[4 ML] Le savoir, c'est le pouvoir. (PV Garfield Logan / Beast Boy)

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MessagePosté le: Jeu 11 Jan 2018 - 14:26
Gemini, avait dit The Brain, sois prudente. Toujours la même rengaine. Il y a des jours où je me demande si en quelque part, lui et Monsieur Mallah ne sont pas, à peu de choses près, ma famille adoptive, à toujours vouloir garder un œil sur moi. Et invariablement, quand j’ai ce genre de pensée, je me force à les supprimer. La perte de ma famille, ma vraie famille, m’a coûté bien assez cher. S’il faut se dire les choses en face, je ne peux m’empêcher de douter. Madame Rouge, ma mère, n’était pas, de mémoire, si près que cela de ce duo improbable. Alors pourquoi cet intérêt pour moi? Est-ce quelque chose d’honnête ou une tentative de manipulation? Je l’ignore.

En fait non, correction. J’ai peur de la réponse.

On ne s’habitue jamais vraiment à la solitude. On ne s’habitue jamais à la perte d’un être cher. Et comme toute chose, la douleur, ça se partage et je sais précisément avec qui je veux en partager une tranche. Beast Boy. Le meurtrier de ma mère. Il faut savoir pardonner, nous apprend la société bien pensante. Nous apprend la religion. Nous apprend ceux qui veulent nous empêcher de vivre, au fond. L’être humain se prétend la créature la plus évoluée de cette planète. Pourtant, dans la nature, les animaux comprennent et expriment le concept de vengeance. C’est dans nos gènes, dans notre instinct. Et je refuse catégoriquement de pardonner. Pardonner, c’est pour les faibles.

Pour ceux qui n’ont pas le cran de prendre la justice entre leurs mains.

Car oui, la justice, la vraie, franchement, c’est la loi du talion.

Qui peut avoir confiance dans les cours de justice, en les hommes de loi, en quelque code moral ou je ne sais trop encore? Beast Boy a tué ma mère et parce que techniquement, c’était une criminelle, il ne sera ni accusé ni condamné. Évidemment, le commun des mortels se dit : criminel veut dire une personne inférieure, un problème à régler. Pensent-ils au fait que ce sont des personnes qui ont simplement choisi une voie différente? Qu’ils ont des familles, des rêves, des souvenirs tragiques, eux-aussi? BIEN SÛR QUE NON! Si les super héros pensaient vraiment ainsi, ils utiliseraient davantage de psychologie. Enfin bon. Assez tergiversé. Je suis ici pour tuer, pas pour discuter du bien et du mal.

Gemini, sois prudente, avait dit The Brain, disais-je. St-Roch est la ville attitrée des Titans. Comme si je l’ignorais. Ce qu’il voulait bien sûr dire c’est que je ne me frotterais pas à un seul d’entre eux si près de leur quartier général. Mais une chose est claire pour moi. Je n’ai pas peur de mourir. Qu’est-ce que j’ai à perdre? Ma propre vie? Bah voyons. Dans le pire des cas, je vais manquer à un cerveau dans un contenant et à un gorille intelligent. Autrement dit, à bien peu de gens. J’entre dans un bâtiment qui fait penser à un immeuble à bureau classique, pas ces grandes tours en verre, quelques étages, comme pour une petite banque privée ou assimilable. Tellement commun dans ce genre de ville.

Sauf que c’est loin d’être une innocente entreprise légale, attention. C’est ce qu’on appelle une façade corporative. En vérité, ce bâtiment abrite une sorte d’archive gouvernementale, vous savez, le genre d’endroit où une ou plusieurs agence supposément chargées de vous protéger entreposent ses secrets. À l’accueil et sur les étages, du personnel civil. Sous la surface, des agents entrainés protégeant d’intéressants secrets. Le seul petit problème… C’est qu’ils ne sont pas assez entrainés. Enfin. Pas pour faire face à quelqu’un comme moi. Arrogance? Vantardise? Pas du tout. Même pas en rêve. Car je suis la digne fille de ma mère. Plus qu’on ne le pense en général en disant ces mots.

Et ces imbéciles ont de jolies vitres miroir en plus. De dehors, on voit son reflet, pas l’intérieur. De dedans, on voit l’extérieur comme si c’était une fenêtre. Tant mieux. Ça va masquer la vue à l’intérieur pendant que je fais un carnage et avec le bruit d’une ville en activité (et la présence d’un chantier de construction à proximité), il y a peu de chances pour qu’on entende ce qui se passe à l’intérieur. J’ajuste mes écouteurs, je consulte mon lecteur MP3 et je choisis la piste que j’ai décidé de faire jouer pour ce massacre que je m’en vais faire. I need a hero. La version dans Shrek 2. C minor, put it in C minor, dit marraine la bonne fée. Mon sourire amusé disparait dès que je passe la porte.



Where have all the good men gone and where are all the gods? La porte se ferme derrière moi. La réceptionniste m’accueille d’un air totalement désintéressé. Where's the street-wise Hercules, to fight the rising odds? Elle me fait savoir que c’est une institution bancaire privée et que je n’ai clairement pas le profil pour être cliente. Je lui souris. Isn't there a white knight upon a fiery steed? Late at night I toss and I turn and I dream of what I need… Je verrouille la porte et je change de côté l’écriteau disant ouvert à fermé. Ah là ça attire son attention. Et avant même que la chorale ne commence à faire son truc, je viens de faire ma première victime de la journée. Et ce ne sera pas la dernière.

C’est pratique d’avoir un pouvoir d’élasticité et de métamorphose. Je viens de lui transpercer le cœur d’un coup de tentacule acéré. Enfin, plus un doigt transformé en une longue griffe effilée mais… La femme est morte avant même d’avoir pu faire le moindre son et moi je m’élance dans le bâtiment, suivant le rythme de la musique, tuant tout sur mon passage. Allez, soyons sérieux. Il y a au maximum une quinzaine de personnes sur trois étages. Des civils. Sans arme. Peut-être un ou deux ont eu des cours d’autodéfense. Mais ce sont les proverbiaux bœufs qu’on conduit à l’abattoir là. Pourquoi les tuer alors?

Parce que je ne veux pas que quiconque donne l’alarme. J’ai des données à piller.

Quand je suis bien certaine qu’il n’y a plus âme qui vive dans la partie « inoffensive » du bâtiment, je me dirige vers l’arrière et entre dans une pièce barrée, soi-disant une toilette pour employés. Non. Un ascenseur dissimulé. Avant d’entrer, je change d’apparence. Je suis maintenant un homme d’âge mur. Scan rétinien? Check. Empreintes digitales? Check. Scan vocal? Trop facile. Je peux imiter n’importe qui. Agent John Smith. L’ascenseur se met enfin en branle et commence à descendre. Pendant le trajet, je sélectionne une autre piste et quand les portes s’ouvrent bien… Disons que le pauvre garde de sécurité ne terminera jamais au grand jamais sa brioche à la cannelle…


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MessagePosté le: Sam 3 Mar 2018 - 10:32
[J'avoue avoir eut un peu de mal à justifier comment BB se retrouvai mêlé à ça, j'espère que ça te va]

Aujourd'hui était un jour calme, depuis sa mission en solo à Métropolis Beast Boy se permettait de plus en plus de partir seul dans son coin. Les autres membres de la Doom Patrol avaient réussi à lui faire promettre qu'au moindre souci de trop grande envergure, il se sauverait ou trouverait un moyen de les appeler à l'aide... Mais comme Beast Boy n'avait pas une idée très nette de ce qu'était un "danger de grande envergure", il avait tendance à foncer dans le tas dès qu'il voyait une situation qui réclamait son assistance. Ou alors il passait son temps à faire des farces aux gens.

Mais aujourd'hui n'était pas venu le temps de faire des farces ou des blagues. Dans cette ville où se situe le QG des Teen Titans, Garfield n'allait pas tarder à faire face à une conséquence de ses actes à laquelle il n'avait jamais songé... Notamment parce qu'il est supposé être trop jeune pour avoir affaire avec ce genre de choses.

Bref, pour le moment, le jeune homme s'amusait à traverser la ville sous la forme d'un petit singe vert. La même espèce dont le sang lui avait fourni ses pouvoirs soit dit en passant. C'est alors qu'une jeune fille attira son attention. Pas qu'il la connaissait elle, mais elle lui rappelait furieusement une autre personne. Une femme qu'il avait plusieurs fois combattu auprès de la Doom Patrol. Mais elle n'était pas aussi jeune... Elle était même sensée être morte. Reprenant forme humaine, Beast Boy voulu entrer à la suite de l'inconnue. Ce qu'il découvrit ensuite lui annonça l'ampleur de la situation. Une femme gisait, morte, la poitrine transpercée. La mort lui faisait toujours un sale effet.

-Cette femme... Mais qu'est-ce que...

Pas le moment de se poser des questions, il devait se remettre de son horreur et retrouver le responsable. Il se transforma en chien et parvint à repérer l'odeur de la responsable pour suivre sa piste. Une piste macabre car des cadavres jonchaient les lieux. Et aucune piste de la fille qui ressemblait à Madame Rouge. Était-elle la responsable de tout cela ? Quelque se la réponse, il devait la retrouver et vite ! Au pire elle était la coupable, au mieux elle était une future victime qu'il allait devoir protéger !

La piste devenait de plus en plus fraiche, mais il se retrouva face à une porte qui cachait un ascenseur. L'ascenseur indiquait l'endroit où il s'était arrêté et des escaliers se trouvaient à proximité. Vite ! Il devait courir. Sous la forme d'un gorille cette fois, il défonça la porte des escaliers réservés au personnel et prit la forme d'un lynx pour filer à toute allure vers dans les escaliers. Bondissant pour sauter plusieurs marches, il fini par arriver au bon étage, repris sa forme de gorille pour défoncer la porte d'un coup de pied. La porte vola à travers la pièce, interrompant le meurtre qui allait se produire. Pour le moment. Il s'adressa d'abord au gardien.

-Dépêchez-vous de filer d'ici, vous. Je vais m'occuper de ça.

Tandis que le gardien se levait pour tenter de fuir, le gorille vert se plaça face à la personne qui avait commit tous ces meurtres. Un homme d'après ce qu'il voyait. Mais homme ou femme, il n'allait plus pouvoir tuer des gens sans que personne ne se mette sur son chemin.
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MessagePosté le: Dim 4 Mar 2018 - 3:22
Lui. De toutes les personnes qui auraient pu intervenir, il fallait que ce soit lui. Naturellement. C’était pratiquement mathématique comme raisonnement. S’il fallait que quelque chose se produise, alors ce serait en lien avec lui. Celui qui avait détruit ma vie. L’assassin de ma mère. Le héros qui était en fait un meurtrier. De penser que je le reverrais aujourd’hui… À la fois une chance inespérée de l’éliminer une fois pour toute et en même temps un contretemps excessivement désagréable. Pourquoi était-il ici? Comment avait-il pu me traquer? J’avais pourtant été extrêmement prudente et…

C’est sans importance, en fait. Il est là. Je suis là.

Que dire d’autre?

Toutes les nuits depuis qu’il a tué ma mère, toutes les nuits je rêve de prendre ma revanche. De le tuer lui et d’égaliser le score. Est-ce que ça va la ramener d’entre les morts? Non. On ne revient pas de la mort. Mais est-ce que la venger va amener une sorte de fin dans un chapitre de ma vie? Très certainement. À ce qu’il parait, on regrette toute notre vie de s’être ainsi vengé mais je saurai vivre avec. C’est bien plus difficile d’accepter d’avoir dû grandir sans une femme qui était tout pour moi. Une mère. Un modèle. Une héroïne. Oui, les enfants survivent à leurs parents. Mais ça ne devrait jamais arriver à un si jeune âge. Si vous saviez le genre de séquelles que ça laisse par la suite…

Beast Boy, donc. Qui se tient devant moi comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Le meurtrier, l’assassin, celui qui prétend faire le bien en brisant des familles, des vies et des avenirs. Où est l’héroïsme dans un acte aussi lâche, aussi vil? Oh je ne dis pas que ma mère était une sainte. Nous savons tous que c’est loin d’être le cas. Mais est-ce qu’elle méritait de mourir ainsi? Non. Définitivement pas. Ma mère était une voleuse et une tueuse, soit. Ça ne l’a jamais empêché de s’investir massivement dans son village natal, offrant un soutien financier que l’état français a toujours dédaigné donner. Ma mère qui a toujours organisé de somptueuses fêtes pour garder unie notre petite communauté.

Oh, ça vous étonne? Ça vous dérange qu’une « méchante » puisse faire le bien?

Sachez que c’est parfaitement possible. Nous ne sommes pas « juste » des méchants, des clichés vivants sans personnalité et sans nuances. Nous sommes des êtres vivants. Des êtres pensants. Et oui, nous pouvons tuer cent personnes et quand même nous émouvoir devant un film triste ou vouloir aider notre communauté. Pas le monde en général. L’endroit qui nous a vu naitre. Mais ça vous ne voudrez jamais le comprendre ou l’accepter, n’est-ce pas? Ça vous dérangerait bien trop de devoir vous dire que certains d’entre nous ont des familles, des enfants, même. Et ma mère ne m’a jamais négligé. Elle ne m’a jamais battu ou maltraité. Elle m’a toujours encouragé et soutenu comme une mère « normale » l’aurait fait. Qui se soucie des « dommages collatéraux »?

Quand c’est un bâtiment, on se dit bof. Mais quand c’est une enfant, que dit-on?

Que dit-on, Beast Boy, à la fille de la « méchante » que tu as assassiné?


« S’occuper de moi? Allons donc. Est-ce que c’est ce que tu t’es dit avant de causer ma mort, Beast Boy? C’est ce que te permet de dormir la nuit, de te dire que tu sauves la veuve et l’orphelin et donc que ça te donne tous les droits? Que tu es un héros comme dans les contes et que l’on se souviendra de toi comme le parangon de vertu que tu prétends être? Tu ne t’occuperas de rien du tout aujourd’hui. »

Je modifie mon apparence pour devenir une copie conforme de ce qu’avait l’air ma mère à l’époque où Beast Boy l’a tué. Il sait qu’elle est morte. Oh qu’il le sait. On oublie difficilement quand on prend une vie. Enfin. Certains. Pas moi. Mais un type dans son genre… Je suis convaincue qu’il s’en souvient très bien. Je veux qu’il doute. Qu’il se questionne. Il sait que quelqu’un lui en veut pour ce meurtre. Simplement, je ne me suis pas encore révélée à lui. Pourquoi l’aurais-je fait? Torturer psychologiquement un ennemi est une tactique parfaitement valable. Oh et en passant, le garde de sécurité, vous pensez que c’est parce qu’il s’est mis devant moi que ça va m’empêcher de le tuer? C’est bien mal me connaitre. Pourquoi je dis ça?

Parce que le garde en question est mort. Eh oui. C’est comme ça.

Ça part très vite, un tentacule acéré.

Et puis pourquoi l’avoir tué? Simple. Des fois qu’il déciderait de se prendre pour un héros et de revenir m’attaquer par derrière pendant que je me charge du meurtrier de ma mère. Non seulement les « gentils » ne se battent pas véritablement à la loyale mais en plus, leurs alliés sont souvent encore pire qu’eux. J’aide le héros donc à moi la gloire, se disent ces imbéciles. J’ai des petites nouvelles pour vous. C’est loin d’être aussi simple. Et puis bon, un mort de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change? Je suis ici avec un objectif précis et je ne compte pas rebrousser chemin. Il y en aura encore d’autres, des morts. Théoriquement. En pratique, on verra bien ce qui va se produire, ultimement.

Je regarde Beast Boy droit dans les yeux, comme l’aurait fait ma mère.

Le regard, le visage, la chevelure, les habits, l’accent, tout est en tout point identique.

Sauf l’odeur, bien sûr. Et je ne parle pas d’odeur au sens classique du terme. Je ne saurais l’expliquer, juste que chaque personne au une odeur distincte qu’on ne peut réellement masquer. Ceci dit la confusion devrait jouer en ma faveur. Personne n’aime quand le passé ressurgit et qu’il vous en veut. C’est un réflexe plutôt normal, quand on y pense. Enfin bon. Nous ne sommes pas ici pour philosopher mais bien pour agir.


« Tu sais ce que c’est, pas vrai Beast Boy? Tu en laisses un partir, il lui vient une idée de grandeur et il fait quelque chose de stupide qui mène à sa mort. Autant éliminer les étapes inutiles et en arriver à la finale des choses tout de suite. Est-ce que c’est ce que tu t’es dit quand tu as contribué à mon décès? Tôt ou tard elle va mourir alors autant la tuer tout de suite? Je suis bien curieuse de t’entendre te justifier… »


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MessagePosté le: Lun 5 Mar 2018 - 11:28
S'il avait sût ce qui allait se produire, est-ce que Beast Boy se serait lancé comme ça à la poursuite de la personne attaquant cet endroit ? Peut-être aurait-il hésité et appelé les autres membres de la Doom Patrol en renfort. Bien que Madame Rouge soit morte il y a un bon moment, à l'époque il venait à peine d'intégrer la Doom, il se souvenait encore à quel point elle était puissante. Puissante et dangereuse. D'après le Chef, la super-vilaine possédait en fait deux personnalités. Une bonne et une mauvaise. Malheureusement, la mauvaise aurait prit le dessus sur la bonne. Mais tout ça, ça c'était passé bien avant que Garfield n'intègre l'équipe.

Le jeune garçon n'avait donc connu Madame Rouge qu'en tant que super-vilaine. Et il l'avait vue mourir devant ses yeux. Oui vu mourir, pas tué. Ou en tout cas, c'était dont il se souvenait... Et c'était également la version que les adultes s'occupant de lui soutenaient. Madame Rouge n'était pas morte par sa faute. Tout ceci n'était qu'un malheureux accident. Et aujourd'hui encore, il s'accrochait à cette vision des choses alors qu'un individu qu'il ne connaissait pas lui soutenait le contraire.

-Je ne prétend pas être l'être que tu décris. Je me contente juste de redresser les torts lorsque j'en vois. Et j'en ai vu, ici, c'est pour ça que je suis là.

Mais il n'avait pas tous les droits, il le savait. Il n'avait pas le droit de blesser salement ses adversaires sans raison et surtout, surtout, il n'avait pas le droit de tuer. Pas si ce n'était pas nécessaire. Et il s'était toujours tenu à cette règle, plus qu'à la précédente même, la mort de Madame Rouge n'était qu'un accident. Les choses s'étaient enchaînées trop vite pour qu'il puisse réagir et tenter de la sauver.

Soudain, l'impossible se produisit. L'homme inconnu laissa place à Madame Rouge telle qu'elle était dans ses souvenirs. Non ! Non ! C'était impossible ! Elle était morte ! Il le savait ! L'apparition le choqua tellement qu'il ne vit la tentacule meurtrière que trop tard. Le malheureux garde s'effondrait, la poitrine explosée. Comme la pauvre réceptionniste de l'accueil et tous les cadavres qu'il avait croisé en chemin. Mais le pire pour lui était cet être qui semblait revenu d'entre les morts. Pour le juger lui. C'était effrayant.

-Mais comment est-ce... Toute l'eau bouillante s'est renversée sur toi. On a essayé de t'aider mais c'est trop tard. Il n'y avait plus rien à faire...

Non attendez, il y a un problème. Sous certaines de ses formes, il avait pu sentir l'odeur de Madame Rouge. Chaque être vivant a une odeur, une odeur spéciale que lui est lui seul possède. C'était très subtil, les humains n'ont pas le nez assez fin pour les percevoir. Mais les animaux si. Sa voix qui était devenue incertaine devint plus assurée.

-Tu... Tu n'es pas Madame Rouge. Ton odeur est très proche de la sienne, je l'avoue, mais ce n'est pas la sienne. Qui es-tu au juste ? Quel lien as-tu avec Madame Rouge ?
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MessagePosté le: Lun 5 Mar 2018 - 17:59
Ce serait presque mignon. De penser que c’est lui qui a tué ma mère et qu’il a l’audace de prétendre le contraire. Les gens ont ce penchant à tenter de se convaincre qu’ils ne sont coupables de rien. C’est toujours la faute d’un autre, un accident, un malentendu, quelque chose de ce goût-là. Pourtant… Ultimement ma mère est morte quand même. Je suis orpheline par sa faute. Est qu’il peut nier ce fait? Non. Bien sûr que non. Un enfant sans parent est un orphelin. La cause de cet état est variable mais la définition reste la même. Et ça… Je ne peux pas le lui pardonner. Jamais.

Ni dans cette vie, ni dans la suivante, ni dans aucune autre vie.

S’il y a quelque chose après la mort, bien entendu.

Mais Gemini, demanderez-vous, toi, tu tues. Tu rends des gens orphelins. N’est-ce pas hypocrite de ta part? Est-ce que j’ai dit que j’étais moralement meilleure que lui? Non. Est-ce que j’ai même prétendu être la gentille et lui le méchant? Non. Je suis une criminelle. Une meurtrière. Une assassin. Ils ont voulu créer un monstre, un monstre ils auront. Je suis très confortable avec la chose. Qui pourrais-je décevoir de toute façon? Pas d’amis, plus de famille, il n’y a donc aucune cause pour des remords. Et puis du reste, d’un côté je commets crimes et « atrocités » et de l’autre, j’aide ma communauté.

Mon village natal. S’il y a bien un endroit au monde où je suis une personne complètement différente, c’est bien dans ma France natale. Un peu comme ma mère et sa personnalité double. La plus attentive des mères d’un côté et une tueuse froide de l’autre. Y a-t-il un historique de maladie mentale dans votre famille, m’a un jour demandé un psychologue. Difficile de dire que oui et d’expliquer comment. Le monde tel que nous le connaissons a tellement connu de changements que certains domaines perdent à abattre les murs d’un classicisme rétrograde. C’est bel et bien le cas, je puis vous en assurer.

Mais revenons-en à la situation actuelle. À la soudaine réalisation de Beast Boy que je ne suis pas qui je prétends être. Non en effet. Je ne suis pas Madame Rouge. Je suis Mademoiselle Rouge, sa fille. Il est un minimum compétent. Ce serait quand même un comble que mon Némésis, le meurtrier de ma mère, en ait triomphé par chance. Un mot que je déteste car la chance n’existe pas. Tout comme le destin. Était-ce le destin de ma mère de mourir et de me laisser sans guide dans la vie, privée d’amour et scarifiée à jamais? Si tant est qu’il y a une justice en ce monde, pourquoi l’enfant paierait pour les crimes de ses parents? Vous voyez bien que cela ne fait aucun sens. Absolument aucun.

Le plus irritant dans cette histoire c’est que Beast Boy est un gamin, même pas encore adulte. Comment un être si pathétique aurait-il pu gagner face à ma mère? Elle a affronté des ennemis considérablement plus coriaces, mit en échec les plus grandes agences gouvernementales de ce monde et elle s’en est toujours sortit. Pourquoi LUI? C’est incompréhensible. Vide de sens et de logique. Mais je finirai bien par obtenir une réponse. D’une manière ou d’une autre. Préférablement, par la manière forte.


« Mais c’est qu’il est perspicace, notre meurtrier à peine pubère. Tu peux prétendre ce que tu veux, Beast Boy, tu peux te mentir à toi-même et tes alliés peuvent clamer que tu es innocent mais tu restes celui qui a assassiné Madame Rouge. Dis-moi, est-ce que tu as seulement pensé à ce que tu faisais avant de poser ton geste? Ou est-ce que tu t’es simplement dit que tuer une méchante, c’était bien? »

Ce serait tellement facile de juste l’attaquer, de déchainer toute ma rage, ma colère et ma peine sur lui. J’ai eu le temps d’en accumuler énormément ces dernières années. Mais je dois faire preuve de patience. Blesser est un acte simple. Blesser durablement, maintenant, c’est un art. Les blessures psychologiques sont invisibles et souvent ne guérissent jamais. Vous n’avez qu’à regarder des individus comme Batman. Je ne sais pas ce qui le hante mais c’est clair qu’il l’extériorise par la violence. Voyons voir comment il va réagir quand il va prendre conscience de ce qu’il a fait. On va voir de quoi le meurtrier de ma mère est fait. Je confesse être un minimum curieuse.

Le seul problème c’est que je suis ici avec un objectif précis en tête. Autant dire que je n’ai pas le temps de tout raconter alors chaque mot doit être pesé, chaque parole mûrement réfléchie. Le temps file et je ne compte pas me faire capturer par l’ennemi. Penses Gemini. Penses. Si tu veux laisser le plus gros impact psychologique sur ton ennemi, comment faire? Hum. Je sais. Pourquoi ne pas lui poser LA question que je veux lui poser depuis tant d’années? Mais pas sous les traits d’une adulte. Sous les traits de la petite fille qui ne reverra plus jamais sa mère. Celle qui a grandi avec la rage au ventre et qui est devenue une tueuse comme sa mère alors qu’elle aurait pu devenir tant d’autres choses. Je veux voir le choc dans son regard. La confusion. Le remord, qui sait.

Alors je change d’apparence. Encore une fois. Il regarde maintenant une petite fille, une gamine. Il regarde Gemini De Mille, le jour où elle a appris que sa mère était morte. Je me souviens de chaque détail, ils sont gravés dans ma mémoire. Je pointe un doigt accusateur sur lui et après toutes ces années, je pose enfin la question qui me hante. Ces larmes qui coulent sur mes joues sont bien réelles. La détresse dans ma voix toute autant. Depuis le temps que je veux avoir la réponse à cette question…


« Pourquoi as-tu tué ma maman? »

Je suis une adulte. Il doit bien s’en douter. Ma façon d’agir, de parler, la façon dont je tue. Ce n’est pas la marque d’une amatrice. Ce n’est pas la marque d’une gamine qui essaie de faire comme ça mère. Il y a du vécu. De l’expérience. De la technique. Mais en même temps, si tant est qu’il est moindrement malin, il sait voir la vérité quand elle est sous ses yeux. Qui que je sois maintenant, il y a eu un passé avant ça. Avant l’adulte, il y a eu l’enfant. Et si je lui pose cette question sous mes traits de jadis, c’est parce que je peux le faire, j’ai le pouvoir pour le faire. La portée de la question, son impact, le poids et le sens ne seraient pas les mêmes si c’était une adulte qui posait la question. Et au moins il sait. Il sait que je ne suis pas Madame Rouge.

Il sait que je suis sa fille.

Maintenant il sait pourquoi j’en ai après sa vie…


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MessagePosté le: Jeu 8 Mar 2018 - 12:37
Oui Beast Boy était encore jeune, beaucoup d'enfants de son âge ne sont pas sensés avoir tuer. Même en étant des supers-héros. Et Garfield n'avait jamais cherché à tuer personne, même ses ennemis. Même Madame Rouge contre qui il n'avait rien de particulier. Mais ce n'était pas ce que son interlocuteur sous-entendait. Pour lui il semblait très clair qu'il avait tué l'ancienne membre de la Confrérie du Mal. Mais c'était faux. Même si les paroles le touchait, il s'accrochait à ce que lui avaient dit les membres de la Doom Patrol. Il n'avait rien fait.

Enfin si, il avait sans doute fait puisqu'il était présent lors de la dernière bataille. Lors de la confrontation qui avait mené à la mort de Madame Rouge. C'était au tout début de la carrière héroïque de Garfield, Elasti-Girl et Mento l'avaient intégré à la Patrouille depuis peu. Et il s'était très vite retrouvé mêlé aux combats du groupe notamment contre la Confrérie du Mal. Contre Madame Rouge et ses terribles pouvoirs entre autre.

-Je le répète, c'était un accident. Madame Rouge aurait dû...

Mais Garfield ne termina pas sa phrase. Parce que la situation venait de prendre une nouvelle tournure. Une tournure encore plus dramatique qu'il ne l'avait imaginé. Il s'était imaginé que la personne à qu'il parlait était un adulte. La sœur, la mère, quelqu'un de suffisamment proche de Madame Rouge pour avoir une odeur similaire à cette dernière. Et quelqu'un qui l'avait aimé suffisamment pour clamer vengeance après sa mort. Quelqu'un qui connaissait sans doute le bon côté de Laura D. Miles, celle qui autrefois s'était alliée à la Doom.

Mais jamais Garfield n'aurait imaginé se retrouver face à une enfant.
Une petite fille bien plus jeune que lui qui pleurait.
Les larmes d'un adulte pouvait être insupportable, mais celles d'un enfant était souvent pire. Surtout lorsqu'elles s'accompagnaient d'une question qui brisait le cœur. S'il n'avait pas vu tout ce qu'il s'était passé depuis son arrivée dans cette banque, Garfield aurait très facilement pu se laisser prendre au piège et croire que l'enfant était la véritable apparence de son adversaire.

-Elle avait une fille...

Une fille qui n'était certainement pas une petite fille, mais une fille quand même. La personne qui avait attiré son attention de par sa ressemblance avec l'ancienne super-vilaine au centre de tout ceci. Garfield comprend mieux maintenant. Cette fille était une orpheline, tout comme lui. Et ça le blessait, parce qu'il pouvait comprendre ce qu'on ressentait qu'on était privé de ses parents. Son visage avait un moment affiché une expression de tristesse, mais il devait se reprendre. Il soupire, pour évacuer un peu la tension qui s'accumulait en lui.

-Je suppose que ça ne servira à rien que je te redise que c'était un accident, hein ? Tu ne vas jamais vouloir me croire.


Il était triste, il aurait aimé ne pas être là ou au moins avoir appelé les membres de son équipe pour qu'ils lui viennent en aide... Mais il ne le pouvait plus. Et il se souvient qu'il y avait encore des gens à protéger dans ce bâtiment.

-Je ne sais pas ce que tu voulais faire en venant ici, parce que tu ne t'attendais certainement pas à me voir, mais je te propose une chose. Si.. Si je t'explique ce qu'il s'est passé, le jour où ta mère est morte, tu laisseras les civils encore ici tranquille.
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MessagePosté le: Jeu 8 Mar 2018 - 16:31
Quoi, c’est tout? Pas d’excuses, pas de regret, à peine une pointe de tristesse et la vie continue? Il. A. Tué. Ma. Mère. Et visiblement, ça ne lui a rien fait. Convaincu comme il est d’être innocent, il est complètement insensible à ma souffrance et à ce que j’ai vécu. Et je pensais que c’était moi qui était égoïste de tout sacrifier pour obtenir ma vengeance. Non. Plus que jamais je suis convaincue qu’il n’y a rien de noble ou de bon chez ce sale gosse gâté protégé par les siens pour le crime qu’il a commis. En même temps me voilà rassurée. Imaginez un instant si je n’avais pas trouvé le monstre que je cherchais et que ma quête de vengeance se serait avérée plus ou moins vaine.

Mais là? Comment douter quand les faits parlent d’eux-mêmes?

En tout cas il a raison sur un point. Même s’il prenait l’éternité pour tenter de me convaincre, même si j’arrivais à concevoir un accident, il resterait impliqué dans la mort de ma mère. Il resterait à mes yeux son meurtrier. One ne peut pas me demander raisonnablement de pardonner ce qui constitue pour moi une tragédie. On ne peut pas demander à un enfant de pardonner à quelqu’un qui l’a privé de sa mère. Et si tant est que c’est possible, je n’ai pas cette force morale. Je ne l’ai jamais eu et je ne l’aurai sans doute jamais. Plus encore, je n’en veux pas. À quoi cela me servirait-il? Cela ne ramènera pas ma mère d’entre les morts. Cela ne va pas combler ce vide en moi. Dans aucun des scénarios que je puisse concevoir, d’ailleurs. Alors pourquoi perdre son temps avec….

Mais c’est sans importance. Beast Boy a révélé ses vraies couleurs et je vais réagir en conséquence. Et sachez que je n'accepte en rien l’excuse de l’âge. Mais enfin Gemini, il était bien trop jeune quand c’est arrivé. Et alors? La mort frappe à tout moment, à tout âge, peu importe la religion, l’orientation sexuelle, l’ethnie ou la nationalité. De façon naturelle, accidentelle ou volontaire, les gens meurent. Ceci dit, on peut mettre un nom sur une personne ou au moins une cause. Et la cause de la mort de ma mère, quelles que soient les circonstances, est Beast Boy. Point final. On ne peut le contester.


« Tu es encore plus froid et insensible que je ne le croyais. Est-ce que tu pensais que mes larmes et ma détresse étaient fausse? Cela fait des années que j’attends pour te poser cette question… Et quelle réponse tu m’as donné… »

Un rire sans joie s’échappe de ma gorge. Il avait devant lui l’expression la plus pure de ma sincérité et au vu de sa réaction, il n’a clairement rien d’un héros. Ils sont, prétend-on, plein de compassion. Je ne vois aucune compassion chez Beast Boy. Rien dans son comportement à part un petit moment de tristesse n’indique quelque regret ou remord ou même une once de pitié. Au vu de ce qu’il m’a dit… Quelle délicieuse gifle mentale, encore plus de flammes à ajouter au bûcher de la haine que je lui réserve.

Mais bon, il avait raison sur un point. À la base, je ne pensais pas le trouver ici et par conséquent… Il était secondaire à mes objectifs. J’ai attendu tout ce temps pour le tuer, je peux attendre un peu plus. En terrain moins… Hasardeux. Un sourire glacial apparait sur mon visage. Ainsi, tu te penses en position pour négocier quoi que ce soit? Je vais te ramener sur Terre bien assez vite, ô meurtrier de ma mère. Tu n’es pas en position de demander ou de proposer quoi que ce soit. Pas le moins du monde, c’est très clair.

Est-ce que vous pensez sincèrement qu’en échange du récit de comment ma mère est morte je vais juste laisser tomber mes plans? Dans quel monde vit-il pour penser qu’une telle proposition avait la moindre chance d’être acceptée? Cela me confirme donc qu’il ne sait pas du tout ce qu’il y a sous cette institution bancaire privée qui n’est que façade à quelque chose de bien plus important et secret. Tant mieux. Moins il en sait sur moi et sur mes objectifs, mieux c’est. C’est même parfait. Cela va lui laisser le temps de découvrir par lui-même quel monstre il a créé en assassinant ma mère. Accident ou non… Le résultat reste le même. Oh que oui. Il est directement responsable de tout ceci.


« Tu penses qu’en échange d’une histoire, d’un potentiel mensonge car je n’ai aucun moyen de savoir si tu dis la vérité, je vais laisser tomber ce pourquoi je suis ici? Oh non, Beast Boy. Je veux que tu puisses voir ce que tu as créé. Accident ou non, tu m’as pris ma mère et détruit ma vie. Et si tu veux une histoire, je vais te dire la fin de la nôtre. Je te tuerai. Ou tu me tueras. Il n’y aura pas de fin heureuse. »

À peine ai-je prononcé le dernier mot que je bondis en avant sans crier gare, me ruant plus loin dans les installations, de nouveau sous les traits de ma mère. Je ne vais quand même pas lui révéler ma vraie apparence tout de suite et tout ceci est fait pour maximiser l’impact psychologique. Surtout que bon, ici, j’aurai enfin un défi à ma mesure. Ce ne sont plus de pathétiques civils mais de vrais soldats. On ne garde pas des archives de cette importance avec l’ivraie. Si on veut se donner une idée, visez des forces armées du niveau de l’ARGUS ou des bonnes vieilles forces spéciales. Évidemment, elles ne sont clairement pas préparées à affronter quelqu’un comme moi mais…

Le positif c’est que maintenant que la fusillade a éclaté, je suis autant prise pour cible que Beast Boy. C’est ce qui arrive quand les gens ne vous « connaissent pas » et assument que vous faites partie des envahisseurs. Ce n’est pas comme s’il avait un costume aussi iconique que Superman ou Batman, par exemple. Eux, vous les mettez au cœur de n’importe quel affrontement, aucune force de sécurité ne va leur tirer dessus. Moi? Au milieu de ce chaos je suis parfaitement confortable. À mon aise. Tuer ne m’apporte aucun plaisir particulier. Est-ce que respirer vous apporte un quelconque plaisir? C’est bien ce que je pensais. J’aurai ce que je suis venue chercher. Je ne laisserai pas Beast Boy m’arrêter. Et s’il se fait trop insistant bien… Dans ce cas je n’aurai pas le choix.

Je n’aurai pas le choix que de lui donner une bonne leçon.

J’avoue que j’aurais bien envie de le tabasser, de le laisser pour mort, à peine conscient, juste pour qu’il réalise à quel genre d’adversaire il a à faire. Le tuer tout de suite serait… Du gaspillage, en un sens. Je veux d’abord qu’il souffre et pour ce faire, il y a des dizaines de façons. Je saurai me montrer très créative, je n’ai aucun doute là-dessus. Depuis le temps que j’attends de prendre ma revanche… C’est comme avec la cuisine. Tout est une question de préparation. Tout est dans le détail, dans les petites attentions.

Sois sûr d’une chose, Beast Boy : tu vas avoir ce que tu mérites…


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MessagePosté le: Jeu 15 Mar 2018 - 15:36
Il avait mal joué, il avait mal parlé, il avait mal fait quelque chose en tout cas. Mais c'était trop tard, il avait énervé la super-vilaine. Et Garfield réalisait son erreur, mais c'était trop tard maintenant. Peut-être aurait-il dû montrer un peu plus de tristesse, montrer qu'il compatissait à son statut d'orpheline. Mais pas dit que ça aurait changé grand chose. Et maintenant c'était trop tard, mais il essaya quand même de se rattraper. Au cas où. Il soupira, un soupir où pointait une certaine forme de tristesse. Il avait mal joué et allait essayer de rattraper son erreur. Il parla d'un ton sincère.

-Pardonne-moi je me suis mal exprimé. Je retire ce que j'ai dit. Je retire ce que j'ai demandé tout à l'heure.

Mais évidemment, ça ne suffirait pas à calmer la rage de cette fille qui ruminait sa rage contre lui depuis des années et semblait tenir une rancune aussi tenace que les neiges éternelles. Rien ne suffirait à la calmer sans doute, et il ne savait pas que faire. Il ne savait pas que dire. Avait-il réellement tué Laura D. Miles comme elle semblait le prétendre. Non. Non.

Que c'était-il passé exactement ? Eh bien voyez-vous, ça remontait à plusieurs années, à l'époque Garfield venait tout juste d'intégrer la Doom Patrol. Il avait déjà effectué quelques missions où ils devaient stopper les projets de Madame Rouge. Une criminelle effrayante, et très puissante de surcroit. Une femme qu'aucun membre de la Doom n'avait réussi à mettre en prison et qui semblait avoir un lien particulier avec le Chef.

Et puis, il y avait eut cette confrontation terrible dans cette usine. Madame Rouge avait été projetée dans une cuve d'eau bouillante. Elle avait fondue, tout simplement. Ça avait été terrible, et surtout, ça avait été dur. Car personne n'avait réussi à la sauver, à la sortir de là avant qu'il ne soit trop tard. Mais aussi terrible que c'était, ça restait un accident. N'est-ce pas ?

-Tuer, tuer, tu n'as que ce mot-là à la bouche ? Et ceux que tu assassine comme si de rien n'était, tu penses qu'ils sont tous célibataires et sans enfants ? Sans aucune famille qui souffrira comme tu as souffert ? Et s'ils viennent à toi pour te demander pourquoi tu t'en es pris à leurs parents, tu répondras quoi, hein ?

Pourquoi, pourquoi serait-il le seul à être accusé de meurtre dans cette affaire ? Pourquoi serait-il le seul a devoir subir la responsabilité de ces actes ? Surtout que cette personne dont il ne connaissait pas le vrai visage commettait ces meurtres comme ça, sans justification.

Mais les choses n'allaient pas en s'arrangeant. Pire, elles s'aggravaient. Car ils avaient été repérés et subissaient maintenant les attaques de ceux qui se trouvaient dans les sous-sols. Et ces derniers ne faisaient pas la différence entre les héros et les vilains semblent-ils. Beast Boy allait devoir faire vite. Trouver un moyen de protéger ces fous tout en évitant les tirs des balles. Joie.

Alors il se transforma, une nouvelle fois. Il prit la forme d'un rhinocéros et chargea la jeune super-vilaine pour la propulser vers la cage d'escalier tandis que son épaisse peau le protégeait un peu des balles qui ricochaient. Mais ça ne serait toujours pas suffisant. Alors il se plaça face aux hommes d'armes qui avaient arrêté de tirer en voyant son étrange manège et prit la forme d'un éléphant pour se placer devant la porte. Bloquant ainsi complètement le passage à la fille vengeresse qui ne tarderait pas à revenir.
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MessagePosté le: Jeu 15 Mar 2018 - 21:35
Trop peu. Trop tard. Les mots sont bien peu de choses quand la sincérité n’est pas au rendez-vous. Je peux dire ce que je veux, je peux même feindre l’émotion de votre choix et ultimement, ne rien en penser du tout. La vie est grande pièce de théâtre, me disait toujours ma mère. Nous sommes des acteurs et les acteurs sur scène ne sont pas là pour exprimer la sincérité mais pour vivre leur rôle. Tout simplement. Et si vous êtes suffisamment doués, vous serez en mesure de faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Vous ne me croyez pas? Dans ce cas vous êtes d’une écœurante naïveté.

Après, bon, peut-être, à… On va dire 1% de chance… Qu’il est sincère. Peut-être. Mais je n’en crois rien. Personnellement? S’il est effectivement le héros qu’il prétend, il devrait être beaucoup plus empathique que ce qu’il laisse paraitre. C’est d’ailleurs une de leur grande faiblesse. Toujours à culpabiliser à cause des morts et des blessés… Sauf quand ces morts et ces blessés sont des criminels, naturellement. Nous sommes une classe à part. Des gens qui n’ont pas le droit à leur compassion, vous voyez?

Mais par contre, si l’un d’entre eux commet un crime? Ses alliés, les autres héros, ne vont pas le livrer à la justice. Ils vont le protéger. Ils vont chercher à rationaliser ses actes. Comment un héros pourrait-il faire un crime, telle est la pensée du commun des mortels. Le seul petit problème c’est que nul n’est plus corrompu ou susceptible d’abuser de ses pouvoirs et de son autorité que les soi-disant héros de ce monde. Ils causent des morts. Des blessés. Des millions de dollars en dommages collatéraux. Ils refusent de divulguer leur identité. Plusieurs sont ici illégalement et ils n’ont pas, par la loi, le droit de faire ce qu’ils font. Mais… Ils sauvent le monde alors qu’ils abusent en toute impunité.

Moi? Je ne me cache pas derrière de faux semblants.

Je tue. Oui. Je fais des morts. Oui. Des veufs, des veuves, des orphelins. Et alors? On dit : ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent. Considérant que les autres m’ont fait ce que je ne voulais pas qu’ils fassent avant d’avoir la « chance » de le faire moi-même, je ne me gêne clairement pas pour laisser libre cours à mes envies de vengeance et mon absence totale de scrupules à prendre des vies. On peut m’accuser de meurtre. On peut me faire tous les reproches du monde quant à ce que je fais.

Ma réponse, ultimement?

Et alors?

Ce n’est pas de moi dont il est question mais de l’assassin de ma mère. Comparons des pommes avec des pommes. Est-ce que j’ai tué ses parents? Non. Sa famille? Non. Ses amis? Peut-être, je ne sais pas. Mais une chose est sûre. N’importe qui d’autre est purement accessoire dans le cas qui nous intéresse. Je ne me sens pas coupable pour les vies que je prends. Plus encore, je rends un service à la société. Notre planète est menacée de surpopulation. C’est un fait. Alors… Disons que je fais ma part de service à la communauté. Je serais même, théoriquement, je traine de la patte de quelques milliers d’individus. Je ne compte pas forcément rattraper ce retard, par contre. Rassurez-vous.

Évidemment que non. Mon travail n’en est pas un d’extermination. Je suis une professionnelle, je l’ai dit. Je ne tue pas à gauche et à droite par plaisir. Je cause des morts dans le cadre de mes activités et c’est tout. Pourquoi en serait-il autrement? Ce serait complètement stupide. J’ai bien assez d’irritants majeurs dans ma vie comme elle est en ce moment. Et justement, puisqu’on parle d’irritant majeur…

Il y en a un gigantesque en avant de moi. Et je ne parle pas que de la taille.

Quelle était cette grotesque stratégie? Il essayait vraiment d’interférer dans ma mission, de se mêler de choses ne le regardant pas? Arrogant petit bonhomme! Si tu penses que je vais te laisser faire… Bien joué, je suppose, le coup du rhinocéros. Mais je trouverai un moyen de réussir malgré tout. Il faudra plus qu’un gamin pour m’empêcher de réussir dans mes projets. Je suis une professionnelle. Mieux. Je suis Mademoiselle Rouge. Je ne compte pas abandonner. Je ne compte pas capituler.

Certainement pas face à lui, en tout cas. Plutôt mourir.

À tout problème, une solution. Dans le cas présent, contourner l’obstacle. Sous question : comment faire. La solution facile serait de dire : je ne sais pas. Sauf que je n’ai jamais été nécessairement fan des solutions faciles. Se casser la tête n’est pas forcément une mauvaise chose. Tout défi permet de grandir. D’évoluer, de changer. Ceux qui disent « je suis le meilleur », ceux qui se prétendent parfaits, ceux qui disent être des dieux, de jeunes dieux, des êtres d’exception ou je ne sais trop… Sont des menteurs. Des imbéciles. Des faibles. La perfection n’existe pas. C’est un fait. Les dieux non plus n’existent pas. Tout a une explication quelque part, fut-elle au-delà de notre compréhension. Tout le monde a une faille. Moi incluse. Vous me pensez idiote au point de penser le contraire?

Je dis que je suis une professionnelle car j’utilise un concept que vous pouvez comprendre. Visualiser. Que vous pouvez vous représenter. Le suis-je réellement? Quiconque prétend être quelque chose ne l’est pas, si ce quelque chose sert à démontrer une supériorité présumée. Je sais une chose par contre. Je suis débrouillarde et imaginative. Si j’ai l’équivalent d’un mur devant moi, il faut que je le contourne. Je ne peux pas vraiment défoncer un mur : ils sont renforcés. Je ne peux pas faire la même opération au plafond ou au plancher donc je dois chercher une autre solution.

Quelle est cette solution?

Celle qu’on voit comme un grand classique dans tous les films. La ventilation. Dans la théorie, la structure même de mon être est malléable. Dans la pratique, c’est super pratique. Alors… Si tu pensais pouvoir m’arrêter si facilement, bien essayé, je te le concède ô adversaire… Mais c’est une belle partie de chat et de la souris que nous allons jouer. Comme on le sait, tout ce qui est conduits peut se promener très loin au sein d’une installation et comme il ne sait pas où je suis… Non seulement il va falloir me trouver mais aussi découvrir qui est un vrai défenseur des lieux et qui ne l’est pas, c’est-à-dire moi. J’espère que son odorat n’est pas facilement détraqué avec toutes les odeurs de chimique qui sont présentes ici, plus l’odeur de poudre, de sueur, de sang…


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MessagePosté le: Jeu 22 Mar 2018 - 10:11
Accessoires, accessoires ? Cette fille était en train de lui reprocher une mort qu'il n'avait pas causé volontairement, et quand on lui disait qu'elle en avait commis plusieurs et volontairement, elle disait juste que c'était des morts accessoires ? Qui était-elle pour juger ainsi la vie d'autres personnes ? Le fait que sa mère se soit fait tuer ne justifie pas ça.

Certes, les héros pouvaient faire des victimes, des dommages collatéraux qui n'étaient pas voulus par eux à la base. Mais en général c'étaient des accidents, de simples accidents. Il se souvenait avoir vu certains membres de la Doom Patrol être tristes en voyant les dégâts causés mais ils essayaient de les réparer du mieux qu'ils pouvaient. Et quand il pouvait, Beast Boy aussi aidait. Surtout quand il était responsable des dégâts matériels. Comme la fois où sous la forme d'un rhinocéros, il s'était laisser emporter dans une charge contre un super-criminel, et avait frontalement heurté une malheureuse voiture qui se trouvait là. Mais bref laissons cela de côté.

Parce que comme prévu, Gemini était toujours là et n'abandonnait pas. Cette fille en plus d'avoir perdu totalement la raison était également tenace. Et ce n'était pas Beast Boy en pachyderme qui allait suffire à l'arrêter semble-t-il. Le héros vert avait encore beaucoup de choses à apprendre et il allait devoir le faire tout de suite s'il voulait stopper la jeune super-vilaine avant qu'elle ne commette plus de massacres. Elle avait déjà disparue, fondue dans les ventilations de l'infrastructure.

-Tu veux jouer à cache-cache, eh bien... D'accord.

L'heure n'était plus aux pensées philosophiques ou aux questionnements sur les actes de chacun, et surtout sur ses propres actes. Prenant la forme d'un chien, Beast Boy renifla l'air... Et éternua plusieurs fois à cause de l'afflux d'odeurs qui pénétrait dans son museau. Mais à force de se concentrer, il parvient à repérer l'odeur de Gemini, si semblable à celle de Laura. Elle était passée dans ce tuyau-ci. Avant de partir il se tourna vers les hommes armés.

-Je sais que vous ne me connaissez pas, mais cette fille est très dangereuse alors je vous conseille de filer d'ici. Si vous ne voulez pas qu'elle vous tue.

C'était très bizarre sans doute de s'entendre donner des conseils par un chien, et ça devait être d'autant plus bizarre qu'après le rhinocéros, l'éléphant et le chien vert ils purent voir une souris pour se glisser vers le conduit d'où provenait l'odeur de son adversaire. Le petit animal à l'ouïe et l'odorat très développé se lança à travers le réseau de tuyauterie à la poursuite de la fille élastique. Garfield ne devait pas traîner car elle avait déjà pas mal d'avance sur lui. Mais il allait la rattraper !
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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2018 - 3:57
Que les festivités commencent. J’ai un objectif. Un seul. Et je compte bien y parvenir. Il est absolument hors de question de concéder ne serait que le plus petit des commentaires positifs. J’ai une mission à accomplir. L’échec ne fait pas partie de mes prérogatives. Je n’ai pas été élevée pour penser avec autre chose que la victoire en tête. Et il est hors de question de perdre ou d’échouer face à un pseudo héros. Mon avantage : il ne sait pas pourquoi je suis ici. Il n’a pas de moyen de savoir pourquoi je suis ici. Profitons-en allègrement. Je sais tirer profit du plus petit des avantages.

Ça permet de rester en vie, voyez-vous.

Dans mon métier, rester en vie n’est pas toujours facile, je le précise.

Donc… Je sais que Beast Boy ne lâchera pas le morceau. Il va me suivre, c’est sûr. Il va tenter de m’arrêter. Il pense que je suis ici pour tuer mais en fait c’est plus un bonus. Un paramètre de mission, une formalité aussi banale que de vérifier si vous partez avec une arme chargée, pour faire une comparaison. Je suis ici pour des informations. Spécifiquement, un disque dur contenant plus d’informations confidentielles susceptibles de m’intéresser que vous pourriez le penser. Ce disque se trouve, comme tout bon disque, dans une salle de serveurs et il est indissociable de ses frères et sœurs, numéro de série exclu bien entendu. Difficile? Non. Impossible? Certainement pas. Facile? Non.

Alors quoi? On va dire… Intéressant. Il y a un certain élément de difficulté présent. Il y a un défi réel. Entrer est toujours facile. C’est ressortir, vivant de surcroit, qui est toujours plus compliqué. Maintenant ils savent qu’il y a un intrus. Combien de temps, d’après vous, faudra-t-il avant qu’un VRAI super héros pointe le bout de son nez? Je vous pose la question. Nous savons tous que Beast Boy est un gamin. Il a eu besoin d’aide pour triompher de ma mère. Il ne triomphera pas de moi. Je ne le laisserai pas terminer de façon aussi abrupte la lignée des De Mille. Jouons, Beast Boy, jouons, dans cette partie de cache-cache et de qui suis-je qui ne peut que se terminer par une victoire.

MA victoire. Je joue uniquement pour gagner.

Donc… Utilisant la ventilation pour me déplacer, je décidai de sortir dans ce qui doit être le vestiaire des employés. Voler un uniforme est inutile. Je peux prendre la forme que je veux avec les vêtements que je désire en… Accessoires, on va dire. Par contre, un badge d’accès, ça je ne dirais pas non. Il y aura des portes à ouvrir et pour ne pas avoir l’air suspecte, je devrai me mêler à tout ce beau monde et me déplacer comme si je savais parfaitement où j’allais et ce que je faisais. Prendre l’apparence de quelqu’un, réel ou fictif, c’est chose. Savoir jouer un rôle, je ne le dirai jamais assez, c’est autre chose.

Maintenant… Comment masquer mon odeur? Excellente question. Profitons-en pour emprunter un peu de déodorant dans un casier ouvert, déjà. Ensuite… On verra bien quelle surprise on va réserver de plus à ce pathétique empêcheur de voler en rond.

Des archives. Il n’y a pas des masses de trucs pour masquer son odeur dans des archives. Dommage. Si nous étions dans un laboratoire, il y aurait de quoi faire quelque chose d’intéressant. Encore que, il est possible qu’il y ait un laboratoire ici. S’ils entreposent des substances volatiles, dangereuses ou expérimentales… Il va falloir du personnel qualifié pour s’en occuper. J’ai peut-être un moyen de jouer un tour à ce meurtrier se prétendant un défenseur de la veuve et de l’orphelin. Je hais ce type. De penser que ma vie aurait pu être complètement différente si cela n’avait pas été de ce sordide crime, la perte de ma mère, la pire tragédie imaginable qu’un enfant puisse vivre…

Mais je m’égare. Il y a du travail à faire. Pour ajouter à la confusion, j’active l’alarme anti incendie. Des gicleurs se déclenchent. De l’eau tombe en trombe. Les odeurs se mélangent, s’atténuent, faussent la donne. On va lui compliquer la vie. Quiconque dit que je triche ne sait pas de quoi il parle. Premièrement, comment peut-on tricher dans un jeu sans règles? Deuxièmement, même s’il y avait des règles, pourquoi est-ce que je les respecterais et troisièmement, qu’est-ce que vous avez manqué dans « je joue pour gagner »? Tricher permet de gagner et tant pis si ce n’est pas juste ou équitable. Je suis une criminelle, vous avez déjà oublié? Pourquoi suivrais-je les règles, dans ce cas?

Ceux en charge de la sécurité courent dans tous les sens, se bousculent, essaient d’évaluer le danger pour les installations. Le personnel « régulier » soit panique, soit râle. Encore un exercice d’incendie. Pour ces gens blasés de la vie et globalement déconnectés de la réalité, pourquoi prendraient-ils une attaque au sérieux? C’est forcément une simulation.

Le plus marrant, c’est que bien sûr c’est une vraie attaque. Enfin. Ce n’est pas vraiment une attaque. Si les choses s’étaient déroulées comme je le voulais, les choses se seraient résumées à une infiltration globalement sans problèmes. Vous pouvez toujours compter sur les « gentils » pour saboter vos plans. Le temps que Beast Boy retrouve ma piste, ce qu’il finira bien par faire, j’en aurai profité pour causer davantage de confusion.

Tiens, je me demande… Et vous vous posez sans doute aussi la question… Est-ce que Besat Boy va jouer au détective? Essayer de comprendre pourquoi je suis ici. Je n’ai pas choisi cet endroit au hasard, c’est l’évidence même. En général, il y a un certain nombre de questions à se poser pour résoudre un problème. Qui, quand, quoi, pourquoi, où et comment. Trouvez les réponses à ces questions et vous venez d’entrer dans une partie de la psyché de votre ennemi. Petit indice : ça a rapport avec la mort de ma mère. Deuxième indice, ça a rapport avec une certaine équipe chargée, notamment, de nettoyer le bordel laissé par les super héros qui se retrouvent à causer pas mal de dommage.

Dernier indice : une liste de tous ceux qui ont trempé de près ou de loin dans le meurtre de Laura de Mille. Je vous ai donné un assez grand coup de main. Si vous êtes vraiment très curieux, qu’est-ce qu’une criminelle n’hésitant pas à tuer pourrait faire avec des renseignements sur le meurtre de sa mère et une liste de personnes encore en vie ? Faites fonctionner vos méninges et demandez-vous quels autres secrets je pourrais vouloir piller en étant ici et vous allez vous rendre compte qu’en ce moment, Beast Boy est tout SAUF ma priorité. À ce propos d’ailleurs, il devrait s’amuser tiens : il y a de pauvres innocents coincés dans une sorte de dépôt. Avec toute cette pagaille, il fallait prévoir un accident.

Qu’est-ce qui est plus important? Secourir les blessés coincés sous des étagères ou poursuivre une criminelle avec un agenda tout sauf rose et positif? Bonne question…


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MessagePosté le: Ven 30 Mar 2018 - 18:59
La course était lancée, Beast Boy devait rattraper la fille liée à Laura D. Miles et il devait le faire seul. Appeler un membre de la Doom Patrol prendrait trop de temps et attendre leur arrivée encore plus. Qui sait ce que la super-vilaine pourrait faire durant ce temps là ? D'ailleurs que voulait-elle faire exactement ? Il savait qu'elle lui en voulait mais comme cela avait été confirmé tout à l'heure, elle n'avait pas prévu son arrivée. Elle n'avait pas prévu d'essayer de se venger sur lui.
Pas dans l'immédiat en tout cas.

Donc, leur rencontre était uniquement due à un hasard, un hasard qui avait des goûts douteux sans doute. Mais ce n'était certainement pas le hasard qui avait conduit Gemini dans cette banque. Si cette fille voulait tuer, elle aurait pu le faire en pleine rue dans le centre-ville. Avec toutes les personnes qui traversaient les rues, elle aurait pu faire un carnage abominable et Beast Boy en frémissait rien que d'y penser. Avec ses pouvoirs, il y aurait eut beaucoup de victimes.

"Mais, si elle n'est pas uniquement venue pour tuer des civils ? Qu'est-ce qu'elle veut ?"
Murmura-t-il à voix basse.

Il allait peut-être pouvoir le savoir en continuant à la suivre. Si cette fille avait bien un but précis, alors elle finirait bien par l'atteindre. D'un certain point de vue, si elle l'atteignait cela calmerait la curiosité de Beast Boy, mais de l'autre il n'était pas sûr de vouloir connaître les raisons de sa présence ici. Si ce n'était pas la mort, qu'est-ce qui pouvait bien l'attirer ? L'argent ? On était dans une banque, quel meilleur endroit pour s'en procurer gratuitement ?

-ARF !

Oh elle était maligne et se doutait qu'il était sur ses traces puisqu'elle venait une fois de plus de rajouter un surplus d'odeur à ses narines sensibles ainsi que le bruit de l'alarme à incendie. Bon, il n'avait pas à se soucier des civils puisqu'ils semblaient bien savoir ce qu'il fallait faire en cas d'alerte, mais ça ne lui facilitait pas la tâche. Mais il n'allait pas abandonner pour autant et allait continuer sa route même si l'odeur de Gemini devenait de plus en plus difficile à déceler.

-Au secours ! Il y a quelqu'un ?


A travers une bouche d'aération ouverte sur ce qu'il y avait en bas, Garfield parvenait à entendre des voix. En regardant à travers les barreaux, il vit 4 malheureuses personnes bloquées sous des étagères qui s'étaient visiblement effondrées sur elles. Personne ne semblait être présent pour leur en venir en aide... Et lui avait une super-vilaine à chasser... Mais les supers-héros devaient toujours aider les civils en détresse, non ? En grognant, la petite souris verte se glissa à travers les barreaux et se laissa tomber vers le sol... Avant d'atterrir sous la forme d'un gorille.

Inutile de dire que les pauvres civils furent plus qu'étonnés en voyant un gorille vert venir à leur rescousse en retirant les planches, avant de pointer le doigt vers la sortie. Ils finirent par filer après un petit temps d'hésitation et d'effarement et après que Garfield leur ait demandé s'il y avait un endroit particulier dans les environs. Une fois cela fait, il renifla l'air venant des canalisations. Il arrivait à percevoir l'odeur de Gemini, elle semblait se diriger dans la même direction.

-Une salle d'archives ? Je me demande qu'elle compte trouver là-bas.

Quoiqu'il en soit, il comptait bien arriver là-bas avant elle ou en même temps dans le pire des cas. Une salle d'archive pouvait être une cible potentielle... Enfin c'est ce qu'il pensait. Prenant la forme d'un aigle, il fila vers la direction des archives.
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MessagePosté le: Ven 30 Mar 2018 - 22:07
Pour le moment tout va bien. Personne ne se pose de question quant à moi qui me mêle aux autres car je porte « le bon déguisement ». Personne ne se questionne pourquoi je vais vers la salle des serveurs qui se trouve dans les archives. Les gens sont plus occupés à paniquer, à essayer de comprendre ce qui se passe ou à parler de ces étranges animaux verts qu’aperçoit dans les installations. Certains affirment que c’est la même créature, d’autre nonz Gageons dans ce cas que Beast Boy risque plus de s’attirer des ennuis que moi. Et c’est tant mieux. Pourquoi, demandez-vous?

Parce que c’est tout à mon avantage. Parce que c’est une excellente chose pour moi.

Il représente le seul obstacle crédible pour moi ici.

Vous pensez vraiment que ces pseudos soldats avec leurs armes me font peur? Nous sommes sous une fausse institution bancaire, dans des corridors qui rappellent davantage une base militaire qu’autre chose, pratiquement isolés de tout. Nos alliés, par exemple. Je suis moins seule que j’en ai l’air. Non. Personne ici ne constitue une vraie menace, Beast boy en étant ce qui s’en approche le plus. Je ne le laisserai pas m’arrêter. Son tour viendra. Tôt ou tard, son tour viendra. Mais pas aujourd’hui. Oh ce serait un superbe bonus, je ne dis pas le contraire. Mais si je laisse ma vendetta prendre le dessus…

Je ne terminerai jamais cette mission, pas vrai?

Mais peut-on vraiment parler de mission quand vous êtes votre propre commanditaire? Non. Alors quoi? Quête? Ça fait bien trop jeux vidéo à mon goût. Enfin bref. Si je me laisse aller à mes pulsions agressives, je vais me concentrer sur le mauvais objectif et je n’aurai probablement pas deux chances de venir chercher ce que je veux. Que fait-on quand une installation de ce genre est compromise? On la fait disparaitre. Cela fait des années que je cherche cette base de données et ce disque dur… Non. Je ne compte clairement pas perdre ce qui pourrait bien être mon unique chance de pouvoir venger ma mère, une victime à la fois. Je suis patiente. Il faudra le temps qu’il faudra. Mais…

Je réussirai. Il le faut. Je n’ai pas vraiment le choix.

À quoi bon vivre si ce n’est pas pour réparer les torts qui vous ont été fait? À quoi bon exister si c’est pour vivre avec le goût amer de l’échec? J’ai déjà connu bien assez ce sentiment et je puis vous assurer qu’il est tout sauf plaisant. Et puis en tant qu’enfants, n’est-ce pas là notre devoir le plus sacré que de veiller à honorer la mémoire de nos parents? Nous sommes leur descendance. Leur legs pour ce monde. Et si ma mère était encore de ce monde… D’une part, mon chemin dans la vie aurait été radicalement différent mais elle serait fière de moi. De voir que je suis capable de me tenir debout et de me battre pour mes idéaux. D’autres ne seront pas du même avis mais… Comment dire.

Tant pis pour eux.

Revenons-en au moment présent. À moi qui me promène dans les corridors. Finalement, j’abandonne l’idée d’un détour par les laboratoires. Chaque seconde peut compter dans une situation comme celle-ci. Sans montrer que je suis pressée, j’accélère le pas, je ne veux pas me faire intercepter par Beast Boy. Je dois faire un arrêt rapide du côté d’un dépôt de matériel informatique pour récupérer un disque dur vierge. Si je vole quelque chose, il faut bien que je le remplace par une copie ou quelque chose pour maquiller ledit vol. Et comme de fait, les gens ont la fâcheuse tendance de ne pas mettre de caméra DANS les espaces de stockage. On peut me voir entrer, oui, mais pas voir ce que j’ai pris si je ne le consigne pas dans le registre prévu à cet effet.

Bonne chance pour trouver quand en plus vous laissez l’emballage soigneusement replacé pour que ce soit encore plus bluffant. Chance pour moi, j’arrive aux archives avant Beast Boy, entre dans la salle des serveurs, procède à l’échange de disque (que je cache sur ma personne, bien évidemment), ressors et… Tombe nez à bec, pratiquement, avec lui sous forme d’aigle. Mais il ne sait pas quand lâcher le morceau, lui? C’est enrageant à la fin! Mêle toi de ce qui te regardes, sale gosse qui joue au héros!


« Mais tu ne sais jamais quand abandonner toi, ce n’est pas possible! Laisse-moi tranquille. Tu n’étais pas mon objectif du jours alors pourquoi insister pour que je te tues? Tiens, je me sens généreuse. Je vais te faire une offre. Un marché honnête, même. Tu me laisses partir. Je ne tue plus personne dans ces installations ni à la surface et on repart chacun de notre côté, en vie. C’est une proposition… »

Je ne termine pas ma phrase car un des soldats vient de tirer sur Beast Boy. Je ne sais pas s’il a été touché. Je n’ai pas pris la peine de regarder. De toute façon, ce n’est pas si important car moi, en ce moment, ce qui m’intéresse c’est d’étrangler ce salaud qui ose tenter de me prendre MA proie. Personne n’a le droit de tuer Best Boy à part moi! PERSONNE! Je me réserve ce privilège depuis trop longtemps. Je…

Je suis très en colère, s’il faut le dire et je ne me gêne pas pour en faire part à cet abruti. Je lui fais savoir que personne n’a le droit de tuer cet avorton à part moi, que je vais m’assurer qu’il ne recommence pas et je commence à resserrer mon étreinte autour de la gorge de cet abruti excité de la gâchette. Moi. Qui défend Beast Boy. Aussi illogique que ça puisse être… Oui. Il DOIT rester en vie si je veux pouvoir le tuer. On ne peut pas tuer un cadavre, de ce que je sache. Et si c’est possible… Je ne suis pas certaine de vouloir savoir comment. En fait, je suis convaincue de ne pas vouloir savoir comment.

Mais c’est sans importance.

Il va y avoir un mort de plus aujourd’hui car entre Beast Boy qui me tape sur les nerfs, mon opération qui est passée de « tout est calme, tout va bien » à « l’ennemi sait que tu es là quelque part », cet imbécile qui a failli me prendre ma proie et une belle liste d’autres petites contrariétés, mes nerfs sont à bout. Tout aurait dû se passer si simplement, mais non. Il fallait que ce crétin verdâtre vienne tout gâcher. Je me demande, par contre, comment il voit son rôle de héros : protéger les innocents, ici et maintenant, quitte à me laisser partir ou risquer des dizaines de vies pour potentiellement en sauver des centaines. C’est un gamin. En général, ils vivent et pensent par le court terme. Mais…

Il y a toujours des exceptions à la règle…


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MessagePosté le: Jeu 5 Avr 2018 - 10:47
Les civils encore présents avaient fuit, mais il restait encore des hommes armés. Des hommes encore assez fous pour s'en prendre aux deux métas-humains qui rôdaient dans leur institution Garfield pouvait les entendre. Ils voulaient se battre et ils se méfiaient autant de la fille que de lui. Pourtant, le jeune métamorphe n'avait fait que de les aider depuis son arrivée ici. Mais il était habitué... Il faisait partie de la Doom Patrol. L'équipe de l'ombre, la Patrouille Perdue, celle qui recueillait les rebus de la société dont on ne voulait pas car ils étaient trop différents.
Des supers-héros haït de tous mais qui s'échinaient quand même à protéger des gens.

Beast Boy allait donc encore faire ce qu'on lui avait toujours appris depuis qu'il avait intégré cette équipe, protéger ceux qui ne peuvent pas se défendre face aux supers-vilains, même s'ils pouvaient se montrer aussi agressif à leur égard que pouvaient l'être les criminels. Mais bref, retournons donc au présent et à Beast Boy qui tente d'arriver à l'espace de stockage avant Gemini. Et malgré la rapidité que pouvait lui procurer sa forme aviaire, il n'y parvint pas.
Par contre, il réussi à l'intercepter au moment où elle allait sortir. Enfin, ils manquèrent plutôt de se rentrer dedans.

-Je pensais que tu voulais jouer à cache-cache en plus de t'infiltrer dans une banque dont les sous-sols sont remplies de...

Mais Beast Boy n'eut pas le temps de terminer sa phrase car une balle venait de frôler son aile droite, lui faisant perdre l’équilibre et s'effondrer sur le sol. Vous vous souvenez de ce qu'on disait à propos des civils qui pouvaient se montrer aussi agressif que des supers-vilains envers les membres de la Doom Patrol ? Eh ben vous avez un exemple à présent. Beast Boy avait essayé de défendre des gens qui lui tiraient dessus en retour.

-Argh... Je prend ça pour un "merci de nous protéger ?"

Heureusement que la balle n'avait pas réussi à le toucher, car il n'aurait pas eut beaucoup de chances de survie dans son petit corps de rapace. Un jeune super-héros transformé en oiseau de proie victime d'un tir au pigeon dans une banque qui n'en était pas totalement une. Vous parlez d'une fin vous. Enfin, heureusement il n'était pas mort mais sa chute l'avait quand même sonné. Mais il n'était pas encore au bout de ses surprises. En effet, en relevant son bec il pu voir avec surprise que la criminelle était passée à l'action.
Elle était en train d'immobiliser celui qui avait failli le tuer.
Une super-vilaine qui protégeait celui qu'elle disait haïr, c'était du jamais vu pour lui.
Mais Beast Boy était un héros, il ne pouvait pas laisser une personne mourir. Même si celle-ci venait d'essayer de le tuer.

-Si je te laisses partir de cette "banque" comme tu l'as dit, tu épargnes aussi ce type ? Il est quasiment inconscient, il ne pourra rien faire.

L'homme commençait à tourner de l’œil et la peau de son visage virait gentiment au bleu. Il fallait agir vite. Beast Boy se transforma en lion pour pouvoir agir, au cas où la super-vilaine refuserait.
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MessagePosté le: Jeu 5 Avr 2018 - 22:30
Ah. Il capitule. Cette manie de vouloir constamment sauver des vies… Mais en même temps j’ai ce que je veux. Je vais pouvoir quitter les lieux sans autre inconvénient. Enfin. En théorie. Mais j’ai le disque. J’ai ce que je suis venu chercher. Et c’est tout ce qui compte à mes yeux. Quand on se donne un but, il peut être vraiment dangereux que de s’en détourner. Toute distraction peut s’avérer être un péril mortel. Parfois, on ne peut pas en faire un objectif secondaire. Hélas. Trois fois hélas.

Comme c’est le cas maintenant. Comme dans la situation actuelle.

Et de vous à moi? C’est on ne peut plus enrageant. J’aurais tant voulu régler cette dette de sang, cette dette de vie que ma Némésis me doit. Avoir assassiné ma mère… Comment peut-on excuser, pardonner un tel crime? Simple. On ne peut pas. Comment peut-on pardonner à celui qui a tué votre famille proche? C’est au-dessus de mes forces, si tant est que c’est faire preuve de force que d’excuser une telle atrocité. Moi? Je dis que c’est une faiblesse. Pardonner c’est insulter la mémoire de ceux qui nous ont quitté.

Pour ma part, je ne compte pas insulter la mémoire de ma mère.

J’avoue ne pas comprendre. Il se fait tirer dessus. Il se fait tirer dessus par un homme qui n’a pas hésité une seule seconde, qui ne s’est pas posé la question à savoir s’il était en face d’un ennemi ou d’un allié. Il aurait pu mourir, stupidement, dans ce corridor. Au lieu de cela, il me demande de l’épargner. Où est la logique. Pourquoi avoir fait le choix de faire passer sa vie avant la sienne? Je l’ignore. Je ne cherche pas forcément à comprendre d’ailleurs. S’il est prêt à me laisser partir en échange de la vie de cet homme et des autres encore présents ici, soit. C’est une faiblesse que je saurai exploiter. C’est une faiblesse que je ne manquerai pas d’exploiter. Tout avantage est bon à avoir. Sans exception.

Mon combat, ma raison d’être, se résume à l’élimination de ceux qui m’ont privé de ma mère. Un par un. Lentement mais sûrement. Un jour, j’aurai terminé ce que j’ai commencé. S’il faut avoir peur d’une chose, c’est du « après ». Que va-t-il se passer quand je n’aurai plus de raison de vivre? Je ne sais pas. Est-ce important? Qui sait. Se concentrer sur une chose à la fois. Pour le moment, sortir d’ici en vie.


« Si tu veux. Leurs vies contre moi qui quitte les lieux sans encombre. Ne te leurre pas, par contre. Nous nous reverrons et la prochaine fois, je ne serai pas occupée à une mission requérant toute mon attention. Tu as tué ma mère et pour ce crime je prendrai ta vie. Aucune excuse, aucune parole ne saura me convaincre du contraire. Profite de ta vie pendant que tu le peux encore. À la prochaine… »

Sans plus de formalités, je repars en sprintant vers la sortie, abandonnant un garde blessé et mon ennemi sans une proie à ramener à ses camarades. J’ai le disque. Enfin. Un pan de mystère me sera révélé. Qui d’autre trempe dans la mort de ma mère? Il me tarde de le découvrir. De passer à nouveau à l’action. Je suis faite pour le terrain, pour bouger. Pour traquer, pour chasser. Pour tuer, si nécessaire. C’est parfois inévitable.

Une fois de nouveau à l’air libre, je me mêle à la foule. Pendant l’heure qui suit, je brouille des pistes, mes pistes, au cas où ma Némésis déciderait de me suivre. Au final, j’ai tellement changé de parfum que j’ai l’air d’être une autre personne complètement. Et ça fonctionne. Vous me pensez stupide au point de rentrer directement chez moi? Ce serait de l’imprudence, de l’amateurisme. Choses que je ne fais pas. Autrement je ne serais plus de ce monde depuis longtemps. Je dois être encore de ce monde le temps de compléter ma mission. C’est essentiel. Qui vengera ma mère si ce n’est pas moi?

Quand enfin j’arrive chez moi, j’ai de la visite. Ma… Famille adoptive. En général, je serais contente de les voir. Mais mon visage se ferme, se fait dur. Je sais que le sermon m’attend. Je sais qu’il va me réprimander pour ce qui est arrivé aujourd’hui. Car je me suis révélée à mon adversaire, une faute qui aurait pu me coûter cher. J’ai agi par sentiments. Pas par raison. Les sentiments, les émotions, peuvent causer votre perte. Je le sais. Il le sait. D’où les remontrances qui vont inévitablement venir, hélas…

Je lui fais savoir que je ne suis pas d’humeur pour me faire embêter avec ce genre de choses. Que j’ai un disque à analyser et que si ce n’est pas de première importance, je ne suis pas intéressée. Mais évidemment, quand un est là, l’autre n’est pas loin et c’est la montagne de muscle qui se met entre moi et l’escalier. Je serre les poings. Je n’ai vraiment, vraiment, vraiment pas envie. Déjà que ma mission a rencontré une complication qui n’aurait jamais dû être là, que j’ai dû prendre davantage de temps par rapport à mon plan initial, sans compter cette heure à jouer à masquer son odeur…

Mais il ne lâche pas le morceau. Je n’ai pas décidé de m’occuper de toi après le décès de ta mère pour te voir gaspiller ta vie, tonne mon père adoptif. Je réponds sur le même ton que s’il n’avait pas été un tel couard que ma mère serait encore de ce monde. Évidemment que le ton monte. Je ne supporte pas qu’on me dise ce que je dois faire quand la personne qui me le dit a des choses à se reprocher. Ma mission, fais-je remarquer, est un succès malgré tous les accrocs qui se sont produits. Ma mission, poursuivais-je, est accomplie. Ta mission, c’est de me laisser finir ce que j’ai commencé.

Mon argument final fait mouche. Il capitule, me laisse monter à l’étage. Je n’aime pas recourir à ce genre de tactiques mais parfois je n’ai pas le choix. Si vous voulez arriver à des résultats, des risques doivent être pris. Des mots, durs, finissent par être prononcés. Mais bon. Nous sommes une famille… Reconstituée… Avant d’être des super criminels. Sans doute finira-t-il par me pardonner si tant est qu’il a une dent contre moi. J’en doute. Personnellement, je suis au-dessus de ce genre de considérations. Bon. Le disque.

Le décryptage prend un certain temps mais je sais être patiente. Bientôt, sous mes yeux fort intéressés, une vérité depuis trop longtemps dissimulée me sera révélée. Ceci fait, je saurai par qui commencer et lentement mais sûrement, je les éliminerai tous. Du simple témoin jusqu’à l’acteur principal, la pièce de résistance et j’ai nommé…

Beast Boy.

Sois sûr que ton heure viendra et surtout, surtout… Que je ne te raterai pas.

Statut de la mission : Mission Accomplie.


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[4 ML] Le savoir, c'est le pouvoir. (PV Garfield Logan / Beast Boy)

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