[4ML] New York Paradise [Terminé]

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MessagePosté le: Jeu 14 Sep 2017 - 10:54
La criminalité était une faune à part, avec ses codes, son langage, ses symboles et sa mythologie. Face à une société toujours plus dure à son égard, elle se composait ses règles, elle se donnait son propre cadre, parfois plus souple que la Société Civile, parfois plus dure. Le plus fort mange le plus faible, disaient les journaux en parlant des criminels, mais ce n'était guère différent de leur société "légale" où l'argent définit le fort et la pauvreté le faible. La véritable différence, notait Mister Mind après une patiente observation les rouages de son organisation criminelle, était que les criminels éprouvaient tout ce que les simples civils cherchaient des années: le respect, la satisfaction de l'accomplissement, l'assouvissement de leurs désirs sans aucune limite.

De même, le crime ne formait pas une famille comme le prétendaient les italiens, pas de Pater Familias au sommet ni d'enfants ou de cousins, rien d'autre qu'une structure de gouvernement autoritaire avec distribution de récompenses et de punitions pour réguler les comportements. La vérité était là, ils ne faisaient que reproduire des schémas éprouvés. Ils ne voulaient pas subvertir l'ordre établi ni le faire tomber, il voulaient leur part du gâteau, parasites incapables de vivre sans toute la Justice et l'Ordre qui règne aux cotés de leurs magouilles et leurs "arrangements". "Arrangement", tout était là. Ils s'"arrangeaient" des choses. Quel manque d'ambition...

Mister Mind n'en manquait heureusement pas. Durant quatre mois, prenant comme base arrière sa petite manufacture d'arme à feu, il étendit son influence, patiemment. Ce qui n'aurait dû être qu'une étape devint une merveilleuse opportunité. Depuis qu'il avait réduit à l'état d'esclave obéissant un Tom Branson rebaptisé Edward Sweet capable de se transformer en un félin sauvage et plus puissant que n'importe quel homme de main de gangsters, ses projets s'étaient adaptés. Voilà la vraie clef de la survie: l'adaptation. Aussi fort que vous soyez, seules vos facultés à suivre l'évolution peuvent vous sauver. Au commencement, quelques groupuscules armés tombèrent à genoux face à sa puissance. La plupart de ces premiers éléments devinrent des cobayes pour que le ver peaufine sa technologie de contrôle mental. Drogues, neurosciences, électronique, tout fut bon pour essayer de briser les esprits et augmenter la portée de ses commandes mentales. Le cerveau humain était un mécanisme complexe, mais les processus inconscients, si nombreux et si fragiles étaient des portes d'entrée de premier choix.

Il parvint à s'attaquer ensuite à quelques chefs de gangs et à les faire tomber sous son emprise. Leurs hommes suivirent. Sous la coupe du ver, par le biais de ses pantins, ceux-ci furent drogués, hypnotisés, lobotomisés au besoin afin de suivre les ordres les plus vils et les plus suicidaires. New York vécut dans ses bas-fonds une guerre terrible. Mister Mind ne considérait les humains que comme une quantité négligeable. Certains s'usaient dans l'usine pour fabriquer les armes qu'il finançait grâce à ses trafic: drogue; proxénétisme; recèle de marchandises de contrebande. Les autres esclaves assuraient ces services illégaux, d'autres s'armaient et attaquaient les gangs rivaux. Le nombre de sans-abris décrut grâce aux soins minutieux de Mister Mind. Il les embrigadait dans ses rangs par centaines, un morceau de chair restait un morceau de chair et les quelques associations qui se penchaient sur le sort des miséreux furent harcelées sans pitié, pas question qu'on lui vole sa main d'oeuvre!

Queens et le Bronx furent les deux quartiers à connaître la fureur de Mister Mind sous couvert du terrible "Sweet". Edward était un faire-valoir de premier ordre. Il ne payait pas de mine au premier abord, mais sitôt vêtu comme un véritable gangster, il avait l'air terrible et impérieux, surtout avec sa nouvelle perruque de cheveux blanchis. On lui donnait le surnom du "Confiseur", en rapport à son patronyme et la permanente odeur de sucre qui l'accompagnait. Edward Sweet était un personnage qui se montrait la nuit, se terrait le jour et acquérait chaque jour de nouvelles légendes à son propos. Certains prétendaient l'avoir déjà croisé pour se vanter, d'autres tremblaient en prononçant son nom. Personne cependant ne remettait en cause son influence.

Les italiens et les russes étaient tombés dans son escarcelle, les triades chinoises s'étaient unies autour de lui, les gangs mexicains s'étaient rabattus sur la périphérie pour éviter de finir comme les quelques latinos qui avaient osé tenir tête à cette nouvelle association et dont on avait retrouvé les cadavres déchiquetés. Dans les bas-fonds on murmurait que les derniers latinos seraient les prochains. Queens était entièrement entre les mains du "Confiseur" mais le Bronx gardait encore deux gangs d'importance: les Angeles Fatales et les Serpiente Negra.

A eux deux, ils pouvaient tenir leurs quartiers et mettre en péril les projets du ver vénusien, mais ce dernier apprenait vite. Usant des esprits de ses nouveaux "alliés" et des informations qu'ils contenaient, il put analyser ses ennemis et comprit rapidement qu'une seule attaque suffirait pour les déstabiliser, à condition qu'elle soit rapide, efficace et inattendue et surtout pas frontale. Une heureuse nouvelle tombait à pic pour lui, Lucifer, chef des Angeles et Pablo, le chef des Serpiente avaient décidé d'organiser une rencontre entre eux afin de voir comment affronter l'appétit du Confiseur. Cette réunion était fixée dans une semaine et plus le temps avançait, plus les tensions devenaient palpables. C'était l'occasion de frapper.

Dans le Bronx, les murmures d'un affrontement se firent craintes, les craintes nourrirent une profonde paranoïa. La population ne sortait plus que très sporadiquement, des citoyens armés sillonnaient les rues pour que les enfants puissent aller et venir dans leurs écoles, les super-marchés étaient sous la protection de ces milices volontaires. La ville ne voulait pas mettre la population en émoi, mais conservait ses forces de police aux aguets, les commissariats s'équipèrent en conséquence, des équipes du SWAT furent installées à proximité des quartiers et de nouveaux hauts-parleurs furent installés dans les rues pour transmettre au plus vite des messages d'intérêts généraux mais surtout d'alerte. La nuit, les latinos circulaient, vigilants, en groupe.

Réunion J-3

Tom Branson, alias Edward Sweet, était dans le Queens comme chez lui. La police qu'il arrosait d'argent et de cadeau, lui mangeait dans la main, à bord des voitures de sport les plus tapageuses, il faisait le tour de ses clubs, un par nuit, accompagné par son frère, William Sweet, l'allure fière, hautaine. Ce soir, ils étaient au Green Palace, un club plutôt huppé niché dans une avenue branchée qui faisait transiter la plus grande quantité de cocaïne des Queens.

Là Edward s'installa dans le carré VIP, arrosa le dance-floor et ses hôtesses de champagne hors de prix. Il s'enivrait ainsi de toutes les passions, voyait les femmes d'un soir rire à son cou, prendre des rails de cocaïne comme si ce n'était que du sucre. Il admirait les lumières éblouissantes se refléter dans les coupes d'alcool coloré et se saoulait de musique électronique. Tout était excès, tout était sujet à l'oubli le plus total. Le monde se réduisait à ces murs sombre, ces spots aveuglants, ces corps passionnés qui se déhanchaient lubriquement. L'odeur de l'éthanol, des parfums et de la sueur se mélangeait au goût du rouge à lèvre et de la peau maquillée. Enfer des sens dans lequel Tom Branson s'abîmait toujours plus. Les relais neuronaux directement implantés dans son crâne mélangeaient en lui ses pulsions animales et ses réflexes humaines, laissant toute latitude à Mister Mind pour le contrôler sans l'endommager. Félin parmi les humaines, il jouait de sa musculature, plongeait dans la béatitude de cette compagnie féminine toujours plus accros. Tout était fait pour dominer le prédateur, pour le satisfaire au plus haut degré, condition sine qua none pour que la bête reste domestiquée.

Pendant ce temps, William allait rendre visite au gérant des lieux, "Gab' le Fou" et lui réclamait l'argent des trafics qui tournaient dans l'arrière boutique.

- Le commerce va super bien, commenta le gérant à un William qui réajustait l'oreillette qui ne le quittait jamais. Depuis que les gangs sont tous unis, on peut dire que le chiffre d'affaire se porte bien.

- Formidable, répondit-il sans passion.

- Par contre, je vais devoir me débarrasser de Nelly.

- Nelly?


- Ouais, Nelly Chambers, la préférée du "Confiseur", j'suis désolé mais sa mère est venue se plaindre, je crois qu'elle aime pas que sa fille travaille ici, elle a même remarqué que c'était une junkie. Vous comprenez j'espère. Faudrait pas qu'elle puisse porter plainte. J'crois même qu'elle lui a parlé du "Confiseur".

- J'oubliais l'aspect maternelle de certaines femelles votre espèce...

- Pardon?

- Débarrassez-vous en, définitivement, injectez-lui je-ne-sais-quel produit. J'annoncerai la nouvelle moi-même. Quant à la mère, nous nous en chargerons.


Le gérant eut un moment d'hésitation.

- Vous êtes bien sûr parce que...

William Sweet l'épingla littéralement sur regard.

- Contentez-vous d'obéir.

- Bien monsieur.


Il lui tendit alors une mallette remplit d'argent. Gab' avait les yeux brillants et la pupille dilatée en voyant autant de billets, mais son interlocuteur restait de marbre. Il devait en voir tellement plus que ce genre de démonstration ne l'impressionnait pas. Sweet passa une main dessus, comme s'il cherchait à lui trouver une existence tangible.

- Ça fait un sacré tas de fric monsieur.

- Comme vous dites.

- Vous voulez boire un verre?

- Non.

- Ah. euh...


William Sweet referma la valise et s'installa sur une chaise inconfortable dans un coin du bureau.

- Laissons Edward s'amuser un peu, déclara-t-il. Assurez-vous qu'il ne manque de rien.

- Bien monsieur, autre chose?


Pas de réponse. Gab' sortit, laissant l'homme seul sur sa chaise, fixant un point du mur qui lui faisait face...
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MessagePosté le: Jeu 14 Sep 2017 - 15:48
Le monde change.
Un cliché, une évidence qui ne fait que souligner la marche du monde, toujours en avant même si l’on peut parfois penser qu’il régresse ; toujours filer sur une ligne, rarement droite, souvent biscornue, toujours surprenante.
Le monde change – même si, à l’échelle de la planète et même de l’Humanité, les événements qui impactent les vies ne sont qu’une crotte de mouche sur une note de bas d’une page arrachée d’un livre oublié.
Mais, oui, néanmoins, le monde change… et, surtout, a changé ces quatre derniers mois, plus vite et plus fort que lors de périodes préalables.

Une Présidente décriée et tyrannique a démissionné après une révolte Rebelle et citoyenne. Un remplaçant a été démocratiquement élu, plus vite que n’importe lequel de ses prédécesseurs.
Une organisation de défense a été réformée et valorisée par un policier spatial, une ville a fait sécession, une autre se noie dans la Rage, deux autres ont été reconstruites, un groupe commando immoral a été réformé mais conservé, des Pardons ont été octroyés – mais pas pour tous.

Le Suicide Squad, en effet, a été conservé par le Président Suarez, qui a décidé de nommer le Héros militaire Captain Atom à sa tête. Les membres ne sont plus obligés, mais volontaires, avec contrepartie : soit de l’argent, du pouvoir, un étalement des peines pour certains ; soit une rédemption, un pardon après des erreurs commises dans le cadre de l’Héroïsme, ou pour des actes passés.
Atom, notamment, a intégré le groupe pour rattraper son temps de Recrue.
Ce n’est, néanmoins, pas le fait que ce Héros, ancien membre de la Justice League, membre de la Justice Society of America, aventurier émérite, bref que lui ait besoin de se rattraper qui attire l’attention sur lui, depuis quatre mois ; mais bien le fait qu’il vive, tout simplement.

En effet, si Ray Palmer, scientifique de renom et professeur impliqué, a déjà fait croire à sa mort – lors de son installation dans la micro-ville de Morlaidh, lors de sa fuite dans le Multivers après les actes déments de son ex-femme, après son sacrifice dans une autre Dimension contre des Durlans – ces événements avaient eu lieu loin des yeux du public.
Tel ne fut pas le cas récemment, quand Atom se sacrifia une nouvelle fois, pour empêcher qu’une explosion du Joker n’emporte une partie de Gotham City ; aux yeux du monde, le Héros disparut en absorbant l’explosion dans le Microvers.
Mais il est revenu.

Lors de la révolte contre la Présidente Waller, quand Hugo Strange a révélé avoir empoisonné une partie des Gothamites qu’il transforma en Monstres, la lumière vint du ciel – et elle fut pourpre. Indigo.
Ray Palmer, ressuscité mystérieusement, est revenu porteur d’un anneau et d’un bâton de l’Indigo Tribe. Il soigna et apaisa une partie des Monstres, avant de disparaître… sans un mot compréhensible.
Depuis, Atom s’est réinstallé à Ivy Town, a retrouvé un poste de professeur et une occupation de Héros ; il a même réintégré la J.S.A. et, donc, participe au Suicide Squad. Mais il demeure mystérieux et même mutique sur sa résurrection – et sur sa capacité, inégalée et incompréhensible, à retirer son anneau pour demeurer libre.

Discret, voir même secret, Ray Palmer a pris peu de contact avec les membres de la communauté Héroïque… même s’il répond, loyalement, aux appels des groupes auxquels il participe, et notamment la Justice Society of America, avec qui le sang versé et la folie affrontée ont créé des liens.
Ainsi, quand Ted Grant, le Wildcat ayant participé à la fondation du groupe, a sollicité un appui pour enquêter sur l’étrange disparition de son fils à New York, Tom Bronson dit Wildcat également, mais également sur la montée en puissance d’un nouveau caïd, le Confiseur de mauvaise augure qui serait sur le point d’engager une guerre abominable dans les rues, Atom a répondu présent.
Sans émotion, sans entrain, sans humanité – mais il a répondu quand même, et s’est lancé sur les pistes.

Après une rapide stratégie, il a été acté que Ted Grant irait sur la piste des Angeles Fatales et les Serpiente Negra, les deux derniers gangs se refusant à l’ennemi, pour en découvrir plus sur eux, et ainsi prévenir une catastrophe ; tandis que Ray Palmer irait sur la piste du confiseur lui-même.

Rejoignant ainsi le Green Palace, un club dans lequel l’étrange apparence du Confiseur est régulièrement entrevue, Atom prend une apparence minime et vole…


… glissant sur les ondes pour augmenter sa vitesse en manipulant sa masse. Vêtu de son nouveau costume, constitué de sa combinaison standard, d’une veste rouge à poches et d’un masque plus ouvert, il pénètre dans le Green Palace – et est immédiatement agressé par le son et sa violence.

Grimaçant, Ray Palmer a besoin de quelques secondes pour se reprendre… et se lancer dans la foule.
A petite taille, pas plus haut qu’un index, il passe de groupe en groupe, glissant entre les géants, évitant les obstacles, pour tenter de retrouver le Confiseur selon la description que quelques délinquants terrifiés lui ont fait. Sans répit. Sans remords. Sans émotion.

Le monde change, définitivement.
Ceux qui le peuplent aussi.
Et alors qu’Atom s’enfonce un peu plus dans la foule… il est clair qu’il s’enfonce, aussi, un peu plus dans le détachement et la froideur. Une forme, peut-être, de dépression. Une forme, définitive, d’inquiétude pour ses proches…

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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 10:12
Le monde change, toujours pour le pire. Les hommes de biens se fatiguent, la Justice s'essouffle et la vérité frappe. Dans une Nation où l'égoïsme est roi, dans une Société où l'individualisme est loi, dans un monde où l'être humain n'est qu'une parenthèse dans la grande course de l'évolution, seule demeure la volonté de profiter du temps. Le Green Palace n'était pas une aberration, c'était le résultat d'une éducation de masse défaillante, d'une course à l'assouvissement du plaisir individuel. Pour atteindre le bar il fallait passer aux côtés de serveuses érotisées, slalomer entre des publicités gravées sur les verres, les bouteilles, les menus, les affiches. Tout était fait pour conditionner à ce simple devoir: voilà tes désirs, maintenant fais-toi plaisir. Tel était le monde qui végétait à la surface de ce monde, telle était son évolution, tel était le point culminant de sa principale civilisation. Et il y en avait encore pour vouloir le sauver...

Le DJ inondait les esprits de ses arrangements électroniques, offrant aux drogués accrochés à leur bouteille d'eau de quoi déchaîner l'énergie brumeuse de leurs substances illicites. C'étaient des mouvements arythmiques, des corps abandonnés aux désirs de l'inconscient, des rires oubliés, des visages ivres. Sur les tables traînaient des verres encore pleins, promesses de libations, les menus passaient de mains en mains, entre deux rires, deux plaisanteries, deux tentatives de flirts. Les hommes se prenaient pour des dieux, les femmes pour des déesses. rien n'avait d'importance en cet Olympe de perdition.

Vautré dans son canapé, Edward Sweet admirait le tableau décadent, il se sentait le roi de cette jungle obscène, il se sentait l'âme d'un véritable maître de harde. Finie la solitude des hauteurs, terminée la peur de la trahison, ici il était à sa place. Deux femmes aux grâces félines se tortillaient à côté de lui, caressant son torse, glissant leurs mains entre les interstices de sa chemise négligemment boutonnée. Il mâchait un chewing-gum par de grands mouvements de bouches outranciers, sentant délicieusement le sucre se diffuser dans sa bouche. Bientôt une jeune femme arriva dans le carré. Brune, le visage et les yeux d'un chat sauvage, incarnation de la fierté animale. Nelly Chambers, jeune femme téméraire, était la seule qui pouvait tenir tête au "Confiseur".

Ce dernier claqua des doigts et repoussa les deux créatures qui s'étaient pelotonnées contre lui. Il invita la nouvelle arrivante à venir près de lui. Elle fit une moue, histoire de se faire désirer, provoquant un sourire carnassier chez son interlocuteur puis elle se jeta à ses côtés, elle aussi se sentait reine du monde au creux de ses bras.

- Ma p'tite Nelly, souffla-t-il à son oreille, j'ai presque cru que tu ne viendrais pas.

Elle gloussa, lui lança un regard pétillant et lui offrit pour seule réponse qu'un langoureux baiser. Elle aimait savoir qu'elle restait imprévisible.

Gab' arriva à cet instant.

- Encore un peu de champagne monsieur? demanda-t-il.

Embrassant toujours sa bien-aimée, Edward tendit deux doigts pour réclamer deux coupes. Le gérant s'inclina et alla au bar pour s'assurer que la commande soit bien passée.

- Vous êtes sûr? demanda la barmaid. D'habitude il prend plutôt des cocktails hyper-sucrés.

- Et bien mets-en avec, grogna Gab'. Hors de question de nous le mettre à dos.

- Depuis qu'il est là on a pas à se plaindre, répliqua-t-elle. Les affaires tournent et les videurs finissent moins souvent à l'hosto. Et puis il met l'ambiance le gamin.

- Hein? Mais de qui tu parles?

- Ben, du "Confiseur" et vous?

- J'te parle de son frère merde.

- Qui, le Willy?

- L'appelle pas comme ça!

- T'as peur qui m'entende? J'suis pas sûre d'exister pour lui.


- Et moi donc... Allez sers-moi plutôt un bourbon.


Elle lui servit un verre d'alcool puis prépara le tout pour leur invité de marque.

- Et le Willy, y prend un truc?

- Non, et j'y retourne pas pour savoir s'il a changé d'avis.


Il prit le sceau à champagne et les deux coupes de cristal tandis qu'une serveuse prenait le plateau avec les cocktails préférés d'Edward Sweet. Lorsqu'il arriva dans le carré, Nelly était en train de se préparer une ligne de cocaïne et le caïd, les yeux fermés, la tête vers le plafond tanguait en rythme avec la musique. Jamais Gab' ne l'avait vu prendre un seul gramme de drogue et pourtant le type semblait planer en permanence, il paraissait incroyable qu'il soit en passe de devenir le nouveau parrain de la pègre de New York.

Il ouvrit la bouteille en faisant sauter le bouchon, réveillant Edward qui frappa des mains et se saisit d'un cocktail du plateau qu'il but d'une traite.

- Le Paradis ! Ha ha ha...

Il secoua la tête violemment et regarda son verre encore tâché de colorants chimiques. Son visage s'illumina.

- Ouais... on renommera ce truc le "Green Palace Paradise"... non... non... le "New York Paradise"! hurla-t-il avant de crier de toute ses forces. NEW YORK PARADISE!

Et tout le parterre remuant hurla à son tour "NEW YORK PARADISE!" sans même réfléchir.

- Une tournée! rajouta-t-il en saisissant un deuxième verre et en le buvant sans respirer.

Nelly, le nez encore enneigé, prit une coupe de champagne et la but en ricanant. Edward la saisit d'un bras massif par la taille et la souleva. Les deux rirent en tournoyant.

- J'pourrais faire ça toute ma vie! lui lança-t-il.

- Et je serai là.

- Bien sûr, t'es mon New York Paradise à moi!
lui lança-t-il plus euphorique encore.

Son rire résonna de plus belle tandis que les consommateurs du bar recevaient tous le nouveau cocktail de leur bienfaiteur.
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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 15:21
Atom, à petite taille, slalome entre les géants, les corps, les verres, les piliers – immobiliers et de bars – et les sons, qui ont presque un impact physique vu son diamètre actuel. Il évolue au milieu du Green Palace, plongé dans la fureur et l’oubli de moments d’égarement et d’abus, prisés par une génération abandonnée par ses héros, l’espoir et un Futur qui sera moins bien que le Passé.
Et il n’exprime aucune émotion.

Alors qu’il passe, en manipulant la masse de son corps, près de corps sublimes légèrement vêtus, de corps moins agréables mais tout aussi peu couverts, ou même à proximité de personnes clairement en difficulté ou affaiblies… il ne fait rien. Il ne montre rien. Il ne réagit pas.
Evoluant comme un robot, ou en pilote atomique, Ray Palmer est en quête de quelque chose – de quelqu’un. Et il ne semble pas pouvoir s’arrêter avant de l’avoir trouvé.

Bien évidemment, il n’y a pas ici d’allié, de proche du scientifique ; mais si c’était le cas, ceux-ci pourraient aisément être surpris, voir même choqués d’un tel détachement pour un homme qui, longtemps, s’est accroché aux autres, a voulu aider les autres – et a été même considéré comme l’un des porteurs de la Compassion.
Cela semble avoir changé – et cela peut inquiéter légitimement.
Néanmoins, l’on ne peut régulièrement disparaître, sacrifier son existence et revenir sans en être impacté ; et le nouvel Atom n’a peut-être pas entièrement révélé tous ses secrets…

Le Héros, néanmoins, est bien loin de ces considérations.
Flottant à l’intérieur du Green Palace, il a repéré de loin le Confiseur via les descriptions récupérées – mais fait le choix, volontaire, de ne pas s’en approcher de suite.
Il se rend plutôt au bar, où il surprend une conversation intéressante, faisant intervenir un frère à ce Confiseur, qui semble terroriser plus fort encore que ledit malfrat ; surprenant, mais intriguant.
Intéressé par les cocktails sucrés évoqués par les intervenants professionnels de l’établissement, car ils ne correspondent pas aux clichés du chef de gang sur lesquels le Confiseur s’est construit, Atom profite de sa micro-taille pour s’approcher d’un verre – et en récupérer quelques millilitres, pour les glisser dans un petit appareil caché dans ses poches.

Ray lance ainsi une analyse des relevés, avant de reprendre son envol… en direction du Confiseur.
Il est temps de se confronter à l’ennemi.

A nouveau, Palmer coule sur la piste de danse, évite les gens dénudés, et arrive au moment où le Confiseur déclare son amour vicieux et vicié à la jeune femme à ses côtés, frêle et pauvre paumée dont l’existence finira dans le caniveau, son âme brisée par les désillusions artificielles, son corps sali par les abus personnels et extérieurs.
Là non plus, le Héros ne réagit pas et ne semble pas atteint par cette situation terrible – en apparence, du moins.

De lui-même, il vient se positionner sur le canapé à côté du Confiseur.
A petite taille, dans un tel environnement, il ne peut être repéré… et il pourrait donc, fort aisément, rester là, attendre, observer et enregistrer ce qu’il trouve ici pendant un long moment.
Ce n’est cependant pas le choix qu’il fait.


« Il est temps d’organiser une trêve dans ta profession, Confiseur. »

A côté de l’oreille droite de l’intéressé, une voix peu bruyante, mais calme et déterminée, se fait entendre. En se tournant, le Confiseur peut découvrir qu’une créature de petite taille lui fait face…
… Atom, à petite taille, affichant une détermination à faire pâlir certains.

« Une discussion dans un endroit plus calme me semble indiquée. Je vous remercie de bien vouloir vous diriger dans un des salons privés de votre propre fait… il serait dommage de vous y forcer. »

Son ton est calme, posé.
Froid.
Atom ne plaisante pas et n’affiche aucune hésitation. N’ayant pas côtoyé préalablement Tom Bronson, il ne peut le reconnaître – mais, au fond, il s’en fiche.
Il doit arrêter et interroger le Confiseur ; il va le faire. Quoi qu’il ait besoin de faire pour cela.


(HJ/ Je te laisse déterminer les éventuels résultats de l’analyse. Wink /HJ)
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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 22:46
[HRP]Aucun problème cher détective.[/HRP]

Georges Petterson, ex-propriétaire d'une manufacture d'armes désormais sous le contrôle de Mister Mind et son précieux William Sweet était un fabuleux faire-valoir. Désormais l'on connaissait le dernier des Petterson - son frère étant tragiquement décédé - pour leur merveilleuse et sublime nouvelle usine de conditionnement de sucre. Le plan de développement avait été considéré par les experts-conseils comme judicieux et avec bien ficelé, du genre qui devait assurer de coquettes recettes au gérant. Grâce aux mises fournies par leur affaire d'armes, ceux-ci avaient pu mettre sur pied une chaîne complète en moins d'un mois, fonctionnelle et avec déjà de nombreux clients, tous des possessions d'Edward Sweet en vérité, ordre impératif de son frère William qui avait semble-t-il déjà prévu tout un plan de développement. Derrière la façade radieuse du commerce sucré des Petterson se cachait le même enfer d'humanité mécanisée chère au ver vénusien. Les quelques chimistes de l'organisation criminelle qui raffinaient en temps normal la drogue, avaient été en partie relégués dans cette usine pour adjoindre à la poudre si délicieuse des substances bien moins sympathiques.

Mister Mind n'était pas peu fier de son extension d'activité. Le sucre était en soit une substance déjà très proche de la drogue, avec son grand pouvoir addictif et on pouvait en mettre partout: boisson, sauces, nourriture, aucun élément de l'industrie alimentaire ne boudait cette poudre, cela rajoutait du goût, pas cher et efficacement, le genre de piège que l'on ne repère jamais assez vite. Il était statistiquement impossible de ne pas en ingérer. Les boîtes de nuit, avec leurs cocktails étaient des distributeurs de choix, des lieux d'expérimentation hors du commun pour cette substance.

L'analyse de Ray Palmer lui révéla donc une tragique liste d'additifs chimiques et de particules de drogue. Cette dernière était un dérivé d'opiacé qui générait un état second de béatitude, là où les produits chimiques réagissaient entre eux pour saturer les neuro-récepteurs de l'hôte et ralentir leur activité cognitive consciente. En bref, le parfait cocktail de celui qui voulait affaiblir mentalement des êtres humains. Une musique rythmique précise, activant certaines zones du cerveau, pouvait même servir de catalyseur au processus. Le reste du breuvage se composait d'alcool, de colorants et jus de fruit industriel très classiques.

Edward Sweet se retourna lorsqu'une voix l'interpella. Il n'était pas grand monde qui ose ainsi s'adresser à lui. Il baissa les yeux, Nelly ricana en voyant un petit être qui le surprit moins qu'il l'amusait, le monde pour elle devenait intangible. Gab' resta interdit. Il ne savait pas comment réagir, crier à l'aide, réclamer des gardes, rire? Il observait le "Confiseur", cherchant à calquer son attitude sur la sienne, une sorte de réflexe de survie dans son milieu. Et puis le petit être semblait sûr de lui, même s'il était difficile de totalement le prendre au sérieux dans cette taille.

- Me v'la chez Gulliver, déclara Sweet. Mais t'es qui?

La jeune femme lui murmura quelque chose à l'oreille. Il éclata de rire et lui caressa le visage.

- J'crois pas qu'il ai un chaudron non. Mais je vais te dire quelque chose gamin, ici on fait pas la trêve des conf...


Il s'arrêta, réfléchit un instant au travers de la muraille chimique qui lentement ralentissait son esprit. Dans ce genre de cas il préférait passer en mode automatique. Il se souvenait des ordres de son frère. "En cas de problème, vient me trouver et surtout, pas de grabuge dans nos propriétés". Il se ravisa donc. L'individu paraissait sûr de lui, il était d'une taille et d'un accoutrement étrange. Quelque part son cerveau de prédateur sentait une forme de danger et d'angoisse. Trop d'assurance malgré sa taille minable, voilà qui allait à l'encontre de son instinct, voilà qui nécessitait un peu de prudence. Et William préférait l'excès de prudence à la fougue et savait punir les comportements qu'il réprouvait... Edward ne voulait pas voir son frère en colère.

- Va p't'être falloir qu'on se voit en tête-à-tête, admit-il. Allez, suis-moi gringalet.

Il commença à sortir, Nelly au creux de son bras. Le carré VIP restait silencieux. Gab' préféra laisser l'affaire ici, Edward Sweet se chargerait du reste, il savait y faire d'après les rumeurs.

Après la double porte qui séparait le carré et la salle du couloir des salons privés, un silence agressif régnait. Seuls parvenaient des échos évanescents des salles voisines, comme autant d'éclats de rêves qui s'échappaient du piège de la rêverie chimique. Des gémissements passionnés se glissaient parfois sous une porte, des cris d'extases d'une autre. Un froid étrange régnait en comparaison à la chaleur moite de la salle principale, comme si tout était fait pour calmer les ardeurs et refroidir les passions.

- Oh, on va au salon rose? demanda une Nelly toujours plus loin d'eux. J'adore le salon rose.

- Vas-y bébé, je t'y retrouverai. Nous on va discuter entre... hommes?


Il rit en repensant à la taille de son interlocuteur et à sa vraie nature de transformiste. Bientôt cependant, dans le calme, il repensait au ton si détaché de son interlocuteur. Personne ne s'adressait à lui de cette manière et cela ne lui plaisait pas. Il avait une réputation à tenir, il suffisait d'un faux-pas pour tout perdre dans leur milieu. Il devait sans doute faire de ce type un exemple, mais pas sans les ordres de William.

- Alors tu fais partie de quel camp? Latinos? Police? Un autre gang? demanda-t-il plus pour faire du bruit que pour avoir une réponse. À moins que tu ne sois un "justicier", même si ça plus dire grand chose ha ha ha. Waller a bien brouillé les cartes.

Il poussa alors la porte du bureau de Gab' où son frère attendait. William se reconnecta au monde des vivants et se leva de son siège par réflexe, il observa sa montre puis son frère.

- Déjà? La soirée ne devrait pas être encore terminée, le tança-t-il

- Ouais, mais un type aimerait me parler, fit-il en montrant son accompagnateur. Un type qu'a pas froid aux yeux.

Les yeux de William s'étrécirent lorsqu'il tomba sur Atom. Anormal. Il n'aimait pas ce qui n'était ni prévu ni prévisible.

- Et de quoi?

- Il voudrait... comment il disait? Ah oui, un truc sur "Faudra arrêter votre commerce."

- Je vois...
déclara William en analysant l'individu.

Seul, sûr de lui, ou un simiesque plus idiot que les autres, ou un policier infiltré à tendance suicidaire, à moins qu'il ne s'agisse d'un justicier. Dans tous les cas, la moindre information était bonne à prendre. Le gang du "Confiseur" était suffisamment en avance sur sa concurrence pour perdre du temps avec ce genre d'individu, même si la confrontation risquait de s'achever à son désavantage. Il était seul, eux disposaient d'une organisation.

- Et bien il faudra sans doute négocier les termes de cette... reddition... et la motiver quelque peu, reprit-il avec un sourire énigmatique en présentant un fauteuil confortable. Prenez donc un siège, je me présente, Wiiliam Sweet, je gère les affaires de mon frère et... comment doit-on vous appeler? Mais avant toute chose, voulez-vous une boisson? Nous avons d'excellents cocktails.
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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 10:18
Atom ne réagit pas quand le Confiseur se tourne vers lui.
Son regard demeure fixé sur le visage de son adversaire, même quand il entraperçoit la jeune femme et l’assistant qui le découvrent aussi ; si la première est définitivement abonnée aux paradis virtuels, et a perdu ce qui lui reste d’esprit, le second semble avoir suffisamment de conscience pour saisir l’anormalité de la situation.
Le Confiseur, lui, alterne entre les deux états.


« Gulliver a mal fini, dans un asile, à peine sauvé de la peine capitale. Il y a des leçons à tirer du Passé – et de la distance à prendre des produits qui perturbent ce qui vous reste de cerveau. »

Les bras croisés, il demeure debout, sur le canapé, à fixer le Confiseur.
Dans sa poche, il sent son appareil qui l’informe que l’analyse des cocktails est terminée – et il découvre que le Confiseur peut avoir un sursaut d’intelligence, ou de pertinence. Bien, cela ne se passera pas en public, c’est déjà ça.


« Ouvre la voie, Willy Wonka. »

Jadis, le trait d’humour en référence à un célèbre équivalent fictionnel du Confiseur aurait été prononcé sur un ton jovial – mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. La voix est froide, la réplique sèche, et Ray Palmer manipule sa masse pour suivre le Confiseur et la victime des abus de drogue et de la bagatelle… en rétrécissant, aussi.
Disparaissant du champ de vision des deux personnes, il les suit mais vérifie surtout, à si petite taille qu’ils ne peuvent le voir, les résultats de son analyse. Son visage n’exprime toujours aucune émotion, mais il comprend bien que les produits sont là pour procéder à un contrôle de masse – de toute la discothèque, au regard de la circulation desdits cocktails.
Le Confiseur n’a pas volé son nom : sa production est aussi addictive que des bonbons… mais bien plus dangereuse.


« Pour information… »

Le scientifique regrandit un peu, et vient se placer à proximité du Confiseur pour se faire entendre. Ce dernier peut entrevoir le regard, noir et déterminé, du micro-Héros à ses côtés.

« Il vaut mieux, pour elle, qu’elle reste dans ce fameux salon rose. Et il vaut mieux, pour toi, qu’elle rentre chez elle et ne revienne jamais. »

Les menaces sont claires.
Elles pourraient faire rire un criminel comme lui, si elles n’étaient pas prononcées avec un sérieux absolu, qui peut légitimement faire douter.
Cependant, le Confiseur embraye rapidement sur quelques questions à côté de la plaque, puis les fait rentrer dans un bureau – où ils retrouvent quelqu’un d’autre, qui semble le supérieur dudit Confiseur malgré les apparences et sa réputation. Intéressant.

Atom demeure silencieux, et pénètre dans la pièce en continuant de léviter à petite taille. Il laisse son regard analytique glisser dans toute la zone, tentant de trouver un élément, un indice, une pièce supplémentaire au puzzle ; peu de réussite, pour l’instant. Il s’agit d’un bureau classique, visible dans la majorité des établissements de ce genre… et des films noirs, bien sûr.
Ray refixe son attention sur le nouvel intervenant quand ce dernier lui propose un fauteuil – et un cocktail. Il a vu juste, donc. Il faut creuser par là.


« On ne s’est pas compris. »

Sa voix, calme, résonne dans la pièce. Elle demeure étrange, comme un bruit de fond projeté au maximum. Son regard demeure fixé sur le locataire du bureau, alors qu’il flotte au-dessus du sol – et loin de la chaise proposée.

« Je ne suis pas venu négocier votre reddition. Je suis venu vous l’imposer, Monsieur Sweet. »

Il conserve ce nom dans son esprit, pour de futures recherches.
Lui demeure calme, bras croisés. Froid et déterminé.


« Le débile profond et brutal que vous utilisez comme apparence publique m’a cru issu des gangs ennemis – ce n’est pas le cas. Je ne suis pas non plus policier. Et je ne rassemble plus les critères d’un Justicier depuis longtemps. »

Il soupire, et secoue légèrement la tête.
Palmer sait que tout ça fait partie du show, du théâtre – mais il sait, aussi, que ce n’est pas faux. Il a tant fait, il est responsable de tant de choses… non, il n’est plus vraiment un Justicier. Encore moins un Héros.


« Je suis venu vous arrêter – et je suis à la recherche d’un camarade. Grand. Brun. Félin. Fourrure. Des griffes et crocs. Ça vous dit quelque chose ? »

Son regard glisse de l’un à l’autre, cherchant une réaction, une émotion… quelque chose.
Puis vite, très vite, il hausse les épaules – blasé.


« Bah… à quoi bon ? »

Et, sans prévenir, Atom se précipite directement vers le Confiseur. Il manipule sa masse pour augmenter sa vitesse – mais aussi la puissance de ses poings.
Il les abat dans le dos du Confiseur, provoque une certaine douleur, mais il ne s’arrête pas là ; il s’empare aussi dudit Confiseur en le propulsant directement vers William Sweet, et suit l’homme-projectile pour les rejoindre.
Là, devant le meuble-bureau, Ray Palmer modifie sa propre masse pour augmenter sa force, et soulève ledit meuble-bureau pour l’écraser pour partie sur les deux hommes ; ça doit faire mal, mais ça ne tue pas.


« Parlez. Maintenant. »

Les poings serrés, flottant au-dessus d’eux à petite taille, Atom leur offre un regard… vide. Froid. Déshumanisé.
Et totalement déterminé à obtenir ce qu’il est venu chercher ici, quoi qu’il en coûte.

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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 22:05
Edward Sweet ne réagit pas aux piques glaçantes du modèle réduit qui l'inquiétait sourdement, ce ne fut que lorsqu'il parla de Nelly qu'il serra les poings. Mais il n'ajouta rien, son frère le préférait silencieux, d'après lui ça "évitait les erreurs de jugement".

Dans le bureau, la réaction de son frère, si polie et courtoise, l'étonna. Comment pouvait-il oser seulement converser paisiblement avec un type aussi petit et virulent qui osait les prendre de haut? Le minus se montra rustre, sec, comme s'il était en supériorité. Edward encaissa l'insulte qu'asséna leur interlocuteur par la suite , blanchissant ses phalanges, sentant la fureur lui monter au visage. Comment osait-il?! Il n'était pas le plus malin du monde mais il savait se faire respecter de ses hommes et ce n'était pas une demi-portion qui allait lui... Puis il parla d'un arrestation et d'une recherche? Il venait les arrêter et réclamer des renseignements?

Le balaise qui fulminait resta interdit, n'arrivant pas à se figurer qui il pouvait bien chercher, un chat? Foutu crétin, il allait le réduire en bouilli! William, lui, cacha mal une grimace de déplaisir en entendant cette description mais conserva un silence glacial comme il en avait le secret.

Edward sentit alors deux poings puissants s'abattre dans son dos et lui arracher un cri de douleur et de rage. Il sentit les contrôles cérébraux implantés directement dans son crâne s'activer et faire descendre son taux d'adrénaline. De son côté, William Sweet voulut faire un pas de côté et réceptionna son frère qui venait de voler au travers de la pièce. Largement plus costaud et lourd que lui, il le projeta sur sa chaise qui vola en éclat. Il hurla de douleur lorsque le bureau vint s'écraser contre eux.

Mister Mind coupa littéralement tous les messages de douleur de son hôte. Il n'était plus question de sentimentalisme ou d'Humanité, il était désormais question de jouer une partie d'échecs, son ennemi avait une pièce maîtresse et lui deux, à condition de jouer finement, la victoire pouvait être sienne. Il laissa le corps de Sweet respirer et sécréter quelques larmes, lui laissant également le temps de se reprendre. Mister Mind avait été ébranlé par l'afflux nerveux des signaux de douleurs.

- Espèce de sale...

Le corps de William posa une main ferme sur son frère qui s'agitait. Il fallait un ordre direct pour que les commandes électroniques suffisent à maîtriser sa rage.

- Du calme Edward, c'est un ordre! cria-t-il.

- QUOI?!

- C'EST-UN-OR-DRE!
articula William de plus belle.

Leur adversaire était froid, déterminé, fort, rapide, agile. impossible de gagner contre lui en combat singulier et hors de question pour Mind de révéler la nature cachée de son "frère". Il était une pièce trop précieuse pour être utilisé à tort et à travers et il semblait d'ailleurs être l'objet de la quête de ce héros. Mind voyait plusieurs solutions, dont l'une consistant à pousser leur ennemi à tuer lui-même l'objet de ses recherches, un "camarade" tué était suffisant pour s'aliéner sa haine inconditionnelle mais aussi le frapper d'effroi ou l'enrager définitivement. C'était l'option de la dernière chance, il perdait sa reine pour un gain improbable. Une autre option était de coopérer tout à fait, mais là encore, c'était perdre un atout trop précieux pour rien. Une autre était de jouer au plus malin...

Mister Mind ne pourrait jamais prendre possession d'un être qui pouvait changer de taille à tout instant en pénétrant son conduit auditif, il devrait recourir à l'hypnose, ce serait sa première ligne rouge, la seconde restant le féliforme. Non, il devait gagner du temps et jouer selon de tristes règles simiesques. L'individu venait les arrêter, n'étant pas un policier il devenait délicat pour lui de s'assurer de leur arrestation et de leur incarcération, d'autant qu'en prison le ver saurait se mettre les gardiens dans sa poche. Coopérer à moitié revenait à gagner sur tous les plans et surtout lui permettrait de se préparer à l'affronter de nouveau. Il lui fallait d'autres renseignements sur cette étrange créature qui venait de leur offrir une démonstration qui ferait trembler n'importe qui. Le ver, sans tremblement ni larme, allait réagir comme un humain aurait techniquement dû réagir.

William commença à serrer les dents et à grimacer tandis que le ver rouvrait les vannes de ses émotions et lentement infusait les signaux de douleur de ses jambes, l'une d'elles était d'ailleurs fracturée. Edward fronça les sourcils et chercha à se débarrasser du meuble qui les entravait tous deux pour lui venir en aide.

- Il faut que tu te calmes Edward, ce n'est pas le moment, rajouta-t-il avant de tourner le visage vers leur bourreau. Je n'ai pas la moindre idée d'où peut se trouver votre "camarade" mais... c'est... c'est bon...

Il renifla en posant une main sur sa jambe douloureuse, de nouvelles larmes de douleur commencèrent à inonder son visage.

- Je ne sais pas ce que vous êtes, continua-t-il, ni ce que vous gagnez à nous arrêter, mais vous avez gagné, on se rend...

- QUOI?
s'emporta l'autre.

- Je t'ai dit de te calmer!
cria William. Tu penses pouvoir faire quelque chose contre ce monstre? Tu comprends pas? Ça y est, c'est fini... Fallait que ça arrive un jour, j'aurais juste préféré plus tard.

- Mais... fit-il alors que les relais électroniques diffusaient leurs messages apaisants. Okay fréro, c'est toi qui décide...

Tom Branson baissa les épaules, déçu et dans un recoin du cerveau de Sweet, Mister Mind ricanait...
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 15:04
Le visage d’Atom n’exprime guère d’émotion quand les deux frères Sweet se rendent.
Flottant au-dessus du sol, à petite taille, les poings serrés, il a fixé froidement les deux hommes après les avoir littéralement passés à tabac. Il a bien conscience que l’utilisation de la violence fut extrême, mais il ne voyait pas d’autre alternative en l’espèce… il doit retrouver Tom Bronson, et arrêter le Confiseur.
Partant de cette base, la justification de la brutalité est venue toute seule. Et il n’entend plus se poser autant de questions morales qu’avant, même si cela risque d’en provoquer beaucoup chez ses camarades…


« Je vois. »

Ray Palmer continue de léviter – mais il manipule sa masse, cette fois-ci pour reculer et laisser un peu de place aux deux criminels pour se relever.

« J’ai pris note de votre adhésion quant à ma proposition de vous arrêter pour vos crimes et votre réseau. »

Il pousse un léger soupir, puis croise les bras. Sa voix, calme, continue de s’élever comme un écho à l’intérieur de la pièce-bureau, désormais ravagée par la destruction d’une chaise et d’un meuble-bureau ; cela ne le dérange pas, il ne se sent guère concerné.

« Je vous rappelle que, en respect des principes de la Common Law qui forment la base de notre système légal et judiciaire, tout citoyen a la possibilité d’arrêter un criminel lors d’une offense publique manifestement réalisée, qui porte atteinte à la sécurité et à la survie d’autrui. »

S’il est scientifique, le micro-Héros a avant tout une forte expérience de Justicier derrière lui – et l’une des premières choses qu’ils se doivent d’apprendre, ce sont les éléments légaux qui justifient que quelques métahumains déments paradent sur les toits pour aider la Justice et les autorités légales.

« Les droits Miranda n’ont donc pas à vous être énoncés. J’ai relevé, comme crimes, le détournement de mineur, l’abus sur personne en situation de faiblesse, l’incubation d’autrui via des drogues, l’extorsion, la corruption et l’irrespect des règles en matière de vente et de possession d’alcool. »

Atom sent bien que le Confiseur ne supporte guère la position de son frère… et il sent, surtout, que ce dernier tente de le manipuler ; il ne se laissera pas faire.
Il reste donc sur ses gardes, prêt à bondir en cas de besoin – mais, surtout, prêt à rapetisser et à rappeler qui dispose du pouvoir, ici.


« Par contre… je ne suis pas entièrement satisfait par vos positions, messieurs. »

Il glisse sur le côté, et s’approche d’un des nombreux meubles d’étagères qui ornent les murs et entourent le cœur de la pièce, dans lequel ils se trouvent.

« Je cherche toujours mon camarade. Je reprends la description. »

Ray pose, intentionnellement, ses petites mains sur l’une des étagères – comme menace silencieuse, mais évidente.

« Grand. Brun. Félin. Fourrure. Métahumain. Héros, aussi. »

Il s’avance et semble sur le point de pousser le meuble… quand il s’arrête en restant en équilibre, et pose un regard déterminé sur les deux hommes.

« J’attends.
Et je ne suis ni patient, ni endurant. »


Palmer se tait alors… curieux de la suite.
Il a changé, définitivement. Adieu le Héros timide et renfermé. Adieu le Héros sympathique et jovial. Adieu l’homme atteint d’une Compassion si forte qu’il bénéficia d’un anneau de l’Indigo Tribe. Adieu le partenaire de Hawkman, qui apaisait la fureur de ce dernier.
Bonjour le combattant froid et brutal… cruel. Et si ce n’est pas une bonne nouvelle pour ses deux adversaires, ça l’est d’autant moins pour le reste de la communauté Héroïque ou Vilaine…

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MessagePosté le: Mer 20 Sep 2017 - 10:25
L'individu avait réagi d'une façon très intéressante. Il déblatéra sur la loi et l'aspect légal de son intervention, réaction d'une froideur détachée qu'imposait une forme de raisonnement primaire. Agressivité primordiale, puis légalisation de l'acte, l'individu expliquait et même s'il le réfuterait lui-même, cherchait à montrer un raisonnement et une justification. Il restait hélas un terrien basique et fatiguant, même amélioré au point de n'avoir plus aucune humanité ni dans ses actes, ni dans ses capacités.

Jouer les violons et les soumis n'apportait rien, l'individu ne variait pas dans son ton et étalait sa détermination par une violence et des promesses de cruauté. Deux points qui n'impressionnaient pas un ver vénusien prêt à sacrifier tout ce bar pour son intérêt. Mais l'esprit scientifique de Mind désirait en savoir plus sur cette étrange créature. Il coupa donc les messages de douleur qui parasitaient ses commandes cérébrales.

Une partie d'échecs se jouait contre les pièces adverses autant que contre la concentration de l'adversaire. Ce dernier était trop violent, déterminé, détaché pour rester concentrer longtemps. Il n'était ni patient ni endurant? Dommage, c'étaient sans doute les dernières armes qu'il restait à ses adversaires...

- Je ne doute pas de la légalité de votre action, simiesque, lâcha William Sweet qui abandonna son attitude prostrée devenue inutile pour une attitude glaciale et bien plus réfléchie. Je doute de son efficacité. Vous êtes un rouage et votre détachement, qui vous honore, fait de vous un véritable outil au service de je-ne-sais qu'elle illusion de Justice. Vous nous arrêterez, vous nous torturerez même et je ne doute pas de vos capacités en la matière, vous nous en avez fait une remarquable démonstration. Mais qu'en est-il des autres? Les policiers, inspecteurs, juges et avocats?

A ses côtés, son frère fit la moue en entendant le mot "torturerez". Les commandes de Mind ne seraient pas assez élaborées pour tenir en respect la bête si elle venait à être en danger de mort imminente. Le "justicier" puisque malgré toutes ses dénégations il se prenait pour cela - en agissant dans le sens de la "Justice" - reposa alors sa question à propos de son pathétique camarade. Sweet regarda droit devant lui, sans une œillade pour son interlocuteur et lança. Puisque le obugre insistait, il allait lui donner quelques miettes.

- Métahumain... quelle audace! Votre espèce primitive à peine capable d'embrasser l'immensité de l'univers sans avoir le vertige... Ah... Je dirais plutôt sous-terrien. Regardez-vous, à vous croire la forme la plus évoluée de l'univers. Puis il se plongea dans la mémoire réorganisée du cortex de Sweet. Non, celui que vous cherchez est un sous-terrien ; féliforme ; capacité régénératrice des tissus organiques ; esprit faible ; résistance au feu importante ; réorganisation des organes parfaite en cours de transformation ; cicatrisation après vivisection optimale ; capacité à tenir sans sommeil pendant quarante-huit heures avant détérioration des capacité cognitives et sensorielles ; perceptions olfactives et tactiles aussi bonnes que son acuité visuelle ; fragilité psychologique. Hélas rien d'un héros, c'est sans doute une autre personne.

Il fit une pause puis tourna son regard vers le justicier à l'attitude d'airain. Le ver prenait grand plaisir à se déballage, il avait si peu l'occasion de faire des compte-rendus de ses expérimentations à quelqu'un qui pouvait en profiter. Le scientifique cherchait également à faire réagir son ennemi. Pitié ? Compassion ? Colère froide ? Colère explosive ? Violence détachée ? Comment allait-il réagir à es révélations, à moins qu'il n'en fasse rien. Toute réaction, comme toute absence serait révélatrice.

- Une bête de foire tellement soucieuse de plaire à ses forains, reprit-il avec un rictus abominable. Il est ce que votre clique de costumés en a fait. Je ne connais pas son nom, il m'importe peu vous n'avez pas d'individualité qui m'intéresse, mais je connais ses doutes, ses peurs, ses émotions et ses sentiments les plus intimes. Il vous aime, vous craint mais au fond de lui-même, il vous déteste...

Volonté déstabilisatrice, le moment de frapper pour constater de la véritable force de leur adversaire était venu. Il paraissait prêt au combat, autant lui en offrir.

- Le sentier doré s'étend devant nous, déclara-t-il énigmatique.

Son frère banda légèrement les muscles. Tom Branson avait semble-t-il dans son crâne des souvenirs marquants du film le "Magicien d'Oz" et les différents traitements que lui avait infligé le ver pour électroniser son cerveau avaient dérouté ces réminiscences pour en faire d'intéressants déclencheurs. La moindre allusion au film et à son histoire pouvait à souhait activer sa force et sa vélocité, sans nécessairement déclencher sa transformation totale. Si le justicier lâchait son meuble, il saurait réagir et alors la bête serait lâchée.

Edward sentait grandir en lui la rage bestiale qui pouvait tout emporter dans cette pièce. William le regarda.

- Tue-le.

L'ordre à peine prononcé, son esclave dégagea le meuble qui les écrasait d'une torsion puissante et bondit, prêt à massacrer celui qui avait osé l'insulter, menacer son frère et se prendre pour le maître du monde. Un grondement sourd jaillit de sa gorge, inhumain, sa posture était sauvage, ses yeux s'étrécissaient. Il allait déchiqueter cet impudent...

William resta au sol, observant les deux adversaires, analysant le spectacle qu'il offrait à son parasite.

[HRP]Comme ton personnage était sur le point de laisser l'armoire tomber, je te laisse me dire si tu veux réagir plus tôt et que je rabote mon post en fonction.[/HRP]
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MessagePosté le: Mer 20 Sep 2017 - 14:18
Ray Palmer n’est pas bête.
A vrai dire, il est même considéré comme l’un des cerveaux de l’Amérique – pas forcément un des hommes les plus intelligents du monde, mais un esprit vif et profond, extrêmement spécialisé dans le domaine de la Physique, mais avec une capacité d’analyse de synthèse supérieure à la normale.
Il n’est pas bête, non ; et son mode de vie l’a amené à être extrêmement attentif lors de ses échanges avec autrui… particulièrement ses adversaires.


« Hum. »

Il grogne discrètement, quand William Sweet le traite de simiesque.
Il se retient de faire de même quand il entend les termes « espèce primitive », « sous-terrien » ; il se contrôle également quand son interlocuteur décrit Tom Bronson, Wildcat, avec des termes dignes d’un spécialiste des animaux – d’un anthropologue, qui expliquerait les spécificités d’une race totalement déconnectée de la sienne.
Ce qui est sûrement le cas.

Alors que l’adversaire se lance dans un discours profond, mais qui échappe certainement à tout contrôle, Atom enregistre tout – et fait le lien dans son esprit.
Il a lâché le meuble-étagères, pour écouter et pour décider de la suite ; mais, surtout, pour laisser ses neurones raisonner aussi vite que possible.
L’autre n’est donc pas Humain… extraterrestre, très certainement. Pas démoniaque ou mystique, car sa façon de parler ne correspond pas et parce qu’il a évoqué l’Univers, comme un terrain de jeu connu et certain.
Non, l’autre n’est définitivement pas Humain, il est trop détaché de ceux qu’il décrit pour cela ; et il est définitivement, aussi, venu des étoiles… certainement pour contrôler et profiter de ce monde.
Il va découvrir que c’est une bonne idée.

Néanmoins, le micro-Héros n’arrête pas là ses réflexions et son raisonnement.
Il n’a rien d’un détective, il n’est ni Batman, ni Elongated-Man… mais il n’est pas bête, et il a de l’expérience. Ray a déjà joué ce genre de partie à de nombreuses reprises, et commence à connaître quelques trucs.
Il force son esprit à continuer, à enregistrer et à relier les éléments, même après cette découverte ; mieux vaut ne pas s’arrêter en si bon chemin.

William Sweet… l’autre… l’extraterrestre… il décrit Tom Bronson physiquement, au niveau de ses capacités, mais aussi… mentalement. Psychologiquement.
Et alors que son interlocuteur, qui devient clairement maintenant un adversaire acharné qu’il va devoir stopper, énonce une phrase incompréhensible et hors de propos sur un certain chemin, alors que le Confiseur semble littéralement activé par ces quelques mots… Atom comprend.

Sweet. L’autre. Le Confiseur. Tom Bronson.
Tout est clair.
Tout devient limpide.


« Bon dieu. »

Le Confiseur bondit littéralement du sol vers le micro-Héros – mais ce dernier a déjà réagi, en rapetissant encore et en manipulant sa masse pour filer, invisible à l’œil nu, dans la pièce.
Le Confiseur est Tom Bronson, sous contrôle de l’entité qui se fait passer pour William Sweet.

Ray va pouvoir régler deux affaires en un coup : retrouver le fils de Wildcat et stopper le Confiseur.
Trois choses, maintenant, doivent maintenant être réalisées pour y parvenir.
En premier, découvrir qui est William Sweet pour identifier sa dangerosité. En second, stopper William Sweet. En dernier, ramener Tom Bronson à lui.

Facile.


« Je ne suis pas une mouche… »

A nouveau, sa voix résonne comme un écho dans la pièce. Trop petit pour être vu, il peut agir à sa guise – mais veille à répéter les exercices appris auprès de J’Onn J’Onzz, le plus grand télépathe sur Terre, pour éviter d’être possédé par l’ennemi. Il ne manquerait plus que ça.

« … je ne m’écrase pas aussi facilement. »

Le Confiseur, qui tentait de retrouver sa place, est brutalement soulevé de terre par des micro-poings, qui viennent de bénéficier d’une masse aussi dense et forte que celle du béton. Tom Bronson est violemment propulsé contre le mur – une fois, deux fois, trois fois, quatre fois.
Atom ne lui laisse aucun répit, le projette contre deux meubles, puis abat aussi durement que possible ses poings sur son crâne… en veillant à rendre leur masse plus légère, cependant. Ted Grant ne lui pardonnerait pas un infanticide, mais lui n’est pas prêt à affronter un Chat-Garou.

Sans rien dire, toujours à si petite taille qu’on ne peut le voir, Ray Palmer se déplace dans la pièce – et fixe l’ennemi.
Il réfléchit, quelques instants, avant de reprendre la parole, en veillant à flotter partout pour que le son vienne de nulle part.


« Qui es-tu, visiteur ? Et que nous veux-tu ?
J’ai compris ton jeu, j’ai découvert l’identité de ton esclave, j’ai mis à jour une partie de ton plan ; par honnêteté intellectuelle, tu me dois le reste… »


Trois choses à faire avant d’en finir ici.
Autant commencer par la première.

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MessagePosté le: Mer 20 Sep 2017 - 21:19
Tom Branson était déchaîné. Il bondit, prêt à dévorer vif cette proie si fatigante. Il sentait les picotements des contrôles neuronaux contrebalancer la rage primale de son alter-égo et réguler ses hormones, mais sa vue était désormais celle du prédateur, sa respiration celle des premiers soupirs de la Jungle, sa peau crépitait de changer mais il était impossible pour lui de laisser totalement surgir la bête, William ne l'autorisait toujours pas.

- Laisse ton Dieu là où il est! rugit Edward.

Après sa première tentative, son ennemi avait fui. Il voulut ricaner et hurler sa joie, mais il se sentit soulevé du sol sous le regard peu amusé de Mister Mind qui n'aimait pas voir l'un de ses atouts défait aussi aisément. Edward voulu se débattre mais déjà était violemment projeté contre un mur. Son corps meurtri et l'instinct de l'animal commençaient à le rendre fou de rage. Bientôt il défonça un meuble, puis un second. Battant des bras comme un dément, rageant contre son ennemi qui le ridiculisait, il hurla.

- Je te massacrerai sale vermine!


Puis il fut promptement assommé.

Derrière les deux combattants, comprenant que la défaite était imminente pour ce sous-fifre incompétent, Sweet avait tourné le bouton de volume de son oreillette. Lorsque vous devenez désespéré, toutes les solutions sont bonnes...

Désormais, le justicier était sur ses gardes et restait hors de la vision de William, préférant se terrer et poser ses questions loin de lui. Au moins avait-il compris qu'il n'était pas autant en position de force que cela et qu’une certaine prudence s’imposait. Mind songeait cependant qu'il avait agit trop rapidement et trop vite, son adversaire paraissait doté de capacités d'endurance et de force plus importante qu'il ne l'aurait voulu. De même ce dernier avait fini par conclure que Mind n'était pas d'ici, un "visiteur", terme Ô combien faux, il n'était pas question pour lui de n'être qu'un touriste de passage, il entendait faire de cette Terre sa propriété.

Il se redressa, sa jambe brisée ne le gênant nullement. Sans indicateur de souffrance, les hommes pouvaient dépasser leur condition de tas de chair. Il tourna légèrement autour de lui, comme pour chercher une trace de son interlocuteur.

- Amusant, lança-t-il, de parler "d'honnêteté intellectuelle" alors que vous vous cachez de moi. Allons. Vous! Le grand nihiliste venu répandre la loi et l’ordre. Vous qui jetez des meubles pour montrer votre force. Vous qui vous imposez avec arrogance. Où vous terrez-vous donc? Apprenez que je ne vous dois rien, surtout pas après de telles démonstrations. Tâchez également de ne pas utiliser le terme "nous", d'après mes observations vous êtes le premier dans cette sordide espèce à pouvoir changer de taille et développer une force aussi incroyable. Vous êtes seul, unique et en aucun cas un représentant de cette race décérébrée.

Mister Mind commençait à comprendre qu'il allait devoir s'enfuir, seul, et sacrifier sans compter, laissant derrière lui des monceaux de cadavres et mettant en péril la planification initiale de l'invasion du Bronx. Cette situation le contrariait et le ver n’avait jamais appris à gérer sa contrariété.

- Votre seconde question semble cependant prouver que vous n'avez pas compris mon « jeu »... Je vous laisserai le soin de faire chauffer votre méninge sur mes plans, à la place je vais vous dire pourquoi je suis ici : votre espèce ignorante gaspille ses moyens intellectuels ; détruit sa planète ; utilise de façon déraisonnable les ressources qu'elle contient ; montre une propension à l'autodestruction... Franchement, j'ai peine à croire qu'il y ait une seule personne qui veuille la sauver. Vous m'accusiez de... d'"abus sur personne en situation de faiblesse" mais je regrette, elles sont venues d'elles-mêmes se perdre ici. Elles aiment cela et c'est ce qui vous déplaît, elles aiment que quelqu'un leur dise ce qu'elles doivent faire, penser, elles aiment les illusions qui les aident à vivre heureuses. Elles ne sont pas comme vous, elles savent parfaitement que votre Société, vos organisations corporatistes n'ont rien à leur offrir qu'une aliénation totale et absolue. Vous êtes des bêtes qui portent des vêtements, des prédateurs qui enrobent leurs carnages de philosophie. Vous êtes illogiques, émotionnellement déficients et vous vous prétendez "créatures pensantes" ?!

Sweet ricana.

- Je n'ai de toute ma longue existence jamais vu pareil gâchis et je compte y mettre un terme...

D'un geste sec, William Sweet abattit sa main droite sur son oreillette et s'évanouit. Mister Mind concentrait désormais toute sa puissance télépathique dans son petit émetteur réglé à pleine puissance pour lui permettre d'atteindre son plus large rayon.

TUEZ


Même le justicier pouvait l’entendre dans son crâne.

TUEZ


Edward Sweet, le plus proche s'éveilla en hurlant à mort. Ses implants noyaient son cerveau de décharges électriques puissantes qui déclenchèrent sa transformation. Ses muscles et ses bras convulsaient tandis que la fourrure recouvrait ses membres, ses os craquelaient de cette transformation sous la contrainte et bientôt un chat-garou noir d'ébène, le crâne zébré de broches métalliques, saignant de multiples contusions, trônait dans cette pièce, feulant comme une bête enragée.

TUEZ


Dans les salles attenantes, les hauts-parleurs grésillèrent, les quelques clients libineux les plus proches et les moins drogués furent effrayés par cette voix soudaine et distordue qui résonnait dans leur esprit, mais les hôtesses travaillées depuis des mois se déchaînèrent et les massacrèrent sans aucune pitié dans un concert de cris et de hurlements. Sur la piste de danse, ce fut le même carnage. Les habitués s'attaquèrent à ceux qui n'étaient pas des « leurs" ; la barmaid démolit un client à coup de tabouret ; les serveuses frappaient, griffaient, mordaient ; le DJ se jeta sur un couple qui voulut sortir et leur brisa la nuque.

TUEZ


Ils reçurent ensuite tous une image mentale du bureau de Gab' ainsi que du petit justicier.

TUEZ


Tous se mirent à courir vers leur cible...

Mind regrettait de devoir faire appel à cette solution trop tôt, mais face à un ennemi aussi puissant, rien n'importait plus que sa propre survie.
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MessagePosté le: Jeu 21 Sep 2017 - 14:06
Atom reste silencieux et immobile durant toute la réponse, tout le discours de William Sweet, ou plutôt de l’entité qui se fait passer pour un être humain.
Il enregistre, discipliné et concentré, chaque élément, chaque indice, chaque pièce permettant de suivre son plan – et d’accomplir ses trois objectifs. Identifier l’ennemi, l’arrêter, ramener Tom Bronson à lui.
Hélas, même la première partie ne fonctionne pas… est loin d’être atteinte.

Si, en effet, il a bien identifié l’adversaire comme un extraterrestre, car l’autre ne le conteste pas et déploie pleinement les raisons justifiant, à son sens, l’attaque de l’Humanité et sa domination ; si, en effet, il est parvenu à provoquer suffisamment l’ennemi pour réussir à le forcer à décrire son plan et ses manœuvres ; si, en effet, il a réussi à comprendre que l’autre est un télépathe qui entend contrôler le monde…
Ray ne sait pas encore qui il est, preuve que ses capacités de déduction et ses qualités de détective sont loin d’égaler celles de certains de ses collègues. N’est pas Batman qui veut.

Et, hélas, le scientifique comprend qu’il ne pourra plus poursuivre ces réflexions plus longtemps – car l’ennemi enclenche une nouvelle phase de l’affrontement, bien plus physique et direct.
Le Vilain a fini d’énoncer son plan, il est temps de le mettre en œuvre et d’éliminer les gêneurs ; dont acte.


« Je vois. »

La créature ne dit pas clairement qu’il va attaquer – mais tout, dans son discours et dans son approche, l’indique suffisamment.

Surtout, Palmer entend… quelque chose, dans son esprit. Un cri. Un hurlement. Une consigne. Un ordre.
Tuer.

La sonde télépathique est terrible, puissante et abusive ; le ressenti est horrible, l’émotion repoussante. C’est un viol, une agression psychique parmi les pires qui soient, et il lui faut bénéficier de l’avantage de ses changements de taille et l’expérience de l’entraînement télépathique dispensé par J’Onn pour y résister.
Il est, hélas, bien le seul.

Car, dans l’établissement, autour de lui, vite, bien vite, trop vite, les Humains sont… happés. Changés. Animés. Enragés.
Le chaos explose. La fureur suit, la violence l’accompagne.
D’abord entre eux. D’abord contre eux. Puis, en une fraction de secondes… envers lui.

A petite taille, invisible à l’œil nu, Atom découvre le flot d’innocents possédés qui pénètre dans la pièce-bureau – comme une horde, incontrôlable.
Il comprend. Il sait ce qu’il se passe. Il sait aussi qu’il ne peut rien faire pour arrêter ça – William Sweet est trop loin, et les innocents vont s’entredéchirer sur son ordre.
Il ne peut rien faire pour arrêter ça… à cette taille.

Prenant une grande inspiration, le micro-Héros concentre son esprit, son énergie et ses pouvoirs sur une seule fonction, une seule modification de masse. Pour changer de taille, encore.
Mais pour grandir, cette fois.

Et alors qu’il pousse… alors que le phénomène fonctionne… alors qu’il se transforme littéralement devant les yeux de l’ennemi… tout s’enclenche, tout s’accélère.
Atom grandit. Atom retrouve une taille normale. Atom dépasse cette taille.
Atom devient Géant.



Ray défonce le toit, sans douleur. Ray s’élève au-dessus du bâtiment. Ray est désormais une créature monstrueuse, immense – qui peut, aisément, repousser les innocents et éviter de les blesser.

« ASSEZ !!! »

Mais, surtout, il peut s’emparer avec sa main libre de William Sweet… et serrer, fort, au niveau de sa poitrine.
Pas pour le tuer. Pas pour le blesser. Mais assez pour le plonger dans l’inconscience…

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MessagePosté le: Lun 25 Sep 2017 - 22:26
Autour de lui, la masse folle furieuse de pantins enragés s'amassait. Il entendait l'écho assourdi des cris, sentait les pensées de ces tas de chairs dépourvus de volonté. Ils formaient une nouvelle échappatoire. Alors qu'ils s'entredéchiraient, William Sweet rouvrit les yeux. Son crâne lui donnait l'impression d'être sur le point d'exploser, ses yeux rougis par une fatigue inhumaine lui transmettaient la fiévreuse image d'un monde de folie, vision de l'avenir pour lui et les siens. Et pourtant, il se sentait distant de cette scène, le désespoir glissait sur lui. Tout se déroulait à moins de quelques centimètres de lui, mais aucune silhouette sauvage ne prêtait attention à sa présence.

C'est alors que le justicier se mit à grandir. Silhouette grotesque qui grossissait à vue d’œil, elle devint gigantesque jusqu'à arracher le toit. Ses membres disproportionnés balayèrent les quelques meubles qui restaient et Edward Sweet, félin furieux, s'attaquait en vain à ses mollets devenus semblables à des troncs de séquoia. Mister Mind, horrifié d'un tel spectacle décida de quitter définitivement le navire que leur adversaire, qui défiait toutes les lois de la physiques avec une écœurante facilité, venait de saisir. Pas question d'être découvert, qui savait ce que cette monstruosité à peine croyable pouvait encore faire. Mind n'affrontait un ennemi que dans deux cas : s'il se savait victorieux d'avance ou s'il n'avait pas le choix.

Les ordres du ver changèrent drastiquement.



VENEZ A MOI

VENEZ


A

MOI

MOI


VENEZ... MOI...




Des humains ensanglantés sautèrent alors sur le poing qui s'était refermé sur William et tentèrent de tirer le corps du simiesque pour le sortir de là. Efforts dérisoires. Le visage de Sweet, sculpté à même la peur regardait à droite et à gauche et criait. Les ordres de son maître ne l'atteignaient plus depuis qu'il s'était détaché de sa masse cérébrale. Mister Mind rampait dans le circuit auditif de sa victime à la fois dépassée et trop endommagée. William était de plus dans le collimateur d'un justicier, cette couverture ne lui était plus utile.

Le ver poussa l'oreillette de sa victime tandis que les derniers échos de son ordre vibrait encore dans les fragiles esprit alentours. La barmaid s'était accrochée au son cou de Sweet, l'oreille proche de celle de son ancien supérieur. L'oreillette tomba dans l'indifférence et le ver sauta sur l'oreille de la jeune femme qui grimaça. Ses multiples pattes galopèrent le long de son pavillon et il s'engouffra dans son conduit auditif. Elle était perdue.

Mister Mind fouissait. Il déchiqueta son tympan et excava les premières couches de chairs. Il perça la Dure-mère qui protégeait le cerveau, entama l'arachnoïde et but une gorgée de liquide cérébro-spinal pour se redonner de l'énergie. La matière cérébrale en vue, il commença à la grignoter méthodiquement. Le cerveau était une machine qui pouvait être réarranger à l'envie par qui savait astucieusement dériver ses conductions nerveuses. La barmaid serait reprogrammée en temps utile. Pour l'heure, il lui fallait prendre place rapide et injecter une première dose d'hormones.

La jeune femme lâcha prise et se laissa glisser le long du poing gigantesque tandis qu'il commençait à atteindre la moitié de la salle. Pris dans l'étreinte de son adversaire, William suffoqua d'abord et s'évanouit ensuite, l'esprit aussi torturé que le corps.

La barmaid, que Mind baptisa rapidement Kelly Sweet pour plus de facilité atterrit sur deux simiesques qui s'effondrèrent. Tous les clients et les serviteurs du bar commencèrent lentement à reprendre leur esprit. Privé de son oreillette trafiquée, Mind était incapable d'étendre son champ télépathique autant qu'il ne l'aurait désiré et s'approcha d'Edward qui commençait à regagner son calme. Via ses implants, ce dernier restait extrêmement suggestible pour le ver, même sans son amplificateur portatif.

- Nous ne sommes plus dans le Kansas, souffla la jeune femme et regardant le félin.

Ce dernier commença à s'agiter. Rapidement Mister Mind fit demi-tour et rampa jusqu'à l'oreille de la jeune femme pour transmettre une commande télépathique au félin.

TA SŒUR

Je suis ta sœur.


VIENS

SUIS-MOI
Je suis ta sœur.

SUIS-MOI!

MARCHE

CONFIANCE

SUIS-MOI



Puis il s'enfouit de nouveau dans le conduit auditif et se lova dans une partie du cortex de la barmaid. Celle-ci, l'esprit totalement à la merci de l'extraterrestre, se mit à marcher vers la sortie de la pièce, l'allure aussi hagarde que les autres. Le félin la suivit, docile, un changement de forme risquait de leur faire perdre un temps précieux. Le géant verrait sans doute le manège, d'autant plus qu'il chercherait sans doute après le féliforme.

Les gravats avaient épargné la sortie dont la porte défoncée offrait une illusion de liberté au vénusien. Si ce justicier voulait l'attraper, il allait devoir démolir tout le night-club, une perte gênante mais acceptable et s'il insistait, Mister Mind irait directement s'attaquer à la psyché de cet arrogant métahumain, une solution de la dernière chance...
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MessagePosté le: Mar 26 Sep 2017 - 10:05
Atom a désormais la taille d’un géant.
Et il est clair que l’affrontement a pris une autre tournure – avec un équilibre bien différent.

Tenant fermement William Sweet entre son poing, il entend se concentrer essentiellement sur lui, en essayant de faire fi des nombreux pauvres innocents qui sont possédés et se précipitent sur lui. Grâce à sa taille, la sensibilité à la douleur est moindre, mais une partie de son cœur se serre en découvrant ces âmes contrôlées qui s’acharnent contre lui ; il tait, cependant, ce sentimentalisme inutile.
Seuls comptent ses trois objectifs – les dommages collatéraux viendront après.


« TU SAIS QUE TU ES PERDU. »

Ray Palmer approche le poing et William Sweet de son visage. Il entend faire pression, tant physiquement que psychologiquement, pour le faire céder et réussir à libérer les innocents ainsi que Tom Bronson ; mais, surtout, pour le vaincre et mettre fin à cette situation infernale.

« RENONCE, MAINTENANT. »

Sa voix, terrible, résonne dans tout le club désormais brisé, et même dans tout le quartier ; la police ne va pas tarder à venir, et il sait déjà que ce serait une mauvaise nouvelle… car cela impliquerait d’autres esclaves pour l’ennemi qu’il tient entre ses doigts.

Le scientifique doit faire céder l’adversaire – maintenant.
Cela réussit presque, d’ailleurs.


« HEM. »

Il grogne, quand William Sweet s’effondre entre ses doigts, soudain inconscient. Atom fronce les sourcils, surpris et méfiant envers une telle réussite – si rapide.
A cette taille, il peut clairement moins bien observer ou suivre l’évolution de la situation… mais il n’est pas non plus aveugle ou stupide. Il relève, aisément, que dans la masse des clients et employés possédés qui continuent de se jeter sur lui comme une horde affamée, deux se signalent par un comportement… différent. Divergent.
Ils fuient.

Tom Bronson et une serveuse fuient, prenant une direction opposée à la horde.
Ce n’est pas normal. Ce n’est pas possible.


« OH. »

Son esprit va légèrement moins vite, à cette taille – mais, encore une fois, il n’est pas stupide pour autant.
L’autre, l’ennemi, l’envahisseur n’est peut-être pas un métamorphe comme il le pensait… peut-être est-il une sorte de symbiote, de parasite qui passe de corps en corps, et en profiterait ici pour fuir. Ou, du moins, essayer.

Ray comprend que, à cette taille, il ne pourra pas les rejoindre à temps, surtout avec la horde.
Il doit agir – il doit agir vite et bien.
Et, donc, le micro-Héros modifie une nouvelle fois sa masse, cette fois-ci pour rapetisser. Il dépasse, très vite, une taille humaine normale pour reprendre une hauteur minuscule, puis se tourne directement vers ses pistes.


« Tu es à moi. »

A nouveau minuscule, Palmer vole en changeant sa masse et rejoint, très vite, Tom Bronson et la jeune femme, certainement la nouvelle victime de l’ennemi. Il prend une grande inspiration et prend une décision terrible…
… en frappant violemment la serveuse, en donnant à ses poings la densité de la pierre.
Par principe, elle vole sur quelques mètres et doit sûrement le sentir passer. Atom espère, fondamentalement, qu’il ne se trompe pas et qu’il ne vient pas de s’en prendre à une innocente – mais il fait ce pari, car il n’a pas le choix.
Un enfer total s’est abattu sur ce night-club ; il est temps d’y mettre fin !

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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 10:28
L'inévitable confrontation se préparait. Tandis que le corps de la barmaid ne touchait plus le sol sous l'assaut furieux de son adversaire, Mind lisait les messages de douleur et faisait un rapide diagnostique. Fêlures multiples au point d'impact, système nerveux en alerte, ruptures de vaisseaux sanguins mineurs, risque d'échymoses, besoin de soins. Les signaux de douleurs ne furent pas maîtrisés par le ver qui commençait à fatiguer et considérait qu'il devait conserver ses ultimes forces pour une dernière pirouette tactique.

Mister Mind enrage intérieurement de se voir contrarié par une aussi grotesque caricature de justicier qui-se-la-joue. Voir un protohumanoïde qui s'était élevé de sa misérable condition par un moyen inconnu, lui tenir tête le désespérait. En conséquence, ses prochaines actions joueraient sur un registre bien plus cruel qu'elles ne l'avaient été jusqu'ici.

Le corps atterrit finalement sans grâce, comme un pantin désarticulé. La jeune femme faillit sombrer dans l'inconscience mais le ver le lui intedit. Il injecta une dose d'hormones et modifia les signaux de douleur pour les rendre atroces mais supportables. La jeune femme hurla à la mort dans un étrange éveil.

- Ahhhhhhhhh !!!

Elle se prit la tête dans sa main encore valide tandis que l'autre tordue suite à son atterrissagelui lançait des décharges. Elle s'agita comme une possédée, dans de larges mouvements de bassins et de torse. A ses côtés, Wildcat patientait, observant sans intérêt la scène. Les cris de la barmaid résonnaient dans l'étrange couloir aux multiples portes ouvertes qui donnaient sur les restes de massacres.

- Ahhhhh... pitié... pitié... gémissait-elle de sa voix noyée. Ahhhh.

D'un seul coup elle se redressa sur son séant et son regard larmoyant se durcit comme du granit. Ses cris cessèrent immédiatement. Le vénusien reprenait le contrôle.

- Bravo... héros... Misérable demeuré...Tu as mérité de me voir en colère! crache-t-elle. Je ne sais ce que tu es, ce que tu as choisi d'être, mais la plaisanterie me lasse. Tu es fort, tu es beau, tu es grand comme petit, bravo !

Comme un pantin, elle frappa de ses deux mains, l'une frappant le poignet gonflé de l'autre.

- Tu as donné corps et âme à la "Justice", à l'"Ordre" et à je-ne-sais-qu'elle absurdité que votre esprit invente pour passer le temps et vous éviter de voir la triste réalité en face... Vous êtes si fatigant dans vos vains efforts...

Le ver vénusien s'épuisait, mais la colère le possédait et cet impertinent avec ses pouvoirs impossibles à contrer l'avaient exaspéré au plus haut point. Il lâcha un instant ses commandes mentales pour reprendre un peu de concentration.

- Ahhhhhh... hurla de nouveau la jeune femme. Mon Dieu... aidez-moi... j'ai mal... ma tête.... ahhhhhh.

Sa tête eut un mouvement convulsif.

- Tu as gravement endommagé ce spécimen, reprit l'implacable voix de son ennemi. Je te félicite encore... Elle ne me sera plus d'aucune utilité...

Elle se leva dans une étrange chorégraphie désarticulée.

- Fragile physiquement et psychologiquement... quelle pitié... La Nature elle-même doit pleurer de vous avoir créé. Dieux destructeurs et aveugles... aussi frêles et fragiles que la neige en été...

La jeune femme fit monter ses mains devant son regard haineux et les fit tourner comme pour les observer.

- Regardez-moi ça... J'ai envie de vomir tellement vous me répugnez... Mais assez parlé de votre petitesse... Je n'aime ni la défaite ni la contrariété... Je vous laisse le choix, parodie de vie : laissez-moi partir maintenant ou je tue cette femelle endommagée et j'emporte votre féliforme dans la tombe. Pas de négociation. Oui ou non...

Mister Mind ne plaisantait plus ni ne s'amusait avec cet être qui s'était aliéné son inconditionnelle inimitié. Il se vengerait, durement, et s'il ne pouvait faire main-basse sur New York alors il exterminerait sa population, il préférait détruire son laboratoire que le laisser entre des mains aussi incapables que celle de l'Humanité. Ses yeux noirs jetaient les pires insultes au justicier qui lui faisait face. Cet être qui semblait ne connaître ni la fatigue, ni la pitié, ni les lois de physique. Il ne pourrait jamais le vaincre ni le soumettre, ses changements de taille rendaient le parasitisme définitivement impossible... non, il ne pourrait jamais le battre, mais il pouvait encore se venger de façon mesquine et glorifier son intervention en massacrant sans compter des têtes de son cheptel de terriens... Quelle utilité ? Soulager son orgueil blessé, tout simplement.
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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 11:38
Le coup porté par Atom à la jeune femme a été terrible – mais efficace.
La serveuse est brutalement projetée à quelques mètres, atterrissant pathétiquement et douloureusement. Il n’est pas médecin, mais il sait très bien que tout cela va avoir des conséquences terribles sur sa santé… elle est, clairement, en danger de conséquences dramatiques, voire mortelles.
Il y pense, il le sait – mais ça ne change rien à sa détermination.
Il a trois objectifs : identifier l’ennemi, c’est presque fait ; l’arrêter, c’est en cours ; et libérer Tom Bronson, ce qui découlera des deux premiers. Le reste est accessoire… collatéral.

Flottant toujours au-dessus du sol, à petite taille, le micro-Héros attend.
Du coin de l’œil, il fixe Wildcat, immobile et calme – il attend les ordres, et ils ne viennent pas encore. Bien, cela implique que l’ennemi est affaibli par les coups.
Surtout, son attention se concentre sur la silhouette qui se relève… la jeune femme possédée.
Et brisée, littéralement.

Palmer ne dit rien, quand il la découvre ainsi – blessée, fêlée, anéantie même. Jadis, il aurait explosé en vol devant une telle vision, terrorisé par ces blessures, brisé lui-même pour avoir causé de tels dommages, pour avoir fait aussi mal.
Mais ce n’est plus le cas.

Atom a une vie pleine et difficile.
Il a été un jeune geek perdu et mal-aimé par son père, il a été un professeur sans autorité, il a été un Héros, il a été un mari heureux puis trompé ; il a fui le monde pour devenir héraut et héros d’une communauté minuscule, conjoint d’une princesse, avant de les perdre ; il s’est fondé dans la masse des Héros anonymes, avant de découvrir l’horreur et l’ampleur de la démence de son ex-femme ; il a fui, encore, dans le Multivers, avant d’être rattrapé par son Passé.
Il a, plus récemment, souhaité se sacrifier face aux Durlans – mais est revenu, incapable de supporter la distance et l’éloignement, lâche. Il s’est, encore, sacrifié, ce que beaucoup de psychiatres sauraient utiliser pour leurs thèses, avant de revenir… sans raison donnée, encore.

Ray a beaucoup vécu, oui. Et s’il a toujours été connu pour sa gentillesse, sa sympathie, sa compassion… il a surtout beaucoup souffert.
Et il ne l’accepte plus.

En découvrant la jeune femme blessée, brisée, une partie de lui en est touché – mais il la fait taire.
Il a trois objectifs. Rien d’autre ne compte.

L’ennemi, d’ailleurs, va dans son sens en s’énervant, en laissant sa colère prendre le pas sur son intelligence ; bien. Le plan suit son cours.
Volontairement, le micro-Héros demeure silencieux, provoquant et poussant l’autre à combler les blancs. A quelques mètres, la horde reste sur place, immobile, comme Tom Bronson.
Une tension sourde s’installe, et rend l’atmosphère irrespirable ; il ne dit rien. Il en profite, jusqu’à ce que le monstre cède… et propose un accord.


« Je vois. »

La jeune femme a exprimé la proposition – laisser partir le monstre, ou il tue la jeune femme et Tom.
Atom reste silencieux encore deux longues, très longues minutes, avant de parler… et d’utiliser ses pouvoirs, pour changer sa masse et retrouver une taille normale.


« Tu as perdu. »

Pas de provocation ou de sensationnalisme – un fait, tout simplement.
Debout, à taille humaine, il croise les bras et fixe l’ersatz de femme qui lui fait face ; son visage n’exprime nulle émotion, encore une fois.


« Mais je ne peux pas t’empêcher de les tuer, si je tente de t’arrêter.
En soi, je pourrais perdre aussi. »


Son ton est monocorde, sans émotion. Presque inhumain.

« Elle est déjà morte, en fait. Ou, si elle survit, ce sera une non-vie, une existence brisée.
Cette femme est déjà perdue. Seule demeure la question de tes autres esclaves. »


Un tel bilan est terrible, profondément choquant.
Mais ça ne le dérange pas, et il continue sur la même gamme.


« Tu as perdu – mais je peux perdre aussi. La question est de savoir si nous accepterons, chacun, une semi-victoire… toi en fuyant, moi en sauvant la majorité au sacrifice de l’individu que tu possèdes. Qui est déjà morte. »

Atom soupire, profondément. Son regard glisse sur la femme, sur Tom, sur la foule.
Son esprit, purement analytique, fonctionne à plein régime – et procède à des calculs, des simulations que la morale réprouverait ; mais la morale a quitté, pour l’instant, son cœur, et seule une enveloppe froide fait désormais face à Mister Mind.
Au bout de quelques instants, il soupire à nouveau puis refixe son attention sur l’ennemi.


« Pars.
Laisse Wildcat. Laisse la foule. Pars avec cette seule femme, déjà perdue… et ne me recroise plus, symbiote. Je trouverais qui tu es. Je trouverais où tu te caches.
Et je t’écraserais. »


Ces mots n’ont pas l’accent de la menace ou de la promesse – pour lui, ce sont des faits.
Irrémédiables. Irrépressibles.


« Pars. Maintenant. »

Objectivement, le calcul d’Atom se tient – sacrifier une partie, déjà lourdement touchée, pour la majorité a du sens ; mais ce raisonnement se fait sans âme, sans cœur, sans émotion, là où même Mister Mind en a exprimé.
Et cela ne le gêne pas. Ce qui en fait, peut-être, un être pire que celui qu’il affronte… et qu’il laisse partir.

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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 22:15
L'être qui faisait face à Mind était l'archétype de l'être humain tel qu'il aurait aimé les voir sous son contrôle. Froid, implacable, loin de toute considération morale. Hélas il était son ennemi. Exténué de ses tours et de ses détours, le ver écoutait non sans dégoût cet être palabrer avec lui.

Lui, l'esprit le plus génial de cette planète obligé de marchander une défaite, quoique puisse en dire son interlocuteur. Une semi-défaite restait une défaite, amère même. Que lui importait que cette créature qui lui servait de pantin était à moitié morte, ses fonctions vitales continuaient de fonctionner, elle était techniquement en vie. Une "non-vie", une "vie brisée", ajoutait-il. Comme si cette espèce avait de l'intérêt, vivre, manger, mourir, se reproduire et oublier le temps d'un battement de cœur le mouvement autodestructeur de leur masse idiote. Aucune de leur vie n'avait d'"intérêt", au mieux se donnaient-ils une direction égoïste et nihiliste. Porcs engraissés par leur semblable, zombies abrutis par leur frère de sang, pouvait-il seulement croire en ses paroles ? Tant de contrôle sur soi gâché par un humanisme aveugle, c'était époustouflant.

- En effet, siffla-t-il finalement entre ses dents serrés. J'ai perdu.

Cet aveux lui arrachait une partie de lui-même, mais la vérité était là. C'était une défaite cuisante, une défaite qu'il saurait faire payer à toutes les autres âmes qui lui obéissaient. Cette pensée le réconforta quelque peu.

- Mais en ce bas monde il n'existe pas de semi-victoire, rajouta-t-il, seulement des compromis. Et le meilleur est toujours celui qui fâche les deux parties.

La colère de Mister Mind se calmait tandis qu'il échafaudait de délicieuses façons de se venger. Cette bataille était perdue, il convenait maintenant de s'occuper de la suivante. Il avait été pris en défaut dans une antre qu'il avait cru imprenable. Il avait été trop confiant. Bientôt on ferait le lien avec le "Confiseur", on remontrait la piste des Sweet et son embryon de gang risquait le délitement ; il allait devoir agir vite et bien pour se servir une dernière fois de cette épée et pourfendre New York.

Lorsque tomba coup sur coup le "Pars" et l'infâmant "symbiote". Mind était un parasite et acceptait parfaitement cette condition, mais symbiote? Non, il n'était pas en symbiose, il était dans le contrôle pur et simple. La symbiose implique un rapport gagnant-gagnant qu'il n'acceptait pas. Il était le super-prédateur de l'Univers et jamais il n'accepterait d'être ainsi rabaissé ! Son hôte serra les poings.

Son adversaire énonçait des désirs avec l'intention de l'effrayer. Le ver aurait pu lui lancer une phrase comme "Tu me retrouveras, mais ce jour là, il sera trop tard." C'eut été dans les grands canons qu'il avait jadis réservé au Capitaine Marvel. Mais l'époque et les temps changeaient, avec eux les adversaires. En cet instant il était difficile de distinguer le héros du criminel, le justicier du super-vilains. Cette place était l'objet d'une lutte et non d'une libération. Le personnage en combinaison n'était pas meilleur que Mind, il se positionnait uniquement sur une autre échelle de valeur.

Le ver aurait pu se lancer dans une nouvelle stance sur l'amoralité intrinsèque qu'implique la survie mais à la place il répliqua avec une froideur tout aussi détachée que celle d'Atom.

- Je vois. Je vous laisse donc ce cheptel et mon animal de compagnie. J'y consens

Puis lorsque son adversaire osa lui redonner un ordre, il posa la main valide de son hôte sur la poignée de porte qui donnait sur la salle de danse. Il tourna légèrement la tête vers lui.

- Regardez bien votre poste de télévision, je vous enverrai mes plus vives félicitations pour votre belle victoire..., répliqua-t-il.

Il pivota légèrement pour s'adresser au féliforme.

- Toi ! Dors !

DORS !


- Il est tout à vous.

Et l'animal se retransforma doucement en homme somnolent tandis que la porte de la salle se refermait.

La jeune barmaid quitta les lieux sous les ordres d'un ver vénusien fatigué qui eut à peine la force de commander au chauffeur de l'emmener à son usine, là où son influence télépathique était la plus forte. En larme, la jeune femme observa durant le trajet le paysage de New York, si familier pourtant de plus en plus étranger tandis que les mandibules de son parasite s'activait lentement mais sûrement à la réorganisation temporaire de son néo-cortex.

Sitôt guérie elle lui permettrait de mettre en place l'ultime opération du gang du "Confiseur" et mènerait Mind à la prochaine étape de ses projets : Métropolis et ses Suicide Slums si prometteurs...

[HRP]Voilà qui conclut ma participation. Encore mille mercis pour ce sujet qui lance Mister Mind dans ce 4ML sur les chapeaux de roues. J'espère qu'il t'aura plu autant qu'à moi ![/HRP]
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MessagePosté le: Jeu 28 Sep 2017 - 13:49
Atom ne réagit pas aux réponses et provocations de l’autre.
Il sait, il sent la fureur absolue qui s’empare de ce dernier quand il doit avouer, assumer son échec ; s’il ignore toujours son identité, il a pu aisément comprendre qu’une arrogance extraordinaire vit en lui, et que la semi-défaite du jour a des accents d’échec définitif, portant la honte sur cent générations pour lui.
Bien, pense-t-il. C’est déjà ça.


« Profite de la télévision, oui. »

Il soupire, et s’approche lentement de Tom Bronson qui, soudain, a repris forme humaine pour s’enfoncer dans un sommeil imposé et sûrement douloureux.

« Tu n’y auras bientôt plus accès… »

Ray s’agenouille, puis tourne un regard sombre et terrible vers la jeune femme possédée qui s’en va, après quelques provocations de dernière minute, pour conserver ce qui reste de face à la créature cachée à l’intérieur.

« … dans le trou où je t’abandonnerai, lorsque je t’aurai retrouvé. »

Lui aussi passe par ces ultimes mots, ces ultimes bravades.
Avant de se tourner vers le fils de Wildcat, qu’il ausculte pour chercher un éventuel piège, une éventuelle mauvaise surprise de l’ennemi ; heureusement, il n’en est rien.
Alors, lentement, il pousse un léger soupir puis appuie sur un bouton de son costume – et appelle Ted Grant qui, ignorant la situation, continuait jusque-là à chercher le Confiseur et son fils dans les autres rues de New York.

Les secours ne devraient pas tarder, pour s’occuper des pauvres âmes qui nourrissaient la horde utilisée par l’ennemi ; à peine ce dernier a-t-il quitté les lieux que cette masse s’est écroulée sur elle-même, vaincue par l’effort et la violence des attaques psioniques.
Ray Palmer, donc, demeure seul conscient et debout au milieu des corps – blessés, ensanglantés et violentés.

Son regard, neutre, glisse sur cet horizon – cette destruction – ce chaos.
Il sait ce qu’il a fait. Il sait ce qu’il n’a pas fait.
Il sait que les autres, ses camarades, ses pairs, ne comprendront pas. Ne voudront pas comprendre ses choix, ses décisions, les moments difficiles auxquels il a dû faire face pour en arriver là… là où il en est, maintenant.

Un night-club qui faisait office de plaque tournante pour la drogue a été détruit. Le nouveau caïd de New York a été, au mieux, vaincu, au pire affaibli. Il a été acté que ce dernier n’est pas un Homme mais un parasite. Tom Bronso a été vaincu et libéré. Seule une victime est décomptée, et ils pourront examiner un autre possédé.
Certes… il y a une victime, oui. Sacrifiée. Abandonnée. Oubliée.
Mais, au regard des réussites… est-ce si cher payé ? Est-ce, objectivement, une vraie perte que de ne pas sauver une serveuse abonnée à la drogue et aux abus ?

Un calcul mathématique, sans conscience, dirait non.
Et Atom, pour revenir, a dû abandonner ses émotions, se couper de tout sentiment pour épouser pleinement ce type de calcul.

Pourquoi, alors, se sent-il aussi mal ? Pourquoi subit-il cette boule dans l’estomac ?
Et pourquoi, surtout, a-t-il l’impression que tout cela annonce le pire ?

Il n’en sait rien… et grimace, avant de se détourner de la masse pour aller aider Tom Bronson.
A chaque jour suffit sa peine.
A chaque moment sa damnation.


(HJ/ Merci pour ce très, très bon sujet qui m’a permis de continuer l’intrigue débutée autrement, de me faire la main sur le NewAtom et surtout de créer un lien que j’espère poursuivre entre lui et Mister Mind ! Au plaisir de se recroiser ! Smile /HJ)
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[4ML] New York Paradise [Terminé]

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