Que toute Source cesse de couler ! [M. Miracle & Orion]

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New Titans
MessagePosté le: Mar 21 Nov 2017 - 11:15

Cela fait une éternité que je me fraye un chemin jusqu’à l’autre côté de ce fichu mur. Quelques minutes pour un terrien, bien au chaud dans son monde et sa réalité, plusieurs siècles pour un Rotulien habitant une autre dimension à la rotation anarchique, mais de toute façon, un bon moment selon mon propre étalon temporel.

Il faut dire que ce fichu Mur semblant constitué de matière sombre et encerclant le domaine des Sources est résistant, très résistant, et surtout en fait bien plus élaboré qu’une simple roche ou qu’un béton. Initialement, il ne protégeait qu’une seule entité dont la nature est elle-même diverse, une Intelligence Semi Artificielle pro-matérielle, ou de la Bio-Psiono-Mécano-Intelligence si vous préférez, un sacré machin doué d’un intellect aux limites de l’universel et de l’omniscience.

Le problème, c’est que ses créateurs, ceux qui ont fabriqué ce truc, La première Source et ses protections, avaient bien réussi leur tour de force, même un peu trop bien semble-t-il, car les mémoires que j’avais absorbé lorsque j’avais pulvérisé le morceau égaré depuis des lustres dans une cité-monde enfouie sous les eaux d’un des océans terriens m’avaient révélé entre autres choses que ceux là, les créateurs, avaient été éliminés par leur création pour accomplir le passage au Second âge en réponse à une demande que j’ai trouvé très mal rédigée par cette.bande de crétins supra-intelligents !

Pour garantir l’extrême sécurité de leur bébé, et lui garantir un environnement sans interaction dans quel sens que ce soit, ils l’avaient isolé du reste de l’Univers à un croisement de réalités, une sorte de creux de vague spatio-temporel, Maggie saurait vous expliquer ça mieux que moi, donc surtout pour éviter que le reste de ce qui est ne soit attiré à l’intérieur par effet de masse, comme ceux qui régissent les trous noirs après l’horizon des événements comme le nomment les « savants » terriens, ils avaient créé un maillage énergétique et matériel inédit qui l’englobait dans une sphère impossible à franchir quel que soit le sens et l’origine dimensionnelle du voyageur.

Enfin impossible est un bien grand mot, la preuve, Darkseid avait réussi à traverser en force, moi-même déjà plusieurs fois en utilisant les mêmes manière, pas sans dommages bien sur, mais on a rien sans contrepartie, n’est-ce pas. Bon je sais, nous avons en commun à défaut d'un patrimoine génétique l'accès à l'Astro-Force, une rareté !

Si on ajoute à la liste Scott qui nous avait mené à une des émanations des Sources évoluant dans notre réalité tangiblement tout en gardant le contact avec celles qui tiraient les ficelles de ce pantin, le Mur commençait à présenter l'allure un gruyère Suisse, sans le bon goût, malheureusement...

Quand je parle Sources, je dis elles, car la première Source, The First One, s’est reproduite fut un temps pour améliorer ses moyens d’analyse et confronter ses recherches et résultats à des entités pouvant la comprendre et ayant les connaissances et les capacités requises au moins égales à elle-même, le problème final étant que plus on divise un pouvoir entre des esprits forts, indépendants et hégémoniques, plus il perd en cohérence et en efficacité. D’où la crise d’aujourd’hui résultant d’actions antagonistes et de décisions unilatérales en fonction de points de vues divergents.

Bref, la technologie avait merdé et je me devais d’essayer de réparer quelques dégâts avant qu’il ne soit définitivement trop tard pour l’univers et les dimensions. Mon objectif était en effet d’y retourner une fois de plus, mais en connaissance de cause, avec des moyens bien supérieurs aux premières fois tout en faisant cette à présent preuve d’une certaine … Subtilité ? Discrétion initiale ? En gros, m’introduire comme un voleur et dézinguer tout là-dedans après avoir assuré ma position, pas comme précédemment.

Avez-vous déjà été pécher avec un maladroit ? Peut-être l’êtes vous vous-même ? A moins que vous n’aillez un chat et fassiez du tricot ? Et bien c’est la même chose que de démêler une ligne ou un fil de laine après que votre familier s’en soit payé une bonne tranche de rigolade. Pas question de couper, ni briser, cela ferait tinter une alarme et ruinerait mes plans d’infiltration pour repasser au pire en mode cassage de baraque immédiat.

De mes petits doigts véloces, je démêlais cet écheveau, écartant, étirant, repoussant avec force mais délicatesse matière et le reste afin de me pratiquer un passage suffisant pour me glisser dans le palais du Roy et lui dessiner un sourire permanent en travers du gosier …

Les choses allaient bien, lentement, surement, mais avançaient, déjà se profilait par transparence le monde du dedans. Je m’attendais à chaque instant à une quelconque opposition, à une intervention, et je me tenais sur mes gardes tout en restant un maximum concentré. Pas facile pour quelqu’un dont on avait affublé des siècles du sobriquet de « Chien de Guerre » et dont les écarts d’humeur étaient autant redoutés que célèbres.

Je ne fus qu’à peine surpris donc en entendant derrière moi sur ma gauche le bruit familier d’un Boom-Tube qui s’ouvrait. Le chuintement était caractéristique, du moins pour ceux utilisés depuis des lustres par ceux de mon espèce et par les Sources d’où venait cette technologie indirectement.

Toujours en manipulant activement les fibres du Mur, je tournais un instant la tête par pur réflexe pour voir Qui allait me tomber dessus, et observais l’arrivant passer de mon côté.
Je m’attendais à ce que ces choses de l’autre côté ne puissent ignorer mes magouilles bien longtemps et rester sans rien faire en attendant que je leur tombe dessus. Je savais aussi qu’elles pouvaient générer des sortes d’anthropoformes de ce côté ci rien que pour me pourrir la vie.

La poisse ! Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je suis occupé à quelque chose d’important et de méticuleux, j’ai horreur d’être dérangé, et là, j’étais on ne peut plus occupé.

Il y eut d’abord la pointe puis le fil d’une lame, une épée, et enfin celui qui la tenait, Scott Miracle.

Bon, c’est un peu mieux qu’un golem des Sources, mais par contre pas plus rassurant pour autant.

Je cessais mon observation pour reporter toute mon attention sur mes mains. Son arrivée ne me disait rien de bon, surtout armé d’une rapière comme celle là. Je devais figer mon travail pour ne pas voir mes efforts anéantis à peine mes mains ôtées. Derrière moi, j’entendais qu’il se déplaçait, il me fallait encore quelques secondes, histoire de nouer un peu tout ça … Mais qu’est-ce qu’il a à venir me casser les … pieds celui là !

« Qu’est-ce qui t’amène ici Scott ? Tu n’étais pas censé aider Diana à retrouver Superman et protéger la Terre ? Protéger nos Dormeurs ?» Je lui dis sans me retourner, mon harnais ayant détourné une partie de ses fonctions pour le surveiller comme si j’avais des yeux derrière la tête.

Je le vois marquer un temps d’arrêt, tout juste ce qu’il faut ! Plus qu’une seconde, voilà, c’est fait, je peux sortir les mains du pétrin, la pâte ne bougera pas avant un moment, du moins pas trop. Je lui faire face comme les scouts, toujours prêt ! Calme, mais sur mes gardes ...



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MessagePosté le: Mer 22 Nov 2017 - 9:50
L’Univers est vaste, immense. Abominablement étendu et riche.
Mais il a une limite – une frontière.
Et aux confins de l’Univers, au-delà des galaxies, au-delà des systèmes, au-delà des mondes, au-delà des civilisations et des vies… il y a un Mur.
Le Mur.


Le Mur qui retient la Source, entité divine, mystique, constituée avant la création de l’Univers ; de cet Univers. Le Mur a été inventé par des êtres qui n’existent plus, afin de permettre à cette version de l’Univers de ne pas être impacté par les puissances démentes qui règnent au-delà du Mur.
Initialement, le Mur a été élevé pour protéger… protéger l’Univers ; ce dernier aurait dû s’en souvenir, et comprendre que la Source n’était peut-être pas aussi bénéfique que beaucoup trop de prophètes l’indiquaient.
L’Univers ne s’est pas méfié ; beaucoup en ont payé le prix.

Si, depuis des millénaires, la Source organise le destin des Vivants et la Balance Cosmique, notamment en déclenchant les Vagues Divines qui influent sur les différents Âges, cette dernière est apparue… troublée, ces derniers siècles ; changée. Perturbée.
Au fil du temps, ses décisions sont apparues moins naturelles – moins fluides, moins pertinentes ; et certains de ses avatars, certains de ceux qui sont directement impactés par eux s’en sont rendus compte… et se sont activés, pour lutter pour leurs destins mais aussi pour la Balance Cosmique, alors que la Source ne semblait plus agir en ce sens.

Les deux êtres qui se retrouvent devant le Mur font partie de ces guerriers… de ces déments, qui défient l’Ordre Cosmique.
Orion, le Survivant au Quatrième Monde qui tente de pénétrer dans le Mur puis la Source.
Mister Miracle, le Dernier du Quatrième Monde, émerge d’un Tunnel-Boum, à quelques mètres de son ancien camarade.

« Les aléas de vie, survie et disparition des Mortels ne me concernent pas, Orion. »

Une voix froide, totalement dénuée de vie et d’émotion, s’élève derrière le fils de Darkseid.

« Le Destin de l’Univers et la Balance Cosmique sont en jeu – ces impératifs dépassent les nuisances humaines. »

En se tournant, Orion peut découvrir qu’il s’agit bien de son “cousin” qui lui fait face…
… mais que l’être qui se tient à proximité n’a plus rien de celui qu’il a si bien combattu ; le Néo-Dieu a changé, grandement. Affreusement.

« Et ma protection… ma protection n’a plus rien d’enviable, tu le sais bien. »

Il parle comme un robot – comme un être dénué de toute vie.
Flottant dans l’Espace via ses Aéro-Disques, il semble littéralement sur le point de s’écrouler ; sans cape, le costume rapiécé et recouvert de sang dont beaucoup n’est pas le sien, le masque endommagé, il a mauvaise allure, et apparaît comme affaibli – vulnérable.
Mais il tient. Il tient, et serre les poings comme s’il était tendu… comme s’il se préparait au pire.

« Et tu sais ce qui m’amène, Orion… ou qu’importe le nom que tu t’es donné. »

Scott Free soupire, et secoue la tête. A sa ceinture pend la Lame de Kanto, récupérée dans les ruines de Néo-Génésis après la Guerre des Néo-Dieux ; elle n’est pas sortie. Pas encore.

« Je suis là pour t’empêcher d’empirer les choses. Je suis là pour t’empêcher de troubler l’Ordre Cosmique. Je suis là pour t’empêcher d’accéder à la Source.
Je suis là pour t’arrêter. »


Il s’avance encore – et se redresse, les poings toujours serrés.

« Arrête, Orion… arête maintenant.
Ne me force pas à t’arrêter. S’il-te-plaît… faisons ça intelligemment, d’accord ? Pour une fois, dans notre Histoire, faisons ça intelligemment… »


La supplique est faible, presque pathétique ; mais elle existe. Il a besoin qu’elle existe.
Car, si cela se passe mal… il compte tout faire pour l’arrêter, oui. Et, en ce sens, après, quand tout aura été fait, quand le pire aura eu lieu – Scott aura besoin de se dire qu’il aura laissé à Orion l’opportunité de trouver une solution.
Quand Scott aura tué Orion, comme il l’envisage désormais froidement et sérieusement, il aura besoin de se dire que tout sera de la faute de son damné “cousin”…
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MessagePosté le: Mer 22 Nov 2017 - 16:12

Si tous les miracles avaient l’air de ça, je ne m’étonnais qu’à moitié que peu de personnes n’y croient … Scott était une épave, l’ombre d’une ombre, mais sous cette défroque indigente, au travers de son ton, je sentais couver une puissance perturbée. Et le sens de ses paroles ! Bien différentes de ce qu’on avait pour habitude de voir chez lui, très loin de ça même …

Je le laisse parler, sachant qu’il n’attend qu’un signe, un mouvement, une parole pour me sauter à la gorge. Ses intentions à peine voilées sont claires, m'arrêter coûte que coûte convaincu qu’il est de son bon droit et de sa connaissance des choses, autant que je le suis moi-même de mon côté.

Mais mon tempérament prend le dessus, surtout qu’encore une fois il me traite comme quelqu’un de peu d’entendement, comme une brute ne pouvant avoir l’intellect suffisant pour appréhender les choses plus grandes que la force de mes poings. Cela me met un peu en rogne, mais encore une fois, je me calme avant de l’ouvrir. Dans le genre de duel qui ne va pas tarder à s’engager, celui qui a le plus les idées claires peut remporter la victoire, surtout sans devoir éliminer l’autre …

« Faisons ça intelligemment, dis-tu ! Il faut donc que je me laisse embrocher sans bouger au cas où je ne serais pas aux ordres du Prince héritier d’Izaya !? Dire que j’étais à deux doigts de t’offrir son trône ! » Le dégoût et l’amertume que laissaient passer mes paroles étaient aussi forts que si je l’avais giflé réellement. D’une pensée, j’ordonnais à mon harnais de continuer d’agrandir la brèche.

Dans mon dos, toujours sans percer totalement cette membrane épaisse qui englobait le royaume des Sources, le processus se remit en route. Encore quelques minutes et je pourrai passer de l’autre côté aussi facilement qu’on crève l’eau d’un lac.

En attendant, il me fallait affronter celui là, du moins verbalement si possible bien que je me doutais qu’il n’entendait plus grand-chose à part ses idées fixes et erronées …

« Tu parles de l’Ordre Cosmique alors que tu t’es fait le bras armé de forces qui ne veulent que créer le chaos et raser l’univers afin de le reconstruire encore une fois, en répétant encore et encore les même erreurs ? Notre peuple était un obstacle sur leur chemin, vas-tu les laisser en supprimer d’autres encore ? Vas plutôt panser tes blessures et méditer sur tes propres actions … Après, quand j’aurais fait le boulot comme d’habitude, tu pourras critiquer et ramener ta fraise … Moi j’agis pour le bien de tous comme je l’ai toujours fait ! Toute la surface de mon corps porte les preuves des combats que j’ai menés pour New-Genesis, à quelques exceptions près, et je n’ai honte d’aucune de ces marques. Mais les nôtres sont tombés, nos mondes ont été anéantis, maintenant, je me bats pour tous ceux qui restent et arriveront ! Et ma dernière mission s’il le faut sera de ramener ce fameux équilibre de l’autre côté de ce mur ! »

Les lèvres du passage s’écartent de plus en plus, si je voulais, il me suffisait d’y plonger tête la première et de passer en force, mais ce serait comme cambrioler une demeure en trompettant à tous vas … Et puis une idée m’était venue, saugrenue, irréalisable, stupide, mais … Pourquoi pas après tout ?

« Pourquoi ne viens tu pas avec moi ? Pourquoi ne m’accompagnerais tu pas pour voir par toi-même ce qui se cache de l’autre côté comme espérait le faire depuis toujours ton père ? Réalises son rêve et en le faisant, tu te rendras compte du bien fondé de mes paroles … Au pire, si tu restais sur tes positions, nous pourrions nous affronter de l’autre côté … Les Sources surnuméraires t’aideront sans aucun doute … Qu’en penses tu ? Passons ensemble et voyons la vérité, découvrons le fond de cette farce qu’elles nous ont joué, demandons réparation si ce n’est l’obtenir par nos soins ! Passons ensembles ! ! »

Mon harnais me lance un signal. La voie est ouverte, du moins praticable, mais avec un glaive au dessus de ma tête ou dans le dos, je ne peux envisager ouvrir cette porte silencieusement … Il faut que Scott m’en laisse le temps … C’était pas gagné vu son air sombre …



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MessagePosté le: Jeu 23 Nov 2017 - 13:23
Mister Miracle ne bouge pas, ne réagit pas durant tout le discours d’Orion.
Il demeure fixe, stoïque, figé – en contrôle.
Il essaye de se contrôler. Il se force à ne pas bouger. Il stoppe ses mains, ses envies, ses pulsions.
Il se contrôle, oui ; jusqu’à ce que l’autre évoque Izaya, et les rêves de ce dernier.

« Je n’ai pas de père. »

La réplique est froide, terrible. Elle claque dans l’air, comme un fouet, comme un coup de tonnerre un soir d’été.

« Izaya, le fameux Haut-Père, était le père de tous… hormis de son fils. Je n’ai pas de père, Orion – je n’en ai jamais eu.
J’ai eu un géniteur, j’ai été conçu par lui, mais je n’ai jamais, jamais, bénéficié d’un père… et je n’ai aucune envie de réaliser le rêve de celui qui n’a pas hésité à me confier à Darkseid… à m’abandonner en Enfer… à me délaisser, à m’offrir en sacrifice pour une Paix illusoire.
Il m’a sacrifié, Orion. Il m’a utilisé, comme une pièce, un pion… bon sang, Orion, il ne m’a jamais donné mon nom ! IL N’A JAMAIS DAIGNE ME DIRE QUEL NOM IL ME DESTINAIT, AVANT DE SE PRECIPITE POUR M’OFFRIR A DARKSEID ET TE RECUPERER ! »


Sa fureur se libère, elle émerge dans ses cris et son attitude ; elle est absolue.
Et elle n’est concurrencée que par sa douleur, ce désespoir, cette tristesse infinie qu’il retient depuis tant d’années.

« JE N’AI JAMAIS VOULU DE SON TRÔNE ! JE N’AI JAMAIS VOULU DE TON POSTE, DE TON STATUT ! JE NE VOULAIS PAS DE SES LECONS, JE NE VOULAIS PAS ÊTRE LUI ! JE NE VOULAIS PAS DU HAUT-PERE ! »

Scott Free hurle. Comme un dément. Comme un possédé.
Comme un homme rongé jusqu’au plus profond de son âme par la certitude que son père ne voulait pas de lui – et que jamais, jamais il ne serait assez bien pour lui.

« Je… bon sang, Orion. Je voulais juste un père… mon père. »

Sa réplique, sa dernière réplique n’est qu’un souffle – qu’un murmure.
Elle est prononcée le regard bas, les épaules voutées ; le corps abattu sous le poids de la douleur, et du moment où il y fait face, déjà affaibli par les événements qu’il vient de subir.

« Et tu me l’as pris. »

Sans prévenir, Mister Miracle relève son visage, se redresse – et plonge un regard d’une brutalité, d’une colère absolues.

« Oh, je sais, Bébé-Pleureur… je sais tout ce que tu as fait, toutes les batailles menées ; comment pourrais-je les ignorer ? A peine revenais-je sur Néo-Génésis que ta légende m’était contée ! M’était envoyée en pleine face !
Je sais tout ce que tu as fait… l’on n’a jamais cessé de me le rappeler ! De me rappeler combien Orion était le meilleur, le plus fort, le fils idéal ! DE ME RAPPELER QUE, MOI, PAUVRE TYPE QUI N’A MÊME PAS DE NOM, JE N’ETAIS RIEN ! QUE MA SURVIE SUR APOKOLIPS, N’ETAIT RIEN ! QUE JAMAIS JE NE SERAIS A LA HAUTEUR ! »


Les poings serrés, le Néo-Dieu avance encore – de plus en plus menaçant.
De plus en plus perturbé.

« Tu as TOUT eu de Néo-Génésis, de mon père… et j’en suis sincèrement ravi pour toi ; mais, à contrario, je n’ai rien eu, Orion. Jamais. JAMAIS.
Et, pourtant… pourtant, quand j’ai su ce qui nous arrivait, quand j’ai su que la Source était multiple, quand j’ai su que les Sources provoquaient des guerres pour changer les époques, quand j’ai su que la Guerre des Néo-Dieux avait vocation à détruire le Quatrième Monde pour créer le Cinquième, qui finira ainsi pour le Sixième, dans un cycle de renaissance et destruction vicié et inhumain… quand j’ai su, Orion, qu’ais-je fait ? Qu’ais-je fait ?!
Je me suis battu. J’ai arrêté de fuir.
J’ai brisé mes principes. J’ai renié mes valeurs. J’ai pris mes responsabilités, pour un peuple qui ne m’a rien donné. »


Son discours est puissant, mais son esprit semble définitivement touché ; il craque.
Après tant d’épreuves, tant d’horreurs, tant d’actes… il craque.

« Je me suis battu. J’ai brisé ma vie… j’ai tué, oui. J’ai provoqué une fin précipitée du Quatrième Monde ; j’ai organisé un massacre, une abomination – pour fausser le jeu, pour piéger les Sources, pour déclencher une Godwave et créer, plus tôt, un Cinquième Monde coupé du Cycle.
Je vous… je les ai tous tués, Orion, pour espérer les sauver ! Les sortir du Cycle ! Leur offrir une vraie vie, pas une existence prédéterminée ! LEUR OFFRIR UNE LIBERTE QUE MOI JE N’AI JAMAIS EUE !!! »


Il hurle, comme un fou – puis se reprend, et pose sa main gantée sur le pommeau de la Lame de Kanto.

« J’ai tué mon père. J’ai tué ma femme. J’ai tué mes frères et sœurs. J’ai brisé mes valeurs. J’ai trahi. J’ai menti. J’ai manipulé.
Je me suis trahi.
Et maintenant… maintenant, tu veux entrer dans la Source ? Changer la Balance Cosmique que ma folie a institué ? Tu veux venir, avec tes muscles et ta bêtise, et arranger les choses ?
Mais tu vas tout anéantir, Orion. Tu vas offrir la possibilité aux Sources de reprendre la main, de reprendre le contrôle… tu vas tout briser. »


Scott Free prend une grande inspiration ; son corps tremble, sous l’émotion, mais il se maîtrise.
Et s’empare de la Lame, qu’il tient à bout de bras.

« Je ne peux pas l’accepte. Je ne peux pas te laisser faire. »

Les mots sont froids, durs… définitifs.
Un pas est franchi, un pas qui ne pourra être reculé ; les digues ont cédé. Les barrières ont rompu. Les illusions ont disparu.
La Haine, la rancœur, la fureur que Scott éprouve envers Orion éclate, au moment où ce dernier semble sur le point d’anéantir la grand-œuvre, l’acte d’une vie ; Mister Miracle ne peut l’accepter.

Accompagnement musical:
 

« Je ne peux pas te laisser vivre. »

Sans prévenir, sans attendre, il se précipite alors vers Orion, la Lame de Kanto levée…
… sa fureur déployée. Il ne lui faut qu’une seconde pour rejoindre son “cousin”, puis pour abattre violemment le plat de sa lame sur son épaule, à l’horizontale.

L’objectif est clair, et il est accompli : repousser Orion, le propulser sur le côté et l’éloigner de l’entrée dans le Mur ; il n’entendait pas percer ou blesser, mais utiliser la force d’un Néo-Dieu pour le pousser – et cela a fonctionné.
Scott Free ne s’arrête pas là, cependant, et se projette définitivement vers son “cousin”, pour lui adresser un terrible crochet du gauche, propre à briser une montagne… puis entend enfoncer, violemment, la Lame de Kanto dans son ventre.

Mister Miracle frappe fort… dur. Pour tuer.
Il frappe comme il n’a jamais frappé. Il frappe comme jamais il n’a osé frapper.
Il frappe – et s’oublie. S’évapore. Anéanti celui qu’il fut, celui qu’il voulait être ; il frappe, autant Orion que lui-même. Et se tue, lui-même, à chaque nouveau coup…
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MessagePosté le: Ven 24 Nov 2017 - 12:55

Il n’était plus nécessaire de gagner du temps, juste besoin d’avoir quelques secondes de tranquillité pour passer de l’autre côté en catimini. Mais c’est un dialogue de sourd qui s’est engagé depuis le début entre nous, chacun ayant sa conception de ce qui serait juste et bon de faire et chacun ayant son propre vécu d’une vie parallèle en dehors de nos mondes respectifs. Nous avions tous deux souffert de cela, lui bien plus que moi au final, et aujourd’hui, tout ce qu’il avait gardé en lui ressortait de la pire façon.

Ce n’était pas Scott Miracle qui se dressait devant moi menaçant. Lui qui était pour moi un modèle de calme et d’assurance, l’antithèse de ma propre nature.

Non, Darkseid avait réussi à le briser finalement, avec le petit coup de pouce des Sources.

J’ai envie de lui répondre au coup par coup qu’il a tort, que même en exil il avait été toujours le fils d’Izaya, que sous le couvert de paroles enjôleuses pour la galerie, je n’avais été toujours qu’un outil entre les mains du seigneur de New-Genesis qu’il rejeta ou jeta maintes fois quand je ne faisais pas selon sa volonté.

Mais je me tais, restant sous des apparences calmes, détendu, tout en mobilisant mes ressources en prévision de l’attaque qui s’annonce. Déjà il vocifère contre son père, contre sa destinée passée, mais lorsqu’il prononce ses premiers mots véritablement à mon encontre, à peine audible, comme une pensée insufflée en lui par quelque être malfaisant qui attise le feu d’une haine sous jacente, j’ouvre la bouche et la referme très vite pour éviter de laisser passer mon indignation.

Sa folie alimentée par cette haine incongrue et malsaine qu’il n’aurait jamais nourrie s’il avait été dans son état normal, lui sert de moteur pour engager la lutte, comme si encore quelque chose le retenait mais cédait pied à pied devant cette vague d’immondices qu’il me crachait à la figure.

Je ne pouvais concevoir qu’il ait pu penser cela depuis toujours, qu’il ait pu se laisser abuser par des propos aussi niais et mielleux dispensés pour saper l’ennemi. Ce combat, que je redoutais depuis le début et essayais d’éviter en faisant appel inutilement à la partie logique de son esprit, ce combat venait finalement de commencer, et même si l’un de nous remportait une victoire définitive sur l’autre, nous le perdrions tous deux, inévitablement. Et les Sources gagneraient.

Qui aurait cru qu’un jour, ce serait celui dont l’essence même est une hérésie pour la logique et la conciliation, celui-là aurait assez de bon sens pour tenter de résoudre les choses sans en venir aux poings ou aux armes ? C’est avec détachement, celui du guerrier aux portes du combat, que je l’écoute enfin énumérer ses errances, justifier ses actes, cracher ses insultes, balayer sans même les évaluer mes propres aspirations alors qu’elles ont été élaborées en réponses à ses propres solutions et à leurs conséquences.

Sans bouger, si ce n’est pour répartir mon poids en vue du choc initial, je perçois à la frange de mon champ de vision son geste de la main sans quitter ses yeux. Mon harnais m’avertit du mouvement de chaque muscle, de chaque nerf de mon adversaire, du flot de sang qui parcourt ses veines, du flux qui l’anime avant même que son propre corps reçoive les ordres d'un système neural central en ébullition.

C’est comme cela que je ne suis pas surpris quand il tire la lame et la brandit vers moi car ce sens supplémentaire généré par mon matériel m’a fait vivre la scène une fraction infime de temps plus tôt.

Pourtant, je ne bouge pas encore, je ne dis mot. Ais-je l’espoir de le raisonner encore ? Non, définitivement, non. Alors pourquoi ?

Parce que quelque part, j’accepte une partie de ses reproches, j’accepte sa demande de justice, j’accepte la punition qu’il projette de m’infliger. La partie consciente attend le châtiment. Envers moi, envers Darkseid qui s'est révélé n'être aucunement mon géniteur, envers son père, mon souverain, mon maître, envers cette destinée. Je dois payer pour qu'il aille mieux, du moins je le conçois.

Et le combat commence, le châtiment débute, d’abord par ce coup de plat qui me déséquilibre un peu à cause de la passivité que je m’oblige à maintenir. Je cède du terrain, percevant bien son but, m’écarter de cette porte ouverte dans les parois de l’aquarium qui protège les Sources et qui empêche les échanges entre leur biotope et les nôtres.

Il me frappe, de toutes ses forces, et j’ai mal, le sang donne un goût de métal à ma bouche.

Tout autre être aurait péri sous son premier coup, même Superman aurait plié le genoux sous les quelques suivants qu’il m’assène et que je pare mollement, sans conviction, en totale contradiction avec cette fureur aveugle qui monte soudain et que je réprouve immédiatement.

Pas à pas, je cède du terrain, nous écartant du Mur, nous éloignant de l’entrée toujours béante si ce n’est un léger voile, une membrane qui en barre l’issue.

Une fois il tente de me transpercer, mais sa lame sonne contre mon harnais, ne l’érayant même pas, puis une seconde après une pluie de coups à pulvériser un monde, la lame glisse, m’entaillant l’intérieur du bras finalement et dans le même mouvement, s’enfonce brutalement dans ma cuisse pour être brutalement retirée immédiatement.

Il me blesse, il veut m’affaiblir, il veut une mise à mort … Voilà où tendent mes pensées que je réfute encore une dernière fois dans ce combat intérieur que je mène contre ce second adversaire qui n’est autre que moi-même, mon vrai moi.

C’est à la troisième tentative que je sens la morsure du métal, le froid brûlant de la lame qui traverse mes chairs de part en part après avoir trouvé la faille de l’armure que constitue mon A5.

La blessure n’est pas grave en soit, aucun organe vital n’est touché, juste le gras du côté gauche de la hanche. Mais du fait de la douleur qui me fait agripper la garde, à cause du harnais qui vient enserrer la lame et la bloque totalement, son effort pour la retirer et profiter d’un quelconque avantage sont vains. Du coup, il recommence à me frapper comme un enfant rageur le ferait sur un adulte, en dehors de tout contrôle et de toute logique.

D’une poussée je le rejette au loin, et pendant qu’il tourneboule, avant qu’il ne se redresse et se prépare à revenir à la charge, mes mains se referment sur la garde de l’épée et la lame et la retirent de mes chairs poisseuses de mon sang.

Je le fixe droit dans les yeux de mon regard bleu et clair.

« Si tu veux me tuer, Scott, essaye d’y mettre du cœur et de faire cela au mieux …»

Et mes yeux passent alors de l’azur au carmin, annonçant la venue du fils d’Apokolips à la place du citoyen, non, de l’esclave, de la création de New-Genesis, et d’une simple traction, je brise cette lame au ras de la garde et la jette loin derrière moi.

« Ce combat devient inégal, il me faut l’équilibrer …»

D’un ordre, j’ordonne à mon harnais de quitter mon torse et il modifie sa structure pour venir obturer la faille du mur que je viens d’ouvrir comme une porte d’or, uniforme et lisse. Pourtant, notre lien n’en est en rien rompu, il me donne encore et toujours des informations sur mon adversaire et notre environnement.

Je porte ma main à mon côté et la contemple ensuite maculée de sang à son tour. Pourtant, la plaie est déjà fermée et une nouvelle cicatrice s’ajoute à celles si durement gagnées par le passé, sauf que celle-là est bien plus grave que les autres car dispensée par un être que je considérais comme un frère.

Qu’elle soit vraie ou fausse, qu'elle soit d'aînesse ou d'adoption, ma famille n’aura été que désillusions pour finir … Mais cette brève pensée ébauchée au plus profond de mon être s’efface devant la soif qui m’habite maintenant.

Il y a encore quelques instants, à défaut de l’amour fraternel que je lui vouais, j’avais presque de la pitié pour cet être qui se ruait maintenant sur moi, je lui avais pardonné ses erreurs, j’avais de la compassion, une volonté profonde de le ramener à la raison, de l’associer à mon plan qui n’était que la réponse à ses décisions et à leurs conséquences en dehors de toutes les connaissances auxquelles j’avais eu accès en détruisant la Pierre Noire.

Le temps semblait figé alors qu’il se précipitait sans doute sur de sa victoire, de l’atout que lui procurait son coup en travers de mon corps, l’opportunité folle de ma part d’avoir ôté mon armure.

Il fonçait tête baissée et mon poing l’accueillit et le rejeta jusqu’à son point de départ, plié en deux par une souffrance méritée alors que d’un même élan je suivais son envol et qu'à peine avait-il touché le sol et amorti sa chute, je lui donnais un second coup, au menton cette fois, qui lui fit faire bien malgré lui un salto arrière dont la courbe finale lui fit rencontrer le sol qui se fissura sous lui.

Je n’avais pas donné toute ma puissance, je n’avais pas fait appel à la force dont j’étais le dernier dépositaire aujourd’hui après la mort de Darkseid. Non, j’avais mesuré au mieux mes coups pour le blesser et l’étourdir, point pour le tuer.

Mon genou s’enfonça dans son ventre, le bloquant sous moi alors que ma main enserrait son cou.

Alors monta en moi la Puissance. De mes orbites luisit son arrivée comme elle le faisait jadis dans les yeux du souverain d’Apokolips alors qu’il préparait ce coup fatal qui balaya tant de ses opposants et que redoutaient tous ceux qui le servaient.

« Je t’ai pardonné, Scott, pardonnes toi à toi-même avant qu’il ne soit trop tard, et du même coup, comprends et termines ce que tu as initié avec moi, supprimons les Sources qui déstabilisent la seule qui soit, rétablissons l’équilibre de l’autre côté, ENSEMBLES …»

Résumé:
 


Foncer dans le tas et parler après si c'est encore possible, telle est ma devise !
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MessagePosté le: Ven 24 Nov 2017 - 16:12
Les coups sont durs, abominables – ils le sont déjà, alors que l’affrontement ne fait que commencer et qu’il concerne deux êtres qui, jadis, se considéraient comme des frères ; et pas uniquement d’armes.
Mais cela implique, cela illustre, cela démontre clairement que les digues ont rompu ; les barrières ont volé en éclats.
L’Amour s’est muée en Haine. L’Amitié s’est formée en Rancœur.
La fureur domine ; la fureur dicte chaque geste, chaque coup. Et chacun frappe pour tuer.

Alors que Mister Miracle a ouvert cette danse macabre, mortelle, Orion a répliqué ; ce dernier a livré le premier sang, mais sa constitution lui permet de se remettre rapidement.
Se libérant de son harnais, dans un geste noble mais qui ne fait qu’accentuer la colère de son adversaire, qui se considère insulté par l’acte, le fils de Darkseid enchaîne directement – et prend la main, quand Scott Free fonce vers lui ; ce dernier se fait cueillir violemment, via un coup de poing, puis un coup de genou.

Tous deux s’écrasent alors sur l’une des nombreuses ruines qui entourent le Mur de la Source, et Orion bloque son “cousin” sur une épave à proximité. Il a déjà brisé la Lame de Kanto avec une facilité déconcertante, et tente encore de ramener Scott Free à la raison, à l’unité… non sans avoir, quelques instants plus tôt, fait usage d’un orgueil et de provocations inacceptables.

Bien entendu, Orion sait certainement que tout cela ne peut que mal finir ; mais il espère, très certainement, réussir à changer son “cousin”, le ramener à de meilleurs sentiments.
En ce sens, il ne peut qu’accueillir avec déception l’expression qui se dessine sur le visage de l’autre Néo-Dieu – un sourire mauvais, plein de vice et d’une démence qui gagne malheureusement du terrain en lui.

« Oui, Orion… il faut finir ce qu’on commence, toujours. Il faut que je finisse ce que j’ai commencé. J’ai mis Fin au Quatrième Monde.
Je dois, de ce fait, anéantir définitivement tout ce qui en reste – tout, et tous. »


Sans prévenir, une gigantesque vague d’électricité s’empare du costume de Mister Miracle. Même si la combinaison est endommagée, elle demeure remplie de gadgets, de secrets… et d’armes.
De ce fait, Orion est directement cueilli par la gerbe d’électricité, et doit légèrement reculer – ce qui est amplement suffisant pour que Scott se reprenne, et effectue un précieux mouvement de gymnaste et de judoka pour renvoyer son “cousin” à quelques mètres.

« Je sais que tu ne comprends rien… que tu ne veux rien comprendre. Je ne parlerais plus, donc. Je ferais comme toi, comme tu as toujours fait. »

Il roule sur le côté, se redresse – et adresse des ordres mentaux à sa Boîte-Mère, qui en accuse réception et leur donne immédiatement suite.

« Je passe à l’action ! »

Accompagnement musical:
 

Un craquement sinistre se fait entendre – et un Tunnel-Boum apparaît sur le flanc droit d’Orion.
Puis un autre, prélude à l’apparition d’un même vortex, mais sur le flanc gauche.
Puis un autre, encore, qui fait glisser le mode de transport derrière le Néo-Dieu Survivant.

« Tu es mignon, Orion. Tu es mignon, mais pleurnichard - et inconscient, surtout.
Tu es le fils de Darkseid, oui. Tu disposes d'une rage infinie, oui. Tu es le Chien de Guerre.
Mais tu as grandi sur Néo-Génésis... au Paradis. Qui t'a molli, par principe.
J'ai grandi sur Apokolips. J'ai affronté l'éducation de Granny. J'ai survécu, en refusant de m'intégrer - mais j'ai, quand même, appris. Beaucoup. »


Pendant ce discours, prononcé avec une voix nasillarde et d'une arrogance presque maléfique, Orion est alors immédiatement agressé, littéralement agressé, par trois éléments… trois attaques différentes.
Un Tunnel-Boum libère une lave venue de la planète Kruyaiop, connue pour être le monde le plus chaud, le plus abominable, le plus anxiogène possible ; l’Enfer est son surnom universel.
Un autre libère une pluie de lames acérées issues de la Galaxie Bloquée, connue pour être rongée par des pluies constantes d’astéroïdes brisés, de ruines sous la forme de lames de métal capables de briser une planète.
Et un autre, enfin, transporte directement un astéroïde de la taille d’un camion, qui vient brutalement pousser Orion ; le projectile continue sa course, mais le Survivant est propulsé à quelques mètres – avant d’être happé par Mister Miracle.

Celui-ci bondit, récupère son “cousin”, et lui enfonce ses deux poings dans la gorge.
Il recule légèrement, lève une main – et attire à lui la Lame de Kanto qui s’est reformée comme toute Boîte-Mère digne de ce nom.
Scott Free espère pouvoir bénéficier de ce terriblement enchaîner pour enfoncer la Lame dans la bouche d’Orion… sans remords, sans hésitation, mais avec beaucoup, beaucoup de Haine.

« J'ai appris, Orion.
Et tu aurais dû savoir qu'il fallait craindre le Pacifiste qui a su survivre à l'Enfer... bien plus que le petit chien, qui jappait au Paradis. »


Les digues ont rompu, finalement.
La Guerre des Néo-Dieux vire au pugilat, et les ruines d’une amitié réelle sont piétinées par la folie…

(HJ/ Résumé rapide :
- Scott n’a rien pu faire contre les coups d’Orion ;
- Scott refuse l’offre d’Orion ;
- Scott se libère en électrocutant Orion et en le propulsant sur le côté ;
- Trois Tunnels-Boum s’ouvrent autour d’Orion : un qui libère une lave abominable, un qui libère une pluie de métaux capables de briser une planète, un qui envoie un astéroïde sur lui pour le propulser à quelques mètres ;
- Scott récupère Orion au vol, enfonce ses poings dans sa gorge, récupère la Lame qui s’est reconstruite d’elle-même, et tente de l’enfoncer dans la bouche d’Orion. /HJ)
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MessagePosté le: Dim 26 Nov 2017 - 16:44
Barda se retrouve à quatre pattes au sol en un éclair, secouée et ignorant complètement comment elle s'est retrouvée ainsi dans le salon de sa propre demeure située dans le Nord-Est des États-Unis. Elle ignore où elle se trouvait et ce qui l'a menée ici, mais elle est certaine, malgré son mal de crâne qui lui fait froncer les sourcils, qu'elle ne se trouvait pas sur Terre depuis un bon moment. Équipée de son armure et de sa Mega-Rod, elle se relève, confuse, et balaye la salle du regard. Elle est seule. Son premier réflexe est de vérifier si sa Boîte-Mère se trouve sur elle, puis de lui demander de la conduire jusqu'à Scott.

Précisément 0,6 secondes plus tard, dans une lumière éclatante et sans provoquer le moindre bruit, Barda atterrit les deux pieds sur des aéro-disques devant le Mur. Ses yeux se posent tout d'abord sur l'immense structure constituant le Mur, effrayante, imposante, et s'étalant si loin qu'on ne peut s'imaginer la contourner. Puis, sans tarder, son regard se tourne vers les silhouettes non loin de la guerrière. Elle manque alors de tomber des plateformes issues de sa Boîte-Mère, reconnaissant à peine les deux êtres se trouvant devant elle. Elle arrive à voir que l'un est Orion. L'autre est forcément Scott Free, puisque Barda a demandé à sa Boîte-Mère de la mener jusqu'à lui. Et une Boîte-Mère ne se trompe jamais. Barda plisse les yeux.

- Boîte-Mère, téléporte-moi jusqu'à Scott Free, répète l'Apokoliptienne.

Sa voix avait légèrement tremblé. La Boîte-Mère émet un "ping", indiquant que l'ordre a déjà été exécuté. Barda n'est pas transportée dans un autre lieu. Elle serre les lèvres. Scott est devant elle. Elle ne voulait pas croire que la figure déplorable s'acharnant contre Orion était Mister Miracle. Mais c'est bien son époux qui tente en ce moment même d'enfoncer son épée dans la gorge de son cousin. Il ne ressemble en rien au Néo-Dieu qu'elle connait. Si Barda n'avait pas été élevée dans la violence et la cruauté par Granny Goddess, elle aurait déjà fondu en larmes en découvrant ce que son époux était devenu. Mais elle était endurcie et savait qu'il se sortait de toute situation, et que tout ceci cachait une explication.

Que doit-elle faire? Son instinct lui dit automatiquement d'arrêter tout conflit et d'empêcher Scott de porter le coup de grâce. Pourtant, elle est comme figée sur ses aéro-disques et ne semble pas vouloir s'interposer. Elle ressent une certaine incompréhension en posant son regard sur son époux métamorphosé, une sensation qu'elle ne sait décrire l'empêche de s'approcher d'eux.

Et puis elle se souvient. Elle se souvient d'avoir été interdite de tout mouvement pendant une durée indéterminée, mais se souvient surtout que Scott en est responsable. Elle se rappelle son enfermement, se souvient de ce qu'elle a subit. Elle a vécut jusqu'à ne les plus compter les mêmes jours sur la planète Eden, aux côtés d'un Mister Miracle alors en costume et sûr de lui. Elle était condamnée à revivre la même journée sur la planète dont la nature avait été rasée et remplacée par un décor urbain digne des films de science-fiction. Elle commençait à devenir folle quand soudain elle avait réussi à s'échapper de cette boucle temporelle. Et qu'elle s'était retrouvée sur Terre, sans Scott à ses côtés. Combien de temps avait-elle subit cette continuité ?

Barda secoue la tête et baisse le menton. Elle fixe Scott, en colère et en même temps soulagée de se retrouver en sa présence. Puis elle décide d'agir. Peu importe la raison, peu importe le contexte, elle se doit d'empêcher son époux de commettre l'irréparable. Du moins tant qu'elle n'aura pas eu d'explication sur leur présence au Mur, et par dessus tout sur son enfermement dans l'insupportable boucle temporelle.

Ne bougeant pas d'un poil, elle lève en direction des Néo-Dieux son bras dont la main tient fermement sa Mega-Rod, et un puissant rayon dévastateur sort de son extrémité pour se projeter dans le dos de Scott se trouvant à quelques mètres d'elle. Elle attaque son époux, chose qu'elle a du mal à réaliser, mais sait que c'est la chose à faire pour le forcer à tourner son regard. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est si elle est réellement prête à affronter son regard.
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MessagePosté le: Lun 27 Nov 2017 - 15:53

Qu’elle était la leçon de mon maître d’arme déjà ? Ne jamais baisser la garde face à son adversaire, être toujours à vif dans le combat. Et cette leçon, cette maxime, je l’avais laissé derrière moi aujourd’hui et elle se rappela à moi dès que Scott réagit.
Mon harnais me prévient, mais trop tard, à moins que toujours obnubilé par mon désir de le ramener à la raison, je n’ai pas écouté les avertissements de la machine, j’ai fait la sourde oreille et je me suis laissé surprendre, peut-être aussi volontairement.

Pourtant, j’ai vu le coup venir, rien que par la modification de ses traits à laquelle je n’arrivais pas à croire sur l’instant. Je me suis laissé bercé par mes illusions, mes aspirations pacifistes, et j’en payais le prix. Même cette portion qui était en moi s’était faite l’écho de mon matériel habituel, mais je ne pouvais croire à ce qui s’annonçait.

La décharge ne me fait pas grand mal, mon mouvement de recul est plus motivé par la surprise que par une quelconque douleur ou force, mais il en profite pour se dégager et attaquer. Encore une fois le coup ne fait qu’ébranler la parcelle émotionnelle qui subsiste en moi même s’il est meurtrier et défoncerait la plupart des adversaires qu’il aurait pu avoir face à lui. En fait, à chacun de ses coups, c’est mon âme qui encaisse.

Encore une fois, mon harnais et les parcelles des Sources quasi au même instant me mettent en garde et ma réaction est immédiate.
A la limite de ma propre personne s’ouvrent sans que je fasse un geste d’autres vortex, à ma gauche et à ma droite.
Ceux-là sont silencieux et presque invisibles, délimités par ma silhouette comme des membranes gloutonnes.
Ceux-là viennent d’une technologie bien plus avancée que ceux utilisés par mon adversaire qui eux ont tous la même forme, la même essence, annonçant à qui peut l’entendre ou le détecter l’endroit où ils conduisent où d’où ils viennent.

Malgré cela, je sens la chaleur infernale de ce avec quoi il projetait de m’anéantir, je vois passer brièvement les larmes de Tojita ging devant mes yeux tout en sentant dans mon dos le souffle du passage d’autres, mais ce rideau assassin qu’on me destinait ainsi que le voile ardent qui vient à sa rencontre bloquent la dernière menace qui surgit de l’Ether ouvert dans mon dos.

Je suis propulsé en avant, le souffle coupé, pour finir entre les serres de mon ennemi intime qui encore une fois me roue de coups sans que j’y puisse répondre. Son visage est déformé par la haine, une haine absolue, vindicative, implacable et c’est cela qui provoque chez moi le plus de peur, bien plus que cette lame qu’il pointe sur mon visage.

Mais il commet alors une ultime erreur, l’une de celles que commettent les fous ou les présomptueux. Il veut signer son geste d'une dernière épitaphe, il veut porter une dernière estocade verbale sur sa victime, et cela cause sa perte.

Comme peu le savent, les boites mères sont issues du mur, donc sont inévitablement de la même origine, d'une nature issue des Sources, et aujourd'hui, moi même, je porte en moi cette empreinte, cette nature, bien plus pure et plus originelle que ces artefacts créés par les nôtres, souvent par le seul qui ait pu en avoir le pouvoir et l'opportunité, Himon, le père de Bekka.

Une boite mère appartient à son détenteur primordial, mais si elle passe de ses mains à d'autres, ses fonctions en sont altérées jusqu'à ce qu'elle soit soumise à une volonté assez forte pour la dompter.

C'est là-dessus que je fondais mon plan. Une arme "normale" ne pouvait plus me blesser, et donc, si cette épée était privée de ce qui en faisait une Boite-Mère, elle n'aurait pas de meilleurs effets. Il me suffisait de la toucher ...

Avant que la lame ne s'abaisse et ne me transperce, alors qu'il crache ses derniers mots acerbes, injures injustes et motivées par sa vision altérée par la folie, alors j'attrape la lame d'une main dans l'intention de la dépouiller de ses particularités, de la lui arracher et de contre-attaquer.

Mais un rayon d'énergie venu de nulle part le foudroie et ses doigts s'ouvrent, laissant tomber l'arme.
Miracle est désarmé et c'est ma main qui tient l'épée qu'il me destinait, toujours chargée de son pouvoir, la pointe cette fois ci dirigée vers mon agresseur.

Quelqu'un est intervenu. Je ne sais qui, je ne sais pourquoi, je suis sourd à toute intervention extérieure dans l'état où je suis et je ne laisserai pas passer une occasion pareille. Un bref mouvement suffit, une chiquenaude, et le voilà le bras percé de part en part alors que d'un coup de rein je me redresse, le poussant devant moi Jusqu'au mur comme un joueur de Hockey le ferait pour coller son adversaire contre la rambarde du terrain.
Notre mêlée s'arrête à une dizaine de mètres à la gauche du passage qui est encore ouvert et protégé par mon A5, entre les bras d'une des abominables monstruosités qui semblent émerger de cette muraille, victime passée de nos ennemis confinés derrière et figée comme une multitude d'autres dans ses efforts pour s'en échapper.
Elle semblent avoir attendu là une éternité pour l'accueillir et se refermer sur lui dans un mouvement éternel, lui que je viens d'épingler comme un papillon sur une plaque de liège en enfonçant la lame jusqu'à ce que les quillons de la garde buttent sur son os.

Tout cela n'a pas duré plus que le cillement d'une paupière.

Même dans ma fureur, j'ai évité de toucher un organe vital, pas encore. Pourtant, ma haine a émergé, froide, immorale, implacable, nourrie par la sienne. C'est à ce moment là que je connais l'aspect fondamental de celui qu'on disait mon père, l'absolue nécessité de détruire mon ennemi fut-il de mon sang ou presque, sans joie ni peine, juste parce j'ai décidé qu'il le faut.

Je pose ma main sur sa poitrine, presque doucement, presque avec tendresse, ce que démentent mes yeux qui s'embrasent encore une fois. La douleur est moindre pour moi alors que les traits d'énergie pointent et enflent jusqu'à s'arrêter à frôler les yeux du Néo-dieu immobilisé, à ma merci.

« Tu n'as rien appris, Scott, le chiot pleurnichard n'est qu'un effet de ton esprit dérangé comme tout ce qui a attisé ta jalousie et ta rancoeur. Même les humains le savent, un loup est et restera toujours sauvage, même dompté, il ne sera jamais soumis, seul celui qui est dans son coeur peut lui faire recouvrir les crocs … Et aujourd'hui, je n'ai plus personne dans mon coeur, même plus toi ... Adieux Scott, puissions nous retrouver sous ta nouvelle forme sans devoir nous entretuer encore ...»

Il ne fallait qu'une fraction d'instant, même pas le battement d'un coeur, pour que je lâche les digues qui retenaient le flot violet. Mais quelque chose vient me percuter violemment dans un flamboiement au niveau des côtes, me repoussant loin de ma proie et déviant les rais meurtriers qui se perdent dans le firmament.

Quand je récupére assez pour retrouver une vision normale, je découvre celle qui m'avait sauvé avant de me terrasser ... Impossible ! C'est impossible ! C'est encore une ruse des Sources ! Je me redresse, prêt à fondre sur ce nouvel ennemi. Prêt à en terminer une fois pour toute avec les mirages ...

Résumé:
 


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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 9:20
Mister Miracle a commis une erreur, et il en paye désormais le prix.
Orion a été touché, affaibli réellement par l’enchaînement des Tunnels-Boum. Même s’il a pu en éviter une partie, l’ultime attaque a été trop grosse, trop intense pour lui – et son adversaire a eu, alors, la chance de l’achever… de l’anéantir, définitivement.
Mais Scott Free a commis une erreur – inconsciente, involontaire, mais terrible ; il a parlé.
Il a parlé, et cela a permis au Chien de Guerre de reprendre la main, et d’enchaîner directement… mais pas uniquement ; car Orion a bénéficié d’une aide.

Alors que Mister Miracle allait le tuer, il a été brutalement frappé dans le dos par une énergie inconnue – et cela a permis à Orion de s’emparer de la Lame de Kanto, puis de l’enfoncer dans le bras de son “cousin”… et se préparer au pire.
Grimaçant, ivre de douleur mais surtout d’une rage désormais incontrôlable, Scott Free est empalé à un mur constitué par les ruines qui entourent le Mur de la Source – et entend les mots d’Orion ; mais il ne les écoute pas.

Il n’a plus la possibilité d’écouter, en fait.
Il n’est plus que rage, colère, fureur ; douleur, surtout. Horreur, absolument.

Ainsi, alors qu’Orion est lui-même frappé par un tir annexe, extérieur, l’autre Néo-Dieu ne s’y intéresse pas… ne s’en préoccupe pas.
Il demeure hanté, happé par la rage – et entend s’y plonger pleinement.

Accompagnement musical:
 

Sans prévenir, alors que son “cousin” se retourne pour voir l’origine de l’attaque, Scott en profite pour arracher la Lame de son bras – et l’abattre violemment dans le mollet droit d’Orion.
Il enchaîne en se glissant sur le côté, et active directement une fonction de sa combinaison pour libérer quatre anneaux dorés… qui filent sur les quatre membres de son adversaire, pour le bloquer en étoile.
Le visage déformé par la fureur, il vient alors se placer devant lui pour espérer le décapiter, enfin – mais, dans le mouvement, son regard glisse autour de lui.

Et tombe sur elle.

Alors, il s’arrête ; alors, tout s’arrête.
Il se fige. Il cesse ses mouvements. Il lâche la Lame de Kanto.

Son visage perd toute fureur, toute violence – il se décompose, en fait, alors que ses bas retombent. Le processus de cicatrisation rapide s’actionne, mais… la douleur arrive, en fait ; il grimace. La douleur arrive – mais les sensations, aussi. Les sentiments.
Tout arrive.

« BBarda ? »

Ce n’est pas possible – elle est morte. Il l’a vue mourir.
Il l’a fait mourir.
Mais… elle est là. Elle est là, devant eux. Belle. Sublime. Puissante. Extraordinaire. Magnifique.
Et… en colère.

« Mais… tu es… tu es… »

Il bégaye. Il se perd. Il s’abandonne.
Et le mécanisme se déclenche, alors.

Une explosion lumineuse terrible aveugle les trois Néo-Dieux.
Scott tombe alors à genoux, sur cette ruine de vaisseau sur lequel il s’est battu ; il est brisé par l’événement. Mais ce n’est que le début.

« Scott. »

Une voix se fait entendre… une voix qu’il ne reconnaît pas, mais qui lui semble familière, connue. Une voix juste à côté, et qu’il finit par lier à quelqu’un en levant les yeux…
… car c’est la sienne.

« Scott, je te demande d’être extrêmement concentré et calme dans les prochaines minutes. Il en va de la survie de l’Univers. »

C’est lui – c’est un hologramme de lui.
Mister Miracle est à genoux, et glisse son regard de son épouse crue disparue vers cet hologramme… vers cette version de lui-même, qui semble si éloignée – si différente de lui.

« Je suis un enregistrement que tu as réalisé avant la phase finale de la Guerre des Néo-Dieux – avant la Bataille d’Oa. Si j’interviens ici, c’est que Barda a réussi à s’enfuir de la boucle temporelle… et que le temps est venu de te révéler ton véritable plan. »

L’hologramme montre un Mister Miracle… pur. Beau. Propre.
Son costume n’est pas rapiécé, ni recouvert de son sang. Son masque sensible n’exprime aucune agressivité, aucune fureur – mais son sérieux habituel, mâtiné d’une réelle joie de vivre.
L’hologramme montre le Mister Miracle connu partout ; et que lui, celui à genoux, n’est plus.

« Je… tu as eu conscience, avant d’enclencher la Fin du Quatrième Monde, que tu devais te cacher à toi-même certains éléments. Si tout s’est passé comme prévu, les Néo-Dieux ont disparu – ils sont morts, aux yeux de l’Univers. Et tu considères les avoir tués.
Ce n’est pas entièrement vrai, Scott, et je te demande de me croire pour la suite. »


La voix de l’hologramme est calme, concentrée ; studieuse et pédagogue. Sans aucune violence, sans aucune haine.
Comme avant.

« En préparant cet événement, tu as anticipé ce qui allait arriver – ce qui a dû arriver, et tu as prévu un plan de secours, un plan dans le plan pour y faire face.
En anéantissant le Quatrième Monde, tu as libéré l’Equation d’Anti-Vie, Scott – et comme, seul survivant, tu l’as absorbée. Tu es désormais infecté par l’Equation d’Anti-Vie, et te connaissant… tu as dû lutter inconsciemment contre ; mais tu ne pouvais vaincre.
Je… j’espère que tu n’as pas causé trop de mal avant mon intervention, Scott. Je l’espère sincèrement – pour toi. Et pour mes… tes proches. »


L’hologramme ne peut voir Barda ou Orion, mais ses paroles résonnent terriblement aux oreilles des deux Néo-Dieux.

« Bref. Tu as envisagé cette possibilité, et tu as donc décidé de supprimer de ta mémoire ton plan – ton véritable plan. Celui que je me charge de te confier.
Les Néo-Dieux ne sont pas morts, Scott. Pas réellement.
D’une part, tu en as laissé certains fuir, afin de troubler les Sources… Orion avait raison, il y en a beaucoup et elles sont à l’origine de cette folie. Tu as enclenché la Fin du Quatrième Monde, mais tu as laissé certains fuir pour pousser les Sources à la faute ; Steppenwolf, par exemple, a été laissé libre. Et Barda, bien sûr, tu l’as sauvée – je l’ai sauvée.
Je l’ai bloquée dans une boucle temporelle, dans la répétition d’une de nos plus belles journées. Je… me doute qu’elle doit être près de toi, et peu heureuse de l’événement. J’en suis sincèrement désolé – mais je suis, un peu, ravi que ce soit à toi de t’excuser directement. »


Un léger sourire, moqueur, glisse sur le visage de l’hologramme, mais il reprend vite son sérieux.

« Scott, les Néo-Dieux sont morts – mais peuvent et doivent revenir. Tu as réalisé une capture, un scan des Néo-Dieux avant le déclenchement de la Guerre des Néo-Dieux par les Sources viciées ; il se trouve dans ton costume.
Tu peux les ramener… tu peux les ramener à l’état d’avant cette Guerre, mais cela ne suffira pas. Tu dois trouver Orion – je sais qu’il a survécu, je l’ai vu quitter Oa ; j’espère juste qu’il a pu conserver ses souvenirs et sa combativité. Tu dois trouver Orion, donc, et filer dans le Mur pour anéantir les Sources perturbées… et retourner dans le Passé, afin de trouver une solution juste et vraie à cette crise infinie entre les deux mondes.
Les Sources perturbées ont enclenché des cycles constants entre les époques sur une base similaire : deux planètes jumelles, opposées, qui s’affrontent sans cesse. Tu as brisé le cycle du Quatrième Monde, en créant une Fin précipitée ; mais le Cinquième peut encore suivre le chemin voulu par les Sources, si tu laisses les réincarnations advenir et recréer Néo-Génésis et Apokolips.
Trouve Orion. Détruit les Sources perturbées – et trouve une solution pour faire cesser cette guerre infinie et répétée entre deux mondes. Tu as réussi à couper le cycle des Mondes voulus par les Sources… mais tout n’est pas terminé. »


Un sourire triste glisse sur le visage de l’hologramme, alors que le signal commence à défaillir.

« Scott – je me doute, j’imagine ce que tu as dû faire, possédé par l’Equation d’Anti-Vie. Je voudrais te dire que ce n’est pas de ta faute, que tu n’as pas à t’en vouloir… mais je te connais. Je me connais.
Je… j’espère que nous n’avons pas été trop loin. J’espère que tu as pu te contrôler. J’espère que les dégâts ne sont pas trop grands – et que tu pourras te faire pardonner.
Et, surtout, te pardonner. »


L’hologramme disparaît.
Un silence de plomb s’installe juste après son effacement.

Accompagnement musical:
 

Scott demeure stoïque et immobile pendant de longues secondes – à genoux, les épaules baissées.
Puis, il se lève. Puis, il se redresse, pathétiquement. Puis, il se met debout, et pose ses mains sur ses cuisses…
… le costume toujours rapiécé, recouvert d’un sang qui coule et sèche. Le visage sombre, et brisé.

« Barda. Orion. »

Sa voix est faible – elle n’est qu’un croassement, rauque et désagréable.

« Vous n’avez… aucune raison de me croire, et encore moins de me faire confiance. »

Il soupire. Il respire difficilement.
A ses côtés, Orion est libéré des entraves – et Scott se relève, enfin, pleinement.

« Vous n’avez aucune raison de croire cet hologramme, de croire que je ne savais rien, de croire que je me suis fait oublier tout cela pour préparer le pire. »

Lentement, il se tourne… et pose son regard alternativement sur sa femme et son “cousin”.

« Mais… je suis tellement, tellement désolé. »

Sa voix se brise. Un sanglot éclate dans sa gorge.
Ses mains tremblement, mais il les lève – et arrache son masque, révélant le visage sous le tissu…
… rongé par la douleur, la tristesse, le désespoir et la culpabilité.

« Je suis tellement, tellement désolé… »

Scott veut être fort, debout ; digne, pour faire face aux deux êtres qui comptent le plus dans son existence – la femme qu’il aime, qu’il a abandonnée à revivre une journée idyllique mais menant à la folie ; le “cousin”, qui a été jusque-là en vérité un frère, et pas uniquement d’armes.
Il veut être digne, oui… pour eux, pour accepter leurs reproches, pour subir leurs légitimes colères ; mais il n’y arrive pas.

Scott Free s’écroule, à genoux.
Les larmes coulent sur ses joues rongées par une barbe sauvage. Le désespoir l’emporte, définitivement sur lui.
Il se souvient. Il se souvient de ce qu’il a fait – de tout ce qu’il a fait ; des meurtres, des horreurs commises, des amis trahis, des valeurs violées.

Il se souvient de tout – et il s’en veut, pour tout.
Jamais il n’acceptera ce qu’il a fait. Jamais il n’acceptera une excuse. Jamais il ne se pardonnera.
Quoi qu’il arrive… qu’importe comment cette crise finira ; il ne se pardonnera pas. Et ne supportera plus de vivre, après cela…

(HJ/ Résumé rapide :
- Scott ne fait guère attention à l’attaque qu’il a subie ou subie par Orion, trop enragé ;
- Scott n’écoute pas Orion mais profite de l’attaque qu’il subit pour arracher la Lame, frapper Orion dans le mollet, le bloquer avec des anneaux et se prépare à le décapiter… quand son regard se pose sur Barda ;
- Scott se fige et s’abandonne en découvrant Barda, qu’il croyait morte. Cela déclenche alors une gigantesque explosion lumineuse, puis l’apparition d’un hologramme, visible de tous, et issu de la combinaison de Scott ;
- L’hologramme explique que Scott s’est fait oublier son vrai plan avant la Fin du Quatrième Monde car il envisageait ce qui est arrivé : Scott est possédé par l’Equation d’Anti-Vie, qui l’a mené à de telles extrêmes. En vérité, Scott n’a pas tué les Néo-Dieux : il a enregistré leurs essences avant la Guerre des Néo-Dieux, et en a laissé certains fuir (Steppenwolf) ou en a sauvé (Barda), pour troubler les Sources perturbées, qu’Orion avait justement relevées. Le plan est en fait de perturber encore plus les Sources, pour récupérer après Orion, aller derrière le Mur, détruire les Sources, puis trouver une solution afin de faire cesser la guerre éternelle entre les deux mondes, seule possibilité pour mettre fin au conflit ;
- L’hologramme disparaît, Scott fait alors face à l’ampleur des révélations et de la culpabilité. Il libère Orion, et présente ses excuses en étant sûr qu’ils ne le croiront pas. Il s’écroule, vaincu et rongé par le désespoir et ce sentiment de culpabilité… sûr de ne pouvoir jamais se pardonner, et envisageant le pire après cette crise. /HJ)
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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 23:24
Le silence règne maintenant. Les regards sont posés sur un Scott abattu. Barda veut le prendre dans ses bras. Lui dire à quel point il lui a manqué. Mais elle ne bouge d'abord pas, trop absorbée par la vision que lui renvoie son époux en piteux état.

L'hologramme a été écouté par Barda avec la plus grande attention. Elle comprend désormais le fin mot de cette histoire. Enfin, elle en comprend une partie. Son esprit avait été quelque peu décontenancé en voyant l'hologramme de Scott, et elle avait plus porté attention à son visage et à sa voix qu'à ses paroles. Elle avait réellement ressenti de la peine et regrettait ce Scott là. Confiant, rassurant, resplendissant. Mais cet homme appartient au passé.

C'est le Scott derechef à genoux qui requiert son épouse. Et Barda pourrait donner sa vie pour cet homme. C'est dans cette situation qu'il a le plus besoin d'elle. C'est pour cet homme là qu'elle doit être le plus présente.

De toute évidence, Barda lui fait confiance. Elle lui a toujours fait confiance. Elle croit Scott, c'est certain. Est-ce de la confiance aveugle ? Quelle preuve a-t-elle que tout ce que l'hologramme a dit est la vérité ? À vrai dire, elle se pose à peine ces questions. Parce que Scott est quelqu'un de bien. Scott est Mister Miracle. Rien ne pourrait les séparer, pas une histoire comme celle-là, pourtant bien conséquente. Barda le sait. Il l'a protégée, et elle est aujourd'hui là, en face de lui, parce qu'il l'a protégée. C'est la seule chose que Barda voit et la seule chose qui importe en ce moment-même.

L'Apokoliptienne s'approche des Néo-Dieux, et vient se poser devant Scott. Elle s'agenouille, souffle un bon coup, porte sa main au menton de son époux et lui fait lever le regard jusqu'au sien. Ses yeux sont les yeux d'une guerrière qui a vaincu bon nombre d'ennemis mais aussi essuyé des défaites. En cet instant présent, ses yeux reflètent l'amour. La peur de l'avoir perdu ainsi que le soulagement. Mais surtout l'espoir, la conviction que tout va s'arranger.

- Debout, lui dit-elle simplement.


Barda aimerait lui dire à quel point elle l'aime et que rien de ce qui est arrivé n'y a changé quelque chose. Mais à quoi bon. Scott est contaminé. L'équation d'Anti-vie l'empêche de reprendre ses droits sur ses choix, sur sa façon de penser et de voir les choses. Barda est là pour l'aider.

- Debout, répète-t-elle.

Ses bras enlacent son corps ensanglanté.

- Scott, lui dit-elle à l'oreille, la voix tremblante. - Bien avant notre mariage, je t'ai dit que tu étais pur au fond de toi.

Sa voix reprend alors un ton sévère. Mais en même temps, emprunt de tellement de douceur. Un ton que seul Mister Miracle y a droit.

- Que tu étais beau, là, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur. Tu ne vas pas te laisser abattre. Tu vas te lever. Tu vas gagner ce combat. Nous allons faire revenir les Néo-Dieux.

Quand elle avait appris leur disparition, elle s'était considérée chanceuse d'être là aux côtés de Scott.

Et maintenant qu'Orion est avec eux comme l'hologramme l'a demandé, ils peuvent passer à l'action. Mettre de côté leurs différents et agir. Pour la paix. Pour sauver Mister Miracle de lui-même. Barda ne laissera rien les détourner de leur objectif donné par l'hologramme de Scott.
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MessagePosté le: Jeu 30 Nov 2017 - 16:10

Me voilà crucifié, entravé par ses anneaux et livré à sa vindicte. Le coup porté à mon mollet n’est rien, c’est à peine si je le sens et si il m’en restera une ecchymose dans quelques instants. Je le vois approcher et se planter devant moi, l’épée qu’il a retiré de son bras à la main.
Mais si cette situation me prête à sourire plus ou moins intérieurement, c’est un masque impassible que j’oppose à cette figure furieuse et folle qu’il m’offre à la vue et que je ne fais qu’entre-apercevoir du coin de l’oeil.

Ce n’est pas lui qui occupe mes pensées à ce moment, surtout que son sort est déjà scellé à ses prochains agissements, aux coups qu’il croit encore pouvoir m’asséner avec cette épée dépourvue des pouvoirs qu’elle abritait depuis des lustres, simple objet de métal vulgaire et inutile face à moi.

Non, ses coups lui seront donnés par lui-même grâce au stratagème que j’ai mis en place immédiatement, inspirés par ses propres manigances.

Alors que mes membres sont immobilisés temporairement, ses anneaux issus de notre technologie sont déjà quasi en mon contrôle et s’ouvriront sous une simple pulsion psionique de ma part, un écran invisible m’enveloppe et un autre l’entoure de si près qu’il ne peut le concevoir.

S’il veut m’embrocher de face, la lame devra passer ces défenses et de fait, y disparaîtra et apparaîtra dans la gangue qui le cerne dans le dos.
S’il veut me trancher, c’est son propre membre qui souffrira de l’attaque, ou sa tête suivant son objectif. Ainsi peut être détourné un boom-tube de nouvelle génération, de la même manière qu’il a utilisé ses trois portes à l’instant pour essayer de me détruire par le feu, le cristal ou la pierre.
Une onde de malin plaisir à ce tour me réjouit, mais quelque chose se brise en moi définitivement en regardant l’autre debout un peu plus loin, sa masse encore fumante du tir qu’elle a effectué contre moi.

Barda est vivante ! Voilà le fond de sa trahison dévoilé. Alors qu’il allait être vaincu, elle est arrivée et m’a repoussé, m’a privé de ma proie. En d’autres temps, j’aurais pleuré de joie en la voyant vivante, ou du moins en aurais été réconforté, mais aujourd’hui, à cet instant, je ne ressens plus rien, même plus la haine. Aujourd’hui, en cet instant, soit disant à la merci de mon adversaire, je n’ai jamais été si proche de celui qui fut pris pour mon père pendant ces millénaires qui ont jalonné ma vie. Une pierre loge là où devrait être un cœur, un cristal glacé là où devrait être une âme. Je suis devenu ce que j’abhorrais le plus, je suis Darkseid ou du moins à son image.

Quand il prend enfin conscience de sa présence, quand il la voit et la reconnaît, quand il tombe à genoux après ce flash lumineux, je ne fis que le regarder, un sourire méprisant sur les lèvres et une envie irrésistible de le pulvériser dans les tripes. Mais la délectation de sa déchéance me retient et j’assiste sans bouger à ce coup de théâtre onirique qu’il avait préparé du temps où il était encore quelqu’un, où il n’était pas encore une épave à peine digne qu’on y pose le regard.

J’entends l’exposé de son plan, ses excuses antérieures à ses actes, ses solutions où il veut m’imposer comme compagnon dans la solution que je suivais et dont la logique étincelle lui était venue au cour d'un processus identique à celui qui m’avait donné la marche à suivre pour mon propre plan, celui qu’il réfutait encore il y a quelques instants …

Les derniers mots sont adressés autant à lui-même qu’à nous, qu’à moi, pardonner …

JAMAIS ! C’est le cri intérieur qui domine tout mon être, rien ne peut infléchir cette certitude. Car même s’il était sous la domination de quelque chose en lui, le terreau où a germé ses insultes, les coups dont il m’a abreuvé, tout cela était là bien avant, juste exalté par ce qui le rongeait.

Il m’avait montré son vrai visage, du moins celui qu’il me cachait sous des couverts amicaux qui se voulaient fraternels.

JAMAIS ! Je ne lui pardonnerai d’avoir sacrifié ce qui m’était le plus cher, JAMAIS ! Je n’oublierai ses mots et ses actes.

Miracle ! Combien de mots commencent par un « M » et peuvent le définir ? Menteur ! Meurtrier ! Mensonge ! Machiavélique ! Minable ! Méprisable !

Avant que je n’en donne l’ordre, il me libère. Tant mieux, qu’il reste dans l’insouciance et l’ignorance de l’inutilité de ses pièges à mon encontre. Je me frotte les poignets par simple habitude et d’une pensée rappelle mon harnais qui vient se lover autour de mon torse. Je n’ai que mépris pour cet être qui s’est effondré, je n’ai qu’indifférence pour ce couple qui se retrouve où la femme est bien plus forte que son homme, à tous points de vue. Je ne cherche même plus à savoir s’ils sont complices ou si l’hologramme qu’il a engendré a dit vrai.
J’ai une mission dont les tenants et aboutissants me sont connus depuis presque le début, depuis que je suis revenu de ma défaite précédente.

En quelques pas je suis devant la brèche, une main accrochée à ses lèvres noires béant sur un gouffre obscur d’où s’échappe maintenant que mon A5 n’en bouche plus l’entrée des émanations lumineuses et sulfureuses. La bouche vers l’Enfer, ou du Royaume des Cieux Originel, c’est selon …

Jadis, certains ont relaté les paroles de rescapés, d’échappés de cet endroit arrivés sur Terre, preuve déjà qu’on pouvait le quitter même si ce n’était pas sans dommages. J’en avais fait moi même l’expérience, par trois fois mais n’en réchappant que de justesse. Bien que très déformés au travers des âges au fur et à mesure des reprises vu le manque de connaissances techniques et de possibilités de comparaisons avec des choses de l’époque, ces récits n’en ont pas moins gardé quelques indications précieuses sur ce qui m’attendait derrière le Mur et qui m’auraient bien servi si je les avais connues avant.

Mais cette fois ci, j’avais des atouts dans ma manche, et non des moindres, je les connaissais, je leur étais invisible et j’entrais par la porte de derrière comme un voleur.

Je me retournais vers le couple et sans m’attarder sur l’immondice qui faisait face à la Femme, je la fixais en cherchant ses yeux et m’adressais à elle en particulier.

« Le chiot pleurnichard passe en premier, n’entrez pas tout de suite, attendez au moins le troisième signal qui passera ce trou avant car aucune larve ne survivrait à ce qui vous attend actuellement derrière. Je fais un peu le ménage et si tout va bien, la confusion vous permettra de passer sans être immédiatement pris à parti.
Une fois de l’autre côté, visez le centre et cherchez ce qui ressemble à une plaque où est gravée une main à six doigts. Le code de reboot sera simple à décrypter. Ne vous laissez pas distraire par les mirages du temps ni par ce qui pourrait venir s’opposer à vous. Le mot d’ordre est destruction sans sommations.»


Et sans autre remarque, je posais ma main sur la membrane qui s’effaça pour me livrer passage, se reformant immédiatement derrière moi.
Le mur enflammé englobe à nouveau ma tête comme un casque de scaphandrier des temps anciens sans pour autant déformer ma vue.

Comment décrire ce qui est derrière ? Comment décrire simplement ce que peut être une chose, un être artificiel et biologique fondé sur l’entrelacement de dimensions multiples où le temps n’est que l’une d’entre elle, combinant le physique, l’énergétique et le psionique tant dans sa forme que dans l’espace où elle est, si étendu qu’il pourrait sembler infini mais absolument pas vide comme peut le paraître l’espace entre les mondes et les galaxies de l’Univers ?

Tout n’est que mouvement ou immobilité relative. Je m’éloigne du Mur, flottant dans un magma obscur à dominance pourpre, irisé et traversé d’éclairs multicolores, sillonné par des nuages impalpables et doués d’une certaine intelligence si ce n’est de raison sans pour autant être vivants.

Des rocs de la taille de planètes suivent des trajectoires erratiques ou immuables, peut-on parler d’orbites ?

Je pourrais rester des heures, encore que ce concept n’a plus cour ici, à contempler cette beauté anarchique où l’entendement doit faire un effort pour découvrir le commandement d’une volonté centrale. C’est un peu comme regarder une grande ville du ciel la nuit. Celui dont la vue est limitée n’y verra que les rues et les artères éclairées, les files de véhicules qui y circulent, le clignotement des néons publicitaires et les lumières des façades. Celui qui peut distinguer bien mieux suivra les piétons sur les trottoirs jusqu’aux insectes se gavant des rejets organiques entre la forêt des brins d'herbe des pelouses …

Ajoutez à cela les bruits de toute cette vie et appliquez le à une vision plus large et vous aurez un faible aperçu de ce qui m’entoure et assaille mes sens, tant physiques que psychiques.

Mon heaume filtre automatiquement les bruissements, les vrombissements qui viennent meurtrir mes oreilles ainsi que les ondes psioniques immatérielles qui traversent et balaient mon cerveau et embrouillent mon esprit de chimères et de mirages du passé et de l'avenir.

Ma combinaison me protège de la chaleur qui règne, supportable mais constante. Heureusement car sinon, submergé de tous côtés par ces agressions de toutes natures, j’entrerais inévitablement dans une torpeur mortelle, comme celle qui avait scellé ma défaite la fois précédente.

Je me retourne pour voir à quoi ressemble le Mur de ce côté et ne distingue qu’une frontière plus sombre reflétant tel un miroir ce qu’elle délimite, partant comme au dehors dans toutes les directions du plan ; agrandissant encore l’impression d’immensité qu’on ressent ici. Un leurre, une tromperie. Un peu comme la bulle où est enfermée la Terre.

Ma combinaison s’est illuminée dès mon passage, révélant un veinage étincelant du plus beau vermillon alors que dans l’autre univers il était sombre et inerte. C’était mon camouflage et mon passeport issu de l’absorption de la Pierre Noire des nains. Des nuées ardentes venaient me renifler et passaient leur chemin ensuite, sure que j’étais bien de ce monde même si elle ne pouvaient définir ma fonction.

Un de ces être qu’avait convoqué Miracle s’attarda aussi et me dévisagea de ses oculaires vides de toute âme et s’en alla ensuite sans m’inquiéter plus que cela.
Je laisse le Mur derrière moi où ne se devine même pas le trou d’épingle du passage et je porte mes regards vers le centre de cette bulle. Une pensée me traverse alors, simplifiant le schéma. Ce lieu, en dehors et dans toutes les dimensions, ce creux ou cette excroissance pouvait être comparé à un corps vivant n’ayant qu’une cellule, une amibe, non mieux, à un virus !

Le mur en était la membrane, l’espace servait de matrice et ainsi de suite pour les différents éléments devant moi ou plus loin encore, invisibles à ma perception. En fait, nuées et être lumineux humanoïdes ainsi que d’autres formes vaquant ça et là, étaient comme autant de systèmes immunitaires aussi bien qu’agressifs.

Les formes étaient différentes bien que changeantes, mais cette monstruosité qu’était devenue la Source, les Sources, me faisait penser à ce VIH qui sévissait chez les humains, ou à d’autres virus mortels voyageant dans les Univers.

Il fallait donc le neutraliser et rendre inerte la souche initiale pour qu’elle reprenne ses droits. A moins que faire table rase et recréer ensuite ? Je ne m’en sentais pas capable … Au moins, j’aurais gagné assez de temps pour qu’un autre finisse le boulot …

J’avançais donc vers le centre, suivant les courants, me laissant examiner tout en étant sur mes gardes, mais mon déguisement tenait bon.

Bientôt apparut une ombre plus précise au milieu des brumes sombres et ardentes comme les braises mourantes d’un feu éternel, une sorte de sphère aux dimensions vertigineuses composée de blocs filants parallèlement les uns aux autres dans des courses aux vitesses différentes. Un crissement parvint à mes oreilles provenant du choc des rocs les uns contre les autres, ou plutôt de leur inter-pénétration au cour de leur course erratique mais ordonnée. Car ils allaient dans tous les sens dans un même espace, comme une boule disloquée en milliers de morceaux mais gardant une forme cohérente par le jeu d’une puissance supérieure inconnue.

Au travers sourdait une luminosité plus forte atténuée par les poussières, révélant de loin en loin des passages possible pour aller au-delà et à intervalles régulier se profilaient des silhouettes immobiles, des gardiens, des observateurs. Les nuées traversaient ce nouveau mur disloqué sans problème. Car oui, il s’agissait bien d’un Mur comme celui que nous connaissions, du moins des restes de la limite antérieure qui restreignait le confinement initial de la Source, à moins qu’elles n'aient été déjà plusieurs déjà à cette époque.

Je le traversais en louvoyant entre les blocs et les dimensions rompues, comme la première fois, grimaçant sous l’étirement ou la compression de mon corps soumis à des forces extrêmes jusqu’à ce qu’enfin j’émerge à nouveau de l’autre côté, bien plus indemne que je n’avais été la première fois.

La lumière est plus vive, la chaleur également sans arriver à des températures insupportables même si je n’avais pas eu mon armure. Passer les ruines du troisième puis du quatrième Mur fut un jeu d’enfant, ou devrais-je dire le Premier pour ce dernier, l’Initial, celui qui délimitait les frontières de la première Source ? Car chaque Mur tombé était le témoin d’un changement d’âge.

Enfin j’arrive donc au centre de ce microcosme dantesque aux dimensions effrayantes et hors normes. Et s’étale sous mon regard la vision des Sources dans toute sa magnificence.
C’est comme un monde entouré de satellites plus ou moins sombres de forme parallélépipédique légèrement incurvée gravitants sur plusieurs orbites concentriques à une sphère transparente, une immense bulle de savon parcourue de volutes colorées d’où s’échappe la lumière et dans laquelle on distingue un feu, une énergie concentrée claire bien qu’affaiblie.

Je compte Six de ces ensembles gravitationnels, les six Sources additionnelles reliées entre elles par un écheveau anarchique de filaments obscurs qui vont jusqu’à emprisonner la sphère centrale, plongeant leurs extrémités dans sa structure comme le lierre le fait dans un mur ou le gui dans l’arbre qu’il vampirise. Des arcs électriques parcourent ce fouillis, signes d’une activité intense du réseau neural qu’ils constituent.

J’avais devant moi le Cerveau Ultime, l’Intelligence Artificielle la plus aboutie d’une race maintenant disparue, du moins telle qu’elle était, éliminée par sa propre création. Et il me fallait la réduire à sa plus simple expression pour garantir la survie de milliards de peuples vivant dans de multiples Univers et dimensions à défaut d’avoir la possibilité de sauver le mien.

En gros, je devais fermer les robinets et reprendre le contrôle de l’écoulement des eaux avant que toute la baraque soit submergée et anéantie … Vous avez des fuites ? Voici le plombier Orion ! Mais pas comme un chien dans un magasin de porcelaine, la leçon cuisante qu’on m’avait donné avait porté ses fruits.

Les filaments noirs étaient étrangement immobiles alors que les blocs tournaient à vitesse relativement constante, les traversant sans les faire frémir. J’avais fait l’expérience de les imiter et en gardais un souvenir cuisant. Il me fallait donc éplucher cet oignon galactique sans toucher les fibres qui le parcouraient. Pas une mince affaire, surtout que dès le premier bastion tombé, le suivant serait aux taquets et viendrait à l’attaque. A moins que … Mon plan, plus affiné que l’idée générale que j’en avais en entrant, venait de prendre une forme plus élaborée.

Sans plus attendre, je filais dans ces cieux aussi compacts que du liquide maintenant et je me rapprochais à presque toucher les dalles qui constituaient la dernière née des Sources. Prendre de la vitesse pour l’adapter au rythme de révolution, me faufiler entre deux de ces plaques en évitant les fils noir qui de loin semblaient si fins et maintenant avaient l’épaisseur d’arbres centenaires pour les plus secondaires et les plus fins donc.

Tout cela ne me prit que le temps d’une dizaine de battements de mon propre cœur, seule référence temporelle à peu près sûre qui me restait. J’étais dans l’Entre-Source, au confluent de deux courants antagonistes qui garantissaient l’équilibre architectural de l’édifice et répétais l’opération deux fois, me retrouvant plus à l’intérieur à pied d’œuvre de ma première attaque, toujours sans être inquiété.
Cette fois, je ne visais pas directement les Sources, mais bien ces fameuses mailles, véritables dendrites et axones de ce cerveau multiple à la configuration de poupées gigognes.

Je m’approchais doucement d’un amas de synaptique et décrochais une a une les connections en prenant soin d’éviter les décharges fulgurantes qui les traversaient à intervalles réguliers. Aucune réponse ne venant de mes agissements mesurés, je passais au suivant, puis ainsi de suite jusqu’à ce qu’une zone complète soit totalement déconnectée du reste de l’édifice, ne recevant de fait plus aucune source d’énergie.

Ce secteur devint plus sombre tout à coup, puis se remis à luire dans mon dos peu à peu. Les connexions que j’avais interrompues les premières se refaisaient après un petit temps et à moins de refaire le boulot immédiatement, tout serait remis en l’état très rapidement. Il me fallait une intervention plus musclée et plus invasive, radicale, tout en sachant que dès lors, je serais la cible de toutes les répressions.

Et bien tant pis pour moi ! Quand il faut ce qu’il faut, faut ce qu’il faut ! Par contre, je décidais malgré tout de faire dans la dentelle. Je reprenais mon tablier de moissonneur, mais cette fois-ci, après avoir arraché les fils, je les grillais en utilisant l’Astro-Force. Je pratiquais cette cautérisation systématique sur une zone équivalente à l’essai précédent et observais mon œuvre un bon moment, immobile, suspendu dans les airs, ou les eaux plutôt.

Les filaments se tordirent après quelques instants, essayèrent de se rejoindre et de reformer le circuit brisé, en vain … Quelques nuées vinrent aux nouvelles, me reniflèrent au passage, puis repartirent faute de cause avérée d’agression. Fort de cette expérience, je continuais ce boulot de sabotage, sautant quelques portions entre chaque destruction histoire de dérouter les observateurs alertés automatiquement, y revenant au tour suivant du planétoïde. L’entre deux Sources devint rapidement un essaim d’abeilles ou de frelons dans lequel on viendrait de shooter.

Cela bourdonnait de partout, inutilement, au milieu des craquements maintenant perceptibles des plus grosses branches du réseau d’autant plus sollicitées dans leur fonction de soutient par la disparition des multitudes de petites que j’avais coupées et qui ne se reconstituaient pas.
Je vis l’une d’elles céder, puis sa voisine la plus proche, initiant un effet de chaîne désastreux et un déséquilibre général de l’orbite de la troisième Source qui vacillait déjà sur ses bases. Il était temps pour moi de m’enfoncer à nouveau dans le fruit, ce que je fis en passant au travers du conglomérat intérieur suivant.

Je n’entendis pas ce qui se produisit ensuite, ni ne le vis, mais un ébranlement général se propagea dans les couches internes alors que dehors, la structure de la troisième Source, ou de la cinquième suivant qu’on comptait du centre vers l’extérieur, venait percuter violemment sa voisine externe directe alors que les derniers filins se brisaient. S’en suivit l’effet Hall Quantique, (appellation scientifique terrienne), que j’attendais avant de me glisser derrière la Source suivante.

C’était le premier signal pour Barda et l’autre dont le nom me donnait un goût amer dans la bouche.

Juste avant de disparaitre, je vis l’entre-Source quatre-cinq se diluer comme de la barbe à papa sous un jet de vapeur et donc la quatrième Source exploser d’un coup comme l’enveloppe d’une grenade à défragmentation.

C’était le second signal pour les deux autres, un peu prématuré, mais tant pis.

J’étais donc dans l’entre cinq-six, là où la concentration de fils était la plus forte et aussi là où stationnaient une multitude de gardiens humanoïdes plus patibulaires les uns que les autres. Ils me « regardèrent » étrangement, suivirent des yeux ma trajectoire sans pourtant bouger eux même, puis reprirent l tous leur veille silencieuse et attentive. Tous ? Non, car trois d’entre eux venaient de me prendre en chasse, me suivant ostensiblement à distance. Impossible de me mettre à l’ouvrage dans ces conditions, trop de risques, et je décidais de passer dans le dernier cercle.

A peine de ce côté-là, je me plaquais contre un mégalithe de ce dernier étage et attendis. Mais mes poursuivants semblaient avoir abandonné et être restés de l’autre côté. Peut-être n’en avaient-ils pas le droit ?

Ici, les axones étaient énormes mais les pseudo-synapses plus nombreuses aussi. En survolant la coquille où se trouvait la Première Source, je distinguais à l’intérieur une forme sphérique grise de la grandeur d’un immeuble de dix étages et en son sommet une sorte de plateau où s’élevait une forme cubique, sans doute une console, LA console … C’est là-dessus que trouveront sans doute mes acolytes la fameuse gravure de main.

En attendant, je devais me débarrasser, les débarrasser de ce qui se trouvait dehors, des deux dernières Sources surnuméraires et de l’armée qui était stationnée entre elles …
La dentelle, c’était fini, au moindre disfonctionnement intérieur, je savais qu’ils arriveraient en masse pour me liquider. Restait donc la manière forte et agressive, l’expression absolu de mes possibilités destructives massives. Je devais faire vite et radical, sinon …

Je continuais donc à voler en suivant la courbe des limites de l’espace confiné, enregistrant le chemin, augmentant ma vitesse de palier en paliers et je m’apprêtais à commencer ce qui serait sans doute ma dernière danse, une valse qui n’avait rien de viennoise …
Mais un événement imprévu vint m’apporter son secours, issu de la physique traditionnelle autant que de la quantique. Le choc en retour.

Tout en se désagrégeant et en s’émiettant, les Sources en perdition et mourantes environnées des effets multidimensionnels générés par leur implosions rencontrèrent tour à tour les Murs brisés, ce qui augmenta encore les effets dévastateurs, puis enfin le véritable Mur, dernier rempart pour sauvegarder notre réalité de celle-ci. Et il absorba le choc titanesque, à la mesure du Big-Bang interne qui se produisait, initiant un mouvement centripète des puissances mise en branle qui vinrent finalement percuter la sixième Source de plein fouet par vague successives et grandissantes. Le choc de la première ressentit, je commençais à faire feu de toute la puissance dont je disposais, pulvérisant les entrelacs biotechnologiques comme un lance-flamme le ferait de bougies de cire, tournant tout autour de la sphère centrale en spirale erratique.

Des formes arrivèrent de ce côté, peu nombreuses.
Certaines me prirent en chasse, d’autres s’élancèrent dans l’autre sens pour me couper la route, mais les unes ne pouvaient encore me rattraper et les secondes tombaient sous mes faisceaux. La structure s’ébranla, vacilla, et éclata, mais cette fois, impossible de se cacher ou de s’abriter dans un quelconque refuge intérieur. Je ne pus qu’atterrir près du sas surplombant la plate-forme où trônait la console et m’accrocher à sa porte à peine en saillie. Le souffle destructeur me frappa de plein fouet et je n’y échappais que de justesse en brûlant les dernières parcelles de puissance stellaire à ma disposition pour m’en défendre.

Une fois la prima-onde passée, je risquais un message vers les autres alors que mon A5 m’indiquait que des formes arrivaient rapidement sur moi. Une autre bataille plus personnelle se préparait où les poings allaient devoir parler faute d’autre alternative.

« Barda ? Le signal approche, vous pourrez entrer à sa suite, foncez vers le centre, j’espère finir les dernières défenses entre-temps …»

Résumé :
- Orion une fois libéré par MM remet son harnais comme cuirasse et passe au travers de la faille qu'il a ouvert dans le mur après avoir conseillé aux autres, tout en ne s'adressant qu'à Barda, d'attendre le troisième signal pour passer à leur tour. Il ajoute quelques instructions pour les aider dans leur quête avant de disparaître.
- Après un voyage au travers des ruines des anciens Murs disloqués dans l'expansion de l'environnement des Sources qui a eu lieu à chaque changement d'âge, il arrive face au proto-monde des Sources et s'infiltre dans le système.
- Orion détruit les fibres qui ont envahi le système et déstabilise les trois premières sources qui implosent et dont l'onde de choc destructrice vient percuter le Mur, donnant le premier signal
- L'effet thermique de la puissance libérée détruit une autre Source et donne le second signal finalement
- Finalement, l'effet de choc en retour renvoyé par le Mur qui tient bon pulvérise la dernière Source surnuméraire
- Des formes agressives arrivent sur Orion, choqué mais indemne, accroché au sas d'accès à l'espace de confinement de la dernière Source, la première créée. Il indique cependant à Barda, considérant M Miracle avec mépris maintenant plutôt que de vouloir le détruire, et se prépare à la bataille qui s'annonce.
Information importante : Orion n'a plus de réserve d'Astro-Force disponible et la bulle spatio-temporelle de la Source en contient peu tandis que le Mur n'en laisse passer que des bribes infinitésimales.




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MessagePosté le: Ven 1 Déc 2017 - 15:53
Le Mur sépare l'Univers de la Source - une source d'énergie consciente, considérée comme à l'origine de la ou plutôt des nombreuses Créations qui ont émaillé la chronologie et l'Histoire des Univers.
Si la connaissance humaine tente d'avancer sur les théories qui justifient les phénomènes cosmiques, si les chercheurs réalisent chaque jour des avancées extraordinaires qui permettent, enfin, d'en savoir plus sur eux et leur environnement... loin est le jour où les Humains atteindront le niveau scientifique des Néo-Dieux.
Et loin, surtout, est le jour où les Néo-Dieux eux-mêmes comprendront la Source.

Alors qu'Orion, fils de Darkseid, élève d'Izaya, héritier légitime d'Apokolips mais aussi défenseur de Néo-Génésis, vient de briser le cycle des Sources additionnelles et perverses... alors qu'il vient de réussir un exploit qui mériterait d'être nommé dans les annales mais qui, si les plans fonctionnent, ne sera jamais évoqué...
Orion, donc, doit faire face aux abominations lâchées par ses actes, et qui entendent user de toutes leurs forces et démences pour s'en prendre à lui.

Le Chien de Guerre a libéré les Abominations des Sources.
Qui entendent absolument l'anéantir, lui, et se précipitent en ce sens vers lui.

Hélas, le Héros vient de beaucoup donner - de beaucoup faire, et ne dispose de quasiment plus d'Astro-Force.
Il est face à une horde de créatures venues de cauchemars terrifiants, abandonné, isolé dans un endroit qui défie le Temps et l'Espace... et seul.
Seul, face à son destin. Seul, face à son ultime bataille. Seul, face à la perspective d'une fin...

"Protège tes arrières."

... qui n'arrivera pas forcément aujourd'hui.
Car, à peine Orion a-t-il entendu ces quelques mots qu'une explosion est déclenchée derrière lui ; des dizaines d'éclats d'une Abomination des Sources sont projetés partout, et une forme ne tarde pas à s'échapper de ces déchets indéfinissables.

"Barda se charge de sauver l'Univers et de ramener les Néo-Dieux."

Orion a déjà reconnu la voix, mais ne doit sûrement pas y croire - ne veut pas y croire, alors que la silhouette se fait de plus en plus précise.

"Nous..."

**
*
**

Avant.
Quand Orion quitte l'entrée du Mur de la Source, Scott Free relève enfin des yeux rongés par la douleur et rougis par des larmes qui n'arrivent pas à couler. Ils se posent sur... elle.
Elle.

Celle qu'il a croisée, lors d'un raid des Female Furies. Celle qui menait ce groupe de guerrières d'élite, ayant obtenu ce poste par sa fureur, sa puissance, son invincibilité, son intransigeance. Celle qui était la fierté de Darkseid. Celle qui aurait pu, qui aurait dû être un fléau de mondes, une abomination faite femme.
Elle.

Celle qu'il a vue, là, durant ce raid. Celle dont il a croisé le regard. Celle qui a changé, immédiatement sa vie - et dont il a, lui aussi, révolutionné le monde. Celle qui a défié un empire pour lui. Celle qui a renié son titre, sa lignée, ses proches, sa vie pour lui. Celle qui a tout sacrifié pour un quasi-inconnu, une promesse impossible.
Elle.

Celle qu'il aime.
Celle qui l'aime - bien plus, d'une manière bien plus belle, bien plus profonde, bien plus extraordinaire que lui, pauvre misérable artiste de l'évasion, ne le pourra jamais.
Elle.

"B... Barda."

A nouveau, sa voix n'est qu'un croassement, rauque.
Mais il la fixe - il maintient son regard sur elle. Et sent, lentement, son coeur se gonfler.

"Je..."

Au loin, Orion mène une bataille homérique, face à un destin comme d'habitude contraire.
Et lui bredouille - à genoux, pitoyable. Pathétique.
Faible ; encore.

"Nous... allons le faire."

Il se relève - se redresse.
Il tremble, encore. Ses muscles apparaissent soudain ankylosés, alors qu'ils étaient si vaillants, quelques instants avant, pour s'en prendre à Orion.

"Nous... allons les ramener, oui."

Scott se détache de Barda - et récupère son masque, qu'il remet rapidement sur son visage.
Il... ne parvient pas à gérer la situation, ni le retour de son épouse adorée qu'il a tant pleurée et qu'il voudrait embrasser plus que de raison, ni les révélations de l'hologramme qui ont déclenché un flot de souvenirs désormais ininterrompu dans son crâne.
Il se souvient, oui - de tout. Du plan. Des plans. De l'amnésie. De la menace de l'Equation d'Anti-Vie.
Mais, aussi, surtout... il se souvient de ce qu'il a fait, en étant infecté par elle ; des crimes commis, des abus menés. Il en frissonne, et soupire difficilement.

"Il... j'irai aider Orion. Mon... état m'interdit de m'approcher de la console, des commandes. Le risque est... trop grand que l'Equation ne tente quelque chose. Tu dois t'en occuper."

Mister Miracle se tourne vers elle, et esquisse un sourire... faible, timide, réalisé au prix d'un immense effort ; mais un sourire, malgré tout.

"Tu dois les... nous sauver."

Les signes annoncés par Orion se font entendre.
À regret, il se détourne d'elle et se concentre sur le Mur, et la percée faite par son "cousin".

"Hum... il faudra aussi qu'on parle de la Terre, plus tard... il est possible que je m'en sois pris à la Justice League, et que notre maison ait été détruite..."

**
*
**

"... nous payons pour nos crimes."

Accompagnement musical:
 

La Lame de Kanto quitte une main gantée, et file rapidement vers Orion - pour passer finalement à côté de lui, et s'enfoncer dans une autre Abomination. L'épée est alors rappelée, et son propriétaire actuel la récupère pour bondir en avant...

"POUR NÉO-GÉNÉSIS !"
... et se précipiter directement vers les autres monstruosités, sur lesquelles Mister Miracle abat l'ancienne Boîte-Mère de Kanto - mais pas uniquement.

Il a pleinement conscience qu'il se trouve dans une zone qui échappe aux règles, aux lois qu'il connaît et dont il se sert constamment pour échapper aux dangers ; cela tombe bien, il ne compte pas du tout s'échapper, là.
Activant les nombreuses armes cachées dans sa combinaison au fil des années, et dont il s'était juré de ne jamais utiliser, Scott Free s'enfonce dans un véritable ballet mortel - bondissant, rebondissant sur les Abominations qu'il anéantit, pour tirer, exploser, électrifier, téléporter, mutiler, couper ou piéger celles qui l'entourent.

Il se bat.
Pour l'une des premières vraies fois de son existence, le Néo-Dieu se bat... comme Granny Goodness le lui a appris. Et s'il s'est souvent, trop même, comporté ainsi ces derniers mois - s'il a bien trop souvent fait honneur à son éducatrice ces derniers mois... c'est bien la première fois qu'il le fait pour une raison juste.

Il se bat - pour sauver l'Univers. Pour stopper les Sources. Pour ramener les Néo-Dieux. Pour Barda. Pour aider Orion.
Pour se faire pardonner. Pour se pardonner.

Il se bat pour cela, oui... même s'il sait que cela ne fonctionnera pas.
Ses actes sont trop extrêmes - il a été trop loin ; le Pardon lui est refusé. La rédemption lui est impossible.
Mister Miracle décapite une Abomination... et glisse un regard vers Orion ; puis soupire.

"Barda... saura faire. Elle saura faire ce qui doit être fait. Elle saura nous sauver - elle est pure."

Il prend une grande inspiration... et replonge dans le combat.
Avec une fureur, une férocité, une envie que personne ne lui a jamais connues - il se donne à fond, au fond. Il se donne avec le maximum de ses capacités.
Il se donne car il sait qu'il ne reviendra pas ; il se donne car il sait qu'il va... qu'il veut mourir, à l'issue de cette folie.

Le temps des Néo-Dieux qu'ils ont connu est révolu.
Et, surtout, le sien aussi...

(HJ/ Résumé rapide :
- Après le départ d'Orion, Scott arrive à se reprendre grâce à Barda. Il lui demande de s'occuper des commandes évoquées par Orion, car il craint que l'Equation d'Anti-Vie ne le contrôle. Il commence aussi à révéler ses crimes sur Terre ;
- Dans la Source, Scott vient aider Orion contre les monstres lâchés par les Sources. Il est froid, direct, brutal, et applique pleinement les consignes de Granny. Il a conscience qu'Orion ne lui pardonnera pas - et que, lui, ne se pardonnera pas non plus. Il plonge à fond dans la bataille, souhaitant s'y oublier car il sait qu'il ne survivra pas à cette aventure. /HJ)
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MessagePosté le: Ven 8 Déc 2017 - 16:06

Il y a des fois où avoir un nouveau camarade de jeu et le bienvenue, et là, je dois dire que c’est le cas.
L’intervention de Miracle me permet de souffler un peu, de récupérer quelques bribes d’Astro-Force qui traînent dans le coin, mais pas assez cependant pour initier une action offensive, juste pour me protéger un peu de ce qui me tombe dessus malgré les efforts de mon ex-coéquipier préféré.
Barda est passée près de moi et est entrée dans la sphère qui entoure la dernière Source, la Première de toutes celles qui existèrent jusqu’ici.

Cette machine aux dimensions multiples sur des plans différents et aux pouvoirs plus que divins parfois doit être arrêtée et redémarrée, il suffit pour cela de mettre une main dans la sculpture inversée qui est au sommet d’une borne à l’intérieur. J’en ai touché un mot à Barda, de toute façon, c’est tout ce qu’il faut savoir, les implications sur les autres formes structurelles de la machine au travers des dimensions se feront par effet boule-de-neige. Mais je n’avais plus le temps de penser à tout cela au moment où elle s’apprêtait à le faire, des formes jaillissaient de partout, à chacune que pulvérisait Miracle, une autre se matérialisait et arrivait aussi vite.

Au début, elles étaient concentrées sur moi, ensuite elles me délaissèrent pour tenter de submerger leur plus virulent ennemi, mais maintenant, elles se partageaient pour tenter d’entrer à la suite de Barda et l’empêcher d’accomplir son œuvre en passant par le sas devant leurs échecs à percer la gangue transparente qui protégeait la Source mère. Mais j’étais là, veillant au grain, les deux pieds sur la seule porte possible et bien décidé à leur faire payer le prix de ce passage.

Le peu d’Astro-Force que j’avais encore me donnait le pouvoir de les pulvériser avec mes poings, et mon harnais avait quitté mon torse pour reprendre sa forme traditionnelle et leur tirer dessus dans le dos. J’avais donc une bonne équipe d’appuis avec l’autre Néo-dieux qui continuait inlassablement à les détruire. Mais une grande lassitude commença à me prendre, comme si on me pompait ma vie de l’intérieur, comme si une goule invisible était en train de s’abreuver à ma vie.

Au début, c’était comme un coup de fatigue dont je balayais les effets par ma volonté seule, mais ensuite, cela devenait récurent jusqu’à ce que je sente fuir mes forces par à coups. J’ai été blessé grièvement de bien nombreuses fois, j’ai déjà senti s’écouler ma vie inéluctablement plusieurs fois aussi, et je me savais donc blessé sans comprendre où était ma plaie.

Un bref appel à mon A5 pour confirmation de mon état de santé me laissa perplexe. Son verdict, les quelques blessures effectives ne peuvent être à l’origine de ce phénomène et aucune trace d’empoisonnement dans mon organisme. Par contre, il m’indique ressentir lui-même des baisses d’intensités aléatoires et inexplicables dans ses fonctions.

C’est alors que je distribuais quelques coups à des formes effrontées tout en ayant dans mon champ de vision l’autre défenseur de Barda qui faisait lui-même une moisson plus que généreuse dans les rangs ennemis que le jour se fit dans mon esprit. L’étincelle de vérité me vint presque au même moment que les conclusions de mon harnais.

A chaque fois qu’une des formes des Sources mourrait, ou du moins était réduite en poussière, elle réapparaissait plus loin et à ce moment là, je ressentais une vague de fatigue me prendre. De là, j’entrevoyais une cause à effet en relation avec les fibres de la Pierre Noire qui faisaient maintenant parties intimement de moi et de mon harnais dont l’origine était liée à ces choses autant qu’à la première Source. En fait, j’étais devenu une source moi aussi, à moins qu’une de ces choses ?

Mais mes réflexions s’arrêtèrent là lorsque Barda réussit enfin à éteindre la Divine Machine .

Tout à coup l’air, enfin ce qui en tenait lieu, ne brilla plus, comme un sapin de noël qu’on débranche. Un bourdonnement omniprésent avait cessé, et tout à coup, il y eu une sorte d’appel d’air, ou non, plutôt de compression de l’atmosphère, comme si nous étions entre les mors d’un étau et qu’on en serrait la vis d’un seul coup.

Mon A5 m’avertit alors que l’espace où nous étions venait de se restreindre drastiquement, à priori pour revenir aux limites du précédent Mur, celui de du troisième âge de l’ère des Sources. Il m’indiqua aussi que le phénomène se reproduirait bientôt, comme une vague inversée. La bulle de la Source s’effondrait sur elle-même comme un énorme trou noir.

Une sueur froide vint me caresser l’échine. En tombant, cet environnement donnant sur une multitude de dimensions pouvait provoquer la fin de toutes choses par son implosion. Il fallait remettre coûte que coûte la machine en route …

Je cherchais mon coéquipier des yeux dans cette poix de poussière qui envahissait l’espace autour de nous et j’en distinguais la forme vague un peu plus loin. Un étrange phénomène commençait à se produire alors que je tentais de me rapprocher, brassant des deux bras cet éther à la consistance visqueuse tout en forçant sur les muscles de mes jambes pour marcher à la surface de l’aquarium où était enfermée Barda.

De fines particules se déposaient partout, sur la surface de ce sol autant que sur ma combinaison. Par terre, ce la formait maintenant une couche de plus en plus épaisse qui se calcifiait rapidement, donnant un aspect lunaire au paysage alors que sur moi, à peine les scories avaient-elles touché la surface de mon costume qu’elles s’imbibaient en lui.

Je regardais une des déchirures au travers de laquelle on distinguait ma peau nue et constatais que cette poussière s’infiltrait en moi et rejoignait le fin réseau sombre qui courrait sous ma peau, en renforçant et en augmentant sa surface jusqu’à ce que la moindre parcelle de peau soit grisâtre.

Les Sources m’envahissaient et je sentais fondre mes forces encore plus vite, d’autant plus que de nouvelles Abominations venaient de resurgir plus loin. Comme disait un de mes maîtres d’armes, il n’y a pas de mauvaise mort, juste de mauvaises raisons de mourir. Participer à la résurrection de mes anciens compatriotes et à sauver les univers me paraissaient en être quelques bonnes …
Avec ce qui me restait de volonté, j’interpellais le Néo-dieux :

« Tout compte fait, nous avions raison tous les deux, il fallait détruire les Sources et remettre les pendules à zéro, mais aussi m’éliminer. Les ennemis se nourrissent de moi et les Sources veulent me contrôler de leur côté. Tu dois me tuer, petit prince …»

Et je me mets alors à genoux, les fesses sur les talons et les mains posées sur mes cuisses, j’incline le buste en avant pour dégager le cou tout en désactivant toutes les fonctions de mon armure, offrant une cible claire et facile pour mon sacrifice.

« Je suis prêt, à toi de jouer…»



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MessagePosté le: Mer 13 Déc 2017 - 10:55
Le combat est abominable.
Perdus au coeur de la Dimension de la Source, Orion et Mister Miracle mènent un combat terrible, brutal, absolu ; ils font fi de toute règle, de toute limite, de toute morale. Ils se battent, et vont au bout d'eux-mêmes - mais ils ne gagneront pas.

Alors que le Fils de Darkseid s'acharne dans son affrontement solitaire, le Fils d'Izaya fait de même ; mais si son "cousin" met quelques instants à comprendre qu'un ennemi tombé en fait apparaître deux autres, comme une Hydre en le Mur de la Source, et qu'il s'affaiblit lui-même, la combinaison de Scott Free, améliorée par plusieurs Boîtes-Mères trouvées sur Apokolips et Néo-Génésis, lui apporte rapidement ses informations.

Orion se meurt, donc.
Et combattre les Abominations des Sources ne rime à rien.

Alors que son "cousin" se lance dans une analyse de lui-même, Barda parvient à pénétrer dans la Sphère et à activer la machine ; bien.
Les Sources vont disparaître, périr - une seule, une unique, l'originelle demeurera ; elle pourra, alors, reprendre sa place dans la Balance et rééquilibrer l'Univers. Si eux-mêmes finalisent leurs plans, et parviennent à achever leur stratégie...

Décapitant une Abomination, le Néo-Dieu au costume multicolore se retrouve, pour un instant, seul ; cela ne durera que quelques secondes, il le sait. Mais c'est suffisant.
Sans un mot, sans un signe, il active un dispositif spécifique de son costume et active non pas un Tunnel-Boum...

"Silence."
... mais un Tunnel-Silencieux, issu d'une technologie qui n'est pas la sienne - mais qu'il a volée au Docteur Impossible.

Plusieurs secondes passent.
Sans que Scott Free n'apparaisse ou ne réapparaisse.

Puis, finalement, son ombre se fait entrevoir dans la Sphère où se trouve Barda.
Via cette téléportation silencieuse, il se glisse derrière elle - et esquisse, pour la première fois depuis longtemps, l'ombre d'un sourire.

"Hey."

Alors qu'elle se tourne vers lui, il lève sa main vers elle... pour caresser son visage.
Doucement. Tendrement. Amoureusement.

"Merci... pour ces années, ces si merveilleuses années. Merci, pour avoir été mon Amour, mon Amie, mon Amante, mon modèle et mon inspiration. Merci, pour m'avoir prouvé que ma voie pouvait intéresser et tenir. Merci d'avoir été toi."

Il soupire, et détourne la tête.

"Et pardon... pour tout. Pour tout ce que j'ai fait. Pour tout ce que je vais faire."

Sans un mot de plus, sans laisser à Barda la possibilité de réagir, Mister Miracle active deux Tunnels-Silencieux - un qui attire et absorbe son épouse, l'autre qui fait de même avec lui.
Mais si Barda est emmenée ailleurs, renvoyée dans l'Univers, lui retourne plus près... vers Orion, qui l'aperçoit et se lance dans sa dernière tirade.
Celle où il lui demande de le tuer ; celle à laquelle Scott va, doit répondre favorablement.

"Orion."

Sa voix est lente, faible.
Il anéantit quelques Abominations, puis créé un bouclier autour d'eux ; cela ne durera pas, mais suffisamment pour ce qu'ils ont... ce qu'il a à faire.

"Tu as... raison. Tu ne peux continuer ainsi - tu deviendras, à terme, une Abomination, comme celle que nous détruisons. Tu dois mourir.
Et... moi aussi."


Scott soupire, et secoue la tête. Il vient se placer devant son "cousin", et laisse son regard glisser lentement sur lui.

"L'Equation d'Anti-Vie m'a infectée - je ne peux continuer, non plus. Nous devons périr tous deux, mais aussi provoquer le retour des nôtres... et prier pour que les résurrections ne tiennent pas compte de nos péchés."

Lentement, il s'empare de la Lame de Kanto et la lève au-dessus de lui.

"Tu... je n'ai jamais voulu être Prince, Orion. Comme tu n'as jamais voulu être le Héros de la Prophétie. Nous... nous n'avons jamais pu être ce que nous voulions, même si j'ai... plus fui, plus eu de temps que toi."

Un sourire, d'une tristesse absolue, glisse sur son visage.

"Tu n'es pas mon cousin... tu es mon frère. D'armes et de destinées, mais aussi de coeur.
Je t'aime, Orion. Et je déteste, aussi, pour le temps passé avec Izaya. Je suis désolé... de n'avoir pas été plus fort. Je suis désolé, tellement désolé..."


Mister Miracle ferme les yeux.
Et abat, en biais, la Lame de Kanto.

"... de ne pas avoir pu te sauver."

La tête d'Orion est coupée du tronc et roule sur la petite plateforme située à l'intérieur de la Dimension de la Source.
Le corps, cependant, du Néo-Dieu ne bouge pas - car un trou plein d'énergie, plein d'une puissance prête à se déclencher demeure à l'endroit de la coupure ; une énergie, une puissance qui menacent l'intérieur de cette Dimension, mais aussi leur plan entier.

Scott Free prend une grande inspiration, et range la Lame à son flanc, tout en récupérant l'équipement d'Orion, qu'il place autour de lui.
Il respire, lentement ; doucement ; profondément. Il se concentre.
Le moment est crucial, absolu. Tout ce qu'ils ont fait, tout ce qu'ils ont vécu est sur le point de s'achever - et il doit tout terminer. Il doit conclure.
Brillamment.

"Solitude + aliénation + peur + désespoir + estime de soi ÷ moquerie ÷ condamnation ÷ incompréhension x culpabilité x honte x échec x jugement n=y où y=espoir n=folie love=lies, vie=mort, soi=obscurité."

La litanie des mots est froide, terrible, abominable ; absolue dans sa noirceur.
Mister Miracle vient de réciter l'Equation d'Anti-Vie et est soudain entouré d'une énergie négative, maléfique par essence.
Il jugule, contrôle encore sa respiration et reprend - malgré la douleur qui règne dans ses tripes, son être, et l'invite à s'abandonner entièrement à cette folie.

"Camaraderie + compréhension + assurance + joie + altruisme ÷ respect ÷ recommandation ÷ sympathie x innocence x dignité x succès x acceptation y=n où y=désespoir et n=prudence, amour=vérité, mort=renaissance, soi=lumière."

Il grogne, se bat contre lui-même pour finir cette autre litanie ; mais il y arrive.
Mister Miracle vient de réciter, contre les forces qui le hantent et le rongent, l'Equation de Vie. Et il est soudain entouré d'une énergie positive, bénéfique par essence.
Cependant, l'Equation d'Anti-Vie demeure, aussi, en lui ; il est désormais le réceptacle des deux Equations, des deux forces primaires de l'Univers.

Il ne pourra pas y survivre, et il le sait. Tout juste lui reste-t-il quelques secondes, et il le sait.
Mais il ne lui faudra guère plus pour conclure.

Scott Free bande ses muscles, contrôle sa pensée et fait la paix avec lui-même. Il repense à ses proches, sa famille, ses amis, ses alliés... ceux qu'il a blessés, ceux qu'il a attaqués, ceux qu'il a tués.
Il repense au Quatrième Monde, auquel il a mis un terme ; il repense à ses espoirs, pour le Cinquième, libéré du Cycle. Il repense à ses proches, encore. À Orion. À ses parents. Et à Barda, surtout.
Et, alors, tout est plus facile.

Mister Miracle rouvre des yeux clos par la concentration, et hurle alors... il hurle, oui. Il hurle des mots, qu'aucune langue ne peut traduire. Il hurle des mots, qui sont la fusion des deux Equations. Il hurle, oui, mais, en fait...
... il chante.
Mister Miracle fait des Equations, des puissances mathématiques, une inversion ; il fusionne les deux Equations, et les transforme en chant - en Art.

Il détourne les règles, réécrit la Partie et change l'Univers.
Il accomplit l'Impossible.
Et alors que la Dimension de la Source se désagrège, se transforme après les actes de Barda... le corps d'Orion explose - et libère une énergie absolue.

Une Godwave.
Une Godwave, qui recréé les Néo-Dieux à chaque Cycle - mais différente, cette fois-ci. Modifiée par Orion, Barda & Mister Miracle. Modifiée par le Chant de la Vie et de l'Anti-Vie.
Modifiée, définitivement.

La Godwave s'échappe et vient quitter la Dimension de la Source, se libérant dans tout l'Univers ; prête à recréer, à ensemencer, à réincarner.
Elle quitte cette Dimension, oui. Et emmène ce qui reste de Mister Miracle avec elle...


Arrow Vie et Mort des Néo-Dieux.
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MessagePosté le: Lun 18 Déc 2017 - 14:48

Je ne vais pas vous mentir, être décapité n’est pas agréable, surtout pendant ces quelques brefs instants où le cerveau est encore alimenté par ses réserves et où il cherche à actionner des fonctions physiques devenues obsolètes comme se gratter la base du cou à cause de cette démangeaison là où est tombé le couperet.

Je ne vous ferais pas un long discourt sur les raisons qu’avaient eu ceux qui faisaient fonctionner la guillotine pendant la révolution française de mettre un panier en dessous de l’échafaud. Quoique …

Bien sur, ce dispositif évitait aux spectateurs de voir les bouches des condamnés s’ouvrir et se fermer comme celles de poissons sortis de l’eau, bien sur, c’était pour éviter de voir les yeux des victimes et les sentiments qui pouvaient y passer.

Mais toutes ces bonnes raisons en vertu de la bienséance n’ont pas cour ici. Nous les Néo-dieux avons la vie chevillée au corps, et de là, à cette partie où se trouve les centres de l’intellect. Avant d’être séparé en deux, j’entends bien les dernières paroles du Prince Miracle, ce sont mes paupières qui sont fermées, puis le mouvement sifflant de la lame. Le choc de ma joue sur le sol ne me fait pas plus qu’un coup de coussin lors d’une bataille de polochon et ensuite, et bien ensuite, mes perceptions s’évanouissent peu à peu alors que mes fonctions cognitives s’amenuisent et mes yeux paralysés s’éteignent enfin face à une surface lisse qui me renvoie l’image de mon visage.

Une nuit profonde me saisit alors, bien connue de ma part pour avoir péri déjà quelques fois. Oui, nous les Néo-dieux, nous pouvons mourir, mais pas dans le sens du commun des mortels. Nous nous retrouvons dans un ailleurs sans lueur, environné des murmures des pensées de ceux qui sont là en transit jusqu’à ce qu’ils reviennent.

Il existe plusieurs façons de « revenir », j’en ai expérimenté déjà au moins deux.
La première, la plus simple, c’est réintégrer notre propre corps à nouveau en ordre de marche mais dont la psyché est aussi vierge qu’un disque dur avant formatage. Suivant le cas, il faut quelques jours pour que tout cela re-fonctionne comme avant.

La seconde, un peu plus élaborée et fastidieuse, surtout demandant le concours d’un utérus compatible avec notre espèce, consiste comme vous l’avez deviné à « renaître » depuis le début, cellule par cellule, pour au final obtenir après un accouchement tout à fait normal, un produit fini qui demandera quelques temps avant de ressembler à l’original disparu. Le problème dans ce second cas était un pourcentage de « pertes » au niveau des souvenirs du défunt-revenu plus ou moins important. Mais en général, les autres Néo-dieux reconnaissaient dans le « nouveau né » celui qui était à nouveau là et lui donnaient donc son identité en omettant bien sur de lui adjoindre un numéro d’ordre qui aurait été de très mauvais goût.

Ces deux façons étaient, vous l’avez compris, impossibles à réaliser pour mon propre compte, comme pour tous ceux qui avaient été éliminés dans la précédente GodWave générée par Mister Miracle. C’est au milieu d’une cacophonie dantesque que je me retrouvais, observant pourtant une sorte de cohésion dans cette myriade de « voix ». Les âmes semblaient se regrouper en affinités, les colériques vers le même secteur, les angoissés de l’autre, etc … Elles s’entendaient et se mutualisaient comme des individus des troupeaux d’espèces différentes lâchés sur une plaine sans fin.

Et toutes attendaient cet instant où une lueur viendrait les aspirer et les faire revenir d’entre les limbes … Mais toutes s’inquiétaient à juste titre devant l’ampleur du désastre. Il n’y avait plus de corps à incorporer, plus de femmes pour enfanter, plus que des esprits ayant quitté le substrat physique sans possibilité de retour qui risquaient finalement de s’étioler dans l’univers comme une brume sous l’action des rayons solaires, sauf si … La cinquième Ere hypothétique commençait ou si le fils d’Izaya réussissait son coup.

Et le temps s’étirait alors que ma conscience s’étendait dans toutes les directions, palpant, reniflant, se rétractant subitement sous l’effet d’un pseudo contact désagréable … Qu’est-ce que je cherchais ? Je ne savais le dire à ce moment là, et je n’en eu connaissance que bien plus tard.

Tout à coup il y eut cette onde hallucinante qui balaya tout sur son passage, cette miraculeuse explosion de geysers blancs dans cette noirceur qui annonçaient l’expiation de mes compatriotes et leur retour à une vie réelle … Cette attente de connaître à mon tour ce moment d’exaltation suprême … Ce moment qui ne venait pas alors que tout autour les détonations se faisaient plus rares, plus espacées, grandissant mon anxiété, mon désespoir … Et enfin, ce tourbillon d’ivoire qui m’aspire et m’entraîne vers un endroit inconnu … Et le noir encore, et l’oubli, et une autre mort pour une autre renaissance …

Ivy Town, Regional Public Hospital, Service Traumatologie

L’appareil émit le bip long et implacable indiquant que tout était fini et le médecin de garde demanda laconiquement l’heure du décès à l’infirmière le nez plongé dans la paperasse. Il essuya d’un revers de manche la sueur qui perlait à son front après cette heure de combat contre la mort qui avait fini par emporter cette jeune vie. Encore une victime de cette guerre entre des monstres venus d’on ne sait où soit disant pour nous sauver, pensait-il en griffonnant les chiffres en s’appliquant pour que la secrétaire puisse les relire sans avoir à venir le faire C.. pendant son heure de repos.

Il tapota sa lèvre inférieure du bout du stylo en se demandant quel nom portait vraiment cet enfant aux portes de l’adolescence. Sur sa fiche, il était marqué John Doe et un numéro comme tous ceux qui n’avaient pas eu la chance d’avoir sur eux des papiers d’identité. C’était le trentième John Doe depuis le dernier combat qui avait détruit tout un quartier de la ville, et vingt-quatre Jane complétaient le tableau.

Pourtant, ils auraient été bien plus si il n’y avait eu une intervention presque divine qui en avait sauvé beaucoup, mais certains avaient été oubliés, sans doute car trop profondément enfouis ou considérés comme morts ou perdus …

Ce garçon là était de ceux là, écrasé sous des tonnes de gravas et submergé par de la glace en vrac provenant d’un des congélateurs de la cafétéria qui était ouverte au rez-de-chaussée d’un des bâtiments ravagés. Le froid l’avait conservé en stase, et quand il avait été découvert, tout avait été fait pour le sauver, ils avaient presque réussi à l’arracher des griffes de la grande faucheuse, mais finalement, elle leur avait fait un pied de nez et avait gagné encore cette bataille.

Il jeta le porte feuillet en plastique sur le lit et se retourna pour partir quand il y eut un grand bruit d’air remplissant de jeunes poumons et quand le « mort » se redressa sur son lit, les yeux grand ouverts et hagards alors que l’infirmière, pourtant aguerrie, poussait un grand cri de surprise en se propulsant en arrière alors qu’elle commençait à retirer les ventouses inutiles reliant le corps aux machines.

Le bip persistant s’arrêta un moment, le jeune garçon retomba sur le lit brutalement laissant craindre une autre issue définitive et des modifications à faire sur les papiers officiels, mais tout à coup, le bip sonore retentit, puis un autre, et encore …

Le médecin s’approche de son malade qu’il croyait perdu et se penche sur lui, explorant ses prunelles pour y déceler un peu de conscience tout en donnant ses ordres à l’infirmière zélée qui l’a devancé.
Il se penche sur l’ex-mourant et lui pose cette ultime question :

Quel est ton nom petit ? Comment t’appelles tu ?

Et il reçoit un murmure qu’il s’empresse de noter à la place de ce John Doe si impersonnel :

« Anthony J. Masters … M’sieur …»


End for me too ^^ Thank's for this nice time !


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