David VS Goliath [Grundy]

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MessagePosté le: Lun 30 Oct 2017 - 15:20
Beaucoup ont tendance à dire que Gotham City est une ville à deux visages.
D’une part, elle est une mégalopole brillante, active, connue dans le monde entier, dotée d’une économie extraordinaire, menée par une culture dynamique, qui ne cesse d’attirer les curieux et ceux qui espèrent réussir. De l’autre, elle est gangrénée par un crime éternel, rongée par le désespoir et la tristesse, constamment confrontée à la violence et à l’anéantissement des rêves et des vies.
Cependant, ceux qui y vivent, les vrais Gothamites, savent que la ville n’a pas que deux visages – elle en a plus, elle est bien plus riche que cela.

Au-delà de sa face brillante, au-delà de sa face sombre, il y a… autre chose, entre ces extrêmes.
Il y a le quotidien, la vie quotidienne. Il y a des quartiers entre l’East End et la zone financière. Il y a des habitations, des habitants, il y a des petites vies anonymes, de ceux et celles qui font fonctionner la ville.
Il y a une autre Gotham, oui, au-delà des golden-boys et des Monstres ; et, dans cette autre Gotham, entre la Lumière et l’Ombre, il y a le Gotham Village.

Une des zones les plus anciennes de la cité, le Gotham Village est niché au cœur de la ville, vers son versant Nord, à proximité des limites avec une ancienne plaine aride, menant au triste Slaughter Swamp ; cette plaine a été, jadis, industrialisée à outrance, mais a été abandonnée quand les crises économiques ont frappé.
Le Gotham Village, cependant, n’a pas été impacté, et demeure une sorte de petit coin tranquille, de cul-de-sac agréable, d’endroit oublié par les touristes et les Monstres. Il souffre bien d’une criminalité rampante, mais elle est moins extraordinaire, moins galopante qu’ailleurs.

Le Gotham Village est composé de petits commerces, petits restaurants, petites écoles, petits immeubles ; tout y est petit, anonyme. Anodin.
Donc, agréable pour ses habitants, qui s’y sentent en sécurité – globalement.
Ce n’est pas toujours le cas.



Et notamment ce soir, au Webb’s Market.
Le Webb’s Market est initialement un vendeur de fleurs, qui s’est diversifié en épicerie de quartier. Alan Webb a transmis son commerce à son fils, Josh, mais le vieil homme y demeure encore tous les jours, lassant régulièrement son héritier, qui voudrait le gérer seul ; mais Alan a fait de cet endroit sa vie, et il ne le quittera qu’au jour de sa mort.
Qui est peut-être venu.

Josh ayant une urgence, Alan a accepté de faire la fermeture – à vrai dire, il a imposé de la faire, alors que son fils voulait fermer avant l’horaire annoncé ; hors de question.
Le Webb’s Market demeure ouvert jusqu’à vingt-trois heures tous les jours, qu’importe le temps ou les impératifs ; les habitants doivent pouvoir sortir à vingt-deux heures cinquante-cinq en précipitation, et peuvent venir chercher quelques produits du quotidien.
Le Webb’s Market doit incarner un phare dans la nuit, Alan a donc décidé de s’en occuper, malgré les remontrances de son fils ; mais, quelques minutes plus tôt, quand deux crétins mineurs ont débarqué pour le menacer avec des armes, Alan s’est dit qu’il avait peut-être eu tort… et il a vu sa dernière heure arriver.

Elle n’est, cependant, pas encore venue.
Car, à peine les deux jeunes l’ont-ils menacé, l’ont-ils jeté au sol… que quelque chose s’est passé ; quelque chose est intervenue.

Alan Webb ne pourra jamais décrire… son sauveur.
Grand. Massif. Puissant. Animal, vu son grognement. Et brutal, vu sa façon de rentrer dans le Webb’s Market puis de projeter les délinquants à l’extérieur.
La suite, Alan n’en sait rien – il tombe dans l’inconscience, vaincu par tant d’émotions. Il s’enfonce dans les ténèbres, avec un léger sourire malgré tout.

Il n’est pas mort.
Et le Webb’s Market n’a rien… pour le moment.


**
*
**

Plus loin.
Au-dessus de Gotham City vole une micro-silhouette, invisible à l’œil nu, et qui fend les cieux d’un air décidé en manipulant sa masse avec la force de l’habitude…

… car Atom contrôle ses pouvoirs depuis des années, maintenant, et en est devenu un expert.

Il n’est pas revenu à Gotham City depuis que le Joker a tenté de faire sauter l’île de Lady Gotham, et qu’il s’y est sacrifié pour sauver le plus grand nombre ; un mauvais souvenir. Même s’il a survécu, grâce à l’Indigo Tribe, il n’apprécie guère de se replonger dans cette ville, constamment crasseuse et inhospitalière.
Il n’a pas le choix, cependant ; Ray Palmer a une quête à mener, afin de trouver des informations sur Chronos, son vieil adversaire qu’il avait croisé peu avant son sacrifice. Ce dernier lui a révélé des informations sur son Futur, et il doit maintenant en savoir plus…

Cependant, il est à crainte que cette quête ne sera pas suivie aujourd’hui.
Car le scientifique, en passant à proximité du Gotham Ville, entend le bruit des vitres du Webb’s Market brisées par les deux délinquants propulsés dans la rue.

Sans attendre, sans réfléchir, le micro-Héros modifie sa course et se dirige directement vers la zone du bruit. Il a pleinement conscience de la dangerosité de Gotham City, mais… il ne peut rester sans rien faire, s’il y a du danger ; la force de l’habitude et des convictions.

Atom, donc, file à petite taille, moins de cinq centimètres, pour se rapprocher directement de la zone concernée.
Pour voir. Pour comprendre. Pour agir, peut-être.
Pour le regretter, sûrement.


(HJ/ Je te laisse décrire ton arrivée et tes actes avant la rencontre. N’hésite pas s’il faut modifier quelque chose. Smile /HJ)
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MessagePosté le: Lun 30 Oct 2017 - 18:42


« Quand on arrive en ville... »
PAN
PAN

L'aigre onomatopée frappe le silence grisant de mes pensées. Et le silence plaisant de la nuit, encore une fois.
Encore une fois, elle gêne le calme, elle gêne le paisible, elle gêne l'habitant, qui dans sa tranquillité se voit brusquer. Son sang se glace, sa peau suit, la chaire de poule devant l'inconnu de la situation. Dans un mouvement de précipitation il fait le tour de sa maison, hurle à s'en rompre la gorge le prénom de ses enfants, de son mari.


« Marc, Emily, vous êtes où ? Vous êtes là ? Julien, ça va, t'as rien ? »

Qu'il hurle, le père de famille de quarante ans qui pensait trouver à Gotham Village plus de calme que dans les quartiers les plus dangereux de la ville.
Mais dans le chaos, il y a peu de calme. Dans l'épicentre, il n'y en a aucun, en périphérie, il y en a moins. Mais toujours, au moins un peu, qui en découle. Gotham est un plat trop salé fait pour ceux qui ne l'aiment pas autrement. Gotham la ville du bruit, la ville du sang.


« Je devrais la quitter » , que je me dis.

Mais pas aujourd'hui. Il y a trop de crimes dans la ville, trop de vilains à affronter, trop de héros qui laissent les gens sans rien. C'est dangereux, ce qu'ils font. Ils se battent contre ceux qui tuent pour le mal en faisant croire que c'est pour le bien, mais en le faisant ils créent ce dit mal. Enfin, je crois.

J'ai la tête embrumé par un mal de crâne qui déchire mes pensées, je n'arrive pas à réfléchir correctement, à savoir qui je suis et ce que à quoi je songe. J'ai dans la tête un rire d'enfant qui joue de son air délicat constamment depuis près d'une heure. Le gosse refuse de partir, il obstrue mes pensées avec une harmonie terrifiante.
A qui appartient ce rire, pourquoi rit-elle ? Je crois que c'est une fille mais elle ne me dit rien. Juste, cruellement infantin, ce

Ahahah

qui me nargue et m'empêche de penser, toujours.

Alors sans réfléchir, j'ai commencé à marcher en espérant que la fraîcheur d'octobre, dans la nuit de Gotham, m'aide à le faire passer. Et sans savoir où j'allais, je me suis dirigé jusqu'au quartier calme et hospitalier de Gotham, sobrement appelé le Village, qui en cette nuit ne l'était plus tant que ça – hospitalier.

PAN
PAN

L'horreur suit le calme et deux coups de feux rompent alors la nuit noire. Dans le paysage paisible il n'y a qu'une lumière dans le décor, qu'une tâche noire dans le tableau. Une épicerie où, à l'intérieur, deux hommes menacent un plus vieux. Je suis à deux cent mètres, peut-être un peu plus mais je n'en suis pas sûr. Les muscles qui m'ont été conféré dans les jambes me permettent de faire de rapides et grandes enjambées alors de ce doute, il n'en reste plus qu'un souvenir, maintenant.
Une trentaine de secondes se sont écoulées et je suis maintenant devant le magasin.

Ce sont des gosses ? Ils ont couvert leur tête d'un bas marron, deux collants effilés qui le sont sûrement devenus au moment de s'en couvrir. Ils ont des armes banales dans leurs mains qui peineraient à transpercer mon corps – du moins je l'imagine. J'entre dans le magasin et me rue vers eux, ils ne cherchent même pas à me tirer dessus. L'un essaie de me viser mais son arme tombe à terre.

PAN

Un ultime coup est donné quand le canon se cogne au planché et que le barillet délivre une balle.

Ce sont des gosses qui ne savent pas se servir d'armes et qui recopient bêtement ce qu'ils ont vu aux informations ce matin. Mais ça je ne suis pas capable de le remarquer. Je ne remarque pas leur maigreur et leurs traits juvéniles derrières leur masques de fortunes, je ne remarques pas leur maladresse et leur incapacité à se défendre convenablement. Alors je frappe le premier homme, celui qui tient toujours une arme dans les mains, je l'envoi au tapis. Le second, il n'est pas en mesure de me battre alors je l'empoigne et le lance dans la rue avec une fureur rare. Il brise la vitre, le sol se recouvre de gravas par milliers et du sang apparaît. Il hurle, apeuré.


« Arrête ! On voulait pas ! On a pas... »

Il cherche à se complaire en excuse mais il est trop tard. Ils ont dérangé la quiétude du moment, vandalisé un magasin, menacé un homme. Alors pour le sauver, je le frappe. Un coup dans la mâchoire, il tombe raide. Je ne mesure pas mes coups. Mais je le sens respirer, il n'est pas mort, alors je l'empoigne et le relève puis m'apprête à lui asséner un dernier coup.

« NE RECOMMENCE PLUS. »

J'ai la voix grave et roque. Si roque qu'elle en effraie parfois, si grave que chacun des mots que je prononce dérange la nuit elle-même. Mon ton est sec, haché. Les mots choisis, hasardeux, par contre. Je n'ai pas réfléchit en lui apportant ce dernier avertissement alors que je m'apprête à le tuer.
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MessagePosté le: Mar 31 Oct 2017 - 10:03
Atom a modifié son vol pour se rapprocher de la zone des bruits et des cris.
Il arrive, donc, à proximité du Webb’s Market – et son cœur a un raté, quand il découvre l’origine du phénomène.


« Bon sang. »

Il grogne et prononce ces quelques syllabes en un souffle, en modifiant encore sa masse pour accélérer son arrivée.
Un pauvre type est tabassé, au milieu de la rue ; du sang jonche déjà la chaussée, et il ne bouge plus. Une vitre d’un commerce a été brisée, et un rapide coup d’œil permet d’entrevoir une autre forme, immobile, à l’intérieur.
Deux types, littéralement anéantis par des coups – des coups qui continuent, encore. Des coups puissants, trop même. Des coups donnés par un Monstre.


« Gotham, saloperie de ville… »

La mâchoire serrée, Ray arrive finalement sur place – et prend une grande inspiration, en laissant son regard glisser entièrement sur le responsable, sur la brute.
Solomon Grundy.
S’il ne l’a jamais réellement affronté, il le connaît… car qui ne connaît pas le célèbre et terrible zombie, qui hante Gotham City depuis des années ? D’abord adversaire d’Alan Scott, le premier Green Lantern, la créature est depuis devenue un ennemi régulier du Batman, et de quelques autres justiciers locaux ; tous ont eu de nombreuses rencontres avec lui – aucune ne s’est jamais bien passée.

Si Grundy ne brille pas, généralement, par son intelligence, sa force brute, sa sauvagerie, et sa capacité à revenir après chaque décès en font un adversaire… formidable.
Et clairement enragé et incapable de se contrôler, face aux deux types sur lesquels il s’acharne.


« Hé ! »

Palmer hurle, et vient se placer directement entre le Monstre et sa victime déjà inconsciente…
… flottant à toute petite taille, et se plaçant en face du visage de Grundy pour se faire voir.

« Hé ! Arrête tout de suite ! »

Le scientifique ne sait pas ce qu’il fait – mais il le fait, malgré tout.
Il est à petite taille, il ne dispose ni de son anneau, ni de son bâton d’Indigo Lantern, et il se place entre un monstre capable de tenir des rounds contre Superman et ses victimes ; c’est complètement fou. Mais il n’a pas le choix.
Juste derrière lui, au sol, un pauvre type s’approche de la Mort… et s’il a peut-être mal agi, car Ray a constaté la présence d’une arme et d’un accoutrement de voleur, rien ne justifie un tel passage à tabac.


« On se calme, OK ? Ils ont eu ce qu’ils méritaient, ça suffit ! »

Atom ne peut sûrement pas faire grand-chose contre Solomon.
Mais hors de question de le laisser continuer – quoi qu’il en coûte, il se placera entre lui et ses victimes. Même s’il risque d’en devenir une bientôt…

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MessagePosté le: Mar 31 Oct 2017 - 15:25


L'arrivée de Super-Puce
Le moineau au plumage rouge vif gueule sans, semble-t-il, avoir peur d'en perdre ses plumes. Pourtant mes mains sont là, derrière-lui, tenant avec la gauche l'épaule du gamin et de la droite, s'apprêtant à venir délicatement se poser sur l'une de ses joues. Mais il se tient face à moi, le regard fixe et déterminé, la voix forte et assuré.

De la peur et de l'angoisse, des sanglots et des départs. C'est le schéma habituel : quand je m'énerve, la plupart des gens fuient, effrayées. Qu'elles pleurent ou pas, l'important n'y est pas ; c'est le sentiment, qu'il faut souligner. Et là...

Là, la fée ne s'effraie guère et s'était frayé un chemin entre le visage du gamin que je m'apprêtais à frapper et le mien. Ma face contre la sienne, sa taille contre la mienne... Il ne fait pas le poids, c'est certain.


« T'es avec eux, le gnome ? »

Je pose la question, sait-on jamais. S'il est avec eux, je le frapperais, s'il ne l'est pas... J'ignore encore ce que je ferais. Alors je regarde sa dégaine de petit homme. Il porte une tenue rouge, des bottes noires, des gants qui le sont également, un masque sur les yeux. Le tout est moulant et tenu par une ceinture. Pour être parfaitement honnête, ça l'est tant – moulant – que je conçois mal l'intérêt d'une ceinture avec ceci. Ça doit bien pouvoir tenir seul alors à part pour atténuer l'effet ridicule qu'une telle tenue peut avoir, je ne sais pas à quoi elle sert.

Mais il a la dégaine d'un héros, l’assurance d'un héros, le ton autoritaire d'un héros. Alors je finis par comprendre, lentement...


« Hé ! Arrête tout de suite !
« T'es un de ces super-héros, la chose ? T'as l'air d'être des leurs. Toujours à défendre n'importe qui... »

En finissant ma phrase, je lâche le gosse à terre. Ni avec violence, ni avec paresse, je me contente simplement de laisser s'effondrer au sol le corps épuisé d'un voyou pathétique. Je n'ai eu de cesse de fixer mon opposant depuis son arrivée, dans ma tête l'instinct du combattant que j'ai apprit à devenir s'est enclenché. Je m'apprête à affronter un homme dont j'ignore tout, donc je n'ai pas le droit de baisser ma garde.

Dans ma tête, l'idée qu'il est un justicier de pacotille est toujours là mais mon assiduité quant à ma volonté de rester en vie est toujours présente. Je recule d'un pas.


« J'en ai affronté des plus gros. Beaucoup de plus gros. Peut-être tu regretteras avant que j'en finisse. »

Je me souviens d'une histoire de mini-héros, si petit que chacun de ses coups, si appliqué avec suffisamment de force et de préparation, pouvaient faire l'effet d'une balle. Alors je décide d'appliquer au combat un style rapide et soutenu, espérant l'empêcher de souffler et ainsi, dominer le combat. Je pèse près de cent quatre-vingt-dix kilogrammes de muscles : si je touche, il meurt. Du moins, c'est ce que je me dis.

J'enchaîne les attaques rapides en m'avançant dans sa direction tout en veillant à remettre ma garde en place après chacun de mes coups.

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MessagePosté le: Mer 1 Nov 2017 - 13:28
Solomon Grundy l'a vu.
Atom, fou, s'est précipité sans réfléchir, pour se placer entre la créature et sa victime, espérant pouvoir sauver cette dernière, sans vraiment se demander comment faire pour s'en sortir ; et ça fonctionne.
Le Monstre a lâché le délinquant, et se concentre maintenant sur lui.
OK... et maintenant ?


"Je ne suis pas avec eux."

Sa voix, qu'il essaye de rendre puissante, s'élève dans le silence tendu de la rue. Son regard se fixe sur les yeux, terribles, de son futur adversaire - et il essaye de ne pas trembler ; c'est difficile.

"Mais tu ne les toucheras pas."

Grundy lâche, finalement, sa victime.
Une réussite. Mais le pire commence.


"Ecoute, on n'a pas besoin d'en arriver là... ils ne méritaient pas ce que tu leur as fait, mais on peut se poser et discu..."

Ray ne peut finir sa phrase - car l'autre attaque.
Sans prévenir, avec une vitesse imprévisible et exceptionnelle pour sa masse et son poids, Solomon Grundy lance son poing vers Palmer... et le touche.


"HOUMF !"

Par réflexe, le scientifique a modifié sa masse pour se rendre plus dur, plus résistant - mais le coup est néanmoins terrible, et il est propulsé en arrière par l'impact.
Il file dans les airs, roulant sur lui-même, le crâne bien touché par l'attaque ; il s'en remettra, mais ça fait mal. Et ça veut aussi dire que Grundy ne veut pas écouter... et, donc, que ce coup n'est que le début, prologue à beaucoup d'autres.


"Bon sang... c'était obligé ?"

Le micro-Héros parvient à cesser son trajet - puis relève son regard vers Solomon, qui se précipite sur lui et se prépare à enchaîner les coups.

"Apparemment, oui."

Il prend une grande inspiration et serre les poings. Son crâne le fait souffrir, sa vue est trouble... mais il n'a pas le choix.
Il doit se battre - au minimum, pour éviter que l'autre ne s'en prenne encore aux délinquants. Ces derniers ne méritent pas ça. Ces derniers méritent qu'on les défende, quoi qu'ils aient fait.
Quoi qu'il en coûte.


"Tu l'auras cherché !"

Atom, qui se reprend, évite les coups et crochets de Grundy, manipule sa masse pour voler rapidement autour de lui, devenant aussi énervant qu'une mouche.
Mais ça ne dure pas.
Car, très vite, Palmer attire Solomon sur un côté - pour repiquer vers l'autre, modifier la masse de son poing pour lui donner la consistance du béton...

... et frapper, aussi fort que possible, son adversaire !
Pas sûr que ça puisse l'étaler, mais Grundy devrait normalement le sentir passer...
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MessagePosté le: Mer 1 Nov 2017 - 15:08


Indiscutablement.
« Écoute, on n'a pas besoin d'en arriver là... Ils ne méritent pas ce que tu leur as fait : mais on peut se poser et discu... »

L'étrange animal n'a pas le temps de finir sa phrase que mon poing, de ses côtes, vient se repètre. Le premier coup a fait mouche : moi qui pensais que ce combat serait plus une question d'adresse que de force, que j'aurais à effectuer une série de nombreux coups pour le toucher, me voilà satisfait. Un sourire se repend sur ma gueule de cadavre et des mots sortent de ma bouche enragée.

« Recommence... toi aussi... plus. »

Nous sommes au milieu du silence, les corps jonchent le corps, la beauté de la nuit contraste avec la terreur de ce qui suit : je m'avance, lentement, avec l'effroyable détermination de mes pensées. Je me baisse pour prendre le gamin, pensant le combat finit, dans l'idée d'en finir avec lui aussi.

Le mal, dans Gotham, est comparable à une plaie qu'on ne sait soigner. On la panse, sans cesse, inexorablement, comme si cela changeait grand chose mais elle se rouvre, toujours, sans faillir. Trop peu de gens tuent ceux qui font le mal mais la mort est un mal nécessaire à la survit. Si l'on tue, ils ne recommencent plus.

Mais le vol du bourdon continu alors que je n'ai pas encore attrapé ce voyou. Il arrive vers moi avec une détermination peu sage mais fort respectable.


« Bon sang, c'était obligé ? »

Mon ami, si je pouvais m'empêcher d'être violent ce serait chose faites depuis déjà très longtemps. Seulement la violence est quelque chose que vous autre, supers, comprenez excellemment bien. Les mots ne vous sont d'aucune importance, votre esprit est aussi dur que ma peau et têtu est un terme qui définit bien trop d'entre vous, quand vous pensez savoir comment répendre la justice, la solutions des autres ne vous intéressent que trop peu. Sinon, tu m'aurais laissé abattre ce mioche.
Ce mioche.

Mioche

Ce mot raisonne dans ma tête avec une vigueur insoutenable et je ne comprends pas pourquoi. Mon crâne usé par le temps et les malédictions fait front à ce genre de constatation. Ce n'est qu'un mioche.

En même temps, la puce vole autour de moi avec frénésie, passant de ma gauche à ma droite, allant derrière-moi puis revenant devant. Alors pour chasser de ma tête ces pensées encombrante je suis son jeu, je me met à donner des coups là où je remarque sa présence. A chaque fois, je le manque de peu mais le fait de rater de rien l'indésirable me fait renter après chaque coup vain.

Et dans ma fureur, par mes pensées ravagées, je me mit à ne prêter de moins en moins attention à ma garde. Comme ivre de la violence, sobre de la maîtrise. Je me projette à droite et assène un coup : il file. A gauche, un direct du droit que j'espère fracassant : il rate. S'en suis un crochet du gauche qui ne frappe que la nuit. Voilà que le silence devient ma cible quand, dans une rage peu discrète, mon poing n'atterrit sur rien.

Ma garde est bancale, j'ai sacrifié mon équilibre pour un coup mortel, et voilà que sur mon flanc gauche un ridicule et minuscule poing vient choir sur mes côtes. Je pousse un cri à en réveiller tout le voisinage, si cela n'était pas déjà fait. Je chancelle à cause de la douleur mais ne tombe pas. Le coup porté était bon et fracassant mais pour un homme de mon gabarit, ça ne sera que le premier s'il souhaite me voir tomber.

Derrière-moi, le bruit du bourdon rouge qui vole dans la nuit. Le bruit est mince mais je l'entends, la nuit est noire et le silence s'est depuis longtemps installé. Tout ce qui siffle, qui gronde, qui parle ou qui enrage n'appartient qu'à nous dans cette rue. Alors c'est lui que j'entends ; je sais où il est. Avec rapidité, je me retourne et claque dans mes mains avec le plus de force possible afin de lui envoyer une onde sonore suffisamment forte pour le désorienter.

Je n'ai pas la force des plus grands, du moins pas aujourd'hui, pas dans cette vie. Ce coup ne rassemblera donc pas suffisamment de force pour le projeter en arrière ou engendrer de quelconque dégâts, mais s'il touche ç'en sera assez pour le déséquilibrer quelques secondes et me permettre de le frapper immédiatement après.



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MessagePosté le: Jeu 2 Nov 2017 - 13:27
Ça a fonctionné !
Le coup a porté, et il a pu le frapper ! Avec son poing densifié comme du béton !

Surpris, car au fond Atom doutait de pouvoir rien que toucher cet ennemi si fort et étonnamment si rapide, il perd quelques précieuses secondes à entendre le cri de douleur de Solomon Grundy, puis à sourire légèrement en réaction ; au fond, il n'est pas un combattant, un guerrier comme Bruce, Oliver ou d'autres.
Il n'est qu'un aventurier, au mieux, un scientifique qui s'amuse, en réalité. Ses capacités guerrières sont limitées, et cet affrontement partait si mal... non, clairement, il n'a pas vu venir l'efficacité de ce coup ; et les quelques instants perdus à en profiter vont lui coûter cher.


"Bon, mon grand, on va peut-être enfin pouv..."

Ray a repris la parole en pensant avoir pris l'avantage, et pouvoir ainsi enchaîner en reprenant le contrôle pour tenter de recréer le dialogue.
Il a tort.
Comme il a eu tort de penser que l'autre était assez touché pour lui en laisser l'opportunité.

Sans prévenir, Solomon Grundy se reprend, créé une onde de choc directement dans sa direction - et Palmer n'y peut rien.
Emporté par l'impact, il se perd dans les airs, lui qui lévitait encore à petite taille. Perturbé, troublé, il est définitivement à l'ouest pendant plusieurs instants... et son ennemi en profite.

Grundy le frappe.
Un crochet du droit. Un monstrueux crochet du droit.
Que le scientifique ne peut bloquer.

Atom est violemment frappé, puis propulsé dans un mur, à proximité. Un petit cratère s'y forme - et Ray y demeure, figé, bloqué.
Blessé. Mais inconscient, surtout.
Le coup a été trop fort, l'onde de choc trop perturbante ; il est vaincu. Au moins pour l'instant.

Mais le fait demeure - Atom est vaincu.
Il s'enfonce dans les ténèbres, son micro-corps rongé par la douleur.
Et Solomon Grundy est libre de faire ce qu'il souhaite...


(HJ/ Résumé rapide :
- Atom est tellement surpris d'avoir touché Grundy qu'il perd du temps à en profiter ;
- Atom ne parvient pas à se défendre, ni contre l'onde de choc, ni contre le crochet ;
- Atom est propulsé contre un mur, y creuse un cratère, y reste figé ;
- Atom, blessé, s'enfonce dans l'inconscience ;
- Grundy est libre d'agir comme il le veut. /HJ)
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MessagePosté le: Jeu 2 Nov 2017 - 17:08


Un combat à la fois
Le coup a porté ses fruits. Des fruits âpres et aigres.

Si un direct du droit était mon plan initial, j'ai changé d'avis à la dernière seconde : un coup d'une telle puissance n'aurait fait qu'éloigner la mouche de quelques dizaines de mètres en arrière et elle aurait finit par s'étendre sur le bitume, la friction du vent ralentissant sa chute n'aurait fait qu’atténuer les dégâts. Mais ce que je voulais, c'était tué, ne laisser aucune chance, jamais, à ce justicier de pacotille.

Alors un crochet était finalement le plus utile dans ma démarche : l'épicerie à côté de laquelle nous nous tenions depuis le début était suffisamment proche pour qu'en un coup, je puisse l'y projeter et l'encastrer comme il se devait contre la façade.


« Bon, mon grand, on va peut-être enfin pouv... » avait-il dit. Je ne l'avais pas écouté quand mon poing se posa contre son misérable et minuscule corps.

Ça avait fonctionné et voilà qu'il n'est maintenant plus qu'une fissure dans la devanture d'un magasin de quartier. Je m'approche de lui afin d'en finir, m'apprêtant à frapper le plus fort possible avec mon poing dans sa carcasse immobile. La mort n'est plus qu'une étape dans cette confrontation.

Mon coup part et

Ahaha

Mon corps, dans l'élan, se fige et voilà que je ne suis plus qu'un homme se battant contre une pensée. J'entends ce rire revenir et prendre plaisir à me faire souffrir.

Papa, tu fais quoi ?

Mon visage prend une teinte blanchâtre, mon mal de crâne revient et semble presque s’amplifier en même temps que je suis prit d'une rage innommable. Je frappe alors, de toutes mes forces, encore et encore jusqu'à créer un troue jusqu'à l'intérieur du magasin. De là où je suis, je peux attraper les céréales.

Céréales.

Papa, il reste des céréales ?

« Tais-toi maintenant ! »

J'enlève ma main du trou et je regarde la luciole rouge évanouit. J'ai frappé juste à côté d'elle, ça ne lui a rien fait et je ne cherche même pas à comprendre pourquoi ce n'est pas elle que j'ai frappé. Après tout, ce combat ne m'oppose qu'à cette petite et fluette voix, pas la sienne, pas la voie de cette prétendue justice. Il aura son compte à la fin de tout ça.

Mais pour le moment, je m'en suis allé de quelques pas plus loin de lui. Je serre mon poing en espérant que ça règle la douleur.


« Un combat, puis l'autre... » que je me dis.

Un combat après l'autre, oui.



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MessagePosté le: Jeu 2 Nov 2017 - 20:32
Solomon Grundy est fou.
D'une part, du fait de sa condition de zombie mystique, évidemment ; mais aussi du fait des propres troubles, de ses difficultés au moins actuelles à faire la différence entre le Rêve et la Réalité, entre les souvenirs et le Présent, entre les fantômes et les vivants.
Il est fou, donc. Et terriblement dangereux.

Après avoir frappé un mur, hurlé aux spectres, il se détache du Webb's Market, se détourne de ses victimes et s'enfonce dans les ténèbres de l'avenue, se préparant à disparaître dans le Gotham Village, pour errer toute la nuit et finir par s'affaler dans un coin, pour attendre que les agressifs rayons du Soleil disparaître - et ainsi reprendre cette quête sans but.
Sauf que.

Sauf que cette soirée, ce moment de la soirée ne s'achèvera pas ainsi.
Pas aussi vite. Pas aussi facilement.


"Gr... grrrr..."

Un grognement, s'élève derrière lui. Un grognement dont l'origine est fixée sur le mur lézardé, à moitié détruit. Un grognement qui se poursuit, et se transforme.

"Grundy."

Le nom est prononcé.

"Grundy !"

Il est crié, même.

"GRUNDY !"

Il est hurlé, maintenant.

"GRUNDY ! C'EST PAS FINI !"

Atom, éveillé par les coups portés au mur, sorti des songes douloureux mais apaisants, a réussi à se détacher du cratère où il était coincé.
Il flotte, désormais, à petite taille. Le visage tuméfié. Le corps touché. Les plaies sanglantes.
Et en colère, surtout.


"C'EST. PAS. FINI !"

Mobilisant ses forces, Ray Palmer active ses pouvoirs pour modifier sa masse - mais pas pour rapetisser ; pour l'effet inverse.
Il change. Il augmente. Il grandit. Il grandit jusqu'à devenir...

... un géant, littéralement.
Un géant de sept à huit mètres de haut, dont les jambes prennent toute la rue, et qui semble soudain bien plus puissant - bien plus enragé.


"C'EST PAS FINI !"

Enragé, le scientifique n'entend pas laisser Grundy s'en sortir ainsi.
Il se précipite vers lui, les poings serrés ; les coups reçus, les coups donnés aux gosses... cela va se payer. Cela va se payer, maintenant !
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MessagePosté le: Jeu 2 Nov 2017 - 23:38


Goliath contre David
« Grundy. »

Il gronde ce nom avec difficulté d'abord, puis hargne, puis haine. Je l'entends derrière-moi gueuler avec véhémence un nom qui a plus de sens pour lui que pour moi.

Moi, je suis encore occupé à chasser de mes pensées une voix qui les occupe depuis aujourd'hui trop d'années. J'ai les yeux fermés, j'ai l'espoir qu'en les gardant comme ça je pourrais enfin voir son visage et comprendre qui elle est : mais aujourd'hui comme toujours, rien ne vient. Je ne vois que le noir et je n'entends qu'une voix et si je peux chasser l'un je ne peux que me plier face à l'autre. Et derrière-moi, cette minuscule chose qui rompt le silence de la rue mais ne peut rompre la cacophonie de mes amères pensées. La voix du héros est de plus en plus forte, elle me gêne atrocement et m'empêche de chasser l'autre. Alors je gueule, en me retournant, pour lui répondre, lui faire comprendre qu'il doit cesser.


« CESSE DE GEINDRE ! TU N'ES... »

Devant moi une chose de trois fois ma taille toute vêtue de rouge et bleu se présente à moi, le visage endolorit mais hargneux, les yeux puissamment colérique et le corps usé par le combat. Mais il semble avoir conservé suffisamment de force pour me faire face. Le minuscule est devenu gigantesque, la puce une plaie qui me serait plus difficile à vaincre, je le pressens.

Il a pu, petit, me mettre presque à terre, alors je n'ose me dire ce qu'il pourra faire, géant. Et je garde en tête l'idée que plus grand, il n'en est que plus lent, afin de me conforter quant au fait que je puisse le battre, comme l'idée de la bouée de secours me prévenant de la noyade, et l'abattre.


« … rien. »

Je cherche une solution pour lui faire face tout en ayant une chance : ma seule idée est de me battre à arme égale : il a la taille d'un géant, je n'ai qu'à avoir l'arme d'un géant. Je me retourne vivement vers la première source de lumière que je vois et qui n'est pas l'épicerie, lieu du crime. Ce que je cherche, c'est un lampadaire qui me servirait de batte. Si je jauge bien ma force, je devrais être en mesure de soulever un objet de ce poids.

J'en ai maintenant trouvé un mais un problème survient désormais : je suis, irrémédiablement, incapable, par contre, de le retirer du sol en seulement quelques secondes : il faut bien plus de forces ou de temps pour ça. Alors je me retourne, les poings en avant, ma garde en place, me préparant à la suite de l'affrontement, me plaçant entre le lampadaire et le géant.


« Je ne vole pas, mais je ne me défie pas. Alors viens te battre, larve, si tu ne veux pas que je finisse le travail directement ! »

Si je suis généralement idiot, je suis plutôt intelligent quand vient le temps des poings qui s'affrontent et les côtes qui se brisent. Alors j'espère avoir suffisamment provoqué mon adversaire pour qu'il se batte avec plus d'hargne que de neurones : ma meilleure chance actuellement étant d'utiliser le poids de mon Némésis contre lui, et ce sera plus facile s'il sacrifie sa défense au profit d'un coup puissant – à la manière de ce que j'avais fait plus tôt et qui m'avait valu un coup sur le flanc droit de sa part.

« ATTAQUE-MOI ! »

Je ne bouge pas.


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MessagePosté le: Ven 3 Nov 2017 - 19:16
Solomon Grundy a vu que son adversaire, excédé par les coups, les agressions et la situation, a décidé de changer de stratégie.
Atom engage maintenant une tactique plus importante, d'une autre envergure - plus grande, littéralement.


"LA FERME !"

Ray est grand, donc.
Immense, même.
Mais le phénomène, s'il lui donne une force naturellement plus grande, la possibilité de s'emparer de ses ennemis plus aisément, cela implique aussi... une faiblesse. Une faiblesse qui s'aggrave quand il grandit, une faiblesse qui le pousse à user très rarement de cette capacité - sauf quand il est trop énervé, et que les réflexes prennent le dessus.

Cette faiblesse...
Cette faiblesse implique que, plus il grandit, moins son intellect demeure.


"JE VAIS TE LA FERMER MOI-MÊME !"

Palmer court, alors.
Il est un géant, maintenant ; cela implique, donc, qu'il a une intelligence... très affaiblie.
Trop, même, pour former une pensée vraiment cohérente. Hélas.


"JE VAIS TE LA FERMEEEER !!!"

Il se précipite, explosant au passage plusieurs devantures de commerces, plusieurs volets ouverts, plusieurs lampadaires.
Il se précipite, court et bondit directement sur Solomon Grundy - ce qui ne fut absolument pas une bonne idée.


"LAAAA FERMEEEEER !!!"

Atom, plutôt Giant ici, saute donc - et s'écrase brutalement sur Solomon Grundy, les bottes en avant.
L'impact dans la chaussée cause un cratère, et un micro-tremblement de terre ; il n'y pense pas. Il ne pense plus. Toute son attention est tournée sur un souhait, un unique souhait.
Détruire l'autre.

Ray, accroupi, se décale donc... et lève ses poings pour frapper le sol, le cratère.
Sans se demander quelles conséquences cela peut avoir. Sans vérifier que Grundy est en dessous. Sans chercher à voir si cela pourrait causer des dommages à autrui.
Sans réfléchir, tout simplement.


(HJ/ Résumé rapide :
- Plus Atom grandit, moins il est intelligent ;
- Atom étant géant, il est donc très limité, là ;
- Atom se précipite vers Grundy ;
- Atom saute et créé un cratère en espérant frapper Grundy ;
- Atom se décale et frappe le sol, provoquant un micro-tremblement de terre, sans vérifier que Solomon est en dessous ou que cela cause des dégâts. /HJ)
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MessagePosté le: Sam 4 Nov 2017 - 0:20


Le camp du bien
A cet instant précis, qui pourrait dire sans avoir vu l'avant de la scène qui est le méchant de qui est le gentil ? Le colosse héroïque se tient au milieu du Gotham Village et s'époumone de toute ses forces : le quartier s'est sûrement, maintenant, vidé du peu de sommeil qui lui restait et le héros rouge n'exprime que sa rage fumante.

Est-il le héros que ses habitants attendent ? Lui qui n'est que rage, que destruction, que malheur ? Est-il toujours celui qui était venu m'arrêter de propager la violence dans le quartier ? Celui qui voulait discuter ? On m'avait raconté les histoires des héros, les valeurs de ces derniers, les combats qui les précédaient. Et j'avais toujours su, en dépit des arguments qu'on m'avançait, que ce n'était qu'une façade, qu'un masque, qui cachaient leurs méfaits.

Aujourd'hui, j'en avais la preuve.

Le tout de bleu et de rouge se ru sur moi, la haine aux poings, et saute les pieds les premiers afin de m'écraser contre le bitume. Le fait d'attendre cette réaction de sa part depuis plusieurs secondes, de vouloir qu'il me charge, me permit d'esquiver cette dernière sans trop de mal. Me voilà alors à terre, à quelques mètres du géant mécontent qui frappe au sol comme la brute qu'il est.

J'avais la preuve qu'un héros n'est rien d'autre qu'un vilain qui cherche à faire croire aux autres qu'il est ce qu'il n'est pas. Un héros veut le mal, un héros crée le mal, un héros est le mal. Dans sa course à la haine, dans sa charge contre ma carcasse, il avait brisé des devantures de magasins et des saccagés les haies d'une maison ou deux. Il devenait le héros que je devais chasser, le danger pour des habitants que je me devais de protéger.


« TOUT A L'HEURE, J'AI POSE UNE QUESTION ! » que je cri, mais j'ai bien peur que les coups portés au sol de façon frénétique par l'homme en rouge ne couvre mes paroles.

Dans sa folie, il avait brisé deux lampadaires en s'approchant de moi. Ils recouvrent maintenant le sol comme des corps immobiles et à cette vue je couvre mon visage d'un sourire satisfait. Il s'avère que si je voulais le provoquer et le faire venir vers moi, ce n'était pas que pour me servir de son poids contre lui : c'était aussi pour me permettre de les utiliser comme de la batte que je souhaitais tantôt. Je me précipite alors vers le plus proche et force à peine, désormais, pour séparer le corps glacial du poteau des quelques câbles qui le raccrochent encore au sol.

En quelques secondes à peine, maintenant, me voilà armé pour défier mon opposant : me voilà, chevalier, près à affronter le dragon que j'espère pouvoir achever. Je m'avance alors vers le géant endormit, tenant l'arme à la main que je prends bien soin de ne pas faire trainer au sol pour rester le plus discret possible – si cela est possible, pour un homme de près de cent quatre-vingt kilo et deux-mètres de haut.


« J'AI DEMANDE A TOI SI TU ETAIS AVEC EUX OU PAS : TU ME PROUVES MAINTENANT QUE C'EST LE CAS ! »

Dans mon ultime punchline raté à cause de mon impossibilité à prononcer une phrase grammaticalement correct, j'accompagne la fin de ma phrase d'un coup horizontal qui, je l'espère, atteindra le bas de son dos au niveau de la colonne vertébrale. Si le coup porte, j'enchaînerai alors sur un second coup – vertical – en direction de sa nuque : espérant que grâce au premier, la douleur l'empêche dans l'immédiat de parer un second coup. Mais pour cela, il faut encore que le premier coup touche.


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MessagePosté le: Sam 4 Nov 2017 - 14:35
Ray Palmer s'acharne contre le sol, pour anéantir Solomon Grundy ; désormais ivre de colère, incapable de former une pensée vraiment construite, il frappe et détruit car c'est la seule chose qu'il veuille faire - qu'il puisse faire.
Mais il a tort.
Déjà, parce que cette stratégie est stupide, contre-productive et cause des dommages autour de lui ; ensuite, parce que l'ennemi n'est pas là où il le pense, et il ne parvient même pas à s'en rendre compte.


"RAAAAAAAAAAH !!!"

Il hurle, et sa voix fait trembler les fenêtres et les murs tout autour.

"VAIS T'AVOIIIIIIIIR !!!"

Ses gants, géants, s'endommagent eux-mêmes, au fil des coups qui s'abattent sur la rue, brisée et désormais rongée par un immense cratère.
Ses yeux, exorbités, sont fixés dessus - et il ne voit pas, donc, il ne peut pas voir, évidemment, Solomon Grundy qui s'empare d'un lampadaire brisé, et l'utilise à bon escient.


"GAH !"

Le zombie mystique le frappe au bas du dos... et Atom ne peut rien faire se protéger.
Subissant une douleur absolue, insupportable, il arrête ses coups et place, instinctivement, ses mains au-dessus des fesses - libérant, totalement, l'espace pour que Solomon Grundy le frappe à la nuque.
Ce qui arrive. Ce qui fonctionne. Ce qui fait mal, horriblement.


"NAH !"

La souffrance est horrible.
Le scientifique s'écroule sur le côté, se plaçant instinctivement en position latérale de sécurité ; il a mal, affreusement. Il souffre. Il morfle.
Mais... la douleur a un avantage - elle permet de fixer une concentration, de créer une pensée concrète et cohérente. Il pense, donc. Il comprend ce qu'il se passe, et notamment son erreur.
Et il comprend qu'il doit agir.

Atom serre les dents, puis calme sa fureur pour se concentrer sur son intelligence... puis active ses pouvoirs.
En sens inverse.
Il rapetisse, donc. Il rapetisse vraiment, et n'a plus une taille humaine ou de quelques centimètres - il a moins d'un millimètre, maintenant.

Autour de lui, les couleurs sont différentes, la Réalité se modifie ; son cerveau doit s'adapter à un tel changement, mais... il a l'habitude.
Il se reprend, change sa masse, vole - et file vers Solomon Grundy. Vers l'oreille de Solomon Grundy, surtout.
Et il y rentre - Atom se précipite dans le conduit auditif de l'ennemi, pour mettre un terme à ce combat. L'épreuve physique n'a pas fonctionné, il doit innover et... penser, tout simplement. Penser, pour briser l'ennemi - quels qu'en soient les conséquences !


(HJ/ Résumé rapide :
- Atom, enragé, se perd dans ses coups dans la rue ;
- Atom prend directement les coups de Grundy, et souffre affreusement ;
- Atom s'écroule, mais la souffrance lui permet de se concentrer ;
- Atom baisse soudain sa taille, à moins d'un millimètre, et file vers l'oreille de Grundy - pour rentrer dans son crâne via le conduit auditif. /HJ)
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MessagePosté le: Sam 4 Nov 2017 - 16:41


Le camp du bien
Le premier coup a touché et le géant de rubis se déplaît, semble-t-il, à hurler de douleurs, surenchérissent une fois de plus à la cacophonie qui inonde cette rue. Sans hésiter, je m'exécute et frappe sa nuque d'un second coup afin de le défaire de toutes possibilité de revenir dans la partie, comme on dit. Il est alors couché au sol et n'attend plus que le coup de hache du bourreau pour voir son corps sombré dans les paysages caverneux et lugubres des enfers.

Autour de moi, je vois des maisons s'éclairer avec la discrétion des gens curieux et effrayés : des lampes de chevets qui trahissent des regards dans la pénombre, des bougies pour certains et d'autres ne traversant le chaos que de leur regard, cherchant à s'aider de la lumière naturelle de la lune et des quelques lampadaires encore en marche pour voir l'affrontement qui se joue près de chez-eux.

Les humains, toujours les même : si tôt destitué de leur capacité à agir, ils se précipitent pour regarder et transmettre l'information à laquelle ils ne peuvent rien, comme une ultime solution à leurs maux. Je vois au loin un visage éclairé par la lumière d'un téléphone : nul doute que nous avons en cette nuit fait trop de bruits pour que l'affrontement ne puisse se rependre plus loin qu'au Gotham Village. Il est près de vingt-trois heures et aujourd'hui, quelqu'un film.

Pour être honnête, j'espère au fond de moi ne plus passer pour le criminel dont la société me dépeint depuis tant d'années. Mais je n'ai guère trop d'espoir à voir ce jour arriver demain.

Une pluie se repend dans le visage, calme et glaciale, pour le moment uniquement quelques goûtes traversent le ciel et s'abattent sur nous. Je quitte les spectateurs des yeux pour me concentrer sur cette bête qui n'a eu de cesse de gueuler sa douleur et sa haine aux oreilles de tous. Il est couché au sol, laissant sa tête à découvert, j'y vois une opportunité : je lève ma batte de fortune au ciel, près à faire pleuvoir les coups sur son crane, au moins suffisamment pour le sentir tressaillir. Aujourd'hui, mon rôle est simple : anéantir le mal.

Mais alors que mon coup part, la gigantesque chose devient minuscule, à nouveau, et mon arme s'abat sur le sol sans ne rien toucher.


« COUARD ! » m'écris-je alors.

Je suis mû d'une rage atroce à la vue de mon ennemi prenant une taille trop ridicule pour m'affronter. J'ai dans la tête la pensée qu'il a alors décidé de fuir, trop blessé pour combattre, couvert du déshonneur, dès lors, de sa lâcheté.

Je grimace au moment où quelque chose traverse mes pensées, mais cette fois ce ne sont pas des mots, c'est une sensation étrange, comme une hallucination auditive frappant mon oreille droite.


« Pas encore toi... » dis-je tout bas. J'ai dans l'idée qu'il s'agit de la petite fille revenant nimber mes maux de son rire cristallin dans un odieux et cruel préambule.

Mais je me refuse à lui donner trop d'importance : le combat contre la minuscule chose est celui qui importe, pour le moment.


« VIENS TE BATTRE CONTRE QUELQU'UN DE TA TAILLE, MAINTENANT ! TU AS ETE MINABLE PETIT, TU AS ETE MINABLE TROP GRAND, SOIS BRAVE MAINTENANT, PRENDS MA TAILLE ! »

Et pendant que je finis d'hurler mon ultime provocation, j'entends des sirènes de polices au loin. Il était évident qu'un tel tohu-bohu pousserait au moins un habitant à appeler le GCPD : voilà chose faites.


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MessagePosté le: Dim 5 Nov 2017 - 12:54
La stratégie a fonctionné - Atom est dans le conduit auditif de l'ennemi.
Et ce dernier n'en a pas conscience.

Enragé, énervé bien sûr par le combat mais aussi sa propre nature, Solomon Grundy ne peut rester immobile ou figé alors que son adversaire disparaît ; il hurle, donc. Il hurle, provoque, tente de pousser Ray à la faute, pour reprendre l'affrontement direct et se battre comme des imbéciles.
Mais Palmer n'est plus un géant - il n'est plus stupide.
Il va s'en tenir au plan, à cette idée qui va lui permettre de mettre un terme à la folie destructrice du zombie mystique, et donc de pouvoir souffler ; enfin.

Alors qu'il avance au sein du crâne de Grundy, le scientifique appuie sur un bouton de son costume - qui se transforme pour devenir son armure, indispensable pour poursuivre l'avancée.
Pouvant ainsi respirer grâce à une réserve d'oxygène, Atom prend alors une grande inspiration - et se lance. En augmentant sa taille.

Le changement est minime, mais terrible à l'endroit où il le fait.
Il prend ainsi la taille maximale que peut supporter le conduit auditif - et il frappe. Il frappe, avec une force normale d'homme normal, mais sur les parois internes de Solomon ; la douleur doit être absolue, dans cette zone qui n'est ni habituée, ni prévue à subir de tels coups.
Il frappe. Il frappe encore, il frappe toujours.
Il frappe pour faire mal - pour faire tomber, tout simplement. Pour mettre fin à cet affrontement, enfin !

A quelques mètres, les sirènes de police se rapprochent... et cinq véhicules se stoppent, soudain, devant Solomon Grundy.
Plusieurs policiers en sortent, menés par trois responsables...

... la Détective Renee Montoya, la Detective Romy Chandler et la Capitaine Maggie Sawyer, qui prend de suite le contrôle et la parole.

"Déployez-vous ! Cordon de sécurité autour de la zone ! Montoya, visez la tête ! Chandler, évacuez les passants !"

Maggie se tourne vers Solomon, à priori perturbé, sans raison apparente à leur niveau.

"Grundy, les mains sur la tête et à genoux !"

Elle doute que cela fonctionne.
Mais même Solomon Grundy a des droits... au moins un peu.


(HJ/ Résumé rapide :
- Atom ne répond pas aux provocations de Grundy ;
- Atom prend soudain son armure pour respirer dans le corps de Grundy ;
- Atom grandit et sa présence devient très douloureuse dans le conduit auditif de Grundy ;
- Atom frappe avec la force d'un homme normal dans le conduit auditif ;
- 5 voitures de police arrivent ;
- 3 responsables arrivent aussi, et Maggie Sawyer distribue les ordres puis s'adresse à Grundy. /HJ)
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MessagePosté le: Mar 7 Nov 2017 - 16:30


Un appel tardif
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Il était vingt-trois heures quand l'on nous appela pour une bagarre de rue un brin... extraordinaire, qui avait lieu dans le Gotham Village – un quartier d'habitude pour le moins tranquille où il y régnait un sentiment de quiétude et de sécurité comme il y en avait peu à Gotham. D'ordinaire, les habitants de cette partie de la ville nous appelaient pour des menus délits que nous étions en mesure de régler sans trop de soucis : des vols à l'étalage, des agressions perpétrées par des humains normaux, des cambriolages... Et malgré tout, les appels demeuraient rare.

Le village était un quartier populaire et apprécié par les habitants de Gotham et qui était devenu à l'arrivée d'une criminalité excessive un quartier populaire, huppé, pour ne pas dire sélect. La raison de cette baisse de criminalité n'était que politique, à vrai dire : Gotham était une ville extraordinairement disparate où régnait le chaos et la pauvreté d'une part, et la richesse et l'ordre de l'autre. Les règles transmises aux autorités étaient claires : il fallait traiter les quartiers riches en priorité afin de donner confiance aux élites de s'y installer et d'y investir.

Par conséquent, quand un homme nous appela à la dernière heure de la journée pour nous prévenir d'un vol à main armé dérapant en bagarre de rue entre un géant et un autre, selon les dires de notre témoin, trois unités mobiles furent appelé à intervenir immédiatement sous la direction de Maggie Sawyer. Et j'en faisais parti.

Arrivé sur les lieux, les ordres étaient simples : il fallait sécuriser la zone, éloigner les passants qui, à l'arrivée de la police, s'était senti suffisamment en sécurité pour sortir, et stopper la bagarre – par tout les moyens si elle venait à déraper et devenir un danger pour ses habitants.

La rue avait été partiellement démolit : les devantures de certains magasins étaient en miettes, les haies de quelques maisons lourdement abîmées, au sol le bitume était par endroit anéanti et ainsi de suite... Le responsable de ce chaos était visiblement Solomon Grundy, un homme dont l'horrifique légende était connu de beaucoup trop de gens. Un homme qui arpentait les villes des États-Unis depuis de nombreux siècles. Un homme dont la dangerosité ne se questionnait plus.


« Grundy, les mains sur la tête et à genoux ! »

On m'avait donné pour consigne de viser la tête et de l'abattre si la situation s'envenimait mais je craignais que ça ne suffise pas : il était connu que le zombie ne craignait pas les balles. Mais je le mit tout de même en joug, au cas où.

« On nous a signalé une bagarre : où est ton ami, Grundy ?
« Lâche ! Le lâche n'est pas mon ami et le lâche a fuit ! »

A la fin de sa phrase, le géant désincarné s'était mû de douleur, ployant un genoux sol, figeant son visage d'un amer rictus et frappant le bitume comme pour chasser, désespéramment, un mal physique dont on ne connaît ni l'origine, ni le remède. Il lâcha alors un :

« FAITES-LA SORTIR ! »

Je me permis alors de reprendre le dialogue, coupant une Maggie Sawyer qui s’apprêtait à lui répondre.

« Grundy, calme-toi, d'accord ? » le fait est que Grundy n'était pas un homme si brutal que ça, à de nombreuses reprises elle l'avait vu se calmer grâce à un dialogue sympathisant. « Qu'est-ce qui se passe ? Dis-le moi, que j'essaie de t'aider, ok ? On est là pour ça, ne l'oublies pas... »

Mais je n'ai pas eu le temps de finir ma phrase que ce dernier s'était relevé et fonçait droit sur le Webb's Market, la tête la première, dans une solution radicale. Personne ne tira, il n'y avait pas de raison pour ça, ça ne menaçait personne d'autres que lui, et il frappa le mur de son crane.

Il était alors étendu au sol, le crane en sang, entouré des débris de verres qui était là depuis de longues minutes.


« Que ça cesse... » expira-t-il, usé et épuisé.

Solomon Grundy était toujours en vie mais à terre. Avec prudence, on envoya quelques policiers le cueillir.



Spoiler:
 

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MessagePosté le: Mar 7 Nov 2017 - 20:52
Une grande incompréhension s'empare des agents de police, sortis des cinq véhicules stationnés en urgence autour de la zone de combat.
Renee Montoya a tenté de négocier, dialoguer avec Solomon Grundy, mais ce dernier n'a cessé de hurler, de se maltraiter, et finalement de foncer la tête la première dans un mur ; il s'est écroulé, blessé, ensanglanté, mais surtout groggy.
Et personne ne comprend pourquoi.


"Bon sang."

Maggie Sawyer, qui a pris les rênes de la situation, s'approche lentement. Derrière elle, Romy Chandler la couvre en gardant son arme levée - mais elle aussi ne comprend pas, et est perturbée.

"Qu'est-ce que c'est que ce bordel..."

"Aucune idée, cap'taine."

Les deux femmes rejoignent Renee Montoya, et entourent le corps endommagé de Solomon Grundy.
Elles le connaissent - elles l'ont déjà croisé, de loin, mais surtout le connaissent. Elles ne comprennent pas vraiment comment il peut revenir à la vie, comment il peut exister... mais elles le connaissent ; et elles connaissent, globalement, son fonctionnement.
Qu'on ne retrouve pas ici... et c'est anormal. Autant que terrifiant.


"Et il faut trouver son... adversaire..."

"Inutile, capitaine Sawyer."

Une voix se fait entendre dans le silence et le néant, qui plonge encore plus les trois policières dans le trouble.

"J'arrive."

Une forme minuscule, invisible à l'oeil nu, s'échappe de l'oreille de Solomon Grundy, puis active ses pouvoirs...
... et Atom apparaît soudain aux côtés des trois femmes - qui réagissent d'instinct, et le visent, directement.

"Bonjour, mesdames. Je suis Atom, je suis..."

"Le taré qui a tabassé Grundy ? C'est vous qui avez foutu ce bordel ?"

Romy Chandler tape vite - et fort.
Ray grimace, et laisse son regard passer sur les destructions... dont beaucoup sont de son fait, oui. Il n'en avait pas conscience, et le regrette.
Il soupire, et reprend.


"Je... oui. Le combat avec Solomon Grundy m'a poussé à des... extrémités. Des dégâts ont été causés, et..."

"Et nous devrons nettoyer, oui. On a un peu l'habitude..."

La discussion est froide et sèche - désagréable.
Palmer n'aime pas ça, mais continue et sourit, pour tenter d'argumenter et d'expliquer comment le combat a provoqué ces dégâts.
Mais, ainsi, il se désintéresse de Solomon Grundy... ce qui n'est peut-être pas la meilleure des idées !


(HJ/ Résumé rapide :
- Maggie Sawyer et Romy Chandler rejoignent Grundy. Elles et Renee Montoya l'entourent, troublées par les événements ;
- Atom sort discrètement de l'oreille de Grundy et reprend taille normale ;
- Atom répond aux questions strictes des policières, et admet avoir causé des dommages durant le combat. Il se désintéresse de Grundy... /HJ)
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MessagePosté le: Mar 7 Nov 2017 - 23:36


Parti-pris ?
J'ai deux-cent vingt-quatre ans. Et en une pluralité de vies j'ai été mené à cotoyer contre mon gré la police. Elle a essayé de me stopper, de me blesser, de me tuer. Elle m'a plus gueulé dessus que de raisons, elle m'a souvent insulté. La plupart du temps, je ne disais rien, je me contentais de vivre ma vie sans blesser autrui si ce fameux autrui ne me blessait pas physiquement. Mais moralement, je l'étais. Je ne suis qu'un homme, et un homme même idiot peut ressentir l'impact que creuse la parole d'un homme sur sa poitrine.

On me voyait comme un poivrot, on me voyait comme un idiot. On me parlait, abrupte, comme à un déchet... aberrant. Ce comportement a toujours été d'une aberration rare, je ne gênais rien outre mesure, la plupart du temps, et pourtant j'étais une plaie ; j'étais la tâche d'encre d'une lettre d'adieu, la rature d'un poème, l'insulte de la beauté. Je n'étais rien. Je ne suis toujours rien.

Après mes frasques regrettés, on ne me parlait pas bien. On me parlait en ennemi, en voyou, en erreur à corriger. On me tenait en joug pour au final m'enfermer, si cela était possible. Mais ça ne marchait pas comme ça avec les justiciers.
Eux avaient leur passe-droit avec la police : à part s'ils commettaient des crimes d'une gravité absolue, on finissait toujours par les laisser partir ; ce n'était que du matériel après tout, quelque chose de réparable, et il fallait qu'ils conservent une image de héros. Mais les dégâts étaient là et restaient, parfois, longtemps, sans qu'on ne s'en souci véritablement.

Combien de temps resteraient hors d'usage ces lampadaires ? Et les dégâts fait sur ce magasin ? Et ces cambrioleurs que j'avais arrêté plutôt, qu'il m'avait empêché de tuer ? Combien de temps avant qu'ils ne recommencent ? En excusant les justiciers, on excusait les fouteurs de troubles. En me punissant, on condamnait la ville. Et ça faisait deux cent ans que ce cirque continuait.


« On a un peu l'habitude... »

Et pendant qu'ils conversent, je me mû d'une rage inextricable. J'ai dans la tête un mal de crane épouvantable qui se refusait à partir, le visage brouillé des corps en peine et l'esprit envahit de tant de raisons de me mettre en colère. Il s'était introduit dans ma tête et était responsable de ce que j'avais ressenti, il était responsable de ma rage, du coup que je m'étais porté au crane, des maux de la soirée.

Je me releva et fit face à Sawyer, une policière que j'avais apprit à connaître avec les années. Enfin, « connaître », c'est un grand mot. Disons qu'elle m'avait arrêté plusieurs fois et que je lui avais déjà donné un coup ou deux par mégarde.


« Amenez ces hommes au poste au lieu de déblatérer de l'idiotie. »
dis-je sèchement. J'ai le regard noir, usé mais le ton cassant et autoritaire. « Soyez utile, ne les libérez pas, cette fois... »

Je me retourne vers l'à la fois petit et grand homme que je domine de taille en continuant de m'adresser à Sawyer.

« Vous avez déjà prévu de m'envoyer à Blackgate, commissaire ? Ou ce sera Arkham, cette fois ?
« Ce n'est pas à nous d'en décider, Grundy.
« Mais vous avez déjà votre idée sur ce qui va se passer, n'est-pas ? On connaît la justice... Est-ce que notre ami masqué passera derrière des barreaux, lui ? Ou vous arrangerez ça à la mable, encore une fois ? »

A la miable, qu'on dit. Mais je ne connais pas bien ce mot, donc on pardonnera l'erreur.


Spoiler:
 

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MessagePosté le: Mer 8 Nov 2017 - 10:00
Atom sursaute, quand Solomon Grundy se relève.
Il est surpris – il ne pensait pas que ce dernier puisse reprendre conscience aussi vite ; ses capacités de guérison sont vraiment exceptionnelles, et justifient clairement sa réputation. Il est quasiment invincible, oui… et il apparaît, alors compréhensible que certains soient allés jusqu’à devoir le tuer, pour le stopper.
Heureusement, il n’a pas eu à aller jusque-là – aujourd’hui, au moins.


« J’ai intercepté Solomon Grundy quand il passait à tabac deux personnes, en effet. »

Son regard se tourne vers le Webb’s Market, avec à l’intérieur une forme inconsciente ; puis glisse dans la rue, où l’autre corps demeure, figé et blessé, sur le sol.

« Des délinquants, à priori. Qui doivent être punis, s’ils ont fauté. Mais… pas ici. Pas comme ça. »

Il repose des yeux déterminés sur le zombie mystique.
Il peut comprendre la rage, il peut comprendre la fureur ; mais la cruauté et la violence inutiles, non. Jamais.


« Après… en effet, j’ai une… part de responsabilités, dans ces dégâts. »

« Sans déconner. »

« Chandler. »

La réplique du capitaine Sawyer est sèche, et ne souffre aucune contestation.
Il n’y en aura pas.
Atom glisse un regard vers elle, puis reprend lentement, d’une voix mal à l’aise mais vaillante.


« Je… ferai le point, avec le commissariat et les secours, concernant ces dégâts. Je ne me défausserais pas. »

« OK… on verra ça. Ça n’est pas l’urgence, là. L’urgence, c’est de t’embarquer, Solomon, et de gérer ce bordel. »

Maggie Sawyer se tourne vers Renee Montoya, et lui adresse un signe de tête. Celle-ci, accompagnée de quatre officiers, s’approchent du zombie mystique avec des menottes adaptées.

« Je… vais voir les décombres, pour aider. »

« Ouais. »

La capitaine se tourne vers lui, et adresse un regard noir au micro-Héros à taille humaine.

« Faites ça. »

Le ton est froid, et Ray Palmer se détourne d’elle sans ménagement.
Il se dirige vers les décombres, les gravats et propose son aide aux services de secours, qui viennent d’arriver.
Il veut aider – il va aider. C’est le moins qu’il puisse faire, après cette victoire qui a tout d’une débâcle…

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