[4ML] Comme au bon vieux temps ? Le Dynamic Duo !

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MessagePosté le: Jeu 12 Oct 2017 - 0:21
Dick Grayson humait l'air frais et renfermé de la Batcave. Immobile, droit comme un I, il tenait en équilibre sur une fine poutre , les bras en croix, à plusieurs mètres au dessus du sol. De temps à autre il observait, il se familiarisait avec les environs, puis il fermait longuement les yeux, comme pour visualiser les lieux. Il était revenu à Gotham suite à l'invitation de Bruce sur la Bat-famille ; il n'était pas revenue dans la Batcave depuis des mois. Depuis la bataille, depuis l'enlèvement. Ce lieux dont il avait passé tellement de temps durant toutes son enfance, un terrain de jeux, une forteresse de solitude, lui avait toujours procuré un sentiment puissant de sécurité, comme si aucun endroit dans le monde ne pouvait mieux le protéger qu'ici. Ce jour-là lui avait donné tord. On ne se remettait jamais vraiment de ce genre d'épreuve, pas vrai ? D'un coup, on avait violé cette sécurité, cette quiétude et tous les bons souvenirs liés à cet endroit.

Mais Dick n'était pas Bruce, pas Barbara, pas Damian, pas Jason, pas Tim. Il ne se laissait jamais dominer par ses démons. Oh, il était humain, tout comme eux. Ce genre de chose l'affectait, bien plus qu'il ne le laissait paraître. Mais il avait appris à gérer, à sa façon. Ce n'était pas la façon de Batman, mais celle de Nightwing. Batman s'était sans aucun doute rassurer en reconstruisant la Batcave avec plus de technologie, plus de soutiens, plus de sécurités, plus d'assistance informatique et technologique. Barbara, elle, n'était pas revenue : elle le lui avait elle-même confié. Elle avait longuement stressé à l'idée de revenir ; et quoi de plus normal. Dick lui, n'avait qu'à imaginer qu'une seule chose. Que la Batcave était un cirque, et lui un trapéziste. Les chutes, les accidents, cela arrivait dans une vie d'artiste. L'imprévue fait parti du spectacle. Mais l'important, dans un numéro, c'est de toujours savoir se relever et de continuer. C'est ce que tout le monde attendait de lui. Qu'il revienne comme si de rien était, comme le bon vieux Dick que tout le monde connaissait.

« Je vois que les années ne vous ont pas fait perdre vos habitudes, Monsieur Richard.

Alfred non plus ne changeait pas. De toute cette famille, il en était assurément le pilier le plus solide, l'épaule la plus solliciter. Dick c'était toujours demander comment Bruce pourrait survivre si Alfred venait à disparaître. En se posant la question, il s'est lui-même rendu compte que même pour lui, ce serait difficile de s'en relever. Dans la vie, on a besoin de changement, et cela Dick l'avait longuement revendiqué : mais on a toujours besoin de point d'ancrage inchangé du passé. Comme ces vieilles émissions télés qui passent et repassent tout les ans, qu'on ne regarde pas vraiment mais, lorsqu'elles sont déprogrammés, nous déboussoles, nous perdent. Et finalement, on demande toujours à ce qu'elles reviennent. Oui, Alfred était véritablement le phare dans la longue nuit de la Batfamily, toujours fidèle à son poste. Et ça, ni Dick, ni Bruce, ni personne ne voulait le changer. Ni même imaginer que le britannique n'était pas éternel.

« Vous êtes en costume, vous comptez sortir ce soir ?

« Perspicace, Alfred. Et en duo. J'ai demandé à Bruce une petite sortie. Je pense que lui et moi en avons besoin. Pour renouer. Il est inquiet à mon sujet, je le sais. Et moi aussi, je suis inquiet pour lui. Chacune de ses épreuves l'ont rendu plus sombre. Jason, Barbara... Cette fois, c'est moi qu'il a faillit perdre ? Je veux savoir comment il va.

« Pourquoi ne pas simplement lui demander ?

« Les gestes du quotidiens ne mentent jamais, Alfred. Ce qui n'est pas le cas des mots. Et il est sans doute de mon avis.

Non pas que Dick n'avait pas confiance en Bruce - il lui confirait sa vie sans aucun soucis - mais combien de fois avait-il mentit, ou omit la vérité, pour le "bien de tous" ? Parfois, il considérait ses sidekick et partenaire comme des pions manipulable dont seul lui avait le droit d'en avoir une vision d'ensemble. Une vraie obsession du contrôle. Dick ne lui en voulait pas, plus aujourd'hui en tout cas, de l'eau avait passé sous les ponts. Et après quelques années de leadership chez les Titans, il avait fini par comprendre la peur que pouvait ressentir Bruce chaque fois qu'un de ces protégés partaient en mission et risquaient sa vie pour le bien commun. Et il avait tant perdu au fil des années... Mais cette fois, Dick avait besoin de savoir quel Bruce était revenu de cette guerre. Après tout, Batman s’inquiétait pour tout le monde, mais qui s’inquiétait pour lui ?

Après avoir esquissé un sourire au majordome, il sauta du haut de son perchoir et, après quelques figures dont il a toujours eu le secret, atterrit avec une simplicité déconcertante, là où de nombreuses personnes se serait casser une jambe. Mais Dick avait répété ce geste tellement de fois que, parfois, cela lui était même plus simple que de marcher ou respirer. Alfred, loin d'être impressionner par une telle prouesse qu'il avait déjà vu des centaines de fois, sembla satisfait de la réponse du jeune héros, et se retira, avec un flegme britannique parfais. Nightwing était prêt à sortir à Gotham, pour la première fois depuis bien longtemps. Mais quel genre de Batman sera là pour l'accompagner ?
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MessagePosté le: Jeu 12 Oct 2017 - 15:05
La Batcave.
Bâtie dans les profondeurs du Domaine Wayne, elle s’est implantée dans un ancien réseau secret de conduites et de couloirs oubliés de la plupart des hommes, mais qui furent régulièrement utilisés au fil de l’Histoire – d’abord par des tribus des premiers hommes, puis amérindiennes, puis des pirates, puis beaucoup d’autres encore, jusqu’à la guerre de Sécession et les activités occultes de la famille régnante.
Redécouverte par le jeune Bruce Wayne lors d’une chute qui impactera toute son existence, et implicitement celle de toute la ville, cette immense zone souterraine a été déjà brisée, détruite, agressée à de nombreuses reprises après être devenue un chef d’œuvre technologique – mais elle fut toujours reconstruite, améliorée.

Comme son propriétaire, la Batcave résiste – et avance.
Même quand le Suicide Squad vient la détruire. Même quand la Présidente elle-même entend s’en emparer, et que son maître préfère l’anéantir que de la perdre.



Reconstruite, comme le cœur de Gotham City anéanti lors de la révolte, la Batcave est désormais flambant neuve, et elle a été même améliorée grâce aux talents conjugués de Lucius Fox, Harold Allnut, Bruce Wayne et Alfred Pennyworth.
Ce dernier, d’ailleurs, se retire après quelques mots échangés avec Dick Grayson – et ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire sincère, en revoyant l’ancien Jeune Prodige en ces lieux.
Le temps des difficultés relationnelles entre le maître des lieux et son premier apprenti est désormais loin, et le vieil homme sait que leurs liens sont désormais resserrés ; mais il demeure agréable de simplement ressentir la présence de l’acrobate ici, tant cela fait sens, cela semble… juste.

Même si Nightwing demeurera toujours un enfant du cirque, habitué à partir et à bouger, Alfred est persuadé que son foyer, sa demeure, son monde de repli – c’est ici.
La Batcave. Leur antre.
Là où un enfant rongé par la mort de ses parents et plongé dans la douleur et le déni a pu grandir et se reconstruire… au contact d’un autre, dans une situation similaire. Bruce Wayne a beau être plus âgé que Dick Grayson, le second a beau avoir été adopté officiellement par le premier, Alfred sait que leurs rapports ne sont pas filiaux ; ils sont fraternels, définitivement.


« Nightwing. »

Une voix profonde et gutturale s’échappe des ombres, avant qu’une forme ne s’en échappe lentement.

« Je suis prêt. »

La silhouette s’avance et se révèle alors massive et puissante…
… le Batman apparaît, sobre et calme.

« Je sais que la voltige est définitivement ta maîtresse la plus fidèle, et que bondir est un réflexe pour toi, mais… »

Un léger sourire glisse alors sur son visage, alors que la Batmobile à proximité (HJ/ celle de l’image plus haut /HJ) s’allume et ouvre ses portes.

« … prêt pour un trajet en voiture ? Tu verras que ma conduite s’est améliorée, depuis le temps. »

Le Chevalier Noir s’approche du véhicule, mais glisse son regard vers Nightwing avant d’y entrer.

« Je suis curieux de voir si le ténébreux Nightwing peut pousser les mêmes cris de terreur que l’oisillon Robin. »

La pique n’est pas méchante et se veut humoristique.
A quelques mètres, Alfred en sourit – satisfait et soulagé que l’homme qu’il a élevé parvienne enfin à sourire, à manier l’humour, et surtout à s’ouvrir à ses proches.
Bien des années ont passé depuis les débuts de Batman & Robin… mais cette soirée semble idéale pour un hommage à cette période folle !

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MessagePosté le: Jeu 12 Oct 2017 - 19:20
« Je te connais Bruce, ça fait une heure que t'es prêt et que tu m'observe, je voulais juste savoir combien de temps tu tiendrais avant d'avoir des crampes.

Dick s'amusait en imaginant Bruce, debout dans l'ombre dans son costume, immobile durant des heures, juste histoire de soigner ses entrées. Il s'était déjà demandé, tout jeune, lorsqu'il était encore Robin, si Batman faisait vraiment ça lorsqu'il apparaissait de nul part dans le dos de Dick, et avait toujours souhaitait éviter cette rigidité austère le jour où il devait reprendre le costume. Ce qu'il avait déjà fait. Plus d'une fois. Mais il lui était impossible d'imiter les gimmick de Bruce et Batman, il avait dû trouvé sa propre voie, ses propres codes. Et c'est pour cela que le costume de Nightwing lui allait bien plus. Surtout que se mouvoir avec l'énorme cape de Batman était toujours gênant, et ça Dick en avait horreur.

Batman commençait avec des traits d'humour. Dick en était impressionné. C'était tellement rare que ce n'était pas sans l’inquiéter. Batman était-il malade, ou amoureux peut-être ? Ou bien il voulait bien paraître aux yeux de son fils aîné et premier partenaire de la justice. Et c'était plutôt réussi. Dick regardait avec fierté son ancien mentor, père, frère et ami. Il avait peut-être fini par déteindre sur le sombre et rustre Bruce Wayne.

« Hey, c'est moi le sidekick rigolo ! Alors arrête de rire et concentre-toi sur la conduite. Elle s'est peut-être améliorer, mais les réflexes et la vue baissent avec l'âge.

Dick Grayson prit place dans la célèbre voiture. Il se demandait ce que la nuit allait réserver au vieux Dynamic Duo. La ville de Gotham était pleine de surprise, et chaques soirée était l'occasion pour les héros de risquer leurs vies pour des tas de raisons différentes. Un super-criminels décidé à accomplir sa folie et sa vengeance, un administrateur corrompus en quête de pouvoir, et même des extra-terrestres ou des méta-humains pouvaient s'inviter à la fête. Et des fois, il s'agissait simplement de contrebande, de braquage ou de mamie qui avait perdu leurs chats... Ces soirées étaient rares, cependant.

« Crier, crier... tu oublies que je risque ma vie chaque fois que je me met à la place du mort sur la voiture la plus dangereuse du monde. Et le tout en compagnie d'un vieux playboy qui a dû payer son moniteur pour avoir son permis. Crois de moi, il y a de quoi...

Le démarrage fulgurant de la nouvelle version de la Batmobile étouffa les dernières paroles de l'acrobate. Ils étaient enfin partis. Dick avait un peu d'appréhension, car il n'avait pas vraiment remis les collants depuis ce qui lui était arrivé avec Waller. Était-il encore à la hauteur ? A quel point son corps et son esprit avait-il été atteint, sans que lui-même ne s'en rende compte ? Dick avait besoin d'avoir le plein contrôle de son corps pour être efficace, mais après une remise sur pieds rapide, il surestimait peut-être ses capacités sur le terrain. Avoir Batman a ses côtés, comme au bon vieux temps, le rassurait. Comme lorsqu'il était enfant, et qu'il pensait qu'à côté du Chevalier Noir, il était invincible. La vision d'un Robin invincible aux côtés de Batman avait bien changé lorsque le Joker rua de coups de pied de biche son jeune frère Jason, jusqu'à ce que ce dernier en meurt. Le concept d'invincibilité avait été bouleversé pour lui, pour Bruce... pour tout le monde.

« Ton supra-ordinateur satellitaire de je sais pas quoi à détecter des mouvements suspects ce soir, où se sera une garde à l'impro ?
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MessagePosté le: Ven 13 Oct 2017 - 12:18
Un sourire s’esquisse lentement sur les lèvres pincées de Bruce, alors qu’il s’installe au volant de la Batmobile et que Dick réplique à ses petites piques ; la soirée débute bien, un événement devenu rare pour eux, et qui est fort agréable à retrouver.

« Batman n’a pas de crampe, petit. Les crampes se réduisent elles-mêmes quand Batman les regarde. »

Il allume le moteur, qui rugit soudain de puissance.
Il n’est pas un aficionado des voitures, mais ce type de son n’est pas mauvais.


« Sidekick, hein ? Dommage. Je pensais que tu avais pris une forme d’indépendance en devenant un Héros à part entière… mais, apparemment, tu te considères encore comme un assistant. C’est intéressant.
Tu as encore des petites roues à ton vélo, ou bien tu as peur d’enlever le contrôle parental de la TV ? »


Le véhicule bondit de sa place, et file directement dans le souterrain menant de la Batcave à l’extérieur. Avec expérience et talentueux, le conducteur mène la Batmobile au-delà d’une cascade, via un saut important qui ne cesse jamais de l’impressionner.
L’adrénaline – il aime ça, et sentir la présence de Dick à ses côtés rappelle des souvenirs de moments moins difficiles ; c’est bien.


« Je n’ai pas payé mon moniteur, Dick. »

Le Chevalier Noir lance pleinement les gaz, et tous deux débouchent sur l’une des nombreuses autoroutes menant à Gotham City ; en quelques instants à peine, ils arrivent dans les grandes artères de la cité, faisant crisser les pneus et retourner les regards du peu de gens encore dehors.

« Je n’ai pas eu de moniteur, en fait. »

Il aborde sèchement un virage, fait légèrement se soulever la Batmobile avant de donner un sacré coup de volant pour rabattre le véhicule et l’enfoncer dans la cité.

« Hormis les chauffeurs sauvages et criminels d’Amérique du Sud, qui m’ont appris à la dure à conduire – dans des courses illégales et dans des poursuites avec les polices corrompues. »

Bruce se tourne et esquisse un sourire volontairement surjoué, carnassier à son ancien apprenti.

« Le bon temps. »

Son attention se refixe sur la route, alors qu’il commence enfin à ralentir.

« Le satellite n’est pas encore lancé, et donc la veille criminelle n’est pas encore active… mais le Batordinateur surveille les ondes, et il semble qu’aucun événement spécifique n’ait lieu à Gotham. »

Sa voix a repris son calme, son sérieux et son professionnalisme.

« Pour l’instant. »

Tous deux savent très bien que la ville est susceptible de les surprendre, de les troubler dans des moments aussi calmes, et que ce sont eux qui doivent appeler le plus de prudence de leur part.
Ils ont raison, d’ailleurs – car un événement ne tarde pas à survenir.

Devant eux débouche, en effet, un véhicule filant bien trop vite, pétaradant et menant une conduite agressive. Ils la reconnaissent rapidement comme une voiture qu’ils ont déjà croisée…

… celle de Double-Face, qui semble bien pressé.

Sans un mot, le Batman accélère et se lance à sa poursuite.
Il ne dit rien et ne regarde même pas Nightwing – ils n’en ont pas besoin. Ils savent ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils vont faire.
Comme toujours.

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MessagePosté le: Sam 14 Oct 2017 - 11:11
« Roh... roule Batman. Tu risques un décollement de la mâchoire à force de sourire, c'est malsain.

Dick laissa cette première manche à Bruce, mais il ne fallait pas se leurrer, ce n'était pas par dépit mais par satisfaction. Il n'avait besoin de rien rajouter ce soir pour se rassurer sur l'état de son mentor. Batman était doué pour la tromperie et le mensonge, mais pas suffisamment pour tromper son ancien et premier Robin, qui le connaissait depuis bien trop longtemps. Le début de la soirée montrait un Batman souriant, heureux d'être aux côtés de vieux compères. Même Dick paraissait lugubre à ses côtés. Il était presque frustré, jaloux, de voir un Batman si bien portant. La mort de Jason, la blessure de Barbara... tout ça l'avait empiré. L’enlèvement et la séquestration de Dick l'avait rendu fou de joie ?

L'explication la plus probable est sûrement que Batman avait mûri émotionnellement. Ce qui était déjà exceptionnel. Depuis sa plus tendre enfance, Bruce était plongé dans une sorte psychose auto-destructrice, qui se réveillait plus où moins selon les périodes sombres de sa vie. Le Zur-en-Arrh en était un exemple flagrant.

Alors que Batman se la jouait un peu avec sa conduite sauvage provenant d'Amérique du Sud, il évoquait le satellite de surveillance, qui n'était pas encore opérationnelle. Dick craignait un peu ce système, qui, même s'il se révélait efficace, était un délit flagrant de violation de la liberté individuelle des gothamites, et un outil supplémentaire pour Batman de manipuler aux mieux les gens et sa ville, en les prenant pour des pions d'un échiquier géant que seul lui était capable de diriger.

« Tu n'as pas peur de réitéré des erreurs déjà commise avec ce truc ? Je veux dire, Brother Eyes aussi avait de belles intentions, au départ. Peut-être que les gens ont besoin de savoir comment Batman compte les protéger.

Certes, cela fragiliserait davantage le système en prévenant aussi les gens mal intentionnés, les hackeurs criminels et ce genre d'ennemis de Batman qui détournerait le satellite à leur propres avantages. Mais cela donnerait une nouvelle image de Batman qui fait confiance à la population. Il avait déjà fait un pas en prévenant sa famille, ce qui n'avait pas toujours été le cas avec les mesures qu'il avait décidé de prendre. Mais Dick n'était ni aussi intelligent, ni aussi calculateur que Bruce et sa vision d'ensemble n'était peut-être pas la même. Il était loin des cerveaux sur-développé de Bruce, Damian, Tim... ou Barbara. Mais il fonctionnait à l’instinct. Au cœur.

Mais pendant toutes ces réflexions, la voiture d'un ennemi bien connu du Dynamic Duo, Double-Face, déboulait devant eux. Ça y est, les choses sérieuses pouvaient enfin commencer. Batman accéléra, poussant la Batmobile à son maximum, et ils ne tardèrent pas à rattraper la simple voiture double-colore du criminel aux deux visages. C'était au tour de Nightwing d'intervenir. Il allait sauter sur le véhicule pour tenter de le faire s'arrêter, avant qu'ils ne provoquent des victimes par sa conduite folle. Le toit de la Batmobile se rétracta, et la voiture s'approchait doucement de Double-Face. Des sons de mitraillettes se firent entendre, mais rien ne passait le blindage du véritable tank du chevalier noir.

C'était désormais à Dick de s'élancer dans son numéro. Il se leva, prêt à sauter, assisté par l'impulsion mécanique de son siège. Mais soudain, le stress l'envahissait. Il sentait ses mains trembler. Que se passait-il ? Il avait fait cela des centaines de fois, et jamais il n'avait raté son coup. Il se revit dans la Batcave, quelques mois plus tôt. L'apparition de Waller. La Suicide Squad. La torture physique et psychologique qu'elle avait exercé. Bon sang, ce n'était pas le moment !

« Je vais bien, Batman. J'y vais.

Batman l'avait-il remarqué, son hésitation ? Évidemment, Batman remarquait tout. Un simple moment de faiblesse. Il s'élança alors et atterrit parfaitement sur le toit de la voiture de Double-Face. Plusieurs balles fusèrent dans sa direction, trop imprécise pour le toucher. Mais plus inquiétant encore, une équipe de junior, qui rentrait sans doute d'une épreuve sportive, traversait la route. En entendant les crissement des pneus, et les tirs de mitraillette, certains paniquèrent et les effets furent très différents selon les individus : certains étaient figé sur place, d'autre courant dans tout les sens. Dick jura en son fort intérieur. Pourquoi rien ne se passait jamais comme prévu !
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MessagePosté le: Lun 16 Oct 2017 - 11:29
Le Batman manipule et conduit à la perfection l’engin ultra-perfectionné qui fait office de véhicule. La course-poursuite envers le véhicule de Double-Face est enclenchée, et la majorité de sa concentration y est concentrée – mais son esprit est suffisamment exceptionnel et, surtout, expérimenté pour lui permettre de penser à autre chose.
Et même de répondre aux interrogations légitimes de Dick, sur le projet de satellite qui, déjà, a déchaîné les passions.


« Le risque zéro n’existe pas : j’ai bien conscience que les dérives précédentes peuvent revenir, et que cette idée pourrait provoquer le pire – mais, aussi, elle peut aider et vraiment améliorer les choses.
En ce sens, je ne compte plus fonctionner comme avant : je n’agirai pas seul. Le satellite sera conçu avec Lucius, Harold, Tim et Barbara, puis présenté à la Justice League, puis proposé aux autorités élues. La main finale restera celle des Héros, pour éviter des dérives autoritaires, mais les citoyens pourront participer et contrôler, aussi, via leurs représentants.
Je ne veux pas réitérer mes erreurs… mais je pense que nous devons passer à un autre niveau de protection et d’intervention. Le satellite peut aider. »


Bruce a conscience que cette conversation ne s’achève pas là – mais lui et Nightwing se concentrent alors sur des tâches plus urgentes, comme stopper l’ennemi.
Arrivant à hauteur du véhicule adverse, il active des commandes supplémentaires de la Batmobile, et ouvre le toit. Les deux engins vont très vite, trop vite, et le vent est agressif à cause de la vitesse… mais la manœuvre est connue, habituelle.
Dick et lui l’ont répété et usé pendant des années – le jeune homme va sauter, réaliser un salto magnifique, et entamer la première phase de l’attaque. Du moins, c’est ce qui est prévu… mais quelque chose cloche.


« Hrm. »

Il ne peut retenir un grognement, quand il comprend.
Dick va mal.
Les semaines passées dans la prison d’Amanda Waller, après le choc dû à l’arrestation brutale, l’ont impacté plus que Bruce le pensait – plus que Nightwing ne voulait le montrer. Il est, clairement, en phase de stress post-traumatique, et le Chevalier Noir grimace – non pas parce qu’il est gêné que son ancien élève ne puisse pas agir comme convenu, mais parce qu’il s’inquiète pour lui.


« Détends-toi. »

Sa voix lourde et puissante s’élève dans le vent, pour le rassurer.
Du coin de l’œil, il aperçoit les quelques adolescents qui s’avançaient sur un passage-piétons, et ont découvert avec horreur les deux véhicules qui sont désormais cote à cote ; le risque est grand, immense. Si certains jeunes s’enfuient, d’autres le font dans la mauvaise direction, d’autres encore restent sur place… il faut agir.
Maintenant. Et efficacement.


« Tiens-toi, plutôt. »

Bruce appuie sur un autre bouton de la Batmobile – et serre les doigts autour du volant. Ça va secouer.
Sans prévenir, le capot avant de la Batmobile s’ouvre, révélant un gigantesque lance-grappin qui se tourne vers le véhicule de Double-Face. Le grappin est immédiatement expulsé de l’engin, et vient pénétrer un pan entier de l’engin ennemi ; ce dernier ne l’arrête pas, néanmoins, et le grappin vient finalement s’enticher dans un mur en béton, à quelques mètres d’eux.
Sitôt la manœuvre réalisée, le Batman appuie sur un autre bouton – et bloque le filin d’acier du grappin. Les règles de la Physique ne tardent pas à l’emporter, et les deux véhicules lancés en pleine vitesse commencent à… dévier.


« Tiens-toi vraiment. »

Attirés par le grappin planté à quelques mètres derrière eux, impactés par le filin, les deux voitures effectuent un arc-de-cercle forcé. Le métal crisse, les pneus hurlent – mais les véhicules bougent, et finalement s’envolent dans les airs, la vitesse et la puissance du grappin allant en opposition.
La Batmobile et la Facemobile s’élèvent, donc, en tournant encore… avant de s’écrouler, ultra-brutalement, à quelques mètres du grappin – et à quelques mètres des enfants.

Le choc avec le sol est terrible, abominable.
Une fumée noire s’échappe de la Facemobile, et des gémissements ne tardent pas à se faire entendre ; le Chevalier Noir, lui, arrache la tôle froissée et tente de se dégager, en cherchant d’abord Dick du regard, après avoir vérifié que les jeunes sont saufs.
Encore une Batmobile de fichue… mais encore des vies sauvées. On ne peut pas tout avoir…

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MessagePosté le: Lun 16 Oct 2017 - 22:34
Alors que la situation devient critique, Batman tente de réconforter son ancien acolyte via le vocal. Difficile d'entendre quoi que ce soit au vu de l'agitation, mais Dick savait où son ancien mentor voulait en venir. Il le connaissait par cœur, il pouvait travailler avec lui les yeux fermé. Il l'avait déjà fait d'ailleurs. La Batmobile dévoila son arsenal et tira un énorme câble en direction de la Facemobile. Le chaos qui s'en suivait était ensuite prévisible. Dérapage, carambolage... et tutti quanti. C'était à cet instant que Nightwing devait faire fonctionner son instinct. Car si Batman croit avoir stopper la voiture – ce qui, théoriquement, sera bientôt le cas – avec sa manœuvre, la théorie du chaos fit son effet et Dick entrevoyait aisément les conséquences.

« Un acrobate ne s'accroche pas, Batman. Il saute !

Il sauta dans les airs avec grâce, sans hésitation cette fois-ci. Il ne réfléchissait plus, son cerveau n'était plus au commande. C'était son corps, sa maîtrise des mouvements instinctifs, qui fonctionnait en parfaite adéquation avec la situation présente. Il sortait un gadget, semble-t-il de nul part, qui ressemblait à un petit pistolet de carbone. Il tira quatre fois, et un filet étrange, d'une matière à la fois élastique et solide, se matérialisa, coupant la rue en deux. D'un côté les deux voitures folles. De l'autre les jeunes gens en danger. Il n'y avait qu'une jeune fille, de quinze an à peine, qui se trouvait du mauvais côté. Dick plongea dessus et la plaqua au sol, la protégeant de tout son corps des multiples morceaux de verres, de briques et de ferrailles qu'avait provoquer l'accident de la Facemobile. Le filet avait également amortit de nombreux débris, évitant des blessures graves ou partielles aux jeunes gens de l'autre côté. Le costume de Nightwing avait réussi à amortir la plupart des coups, même si de multiples coupures était visible sur le dos du héros, cela aurait été bien pire pour la gamine.

Nightwing se retourna. La fumée provoqué par l'accident des deux voitures ne lui permettait pas d'apercevoir ni Bruce, ni Double-Face. Ce qu'avait fait Batman était dangereux. Mais s'il ne l'avait pas fait, il y aurait eu des victimes. Si Dick n'avait pas réagit non plus. Mais grâce aux deux compères, personne n'avait la moindre égratignure. Un miracle presque au vue de la situation. Un miracle dont les deux justiciers étaient habitués à provoquer. Malgré tout, pour ces enfants, la pièce était tombé du bon côté.

Dick se releva, priant la jeune fille de fuir vers une ruelle et de trouver un flic qui traînait dans le coin. Il ne pouvait la certifier que le danger était passé. Malgré tout, au vu de l'ampleur des dégâts et des tonneaux aériens des deux véhicules, Dick doutait fortement que Double-Face s'en remette très rapidement. Il faudrait peut-être penser à appeler l'hôpital, d'ailleurs. Mais bon, il y avait une cellule médical à Arkham, cela lui suffirait amplement. Laissons les lits d’hôpitaux aux gens qui le méritait vraiment.

« C'est comme ça qu'on apprend la conduite en AmSud Batman ? En foirant une voiture par sortie ? La prochaine fois, c'est moi qui conduit.
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MessagePosté le: Mar 17 Oct 2017 - 11:25
La catastrophe a été évitée, oui.
Par Bruce et Dick.

Alors que le premier se relève, arrachant les bouts de carcasse qui le recouvraient et la tôle qui le gênait, il découvre les éléments mis en place par Nightwig pour assurer que tout se passe bien, pour éviter que les deux véhicules ne viennent endommager la zone ou faucher des victimes innocentes.


« Hrm. »

Il grogne – à cause de sentiments mitigés.
D’une part, il n’apprécie guère de ne pas avoir suffisamment analysé la situation, et d’avoir ainsi risqué des vies du fait d’une petite erreur d’étude ; oh, il pense bien que sa propre stratégie aurait fonctionné, mais les risques étaient plus grands… et c’est inacceptable, pour lui.
Cependant, il ne peut s’empêcher de grogner… positivement, en appréciant clairement la réaction de Dick. Ils se connaissent réellement, savent compenser les absences ou erreurs de l’autre ; et, même affaibli, même en plein stress post-traumatique, le jeune homme demeure… sûr. Il demeure lui-même.
Un Héros, définitivement.


« L’Amérique du Sud ne dispose pas de code de la route, Nightwing. Toi qui n’apprécies guère la conduite et préfères la voltige ou même la circulation par train, comme un hobo, y serais donc pleinement à l’aise. »

Bruce se tourne vers son ancien assistant, le découvrant en train d’aider une jeune fille avant de le regarder ; il lui adresse un signe, simple et clair.
Merci.
Entre eux, il n’y a guère besoin de plus – surtout dans une telle situation, où le danger rôde encore.


« Et tu sais très bien que personne ne conduit la Batmobile… »

Le Chevalier Noir s’avance dans les décombres de la Facemobile.
Trois corps, inconscients et blessés, y sont abandonnés ; vivants, heureusement, mais en sale état. Exprimer des remords serait mentir, mais il est malgré tout soulagé qu’il n’y ait aucune victime définitive.


« … hormis le Batman. Et il te manque clairement… un goût pour les couleurs, une cape, une cagoule, et surtout du style pour ça. »

Bruce, pris dans cette dynamique positive et humoristique, se tourne vers Dick pour esquisser un léger sourire.
Erreur.
Car à peine a-t-il fixé une partie de son attention sur Nightwing… qu’une volée de balles s’abat littéralement sur lui !


« HA ! »

Bruce se protège avec sa cape, et s’accroupit pour encaisser l’attaque.

« Bien joué, Batssie ! Mais c’est pas assez ! »

Une ombre apparaît à quelques mètres…
… celle de Double-Face, qui a survécu et utilise un fusil-mitrailleur pour se venger de ses assaillants !
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MessagePosté le: Jeu 19 Oct 2017 - 1:32
Batman, décidément, était tellement occupé à faire du « Dick Grayson » qu'il ne semblait pas tout à fait concentré à ce qu'il faisait. Il faisait des erreurs de calcul et d’inattention qu'il ne faisait pas habituellement. Peut-être était-ce sa volonté de changement qui avait du mal à se coupler avec l'habituel efficacité si terrible du Chevalier Noir. Quelques ajustements étaient peut-être à prévoir, et Dick faisait confiance à son ancien mentor pour trouver le bon équilibre, avec le temps. Lui-même avait réussi a devenir Batman, non sans mal, surtout avec un Robin tel que Damian Wayne. Batman pourra peut-être s'inspirer un peu de Nightwing. Mais ce n'était pas encore gagner. Le maître avait encore besoin d'apprendre de son élève.

Double-Face tira sans prévenir sur Batman, trop occupé à parler pour riposter. Il se protégeait derrière sa cape pare-balle, mais pouvait difficilement bouger, attendant sans doute l'ouverture, le rechargement forcément nécessaire de l'arme de Double-Face. Mais une balle pouvait mal ricocher, pénétrer l'armure... Dick n'allait donc pas laissait donc pas faire le criminel. Il sortit ses bâtons de combat et s'élança dans l'action. Il sentait ses membres frémir, pris de soudain tremblement comme quelques minutes auparavant, dans la batmobile. Il sera les poings et sauta en l'air, en direction de l'ancien procureur, Harvey Dent. Il assena un coup sur la tempe du criminel, qui avait laissé son flanc à découvert pour tirer sur Batman.

« Hey, Double-Face, nous aussi on est deux ! Tu m'as oublié ?

Le criminel tomba au sol, inconscient. Nightwing tendait la main vers Batman, qui s'était accroupi et affaissé pour encaissé les rafales du criminel. Il esquissait un sourire à l'encontre de son confrère. Il était toujours là, malgré les années, à protéger ses arrières. Il n'était plus Robin, et ce depuis un long moment d'ailleurs, mais il l'avait été pendant si longtemps, c'était le genre de réflexe qui ne s'oubliait pas. Il avait été le premier acolyte de Batman, et aujourd'hui il se battait à ses côtés en égal. Dick chérissait encore ces moments de sa vie où ils n'étaient que trois. Bruce, Barbara et lui. Ce qui avait suivi cette période avait infiniment plus compliqué. Mais c'était aussi comme cela qu'on grandissait. Dick ne regrettait rien.

« J'espère que le satellite sera plus vigilant que toi. Le coup du criminel qui te tire dessus en hurlant c'est du classique pourtant. C'est pas la règle numéro un ou deux de Batman ? Toujours sur ses gardes ?

Dick taquinait son ancien mentor, et fit un tour d'horizon pour voir si les passants avaient bien tous été épargné par la folie de ce soir. Il faisait comme si de rien était auprès de Bruce, même s'il savait ce qui s'était passé à deux reprises ce soir. Les tremblements, la crispations... les symptômes, Bruce les connaissait et les avait remarqué. Et si jamais Barbara l'apprenait, elle ne le laisserait pas sortir le costume du placard de si tôt. La vie cloué dans un appartement à attendre que celle qui le soignait de sa convalescence termine sa journée de son nouveau job d'inspecteur, ce n'était pas vraiment l'idéal pour l'ancien trapézistes de cirque qu'il était. Il fallait qu'il bouge. Il ne pouvait pas rester immobile longtemps. Il était un Grayson Volant. Il était Nightwing.
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MessagePosté le: Jeu 19 Oct 2017 - 15:29
Le Batman demeure sur la même position, mi-debout, mi-accroupi, le bras levé, la cape pare-balles dressée comme protection.
En dessous, il grimace – et fulmine.
Il a commis une erreur, il le sait. Tout à son plaisir de retrouver Dick, de collaborer avec lui, de reprendre leurs vieux réflexes, mais aussi de glisser quelques notes d’humour inattendues mais auxquelles il commence à prendre goût, il a été… distrait. Et est en train d’en payer les conséquences.


« Grumpf. »

Il grogne, et tente d’avancer… en vain.
Double-Face continue de tirer, et de bien tirer ; il parvient à viser parfaitement le Chevalier Noir, et semble en avoir beaucoup dans le chargeur.
La position est difficile à tenir – mais il doit continuer.

Heureusement, pas longtemps… car Nightwing décide d’agir.
Quelques mots du jeune homme arrivent à ses oreilles, au milieu du chaos et de la fureur des balles. Harvey Dent est un esprit brillant, un combattant acharné, mais il ne dispose ni de l’expérience, ni de l’entraînement nécessaires pour parer une telle attaque.
Bien logiquement, il s’avère démuni face au coup de Dick – et s’écroule, inconscient.


« Hem. »

Le Chevalier Noir baisse sa cape, puis la vérifie – elle est endommagée, il faudra la reprendre ; à ses pieds, il découvre des dizaines de balles stoppées, et grimace.
Cela n’aurait jamais dû se produire.
Et alors qu’il s’avance, lentement, au milieu des décombres et des douilles, il lève un regard terrible, qu’il fixe sur le visage de Dick quand ce dernier glisse une petite réflexion, proche de la provocation.


« Règle numéro deux. »

Sa voix est soudain froide, sèche.

« La première est d’assumer ses faiblesses, de les compenser plutôt que de les cacher. »

La réplique est plus brutale qu’il ne le voulait.
Plus tard, il s’en voudra ; sur l’instant, il la considère méritée.


« C’est un gâchis. »

Son regard épouse lentement la zone, les gravats, les ruines.
La Batmobile est détruite, la Facemobile aussi, la rue est brisée, les bâtiments ont été impactés ; et ils ne sont en ville que depuis quelques minutes.
Il appuie sur un bouton situé sur son gant droit, puis se tourne vers Dick ; s’il a toujours envie de s’ouvrir et d’être moins dur, son moral a clairement glissé vers le dur depuis ces événements, et il n’en est pas encore revenu.


« Le Batplane arrive. »

Il se détourne de lui, et s’approche d’une zone plus aérée.
Sa colère demeure. Il faudra encore un peu pour qu’elle redescende…

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MessagePosté le: Lun 23 Oct 2017 - 13:06

GRAYSON
Dick

WAYNE
Bruce

「 Comme au bon vieux temps ?」
Batman est sévère. Après avoir faibli contre Double-Face. Après avoir provoqué un terrible accident qui aurait pu tuer et les passants, et les occupants de la facemobile... Après tout ça, son ton était devenu plus sec, et il avait en quelques sortes rejeté à la faute à Dick. ''Assumer ses faiblesses'', ''Les compenser plutôt que les cacher''. Comment pouvait-il dire ça à Nightwing. Lui qui avait sauvé des dizaines de vies déjà ce soir. Lui qui avait empêché le véhicule de Batman de blesser des civils, des adolescents. Lui qui avait assommé Harvey Dent. Et sauvé le Batman, qui s'était placé dans une bien mauvaise position face à son ennemi. Et s'il avait dû faire tout ça, c'est parce que Batman n'avait pas été à la hauteur. Il avait fait des erreurs de jugement, de calculs, de concentration. Et c'était à Nightwing qu'on faisait les reproche ? Il se remettait à peine sur pieds depuis sa capture par Waller. A quoi s'attendait bien Bruce ?

Pourtant, Dick avait beau se visualiser la scène, impossible de savoir ce que Batman reprochait à l'attitude de Nightwing. Il avait eu des moments de faiblesses parfaitement compensé par son abilité et ses réflexes. Son corps ne l'avait pas abandonné et c'était ce qui comptait le plus. Il avait réussi a agir instinctivement.

« Je vais BIEN. Batman, si tu arrêtais de bien vouloir me reprocher tes propres problèmes, pour une fois. Parce que si quelqu'un à merder sur ce coup, ce n'est pas moi. Tu me demandes de ne pas cacher mes faiblesses. Très bien. Alors arrête de te voiler la face, et assumes tes propres faiblesses ce soir. Parce que ce n'était pas digne du Batman.

Il n'allait pas laisser son ancien mentor s'en tirer à si bon compte. Il n'allait pas se laisser faire. Il n'était plus Robin. Il avait, il y a des années de cela maintenant, décidé de prendre son indépendance car il ne supportait justement plus les attitudes de Bruce à son égard. Il le prenait toujours pour le jeune enfant irresponsable qu'il avait accueillit. Et il avait pris un gamin paumé et violent pour le remplacer car il n'avait pas supporter son échec avec Dick, son manque d'autorité. Et il avait causé la mort de Jason, qui n'était pas prêt à devenir Robin. Peut-être même avait-il causé la blessure de Barbara par négligence, quelques temps après. Et récemment, il avait perdu sa fille, Helena, qu'il avait eu avec Selina. Quand est-ce que Batman allait arrêté de projeter ses erreurs sur Dick et se regarder en face, dans un miroir.

« Cela ne la ramènera pas. Ton satellite ne la ramènera pas non plus. Je te connais, je sais où tu veux en venir. Je sais les raisons qui t'ont pousser à devenir ce que tu es – il évoquait les parents de Bruce, sans le dire clairement, car il savait que toute référence à des faits de leurs vies secrète étaient interdite sous les costumes – et je sais ce qui te pousse aujourd'hui dans ce projet. Tu veux à tout pris empêcher un nouveau drame de se produire. Alors, au lieu de me faire la morale, dis le moi. Dis le moi que tu as peur de me perdre, moi aussi. Exprimes-toi, et pour de vrai. Arrête de te cacher sous ce masque de mépris, de sévérité et de solitude.

Nightwing ne savait pas s'il était allé trop loin. Bruce avait une façon particulière de s'exprimer, et c'était en général cela qui provoquait le plus de dégâts au sein de la Bat-famille. Et Dick avait toujours été celui qui le poussait vers la lumière, quand il s'enfonçait toujours plus dans les ténèbres. Il a failli perdre Jason, Barbara, Stephanie. Damian avait embrassé son côté obscur, Dick avait était kidnappé sous son nez. Et il avait perdu Helena. A cause de l'homme qui gisait au pied de lui. Harvey Dent. Son ancien ami proche, qu'il avait lui aussi perdu suite à la tragique agression du Boss Maroni. Oui, Batman avait beaucoup perdu, et avait encore beaucoup à perdre. Mais il n'était pas seul.

« Je suis là Batman. Tu n'es pas seul.


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MessagePosté le: Lun 23 Oct 2017 - 15:43
Le Batman s’est tourné et fixe les airs.
Il n’offre que son dos, à Nightwing.
Un signe évident de mépris, de punition ; qui provoque, sûrement, la goutte d’eau qui justifie l’explosion du jeune homme, qui n’en tient plus et livre ses vérités à son ancien mentor.

En soi, ce dos tourné a des avantages – déjà, de permettre à Dick de tout dire, et de tout envoyer au visage de Bruce.
Mais, surtout, cela permet à Bruce de ne pas exposer sa réaction faciale… et, donc, cela permet à Dick de ne pas voir combien son argumentaire et ses mots créent une colère pure chez son interlocuteur.


« Hrm. »

Son grognement est une inspiration difficile.
Après quasiment deux minutes d’apnée, dictée par cette fureur qu’il contrôle ; difficilement, certes. Mais qu’il contrôle malgré tout.


« Tu as tort… et raison. »

Sa voix… est calme. Lente. Posée.
Mais presque trop calme, trop lente, trop posée.
Il se contrôle, cela se sent.


« Tu as tort, car il est évident que tu souffres d’un choc post-traumatique, qui doit être pris au sérieux. Il ne t’a pas empêché d’agir au mieux, et cela est donc positif pour ton rétablissement – mais tu dois y veiller. Ou j’en parlerai à qui de droit. »

La référence à une certaine rousse autoritaire est limpide, nul besoin d’en dire plus.

« Mais… tu as également raison. J’ai commis une erreur, ici, en agissant sans prudence… dès lors que j’ai vu la Facemobile. »

Le Chevalier Noir se tourne légèrement, n’offrant plus que le profil à Dick.
Son regard se fixe sur Double-Face, au sol ; une grimace de dégout glisse sur son visage, avant qu’il n’attrape quelque chose à sa ceinture – et tire sur le corps inconscient.
Nightwing découvre rapidement qu’il s’agit d’un taser… qui provoque une gerbe d’électricité, et une transformation chez le criminel ; qui devient, quasiment instantanément… de l’argile.


« Ce ne pouvait être lui – car je me suis occupé de lui, après… après… »

Bruce prend une grande inspiration, puis envoie une petite sphère dans l’argile, qui se transforme immédiatement en glace.

« J’ai été perturbé. Cela n’arrive plus. »

Il soupire – puis se tourne, finalement, vers Dick.
Qui découvre un masque de douleur, de colère difficilement gérées.


« Par contre… il y a quelque chose, dans ton discours, qui doit être rappelé. »

Il n’avance pas. Il ne s’approche pas. Il ne hausse pas le ton.
Mais tout, en lui, démontre la colère – et l’envie d’en découdre, d’exprimer littéralement cette souffrance et cette fureur en brisant tout ce qui l’entoure.


« Ne parle plus d’elle. Ne parle plus d’eux.
Tu n’en a pas le droit – personne n’en a le droit.
Tu as conscience de ton importance à mes yeux, et je la confirme… mais n’en a abuse pas. Je ne laisserai personne me rappeler ces pertes, et encore moins mes proches – du moins, s’ils veulent le rester. »


Le vrombissement de moteurs approche.
Le Batplane est presque là.


« Et si cela te déplaît… »

Le Batman se détourne, et refixe son attention sur les ténèbres nocturnes de Gotham City.

« … tu peux oublier la localisation de la Cave, comme cela t’es déjà arrivé. »

Bruce veut s’ouvrir, moins se fermer, être plus proche des siens.
Sauf maintenant.
Maintenant, il souffre. Maintenant, il a honte. Maintenant, il subit le contrecoup du décès de sa fille, et de son échec du jour.

Maintenant, il se referme sur lui-même.
Littéralement.

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MessagePosté le: Mar 24 Oct 2017 - 21:24

GRAYSON
Dick

WAYNE
Bruce

「 Comme au bon vieux temps ?」
Nightwing a mis Batman en colère. Il le savait. Il a parlé de ses parents, Thomas et Martha Wayne, tués à Crime Alley par Joe Chill. Il a parlé de sa fille, Helena Wayne-Kyle, assassiné par Harvey Dent. Il a parlé de ses erreurs, des gens qu'il aurait pu blessé ou tué ce soir. Il avait bravé des interdits. Il le savait. Mais il n'avait pas à craindre Batman. Ce dernier n'hésitait jamais à dicter ses vérités aux autres membres de la famille. Et Dick n'était plus un enfant. Il avait le droit de lui parler, d'égal à égal. Car il voulait par dessus tout que celui qu'il considérait comme un frère et un père aille bien. Ou mieux. L'objectif de cette sortie était de vérifier comment allait Batman. Et il a bien fait illusion. Quelques minutes. Avant d'affronter leur premier criminel.

Bruce l'avait d'ailleurs menacé de prévenir Barbara de son état si Dick refusait à se rétablir comme il le fallait. Batman était l'un des meilleurs pour savoir comment blesser ses adversaires... ou ses alliés. Barbara en avait suffisamment bavé comme ça. Terriblement affectée par la bataille de Métropolis, où Dick l'avait laissé gérer les jeunes de la Bat-famille, et kidnappée par Waller le même soir, libérée par Batman, réfugiée en Russie, elle a tout de même participé activement à la libération du Boy Wonder. Elle avait raccroché sa cape et avait décidé de suivre les traces de son père, tout en soignant un Dick convalescent à Star City, puis à Gotham. Et le jeune homme s'était promis une chose. Elle ne souffrirait plus à cause de lui. Était-ce une excuse pour lui mentir sur son état ? Pourtant, c'était bien sur elle qu'il prenait exemple. Elle avait survécu à des situations bien plus difficile, et avait réussi a s'en relever. Il ne se laisserait pas abattre par ses démons.

« Alors c'est bien ça, hein ? C'est ça le nouveau Batman ? Tu essayes de persuader tout le monde que tu n'es plus le même, que tu as appris de tes erreurs, que tu ne les reproduira pas. Mais d'un autre côté, on se retrouve comme il y a dix ans. Soit je fais ce que tu m'ordonne, sois je peux déguerpir. Il y a Batman au dessus qui dicte, et les autres qui écoutent – et en pâtissent.

Le Bat-plane était arrivé. Le Batman était désormais totalement fermé au dialogues, en proies à ses anciens démons. Il souffrait. Dick le savait. Dick voulait l'aider. Mais Dick pensait également aux autres. Damian, Tim, Stephanie, Cassandra, Jason, Barbara. Et même Duke, le nouveau protégé du Chevalier Noir. Nombreux sont ceux qui sont partis, nombreux ont déjà été les victimes collatéral de la noirceur de Batman. Jason, Cassandra et Damian avait claqué la porte de la Batcave. Barbara avait raccroché la cape. Tim avait fait une terrible erreur et devait en payé les conséquences. Quant à Stéphanie et Duke, ils étaient trop inexpérimentés. Il ne restait donc que Bruce... et Dick. Les deux souffraient de maux différents. Mais le Boy Wonder avait tourné le dos à tout cela bien trop longtemps.

« Tu n'es plus apte à protéger qui que ce soit. Et c'est bien ce qui te fait le plus peur. Tu as eu des pertes terribles toutes ces années. Mais je vais t'en apprendre une nouvelle : comme nous tous ! C'est bien pour ça que tu nous a recueilli, et accepté, non ? Parce qu'on partageait ça en commun avec toi ! Un passé brisé ! Tu nous as aidé à surmonter ça, quand toi tu étais seul ! Et maintenant que ça recommence, tu refuses mon aide. Mais cette fois je ne fuirais pas. C'est à moi qui revient de les protéger, tous. De toi.

Dick s'en retournait. Il refusait de monter dans cette avion, avec Bruce dans cet état. Il avait explosé la Batmobile parce qu'il avait vu des réminiscences de ce qu'il aurait bien voulu oublié. Clayface avait joué un beau tour à Batman. Mais si le stress post-traumatique de Dick était un problème flagrant, qu'il fallait soigner, celui de Bruce était plus profond et plus subtil. Et plus dangereux. Cette histoire de satellite allait encore plus loin que ça, et rendait Batman plus dangereux que jamais. Il allait espionner, contrôler les informations du monde entier. Pour le bien de la population ? Ou celui du Chevalier Noir ? Son obsession du contrôle... cela ne pouvait plus durer. Dick ne le permettrait pas.

Et même si pour cela, les tensions entre Batman et lui devait renaître.

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MessagePosté le: Mer 25 Oct 2017 - 12:07
Bruce continue d’être dos à Dick, durant toute la réponse de ce dernier.
S’étant retourné pour faire face au Batplane qui approchait, il a une nouvelle fois entendu les reproches, les piques, les attaques de son ancien élève sans le regarder en face. Ce fut, une nouvelle fois, une plutôt bonne idée, pour éviter que l’aggravation de leurs répliques et de leurs discours ne s’intensifie en découvrant les émotions terribles qui passent sur son visage, au fil des mots de Nightwing.


« Tu souhaites les protéger. De moi, donc. »

Sa voix s’élève dans le silence tendu de la ruelle.
Au-dessus d’eux, le Batplane s’est figé, flottant silencieusement. Il a créé une zone tampon autour d’eux, empêchant les sons d’aller et venir ; ce qui se dit ici restera ici, entre eux.


« Mais comment comptes-tu les protéger… alors que tu as passé ton existence à courir les routes ? »

Il se retourne, et plonge un regard terrible sur Dick, qui s’était déjà détourné de lui, pour partir.

« Sois honnête, Nightwing : tu es un homme de cirque, un itinérant. Tu ne seras jamais sédentaire, ce n’est pas toi… ce n’est pas dans ton sang, dans tes tripes. Dis-moi, alors : comment comptes-tu les protéger ? Comment comptes-tu être là, pour eux ? »

Sa voix est froide, terrible. Elle ne comporte ni agressivité, ni tension.
Cela ne rend ses mots que plus violents.


« Tu me dis que je ne tiens pas mes engagements, que je demeure le même, que tu te crois encore il y a dix ans… tu as tort. Tu sais que tu as tort. Comme tu sais que, même si je ne sous-estimerai jamais l’ampleur de vos pertes… j’ai bien plus perdu que n’importe lequel d’entre vous. »

Ses poings se serrent, son cœur se crispe. L’instant est terrible.

« J’ai perdu mes parents… et je fus seul, abandonné. Oh, Penny-One était là, bien sûr, mais tu sais très bien qu’il s’en est tenu à son rôle – à un rôle.
Je sais ce que tu as perdu. Je sais ce que Jason a perdu. Je sais ce que Tim a perdu. Je sais ce que Barbara a dû affronter.
Mais… j’étais là, Nightwing. Pour chacun d’entre vous. J’étais là. Oh, j’ai conscience d’avoir été imparfait – d’avoir mal fait. Mais j’ai essayé. J’ai tenté d’être là, d’aider, de donner un cadre, de diriger votre colère, de l’apaiser. Penny-One a plus fait, pour vous, que pour moi – et tu le sais. Il a pris conscience de son rôle, et est plus intervenu pour vous que pour moi.
Je ne lui en veux pas – et je suis fier d’avoir pu vous aider, d’avoir pu vous empêcher de devenir… moi. »


Il prononce ce mot avec dégoût, et cela se sent.

« Ne me dis pas que vous avez subi ce que j’ai subi, Dick. Ne me dis pas que tu as ressenti, aussi, la perte de repères et l’abandon quand tes parents sont morts, que tu as depuis plus de trente ans un creux qui ne se résorbe pas – car c’est faux, j’ai tout fait pour te l’éviter, et je crois avoir réussi.
Ne me dis pas que tu as subi aussi la perte d’un fils que tu n’as pas su protéger. Ne me dis pas que tu as subi la blessure d’une proche parce que tu as toujours laissé en liberté un monstre qui mérite la corde. Ne me dis pas que tu as vu ton élève perdre ses deux parents parce que tu l’as entraîné dans cette folie – car c’est faux, et tu le sais.
Ne… ne me dis pas que tu as subi la perte d’un enfant, Dick. D’un autre. D’un… d’un bébé, que tu n’as jamais pu connaître, qui a été laissé mourir par un dément qui t’en veux personnellement.
C’est… ce serait faux, Dick. J’ai conscience de ce que vous avez subi, et je le regrette… mais, pardonne-moi cet égocentrisme, mais tu ne comprendras jamais ce que j’ai perdu. »


Le discours est brutal et direct, il tape au cœur – car il vient du cœur.
Mais, alors qu’il vient de livrer un tel uppercut, Bruce pousse un profond soupir… et reprend, d’une voix soudain moins tendue.


« Mais… tu n’as pas tort. Tu as raison. »

Il baisse les yeux, et s’accroupit à proximité du tas d’argile qu’est Gueule d’Argile, inconscient pour l’instant. Il laisse son regard dérivé en reprenant, avec un ton d’une véritable tristesse.

« J’ai échoué, ce soir, et tu as sauvé la situation. Tout comme je ne l’ai pas reconnu… tu avais raison, donc, il y a eu une réminiscence de celui que je fus – et que je ne veux plus être.
Cependant… »


Bruce relève son regard, pour espérer le poser sur celui de Nightwing.
Ce dernier pourrait y voir, s’il l’acceptait, une tristesse sincère, mais aussi une détermination réelle.


« … tu as besoin de soins, tu en as conscience. Tout comme tu as conscience que les… événements de ces derniers mois, s’ils m’ont poussé à vouloir changer, ont un impact sur moi.
Je… n’ai pas pu la protéger, Dick. Plus encore que Jason, Barbara, les parents de Tim ou d’autres… elle était un bébé. Innocent, vulnérable, incapable de se défendre.
Et je n’ai pas… je n’ai rien pu, pour elle. Alors que j’aurais dû.
Alors, si je comprends tes reproches, tes craintes, ta fureur… si tout cela est légitime, et si je… je veux travailler dessus… »


Il pousse un soupir de désespoir, et rebaisse des yeux rongés par la douleur.

« … pardonne à un père indigne et brisé les errances de son coeur, je t’en prie. »
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MessagePosté le: Mer 25 Oct 2017 - 22:54

GRAYSON
Dick

WAYNE
Bruce

「 Comme au bon vieux temps ?」
Alors que Dick était persuadé que Batman en avait fini avec lui pour le reste de la soirée, il se fait surprendre par le retour de ce dernier, qui n'avait finalement pas encore pris son véhicule volant, qui était désormais en vol stationnaire dans la rue depuis un moment. Il était évident que ni l'un, ni l'autre ne pensait tout ce qu'il disait, ou en tout cas ils ne voulaient pas s'affronter, rentrer dans un nouveau conflit d'ego interminables, qui ne ferait que leur nuire. Mais ils étaient comme ça. Ils étaient des hommes avec une histoire, un passé communs, semblables. Mais avec une façon de pensée différentes.

Batman met d'ailleurs en évidence le modèle de vie de Nightwing. Un enfant du cirque, toujours à se mouvoir, à bouger. Ne peut jamais rester sur place. Former une famille ? Trop difficile pour le Boy Wonder.

« Bruce, tu as raison. Je ne peux pas être toi. Je ne l'ai jamais désiré. Et le jour où j'ai dû le devenir, à mes dépends, cela c'est avéré plus complexe que je le pensais. Je n'ai sans doute pas tout réussi. Mais quand tu es revenu, tu as été accueilli par une famille identique. Meilleure même. Damian s'était assagie. Barbara avait retrouvé ses jambes. Tim et Cassandra était devenue indépendant. Jason était revenue vers nous. Je ne dis pas que c'est grâce à moi, et je ne le pense pas. Et tous ces maux ne sont pas à t'imputer, non plus. Mais j'ai trouvé une autre façon d'être Batman, et ça nous a réussi. Tu m'as appris beaucoup de chose, bien plus que n'importe qui d'autre. Je ne suis pas toi. Tu n'es pas moi. Mais peut-être que c'est maintenant moi qui doit te montrer la voie. Car c'est ce que j'ai toujours voulu, en tant que Nightwing. Inspirer. Donner l'espoir. Tout ce que tu as toujours refusé de faire, parce que... je ne sais pas. Parce que tu détestes ce que tu es. Étre le Batman. Peut-être que ça te dégoûte au fond.

Batman a raison, Dick n'a pas connu ses pertes. Il n'a pas perdu un fils à cause du Joker, mais un frère. Il n'a pas subis la blessure d'une proche, mais le handicape et la dépression de celle qu'il a toujours aimé. Il n'a pas vu un élève perdre ses deux parents, mais un ami. Et qui d'autre ? Nightwing avait aussi perdu, en dehors de Gotham. Jericho, Chal'Andar... de nombreux Titans avaient été tués ou blessés, et il était leur leader. Peut-être qu'il ne saura jamais ce que c'est de perdre une fille, un nouveau-né, de la main d'un ancien ami. Peut-être que jamais il ne pourrait vraiment savoir ce que Batman ressentait. Et au fond, ce n'était pas un concours de malheurs, à savoir celui qui avait le plus souffert était celui qui avait le plus d'excuse. Ils étaient tout les deux meilleurs que ça.

« Mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas changer. Je sais que tu essayes, vraiment. Tu n'as pas pu la sauver, et tu n'aurais peut-être simplement pas pu. Malgré tous nos entraînements, nous ne sommes que des hommes. Même Clark ne peut pas sauver tout le monde. Et tu sais comment il serait abattu si ça lui était arrivé. Et tu sais aussi très bien ce que tu lui aurais répondu. Tu veux que je me soigne, que je prenne soin de moi, très bien. Mais je veux que tu le fasses. Nous souffrons tout le deux d'un traumatisme, différents mais bien présent. Et aucun de nous deux ne peut s'en sortir seul. C'est bien pour cela que nous formons une famille non ?

Dick posa une main sur l'épaule de son mentor. Il sait que Bruce va mal. Très mal. C'était normal. N'importe quel père souffrait de la perte de son enfant, et ce peu importait l'âge. Selina aussi souffrait sans doute. Mais il ne fallait pas baisser les bras. Le mal ne pouvait l'emporter sur eux. Sinon...

« Je n'ai rien à te pardonner. Je veux juste que tu me laisses t'aider. Juste cette fois. C'était ta fille. C'était ma sœur. Tu m'as aider quand j'ai perdu les êtres les plus chers à mes yeux. C'est peut-être juste l'heure de payer ma dette.

Dick avait la larme à l'oeil, même s'il était difficile pour qui que ce soit de s'en rendre compte, derrière son masque. Il se demandait si c'était également le cas de Bruce, où si ce dernier avait déjà pleurer toutes les larmes de son corps lors de ses moments de solitudes. Mais il était temps de rentrer. Ni l'un, ni l'autre n'était en état de continuer, ce soir.

« Retournons à la Batcave. Tel que je le connais, Alfred à tout écouté et est en train de nous préparer un bon chocolat chaud !


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MessagePosté le: Jeu 26 Oct 2017 - 16:51
Le Batman ne bouge pas.
Pendant un long instant.

Accroupi, devant le tas de glaise qu’incarne Gueule d’Argile, le regard perdu sur cette allée salie, l’esprit enfoncé dans des souvenirs terribles… il va mal, clairement.
Mais il écoute, malgré tout.
Il écoute les réponses de Dick. Il écoute les faits qu’il développe, et qui sont vrais. Il écoute son bilan, il écoute ses offres d’aide, il écoute et il sait, il comprend, il voit la main tendue par son ancien élève.

Sans s’en rendre compte, Bruce frissonne quand Nightwing le touche.
Il n’est pas habitué.
C’est agréable ; mais il n’est pas habitué. Et il ne sait pas comment gérer.


« Hrm. »

Il grogne, puis soupire.
Secoue la tête.
Et relève des yeux rongés par la tristesse vers son fils adoptif – vers son héritier. Vers son frère, finalement.


« Je ne suis pas fier de ce que je suis, Nightwing. Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait, parfois, et je… en effet, je n’aime pas ce que je suis devenu. Ce que j’ai dû devenir. Ce que j’ai décidé de devenir, pour que d’autres ne subissent pas ce que j’ai subi. »

Sa voix est lente, posée. Traînante, surtout.

« Je ne suis pas fier de ce que je suis, ou de certaines choses que j’ai faites.
Néanmoins… néanmoins, je t’ai entendu. Je t’ai entendu me gifler, au figuré, et me pousser dans mes retranchements. Je t’ai entendu me contredire, je t’ai entendu me provoquer, je t’ai entendu chercher à me choquer… pour que je m’ouvre, et que j’accepte ton aide.
Je ne suis pas fier de tout, non… »


Un léger, très léger sourire glisse alors sur ses lèvres.

« … mais je peux, au moins, être fier d’avoir réussi à participer à l’éducation de quelqu’un comme toi.
Je… suis fier. De toi. »


Il se relève, lentement. Laisse son regard dériver autour de lui, sur les gravats, les ruines, la Batmobile et la pseudo Facemobile endommagées.
Il hausse les épaules, puis se retourne vers Dick. Et sourit, encore ; un peu, au moins.


« Tu as… raison.
J’ai besoin d’aide. Besoin… de vous. »


Il hausse, légèrement, les épaules.

« Il me faudra du temps, mais… ça peut être bien, oui. »

Bruce lui adresse un petit signe de tête, puis se tourne vers l’échelle du Batplane qui vient de descendre, suite à un appel signalé via son gant.

« Rentrons.
Rentrons, j’ai… »


Alors qu’il monte les échelons, il se tourne vers Dick et esquisse un autre sourire timide.

« … je crois que j’ai besoin de manger. Et de dormir. »

Il n’a besoin de rien d’autre – le pas, l’avancée, l’effort sont évidents.
Il disparaît donc dans le Batplane, rapidement rejoint par Dick. L’appareil récupère les ruines des véhicules, puis file dans les airs.
Direction la Batcave. Direction leur foyer.
Direction la Famille, tout simplement.


(HJ/ Je pense qu’on peut s’arrêter là. Merci pour cet EXCELLENT sujet, très fort et très bien fait. Ce fut un plaisir ! /HJ)

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