FUTURES BEGIN - RP Hommage aux 5 ans de DC-Earth

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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 7:42
Vous êtes chez vous.
Vous êtes devant votre écran, dans votre position favorite – dans votre fauteuil le plus confortable, sur votre canapé, sur votre chaise préférée ; ou devant votre smartphone, si tel est votre goût.
Vous êtes chez vous. Vous êtes bien.
Et tout change.

Un flash lumineux vous aveugle. Une vague de froid s’empare de vous, votre chair frémissant sous l’effet ; vous tremblez. Vous claquez des dents, même.
Puis la lumière froide qui a bloqué, par principe, vos paupières s’affadit, disparaît ; vous rouvrez les yeux.
Et vous n’êtes plus chez vous.


« Salutations. »

Une voix irréelle se fait entendre, sur votre flanc droit.
Vous vous tournez – et découvrez un autre monde, un autre paysage. Un cimetière. Un cimetière, au crépuscule, alors que ce n’est définitivement pas l’horaire que vous avez quitté.
Un cimetière, et quelqu’un devant vous.


« Votre présence a été requise par des puissances supérieures. »

Un ton monocorde mais puissant se fait entendre. Vous perdez quelques secondes à vous habituer aux lieux, avant de poser le regard sur votre interlocuteur…
… un homme étrange, vêtu mystérieusement, et dont la main… brille, littéralement.

« Le Destin de DC-Earth repose sur vous, Membre. Des forces contraires s’affrontent pour dicter le Futur des Héros, Civils et Vilains qui y rôdent – et vous seul pouvez décider de ce qu’il adviendra d’eux.
Un Futur est déjà prévu… un Futur a été forgé. Mais convient-il ? Correspond-il aux attentes ? Est-il valable, à vos yeux ? »

La lumière s’intensifie, redevenant aveuglante ; il est maintenant clair que cet homme, ce Fantôme, cet Etranger, est responsable de votre présence ici.

« Depuis six années, maintenant, des hommes et femmes luttent pour construire un Destin – pour briser des monstres, pour assurer une paix véritable, ou constituer un empire. Leurs luttes, constantes et riches, passionnent les forces supérieures… mais celles-ci sont gourmandes, et impatientes.
Comme beaucoup, elles veulent connaître la Fin, avant d’y être arrivées ; comme beaucoup, elles veulent sauter des pages pour savoir comment l’un ou l’autre achèvera son existence.
Ces Destins ont été forgés – mais les attentes de ces forces doivent être comblées. Vous avez la charge de voir ces Futurs, et décider s’ils pourraient correspondre… s’ils pourraient être appréciés par la balance cosmique.
Vous devez décider si ces Avenirs peuvent suffire… ou craindre le courroux de ces forces, spectateurs et lecteurs exigeants – et impulsifs. »

Nouveau flash, nouvelle vague de froid.

« Découvrez ! Visitez ! Trouvez !
Et décidez… pour le Bien de ces Héros, Civils et Vilains ! Pour le Destin de DC-Earth ! »

Vous disparaissez, encore.
Et votre voyage débute enfin…


***
**
***


Bonjour à tous !
Après cette introduction onirique, quelques indications :

- Ce sujet a vocation à fêter l’anniversaire de DC-Earth, il est donc considéré hors-continuité et hors-RP.

- Le principe est que chacun d’entre nous poste un message, plus ou moins long, décrivant le Futur, la « fin de l’histoire » de son personnage.
De manière plus ou moins précise, selon l’inspiration ou l’envie, vous pourrez ainsi donner votre vision de la façon dont votre personnage achèvera ses aventures… pas forcément sa vie, mais le moment où il n’évoluera plus.
Il n’y a pas forcément besoin de faire correspondre les versions, même si cela peut être plus fun : vous êtes libres !

- Quelques indications sur ce Futur : nous sommes 25 ans en avant, dans un monde où les plus grandes menaces (Darkseid, Brainiac, Arès, etc.) ont été stoppées ; des criminels demeurent, bien sûr, mais les dangers contre l’Humanité entière ont été, globalement, réglés.

- Pas de rythme de message ou autre, ni d’obligation. Mais nous espérons que cette occasion d’offrir une « fin » à votre personnage, en plus près de la période de Noël qui peut inspirer, vous donnera envie de vous lancer. Smile

Bonne « fin » !

Le Staff & les Animateurs.
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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 8:16
Les sirènes hurlent. Les pneus crissent. Les moteurs vrombissent. Les coeurs s'accélèrent, les muscles se crispent, et les jurons pleuvent.
Une course-poursuite s'est engagée entre deux voitures de police et une bande de criminels, coincés à cinq dans un véhicule trop petit ; ils ont peur, car ils espéraient pouvoir s'en tirer sans mal. Mais l'alarme de la banque a sonné, et ils ont à peine eu le temps de prendre la fuite. Et la police approche.
Il pleut. Il fait nuit. Les lumières sont faibles. Et le danger rôde.
Bienvenue à Gotham City.

La voiture des criminels prend un virage soudain trop sèchement, et son arrière s'élève dans les airs ; heureusement, le système de gestion de gravité prend le relais, et ramène toute la carlingue au sol. Le moteur hurle encore, et les micro-jets qui ont remplacé depuis dix ans les roues sur les véhicules s'illuminent encore plus ; ils accélèrent.
Ils savent qu'ils prennent un risque, que c'est totalement déconseillé - mais ils n'ont pas le choix. Ils doivent s'enfuir. Ils doivent s'échapper. Ils doivent se sauv...

Leurs pensées s'arrêtent là, cependant.
Car leur véhicule est soudain happé par un faisceau sombre, qui brise entièrement la mécanique de leur moteur ; ils n'ont néanmoins pas le temps de réagir, car deux silhouettes s'échappent des ombres pour leur tomber dessus.
Les portières sont arrachées, les hommes sont expulsés - et brisés, en quelques instants.
La police arrive quelques instants après... et découvre cinq criminels emprisonnés, enchaînés ; vaincus.

Le tonnerre gronde, la pluie s'intensifie. Par réflexe, les officiers lèvent les yeux vers les immenses buildings, les classiques et ceux qui lévitent via des dispositifs anti-gravité, solution des Entreprises Wayne pour lutter contre la surpopulation. Un éclair frappe, soudain ; et ils les voient.



Batman et Robin.

Presque cinquante ans après la première apparition du Chevalier Noir, son ombre et celle de ses proches continue de régner sur Gotham City. Le crime a changé, s'est modifié, et s'est souvent affaibli ; mais il demeure, menaçant. Alors, ses opposants continuent, aussi.
Qu'importe qui se glisse sous le masque - Batman et Robin sont toujours là ; et sont partis pour rester, comme beaucoup se le disent en voyant le fameux Bat-signal, désormais affiché sur tous les nuages artificiels, via un ingénieux système de représentation électrique. Heureusement !


**
*
**

Plus tard. Plus loin.
La Batmobile quitte les rues, avenues et zones de circulation aérienne de Gotham City, pour s'enfoncer dans les cieux - et rejoindre, rapidement, un nuage artificiel, qui cache le Manoir Wayne lévitant bien au-dessus du sol.
Le véhicule rejoint l'entrée de la Batcave, va se positionner à l'intérieur de l'immense structure - et ses occupants ne tardent pas à en sortir, et à être interpellés dès leur arrivée.


"Vous êtes en retard."

"Nous sommes aussi heureux de te voir, Bruce. Et ton extraordinaire joie de vivre."

"Certes... mais vous demeurez en retard."

"Hey, Terry a raison ! On n'est pas si en retard, et..."

Une forme émerge des ombres, en boitant et en tenant une vieille montre, qu'il tient de son père.
Bruce Wayne.
Qui fixe les deux silhouettes de Héros - et trouble, soudain, son visage dur et rempli de cicatrices par un sourire.


"Je te laisse expliquer cela à ta mère, Bruce Junior."

"HEY ! C'est B.J. ! B.J. ! Ou Knightwing, en costume !"

"Laisse, p'tit, il te charrie... allons rejoindre les autres, sinon ta mère nous passera un savon que je n'assumerais pas."

"Sage décision."

Bruce Wayne Junior, quinze ans, grogne, râle, puis se détourne des Batmen et va enlever son costume ; le Batman du moment se tourne vers l'ancien, et enlève son masque pour sourire. Terry McGinnis a toujours été plus positif que son mentor.

"Il va faire la tronche, tu le sais."

"La frustration mène à la perfection."

"Tu disais déjà ça à Dick, Barbara, Jason, Tim..."

"Je devrais t'interdire de parler aux anciens."

"Ils disaient aussi que tu dirais ça, vieil homme. Mais ça serait difficile, pour Batman, de ne pas parler au commissaire Gordon, nan ? Ou bien les agents spéciaux Grayson & Todd, terreurs des cartels et des mafias ? Ou bien l'intelligence derrière le boum technologique du siècle ?"

"Je savais que je n'aurais pas dû te sauver, petit."

"Bruce... il y a vingt-cinq ans, tu as sauvé un orphelin d'un fou furieux, et tu l'as suivi de loin pendant des années... je ne saurais jamais assez te remercier pour ça."

Terry McGinnis pose sa main sur l'épaule du vieil homme - qui sourit, encore.

"Certes... on va dire que ce n'était peut-être pas entièrement une connerie. Mais dépêche-toi, quand même... la maîtresse de maison ne supporte guère les retards, et a besoin d'aide. Elle demandera déjà à B.J. de s'occuper des jumeaux, et Damian a défié Jason... ils auront besoin d'un arbitre."

"Et Cassandra ou Stephanie ?"

"Cassandra est en retard - elle coache une ballerine avant sa première. Et Madame Drake est occupée à sortir son cher époux de ses ordinateurs..."

"Ha ! Je vois. J'espère que les autres arriveront vite."

"Le commissaire Gordon et son mari sont déjà là, voyons. Dick a bien tenté de tarder, mais nul ne résiste à Barbara."

Terry sourit, acquiesce, et va se précipiter pour se changer.
Il laisse alors, Bruce seul - seul dans sa Batcave, seul face aux vitrines des costumes ; seul face à son Passé.
Il a soixante-cinq ans, maintenant ; a arrêté de porter le masque il y a quinze ans, quand ses adversaires se sont alliés pour former une attaque terrible - abominable. Il a failli mourir... il est mort, même, pendant deux minutes ; mais il est revenu. Et il a vaincu, avant d'accepter de laisser la place, d'abord à Dick, puis Damian, puis Tim - puis Terry, qui a pu avoir plus d'équilibre dans ce rôle que n'importe qui.

Quinze ans qu'il a arrêté.
Quinze ans qu'il ne regrette pas.

Le monde va mieux. Le monde demeure toujours dangereux, mais... des hommes et femmes se sont levés et se lèvent toujours pour le défendre.
La New Justice Society of America. Les Young Titans. Les Outsiders of Bat. Et la Justice League, bien sûr.

Le Joker a disparu - il s'en est occupé, enfin. Les menaces principales ont disparu. Le monde va mieux, et lui... lui s'est arrangé pour que ça dure.
Il n'aurait jamais cru, jadis, en arriver - en arriver à cette forme de paix... d'apaisement, oui. Plus jeune, il était perturbé, torturé, rongé ; brisé, oui. Evidemment, la douleur, la perte demeurent des plaies terribles en lui - mais elles ont cicatrisé.
Grâce à eux... grâce à ces hommes et femmes dont il fixe les costumes dans les vitrines ; grâce à ses proches. Sa Famille - qui l'a sauvé, littéralement.

Jamais il n'aurait cru cela possible... mais la fureur est retombée, oui.
Oh, elle demeure - la haine du crime, le rejet de la criminalité continuent de le hanter ; mais la fougue, la colère, la rage sont retombés. Grâce à ses proches. Grâce à ceux qui l'ont aidé, après qu'il les ait aidés ; grâce à ceux qui continuent sa quête, avec ses méthodes... et moins de fureur, heureusement.

Cela a réussi, pense-t-il en soupirant.
Gotham City va mieux ; et finira par être sauvée. Grâce à eux.
Il en est, maintenant, persuadé.

Bruce sourit, encore, quand il entend quelqu'un l'appeler - quand elle l'appelle. Craignant qu'elle ne s'empare d'une corde pour en user comme un lasso, ou pire comme un fouet, il choisit de suivre la demande... l'ordre. Le Chevalier Noir a été dompté par sa Dame.

Lentement, il se détourne et s'avance vers la sortie, vers le foyer, vers ses proches, vers Alfred qui raconte encore ses vieilles histoires aux jumeaux ; il se détourne de la Batcave, des ombres, des drames, des horreurs, des échecs.
Il s'en détourne, oui, et se dirige vers... la lumière.
Et, en s'y dirigeant, il appuie sur un bouton - et éteint. La Batcave. Son Batman. Sa fureur. Sa douleur.
Enfin.
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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 12:50
Faora était assise sur un immense trône sombre, les doigts croisés alors qu'elle observait le combat qui se déroulait dans l'immense arène de gladiateur sous ses pieds.


Elle était dressée dans une tenue sombre Kryptonienne, une sorte de large robe noire marqué par l'écusson de l'Épée de Rao, avec d'immenses épaulettes pourpres, forçant un servant tout près à baisser la tête pour ne pas être gêné par les dites épaulettes. Quelques autres hommes et femmes portaient un uniforme similaire et siégaient sur des trônes immenses mais bien moins grands que celui de la guerrière.


Pour les espèces désormais éteintes de la Terre, particulièrement les humains, 25 ans étaient longs et menaient à des changements physiologiques notables. Mais les gênes supérieurs de Faora lui permettaient de vivre bien plus longtemps que les misérables vermines de la Terre, et elle n'était pas affectée par les ravages de l'âge. Elle semblait aussi jeune qu'avant, quoi que son regard était rempli d'une flamme nouvelle.


La Terre n'était plus. Les cités ridicules des humains avaient été rasées pour faire place à d'immenses tours Kryptoniennes, qui dominaient les cieux et perçaient les nuages. Atlantis n'était plus que ruines et une base sous-marine avait été montée sur les squelettes et cadavres d'Atlantes, les nouveaux Kryptoniens, sous la direction des rares échappés de la Zone Fantôme, pratiquaient leurs arts sur les terres du génocide.


L'île des Amazones fut débarrassée de ses idioties antiques et devint un lieu pour vénérer Rao, qui avait permit aux Kryptoniens de re-bâtir leur civilisation en leur offrant la planète idéale. Si la base sous-marine enseignait l'art de la guerre aux adolescents, les temples de Rao étaient là pour que les jeunes enfants Kryptoniens apprennent la discipline ainsi que l'histoire de Krypton, et la légende de la Chef Suprême.


Les unités de couvent, présentes partout dans le monde, donnaient naissance à de milliers de nouveaux enfants Kryptoniens. L'ADN de certains d'entre eux étaient modifiés pour en faire des esclaves, des membres de la caste intellectuelle de Krypton, chargés de noter les exploits du fier peuple ou de s'occuper des nombreux systèmes informatiques de la planète. Ils étaient programmés pour trouver de la joie dans leur esclavage et leurs pouvoirs étaient réduits pour s'assurer qu'ils ne se rebellent pas si l'inévitable arrivait.


Mais la plupart des jeunes Kryptoniens étaient chargés de conquérir des mondes pour étendre le glorieux empire de Krypton. Tanagar, Korugar, Ysmault ne sont plus que souvenirs, ou ruines cosmiques, ou ont été terraformés en nouvelles Kryptons, parmi tant d'autres. Les plus grandes races de l'Univers avaient été anéanties dans des assauts surprises, n'ayant pas été préparé à des assauts de millions de Supermen, et les quelques survivants étaient massacrés en combat singulier.


Elle observait justement l'un de ces combats, observant alors qu'une figure puissante, drapée dans une armure sombre et équipée d'un casque, abattait des poings puissants sur le crâne du dernier des Daxamites, une race inférieure qui nuisait à la grandeur de Krypton auprès de l'univers. Les super-sens de Faora, plus aiguisés que quiconque vu le temps qu'elle avait passée sous le soleil jaune, lui permettaient d'entendre mieux que quiconque les rires du guerrier noir alors qu'il passait à tabac son ennemi.


Le gagnant du combat prit son ennemi au dessus de sa tête et le souleva avant de lever la tête pour chercher l'avis du public et de Faora, des ricanements et hurlement horribles s'échappant de la foule Kryptonienne qui observait la joute, effectuant des thumbs-down répétés pour exiger une exécution directe de l'ennemi. L'empresse de Krypton leva simplement la main puis abaissa son pouce, un sourire de satisfaction immonde apparaissant sur son visage alors que le gladiateur acheva l'espèce Daxamite avec un seul coup de genou sur le dos.


D'un geste hautain, le guerrier jeta son cousin sur une pile de corps aliens et s'envola directement vers Faora, enlevant rapidement son casque pour révéler un visage similaire à celui de son interlocutrice. Kar Hu-Ul était le digne héritier de Faora et de feu Zod, le premier des nouveaux Kryptoniens à naître et le plus redoutable de tous. Il avait passé assez d'années sous le soleil jaune pour obtenir une force comparable ou supérieure à celui de Kal-El.


En parlant de lui, la femme jeta un coup d'oeil vers plusieurs piques tout près de son trône, sur lesquels étaient empalés plusieurs crânes, encore équipés de leurs items iconiques. Il y'avait en tout sept crânes mais un était empalé avec son précieux symbole S, pour rappeler l'échec humiliant des El. Elle n'avait pas jugée bon de se rappeler de l'héritier de Kal-El, qui avait simplement été tué avec toute sa race.


Emmenez moi avec vous, mère ! Je me lasse de ces jeux ! 


Faora leva le poing à une vitesse bien trop grande pour que son fils puisse le comprendre et le frappa directement au nez, le propulsant en arrière, et se leva, souriante. Il était toujours debout, bien. Au cours de son enfance, un coup pareil l'avait toujours assommé.


Fils, je te pardonne ta vulgarité pour cette fois. Où veux tu aller ? Si tu gère bien la situation, je te laisserais diriger la planète conquise, tant que tu ne la détruis pas comme avant.


Oa est affaiblie et assiégée par nos forces, mère ! Puis-je m'y rendre ? Je suis sûr que nous pourrions nous approprier leurs armes. La race la plus grande de l'univers mérite de posséder tous les anneaux du pouvoirs.


Faora leva simplement la main, observant l'anneau jaune sur son doigt de façon casuelle et hocha la tête, un vrai sourire présent sur son visage. De la même façon, il révéla le sien.


Allons-y, mon fils, honore ton père et ta race.


Faora eut un sourire, un vrai, cette fois.


Et baignons l'univers dans son sang impur !
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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 16:17
Le soleil se lève sur un monde qui semble tout droit tiré d’un conte de fée. Ville médiévale fortifiée, un château aux hautes tours rappelant celui de Walt Disney, une population se mettant au travail dans une bonne humeur palpable : un lieu idyllique voire paradisiaque s’il en est. Qui aurait pu croire qu’un jour celle qu’on a dépossédé de son trône, qu’on a assassiné et transformée en la méchante de l’histoire reviendrait pour remettre en ordre ce qui ne l’était plus? Car derrière ce monde désormais en paix se cache des hectolitres de sang, de larmes et suffisamment d’ossements pour refaire la tour Eiffel avec. La guerre. Ce monde n’avait connu que cela depuis que sa souveraine légitime avait été écartée du trône. Et grâce à la plus improbable des espèces, maintenant, un futur radieux attend la jeune génération de ce monde. De son monde.

Tsaritsa, la Reine des Fables, regarde avec nostalgie quelque chose d’anachronique dans un monde à la technologie si reculée par rapport à ce que la Terre connait : des photos. Des photos de la planète qui lui a servi tant de refuge que d’inspiration et de gens qui ont su, à leur façon, influencer sa pensée, la détournant d’une voie de mort et de destruction mesquine pour créer quelque chose d’encore plus grand qu’elle-même, chose difficile au vu de la puissance du personnage. Mais ultimement? Elle l’a fait. Son monde est redevenu son monde et son cœur connait enfin la paix. Et elle ne compte pas laisser les Humains sans récompense. Rien n’est plus éphémère que la gratitude d’un souverain et plus éternel que sa colère : Tsaritsa a décidé d’inverser les paramètres. Elle n’oubliera pas de sitôt cette fascinante espèce, si riche en imagination et capable de merveilles.

Elle se souvient d’une des dernières grandes batailles de cette planète perdue contre une menace sans nom. Quelle surprise ce fut pour les défenseurs de ce monde de voir réapparaitre une ennemie qui n’avait pas montré le bout de son nez depuis longtemps? Si absorbée par son personnage de Jia Tessa Surits et la reconquête de son monde, Tsaritsa n’avait pas cherché plus qu’il ne faut à entretenir de vieilles querelles féodales. À la tête d’une armée, elle avait aidé à repousser l’ennemi une dernière fois. Qui n’aime pas une fin heureuse, surtout quand on est la Reine des Fables? Certes, Tsaritsa ne serait jamais rien d’autre qu’un archétype, défini par un ensemble de clichés plus que par une volonté propre. Ceci dit, grâce aux Humains, elle avait pu choisir son archétype parmi des dizaines voire des centaines de choix qui lui étaient précédemment inconnus.

Quand elle sort de sa contemplation, elle est stupéfaite de constater que quelques heures se sont écoulées. Elle doit prononcer un important discours aujourd’hui devant son peuple et pour rien au monde elle ne compte arriver en retard. Arriver en retard quand on peut se téléporter… Difficile d’accomplir un tel exploit. La foule est rassemblée, heureuse d’être là. Point de gardes pour forcer les gens à applaudir. Certes, il s’agit d’une monarchie absolue mais le peuple ne semble pas en souffrir. Tous mangent à leur fin. La souveraine idéaliste qu’elle a jadis été et qui a vécu à travers certains de ses personnages terriens est de retour. La tête haute et le regard fier, Tsaritsa prend la parole devant son peuple. Son peuple… Et tout ceci grâce à cette prodigieuse capacité de créer des Humains. Elle leur sera éternellement reconnaissante d’ailleurs, c’est certain.


« Nous sommes ici aujourd’hui pour fêter le premier anniversaire du Grand Renouveau. Nous sommes ici pour célébrer l’Humanité sans qui ce jour heureux n’aurait pas été possible. Pendant trop longtemps ce monde a été déchiré par la guerre. Sans une race mortelle et fragile mais pleine de ressources, le conflit serait encore maitre de nos vies. Nous pouvons résumer l’importance de ce moment par une phrase :

Il était une fois… »


Oh elle aurait pu tourner la page et se détourner de la Terre maintenant qu’elle a ce qu’elle veut. Elle est de retour à la maison. Elle a repris ce qui lui revient de droit. Mais elle ne compte pas jouer les égoïstes. Même quand elle était obnubilée par un seul objectif, reprendre son trône, elle a quand même œuvré pour protéger, à sa façon, la Terre. Les Humains lui étant trop précieux pour être simplement abandonnés comme de vieux mouchoirs. La Rheelasia Unie. La GOD. L’Alliance Pacifique Asiatique. Le culte de Hope. JTS Media Group. Tous ces projets, tous ces retentissants succès vont continuer d’évoluer même si sa présence se fait moins importante sur Terre. Elle a des siècles de guerre et de dévastation à réparer. Son monde doit guérir. Son peuple a besoin d’elle. Elle est leur souveraine. Pour certains, leur déesse. Sa place est à leur côté, assurément.

Mais elle n’est pas partie sans laisser derrière elle des agents capables de poursuivre son œuvre. Elle doit trop à la Terre juste pour se détourner d’elle. Trop de souvenirs. Le danger ne semble plus menacer la planète bleue avec autant de prédominance mais si jamais c’était à nouveau le cas… Elle reviendrait assurément pour montrer la porte aux envahisseurs… Avec toute la nature impitoyable que lui ont connue ses ennemis. Car si la paix est revenue au moins en partie dans son cœur, Tsaritsa reste convaincue d’une chose. Parfois, le meilleur moyen de construire, c’est de détruire. Il n’y aura pas de reddition. Il n’y aura pas de pitié. Quand elle fait le ménage, elle le fait de fond en comble. Son monde est sauf parce qu’elle a traqué et éliminé chaque ennemi à son règne. Un par un. Sans relâche. La colère d’un souverain de la citation précédemment illustrée.

Avec le temps, les esprits et les mémoires de ces êtres mortels et éphémères que sont les Humains vont oublier ce qui s’est passé et l’histoire de la Reine des Fables connaitra de nombreuses transformations. Tantôt la tyrannique souveraine d’un autre monde, tantôt la méchante repentie qui a participé à la dernière grande bataille de l’humanité. Peu lui importe que les faits ne soient pas relatés tels qu’ils se sont produits. C’est la beauté de l’imaginaire. C’est la plus grande force des Humains. C’est ce qu’elle admire chez eux. Ce désir, cette soif de liberté, ce refus d’accepter ses limites et de chercher à se dépasser, même si c’est un rêve éveillé, un fantasme ou un récit de fiction couché sur le papier. Quelle merveilleuse espèce. Il n’y en a pas d’autres comme elle dans l’existence.

Chaque fois que vous lirez un conte, une fable, une légende ou tout ouvrage incitant à l’imaginaire, concentrez-vous sur les lettres. Entre les espaces, vous distinguerez quelque chose de flou qui ne vous inspirera pas grand-chose, initialement. Mais le soir venu, quand le sommeil vous gagnera, vous serez transportés vers un monde qui autrefois avait fermé toutes ses frontières. Là-bas, vous serez accueillie par une souveraine qui pendant votre sommeil sera votre hôte. Et au réveil? Vous ne vous souviendrez plus de rien, si ce n’est que vous êtes inexplicablement heureux et fier de quelque chose. Quelque chose que vous auriez aidé à bâtir, sans savoir ce que c’est. Mais soir après soir, chaque fois que vous ferez ce petit rituel, vous retournerez là où la gratitude d’une souveraine est éternelle. Là où tout commence par ce qui est pratiquement une formule magique.

Il était une fois…


"Il était une fois..."



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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 17:07
Vous savez, à ce qu’il parait, la vengeance ne peut que vous détruire. On prétend que si vous voulez tuer quelqu’un, une fois que vous l’aurez fait, vous n’aurez pas trouvé la paix, loin de là. Que vous allez regretter votre geste. Que vous aurez tué une part de vous-même. Et bien laissez-moi vous dire une chose.

C’est de la pure connerie.

J’ai tué Beast Boy. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis.

C’est quand même drôle, en un sens, de considérer que ma fin heureuse à une histoire tragique finisse avec plus de haine et de tristesse que de joie. J’ai tué Beast Boy, de sang-froid, je l’ai assassiné après l’avoir détruit, petit à petit. Et je ne regrette rien. Si j’avais à regretter quelque chose c’est ne pas avoir agi plus tôt. J’ai vengé la mort de ma mort. C’était un accident, qu’ils ont toujours clamé. Beast Boy n’aurait jamais tué comme ça, qu’ils ont affirmé. La vérité est malléable et écrite de la main du vainqueur. Et comme j’ai gagné, je vous dis que Beast Boy était un meurtrier et qu’il a détruit la vie d’une jeune femme innocente. En tuant Laura De Mille, il a aussi tué Gemini de Mille.

Hypocrite direz-vous, venant de la part d’une mercenaire et d’une assassin… Mais en même temps, cela n’aurait pas été mon futur sans le crime de Beast Boy. Maintenant, vous vous demandez probablement si je crains pour ma vie. On ne tue pas un super héros sans se retrouver avec ses potes aux fesses. La réponse est non. Je suis retournée en France, dans la demeure qui m’a vu naitre et j’y mène une expérience paisible. De temps en temps, je retourne faire mon boulot de mercenaire histoire de ne pas perdre la main, sinon je reste un pilier de ma communauté. J’organise des réceptions sur ma vaste propriété et parfois, je reçois la visite de vieux amis qui ont travaillé avec ma mère.

Je suis heureuse. Je connais enfin la paix. Quand je me regarde dans le miroir, je revois, tranquillement, l’ancienne Gemini revenir. Ce sentiment de légèreté dans mon cœur. De la joie… Bon sang, j’avais oublié ce mot de quatre lettres. Je vois le soleil après la pluie. Mieux encore. L’arc en ciel. C’est merveilleux, fantastique, même. Je…

Et quand je pense qu’à un moment, j’ai vraiment considéré abandonner mes plans de vengeance. De… Pardonner… Au meurtrier de ma mère. Puis je me suis rendu compte d’une chose. Trop souvent, ceux qui vous font la morale n’ont pas vécu ce que VOUS avez vécu. Ils jugent comme des bâtards moralisateurs sans savoir de quoi ils parlent. Et même quand, en de rares exceptions, ils savent de quoi ils parlent, c’est qu’au fond, ils n’ont jamais eu les couilles de faire ce que vous voulez faire. Dans la nature, c’est œil pour œil, dent pour dent. La loi du plus fort. Mettez tout le crémage juridique que vous voulez, ça reste la même chose chez les humains malgré nos airs de civilisation.

Un bruit derrière moi me fait me retourner et je souris. Se jette dans mes bras Inque De Mille, ma fille. Oui. Ma fille. Insémination artificielle, les miracles de la science moderne. Je sais que ma mère aurait voulu que je continue ma vie, même sans elle. Qu’elle aurait voulu que je me donne un futur. Quel meilleur futur qu’un enfant? On dira ce qu’on voudra mais ils restent notre avenir. Je lui ébouriffe les cheveux en me disant que c’est fou comme elle a les yeux de ma mère. Raison de plus pour me dire que c’est ma fille et pas celle d’une autre, vous ne pensez pas? Si on m’avait dit un jour que je prendrais une semi-retraite pour fonder une famille, je ne l’aurais pas cru.

Et pourtant… C’est bien ce qui est en train de se passer.

Correction. C’est ce qui se passe.

Inque, que je lui dis, si tu es là c’est que tu as terminé tes devoirs, exact? Avec un air angélique que je ne connais que trop bien pour avoir usé des mêmes artifices sur ma mère, elle me dit qu’elle préfère passer du temps de qualité avec sa maman. Manipulatrice, va, elle tient vraiment de moi. Et elle a de l’ambition la petite! Elle veut devenir mairesse du village d’à côté quand elle sera grande. Moi? Elle peut devenir membre du GIGN si elle veut. Tant qu’elle ne marche pas sur mes traces, je serai heureuse. Une vie de crime? Non. Ce n’est pas le futur que je lui souhaite.


« Inque, un jour tes battements de cils mettront à genoux les garçons et les filles de ta classe mais ton air de fausse innocence ne fonctionne pas avec moi. Tu oublies une chose, gamine. Les trucs que tu utilises ont été inventés bien avant toi et raffinés par les générations futures. Tu penses que je ne faisais pas les mêmes simagrées à ma mère? Tu verras, tu verras, quand tu auras des enfants, ils te feront la même chose! »

Elle rit, je ris et je me dis que la vie est belle. Pas parfaite. Ma mère me manque énormément, bien sûr. Mais avec une descendance, les choses changent, les perspectives se modifient. Et contrairement à moi, je m’assure que son père reste dans les parages. Enfin. Son père. Disons la deuxième partie de mon couple. Si jamais il m’arrive quelque chose, Inque ne sera pas toute seule. Inutile de répéter un drame sur plusieurs générations. Brave petite. Un enfant, ça change votre vie. Je comprends mieux certaines choses que m’avait dit Madame Rouge, à l’époque. Encore que techniquement, c’est moi qui porte ce titre maintenant. En son honneur. À sa mémoire.

Ce qui fait d’Inque techniquement Mademoiselle Rouge mais comme je l’ai dit… Jamais je ne laisserai Inque marcher sur mes traces. Je… Tiens, on sonne. Et je sais déjà de qui il s’agit. Un certain gorille intelligent et un cerveau dans son bocal. Avant même de pouvoir faire trois pas, Inque est déjà en train de dévaler les escaliers en faisant autant de bruit qu’un troupeau d’éléphant avant d’ouvrir la porte et de s’exclamer « Tonton Brain! » J’avais oublié ô combien les enfants ont de l’énergie. Ô combien les regarder peut apporter une mesure de joie. Je suis contente d’avoir enfin laissé derrière moi un passé douloureux. Et de voir réuni aujourd’hui les gens qui comptent le plus à mes yeux?

Je suis convaincue d’une chose. Quel que soit le futur qui m’attend ou les embûches qui se dresseront sur ma route… En fait personne ne le dit mieux que la grande Édith Piaf elle-même, n’est-ce pas? Oh vous savez très bien ce que je vais dire. Oh que oui.

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien…


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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 18:26
À ce qu’il parait, on devient plus sage en vieillissant. HA HA HA! Quelle excellente blague! Je peux vous garantir que c’est absolument faux pour nous, êtres de la Cinquième Dimension. Surtout mon père qui est fou de joie. Avec la Terre globalement saine et sauve, il peut embêter autant qu’il veut Superman. Au nombre de versions alternatives de la Terre, de l’univers ou du reste, si ce n’est pas sur celle-ci, ce sera sur une autre. Il est comme ça mon père. Toujours à chercher un moyen de s’amuser. Ma mère risque de devoir encore plus prendre son mal en patience mais en quelque part, je suis sûre que madame cœur de glace est amusée par les frasques de son époux. Beau papa lui fait toute une tête parce que bon, Raven et moi, on est toujours en couple et avec un interdit d’embêter la Terre… Bah disons qu’un démon, ça n’aime pas devoir…

Comment dire… Capituler? En général c’est lui qui dicte les règles et là, il se les fait dicter. Je peux comprendre son mécontentement, je déteste devoir suivre les règles moi aussi. Mais bon, avec plus de temps pour moi et un univers ou deux de possibilités et comme Raven n’est plus forcée de sauver le monde du demi-million d’imbéciles qui vont tenter de faire mumuse avec des forces qui les dépasse, je prévois plusieurs expéditions et explorations de l’occulte en d’autres endroits de l’univers. Bah quoi? Raven adore enrichir ses connaissances et moi, je vais pouvoir tester si l’humour est un concept universel ou non. Imaginez que j’apprenne une blague que personne n’a jamais entendue sur Terre, ce serait vraiment cool! Hey, la vie n’est pas forcément sauver le monde ou tenter de le détruire, ok? Moi j’ai décidé de ne faire ni un ni l’autre. Tout simplement.

Je dois dire que quand j’ai fait le pari, il y a un demi-siècle de cela, qu’un jour les conflits majeurs prendraient fin sur Terre, je ne pensais pas l’emporter. En fait, la discussion autour de la table avait bien commencé puis le père de Raven avait dit quelque chose à propos de je ne me souviens plus quel cataclysme il avait déclenché sur une planète X et mon père avait rétorqué un truc du genre « tant que tu ne touches pas à Superman », avant de se lamenter sur le fait qu’à ce train-là, Superman ne prendrait jamais sa retraite et ultimement, comme dans toute conversation avec Trigon, on en arrive au chapitre : « bad is good ». Le mal va gagner la guerre contre le bien. Excédée d’entendre toujours la même rengaine, j’avais décidé de faire un pari à l’échelle d’un siècle. Entre immortels ou quasi immortels, un siècle, c’est trois fois rien, non? Ça fait un choc quand même.

La Terre, Nexus de je ne sais combien de complots, menaces et autres, laissée à elle-même avec ses problèmes d’Humains, à une échelle considérablement plus petite. Vous y croyez, vous? Au début, moi non plus mais il faut bien se rendre à l’évidence. C’est une réalité. Plus de temps pour des farces, plus de temps pour moi. Plus de temps pour mon couple. Peut-on demander quelque chose de mieux? Sans doute mais je me suis toujours contenté de relativement peu. Encore que peut-être que j’ai un peu abusé lors de ma dernière blague. Juste un peu. Ce que j’ai fait? Euh… Bah… Ce n’est pas aussi pire que ça en a l’air, déjà pour commencer. Disons que les Humains ne sont pas habitués à voir autant d’arc en ciel et d’aurores de tout type dans leur ciel. Pourtant c’est joli à regarder. Moins quand tout d’un coup on le perçoit comme le signe avant-coureur de… Euh…

La fin du monde. Rien que ça. Pourtant c’était juste pour célébrer avec eux cette paix (re)trouvée. Moralité : avant de faire un truc sympa, toujours valider avec Raven pour éviter de causer une panique à l’échelle mondiale. Peut-être que la pluie d’étoiles filantes était vraiment de trop. Allez savoir. Le fait est que si pour la plupart des super héros, la fin des grosses menaces veut dire une retraite ou une pré retraite bien méritée (le crime en général et certains super criminels sont encore en activité) et que pour ce qu’il reste de super criminels, c’est un excellent moment pour repenser ses projets d’avenir, pour moi les choses sont globalement les mêmes. S’amuser, tout simplement. Facile, ça. C’est à la portée du premier imbécile venu et c’est bien connu : le rire fait vivre plus vieux. Pour moi c’est parfaitement inutile mais pour les autres autour de moi… C’est utile.

Je ne pensais pas dire ça de sitôt mais un petit congé de la Terre ne sera pas de refus. Je suis une digne héritière de la Cinquième Dimension. Nous sommes des gens curieux qui aimons explorer et expérimenter. La Terre, c’est bien mais après quelques décennies, on a l’impression d’en avoir fait le tour. Par respect pour Raven, je ne me suis jamais plain de la chose mais maintenant que nous avons l’occasion de changer d’air… Oh mais la Terre va me manquer. On y a fait des trucs si cool! Star Vs the forces of evil, Wander over Yonder, Gravity Falls… Est-ce qu’on trouve des séries télé aussi cool ailleurs dans l’univers? Raison de plus pour aller voir, en fait! La seule chose qu’une « paix globale » change pour moi c’est de pouvoir reprendre mon exploration de ce qui est. Mais pour vous, les Humains? Je suis vraiment contente pour vous. Sincèrement. Je le jure!

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la Terre, je pensais y rester… Quelques temps seulement. Je connaissais, bien sûr, pour avoir fait quelques expériences durant mon adolescence. Sauf que j’avais oublié une chose. Quelque chose que vous m’avez rappelé. On trace sa propre voie dans la vie. J’ai toujours été dans l’ombre de mes parents, à tenter d’être une héritière digne de ce nom. Le nom des Mxyzptlk est extrêmement puissant. Important. En être l’héritière veut dire un énorme poids sur ses épaules. Et puis j’ai rencontré Jimmy Olsen, Beast Boy, Raven, Superman, Anthony, John Constantine et des dizaines d’autres personnes au travers desquelles j’ai enfin réalisé que je suis qui je suis… Et que je dois capitaliser là-dessus. Je ne serai jamais aussi fou que mon père, un vrai génie malgré tout. Je ne serai jamais le calme froid et clinique de ma mère.

Je suis une farceuse. Je suis une aventurière. Je suis en couple avec une sorcière démone. Je suis Maggie Marzena parce que c’est la façade humaine que je me suis construite. Avec vous, les Humains, grâce à vous, les Humains. Vingt-cinq ans plus tard, une paix relativement globale. Donnez-moi en vingt-cinq autres et je vous garantis que je vais vous rendre au centuple tout le bien que vous avez fait pour moi. Après mon expédition aux confins de l’univers avec Raven. Il ne faut pas oublier une chose à mon sujet et pour rappel je citerai la version française de « la balade de Star Butterfly » : la magie est ce en quoi elle excelle, ravageant tout comme une vraie catastrophe naturelle! Bon, la magie, ce n’est pas exactement de la magie mais vous comprenez le principe. Adieu la Terre, mon expédition commence mais dans vingt-cinq ans, vous allez entendre ma phrase fétiche juste avant de recevoir toute une surprise.


« Une fois c’est une farceuse, comprends-tu… »


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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 18:58
- Allez Ollie ! Laisse la caméra et rejoinds nous !

La vidéo se stoppe une nouvelle fois mais je ne la relance pas, ça fais déjà trois fois aujourd'hui et il faut que j'économise la batterie de la caméra. Je la pose sur la table et m'approche de la fenêtre et regarde entre les planches, dehors tout semble calme pour l'instant peut-être que cette nuit sera plus tranquille que la précédente.
Je detourne le regard et m'allonge difficilement sur le lit, je ne suis pas réellement fatigué mais mon corps ne tient plus le choc et ça c'est pas d'aujourd'hui.

Dix ans déjà... Dix ans que je vis ou plutot survis dans ce qu'il reste de la ville de Star City et pour le reste du monde impossible à dire mais cela ne m'intéresse pas de toute façon. Pourquoi me soucier de ceux qui nous ont abandonné il y a tant d'années ? Les héros de la Justice League et les autres qui ont détourné le regard lorsque la ville à été assiègé. Certes certaines menaces étaient importantes mais je ne leur pardonnerai jamais cet abandon et tout ce qui a suivis mais c'est à moi que j'en veux le plus, j'aurai du comprendre dès le début mais à l'époque je n'est pas réfléchit et aujourd'hui je suis trop vieux et il ne reste plus rien à sauver...

Tout à commencé il y a dix longues années, à l'époque Star City était défendu par la Team Arrow composé de plusieurs membres prêt à tout pour sauver leur ville même à faire le sacrifice ultime... Chose qui arriva.
Tout d'abord la révélation au grand jour de l'identité de Green Arrow par une source non identifié qui m'obligea à quitter mon poste de Maire puis le vote de la loi anti-héros qui fut voté par le Maire remplaçant nous obligeant à vivre caché, puis le Maire qui n'était personne d'autre que Komodo pris le contrôle totale de la ville. La ville fut fermé et une dictature fut mis en place, nous avons demandé de l'aide à la league et au gouvernement mais personne n'est venu... J'ai donc monté une milice pour tenter de renverser Komodo mais le "soulèvement" échoua et il eu de nombreux morts dans la population et les premiers de la Team Arrow, Roy et Félicity...

Après cette épisode la ville est devenu un enfer sur terre mais nous avons continué à combattre en vain et ils sont tombés mes un après les autres. John, Mia, Emiko, Connor, Dinah... Aucun n'a survécu, tous sont mort sans que je puisse y faire quoi que ce soit, depuis je vis caché, vieux et diminué attendant que la mort m'emporte.
J'ai tout d'abord pensé que je succomberai aux blessures de mon dernier combat mais le destin en a décidé autrement mais ce jour là je suis quand même mort, je suis devenu une coquille vide errant sans fin dans un enfer sur terre.

Je me redresse pour allumer la radio, cela fait des années que je ne l'ai écouter mais aujourd'hui cela fait dix ans que la ville à chuté et je souhaite écouter ce qu'il y a dehors. Je demarre la radio et la voix de Komodo que je reconnais bien retentit dans l'enceinte.

- Star City ! Dix ans ce sont écoulé depuis que notre ville est libéré du monde ! Le pouvoir unis des Outsiders nous a permis d'être isolé du monde des hommes afin de vivre dans notre paradis. Ensemble nous avons établit un monde dans lequel chacun d'entre vous est libre d'être ce qu'il est au fond de lui. Ensemble nous avons bâtit cette armée puissante et il est temps pour nous d'élargir notre monde ! Ce soir la barrière sera lever durant quelques heures ce qui permettra d'agrandir notre domaine. Le monde extérieur n'aura pas le temps de réagir assez rapidement mais les héros eux le peuvent ! Cependant rappelez vous du Green Arrow et de son échec face à nous et pourtant à l'époque nous étions moins nombreux et moins fort ! Ce soir là victoire est notre ! !!!


Je reste figé par les mots que j'entends, toutes années rester dans l'ignorance et le mépris sans rien faire... Mon coeur bat à toute vitesse et je commence à avoir le tournis. Je m'allonge à nouveau mais mon coeur continu de s'emballer ainsi que mon cerveau. L'heure du jugement dernier est arrivé, ce soir je peux changer mon destin et celui de ma ville, c'est ma dernière chance, mon dernier échappatoire.
Je me lève et m'accroupis devant le lit pour tirer une vieille malle contenant des objets venu d'outre tombe. Je regarde le costume vert et l'arc et des frissons parcourent mon corps tout entier.

Debout sur le toit de l'immeuble je regarde ma ville caché derrière mon masque et ma capuche. Ce soir la boucle sera bouclé, je finirai ça comme je l'ai commencé, seul.
Cependant je ne pourrai pas vaincre une armée seul mais je n'aurai pas à le faire. Je sors de ma poche la balise procuré par la league 25 ans plutôt, les héros sauveraient cette ville moi je ne suis pas un héros, je ne l'ai jamais été et ne le serai jamais et ce soir je vengerai cette ville. J'ai appuyé sur la balise et sans surprise elle s'est enclenché, bientôt la Justice League ou sa relève viendrai, il était temps pour moi d'affronter mes démons ou plutot mon démon. J'attrape une flèche dans mon carquois, bande mon arc, vise le ciel et decoche. La flèche verte file dans l'obscurité de la nuit puis explose projetant des particules de lumière verte qui seront visibles à des kilomètres à la ronde. Une personne comprendrait le message et il viendrait pour moi.

- Après toutes ces années... Je me demandais quand tu te déciderai de te montrer. Après tout ton corps n'a jamais été retrouver

Je me retourne pour faire face à Komodo le visage cachet par son éternel masque. A première vue il semble plus en forme que moi mais je n'ai pas peur et je lui souris.

- C'est ce soir que tout ce termine Komodo, je vais te donner ce que tu attends depuis toutes ces années, ma vie. Mais une fois de plus tu n'auras pas gagné car jamais tu ne gagneras.

Sans lui laisser le temps de répondre, j'attrape une flèche dans mon carquois mais mes gestes sont lents et deux flèches me percute le torse et pénétre ma chair pour s'enfoncer profondément. Je lâche mon arc et tombe à genoux, j'enlève mon masque et ma capuche tout en souriant tandis que du sang coule de mes lèvres. Komodo me parle mais je n'entends pas, derrière lui des explosions ont lieu suivis par des hurlements.

- C'est finis... Star City est enfin libre et moi aussi... Dinah, Emiko... J'arrive...

Dans la nuit parsemé par la lumière des combats le Green Arrow s'ecroula sans un bruit. Oliver Queen l'enfant de Star City trouva enfin le repos qu'il méritait tandis que la Justice League détruisait les forces des Outsiders désormais privé du pouvoir de la flèche avec la mort de son dernier représentant. Pendant toutes ces années Komodo avait cru détenir le pouvoir de la flèche mais en réalité il devait son pouvoir qu'à la survit du Green Arrow, pouvoir qui disparu avec ça mort.

Quelques années plus tard la ville fut reconstruite et en son centre la statue de son éternel protecteur fut placé. Comme Superman à Metropolis, le Green Arrow resterait gravé dans l'esprit et le coeur des habitants pendant des generations...


Fin.


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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 19:05


Question. Que fait la badass de la famille Superman quand une sorte de paix globale s’installe sur Terre. Réponse. Elle traque ce qu’il reste de crime à Metropolis et elle lui botte le cul. Hey, il faut bien rester en forme que je sache. Ça et elle est devenue propriétaire du bar où elle travaille, l’Afterlife. On dira ce qu’on veut de la Terre, des Humains, de Metropolis et tout ça mais je suis ici pour rester. C’est ma planète d’accueil, en tant que Cir-El, c’est ma planète natale, en tant que Mia Kent et je ne compte pas la quitter. J’y suis. J’y reste. En fait vous savez quoi? C’est vraiment génial de juste pouvoir vivre sa vie normalement sans devoir sauver le monde à toutes les deux minutes. Non mais c’est vrai. Pensez-y. Où c’est écrit que je job de super héros, c’est un job un, à temps plein et deux, à vie? Nulle part. Voilà où c’est écrit. Tout simplement.

Déjà, pour commencer, je ne voulais pas de ce boulot. Ensuite, quand je l’ai accepté, je l’ai clairement dit à Clark à l’époque. Moi, je suis plus Batman que Superman, je n’hésite pas à cogner. Enfin, je fais ce que je veux de ma vie, je ne suis tenue à rien par personne. Pour rappel, pour ceux qui ne seraient pas au courant, je me suis VOLONTAIREMENT effacée de l’existence pour sauver le monde, l’univers et le reste des machinations d’une des incarnations futures de Brainiac avant de revenir par je ne sais quel Mumbo Jumbo à la vie et sur Terre. Mon sacrifice ultime, je l’ai déjà fait. En fait je suis carrément en train de faire ma carrière de super héroïne à l’envers, si ça se trouve. Qu’importe. Ce qui est vraiment important, c’est que Cir-El et Mia sont non seulement réconciliées mais que nous regardons vers l’avant avec le sourire. Le sourire du chat qui va manger le canari…

Mais un sourire quand même. Vous savez quoi? Je ne pense pas raccrocher la cape un jour. Ne serait-ce que pour regarder le regard terrifié des truands quand je débarque. Mais considérez-moi en préretraite. Une réserviste. Je continue de botter le cul des criminels mais si je prends une semaine de vacances à Noël, vous vous démerdez sans moi. Il y a une chose de vraiment génial avec cette planète. Vous retirez de la circulation un héros et quelqu’un va se dresser pour tenter de combler le trou. Le crime fait pareil mais là, je félicite la ténacité des Humains, pas leurs mauvais penchants. Je comprendre mieux pourquoi est-ce que Mia tenait tant à travailler dans un bar. On voit vraiment, curieusement, ce qu’il y a derrière pas mal de masques de pas mal de gens. Oubliez les cliniques de thérapie, tout le monde au bar, ça incite naturellement à la confidence.

Nous n’avons plus cette rage face à la vie. Peut-être que c’est ça, grandir, au fond. Savoir laisser le passé derrière soi et avancer ou mieux encore, apprendre de ce dernier pour se forger un futur. Entre une orpheline qui a connu la rue et les abus et le produit d’une éprouvette en laboratoire, la vie comme vous la concevez… On ne connait pas vraiment. En fiat je dirais qu’on ne connait pas du tout. Mais les dernières vingt-cinq années ont été vraiment très bénéfiques pour nous et je dois dire que je ne regrette pas l’aventure. Oh elle a eu des airs de montagnes russes avec ses hauts et ses bas mais en même temps, si on veut être honnête… Si la vie était parfaite et sans encombres, je serais la première à hurler à la mort devant un truc aussi emmerdant. Comment il disait ça déjà? Ah oui. La fleur qui s’épanouit dans l’adversité est la plus rare et la plus belle de toutes. Voilà.

Bien dit Cir-El. À mon tour de raconter, si tu permets. Mais je t’en prie, Mia. Alors… Tout ce que ma Kryptonienne de colocataire de tête vient de dire est vrai. L’Afterlife est à moi maintenant et je dois dire que jamais je n’aurais pensé prendre autant de plaisir ou de fierté à avoir un commerce bien à moi. Si vous cherchez un oasis de tranquillité, dans la journée, et de party, dans la soirée, venez faire un tour. Nous sommes toujours ouverts. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Quand Cir-El disait précédemment que les bars incitent, curieusement, les gens à se confier, c’est vrai. Très vrai même. Et comme une bière, un verre de jus ou un sandwich ça coûte moins cher qu’un psy, des gens qui viennent se confier, on en voit un paquet. Vous savez ce qu’on dit : ce que le barman entend reste confidentiel. Dans mon cas sauf si ça contrevient à la loi mais c’est un détail.

Logiquement on s’attendrait à ce qu’un commerce qui ne ferme jamais soit condamné à faire faillite. Mais non. Oui, il y a des temps morts mais moindrement que c’est le début des cours ou qu’il y a un party de bureau, les lieux se remplissent et des fois, il faut REFUSER de faire entrer plus de personnes. Certaines soirées, les soirs de match, les gens RÉSERVENT à l’avance leur place. Je suis plus du genre premier arrivé premier servi mais bon. Quand un groupe d’amis veut passer une soirée pour célébrer un événement X, je l’avoue, je suis du genre à me montrer plus sympathique que d’ordinaire. Profitez de la vie. Elle n’est pas toujours belle mais elle en vaut largement la peine. Je sers la communauté à ma manière, sans un « S » sur la poitrine. Et ça fonctionne. Beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé initialement, s’il faut être honnête.

Je continue d’aller sur une base semi régulière aux karts et au paintball avec Lois, ma mère adoptive. Tenter de faire quelque chose avec Clark est plus… Difficile. Ça l’a toujours été, ce le sera toujours. Certaines personnes ne savent vraiment pas profiter de la vie il faut croire. Avec la préretraite de Cir-El, je songe à peut-être agrandir le bar. Acheter un deuxième établissement est hors de question. Je ne peux pas être à deux endroits en même temps (enfin si, avec de la super vitesse, c’est tout comme) et je tiens à être là pour ma fidèle clientèle. J’ai déjà soumis quelques idées à l’hôtel de ville et pour le moment, ils sont plutôt d’accord avec ce que je propose. Dans le pire des cas, une demande d’aide à la chambre de commerce de Metropolis et ils vont donner la poussée nécessaire pour l’approbation des travaux. Des gens sympas, les habitants de Metropolis.

Je suis vraiment contente de ne plus avoir la rage au ventre. Ou est-ce au cœur? Des fois je ne connais pas la formulation exacte des expressions. Je ne cauchemarde plus, ce qui est un gros plus et botter le cul de Brainiac personnellement… Enfin… Cir-El a botté pour nous deux le cul de Brainiac pour ce que son lui du futur nous a fait… A été très thérapeutique. C’est bien de pouvoir se débarrasser de ses démons. De pouvoir regarder le futur et d’y voir plus de positif que de négatif. Je suis enfin devenue une personne ordinaire. Non. Je reste extraordinaire. Mais ordinaire dans le sens qu’en quelque part je n’en veux plus au monde entier. Et ça… C’est vraiment bien. Je ne sais pas ce que demain me réserve mais je suis convaincue d’une chose. On voit toute sorte de choses merveilleuses quand on bosse dans un bar. On voit toute sorte de choses merveilleuses à l’Afterlife.

Alors je vais continuer de voir des choses merveilleuses dans ma vie en tant que propriétaire de l’Afterlife…


"Je dis ça, je dis rien mais rien ne sert de courir, tu seras juste fatigué quand je t'aurai rattrapé."



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MessagePosté le: Mar 28 Nov 2017 - 20:24
Le monde a changé - en mieux.
Les esprits scientifiques se sont unis pour trouver des solutions aux plus grandes crises, et les responsables politiques ont fini par reconnaître leur incompétence pour laisser quelques spécialistes prendre la main ; et ça fonctionne.
Les dérives écologiques commencent à être contrôlées, les abus sont sanctionnés et supprimés. La faim recule, les inégalités sont refrénées, les guerres sont limitées ; rien n'est parfait, mais l'Humanité va dans la bonne voie.
Surtout, les Héros demeurent présents - et si les grandes menaces ont été vaincues, stoppées, ils continuent d'assurer la sécurité et la protection des plus faibles. Mais plus forcément sous les mêmes formes.

Jadis, Ivy Town n'était qu'une ville moyenne, évoluant à l'ombre des mégalopoles que sont Metropolis, Gotham City, Central City ou même Star City. Concentrée sur les études, la recherche, bénéficiant d'une Université d'élite spécialisée sur la Physique, elle n'a fini par attirer l'attention qu'à l'arrivée du professeur Alpheus V. Hyatt, génie extraordinaire qui a ouvert la porte du Temps ; il fut rapidement accompagné par le scientifique Raymond Palmer, qu'on découvrira plus tard être le Héros Atom.
D'autres ont suivi sous le nom et le costume, bénéficiant tous de la technologie de changement de taille du micro-Héros ; leurs destins furent difficiles, souvent ponctués de drames, mais... les gens d'Ivy Town savent tenir et persévérer, en espérant une issue heureuse. Et les Atoms ne font pas exception.

Ainsi, Ray Palmer finit par vaincre ses défis, et s'ouvrit finalement aux autres en dépassant ses complexes et incertitudes. Aidé par ses proches, ses amis - Carter et Shiera Hall, Barry et Iris Allen, Jennie-Lynn Hayden qui est demeurée une camarade et une amie fidèle - mais aussi par une certaine jeune femme extraordinaire, il finit par assumer pleinement son potentiel... et changea définitivement Ivy Town.

Quinze ans plus tôt, quand la majorité des menaces furent vaincues, Atom décida de s'occuper réellement de sa ville - et du problème de surpopulation qui affecte le monde. Si les Entreprises Wayne sont parties sur le principe des immeubles flottant, Ray partit sur autre chose... la miniaturisation !



Ivy Town a donc été miniaturisée, première cité microscopique d'Amérique ; mais si elle impressionne, excelle et permet aux habitants de débuter une nouvelle vie, absorbant même volontairement une partie des populations de migrants des pays en danger, Ivy Town attire surtout les envies et les abus... beaucoup veulent la détruire, sur le seul principe d'agir ainsi.

C'est le cas, aujourd'hui.
Deux voitures filent sur les routes, et passent par des chemins obscurs pour éviter les contrôles ; elles débouchent, très vite, dans la vallée où, jadis, tout Ivy Town était placée - et qui comprend maintenant cette micro-ville qui, si elle était à taille normale, serait l'équivalent de trois fois New York.
A l'intérieur, les occupants sont avinés, drogués ; ils sont bêtes, ils sont méchants, ils veulent détruire. Et ils sortent, finalement, en s'emparant de battes de baseball pour détruire ce qu'ils considèrent comme des maquettes... mais qui correspond à une vie, une Humanité juste différente.

Les hommes s'avancent, donc, ouvrent violemment la porte d'un hangar menant à l'intérieur - mais ils n'iront pas plus loin.
Car à peine ces sales types pénètrent-ils à l'intérieur que tous sont chacun... frappés ; soûlés de coups, fracassés, propulsés au sol par... des mouches. Des formes de mouches. Des sortes de petites choses, qui volent et vont et viennent partout, pour les plonger par terre.
Cela ne dure que quelques instants - mais ces sales types sont stoppés, brisés.


"Vous l'ignorez sûrement, mais Ivy Town dispose d'un régime constitutionnel spécifique."

Une voix s'élève, dans ce silence à peine ponctué de grognements, alors qu'une forme s'élève dans les airs et change de taille...
... pour que ces sales types voient directement leur ennemi.

"Cela implique que nous pouvons faire ce que nous voulons de vous."

Ray Palmer croise les bras, et les fixe. A ses côtés, les mouches se placent à côté de lui - mais ce ne sont pas des mouches.
Ce sont Ryan Choi, Rhonda Pineda, Albert Rothstein et quelques autres... l'Atom-Squad, la force de paix et de police d'Ivy Town.


"Heureusement, on ne veut pas d'ordure chez nous, hein ?"

Atom sourit, et fait signe à l'Atom-Squad de prendre le relais ; lui se détourne, et va regarder Ivy Town, minuscule - la ville. Sa ville.
Il soupire, satisfait. Il n'a jamais pensé qu'il irait aussi loin, qu'il oserait autant, mais il est heureux d'y être arrivé. Il a cinquante-six ans, maintenant, et il sait que c'est une de ses dernières sorties en costume ; ça ne le gêne pas. L'Atom-Squad fonctionne bien, et Ivy Town est globalement sécurisée ; la Justice League les surveille de loin, et le monde a plus besoin de lui comme Ray Palmer, héraut scientifique de la miniaturisation, que du Héros Atom.


"Hello."

Alors que ses camarades emmènent les imbéciles avinés, Ray entre en communication avec sa maison - son foyer. Et, surtout, celle qui l'y attend.

"La situation est réglée... non, tout va bien. Oui, tu avais raison, je me fais vieux pour ça - hey, arrête, déjà Ollie me gave avec cette histoire de teinture. J'aurais dû prendre celle d'Hal, je sais, je sais... bref. J'arrive.
Oh, les garçons sont là ? Et Dejah aussi ? Et tu nous fais ton guacamole ? Super. Je me dépêche. Dis-leur d'affûter leurs neurones, j'ai de nouvelles questions à... oui, bon, OK, je ne me concentrerais pas là-dessus. Mais bon, laisse-moi tester un peu les élèves d'Harvard, eux qui se croient si meilleurs à Ivy... bah, d'accord, j'arrête. Oui, sinon, ils éclaireront encore toute la nuit, et je sais que l'Orange est désagréable à gérer... oui, mieux vaut éviter de les énerver, le Rouge non plus ne m'attire pas.
OK, j'arrive. Hey, au fait... laisse la lumière allumée, hein."


Palmer sourit, pouffe même après sa réflexion humoristique qui, heureusement, fait rire sincèrement la femme à l'autre bout du fil - et coupe la communication.
Il regarde encore un peu la ville - sa ville. Son Passé, si difficile et plein de drames. Son Futur, si plein d'espoirs. Et son Présent, si agréable après tant de douleurs.
Il rapetisse, alors... et file vers Ivy Town. Vers sa maison. Vers son foyer. Vers sa lumière, finalement.
Vers sa vie, équilibrée - enfin, aussi.


Présentation. - Fiche RP. - Demandes de RP. - Présentation des PNJs.
Tor lorek san, bor nakka mur, Natromo faan tornek wot ur.
Ter Lantern ker lo Abin Sur, Taan lek lek nok--Formorrow Sur!

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MessagePosté le: Mer 29 Nov 2017 - 13:24
La nuit est froide, sombres.
Une obscurité profonde règne dans une zone oubliée, abandonnée d’une ville anonyme. Un vent brutal règne, puissant, qui s’enfonce dans les vestes, les bonnets, les gants, les vêtements ; l’heure est tardive, la saison hivernale, et très peu de gens sont encore dehors, et tous se précipitent pour rentrer chez eux – au chaud, en sécurité.
Tous… ou presque.

Dans cette zone oubliée, abandonnée de cette ville anonyme, un léger crissement, régulier, se fait entendre.
Quelqu’un approche – quelqu’un roule, pour approcher, en fauteuil roulant.

Une femme, âgée, utilise ses bras vifs et encore musclés pour faire avancer sa chaise. Elle a conscience que l’avancée de la Science a permis de créer d’autres types de fauteuil, d’autres aides pour les personnes handicapées… mais elle s’en méfie.
Elle est d’une autre époque – d’un genre où la technologie n’est pas forcément une alliée, mais plus un handicap, un moyen de la pister, de la gêner, de la retrouver ; elle s’en méfie, et préfère encore utiliser les vieilles méthodes, et ce qu’elle connaît.

Ses bras. Sa force. Sa détermination.
Cela lui a sauvé la vie des centaines de fois – cela lui servira jusqu’à la fin.

La femme âgée avance, alors. Elle s’enfonce dans cette zone.
Elle s’enfonce dans ce cimetière abandonné, oublié.



Son effort est long, éreintant – mais elle finit par s’arrêter ; par arriver à destination.
Lentement, ses yeux usés par le temps, l’effort et les épreuves glissent sur les tombes anonymes, brisées, abandonnées – puis se fixent sur l’une d’entre elles. Une seule.
La seule.


« Oh. »

La tombe est brisée, ouverte ; abandonnée.
Elle a plusieurs années, et jamais personne ne s’en est occupée, c’est une évidence. Comme beaucoup d’autres autour, comme la plupart, elle a accueilli la dernière demeure d’un inconnu – mais personne n’est jamais venu le visiteur.
Jusqu’à aujourd’hui.


« Tu… tu n’as même pas la plus belle des tombes. »

Un sanglot déchire la voix de la vieille femme. Par réflexe, par douleur, celle-ci s’avance, se replie sur elle.

« Tu n’as même pas… la tombe la plus résistante. »

Les larmes coulent, silencieuses et douloureuses, sur ses joues ridées.

« Bien sûr, tu n’as pas pu voir les… petites grandir, et… et réussir… ou même Lian… mais… tu… ta tombe… ce n’est ni la plus belle… ni la plus résistante… ni… »

Une souffrance affreuse s’abat sur elle, et un gémissement de douleur pure s’échappe lentement, pathétiquement, abominablement de sa gorge.

« Oooooh, Lawrence… pourquoi… pourquoi… pourquoi… pourquoi n’as-tu pas pu… accepter… une fois… juste une fois… »

Elle pleure.
Paula Nguyen, épouse Crock, pleure et ne peut plus s’arrêter.

Elle pleure face à la tombe de son époux, Lawrence Crock, dit Sportsmaster. Elle pleure face à la dernière demeure de l’homme qu’elle a toujours aimé et admiré, malgré les douleurs, les abus, les épreuves, les échecs, les violences. Elle pleure face à la preuve, définitive, de la disparition de son mari, longtemps considéré disparu, avant que quelques rumeurs ne fassent état d’un ultime affrontement mortel avec Deathstroke, qui ne s’est jamais vanté de l’avoir tué – car le lien avec la perte de son bras aurait été évident.

Elle pleure, oui.
Elle pleure son mari mort. Elle pleure la fin de ses espoirs. Elle pleure sa vie brisée. Elle pleure son existence anéantie.
Elle pleure – car elle l’aime ; car elle aurait voulu le sauver.

Elle aurait voulu que cet homme, mauvais mais recelant quelques éclairs de bonté, rongé par une quête absolue et suicidaire de perfection… elle aurait voulu que cet homme, oui, ait au moins une belle tombe ; une tombe parfaite.
Pour que, au moins une fois dans sa vie, Lawrence trouve enfin une forme de paix – qui leur est donc à jamais refusée.

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MessagePosté le: Mer 29 Nov 2017 - 15:49
Autour d’elle, tout n’est que douceur que ce soit le drap qui la recouvre partiellement ou le bras à sa taille. Même si elle est réveillée, elle veut en profiter comme chaque jour depuis …depuis maintenant dix ans. Est-ce qu’un jour Tula aurait pu ne serait-ce qu’espérer une telle félicité journalière ? Même dans ses rêves les plus fous… jamais. Alors chaque jour elle met un point d’honneur à en profiter. La main dans son dos bouge, signifiant que son propriétaire est lui aussi réveillé et tout comme elle il compte en profiter...

Une fois vêtue, Tula s’occupe de ses fonctions matinales les rapports d’attaques de plus en plus rares, de reconnaissance principalement ensuite il reste à s’entretenir de la conduite à tenir.
S’entretenir avec qui ? Avec le propriétaire de la main qui était sur sa taille précédemment et son demi-frère.

La guerre entre son roi et son demi-frère n’a heureusement pas eu lieu, avec la défaite de black manta il y avait eu de toute façon assez de sang versé. L’un comme l’autre n’a voulu engager des hostilités fratricides de toute façon Tula se serait mise au milieu et les en aurait empêché avec toute la force et la volonté dont elle disposait. Si une couronne ne peut aller sur deux têtes, alors il faut deux couronnes. Grâce à leurs recherches, le second royaume d’Atlantis à été découvert. Celui des premiers yeux violets avant qu’ils ne deviennent des Idéalistes celui où on attendait l’arrivée d’un roi fort qui saurait les protéger et les unir.

Ce roi a été Orm.

Dire qu’il s’est battu avec férocité pour le mauvais trône depuis tant d’années.
Et c’était le plan quelque peu sadique du grand sorcier Atlan, se faire affronter deux frères pour que chacun se renforce à la puissance de l’autre.

Heureusement, la vérité a pu être faite avant en partie grâce aux artefacts qu’elle avait cherché avec Garth et ce dernier l’a suivie quand il a fallu faire un choix.

Quitter la terre et Atlantis a été plus facile que prévu, bien évidemment quitter les Titans et une large majorité de ses connaissances ne s’est pas fait de gaieté de cœur. Néanmoins avec Garth a ses cotés la rousse c’est toujours sentie capable d’affronter toutes les embûches sur son chemin. En plus elle peut communiquer régulièrement avec l’autre Atlantis.

Garth lui s’occupe des Idéalistes et de poursuivre dans cette terre hostile les préceptes qui lui ont été inculqués et auquel il croit plus que tout.

Dans ses rêves les plus fous, jamais elle n’avait été capable de concilier ses désirs son devoir envers Atlantis et envers le peu de famille qui lui restait.

Ce soir, lors de la communication mensuelle avec Orin elle annoncera que la famille s’agrandit…
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MessagePosté le: Dim 3 Déc 2017 - 17:14
25 années ont passé et Black Mask n'est pas au mieux de sa forme. Cela faisait déjà quelques années que le criminel avait quitté le devant de la scène. Il n'avait plus sa place dans ce monde, ce monde ou les trois quart de la population était des êtres dotés de pouvoirs surnaturels et Black Mask ne faisait pas partie de cela. La plupart des êtres sans pouvoirs avaient du s'adapter et ceux qui n'avaient pas réussi était morts.

Mais Black Mask n'était pas mort et il ne s'était pas adapté non plus. Alors il continuait de marcher face contre terre pour ne pas voir les autres en haut, qui volaient. Il avait envie d'utiliser son contrôle mental pour tous les ramener au sol mais, il n'en n'avait plus la force. Alors il continuait de vivre sa vie normalement, il voulait mourir mais comment, il ne comprenait plus rien à ce monde qui le dépassait dans tous les domaines, alors il attendait sa mort, car il savait qu'il allait mourir. Il avait un cancer du cerveau et pour se soigner il devait se faire opérer de la tête et ça voulait dire enlever son masque, chose dont il était incapable.

Tout d'un coup sa tête commença à tourner, il se mit à voir flou et un flash blanc apparut et juste avant de tomber dans les pommes il aperçut une silhouette au loin qui lui était a la fois familière et étrangère.

Quand il se réveilla il était dans un espace confiné noir il n'y avait personne à part lui mais pourtant il entendit une voix.

"-Bonjour monsieur Black Mask nous vous attendions, commença la voix.

-Nous ? Qui ça nous ? Demanda Black Mask.

-Je parle bien sûr de tous les héros et criminels de votre époque. Mort au cours d'une bataille sanglante les opposant. répondit-elle .

-Jamais entendu parlé, dit-il perplexe.

-C'est normal vous étiez en prison à ce moment et le gouvernement a décidé de faire taire l'affaire."

Black Mask allait dire quelque chose mais fut interrompu par la voix.

" Oh attendez, ce n'est pas encore votre heure, il vous reste encore quelques mois à vivre. Profitez en monsieur.

Un nouveau flash blanc explosa devant les yeux de Black Mask et il se releva, regarda autour de lui, la silhouette avait disparu. Et pour la première fois depuis de nombreuses années, il sourit et se dit à lui-même :

"Allons toucher le ciel."
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MessagePosté le: Lun 4 Déc 2017 - 20:19
Certaines choses se perdent, et d’autres se gagnent.

Diana avait grandi bercée de préceptes qui lui étaient chers, des idéaux tels que la vérité, la justice, qu’elle avait passé toute sa vie à redorer et à affirmer, mais la première leçon de Themyscira, celle qui lui fut enseignée d’abord par Antiope, était bien loin de la grandeur et de la gloire : il s’agissait de balance et d’équilibre.

Assure ton équilibre ! disait-elle alors, les muscles saillants de ses bras fondant sur Diana. Elle était menaçante, terrifiante, parfois, même, sévère et dangereuse, mais plus que tout encore, elle était belle. Elle était grande, puissante et imbattable. La meilleure des Amazones, voilà comment on l’appelait dans la solennité de certaines soirées dédiées aux Dieux. Elle était plus que la tante de Diana, plus encore que son entraîneuse personnelle, elle était un objectif à atteindre, une fierté à provoquer et un honneur à imiter. Quand Antiope marchait, elle marchait avec grâce et présence, mais plus que tout, elle marchait avec équilibre. Balance ton poids !, criait-elle encore et encore, et Diana n’avait pas mis longtemps à se rendre compte qu’elle était bien plus efficace quand elle usait de son centre de gravité, quand elle déjouait les lois de la physique à sa guise. C’était là la première leçon de Themyscira, et elle était à peine déguisée derrière une règle de combat : équilibre et balance, telles étaient les bases.

Les Amazones avaient été créées dans le souci de cet équilibre, et quand le monde avait basculé d’un côté, Zeus leur avait offert l’abri et la sécurité de Themyscira en réponse. Equilibre. Tout était pesé dans l’ordre des choses, et les balances ne devaient jamais pencher. La leçon était simple, mais Diana la réapprenait tous les jours, tant elle était fondamentale à tout ce qui était, tout ce qui serait, et tout ce qui avait autrefois été : certaines choses se perdent, mais d’autres se gagneront toujours.

Elle n’aurait pas imaginé qu’une nouvelle fois, les leçons d’Antiope viennent lui donner espoir et lumière alors qu’elle avait abandonné l’essence de tout ce qui avait fait d’elle une Amazone. Il y avait maintenant quinze ans de cela, Diana avait fait le choix le plus difficile qu’elle ait jamais eu à faire, mais elle l’avait fait sans hésiter. Elle avait perdu son immortalité, son droit de poser le pied sur la terre sacrée de Themyscira et de se faire appeler Amazone, mais elle avait gagné une nouvelle vie, une chance réelle d’être heureuse et une présence solide et constante à ses côtés.

Mais ce jour-là, elle découvrit une nouvelle conséquence de son choix. Quinze ans qu’elle n’était plus Wonder Woman – tout du moins, comme le monde l’entendait – et que sa vie était désormais limitée, mais elle en vit une nouvelle fois le résultat physique quand elle se rapprocha du large miroir qui occupait une bonne partie du mur devant elle.

Il y avait une ride dans le coin de son œil. Légère, à peine dessinée, elle s’échappait du coin externe de son œil gauche, parfaitement arrondie. Diana passa un doigt dessus et en sentit la douce irrégularité. Oh, elle avait déjà pu voir son corps changer au cours de ses quinze dernières années. Elle avait donné naissance, après tout, elle avait perdu son métabolisme d’Amazone et avait entretenu ses muscles d’une toute autre façon, elle avait même coupé ses cheveux, une fois. Mais cette ride, c’était un changement physique constant et bien différent.

Son regard toujours rivé sur le reflet de son visage dans le miroir, Diana sourit franchement, chaleureusement. La petite ride jusque là à peine visible souligna immédiatement l’expression de joie sur son visage, sa courbe suivant les plis naturels de la peau de Diana. Cette ride était une preuve physique de son bonheur. Elle souriait tellement qu’elle en marquait sa peau, à vie.

Certaines choses se perdent, mais d’autres se gagnent, pensa-t-elle. Equilibre, balance, se dit-elle ensuite, et sa voix mentale avait les intonations d’Antiope.

« M’man ?! »

La voix déjà grave de son premier fils, son aîné, retentit dans les couloirs du manoir. Diana s’écarta du miroir avec un sourire et finit d’attacher la tresse qui cascadait sur une de ses épaules. Elle pouvait entendre les jumeaux s’agiter autour de leur grand frère, ainsi que Damian et Jason se chamailler et Alfred tenter de calmer tout ce petit monde. Mais, plus clairement encore que le reste, elle l’entendait lui. Sa voix profonde, les taquineries cachées par ses intonations posées, et la paix, maintenant tellement présente, dans chacune de ses interventions ; tout orbitait autour de lui.

Il lui restait une vie, elle faisait partie de l’ARGUS, elle se battait toujours – justice, vérité, équilibre - mais d’une certaine façon, elle aussi orbitait autour de lui. Son nouvel univers s’était créé de lui-même autour de son désir – son besoin qu’il continue à respirer, et depuis, son monde n’avait cessé de s’étendre.

Oui, Diana avait payé le prix cher. Elle avait beaucoup perdu, jusqu’à son identité même. Mais elle avait aussi gagné.

Elle avait gagné tellement, tellement de choses.
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MessagePosté le: Mer 6 Déc 2017 - 1:08
« Elle est déjà là, » commenta Roy.

Kori lui jeta un regard en coin, le vert opaque de ses yeux ne faisant rien pour cacher le jugement et l’ironie que le reste de son visage affichait. Elle était si colorée, de la tête aux pieds. Ses cheveux, sa peau, ses yeux, même ses expressions, d’une certaine façon. Aux yeux de Roy, Kori était la personnification même de l’arc-en-ciel, si ça faisait sens. (Ca ne voulait probablement rien dire, mais ce n’était pas grave, la seule personne qui pouvait le reprendre sur son air béat n’était pas là – pas vraiment.)

« Evidemment qu’elle est déjà là, » répondit simplement Kori.

Elle ne rajouta rien mais elle n’eut pas besoin de le faire de toute façon. Roy avait compris le message. Ils étaient là eux aussi, après tout. Tous les ans, à la même heure, ils étaient là. Il se rappelait encore de la première fois, comme si c’était hier, et pourtant, bien des années étaient passées. Mais apparemment, certains souvenirs sont plus coriaces que d’autres.

Il s’était dit qu’il n’irait pas. A l’époque, Kori était un numéro dans son téléphone, une présence qu’il évitait, un rappel qu’il jugeait trop douloureux pour ne serait-ce qu’essayer. Il était en colère, tellement en colère que même maintenant, lors de ses nuits les plus noires, il pouvait toujours en goûter l’amertume sur le bout de sa langue. Mais il comprenait aussi, d’une certaine façon. Il s’était passé bien trop peu de temps pour qu’il n’oublie les nuits à courir les rues et les levers de soleil assis sur n’importe quel toit à partager le moindre de leurs secrets. Oh, les choses qu’ils auraient faites, s’ils avaient pu avoir leur passé là, devant eux. Roy avait de la chance, d’une certaine façon – et il s’en était rendu compte peut-être un peu trop tard. Son passé à lui était brumeux, ses ennemis figuratifs. La drogue, la dépression, tout ça, ce n’était que des idées, et il ne risquait pas grand-chose à utiliser son imagination pour leur tirer dessus. C’était de cette différence qu’il avait eu du mal à se remettre. De la colère, tellement de colère…

Mais il avait fini par venir. Il avait finit par quitter son appartement, ravaler sa rancune juste assez longtemps pour ne pas jurer dans le silence qui pesait sur cette journée stupide. Stupide. Kori lui avait pris la main pour la première fois depuis longtemps. Il s’était juré qu’il n’irait plus.

L’année d’après, il y était retourné. Il s’était réveillé dans les bras de Kori, dans le silence d’une nouvelle journée grisâtre, et elle l’avait serrée contre elle sans rien dire, jusqu’à ce que la colère dans le fond de sa gorge lui donne l’impression d’étouffer et qu’il se retrouve à avoir besoin de respirer de l’air frais. Ce serait la dernière fois, s’était-il promis. Il en avait fini du passé, des démons, des fantômes. Mais l’année d’après, il était retourné. Et encore celle d’après. Encore et encore. Quinze fois. Aujourd’hui serait la seizième fois.

« Artémis, » salua sobrement Kori.

L’Amazone de Bana-Mighdal jeta un regard par-dessus son épaule avant de leur sourire doucement, légèrement. Seize fois qu’elle arrivait avant eux, et elle n’avait pas changé d’un pouce, pensa Roy. Toujours aussi grande, toujours aussi belle. Toujours aussi imposante et honnêtement un peu effrayante. Ca avait du bon, d’être une amazone, il fallait croire. Il ne pouvait pas s’imaginer subir la même malédiction qu’elle, ceci-dit. Lui, il avait un nombre limité de journées comme celle-ci. Elle, elle reviendrait, encore et encore, jusqu’à la fin des temps.

« Vous êtes en avance, » les informa Artémis, de sa voix détachée, à première vue indifférente.

« On n’a pas vraiment d’heure, » se défendit Roy.

Il n’était pas sûr du pourquoi du comment. La plupart du temps – c’est-à-dire le reste de l’année – le manque de talent pour sociabiliser d’Artémis ne lui faisait pas grand-chose. Plus que tout, il trouvait ça plutôt amusant. Mais aujourd’hui était une journée particulière, et il se sentait toujours obligé d’adopter une sorte de seconde identité, histoire de remplir le vide, de dire les choses qui auraient pu être dites mais qui étaient oubliées dans le silence qui pesait sur eux. La balance penchait décidément dramatiquement, mais une fois par an, Roy s’autorisait à essayer de la recalibrer. En l’honneur du bon vieux temps.

Artémis se tourna vers eux, le regard pétillant.

« Vous venez toujours aux alentours de midi, » nota-t-elle. « Parce que tu es incapable de mettre un réveil et de sortir du lit quand il le faut. »

Roy fit la moue alors que Kori lui jetait un regard long de sous-entendu. Combien de fois je te l’ai dit ?! disaient ses yeux, si brillants, si doux. Elle portait ses longs cheveux tressés aujourd’hui, et ça lui allait à ravir. L’univers s’était vraiment surpassé quand il lui avait donné le jour.

« L’année prochaine, on sera là avant toi, » défia-t-il.

Artémis et Kori partagèrent le même éclat de rire moqueur, et Roy s’en sentit profondément insulté. Il savait qu’il ne valait mieux pas tenter le coup avec ces deux-là, à moins d’apprécier perdre, mais il se sentait de nouveau plein de défi en ce jour particulier. Il savait exactement ce qu’il se serait passé s’il avait été là. Son feu ne s’éteignait jamais, et du défi, il en avait à revendre pas kilos. Artémis et sa présence écrasante, Kori et son regard qui voyait tout, elles n’avaient jamais eu le même pouvoir sur lui que sur Roy. Quinze ans, bientôt seize, n’auraient jamais été suffisantes pour lui faire ravaler son étincelle. Il aurait suivi n’importe qui jusqu’en enfer si on lui avait présenté la chose avec un je te pari que tu n’oserais. Oh, ça, Jason osait. Il avait toujours osé.

Roy baissa les yeux vers la pierre à ses pieds, et il trouva, comme à chaque fois, ses courbes arrondies insultantes. La sobriété de l’écriture, le calcul rond qu’offrait les dates gravées sur la surface lisse, tout ça était à des kilomètres de la personne qu’avait été Jason. Où étaient le panache, le défi, l’insolence ? Jason ne s’était jamais satisfait des toits éclairés par les levers de soleil. Utiliser son imagination pour se venger de son passé n’avait jamais été suffisant. Il avait voulu du palpable, du tangible, et une chance de ne plus avoir à craindre qui que ce soit dans le noir de ses nuits.

La première année, Roy avait été tellement en colère. Il s’était mis en tête que les choix de Jason étaient restreints à lui et Kori, ou à sa vengeance sur le Clown. Il lui avait fallu un certain temps – et beaucoup de patience de la part de Kori qui, évidemment, avait compris bien plus vite – pour qu’il ne réalise que Jason n’avait absolument rien choisi. Il avait décidé de donner uen chance à un futur possible, et pour ça, il avait tenté d’enterrer une bonne fois pour toute son passé. La boucle s’était bouclée d’elle-même, le piège s’était refermé, la vie, encore une fois, s’était jouée d’eux, et il fut révéler que la mort du passé de Jason ne venait avec aucun futur possible. Au moins – et c’était là la seule pensée réconfortante que Roy avait pu trouver – cette fois-ci, Jason n’était pas mort seul. Il avait toujours été tout feu tout flamme, après tout, et il s’était assuré de ne pas être le seul à partir en cendres. Adieu le Prince Clown de Gotham. Adieu le rouge-gorge.

Adieu le meilleur ami de Roy.

« Pancakes ? » proposa Kori, d’une voix douce, mais posée, étrangement ancrée à la réalité autour d’eux.

Roy essuya machinalement la larme qui coulait sur sa joue et hocha la tête.

« J’ai payé l’année dernière et Kori l’année d’avant. C’est à toi, Artémis. »

Cette dernière sortit une liasse de billets qu’elle lui montra avec un sourire victorieux. Roy pouffa, secoua la tête, et laissa Kori glisser on bras autour du sien. Ils n’étaient même pas restés cinq minutes, mais ça suffisait. Même de son vivant, Jason n’avait jamais vraiment beaucoup aimé les visites de courtoisie.

Les pancakes, par contre, c’était une autre histoire. Roy n’avait pas pris de petit-déjeuner, exprès.

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