[4ML] [Manhattan] Négociations et échanges de bons procédés (PV Mirabaï Le Forlon) (Terminé)

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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 22:17
New York. Ce n’était pas la première fois que Tsaritsa y mettait les pieds. Ce ne serait pas la dernière fois non plus. Cette ville était particulièrement intéressante du fait de sa très grande diversité culturelle. Tant de rêves et d’ambitions sur les esprits de ces gens, tant de nourriture pour elle, un festin à déguster pour celle qui n’avait besoin d’aucune nourriture physique. Ceci dit, aujourd’hui elle n’était pas là simplement pour explorer tous ces esprits si vulnérables et à la merci de quiconque soit en mesure d’un peu de manipulation psychique. Elle était là pour deux raisons. La première, en tant que Conseillère Principale de Marina Maru, la Grande Libératrice de Rheelasia, histoire d’établir un pont diplomatique avec ces messieurs dames de l’ONU et voir à l’établissement d’une ambassade rheelasienne en sol américain. Une tâche triviale.



Katryn McDougal, le plus récent personnage incarné par Tsaritsa.

Un acte à poser indigne de sa stature et de son rang. Un subterfuge nécessaire pour l’avancement de ses projets. Ceci dit, ce n’était pas la tâche la plus importante qu’elle avait à l’agenda aujourd’hui. En vérité, si elle était ici, c’était principalement pour recruter à sa cause un puissant personnage, une femme qui ne manquait ni de talent ni d’ambition et qui, sans contredit, amènerait dans son arsenal un petit quelque chose de… Spécial. La Global Offensive Division avait connu une belle expansion ces quatre derniers mois et elle ne voyait aucune raison de s’arrêter en plein milieu d’une si belle lancée. Naturellement, elle devrait garder les apparences et ne pourrait se présenter en tant que la Reine des Fables, forcée de conserver une apparence humaine. Ceci dit, cela ne l’empêcherait en rien de mener avec brio des négociations. Alors là certainement pas.

Maintenant, la question à se poser c’est comment fait-on pour faire venir à soi quelqu’un qui, apriori, n’a aucune raison valable de se déplacer? Pour commencer, vous vous arrangez pour lui éviter le déplacement, ce qui enlève un argument de la balance. Ensuite, vous vous assurez d’avoir de quoi faire une offre qui ne se refuse pas. Enfin, quand vous trouvez quelqu’un qui comme vous a connu l’indignation de se faire chasser de son trône, vous savez sur quel bouton appuyer pour obtenir une réaction précise. Sous-estimer Tsaritsa était toujours une mauvaise idée, plus encore quand elle avait un plan bien précis derrière la tête. Oh elle avait de quoi intéresser celle qu’elle comptait faire entrer dans les rangs de la GOD. Une note anonyme, un schéma amputé stratégiquement des éléments les plus juteux et vous avez une belle raison de venir : la curiosité. Mieux. La vengeance.

Si Mirabaï voulait mettre la main sur le reste du schéma, elle était forcée de venir rencontrer Tsaritsa. Pour ce faire, rien de plus simple qu’un des douze millions de Starbuck Coffee qui semblaient pousser partout comme autant de champignons. C’était si commun et ironiquement anonyme que personne ne penserait à venir regarder de ce côté d’une part et d’autre part, même si quelqu’un, par le plus grand des hasards, aurait voulu surveiller l’échange qui allait suivre… Disons que Tsaritsa ne s’appelait pas le Reine des Fables pour faire joli et que sous apparence d’emprunt ou non, elle restait une formidable menace face à quiconque voudrait s’en prendre à ses plans. Confortablement assise et faisant mine de regarder ses messages texte, elle attendait sa potentielle nouvelle recrue. Était-elle nerveuse ou inquiète? Pas du tout. Elle avait tout le temps du monde devant elle…
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 17:26
New York, un endroit si tendre à mon cœur, où j'aimais passer tout mon temps libre quand je ne devais pas bosser. Même si l'odeur de la bouffe me donnais la nausée, il y avait ici assez d'endroit où je trouvais mon bonheur, tant en boisson qu'en compagnie. J'aimais à me promener et espionner les gens, que ce soit de l'extérieur ou de l'intérieur. Mais en moi restais un goût amère de vengeance, suite à l'indignation de mettre fais chasser de mon trône. Je réussirai un jour à reprendre la place qu'il me reviens. Même si je ne l'ai pas choisi, car c'est l'accompagnement de ma malédiction, c'est ma place. Et tant que c'était moi qui avait cette responsabilité, j'étais sûr que Zerox ne risquais rien. Mais maintenant, je ne suis plus certaine que ce monde reste en paix. Et même si je n'étais pas allé là-bas depuis bien longtemps, au fond de moi je m’inquiétais toujours pour mon chez moi.

En rentrant, après plusieurs heures de balade, je trouva dans ma boîte aux lettres, un papier. Ce n'était pas un papier d'ici, il avait une odeur particulière, qui renfermais un goût amère de magie. Dessus y était écrit, d'une écriture très douce et d'une calligraphique magnifique :


[i]La vengeance est un plat qui se mange froid, et même glaciale.
Mais c'est encore mieux quand on a de l'aide pour arriver à ses fins.
Retrouve moi au Starbuck Coffee en bas de la rue...

Je n'avais aucune envie de me déplacer pour rien, mais la curiosité m'avait piqué. Pourquoi cette note anonyme m'était elle adressé ? et surtout qui l'avait envoyé ? Et ce schéma partiel avec des éléments bien assez juteux pour me donné envie de découvrir ce que renfermer le reste. Tant de questions sans réponses, qu'est ce que je ne pouvais pas aimer ça ! Mais ma curiosité grandissait. Et surtout, de où cette personne avait entendu que je voulais me venger ? Certes cela peut paraître logique, lorsque l'on a subi un affront telle que le mien, mais je n'avais jamais dit à personne que je souhaitais la vengeance. Et qui plus ai, je n'avais pas encore de plan défini en tête. Mais cette personne m'offrais son aide. Bien entendu je savais que ce n'était pas un service gratuit. Mais qu'allais-je devoir faire en retour ? L'envie de vengeance était bien trop grande pour refuser une peu d'aide de toute façon. Je peux écouter la proposition, et ne pas être obligé de l'accepter. De toute façon ça ne me coûte rien, et en plus j'aurais un bon café !

Me rendant au Starbuck Coffee à quelques mètres de chez moi, regardant aux alentours pour découvrir qui pouvais m'avoir envoyé cette note et ce schéma. Mon regard s'arrêta sur elle, au milieu des costards cravates et pouffe en tout genre. Je distinguais enfin, la personne que je cherchais. Elle était belle et délicieusement agréable au regard, mais quelque chose me disais tout de même de me méfier, car elle dégagé une odeur délicieuse de magie et de quelque chose de plus dangereux. Elle me disais quelque chose mais je ne pu remettre la main dessus. Comme si je la connaissais, sans la connaître. Je restais méfiante, car ne sachant pas vraiment qui elle était, je pouvais être tombé dans un piège. Je vins m’asseoir à sa table, elle me regarda comme pour me sonder. J'étais intriguée, mais restais neutre pour ne pas montrer ni mon intérêt, ni mon côté méfiant...
Je lui demandais enfin :


- Qu'est ce que vous voulez de moi ?
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 18:14
Comment pouvait-on savoir ce qui n’était pas dit, comment pouvait-on être au courant pour des choses qui n’ont jamais été formulées à voix haute? C’est que ce que votre bouche ne dit pas, votre cœur ou votre tête peut le penser. Et tout ce qui touche les rêves ou l’imaginaire bien… Tsaritsa, pour peu qu’elle soit dans le coin ou ait des agents à proximité, pourrait bien se retrouver au courant. Daniel Crow n’avait pas été choisi par hasard. Slade Wilson n’était pas entré dans sa confidence sur un coup de tête. Et surtout, surtout, le colonel Marina Maru n’avait pas été sélectionnée précisément pour le rôle que lui faisait jouer Tsaritsa par bonté d’âme. Tous avaient eu des rêves et des aspirations, une imagination vive, un banquet royal pour la Reine des Fables. Il était toujours amusant de voir ô combien les gens ont tendance à sous-estimer.

Que sont des figures comme Darkseid ou Brainiac avec leur imagination si limitée quand vous commandez à l’imaginaire dans sa globalité? Le quidam moyen à la table d’à côté parle encore de la dernière attaque d’envergure contre la Terre alors que se tient dans la même pièce que lui quelqu’un qui pourrait regarder Star Wars, en extraire l’étoile de la mort à son échelle réelle et détruire cette pathétique planète. Ou encore regarder Jurassic Park et faire déferler dans les rues de New York suffisamment de dinosaures pour causer un chaos impossible à maitriser. Enfin. Malgré toute sa puissance, elle aussi rêve de vengeance, de reprendre un trône, un monde qui est sien. Certains rêves ont un écho plus fort que les autres. Ceux qui désirent la même chose qu’elle. Plus l’individu est puissant, plus l’écho se traque sur une longue distance. Et Mirabaï est extrêmement puissante.

Quand elle entre dans le Stabuck Coffee, même si Tsaritsa n’a jamais vu cette autre femme avant aujourd’hui, cette signature est impossible à se méprendre. C’est bien elle. Sans même avoir besoin de lui faire un geste, cette dernière s’approche de la Reine des Fables qui, toujours porteuse de son déguisement, jouant le rôle de Katryn McDougal, a l’air aussi humaine que n’importe qui d’autre en ces lieux. Mais on ne peut cacher ce qui est à tout le monde ou à tout le moins, pas complètement. Tsaritsa reste un être de magie et même si elle sait couvrir ses traces, cela ne la rend pas « invisible » pour autant. Offrant d’un gracieux signe de tête un siège à son « invitée », elle l’écoute poser sa question et un mince sourire se dessine sur ses lèvres. Voilà la bonne question à poser. Qui êtes-vous aurait été si… Désespérément prolétaire à entendre de sa part…


« Simple. Un échange de bons procédés. Cet endroit est d’un certain intérêt pour moi pour assouvir mes propres plans de vengeance. Je sais ce que c’est que que de perdre quelque chose qui nous revient de droit. Le temps ne peut enlever le goût amer de la trahison ni éteindre les flammes de la vengeance. Je vous aide à reprendre ce qui vous appartient et vous m’aidez avec mes projets sur cette Terre. »

Chaque mot est soigneusement choisit, calculé même pour un maximum d’effet. Ce qu’elle révèle, elle le révèle au compte-goutte. Jamais assez pour révéler quoi que ce soit qui la désignerait comme la marionnettiste derrière Marina Maru mais ce qu’il faut pour être vu comme ayant une valeur et très certainement quelque chose à offrir. Car on ne fait pas se déplacer un être aussi puissant que Mirabaï pour lui faire perdre son temps. Le talent et le savoir de cette femme peuvent aider considérablement à l’avancée d’un grand nombre de projets que Tsaritsa a en ce moment. Peu lui importe si elle doit extraire de chaque récit de science-fiction les plus grands cerveaux de la littérature. Si en échange de la collaboration de Mirabaï elle doit faire construire l’impossible, elle le fera sans la moindre hésitation. Quand il s’agit de payer ou de récompenser, la déception n’est jamais au rendez-vous quand il s’agit de la Reine des Fables…
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 19:49
La femme qui se trouvait face à moi, avec son petit sourire de satisfaction suite à ma question, apparaissait soudain comme une alliée sûr. Comme si cette petite marque de satisfaction, marquait un pacte entre nous deux. Je n'avais plus aucune appréhension, ni inquiétude. Toutes ses questions que je me posais c'étaient soudainement envolées. Mais je savais que mon interlocutrice ne me disait pas tout. J'apprendrais ce qu'il faut en temps venu et surtout voulu. Ma méfiance me paru un peu déplacé en ses lieux avec elle.
Ce qui me posais soucis, par contre c'était la table d’à côté, où le costard cravate parlais encore de la dernière attaque d’envergure contre la Terre. Si il savais, que rien qu'avec mon agacement je pouvais le détruire en un geste. Et j'étais certaine, que cette magnifique femme qui m'accompagnais pouvait faire bien pire.

J'entendis sa réponse. Et un frisson de plaisir me parcouru l'échine... une réponse, comme si chaque mots étaient calculé avec soin, pour donné juste l'effet qu'il fallait pour à la fois m'intriguer et me donner la réponse que j'attendais. Avec cette proposition, je sentais que je tenais entre les mains une certitude d'être enfin en paix avec mon âme, et également avoir une réponse à ma vengeance. Tout en ayant, une alliée de choix et de force immense à mes côtés.


Je suis à la fois intéressée, mais aussi intrigué pourquoi vous m'avez choisi moi ?

Je n'attendis pas de réponse concrète, suite à ma question... avant d'appuyer mes coudes sur la table et de placer mon visage sur mes mains. Mes yeux s'illumina d'envie.

Je suis de la partie !!!

L'envie de vengeance fût plus forte que mon intérêt aux réponses. Et je sentais qu'il valait mieux avoir cette femme comme alliée que comme ennemi. Je me senti soudain pris d'une chaleur de bien être, et de satisfaction, tel que j'en eu un sourire alors que c'était une chose rare chez moi.
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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 21:17
« Je pourrais te raconter un doux mensonge pour flatter ton ego ou te dire la vérité et tout révéler sans rien garder de mystère ou de surprise. Ou alors… Je peux te dire ceci. Je t’ai choisi car tu as vécu quelque chose qui m’est familier. Tu connais ma douleur, en partie et je connais réciproquement la tienne. Je sais ce que c’est que cette obsession qui coule en soi comme de la lave en fusion. »

Elle regarde indéniablement une humaine. Si elle prenait un couteau et qu’elle faisait une entaille sur le bras de Tsaritsa, c’est le sang qui coulerait. Si ce sang était étudié, il révélerait toutes les caractéristiques d’un être humain normal. Et pourtant, tout ceci est faux. Car Katryn McDougal n’existe pas. Ce corps, cette enveloppe a été construite par de-là les rêves puis importé en ce monde grâce aux pouvoirs de Tsaritsa. Mais elle respire. Elle dort. Elle mange. Et quand elle prend sa gorgée de café, on peut décomposer le mouvement et ne noter aucune anomalie. Ce petit mouvement de gorge, de déglutition. Cette respiration régulière. Tsaritsa a bien appris des Humains pour se mêler à eux. Sous cette apparence elle ne peut pas utiliser ses pouvoirs sans révéler qui elle est. Ce qu’elle est, pour être plus exact. Elle est prisonnière d’une armure, en somme.

Mais… En même temps, Mirabaï sait. Ou au moins, Mirabaï doute. Les résidus magiques ont été volontairement laissés pour lui donner une piste à suivre. Les miettes de pain du petit Poucet… Mais au bout de la route, une arme, un outil, quelque chose pour reprendre ce qui a été perdu. Un conte inoffensif transformé pour servir des intérêts redoutablement plus pragmatiques. Chose certaine, l’enthousiasme de sa vis-à-vis est agréable et pour la deuxième fois en quatre mois, Tsaritsa sourit. Les quatre derniers mois ont été particulièrement éprouvants mais elle est en voie de reconquérir ce qu’on lui a volé. Elle a maintenant une place forte, solide, sur sa terre natale et le front de guerre est plus ou moins stable. Ce qui lui a permis de concentrer à nouveau plus d’attention sur Terre. Ce qui lui a permis de découvrir cet être puissant et destitué de son trône.


« Votre enthousiasme fait plaisir à voir. Félicitations. C’est la deuxième fois en quatre mois que je souris. Vous comprendrez qu’un vrai sourire est une denrée précieuse. Le masque de l’indifférence sert bien mieux mes intérêts. Si vous ne pouvez lire la personne en face…Mais je manque de manières. Buvons ce café. Un lait deux sucres, vous ne m’en voudrez pas d’avoir commandé pour vous… »

Le premier réflexe, quand on vous impose quelque chose est en général de vous offusquer mais Mirabaï est plus lucide et réfléchie. Elle aura remarqué que chez cette mystérieuse inconnue, aucun mot, aucune virgule n’est superflue. Si elle a commandé d’avance et avec ces proportions précises, c’est pour une bonne raison. Un regard à peine perceptible vers la tasse de son invité incite la jeune femme à baisser le regard. En apparence rien de bien particulier. C’est du café, rendu plus clair par le lait… Ou pas. Car le lait semble se concentrer en partie en fins traits qui forment des mots. Une conversation dans un lieu public peut être facilement espionnée. Quand le message est caché au fond de votre tasse, là où personne ne va regarder… Mirabaï n’a qu’à feindre d’humer l’arôme de son breuvage et l’illusion sera parfaite. Que dit le message, au fait.

Tsaritsa l’informe que dans les prochaines vingt-quatre heures, Mirabaï recevra une missive venant d’un pays d’Asie appelé la Rheelasia. La dirigeante de cet état la convoquera personnellement sur les recommandations éclairées de sa Conseillère Principale… Et c’est à partir de ce moment-là que celle qui fut chassée de son trône va commencer à travailler non pas pour mais avec Tsaritsa. Sans jamais savoir qui est réellement son interlocutrice. Car Tsaritsa est prudente. Si Mirabaï cherche à suivre d’où vient cet acte de magie, il vient d’une autre table où un jeune homme parfaitement ordinaire joue avec son téléphone intelligent. Un proxy. Un autre être qui existe sans exister. Jamais rien qui puisse remonter jusqu’à la Reine des Fables. Un demi-sourire apparait sur son visage. Buvez pendant que c’est chaud, insiste-t-elle…
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MessagePosté le: Mer 20 Sep 2017 - 9:41
En regardant de plus près autour de moi je me rendis compte, que tout cela avait été fait pour moi. C'était moi qu'elle avait choisi, et avait laissé ses résidus de magie pour être sûr que seul moi pourrais les ressentir. Mais je me doutais que la femme qui était en face de moi, n'était qu'une apparence et qu'elle ne pouvait utiliser sa magie sans être dévoiler tel qu'elle était. Je n'étais pas dupe, je savais que sous cette apparence humaine, se cachait une créature des plus dangereuse mais tellement magnifique. Mais je m'en foutais un peu, car ce qui m'importais c'est de l'avoir à mes côtés comme alliée, amie ou même comme une arme pour me permettre de reprendre ce qui m'avait été arraché. Mais je senti une trace infime, émaner d'un jeune homme tout à fait humain (en apparence). Comme si le petit soldat avait fait exactement ce qu'on attendait de lui. Je m'en amusa, car ça me rappelais quand je travaillais pour le Général, à devoir suivre ses ordres sans broncher.
Dans ses paroles, je compris que je n'étais pas la seule à avoir perdu quelque chose de précieux. Un frissons de colère me parcouru l'échine, quand j'entendis ses mots :

Je t’ai choisi car tu as vécu quelque chose qui m’est familier. Tu connais ma douleur, en partie et je connais réciproquement la tienne. Je sais ce que c’est que cette obsession qui coule en soi comme de la lave en fusion.


Mon regard se referma, je ne voulais pas lui montrer l'effet que je venais de ressentir. Mais je savais que ça ne servait à rien de me cacher, car elle me sondait. Je me détendis un peu, quand dans ses paroles j'entendis à quel point elle était ravi que j'accepte sa proposition. Un sourire se dessina sur son visage. Le genre de sourire qui est plutôt rare, car il n'est pas forcé et il est sincère. Ici les gens se force à sourire, pour cacher leur souffrances. Parfois une femme battue se cache derrière un sourire pour ne pas montrer qu'elle a des bleus (car elle a honte), un enfant va sourire à sa mère pour ne pas lui montrer qu'il est dessus parce qu'il a échouer à son contrôle de math, ou l'homme sourit à sa femme pour ne pas l'inquiéter parce que sa boîte va le licencier … les apparences sont trompeuses. Mais dans ce sourire que je voyais face à moi, je savais que ce n'était pas un mensonge et qu'il était aussi précieux et que rare.

Buvons ce café. Un lait deux sucres, vous ne m’en voudrez pas d’avoir commandé pour vous…
me dit-elle d'une voix douce et calme, avec une pointe d'amusement dans sa voix.

D'habitude je n'aimais pas qu'on commande à ma place. Mais je me doutais qu'il y avait autre chose, dans cette commande. Que le faite qu'elle prenne la commande à ma place, n'était pas anodin. Il y avait une raison pour qu'elle commande ce café avec ses proportions là, je n'étais pas stupide. Je regarda ma tasse discrètement, à peine perceptible. Mais juste assez pour remarquer, que le café était plus clair dût au lait, mais quelques mots apparu sous mes yeux. Comme un message destiné juste pour moi, que personne ne pouvait ni voir, ni comprendre. Les mots changèrent, pour former une phrase, que seul moi comprendrais le sens :
le feu pour le feu
une âme pour une âme
à chacun sa place
à chacun son trône..
.


Tel un appel à me rallier à elle. Une légère lueur se distingua au fond de mes yeux et je savais qu'elle comprendrait. Elle m’informa que dans les prochaines vingt-quatre heures, je recevrai une missive venant d’un pays d’Asie appelé la Rheelasia. La dirigeante de cet état me convoquera personnellement sur les recommandations éclairées de sa Conseillère Principale…
Je me dis que j'avais eu une chance, certaine, de pouvoir rencontrer cette personne. Que ce qu'elle me proposait n'était pas des paroles en l'air et je savais que mon futur allé être plus serein. J'avais maintenant auprès de moi une alliée de choix, non négligeable.
Je me perdis dans mes pensées, le regard dans le vide et le cœur plus léger.
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MessagePosté le: Mer 20 Sep 2017 - 15:19
Tsaritsa est bien des choses. Un être impitoyable capable de tuer sans broncher. Une entité capable de destruction cataclysmique pour prouver un point. Une créature froide et en apparence sans âme qui n’acceptera aucun obstacle sur sa route. Mais ce que plusieurs ne savent pas c’est qu’elle a connu l’idéalisme naïf et le désir de faire un monde meilleur quand elle était plus jeune, une souveraine juste et visionnaire, un tyran éclairé qui a uni un monde ravagé par des siècles et des siècles de guerre. C’est en voulant donner une voix à tous, en voulant amener des principes de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle a été capturée, torturée puis… Assassinée. La forme physique de Tsaritsa est morte depuis longtemps. Avec la fin de son règne en fait, sur son monde natal. Avec son exil forcé et des années à errer sans but dans un flou indescriptible.

Alors oui. Le ressentiment et le désir de vengeance peuvent vous détruire entièrement. Mais Tsaritsa, malgré le fait qu’elle soit devenue ce qu’elle est maintenant, n’a pas oublié. Elle n’a pas oublié qui elle était. Quand elle montre un signe de respect pour Slade Wilson, qui est un peu son protégé, elle le pense vraiment. Quand elle offre un sourire à Mirabaï, elle le sent au fond d’elle. C’est un geste qui vient du cœur. Pas de la tête, un simple calcul pour faire avancer ses projets. Même John Constantine, pourtant réputé comme un emmerdeur de première, a su se mériter une once de sympathie de la part de la souveraine déchue. Un homme brisé qui décide de marcher seul… Elle sait voir au-delà de ce qui est. Et ce n’est pas pour infantiliser Mirabaï qu’elle pose un regard presque maternel sur la jeune femme. C’est juste qu’elle lui rappelle…


« Votre silence raconte tant de choses… Quand on sait écouter ce qu’il a à dire et qu’on sait le décoder, c’est une véritable mine d’or. Et cette retenue… Admirable, vraiment. Tant de questions à poser et pourtant, aucune ne franchi vos lèvres. Et si nous jouions à un petit jeu? Prenons le principe des génies. Trois questions en lieu et place de trois vœux et je me réserve le droit à un joker. Cela vous intéresse? »

On en revient à l’éternelle question: est-ce un test? Est-ce que cette femme qui n’est pas une femme serait vraiment prête à répondre à trois questions posées sur elle, possiblement et plus encore, de répondre honnêtement? Dans un lieu public, de surcroit où des oreilles indiscrètes ou des forces hostiles à leurs projets respectifs pourraient se dissimuler? Pourtant, Tsaritsa est comme un livre ouvert. Toutes ses actions, toutes ses paroles sont là, sur la table, prêtes à être analysées, disséquées et étudiées par Mirabaï. Et pourtant, plus elle en dit, moins elle semble en révéler. Oh Tsaritsa a déjà vu Mirabaï. Cette impression de déjà vu, plusieurs l’ont. Car la Reine des Fables visite les rêves et à loisir laisse sa carte de visite à ceux qui suscitent son intérêt. Quelle que soit la forme qu’elle adopte, ils sauront la reconnaitre si elle le désire.

On peut donc raisonnablement se demander à quel jeu dangereux elle s’adonne. Plus on en sait sur quelqu’un, plus on peut en déterminer les faiblesses, la façon de le manipuler, ce genre de choses. Il n’y a ni peur ni hésitation dans les actions de la Reine des Fables. Elle accepte le risque et si elle propose quelque chose, c’est qu’elle y a mûrement réfléchi. L'impulsivité n’a jamais été dans ses prérogatives. Comme ceux qui sont bénis de sa marque, Mirabaï ne sera jamais un pion, un outil ou une arme. Pas plus que Slade Wilson ou Daniel Crow, un protégé qu’elle commence à mieux connaitre, petit à petit. Mirabaï pourrait même être une disciple, une apprentie des plus prometteuses. Mais Tsaritsa n’impose pas. On se subordonne à elle volontairement. Elle vous donne le choix. Est-ce que ce sera une cage dorée ou autre chose de bien plus créatif?


« Si vous n’avez pas encore appris cette leçon, permettez-moi de vous l’enseigner. Respectueusement et sans prétention. Vous contrôlez l’information quand vous acceptez de la donner. Laissez autrui le découvrir et vous pouvez être sûr d’une chose : elle sera, tôt ou tard, utilisée à mauvais escient. La vérité est une arme excessivement puissante. Tâchez de savoir la manipuler et préférez la au mensonge. »
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MessagePosté le: Jeu 21 Sep 2017 - 11:00
Moi qui suis d'habitude renfermais sur moi même, qui n'aime pas qu'on la fasse chié, qui d'un coup de colère peut manipuler les esprits et détruire une personne de l’intérieur, là je me sentais apaisé et en confiance. Comment cette femme y arrivait-elle ? Pourquoi j'avais confiance de cette manière ? Je ne fais pas confiance aux autres d'habitude, je n'ai confiance qu'en moi. On m'a tellement trahi, que de l'intérieur quelque chose est brisé. La manière dont elle me parlait, pourrait sembler à l'oreille extérieur à notre tablée, être une manière de ma materner. Faisant confiance à ce que je ressentais, je le prenais comme un conseil d'un pilier de sagesse ou même comme si elle me parlais tel une associée. Je me sentais à la hauteur de ce qu'on me proposait, et en même temps excité à l'idée de faire parti, pour moi, de ce qui se rapproche le plus d'une famille.

- Votre silence raconte tant de choses… Quand on sait écouter ce qu’il a à dire et qu’on sait le décoder, c’est une véritable mine d’or. Et cette retenue… Admirable, vraiment. Tant de questions à poser et pourtant, aucune ne franchi vos lèvres. Et si nous jouions à un petit jeu? Prenons le principe des génies. Trois questions en lieu et place de trois vœux et je me réserve le droit à un joker. Cela vous intéresse?

Les coudes sur la table, les mains croisées devant ma bouche, je ne dis rien... attendant la suite. Mais dans ma tête les questions se bousculaient. Je ne voulais pas me précipiter. Je voulais choisir les bonnes questions, celles qui me permettraient de savoir ce que je souhaitais et même un peu plus sans poser les autres questions. Ça ne sert à rien de trop en demander ou de trop en dire, sinon le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Je ne pensais pas que ce soit un jeu dangereux, mais juste une opportunité pour moi de réussir à avoir ce que je désirais. C'est-à-dire, de un : ma vengeance, de deux : une ''famille'' et de trois : de l'occupation. Parce que ses derniers temps je me faisait littéralement chié à tourner en rond dans cette ville, sans action.


-Si vous n’avez pas encore appris cette leçon, permettez-moi de vous l’enseigner. Respectueusement et sans prétention. Vous contrôlez l’information quand vous acceptez de la donner. Laissez autrui le découvrir et vous pouvez être sûr d’une chose : elle sera, tôt ou tard, utilisée à mauvais escient. La vérité est une arme excessivement puissante. Tâchez de savoir la manipuler et préférez la au mensonge.


Ses mots tranchèrent comme une leçon de vie, dans mon esprit. Je sorti enfin de mon silence, tout en essayant de garder une neutralité dans mon regard, car l'excitation grandissait à l'intérieur de moi tel un rugissement étrange.

Très bien... j'accepte votre jeu.

Pas besoin de tergiverser, ou de tourner autour du pot. Les questions n'ont pas besoin de m'apprendre la totalité des choses. Je sais que ce que je devrais savoir, sera donner en temps voulu. Mais en attendant, pourquoi ne pas en profiter …


Qu'attendez vous de moi ?
Quel est votre plan pour m'aider ?
Où allons-nous ?


Même si je ne m'attendais pas à des réponses direct, je sais qu'elles seront sincère. Me calant le dos, contre ma chaise, je croisais les bras en scrutant mon interlocutrice. Rien ne laissait transparaître, ses envies, ses désirs ou ses réponses. Ne voulant rien brusquer, j'attendis patiemment. Mais faut pas pousser, je ne suis pas venu pour rien. Même si j'ai déjà eu beaucoup, ma patience à des limites.
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MessagePosté le: Jeu 21 Sep 2017 - 15:38
Décidément, elle avait fait un bon choix. Présentée avec la possibilité de poser trois questions, dans la théorie, n’importe quelles questions, Mirabaï préférait se concentrer sur le présent. La prendre sous son aile n’était donc pas une si mauvaise idée que cela. Excellent. Pourquoi se sentait-elle si… Maternelle avec la jeune femme, elle avait sa petite idée derrière la tête mais elle n’osait la formuler, dans l’éventualité théorique où quelqu’un serait en mesure de l’entendre. Ne jamais sous-estimer son environnement. Ne jamais perdre de vue que pour certains, l’impossible est possible. Enfin. Il ne fallait pas verser dans la paranoïa non plus. Elle se força à se concentrer sur le moment présent. Elle sentait l’impatience de Mirabaï… Ou était-ce de l’enthousiasme? L’idée d’affronter plus grand que soi? Le défi, peut-être? Plausible.

La jeune femme ne semblait pas du genre à rester sur son trône et à attendre que les autres fassent à sa place. À première vue, c’était une arme qu’il fallait simplement tourner vers un ennemi et la laisser faire le reste mais ce désir de revanche et cette colère n’étaient pas que tournés vers l’extérieur. Ça elle connaissait. Tout perdre ou tout du moins perdre une part de vous laisse toujours des marques, des séquelles. C’est d’une main dont Mirabaï avait besoin. Pour la guider. Pour la rassurer. Et pour la retenir même, si les choses allaient trop loin. Pure spéculation? Possiblement. Sauf que Tsaritsa aurait voulu avoir une main, à l’époque, pour pouvoir… Donner un semblant de normalité? Lui maintenir la tête hors de l’eau? Ou plus fondamentalement, l’empêcher de s’autodétruire? Prudence Tsaritsa : ce n’est pas parce que Mirabaï te « ressemble » que…


« Ce que j’attends de toi, c’est que tu m’aides à reprendre ce qui m’a été volé. Que tu m’aides à mener à bien mes projets. Dans les temps anciens, un pacte était conclu pour sceller ce genre d’accord. Qui respecte encore ce féodalisme à part des reliques comme moi, par contre? Qui plus est, se subordonner à autrui ne plait à personne. La notion de dominant et de dominé a été perverti par la vanité et l’orgueil.

Pour ce qui est de t’aider, tu as vu le plan que je t’ai donné. Même s’il est partiel, tu te doutes que j’ai à ma disposition des technologies qui ne sont pas de ce monde ou alors excessivement avancées. J’ai aussi à ma disposition des artefacts magiques si tu préfères une approche de ce genre. Vois-le comme… Un échange de bons procédés. Ou si tu veux quelque chose de plus matérialiste, ton paiement pour services rendus. Ceci étant, j’espère que tu vois notre partenariat dans son véritable esprit et non pas si simplement.

Enfin, toi, demain, tu iras en Rheelasia. Mais aujourd’hui, dans l’instant, nous restons ici. Pourquoi? Parce que de ces êtres insipides, on peut apprendre énormément. Leurs craintes, leurs espoirs, leurs aspiration. Je ne t’apprends rien en te disant que le respect est ce qu’il faut susciter. La peur est une piètre imitation, imparfaite et dangereuse. Les héros de ce monde viendraient faire dérailler mes projets si j’adoptais une ligne trop dure. »


Tsaritsa désigne d’un imperceptible signe de tête cet individu qui plus tôt commentait les dernières menaces. Il ne sait pas que dans le même bâtiment que lui se trouve deux êtres capables de destruction cataclysmique. Le fait qu’il soit aveugle à ce qui est pourtant évident est un avantage pour la Reine des Fables. Des esprits faibles qui peuvent être sondés pour façonner le meilleur masque pour mieux les manipuler. Comment, autrement, aurait-elle transformé une militaire endurcie comme Marina Maru en vulgaire pantin? Comment pourrait-elle diriger la Rheelasia Unie sans avoir une idée de ce que le peuple veut? Le meilleur moyen de tuer la dissidence, c’est de savoir ce que les mécontents désirent et dans la mesure du possible les priver de tout support. Elle a fait l’erreur une fois de faire confiance au peuple. Cela lui a coûté sa vie et son royaume.

Encore une fois, un message dans la tasse de Mirabaï. Une tâche toute simple. Une épreuve de loyauté? Peut-être. Un test, assurément. Cet individu mentionné précédemment. Son ignorance est une arme. Le travail à faire est simple. Trivial même. Mais extrêmement important. Tous les membres du petit cercle fermé gravitant autour de Tsaritsa ont un rôle précis. Mirabaï est l’ancre. Tsaritsa a toujours été seule après la mort de ses parents. Leur assassinat. Pas de compagnon. Pas d’enfants. Et Mirabaï arrive à faire vibrer en elle une corde qu’elle ne pensait pas avoir. Mirabaï est la disciple. La protégée. Si elle accepte l’aide de Tsaritsa, pas juste matérielle… Il faut bien penser à une succession éventuelle. À laisser derrière soi un héritage. Tout ne peut pas aller à Slade Wilson, naturellement. Quant à Daniel, il commence à faire ses preuves donc… Bref.

La tâche de Mirabaï est simple. Elle doit découvrir trois choses : sa plus grande peur, son plus grand rêve et son désir le plus secret. Il s’agit d’un simple être humain. D’un vulgaire mortel. Cependant, même sans pouvoirs, ces êtres sont étonnamment complexes. Sans avoir de facultés magiques ou psychiques, obtenir ce qu’on veut de leur esprit peut être étonnamment demandant. Et là, il s’agit de se concentrer sur un individu. Tsaritsa doit le faire sur une nation et quand Mirabaï aura repris son royaume, elle sera très probablement forcée à faire de même.. C’est parce qu’on oublie qu’il y a des parties individuelles à un tout que votre plan peut s’effondrer en une seconde. Il faut un seul grain de sable pour faire pencher une balance en votre défaveur. Et là où Mirabaï se rendra demain, il est capital de savoir lire efficacement dans le citoyen moyen…
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MessagePosté le: Sam 23 Sep 2017 - 0:08
Les réponses que j'entendais me satisfaisait, car je n'avais pas besoin d'en savoir plus pour l'instant. Une certaine confiance venait de s'installer en moi. Comme si tout ce temps à chasser l'ennui jour et nuit, n'avait servi à rien. Comme si maintenant face à cette femme je voyais la vrai vie, je devinais tant de choses. Tant d'années sans voir, ni comprendre... mais à cet instant, précis, tout devenait clair. J'étais destiné à venir ici, à ce moment là pour changer tout le cours de ma vie.

Encore une fois, un message dans ma tasse. Une tâche toute simple. Une épreuve de loyauté? Peut-être. Un test, assurément. J'adore les défi. Cet homme, à sa table, accompagné par l'un de ses confrère. Parlant encore de cette dernière attaque. Pourquoi ne pas faire de ce défi, une partie de plaisir pour moi. Je me levais, en regardant mon interlocutrice pour lui montrer que, d'un j'avais compris et que, de deux je relevais le défi donné. M'approchant de cette homme, qui détourna simplement le regard pour me regardé arriver vers lui. Il se mit a transpirer, et son pouls s'accélérant de plus en plus à mon approche.


Puis-je ? En m'asseyant sur la chaise à côté de lui. (avec ma tasse à la main.)
Je suis désolé de vous importuné, mais je vais être franche vous me troublé !!!


Son cœur fit un sursaut. J'effleurais de ma main, la sienne. Et dans ma tête chantais ''vincit omnia veritas'' en boucle. Je n'écoutais pas le débit de conneries qui sortait de sa bouche. Mais pour ne pas le vexer je m'appuyais les coudes sur la table, ma tête dans mes mains et le regard comme captivé par ce qu'il disait. Mais si il savait que ce n'était pas ses paroles qui me captivais, mais son esprit. Et j'en appris plus que de raison. C'est tellement simple, mais compliqué de sonder l'esprit d'un humain. Parce qu'il faut faire le tri dans tout ce bordel de cerveau. Mais en moins de 3 minutes, j'avais appris ce dont j'avais besoin. Me relevant de ma chaise, délicatement, je lui fit un signe de tête et lui glissais un papier dans sa poche, avec mon nom et mon numéro. Pourquoi ne pas faire une partie de plaisir plus intense avec lui.

Revenant à ma place, de départ, je déposais ma tasse sur la table. Pas besoin de la regarder pour voir son petit air amusé, de ma manière de faire. Charmer pour conquérir. Il suffit de se concentrer sur ce que l'on veut pour l'obtenir sans trop de difficultés. L'esprit doit apprendre à contrôler ses pensées pour les protéger. Seul des personnes ayant subit une intrusion intense peuvent savoir se protéger.


Tellement facile, mais il faut faire le tri dans tout ce merdier. (je m'appuyais sur mon dossier, et commençais mon bla bla ...)

Sa plus grande peur n'est autre que de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend de lui...
Son rêve : il souhaite connaître l'avenir … (pff... c'est tellement ''humain'')
Mais son désir le plus intense est un peu plus intéressant. Il veut simplement retrouver son tout 1er amour, car il ne la jamais oublié...


Maintenant, j'attendais patiemment de savoir si cela lui convenait ou non...
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MessagePosté le: Sam 23 Sep 2017 - 4:12
Voilà pourquoi l’esprit des Humains était si intéressant. Si riche. Voilà pourquoi Tsaritsa ne voulait pas que ce monde soit détruit ou conquis. Oh certes, de la dévastation à échelle modérée voire à grande échelle, aucun problème. Elle en avait fait et plus qu’une fois. Le fait était : détruire une ville, soit. Détruire un continent, hors de question. Les Humains étaient des sujets si intéressants tant pour l’expérimentation pure et dure que pour l’observation plus classique. Était-ce une leçon qu’elle essayait d’inculquer à Mirabaï? Non. Elle n’avait pas cette prétention. Était-ce un bon moyen de percevoir des bribes du schéma de pensée de la Reine des Fables? Assurément. Chose certaine, l’experte des arcanes s’était acquittée de sa tâche avec brio, avec une maitrise et un raffinement dont peu pouvaient se vanter. De quoi la conforter dans son choix.

Le troisième point rapporté par Marabaï était particulièrement intéressant. L’amour était un sentiment qui lui était étranger. Tsaritsa n’avait pas la notion d’aimer. Un profond respect pour ses parents avait rendu leur décès tragique. Mais aimer, au sens des Humains, jamais. Plus encore, la notion de se trouver un prince charmant, car elle avait quand même cherché à faire de Superman son consort, était purement pour répondre à un archétype car à la base, c’était ce qu’elle avait été. L’élue, l’héroïne déchue, la méchante reine… Pendant des décennies voire des siècles elle avait été un cliché, défini par les standards et les conventions d’une imagination limitée. Elle ne s’appelait pas les Reine des Fables « pour le plaisir de la chose ». Elle avait pu partiellement s’affranchir des contraintes de son monde d’origine. Une imagination plus riche, des clichés et des archétypes plus complexes… Mais toujours bien peu d’émotions, par contre. Bref.

Pour en revenir au travail de Mirabaï et au désir de cet homme, Tsaritsa avait toujours été du genre à s’intéresser aux éléments les plus créatifs ou les plus facilement influençables. Le désir de cet homme n’était pas irréaliste ou foncièrement égoïste. Elle pouvait donc, dans sa générosité particulière, consentir à exaucer certains vœux, telle une prêtresse répondant à l’appel des fidèles. Une personne heureuse est une personne considérablement plus imaginative. Faire le « bien » pouvait s’avérer excessivement payant selon des velléités parfaitement égoïstes. Elle y reviendrait probablement éventuellement. Mirabaï ne rechignait pas à accomplir une tâche, même simple, elle savait prendre plaisir à ce qu’elle faisait et le plus important, elle savait être créative. De bons points pour un entretien d’embauche des plus atypiques. Ainsi était Tsaritsa.

C’est dans les petites choses, avait à maintes reprises remarqué la Souveraine de l’Imaginaire, que l’on en apprend le plus sur les autres. Des actes où le mensonge n’est pas utilisé, n’a pas de raison d’être utilisé. La tâche demandée à Mirabaï était insignifiante, une fraction de sa puissance totale. Et pourtant… si révélateur. Elle aurait bien eu envie de se révéler à la jeune femme, montrer son vrai visage mais… Ce n’était pas encore le moment. Chaque chose en son temps. Ceci dit, leur passage dans ce café tirait à sa fin. Leur rencontre, non. Pourquoi? Oh mais cela ne tarderait pas à être révélé. Certaines choses doivent rester secrètes. D’autres peuvent être divulguées sans la moindre crainte. Encore un test? Peut-être. Peut-être pas. Qu’est-ce qui différencie un test d’une expérience ou d’une simple appréciation de la technique de quelqu’un?


« Excellent. J’ai pour ma part toujours considéré qu’on peut trouver des choses bien surprenantes dans la tête des gens et pas toujours dans celles de ceux qu’on prétend bien-pensants. Maintenant que vous savez ce que désire cet homme, que ferez-vous de cette information? Ne plus y penser, la garder pour un éventuel plus tard ou tenterez-vous d’exaucer son souhait? Serait-ce la bonne chose à faire? Élaborons.

Le bien. Le mal. Deux concepts qui se passent de présentation. Réunir cet homme à son premier amour est bien. L’amour est, parait-il, un noble sentiment. Mais que se passera-t-il si ce premier amour est marié? Alors exaucer ce vœu, ce désir, devient mal. Tout finit par un choix. C’est là le seul vrai pouvoir. Alors, chère Mirabaï… Considérant que cette question n’est ni théorique ni rhétorique mais bien ce qui va déterminer la suite des événements… Que comptez-vous faire? »
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MessagePosté le: Lun 25 Sep 2017 - 19:22
La possibilité de réaliser le plus grand désir de cet homme, était elle une bonne chose ? Car il pourrais être déçu et devenir plus triste qu'il ne l'est suite à cette séparation, si longue, avec la femme qu'il n'a jamais oublié. Cette homme avait essayé de construire sa vie, sans elle. Il ne voulait plus être amoureux. Ou plutôt il refusait d'en aimer une autre qu'elle. L'esprit de cet homme et son cœur m'en avait appris plus que lui ne s'en doutais sur lui même. Je savais que cette jeune femme obsédait ses pensées à longueur de temps, même si cela restait dans un coin de son esprit et de son cœur. Pourquoi ne pas rendre ses deux personnes heureuse ? Le risque était qu'elle soit mariée, ou loin, ou qu'elle ne l'aime plus comme lui pouvait encore l'aimer. Mais est ce que ce risque valait il le coup, pour l'amour il en valait toujours le coup.

l'Amour est toujours un risque qui vaut la peine de courir tout les dangers et les épreuves. Si cette homme peut retrouver celle qu'il aime, alors oui je suis d'accord pour l'aider.

Est ce que c'est cet homme que je voulais aider, ou est ce moi ? Je sais que je ne reverrais jamais le seul homme que j'avais aimé. Mais je me dis que si je pouvais aider cet homme cela m'aiderais peut-être pour avoir la confiance d'aimer à nouveau. Car je m'empêcher d'aimer. Le seul homme que j'avais aimé, avait été tué sous mes yeux par cette sorcière qui m'avait valu ma malédiction. Et la perte de cette personne, à mes yeux, avait été la plus grande douleur que j'avais pu ressentir dans ma vie. Et depuis je m'étais fermé à toute sorte de douleur et d'attachement. Mais dans un coin de ma tête je me permettais, quelques fois de rêver à un amour véritable. Non pas pour remplacer celui que j'avais perdu, mais pour ne plus me sentir seule. Mais est ce que celui que j'avais perdu, pouvais n'être que mon seul amour, ou est ce qu'il y avait un autre homme, qui m'aimerais autant ?


Je savais que cette femme s'appelait Hélyna Mattews, et qu'il avait déjà fait des recherches pour la retrouver. Mais il n'avait jamais eu le courage de faire plus de démarches, par peur d'être déçu. Ce sentiment de peur, m'intriguais. Car je ne voulais pas ressentir la peur. C'était un sentiment frustrant, car inutile. Mais les sentiments humain sont si complexe et si amusant à étudier. Plus je passais du temps sur cette planète, plus je me plaisais à retrouver le calme en moi. Cela me permettais de moins partir dans des colères, où je détruisais tout ce qui m'entourais.

Très bien ! Comment peut-on l'aider ?


Cette homme avait une tel tristesse dans son regard, comme si il lui manquait une partie de lui. L'amour est un sentiment si puissant, qu'il peut changer une vie et une personne.
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MessagePosté le: Lun 25 Sep 2017 - 21:21
« Ce serait mentir que de te dire que je suis bien d’accord. L’amour m’est entièrement étranger aussi j’attendais de voir une réaction plus émotionnelle dicter ce que nous allions faire avant de commencer. Je n’avais jamais réalisé que les sentiments pouvaient être si puissants… Voilà qui est très intéressant. J’en prends bonne note, cela dit. On en apprend décidément constamment. »

Elle ne dit pas cela pour faire pitié : elle ne peut réellement pas comprendre ou ressentir ce sentiment. À moins de jouer l’archétype correspondant ou qu’elle l’apprenne, l’amour est un mot pour elle. Et de toute façon, elle a plus important à garder en tête. Cela dit, comme Mirabaï a décidé du sort du désir de l’homme et bien Tsaritsa l’assistera dans sa recherche. La question de sa « disciple » est très pertinente : comment faire pour l’aider? La question est à la fois simple et complexe. Mirabaï sait où l’homme a cherché. Rien dans ce qu’elle a révélé indique s’il a trouvé la femme qu’il cherche. On peut être timide mais… L’important c’est de reprendre la piste où elle s’est arrêtée et extrapoler sur la suite. C’est un cas plutôt classique, en fait. Rien d’extravagant pour cette fois si ce n’est les moyens employés pour réussir dans cette tâche.

La magie, en l’occurrence. Et peut-être un peu de technologie, histoire d’épater la galerie. Plus spécifiquement, impressionner Mirabaï, lui donner encore plus de raisons de ne pas regretter l’offre de la Reine des Fables. Donc qu’a fait l’homme pour retrouver son premier amour? Pour commencer, il a regardé sur internet avec son nom dans la barre de recherche puis il s’est concentré sur les réseaux sociaux. Une bonne piste pour commencer si on sait précisément ce que l’on cherche. Le fait étant, les gens changent, physiquement, au fil des ans. Cependant, Mirabaï a vu à quoi ressemblait la jeune femme et elle sait quelles conclusions a tiré cet homme. Il y a donc des progrès possibles et faisables à court terme. Elles ont un nom, le travail est bien entamé. Tsaritsa se concentre et utilise ses pouvoirs pour tenter de trouver un écho. Ce qui rêve laisse des traces.

Elle se concentre sur le nom de la personne puis identifie sa signature et plus important encore, où elle se trouve avant d’esquisser un large sourire. Elle sait où se trouve l’amour de jeunesse de cet homme et il a de la chance, c’est à une dizaine, une vingtaine de kilomètres maximum, de leur endroit actuel. L’information est bien sûr transmise à Mirabaï car aider cet homme est son idée. Devoir remettre le contrôle des opérations à la pratiquante des arcanes ne l’incommode pas. Après tout, au sein de la GOD, la plupart des opérations sont gérées à même le terrain avec un des membres prenant le rôle de chef avec, naturellement, Tsaritsa en arrière-plan. Si Mirabaï est enthousiaste et motivée à prendre le commandement, tant mieux. Cela fait partie du test. Être le meneur ou simplement suivre… Ce qui serait indigne d’une personne aussi puissante.


« Quand il s’agit d’informations, parfois, le mieux, c’est encore d’en savoir le moins possible. Je sais où est la femme que tu cherches pour cet homme. Pour tout te dire elle a deux enfants et elle est divorcée si je dois en croire le dossier et elle est relativement proche de nous. À toi l’honneur de commander à cette opération. Tu voulais aider, je n’y vois pas d’objection mais c’est ton objectif que de permettre une fin heureuse. »
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MessagePosté le: Mar 26 Sep 2017 - 22:14
L'amour mène les cœurs. La personne que je cherchais n'était pas loin, peut être. Mais je ne voulais pas me lancer sans avoir une certitude. Celle de connaître les intentions et les sentiments de cette Hélyna. Je fermais les yeux, me concentrant sur l'information que la femme face à moi, m'avait donné. Elle avait donc 2 enfants et était divorcé. Je connaissais sont visage pour l'avoir aperçu dans l'esprit de cette homme. Je me concentrais sur ce visage, doux et tendre à la fois. Elle arborait un sourire angélique. Il ne me fût que peu de temps pour réussir à la localisé. Elle était entouré de ses deux garçons, avec qui elle jouait. La ressentant, comme si je pouvais la toucher. Je me concentrais d'avantage pour atteindre en même temps son esprit et son cœur. Les yeux toujours clos, je pris le temps pour ressentir ses sentiments.

Elle a le même désir... mais elle ne veut pas se l'admettre. Car pour elle cet amour est perdu depuis bien longtemps.

J'ouvris les yeux. La femme face à moi, m'observait avec un regard amusé. J’eus une idée. Il avait dans sa poche un ordinateur miniature, comme tout costard cravate se doit d'avoir. Les réseaux sociaux fleurissaient comme un journal intime et inutile. Où tout le monde pouvait exposé sa vie au monde entier et être critiqué ou liker. Alors pourquoi pas l'utiliser. De son compte, toujours activé, je recherchais - tel un hacker piratant juste pour s'amuser. Bien entendu, Madame n'avait pas mis son vrai nom - car trop peur de son ex, qui l'a traqué sans arrêt. Néanmoins, je l'a trouva aussi vite qu'un hacker l'aurait fait. Hélilly Monroe. Tiens ! Un peu trop classique... et je lui envoyé un message de la part de notre homme. Direct, mais simple.

Salut !
Je sais que ça fait très longtemps qu'on ne sait pas vu,
et tu as dû m'oublier. Mais moi je ne t'ai jamais oublié.
Je voudrais savoir si tu serais d'accord pour un café ?


Ça en disait juste assez, pour qu'elle est la curiosité de répondre. Après, on ne peut, malheureusement pas, forcer les choses. Mais juste pour leur donner un petit coup de pousse, je refermais les yeux. Me concentrant sur le cœur d'Hélyna. Comme le touchant du bout des doigts, je lui fit briller cette petite étincelle d'amour qui lui restait pour lui. Permettant à ce sentiment de l'envahir tout entière. Pour le reste, va falloir qu'elle se bouge. Je n'ai ni envie de contrôler son cerveau pour qu'elle comprenne, ni envie de vivre ceci par procuration. Rouvrant de nouveau les yeux, la femme magnifique en face de moi, me paru soudain comme familière. Comme si je l'a connaissais depuis toujours. Et ce sentiment qui m’envahis de nouveau. Je connaissais ce sentiment, amour et tendresse d'une mère... je me secouais la tête. C'était IMPOSSIBLE !
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MessagePosté le: Mer 27 Sep 2017 - 4:19
Une bonne action peut avoir un effet domino fort intéressant vous permettant de capitaliser sur la chose. La gratitude bien qu’éphémère est une valeur bien plus sûre que la terreur. Les êtres sont pour la plupart conçus pour fonctionner au positif. Plus encore, les effets à long terme pouvaient aussi rapporter gros. Cet homme qui aujourd’hui était en bonne voie de retrouver sa première flamme et de vivre une belle histoire d’amour deviendrait également considérablement plus facile à manipuler. Le bonheur et l’amour rendent aveugles. Et au besoin, pour le forcer à coopérer, il avait maintenant un énorme point faible. Naturellement, ce genre de cas de figure, Tsaritsa évitait le plus possible, préférant suggérer ce qu’elle voulait et en faire une réalité plutôt que de l’imposer et obtenir ce qu’elle désirait… Avec un énorme mais derrière.

Aussi, les gens heureux rêvent davantage. Leurs songes ont plus de substance, de saveur. Pour quelqu’un comme la Reine des Fables qui se nourrissait de ce genre de choses, elle avait tout intérêt à rendre le plus de gens possibles heureux. Rheelasia n’était pas parfaite mais les gens rêvaient beaucoup plus que dans bien des pays. Elle avait rarement eu autant de choix ces dernières années. Mais bon. Ce n’était pas d’elle dont il était question mais de Mirabaï, sa protégée en devenir. Elle était douée. Talentueuse. Motivée. Elle savait se fixer un objectif et tout mettre en œuvre pour l’atteindre. Ce sentiment de fierté très maternel qu’éprouvait Tsaritsa, la pratiquante des arcanes pouvait le ressentir. La Reine des Fables n’avait pas besoin de parler. Son aura pouvait facilement exprimer son ressenti en allant chercher dans le subconscient les bonnes sensations.


« Guérir est assez simple. Provoquer la douleur et la peine est bien plus difficile, surtout si on veut qu’elles soient durables. Pour apprendre à blesser, la magie nous oblige d’abord à apprendre à soigner. Pour connaître les ténèbres, il faut aussi connaître la lumière. Certains croient à tort que les émotions négatives sont les plus fortes. Ces individus sont des imbéciles qui ne pensent qu’à court terme. Mais…

Ce n’est pas cette interrogation que je lis dans ton regard. C’est cette sensation. Tu ne peux me mentir, Mirabaï. La confusion. Le déni. Une pointe de colère et… De peur. Pourquoi? Parce que je te fais ressentir des choses oubliées, d’une époque révolue? N’ai-je pas le droit au libre arbitre, comme tout le monde? Ta magie est un art. Les grands artistes ont des mécènes. Me refuserais-tu le droit d’être ton mécène? »


Il n’y a rien d’autre aux paroles de Tsaritsa, ou plutôt Katryn McDougal, comme la connait Mirabaï, qu’une franche sincérité. Plusieurs croient à tort que mentir est essentiel et qu’il faut manipuler pour arriver à ses fins. Pourtant, La Reine des Fables a à son emploi et la loyauté du plus grand mercenaire qui soit sans avoir eu recours à ce genre de tactiques. Elle dispose d’un empire médiatique en tant que Jia Tessa Surits, d’un culte en tant que Hope et maintenant, un pays par le truchement de son pantin. Même Marina Maru dispose de son autonomie et de son libre arbitre. Tsaritsa ne fait que lui suggérer plus souvent qu’à d’autres ce qu’elle devrait faire. Pour ce qui est de Mirabaï, comment pourrait-elle devenir sa protégée si le mensonge s’invite dans le processus? La confiance est primordiale. Les plus grandes réussites en dépendent, tout simplement.

Évidemment, elle ne s’attend pas à ce que d’un claquement de doigts, Mirabaï accepte ce qu’elle lui propose. C’est possible, naturellement. Elle a déjà accepté son aide pour retrouver le contrôle de son royaume en échange de sa collaboration. Certaines personnes agissent de façon décisives, d’autres préfèrent réfléchir. Dans l’absolu, le oui ou le non, le pourquoi du comment, tout ceci appartient à une seule personne : Mirabaï. Et c’est là toute la beauté de la chose. Pourquoi collaborer si vous avez l’impression de marcher dans un piège? Mais en même temps, pourquoi se méfier si tout sens commun indique que tout est « en règle »? Ce n’est pas Tsaritsa contre Mirabaï. C’est Mirabaï contre Mirabaï. Le cœur contre la tête, le futur contre le passé. Et la Reine des Fables ne compte pas intervenir dans un processus aussi crucial. Seule la pratiquante des arcanes peut en venir à bout et le résoudre…
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MessagePosté le: Jeu 28 Sep 2017 - 21:23
Cette proposition... Pourquoi ? Je savais que ma magie l'intéressait beaucoup. Mais est ce qu'elle voulait juste m'aider à la développer mieux, à mieux m'en servir, ou tout simplement me la prendre ? Je sais que ma magie est puissante, mais pas autant que celle de la femme face à moi. Je n'étais pas restreinte pour l'utiliser, et je me foutais royalement de l'utiliser devant des yeux humain. De toute façon ils ne comprendraient pas, car le ''glamour'' – comme on m'avait dit , un jour – cache les effet de la magie aux yeux non concerné, ou la faisait passé pour une illusion. Certains humains ont la capacité de voir la magie, mais pour la plupart il ne s'y intéresse pas. Donc, je ne m'inquiète même pas. Pour ceux qui peuvent la voir, et ben soit ils cherche la merde et me trouve, soit je travaillais avec eux. Dans tout les cas, c'était tout bénef pour moi !

L'expérience que j'avais eu par le passé de faire confiance aux autres, m'avais plutôt refroidis. J'avais beaucoup de mal à faire confiance. Même quelques fois je n'avais pas confiance en moi, en mes pouvoirs. Ce qui me faisais peur c'est de devoir refaire confiance, et de me faire trahir de nouveau. Je me sentais en confiance, mais ce sentiment était il réel ou juste une illusion. Comment faire confiance à mes sentiments, à mon cœur ? Ma tête me disait de me méfier, mais mon cœur me troublait et me disait de faire confiance. Mais ce mot ''confiance'' a t-il déjà un sens ?
La proposition était intéressante, c'est vrai ! Mais je ne veux pas prendre de décision hâtive, et me lancer à tête perdu dans cette aventure. Qui je sais peut être très bénéfique... je n'ai jamais eu de mécène. Mais je ne veux pas dépendre d'une personne de cette manière. Alors il vaut mieux bien réfléchir à cette proportion...

Elle voyait en ma magie, un art... je la voyait comme elle m'avait été donné, une malédiction. Pourrais-je venir à aimer ma magie ? À l'apprécier ? Et surtout à aimer l'utiliser ?


Je veux prendre le temps d'y réfléchir.

Ce n'est pas un choix facile... Je ne veux pas faire un choix et me retrouver redevable à vie. Mon café était froid, et je déteste ça, j'ai l'impression de boire un breuvage dégueulasse avec un goût infâme. Posant ma tasse sur la table, je m'appuyais contre ma chaise. Les mains croisés devant mon visage, je scrutais le regard de la femme face à moi. Et je me demandais ce que j'avais fait pour mériter ça ? Le doute, toujours le doute, d'être sur une corde raide qui pourrait se rompre à tout moment. Et tomber dans un fracas, où j'en laisserais plus que quelques plumes. Je me méfie... Que pourrait elle faire pour que j'accepte ? Et surtout pour que je lui fasse, entièrement, confiance ?
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MessagePosté le: Jeu 28 Sep 2017 - 22:22
Quand on est immortel, attendre ne pose pas de problème. Ironiquement, certains de ceux qui n’avaient pas à craindre les ravages du temps faisaient partie des plus impatients qui soient, ce qui était quand même… Particulier. Si Mirabaï voulait prendre le temps de réfléchir, Tsaritsa lui donnait sans le moindre inconvénient ce temps. D’une manière ou d’une autre, la pratiquante des arcanes finirait par collaborer avec elle. C’était une certitude. Peut-être pas forcément comme la Reine des Fables l’espérait mais au moins pour cette cause pour laquelle Mirabaï lui semblait sympathique : récupérer son royaume perdu. Ne serait-ce que pour cette raison, la sorcière pouvait compte sur l’être d’un autre monde. Et puis bon, dans la situation inverse, Tsaritsa aurait été autant sinon plus méfiante que Mirabaï. La confiance tue.

D’un regard vers son proxy qui hocha subtilement la tête, les tasses de café des deux femmes qui étaient plus que des femmes furent réchauffées. Il y avait encore à se dire et à faire avant de se séparer. Des détails, en un sens mais des détails importants. Comment contacter Tsaritsa, ou plutôt, Katryn Mc Dougal, en cas de problème. Si jamais elle avait des ennuis, où elle pouvait battre en retraite le temps que les choses se calment. Quand la Reine des Fables recrutait, elle prévoyait de multiples éventualités. Slade Wilson, par exemple, qui était devenu plus ou moins son garde du corps non officielle, s’était vu remettre des terres, une imposante propriété et suffisamment de ressources financières et matérielles pour pouvoir considérer une retraite. Daniel Crow avait été reçu à bras ouvert après ses démêlés avec ses supérieurs. Tsaritsa prend soin de ceux qui la servent.

La différence est subtile entre ses sujets et ceux qu’elle recrute. Une différence entre la servitude et un contrat. Tsaritsa ne verrait jamais un membre de la GOD, les agents importants, les figures clés, comme des vulgaires sous-fifres. Ce serait pure folie. Que ce soit ses agents ou ses consultants, elle savait cultiver la prudence et entretenir la confiance. Et puis s’il fallait être honnête, qui pourrait prétendre contrôler John Constantine, qui avait dépanné la Rheelasia Unie à quelques reprises ces quatre derniers mois? C’était bien plus prudent d’accorder de la valeur que d’en retirer. Personne ne veut se sentir traité comme un vulgaire objet, comme un élément jetable. C’est une notion universelle, à ce qu’avait pu observer la Reine des Fables. Une constante logique. Certaines règles sont faites pour être brisées, d’autres pour être suivies…


« Prends le temps qu’il te faudra. Rien ne presse. Nous avons déjà un accord pour s’assister mutuellement dans nos projets. Pour le moment, les choses ne vont pas plus loin que cela. À ce propos, si jamais tu as besoin de quelque chose… Voici ma carte avec un numéro qui peut être joint de n’importe où. Je ne garantis pas de pouvoir répondre en personne mais il y aura toujours quelqu’un au bout du fil. »

Avoir besoin d’aide n’est pas dépendre de quelqu’un. Un coup de pouce, de temps en temps, n’est pas se soumettre. Qui plus est, on ne demande pas à une souveraine de se soumettre. Mirabaï avait peut-être perdu son royaume mais ça ne faisait pas moins d’elle une dirigeante. Toute la subtilité derrière cette carte et ce numéro se jouait sur deux choses : est-ce que par fierté ou par principe Mirabaï refuserait de s’en servir et si elle s’en servait, dans quel but? Avec la sorcière, les mots étaient très secondaires. En observant son nom verbal, il y avait une mine d’or d’informations qui se révélait à elle. Au fond de la tasse de la pratiquante des arcanes, encore un message. Avec Tsaritsa également, ce qui n’était pas dit verbalement en révélait considérablement plus. Mirabaï pu lire ceci : La confiance est difficile à gagner et facile à perdre. La route sera potentiellement longue et ardue. Cependant, aucune route n’est longue aux côtés d’un allié…
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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 10:49
J'avais été invité dans ce café, pour une raison. Mais est-ce que j'acceptais cette raison, ça c'était moins sûr. Je ne voulais être ni soumisse, ni dépendante de qui que ce soit. Mais la proposition d'aide, et la potentialité de récupérer mon royaume, me plaisais. De ne plus être jamais seule, d'avoir toujours quelqu'un à mes côtés. Là, j’eus le sentiment que ce serai toujours le cas. Elle m'offrais une ouverture pour ma vengeance, et en même temps, une possibilité de ne plus jamais me sentir seule. Je ne me sentais pas en danger, et j'avais compris que tout ceci n'était pas un énième piège. La vie m'a appris à me méfier, à rester tout le temps sur mes gardes. À faire de ma méfiance une arme. Mais à ce moment là, ma garde était redescendu et je ne me sentais en aucun cas menacé, de quelque sorte que ce soit. La vie n'a pas été tendre avec moi, mais je me suis toujours relevé et à chaque fois plus forte. J'ai appris à ne compter que sur moi.

Un instant plus tard, je m'aperçus que mon café fumait. Comme si on venait de me le servir. J'en bu une gorgée. Pile la température idéale.

Je savais que ce n'étais pas la dernière fois que je la voyais. Elle me laissa le temps de la réflexion, et me tendit sa carte. Où était inscrit son nom et son numéro. Enfin je savais comment elle s'appelait : Katryn McDougal. Durant, tout le long, de notre échange, pas une seule fois elle m'avait dit comment elle se prénommé. Je ne savais pas si j'allais m'en servir un jour, mais je savais que ça me serai bien utile. De toute façon, ma décision était déjà prise. Je savais que lorsqu'on m'appellerais pour aller en Asie, je sauterais sur l'occasion. Mais ça elle le saura au moment venu. Pas besoin de lui dire, je savais qu'elle le sentait. Et la décision de me rendre là-bas, donnerais ma réponse à sa proposition. Je n'ai pas besoin de lui parler, pour qu'elle comprenne de toute façon.

Encore un message au fond de ma tasse. Celui-ci plus pertinent que les autres, car il représente exactement ce que je pensais.
''La confiance est difficile à gagner et facile à perdre'' … pas vraiment besoin d'en dire plus. La confiance est un mérite, mais se perd trop vite. J'en ai fait les frais bien trop souvent. La vie nous apprend des leçons que l'on ne devrait pas oublier. Mais nous sommes tellement dans l'obstination, qu'on a tendance à répéter ses erreurs plusieurs fois. Pour être sûr que la leçon est bien encrer dans nos têtes et dans nos cœurs. Et parce qu'on est sûr que ça ne se repassera pas de la même manière, on s'obstine à vouloir recommencer. Jusqu'au jour où, pour la énième fois, on s'est cassé la gueule. Ben là, la claque est plus violente et on en a marre. Alors on se relève et on sait qu'on ne refera plus jamais cette connerie. Mais là, il y avait quelque chose qui me disait, au fond de moi, que cette leçon serai différente. Et je suis assez butée, pour m'y lancer tête baissé. Mais je garde tout de même une once de méfiance. De toute façon, ça fait pas de mal.

Je pris place, bien confortable, au fond de ma chaise et sirotais mon café, comme si celui ci était le meilleur de tous. Meilleur par la proposition que j'avais entre les mains. Meilleur par la compagnie que j'avais sous les yeux. Meilleur parce que ma journée n'avait pas été si nul, finalement.
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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 18:05
Le calme. Sanctuaire et rempart contre la folie. Il se déguste à la petite cuillère. Dans le silence et la solitude, il est un bruit de fond des plus agréables. Et bien que peu de mots sont échangés en ce moment, bien que l’ambiance sonore ne soit pas celle du silence, qu’importe. C’est une constante qui existe partout. Quand on cherche, on peut le trouver. Et il y a là toute une vertu. On ne saurait disposer de pouvoirs de haut niveau sans avoir la tête claire, à moins de vouloir se voir consumer par ces derniers. Reconquérir un royaume prend du temps. Autant on peut bouillir intérieurement d’une rage à peine contenue, autant il fait savoir penser et planifier chaque geste. Ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid? Et puis du reste, en ce moment, elle est sereine. Mirabaï, pour une curieuse raison, lui inspire le calme. Étonnant.

Pourquoi alors peine-t-elle à une séparation? La laisser s’en aller de son côté et la revoir plus tard? Ce serait si simple de juste dire « nous nous reverrons en Rheelasia ». Mais non. Au contraire, le fait de trouver quelqu’un dans une situation similaire à la sienne semble avoir déclenché chez elle un certain nombre d’émotions étrangères. Humaines. Les émotions sont des choses dangereuses pouvant pousser à l’irrationalité et détruire des jours de travail. Elle devrait donc rester sur ses gardes mais ne semble pas y parvenir. Une manigance de Mirabaï? Ce serait étonnant. Très étonnant même. Peut-être alors que l’impossible devient possible et que la Reine des Fables commence à être autre chose qu’une succession d’archétype et bien un individu. La réalité lui est toujours extrêmement douloureuse, cependant. Le monde sans une touche d’imagination… Bref.

Il lui faut donc une idée constructive pour motiver l’échange ou tout du moins une raison logique pour ne pas mettre fin à cette rencontre. La solution s’impose d’elle-même. Si la conversation n’est pas ce qui ressort le plus entre ces deux-là, car parfois, les mots sont inutiles… Autant lui faire découvrir un peu son nouveau pays d’accueil. À une table voisine, un homme tout de noir vêtu aux allures de garde du corps s’avance et tend à Tsaritsa une mallette de laquelle elle extirpe un ordinateur portable. Se connectant, elle montre à Mirabaï des images de la Rheelasia Unie mais au niveau subliminal, ce que la pratiquante des arcanes seule peut voir est différent. Elle voit une plage de sable fin. La mer. Des arbres tropicaux. Et un immense et imposant complexe de verre et de métal. Plutôt que d’inspirer la froideur des matières le composant, la vision semble l’attirer.

Si elle le désire, tel un fantôme, elle pourra explorer ces portions d’informations subliminales. Ce qu’elle voit, c’est le QG de la Global Offensive Division. Son nouveau foyer. Tsaritsa n’a encore rien révélé qui soit confidentiel donc Mirabaï en explorera les quartiers d’habitation, les jardins, toute la partie dédiée à la recherche et à l’apprentissage, ce que le monde entier peut voir. Mais elle sait. Elle sait qu’il y a plus. Comme un doux chant des sirènes pour lui indiquer une voie que pour le moment elle ne peut suivre. Mais quand le temps viendra, elle comprendra et saura exactement où aller. La Reine des Fables ne sait ni où ni quand mais elle a le pressentiment que quelque chose de gros se trame et elle ne sera certainement pas la dernière prête à prendre les armes et à se défendre. À défendre ce qu’elle a construit sur ce planète loin de chez elle.


« La Rheelasia Unie regorge de mystère que je me ferai une joie de vous faire découvrir. Si vous avez des questions, libre à vous de les poser. Sinon, si vous avez quelque chose à l’agenda, je m’en voudrais de vous retenir. Je sais une chose pour certitude. Quand nous nous reverrons, vous aurez l’occasion de montrer aux imprudents de quelle étoffe vous êtes faite. Je suis persuadée que ce sera particulièrement intéressant… »
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MessagePosté le: Dim 22 Oct 2017 - 21:07
Le regard pensive, je regardais Katryn. Je savais qu'il y avait quelque choses de plus dans ses propos, dans son attitude, et dans sa proposition. Elle ne me proposait pas seulement d'être toujours là pour moi, elle me proposait un foyer. Je n'avais pas eu de foyer à moi depuis très longtemps – trop longtemps. Je n'étais pas sûr de ce que cela allé engager. Je rêvais d'une famille, d'un foyer, d'un endroit où je me sentirais en sécurité – pas à devoir regarder constamment au dessus de mon épaule, et de me sentir tendu à chaque instant. Le calme, la sécurité et la protection voilà ce qu'elle me proposait. Est ce possible ? Est ce que j'y ai le droit ? Est ce que je le mérite ? Le doute s'insinua … mais fut vite refoulé par ce sentiment maternelle, que Katryn avait sur moi. Pas besoin de se poser autant de questions. J'avais trop souvent était trahi que je me méfier de tout, et de tout le monde.

Soudain, un homme – tout à fait discret – de la table à côté se leva et vint poser une valise, de laquelle elle en sorti un ordinateur. Elle commença par me montrer des photos, du genre carte postale. Cela donnait envie d'aller y faire bronzette, sur cette sublime plage. Et puis, une bâtisse fait de verre et de métal, je supposais que c'était le fameux QG de la G.O.D. Pas besoin de plus de détails, j'en apprendrais assez quand je m'y rendrais.
Mais cela me donna envie d'en découvrir plus. Plus sur un endroit, dont je le sentais, deviendrais bientôt mon ''chez moi''.

Je veux prendre le temps de la réflexion, mais au fond de moi je sais que c'est là-bas qu'est ma place. Ici, à New-York – une ville que j'affectionne, tout particulièrement – je me sens bien, mais pas à ma place. J'y ai mes petites habitudes, mais il y a toujours quelque chose qui me dérange – comme si j'y étais constamment espionné. En Rheelasia, il y a quelque chose, de plus, mais quoi je ne serais dire. Mais j'irais, au moment venu.

Le calme, un sentiment si dur a trouver et encore plus a garder. Mais là, à cette instant précis plus rien n'avait d'importance ; ni mes questions, ni mes doutes, ni même le temps. Un sentiment d'attachement me retenais à cette table, à cet instant … Mais pourtant une question, une seule, persistait dans a tête !


Pourquoi avez- vous confiance en moi ?


Je voulais savoir. Parce que même si je n'étais pas la plus fiable des partenaire, personne ne connaissais ma force, mon caractère ou même ce que j'étais capable de donner face au danger. Je n'avais jamais démontré l'ampleur de mes pouvoirs. Et on me sous-estimait bien trop souvent. À certains moment j'étais même obligé de retenir ma force... et ça avait tendance à me frustrer. Alors je voulais savoir si elle savait dans quoi elle s'engageait, et surtout si elle avait vraiment confiance. Ou si cela n'était qu'une supercherie pour me recruter. Je ne voulais plus être un pion...
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MessagePosté le: Dim 22 Oct 2017 - 23:10
Pourquoi est-ce qu’elle lui faisait confiance? Bonne question. L’instinct? Personne ne devrait prendre une décision sur l’instinct seul. Il faut étudier le pour, le contre, bien réfléchir à ce qu’on fait. Et pourtant, dans la décision de Tsaritsa, il y a plus d’instinct que de raison, plus d’un sentiment que d’un acte rationnel. Mirabaï a connu la chute. Elle a perdu son royaume mais pas sa couronne. Et c’est parce qu’elle est une des rares personnes capables de comprendre, partiellement, Tsaritsa qu’elle est si intéressant. Sa résilience, son talent, ses convictions. Peu importe ses défauts, peu importe ses faiblesses. Le fait est et demeure que Mirabaï est un individu extraordinaire. Qui mérite d’avoir une seconde chance pour reprendre ce qui lui a été volé. Une épopée qui promet une fable des plus passionnantes. N’en est-elle pas la reine, après tout?

Car oui, Tsaritsa ne peut s’empêcher que de se trouver intéressée par la possibilité de contribuer à une belle histoire. C’est la source même de sa force, après tout. La créativité, l’imaginaire, les rêves, voilà une nourriture digne d’elle et pour que cela soit savoureux, il faut de la conviction autrement c’est une nourriture fade et sans intérêt. Il faut accepter de mettre de l’effort pour aider le récit à prendre forme. Dire la vérité à la sorcière serait… Particulier. Pour le moment, sa véritable nature doit rester secrète. Les implications d’une telle révélation pourraient être… Catastrophiques. Elle sait que des intérêts hostiles à ses projets sont potentiellement sur ses traces. Exposer Mirabaï inutilement à un danger et à des forces qu’elle n’est possiblement pas prête à affronter, si prématurément, serait pure folie. Elle ne mentira pas. Mais elle ne dira pas tout non plus.

Sous-estimes-t-elle la sorcière? Possiblement. Ceci dit elle a fait par le passé l’erreur de ne pas prendre suffisamment au sérieux un obstacle et cela lui a coûté son royaume. Elle avait pensé, à tort, que les esprits de ses opposants se calmeraient quand des résultats probants leur seraient présentés. Cela n’a pas été le cas car visiblement, le bon sens est une denrée rare en ce bas monde et ce quel que soit le monde. Non elle ne prendra pas une telle tangente deux fois. Peut-être que Mirabaï lui en voudra quand elle saura tout. Peut-être. Et alors elle fera face aux conséquences de ses choix. Mais pour le moment, c’est la meilleure chose à faire. Seul le temps sera son juge. Mais pour l’heure, il faut répondre et elle n’aura pas le luxe de faire patienter cette femme qui est bien plus qu’une femme au risque de faire passer son moment d’hésitation pour suspecte.


« Je vous fais confiance d’une part par instinct et d’autre part parce que vous avez toute une histoire à vivre. Il y a énormément de potentiel en vous. Une force, un pouvoir, une énergie qui nous permettra d’accomplir nos objectifs. Pour le moment, ma parole est votre seule garantie de la véracité de mes propos. Cependant, bientôt, vous aurez la chance de voir toute la sincérité de mes paroles. »

Le temps de cligner des yeux et la femme qui se tenait devant Mirabaï a disparu. Un petit tour extrêmement simple mais qui reste efficace. La sorcière est prête. Ses convictions bien évidentes. Elle viendra. Par curiosité, d’une part et parce qu’elle sent qu’il y a plus à ce qu’elle a vu et entendu ici, plus que peu lui apporter cette inconnue qu’une simple cause à rejoindre. La Reine des Fables sait être extrêmement généreuse. Théâtrale, par moment, un peu « classique », par moment. Mais dans la tasse de Mirabaï, un dernier message, d’espoir, cette fois. Il y a ceux qui suivent les règles et ceux qui les ignorent. Vous faites partie de ceux qui les réécrivez. Cryptique? Peut-être. Mais cela dénote que la personne qui se tenait en face d’elle est capable de voir plus loin que les apparences. Plus loin que les blessures du passé. Et quand elles se reverront… Mirabaï aura trouvé, enfin, une part de ce qu’elle cherche…
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