[4ML]Jour de chance... ou pas. [PV Sportsmaster]

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MessagePosté le: Mar 3 Oct 2017 - 21:47

[4ML]Jour de chance... ou pas.

[PV Sportsmaster]


Il y’a des personnes qui possèdent des dons de divinations. Ces personnes se spécialisent la plupart du temps en plusieurs branches : il y’a les diseuses de bonne aventure qui lisent les lignes de la main et le tarot, les voyantes et leurs boules de cristal, l’astrologie divinatoire qui consiste à s’aider des planètes pour définir et guider la personne. C'est un domaine très vaste qui se rapproche un peu de la magie. J’ai rencontrée une personne pour chacune de ses branches spécifiques et elles m’ont toutes les trois dites la même chose : « Nous naissons avec une chance infaillible qui nous suivra toute notre vie ou nous naissons sans elle. Peu importe les choix, si la chance n’est pas avec vous dès le début, vous ne l’aurez jamais jeune fille. C’est comme ça ! Maintenant, donnez-moi le sucre roux ! ».

J’ai dû naître du mauvais côté de la chance si j’en juge par ma vie. Je n’ai pas eu de parents aimants, du moins si on omet ma mère qui s’est rattrapée par la suite. Je n’ai pas eu de maison blanche avec un portillon que mon père aurait repeint chaque année. Non, moi ma vie a consistée dès le début à survivre au quotidien. Quand j’ai cru que la roue avait tournée et que j’avais le droit au bonheur, celui que j’avais s’est envolé d'uun claquement de doigts. Oui vraiment, quand je décidais de faire un retour sur moi-même, je ne voyais pas ce que j’avais eu comme bonheur que la vie ne m’ai pas repris.

Brucely aboya comme pour me dire qu’il était là mais j’extrapolais sûrement. En vérité il devait en avoir de se les cailler dehors depuis dix minutes sur ce bout d’herbes humides. Mon brave pitbull avait pris un petit coup de vieux pendant mes deux ans d’absences ici et là dans le monde. Oh j’étais revenue le voir et rassurer ma mère qui le garder, mais jamais assez longtemps pour qu’on remarque ma présence et seulement quand les contrats ne me prenait pas tout mon temps. J’étais devenue ce que je refusais autrefois d’être : une mercenaire motivée par l’argent.

En même temps, me battre était ce que je faisais le mieux. J’avais été élevée dans ce but et une vie normale, avec un salaire de misère à devoir obéir à des gens pour qui je n’avais aucun respect, n’étais pas du tout ce que je voulais. En plus, partir m’avait permis d’oublier un peu mes temps de justicière qui avait mal tourné. Tigress me laissait exprimer ma tristesse par la colère et la rage. On m’appeler, on me demander quelque chose, je m’exécutais et on me payer. C’était tout. De l’argent facile et assez rapide si je travaillais bien, ce que je faisais extrêmement bien, qui me permettait de survivre et d’aider financièrement ma mère.

Celle-ci avait déménagée à Starling City après mon départ de Gotham et si j’étais revenu dans ce pied à terre qui était mon préféré, c’était pour elle. Elle avait était très malade il y’a quelques mois et j’avais fais de mon mieux pour finir mes affaires en Russie et revenir auprès d’elle. Ce n’était pas mon père ou ma sœur qui allait le faire, le premier trop occupé à se glorifier vis-à-vis des autres et la seconde disparu je ne sait où pour changer.

Bon je dois admettre qu’avec le premier la communication était très mauvaise. La dernière fois que je l’avais vu j’étais encore une héroïne et je l’avais battu avec l’aide de mon équipe, mais depuis c’était le calme plat, à peine des échos de sa présence à tel ou tel endroit et c’était très bien ainsi ! Plus loin il était, mieux je me portais. Cheshire… Les choses étaient différentes. Au fond, avec les bonnes motivations, elle n’était pas si mauvaise. Bien sûr je lui en voulais encore de m’avoir laissée seule avec notre père mais je comprenais aussi. Si j’avais pu m’enfuir et me débrouiller toute seule, je l’aurais sûrement fait aussi. J’espérais juste qu’elle allait bien et que j’aurais l’occasion de la revoir bientôt.

« - Allez, on rentre Brucely. »

Un aboiement me répondit, preuve qu’il n’était pas si bête que ça ! C’était un bon chien avec un odorat et une vue hors pair en plus d’être très apprécié de ceux qui le connaissait. Comme ma voisine Madame Pommelle que je croisais dans l’ascenseur. Je frottais mes deux mains gantées l'une contre l'autre en expirant un soupir chaud dans l'air encore frais avant de la saluer.

« - Bonjour Madame.

- Bonjour mon enfant, bonjour le gentil toutou ! »
J’eu un sourire à son égard quand Brucely lui donna la patte avec obéissance. « Il fait froid aujourd’hui n’est-ce pas ?

- Oh oui, très ! On sent que l’automne arrive violemment Madame Pommelle. Brucely refuse de rester trop longtemps dehors mais j’insiste pour qu’il puisse se défouler une petite demi-heure à intervalle régulière !

- Sauf aujourd’hui n’est-ce pas ? »
Je haussais les sourcils surprises et elle continua : « Oh ne le prenais pas mal mais à mon âge on fait attention à tout ce qui se passe. J’ai entendu un gros boum dans votre appartement il y'a quelques minutes et comme vous n’avez pas de chats, je me suis dis que vous aviez dû faire tomber un objet imposant. Oh pardonnez-moi, je me suis inquiétée mais ne m’en voulez pas d’avoir écoutée s’il vous plait.

- Non ne vous en faites pas ! En faite vous m’êtes d’une grande utilitée, je vous remercie ! »


La porte de l’ascenseur s’ouvrit lentement et je la remerciais encore une fois en lui souhaitant une bonne journée. J’attendis que la porte soit close pour me rapprocher de mon palier. Un bruit quand j’étais absente n’était pas forcément signe de danger mais il valait mieux être prudente. J’essayais d’ouvrir la porte mais elle était toujours fermée, ce qui était bon signe mais je refermais moi aussi la porte à clé après mes infractions. Brucely redressa les oreilles et renifla le bas de la porte comme interloqué par une odeur inhabituelle. La suspicion commença à crispée mes épaules et je fini par entrer dans mon appartement silencieusement. Il y faisait suffisamment jour pour que je vois clairement chacune des pièces ouvertes. Rien ne semblait avoir changer au premier coup d’œil. Je plonge mon bras dans le vase ou je range mes parapluies et en saisit un d’apparence banale mais qui une fois sorti dévoile un arc replié sur lui-même que je secoue pour qu’il reprenne sa forme originel souplement. Les flèches sont elles sous une latte du plancher et une fois que j’ai le tout j’en encoche trois, prêtes à les tirer à tour de rôles.

Tandis que mon chien semble préféré rester à l’abri dans le hall d’entrée, je m’accroupis et examine chaque pièce soigneusement. Le salon ne comporte aucune vitres brisées, la cuisine aucune chaises renversées. Tout est calme et soigneusement ranger. Un peu trop même, je ne suis pas bordélique mais pas maniaque non plus. Je ne range jamais mon courrier qui traîne sur la commode du couloir par exemple, mais aujourd’hui elles sont parfaitement empilées les unes sur les autres et le placard derrière lequel repose mes manteaux et cartons à photos n’est pas aussi bien refermé que d’habitude. A genoux je fais coulissez la porte qui bouscule mes manteaux sans plus. Pour faire semblant que j’y range ma veste kaki toujours sur mes épaules, je triture un cintre et parle au chien en saisissant un carquois fixer dans un coin de la penderie. Ça me change de jouer à domicile.

« - On va aller voir mamie tout a l’heure ? Tu va voir ta copine Samantha comme ça ! T’est content Brucy ? »

D’abord pas très coopératif, le chien penche la tête et me regarde comme si une troisième tête venait de me pousser avant de sauter joyeusement en poussant des geignements joyeux. La salle de bain est clean et j’arrive devant la dernière pièce. J’inspire, expire pour ne pas perdre ma concentration et m’abaisse juste assez pour ne pas que mon visage soit dans une possible ligne de mire par question de prudence. Bien, quand il faut y’aller... Je repousse du pied la porte et fait un pas dans la pièce pour mettre en joue l’imposante corpulence. Je dévie très légèrement mon tir qui frôle sa joue pour se ficher dans le mur, la tige vibrant encore à cause de sa vitesse.

« - Essaye quoi que ce soit et la prochaine ira directement entre tes deux yeux. Je peux savoir ce que tu ose venir faire dans ma chambre ? »

Tandis que je parle ma queue de cheval secouer dans mon mouvement vient se poser sur ma poitrine. Les semelles de mes bottes brunes ne font aucun bruit, pas même un crissement sur la parquet. En trois ans, je n'ai pas changée. Mes cheveux sont toujours tirés vers l'arrière et se balancent à chaucn de mes mouvements.

Une chose est sûre, c’est que la chance n’est vraiment pas de mon côté…




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MessagePosté le: Mer 4 Oct 2017 - 16:02
En rentrant dans son appartement, Artémis Crock, dite désormais Tigress, a rompu un silence de plomb qui y régnait depuis des heures – hormis un choc sourd, qui a alerté une voisine diligente.
En faisant semblant de parler à son chien, le petit Brucely, mais en vérité en s’armant et en se préparant au pire, elle a fait étalage de son expérience et de son art du combat. Elle a ainsi vérifié toutes les pièces de son logement, avant de parvenir à sa chambre… où ses sens lui ont fait détecter une présence, où ses réflexes ont décidé avant elle.
Une flèche est partie, donc, et a frôlé la joue d’une figure massive – qu’elle n’a pas tardé à reconnaître.


« Ha. »

La voix froide et nasillarde de son visiteur résonne dans l’appartement via ce seul mot, ce seul son – qui rappelle de nombreux souvenirs à la jeune femme. Peu sont agréables.

« Dans quel monde vit-on, quand on est menacé par une flèche et sommé de s’expliquer… »

Le nouveau venu s’avance, alors, sort de l’ombre et se révèle…
… comme Sportsmaster, le fameux mercenaire avec qui la jeune femme entretient des liens troubles.

« … quand on est juste un père inquiet des conditions de vie de sa fille ? »

Il reste silencieux, volontairement, après ces quelques mètres.
Fixe, stoïque, il laisse un froid polaire s’installer – avant qu’un petit ricanement s’échappe de ses lèvres, derrière son masque.


« Ha, tu n’y crois plus, hein ? »

Conscient qu’Artémis est habile à l’arc, Sportsmaster bouge… mais pas dans la direction de sa fille. Il se détourne d’elle, et s’approche du lit de la jeune femme avant de s’accroupir ; là, il fait signe au chien d’approcher, et laisse ses mains recouvertes de mitaines glisser sur ses poils.

« Je suis venu te voir, et j’en ai profité pour vérifier tes mesures de sécurité. »

Il caresse Brucely pendant quelques secondes, avant de lever ses yeux sombres et terribles vers Artémis.
Sa voix se fait alors soudain plus fraîche et brutale, pleine de fiel et de jugement.


« Et elles sont décevantes. J’ai aisément trouvé l’arc et les flèches, ainsi que les autres éléments cachés. La Ligue, qu’importe laquelle, t’aurait tuée avant même que tu t’empares de ton arme – et tu sais ce que je pense de ces ninjas mystiques.
Je vaux mieux qu’eux. Tu dois donc valoir mieux qu’eux aussi, Baby-Girl. Question de fierté et de réputation familiale. »


Il se relève, soudain crispé par la perspective d’être mal considéré dans le milieu criminel – avant de s’apaiser, subitement.
Surprenant, connaissant Sportsmaster et son tempérament. Surprenant et inquiétant…


« Mais soit, tu t’amélioreras, j’en suis sûr.
Je suis venu te voir, donc, parce que nous devons agir ensemble, dès ce soir, pour régler une situation qui a trait à tout ça. »


Il soupire, visiblement lassé, avant de croiser les bras dans un geste théâtral.

« Ta sœur a échoué et est actuellement torturée par ce minable de Prometheus, qui envisage de la vendre aux enchères – elle et son agonie.
Ce n’est pas acceptable. »


Avec l’expérience de la vie avec Lawrence Crock, Artémis sait que ce dernier est moins gêné par la perspective que sa fille aînée soit tuée que par la honte qu’il pourrait ressentir que sa chair soit ainsi vaincue par quelqu’un qu’il considère inférieur.
Cependant, au final, le principe reste le même : il vient là pour solliciter son aide afin de sauver Cheshire.


« Viens avec moi et allons sortir ta sœur de là. »

Il se détourne d’elle, puis se dirige vers la fenêtre de sa chambre, qu’il avait forcée un peu avant pour sauter brutalement dans l’appartement.
Sportsmaster attend, alors, moins sa réponse que le moment où elle sera enfin prête à l’action ; et, dans son esprit agressif et évaluateur, la jeune femme est déjà en retard…


(HJ/ Merci pour cette très, très belle ouverture. J’espère que mon message te conviendra, je me fais encore la main avec lui ! /HJ)
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MessagePosté le: Mer 4 Oct 2017 - 19:06

[4ML]Jour de chance... ou pas.

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Si il y’a bien une chose qui m’énerve, c’est la critique et d’autant plus quand ça vient de quelqu’un qui a échoué dans un rôle majeur de la vie : la parentalité. Est-ce que je lui donnais des cours et des noms de Père Modèle pour qu’il meure moins con ? Non. L’envie de lui dire qu’il pouvait se garder ses recommandations pour où je pense me traversa l’esprit mais je me mordis la joue et garder mon sérieux. M’énerver n’était pas la meilleure chose à faire quand j’avais une arme dans les mains et ça, il aurait du le savoir, mais je m’abstins de lui faire une piqûre de rappel.

« - Je n’ai jamais cru qu’un Père soucieux de la vie de sa fille l’abandonnerait dans une ruelle avec trois hommes adultes pour qu’elle se débrouille seule, non. »

Ma voix est saturée d’ironie mais elle n’est aucunement tremblante. Très tôt, j’avais cessée d’espérer un geste ou ne serais-ce qu’un mot de sa part et quand j’avais enfin ouvert les yeux, je m’étais juré de ne jamais plus attendre quoi que ce soit de cet homme. Malgré tout, je devais reconnaître que Sportsmaster n’était pas réputé pour être un incompétent. Ce n’était donc pas étonnant qu’en quelques minutes il est réussit à fouiller mon appartement et à noter mes planques. Après tout, c’était lui qui m’en avait appris la plupart, donc si j’étais décevante c’était aussi de sa faute.

« - Les ligues ne m’ont jamais posée de soucis jusqu’ici. De plus, leurs sous-fifres sont pour la plupart incompétents. Tu ne me connais plus, tu ne sais plus de quoi je suis capable et c’est très bien comme ça. Sors de chez moi et dégage de ma vie comme tu as si bien réussi à le faire jusqu’ici. »

Je recule d’un pas souple et rapide quand il se relève, cessant par la même occasion de caresser mon chien. Brucely n’allait pas être heureux que je le mette au bain pour le nettoyer de son odeur. Ses défenses semblent s’affaisser mais je ne suis pas dupe. Baisser sa garde pour mieux sauter à la gorge de l’ennemi, c’est bien quelque chose dont il est capable. Comme c’est étonnant de voir qu’il n’est pas là par pure amitié, même pas un mot pour son ex-femme.

« - Oh tiens donc ! Tu ose venir chez moi sans mon autorisation, puis me dénigrer pour ensuite te permettre de me demander quelque chose, ou plutôt m’ordonner comme tu avais l’habitude de faire. Quelle surprise Papa. »

Je crache les derniers mots comme une insulte et le sarcasme se mêle à l’ironie. Se croit-il tellement important et au-dessus de tout ? Quelle question, c’est bien son genre de se penser supérieur à tous ! Mais non, je ne suis plus son chien, plus la fille qu’il utilise pour ses besognes, plus l’enfant à qui il vole années qui devrait être de joie et d’amour. Non. Je suis aujourd’hui une mercenaire, mais pas grâce à lui. Pas en totalité du moins. Ma réputation je l’ai faite moi-même et je n’ai pas hésitée à briser des membres quand on avait le malheur de me comparer à mon géniteur. Ce que j’ai aujourd’hui, je l’ai méritée en travaillant dur. C’est à moi et a personne d’autres !

« - Connard manipulateur ! »

Oui c’est l’être le plus abject que je connaisse ! Sa perte ne me ferait éprouver que du soulagement. Je suis sûre que je ne serais pas la seule à me sentir rassurée mais si il le mérite, ce n’est pas le cas de Cheshire. Sous le ton que je viens d’utiliser, Brucely redresse la tête et file hors de la pièce sans attendre. C’est alors que me reviens une phrase : « - Eh bien, vois-tu, continua le Chat, tu remarqueras qu’un chien gronde lorsqu’il est en colère et remue la queue lorsqu’il est content. Or, moi je gronde quand je suis content, et je remue la queue quand je suis en colère. Donc, je suis folle. ». Autrefois, Jade m’avait lu « Alice Aux Pays des Merveilles » jusqu'à ce que je le connaisse par cœur. Dans la chambre que nous partagions elle avait même accroché au mur un poster d’une pièce de théâtre sur ce conte. A l’époque je commençais à avoir mes longs cheveux blonds et elle n’avait pas cessée de m’appeler Alice. C’était un an ou deux avant qu’elle ne disparaisse en m’abandonnant et que je perde l’ai rêveur que j’avais alors. Jade ne méritait pas de mourir et il n’était pas question que je la laisse aux mains de pourris.

Des hommes et des femmes du même acabit que notre Père sans aucuns doutes. Il n’y avait absolument aucune chance qu’il soit venu me solliciter pour cette quête par amour pour sa fille aînée ou par une maigre inquiétude. Il était comme un parieur sur un cheval de course. Tant que celui-ci était performant tout allait bien mais si il avait le malheur de perdre en vitesse et de ne plus gagner, alors il s’en séparé comme d’une vieille chaussette sans regrets. Oh il ne m’avait pas jetée, non, ma mère l’avait supplié et avait obtenu de lui par je ne sais quel moyen qu’il lui laisse ma garde. Au moins une fois dans sa vie, cet homme avait le bon choix.

« - Comment puis-je être sûre que ce n’est pas un piège ? Tu sors de je-ne-sais-où, me parle comme à un chien et je devrais te croire sur parole ? Je ne suis plus la fille que tu pouvais brutaliser pour qu’elle t’obéisse. Si tu veux un chien, prends-toi celui des enfers ! Tu à trois minutes pour te justifier, au-delà de ça je te livre de force à la justice comme je livre des diamants aux truands.»

Trois minutes, c’est plus qu’il ne m’en faut pour lui tourner le dos et retirer le couteau de lancer dans une de mes bottes, la sarbacane dans l’autre, mes vêtements et l’épée dorsale auparavant cachée sous mon pull et ma veste. Pour mon père ce serait déshonorant que d’attaquer dans le dos un ennemi. Il n’y a pas de fierté à ne pas voir la crainte dans le regard de l’ennemi, c’est ce qui me permet d’agir ainsi. Je saisis la balle de tennis dans le panier de Brucely à côté de mon lit et la lance sur une zone bien précise du plafond. Le carré s’ouvre et pends désormais, laissant tomber ma tenue de Tigress héritée de ma mère et mon masque modifié depuis que je l’ai. Oh la tenue aussi oui, après tout j’ai commencée à la mettre en tant qu’agent double pour les Justiciers donc j’ai eu des avis et de l’aide pour améliorer le tout et être parée dans la plupart des cas. Une fois vêtue de la combinaison moulante et après avoir enfilée mes bottes et mon masque, je me penche sous le lit et laisse mes doigts suivre le matelas jusqu'à buter sur un fourreau contenant une épée plus longue que celle de tout à l’heure. Je le décroche et l’installe dans mon dos à l’aide d’une gaine que je fixe à ma ceinture. L’élastique retenant mes cheveux retiré, j’enfile le collier qui active un charme une fois portée.

Quand je jette un œil au miroir, c’est toujours l’Artémis blonde que je vois mais pour les personnes qui ne sont pas au courant du subterfuge, Tigress à les traits plus asiatique que méditerranéen entre ses yeux en amandes et ses cheveux noirs corbeaux. Je repousse le miroir à pied et retire une partie de la plinthe du mur pour en sortir mon arc favori puisqu’il est transformable en arbalète. Je remets le petit couteau et la sarbacane dans mes bottes de combats et ferma le porte de ma chambre pour que mon chien n’y revienne pas. Je reviens vite Brucy et après on ira voir ma mère !

« - Je suis prête, j’espère que tu as trouvé un moyen de me prouver que ce que tu dis est vrai et que ce n’est pas un piège ! » Je suis désormais à côté de la fenêtre et les mains sur les hanches, je le fixe aussi sévèrement que sérieusement.



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[HJ: Ne t'en fais pas, on est deux à se faire la main ha ha ! Je suis contente que le début te plaise en tout cas et puis ça te change un peu ! Ta réponse me convient largement (comme d'hab' !) /HJ]

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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 14:01
Sportsmaster demeure calme et figé durant les répliques et réactions de sa fille.
Il savait, bien sûr, qu’elle n’apprécierait pas sa venue et qu’elle s’en méfierait ; c’était légitime, vu leur historique, et il n’attend pas moins d’elle. Même si Artémis demeure, globalement, une forme de déception vu qu’elle a passé une partie de son existence à s’abandonner aux bêtises Héroïques, elle a pu se reprendre et n’a pas entièrement perdu son entraînement.
Bien ; il y a encore un peu à travailler sur elle, mais elle pourrait donner quelque chose à terme.


« Tu as survécu – ça veut dire que tu pouvais t’en sortir, et ça t’a permis de te préparer aux épreuves que tu as subi par la suite. Si tu es encore là, c’est grâce à moi… et, au fond, tu le sais, Baby-Girl. »

Sa voix est calme, posée.
Toujours à moitié dehors, il demeure stoïque et la fixe, analysant et enregistrant dans son esprit chaque détail, chaque mouvement de la jeune femme afin de vérifier s’ils correspondent à ce qu’il attend d’elle ; pas mal, pense-t-il. Pas mal.


« Tu n’aimes pas les ordres, sauf quand tu les donnes, hein ? »

Il n’a pas réagi quand elle l’a insulté, mais sourit sous son masque de sa petite pique ; sa petite fille a changé, a grandi, mais elle continue d’être troublée et faible devant lui.
Elle devra arranger ça, à terme. Il devra arranger ça. Elle n’a sûrement pas encore assez perdu, pour accepter de nourrir encore des sentiments envers ceux qu’elle considère comme ses proches… elle a encore beaucoup à apprendre.


« Ta sœur sera ravie de savoir que tu exiges des preuves de la maltraitance qu’elle subit avant de venir l’aider… »

Lawrence observe sa fille, quand elle montre toutes ses cachettes et se prépare. Il n’en dira rien, mais il est impressionné : au moins un endroit lui était inconnu, et il n’avait pas relevé la présence d’arme ici ; pas mal, définitivement.
Cependant, cette appréciation paternelle positive s’évapore quand elle se plante devant lui, les mains sur les hanches, juge – jury – bourreau de ses exigences.
Elle ressemble à sa mère, dans ces cas-là. Et si Lawrence a, jadis, trouvé du charme à ce genre d’attitude, cela lui donne maintenant envie de lui rappeler son rang…


« … mais soit. Je sens que Jade périra si je ne te donne pas ce que tu exiges. »

… mais il se retient. Au moins pour l’instant.

« Tu peux sortir, peut-être ? Ou bien le spectacle te passionne, gamin ? »

« Tu es définitivement un connard, Sportsmaster. »

Une forme émerge des ombres nocturnes à l’extérieur, et Artémis découvre alors une silhouette accroupie sur l’échelle de secours…
… celle de Red Arrow, le Héros qu’elle connaît bien – ou, du moins, qu’elle a bien connu.

« Désolé de venir te chercher chez toi, Artémis… mais Jade est vraiment en danger, et on a besoin de toi. Prometheus menace de faire sauter Star CityStarling, comme certains l’appellent maintenant… et il a enlevé Jade pour nous empêcher d’agir. »

Roy Harper soupire.
Artémis l’a connu et croisé au sein des Titans, il y a quelques années, quand l’équipe fut relancée via Cyborg, Beast Boy, Starfire, avec également Superboy, Robin, Kid Flash et Wonder Girl – mais pas les premiers, plutôt Conner, Tim, Bart et Cassandra. Rapidement, Roy et surtout Walter West, un double alternatif de Wally, le premier Kid Flash, rentrèrent dans les rangs avec Artémis, mais d’autres comme Miss Martian aussi.
Roy et Artémis ne furent jamais amis-amis… mais ce dernier noua une relation d’amour/haine avec Cheshire – Jade, la sœur d’Artémis. Longtemps, toutes deux ne firent pas connaître leurs liens fraternels, notamment parce que Jade n’assumait pas d’être la fille de Sportsmaster, ayant changé de nom.
Finalement, elle et Roy construisirent une relation… qui donna naissance à Lian, la nièce d’Artémis. Ils disposent, au moins encore, de ce lien qui n’en fera jamais des étrangers définitifs.


« Arté… ils les ont enlevées. »

Un masque de pur inquiétude glisse sur son visage, alors que sa voix se brise.

« Jade… et Lian. »

Un silence de plomb s’impose alors, tandis que Red Arrow laisse la jeune femme saisir la portée de la révélation.
Ce moment de tension s’évapore quand Sportsmaster reprend la parole…


« Il faut donc les sortir de là, toutes les deux. »

… avec moins d’agressivité et de suffisance qu’avant.

« As-tu enfin fini de nous faire attendre, ou veux-tu que ta nièce perde un doigt ?! »

En apparence, du moins.
Red Arrow lui lance un regard noir, avant de se décaler pour laisser passer Artémis.
Ils n’ont pas de temps à perdre, non.

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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 16:52

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« - Ma sœur sera ravie d’apprendre que je ne me suis pas jetée tête basse à ta suite ! »

Ça, c’était une certitude. Jade m’aurait traitée d’inconsciente si je n’avais pas demandée la preuve que je n’allais pas mettre les pieds dans un piège digne d’un combat de coq sous les ordres de notre Père. Inconsciente ou incompétente. « Mais voyons Artémis, tu n’imagine pas les répercussions que cela pourrait avoir ! Une mercenaire autonome demande toujours une compensation et une vérification, sinon elle ne fait pas long feux dans le milieu ! » Oui, ce serait typiquement une remontrance qu’elle me sortirait avec sa voix spécifique aux remontrances. Dans le cas présent, la récompense serait la survie de ma sœur, ce qui compter bien plus que tout ce que j’aurais pu exiger de notre Père en retour, même la tranquillitée.

« - Jade ne mourra pas. Toi comme moi, nous ne laisserons pas cela arrivé. »

Il insinue qu'il n'est pas seule et que cet autre est un homme ? Non mais j’hallucine ! Il ose se pointer chez moi, envahir mon espace privé en amenant quelqu’un, un homme que je connais mais tout de même, et ne me prévenir qu’après que je me sois dévêtue ? La perversité n’était pas quelque chose que j’aurais mise sur la charge de ses accusations, mais là… Je sers les dents puis les poings et je les fusillent du regard. J’aurais du garder mon chien à mes côtés et lui ordonner d’attaquer ! Peut-être qu’avec les bijoux de famille en moins, ils feraient moins les malins !

En parlant de jugeote, Red Arrow en avait en général. C’était donc étonnant de le voir débarqué en acolyte de mon Père. D’un côté Cheshire était en danger mais tout deux étaient un peu en froid la dernière fois que je les avaient vus et puis ils avaient une enfant, une petite fille qui devait être au pire en garde alternée, au mieux entourée de ses deux parents. Alors si Jade était emprisonnée, Lian devrait être avec son Père sauf si…

« - Ne me dis pas que tu as laissée Lian a gardée à ma mère ! Tu dev- ! » Je m’interromps toute seule en notant ses yeux tirés et la crispation autour de ses lèvres.

Ses yeux sont aussi noirs et sévères qu’autrefois, quand il me faisait la vie dur et tenter de me décrédibilisée. Oh je lui avais bien rendu aussi, notamment en le narguant aux côtés de Green Arrow et de l’équipe quand lui ne pouvait plus. J’avais aussi beaucoup aimée le voir perdre ses moyens et perdre tout court contre les combats gracieux de ma sœur aînée. Mais aujourd’hui, je n’avais pas le cœur à rire, pas en voyant cet air aussi sérieux quand l’affaire concernée la vie de ma sœur. J’eu un lourd soupir et fis craquer mon cou d’une main pour l’assouplir.

« - D’accord, je te suis. Allons sauver Cheshire. » Sans perdre davantage de temps je m’approche du petit balcon légèrement étroit d’habitude et aujourd’hui obstrué par la montagne de muscle imposant de mon Père. Néanmoins les mots qui précède mon saut provoquent un violent frisson qui me remonte le long de l’échine dorsale.

Jade… et Lian ? Comment est-ce possible ? Comment l’un d’entre eux, quel qu’il soit a-t-il pu laisser cela arrivé ? Que Jade s’attire des problèmes avec une ligue ne m’étonnait pas dans le fond, non, en revanche que ma nièce s’y retrouve mêlée… Les Ligues n’avaient vraiment pas d’honneur, ni de miséricorde ! Comment pouvait-on s’en prendre à un enfant ? Même moi qui avait vécue dans une famille n’ayant pas eu ou très peu de liens familiaux, je savais faire une exception pour les gosses ! L’innocence, c’était Lian tout crachée avec son sourire et ses fossettes entourées de ses cheveux sombres. La colère me gagne et envahis chaque nerfs de mon corps qui réagis avant que je ne m’en rende compte à la phrase qui vient. D'un mouvement rapide, trop rapide pour être saisis, je tourne sur moi-même et plonge deux doigts dans ma botte pour y récupérer mon couteau.

« - Je t’interdis de me parler de la sorte ! De nous deux c’est certainement toi qui t’en soucis le moins ! Oh Jade est une excellente mercenaire, donc tu regretterais sûrement sa mort ou les handicaps qu’elle pourrait en tirée ! Après tout quand tes jouets sont cassés tu les jettes n’est-ce pas ? » Je grogne, laissant planer le sous-entendu sur ma mère, et appuie davantage le couteau dont la lame embrasse sa jugulaire. « Mais tu n’a absolument rien à faire de Lian ! Alors ne te permets pas des paroles dosées de tes faux sentiments et surtout ne me parle pas ton satané honneur ! »

L’instant qui suit, je saute du quatrième étage et atterrit dans une roulade. Je ne ressens plus rien. Ni froid, ni humidité, ni peur. Juste une profonde haine sous-jacente que je me promets d’utiliser contre les pantins de la Ligue. Ceux qui souffriront ce soir allaient s’en souvenir.

« - Red Arrow, où trouve t-on Prometheus précisément dans Starling City ?»


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MessagePosté le: Ven 6 Oct 2017 - 8:49
A nouveau, Sportsmaster ne réagit pas et laisse sa fille répondre mais surtout encaisser les informations transmises. Même si elle est formée et a gagné une forme d’autonomie et de dureté dans la solitude, depuis que Walter a disparu, il est évident que son association avec Red Arrow et surtout la nouvelle de l’enlèvement de Lian allaient la remuer.
De son côté, son père a souhaité limiter l’ampleur du choc en la provoquant – mais cela n’a mené qu’à une réaction brutale, agressive, avec sa fille s’emparant d’une lame pour le menacer avant de s’enfoncer dans un discours moraliste. Un de plus.

Lawrence laisse faire, donc, et ne bouge pas… ni quand elle l’agresse, ni quand elle touche sa peau avec son arme, ni quand elle le libère avant de s’enfoncer dans l’obscurité nocturne, sur les toits, en interrogeant Roy alors qu’il ne la suit pas encore.
Il laisse son regard la suivre quelques instants, perdu dans ses réflexions, avant que l’archer ne vienne rompre un des rares moments de fierté qu’il puisse avoir envers elle.


« Hé… si j’t’ai demandé de l’aide, c’est parce que je pensais que t’étais le meilleur. Mais si ta fille arrive à te faire ça… »

Ça se paiera.

« Il est important de laisser croire aux élèves qu’ils peuvent approcher le niveau du maître. Pour la confiance. »

« Ouais, pour la confiance… »

Un sourire moqueur glisse sur le visage de Red Arrow alors qu’il s’avance vers le vide.

« … mais tu dis pas si c’est la sienne ou la tienne, hein ? »

Il saute, alors, et ne tarde pas à user de son expérience et de son agilité pour rejoindre Artémis.
Sportsmaster reste encore stoïque et immobile pendant quelques instants – les poings serrés et la respiration sifflante. Ça se paiera, oui.


« Prometheus a laissé Jade et Lian dans un entrepôt situé en périphérie… il m’a transmis les coordonnées, en fait. Pour nous provoquer. »

Roy court avec Artémis, et mène rapidement leur petit groupe, que Sportsmaster a rejoint silencieusement.

« Depuis peu, il y a une forme de révolution dans les Ligues… ça a toujours été assez bordélique, Ra’s al Ghul n’avait pas mis en place une organisation unique mais une sorte de consortium, d’ensemble de plusieurs entités autonomes. Il y a la Ligue des Ombres[i], [i]la Ligue des Assassins, mais aussi des structures plus petites, plus mobiles… mais si ça a toujours été flou, c’est devenu pire depuis peu.
Ra’s al Ghul a été destitué et remplacé par un gamin – Robin, le fils de Batman et de Talia. Et Cassandra Cain, la fille de Shiva, a pris aussi le contrôle d’une Ligue… ça créé d’énormes difficultés, et si globalement ils tiennent tous deux le gros de leurs organisations, il y a eu des défections. »


Ils se détournent des avenues principales de la ville, pour se diriger vers les zones les moins résidentielles, les plus industrielles.

« Une petite partie des tueurs ne reconnaît pas l’autorité des nouveaux venus, et ont fait défection. Ils ont été récupérés par Prometheus, qu’ils considèrent digne de les mener… et Prometheus entend utiliser cette nouvelle force pour devenir un poids, dans le mercenariat global. »

Le trio arrive alors en périphérie, et Red Arrow s’arrête pour se tourner vers les deux Crock.

« Et quoi de mieux, pour se faire connaître, que d’abattre et d’humilier à la fois la lignée de Sportsmaster et l’Arrow-Family, avec un beau coup double en prenant Jade et Lian ? »

Il serre les poings – la situation l’émeut et l’énerve plus qu’il ne veut le montrer.

« Il nous provoque, d’ailleurs… il nous défie de venir le trouver, et comptait sur la nervosité de Green Arrow pour qu’on tombe dans le panneau. Mais je ne l’ai pas prévenu. »

Les relations entre Roy Harper et Oliver Queen sont difficiles, mais une affection sincère les unit. Néanmoins, le premier connaît très bien le second, et sait exactement comment il réagirait ; et son ex-femme et surtout sa fille n’ont pas besoin d’un enragé qui foncerait dans le tas – elles ont besoin de calme et de sang-froid.
Elles ont besoin de professionnalisme sans âme. Elles ont besoin de Sportsmaster.


« Il a préféré venir me voir, et je n’ai accepté qu’en te sollicitant… parce que Prometheus s’est bâti une forteresse. »

Lawrence reprend la parole, et montre de la main un entrepôt…
… illuminé, mais calme et tranquille. En apparence au moins.

« Il y a vingt hommes des Ligues à l’intérieur, plus Prometheus. La structure de l’entrepôt empêche de le scanner ou de vérifier la disposition des lieux… nous sommes aveugles, en fait. Nous devrons agir à l’aveugle. »

« Et nous devons faire vite : Prometheus a mis une heure-limite avant de s’en prendre à elle… et elle s’achève dans vingt minutes. »

« Tu comprends pourquoi je t’ai pressée, Baby-Girl ? J’espère qu’elles ne pâtiront pas de ta lenteur. »

Roy lance un regard mauvais à Sportsmaster – mais se tait, et attend qu’Artémis encaisse toutes ces informations.
Ils n’ont pas beaucoup de temps… mais ils doivent être prêts et concentrés avant d’agir. Il y a trop en jeu pour agir précipitamment…

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MessagePosté le: Ven 6 Oct 2017 - 21:37

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Il faut peu de temps à Red Arrow pour me rejoindre et répondre à ma question. Il est toujours aussi flexible dans ses mouvements pour un homme et aussi bien informé que n’importe lequel des Justiciers. Pas étonnants puisque lui les fréquente toujours ! Quelle ironie, j’avais pris sa place autrefois et en partant il avait repris la mienne. Au moins il garder des bonnes sources.

Prometheus a beau être humain, il reste terriblement dangereux. Batman garde ses principes, pas lui. Je n’avais encore jamais eu à l’affronter mais il y’avait un début à tout. En revanche je savais l’essentiel sur lui et notamment sur son équipement et sa façon de se battre. Sa capacité physique étant celle d’un athlète olympique et d’un redoutable combattant, cela expliqué sans mal la présence de mon Père. Sauf que Prometheus -Sérieusement comme pouvait-on penser à s’appeler ainsi ? C’était carrément hideux !- avait en sa possession un casque pourvu d’implants cybernétique lui permettant entre autre de télécharger directement dans son cerveau des informations de toutes sortes et de toutes sources ET pouvant émettre une lumière stroboscopique ou hypnotique. Ma prioritée dans un combat contre lui serait sans hésitée de le lui enlever. Ce qui serait difficile en devant éviter son bâton perforateur d’acier. Bon sang Cheshire… Tu ne pouvais pas tomber sur… Je ne sais pas, le Pingouin ?

« - Attends, le fils de Batman dirige une Ligue ? Et la chauve-souris est d’accord avec ca ? Et la fille de Shiva… D’ailleurs Prometheus n’avait pas battu LA Lady Shiva en quelques minutes ? » Ouai, je ne savais pas ce que ma sœur avait eu dans la tête quand elle avait voulu provoquée Prometheus mais j’aurais bien aimée qu’elle vise un peu moins haut dans le gratin.

Je suis sans difficulté l’archer rouge de toits en toits et de grille d’escaliers en grilles. Ca me rappelle brièvement le passé, quand je courais après Green Arrow. Chaque pas que je fais m’enfonce un peu plus dans ma concentration. Mon corps se délie prêt à parer chaque coups avec souplesse, mon esprit s’aiguise pour le moment à commenter chacun de ses mots mais il s’échauffe aussi pour trouver une stratégie.

Attaquer de front ensemble serait dangereux. Bon, chaque plan sera dangereux, je ne me leurre pas là-dessus. Je n’attends et n’espère aucune aide non plus. Quand on est méchant, ou du moins qu’on n’agit pas comme un pur gentil, peu de gens risquent leurs peaux pour nous. Nous séparer serait compliqué sans moyens de suivre l’avancée des autres. De plus, si j’enlevais quelqu’un je ne la garderais pas prêt d’une fenêtre. Si j’avais un moyen de l’enfermer dans un cachot sous-terrain et humide, ce serait le mieux. Et si j’avais une ligue entière, je ferais de mon mieux pour ralentir les sauveurs en postant la totalitée de mes gardes en avant pour mieux pouvoir torturer ma prisonnière. Bon sang…

« - T’est sérieux ? Ok c’est pas un sang-froid comme la chauve-souris des cachots, en revanche un arc en plus tenu par quelqu’un qui s’y connait, sang-froid ou pas c’est pas négligeable ! On va se battre contre Prometheus ! » Je retire ce que je pensais jusqu’ici, Cheshire t’a épousée un idiot ! « Oh bien sûr, quelle belle idée ! Allons défoncés des gardes, chercher deux aiguilles dans une forteresse qui peut aussi bien se contenter de cette surface émergé ou avoir des sous-sols et des cachots enfuis profondément sous terre bien entendu ! Tout ca à trois et en vingt minutes ! Ca va, y’a pas un putain d’astéroïde qui va nous tomber dessus dans trois minutes ?! » Je lève les yeux et les mains au ciel. Là, tout de suite j’ai envie de frapper autre chose que le vide, mais y’aller seule parce que j’aurais mis KO les deux personnes à mes côtés ne me semble pas l’idée du siècle. « Très bien TOI tu la boucle ! Tu m’appelle encore une fois comme ca et je demande à Prometheus sa matraque pour te bastonner la gueule ! Et toi ! » Je pointe du doigt le rouquin sans cervelle et ajoute : « Tu l’y oblige, ou j’expliquerais à Cheshire et Lian que j’ai perdu le grand-père ET le père ! »

J’inspire et expire en m’éloignant d’eux. Mes dents grincent tandis que je scrute cette façade qui promet milles empêchements de tourner en ronds à l’intérieur. Vingt gardes. Bien sûr. Prometheus ne doit pas être imbus de lui-même au point de sous-estimer ses ennemis en ne mettant que vingt misérables gardes. Je fais abstraction de tout ce qui m’entoure et me penche un peu. Du toit voisin ou je suis, je ne peux pas voir grand-chose alors j’active la vision infrarouge. Beaucoup de fenêtre, un toit large. Je vois une dizaines de personnes répartis dans les étages et cinq regroupées au centre du bâtiment. Ca me semble un peu trop simple et je me méfie.

Même méfiante, je ne peux pas établir un plan ou me parer à toutes éventualités en analysant chaque points d’entrées et de sorties, ni en essayant de trouver si ce bâtiment à des fondations plus profonds. En si peu de temps le meilleur moyen est sans doute d’entrée en faisant le maximum de dégâts parmi les rangs de la Ligue. Je reprends ma respiration de nouveau et à peine quelques secondes après m’être écartée je retourne auprès des deux hommes.

« - Vous qui avez eu plus de temps, vous avez un plan ? A moins que l’un de nous ne fasse diversion pendant que les deux autres se séparent pour chercher plus activement les deux otages, je ne vois pas trente-six solutions. Foncés à trois têtes basses serait risqué de ne pas arriver à temps et si nous nous séparons pour débarquer par trois chemins différents, nous n’avons pas de moyens de nous retrouver et je doute que l’un de nous seul face le poids contre Prometheus. »

Je plie et desserre les doigts, échauffant mon corps et aiguisant ma concentration. Je fais abstraction des sentiments pour ma sœur, pour Lian, vis-à-vis de mon Père ou de Red Arrow. Je ferme les yeux et me vois enveloppée de blanc, marchant sur une corde tendu. Les conséquences en chutant seront aussi terrible que celles pour un funambule, mais là tout de suite, je ne vois que cette ligne que je suis. Bah de début, pas de fin, juste une route à faire jusqu'à atteindre mon but.


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MessagePosté le: Lun 9 Oct 2017 - 8:37
« Robin n’a pas vraiment demandé l’autorisation à Batman de s’emparer du trône de Ra’s al Ghul… leurs rapports sont plutôt refroidis. Nightwing lui-même n’est pas à l’aise pour en parler.
Et oui, Prometheus a déjà battu beaucoup de monde – mais ça ne le rend pas invincible. »


Red Arrow a glissé ces quelques mots de réponse à Artémis Durant leur folle course sur les toits de Star City, que beaucoup appellent désormais Starling City.
Cependant, alors que le Héros espérait que la jeune femme apaise un peu ses questions et sa tornade d’interrogations et de réactions, le phénomène ne fait qu’empirer quand il finalise ses révélations. Alors qu’elle s’énerve contre son père, elle explose littéralement contre l’archer, l’accusant de prendre les choses à la légère et le menaçant même.

Hélas, si Sportsmaster semble avoir l’habitude d’une telle attitude, tel n’est pas le cas de Roy – bien plus nerveux, et surtout bien plus crispé par la situation.
En clair, ce n’est pas un moment pour le chercher… et Artémis le cherche.
Mauvaise idée.


« Mais tu vas la fermer, ta gueule ?! »

L’ancien Speedy se tourne vers la jeune femme, et lui lance un regard terrible alors que sa voix se fait plus dure, plus agressive.

« Tu crois quoi, bordel de merde ? Tu crois que je maîtrise la situation ? Tu crois que je suis en contrôle, là ?!
Ma fille a été enlevée, mon ex-femme a été enlevée, par des échappés des Ligues et par un taré qui a battu Batman et Lady Shiva ! Je dois m’allier à un psychopathe qui t’a maltraité et a maltraité Jade ! Et je dois courir dans cette putain de nuit de merde, sans alerter personne, parce que l’autre taré pourrait faire sauter les deux femmes de ma vie s’il voyait mes amis arriver !
Je dois ruser et faire confiance à ma belle-famille, celle qu’on s’attend à me voir les tabasser parce que j’attends que ça ! Et tu viens encore la ramener ? Tu viens donner des leçons ? Tu tapes des poses et tu la ramènes ?! »


Red Arrow s’est approché, les poings serrés. Il semble sur le point de frapper Artémis, de pure rage.

« Mais tu vas bient… »

« Assez. »

Sportsmaster pose une main ferme et autoritaire sur l’épaule de l’archer.
Ce dernier se tourne vers lui, lance un regard noir – mais semble s’apaiser, à mesure qu’il comprend ce qu’il se passe.


« Tu en as dit assez pour qu’elle comprenne, Héros. »

« Je… »

Roy se reprend, et secoue la tête. Il passe sa main gantée, et pousse un profond soupir.

« Ha, bordel… quelle soirée de merde. »

« Certes. Mais il faut aller de l’avant. »

Sportsmaster se tourne vers Artémis, puis fixe l’entrepôt. Il reprend, de sa voix lente et sans émotion.

« Se séparer serait stupide, oui. Tout comme sacrifier l’un d’entre nous pour faire une diversion.
Il n’y a que deux choix : ou une action unique, en commando ; ou une action directe, en suicidaires. Je n’ai aucune envie de finir ici, donc seule la première possibilité demeure. Nous pouvons passer soit par les égouts, mais je ne maîtrise pas les lieux, soit par le toit, ce qui implique de stopper un garde mais, aussi, de pouvoir bénéficier de ses informations ou de son réseau radio. »


« Va pour le toit, alors. »

« Allons-y, donc. Je suis persuadé que vous deux trouverez aisément un défouloir à votre agressivité. »

Et, sans attendre, Sportsmaster se lance dans le vide, filant vers d’autres toits pour lui permettre de rejoindre celui de leur cible.
Sans rien dire, Red Arrow le suit et tous deux finissent par arriver rapidement au lieu voulu – le toit, anonyme, de cet entrepôt, gardé par un ancien agent de la Ligue des Assassins ; un professionnel, donc, aguerri et expérimenté. Mais seul, avec uniquement un katana dans le dos et deux armes à feu.
A voir maintenant comment ce trio, prêt à s’arracher la gorge, va gérer la situation…

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MessagePosté le: Lun 9 Oct 2017 - 20:57

[4ML]Jour de chance... ou pas.

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Mon travail de concentration à au moins le mérite de me calmer, si ce n’est pas de m’apaiser complètement. Ma colère reste en moi semblable à une bougie qui oscille avec le vent dans le noir. Elle grandit avec les appels d’airs et diminue quand je l’étouffe. La concentration va de paire avec la prudence, aussi mon corps recule instinctivement quand je prévois de recevoir un coup. J’admets sans mal que je suis allé peut-être aller trop loin. Surtout que nous n’avons pas de temps à perdre mais je ne suis pas du genre à cacher le fond de ma pensée. Je parle avant d’agir, je frappe et je pose les questions après… Quand la personne a repris connaissance.

Mon instant de frayeur est balayé dans le vent en même temps que mon Père l’en empêche. J’échange un regard avec oui et me tourne vers le bâtiment. Il peut toujours se brosser pour avoir des excuses, si il en a ce sera plus tard en même temps que ses remerciements. Parce-que oui, il a intérêt à me remercier ! Etre aussi calme, c’est avoir peur. La colère, ca c’est un bon sentiment pour nourrir un combat ! Ca ne fait bien plus mal que quelques points hésitants ! Maintenant que le rouquin est échauffé, sa précision va augmenter et ses soucis reflués un peu, ses coups seront plus percutants et si nos trois colères se dirigent sur une seule et même personne… Il va avoir du mal à survivre. Lady Shiva était sûrement une tacticienne à l’image du rongeur volant noir, analysé chaque détails ce n’est pas forcément la technique a utilisée.

Pour autant, il ne faut pas croire que je suis fière de moi ! A l’instant, j’ai agis de la même façon que mon Père. Ses techniques je les connais par cœur parce que j’en ai fais l’expérience dans le rôle inverse. Un frisson de dégout me traverse en songeant que je deviens comme lui malgré moi. Je saute dans le vide sans un regard pour Red Arrow et foule le sol souplement.

Artémis n’est plus là. Il n’y a plus que Tigress aux commandes et elle est remplie d’une colère froide. Le carreau de mon arbalète se plante silencieusement entre deux pierres, je teste la résistance qui me semble assez bonne pour soutenir mon poids et commence mon ascension. L’entrepôt aménagé par Prometheus selon les dires de mon Père est trop éloigné pour pouvoir y sauter à partir d’un toit. Escaladé est donc le meilleur moyen. La tour ou se trouve l’un des gardes est un peu plus haute que le toit du bâtiment. Je jette un œil aux deux hommes, échange à nouveau un regard avec mon géniteur et acquiesce silencieusement.

Je saute pour arrivée la première sur l’homme seul. Il est face à moi et s’apprêt à sonner l’alarme mais je me jette sur lui avant qu’il n’en a l’occasion. Dans l’élan il me retourne et s’apprête à me frapper mais en me repliant je crochète son cou avec mes mollets. C’est lui qui se retrouve projeter vers l’arrière désormais et j’esquive le premier coup de poing qu’il tente de me mettre. Son coup est puissant, je peux au moins lui reconnaitre ca au vu de l’air qui a glissé contre ma joue. En retour il reçoit un coup dans les côtes et un coup de pied dans le tibia, quand il se redresse il tend la main vers l’arrière pour atteindre son sabre mais je vois aussi sa seconde main qui s’apprête à saisir son arme à feu. Je me penche et lui fauche les jambes dans un tour sur moi –même avant de lui voler ses revolvers et de me relever pour les braquer sur lui.

« - Tu bouge et tu crève. Clair ? »

Je fais quelques pas sur le côté en le fixant et tends les flingues à mon Père. Ce n’est pas de la pitié ou ce que vous croyez. Non je ne suis pas une tueuse et je ne torture pas non plus, c’est inscrit en gras dans mes contrats. En revanche, je suis tout à fait prête à blesser sévèrement pour obtenir des informations d’un homme qui en a sûrement tué une centaine comme ce « ninja ». Si je passe les armes et donc l’interrogatoire, c’est parce que je veux me garder pour la suite. Je fais le tour de la pièce carré ou nous sommes et regarde l’intérieur du bâtiment avec la vision infrarouge de mon masque. Deux nouvelles signatures énergétiques sortent d’une pièce au rez-de-chaussée mais je ne vois rien derrière la porte. Les cinq que j’avais vus au centre ne se trouvent pas dans la petite cour au centre de l’entrepôt mais plus sous terre. A priori nous n’avons pas était repérés mais je me mets à couvert derrière une colonne par prudence.


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MessagePosté le: Mar 10 Oct 2017 - 15:17
Ni Red Arrow, ni Sportsmaster n’attendaient d’excuse d’Artémis.
Mais tous deux les auraient néanmoins appréciés.

Sans un mot, le trio s’est donc dirigé vers l’entrepôt, utilisant leurs techniques toutes personnelles pour monter sur un flanc de mur, et parvenir directement sur le toit. Les deux hommes, échauffés par la crise d’ego de la jeune femme, la laissent volontairement gérer le seul garde présent sur ce niveau, et chacun peut apprécier la grâce mais surtout l’efficacité avec laquelle elle parvient à le vaincre.

Artémis le menace, après s’être emparée de ses armes, et attend la suite.
Celle-ci ne tarde pas à arriver, avec son père et son ancien beau-frère qui la rejoignent et viennent se placer autour d’elle, à quelques mètres du ninja qui ne dit mot, et fulmine déjà sa vengeance.


« Ton nouveau chef a enlevé ma femme et ma fille. »

Sportsmaster relève l’absence de la mention “ex” dans le discours de Roy Harper, en évoquant Jade ; mais il n’en dit rien, et demeure stoïque devant l’ennemi.

« Il s’attend à ce que je vienne, et que je suive les règles des Héros – comme jouer au Bon Flic et Méchant Flic. »

Son arc est le long de son corps, fermement tenu par sa main droite. Le ninja ne peut s’empêcher de fixer régulièrement ce flanc droit, craignant une attaque ou une quelconque réplique à ce niveau.

« Mais… il a enlevé ma femme et ma fille. »

Et, sans prévenir, sans avoir même levé le ton, Red Arrow s’empare avec sa main gauche d’une flèche dans son carquois – et l’envoie directement dans le ventre du ninja.
Sportsmaster se précipite, plus vif que l’éclair, pour bloquer sa bouche et l’empêcher de hurler.


« Alors il n’y a pas de règle… »

« Il n’y a que toi et nous. »

Le mercenaire plonge son regard sombre dans les yeux du guerrier de la Ligue – habitué à la violence, aux coups et aux épreuves, mais pas forcément de la part de Héros américains.

« Nous, enragés par la situation, sans Héros pour nous couvrir, sans personne pour savoir que nous sommes là ; libres de donner cours à nos pulsions et à notre violence.
Toi… seul. Sans allié. Sans Ligue. Sans Maître. Sans soutien. Sans certitude d’atteindre ton paradis, maintenant que tu as perdu – et avec une plaie dans le ventre, qui te fait affreusement souffrir et va t’offrir une agonie fort douloureuse.
Nous et toi. Personne d’autre. Choisis, mon gars. Choisis bien. »


« Donne-nous les informations sur tes collègues et les lieux, et dis-nous où elles sont. Maintenant ! »

L’homme réfléchit, alors.
Il hésite, tente de raisonner, de peser le pour et le contre… puis décide.
Et fait le choix d’assumer pleinement sa sécession de la Ligue – en se mettant à table, en révélant tous les éléments demandés par le commando devant lui. Tous trois savent donc où est Cheshire, où est Lian, ce qui correspond à deux lieux différents, et où sont les camarades de l’homme.


« Bien. »

Red Arrow, enragé, se détourne du ninja et s’approche de la porte du toit.
Sportsmaster, accroupi jusque-là pour l’empêcher de hurler, se relève – avant de s’emparer de la flèche, la retirer puis l’enfoncer dans la gorge du ninja.
Roy se tourne alors vers son ancien beau-père, surpris… mais ce dernier hausse les épaules.


« Il a parlé… il a mérité d’éviter cette fameuse agonie, non ? »

Un petit gloussement malsain suit ces quelques mots, avant de le voir prendre la tête de la troupe.
La libération de leurs proches commence.


(HJ/ Joli message de combat ! Tu peux détailler la prochaine épreuve, si tu veux. /HJ)
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MessagePosté le: Mar 9 Jan 2018 - 17:44

[4ML]Jour de chance... ou pas.

[PV Sportsmaster]


Une bourrasque de vent souffla violemment et agita dans tous les sens ma tignasse blonde. D’un geste instinctif mes doigts glissèrent sur mon oreille pour les replacer. J’entendis un sifflement puis un chuintement spongieux, une flèche tournoyant dans l’air jusqu’à atteindre une surface molle et aqueuse tel que la chair. Définitivement pas héroïque, oui.

Une part de moi se révolte, cette part qui résiste pour garder un infime espoir de faire le bien et qui continue de croire, d’espérer qu’un jour tout cela va s’arranger. La vérité c’est que la majeure partie de mon cerveau à peur, une émotion qu’il planque sous une indifférence totale. L’effroi, la perte de contrôle de soi, c’est quelque chose que je me refuse à admettre. Je ne me planquerais pas sous ma couette en attendant que le jour arrive parce que dans mon cas la nuit pourrait bien être éternelle. Ni prince charmant, ni château, ni cheval blanc, non le bonheur me fuit. Ma seule amie c’est la colère et elle est sûrement la seule que je me permets de montrer. Tantôt mon arme, tantôt mon bouclier.

Quoi qu’il en soit, les règles ont changée, je ne me bats plus pour bien mais pour le camp qui blesse sans vergogne, celui ou les gens ne sont que des pions que l’on sacrifie bien volontiers. Mon cœur se serre pour me dire que j’ai choisi. Oui j’ai fais mon choix. Bon ou mauvais c’est celui qui me fera sûrement le moins souffrir.

Souffrance.

Je détourne les yeux du reste du bâtiment, prochaine étape de notre sauvetage et les poses sur le corps désormais vide de vie. Je constate encore une fois (comme si j’en avais besoin) que les paroles ne valent rien, ici on ne propose pas la vie sauve en échange d’informations, simplement d’abréger des souffrances. Mais ne vaut-il pas mieux parfois souffrir pour être sauvée ? « Arrête de te faire du mal petite sœur. Souffrir est une impasse dont on ne sort pas. Couper net un arbre pour lui éviter de pourrir et de contaminer les autres. » Cheshire... J’expire un souffle brûlant dans l’air glacial qui me déchire la gorge et inspire en traçant mon chemin jusqu’aux escaliers.

De ce que venait de nous dire le garde, il y’avait une grande salle ou trôner un fauteuil en argent massif deux étages sous la grande cour. Si il y’a bien là une chose commune à tous les supers-vilains ayant un égo surdimensionné : le mauvais goût et le cliché mais pour une fois nous n’allions pas nous plaindre, hum ? C’est donc là que nous trouverions Prometheus et Cheshire tandis que Lian était gardée plus loin, tout prêt d’une bombe. Un frisson glacial courut le long de mon échine en imaginant ce que devais ressentir ma sœur en sachant sa fille si proche d’un objet mortel la rendant encore plus difficile à sauver.

« - On a aucune chance de pouvoir en sauver une puis d’aller sauver l’autre. Pas avec le compte à rebours. Il nous faut deux groupes. Deux sur Prometheus et ses sbires qui retiennent Cheshire et l’autre qui se fait le plus gros des gardes menant jusque Lian. Dans les deux cas c’est quasiment suicidaire, mais faut se décider et vite. »

Nous arrivons au bas des marches et les premiers gardes se retournent, l’oreille à l’affut. Je me jette au sol dans une roulade et décoche trois flèches, une pour le cœur de chacun d’entre eux, ou presque. Je ne perds pas plus de temps et continue ce que je sais faire le mieux, tantôt avec mon arc, tantôt avec mon sabre. Les balles filent, ricoches, percutent et l’acier siffle, tranche et poignarde. Je reprends mon souffle à peine entaché et essuie une coupure sur mon biceps d’où s’écoule un filet de sang, léger mais continue. Ça ne m’empêchera pas d’avancer et d’agir, la douleur continue est facilement reléguée en arrière-plan. Nous venons de traverser les deux pièces nous séparant de l’escalier menant enfin au sous-sol quand je me retourne vers mes « co-équipiers ».

« - C’est le moment de choisir. Les deux me vont mais un Red Arrow enragé avancera peut-être plus rapidement jusque Lian. Sportsmaster à ici l’occasion de battre Prometheus et je m’occuperais des gardes qui sont à ses côtés. Est-ce que cela vous convient ? »

Un regard à ma montre : 7 minutes et 36 secondes. Mes poumons se remplissent et j’échange un regard, un seul avec mon paternel. Le temps s’égrène de secondes en secondes et nous presse. Pas de doute que Prometheus compte là-dessus pour nous voir nous planter en beauté. A nous de lui faire comprendre à qui il s’en prends.


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MessagePosté le: Mer 10 Jan 2018 - 8:49
Sportsmaster s’attendait à ce que sa fille, Artémis, n’apprécie guère sa décision de tuer le garde ; il s’est trompé.
Pas d’explosion. Pas de colère. Pas d’indignation. Pas de réaction. Rien.

La jeune femme qui lui donnait des leçons, qui voulait le ramener dans un pseudo droit chemin, qui voulait défendre les faibles au sein des Titans… est partie ; au moins pour le moment.
Son père est surpris, réellement, de découvrir ce sang-froid, cette absence d’âme – mais il ne peut s’empêcher d’en sourire ; pas mal, pense-t-il. Sa Baby-Girl commence à grandir. Enfin.

Le trio disparaît donc du toit, et s’enfonce directement dans les entrailles de l’entrepôt repris par Prometheus et la faction rebelle de la Ligue. Il ne leur faut que quelques minutes, silencieuses mais pleines d’une tension réelle vu les enjeux, pour parvenir au niveau le plus bas que cet escalier peut atteindre.
Artémis, alors, prend le relais – avec Red Arrow, aussi.

Tous deux ont récupéré des flèches, et tirent à une vitesse impressionnante contre les quelques gardes ayant eu la malchance de se trouver ici ; il ne leur faut qu’une poignée de secondes pour s’en débarrasser, ce qui impressionnerait n’importe quel professeur.
Lawrence Crock, lui, ne relève même pas l’exploit.


« Hem. »

Il grogne, en s’accroupissant devant un cadavre qu’il fouille en cherchant un indice, un élément, un objet, un atout dans leur combat ; mais rien.
Sa fille se lance dans un discours rapide, et propose une solution. Il se tourne vers elle pour répliquer, mais Roy Harper est, déjà, plus rapide.


« J’suis pas enragé, gamine. Je suis déterminé. »

Ses poings crispés, son corps redressé dans une posture peu naturelle, il démontre néanmoins très clairement que, oui, il est bien enragé et sur le point de craquer ; mais l’archer est encore loin de l’admettre, hélas.

« Il faut absolument éviter, par contre, que les deux groupes communiquent entre eux. Il faudrait réussir à frapper au même moment, et parvenir à Lian et à la bombe avant que Prometheus n’ait compris le truc… faudra être rapide, efficace, et même plus que ça. »

« Oui. »

Le mercenaire se relève, et se tourne directement vers les deux autres.

« Il faudra être brillant. »

Un léger sourire glisse sous son masque, invisible hormis dans la micro-expression de ses yeux.

« C’est pour ça qu’il faut que j’y aille, moi. »

« Mais… »

Red Arrow fronce les sourcils et veut répliquer, mais son ancien beau-père lève la main pour le taire.

« C’est non-négociable, gamin. Mais tu as raison, il faut agir en même temps – et rapidement. »

Sportsmaster s’empare de quelque chose dans ses poches, et le lance directement à Artémis… un communicateur.

« Je vous préviens quand je me lance – ne tardez pas ! »

Sans prévenir, sans attendre, il fausse compagnie au duo d’archers, et disparaît rapidement dans les ombres de l’étrange bâtiment.
Quelques secondes de flottement se passent, avant que Roy Harper ne se tourne vers Artémis en poussant un profond soupir de lassitude.


« Bon sang… comment tu peux supporter ce type ? »

Il hausse les épaules, avant de se diriger vers la zone où doivent se trouver Cheshire et Prometheus.

« Allez, viens. »

Il se lance, alors, frustré et énervé par la situation – mais conscient, surtout, que son ancien beau-père a raison. Il est trop troublé, trop dans l’émotion, et aurait sûrement commis des erreurs… et Lian doit être sauvée. Cheshire aussi, bien sûr – mais surtout Lian.
Quoi qu’il arrive, Lian doit survivre. Quoi qu’il leur en coûte !

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MessagePosté le: Jeu 15 Fév 2018 - 20:07
Je roule des yeux à la réplique débile du roux. Être détérminé ET enragé à la limite, mais détérminé seulement, est-ce que ca sert vraiment a quelque chose ? La flèche entre mes doigts tournent plus vite qu'un baton de majorette et l'envie fugace de la lui planter dans le bras me traverse. Je me retiens en voyant battre sa carotide. Un sifflement hautain m'échappe en voyant qu'il est vraiment aussi mauvais menteur que mari.

"- La brillance c'est de famille." Dis-je d'une voix atone.

Après tout, sans ca on ne ferait pas appel à nous. Les Crocks sont pareils à l'obsidienne, pierre noire et néanmoins brillante. Nous sommes surprenants. C'est ce qu'on me répète depuis l'enfance et les précéptes comme les techniques sont mémorisés quelque part dans ma tête.

La réponse de mon géniteur me fait sursautée et j'écarquille les yeux. C'est une blague ? Moi et Harper contre Prometheus ? Est-ce qu'il a bien compris le deal ? Non parce que bon, le roux est peut-être pas mauvais mais là c'est ma vie en jeu ! Je sais que j'ai plus que ca a perdre mais si je pouvais mourir un peu moins bêtement, ca m'arrangerais !

"- T'a reçu un coup de trop sur le crâne récemment ? Je suis sûre que tu peux gérer Prometheus mais lui ? Certainement pas ! Tu connais son niveau au moins ? Moi ouai ! Médiocre. C'est a peine si Batman l'a entrainé ! En flèche ok, Arrow a fait son boulot mais c'est tout ! Ouai je t'emmerde Harper !" Je rétorque vulgairement pour lui faire fermer son clapet et me tourne vers mon père. "C'est quoi ce délire ? Je dois me taper Prometheus c'est-"

"-Je t'emmerde aussi Crock ! T'est pas mieux que m- !"

"- Ferme la putain ! T'a eu un mentor ? Génial j'en ai eu deux et demi ! Je suis meilleure que toi, ca au moins c'est sûr ! Même Cheshire et elle s'est fait prendre ! Tu crois faire le poids mais tu sais très bien que c'est faux sinon on serait pas là" Je le laisse s'énerver dans son coin et me retourne vers mon premier mentor.

Il ne me laisse pas le temps de répliquer davantage et me lance une oreillette. Putain, je déteste ses plans merdiques. Je déteste qu'il se barre sans attendre. Je déteste faire équipe avec un ancien Titan. Je déteste repenser à LUI. Je déteste cette putain de situation ! La carotte et moi nous fixons dans les yeux avec hargnes. Je ne sais pas ce qu'il lui prends, peut-être qu'il réalise que j'ai raison mais il soupir soudain lasse. Je soupire a mon tour de façon agacée et réponds a sa tentative de dialogue.

"- Je le supporte pas et je te supporte pas non plus."

Crétin. Le mot flotte dans l'air mais j'en ai marre de cette journée et de cette soirée. Quelqu'un va en payer le prix et après Harper ce sera bientôt Prometheus.

"- Allez-"

"- Viens."


Nous parlons en même temps et nous mettons en routes pour ne pas nous bouffer le nez un peu plus. Quelques gardes en enfer plus loin et nous sommes diablement proche de Prometheus. D'ici mon masque repère enfin les traces de chaleurs thermiques qu'émettent 10 gardes et un homme baraqué assis au milieu. Je vous laisse devinés qui.

"- Occupe toi des gardes, je ne veux aucune interruption de leurs parts dans le combat avec Prometheus."

J'inspire et j'expire en l'entendant vaguement ruminer contre les petites blondes un peu trop prétentieuse. Je t'en foutrais de la prétention. Je suis dans mon travail de visualisation et je canalise ma respiration. Je ne sais pas lequel de l'arc ou du sabre a le plus de chance de gagner. Ce casque qu'il porte toujours et qui lui apporte ses connaissances et mon plus grand ennemi dans cette pièce.

Je fais mon choix.

"- Quand tu libérera Cheshire et si elle est suffisamment en état, donne lui ca." Je lui tends l'arc, et décrispe les doigts autour du manche. Je l'ai serré si fort jusqu'ici qu'il doit y'avoir la marque de mes doigts gravés dessus.

C'est le moment que choisis Sportsmaster pour lancé le signal et mon estomac tressaute soudainement. J'ouvre la porte d'un coup de pied et tire la dernière des flèches de mon arbalette sur le casque surpuissant avant de foncé sur Prometheus pour lui jeter mon arbalète dessus. D'un geste celui-ci l'écarte et me fixe en arrachant la flèche de son casque.

Une fissure. Un carreau a peine enfoncé. Voilà donc le résultat.

"- Tigress c'est ca ?"

Et je réalise là que prendre l'apparence de Tigress n'était peut-être pas une bonne idée. Artémis et Tigress sont totalement différente et ca doit le resté. Si il comprends… Mais il a déjà compris j'en suis sûre. Tant pis.

"- Je suis prête a faire un marché. Tu libère Cheshire, elle repart avec Red Arrow et moi je reste. Il ne te faut qu'une prisonnière n'est-ce pas ?"

Walter, attends moi un peu. Juste un peu…

"- Relâche là. Je ferais tout ce que tu voudra. Je volerais, tuerais, torturerais qui tu voudra gratuitement. Tu récupère les services d'une mercenaire hors pairs. Je serais ton ptit chien si ca te fait plaisir. Juste relâche-là." Je dis tout ca très calmement, de façon seraine.

"- No- kof -o… !"

C'est une protestation étouffée de ma soeur par une quinte de toux. Le combat contre les larbins est fini. Ne reste que le plus dangereux. Cheshire n'est pas en état et elle tient a peine debout.

"- Regarde tes précédents chiens. Nuls. Je ne serais pas comme eux."

Il tourne lentement, mesurant chaque pas, autour de moi. Je ne fais que le suivre des yeux, le guettant comme une serpent.

"- Intéressant. La fille cadette de Sportsmaster. L'apprentie de Green Arrow et du Batman. Je suis sûre que tes compétences seraient utiles. Oui sûrement…" Il se positionne a moins d'un mètre de moi et termine: "Mais non."

Sa poigne se referme sur mon bras et dans une prise de judo me soulève pour me jeter au sol. J'atterris sur le dos dans un bruit étouffé par les dalles de bétons. Mais il n'en a pas fini. Il me saisit par le mollet et me jette au sol.

1 fois.

2 fois.

3 fois.

J'atterris et mes membres me font autant souffrir que les étoiles qui m'apparaissent.

"- Je m'attendais a mieux ! Tu me déçois. Ce sera un plaisir de t'écrabouillée !"

Il s'écarte et je vois son poing foncé pour s'écraser là ou j'étais précédemment. Effectivement j'ai saisis son bras courant vers mon thorax et avec une impulsion sur mes pieds me suit agilement mouvées jusque son dos. Son poids massif ne peut pas être stoppé, pas quand il a placé tout son poids danq ce coup fatal. Son poing se fracasse sur le sol et je m'écarte. Dans l'esquive j'ai aussi saisis son casque que je lance à Harper qui l'écrase sous sa semelle.

"- Dommage pour toi. J'étais sérieuse !"

Je saisis le sabre dans mon dos qui n'est aucunement brisé par les rencontres entre mes omoplates et le béton. Le manche froid entre mes doigts voit sa lame tranchée la chaires, perforés l'estomac, les chevilles munies de bottes frôles la coupure et je fini par embrocher sa cuisse au sol.

"- On se barre, vite !"
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MessagePosté le: Sam 17 Fév 2018 - 15:55
Artémis a réussi.
Là où Batman a échoué. Là où la Justice League a quasiment échoué. Là où tant d'autres ont échoué, ont été vaincus, sont tombés... elle a réussi.
Elle a vaincu Prometheus.

Alors que la jeune femme court, dans les couloirs de ce grand bâtiment annexé par Prometheus et cette version déviée de la Ligue des Assassins, elle est accompagnée par un Roy Harper toujours exaspéré de devoir écouter et suivre une gamine - mais impressionné par ses qualités et sa réussite, même s'il n'en dira rien ; et par Cheshire.
Jade Nguyen court avec eux, car elle a été libérée ; par eux. Par elle.
Par sa petite soeur.


"Hey."

Alors qu'ils prennent un virage, Cheshire accélère - malgré les douleurs ressenties, malgré les coups portés par l'ennemi, malgré la fureur qui noue encore ses tripes et lui donnait envie de s'acharner sur Prometheus ; et malgré la peur, surtout, de ne pas savoir où est Lian. Elle accélère, et se place au niveau de Tigress.

"T'en viens à mériter ton nouveau nom, Baby-Girl... mais prends pas la grosse tête, elle rentrera plus dans ce casque si choupi."

Jade jette un coup d'oeil rapide derrière elle.
Harper. Roy.
Il est venu. Il est venu, pour elle. Pour elles.
Crétin, pense-t-il. Adorable crétin.


"Mais faudra plus pour arriver à mes standards, gamine... et d'abord, faudra me dire qui je dois tuer pour récupérer mon bébé !"

"Ton père."

"Mon... quoi ?!"

Alors qu'ils arrivent à un embranchement, Cheshire s'arrête - et alterne entre Artémis et Roy pour envoyer un regard des plus noirs.

"Vous l'avez intégré à tout ça ?!"

"On n'avait pas le choix, de toute façon il s..."

"Après tout ce qu'il a fait, vous l'avez impliqué ?! Mais vous êtes complètem..."

"Brillants."

Une voix s'élève, sur leur flanc gauche - une voix en provenance de l'extérieur, qui se fait entendre par-delà la fenêtre devant laquelle leur interlocuteur se trouve, harnaché depuis un câble bloqué sur le toit.

"Me laisser gérer cette opération, et m'occuper seul de retrouver ta fille en bloquant une bombe promise à exploser... c'était brillant. Et surprenant, même, car aucun d'entre eux n'est connu pour ce type d'intelligence."

"LIAN !!!"

Cheshire ne retient pas et n'écoute même pas le discours de Sportsmaster.
Elle n'est concentrée que ce qu'il tient - que par sa fille, endormie dans le creux du bras de son grand-père.


"Par contre... Prometheus a envoyé ses hommes à vos trousses, et je nous vois mal combattre des revanchards avec la p'tite. Je propose de décoller."

Au bout du couloir, douze agents de la Ligue arrivent, pour ponctuer l'alerte de Lawrence.

"Okay. Je vous couvre."

"Red."

Jade s'arrête, et se tourne vers Red Arrow alors qu'il se met en position et tire déjà sur plusieurs ennemis. Elle lui lance un regard terrible, puis soupire avant de murmurer quelques mots.

"Reviens-nous, cette fois-ci."

Puis Cheshire se détourne, et s'approche de la fenêtre - tandis que Sportsmaster est déjà remonté sur le toit, et se prépare à fuir.
Il n'y a plus de temps à perdre, et il est hors de question que cette mission échoue !
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MessagePosté le: Dim 18 Fév 2018 - 20:50
J'ai mal. Chaques parties de mon corps se sent brisés, écrasés et même écrabouillés comme de la pomme transformée en compote. Je sais ou plutôt je sens mes côtes qui me lance jusqu'au coeur. Mon dos… Aie mon dos me hurle que me faire piétiner par un troupeau de gazelles reviendrair au même. Et mon crâne, bordel ce que mon crâne est dans les nuages ! C'est comme être shootée à l'adrénaline en voyant des élèphants roses ! J'en ai reçu des corrections, j'en ai eu des combats mais là… Là je crois que c'était la pire !

Gagner c'est bien, sauvé sa soeur et sa nièce encore plus mais avec un prix physique moins élevé… Note à moi-même: ne plus allée chercher la guerre avec le gratin des vilains.

Le rythme de ma course pour sortir s'affaiblit quand un pic que douleur me parcours totalement. Je retiens ma respiration et je sers les dents. Tenir encore un peu, un tout petit peu. Je suis ralentie par un boîtement que je n'arrive plus à retenir et j'appuie a deux mains sur mon côté le plus douloureux.

"- Au lieu… de m'insulter… abstiens toi de… faire la jouvencelle !" J'ai des difficultés pour parler, pour respirer tout court aussi.

Je me jette sur le mur et tente de faire bonne mine en levant le pouce. Ah ils galopent les poneys ! Moi je souffre les gars !

"- J'ai rien fais ! C'est pas moi ! C'est eux… sont venus me chercher et pfiout ! Mais je les aient fait rampés et j'ai insultés ! Comme tu va le faire dans une heure !" Je pointe d'un doigt tremblant mais néanmoins menaçant le rouquin: "Dit lui toi !!"

Ta faute. Sa faute. Spèce de rouquin et de blond débile ! Je crois que la pression descends et c'est dur de résister au ténébre qui me menace. Brillants. Ah oui, en faite y'a une étincelle lumineuse dans les ténèbres qui me joue de l'oeil.

"- … famille…" Je marmonne distraitement.

Le cri de Cheshire me brise les tympants et vient sonner les cloches dans mon esprit. L'espace d'un instant je ne suis plus là. Mon cerveau retient briévement les conversations mais mon esprit revoit une scène il y'a longtemps, très très longtemps.


La porte du frigo se referme et la poignet tremble encore dans ma main. Du plat de la main je frappe la surface blanche remplis de stickers et d'aimants. Les lettres en plastiques pour enfants chûtent sur le sol et je me retourne en fouettant l'air de mon épaisse tignasse blonde.

"- Il ne m'aime pas ! Il ne supporte pas que je sois ici à sa place ! Il est parti ! Il a refusé de faire parti de votre groupe, j'ai méritée ma place et lui il revient et m'insulte en me traitant de traîtresse !"

Un adolescent roux s'approche de la table de cuisine aujourd'hui vide de plats étranges concoctés par notre martienne préférée. Il croise les bras face à moi et je masque mon trouble face à l'aura sexy que dégage son regard sérieux.

"- Roy est mon ami depuis plus longtemps que toi. C'est un ami de l'équipe même si il a refusé de participé à l'équipe. Tu l'est aussi. Tu fais partie de l'équipe Artémis, aussi bien que Roy. Tu a ta place parmis nous !" Il semble hésité et contourne la table pour se mettre en face de moi. "Tu est notre amie et…"

Je le laisse m'entraîner dans ses bras et j'inspire l'odeur qui lui est propre. Je me sens en sécuritée et surtout aimée.

"- Je t'aime Artémis."

On reste un moment comme ca, dans les bras l'un de l'autre à nous synchronisé. Et puis c'est plus fort que lui, il ne peut pas resté sérieux dans la durée alors comme d'habitude il ouvre la bouche et déclare une connerie.

"- Tu devrais essayer de t'entendre avec lui et de supporté chérie, parce qu'il sera invité à notre mariage !" Je lui demande de quoi il parle et il me soulève dans les airs pour me mettre sur son épaule. "Et bien oui, toi et moi on est fait pour être ensemble blondie et crois-moi, on l'aura un jour ce mariage même avec ton foutu caractère !"

Et moi j'éclate de rire parce que Walter a cet effet sur moi. Il annihile ma colère et me fait goûter au bonheur.

Alors je ris à gorge déployée.



"- Casse-toi Harper. Rejoins Cheshire et Lian.

- Quoi ?

- J'ai dis: casse-toi ! T'a une famille ! Une fille putain ! Cheshire a besoin de toi alors barre toi avec elles ! En plus je suis même pas en état de rejoindre les autres sur le toit ! Magne toi c'est moi qui vais vous couvrir !"

Il hésite, je le vois dans ses yeux. Il rechigne à partir en me laissant ici et j'ai envie de lui gueuler de pas jouer le macho mais ma voix refuse de sortir. J'essaye de tout lui transmettre par mon regard et j'espère qu'il soit récéptif.

Il a une famille. Une femme, une fille, une vie à vivre avec des buts et des objectifs. Je n'ai rien de tout cela si ce n'est un chien. J'aime Brucely, il est ce qu'il me reste de ma vie avec Walter mais Lian saura s'occupée de lui. Et si je meurs alors je retrouverais l'homme que j'aime. Peut-être.

"- D'accord. Ne meurs pas sinon il me massacreront !" Traduction: Je veux pas que tu meurs en me sauvant mais je comprends ce que tu veux.

Bien il n'est donc pas si débile que ca pour finir ! Il me tends l'arc que je lui ai donnée plus tôt pour Cheshire et me donne ses flèches également. Je le remercie du bout des lèvres et il saute pour se rattraper à la corde pendant du toit.

Les minutes qui suivent durent des heures et je me sens dans un état second. Le sol tremble sous la course des hommes se regroupant sur moi. Au fond du couloir je décoche flèche sur flèche, concentrée malgrée mon souffle sifflant. Un, deux, trois, quatre. Je saisis les flèches explosives et tire entre les dalles en pierres. Le sol explose et les murs aussi.

Je ne sens plus rien si ce n'est le vide. Je tombe et je ne sens plus rien.

Walter.

Blanc. Des points de lumières me brûlent les rétines quand je rouvre les yeux. Tout est blanc. Le mur, les rideaux, les appareils. Le tic-tac de l'horloge s'égraine dans le lointain et le bip d'un appareil se fait entendre.

Ploc. Tic. Bip. Ploc. Tac. Bip. Ploc. Bip. Tic. Bip. Ploc. Bip. Bip. BIP. BIP BIIIP.

La sensation d'un truc énorme dans ma gorge me réveille et soudainement je ne suis plus seule. Une multitude de personne s'active. Des infimières et des docteurs m'enlève le tube qui me permettait de respirée. On me demande me calmer mais j'ai envie de les envoyer bouillir.

Plus tard j'apprends je suis à l'hôpital depuis plusieurs semaines. Que mon état était stationnaire mais sans trop de séquelle et que je suis une miraculée pour ne pas avoir succombée à mes blessures.


J'ai surtout un excellent ange gardien si vous voulez mon avis. Qui a besoin de chance quand on a ca ?
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MessagePosté le: Lun 19 Fév 2018 - 11:43
Elle dort.
Artémis dort – épuisée par les blessures, et le terrible combat que mène son corps contre les plaies, les coups, les bleus, les traumatismes que ses os ont dû subir.
Elle dort, car il s’agit encore du meilleur soin, du plus puissant des médicaments ; elle dort, car elle n’a pas pu résister, car même sa détermination et son caractère ne lui permettent pas de défier entièrement son corps.

Elle dort.
Mais elle n’est pas seule.

Il fait nuit. Il est tôt, aux toutes premières heures après minuit.
Les infirmières, en sous-nombre, sont fatiguées et débordées ; surtout fatiguées. Elles n’ont guère le temps de visiter chaque chambre, chaque pièce, surtout quand les patients n’ont pas besoin d’elles ; et Artémis n’a pas besoin d’elles.
Elle n’a besoin que de repos, de médicaments et de paix ; ce qu’elle a, ici, dans cet hôpital de Star City.

Mais elle n’a pas que cela, ce soir.
Car elle n’est pas seule.
Car quelqu’un est à ses côtés, dans un fauteuil – car quelqu’un veille sur elle.


« Hrm. »

Il grogne, en changeant de position ; le siège est inconfortable. Et son corps a mal, encore.
Il n’est plus tout jeune – même si Sportsmaster est loin de l’admettre.
Il n’est plus tout jeune, et il a besoin de plus de repos qu’avant ; ce qu’il ne fera pas, ce qu’il ne s’accordera pas. Pas alors que tant est en jeu, pas alors qu’il vient d’intégrer l’étrange mais excitante Secret Society of Evil.

Cependant, les idées concernant l’organisation sont bien loin de lui, à ce moment précis.
A cet instant, à cette seconde, dans cette nuit… il n’est qu’un père.
Lawrence Crock. Père d’Artémis. Père inquiet pour son enfant. Père inquiet et attentionné.

Il ne le dira pas, bien sûr. Il ne le lui dira pas, et encore moins à Jade ou Paula ; mais il le fait. Il est là.
Pour elle.
Pour sa Baby-Girl. Pour sa petite fille. Pour sa guerrière, si acharnée, si déterminée, si tête de mule, si insupportable, si… héroïque.

Quand il a vu Harper les rejoindre, sur le toit, il a compris ; en soi, il savait déjà. Artémis s’était sacrifiée, pour les autres – pour ses proches.
Bien sûr. Il aurait dû s’en douter. Il aurait dû le savoir.
L’acte, tellement stupide, tellement crétin, était… héroïque ; et même si elle le nie, même si elle le refuse, Artémis est héroïque. Il le sait depuis toujours.

Il a, depuis toujours, conscience que son enfant n’est pas comme lui.
Il a, depuis toujours, une forme de fierté pour celle qui a réussi à s’extraire de l’enfance terrible qu’il lui a offerte – pour devenir une Héroïne.

Oh, il méprise toujours les Héros ; mais il les admire, aussi.
Pour leur stupidité. Pour leur acharnement. Pour leurs valeurs, stupides. Mais aussi pour leurs actes.
Il les admire, même s’il ne l’avouera pas ; et il l’admire, même s’il mourrait plutôt que le lui dire.

Lentement, Lawrence se lève et s’approche d’elle ; il se penche vers son visage, et glisse lentement ses doigts gantés sur sa tempe.
Baby-Girl, pense-t-il. Il fallait que tu sois une Héroïne. Il fallait que tu suives cette voie-là. Il fallait que tu sois… comme ça. Il fallait que tu t’acharnes contre eux, et que je doive venir te sauver – alors que Jade et Harper s’occupaient de Lian, alors qu’ils étaient en sécurité, je suis retourné dans le bâtiment et je t’ai sauvé ; sans rien dire.

Il soupire, et esquisse un sourire sous son masque – avant de reculer.
Pour s’asseoir, dans le fauteuil.
Il ne partira pas ; pas maintenant. Aux premières lueurs du jour, oui – mais pas maintenant.

Maintenant, il reste.
Maintenant, il n’est pas Sportsmaster, malgré son allure – non, il ne l’est pas.
Maintenant, il est Lawrence. Maintenant, il est un père.
Et il veille sa fille.

Demain, il la défiera – demain, il la provoquera, la combattra, la châtiera, la testera.
Mais ce sera demain.
Aujourd’hui, il la veille ; il la soutient. Il l’aime.

Aujourd’hui, Lawrence Crock est un père.
Et s’il sait que ça ne durera pas… s’il sait que cela ne peut durer – il sait, aussi, que ce n’est pas désagréable.
Et il sait, surtout, que cela sera l’un des moments qu’il choiera quand la Fin sera venue.

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