[JSA] Paris is burning

Invité

MessagePosté le: Sam 14 Oct 2017 - 9:02

I. 2, avenue Gabriel - 75008 Paris
Ambassade des Etats-Unis en France
Aujourd'hui - La Nuit



L'Ambassadeur n'était pas un homme habituellement nerveux. Il représentait les intérêts des Etats-Unis d'Amérique à Paris et si cela l'amenait, par moments, à aller fournir des explications parfois gênante à son voisin, résidant au Palais de l'Elysée, quant au comportement des USA dans le monde, le poste avait ses avantages : il vivait dans la plus belle ville du monde et dans un pays en paix. Et beaucoup de ses collègues du corps des ambassadeurs auraient aimé pouvoir en dire autant !

Pourtant, Paris n'était pas toujours une fête... comme il venait de le découvrir et comme l'un des attachés militaire de l'ambassade venait certainement de le comprendre !

Tout cela était fort embêtant et ne risquait pas d'arranger ses affaires. Et l'Ambassadeur, s'il souhaitait obtenir le recours d'une aide extérieure, ne voulait absolument pas de la CIA ou d'une quelconque agence de barbouzes.

D'une part, parce qu'il n'avait aucune confiance en leur efficacité ou en leur discrétion : il voulait absolument éviter d'être mêlé à une tuerie en plein Paris ! Et puis, d'autre part, il avait bien compris que face à la menace qui avait réussi à faire disparaître le Major Ronald Jones (Major qui avait pas mal de secret tenant à la sécurité intérieure dans la caboche !) et à envoyer aux soins intensifs l'un de ses collègues, qui semble avoir partiellement perdu la raison et être de mèche avec un délinquant local... eh bien, que face à cette menace qui fleurait bon le paranormal et le scandale d'état, il y avait besoin... d'agents d'un autre genre que ceux qui étaient formés à Langley !

Raison pour laquelle dans l'antichambre permettant d'accéder au bureau de l'Ambassadeur et servant de salle d'attente se trouvaient les membres de la Justice Society of America. Ces derniers avaient été contactés par la voie officielle pour se rendre - sur le champ, si possible - à l'Ambassade de leur pays à Paris.

L'Ambassadeur les fit appeler par sa secrétaire puis les invita à s'installer dans de confortables fauteuils en cuir. Il attendit que sa secrétaire quitte la pièce puis vérifia, lui-même, que les portes de son bureau étaient bel et bien fermées. Il désactiva lui-même les différents micros qui sonorisaient son bureau et éteignit la caméra de vidéo-surveillance. Cette affaire méritait un secret absolu. Car l'Ambassadeur était sur d'une chose : il avait peur.

Il commença d'une voix blanche...

"Merci. Merci d'être venus. En répondant aussi vite à mon appel, vous faites honneur à notre grande Nation et vous la servez comme vous l'avez servi depuis que notre président Roosevelt a fait appel à vous au lendemain de Pearl Harbor..."

*
* *

L'Ambassadeur parla longuement et l'on peut résumer son intervention ainsi : l'avant-veille, un vendredi soir, deux agents de l'ambassade - le Major de l'US Air Force Ronald Jones, attaché militaire de l'ambassade, et Douglas Briggs, travaillant au service culturel - ont pris leur soirée et sont allés dîner ensemble dans le 1er arrondissement de Paris, le "Pavillon des Tuileries", situé dans le parc du même nom. Après avoir quitté l'établissement - vers 22h00 - ils ont fait une promenade digestive qui les a amené jusqu'à la Place des Vosges dans le 4ème (ce qui représente environ 3 kilomètres). Ils y sont arrivés aux alentours de 23h00... heure à laquelle tout a basculé.

Les témoins racontent que les deux hommes se sont retrouvés en discussion animé avec un troisième, qui sera identifié plus tard comme étant Brahim Satouf, un jeune homme de 21 ans, habitant la rue Myrha, dans le 18ème arrondissement.

Le reste sera assez flou : les personnes entendues indiqueront toutes avoir eu comme un "blanc" pendant lequel elles se seraient livrés à des actes anormaux... à l'instar de cet homme qui s'est retrouvé tout nu sur la chaussée !

En revanche, à l'issue de cette "ellipse", M. Briggs a été retrouvé poignardé au ventre. Les services de secours parisiens arriveront à le prendre en charge in extremis et il est actuellement en soins intensifs et continus à l'Hôpital du Val-de-Grace. Il a été opéré ce jour mais est toujours plongé dans un coma artificiel.

M. Satouf était en revanche porteur d'un couteau et maculé de sang. Après exploitation des vidéos-surveillance, il est patent qu'il a porté le coup qui aurait pu être fatal à M. Briggs.

Quant au Major Jones... s'il a disparu, il l'a fait en hors-champ des différentes caméras. Comme s'il s'était volatilisé !

M. Satouf a été interpellé et placé en garde-à-vue au 36, quai des Orfèvres. Compte-tenu de la nature de l'affaire, la Police française a annoncé qu'elle coopérerait de manière pleine et entière.

Ah ! Et le Major Jones est détenteur d'un certain nombre de secrets militaires impliquant la sécurité du territoire...

*
* *

L'Ambassadeur, une fois le briefing accompli, s'alluma un cigare et tira nerveusement dessus, deux-trois fois. Puis il reprit la parole et demanda :

"Des questions ?"

II. Gotham City, l'appartement de Damon Matthews
La veille


Damon Matthews était nerveux. Et une fois n'était pas coutume, cela n'avait aucun lien avec une affaire qu'il aurait pu traiter. Il n'était pas non plus nerveux à cause des acrobaties que pouvaient accomplir sa collègue, Kate Spencer, quand cette dernière se décidait à se travestir pour combattre le crime organisé et les entreprises sans foi, ni loi.


ll était nerveux car il avait un problème personnel... ou plutôt, un ami à lui avait un gros problème. Un énorme problème. Et on ne savait pas s'il allait vivre ou mourir... Il...

Matthews se resservit un verre et tenta de calmer ses mains.

Il avait demandé à Todd de venir le voir. Todd allait peut-être pouvoir l'aider et tout arranger. Après tout ce n'était pas ainsi que les super-héros agissaient ?

Et tout en fumant la dernière cigarette de son paquet, Damon attendait qu'Obsidian fasse son entrée...

III. Square Léon Serpollet - 75018 Paris
Aujourd'hui - La Nuit



Nadia était assise sur un banc. Elle attendait patiemment l'homme. Elle l'attendait parce qu'elle savait qu'en dépit de la distance, en dépit des épreuves, qu'en dépit de tout... l'inconnu nommé Nightrunner ne laisserait pas tomber un gamin de Barbés qui était tombé dans un mauvais pas.

Quelque chose dans cette histoire lui avait fait penser à tenter de contacter Nightrunner. Elle ne saurait dire quoi. Mais... elle avait osé. Après tout, c'était le seul héros parisien ?

Aussi elle avait laissé sur la toile un message. Un appel au secours. Elle avait joué la carte de la demoiselle en détresse, pensant qu'aucun mec ne pourrait y résister, même s'il se mettait un collant sur la tête pour combattre le crime.

Elle avait attendu qu'il fasse sombre et s'était assise sur l'un des bancs du Square Léon Serpollet. Quelques clochards dormaient paisiblement. Quelques loulous étaient passés auparavant mais ils lui avaient foutu la paix. Elle avait refusé qu'ils restent là pour la "protéger". Elle pouvait se débrouiller toute seule. Sans compter le fait qu'elle attendait d'un pied ferme son chevalier servant...

[Voilà ! Une semaine pour répondre, étant précisé que je ferai avancer chacun des 3 groupes individuellement jusqu'à la réunion de tous ^^ N'hésitez pas à me MP en cas de questions ! Bon jeu !]
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MessagePosté le: Sam 14 Oct 2017 - 20:50
Paris.
La Ville-Lumière. Le refuge des amoureux. Le paradis du luxe et du savoir-vivre.
Paris - une légende, un mythe.
Dont la réalité peut apparaître bien éloignée de cette réputation.

Alors que les membres de la Justice Society of America attendent dans une antichambre de l'ambassade américaine située dans la capitale française, l'un d'entre eux fixe l'extérieur et notamment la rue...

... et ne peut s'empêcher de sourire, en découvrant le ballet de quelques véhicules de propreté.

"Ha... Ville-Lumière, mais merci les motos-crottes quand même."

Les mains jointes dans le dos, Ray Palmer comble son impatience par cette curiosité absolue, qui a toujours déterminé l'avancée de son expérience, qui l'a toujours mené qu'il ne le voulait ; il ne serait pas ici sans cette curiosité, il n'aurait pas pris en urgence un avion dépêché par l'Armée américaine afin de parcourir en une distance record des milliers de kilomètres.
Mais, bon, s'il voue et valorise cette curiosité, elle s'accompagne de cette satanée impatience, qui ne cesse de le ronger...


"Pff... c'est long."

S'il a immédiatement répondu à l'appel de Liberty Belle, relayant la demande du Gouvernement Suarez, ce n'est pas forcément la meilleure période pour Atom - même si l'on peut, en effet, se demander à quand remonte une bonne période pour lui.
Depuis son retour à Gotham City plus de quatre mois plus tôt, comme Indigo Lantern, il est apparu froid, dur, intransigeant, sans émotion ; une contrepartie délicate de son statut hybride au sein de l'Indigo Tribe, qui a fini par lui exploser littéralement au visage. La situation a été réglée, au moins partiellement, et il commence à se rouvrir après avoir réussi à se reconstruire... et il a donc besoin de repos, de calme, de reprendre ses marques.
Pas d'aller à Paris pour une mission inconnue - mais on ne se refait pas, hein ? Il faut bien répondre à l'appel, quel qu'il soit.

Finalement, l'impatience et la curiosité du scientifique sont comblées quand la secrétaire de l'ambassadeur les appelle, et que tous pénètrent dans le bureau.
Sans un mot, Ray adresse un signe poli à la secrétaire, puis salue calmement le principal locataire des lieux. Il s'assoit en compagnie de ses camarades, croise les jambes puis les mains, glissant ses doigts en clocher sous ses lèvres.
Et il écoute.

Sans rien dire, Palmer enregistre chaque information, comprenant bien l'importance de retrouver le Major Jones - et pourquoi ils ont été appelés.
Les phénomènes paranormaux, c'est devenu clairement leur spécialité depuis leurs terribles récentes aventures, et si cela concerne l'Amérique et l'un de ses agents - la J.S.A. est légitime et compétente, pour intervenir. Surtout en territoire étranger, où il faudra faire preuve d'un tact que certains autres groupes de Héros n'auraient pas.


"Oui."

Il sourit, et s'avance sur son siège.

"Globalement, quel type de secrets le Major connaît-il ? Dans quels cercles évolue-t-il ? Clairement, quels sont ses ennemis, vos ennemis ? Et quelle est la situation métahumaine dans la ville ?
Et, pour finir, pouvons-nous interroger les survivants ?"


Le ton est calme, posé, mais direct.
Ray Palmer n'est pas Batman, mais son expérience lui a permis de développer quelques capacités de déduction - et un certain vécu, dans ce type d'aventure. Pour éviter le pire, mieux vaut bétonner les bases dès le début... et donc bombarder les autres de questions, tant que l'action n'a pas encore commencé !
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MessagePosté le: Jeu 19 Oct 2017 - 21:40
Todd Rice était, à nouveau, un vagabond, qui errait dans ce monde, à la recherche d'une stabilité. Il portait actuellement, un lourd secret, qu'il devait cacher, aux yeux de ceux, hier, qui lui faisaient confiance et qui le forçait, à se marginaliser. Pour sa défense, les "shadowlands" commençaient à interagir avec la réalité, d'une manière destructrice et de ce fait, il avait choisit de porter le fardeau, d'en être le réceptacle... le réceptacle de cette brèche, dans la réalité de notre monde. Les "shadowlands", c'était en partie, son univers, qui l'avait rassuré, qui l'avait protégé, enfant, mais d'une partie de son être, seulement. Le monde de l'ombre, n'était que le reflet d'une réalité matérielle, qui n'est pas forcément compatible, avec son humanité. Ce qui le pousse à perdre le fil de la réalité et de la raison et d'autant plus, aujourd'hui, qui l'en est imprégné... imprégné, de tout ce qui peut habitait, cet univers alternatif. La raison, aujourd'hui, il ne peut la conserver qu'en "absorbant" des cerveaux sains... des cerveaux, qu'il choisit, soigneusement, auprès des criminels et autres hors la loi, comme pour se déculpabiliser de commettre de tels actes, mais cela ne dure qu'un temps, les individus, de par leur nature, n'étant pas toujours très "sains", par ailleurs. En peu de temps, l'appétit de Todd avait conduit de nombreux parias, à remplir les hôpitaux psychiatriques de la région.

Obsidian a peur de devenir une menace, depuis qu'il s'est sacrifié, pour contenir les ténèbres, liées à cette brèche extra dimensionnelle, avec les "shadowlands"... une menace pour lui et surtout, ceux qui lui sont chers et c'est cette peur, qui l'a coupé du monde, ce qui ne contribue pas à l'aider, à garder les pieds sur terre. Du jour au lendemain, il a coupé les ponts avec son amour, Damon, mais il demeure dans son sillage, comme pour veiller sur lui. Ce soir, en le voyant si préoccupé, après avoir refusé ses appels, Todd s'est résigné à aller à son encontre et affronter ses éventuels reproches, comment pourrait-il en être autrement... cela pesait sur la conscience de Rice. Il voulait être là pour lui, plus que tout.

Une voix jaillit, dans les recoins de la pièce et une silhouette camouflée, dans la pénombre, s'avance dans la direction, de l'assistant du procureur...


< Je n'aime pas te voir bousiller tes poumons, je pensais que tu avais arrêté la cigarette, je...
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MessagePosté le: Sam 21 Oct 2017 - 22:43

Puis une voix.
Celle du chauffeur de taxi ayant pris en début de soirée le jeune héros arrivé toute juste à l'aéroport d'Orly, quelques taxis passaient encore à cette heure tardive et l'un d'eux eu la bienveillance de prendre Bilal encore éreintait de son long voyage aérien. Les U.S lui manquait, Gotham lui manquait et surtout tout ce qui avait fait l'homme qu'il été aujourd'hui. Un long voyage initiative qui le poussa à dépasser ses propres limites et entendements, mais l'appel des origines étant trop grand et sur la validation de son mentor, Bilal avait prit le premier billet direction son chez lui, Paris.


Où puis-je déposer monsieur ? La demande est poli, respectueuse envers un homme qui, il y a quelques mois, portait encore des survêtements amples et sweat à capuche. Aujourd'hui notre homme doté d'une carrure d’athlète et d'un style habillé bien que sobre montrait un visage plus avenante et luxueux dont on aurait pu croire qu'il venait pour affaire.

Bilal lui tendit une simple feuille où était griffonnait une adresse.
Ici, s'il vous plaît. Son appartement dont Andrew devait s'occuper de la demeure d'une extrême habilité et précision. Au courant que Maître Bilal allait arriver, il aurait préparé au préalable une collation chaude, du thé aux fruits des bois et il aurait pris soin de deviner tout ce que son maître et ami avait vécu, ressenti et devenu. Un sacré homme ce majordome, à croire qu'à certain moment on aurait pu croire que c'était un méta-humain.

Et à son arrivé, en sortant de l'ascenseur menant à l'étage convenu de son appartement luxueux, il ressenti l'atmosphère, le silence et la sensation d'être enfin "chez soi". La lumière était présente mais discrète, nul bruits suspects venaient déranger son arrivée et la faible odeur du thé suffisait à relâcher toute cette transe héroïque pour lui rappeler (encore une fois) qu'il n'était qu'un humain et qu'au delà de ses précédentes missions il en avait eu marre de se voyage en avion et espérer juste pouvoir passer quelques minutes à souffler sans penser à rien.

Il n'en fut rien lorsque la nuit elle-même eu raison de lui l'amenant à être victime de sa fatigue se plongeant dans un long et profond sommeil réparateur jusqu'à ce que les premières lueurs de rayons de soleil de viennent lécher les vitres de l'appartement et le visage de notre héros heureux de constater que ce n'était pas un rêve. Il était bien chez lui.

Le reste de la journée fut tranquille, content de revoir Andrew et son efficacité, sa manière de lire dans les âmes et de savoir toujours aussi bien cuisiner. Jusqu'à qu'une alerte survint, un simple sons de téléphone qui amena notre héros à se plonger dans ce message, suspect mais transparent par rapport à ce qu'il voulait dire. Une information fuitait sur la toile, destinait à viser qu'un seul homme et un seul. Un message pourtant récurrent demandant de l'aide à l'un des seuls héros de la capitale, un des nombreux messages que Nightrunner n'aurait pu s'occuper en une seule nuit … enfin l'ancien Nightrunner, aujourd’hui il en était tout autre.

Une femme attend l'espoir d'un soir que quelqu'un lui vienne en aide et plus particulièrement un homme, un homme qui change les choses, un homme porteur d'espoir et de paix, un homme qui se fout des préjugés et des statues, un homme qui n'en était pas un. La femme est seule assis sur un banc se frottant les mains esclave du froid de la ville et de multiples pensées, elle croit en ce qu'elle à fait, elle croit en en "sa venue".
Puis un inconnu, une personne d'un certain âge propre sur lui, il porte un long imperméable et un chapeau en feutre, poli et courtois il se donne le droit de s'asseoir auprès de cette femme et lui proposa un thé bien chaud tout en disant ces quelques mots.



Il vole à la tombée du jour.
Oiseau de poils, oiseau sans plumes,
Il sort, quand l’étoile s’allume,
De son repaire de décombres.
Chauve-souris masque de l’ombre.


Il marque un temps de pause, la femme semble surprise de ce poème le même qu'elle avait posté sur le net à l'attention du héros de la ville, elle acquiesce de la tête toujours silencieuse. Andrew souriant reprit la parole.

En quoi puis je vous aidez, madame ?


Citation :
HRP; Veuillez m'excuser de mon retard.

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MessagePosté le: Ven 10 Nov 2017 - 8:24
Servir son pays coûte que coûte et oublier qu'un tyran avait occupé le bureau ovale, il n'y avait même pas 6 mois de cela. Servir son pays que ce soit sous l'Administration Waller comme Suarez. Servir son pays comme elle le faisait depuis Franklin Roosevelt.

Liberty était nerveuse. Le passage de Waller à la Maison Blanche avait plus ébranlé ses convictions qu'autre chose. Des meilleurs qu'elle se seraient également noyé dans ce marasme moral dans lequel elle avait surnagé pendant ces longs mois.

Et les pères fondateurs de la Nation, s'ils avaient vu Waller, auraient certainement brûlé la Constitution et la Déclaration d'Indépendance et réembarquer sur le champ direction Picadilly Circus !

Pour cette raison, une opération extérieure pouvait être salutaire pour elle. Suarez était un homme plus à sa convenance qu'avaient pu l'être Wilson ou Waller. Et d'ailleurs... la sécurité du territoire était en jeu et il n'avait pas fait appel à la CIA ou à des tueurs étatiques !

Elle écouta l'exposé de l'Ambassadeur en silence, médita quelques instants sur ses paroles et opina aux questions d'Atom. Ils avaient besoin d'en savoir plus. Ils avaient besoin d'enquêter. Tout cela était le bon sens même. Elle lança à son tour :

"J'imagine que vous n'allez pas nous indiquer la nature exacte de la mission du Major Jones mais plus nous en saurons, plus nous pourrons être efficaces. Je veux aussi l'assurance que nous sommes seuls sur le coup et qu'aucun service "ami" ne nous filera le train pendant notre enquête"

Elle se passa la main dans les cheveux et planta son regard dans celui de l'Ambassadeur avant de conclure :

"Je suis d'accord avec Atom, tout cela sent l'implication méta-humaine. Et j'imagine que vous le savez... sinon vous n'auriez pas spécifiquement fait appel à nous, je me trompe ?"

Le ton était peut-être froid et peu amène mais il reflétait l'état d'esprit actuel de Liberty Belle : il était hors de question de servir à nouveau de caution morale ou éthique à des opérations de basses besognes. Si le pays avait les mains sales, il aurait à rendre des comptes sans faire intervenir la JSA.

Après tout la JSA était une amicale indépendante et non pas une division du service des relations publiques de la Maison Blanche...

Liberty se fit l'effet d'être rattrapée par les ans et d'être devenue une très vieille dame ingrate et cynique. Et ce n'était pas pour lui déplaire.
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