[4ML] « Dans l’antre de la bête » ft. Dollmaker / The Bat / Barbara Gordon

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MessagePosté le: Ven 10 Nov 2017 - 13:42

« Dans l’antre de la bête »
[ 4ML ] ft. Dollmaker, Batman, Batgirl.
_____Ces paupières étaient lourdes, le réveil fut difficile et particulièrement douloureux. Une vague de vertige l’envahit doucement, le ralentissant davantage dans sa tentative d’éveil. Les souvenirs sont flous, il n’a pas encore retrouvé tous ses sens. L’endroit est humide et particulièrement odorant. Lentement mais surement, il retrouvait ses esprits, redressant légèrement sa nuque courbaturée. Il ne savait pas encore comment il avait atterri ici, mais il n’allait pas tarder à avoir les réponses à ses questions.
Ses muscles sont contractés, la peau de sa poitrine semble le tirailler pour des raisons encore obscures. Il entrouvra légèrement ses lèvres pour laisser passer l’oxygène dans ces poumons. Sa respiration est saccadée, chaque bouffée d’air semblait affreusement douloureuse pour l’adolescent. Ses lèvres et sa langue étaient complètement imbibée de sang avec le goût plutôt anodin de l’essence dans sa gorge, lui donnant des haut-le-cœur et des envies pressentes de recracher son dîner mais ne fit rien de tout cela.

Une fois complètement éveillé, il essaya de se redresser avant de constater qu’il ne pouvait pas bouger le reste de son corps, attaché à une chaise, la colonne vertébrale bloquée contre le dossier de cette dernière. Il baissa les yeux pour observer ces jambes, elles-aussi complètement collés contre les pieds de la chaise. Conscient de sa situation, il laissa échapper un soupir douloureux avant de recracher le sang qui coagulait lentement dans sa gorge. Il redressa son regard pour observer les alentours : une porte blindée et verrouillée juste devant lui, une caméra de surveillance sur un coin du mur pratiquement focalisé sur le justicier, des murs en béton, cela n’avait rien de rassurant pour lui. Comment avait-il pu atterrir en ces lieux ? Et bon sang qui était-donc le malade qui lui avait mis le grappin dessus ? Des questions qui trottaient dans l’esprit du jeune garçon.

« Génial… » marmonna le jeune héros en foudroyant du regard cette même caméra, pivotant sa nuque raide et douloureuse.
« Aïe… »

Les souvenirs commençaient à revenir. Une nuit comme toute les autres. Il avait eu besoin de prendre l’air, seul, sans réellement se justifier. Pendant cette patrouille en solitaire, qui s’annonçait courte en vue de ses obligations d’étudiants le lendemain, on signalait une présence inconnue au sein d’un laboratoire de recherche, spécialisé dans les neurotoxines. Red Robin s’était rendu là-bas, pensant à un simple cambriolage amateur, ou un sale coup de l'Epouventail, mais il ne fut pas au bout de ces surprises lorsqu’il trouva le responsable de cette alerte. A première vue, sa silhouette ne semblait pas humaine, il se déplaçait sur ces quatre membres et lançaient des gémissements presque bestiaux. Une situation plutôt surprenante voir presque déstabilisante dans les premiers instants. Cependant, il parvint à stopper la créature en plein délit et à la mettre hors d’état de nuire. Une créature ressemblant plus à un lutin morbide qu’à un être humain. Pendant le combat qui ne dura que quelques minutes, l’adolescent remarqua une petite caméra sur l’épaule de cette bête mais n’en prêta pas attention immédiatement.

L’intrus est à terre, le justicier n’a reçu aucune séquelle pendant la bataille. Il est sain et sauf, debout sur ses deux jambes, observant la créature sous ses pieds, plutôt intrigué. Cette dernière ne figurait dans aucun registre pour l’instant mais ce n’était pas surement pas son premier cambriolage. Pianotant sur son écran d’ordinateur pour tenter de trouer un quelconque renseignement sur cet individu, pensant être le dernier survivant du bâtiment. Il reporta son attention sur cette caméra.

« Toi… Tu n’es qu’un pion. » rétorqua Tim en pleine réflexion. « Quelqu’un tire les ficelles… Crane ? Non…ça ne fait pas de sens »

Il ne fut pas au bout de ces surprises lorsqu’il sentit une main gantée se poser sur le flanc de son cou avant d’enfoncer sur l’autre flan une imposante aiguille et d’y introduire un produit encore inconnu dans l’organisme du garçon.
L’adolescent se redressa et se retourna vivement pour observer son agresseur noyé dans la pénombre. Il posa sa main sur l’endroit où la tige de métal s’était introduite. Quelques perles de sang s’échappèrent de ce dernier, mais ce n’était pas tellement cela qui le perturbait le plus. Les effets sont pratiquement immédiat, sa vision se dédoubla et lui provoqua de violents vertiges, un sédatif probablement surdosé. . Il recula doucement pour se tenir à bonne distance de son assaillant. Il tituba, commençant à perdre ses forces, sa stabilité et ses sens. Son autre main se resserrait sur son arme, prêt à agresser l’étranger. Cependant, il semblait hésitant. L’agresser n’était pas la plus utile des idées et son temps était compté. Luttant pour ne pas sombrer dans l’inconscience, son cœur frappait violemment sa poitrine et son esprit cherchait toujours une solution, une dernière action avant la fin.

« Qu’est-ce que… Qui…? » lança le garçon, complètement déstabilisé et perdu.

Le jeune homme, essoufflé, ne quittant pas des yeux son agresseur relâcha ses doigts qui se trouvaient autour de son cou pour pianoter faiblement sur son bras des instructions. Un message de détresse envoyé à la Batcave, activant sa position GPS, une solution qui lui semblait plus sage que foncer tête baissée sur l’individu sans savoir s’il tiendrait le coup jusqu’à la fin du combat. Ses gestes sont lents, il ne parvient plus à lutter, il lâche son arme, ses jambes l’abandonnèrent et il sombra dans un profond et violent sommeil.

C’est le trou noir, les derniers souvenirs du garçon avant de se réveiller piéger dans une pièce et un endroit totalement impossible à identifier. Ces mains sont froides sa peau en train de se faire ronger par les liens, dépourvu de ses gants ainsi que de sa ceinture. Il s’estimait chanceux d’avoir eu le temps et l’initiative d’envoyer ce message de détresse avant de perdre connaissance. Son armure est encore en place, c’est également une bonne nouvelle. En cas de pépin, il y avait toujours une solution, du matériel dans un compartiment.
Il essaya tant bien que mal de faire bouger ces mains, attachées derrière son dos pour les rapprocher de son armure et fouiller derrière cette dernière. Le bout de ces doigts permit d’atteindre l’aile d’un batarang, des ailes tranchantes manquant de taillader la peau pâle de l’adolescent au lieu des liens. Ces gestes sont encore vagues et tremblant, il manqua de faire tomber l’arme sur le sol, la rendant inutile mais le stress le force à ne pas lâcher la seule issue qui lui permettrait de sortir d’ici.

Pas une minute de répit pour le justicier, ses sens sont en alertes lorsqu’il entend la serrure de la porte se déverrouiller. Il se stoppa en pleine action, glissant le batarang le long de sa paume et le cachant sous ses mains quitte à se taillader la peau pour ne pas que l’individu ne remarque quoi que se soit. Son regard se redressa en direction de la porte, la peau de sa poitrine toujours tirailler, la nuque également encore courbaturer. Il allait enfin pouvoir mettre un visage sur son agresseur.

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MessagePosté le: Lun 13 Nov 2017 - 1:19




Dans l'antre de la bête




Matilda, ma sœur bien-aimée,

Je dois te parler dans le plus grand secret, car tu t’y connais en onguents et autres médicaments.


J’espère que tu sais que je n’échange pas plus de mots que nécessaires lorsque nous visitons le monde damné pour aller acheter de l’essence, de la nourriture, des composants électriques et tout ce dont nous avons besoin, mais ne pouvons pas faire nous-mêmes.

Je me suis entretenu avec le jeune publicain qui nous vend les pilules dont Papa a besoin, et quand j’ai dit qu’il s’agissait « d’outils d’étude », le garçon s’est mis à rire et m’a dit qu’un corps n’avait pas besoin de cela pour étudier à moins qu’il étudie les « chattes ». As-tu entendu parler de telles choses ? Je ne veux pas demander à Papa par peur de je ne sais quoi. Il est très pris par son travail. Mais je ne veux pas l’empoisonner accidentellement non plus. Viens me voir cette nuit quand tu seras disponible et quand je serai rentré. Papa m’a ordonné de me rendre à l’usine chimique et de lui rapporter, en plus des pilules, quelques produits pour sa nouvelle expérience : du méthylmercure, du polychlorobiphényle et du toluène. Il prépare quelque chose.


- Jack





Barton avait le teint cireux, aussi lisse que s’il était verni, et vaguement translucide. Ses ongles, du même blanc jaunâtre que sa peau, étaient particulièrement longs, presque crochus, mais entretenus avec soin. L’aspect le plus troublant de toute sa personne, cependant, était ses yeux d’un blanc lustré, reflétant une troublante désorientation. Il fut secoué par une atroce migraine qu’il dissimula péniblement sur sa figure tandis qu’il franchissait pas à pas les couloirs du sous-sol de la demeure pour s’entretenir avec son prisonnier, Red Robin. Il se frotta l’œil droit, mais son geste ne servit à rien, et soudain il sentit s’ouvrir sur le côté gauche de son visage un canyon rempli de lave en fusion qui prenait naissance à l’intérieur de son crâne. Au début, il crut la sensation provoquée par les hurlements de sa mère lorsqu’elle se faisait battre par l’homme qui se disait être son mari, par l’écho du vacarme terrible qui résonnait encore en lui, mais il n’y avait pas que cela : les élancements fusaient maintenant, en quelques secondes à peine, comme si on lui enfonçait lentement une dizaine d’épées dans la boîte crânienne. Incapable de réprimer une grimace, il porta les doigts à sa tempe. Des doigts aux ongles acérés déchiquetèrent le côté gauche de son crâne avant de déverser à l’intérieur une boîte entière de punaises. Dollmaker siffla en aspirant de l’air entre ses dents serrées. Son estomac glissa vers ses hanches en même temps que des flammes venaient lécher les bords de la fissure dans sa tête. Une scie avait été insérée dans le canyon. Elle attaqua les plis de son cerveau, et il lutta pour refouler un hurlement tandis que ceux de sa mère rivalisaient d’intensité avec les grondements du feu. Il lui sembla sentir son souffle lui effleurer les lèvres tandis qu’il lui encadrait le visage entre ses paumes et lui caressait les tempes avec ses pouces. Elle révélait un ventre brûlé achevant de se consumer et prenait son temps, belle, les cheveux mouillés, dégoulinants de pluie. De fines volutes de vapeur s’en échappaient. Il revoyait ses regards alanguis révélant un appétit charnel tout d’indolence. Un liquide rougeâtre jaillit de son ventre et coula sur les mains de Barton. Il vit ses doigts lui envelopper la clavicule tandis qu’elle lui offrait quelques baisers incestueux. Elle l’embrassa avec une fougue grandissante, et l’amour qu’il ressentait pour elle s’accentuait en même temps. En guise d’adieu, elle fixa son enfant d’un regard vidé de toute lueur d’espoir, résigné à ce monde. Finalement, elle disparut en laissant échapper de sa gorge une légère bulle de son chargée d’une angoisse qui la rendait à la fois déchirante et sublime. Son image et son odeur se dissipèrent peu à peu jusqu’à disparaître entièrement, s’évaporant entre les mains de son fils, et la migraine se dissipa presque instantanément juste après.

Les flashs de lumière, si blanche et si crue, qui lui écrasaient les paupières s’estompèrent, laissant à nouveau régner dans le dernier couloir une ambiance obscure et malsaine. Bien qu’il se refusait à l’admettre, les effets du cannibalisme – activité qu’il pratiquait sans retenue et de façon répétée –, faisaient découvrir progressivement au tueur les symptômes de kuru, une maladie du cerveau provoquée par une absorption trop importante de chair, le corps humain n’étant pas véritablement programmé pour sa digestion. Il se servit du mouchoir dans la poche intérieure de son pantalon gris partiellement décousu pour s’essuyer le front et la bouche. Il se redressa lentement avec le sentiment d’avoir rassemblé toutes ses forces pour s’extirper de son hallucination et le ramener à la conscience. Le jour était venu où il ne pouvait plus supporter l’absence de sa mère. Avec les années, son besoin d’elle avait grandi au lieu de diminuer, élargissant une blessure qui ne cicatriserait jamais et ne cesserait jamais de suppurer, le faisant sombrer dans la folie en laissant ses troubles le dominer. Il était censé aller de l’avant et il le savait. Il devait se remettre peu à peu de la disparition de sa mère, tourner la page. Les nombreux psychiatres qui l’avaient analysé durant son incarcération au centre psychiatrique et pénitentiaire d’Arkham le lui avaient dit. Pour y parvenir, il lui fallait trouver un moyen de la ranger au sommet d’une immense étagère et de la laisser accumuler la poussière dans l’espoir que cette même poussière finirait par adoucir le souvenir qu’il gardait d’elle, par voiler son image jusqu’au jour où elle lui apparaîtrait moins comme la réminiscence d’une femme ayant réellement existé que comme celle d’un rêve familier.

Le jeune justicier entendit les semelles du tueur couiner sur le sol poussiéreux de l’autre côté du mur de béton épais et le rejoindre dans la salle isolée dont la porte s’ouvrait vers l’intérieur – une porte découpée dans de l’acier, aux charnières tellement bien huilées qu’elle alla taper avec force contre le mur de droite. Sur sa gauche, après un court pan de mur nu, se dressait une petite penderie en bois contenant quelques habits – des blouses et des pantalons noués par un lien à la taille – suspendus à des cintres en plastique. Cette pièce n’était en réalité rien d’autre qu’une cellule, tombeau des plus téméraires. Aucune fenêtre, aucun autre mobilier, sol et murs en ciment recouvert d’une peinture blanche institutionnelle. Il y avait une trappe, verrouillée quelques minutes auparavant, avec un énorme moraillon fait de plaques d’acier empilées l’une sur l’autre.

Dollmaker activa les néons lumineux qui giflèrent violemment les yeux de son prisonnier pendant quelques secondes. Il y avait par terre une grosse pile de vêtements dans un coin de la pièce. Des habits et des chaussures, des ceintures, des vestes.  Des tas de détritus jonchaient le sol, et une odeur de moisi et d’excréments s’échappait de l’évier taché de rouille. Au loin, à l’autre bout de la pièce, une vieille télévision solidement fixée sur un guéridon métallique semblait – de par la quantité de poussière regroupée sur l’écran – ne plus avoir été utilisée depuis plusieurs lustres. L'atmosphère incroyablement malsaine qui émanait de cette soudaine rencontre entre le psychopathe et le héros, qui peinait à retrouver ses esprits, suffisait à faire fuir les quelques insectes trop curieux. Dollmaker laissa échapper un bref ricanement provocateur avant de s'approcher du jeune justicier, toujours ligoté sur la chaise, et de poser son visage juste en face du sien. Il caressa sa joue d’un revers de main. Un temps de silence installa une certaine gêne. Rares étaient les imprudents qui avaient eu jusqu’ici suffisamment de chance pour échapper à sa démence meurtrière et à son délire démiurgique.

Red Robin. Tu es un disciple du Chevalier noir, n'est-ce pas ? Cela ne m’étonne pas. Tu ressembles aux autres. Jeune. Séduisant. Orgueilleux. Volontaire. Le nouveau justicier à la mode, complexé, bientôt obsolète, qui ne rêve que d'égaler l'homme chauve-souris. J'ai beaucoup entendu parler de toi durant mon dernier séjour au centre psychiatrique et pénitentiaire d'Arkham. Il paraît que tu t’en sors très bien. Tu ne me connais pas mais, moi, je te connais. Tu m’as fait perdre beaucoup de temps cette nuit, et tu as osé t’en prendre à l’un des miens. Alors je vais te faire jouer à un jeu.

Dollmaker se redressa et fit quelques pas en cercle autour du justicier. Il posa ses mains sur ses épaules après plusieurs tours pour les lui masser délicatement, faisant preuve par ce geste inconvenant d’un sadisme démesuré. Tu vas mourir cette nuit, Robin. Mais je vais d’abord m’amuser avec toi. Tu ne travailles jamais seul, je devine de ce fait que tes amis sont en route et qu’ils ne tarderont pas à nous rejoindre. Ils participeront au jeu que j’ai préparé. S’ils ne parviennent pas à résoudre le problème qui se présentera à eux dans la prochaine heure et demie, ta chair se répandra sur les quatre murs autour de toi. Vois-tu, je t’ai opéré avant que tu reprennes connaissance. Je t’ai ouvert le ventre et y ai placé une bombe. Rassure-toi, tu ne risques rien dans l’immédiat. Cette petite merveille est toutefois très capricieuse. En effet, si tu t’éloignes de cette pièce ou si un inconscient décide dans un éclair de fulgurance de la désamorcer de force, elle ne se privera pas d’exploser et de t’envoyer rejoindre le Très-Haut. De plus, j’ai pu avoir un lot de détonateurs à un bon prix, mais ce matériel a une fâcheuse tendance à réagir aux fréquences radio du G.C.P.D. Je vous conseille, à toi et tes amis, de ne pas les utiliser.

Le Tueur aux poupées ricana à nouveau avant d’apercevoir le batarang dans les mains du jeune héros qu’il avait tenté jusque-là de dissimuler. Il le lui vola et fit pénétrer l’une des pointes dans son cou, le fixant dès lors très agressivement. Une goutte de sang s’extirpa du corps du justicier et s’écoula lentement sur le métal tranchant. Tes gadgets ne te seront d’aucune utilité dans cette maison, mon enfant. Tu n’as pas le choix. La situation est définie et tu connais désormais la seule issue possible. Il faut voler Paul pour payer Pierre, il n'y a pas d'autre solution. La violence dans sa forme la plus simple pour une réhabilitation des plus efficace.

Barton caressa à nouveau la joue du justicier avant de quitter la cellule et la verrouiller à nouveau de l’autre côté, le laissant seul, impuissant face à cette situation qui de toute évidence témoignait de l’extrême cruauté et de la démence meurtrière de son ennemi. Le Tueur aux poupées s’était révélé au grand jour et s’annonçait comme l’un des plus dangereux criminels que le jeune justicier aurait à affronter.



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MessagePosté le: Mer 15 Nov 2017 - 22:08

[4ML] « Dans l’antre de la bête »

ft. Dollmaker / The Bat / Timothy Drake.


J’avais toujours rêvée d’intégrer la police, depuis bien avant que je devienne en justicière en faite ! Je voulais aider, sauver des gens et enquêter peu importe le danger comme le faisait mon Père : Jim Gordon. Et puis comme vous le savez déjà, Papa n’avait jamais acceptée que je prenne autant de risque, alors j’étais devenue BatGirl. J’avais bossée comme une dingue pour faire mes preuves aux yeux de Batman, pour être acceptée et pour réussir ma formation tout court en faite. Être justicier, ou une justicière dans mon cas, c’était loin d’être facile ! Déjà c’était un état d’esprit à avoir. Enregistrer les détails, avoir connaissance de tout en simulant ne rien savoir, être invitée partout pour ne pas avoir à s’infiltrée de force. Physiquement ensuite, adieu la petite fille, adieu les jeux « Barbie Styliste » et bonjour les entraînements carabinés ! Les muscles, ça se forge et l’endurance ça demande de la cardio ! Sinon comment voulez-vous courir sur les toits, sautée, lancer des grappins, tout ça aussi rapidement que la voiture que vous poursuivez ? Et puis c’est aussi un entrainement pour être prêt à tout ! Se cacher dans l’eau ? Pas de soucis, à l’époque je tenais 3 minutes maximum alors imaginez aujourd’hui ! Et puis sérieusement, vous croyez que les sous-fifres surveillent l’eau pendant trois minutes ? Réponse : non. Être une justicière c’était aussi des sacrifices. Ceux des soirées pyjamas entre filles au collège, parce que clairement les soirées glandages, ce n’est vraiment pas ce qui fait avancer une affaire !

J’avais donc bossée dur pour être une réussite aux yeux de mon mentor mais surtout pour être capable de sauver et protéger les gens. Batman… La Ligue avait besoin de lui et Dick, quand il n’était pas à BludHaven c’était les Titans qui avaient besoins de lui. Gotham restait sans personne et c’était pour ça, pour cette raison que je ne regrettais pas le choix que j’avais du faire il y’a des années. Décision dure à tenir, je l’avoue. Quand le Joker m’avait privé de mes jambes, j’avais perdu l’envie de combattre pendant un temps et ce n’est qu’après cette passade que j’étais devenu Oracle. En retrouvant ma mobilité j’avais aussi retrouvée mon identité de BatGirl et l’action sur le terrain. Je m’étais toujours sentie impuissante derrière l’ordinateur centrale lorsque les autres risqués leurs vies pendant les combats. J’avais l’impression d’être cachée en sûreté et ce n’était pas ce que je voulais. C’est la raison pour laquelle j’étais aujourd’hui policière. Oui parce-que Papa avait enfin acceptée que sa petite-fille travaille avec lui. Bon ce n’était pas gagner au début, mais je n’étais plus une enfant. Ma passion et ma motivation à rendre le monde meilleur, plus juste à commencé par Gotham, n’avait jamais faiblis au contraire ! Enfin, c’est quand je lui avais laissée un dilemme qu’il avait vraiment compris. « Accepte que je te rejoigne, sinon j’agirais dans ton dos et tu n’en saura rien. Tu veux contrôler ? Alors accepte. »

J’avais donc commencée à porté le costume de fliquette. J’étais très fière au début et j’avais vite déchanté. Oh j’aimais le métier, j’aimais agir mais… on ne me le permettait pas. J’étais comme qui dirait « au placard ». Bon d’accord je venais parfois sur le terrain avec le duo si mauvais qu’on ne leur confiait jamais aucun dossier et qu’on ne les appelait même pas à la rescousse. Mes journées étaient en général ennuyeuse à mourir et mes nuits… mes nuits l’étaient beaucoup moins. Avant l’attaque de Brainiac, Bruce m’avait confiée la famille et le matériel si jamais il était amené à disparaître. C’est ce qui était arrivé oui, et j’avais fait de mon mieux pour défendre Métropolis et surtout réunir et protéger la famille. Pas une mince affaire quand on connait la BatFamily. Oh je ne me cherche pas d’excuses. Je sais que mon échec n’est dû qu’à moi-même. C’est la raison pour laquelle je suis entrée en état de choc et que Waller a réussie à me kidnapper avec Dick. Les mois de détentions… Je préfère oubliée toute cette période noyée dans la toxine de épouvantail. Si Batman ne m’avait pas sauvée, le Red Lantern aurait dû me torturer. Libre, j’avais quittée l’Amérique pour la Russie. Injoignable, seule face à moi-même, j’avais du vivre et me faire à tout ça. A l’époque, il m’était encore impensable de remettre le costume de BatGirl. Je m’estimais indigne et je me voyais comme une honte pour mes deux familles. Ce n’est que plus tard, lors d’une discussion privée avec Batman, qu’enfin j’avais réalisée que cette personne, cette jeune femme dans le miroir en tenue moulante me manquait. Pire, que j’avais besoin d’elle pour existé autant qu’elle avait besoin de moi mais surtout que, à mon image elle n’était pas infaillible. Oui BatGirl était une femme forte, indépendante et pourtant aimante, protectrice et enviée, mais c’était aussi une personne avec des cicatrices, des souvenirs, un passé, un but et des blessures dans l’âme, tout comme Barbara Gordon.

C’est ce qui explique pourquoi je suis ici en tenue face à ce bâtiment parfaitement lisse. Trop lisse. A Gotham on apprend que ceux qui on des choses à cacher en font trop pour les camoufler. Si la façade ne laisse rien paraître, il s’en échappe une odeur pestilentielle et rance qui me secoue le nez. La décomposition, la mort, la peur, j’ai l’impression d’être face à l’abattoir. Je jette un œil sur l’écran tactile dans ma main, mon téléphone que j’ai astucieusement modifié pour l’adapter en arme. Le signal de détresse de Tim clignote à intervalle longue mais régulière et il provient de cet endroit. Un regard sur la personne en noir à mes côtés, un signe de tête et je m’éloigne. Pas la peine de parlementer. Batman trouvera la meilleure entrée à ses yeux, moi je vais faire le tour et tenter de boucher l’issue de secours. La personne qui s’en est prise à Tim va payer pour ça. Les autres justiciers se moquent parfois que notre mentor soit si méfiant et solitaire mais qu’il soit pourtant celui avec le plus d’apprentis et une « presque famille ». En tant que tel c’est un devoir de veiller sur les autres, notamment aux yeux de Dick et aux miens. Les générations suivantes doivent être protégées et secourus. C’est pourquoi je suis ici, pourquoi je simule d’être malade aux yeux de la Police. Normalement je devais travailler ce soir mais Dick me couvre en squattant mon appartement, simulant une présence féminine qui… navigue entre le lit, les toilettes et la salle de bain.

Allez Babs, courage ! Je repère enfin une porte, assez large pour laisser passer un 4x4 et saisit la poignée en bas pour l’ouvrir. Échec totale Babs. Bon la porte du garage était donc fermée à clef. Pour une fois ils ne pouvaient pas avoir un pot de fleur à côté, un paillasson géant ou une corniche avec un double, non ça aurait était trop facile ! Je recule pour une vision d’ensemble et ne vois aucune fenêtre sur les côtés. Bon, on pas passer par l’étage alors ! Je saute et me hisse sur le toit du garage avec mes mains. Toutes les pièces sont fermées à l’aide de volets sauf une, boucher par un meuble, sûrement une commode. Bon d’accord espèce de parano ! Je retourne à mon point de départ, l’emplacement du garage constate une fenêtre rectangulaire laissant entrer la lumière de la lune dans l’espace clos. Enfin ce n’est pas sûr qu’on puisse y voir grand-chose avec la couche de crasse dessus, ça ou rien c’est la même chose. Beurk. Je gratte avec mon gants et dégage la poussière mêlée à la crotte de pigeon. L’état de la pièce n’est pas mieux que la vitre, ce n’est pas un maniaque de la propreté, c’est moi qui vous le dit ! Pourquoi les méchants, ou du moins les maisons louche d’où viennent des signaux, n’ont jamais une maison propre et bien entretenu ? Non faut que ce soit des égouts, des maisons abandonnés, des hangars et autres lieux aussi peu ragoutants. Pourquoi pas un simple banquier très riche adorateur de femmes et vivant dans une maison grand luxe ?

« - Là pour le coup, Batman aurait besoin de moi pour une mission d’infiltration. Ce n’est pas Tim qui va se travestir ou un autre ! » Je branche mon communicateur et annonce : « Batgirl à Batman : Pas de fenêtres ouvertes, le garage est fermé à clef mais il y’a une fenêtre sur le toit, je vais devoir la brisée. Tiens toi prêt si ça déclenche une alerte, on ne sait jamais. » Je coupe aussitôt et m’exécute.

Le silence de la nuit n’est perturbé par aucunes alarmes ou cavalcade d’hommes trébuchant dans les escaliers pour se ruer sur moi. Bien, c’est positif. Je saute à l’intérieur en rentrant le ventre et en serrant les fesses je passe tout juste. C’est bien Babs, tu a toujours une taille de guêpe ! L’odeur est encore plus horrible ici et je balaye l’air devant mon nez mais pas de résultat. Un rat mort en décomposition semble contribuer, mais pour qu’elle soit aussi forte il doit avoir vu sa fratrie pourrir elle aussi ! Je sors mon téléphone et allume l’application lampe pour observer et tombe nez à nez avec un masque de clown.

« - Oh Put-Fils de- ! »

Je recule et trébuche dans le vide avant de réaliser que ce n’est qu’un masque. D’accord. Des clous sur le mur, des outils diverses : tronçonneuse, marteau, perceuse et autres articles de castorama pleins de sang. Oui du sang sec sur certains et gouttant sur la table sur d’autres. Docteur Maboule habiterait donc ici, super, fantastique ! Un frisson glacial me remonte l’échine et un bruit s’abat avec fracas sur le toit. Un objet lourd et imposant vient de boucher mon entrée, la fenêtre du plafond. Des pas lourds s’abattent et s’éloigne. D’accord, super, je suis désormais plongée dans un endroit glauque, dans le noir et je sais que quelqu’un à bouché je-ne-sais-comment la fenêtre. Un grésillement et un rire retentissent, la lumière clignote dans la pièce mais pas une lumière rassurante, non, plutôt celle d’une télé la nuit. Tantôt vive, tantôt tamisée. Je me retourne avec mon téléphone toujours dans la main. Une télé sur plusieurs cartons s’est allumée dans la zone oppressante.


Une explosion nucléaire apparaît sur l’écran puis une voix lugubre se laisse entendre.

« La fin. Ce sera bientôt la fin. Ca s’est déjà produit. Autrefois. »

D’accord, très rassurant. La fin de quoi ? Du monde ou « ma » fin ? Je ne peux pas mourir ici, j’ai encore des choses à faire ! Une énigme apparaît et je me rapproche en déglutissant.

Jadis vénéré, aujourd’hui éclipsé, il darde son regard sur nous et attends son heure.

Est-ce qu’on est dans la maison d’Enigma ? Non lui serait plutôt du genre à entreposer ses œuvres d’arts, des fioles et serait plus propres. Heureusement j’aime résoudre des énigmes et surtout certaines images m’ont sautée aux yeux. Notamment celle de Râ, l’ancien dieu égyptien souvent représenté par une tête de faucon et coiffé d’un disque solaire. Ok d’accord, mieux vaut procéder par étape. La question déjà, j’y retiens les mots « vénéré », « éclipsé, « darde » et « heure. Avec la représentation de Râ ca me semble évident que c’est le mot soleil. Râ était vénéré autrefois, le soleil peut être éclipsé par la lune, j’ai déjà entendu le mot dardé associé au soleil. Un coup de soleil, une brûlure, une piqure et le dard pique, un coup de soleil étant en quelque sorte une marque laissée par le soleil… Je tourne cligne des yeux, captivée par mes pensées et continue. Le mot « heure », on ne voit le soleil qu’a certaines heures et en plus autrefois on se servait de lui pour définir l’heure selon sa position dans le ciel.

Je lève les yeux vers l’écran et rapproche mon doigt ganté pointant tour à tour les images. L’image numéro une de me dit rien et le numéro dix non plus. La numéro deux me fait penser à un soleil enragé menaçant avec ses deux volcans, peut-être est-ce de ca dont la voix parlée tout à l’heure de « fin ». La troisième à un bouclier ou une gravure dans la pierre, peut-être aztèque ou maya, je distingue mal les détails mais les pointes me font pensées aux représentations du soleil elles aussi. La quatrième est totalement différente, me rappelant davantage une déesse de la nature et de la nourriture. Néanmoins si j’ai raison, le soleil brûlant asséchera la terre et empêchera la nature de prospérer et donc mènera à la famine. Ici aussi le mot « fin » correspondrait bien. La cinquième représente un homme devant des flammes et un cercle, sûrement une planète. La sixième et la septième reviennent à la même chose, des hommes vénérant et adulant quelqu’un : « vénérés ». La huitième c’est Râ, la neuvième un Dieu pointant un astre rouge et la dernière… une pièce ? Je ne sais pas. Je mesure sagement chacune des images et fini par dire :

« - Le soleil avec l’image numéro deux, trois, cinq, huit et neuf. »


Un cliquetis à lieu, celle d’une porte se déverrouillant à ma droite. Je me mets sur mes gardes et le téléphone dans une main, je saisis mon Batarang dans l’autre par prudence. J’avance lentement et jette un dernier coup d’œil à l’écran qui s’éteint. Génial l’ambiance… Je passe dans la nouvelle zone et la porte se revérrouille derrière moi, m’empêchant de faire machine arrière. Et merde ! Je suis bloquée, le seul moyen de continuer c’est de m’allonger à terre et de ramper dans un couloir étroit. J’inspire et expire par la bouche en roulant des épaules. Je déteste ce genre de situation et de guet-apens. J’avance un peu dans ce tunnel pour lapin, priant secrètement pour ne pas finir dans une casserole… Quelque chose me griffe la joue et je recule pour mieux éclaire. Putain de merde. C’est une blague, j’ai dû tomber dans la gueule du loup, c’est évident. Quel malade attendrait les gens avec un très petit couloir rempli de fil barbelé ? Du fil barbelé partout. A perte de vue. Un court instant j’insulte Tim et je le maudis, lui et ses trente prochaines générations à cause de ce qu’il me fait subir. Quel idiot, si seulement il ne faisait pas sa tête de mûle et sortait accompagner ! Je tends mon batarang et tranche ce que je peux mais les fils sont résistants et ce sera long à effectuer. Si mon masque est mes gants sont résistants, ca va être l’occasion de voir s’il en va de même pour ma tenue violette. Et oui, si je reporte BatGirl, ce n’est pas la version de cuir moulant mais plutôt la veste assortie d’un pantalon violet. C’est pour ca que mon téléphone peut rentrer dans mon holster de cuisse. J’inspire et me lance, me faisant griffée à plusieurs reprises les joues, le menton, le cou et même à travers mes vêtements. J’ai l’impression d’être le Prince Philippe sur le chemin menant à la Belle au Bois Dormant !

Je continue sur ma lancée et rampe de plus belles. Les parois semblent être de pierre, aucuns bruits ne s’en échappent. C’est pas la première fois que je rampe dans un conduits, mais dans ce genre-là oui. Fatiguée, endolorie et blessée je me pose quelques secondes. Ma lèvre me fait mal, je me suis prise un barbelée qui m’a griffée le long du visage, me faisant encore une fois goutée mon sang. Une voix se fait entendre, celle de tout à l’heure au début de l’enregistrement de l’énigme. Je serre les dents et tends l’oreille.


Et merde, il ne manquait plus que ca ! Vraiment, c’est ce que j’adore ! Ca ne pouvait pas être qu’une suite d’énigme, non évidemment ! C’est quoi la prochaine étape ? La fausse aux serpents ?! L’adrénaline se répand dans mes veines et je commence à voir trouble, j’ai peur, j’ai chaud et je comme à imaginer les parois se refermer sur moi. Si je n’étais pas claustrophobe, je pense que je n’en suis pas loin ! J’arrive au premier carrefour et réfléchis. Logiquement, si je longeais chaque parois, chaque débouchée je finirais forcément par atteindre la sortie mais dans ma situation ce serait beaucoup trop tard. Et merde !


Je me contorsionne pour jeter un œil en arrière et voit un homme, si on peut dire que c’est un homme. On dirait une chose disséquer et n’ayant pas fréquentée de salon de beauté depuis pfioouu trèèès longtemps. Je remarque très bien également la hache dont il se sert pour couper les barbelés.


J’oublie les ronces, j’oublie l’obscurité et je me fourre le téléphone dans la bouche pour ramper plus vite. Je ne fais plus attention à la douleur et je ne suis plus sûre d’être logique en faite. Je suis totalement désordonnée et je réalise que je gémis des couinements dans ma respiration. Ma respiration est erratique et des larmes incontrôlable se mélange à mon sang qui goutte sur le sol. Je tourne et ca doit bien faire trois fois, encouragée par la « chose » derrière moi.

« - AaaaAAaAAAH ! » Je hurle quand on me saisit le pied et je donne un puissant coup du libre.

Je me glisse sur le dos et détache un batarang explosif de ma ceinture que je jette dans sa direction. Je récupère mon membre quand il se prend le symbole des chauves-souris en plein dans le front et le vois gémir comme un chiot blessé. Enfoiré ! J’avance aussi vite que je le peux et tourne au carrefour suivant juste à temps pour éviter les flammes qui disparaissent bien vite. J’espère que la chose souffre et qu’elle va me laisser tranquille mais j’attends pas la preuve, ca non, je poursuis mon chemin et tombe enfin en dehors du tunnel. Des sanglots m’échappent et je me relève précipitamment. Il y’a une trappe avec un loquet et je l’abats fermement sur la sortie du tunnel. S’il n’est pas mort, il sera coincé ! Je saisis un nouveau batarang et reprends mon téléphone dans ma main pour m’éclairer.

Enigme : Check.
Labyrinthe : Check.
Fou cinglé : Check.

J’essuie mes yeux et le reste de mon visage avec le revers de ma main et me prépare pour la suite.


Codage par Libella sur Graphiorum


[HJ:_ Barbara arrive avec Batman.
_ Elle repère les lieux et décide d’entrer par la fenêtre du garage, fenêtre située sur le toit dudit garage.
_ Elle rentre et se retrouve enfermée peu de temps après.
_ Elle fait face à l’énigme et la résous.
_ Elle rentre dans un tunnel qui est en faite un labyrinthe remplis de barbelés.
_ Blessée elle arrive à un croisement et apprends que si elle ne sort pas avant une certaine heure, elle restera prise au piège.
_ Elle se fait poursuivre par Bentley.
_ Quand il lui choppe le pied, elle lui donne un coup de pied pour se dégager et lui jette un batarang explosif sur le front.
_ Elle poursuit son chemin plus rapidement et tourne à droite dès qu’elle peut, échappant au souffle de l’explosion.
_ Elle finit par trouver la sortie et la ferme avec une trappe et le loquet.
_ Elle reprend son téléphone et un Batarang dans sa main pour faire face aux choses suivantes.]



Merci Conner pour cette sublime signature  mignon

Spoiler:
 
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MessagePosté le: Ven 17 Nov 2017 - 9:02
Le monde a changé.
Depuis qu’une révolte des citoyens de Gotham City, qui s’est étendue à tout le pays, a fait chuter la Présidente Waller, mettant fin à son règne politique basé sur la terreur, la violence et la domination, la situation s’améliore ; doucement.
Les plaies cicatrisent. Les ruines sont reconstruites. Les relations sont refondées. Les gens avancent. Les gens vont de l’avant… vont mieux.

Même Gotham City, ville paradoxale, partagée entre son statut de mégalopole mondiale pleine d’espoirs et d’opportunités et la violence criminelle absolue qui ravage les vies et les êtres, semble s’apaiser – avancer, oui.
Le crime demeure… mais perd de son intensité, de son ampleur ; les choses s’améliorent. L’espoir renaît.

Mais l’espoir, comme la vie, sont des éléments fragiles – vulnérables.
Qui peuvent disparaître d’un instant à l’autre.

Alors que l’essentiel de la ville dort, ou demeure chez soi, les crissements de pneus massifs et le vrombissement puissant d’un moteur extraordinaire fusent dans les allées… et rappellent, aux badauds ou intéressés, que rien n’est encore réglés ; et qu’ils ont, surtout, encore besoin de celui qui conduit un véhicule terrible…

… la Batmobile étant devenue, au fil des années, autant un symbole que son propriétaire.

En quelques minutes à peine, ce dernier parvient à avaler l’immense distance séparant la Batcave de l’East End, plutôt d’un coin reculé de l’East End. La folle course du véhicule s’achève finalement, dans une discrétion surprenante mais calculée ; la voiture s’arrête devant une maison anonyme, une bâtisse comme il y en a des dizaines dans la ville – mais l’homme qui sort de la Batmobile sait que les apparences sont trompeuses.


« Herm. »

Il grogne, alors que ses pupilles blanchâtres glissent autour de lui – pour analyser, étudier la zone. Trouver un indice, des informations nécessaires et indispensables à sa mission, à sa quête… et celle-ci est très personnelle, ce soir.

« Enregistré, Batgirl. »

Sa voix, lourde, puissante et modifiée grâce à sa cagoule, s’élève dans le silence et les ombres qui entourent cette ruelle anonyme, ce coin abandonné de l’East End. A quelques mètres, au-delà de la bâtisse, une jeune femme extraordinaire, qui fait sa fierté et celle de son père, vient de l’informer de ses premiers relevés – et de son action, celle de rentrer directement par l’arrière.
A nouveau, le Chevalier Noir laisse son regard réaliser un tour à trois cent soixante degrés ; rien. Rien d’inhabituel. Rien de dangereux. Rien de troublant.
Rien de normal, en fait. Il connaît suffisamment l’East End pour savoir que ce type d’endroit serait parfait pour un trafic – et qu’aucun dealer ne passerait à côté de l’opportunité de l’annexer ; sauf s’ils savent que ce n’est pas leur intérêt… que c’est dangereux.


« Prudence, néanmoins. Et n’oublie pas la première règle. »

Quand il a commencé à recueillir, former et entraîner des jeunes Héros, le Batman a mis en place un ensemble massif, profond et organisé pour leur éviter de subir des conséquences terribles dans leur guerre contre le crime ; objectivement, au vu des destins de Dick Grayson, mais surtout Barbara Gordon, Cassandra Sandsmark et Jason Todd, ça n’a pas franchement fonctionné…
Et voilà que Tim Drake se mêle, lui aussi, à la triste liste de ses proches qui n’ont pu être protégés par les règles – même s’il refuse, s’il jure qu’il ne lui arrivera rien ce soir.


« Je coupe la communication. Reprends en cas de difficulté. »

Quelques instants auparavant, le bipeur d’urgence de la Batcave s’est emballé quand le signal de détresse de Red Robin s’est activé ; Bruce n’a pas hésité, et s’est précipité dans sa Batmobile, faisant au passage tomber son plateau-repas.
Alfred Pennyworth n’a cependant rien dit, ne maugréant même pas contre les dégâts alors que son employeur goûtait, pour une fois le plat. Le vieil homme sait très bien quels sont les sentiments de Bruce envers ses élèves, et il est évident que Tim Drake n’aurait pas activé l’appel sans une raison très sérieuse.
Il y avait urgence. Il y a toujours urgence – et le Batman grimace, en comprenant que la situation sera compliquée.

En s’avançant vers la maison, il reconnaît très vite quelque chose, peint à la graisse, sur la face avant ; son symbole. En faisant quelques pas de plus, il relève aussi la présence d’un mot, écrit à la hâte avec la même forme d’encre.

Code:
Ta ceinture. Tes gadgets. Débarrasse-toi de tout cela.
La grimace s’agrandit, alors que le Chevalier Noir relève les yeux vers la maison. D’un discret mouvement des joues, il active un filtre visuel, présent dans ses lentilles situées sur son masque ; il scanne la bâtisse, utilisant plusieurs types de technologie pour tenter d’y voir quelque chose.
Le résultat est faible… la maison est ancienne, construite via des méthodes anciennes. Avec beaucoup d’éléments polluants, qui gênent son analyse. La technologie ne pourra pas lui servir pour préparer le terrain – mais elle peut déjà lui dire que la porte est bloquée, et qu’il ne pourra pas l’ouvrir sans la défoncer.
Et, donc, sans mettre en danger Tim… qui apparaît désormais comme un prisonnier, un otage d’un ennemi qui l’attend, lui.


« Hrmf. »

Il grogne, alors qu’il sent un frisson courir son échine.
Red Robin est prisonnier – par sa faute. Un de ses proches souffre à cause de lui.
Encore une fois. Une fois de trop.

Bruce soupire, fixe la porte, et laisse son merveilleux esprit réfléchir, raisonner, chercher une bonne solution ; il n’y en a pas.
Frustré, crispé, sentant une colère mâtinée d’inquiétude monter en lui, il prend une décision. D’abord, il appuie sur un bouton discret de son costume – et transmet un signal à Alfred, pour l’avertir que la situation est complexe ; le majordome, à l’écoute, va de ce fait alerter le reste de ses proches, et les tenir sur le pied de guerre. Si Bruce ne réitère pas son signal dans les vingt minutes, Alfred devra tenter de le joindre ; s’il échoue, tout le monde viendra. Prudence est mère de sûreté.
Ensuite… il cède. Il enlève sa ceinture, retire ses gadgets de son costume ; tous. Ou presque. Disons qu’il retire tous ceux qui peuvent être relevés, détectés, constatés ; mais lui aussi a quelques secrets, et n’entend pas tous les abandonner.

A peine a-t-il retiré ses armes que la porte… s’ouvre.
Et l’invite à rentrer.
Le Batman grogne, encore, puis s’avance ; et pénètre dans l’antre de la bête… un lieu commun, cependant justifié ici.

Quelques pas lui suffisent pour se placer au centre d’un rez-de-chaussée qui ne dénoterait pas dans quelques films d’horreur : murs sales, papier peint à moitié arraché, tableaux brisés, meublés mutilés, sol recouvert d’immondices et d’excréments. Des craquements et bruits sinistres se font entendre – certains normaux, au regard de la structure ancienne et endommagée de la maison ; d’autres plus surprenants ; d’autres plus inquiétants.
Lentement, le Chevalier Noir laisse, encore, ses pupilles blanchâtres glisser autour de lui.



Conscient d’être surveillé, il fait le choix de ne pas utiliser ses filtres visuels, et s’en remet à son seul talent et à sa seule expérience ; ces derniers étant formidables, il n’a pas de mal à détecter un lien, une fixation dans les divers documents écrits abandonnés.
Articles de journaux, unes de magazines, extraits de livres… tout traite ou a un lien avec les Héros, les justiciers ; et notamment lui.
Bien. C’est définitivement personnel.

Ce n’est pas la première fois que le Batman pénètre dans un tel piège, ou dans une telle atmosphère ; il sait quoi faire. Il sait quoi ne pas faire.
Prenant une grande inspiration, il commence à marcher – mais se fige, quand une musique se fait soudain entendre.

Musique:
 
Initialement surpris, il se reprend cependant et continue de s’avancer. Ne pas rester immobile. Ne pas paniquer. Ne pas perdre l’esprit.
Rester maître de soi, quoi qu’il arrive. Rester prudent. Rester calme. Rester soi-même.
Rester le chasseur.

Cependant, alors qu’il se répète ce mantra qui l’a tant sauvé, Bruce ne cesse de grimacer et de se crisper ; la bâtisse épouse pleinement sa destination horrifique, les découvertes alternant le repoussant et l’immonde… mais empirent à chaque fois.
Et il ne tarde pas à découvrir la première épreuve – le premier choc.

Il pénètre dans une pièce, en poussant lentement une porte grinçante ; il vérifie bien sûr la sécurité de l’espace, avant de se fixer sur le cœur de l’endroit… et retient difficilement un rictus, en voyant ce que le maître des lieux a préparé ici. Lui a préparé ici.

Spoiler:
 
La scène est abominable, terrible.
Une femme, un corps de femme gît sur ce qui a pu être, jadis, une table d’opération – mais qui ne fut qu’un lieu de torture, d’horreur. Une tête a été cousue sur ses parties intimes, comme une forme déviante d’accouchement. Un homme se trouve, debout, comme un père fier et impatient.

Abominable. Terrible. Mais pas terrifiant.
Le Batman n’a pas peur, en voyant cela. S’il tremble, ce n’est pas de terreur – mais de fureur.
Ses poings se crispent, sa respiration s’accélère ; mais il se contrôle. Il reprend pied, et laisse ses talents suivre. Il ne reconnaît pas la femme, et elle ne dispose d’aucun élément caractéristique. L’homme, néanmoins, lui dit quelque chose… et apparaît rapidement comme un agent de police, considéré disparu depuis quelques jours.
Bruce l’a retrouvé ; il aurait préféré autrement.

La suite est mécanique, professionnelle. L’analyse de la pièce ne lui apprend pas grand-chose, hormis qu’il s’agit d’une forme définitivement démente d’une salle d’opération, avec des détails que seuls des chirurgiens ou pseudo-chirurgiens pourraient connaître.
Celui qui a fait cela savait ce qu’il faisait – savait comment le faire, et savait qu’il voulait le faire. Cela a été réalisé sans rage, sans violence ou alors contrôlée ; cela a été fait de sang-froid.

Par un monstre. Un monstre qui retient Tim – mais un monstre malgré tout.
Et le Batman chasse les monstres.

Laissant à nouveau ses pupilles glisser sur la pièce, forçant son regard à enregistrer les visages des victimes pour les imprimer dans son esprit, le Batman quitte la salle au bout de quelques instants ; il ne peut plus rien pour eux. Hormis châtier leur bourreau.

Calmement, maîtrisant ses nerfs et ses pulsions, il retourne dans la salle d’entrée ; il a vu d’autres portes, d’autres accès, mais ils sont barrés. S’il brûle d’envie de tout défoncer, il a conscience que l’ennemi, l’adversaire joue ici ; avec lui. Et il doit respecter les règles, tant qu’il n’a pas retrouvé Tim.
Pour le moment, il est la souris dans le labyrinthe. Pour le moment, il suit les règles du Maître du Jeu.
Mais ce dernier ne doit pas oublier que même une souris peut mordre, s’il lui laisse la moindre occasion de le faire – et elle viendra. Ces occasions viennent, toujours ; et il les saisit, à chaque fois.

Autour de lui, la musique ne cesse de glisser, mise en boucle ; agression psychologique, pour crisper ses nerfs et l’affaiblir. Ça ne prendra pas.
Il se relance dans une analyse générale – et avise, dans un coin, un endroit intéressant. Quelques pas, quelques coups dans des journaux usagés suffisent pour lui faire rejoindre un mur… qui n’en est pas un, et peut aisément être enlevé, pour faire découvrir une porte.
Une porte menant sur un escalier. Une porte menant au sous-sol.

A nouveau, l’envie d’utiliser ses filtres visuels est forte – mais Bruce se sait toujours surveillé, et ne veut pas griller ses cartouches ; surtout, il ne veut pas empirer la situation de Tim, voire de Barbara. La jeune femme n’a pas donné de signe de vie, ce qui est prévu par les règles, mais le Chevalier Noir sait désormais qu’ils font face à un esprit malade, dément, mais surtout très intelligent, et très calme.
Cela l’inquiète – pour elle, pour eux. Mais il retient son réflexe de la contacter ; peut-être n’a-t-elle pas été découverte. Peut-être est-elle encore une carte à jouer.
Peut-être. C’est tout ce qu’il a, pour l’instant.

Après une autre inspiration, et une crispation latente qui le pousse à serrer ses poings, le Batman descend.
Marche après marche. Analyse de marche après analyse de marche. Prudence, toujours.
Il descend, donc. Il descend, jusqu’à parvenir au sous-sol… qui lui aussi respecte bien son hommage à l’horreur. Sale. Mal éclairé. Rempli de liquides, de fluides dont tous ne sont pas du sang, dont tous ne sont pas du sang ancien ou récent. Doté d’une odeur repoussante, dégoûtante. Avec des murs souillés, des coins sombres dont il ne peut découvrir les secrets et bien sûr menaçants.

Bruce analyse tout cela, enregistre tout cela.
Mais, malgré son expérience, malgré son professionnalisme, son attention ne peut s’empêcher de se fixer… de se concentrer sur un élément du sous-sol, une pièce du puzzle fondamentale pour lui.


« Red Robin. »

Tim est là.
Assis, sur une chaise. Masqué, portant sur une armure – mais la peau pâle, des rictus de douleur et de fatigue.
Il a été maltraité, torturé. Comment, c’est encore à voir… mais c’est une évidence. Bruce retient, encore, une pulsion de fureur, et prend sur lui ; comme il s’empêche de bondir vers son ancien élève, pour le détacher.


« Point de situation complet, Jeune Prodige. Tout de suite. »

La réplique peut paraître sans âme, déshumanisée, froide ; elle est prononcée sèchement, brutalement.
En vérité, elle est pleine d’informations : si Bruce a fixé des règles, il a aussi établi des protocoles, des mots-clés qui en disent long. Cette phrase, cette réplique demande autant à Red Robin de tout lui révéler sur les événements, le lieu, les menaces et ses connaissances, qu’elle renseigne le jeune homme.

Cette réplique veut dire que le Batman se sait surveillé – et n’a pas accès à ses armes. Cette réplique veut dire que le Chevalier Noir apparaît diminué, affaibli voire même à la merci de l’ennemi ; mais cette réplique, celle-ci en particulier, veut aussi dire… qu’il est en pleine possession de ses moyens.
Le Chevalier Noir joue un rôle, il feint ; il prend sur lui. Et, surtout, il prépare la contre-attaque.

Et, au vu de ce qu’il a découvert ici, au vu de l’état de son fils adoptif, au vu de ses craintes… cette contre-attaque sera terrible.
Il est le chasseur. Et il n’aura aucune pitié.


(HJ/ J’espère que la réponse convient, n’hésitez pas à souligner des difficultés ou des incompréhensions de ma part. /HJ)
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MessagePosté le: Sam 18 Nov 2017 - 19:23

« Dans l’antre de la bête »
[ 4ML ] ft. Dollmaker, Batman, Batgirl.
_____La visite de courtoisie de son tortionnaire n’est guère à son gout. Red Robin ne montrait aucune peur et aucun signe de faiblesse à son agresseur. Ses pupilles bleus dévisageaient froidement cet homme qui lui était complètement inconnu et qui, tapis dans l’ombre avait probablement été le responsable de pas mal de disparition et meurtres non élucidé. Et maintenant, le jeune adolescent est prisonnier en ces lieux.
Les gestes de cet homme sont assez malsains. Il sent la froideur de ces mains se coller contre l’une de ses joues. L’adolescent serra les dents, grimaçant de dégoût, l’odeur des environs ne l’aident pas à contrôler ce même dégoût qu’il ressent envers ces lieux et leur propriétaire. Le massage d’épaule le crispa ainsi que les paroles de cet homme au visage complètement défiguré. Malheureusement pour lui, son tortionnaire avait remarqué son batarang pourtant bien dissimulé entre ces doigts, manquant de lui trancher la peau avant de le menacer avec sa propre arme. Tim redressa la tête au moment où le Dollmaker lui appuya le bout de l’aile sur son cou, lui perçant la peau, un filet de sang s’échappa.

« Qui êtes-vous ? » demanda Red Robin, une question qui restera malheureusement sans réponse pour lui. Ce psychopathe s’était amusé à expliquer la situation du garçon qui servait uniquement d’appât et de kamikaze en plus de cela pour ramener le Chevalier Noir. Il ne semble pas réellement apprécier cette situation gênante.

Le jeune homme baissa la tête lorsque son tortionnaire relâcha la pression qu’il exerçait sur sa gorge avec le batarang, tournant le dos au garçon qui baissa la tête avant d’entendre la porte se verrouiller de nouveau. Il aurait aimé que tout cela ne soit qu’une mauvaise blague, un tissu de mensonge organisé par son agresseur pour faire monter le stress de l’adolescent et de lui faire perdre ses moyens et ceux de son mentor. Cependant, la douleur est bien réelle, sa peau est tiraillée et quelque chose semblait bien gêné la respiration du jeune garçon.

Une vingtaine de minutes s’étaient écoulé depuis. Tim avait tenté tant bien que mal de trouver une autre évasion, essayant de se libérer de ces liens, mais rien n’y fait. Ces gestes sont lents, maladroits, tremblants. Les quelques bruits qu’il pouvait entendre à travers le béton semblaient lui signifier que des alliés avaient probablement entendu le signal de détresse qu’il avait eu l’intelligence de déclencher avant de perdre connaissance. Son mouchard se trouvant encore dans son armure, ils avaient pu réussir à le retrouver. Mais c’est probablement ce que souhaitait son tortionnaire à ce moment-là. Tim ne supportait pas lorsque ces ennemis avaient une longueur d’avance sur lui. Il va falloir remédier à cela, dès qu’il sortira de ce merdier.

Une lueur d’espoir, une silhouette parvient à ouvrir la porte de sa cellule, et cette dernière n’est autre que celle de la chauve-souris. L’adolescent lève le regard sur son mentor qui se rapprocha doucement avant de lui adresser les premiers ordres, un point sur la situation pendant que le justicier le détachait. Tim reprit doucement son souffle saccadé. Son visage était complètement marqué par une fatigue soudaine et importante. Le jeune homme massa doucement ses poignets, la peau rongée par les cordages.

« Batman, je… J’étais en patrouille. » Tim semblait avoir du mal à trouver les mots, à croire que le compte à rebours de la bombe et toutes les paroles de Dollmaker semblait résonner dans sa tête et perturbé son esprit et sa concentration. « Du… Du côté Est de la ville, on a signalé un cambriolage dans un laboratoire. J’ai baissé la garde… Je… Je me suis réveillé ici. Je l’ai vu, il ne correspond à personne dans nos dossiers. Ce n’est pas le Joker… sa peau était… couverte de cicatrices. Il est venu me voir il… »

Le jeune homme tenta de se redresser et se lever de sa chaise. Malheureusement, ses jambes se dérobèrent. L’adolescent s’accrocha aux épaules de son mentor, par instinct de survie, pour ne pas chuter. Son visage était perturbé, mais il avait l’air relativement calme malgré cette situation de mort imminente dans laquelle l’avait laissé son tortionnaire. Le garçon semblait être épuisé, comme après une opération. Il fallait qu’il en est le cœur net. Il se rassit sur la chaise avant de retirer l’armure qui l’avait au niveau de la poitrine pour ne laisser voir que la combinaison qui semblait avoir eu quelques tâches de sang. Il tire un peu au niveau de son cou pour laisser apercevoir sa peau pâle au niveau de sa poitrine et une cicatrice chirurgicale au niveau de sa poitrine, tout juste recousu. Autour de la couture, la peau et rougeâtre, agressée et irritée.
Un haut-le-cœur chez l’adolescent qui imaginait déjà cette bombe explosée dans son corps dès qu’ils oseront faire quelque chose qui déplaira au porteur du détonateur. Le Chevalier Noir n’avait sûrement pour l’instant aucune idée de la justification de cette cicatrice plus que récentes, mais le visage décomposé du garçon laissait envisager le pire.

« Il m’a dit beaucoup de chose… Il veut jouer avec nous, Batman. J’ai… une bombe dans le corps. Elle a un détonateur et un compte à rebours. Je crois, que j’ai à peine une heure devant moi si je ne trouve pas de quoi la désamorcer… Il se joue de nous. Je n’aime pas ça… »

Peu à peu, le jeune homme retrouva un semblant de calme et un certain courage pour se relever et se tenir debout malgré les effets secondaires du sédatif qui faisaient encore effet sur le jeune homme : des vertiges, une fièvre qui laissait échapper quelques gouttes sur le front du garçon mélangé au stress. Il abandonna l’armure de son costume qui n’était désormais plus nécessaire et leva les yeux vers son mentor.

« Je veux foutre le camp d’ici. » murmura le garçon à son allié avant de lever les yeux vers la caméra de surveillance qui suivait le moindre faits et gestes de nos deux héros.
Debout sur ses deux jambes, le jeune homme se rapprocha de la porte de sortie en demandant à la chauve-souris de le suivre. Il espérait qu’à l’extérieur de cette cellule, il pourrait trouver des éléments qui aurait la possibilité de le débarrasser de cette bombe. Cependant, lorsqu’ils s’approchèrent dangereusement de la seule issue, l’état de santé de Tim commença à devenir inquiétant. Un filet de sang s’échappa de sa gorge et de ses narines. Une importante chaleur émanant de la bombe située entre son cœur et son poumon se dégagea, manquant de faire bouillir le sang du garçon et le rendre malade. Un état nauséeux l’envahit. Il recula vivement, entrainant presque la chauve-souris avec lui, lorsqu’il comprit que la bombe était également connectée à cette salle et que ce petit coup de jus n’était autre qu’un avertissement.

Dans un état catastrophique, l’adolescent se précipita en direction d’un lavabo abîmé par le temps et surtout par l’odeur nauséabond du sang et autres saletés inconnues qui s’encrassaient pour venir recracher et vomir un mélange de bile et de sang tout en laissant échapper une quinte de toux assez violente. Une fois complètement éloignée de cette porte de sortie, la bombe finit par se calmer et laisser l’adolescent reprendre son souffle et une respiration bruyante et saccadée. Il essuya le reste de sang sur ces lèvres avant de lever les yeux en direction de son mentor, comme s’il avait honte de la situation dans laquelle il s’était lui-même mit. S’il n’avait pas baissé sa garde, s’il avait deviné l’improbable, rien de tout cela ne serait arrivé.

« Si je sors, je meurs… Pourquoi n’est-ce pas surprenant ? » cracha le jeune homme d’un ton sec, en colère avec lui-même et envers celui qui lui imposait tout ce malheur et cette souffrance.

Mais son calme et son sang-froid revienne immédiatement à la charge. Le jeune homme se rapprocha doucement de son partenaire, de peur de perdre à nouveau l’équilibre et d’être envoyé au tapis à cause de ces violents vertiges qui foudroyait son crâne. Le jeune homme essayait de canaliser sa colère, ne pas se prêter au jeu de son tortionnaire, ne pas lui montrer la moindre faiblesse, ne pas lui laisser profiter une seule seconde de son petit jeu.
Il observa les alentours avant qu’une trappe, baignée par la lumière au-dessus de leur tête n’attire l’attention du jeune justicier. Il fit quelques pas, doucement. La trappe était verrouillée, mais facile à ouvrir quand on s’appelait Batman. Tim leva les yeux vers lui.

« Si c’est un jeu de piste, il a probablement laissé des indices. Cette trappe n’est pas là pour rien, je suppose… »

L’adolescent semblait fatigué au fur et à mesure que le temps s’écoulait, fatigué physiquement et mentalement. Il essayait de ne rien montrer à la chauve-souris, de ne pas avoir l’air paniqué, stressé, d’assumer complètement ce qui lui était tombé dessus et de se juger seul responsable et navré d’entrainer le Chevalier Noir dans sa chute. Mais une chose est sûre, pas question pour lui de finir comme le tristement célèbre Jason Todd.

« On va s’en sortir, et lui faire payer, hein ? » murmura le jeune homme pour se rassurer auprès de la chauve-souris. Il aura beau tenté de dissimuler sa peur, son visage à ce moment là respirait l’inquiétude, un visage détourné du champ de vision de la caméra de surveillance. Pas question pour Dollmaker de savourer cela.

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[4ML] « Dans l’antre de la bête »

ft. Dollmaker / The Bat / Timothy Drake.


Je suis sûre que Supergirl ne tombe pas sur des choses comme celle-ci. Non elle possède des supers-pouvoirs innés et bien pratique pour combattre à peu près n’importe qui ou quoi. Si j’étais comme elle j’affronterais des choses oui, mais pas des pièces sanguinolentes de sang, des animaux et des membres humains pendant du plafond. Sérieusement ? Plus glauques que ça, j’ai du mal à visualiser. Je crois que même le Joker n’est pas aussi… tordu. Si cela ne veut pas tout dire… J’aurais dû être une héroïne atlante. Je suis sûre que les malfrats sont bien moins terrifiants à quelques mètres de profondeurs. « Hey le Requin-Marteau ! Vient ici il paraît que tu as essayé de bouffer Mark la crevette ! Tu sais que ce n’est pas dans la chaîne alimentaire hein ? Allez file, et tâche de ne pas recommencer ! » Ça c’est un bon plan !

J’effectue un pas, suivi d’un deuxième en effectuant des tours sur moi-même. Pas de menaces pour le moment… Peut-être bien que j’avais réussi à semer cet abruti de Jack – Ou étais-ce le serial killer Jason qui possédait une hache ? – La corde qui relie une patte de lapin cède et laisse le dit membre chuter sur ma tête. Loin de faire mal, j’ai néanmoins un violent frisson qui me parcourt en même temps que mon corps se paralyse. « Ça va aller Babs. Ça va aller, tout va bien se passer. » Plus jamais. Oh non, ça c’est clair : Tim aller être privé de sortie qu’il le veuille ou non, que Batman l’accepte ou pas, j’allais l’enfermer dans une tour fermée à triple tour, voir quadruple tour !

Les lumières s’allument puis s’éteignent en clignotant plusieurs fois pour me laisser dans le noir. Un vent se met à souffler et il ne tarde pas à s’infiltrer dans ma combinaison, d’ailleurs elle a bien morflée avec les fils barbelés. Super j’allais devoir la recoudre ou en refaire une. Ras-le-bol….

« - Putain mais merde ! Ras-le-bol des cinglés ! ROBIN ! ROBIN OÙ ES-TU ? » Me mis-je à hurler.

Rien. Le silence puit un bruit de froissement suivi d’un sifflement. Je dirige la lumière de mon téléphone vers le bruit et voit la queue d’un rat filé derrière une bâche en plastique noir. Ok. Super. Est-ce que je suis dans une boucherie ? Non parce-que je commence à flipper un petit peu. Je dégaine un Batarang et oriente mon mobile vers le plastique qui me cache la pièce suivante. Incertaine je l’écarte et tombe sur une pièce propre, stérilisée presque tellement elle est non-meublée. Devant moi : cinq portes identiques. Grises acier, matériel dont elles semblent faites. D’accord. Super. La seule chose qui dénote c’est les chiffres rouges qui clignotent au-dessus de chacune. Une, deux, trois, quatre, cinq. J’essaye de les ouvrir mais une seule s’ouvre. La porte numéro 4

« - Super… C’est jamais un bon plan mais soit. Tu veux jouer ? Jouons. »

Non j’allais redresser le buste, lever le menton et ne pas faiblir devant l’ennemi. Il y’avait pire que la personne qui orchestrée tout ceci. J’avais déjà affrontée le Joker et même l’Epouvantail, alors un pseudo marionnettiste-Frankenstein n’aurait pas le privilège de me voir devenir folle. La porte se referme derrière moi et la lumière s’allume. L’ambiance est ici beaucoup moins médicale avec le lit au matelas crasseux, les bibliothèques remplis de bocaux contenant des foies, des cœurs, des oreilles et des bouts de cerveaux de tailles multiples. « Tiens, un doigt tatoué ! » Je prends une photo avec mon smartphone et filme l’espace qui m’entoure. En rentrant je la visionnerais sur le bat computer et peut-être qu’un détail me sautera aux yeux.

Une fois le tour à 360° terminé et les moindres détails capturés en mémoire je me demande que faire. La porte refuse de s’ouvrir en sens inverse à mon grand non-étonnement. La clef de ma sortie se trouve probablement dans le bazar environnant alors je bouge quelques objets. Les journaux relatent les exploits scientifiques mais aussi les essais ratés, ce qui est plutôt terrifiant quand je lis les détails macabres que les journalistes se permettent d’écrire… Le mot qui dépasse de la pile me saute aux yeux malgré qu’il ne soit pas mis en évidence. Peut-être parce que le papier est moins jaunis par le temps que le reste.

"Ecoute l'enregistrement et trouve la clé qui te fera sortir de cette pièce."


Un minuteur sonne et je sursaute malgré moi. Le bruit assourdissant vient du plafond et en y jetant un œil j’observe un minuteur se mettre en marche. « Et merde ! » Avoir déplacé le bout de papier semble l’avoir déclenchée et je me rends compte de ma bêtise. Cinq minutes, c’est le temps qui se découle seconde par seconde. Super génial ! Que suis-je censée faire maintenant ? J’arrête de me prendre la tête et défait les piles de journaux, je jette les flacons au sol et les entends se brisés en répandant leurs contenues sur le sol qui crisse désormais sous mes bottes. Je démonte les tiroirs dans ma hâte et y vois un mégaphone. J’appuie sur le bouton de déclenchement


Formidable ! Tout ça pour ça ! C’est d’un glauque… Et ça ne m’avance pas vraiment ! En plus ce qu’il me dit ne m’aide pas vraiment à avancer ! De l’espoir, ça veut dire quoi ? Il est prêt à me laisser crever ici même si le jeu s’arrête ? Je regarde les murs nus de ciment donc pas de papier peint à enlever, je bouscule les étagères et n’observe aucuns mots, aucunes issues derrière. Je me tourne vers le lit et défaits les draps sales, puis soulève le matelas pour y découvrir…

« - Et merde tu fais chier Robin ! »

Pourquoi avoir des ressors ou des lattes sous le matelas ? C’est surfait quand on est un cinglé ! Des seringues à perte de vue remplissent le trou me semblant très profond mais pas des seringues stériles, ce serait trop facile ! Non des seringues déjà utilisés de couleurs multiples et qui ont sûrement atteinte le tas de la décomposition sous leurs contenues. C’est la dernière zone de la pièce ou cette fichu clés peut se trouver alors je jette un dernier coup d’œil au chrono qui me laisse deux minutes et 36 secondes. D’une main je saisis le drap du matelas et enroule un pan à chacun de mes avant-bras. Ça ne me protégera pas totalement mais ce sera une couche en plus pour me protéger et je ne perds pas plus de temps. J’éjecte un maximum d’instruments piquant par-dessus les rebords et fouille. Les aiguilles transperce le tissus et ma peau plus ou moins douloureusement et j’en déduis qu’elles sont de tailles différentes. Pour le moment la seule chose que je sens c’est encore plus de profondeurs et de seringues mais aussi la brûlure des liquides qui rentrent en contact avec ma chair. Bientôt j’ai les bras en feu, la douleur est intense et ardente mais je serre les dents qui crissent sous la force. Merde… Je me penche un peu plus et bascule dans le tas. Un cri étouffés m’échappe je protège mon visage.

Mon casque est suffisamment épais pour empêcher la moindre aiguille de m’atteindre mais je n’ai pas de protection oculaire ou auditive. Mon buste est désormais aussi brûlé que ce qu’il me reste à la place des mains. C’est mes jambes qui suivent et je touche le fond en tâtant les surfaces. J’entends mon sang qui pulse dans ma tête et le tintement des seringues quand elles se heurtent entre elles camoufle le bruit d’une potentielle clés heurtant le fond. Ma vision devient trouble quand j’ouvre les yeux et je tends la main vers la lumière dans les ténèbres. Mes doigts s’éraflent contre quelques choses mais ne sont pas piqués. Je saisis cette source et le sent. Oui je me mets à sentir cet instrument métallique dans ma main. Ce n’est pas une seringue. Une éternité plus tard je revois le plafond gris et terne de la pièce. Le chrono s’écoule encore et vaguement consciente je rampe pour sortir. Je m’ouvre les mains sur la zone parsemée de bouts de verres, des bouts que j’ai moi-même causées en jetant les bocaux au sol. Mes plaies à vifs, celles qui me rongent de l’intérieur désormais, rentrent en contact avec les parties de corps et le liquide gluant qui les englobés. Je rampe fébrilement jusque la porte et tends la main vers la serrure pour y rentrer la clé.

La porte s’écarte enfin sur le chemin qu’il me reste à parcourir au moment où le chrono sonne la fin du temps imparti. Game Over mais pas pour moi, non pour celui qui pensait m’avoir ici.



Codage par Libella sur Graphiorum



Merci Conner pour cette sublime signature  mignon

Spoiler:
 
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MessagePosté le: Mar 30 Jan 2018 - 14:07
Bruce prend sur lui.
Il maîtrise sa respiration. Il contrôle sa crispation. Il fait le vide dans son esprit.
Il évacue sa colère, sa frustration, sa fureur… et sa peur. C’est difficile, il le sait, car ce qu’il découvre ici – ce qu’il a vu depuis qu’il est rentré dans cette maison le révulse ; et l’inquiète.

Mais il se contrôle. Il se maîtrise. Il prend sur lui.
Et esquisse un léger sourire envers Tim, qui s’éveille et tente de faire au mieux malgré la situation.


« Ce n’est pas le Joker, non. »

Debout, devant Red Robin, Bruce garde pour lui ses remarques, observations et craintes ; son apprenti, son fils même est en difficulté, et il doit tenir. Son rôle de père. Son rôle d’appui.
Il enregistre, évidemment, les informations données par le jeune homme, et laisse son esprit extraordinaire gérer les éléments, additionner les pièces ; la révélation est encore lointaine, mais elle viendra. Elle vient toujours.

Sans un mot, il s’approche de Tim quand ce dernier tente de se redresser ; les douleurs affluent, il le voit même si l’autre veut le cacher. Courageux petit soldat.
Par des gestes rapides mais sûrs, Drake enlève son armure – et révèle son torse, et ce que le Batman avait déjà compris, appréhendé, craint ; piégé. Il est piégé. Le monstre l’a piégé, et entend sûrement utiliser cet atout contre eux.
Imbécile. Cela le perdra.


« Doucement… prends ton temps. Respire. »

Bruce aide Tim à se remettre, et l’écoute doucement. Soufflant des bouffées de fierté en voyant comment le jeune homme gère cela, il repousse néanmoins ces sentiments pour se concentrer sur ce qu’il se passe.
Il accompagne le garçon vers la sortie, vers l’unique espoir de sortie – mais ce serait trop beau, évidemment.
Tim s’affaiblit, se ronge, souffre, et le constat est clair ; le monstre ne les laissera pas partir. Pas aussi facilement.


« Les règles nous apparaissent au fil du jeu. Reste ici. »

L’ordre est direct, le ton modifié, mais la voix se veut plus douce, plus agréable que d’habitude ; si Tim fait bonne figure, Bruce sait qu’il s’inquiète… et, lui aussi, a peur.
Mais ça ne va pas l’empêcher d’agir.
Il aide Tim à avancer, à reculer en fait, puis vient le replacer sur sa chaise. Alors que Red Robin note la présence d’une trappe, Bruce lève les yeux et l’aperçoit aussi – avant de baisser les yeux vers son fils adoptif, immédiatement après sa question… après son interrogation, pleine de peurs non dites.


« On va s’en sortir, Red Robin. »

Il acquiesce, et lui envoie un sourire sûr.

« Pas lui. »

La réplique est directe, sèche ; et elle vise moins Tim que le monstre qui les observe, qui les traque, qui les piste.
Ça ne va pas durer, tient-il à dire. Ça ne va pas durer, et tu vas le regretter.


« Je vais voir. Garde tes distances. Garde mes arrières. »

Un clin d’œil rassurant, et Bruce s’avance rapidement vers la trappe, évidemment laissée ici en évidence.
Sentant, appréhendant, craignant le piège, il a néanmoins conscience qu’il n’a pas le choix – et qu’il doit faire le jeu de l’autre ; pour l’instant.
Sans un mot de plus, il s’approche donc de la trappe, et utilise son expérience pour l’analyser : grande trappe en métal, munie par des cadenas que sa maestria et sa force brisent rapidement. Il ouvre alors ladite trappe, et débouche… ailleurs. Dans une autre zone.

Discrètement, silencieusement, le Chevalier Noir s’y glisse, et découvre notamment une sorte de coffre, lui aussi en métal.
S’accroupissant devant l’objet, il l’analyse et attend, laissant son expérience gérer et prendre le relais ; l’analyse est rapide, et il comprend que le verrou clignotant implique un dispositif désagréable, sûrement pour l’empêcher d’être bougé.
Un lien avec Tim lui vient sûrement à l’esprit, et il ne serait pas étonné que tout mouvement du coffre gêne Red Robin, ou pire ; habile. A proximité, un écran de télévision demeure, posé là comme abandonné, mais Bruce préfère se concentrer sur le coffre – sur ce qui pourrait impacté le plus Tim.

Le coffre, donc. Bloqué. Clignotant.
Un verrou. Avec trois espaces, pour l’ouvrir, qui nécessitent trois clés… qu’il n’a pas, bien sûr. Joueur, ce monstre. Ça le perdra, aussi.
Un coup d’œil rapide lui suffit pour comprendre qu’elles ne sont pas là – cachées, si l’on suit le profil de celui qu’ils affrontent. Evidemment. Le chasseur attend de voir les rats s’égarer dans le labyrinthe.

Sans un mot, Bruce se redresse, et retourne dans le sous-sol principal. Il avise Tim, et lui adresse un petit signe – je gère, dit-il ainsi. Je gère.
Repose-toi, je gère.

Alors que des bruits désagréables, inquiétants, des cris étouffés ne cessent d’aller et venir ; le monstre a implanté une ambiance fort pesante, qui entend sûrement appuyer sur leur stress, sur leurs émotions.
Il le refuse. Il refuse de se laisser prendre, de chercher à reconnaître les cris, de chercher la voix de Barbara ; il refuse de se laisser distraire.

Le Batman cherche. Il utilise sa science, son expérience, ses atouts et son brio pour laisser son regard, son corps, ses mains glisser autour d’eux, dans tout le sous-sol ; quelques minutes lui suffisent pour balayer la zone en entier.
Quelques minutes lui suffisent pour chercher en vain… les clés. Qu’il ne trouve pas.
Il ne dit rien, cependant. Il ne maugréé pas. Il ne râle pas. Et il n’avertit pas Tim, pour ne pas lui parler du coffre – pour ne pas l’inquiéter.

Sentant le poids des cris, mais aussi de cette atmosphère qui donne l’impression d’être constamment observé, Bruce doit aussi expulser l’odeur nauséabonde qui monte, et ne tarde pas à hanter son esprit.
Il est sur le point de retourner au coffre, à la trappe, quand il entrevoit… une porte. Une longue porte. Une lourde porte.
Une porte avec son symbole.


« Hrm. »

Il grogne – car il hésite, réfléchit. Il ne veut pas être manipulé, il ne veut pas suivre les règles… mais il n’a pas le choix.
Pour l’instant, il n’a pas le choix.


« Je reviens. »

Sa voix se veut rassurante, mais il se doute que cela ne fonctionne guère.
Après un signe vers Tim, Bruce s’avance, passe la porte – et grimace, dès qu’elle se ferme ; piégé. Piégé comme un rat. Piégé comme un novice.
Il grimace, serre ses poings de frustration… mais se contrôle. Se maîtrise. Prend sur lui.

Il laisse son instinct prendre le dessus, et s’avance, dans ce noir absolu ; pas longtemps, car sa botte crisse en touchant quelque chose. Un bruit se lance, alors.
Un magnétophone.




Bruce acquiesce, et enregistre.
Bien. Premier contact. Premiers éléments.
Voix étouffée. Discours déguisé, mais classique de ce type d’ennemi ; rythme imposé, répété, mots bien prononcés. Beaucoup d’éléments sont ainsi récupérés par le Chevalier… mais celui-ci grimace, soudain.

Il sent quelque chose. Quelqu’un. Ou quelque chose, finalement.
Il n’est plus seul.
Les règles ont encore changé, et la partie aussi ; le cache-cache semble être devenu une version agressive et violente du chat, selon les grognements et l’aura de puissance de celui qui s’approche puis fonce directement vers lui.

Un monstre. Une masse, véritablement. Qui entend l’anéantir.
Bien. Plus ils sont gros, plus vite ils tombent.

Sans un mot, le Chevalier Noir entre en action. Il ferme les yeux, pour accompagner le combat dans le noir, et évolue sur un périmètre faible, peu ouvert, pour éviter les mauvaises surprises.
Alors que l’adversaire fonce, lui s’accroupit, puis roule entre les jambes ; et se relève, pour frapper dans le dos. Sans grand succès, il frappe comme du béton. Okay.
Sans attendre, Bruce effectue un salto arrière quand l’ennemi se retourne pour frapper, et utilise l’élan de ses jambes pour s’emparer de l’immense torse adverse. Une traction sur le côté fait chuter la créature, qui tombe tête la première.

Bruce libère ses jambes, roule, se relève – puis bondit, pour écraser son genou sur le visage ; un craquement se fait entendre, mais les bras bougent encore.
Le Batman effectue un autre salto, comme une prise de catch, et frappe au plexus solaire. Une fois. Puis enchaîne avec ses coudes. Deux fois.
Il roule encore sur le côté, se relève ; l’autre fait de même, il titube. Les poings serrés, Bruce se tient à sa respiration, saccadée, s’avance volontairement bruyamment – mais feinte, se coule sur le côté, et envoie violemment sa main fendue dans l’aisselle ennemie.
Le choc est terrible, absolue ; le nerf est brisé, et il enchaîne en frappant la nuque, puis l’arrière des genoux.

La créature s’écroule, dans un râle.
Et un bruit aigu se fait entendre – suffisamment pour qu’il s’approche, cherche, et trouve.
Une clé.
La première. Bien, pense-t-il. La partie continue.
Et il la finira…

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MessagePosté le: Mer 7 Fév 2018 - 15:30

« Dans l’antre de la bête »
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_____Les paroles de la chauve-souris permettait à Red Robin de garder un semblant de calme. Il est vrai que de savoir qu’une bombe à retardement se trouvait juste en dessous de son cœur frappant violemment sa poitrine. Sa respiration était lente et saccadé par des quintes de toux. Son organisme commençait à rejeter ce corps étrangers, chauffant ses tripes jusqu’à le rendre malade.
Le jeune garçon était piégé dans sa pièce, se tordant de douleur en essayant de le cacher le plus possible. Tim observa les alentours, comme s’il s’attendait que le Dollmaker leur sautera dessus au moment où ils s’y attendront le moins. Mais rien, juste la paranoïa du garçon qui commençait à le ronger peu à peu. Red Robin gardait ensuite son regard sur son mentor pour se raccrocher à une personne familière et rassurante. Il resta assis sur sa chaise, les deux bras se pliant contre son torse brûlant, moite et particulièrement douloureux.

La chauve-souris finit par trouver une éventuelle solution pour aider son apprenti. Cependant, ce dernier ne semblait pas vraiment rassurer de le voir quitter peu à peu son champ de vision malgré des paroles qui se voulaient particulièrement rassurante. Le visage de Tim se décomposa quelques instants, laissant parler sa crainte avant qu’il ne se reprenne en main, détourne le regard du justicier et hoche la tête.

« Oui… Oui vas-y. Je couvre… tes arrières. » il tenta de répliquer par un micro sourire qui s’évapora rapidement pour laisser place à une grimace de douleur.

Seul dans la pièce, le jeune homme balada son regard dans toute la pièce, de peur que celle-ci sois à nouveau piéger. Même détacher, le garçon ne pouvait pas bouger de cette satanée chaise sans sentir la moindre douleur. Ces jambes se dérobaient, la fièvre grimpait. Une nouvelle quinte de toux lui fit cracher quelques caillots de sang. Tout son corps tremblait, l’adolescent tentait de reprendre ses esprits, son calme olympien, seul et prisonnier de cette pièce.

Au bout d’une dizaine de minute, il finit par voir l’ombre de la chauve-souris revenir à ces côtés avec l’une des clés nécessaires pour ouvrir ce satané coffre. Ce dernier permettra surement au jeune homme de se débarrasser de cette bombe ou du moins, trouver de quoi la désamorcer avant qu’elle éparpille le jeune justicier dans toute la pièce.
Tim laissa échapper un soupir de soulagement à la vue de son mentor et de cette fameuse clé. Il avait résous l’un des défis de ce psychopathe sans aucune difficulté. Le savoir de nouveau proche de son disciple soulagea ce dernier. Il baissa doucement la tête avant de tenter de se redresser de sa chaise, adossant sa colonne vertébrale contre le dossier de cette dernière. Il laissa échapper une grimace de douleur.

« Tu en as une ? » demanda l’adolescent, pour être certain que ce n’était pas une simple hallucination pour se rassurer de l’approche de sa mort imminente. « Bien. Je ne sais pas combien de temps il nous reste mais… Il en manque deux et… »

Le jeune homme finit par voir une seconde silhouette se rapprocher. Ses poings se resserrèrent machinalement, prêt à se défendre alors que cette ombre se rapprochaient de plus en plus avant que Tim finisse par comprendre qu’il ne s’agissait que de Batgirl, en moins bon état que la chauve-souris. Red Robin se sent à la fois rassuré de la présence supplémentaire de sa sœur aîné et protectrice, mais il s’en veut, se sentant responsable de son état. A peine eut-il le temps d’exprimer quoi que ce soit vis-à-vis de l’arrivée de Batgirl. Son regard fut attiré ailleurs.
En effet, la vieille télévision semblant pourtant condamné s’alluma après la courte réunion familiale. Tim resserra doucement ces poings, comme s’il s’attendait à une mauvaise surprise de la part de ce psychopathe. La télé se mit à émettre des signaux pendant quelques secondes avant de laisser apparaitre une voix venant de nulle part, celle de Dollmaker énonçant un nouveau jeu.


« Vous n’avez plus beaucoup de temps. Vous devez agir, sans tarder… »

A ces dernières paroles, un cri s’échappa, celui de Red Robin souffrant soudainement, comme ci le Dollmaker avait ordonné à sa bombe de s’énerver davantage pour faire comprendre aux deux chauves-souris qu’ils n’avaient pas de temps à perdre et que le temps commençait à manquer. Tim aurait voulu se retenir de pousser ce cri, mais la douleur fut si soudaine qu’il ne put garder le contrôle de quoi que ce soit. L’intrus lui brûlait le corps. Sa peau, au niveau de la cicatrice était brûlante, le jeune homme perdit l’équilibre, se plia en deux avant de chuter de sa chaise et se retrouver par terre, posant sa colonne vertébrale sur le parquet en espérant que la position calme la douleur. Sa respiration est douloureuse et insupportable, sa mâchoire est grande ouverte et sa gorge tente de vomir la bile présente dans son estomac tendit que sa langue essayait de l’étouffer. Dollmaker se moquait des justiciers et s’amusaient à leur mettre la pression et à les pousser dans leur retranchement.

Sous les pieds de la chauve-souris, les instructions, l’emplacement du coffre détenant la clé, l’ordre de la combinaison, un dessin de la mâchoire de sa victime, deux cercles entourant les deux molaires du fond de l’adolescent encore agonisant, l’emplacement de la pince pour retirer les dents, tout y était. Le compte à rebours était enclenché et apparu désormais sur l’écran de la télévision. Il ne restait plus que cinq minutes pour le jeune justicier.

HRP:
 






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MessagePosté le: Lun 19 Fév 2018 - 15:09
La partie continue, donc.
Mais selon les règles de l’ennemi – du monstre.
Et Bruce ne le supporte guère.

S’il est satisfait d’avoir découvert l’une des clés, il ne peut s’empêcher de se rappeler qu’il ne fait que suivre les règles, la partie telle qu’elle a été édictée par l’autre ; il les domine. Il les maîtrise. Il les possède.
Et le Batman ne le supporte pas ; mais il prend sur lui.

Il joue selon les règles – il accepte le jeu.
Pour l’instant.
Pour Tim, déjà ; pour sa survie, pour qu’il souffre le moins possible, pour qu’il s’en sorte. Pour Barbara, aussi ; pour sa propre survie, mais aussi pour sa santé mentale – il sait combien Red Robin compte pour elle, comme tous les autres membres du groupe. Elle demeure l’âme de cette étrange Famille, et ne saurait accepter que du mal lui soit causé.

Et pour vaincre, aussi.
Bruce suit les règles pour les comprendre, les connaître… et les détourner ; les maîtriser. Et les faire subir à l’ennemi.
Ce moment est proche ; il n’est pas encore là, mais il est proche. Et il se fait déjà attendre.

Revenu dans la pièce principale du sous-sol après sa découverte, le Chevalier Noir esquisse un petit sourire envers le jeune homme, qui s’était fendu d’une petite réflexion courageuse voire humoristique à son départ ; bon gamin. Tim est définitivement un bon gamin, et un justicier d’avenir.
Hors de question qu’il meure, ce soir ; hors de question qu’il souffre.
Hors de question que cela reste impuni.


« Oui, j’en ai une. Les autres ne tarderont pas. »

Sa voix est lourde et puissante ; elle ne souffre aucune contradiction, et vise autant à perturber l’ennemi qu’à rassurer son jeune allié.
Pas sûr que le premier objectif soit atteint, hélas, vu le profil adverse.

Cependant, ces pensées s’évaporent rapidement, car son instinct prend le dessus – il déteste une présence.
Comme Tim, il se fige, se fixe, crispe ses muscles, et se prépare au combat ; qui ne viendra pas. Un micro-soupir s’échappe de ses lèvres, alors qu’il découvre l’allure de la personne qui arrive… alors qu’il la reconnaît.
Barbara. Batgirl.
Une alliée, donc, et non pas une ennemie ; mais la tension demeure, d’une part à cause de l’état de Tim, que parce que la jeune femme… ne va pas bien.


« Batgirl ? »

La voix est calme et posée.
Mais l’inquiétude réelle.


« Que se passe-t-il ? »

Concentré sur elle, cherchant des indices, des éléments, des pièces nécessaires à construire ce terrible puzzle auquel il est confronté, il délaisse un instant Tim – et s’en veut immédiatement.
Car la télévision s’allume ; car l’ennemi s’adresse à eux.

Un silence de plomb s’impose dans ce sous-sol du malheur, durant l’allocution mais aussi après ; un silence de tension, d’incompréhension, de rejet, de dégoût. De peur.
Bruce a peur, oui.
Mais cela ne le fige pas ; cela ne le bloque pas. Et cela ne l’arrêtera pas.


« Batgirl, Red Robin, nous… »

Il ne peut finir – car il est interrompu.
Par un cri.
Par un cri de Tim.

Son cœur manque de s’arrêter, quand il entend le hurlement, et il perd une seconde de stupeur et de peur – mais une seconde seulement.
Puis, il se reprend.
Puis, il bondit. Puis, il se jette sur Tim. Puis, il comprend que l’autre l’a piégé, a activé un autre élément de son plan nauséabond ; il faut agir. Il doit agir.

Présent aux côtés de son fils adoptif, il laisse son corps, son instinct prendre le relais ; et il comprend.
Il n’a pas le choix. Il n’a pas de choix.
Alors que les hurlements continuent, que son enfant se meurt, que l’ennemi les domine – il comprend. Il admet. Il accepte. Il suit les règles.
Mais le fera payer, lourdement.


« Batgirl. Je vais te dicter une combinaison. »

Sa voix est lourde – mais difficile. Car désespérée.
Il s’empare d’une pince, regarde un plan, grimace, vérifie des instructions, et avise le coffre, qu’il repousse vers Barbara.


« Ne regarde pas. Ne le regarde pas. »

Il soupire, encore, et secoue la tête.
Avant de s’emparer de celle de Red Robin.


« Ne me regarde pas. »

Bruce plonge son regard dans celui de Tim – et esquisse un sourire grave, triste. Mais déterminé.

« Pardonne-moi, fils. »

Il prend une grande inspiration – et ouvre la bouche de Red Robin, d’une main.
Avant d’approcher l’autre, armée, vers sa gorge.


« Tu te vengeras. Je le jure, tu te vengeras. »

Les hurlements continuent ; mais se modifient, s’altèrent.
Car la douleur ne vient plus uniquement du ventre – mais de la bouche ; des dents. Des gencives, maltraitées.

Bruce tire. Grogne. Tire encore.
Puis hurle, aussi.
Des mots. Une combinaison. Des éléments. Des pièces. Des indices.
Une formule.

Il tire, grogne, arrache, hurle, ordonne.
Et tient, fermement, son fils contre lui ; son fils qu’il ne laissera pas mourir. Son fils qu’il sauvera.
Quel qu’en soit le prix.

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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 18:15

[4ML] « Dans l’antre de la bête »

ft. Dollmaker / The Bat / Timothy Drake.


Le sang pulse à mes tempes et paralyse mon esprit sous les vibrations. C’est fort, lancinant, différent d’une cuite le lendemain d’un soir de beuverie. Différent d’un mal de crâne intense. C’est comme si on m’avait forcée à ingurgiter des stupéfiants. Ma gorge est gonflée et me donne l’impression que je vais être en manque d’air. Les murs tremble, ondule et se resserre tous autour de moi. A un moment je trébuche toute seule et tombe au sol. Ma tête le heurt violemment, tressautant sous le choc. C’est terrible. L’effroi le plus complet s’installe en mon sein et en mon esprit. Mes jambes… Je ne les sens plus, elles ne répondent plus…

Mes yeux se posent vers l’arrière et je vois un noir profond au bout du couloir, un noir qui touchera bientôt mes pieds. J’ai l’impression… Non… Je sais que quelqu’un me regarde, épie le moindre de mes faits et gestes. Un sanglot mêlé à un gémissement m’échappe et je rampe avec mes bras pour m’éloigné mais rien à faire. L’obscurité évolue au même rythme que moi. Au moment où j’arrive à émettre l’idée que c’est dans ma tête, que tout cela vient de mon imagination, quelque chose bouge. Quelque chose vient vraiment de bougé ! Je jette un Batarang sans pouvoir visée et me débat avec des mains invisibles. J’essaye de hurler mes je n’entends rien. Rien d’autre que mon cœur qui bat furieusement dans ma tête. Tout tremble et je ne réalise pas que c’est moi qui en suis la cause.

Le mélange de produit a un effet clairement néfaste sur mon organisme. Mon estomac se révulse quand mon corps cesse enfin sa crise de tétanie. Je tousse, crache et vomis ce que je peux. Mes mains se crispent sur le sol crasseux et je me sens oppressée. J’étouffe et ouvre grand la bouche pour hurler ou avaler de l’air, je ne sais pas, je ne sais plus. Je perds la notion de qui je suis, où je suis et quand. J’entends une sonnette. Elle est claire, limpide et le bruit qui suit encore plus.

« - Mademoiselle Gordon… Niark niark… Quel plaisir ! »

La balle. Le bruit du revolver d’où s’échappe le coup de feu. Mon ventre qui me lance, mes yeux qui se pose dessus et ma main rouge devient rouge de mon propre sang. J’hurle un cri de terreur profond, ma douleur, ma peur et ma rage. Je me roule en boule sur le sol et me bouche les oreilles de mes mains ensanglantée en fermant très fort les yeux.

Je suis seule dans le couloir tamisé quand je rouvre les yeux. Mes jambes bouges, je ne suis pas blessée par balle au ventre et il n’y a pas de monstre. Je me redresse, pas davantage blessée que depuis que j’ai fais un pas dans ce couloir. Je ne sais pas ce que contenait les seringues mais vraiment elle….

« - Merde… » Un haut le cœur me prends et me fait tomber à genoux mais rien ne sort sauf de la bile.

Je m’essuie le menton du poignet qui se retrouve couvert de sang. Super j’ai du m’ouvrir la langue en la mordant trop fort. J’inspire et expire en me rappelant pourquoi je suis ici. Tim est là, quelque part, il a besoin de moi. Je dois le faire sortir, on doit tous sortir de cette maison de l’horreur. Je me relève et longe les murs. Le sol craque tellement il est vétuste et les murs sont si vieux ou sales que j’en retire mes mains grises de poussières. Formidable.

Les fenêtres sont verrouillées, les portes restes closes et quand j’en trouve une ouverte au bout du couloir je marche d’un pas mesuré. Des Batarangs dans les mains je franchis le pas de la porte et m’apprête à les lancer quand :

« - Robin ! »

C’est plus fort que moi. Toute la fatigue s’envole et j’oublie tout. Il n’y a plus rien dans cette pièce que Tim et Bruce et je suis incapable de répondre au second. Je ne suis plus toute seule alors je fonce et enlace celui que j’aime comme un petit-frère. Aucuns mots, pas le temps car aussitôt la télévision, encore une, s’allume dans un coin.

Un frisson me traverse et je regarde Tim, la télévision, Tim, Bruce et les fiches. Non. Non. Tim hurle, se plie de douleur devant moi et j’essaye de le soulever mais finalement je fini au sol avec lui.

« - Il y’a forcément une solution ! Expliquez-moi ce qui se passe !

- Batgirl. Je vais te dicter une combinaison.

- Quoi ?! »

Je me retrouve avec un coffre dans les mains tandis que Tim est toujours au sol en train d’hurler à la mort et Bruce qui me fait peur. Je déglutis et l’air de souffrance terrible de Tim finisse de me convaincre. Je recule presque en rampant pour lui laissée de la place. Le coffre s’humidifie de gouttes salées tandis que mes mains tremblantes fait glisser les roulettes numérotées au rythme des cris aigus et des grognements. Je marmonne inlassablement des mots d’incompréhensions totales, des excuses et l’odeur du sang frais me monte au nez. C’est horrible, c’est à vomir.

Et le coffre ne s’ouvre pas.

« - Non, non, non, non… Ca s’ouvre pas !»

C’est une litanie sans fin qui se murmure sur mes lèvres. Je balance le coffre et me relève pour regardée toute la pièce. C’est une blague. Putain de timbré de merde… Tim continue de souffrir et je glisse mes mains sur les murs en bois jusqu'à ce qu’une planche me reste dans les mains. Derrière il y’a un clavier avec des chiffres. Je tape les numéros donnés par Bruce et un cliquetis s’effectue. Une clef apparait, grise et tâchée de gouttes rouges : du sang.

Je grogne et me jette au sol, là ou j’ai jetée la boîte, clef dans la main que j’enfonce dans la serrure. Batman m’en tends deux autres et je me demande brièvement comment il les a trouvé. Le couvercle s’ouvre et révèle un scalpel.

« - Un scalpel ? »

Tim gémis et se tient désormais le ventre. Mon regard se pose sur le contenu de la boite et le bruit de tic-tac qui enclenche la seconde vitesse. C’est une blague, une soirée de merde. Ok. Va falloir être courageuse et courageux. Je saisis le scalpel dans ma main non stérilisée dans un lieu contenant sûrement toutes les hépatites possibles.

« - Pardon Robin, je suis vraiment désolée. »

J’appuie de tout mon poids sur sa poitrine pour l’immobiliser et fais sauter les points de sutures bâclés. Ce n’est pas Tim sous ma main, ce n’est pas une torture, ce n’est pas un danger mortel et je ne suis pas en train de supplié mon petit frère de me pardonner. Je repousse les chairs, les intestins et découvre une petite boite électronique qui clignote a intervalle. Mes ongles salis et mes doigts humides d’une matière que je m’oblige à ne pas identifier racle la boite, la triture, la retourne du mieux possible en grimaçant quand elle se déverrouille. Je retire le couvercle et découvre un papier plastifié à l’intérieur.

« Il y’avait une méthode bien plus façile.
Vous auriez pu mieux chercher…
Cuisine sous le frigo. »

Mes mains tendent le papier à Batman en tremblant et… je fixe les membres rougis. J’ai ouvert Tim. Je l’ai fais souffrir…

Pour rien.



Codage par Libella sur Graphiorum




Merci Conner pour cette sublime signature  mignon

Spoiler:
 
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MessagePosté le: Mar 8 Mai 2018 - 20:31

« Dans l’antre de la bête »
[ 4ML ] ft. Dollmaker, Batman, Batgirl.
_____Ses oreilles bourdonnait et son torse laissait échapper une chaleur inhumaine pour le garcon. Des gouttes de sueur s’échappèrent de son crâne. Il était trempé par la fièvre et envahi par un violent stress qui faisait battre son cœur contre sa poitrine. Plaqué au sol, au bord de l’étouffement, Red Robin ne comprenait pas ce qu’il se passait. Incertain, son regard se baladait de gauche à droite et finir sur son mentor, des yeux plutôt apeurés, comme s’il suppliait qu’on lui vienne en aide, qu’on le débarrasse une bonne fois pour toute de cette bombe, essayant de comprendre ce qu’il se passait dans la tête de son mentor.

Tim est complètement effrayé alors que la chauve-souris se rapprochait de lui, avec l’outil du mal entre ses mains. Il ne fallait pas grand-chose pour comprendre que Batman n’avait pas le choix pour sauver la vie de son fils. Ce dernier est en plein stress, ses lèvres s’entre ouvraient, sans parvenir à sortir le moindre son, sous le stress et les effets secondaires de la bombe qui était sous le point d’exploser. Sous la faiblesse, l’adolescent ne peut cacher sa peur.
Il saisit le poignet de son mentor. Dans un premier temps, on pourrait croire qu’il essayait de l’en empêcher, de le retenir, mais ce n’était pas le cas. Le garçon ne forçait pas, n’empêchait pas la chauve-souris d’intervenir. L’adolescent cherchait un soutien, une personne proche pour pouvoir supporter cette épreuve. Son regard, malgré la peur, était déterminé, focalisé sur Bruce. S’il pouvait parler, il lui demanderait d’agir maintenant, tant qu’il en est encore temps.

L’adolescent retenait ses cris de douleur. Il gigotait beaucoup pour compenser, tout en plantant ses ongles dans le costume de la chauve-souris, ne lâchant pas son poignet et le resserrant au fur et à mesure que la douleur s’intensifiait. Tim résistait contre cette intense douleur, mais après avoir perdu ses deux molaires, la douleur était loin d’être fini.
Batgirl était contraint de retirer la bombe du garçon manuellement, en lui ouvrant la poitrine. L’adolescent ne comprends pas immédiatement, focalisé sur la chauve-souris pour trouver du réconfort au milieu d’interminable bourdonnement. Le froid du scalpel contre sa peau le pétrifia immédiatement. Il serra encore plus ses doigts autour du poignet de son père adoptif, son second poing se ferme pour ne pas avoir le réflex de stopper Barbara dans son élan. C’était aussi dure pour elle que pour lui.
L’adolescent laissa échapper un soupir de soulagement lorsque ce sentiment de chaleur, d’étouffement disparue. De rapide point de suture sont fait pour que le garçon évite de se vider de son sang. La bombe désamorcée, le jeune justicier est hors de danger et son état semblait s’être améliorer, hormis un visage soudainement très pâle et une fatigue intense qui l’envahit. Tim n’avait pas conscience du mauvais tour qu’avait joué Dollmaker, poussant ses alliés de toujours à le faire souffrir, pour pas grand-chose. L’adolescent se redressa doucement, s’aidant de son père pour redresser sa colonne vertébrale après avoir craché quelques callots de sang.

« Merci… » murmura doucement Tim, comme s’il se sentait obligé de le dire à sa famille.

Quelques secondes de répit son offert au jeune homme avant que la télé ne s’allume de nouveau. Des applaudissements, plutôt sarcastique . Le Dollmaker est là, aillant savourer chaque seconde de ce moment assez malsain. Son visage n’était pas identifiable derrière cette vieille télévision, mais on pouvait deviner un sourire authentique sur ses lèvres pixelisée.

« Bravo. Bravo. Un vrai père de famille que nous avons là et sa ravissante grande sœur. Je pensais que tu aurais eu la décence d’achever ce jeune effronté qui te sert de fils. La souffrance est un prix à payer pour les âmes innocentes qui se mettent en travers de ma route. Dommage pour vous, je ne comptais pas vous laissez sortir aussi facilement. Continuons de jouer un peu, le voulez-vous bien ? »

Des bruits de pas retentirent dans le couloir principal. Un monstre, un géant qui se rapprochait avec une certaine assurance, prêt à écraser tout ce qui se dressait sur son passage. De l’autre côté de la porte, un nuage toxique se formait au-dessus de la tête des justiciers. Le gaz se répandait facilement, un mélange fatal entre un poison et une toxine de notre cher Epouvantail. On pouvait l’inhaler pendant trois minutes sans courir des risques à durée permanentes qui l’organisme lorsqu’on était en bonne santé. Tim essayait de rester conscient, de se redresser pour ne pas paraître comme un fardeau, mais ses forces l’oublient très vite. Il ne tiendra pas une minute de plus dans cette pièce. Et pour ne laisser aucune chance à la chauve-souris, le compte à rebours de la bombe que tenait Barbara s’élança de nouveau et s’afficha également sur la télé. Il ne restait plus que deux minutes et trente secondes.

HRP:
 






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MessagePosté le: Mer 9 Mai 2018 - 14:21
Abominable.
Il n’y a pas d’autre mot, pour décrire la situation que l’ennemi, le monstre les force à vivre – et dans lesquels Barbara et Bruce doivent agir.

Poussés dans des retranchements difficiles, usés nerveusement, fatigués physiquement, gênés par cet environnement, terrifiés par le destin de Timothy, tous deux sont parvenus jusque-là et se sont battus pour y arriver… mais la suite fut terrible.
Abominable, oui.

Bruce a dû, littéralement, ouvrir, torturer et mutiler son fils adoptif.
Pour que Barbara, pas vraiment une fille, définitivement une héritière, clairement une filleule de cœur, puisse plonger ses mains dans le corps du garçon… et en retirer la bombe.

Abominable. Tout cela est abominable.
Mais cela a réussi.


« Silence, Red Robin. »

Sa voix est calme, et sèche. Sa main gantée glisse lentement sur les cheveux du jeune homme, et son visage esquisse un léger sourire ; ses paroles n’ont rien d’agressive.

« Repose-toi. »

Le jeune Héros est sur le point de s’écrouler, et seule sa volonté l’a maintenu éveillé ; c’en est impressionnant. Il est impressionnant.
Mais cela ne peut durer – il a besoin de se reposer. Pour survivre, il doit se reposer.
Pour se venger, il doit se reposer.


« Batgirl… »

A regret, Bruce relâche son attention sur Red Robin, et la fixe sur Barbara ; il sent, il sait clairement l’ampleur des douleurs, des horreurs auxquelles elle a dû faire face, quand elle était seule, et quand elle a dû plonger en Tim.
Elle si forte – mais si sensible, aussi, doit vivre l’enfer ; mais elle tient. Elle tiendra toujours, pour ses proches, et il s’en inspire, pour juguler sa respiration et se contrôler.

Se reprendre, oui.
Pour reprendre la main ; pour s’en prendre au monstre.


« Il paiera. Vite. »

Bruce doute que ses paroles l’aident – mais ce sont les seules qu’il peut formuler ; les seules que la rage infinie qui explose en lui accepte de prononcer.
Alors qu’il récupère le papier transmis, en tremblant, par Barbara, la télévision se rallume… et l’ennemi réapparaît.

Rieur. Moqueur. Insultant.
Insupportable.
Abominable, définitivement.


« Il n’y a plus de jeu. »

Sa voix est lourde, terrible.
A proximité, des bruits de colosse se font entendre – et un monstre se rapproche, clairement, brisant tout sur son passage.
De l’autre côté, un nuage toxique se forme, se répandant rapidement, et agressant déjà leurs odorats ; sous peu, ils devront le respirer pleinement, et tomberont sous l’influence de cette horreur, sûrement conçue pour les affaiblir et les torturer. Encore.

Mais il le refuse.


« La partie change – tes règles n’ont plus cours. »

Bruce n’a pas d’arme – il a dû laisser sa ceinture à l’entrée, et sait que les autres.
Il n’a pas d’arme, et l’autre le sait et en profite.
Enfin… il croit le savoir.


« Les miennes s’appliquent. »

Il appuie sur un bouton caché du masque de Red Robin – et une micro-paroi en verre descend rapidement. La micro-réserve d’oxygène prend le relais, tandis que Bruce fait signe à Barbara d’appuyer sur un bouton invisible, aussi, sur son costume.
Il leur a menti : il a bidouillé, modifié leurs uniformes sans leur en parler, sans leur accord ; pour leur donner, comme lui qui active son mécanisme, une micro-réserve d’oxygène de cinq minutes.

Bruce n’aurait pas dû agir ainsi, il le sait ; mais il ne regrette rien.
Plutôt subir leur courroux, que de devoir les pleurer.


« Et tu as déjà perdu. »

Cinq minutes ; moins, s’ils s’activent trop, s’ils perdent de l’oxygène.
Alors qu’il fait signe à Barbara de récupérer Tim… lui bondit en avant ; vers le colosse, qui débarque soudain en beuglant.
Bruce bondit, donc, et commence à se battre – violemment. Brutalement. Durement. Salement.

Le Batman frappe pour faire mal, pour briser, pour handicaper ; pour mutiler.
Il frappe de colère. Il frappe de douleur. Il frappe de peur.
Il frappe de fureur.
Et alors que le colosse, déjà, s’écroule… lui s’avance, encore. Sa micro-réserve baisse rapidement, il risque de manquer d’air bientôt – mais il s’en fiche.

Le monstre.
Le monstre qui a agressé, torturé, manipulé, mutilé son fils ; qui l’a obligé à faire tout cela, à aller aussi loin, à s’abaisser autant.
Le monstre, donc. Il est là. Il est là, il le sait.
Et il mérite une punition. Maintenant.

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[4ML] « Dans l’antre de la bête » ft. Dollmaker / The Bat / Barbara Gordon

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