Le Retour du Cirque de l'Étrange - Pv Jason Todd

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MessagePosté le: Sam 4 Nov 2017 - 10:22

GRAYSON
Dick

TODD
Jason

「 Le Cirque de l'Étrange」
Le Cirque de l'Étrange. Un véritable concentré de laideur, de violence et de folie. Une curiosité locale, aussi, car comme dans la plupart des cirques, on ne trouve ce genre de spécimens que très rarement. D'où venait-il ? Comment en était-il arrivé là ? Personne ne le savait vraiment. Il ne revendiquait aucune famille, aucune appartenance autre qu'à ce cirque. Sans doute avait-il été rejeté par leur proche. Les avait-il tué ? Au vu du profil psychologique de certains, la question méritait d'être posée. Car oui, c'était des véritables fou criminels, des kidnappeurs, des trafiquants, des tueurs. Et ils étaient dirigés par un être décalé et ambitieux, le Professeur Lazlo Valentin, plus connu sous le nom de Professeur Pyg.

Le retour du Cirque de l'Étrange ne faisait plus aucun doute. Tout avait commencé il y a plusieurs semaines. Des prostitués avaient disparus. Bien sûr, personne n'avait prévenu la police : on parlait ici des bas fonds de la ville, ou personne ne faisait confiance aux forces de l'ordre corrompus et aussi dangereuse que certains gangs. Mais l'une des collègues des prostituées disparus en a parlé dans une clinique de Leslie Thompkins. L'information était remonté jusqu'à la Batcave, et Dick Grayson, qui reconnaissait les symptômes d'une vieille affaire, avait décidé de s'en occuper. Après plusieurs interrogatoire, certains témoins effrayés avait parlé d'un homme-grenouille, d'autre d'une femme à barbe obèse.

Dick avait déjà traité ce genre de cas, des années auparavant. Il était alors Batman : il avait remplacé Bruce alors que tous le croyait mort. Damian était son Robin, et ils avaient enquêté sur ce genre de disparition. Ils avaient remonté la piste jusqu'à un ancien associé du Docteur Hurt, le professeur Pyg. Ce dernier kidnappait ces femmes dans le but de les transformé physiquement et mentalement. Il les contrôlait à l'aide d'une drogue de sa conception, et faisait une chirurgie diabolique pour leur faire un visage de poupée. Il les appelait ses Dollotrons. Damian avait fini par se faire capturé, et avait failli y passer lui aussi, avant que Dick n'intervienne. Il avait arrêté Pyg, mais ce dernier semblait de retour, avec ses associés du Cirque de l'Étrange.

Ce soir, il était Nightwing. Mais il était tout aussi déterminé à arrêter cette folie, avant que Pyg n'attaque la ville à l'aide de ses Dollotrons. Il avait cette folle idée de transformé tout Gotham en poupée. Et il devait être arrêté. Après avoir enfilé son costume, et être sorti en douce de l'appartement à Barbara Gordon – qui ne serait sans doute pas d'accord de le voir sortir tant qu'il était convalescent – il se dirigea vers l'Amusement Mile. L'ancien parc d'attraction de Gotham abritait un vieux cirque, et s'il était souvent utilisé par le Joker, la foire aux monstres de Lazlo Valentin était très susceptible d'y être également. Ils étaient trop reconnaissable pour se mêler à la populations. Et ce n'était pas très loin des enlèvements.

Nightwing déposa donc pieds à Amusement Mile. Le lieu était glauque, et l'ambiance pesante. Il savait qu'une créature affreuse pouvait lui tomber dessus à chaque recoin, et que des pièges avait sans doute été installé depuis que le Joker avait pris possession des lieux, et Pyg avait sans doute rajouté les siens. Chaque pas était un danger de mort, et vu l'état physique et surtout mental dans lequel se trouvait Dick dernièrement, cela pouvait être encore plus dangereux. Mais quelqu'un devait arrêter cette folie. Et cela ne pouvait être que lui. Il l'avait déjà fait une fois. Il était capable de le refaire. Même si cette fois, il serait seul.

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MessagePosté le: Sam 4 Nov 2017 - 14:19
Le retour du Cirque de l'EtrangeDick Grayson & Jason Todd
Certaines personnes ne comprenaient pas les choses si on ne leur disait qu’une seule fois. C’était un fait avéré, une triste vérité, et souvent une plaie pour ceux qui devaient jouer les perroquets. Ainsi allait le monde. Personne n’y échappait. Personne. Par extension – et cela défiait toute logique – certains criminels se moquaient bien qu’on leur tape sur le bout des doigts une fois, deux fois, trois fois, quinze fois. Parfois (tout le temps), il fallait tout simplement arrêter d’envoyer au coin et commencer à creuser les tombes. C’était une suite logique, un besoin créé par la bêtise humaine, mais quand Jason tomba sur les miettes de cette nouvelle affaire, il se dit que la véritable bêtise humaine, c’était de penser que faire le perroquet pouvait marcher.

En bref, c’était encore une mission qui empestait le déjà vu à plein nez. Le coupable était déjà tout trouvé : son nom était écrit sur la nouvelle drogue qui circulait, sur les disparitions de prostituées et même, encore plus clairement, sur le rassemblement du Cirque de tarés qui venait de débarquer à Gotham - encore. Jason cocha mentalement une de ces cases qui disaient, en lettres capitales, J’AI RAISON et qui sous-entendaient, de façon bien plus sournoise, que Batman avait tort. Il devrait s’acheter un carnet un de ces quatre, et noter dessus chaque victime qui aurait pu être évitée si la chauve-souris de Gotham arrêtait de grogner pour se mettre à mordre, une bonne fois pour toute.

Comme si ça pouvait lui faire comprendre. Jason avait fait bien pire encore pour essayer de lui faire voir la vérité – à savoir, mourir. Bruce Wayne était comme tout le monde, aussi important se croyait-il : il ne comprenait jamais à la première leçon. Jason était condamné à faire le perroquet.

Super.

En attendant, il avait mieux à faire que ruminer – ou alors, il pouvait ruminer de façon bien plus active. Il fallait qu’il trouve Pyg, et il fallait qu’il le trouve vite, avant que son cerveau dérangé ne donne vie à une autre de ses visions d’horreurs. Prostituées ou pas, les femmes qui avaient disparu ne méritaient en aucun cas ce qui leur était arrivé, et Jason allait s’assurer que cela n’arrive plus. Il était temps de s’attaquer aux véritables ennemis dans cette histoire : les neurones grillés de Valentin. Ca tombait bien, Jason avait l’antidote parfait. Une balle entre les deux yeux, et bye bye les synapses aux connections complètement dérangées.

Ce n’était pas difficile de retrouver le cirque et ses bêtes de foire. Ils ne pouvaient de toute évidence pas se terrer dans le centre de Gotham, et même Park Row était en dehors de tout soupçon. Jason connaissait assez les rues malfamées qui s’étiraient à l’ombre de la richesse de Gotham pour savoir que des monstres comme ceux de Pyg ne passeraient pas inaperçus et que le mot se répandrait à travers les rues plus rapidement que la peste. Non, il leur fallait être plus discrets, mais il fallait aussi que la créativité du docteur maboule soit facilement alimentée, et il n’y avait qu’un seul lieu qui répondait à tous ces critères.

C’est ainsi que Jason se retrouva sur le toit d’un stand de tir à la carabine abandonné (et franchement branlant) en plein milieu de la nuit, trempé jusqu’aux os. Merci Gotham. Amusement Mille lui filait des frissons, et sous les trombes d’eau, l’endroit était encore plus cauchemardesque. Les yeux de Jason était constamment attirés par de grands sourires peints sur les façades des manèges ici et là, et à chaque fois que l’image des grandes dents blanches s’imprimait sur sa rétine, il entendait le rire qui allait avec résonner jusque dans le creux de ses entrailles. Il le devait bien à Pyg, cet enfoiré avait choisi un endroit parfait pour ses opérations perverses. L’habituel terrain de jeu du Joker faisait une toile de fond parfaite pour ses Dollotrons, et Dieu seul savait quoi d’autre il savait en réserve.

L’endroit était un vrai champ de mines, il n’en doutait pas, et voilà pourquoi il choisit l’approche légèrement plus élevée. Tant qu’il n’avait pas complètement fait le tour d’Amusement Mille, il préférait garder les pieds loin de tout ce qui avait pu être installé au sol. Quand il se serait assuré de la relative sécurité de l’endroit, là, il chercherait Babe le cochon. Pour le moment, mieux valait jouer la carte de la prudence et –

Jason se figea, toute son attention attirée par le bruit éloigné d’un moteur de moto. Il pleuvait fort, mais pas assez pour qu’il ne loupe le vrombissement familier. Etouffant un juron, il s’accroupit doucement et se tourna vers l’entrée du parc. Evidemment, il fallait qu’il choisisse ce soir-là pour venir se mêler de ce qui ne le regardait pas. N’avait-il pas mieux à faire ? Une pirouette à perfectionner ou un truc de ce genre ?

Nightwing ne l’avait de toute évidence pas vu – pas encore. Ce qui voulait dire que, pour une fois, Jason avait le dessus, mais ça ne durerait pas. Il n’avait qu’une seule chose à faire : utiliser ces quelques précieuses secondes de la façon la plus intelligente qui soit.

Il lança donc un caillou qui traînait près de ses pieds droit sur la poitrine de Dick avant de se relever.

« Hey, Chicken Wing, » lança-t-il en guise de salut. « T’as pas un pâté de maisons à surveiller, ou je ne sais quoi ? Je peux savoir ce que tu fais ici ? »

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MessagePosté le: Dim 5 Nov 2017 - 12:11

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「 Le Cirque de l'Étrange」
Dick Grayson avançait prudemment dans l'Amusement Mile. L'endroit était rempli de bâtiment à tête de clown, d'attraction déserte, de montagne russe fracturé. Certaines lampes étaient encore actives, et les vieilles ampoules clignotaient dans un crépitement qui ajoutait encore à l'ambiance glauque d'un des lieux les plus dangereux de Gotham. Peut-être qu'autrefois, l'endroit avait été fréquenté par des couples, des familles. Le son du vent, des balancements rouillés de vieilles attractions et des crépitements d'ampoules étaient remplacés par des rires d'enfants content d'avoir gagné une peluche à un stand, ou encore des cris de jeunes dans les attractions. Mais tout ce que Nightwing entendait, c'était l’écho de cris d'hommes, de femmes torturés par les horribles tarés qui avaient tenus cette endroit. Le rire sadique du Joker. Et le son des coups que Batman lui portait, pour venger une énième mort causé par le clown.

Dick eut un frisson dans le dos, rien que d'y repenser. C'était ici que le Joker avait emmené James Gordon, après avoir tiré sur Barbara, et ce dans le seul but de rendre le vieux commissaire aussi fou que lui. Le héros avait la nausée rien que d'y penser, rien que d'imaginer ce qu'avait ressenti Batman à ce moment. S'il avait été là, près de Barbara, peut-être aurait-il pu l'empêcher... Mais il était déjà Nightwing, et il avait été si loin. Et, comme souvent ces derniers temps, les visions d'horreurs de Dick était suivi de spasme, de difficulté respiratoire, voir de paralysie temporaire. Car cela lui rappelait sans cesse les tortures que lui avait fait subir Waller. Mais il ne devait pas flancher. Pas maintenant.

Un caillou vint le percuter, et le sortir de ses pensées. Par réflexe, il sortait ses armes et se mit en position de combat. Quand son interlocuteur se montra. Red Hood. Alias Jason Todd. Un frère, un rival, un ami et un ennemi. Red Hood était beaucoup de chose pour Nightwing. Quelle casquette avait-il mit ce soir ? A la vue de Jason, Dick baissa ses armes... mais pas sa garde. Il était trop tôt pour savoir dans quel état d'esprit se trouvait le deuxième des Robins, celui qui l'avait succéder dans ce rôle.

« Ce que je fais ici ? La même chose que toi, j'imagine. Avec une conclusion moins... définitive. Parce qu'à la fin de ton histoire, le Chaperon Rouge finit par abattre le Loup, à coup de fusil. Comment as-tu chargés tes armes ce soir ?

Dick était ravi intérieurement de savoir que Jason allait bien. Il ne l'avait plus revu depuis... depuis la nuit où il s'était fait kidnappé par Waller. Damian et Jason ne s'était pas beaucoup montré depuis ce jour au reste de leur famille, et aucun d'eux ne s'était vraiment soucié de savoir comment Dick s'était sorti de cette histoire, et de savoir comment il allait. Oh, il ne le prenait pas mal. Lui même avait mis du temps à aller voir Barbara à l'époque. Il comprenait. Mais il craignait de voir quel Jason il avait en face de lui. Ils avaient affronté le Professeur Pyg, à l'époque. Pas vraiment ensemble, mais ils avaient eu un objectif commun. Car si Damian s'était fait kidnappé par Pyg, c'était aussi le cas de la sidekick de Red Hood : Scarlett. Sauf que si Damian n'avait rien subit... Scarlett avait reçu le visage des poupées Dollotrons. Et après ça, Red Hood et Batman s'était affronté... et Jason avait été arrêté.

« On peut coopérer, tu le sais. Mais tu sais aussi que je ne peux pas te laisser le tuer. Tu sais que ce ne sont pas nos méthodes. Ce ne sont pas celle qu'on nous a enseigné. Mais ce soir, je n'ai pas besoin de t'affronter. Je n'en ai pas envie. Alors soit cool, pour une fois. J'ai envie d'être heureux de combattre aux côtés de mon frère.

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MessagePosté le: Lun 6 Nov 2017 - 17:39

Le retour du Cirque de l'EtrangeDick Grayson & Jason Todd
Dick était différent. Le changement était presque imperceptible, impossible à détecter, mais pour l’œil aguerri, il était bien là. Pour Jason, qui avait passé la majorité de sa vie à penser à Dick comme à un frère, c’était évident comme le nez au milieu de la figure. Dick était nerveux, presque hésitant, et les regards qu’il jetait autour de lui étaient volatiles, hantés. Jason pouvait mettre ça sur le compte du traumatisme – il était bien placé pour savoir que ça vous laissait avec des fantômes dans les yeux, mais il n’était pas insensible au point de ne pas réaliser qu’il ne s’agissait pas seulement de l’historique dérangé d’Amusement Mille. Jason jeta un regard autour de lui, passant des stands abandonnés aux dessins sur les murs pour finir sur le carrousel rouillé. Il n’y avait qu’à Gotham qu’un tel endroit pouvait passer inaperçu. Mais ce n’était pas Gotham qui avait changé Dick. Pas cette fois.

Jason s’accroupit pour poser une main à terre, un sourire que Dick ne pouvait pas voir sur les lèvres.

« Mieux vaut le loup que le Chaperon Rouge, non ? » répliqua-t-il, une pointe de sarcasme dans la voix.

Il jeta un regard aux bâtons électriques que Dick avait rangé sans pour autant libérer la tension dans ses muscles, et sauta finalement à terre, pour se retrouver au même niveau que son aîné. Ils ne s’étaient pas vus depuis un moment, et Jason ne savait pas grand-chose sur ce qui occupait Dick ces derniers temps, mais il aurait dû se douter qu’ils se retrouveraient ici. Il n’était pas le seul à avoir un passif avec Pyg, après tout, mais Jason avait choisi de ne pas prendre en compte ce paramètre. A dire vrai, depuis l’histoire avec Waller, il avait plutôt pris pour habitude de ne plus prendre Dick en compte, comme s’il avait retiré de l’équation. C’était à la fois agaçant et rassurant de se retrouver face à ce dernier et de le voir toujours debout et, qui plus est, en costume. Il en fallait plus pour le mettre à terre, et Jason était bien placé pour le savoir. Il avait tenté d’atteindre son niveau une bonne partie de son enfance.

Rassurant. Au final, c’était surtout rassurant.

« De toute façon, on sait très bien que je te mettrais la raclée si on s’affrontait, » dit-il en se rapprochant de Dick. « Et je suis toujours cool, je te signale. »

Il attrapa une de ses armes sur sa cuisse et la fit tourner dans sa main avant de rengainer, histoire de faire passer le message. Ses flingues étaient chargés à bloc, et si deux magasins de balles ne suffisaient pas à éliminer Pyg, il en avait tout un stock sur lui. Le message était clair, mais il n’avait pas besoin de s’étendre sur les raisons philosophiques de son choix et sur le fait que si ses méthodes n’étaient pas celle qu’on lui avait enseignées il s’en fichait, et c’était même mieux comme ça. Il préférait garder ce genre de débat pour les rares fois où Bruce se sentait pousser des ailes et osait venir le regarder en face.

« Ils sont probablement nombreux avec lui, alors faire équipe ne serait pas une mauvaise idée. Et pour le reste, on a qu’à dire que le premier qui le trouve choisit quoi faire de lui. »

Il avait prononcé ses derniers mots avec une once de taquinerie dans la voix – pas assez, somme toute, pour camoufler le sérieux de sa proposition. Ils étaient deux à avoir un passif avec Pyg, certes, mais Jason était le seul des deux à avoir quelque chose à venger. Mais ça n’était qu’une raison parmi tant d’autres, et ses raisons les plus récentes étaient les disparitions de prostituées dans le coin. Tout se passait exactement comme ça s’était passé alors, et s’il laissait Dick ramener le porc en prison, l’histoire ne ferait que se répéter, encore et encore. Non, ce qu’il fallait, cette fois-ci, c’était l’abattoir.

« Tu as une idée de l’endroit précise où il se cache ? Je m’apprêtais à passer l’endroit au peigne fin, mais si tu en sais plus que moi, je t’en prie, éblouie-moi et fais-nous gagner du temps. »

Il se retourna vers le parc qui s’étendait à leurs pieds, sinistre, hanté et presque vivant sous la pluie qui continuait à tomber. Il était là, il le savait. Il se planquait, avec ses monstruosités et son esprit dérangé ; il ne valait pas mieux qu’une invasion de rats. Il faisait partie de la pire vermine que Gotham avait vomi. Arkham ne serait jamais suffisant pour les choses comme lui.

« Ca ne te tue pas, » laissa-t-il finalement échapper. « De savoir qu’on aurait pu éviter ce qu’il a fait à ces pauvres femmes rien qu’en lui mettant une balle entre les deux yeux la dernière fois ? »

Le silence répondit avant Dick. Jason détacha avec difficulté son regard d’un ricanement écrit en toutes lettres sur le mur du train fantôme ( HA HA HA) pour se tourner vers son aîné, son semblant de bonne humeur envolé.

« Je sais, » dit-il presque sèchement. « Tu n’as pas envie de te prendre la tête. Alors mettons-nous au boulot, qu’on en finisse. »

Sur ces derniers mots, il se remit à marcher et s’enfonça plus profondément dans la gueule du loup. Ou Amusement Mille. Les deux voulaient dire la même chose. (HA HA HA)


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MessagePosté le: Jeu 16 Nov 2017 - 1:18

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「 Le Cirque de l'Étrange」
Jason semblait bien plus apaiser qu'à l'accoutumer. Ce qui rassura Dick, qui se décontracta également. Il détestait se battre avec l'un de ses frères, surtout Jason, qui était sans doute celui qui avait le plus souffert des quatre. Chaque fois que Dick imaginait le Joker, avec un pied de biche ensanglanté dans la main, avec son sourire malveillant, et le cadavre de Robin à ses pieds, il ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Et s'il n'avait pas quitté Batman ? S'il n'était pas devenu Nightwing ? Jason aurait pu avoir la vie sauve. S'il l'avait au moins soutenu, et entraîné, comme il l'avait fait avec Tim... Mais rien de tout cela n'était arrivé. Jason était mort, seul, pendant que Dick avait vécu, entouré de ses amis et sa famille.

« Me mettre une raclée ? Je suppose que tu aurais tes chances en ce moment. Mais nous ne sommes pas ennemis ce soir, nous sommes frères. Quant à Pyg, j'ignore où il peut se trouver. Mais il n'est pas connu pour sa discrétion, on devrait pas tarder à le savoir...

Dick et Jason avait désormais tout les deux abandonnés leurs positions défensives, et avait accepté l'idée qu'il serait allié sur cette mission. Mais Jason voulait absolument en finir avec sa méthode, et le premier arrivé serait le premier servi. Dick ne pouvait évidemment pas le laisser faire. Il devait sauver Jason de lui-même. Mais il avait confiance en ce dernier, et il savait que mis sur le droit chemin, il ne franchirait pas le pas.

Jason était maintenant contemplatif, même s'il était difficile de lire à travers le casque de Jason Todd. Mais Dick savait à quoi il pensait, à quoi il pensait toujours. Et si, des années plus tôt, ils avaient tués Pyg, plutôt que de l'enfermer à Arkham. Peut-être que ces jeunes femmes seraient sauves, qu'elle n'aurait pas été transformé en Dollotron. Bref, qu'elles auraient été sauvés. Ce raisonnement faisait sens, mais Dick en avait un meilleurs. Et si on laissait les gens croire à l'espoir ? Après tout, le Sphinx avait été du bon côté pendant un moment, et avait même aidé Dick à résoudre une affaire. Ils pouvaient être sauvés, tous. Dans la charte du héros, il n'y avait pas d'homme plus méritant que d'autre. Cela ne pouvait fonctionner comme cela. Dick ne pouvait pas croire à un tel système.

« Je comprends ce que tu veux dire. Mais ce n'est pas à nous de décider, ce n'est pas notre rôle. Il est séduisant de penser que l'on peut tout résoudre comme cela, en avance. Mais si ce jour devait arriver, les lignes seraient trop mince entre ce qui est juste, et ce qui ne l'est pas. Imagine que Pyg, dans quelques années, sauvent des milliers de vies en inventant un remède contre une quelconque maladie – c'est un excellent pharmacien, après tout. C'est difficile à croire, je sais... Mais regarde le Sphinx, ou Clayface. Ils ont fini par être sauvé, et peut-être qu'ils en inspireront d'autre. Ce n'est pas à nous de décider qui doit vivre ou mourir. Parce que ce choix serait... à la fois terrible, facile, et compliqué...

Jason avait décidément envie d'en finir au plus vite. Dick savait qu'il n'avait pas forcément raison sur toute la ligne. Certain était beaucoup trop atteint pour être sauver. Le Joker ? Peut-être. Mais si on mettait des exceptions dans la liste, si on s'autorisait à en tuer un, ou deux, qui n'était pas sauvable... Où était la limite ? A quel moment les héros de Gotham serait encore vu comme des héros ? Et en cas d'erreur ? La peine de mort elle-même avait eu son lot d'erreur judiciaire, et il y avait douze personnes qui avait le droit de voter pour, ou contre... Avec du temps, des preuves, des témoignages... Combien d'erreurs si une seule personne, dans le feu de l'action, et sans autre temps de réflexion, choisissait ? Non, ce n'était pas possible. Un tel système comme l'envisageait son frère n'était pas viable.

« Il y a un vieux chapiteau, muni d'un labyrinthe de miroir assez flippant. On n'y trouvera pas Pyg, mais sans doute un de ses hommes du Cirque de l'Étrange. Ça vaut le coup de commencer par là.

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MessagePosté le: Ven 17 Nov 2017 - 17:41



Le retour du Cirque de l'EtrangeDick Grayson & Jason Todd
C’était frustrant. Frustrant d’entendre Dick parler comme Bruce lui parlait : certains des mots étaient mêmes identiques mais, surtout, c’était la philosophie derrière ce raisonnement bancal qui était la même. Ce n’était pas suffisant qu’un homme comme Bruce, comme Batman y trouve un compromis satisfaisant et que rien ne semble l’y déranger, il fallait maintenant que Dick suive le même chemin. Après tout ce qu’ils avaient tous les deux vécus, comment pouvaient-ils se tenir devant Jason et affirmer de tels propos sans tiquer ? La conversation n’avançait pas, et comment pourrait-elle si Dick et Bruce étaient tous les deux bien déterminés à ne voir que du blanc dans un amas de gris ? Ils avaient tous les deux tellement perdus… Et pourtant. Peut-être que ce n’était pas assez. Peut-être qu’il fallait un dernier instant partagé avec le Joker pour comprendre. Quoi qu’il en soit, Jason, lui, ne comprenait pas. Et il n’avait pas envie d’essayer.

« Ou imagine qu’il invente une drogue qui tuerait en un clin d’œil les milliers de personnes que tu espères qu'il pourrait sauver, » grommela-t-il en continuant de vérifier leurs alentours.

Il poussa un soupir et pivota finalement vers Dick avant de secouer doucement la tête et de lever légèrement la main pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas envie de se lancer dans un débat philosophique sur les imagine et les et si. Il n’était pas venu pour s’asseoir et déballer ses vues sur le monde, et Dick non plus. Ils avaient un porc à attraper, et le travail d’équipe était leur meilleure chance de le faire avec le moins de casse possible, alors mieux valait éviter les tensions de dernières minutes. Quant à ce qu’il se passerait quand il trouverait le coupable, ils aviseraient. Pour le moment, ce n’était pas la priorité.

« Laisse tomber, Birdie, » lança-t-il. « On a déjà essayé, toi et moi, et on sait déjà que ça ne nous mènera à rien. Mieux vaut rester concentré. »

Il se retourna vers le parc sinistre et fit la grimace, caché par son casque, quand Dick lui parla du vieux chapiteau. Il voyait très bien de quel labyrinthe de miroirs il parlait. Déjà que Jason détestait les labyrinthes de miroirs en temps normal, mais avec la possibilité d’y tomber nez à nez avec un des sbires de Pyg en plus, c’était la pire nouvelle de la soirée. Avec le train fantôme. Ugh, Jason détestait le train fantôme.

« Allons-y, » acquiesça-t-il avec un soupir résolu.

Il aurait aimé que la proposition de Dick soit catastrophique juste pour avoir le plaisir de lui crier dessus, mais Dick était Dick, et même quand ses idées étaient mauvaises, elles finissaient par bien tourner. Certes, la vie n’était pas rose pour lui – Jason en était bien conscient, surtout après ce qu’il s’était passé avec Waller – mais il avait le chic pour faire miroiter vos propres échecs et vous les coller dans la figure. Particulièrement agaçant.

Ils se rapprochèrent du chapiteau en marchant prudemment, conscients qu’Amusement Mille était un véritable champ de mines. Jason avait la désagréable impression qu’on les observait, ce qui, somme tout, ne serait pas impossible. Le seul problème, c’était que si le mot était passé et Pyg avait vent de leur visite, il aurait le temps d’organiser sa propre offensive, et ses coups étaient plutôt… théâtraux en général.

« Tu le sens, toi aussi ? » finit-il par demander, sans s’arrêter de marcher et en faisant mine de rien – un des nombreux avantages du casque, honnêtement, il était temps que Batman se mette à la page. « Quelqu’un – ou quelque chose nous regarde. »

Il s’arrêta finalement, son pressentiment tournant maintenant à la montée d’adrénaline. Il leva la tête vers Dick et la secoua doucement.

« Il sait qu’on est là. Ca se trouve, il savait même qu’on viendrait. »

Comme pour confirmer ses propos, un bruit sec retentit sur leur droite, venant de l'espace plongé dans l'obscurité entre deux stands délavés par les intempéries, le mauvais traitement et le temps qui passait. Jason sortit ses armes sans attendre une seconde de plus. Il en avait sa claque des Dollotrons.

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