça l’arrivée de la Grande Libératrice. Et c’est sur ce moment précis que capitalisait fortement Tsaritsa. Marina Maru, avec ses airs de brute, tentant de se donner une allure respectable voire noble, suivie de près par sa conseillère qui elle n’était que prestance et port altier. La belle et la bête, si tant est qu’une amusante comparaison puisse être faite. La Grande Libératrice prit place et de son ton, très militaire, très direct, très dur, même, remercia Daniel pour son aide tout en faisant savoir que tout le poids de Rheelasia écraserait comme un insecte les responsables de cet attentat contre les envoyés canadiens. Et dire que quelques temps plus tôt elle dénonçait leur incompétence. Le travail de Tsaritsa.

Le repas s’ouvrit donc sur les paroles d’une femme à la volonté inflexible et déterminée à finir de faire le ménage dans le pays qu’elle avait unifié mais un observateur attentif ne manquerait pas de remarquer que la Grande Libératrice semblait chercher une forme d’approbation, en la personne de sa conseillère. Nombreux étaient les chefs d’état qui voulaient éviter un incident diplomatique mais c’était… Un peu plus que cela. Chose certaine, personne n’aurait le temps de s’y pencher davantage car en plein milieu d’un récit plus ou moins captivant sur l’unification de Rheelasia quand malgré le fait que l’extérieur de la salle était fait pour être insonorisé, des bruits d’armes à feu se firent entendre. En plein cœur du palais? Les portes s’ouvrirent ensuite violemment, livrant le passage à un contingent de soldats portant les insignes de la Rheelasia du Nord…

Mené par monsieur Tang lui-même. Clamant haut et fort que la Rheelaisa du Nord ne s’inclinerait jamais devant une étrangère et sa conseillère, il fut annoncé qu’ils étaient tous otages du gouvernement en exil. Considérant que les gardes étaient à l’extérieur de la salle, il ne restait donc qu’un petit cadre de personnel civil, Slade, Daniel, le Colonel Maru et la Conseillère Principale McDougal. Au moins un combattant formidable et assassin hors pair, une militaire de carrière, un agent des forces spéciales et… Est-ce que Katryn McDougal savait se battre? Elle n’en avait pas le profil en tout cas. Et à voir les réactions, de la colère à l’indignation à la surprise, une seule personne en dehors d’un Tang triomphant souriait : celle qui de toutes les personnes présentes était potentiellement la moins douée au combat. Elle se permit même d’applaudir lentement.


« Bravo. Bravo. Je savais qu’il y avait encore des fruits pourris en Rheelasia Unie mais si près de l’arbre? Et sous le nez de monsieur Wilson en plus. Je serais presque étonnée… Si nous n’avions pas vu le coup venir. Ah oui. Juste un petit, tout petit détail, monsieur Tang. Dans votre prochaine vie, si vous vous réincarnez, assurez-vous de toujours avoir l’avantage du terrain. Tine oscailte. »

Il y avait une raison pour les statues ouvragées dans cette salle. Ces statues n’étaient pas des statues mais des dispositifs de défense avec des armes dissimulées derrière les yeux. Crow dû être plutôt surpris quand le buste sur lequel il se tenait commença à mitrailler l’ennemi. Juste ce qu’il fallait de distraction. Évidemment, Tang n’était pas venu avec juste une vingtaine de soldats. Les conspirateurs devaient avoir d’autres forces qui attendaient en renfort. Qu’importe. Que la purge commence… Et que les meilleurs l’emportent. Cette histoire d’attentat était en train de prendre des proportions bien plus inquiétantes que de « juste bouter les étrangers hors du pays »… Quelqu’un ou une organisation avait besoin de ce que Rheelasia avait ou produisait pour ses propres desseins… Desseins qu’il faudrait découvrir. Mais après la bataille. Et après le dessert. Le protocole et l’étiquette sont absolus…


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MessagePosté le: Lun 4 Sep - 22:50

L'ascenseur dans lequel se trouvait Daniel et Slade s'ouvrit sur la salle de réception. L'invité de la grande libératrice du en prendre plein les mirettes en entrant dans la pièce, le contraste avec les couloirs gris surmontés de néon blanc du lui faire cligner des yeux plusieurs fois. Slade connaissait la salle pour l'avoir vérifié et revérifié lors d'évènements de ce genre.
Il l'a trouvait d'une beauté saisissante, entre luxe et technologie,en lieu où deux époques s'entre croisaient pour donner le plus beau de ce qu'elles avaient en matière de décoration et d'utilité. D'une certaine manière elle lui rappelait quelqu'un, ailleurs.

L'un des majordomes embauché pour ce genre de circonstance vint à la rencontre des deux hommes s'arrêtant devant eux pour les saluer en s'inclinant avant de lever son regard vers le corbeau qui se trouvait sur l'épaule de Daniel. Ce derniers prit son envoile pour aller se poser non loin, sur le sommet d'un buste décoratif. L'invité et le consultant spécial du colonel furent invité à suivre celui qui les avait accueillit jusqu'à leurs places respectives. SI la conseillère McDougal se tiendrait à la droite de la grande libératrice, Salde Wilson lui avait sa place à sa gauche directement. Et ce fut encore à gauche de Slade que Daniel Crow fut installé.

La pièce resta vide, ou à peu près vide, qu'une poignée de minutes durant lesquelles le Canadien s'autorisa quelques mots envers son voisin de table. La remarque le touche, car on ne lui fait pas tout le temps, voir jamais. C'était plus facile pour la majorité des gens qu'importe leur affiliation, civile, héroïque ou vilaine, de voir en Slade ce que les médias et autres manipulateurs de consciences voulaient qu'ils voient. Très peu de personnes avaient l'intelligence de réfléchir et d'observer celui que l'on prenait pur un monstre de barbarie et de cruauté, cherchant à comprendre ce qu'il était, pourquoi il était et comment il était réellement. Daniel Crow fit cet effort et malgré l'armure et la carapace émotionnelle qu'il s'était faite durant des dizaines d'années, Slade Wilson fut touché. L'ex président des USA retira son masque et le posa devant lui afin d'échanger un regard avec son interlocuteur pendant qu'il lui répondit :

Les autorités américaines ont la manie de diaboliser ce qu'ils ne peuvent contenir ou contrôler à leur guise, préférant masquer la vérité pour mieux mentir et exagéré les faits, horrifiant ce qu'il ne l'est pas et embellissant ce qui les arrangent. Si nous sommes amenées à nous côtoyer régulièrement monsieur Crow, j'espère alors que vous comprendrez qui je suis et quel est ma place dans ce monde. Cependant votre première observation me fait plaisir.

A peine avait-il finit de parler que le majordome principal, celui aux gants blancs qui semblaient donner des ordres à tous les autres, annonça l'arrivé des autres convives mais surtout de la reine de la soirée, la grande libératrice, le colonel Maru. Accompagné de très près de la conseillère spéciale Katryn McDougal, les deux femmes s'installèrent à leurs places respectives au milieu de la grande table. Après quelques mots échangés avec son invité, le colonel fit un très bref discours en introduction du repas, qui s'ouvrit juste après .

Alors que tout se passait pour le mieux, la grande libératrice racontant l'unification des deux pays en un seul sous sa gouverne, des coups de feu se firent entendre malgré que la pièce soit très bien insonorisé. Slade mit sa main sur son holster par réflexe prêt à faire feu.
Ce fut alors qu'un groupe de soldats portant les couleurs et insignes de la Rheelasia du Nord débarquèrent dans la grande salle tirant des coups de feu dans les murs et au plafond, se mettant en scène afin de faire peur et impressionner ce qui ne l'était pas pour Deathstroke. Les hommes menés par ce bon monsieur Tang revendiquèrent les personnes présentes comme étant leur otage ce qui ne manqua pas de faire sourire Slade, celui qui le capturait vivant de son plein gré n'étant pas encore née.

Le groupuscule aurait pu revendiquer d'autres choses si le bras droit de la grande libératrice n'avait pas prit la parole de façon hautaine et moqueuse envers les soldats. Elle les gratifia du faux effet de surprise puisque surveillé par les services secrets dirigé par monsieur Wilson en personne et s'amusa même à leur donner un conseil, tout ceci bien sur avant que les bustes mis ne décoration se mettent à mitrailler les assaillants avec leurs yeux, de façon tout à fait concrète et réel et non imagé.

Salde Wilson, tout comme Daniel Crow, aurait pu à lui seul régler le problème, en tuant de façon rapide tout ce qui était ou allait devenir menaçant mais ce n'était pas l'image qu'il souhaitait donner de lui. IL appuya sur son oreillette et donna l'ordre au agents postés plus bas de prendre les terroristes à revers. De son bras il fit signes au gardes du corps sur place pour qu'ils créent un périmètre de sécurité autour de la grande libératrice et de la conseillère spéciale Mc Dougal ainsi que de leur invité.
Après s'être levé, sortant par la même occasion l'un de ses CZ 75 de son holster, il prit dans sa main droite l'une des ses épées personnelles et d'un bond se positionna devant la table du colonel Maru.

S'en suivis alors une défense de zone et de VIP comme peu de personne sur terre pouvait fournir. Deahtstroke éliminait de façon méthodique et précise n'importe qu'elle menace dans un rayon de quinze mètre autour de lui et des personnalités qu'il protégeait. Chacun de ses coups, chacune de ses balles tirées, chaque coup de sabre porté immobilisait instantanément l'assaillant qui était visité, l'empêchant quoiqu'il advienne de revenir à la charge.
Deathstroke était devenue un mur humain contre lequel ses adversaires s'écrasaient lamentablement perdant avant d'avoir pu faire quoique se soit de dangereux envers lui ou les VIP qu'il protégeait.

C'était dans ce genre de moment bien précis que l'on pouvait voir que Slade Wilson n'était pas juste l'assassin et le meurtrier que l'on disait de lui. Dans sa manière si parfaite techniquement d'arrêter ses adversaires, dans sa fonction de défenseur, on pouvait comprendre que Slade exécutait de la meilleure manière qui soit, le but de son travail et de ce pourquoi on le payait. A ce moment là Deathstroke ne tuait pas il blessait simplement, de façon remarquable certe, mais il ne tuait pas. Non tous ces hommes assez fou pour s'attaquer à cette assemblée, aux personnalités qui se trouvait derrière Salde Wilson, allaient devoir répondre de leurs actes et être châtiés publiquement pour montrer aux opposants du régime en place ce qui en coûtait de tenter d'attenter à la vie de la grande libératrice, de sa conseillère spéciale, de son consultant spécial, de leur invité d'honneur et du peuple de Rheelasia Unie .

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MessagePosté le: Mar 5 Sep - 18:57
Ce fut autour de cette table d'un blanc immaculé que je fini par voir le véritable visage de Slade Wilson. C'était un homme aux traits profonds, marqués par la vie et les combats, son œil droit portait les stigmates d'une douleur qu'il cachait derrière un cache œil de cuir noir. Les cheveux gris, et le regard perçant, je me rendis compte que derrière le masque, se cachait un masque encore plus froid et sombre. La douleur pouvait se lire sur la moindre parcelle de sa peau, il restait pourtant calme et posé. Je respectais cet homme, non pas pour ses actes, mais pour ce qu'il représentait. Il était le ciment d'un espoir qui se voulait être pourtant vain. A mes yeux, je ne pouvais l'avouer complètement, ni même comprendre les raisons qui me donnaient cette impression, mais cet homme me paru être d'une sagesse hors du commun. Il irradiait de sa prestance, de son charisme, une chose que peu d'êtres humains pouvaient se targuer d'avoir. Une incommensurable puissance de l'être. J'étais donc en présence de l'homme qui avait été capable de faire trembler la Terre entière, qui avait mit à mal de nombreux Super-héros à travers le monde… Et ce n'était qu'un homme fait de chair et de sang… Ses paroles portèrent à mes oreilles ce que j'avais ressenti, non pas de la haine, mais bel et bien de la tristesse et de la compassion. Parfois, il fallait qu'un homme choisisse le rôle de martyr afin d'aider l'ensemble du peuple. Les USA ne l'avait pas ménagé… Ils avaient fait de lui l'être le plus méprisable de la planète… L'ennemi public numéro 1. Lui qui n'était qu'un homme.

J'acquiesçais de la tête tandis qu'il terminait de parler. Ses mots me touchèrent au plus profond de mon âme. Malgré la distance qui nous séparait, je sentis Crow qui, du haut de la statue, plongeait son regard sur Slade Wilson. Le respectait-il lui aussi ou, au contraire, craignait-il que tout cela ne soit qu'une infâme machination ? Non, si tel aurait été le cas, et ce depuis le début, Crow l'aurait senti et m'en aurait averti. Certes, une chose n'était pas banale dans ce bâtiment et l'impression étrange de mensonges planait toujours ici ; mais en ce qui concernait le Conseiller Spécial, rien de toute cela n'était tromperies… Me coupant de mes réflexions, le majordome se planta, droit comme un arbre devant les portes et annonça d'une voix forte – un très fort accent Rheelasien dans son anglais presque parfait – l'arrivée de la Grande Libératrice et de la Conseillère principale. La femme qui entra alors dans la pièce rejeta tout ce que j'aurais pu imaginer sur elle. Les bras croisés dans le dos, l'allure d'une brute épaisse dans une robe cintrée, elle s'avança vers la table avec toute la prestance qu'elle pouvait se targuer d'avoir. Je remarquais ses yeux sombres, sa peau mate, ses cheveux crépus et courts… La militaire parfaite en somme. A ses côtés se trouvait, le port altier en prime et la chevelure magnifique, la Conseillère Principale MacDougal.

A peine furent-elles assises, chacune à sa place attitrée que la Grande Libératrice me signifia ses propres condoléances. Elle semblait réellement touchée par cet acte perpétré en Rheelasia Unie et continua alors dans un descriptif tant et si bien complet, que je pouvais imaginer la moindre scène. Ses paroles nous décrivaient la manière dont elle réussi à faire plier la Rheelasia sur Nord, se débarrassant des dernières milices encore en faction avant de déclarer la Rheelasia Unie sous une seule et même bannière, la sienne. Toutefois, comme un seul homme nous nous retournions vers l'extérieur. Des tirs, des cris… L'excitation du combat revint en moi et le fait que mon bras gauche était encore plâtré ne m'enchantais que moyennement. Si venait à arriver quelque chose… Je n'aurais pas d'autres choix que d'agir d'une manière… Peu conventionnelle. D'un coup, les deux portes par lesquelles nous étions entrés s'ouvrirent dans un fracas assourdissant. Reconnaissant Monsieur Tang, l'aide de Wilson, l'arme à la main, le poing levé et arguant que la Rheelasia du Nord ne se laisserait pas faire aussi facilement, je ne pouvais me contenir… Pourtant il le fallait. Ma présence ici était celle d'un invité. Il était donc de bon ton d'éviter l'incident diplomatique. Sarcastique, applaudissant lentement, comme pour marquer l'ironie de la chose, la Conseillère MacDougal prit la parole. Ce qui s'en suivit ne fut qu'une suite chaotique de tirs et de corps tombant sur le sol. Le plus surpris de cette attaque fut très certainement Crow qui, confortablement posé sur la statue qui trônait au dessus la porte, poussa un "COUAC" de surprise lorsque cette dernière se mit à mitrailler les assaillants de toutes parts. Les ailes déployées, son vol se fit en quelques secondes à peine, et malgré le fait ne craignait rien – n'ayant aucune tangibilité propre – il tremblait comme une feuille.

Mon premier reflexe fut de protéger la Grand Libératrice et la Conseillère MacDougal. De mon seul bras valide, je retournais la table qui leur faisait face et, renversant tout ce qui s'y trouvait, je me mis à leurs côtés. Le combat semblait faire rage et de ce que j'en entendais, Wilson ne manquait pas de faire comprendre aux assaillants l'erreur qu'ils avaient faite en s'en prenant à nous… Qui plus est ici. Une question parvint à mon esprit, avais-je d'autres choses choix que celui qui se présentait à moi ? Non… Sautant par-dessus la table, ma main gauche créa un portail de ténèbres qui absorbait toutes les balles qui filaient dans ma direction tandis que ma main droite projetait des sphères d'énergie rouge sur nos adversaires. Le plus admirable durant ce simulacre de combat était la manière dont Wilson gérait les choses. Aucuns morts, rien que des blessés… Le combat ne dura qu'une poignée de minutes durant lesquelles Crow volait ça et là, s'en prenant à nos adversaires que je percutais de toute ma force, l'épaule vers l'avant, dans le torse. Voilà, tout était terminé. Devant nous, agenouillé, les bras pendant le long du corps et le visage tuméfié, se trouvait un Monsieur Tang vaincu. Je me retrouvais en face d'un des instigateurs de la mort de mes amis… Qu'allais-je faire ? Rien… Je n'étais pas comme eux… Il était à ma merci, j'aurais pu le tuer en une fraction de seconde mais… Je m'y refusais… Jamais je ne pourrais prendre la vie…

Je sentis la voix de la Conseillère s'élever dans mon dos… Voilà, le sort en était jeté…





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Obi-Wan Kenobi


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MessagePosté le: Mar 5 Sep - 19:59
Si Slade Wilson et Daniel Crow n’avaient pas fait grands morts, la Grande Libératrice et les défenses automatisées de Tsaritsa elles ne firent pas dans la dentelle et bien que considérablement moins impressionnante que Deathstroke, Marina Maru ne se laissait pas faire facilement et nombreux pourraient se demander comment une femme un en robe et deux en talons hauts réussissait à jouer de la sorte du fusil à pompe… Car oui, sous la table de la Grande Libératrice se trouvait une arme. Paranoïa exacerbée ou réflexe de protection? Au milieu des morts et des blessés, seuls les alliés de la Rheelasia Unie se tenaient debout. Pour le reste… La Grande Libératrice était en train de beugler des ordres en Rheelasien, le visage rouge et une colère meurtrière dans le regard. Par respect pour leur invité, Tsaritsa se proposa comme traductrice.

« Sécurité. Amenez-les. En tant qu’ennemis de l’état, ils ne sont plus considérés comme des êtres humains et donc la protection de la convention de Genève ne les concerne plus. Manuel d’interrogatoire, chapitre quatorze, sous-section trois. Allez-y avec d’extrêmes préjudices. Ils parleront ou bien ils mourront. Je ne tolèrerai ni ne négocierai avec les terroristes et les traitres. Qu’ils disparaissent de ma vue. »

Considérant que le repas venait abruptement de prendre fin, Tsaritsa amena Slade et Daniel dans une pièce adjacente où ils purent finirent de manger, la Conseillère Principale leur faisant savoir qu’un véhicule viendrait bientôt les chercher car il fallait discuter de choses sérieuses. Ce serait une surprise même pour Deathstroke qui n’avait qu’entendu parler de l’endroit auquel Tsaritsa faisait référence. Elle leur assura que l’attente en vaudrait largement la peine. Sans plus de précisions, elle les laissa sous bonne garde, des hommes de confiance, la garde noire de Slade Wilson. L’unité d’élite en charge de la sécurité du palais. Mystérieusement absente au moment de l’attaque de monsieur Tang. Quand on veut tendre un piège et un bon… Cela demande une mise en scène bien orchestrée et toute aussi bien planifiée. Logique élémentaire.

Une heure plus tard, Slade et Daniel étaient à l’arrière d’une limousine de fonction et leur chauffeur, un natif de Rheelasia des plus sympathiques, leur expliqua où ils se rendaient. Selon ce que leur racontait Wang, dans les heures suivant l’unification de Rheelasia, la Conseillère Principale McDougal avait ordonné la construction d’un ambitieux projet, à savoir, un énorme centre de recherche, de formation et d’éducation dont le seul objectif était de promouvoir le génie Rheelasien. Le département d’agroalimentaire à lui tout seul s’était attaqué à un ambitieux projet d’une plante hybride capable d’enrayer les effets néfastes d’une allergie alimentaire sévère. Le département de la défense civile étudiait un projet ambitieux pour aider les sinistrés en milieux inondés. La liste des exemples bien qu’intéressante s’avérait longue et leur chauffeur décida de ne pas tout aborder.

Ce que Slade savait mais que Daniel ignorait c’était que le sympathique Rheelasien n’existait pas, en fait. Il s’agissait d’une des constructions magiques de Tsaritsa. Plus vrai que vrai mais définitivement pas humain. Le but étant de tester Daniel Crow. Wang en était à terminer d’aborder les principaux détails architecturaux quand l’imposant complexe de recherche fut visible dans le lointain. La Conseillère Principale McDougal ne visait très certainement pas petit. Une dizaine de minutes plus tard, un ascenseur vitré les amenait au sommet, dans le bureau de Tsaritsa. Un endroit lumineux, aéré et avec de belles plantes pour donner fière allure à la pièce. Elle invita les deux hommes à s’asseoir avant de prendre la parole. Elle aurait pu le crier, la pièce était magiquement scellée donc… Aucun risque de ce côté. C’était d’une subtilité à toute épreuve.


« Messieurs, l’interrogatoire de feu monsieur Tang a révélé qu’il travaillait pour le terroriste responsable de la mort de la délégation canadienne. Malheureusement, l’homme en question a réussi à prendre la fuite et pas n’importe où : au plateau du Doklam. Nous pensons qu’il chercherait à déstabiliser la région. Quel lien y a-t-il entre Rheelasia et cet endroit… Nous l’ignorons, hélas, pour le moment.

Cependant, une opportunité en or se présente à nous par la même occasion. L’Inde et la Chine ont été contactées et leurs réponses favorables vont nous permettre de déployer là-bas une force d’intervention toute spéciale. Monsieur Wilson, vous êtes déjà au courant de la chose. Vous n’aviez simplement pas vu où cette force de frappe serait logée et entrainée. Monsieur Crow, c’est une occasion en or pour vous de venger vos morts.

J’ai un bras droit. Slade Wilson. Sauf que monsieur Wilson est un homme de science plus que de surnaturel et c’est tout à son honneur. J’ai besoin d’un spécialiste en affaires plus occultes. Je ne voulais pas le révéler jusqu’à présent mais… Nous savons qui vous êtes, monsieur Crow, et de quoi vous êtes capable. Je ne vous demande pas de trahir votre pays, soyez sans crainte. Simplement d’interpréter plus librement vos ordres.

Messieurs, nous sommes au bord d’une situation qui, si elle dégénère, ferait s’affronter les deux pays les plus peuplés du monde dans un combat dont le nombre de victime ferait passer les chiffres de la Grande Guerre pour de la rigolade. J’oserais même dire ceux de la Seconde également. Je ne resterai pas les bras croisés à ne rien faire. Rheelasia est la quatrième puissance asiatique et elle peut aider donc elle aidera. »


Pendant une heure, il fut question d’engagements, ce que chacun pouvait apporter pour régler le problème. Ce que chacun mettait sur la table comme limite. Où chacun tirait une ligne qu’il ne dépasserait pas. Des suggestions furent faites : après le succès au plateau du Doklam, car ce serait un succès, il faudrait être encore davantage proactif. De vieilles tensions entre la Russie et le Japon avaient récemment été exacerbée et tout portait à croire que ce mystérieux terroriste voulait déstabiliser l’Asie toute entière… Mais pour le compte de qui et dans quel but, mystère. Devant une telle menace, une femme qui n’était pas une femme, un homme qui aurait pu être un surhomme et un homme au bras dans le plâtre et au corbeau sachant faire « couac » se mirent d’accord sur une chose : ils ne laisseraient très certainement pas une telle chose se produire.

Intérieurement, Tsaritsa était en train de sourire. Que diraient ses ennemis et détracteurs s’ils voyaient ce qu’elle était en train de faire? Après tout, un monde libre et en sécurité est bien plus prompt à rêver que des gens qui craignent pour leur vie à tous les jours. Et si elle devait se dresser comme un rempart entre le danger et les Humains, ces merveilleuses créatures à l’imagination si débordante qui contribuaient sans le savoir à la réussite de ses propres projets, elle le ferait. Elle avait un royaume à reconquérir. Jamais la Terre, naturellement mais en aidant cette espèce, elle s’aidait elle. Était-ce purement égoïste ou y avait-il une part d’altruisme? Ce n’était pas ce qui importait dans l’instant. Une menace bien plus grande voulait saboter ses projets sur l’Asie et elle comptait bien avoir des réponses. Tout serait révélé, ou au moins en partie, sur le plateau du Doklam...

Fin.


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[Rheelasia] S'épanouir dans l'adversité (PV Slade Wilson et Daniel Crow) (Terminé)

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