De retour, pour de bon cette fois ! [PV Barbara]

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MessagePosté le: Mer 7 Fév 2018 - 21:03
D'ordinaire, Dick Grayson n'aimait pas vraiment attendre comme ça, au milieu de plein de gens avec qui il n'avait rien à voir. Quitte à être solitaire, autant l'être jusqu'au bout et se poster en haut d'un immeuble, comme Batman, ou alors attendre tranquillement chez soi. Il tira une bouffée de sa cigarette, se passa une main dans les cheveux en s'observant dans la vitre, puis but une gorgée de son café. Repenser à la notion de chez soi, alors qu'il était plus ou moins sur les routes, seul, depuis quelques mois, ça faisait mal.

Il espérait pouvoir en retrouver un bientôt, même s'il ne savait pas encore où et quand. A Gotham, en tout cas, c'est sûr. Il s'était rendu compte, après tout ce qu'il s'était passé avec Waller et son départ, que cette ville lui manquait. Ses habitants, et en particulier certains d'entre eux, aussi. Il avait une part de lui ici, depuis sa naissance. Ses parents – les vrais – avaient livré leurs prestations ici, étaient morts ici, et lui... lui il était devenu le premier Robin, puis Nightwing. Il avait changé, au-delà de tout ce que ses parents auraient pu imaginer. Il avait gardé une bienveillance envers les autres, mais c'était tout. Le reste, il le devait à Bruce Wayne et à ses années passées à combattre le crime.

Mais que faisait-il donc là, à l'heure du déjeuner, un sac marin sur le siège à côté de lui, dans un diner très simpliste de Gotham ? Eh bien, il attendait. La veille, il était passé par chez Barbara – cette chère Barbara qui lui manquait tant – et y avait laissé un mot, anonyme, pour l'enjoindre à se rendre ce midi-même à la table où il était désormais. Il espérait qu'elle viendrait. Il n'avait prévenu que Bruce de son départ, voulant passer du temps à réfléchir, seul, sans que quelqu'un n'intervienne et ne tente de le faire rester. Il savait que la jeune femme l'aurait fait, et il savait qu'alors il serait resté, hanté par ses propres démons. Y compris ceux concernant la fille du commissaire Gordon.

Il avait donc besoin de la voir, et de subir ce qu'elle aurait à lui dire. Et il ne doutait pas qu'elle aurait beaucoup à dire. Il la connaissait bien, et même s'il n'était jamais certain de ce qu'il voulait la concernant, il savait que la revoir était une priorité. Ne serait-ce que pour qu'elle ne lui reproche pas de ne pas annoncer son retour. Il fallait juste espérer, songea Dick, que Bruce n'ait pas vendu la mèche la veille au soir, lorsqu'il avait reçu un message de la part du jeune homme lui indiquant son retour.

 « Souhaitez-vous quelque chose à manger, monsieur ? »

La serveuse, la quarantaine passée, mais fort aimable et encore plutôt belle. Il lui adressa un sourire aimable, lui aussi.

 « Oh, volontiers, merci. »

Il tira de nouveau sur sa cigarette. Il était fumeur depuis peu, mais ces derniers mois n'avaient pas été faciles. Il avait eu besoin de trouver des solutions pour se détendre, et maintenant... eh bien, arrêter n'était pas aussi évident que se plaisaient à le penser certains petits branleurs du coin. Alors oui, Dick Grayson fumait, lorsqu'il était en civil. Comme là.

Il consulta l'heure, alors que son repas arrivait, tout chaud. Normalement, si la demoiselle devait être ponctuelle, elle arriverait d'ici trente secondes, exactement. Il lança un regard par la vitre, espérant voir autre chose que les passants ordinaires et les véhicules sur la route. Pas de Super-Héros, pas de Super-Vilain, juste un visage entouré de boucles auburn, un visage familier et il espérait amical.

Même si pour le côté amical, il allait certainement devoir le mériter avant de l'obtenir. Il serait déçu si la jeune femme se laissait aller à exprimer ses émotions d'une manière aussi évidente. Il la connaissait, il savait qu'elle lui ferait payer, d'une manière ou d'une autre, sa lâcheté. Mais c'était selon son point de vue à elle, pas le sien. Pour lui, ça n'avait pas été lâche de partir ; il en avait eu besoin. Il devait mettre de la distance entre lui et le monde, afin de pouvoir revenir en forme et pouvoir espérer assurer comme il le fallait son rôle de Super-Héros. Qu'il soit solitaire ou non, d'ailleurs.

La porte d'entrée chanta, alors qu'une personne entrait d'un pas léger mais vif. Il ne se retourna pas pour voir si c'était elle. Si c'était le cas, elle viendrait sans doute le trouver. Comme demandé dans le mot.
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MessagePosté le: Jeu 8 Fév 2018 - 16:58
Le bourdonnement environnant n'apaisant en rien mon inquiétude, je fis taire la télévision à distance. Depuis ce matin, une affreuse boule de stress m'obstruait la gorge, me coupant le souffle par moment. J'étais tellement sur les nerfs que les larmes menaçaient de couler comme cela m'était déjà arrivée tout à l'heure. Mon ventre se retourna comme du linge dans une machine à laver pendant que je remuais lentement ma boisson chaude. La main inactive dont les doigts s'agitaient dans un rythme etourdissant sur la table en bois glissèrent sur ma jambe pour lui faire cesser ses tressautements. La cause de mon mal-être n'était rien d'autre qu'une accumulation d'événements.

Tout d'abord il y'avait eu Waller qui m'occasionnée malgré moi des cauchemars qui me hantaient de jour comme de nuit. Venait ensuite ma période de trouble, ma peur de tout ce qui faisait de moi la personne que j'étais. Celle qui avait échouée malgré sa volontée. Si j'avais étais plus forte, plus douée, plus intelligente, si seulement j'avais pu me faire obéir de ceux qui comme moi essayés de rendre le monde meilleur, plus juste… Il m'avait fait confiance, il me les avaient confiés et j'avais échouée.

Lamentablement.

Cet échec continuait de me ronger de l'intérieure. Je ne le cachais pas particulièrement mais c'était vraiment difficile de sourire quand vous aviez échoués là ou tout le monde réussissait. Il n'aurait jamais faillis lui, les autres auraient trouvés une solution eux. Moi j'avais simplement tentée de faire aussi bien, de faire mes preuves, de montrée que j'étais là, que j'étais a la hauteur. Dans mes rêves un double de moi-même se moquer allégrement de moi, piétinant sans vergogne la confiance que j'avais en moi-même, me brisant un peu plus si c'était possible. J'essayais de le cacher, d'être comme d'habitude, de soutenir et d'épauler les autres. Ce n'est qu'en rentrant que je mécroulais sur mon oreiller pour le noyer sous les sanglots qui s'échappaient alors bruyamment dans une absence totale de glamour. J'en avais assez d'être forte, assez d'être un pilier seul. Tim s'isolé. Jason etait absent. Damian était parti. Dick avait disparu depuis longtemps et Bruce était à nouveau dans ses missions personnelles. On m'appelait à la rescousse, mais qui savait voir la souffrance à travers la façade ? Personne me semblait-il.

J'évitais le manoir. J'évitais les discussions à mon sujet, me contentant de faire acte de présence et de jouer la jeune femme que j'étais jusqu'ici. Parce que si on creusait, j'allais sans aucun doute m'écrouler en même temps que les fragments du masque que je me composais tout les matins.

La colère. Oui il m'arrivait d'entrer dans des périodes de rages folles ou le seul éxutoire était la souffrance. Avoir mal physiquement me permettait d'oublier la douleur mentale que je m'infligeais. Moi qui avais toujours détestée les combats, je les provoquais La solitude, c'était mieux que les phrases bateaux que l'on me sortirait. Non ca n'irais pas. Non ca n'allais pas s'arranger. Non c'était bien de ma faute. Ma faute à moi et à personne d'autres même si mes excés de rages me poussaient parfois à rejeter tout cela sur les autres.

Des sillons en forme de croissants se creusent dans mes paumes quand mes ongles s'y enfoncent sans retenues. Mes yeux se posent sur le papier qui s'envole quand d'un geste brusque je me redresse. La chaise bascule, bruit assourdissant dans le silence. J'ai ré-investie le bien familial qu'est la tour de l'horloge, lui rendant un peu de sa gloire d'antant. Tout est trop lumineux et j'étouffe dans cette clartée. Le stress menace désormais de sortir. Cette écriture reconnaissable entre toutes, une police que j'ai lu, corrigée dans ses études… Je froisse et lisse de nouveau la feuille quasi vierge.

Comment ? Pourquoi ?

Je serre les dents et fourre le papier dans la poche de mon trench. La seule solution pour avoir mes réponses et surtout pour m'assurée de mon hypothése est de m'y rendre. Alors je claque la porte de l'appartement et ferme à clès. Dans l'ascenseur je noue mes cheveux en queue de cheval, laissant les mèches plus courtes et formant de lourdes boucles s'échappée et encadrée mon visage. L'hiver a envahit les rues malgré un franc soleil. Le pire c'est de voir les gens sourires dans la rue, de devoir y répondre malgré ma douleur.

J'arrive sans peine devant le restaurant, un petit café qui propose maintenant une carte du midi pour s'en sortir. C'est aussi là que les beignets sont les meilleurs et comme il se situe à quelques pas du commissariats je dois souvent m'y rendre pour mes collègues. La petite bleu qui doit obéir à ses ainés malgré qu'elle soit la fille du commissaire. Une jeune fille ouvre la porte devant moi et rentre sans attendre. L'odeur et le bruit me frappe violemment et m'écoeure déjà.

- Merci, répondis-je du bout des lèvres en retenant la porte.

Elle claqua derrière moi en même temps que le tintement de la clochette se termina. J'avance vers la table partiellement occupée et y lâche le post-it froissée en une boule.

- Grayson, dis-je séchement. Tu voulais me voir, me voilà.

Mon sac s'échoue au sol quand je m'assois. Quelque chose différe chez lui. Hormis la cigarette qui trône entre ses doigts, il semble plus en accord avec lui-même. Plus serein peut-être. C'est parfait. J'étais déjà seule, je ne devrais pas être étonnée de voir que certains arrivent à oublier ceux qui les aimaient pour passer a autre chose et être heureux. Pas question de paraître faible. Je plaque un sourire sur mes lèvres pour masquée mon envie de vomir et ne bouge plus. Mes larmes avaient trop coulées pour lui, c'était terminé. Dans quelques minutes je rentrerais chez moi, seule et un peu plus brisée probablement. Mais n'avais-je pas l'habitude ?


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MessagePosté le: Jeu 8 Fév 2018 - 19:20
Dick étudia le visage de Barbara un instant, avant de tenter un sourire aimable. Il était véritablement content de la voir, d'entendre sa voix, de sa présence, qu'elle semble en bonne santé. Un rayon de lumière joua un instant dans ses cheveux, ce qui attira son regard. Elle était mieux les cheveux détachés, mais qu'importe ; il la trouverait toujours belle. Mais ce n'était pas vraiment le bon moment pour lui dire. Au contraire. S'il tentait une approche sentimentale dès maintenant, elle allait le tuer. Littéralement.

Et son ton sec n'y était pas étranger. Elle lui en voulait très probablement, et il n'avait pas l'intention de déclencher les hostilités. Il voulait que tout se passe dans le calme. Même s'il redoutait, au fond, que sa simple présence ne déclenche une hausse des décibels, et que tout le restaurant soit au courant que Dick Grayson était un petit ami / meilleur ami ingrat, lâche et surtout, que la belle détesterait.

Elle le haïssait peut-être. Mais autant qu'elle l'aimait. Parce qu'il aurait réagi pareil à sa place.

 « Coucou, Barbara. Tu as l'air en forme. Je suis content que tu sois venue. J'ai beaucoup de choses à te dire. »

Il tira sur sa cigarette. La serveuse arriva dans la foulée, l'empêchant de pouvoir continuer de parler. Pas grave.

 « Bonjour, mademoiselle. Vous souhaitez quelque chose à boire, à manger ? »

Il lui laissa le temps de répondre, si elle le désirait. Pendant ce temps, ses yeux détaillèrent le visage de la jeune femme, s’émerveillant de la facilité avec laquelle il n'avait omis aucun détail dans sa mémoire. Elle était trait pour trait telle qu'elle était lorsqu'il pensait à elle. Il était tenté de sourire bêtement, comme un adolescent devant la fille qu'il aimait secrètement. Mais c'eut été totalement inapproprié. Pire encore, à peine cette pensée disparue, il se mit à comparer le visage de Barbara avec celui de Koriand'r.

Et il s'en voulut aussitôt de faire ça, même si c'était plus fort que lui. Il n'y pouvait rien, si les deux femmes avaient des points communs ! Et surtout, si elles avaient toutes les deux eu, à un moment donné, une grosse importance dans sa vie sentimentale. Il n'aurait su dire laquelle des deux avait sa préférence. Et là n'était pas le sujet, de toute façon.

 « Pardon de ne pas être simplement passé sonner à ta porte. Mais je ne voulais pas te réveiller en pleine nuit, ou attendre que tu reviennes d'une nuit agitée. Je voulais te voir toi, pas ton alter-ego. Car il me semble très important qu'on ait une discussion, alors que je reviens à Gotham. Tu es la première personne à qui je parle depuis mon retour, d'ailleurs. »

Presque. Techniquement, il avait parlé à la serveuse, et envoyé un message à Bruce.

 « Une discussion pour savoir comment se comporter, toi et moi, l'un envers l'autre. On a eu nos différends, on a eu nos hauts et nos bas. On a eu une relation compliquée, ne nous le cachons pas. Mais je veux repartir sur des bases saines. Mériter ton affection, qu'importe comment elle s'exprimerait. Et surtout, je veux que tu saches que désormais, je resterais à Gotham, et que tu peux compter sur moi, peu importe pourquoi. Le moindre problème, tu m'appelles : j'accours, et je t'aiderais. »

Il hésita, tira sur sa cigarette qui se consumait. Devait-il le dire ? Il se jeta à l'eau : l'honnêteté avait toujours une meilleure réception dans le cœur d'une femme.

 « J'ai été lâche, Barbara. Quand je suis parti après ton accident. Et quand je suis parti après les récents événements. Tu m'en as voulu ? Tant mieux, car c'est amplement mérité. Mais je désire trouver l'opportunité de me racheter. Si c'est possible. Auprès de tout le monde, et surtout de toi. »
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MessagePosté le: Mar 13 Fév 2018 - 18:35
Midi sonnait a peine et j'étais déja épuisée. La journée de la veille avait été épuisante et si lui avait du temps à perdre, grand bien lui fasse mais il n'en allait pas de même pour moi.

Suzzy arriva à ce moment là pour prendre ma commande. C'était une très belle femme dans la quarantaine avec une ride entre les deux yeuw que lui avaient donnés son ex-mari trop violent quand il buvait. Les collègues venaient souvent ici et moi je discutais avec les serveurs et serveuses.

"- Oh pardon Barbara, je ne t'avais pas reconnu de dos. Je te sers quelque chose ? On a de délicieux beignets aux fruits des bois aujourd'hui !"

La main tenant fermement le stylo et prête a l'activer elle trouva néanmoins l'occasion de me faire un signe des yeux vers mon voisin. Dans un haussement de sourcil je levais la main pour balayée l'air.

"- Tu te souviens ce que je t'ai dis sur les mecs qui on une fille pour chaque soir de la semaine ? Et bien rappelle-toi. Je ne vais rien prendre mais mets-moi une boite de vingt, je la prendrais au comptoir quand j'aurais fini. Papa et Bullock seront ravis. Merci Su' !"

La serveuse repartie sans insister et j'observais mon ex-meilleur ami et ex-petit ami. Ses cheveux me semblaient plus longs et ses doigts plus jaunes, effet direct de la cigarette. Le Dick que j'aimais n'aurais jamais entaché son corps de cette façon. Il ne manquait qu'un dragon sur l'ensemble de la surface de son dos et le tableau était complet.

"- Ravie de voir que toi tu va très bien. J'aimerais dire que je suis aussi heureuse de te revoir mais en faite non. Figure toi que je me suis habituée à la place vide."

Il continua, enchaînant et tirant sur cette satanée clope comme un vrai délinquant. L'envie de lui arracher et se la balancer dans ses frites me brûla les doigts. Je me retint de justesse en saisissant ma serviette pour la glissée sous la table pour l'émiéter en restant digne.

"- Tais-toi. Tu n'est pas là Dick. Tu n'est JAMAIS là quand j'ai besoin de toi. Tu te leurre, tu te plante totalement. Quand j'ai perdu mes jambes tu n'étais pas là. Quand j'ai tout quitté pour te suivre à BludHaven, mes amis, ma famille, TOUT, tu m'a délaissée ! Tu m'a abandonnée seule dans cet appartement sombre. Je voulais juste être avec toi et toi… Toi, tu a préféré partir avec elle. Quand Brainiac a envahi Métropolis, quand Bruce était injoignable, que la famille était en danger, où étais-tu Dick ? Quand j'étais seule à me battre pour nous sauver, les protégers eux ? Où était-tu ? Pas là. Absent. Jamais présent. Je t'ai aidé avec Waller, quand je suis revenu après t'avoir déposé au manoir, tu avais disparu sans rien, même pas un signe. Oh et tu te souviens quand tu a fais le mort ? Que tu nous a tous laissés croire que tu étais mort pour joué les espions quelques parts ? Tu. N'étais. Pas. Là !"

Le sourire factice n'est plus d'actualité. Je lâche les confettis sur la table et ils volent dans un coup de vent lorsque la porte s'ouvre. Lui semble hésité sur la démarche a suivre. Tant mieux. Doute, c'est mon quotidien après tout.

"- Des chances, tu en a eu pleins et tu les a laissés passés. Tu sais le pire ? Quand nous sortions ensemble, combien de fois tu m'a reprochée d'être toujours du côté de Bruce ? De prendre son parti sans arrêt ? Le pire c'est que lui ne m'a jamais abandonnée. Il était là quand j'ai perdu mes jambes. Il m'a sauvée de Waller, il m'a consolé après l'échec de notre relation. Il m'a toujours sauvée et protéger. Peut-être que tu aurais dû prendre exemple sur lui Grayson. Cet homme a qui tu ne veux surtout pas ressemblé fait mieux que toi."

Coup bas.

Combien de disputes avions-nous eu autrefois à propos de Bruce et de Batman ? Moi le défendont envers et contre tout et Dick l'accâblant. Combien de portes avaient claquées, de larmes avaient coulées ? Combien de fois étais-je rester seule à l'appartement, pleurant Gotham et les gens que j'avais laissée ? Je pensais suffir pour lui mais les sorties aux restaurants et soirées ou j'étais rentrée seule parce qu'il avait une urgence m'avaient prouvées le contraire. Je ne suffirais jamais à Dick. Il y'aurait d'autres missions, d'autres filles, d'autres choses plus importante. J'avais déjà du mal à mettre un pied l'un devant l'autre alors la prochaine décéption risquerait bien de m'achever.

"- Je suis heureuse Dick. Plus heureuse aujourd'hui qu'avec le fantôme que tu étais. Je vois d'autres hommes qui m'accordent de l'attention eux. Qui me montre que je suffis. Je n'ai pas de temps à t'accordé. Chasse quelqu'un d'autre."

Mensonge. Mensonge. MENSONGE.

Je crispe les mains et me redresse en saisissant mon sac pour me dirigée vers le comptoir. Les mots sont dits, le sujet clos.

"- Su' ? Tiens," dis-je en lui tendant vingt dollars, "garde la monnaie pour Tommy d'accord ?"

Un sourire, un merci/au revoir et je saisis la boîte parfaitement ficellée pour sortir sans me demandée si je suis suivis.


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MessagePosté le: Jeu 15 Fév 2018 - 14:18
Un vent ? Une tempête ? Une tornade ? Nan. Une Barbara.

Ouais, c'était plus ou moins ce qu'il avait subi, à l'instant. Il tira une bouffée de sa cigarette en se levant calmement. Il savait précisément qu'il méritait ce qui venait de se passer, et il savait parfaitement que la jeune femme était toujours en colère. Et aussi qu'elle avait sans doute exagéré pas mal de points. Il savait reconnaître la douleur quand il la voyait, et il connaissait la belle rousse mieux que quiconque. Il savait que si elle était partie, c'était pour éviter de fondre en larmes devant lui, tout en continuant à l'accuser et à s'attirer les regards des autres.

Il laissa tout en plan ; le repas, son sac, et fit signa à la serveuse qu'il revenait. Il sortit donc, tourna la tête et aperçut la jeune femme en train de s'approcher d'un passage piéton. Il jeta sa cigarette, passa une main dans ses cheveux puis se précipita vers elle. Il la rattrapa en quelques foulées, et se plaça devant elle.

Elle s'arrêta net, heureusement. Mais le regard qu'elle avait signifiait clairement qu'elle l'aurait tué sur-le-champ s'il avait été un ennemi. Ce qu'il n'était pas si loin d'être, après mûre réflexion.

 « Barbara... »

Sa voix respirait la douleur contenue et le regret. Il ne pouvait pas se mettre à pleurer lui-même, de peur de passer pour une personne faible devant la jeune femme. Mais il ne pouvait pas empêcher ses sentiments de s'exprimer dans le son qu'émettaient ses paroles.

 « Ecoute... tu as toutes les raisons du monde de m'en vouloir, de vouloir me frapper, me crier dessus... tout ça. Et bien d'autres trucs encore. On pourrait passer des heures à en parler ; non, tu pourrais passer des heures à énumérer la liste de mes conneries et de mes défauts. J'ai été terriblement lâché. Je... »

Il hésita. Devait-il le dire ? Devait-il jouer cette carte ?

Il se corrigea mentalement, alors que ses yeux cherchaient le regard de la femme qu'il aimait, laquelle fuyait les deux prunelles qui la fixaient. Il se corrigea et rectifia : ce n'était pas une carte à jouer, car tout ceci n'était pas un jeu. C'était une étape obligatoire, pour deux adultes qui s'étaient aimés, qui s'aimaient peut-être encore, mais que tout avait séparé. Qui avaient voulu construire quelque chose ensemble, alors que l'une des deux parties – lui-même – n'était pas sur la même longueur d'onde que l'autre. Ce n'était pas un jeu, et il ne pouvait pas se dire qu'il jouait cette carte, tant pis si ça passait pas, il restait Koriand'r.

Il ne savait pas s'il préférait l'une ou l'autre, et il s'en fichait. Il savait simplement qu'entre les deux, Barbara avait le plus souffert de ses erreurs. Alors il devait le lui dire.

Il le devait, car il n'avait pas le choix. C'était ça, ou regretter à jamais d'être un lâche. Et il ne mériterait alors rien auprès d'elle. Ni amour, ni amitié, et encore moins sa confiance. Il redressa la tête, prit une inspiration, et se lança :

 « Je ne suis pas comme Bruce, je ne suis pas comme toi. Je ne suis pas meilleur, ou au-dessus. Vous êtes meilleurs que moi. Moins lâches. Plus intelligents. Si tu veux continuer à me reprocher toutes mes erreurs, très bien. Mais reviens avec moi dans le resto, s'il te plaît. Comportons-nous en adultes responsables, et discutons. Et tu décideras alors si tu veux que je disparaisse ou non. »

Il eut un petit sourire.

 « Après, je... »

Il y eut un bruit de klaxon, suivi de crissements de pneus. Un choc plus tard, et Dick Grayson s'écroulait sur le sol, déséquilibré par le taxi qui lui était rentré doucement dedans. Mais plus de peur que de mal, car il avait tenté de l'esquiver à la dernière seconde. Le chaffeur sortit de son véhicule, l'air affolé.

 « Monsieur ? Vous êtes blessé, ça va ? »

Dick se releva, un grand sourire aux lèvres, et un geste nonchalant de la main.

 « Vous en faites pas, je vais bien. J'ai été imprudent, désolé ! J'aurais du voir que je me tenais sur la route. »

Il se mit en sécurité sur le trottoir, avant de tourner son regard, de nouveau, vers Barbara.

 « Alors, que faisons-nous ? Resto ou pas ? »
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MessagePosté le: Jeu 15 Fév 2018 - 22:14
T'es revenu mais je reste fière
Je passe, je quitte, je déserte.


Le ciel s'est couvert en quelques minutes et le temps est à l'orage, parfaitement assorti a mon humeur. Mon coeur bat si fort qu'il pourrait exploser en un éclair que ca ne m'étonnerais pas. Chaque fibre de mon être frémis, tremblant de sensations contenues. J'ai envie de me jeter à genoux, ici sur le sol de la rue, et de crier que j'en ai assez. Assez d'être gentille et aimable, d'être un pilier qui subit sans extériorisé. J'ai envie d'hurler que moi aussi je vais mal.

Mais je garde les lèvres closes. Ca ne regarde que moi et ma dignitée, ma fiertée ou mon orgeuil peut-être, m'empêche de m'exprimer. Alors j'esquive les silhouettes en mouvements, me traçant un chemin dans la foule jusqu'au passage piéton. Là j'attends que le feu passe au vert et commence à traverser. Le commissariat est là, a deux patés de maisons. Il est a portée de main mais c'est la mienne, celle qui n'est pas prise par les caloriques sucreries, qui se fait saisir en plein vol.

Mon nom dit d'une voix brisée. Une fissure qui s'agrandie dans mon coeur. Je connais si bien cette voix, chacunes des nuances qui la compose. Tantôt joyeuse, joueuse ou narquoise, parfois triste et en colère. Je regarde le trottoir vers lequel je me dirigeais et me retourne tristement et bizarrement toujours aussi furieuse.


Je ne veux pas de toi
Pas là, pas comme ça
Je ne daignerai pas
Te dire le pourquoi.


"- Arrête."

Tu nous fais du mal pour rien. Les mots ne sont pas prononcés mais ils flottent dans ce simple mot. Dick a toujours fonctionné de cette façon. Partir et revenir en s'attendant a reprendre là ou ca s'était arrêté. Mais je ne suis pas une chanson que l'on peut mettre sur pause. Je mérite mieux que ca. Oui. Je fixe sa main sur la mienne puis la cigarette au sol émettant encore quelques braises. Il s'excuse, acquiesce à tout ce que je lui ai dis, admets ses torts mais…

"- Tu a déjà dit tout cela Dick. A chaque fois que tu reviens en t'attendant a ce que je mette ma vie en stand by pour toi. C'est le même barratin. Bientôt tu verras une autre midinette, une autre opportunitée, une raison quelconque et tu partiras. Encore."


Toi t'es parti sans me donner de raisons
Pour me laisser envie d'y croire.


Les larmes me brûlent les yeux mais je les retienq justesse. Il s'est arrêté et semble hésitant sur la suite de son discour. Je plisse mes lèvres séches et les humidifies. Il fini par parler et les larmes menacent encore. Qu'est-ce qu'il peut être con…

"- Tu n'est qu'un abruti Grayson. Je t'aimais. Je t'aimais follement, passionnément et vraiment ! Sûrement plus qu'ELLES toutes réunis ! J'aimais l'enfant, l'adolescent, l'homme. J'aimais tout de toi et je t'aimais comme tu étais ! Je suis partie pour toi ! Et tu m'a lâchée en pleine acrobatie, toi l'acrobate ! Je n'ai plus confiance en toi Dick. Je ne veux pas d'un restaurant, je ne veux rien. Tu est sourd ? J'ai quelqu'un dans ma vie Dick. C'est sér- !"

Au moment ou il ouvrit la bouche pour parlé avec un putain de sourire que j'eu envie de lui faire ravalé, il disparut sous mes yeux. Un cri m'échappe tandis que ma main me semble bien froide aussitôt. Je me précipite sur le corps au sol mais avant que je ne m'agenouille au sol, il se relève souplement. Mon coeur bat encore sous la frayeur tandis qu'il discute avec le chauffeur. Je me range inconsciemment sur le trottoir. Celui du restaurant puisque je n'ai pas réussie à rejoindre l'autre à temps.

Il me regarde avec un sourire ahuri et moi je ne fixe mornement. Si ca l'amuse tant que ca d'en prendre plein la tête…

"Pas de restaurant. J'ai pas envie d'être enfermée avec toi. Marchons."

Je fais un pas en arrière en cognant le bout de ma chaussure sur le sol dans un geste stressé. Du menton je désigne le café pour lui dire d'y retourner prendre ses affaires et ma main libre se fourre au chaud dans ma poche.


Je ne veux pas de toi
Pas là, pas comme ca.


J'attends sur le trottoir, forme discrète observant les gens passés. J'en reconnais certains, souvent des commercants que je salue d'un signe de tête. Mon téléphone reçois un message. Un mail, le nouveau chapitre d'un roman que je lis. Un sourire perce mes défenses, la joie est trop grande de savoir que ce soir sous mon plaid dans mon canapé, bien au chaud, je pourrais déguster mon chocolat chaud avec une excellente lecture.

Quand je relève les yeux il est de retour, son sac dans les mains et me regarde d'un air étrange. Je mets en veille l'objet éléctronique et le range dans la poche intérieure de ma veste, près de mon coeur. Pendant un instant j'espère qu'il pense que c'est un sms de mon prétendu petit-ami. Ce serait une juste vengeance. Je ne vais pas le contredire dans ses pensées en tout cas. Il ne le mérite pas.

"- Il y'a un square plus loin qui est peu fréquenté mais sans histoires. Allons-y mais je ne vois pas ce que tu va me dire de plus. Je t'ai expliqué mon point de vue. A mes yeux ce n'est pas la peine de creuser davantage."

On y arrive très rapidement et le square est vide d'enfants ou d'adultes. Nous avons l'embarras du choix des bancs alors je m'assois sur le central, face à la fontaine éteinte pour l'Hiver. Le vent souffle un air glacial mais il m'apaise. Il est aussi froid et virulent que mon coeur.

Texte centrale en italique:
Joyce Jonathan - Je Ne Veux Pas De Toi


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MessagePosté le: Ven 16 Fév 2018 - 14:09
Le square était tranquille, vide de touristes et d'être vivants. Une âme silencieuse aurait pu s'y aventurer sans que personne ne le remarque ; de fait, ce furent deux âmes tourmentées qui s'avancèrent. D'abord la rousse, qui alla d'un pas décidé vers le centre, près de la fontaine. L'espace d'un instant, Dick reste figé, observateur du mouvement gracieux de la jeune femme. L'espace d'un instant, il se remémore tout ce qu'il savait sur elle. La moindre parcelle de sa peau, le moindre petit geste habituel qui la caractérisait elle parmi tant d'autres personnes dans le monde.

L'espace d'un instant, il rêve. Il voit Barbara et lui, main dans la main, marchant au milieu de ce square non pas vide mais peuplé, en plein été, sous un soleil magnifique et un ciel bleu des plus purs.

L'instant vole en éclats, alors que le vent glacé souffle un peu plus fort et ne lui rappelle qu'il n'avait pas d'écharpe, seulement un sweat et un jean. Il frissonne, garde les mains enfoncées dans ses poches, et il se remet en marche pour rejoindre la jeune femme. Elle est assise sur un banc, et ne semble pas faire le moindre geste pour l'inviter à venir s'asseoir aussi. Plusieurs pensées se bousculent de nouveau dans l'esprit du jeune homme. Toutes tournées vers la demoiselle, bien sur. Aujourd'hui, il ne peut pas vraiment penser à autre chose. Surtout maintenant.

Il ne savait plus vraiment quoi faire, désormais. Ok, ils étaient là tous les deux, ensemble et pourtant séparés par un fossé qui paraissait impossible à franchir. Avait-elle vraiment quelqu'un, ou faisait-elle semblant ? Sa réaction n'aurait pas été trop exagérée, si ça avait été le cas. A ceci près qu'il la connaissait assez pour savoir que la voix de Barbara, remplie de chagrin et de haine, témoignait qu'elle ne lui pardonnait pas et qu'elle ne s'en foutait pas. Elle n'avait donc sans doute personne, sinon la blessure aurait été refermée, au moins en partie.

Mais pourtant, si c'était le cas ? Avait-il le droit de s'imposer à elle ? D'imposer sa présence dans sa vie, quelle que soit la place qu'il désirait y prendre ? Non, sans doute pas.

Il posa son sac et vint s'asseoir près d'elle, en restant toutefois suffisamment éloigné pour qu'il ne la touche pas. Un air mélancolique se jouait dans son esprit alors même qu'il hésitait à reprendre une cigarette. Non, il ne devait pas. Mais que dire ? Lui faire le coup de l'ultimatum ? En mode « je pars si tu veux » et le regretter amèrement ensuite ? Il n'était plus un enfant, et pourtant, devant la jeune femme, il avait l'impression de n'avoir aucune expérience de l'amour. Il se retint également de lâcher un juron, conscient que ça n'apporterait rien de bon.

Il se mit alors à parler. Il savait qu'elle l'écoutait. Mais il ne parlait pas pour faire amende honorable. Il parlait pour le simple plaisir d'être avec elle. Parce que malgré le silence et l'hiver, il sentait son parfum, sa chaleur, il voyait ses cheveux de feu et son teint si parfait, et il avait envie de lui parler.

 « Après les événements de Waller, partir me semblait être la seule solution. J'avais conscience de t'abandonner encore une fois, et même d'abandonner Gotham et Bruce. Mais ce dernier a essayé de me retenir. Il m'a parlé de toi. Il m'a prévenu, m'a dit que tu serais plus en colère que tu ne l'as jamais été. Il avait raison, et je le savais. Mais dans ce cas, pourquoi partir ? Pourquoi tout risquer ? Parce qu'au final, je n'avais pas besoin de retourner à Blüdhaven pour me sentir mieux. Je n'avais pas besoin d'être loin pour savoir que tout ceci allait me manquer, et que je regretterais d'être parti. Mais dans ce cas, oui, pourquoi partir ? »

Il s'installa différemment, le regard fixé sur la fontaine. Il apercevait, du coin de l’œil, Barbara, dont les cheveux fouettaient doucement l'air.

 « Parce qu'en vérité, et ça m'apparaît clairement maintenant, je t'avais déjà perdue. Je n'étais plus ce que j'aurais pu être, et rester n'aurait fait qu'aggraver la situation. J'avais besoin de partir pour être seul et pour savoir ce que je désirais. On fait tous des erreurs ; les miennes ont été si nombreuses et si énormes que je ne saurais toutes les énumérer. Tu les connais mieux que moi, car tu en as souffert. Et alors que je voyageais sur les routes, sous les étoiles, j'ai fini par découvrir ce qui me manquait tant que ça, et que je devais revenir, pour rester cette fois. Je n'aime pas reconnaître mes torts, comme tout le monde, mais je l'ai fait. Haïe moi autant que tu le souhaites, Barb', mais tu ne peux pas le nier. »

Il marqua une nouvelle pause, très courte. Parler lui faisait du bien.

 « Je ne peux pas dire grand chose de plus. Et je ne prétendrais pas avoir, du jour au lendemain, changé au point d'être tout ce que j'aurais du être à l'époque. Mais tu me connais. Tu sais reconnaître quand je ne mens pas. Et nous savons tous les deux que toutes ces belles paroles ne te suffiront jamais. Elles ne suffisent pas, il faut savoir montrer des preuves, par des actes. Je suis prêt à faire ce qu'il faut pour regagner ta confiance, Barbara. Aussi difficile, aussi long, aussi incertain que ce sera. Je n'ai aucun droit de te demander de me laisser une chance. J'ai déjà brûlé toutes celles que tu m'as donné. »

Il ne tint plus et s'alluma une cigarette, prenant soin de balayer la fumée dans la direction opposée à la jeune femme.

 « Alors je vais faire ce que je sais faire le mieux. Braver l'impossible. »
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MessagePosté le: Ven 16 Fév 2018 - 20:06
Instinctivement j'ai posée les patisseries là ou il y'a le plus de place comme une barrière, une protection entre Dick et moi. C'est en suivant son regard chagrin que je m'en rends compte. Je déplace la boîte cartonnée de l'autre côté et me décale même un peu. Je ne veux pas la souffrance de Dick malgré que je sois toujours furieuse contre lui. Je suis tellement misérable et pathétique… Si je n'avais pas si peur de craquée alors je lui pardonnerais sûrement au bout de deux ou trois rencontres.

Dick n'est pas une mauvaise personne. Si il échoue a rester durablement avec une fille c'est en partie parce qu'il ne peut pas s'empêcher de voler tel un oiseau de branches en branches. Il étouffe probablement et se sent prisonnier dans les longues relations. Du moins c'est ainsi que j'ai toujours conclu le dossier Grayson. Malgré tout mon amour pour lui je n'ai pas suffit. Je n'ai pas réussie a le garder. D'un côté c'est peut-être de ma faute aussi. Oui sûrement. Je voulais tellement que ca dure, tellement que nous soyons un couple soudé que je lui en ai beaucoup trop mis sur les épaules.

Le problème aujourd'hui c'est cette opinion que j'ai de moi-même. Je suis un échec ambulant et ca me pèse. Si je renouais avec Dick et qu'encore une fois je ne suffisais pas.. Je crois que ce serait fini pour moi. Vivre en sachant que vous ratés tout ce que vous faites et que vos relations tournent toujours mal parce-que vous n'êtes pas fichu de les garder… Mes ongles raccrochent mon jean sombre avant de s'enfoncer dans mes paumes déjà martyrisées.

Un sourire triste se dessine sur mes lèvres à nouveaux sèches. Bruce me connait si bien… Il a fait de son mieux pour recollé les morceaux à chaque départ de son fils adoptif prodige. Prodige oui, Dick est de loin le meilleur des Robin sans aucuns doutes. Je l'ai cherché en chacun d'eux mais ils ne se ressemblent pas. Jason est trop violent, Tim trop indépendant et Damian trop… et bien c'est Damian quoi !

Il ouvre la bouche et j'ai envie de lui dire que j'aurais été là, que je l'aurais soutenu, aidé à s'en sortir. Et quand je m'apprête à le dire, je réalise que ce n'est pas d'une Maman dont il avait besoin. Il ne voulait pas que j'ai ce rôle et je me rends aussi compte que de mon côté c'est le cas également. Ce n'est pas le rôle de Mère que je voulais avec lui et si j'avais jouée les gardes-malades, j'aurais sûrement fini bloquée dans ce rôle. Prisonnière de quelque chose de malsain que nous aurions provoqués sans le savoir.

Je ne peux pas reprocher au brun de faire des efforts. Celui qui a fuis lâchement plusieurs fois fait preuve aujourd'hui d'un grand courage pour s'ouvrir totalement avec moi. Pas de tabous donc. Message reçu.

"- Toi et moi… On est similaire sur pas mal de choses n'est-ce pas ? C'est peut-être pour ca que c'est une évidence pour nos proches." J'inspire et expire ma faute. "Tu a fais des erreurs et tu n'est pas le seul. Je m'en veut Dick. Batman m'a sauvée de Waller quelques mois avant toi. Plutôt que de venir à ton secour, j'ai fuis." Je croise mes doigts, les coudes sur mes cuisses et courbe le dos, repliée sur moi-même. "Moi j'ai rejeter le costume, mon rôle, ma vie, absolument tout. Je suis partie en Russie sous un faux nom et j'ai mandiée. Je sais ce que tu pense: c'est pathétique et tu a raison. J'étais tellement brisée Dick… J'étais au bord, à l'extrème limite ! J'y serais encore si on ne m'avait ramenée un peu à moi. Brainiac… Les voir tous au sol, blessés, presques morts à cause de mon incompétence… Je n'ai pas réussie à les diriger et Batman n'étais plus là. Tu n'étais pas là. Je voulais tellement être forte, être a la hauteur de notre mentor et de ses éspérances… Et j'ai échouée. Waller a était la goutte de trop. J'ai craquée."

Les larmes coulent sur mes joues et tombe au sol mais je ne les voient pas tant mes yeux sont brouillés. Mon monde est flou depuis des mois et je ne distingue plus les routes à suivre. Je me réfugie dans le travail, trouvant des prétextes pour tout.

"- Je peux pas Dick. Je peux pas vivre comme ca. Et si je te pardonne, si on ressort ensemble et… Je vais me briser définitivement ! Me perdre et je veux pas… Je perds pieds et je ne peux pas ! Je dois pas ! Je dois me prôtéger Dick. Je t'aime et je t'aimerais toujours dans une partie de mon coeur mais… c'est trop dangereux ! J'ai tellement peur si tu savais ! Tu t'est reconstruit et je suis heureuse pour toi, vraiment mais… Je suis seule mais" Je me lève d'un bond et me réssuie les yeux avec ma manche. "Je suis seule mais au moins personne ne m'abandonnera ! Personne ne me poussera dans le vide ! Je suis désolée !"

Je saisis mon sac, la boîte de beignets et l'observe les yeux écarquillés pour le voir à travers mes larmes. Je devrais partir là, tout de suite et ne pas lui laissé de temps pour me répondre.

Je devrais.


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MessagePosté le: Ven 16 Fév 2018 - 22:46
Dick eut un sourire. Pas un sourire de victoire, juste la fierté de voir Barbara perdre de sa colère, momentanément, pour lui parler à cœur ouvert. Il le sentait : cette femme avait raison, et ils partageaient tant de choses. Tant de points communs. Il s'en étonnait après toutes ces années, et pourtant, il souriait. Il était heureux de voir que ce qu'il avait fait, l'effort qu'il venait de faire et son aveu, avait contribué à lui rendre la tâche plus facile. Mais bien sur, rien n'était gagné, et il ne fallait pas qu'il se fasse des idées. Il ne devait pas présumer que leur couple allait ainsi ressurgir de ses cendres. Que dès ce soir, ils dîneraient ensemble, feraient l'amour toute la nuit et hop, tout redevenait comme avant.

Non. Tout ne devait pas redevenir comme avant. Jamais. Car sinon, ils auraient fait ce pas en avant pour rien, et en souffriraient encore plus. Il ne pouvait pas lui faire ça, et il ne le ferait jamais. Il avait décidé, en revenant, qu'il serait l'homme que la belle méritait. Il ferait ce qu'il fallait pour ça. Et ça prendrait du temps. Beaucoup de temps. Mais le jeu en valait la chandelle. C'était la seule façon pour eux de réussir à se retrouver, à se refaire confiance.

Il tint à le souligner, en se levant également et en se plaçant près de la jeune femme. Mais pas trop près. Assez loi pour éviter de la toucher, encore une fois. Le moindre contact physique risquait de tout ruiner, à ce stade.

 « Je suppose que les larmes sont inévitables. Mais sache, Barbara, que te voir ainsi, t'entendre me dire tout ça, ça fait un bien fou ! Tu n'imagines même pas à quel point je voulais voir ce moment. »

Il leva une main pour signifier qu'il nuançait bien sur ses propos, et que de toute façon, il n'avait pas l'intention de pousser plus loin son avantage.

 « Tu n'es pas seule. Je ne suis pas seul. On a tous les deux des personnes qui tiennent à nous. On a tous les deux beaucoup soufferts. Mais qu'importe ce que tu penses de nous deux, de ce fameux nous qui a volé en éclat : là n'est pas la question. Pas aujourd'hui. Peut-être un jour ? Qui sait ? Je ne suis pas là pour ça. Je ne voulais pas revenir, te parler, me faire pardonner, et te dire que je sautais dans ton lit avant de filer. Non. Le temps est une chose merveilleuse, et il nous faudra du temps pour surmonter cette épreuve. Mais toi, moi, tous les deux, on vient de faire un pas en avant. »

Il lui adressa un autre sourire. Un de ces sourires « spécial Barbara », qu'il ne réservait qu'à elle, au temps où ils étaient des adolescentes amoureux. Un sourire où il n'y avait que la sincérité et l'affection, où il n'était pas question de faux semblant ou de mensonge. Ce n'était pas celui qu'il lui avait tant de fois réservé à Blüdhaven, en mode « je t'aime mais je pars ». Non, il en avait assez de fuir.

 « Tu ne veux pas m'aimer de cette manière car tu penses que ça te briserait. Aujourd'hui, oui. Et ça me briserait aussi. Mais tu n'es pas seule ! Je te prouverais, au cours des prochaines semaines, des prochains mois, que je saurais regagner ta confiance, et que tu pourras toujours compter sur moi. Bien sur, tu vas te demander si ce n'est pas un subterfuge, une manière détournée de pouvoir retourner avec toi avant de fuir encore. Tu as raison de le penser. Mais c'est pour ça qu'il n'est pas question qu'on redevienne un couple. Pas maintenant. »

Son sourire se ternit, remplacé par une mélancolique résignation dans son regard. Il aurait voulu pouvoir être avec elle dès maintenant, mais c'était impossible. S'il voulait avoir une chance réelle de vivre une vie pleine d'amour avec elle, il devait prendre son temps. Ne pas y penser. La laisser décider d'elle-même, si ce jour venait, de s'engager.

Et si ce jour ne venait jamais, alors il respecterait son choix. Il lui devait bien ça.

 « Pose donc cette boîte, tu vas la faire tomber tellement tes mains tremblent. » dit-il avec une pointe d'humour.

Il risquait gros. Mais même si elle ne riait pas, si elle ne souriait pas, il espérait au moins ne pas l'énerver ainsi. Alors il saurait qu'il avait fait un pas de plus vers l'acceptation de cette nouvelle situation.

Et s'il le fallait, il était prêt à décamper sur-le-champs si elle refusait de le revoir. Aussi douloureux que ce serait.
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MessagePosté le: Sam 17 Fév 2018 - 13:47
Il ne comprends pas. Il ne saisit pas la totalité de ma brisure sinon il ne réagirais pas comme ca. Il ne voit pas que je suis si loin que même le Joker ne verrait pas l'intérêt de me pousser dans le vide. Il ne voit pas la Barbara détruite devant lui, il se berce d'illusion avec l'ancienne, comme un filtre devant ses yeux. Commes les autres. Comme tout le monde. Personne ne semble voir au-delà du masque, voir a quelle point je souffre. Si c'était le cas prendrait les dispositions nécéssaires, on m'éviterait, on ferait ce qu'il faut.

Du silence. De la solitude. J'en ai besoin là maintenant.

Je pensais allée mieux en rentrant de Russie, j'y croyais réellement mais c'était sortir la tête de l'eau pour mieux couler. Je le regarde et je vois un Dick différent alors pourquoi est-ce que lui ne se rend pas compte ? J'ai envie de lui arracher ses oeillères. Je suis hors de moi jusqu'à ce qu'un coup de vent l'emporte. Je me retrouve frigorifiée et démunie de tout. Je suis lasse. J'ai juste envie de rentrée chez moi et d'évacuer mon mal à travers les larmes.

"- Non. Ils ont besoin de la Barbara courageuse, maternelle, qui prôtége et recadre. Je ne vais plus au manoir. Je ne veux pas qu'ils me voient ainsi et c'est bien mieux comme ca, crois-moi pour une fois. Si tu souffrais autant que moi, tu saurais qu'on inflige pas ca aux gens."

Il me parle et j'écoute mais plus aussi attentivement. Il me parle de temps alors que la vie semble suspendu à mes yeux, tournant inlassablement en boucle. Maison, trajet, travail, trajet, maison et on recommence le jour suivant, encore et encore. Les mots flottent dans l'air qui asséche mes joues humides.

Il me sourit comme autrefois et mon coeur se serre à l'envie de le serrer dans mes bras. C'est fort, c'est essentiel mais je suis pétrifiée. J'ai trop peur. Quelques paroles n'effaceront pas le mal qui a été fait. Pas comme ca, pas aussi vite. Ca il semble l'avoir saisi, c'est déjà ca.

Peut-être que d'ici là j'irais mieux, que je me sentirais assez bien pour m'ouvrir à un peu de bonheur ? J'aurais cessée de me faire payer mes échecs et la souffrance que j'ai occasionnée même accidentellement. Oui, j'y crois moyennement mais je ne sais pas quoi lui dire de plus pour qu'il comprenne. Alors je murmure ce qu'il attends:

"- D'accord. Nous verrons dans quelques mois ou nous en serons."

Mes mots me semblent emplis de lassitude, ponctionnés de toutes énergies. Je suis vaincu ou plutôt il gagne par forfait.

Je tourne la tête à la mention des gateaux. Effectivement mes mains tremblent et la boîte se balance pendant que la ficelle me scie les doigts. Ma seconde main vient se positionner en dessous pour la stabilisée.

"- Merci. Je devrais y'aller. Papa et Bullock vont bientôt-"

Je suis interrompue par le vibreur de mon télephone qui m'indique un texto. Quand on parle du loup, il montre sa queue.

"Bonjour ma chérie,
Bullock et moi allons rentrés tard de notre planque et je me disais que j'aimerais bien être attendu par ma fille et un bon repas.
Je m'inquiète pour toi alors si tu n'est pas trop contre voir ton commissaire un jour de repos, tu rendrais heureux ton vieux Père !
Je t'embrasse et t'aime.
Papa.

Je souris sincérement. Même dans les ténèbres les plus profondes réside un filament de lumière. Je relève la tête et avec un sourire en coin dit:

"- Je disais donc que j'allais y'aller. J'ai des choses à faires." Pleurer d'abord, puis faire un repas bien chaud pour un homme gelé par le temps passés dans une vieille voiture à l'arrêt. "Même si tu a gagné une chance, je te déconseille d'apparaître devant mon père pour le moment. Lui comme moi nous avons la mémoire tenace. On se recroisera sûrement quelque part. Oh, juste pour que tu le sache, j'évite un peu le manoir et tout ce qui y'a trait. Évite de parler de moi, ca m'arrangerais pour le moment."

J'essaye de faire un franc sourire et crois m'en sortir pas trop mal. Je m'agite un peu dans le froid de l'hiver et ne sachant pas comment lui dire au revoir, me contente d'un signe de ma main libre.


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MessagePosté le: Dim 18 Fév 2018 - 12:38
Serait-ce déjà l'heure du au-revoir ? Dick rendit son sourire à la jeune femme, comprenant par là que le message était probablement de son paternel. Ce serait sans doute mieux pour eux deux s'ils se séparaient maintenant. Après tout, comme elle venait de le souligner, il avait gagné une chance ; il devait éviter de tout griller en se montrant trop pressant ou en allant à la rencontre de Jim Gordon. Ce dernier avait le même tempérament que sa fille, et il ne tenait pas à se faire incendier copieusement. A vrai dire, il l'aurait emporté largement sur le commissaire dans un combat, et pourtant, il en avait peur. Le vieux briscard avait toujours su être plus intimidant qu'il n'y paraissait.

Et il ne voulait pas avoir à affronter le regard du vieil homme. Celui de Barbara lui suffisait. Il était déjà assez douloureux de voir, à quelques centimètres de lui, le visage de la femme qu'il aimait, sans pouvoir le toucher.

 « Je comprends. J'éviterais sagement de me retrouver face à ton père. Il serait capable de me rouer de coup jusqu'à ce que je redevienne un ado. Et j'éviterais de parler de toi au manoir. Si j'y retourne. »

Une pensée en amenant une autre, il se rappela alors qu'effectivement, il n'avait pas prévu de rentrer vivre là-bas. Il avait contacté Bruce, et comptait le voir aussi, pour en parler, mais il cherchait un appartement dans Gotham. Le but était autant de prendre son indépendance une bonne fois pour toute que de s'éloigner lui aussi du manoir Wayne. Trop de choses vécues là-bas, et pas que des bonnes. Il soupira, vérifiant l'heure sur son portable.

Barbara était en train de partir, ayant fait quelques pas après un geste de la main. Il la rattrapa en quelques foulées, un nouveau sourire aux lèvres. Il sentit également son ventre crier famine, mais tant pis ! Il mangerait plus tard. Sa faim insatiable venait très certainement du surplus d'émotions qu'il venait de vivre, et il avait besoin de combler ça autrement. Il s'en accommoderait. Il jeta sa cigarette, ayant plus urgent à faire.

 « Dis, Barbara ? Ça te dirait de m'accompagner jusqu'à la rue... euh rue de l'Indépendance ? Tu sais, celle où, quand on était plus jeune, on allait s'acheter des pizzas pas chères ? J'dois y visiter un appartement, pour m'installer, et du coup comme c'est pas très loin de par chez toi, j'me disais que si tu voulais... bah tu m'accompagnais jusque là-bas, et on se séparait là-bas. Tu habites quoi ? Cinq minutes plus loin ? »

Il tenta d'éviter de laisser passer une fausse impression de vouloir la garder plus longtemps auprès de lui. A son grand étonnement, il proposait cela sans aucune arrière pensée, et en se disant que si elle refusait, ce n'était pas très grave. Il aurait d'autres occasions de la revoir et de lui parler. En laissant toutefois passer un peu de temps, évidemment.

 « Et puis comme ça, on peut continuer de discuter un peu pendant qu'on marche ! A ce propos, tu fais quoi tous les jours ? Tu travailles ? Je pense que j'vais me chercher un petit emploi aussi, histoire d'avoir une rente plus personnelle que celle de Bruce. Même s'il me donnerait tout l'argent du monde si je lui demandais gentiment... »

Il évitait soigneusement de parler de Batgirl. L'alter-ego de la jeune femme était sans doute rangé loin dans les tréfonds de son esprit, le costume au fond d'un placard. Il le comprenait facilement à sa façon de parler d'elle et de son état d'esprit.
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MessagePosté le: Mer 28 Mar 2018 - 22:34
Dick avait depuis très longtemps un sourire rayonnant. Après avoir vu ses parents mourir il aurait pu se renfermé mais non, le jeune homme avait fini par re-sourire contre toute attente. Un sourire un peu moins pur au début, celui-ci n'étant réservé qu'a une poignée de personnes et étant venu bien plus tard. Au début c'était une frimousse timide, un rictus de gêne. En devenant un adolescent il l'avait transformé en une arme, charmant à tour de bras. Mais tombé amoureuse ca fait mal lorsque la chûte cesse et que notre corps, notre coeur se retrouve jeté au sol, pietiné par les talons aiguilles d'une autre.

Un léger sourire m'échappe, me rappelant que je devrais m'acheter un baume pour les nourrir. Ainsi donc mon Père effraie Dick. Ca me fait rire intérieurement. Papa ne ferait pas de mal à une mouche mais a l'ancien petit-ami de sa fille qui est parti en lui brisant le coeur… Disont que le rôle du mauvais ne revenait pas toujours à Bullock. Qui l'aurait crû ?

Je me retiens de lui demander ce que veux dire la fin de sa phrase. Il ne séjourne donc pas au manoir ? Ca m'étonne. En général il y est comme chez lui alors… Est-ce qu'il s'est disputé avec Bruce ? J'ai beau avoir pris mes distances avec tout cela, du moins autant que possible, ca me mine tout de même. Je n'aime pas savoir ma deuxième famille en froid, en difficultée relationnelle.

Il me retient dans mon départ alors que je suis plongé dans mes pensées et me demande de l'accompagner jusqu'a un appartement qu'il doit visité. Je cligne des yeux surprises et essuie mes paupières avec ma manche. Quelques larmes que je mettrais sur le dos du froid.

"- D'accord je t'accompagne a une condition. Pourquoi tu n'est pas au manoir ? Est-ce que tu t'est disputé avec Bruce ? Avec les autres ?" Mes lèvres se plissent et me tire par la même occasion comme pour me dire de ne pas trop en parlé. "Est-ce que je dois m'inquiéter ?"

Je fais un geste du menton pour que nous nous mettions en route et récupère ma main. Je la plonge ensuite au chaud dans ma poche et regarde le paquet blanc contenant les patisseries. Le ruban me scie les doigts mais tant pis. J'esquisse un sourire bref en songeant à ma vie actuelle.

"- Oui je travaille. J'ai un appartement a payé après tout. Je suis finalement rentrée dans la police. Papa a compris qu'il avait le choix entre me voir entrer sous ses ordres et pouvoir contrôler un peu ou me voir partir dans une autre ville ou il ne contrôlerait rien. Il a choisi. Après Waller, on été tellement heureux de se retrouver et il ressentait beaucoup de fierté alors il n'a pas trop réfléchis je crois. Comme je débute on ne me confie pas grand chose et ca me permets de veillée quand vient la nuit à Gotham."

Je hausse les épaules et observe les gens courir pour rentrés chez eux. Je sens sa chaleur corporelle proche de mon corps. On marche assez rapidement même si je le sens plus lent. Peut-être que savoir qu'au bout du chemin nous allons nous séparés ca le ralenti inconsciemment ? Je cligne des yeux lentement et le regarde a la dérobée.

"-Et toi ?"


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MessagePosté le: Jeu 29 Mar 2018 - 15:42
Le trajet n’était pas bien long, mais Dick avait bien l’intention d’en profiter pour continuer de discuter un peu avec Barbara. Il se fit donc un plaisir de répondre à la question qu’elle lui posait, ne voyant pas vraiment cela comme une condition. Il n’avait rien à cacher.

« Tout va bien avec les autres, ne t’en fais pas. C’est juste que j’ai besoin de mon indépendance, pour le moment, et vivre au manoir ne m’aiderait pas à trouver mes propres repères. Bruce comprendra facilement. Je ne suis plus un enfant, et il est temps que j’apprenne à subvenir à mes propres besoins et que je fasse ma propre route. Cela ne veut pas dire, bien sur, que je vais tout abandonner ni couper les ponts. Je compte reprendre du service, évidemment. »

A cette pensée, il a un autre sourire, tandis qu’il poursuit sa réponse en reprenant ce que Barbara ajoutait.

« Je suis certain que ce travail dans la GCPD te convient parfaitement et que tu y feras des merveilles. Personnellement, je pense chercher dans une branche totalement différente, histoire de pouvoir obtenir une certaine différence entre moi et mon alter ego. Je dois de toute façon refaire le costume ; il est abîmé, et un peu court par endroit. Je demanderais à Bruce, mais je tiens à payer de ma poche les frais. J’ai vu quelques annonces intéressantes, en arrivant à Gotham ; j’hésite à postuler pour trois trucs. »

Il énumera sur ses doigts en même temps.

« Le premier, c’est un poste de journaliste. Mais ça fait très redondant, donc je sais pas. Le second, un poste de manager pour une boutique de jeux en tout genre dans le centre-ville. Et le troisième… merde, c’était quoi, déjà ? Ah oui ! Un poste en librairie, ou une bibliothèque, je sais plus. T’en penses quoi ? »

Il hésitait véritablement, mais inclure Barbara dans le choix était une idée plus spontanée. Il voulait montrer à la jeune femme que son avis comptait toujours autant pour lui, sans lui forcer la main. Il choisirait lui-même, avec grand soin, sans se forcer à prendre ce qu’elle estimait être le plus adapté pour lui. Il ne lui révéla pasqu’il avait songé à intégrer la GCPD aussi ; mais c’était une bien mauvaise idée. La côtoyer tous les jours ne résoudrait pas le problème. Au contraire. Elle aurait le sentiment d’étouffer, et aucun bien ne ressortirait d’un développement de leur relation de cette manière.

Le temps faisait des choses merveilleuses, pour peu qu’on sache s’y prendre. Dick souhaitait réussir à reconquérir le cœur de la jeune femme, il allait donc devoir patienter et montrer qu’il avait changé et pouvait apporter ce qu’elle désirait. Sans mensonge.

« Ah, nous arrivons ! Bon, bah, plus qu’à monter au 4e étage. »

Il fit une grimace équivoque, incapable de résister à l’idée de faire ce trait d’humour qui le caractérisait souvent.
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