[WoA] Le siège de l'Olympe [Réservé]

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MessagePosté le: Lun 26 Fév 2018 - 11:27
Au-delà du Temps. Au-delà des Dimensions. Au-delà des Mondes et des Univers.
Demeure un lieu de pouvoir, de foi, d’Histoire.
L’Olympe.



Créé à l’aube de la Réalité, foyer de dieux qui, même s’ils ne sont plus autant vénérés qu’avant, restent une source de pouvoir absolu, ce lieu ne cesse d’attiser les curiosités, les ardeurs et les envies.
L’Olympe.
Ce n’est plus ce que c’était.

Alors que le Dieu de la Guerre a lancé une offensive contre l’Humanité, il a profité de la puissance issue des différents combats provoqués, qui l’ont ainsi nourri, pour s’emparer de l’Olympe ; et mettre à bas, surtout, son père.
Zeus a disparu. Héra se cache. Athéna a fui. Poséidon se détourne de l’Olympe.
Et les autres dieux qui se sont opposés à Arès… sont tombés, sous ses coups ou ceux des créatures envoyées par Hadès, son oncle lassé par son rôle souterrain, et avide de liberté et d’une forme de vengeance.

Les choses ont changé, donc.
La décoration s’est modifiée. Les bassins, sculptures, statues ont disparu, remplacés par une décoration agressive, brutale, une fixation sur le combat, la violence, le sang et la domination ; le conflit. La Guerre.

La peur règne dans l’Olympe, alors que les dieux soumis ont peur de subir le courroux de leur nouveau maître, qui a montré au monde son arrogance en annonçant l’attaque – mais qui, surtout, n’a guère accepté de voir ses initiatives à Gotham et Coast City échouer.
Beaucoup ont subi, depuis. Beaucoup ont perdu. Et sa fureur n’a pas disparu.

Cependant, le nouveau Dieu des Dieux sait qu’un autre jour se lève, aujourd’hui.
Celui de la victoire.


« Le moment est venu, ma chère. »

Sa voix est calme et posée, mais pleine de provocation. Alors qu’il sort du lit, repousse les concubines exténuées, et s’habille…
… Arès ne peut s’empêcher de sourire, et de goûter la situation.
Car, à ses côtés, et durant toute la nuit, l’ancienne Wonder Woman, Diana de Themyscira, a dû veiller ; et l’observer, constater sa débauche et sa luxure. Oh, il ne lui a rien fait ; physiquement. Mais il entend, encore et toujours, briser celle qui l’a tant défié.


« Allons nous emparer de notre premier trophée. »

Loin de son attirail guerrier, Arès goûte de plus en plus cette allure normale, humanoïde, qui sied bien plus au Dieu des Dieux que le combattant ; mais ce dernier demeure toujours présent, en son cœur noir et sombre.

Il ne leur faut que quelques minutes pour rejoindre le cœur de l’Olympe, l’ancienne salle d’échanges des dieux, devenue pièce de stratégie et d’ordres.
Peu de dieux demeurent présents, et tous se cachent. Seuls sont, aux avant-postes, la garde rapprochée d’Arès, ceux qu’il a choisis pour ce jour funeste…

… Sportsmaster, la Reine Clea, Terra, Black Adam et le nouveau Superman, invités ici, et donc capables de dépasser l’interdit. Seuls les Mortels invités ou jugés dignes de fouler l’Olympe peuvent y accéder.

« L’offensive est lancée à Gateway City. Mes pouvoirs m’ont permis de construire mon double guerrier, qui mène le combat. Les Black Lanterns de mon oncle sont lâchés, ainsi que vos troupes, ma Reine, et les Rebelles Atlantes avides de revanche et de reconquête.
La cité tombera bientôt, et nous pourrons nous emparer du monde – avant de prendre l’Univers ! »


Il lève les bras, et quelques houras se font entendre… mais ils sont faibles.
Une grimace glisse sur le visage du nouveau Dieu des Dieux, dont la rage est connue ; le pire pourrait survenir, mais…


« Mon Maître, mon Roi des Rois, j’ai quelques éléments à vous rapporter. »

… Pan, Dieu de la Nature mais surtout des Bergers, protecteur par principe, intervient en bondissant, en amenant divers gravures sur lesquelles il a pris des notes.
Quand Arès a remplacé son père, Pan a très vite compris quel intérêt il avait de le rejoindre – non pas par goût personnel, mais pour manipuler le Dieu de la Guerre et limiter les dégâts ; avant qu’il ne soit vaincu, car il le sera, autant empêcher le pire.


« Hum ? Qu’y a-t-il ? Et où est Hadès ? »

« Votre oncle a indiqué qu’il se devait de régler quelques affaires internes, ô Dieu des Dieux. La douce Eurydice aurait disparu de sa geôle, et cela ne lui plaît guère. »

« Humf, je vois… et nos troupes, sont-elles prêtes ? »

« Absolument, Puissant parmi les Puissants. Nous avons néanmoins à signaler le retard du Minotaure, qui est introuvable, et nous attendons encore la Méduse – mais il est compréhensible que je n’ai envoyé personne la chercher. »

« Certes. Et qu’en est-il des sujets annexes ? L’aigle de mon père a-t-il été enfin maîtrisé ? »

« Oui, Guerrier Ultime. Sa faim insatiable a été épongée, mais nous en ignorons encore la cause. Il se nourrit toujours sur Prométhée, mais peut-être que… »

« Assez, assez. Je refuse encore ta demande d’investigations sur cette vieille affaire. Le Passé a disparu avec mon père, seul l’avenir me préoccupe. »

Arès repousse Pan, et vient se placer devant la table, qui fait apparaître par magie les images de Gateway City.
La bataille est engagée ; et ça lui plaît.

A ses côtés, sa cour, sa garde rapprochée – ceux qu’il enverra, sous peu, finir le travail, achever les Héros et défenseurs de la ville.
Bientôt, pense-t-il.
Bientôt, la ville tombera… bientôt, le monde sera à lui.
Le monde, puis les mondes !


(HJ/ Pas de tour, pas de rythme, mais l’idéal serait que chaque membre de la garde d’Arès poste, avant d’enclencher les choses sérieuses. Smile /HJ)
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MessagePosté le: Mar 27 Fév 2018 - 14:08

« Le siège de l’Olympe. »
[ WoA ]
_____L’Olympe, si on lui avait dit qu’elle mettrait les pieds sur cette terre sacrée un jour, elle n’y croirait même pas. Depuis son enfance, elle avait renié les dieux Grecs pour vénérer les dieux Egyptiens. Avec le temps, la jeune femme avait fini par obtenir la bénédiction des dieux du peuples de Themyscira et de Bana-Mighdall, même si cette dernière n’était plus que ruine.
La jeune femme fit ces premiers pas dans la terre des Dieux Grecs. Elle observa les alentours, se sentant presque ridicule par rapport aux immenses monuments, désormais plus que ruines, ne demandant qu’à s’écrouler. En entrant dans la cité, l’Amazone était seule, dans une cité qui lui rappelait vaguement la sienne, en train de dépérir. Les ténèbres avaient englouti la ville des Dieux, c’est à croire que ces derniers avaient abandonné la cité pour laisser place à la désolation d’Arès.

L’Amazone ne ralentit pas, sa main glissa sur le pommeau de son épée, la jeune femme est vigilante et son regard se promène. La cité à beau se montrer calme et abandonnée, tout ceci n’est qu’illusion et la rouquine est loin d’être stupide pour croire qu’Arès avait déserté la cité. Bien au contraire, il avait probablement élu son quartier général.
La jeune femme gravit les dernières marches qui la séparaient des premiers monuments de l’Olympe. Les premières ombres trahirent le silence de l’Olympe. L’Amazone était effectivement épiée par l’armée d’Arès. Elle renforça davantage sa poigne sur son arme, prête à passer à l’action. Au-dessus de sa tête, les arcs se tendent et les pointes de flèche s’orientèrent sur la jeune femme. Pourtant, elle continua sa marche sans s’en soucier. Une première flèche se plante à l’arrière de son épaule. Le tranchant de la flèche était rentré dans sa chair mais la guerrière ne broncha pas. Elle se contenta de briser la tige qui pendait à l’extérieur de son organisme.

Artemis reprit la route, mais elle fut rapidement stoppée par une seconde pluie de flèche juste sous ces pieds. Les disciples d’Arès se contentèrent d’avertissement, mais la jeune femme continue de les ignorer jusqu’à ce que les premiers disciples décident de s’interposer directement et de lui faire barrage jusqu’au palais des Dieux de l’Olympe. La jeune femme les dévisage un par un, les méprisant d’un simple regard.

« Je ne suis pas venu pour me battre, encore moins avec des lèches-bottes. Je suis venu pour m’entretenir avec Arès. » lança la jeune femme d’un ton assez autoritaire avant de se faire menacer par la pointe des lances de ces disciples. « Je n’ai pas besoin d’escorte. » grogna cette dernière.

Malheureusement, ces individus ne sont pas tellement emballés de laisser une Amazone se permettre d’entrer dans le palais d’Arès en prétextant vouloir communiquer avec lui, armée jusqu’aux dents. Artemis restait toujours bloqué à mi-parcours, bloqués par les mêmes disciples du Dieu de la Guerre. Doucement, elle laissa échapper un soupir avant de poser sa main sur son épée.

Les portes du Palais s’ouvrent alors que le Dieu de la Guerre observait avec un certain enthousiasme la bataille de Gateway City. Aucun ordre n’avait été accordé, et les regards finirent par s’orienter en d’une poignée de soldats, entrant dans la cour. Au centre de cette escorte, une Amazone, Artemis, cette dernière avait le visage recouvert de sang, le sang de ses victimes. La jeune femme s’était battue et avait fini par se rendre à la suite de renfort. Elle s’avança vers Arès, gardant une certaine dignité dans son allure. Son regard perçant ne quitte celui d’Arès. Les lances et les épées se pointent vers elle, au moindre faux pas, elle rejoindra les profondeurs en compagnie d’Hadès, et ce n’est pas son objectif.

« Je suis Artemis, Shim’Tar de fut la cité de Bana-Mighdall et l’une des dernières survivantes de cette belle cité. Je viens ici pour parler à Arès, Dieu de la Guerre. » un ange passa, elle observa les alentours. « … Et Dieu de l’Olympe. Pendant tout ce temps j’ai observé le comportement des hommes. On a cherché à me contacter pour venir en finir avec toi. Le comportement des hommes est si pathétique. Ils s’estiment maître du monde, mais ne sont pas plus effrayant que de minuscules insectes. J'ai été aveugle. Comme eux, j'ai sous-estimé la grandeur de ton armée. Je suis las de leur quête impossible, persuadé qu’ils arriveront à faire face à leur destin. » La jeune femme baissa les yeux, et finit par poser un genou à terre, agenouiller aux pieds du Dieu de la Guerre. « L’heure est venue pour moi de me battre à vos côtés et de les éradiquer… un par un en l’honneur du Dieu de la Guerre, Arès. »

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MessagePosté le: Mer 28 Fév 2018 - 15:06



Wrath of Arès
Le siège de l'Olympe



Clea observa attentivement la scène qui se déroulait devant ses yeux : La puissante Artémis, fille de Bana-Mighdall, dont elle avait entendu plusieurs éloges guerrières de la part de ses alliées de la Villainy Inc, ployer le genoux devant Arès.
Elle qui avait envisagé la recruter si une haine réelle pour les Wonder Woman brûlait dans son cœur comme dans celui des autres femmes de cette association, fut bien déçue.
Diana de Themiscira, Artémis de Bana-Mighdall... qui d'autres encore allaient se faire humilier ainsi par le Dieu de la Guerre ?... Certainement pas elle !

Malgré son art de la séduction, le Dieu n'avait pas d'emprise sur Clea, car elle n'avait aucun cœur à conquérir, aucuns besoins, aucuns plaisirs qu'un homme, même divin, puisse satisfaire chez elle. Et elle n'était pas ignorante de ses ruses, de sa brutalité, de son dédain envers les femmes ; les mythes n'oubliaient pas de mentionner tout cela, le premier concernant la création des Amazones.
S'associer fut pourtant envisageable et utile, mais pas sous une forme hiérarchique. Nul homme ne la soumettra... et elle en espérait tout autant de ces glorieuses combattantes selon d'autres récits jusqu'à ces derniers jours.
Quelle déception.

Clea jeta un regard méprisant vers Artémis avant d'imaginer dans quelle situation pouvait être ses armées en ce moment même.
Des épouvantails tout au plus, elle le reconnaissait. Elle apportait sa part de pièces sur l'échiquier, mais cela pouvait paraitre minime à comparaison d'une armée d'innombrables et implacables morts-vivants. Cela ne l'importait guère, l'objectif principal était de servir ses propres objectifs ; et donc faire bonne figure auprès du Dieu de la Guerre.

Mais sans ployer le genoux...


Codage by TAC


Queen Clea

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MessagePosté le: Mar 6 Mar 2018 - 11:55
Un silence de plomb s’est imposé au sein de la salle de l’Olympe, depuis qu’une Amazone perdue y a été menée et a parlé.
Un genou à terre, elle a exprimé un rejet des Hommes, un dégout de leurs manières, une envie de meurtre, et surtout un souhait ; celui de se rallier au Dieu de la Guerre, au Dieu des Dieux.

Arès.
Nouveau maître des lieux et bientôt de tout ce qui vit.
Resté étonnamment silencieux jusque-là.


« Ton peuple me hait et me méprise – pour celles qui vivent encore, heureusement bien rares. Tu as juré de servir leur honneur et de venger leurs trépas. Tu n’as accumulé, au cours de ton existence, qu’échecs, humiliations, désaveux et actes inutiles.
Tu es la Shim’Tar, oui. Tu es de Bana-Mighdall… mais, chère Artémis, féroce Artémis, brutale Artémis… »


Le Dieu parle.
Il s’avance, et vient se baisser pour rapprocher un visage jusque-là calme et sérieux, mais qui affiche désormais un sourire cruel alors que ses mots sonnent comme les serpents.


« … quelle utilité puis-je avoir d’une telle ratée ? »

Un gloussement mauvais s’échappe de sa gorge, alors qu’il lève son index pour viser l’immobile et figée Diana, toujours dans son coin.

« Quelle utilité, quand je dispose de la plus grande des Amazones – de la meilleure ? Quelle utilité d’avoir un ersatz ? »

Arès se redresse, et éclate d’un rire sale ; plusieurs autres divinités et agents le suivent, comme la meute suit le meneur.

« Mais va, va, va… je comprends ta réaction, ton souhait. Tu sens le vent tourner, et comme tout nuisible, tu entends survivre ; tout simplement, survivre. Je le comprends. Il est triste que Bana-Mighdall en soit arrivée à cela, mais… »

Il croise les bras, et confirme son sourire provocant en prononçant ses prochains mots.

« … il aurait fallu finir le travail, à l’époque, pour espérer un résultat.
J’accepte ta requête, Artémis. A une condition.
Soumets-toi. Soumets-toi entièrement. A genoux, les deux. Le front au sol. Les lèvres sur mes pieds.
Soumets-toi à moi, pleinement ; et peut-être te laisserais-je vivre, voir tuer pour moi. »


Un silence terrible s’impose, face à ces mots.
Tout le monde sait – tout le monde sait que le Dieu de la Guerre va trop loin ; mais personne n’ose le lui dire.
Devenu trop fort, trop puissant, trop avancé, trop arrogant, trop gourmand, il est autant sur le point d’emporter l’Univers que de tout perdre ; mais personne n’ose s’avancer, car l’inconnu est trop grande… la peur trop profonde.

Cela n’empêche pas, cependant, quelques prises de décision.
Comme celle de Sportsmaster qui, transformé par Arès en guerrier ultime, décide de suivre un ordre donné préalablement par son maître – et quitte l’Olympe, pour rejoindre Gateway City.
Et mener les troupes. Et faire tomber les Héros. Et user de ses pouvoirs.
Et fuir ce moment insupportable, surtout.


(HJ/ Résumé rapide :
- Arès humilie Artémis,
- Arès exige une soumission encore plus grande,
- Sportsmaster utilise les voies de téléportation divine pour quitter l’Olympe et rejoindre Gateway. /HJ)
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MessagePosté le: Mer 7 Mar 2018 - 5:40
L'Olympe était un endroit que l'Homme d'Acier n'aurait jamais pensé visiter, encore moins dans les circonstances qui l'y avaient mené ce jour.

Il savait peu ou prou à quoi s'attendre une fois sur place - les connaissances générales dont il avait été farci incluaient, évidemment, quelques fragments de mythologies diverses et variées -, mais toutes les descriptions qu'auraient pu en faire les anciens textes feraient pâle figure face à la réalité.
Qu'un endroit si idyllique soit tombé entre les mains d'un être aussi dépravé qu'Arès était une honte en soi - mais n'était-ce pas l'exact objet de ses désirs ? Pervertir, par sa présence comme par ses actes, tout ce que ses pères et ses ainés avaient créé ? Tout salir d'une fumée bien noire ?

Et le pire était que le Dieu de la Guerre était parvenu à s'assurer le soutien de deux des plus grands héros de la Terre dans sa besogne : Superman et Wonder Woman, rien de moins. Cela laissait certes Batman pour les contrer - mais que pouvait-il faire, lui qui n'était qu'un homme, contre eux qui étaient littéralement des dieux vivants ?
Si Zeus avait été encore en mesure de défendre son royaume comme tout souverain qui se respecte, il était à parier que même lui n'aurait pas su faire le poids face à eux - aux hérauts de la fureur, aux messagers du carnage qu'Arès avait fait d'eux.

Conner s'était tenu à l'écart des autres laquais que celui qu'on appelait le Fléau des Hommes avait cru bon de recruter. S'il était déjà d'un naturel peu sociable, cet aspect de sa personne semblait s'être encore accentué depuis qu'il avait déclaré son allégeance.
Ce n'était, de toute façon, pas comme s'il avait grand monde à qui parler ; Diana était mutique, et les criminels qui s'étaient prononcés en faveur d'Arès le préféraient à bonne distance.

Cela n'avait rien d'étonnant, considérant le fait que la plupart d'entre eux avaient déjà eu un jour ou l'autre l'occasion d'examiner ses phalanges d'un peu trop près à leur goût.
Black Adam, tout notamment, gardait un mauvais souvenir de leur rixe à Gotham - et si son corps n'en portait plus les séquelles, on ne pouvait en dire autant des regards qu'il lui lançait, aussi noirs que sa garde-robe. Cela se paierait ; peut-être pas maintenant, peut-être pas tout de suite - mais il était clair qu'il saurait s'en rappeler.

Mais fi de cette animosité : l'heure n'était pas aux dissensions internes. C'était le grand jour pour Arès, celui de son couronnement, et ils avaient tous un rôle important à jouer.
Se tenant dans les hauteurs du Domaine des Dieux, ils attendaient ceux qui voudraient encore une fois réfuter leur triomphe pour écraser leur dernier espoir.

Le vent tournait - et certains avaient dû le sentir, puisqu'Artemis, qu'il avait récemment vue se battre aux côtés de la Justice League, vint déposer les armes aux pieds d'Arès. Si voir celui-ci l'exhorter à abandonner l'honneur qu'il lui restait en échange d'une place à ses côtés saurait en divertir certains dans l'assistance, Conner se passerait bien d'assister au spectacle.
Engoncé dans sa sinistre armure, il se dirigea vers la princesse amazone, toujours éteinte, et lui fit signe d'avancer en direction de la sortie.

Nous partons pour Gateway, déclara-t-il, laconique, sans considération aucune pour la petite comédie qui était en train de se jouer.

Mais avant qu'il ait pu disparaître, l'atmosphère se modifia légèrement - et il put sentir le regard d'Arès sur sa nuque, tel la pointe d'une dague acérée.

récapitulatif des actions:
 


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MessagePosté le: Mer 7 Mar 2018 - 6:54
Tout cela avait un goût de fin de partie. Tara avait cru au rêve. Elle était demeurée aux côtés d'Arès et avait cru être - à défaut de la Reine de la Guerre - la petite fiancée de la mort. Ses pieds avaient pu fouler le sol olympien mais c'était pour découvrir que c'était le bout de la piste.

Les héros s'étaient levés. Les Dieux se défilaient. L'âge des hommes ne risquait pas de se terminer.

Pourtant, Tara ne voulait pas quitter son poste. Tara ne pouvait pas le quitter. La coupe était amère mais il fallait la boire jusqu'à la lie. Elle observa autour d'elle les rangs se clairsemer autour d'Arès. Tous, au fur et à mesure, le quittait pour aller rejoindre Gateway City et le combat sur la Terre. Pourtant, il fallait bien que quelqu'un reste pour prétendre que l'Empereur n'était pas nu !

Elle s'assit aux pieds d'Arès pour être aux premières loges de l'humiliation d'Artemis. Elle n'avait rien contre la simili-amazone. Pourtant ça l'amusait quelque peu de voir cette dernière prendre le chemin honteux qu'elle même avait du parcourir. C'était une sorte de rétribution divine. Un juste retour des choses...

... mais en même temps, elle ne pouvait qu'être dubitative : en ces heures sombres qui annonçaient un dénouement hasardeux, n'y avait-il pas mieux à faire que de s'amuser avec la Bana-Migdall ?

Elle haussa machinalement les épaules et ne réagit pas non plus quand Superboy - le Guerrier Suprême d'Arès - quitta l'Olympe avec Wonder Woman. Bientôt, ils ne seraient plus qu'une poignée. La Reine Cléa, Arès, Black Adam, Artemis et elle. Tara soupira et lança à Arès :

"Mon Maître, quels sont vos ordres ? Que doit faire votre petite déesse de la Terre pour faire votre volonté ?"

C'était de l'auto-suggestion à ce niveau là mais le regard de Tara s'illumina encore l'espace d'un instant. Encore pour l'espace d'un instant, le rêve existait à nouveau !

[HJ :

- Tara est dubitative quant à la suite des événements
- Tara est amusée par le traitement infligée à la pauvre Artemis
- Tara demande ses ordres à Arès

/ HJ]
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MessagePosté le: Mer 7 Mar 2018 - 11:58

« Le siège de l’Olympe. »
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_____Un genou à terre, les yeux rives sur le sol, Artemis resta immobile. Elle buvait les paroles du Dieu de la Guerre sans lui laisser l’occasion de l’observer droit dans les yeux. Il n’avait sous les yeux que l’imposante chevelure flamboyant de l’Amazone soumise. La jeune femme laissa échapper quelques tremblements aux extrémités de son corps, notamment au niveau de ces poings, les jointures plaqués sur la pierre polie du sol, les muscles complètement tétanisés pour une raison inconnue.
Arès avait parlé, et n’a pas finit d’humilier la jeune femme pourtant déjà à ses pieds. La guerrière égyptienne serra les dents, une certaine haine habitait son corps. Une haine centrée sur le Dieu de la Guerre qui en plus d’avoir éradiquer le peuple de Bana-Mighdall, ne se privait pas pour humilier davantage les survivantes, et en plus de cela la championne de la cité.

Artemis serra les dents, les poings serrés. Elle ne pouvait supporter cette humiliation. Si ça n’en tenait qu’à elle, elle aurait probablement sauté pour massacrer le visage du Dieu grec à coup de poing jusqu’à ce qu’on ne puisse plus reconnaitre. Toutefois, elle faisait preuve d’un self-control qu’elle n’aurait jamais soupçonné elle-même. La haine se figeait pourtant sur son visage, mais ni Arès, ni ses disciples ne pouvait distinguer les rictus sur son visage. Impuissante, la jeune femme ignora les quelques rires et moqueries qu’elle pouvait entendre autour d’elle. Son regard se leva pendant quelques secondes sur Diana, cette vendue. La haine ne fait que grandir chez la jeune femme, au fur et à mesure que les secondes défilent.

La requête est déclarée et les regards se promènent sur Artémis. Va-t-elle réellement s’humilier davantage devant cette foule ? Devant Diana. Ses pupilles incertaines se baladent et observa chaque disciple du Dieu Grec, passant du regard indifférent de Conner et Sportsmaster, au regard amusé de Tara, sans compter le regard mépris de Clea. Hormis le kryptonien et l’Amazone, elle ne connaissait pas réellement les disciples d’Arès mais elle les éliminera, un par un.
En attendant, elle baissa davantage la tête en signe de soumission complète envers l’être supérieur présent en face d’elle. Ces muscles se décontractèrent, et sa dernière jambe encore debout s’apprêtaient à se soumettre également. Arès est occupé, son regard est distrait par le kryptonien qui décide de quitter les lieux. Bien, c'est le moment idéal.

« Oui… Arès, Dieu de l’Olympe... » murmura la jeune femme avant que sa main ne se glisse en direction de son bustier, comme ci la simple faite de plier son corps en deux pour se soumettre au Dieu de la Guerre lui infligeait une douleur atroce aussi bien physique que mental.

Seulement, la jeune femme finit par sortir de son bustier, une dague à la lame aiguisée. Sa seconde jambe était à moitié pliée, aidant la jeune femme à hisser son corps en direction d’Arès à une vitesse folle, sans qu’aucun de ces disciples ne parviennent à stopper le coup. Cette puissante lame se planta dans la clavicule d’Arès, la lame couchée sur sa peau, la pointe de cette dernière sortit de l’épaule du Dieu de la Guerre.
Elle attendait quelques secondes, remua doucement le couteau dans la plaie alors qu’elle se tenait face à face contre Arès, son visage remplis de haine et de satisfaction. L’Amazone laissa échapper un sourire amusé par la situation.

« Tu as eu raison sur un point, Arès. Je ne suis pas la plus grande des Amazones, celle qui a vendu son âme… » lança la jeune femme avant de retirer la lame hors de la chair du Dieu de la Guerre, dégoulinant de sang, se mélangeant à la chair de l’Amazone. « Je suis beaucoup plus que cela, beaucoup mieux. »

Le sang du Dieu gicla sur le visage de l’Amazone, élargissant davantage le sourire de la guerrière. Doucement, elle recula, la dague toujours à la main. La troupe encercla cette dernière, pour l’empêcher de quitter le Palais sans recevoir la correction qu’elle méritait. La rouquine ne semblait pas effrayer, bien au contraire, elle jouissait de la situation, balada son regard aux alentours, riant aux éclats et se moquant de chaque lèche-bottes du Dieu de la Guerre. L’un des protecteurs de ce dernier tenta de calma l’enthousiasme de la guerrière en lui envoyant une flèche, flèche qui n’atteigna pas sa cible, ce qui amusa davantage la jeune femme.

« Est-ce que vous avez la moindre idée de qui je suis ? »


La jeune femme continuait à balader son regard sur chaque personne présente dans le palais.

« Vous ne pouvez pas me tuer. »


Sa voix raisonnait dans tout le palais.

« Je suis Artemis de Bana-Mighdall et j’anéantirais votre misérable existence. »


Un ange passa et son regard se tourna vers les partisans qui se tenaient derrière Arès, notamment Clea qu’elle défia d’un regard amusé, toujours amusé. La pointe de sa dague s’oriente vers Clea. Sa main passa doucement sur son visage tâché par le sang d’Arès qu’elle étala sur son visage histoire de provoquer davantage le Dieu de la Guerre et ces disciples et surtout de focaliser l’attention sur elle.


« VOUS NE POUVEZ PAS ME TUER. »

HRP:
 
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MessagePosté le: Mer 7 Mar 2018 - 12:06
La tension est abominable, absolue.
Sont rassemblés ici les alliés, les proches d’Arès. Ceux qu’il a voulus autour de lui au moment de son triomphe, de sa conquête, de la réussite de la première étape de son immense projet de domination généralisée.
Ce jour doit être celui du plaisir – de la joie, de la victoire ; absolue, définitive, irrévocable.
Mais.
Mais cela ne se passe pas comme prévu.

Artémis de Bana-Mighdall, la Shim’Tar, est venue… s’est soumise ; puis l’a défié. L’a touché. L’a blessé. L'a planté.
Depuis, le temps s’est arrêté ; depuis, les respirations sont irrégulières et faibles. Depuis, la peur règne, et l’incompréhension, aussi.

Que va-t-il faire. Que va faire le Dieu des Dieux. Que va faire le Dieu de la Guerre et des Conflits.

Ce dernier, légèrement troublé par les étranges attitudes de sa cour royale, avec un Sportsmaster qui s’en va, une Terra qui demande ses ordres, un Superman qui entend aller chasser l’Homme avec sa Diana, n’a pas suffisamment surveillé l’Amazone d’Egypte ; un tort.
Un tort qu’il n’admettra pas – un tort qu’il reportera sur les autres ; toujours, la faute sur les autres.
Toujours, sa colère sur les autres.


« TU… OSES. »

Sa voix est plus forte que le tonnerre, elle fait trembler les piliers et colonnes du temple principal de l’Olympe.
Par réflexe, instinct, les dieux et agents encore présents reculent ; et une aura pourpre entoure soudain Arès, dont la colère exsude des pores de sa peau.


« TU OSES TOUCHER LE DIEU DES DIEUX. »

Ses poings se serrent, sa mâchoire se crispe, son cœur s’accélère.
Il enrage.
Et il a besoin de casser quelque chose, surtout ; quelqu’un, en fait.


« MISERABLE ET PATHETIQUE EMBRYON DE GUERRIERE… »

Le coup part vite – trop, pour qu’elle puisse l’éviter.
Artémis est brutalement propulsée au sol par une gifle divine, mais cela est loin de suffire à Arès, qui saigne aux yeux de tous… qui a été humilié, aux yeux de tous.
Même sa Mort ne suffira pas à apaiser la fureur absolue qui s’est emparée de son âme noire.


« A MOI MES ARMES. A MOI MON ARMURE. QUE L’ON ME DONNE MES ARMES ET ARMURE, POUR SON CHÂTIMENT ! »

L’ordre est clair, donné par quelqu’un qui s’attend et a l’habitude d’être obéi.
Mais rien ne vient.
Nul agent. Nul serviteur. Nul domestique. Et, surtout, nulle arme et nulle armure n’arrivent malgré sa demande.


« QU’EST-CE QUE CELA ?! PAN ! QUE SE PASSE-T-IL ? »

Préposé aux servitudes, le Dieu des Bergers s’avance, évidemment troublé par les événements, et laisse son regard glisser autour de lui, faisant appel à ses capacités pour détecter les événements ; en vain.
Une grimace glisse sur son visage, alors qu’il se tourne vers un Arès furieux, alors que tous les fixent, terrifiés.


« Je… je l’ignore, ô Dieu des Dieux. Il… il semblerait que… que… que les serviteurs aient… disparu… ils… »

« ILS QUOI ?! »

« Ils… ils m’apparaissent… inconscients, mais… mais cela n’a pas de… sens… »

« Le monde n’a pas de sens. »

Accompagnement musical:
 

Une voix brutale se fait soudain entendre – sans que personne ne trouve son origine.
Mais un frisson parcourt, de suite, l’assistance.


« QUI… »

« Sauf celui qu’on lui impose. »

Une ombre glisse entre les piliers, les colonnes ; trop rapides pour être reconnue, mais assez lente pour être vue. Et happer les âmes de ceux qui, déjà, sentaient leur foi dans le Dieu de la Guerre vaciller.
L’aura de fureur de ce dernier s’en ressent… et s’affaiblit dans sa grandeur, mais s’intensifie dans sa fureur.


« LÂCHE ! ANNONCE TON NOM ! MONTRE-TOI ! BATS-TOI DIGNEMENT ! »

« Je ne viens pas ici me battre. Mais donner une leçon. »

L’ombre court toujours ; mais trois bruits aigus se font soudain entendre.
Avant que trois objets ne tombent, devant trois personnes.
Une première lame est envoyée et plantée devant Artémis. Une tiare tombe devant Diana. Et une seconde lame se plante devant Conner.


« LÂCHE ! DIS TON NOM ! MONTRE-TOI ! BATS-TOI EN HOMME ! »

« Quel mauvais choix de mots. »

L’ombre cesse de courir ; mais demeure dans les ténèbres, entre les piliers.

« Je me suis battu comme un Homme… et j’en suis mort. J’ai alors compris ta leçon. »

La silhouette se fige, donc, et s’avance vers Arès. Lentement.
Les divinités et autres reculent, encore, tandis que le Dieu de la Guerre éructe de colère.


« Pour t’affronter. Pour te combattre. Pour te visiter, en cette Olympe où seuls les Mortels invités ou dignes peuvent venir… je me devais de dépasser cette condition. De devenir quelqu’un d’autre. De devoir quelque chose d’autre. »

La silhouette avance.
Et Artémis, Diana, Conner comprennent pourquoi ils ont eu ces objets, ces armes.
Ils se rappellent.


« J’ai remonté le fil d’Ariane pour soumettre le Minotaure, et j’en ai sorti le pauvre Dédale. J’ai abandonné bouclier et miroir, pour décapiter la Méduse à l’ouïe. J’ai libéré le terrible Prométhée, en lâchant l’aigle de Zeus affamé sur vous.
J’ai permis à Atlas de se reposer en tenant la Terre pendant une heure. J’ai récupéré et ramené, seul, la Toison d’Or. J’ai consolé Pandore et lui ai offert la paix. J’ai calmé le char de Phaéton. J’ai ramené Ulysse chez lui. J’ai enterré le corps d’Hector. J’ai plongé dans le Tartare pour en sortir Eurydice, et la rendre au triste Orphée – et je ne me suis pas retourné. »


Artémis dispose de l’Epée d’Athéna… celle offerte par la Déesse aux Amazones ; qui ne peut être tenue que par la plus grande, la plus forte, la plus méritante. La plus digne.
Diana dispose de la tiare de Wonder Woman… celle qui représente les valeurs de paix, d’amitié, de vérité, et surtout de justice qu’elle avait fait siennes. Qu’elle défendait.
Conner dispose d’une lame en bronze… celle qu’il a plantée devant Batman, à Gotham City ; celle qu’il tenait, jadis, quand Bruce et lui combattaient lorsqu’il n’avait plus de pouvoir. Celle que Bruce avait hérité de Ra’s al Ghul. Celle que Bruce lui avait donné, en compagnie d’une leçon de vie qu’il n’était censé jamais oublier.


« Onze actes. Onze exploits. Onze travaux.
Pour devenir un Héros.
Pour devenir digne de venir ici… et d’accomplir le dernier d’entre eux. »


« LÂCHE ! JE ME FICHE DE TES MOTS, JE T’ARRACHERAI LA LANGUE ! »

Arès se précipite et court, pour s’en prendre à l’ombre.
Mais l’autre réagit, aussi.
L’autre saute. L’autre bondit. L’autre arrive en pleine lumière…


« JE VIENS TENIR MA PROMESSE, PETIT DIEU ! »
… et hurle, en se révélant pleinement.

Batman.
Batman est venu en Olympe ; Batman a accompli onze exploits divins, nécessaires pour dépasser son statut de Mortel et être admis ici ; Batman bondit, et frappe Arès avec une force issue de ses exploits, et faire chuter le Dieu de la Guerre.

Ce dernier éructe, encore, et hurle.
Sa rage est totale.
Batman, lui, se remet et se prépare au combat ; celui de sa vie. Celui de la planète.

Il est prêt.
Il est prêt à l’affrontement. Il est prêt à faire saigner un dieu, lui aussi.


(HJ/ Résumé rapide :
- Arès est sous le choc de l’événement, et l’assistance retient son souffle ;
- Arès explose et gifle Artémis, avant d’exiger que ses armes et son armure lui soient amenées – mais rien ne vient. Pan indique que les serviteurs sont inconscients, à sa grande surprise ;
- Une ombre débarque et court entre les piliers, trop vive pour être vue. Elle parle, et envoie une lame à Artémis (l’Epée d’Athéna) / une tiare à Diana (celle de Wonder Woman) / une lame à Conner (une épée en bronze) ;
- L’ombre provoque Arès, avant de se révéler comme Batman, qui a réussi et liste 11 exploits lui ayant permis d’être admis en Olympe. Les trois objets lancés sont liés aux trois personnes. Il repousse Arès et se prépare au combat terrible. /HJ)
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MessagePosté le: Jeu 8 Mar 2018 - 21:24



Arc Wrath of Arès
Le siège de l'Olympe



Clea fut surpris par la réaction d'Artémis.
Une ruse... Tout cela était une ruse pour obtenir la proximité de l'insultant et imbus Dieu de la Guerre.
Lorsqu'elle vit soudainement le Dieu saigner, ses yeux brillèrent et son air imperturbablement méprisant afficha un sourire carnassier, tout comme la championne de Bana Mighdall. Ce rouge... c'était beau à voir, comme un couché de soleil...
Artémis obtenu un regain dans sa considération, mais elle avait eu tout de même à bafouer sa réputation et son honneur pour ce coup en traitre. The Mighty don't kneel.

Et l'instant de stupeur passé, Arès répliqua. Le coup n'avait pas été mortel, alors pourquoi avait-il été porté ? La fureur du Dieu dû alors se diriger vers un autre assaillant qui avait visiblement supprimé ses serviteurs. Un homme caché qui lui raconta son histoire, ses épreuves, pour obtenir ce passe-droit divin et le défier sur son propre terrain ; contre tout cela Arès se contenter de hurler comme immobilisé. C'était d'un ennui...
Finalement, le nouveau guerrier apparut et... Clea ne savait fichtrement pas qui cela pouvait être.
Mais peu importe...

Il ne restait plus grand monde dans ce Palais volé, si forte avait pu être la structure de ce plan, si rapidement elle semblait pouvoir être mise en danger.
Peu importe...

Clea pour le moment ne voulait plus qu'une chose...
Elle !





Elle s'avança vers Artémis, une scène de combat virile se déroulant dans son dos. Elles n'allaient certainement pas se contenter de regarder ce spectacle masculin.

- L'objet de ton courroux semble t'avoir été pris, championne de ce qui était autrefois Bana Mighdall...
En te voyant te soumettre de la sorte, une amère déception est née en moi... Moi qui ait entendu jusque dans les profondeurs terrestres tes récits d'armes en surface. Ne voilà donc que des mythes fabulés. Et voilà que s'anime devant moi cette légende devenue femme troquant volontiers sa fierté pour servir la ruse typique de l'esprit d'un homme...
Pour être reléguée au simple rang de première ligne...
Nul arène, tu ne mérite ; même pour nourrir mes fauves.


Elle s'approche doucement en faisant parcourir son Trident d'Or et son corps d'arcs électricité, provenant de l'arme de Poséidon, aux intentions intimidantes.

- Je n'ai donc même pas espoir à obtenir une quelconque reconnaissance en te tuant sur ce sol sacré, misérable instrument.

Elle la provoquait évidemment. L'efficacité de sa dague était prouvée et pourtant le guerrier l'arma d'une nouvelle épée... Allait-elle s'en servir ?
En tout cas Clea y dirigea un éclair qui craqua parmi le fracas déjà présent afin de repousser l'arme...

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Queen Clea

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MessagePosté le: Dim 11 Mar 2018 - 10:54
La ruse d'Artèmis, le courage de Batman.

Les héros étaient des êtres surprenants et désespérants. Tara s'en était rendue compte. Et même au sommet de l'Olympe, alors qu'elle se sentait - pour une fois - en sécurité, invincible, alliée d'une force primitive et primordiale, petite fiancée de la Mort faite Divinité...

... elle trembla. Elle trembla, une fois de plus. Mais ce n'était que surprise et rage, bien plus que peur. La Terreur, c'était elle. La Mort, elle la dispensait.

Quand Arès hurla après avoir été frappé lâchement par Artèmis, elle cessa d'admirer cet homme. Ce fat. Cet imbécile. Son Empire n'était qu'un château de cartes et elle comprit - rapidement - qu'une fois de plus elle avait faite alliance avec un raté.

Qu'il allait être battu. Et qu'elle serait - une fois de plus - une fugitive recherchée.

Tara bondit sur ses pieds et s'écarta d'Artèmis. Cleah voulait lui régler son sort. Fort bien. Que le sang coule à flot tant qu'il ne s'agissait pas du sien, elle s'en fichait.

Les armes qui avaient été envoyées au sol ne pouvaient vouloir dire qu'une chose. Batman fanfaronnait. Batman avait été plus fort que tous les Dieux et les Héros de la Grèce Antique. Et Batman revendiquait des alliés. Wonder Woman, Artèmis, Superboy.

Mais personne ne revendiquait Tara. Tara était une fois de plus la dernière roue du carrosse. En dépit de ses pouvoirs & de sa folie & de sa fureur.

Si l'Olympe répondait aux abonnés absents, elle allait déchaîne la puissance du Tartare ! Des Enfers, même !

"BATMAN !" hurla Tara, les traits déformés par la folie, pour attirer l'attention de son adversaire.

Elle lévitait à l'aide des nombreuses roches qui étaient à ses côtés. Batman allait voir que la Terre pouvait ensevelir les êtres qu'elle vomissait. Son Tombeau serait en Olympe. Car même la Mort a sa résidence chez les Dieux...

Et tant pis pour Arès et les autres. Qu'ils crèvent ! Tant que Batman y passait, tout lui convenait.

Elle ferma les yeux et matérialisa un être de roches. Un chien gigantesque. A trois têtes. Cerbère de pierre, gardien de l'Enfer qu'elle s'apprêtait à ouvrir. Et le chien gigantesque et de pierre fondit sur Batman, tandis qu'une Tara - ivre de haine - convertissait de la simple roche en lave et en magma.

[HJ :

- Tara est déçue de la tournure des événements
- Tara défie Batman dans le but de le tuer
- Tara créé un énorme Cerbère de pierre animée qu'elle envoie combattre Batman
- Tara convertit de la roche en magma, histoire que tout le monde, alliés comme ennemis, se brûle les pieds ^^

/ HJ]
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MessagePosté le: Lun 19 Mar 2018 - 11:13
Le Siège de l'OlympeWoA

Elle avait échoué. La réalisation de son échec terrible n’avait pas été facile ; mais elle avait été inévitable. Diana avait échoué, de la façon la plus spectaculaire qu’il soit. Le choix qu’elle avait fait, celui qui avait déclenché le chaos qui fondait sur le monde, elle l’avait tout d’abord fait en se pensant condamnée, sans aucune chance. Puis était venue la lueur d’espoir. Pendant des années et ce qui lui semblait être de nombreuses vies, elle avait lutté - tant lutté pour mettre à terre son ennemi mortel une bonne fois pour toute. Elle n’était pas Bruce, ni Clark. Elle ne laissait pas les menaces terribles qui venaient l’affronter se relever. Mais Arès… Pendant si longtemps il avait été une épine dans son pied… Elle avait cru que sa nouvelle proximité avec le Dieu de la Guerre lui permettrait de trouver une faiblesse qu’elle pourrait exploiter pour mettre fin à ses terribles desseins ainsi qu’à sa misérable existence. Mais elle avait échoué. Même la rivalité entre Hadès et Arès, qu’elle avait tenté de remettre à l’ordre du jour, s’était refusée à ses machinations. Alors était venue la terrible réalisation : Diana était bel et bien le jouet du Dieu de la Guerre.

Elle s’était emmurée, enfouie le plus profondément possible au fond d’elle-même, consciente qu’Arès jamais n’arrêterait de chercher à la briser. Diana était une guerrière, une combattante qui ne quittait le champ de bataille qu’une fois la guerre gagnée, et elle refusait de s’offrir en pâture aux loups. Tout n’était pas encore perdu. Tout du moins, elle l’espérait… Alors elle se cachait derrière une épaisse couche d’indifférence et d’absence, elle tentait tant bien que mal de se protéger des vils attaques d’Arès qui, elle en fit la promesse à Athena, jamais ne pourrait se vanter de l’avoir brisée. Elle endura donc sa soudaine domination sur l’Olympe, fit fuir les Dieux sous ses ordres, armée de ses emblèmes, tout comme elle endura la vue de ses ébats tordus.

Elle tenait tête parce que c’était ce qu’elle avait toujours fait, c’était ce qu’on lui avait appris – et non pas parce qu’elle croyait que la victoire était à portée de main. Ce n’était pas que du défi et une fierté mal placée qu’elle cachait sous son indifférence. C’était de la peur. Gateway City était attaquée à cet instant même – combien de ses sœurs étaient tombées au combat ? Combien tomberait encore ? Combien de villes, combien de pays… ? Et si elle avait donné à Arès l’avantage dont il avait toujours eu besoin jusque-là pour parvenir à ses fins ? Et si c’était elle, la fin du monde, le feu dans lequel tout ce qui était beau et bon brûlerait jusqu’à la fin des temps… ?

Elle accueillit l’arrivée d’Artémis comme un coup de poignard qui s’enfonça directement dans son cœur en voyant l’Amazone courber l’échine devant Arès. Artémis n’était peut-être pas de Themyscira – et leurs relations étaient loin d’être paisibles – mais elle était une Amazone, et la vue de son cou offert à Arès alors qu’elle s’inclinait devant ce dernier lui était douloureuse. La façade du visage de Diana se craquela un peu plus avec chaque provocation que lançait Arès, et quand, finalement, il la désigna du doigt pour l’utiliser contre Artémis, elle perdit toute l’indifférence qu’elle avait si consciencieusement cultivée. Diana riva ses yeux sur l’Amazone de Bana-Mighdall et secoua très légèrement la tête, cherchant à atténuer la force de l’impact de la dernière pique d’Arès. Son attention fut cependant rapidement détournée de la scène qui la déchirait de l’intérieur, puisque Connor s’avança vers elle pour lui annoncer leur départ vers Gateway.

Diana avait d’abord refusé de croire au changement de camp de Connor. Elle n’arrivait pas à y trouver là le moindre sens. Malgré ses nombreux doutes, Conner faisait partie des plus grands héros de ce monde, des plus grands défenseurs de la Terre. Pourquoi ce revirement de situation, pourquoi maintenant, pourquoi à Arès… ? Par Athéna, qu’avait-elle provoqué ?

Elle croisa le regard son ancien partenaire et oublia toute illusion de son détachement une bonne fois pour toute alors que ses yeux se fermèrent. Avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit d’autre, ceci dit, Artémis passa à l’attaque, rapide et agile comme l’étaient les femmes de son peuple, et frappa Arès à l’épaule, faisant jaillir le sang de ce dernier.

Et tout s’enclencha dans son esprit.

Elle avait échoué, oui, mais d’autres avaient réussi. Arès rugit de colère à la suite des provocations d’Artémis, mais Diana, elle, avait les yeux rivés sur Connor. Elle commençait à voir se dessiner dans un recoin de son esprit l’ossature d’un plan qui portait très clairement la marque de son créateur. Ne l’avait-elle pas supplié d’arrêter de chercher à la sauver pour se concentrer sur Arès ? Ne lui avait-elle pas demandé de sauver le monde, de réparer ce qu’elle avait si facilement brisé… ?

Elle tourna sur elle-même, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, et les yeux suivant sans mal l’ombre qui bondissait de colonne en colonne. Puis quelque chose tomba à ses pieds dans un cliquetis métallique qui la figea sur place.

Elle resta immobile, la tête baissée vers la tiare qu’elle avait portée pendant de longues années, le symbole qu’elle avait affiché si fièrement et les idéaux qu’elle y avait attachés. La tiare qui la définissait, celle qu’elle avait donnée à Bruce après avoir rejoint les rangs d’Arès. La tiare de Wonder Woman. Sa tiare.

Et Diana eut foi de nouveau. Foi.

Elle dégaina l’épée à sa taille, celle qu’Arès lui avait mise entre les mains, et elle la fit complètement sienne en ayant toutes les intentions du monde de s’en servir contre son tortionnaire. Tortionnaire qui était pris dans un combat contre Batman – ou plutôt contre un héros de mythologie, un favori des Dieux. Il était tombé une fois devant Arès, mais il s’était assuré que cela ne se reproduirait pas. Il suivait le chemin d’Hercule. Diana devait suivre le sien si elle voulait mériter la tiare qui gisait toujours à ses pieds.

Son attention fut redirigée vers Tara Markov, dont la fureur retournait de nouveau les entrailles de la Terre, et l’Olympe, qui avait déjà été si gravement défigurée par la présence d’Arès, se brisa en deux pour elle, s’ouvrit sous ses pieds et donna vie à un Cerbère de pierre aux dents aiguisées qui ne présageaient rien de bon. La cible de Tara n’était pas difficile à deviner, et pas seulement à cause du cri qu’elle poussa, mais aussi parce que son attention était complètement dirigée sur Batman, ce qui, finalement, offrait à Diana les quelques précieuses secondes dont elle avait besoin.

« Tara ! » cria-t-elle en donnant un coup de pied dans la tiare.

Cette dernière s’envola avec un éclat doré, filant à toute vitesse pour aller frapper Tara au front. Les doigts serrés sur son épée, Diana s’était élevée au-dessus du sol qui commençait à se mouvoir sous elle, son état solide happé par le magma qui remontait à la surface.

L’épée levée, les lèvres pincées, Diana ne lâcha pas Tara du regard alors que la tiare complétait un arc parfait dans les airs pour revenir vers elle. Elle la rattrapa au vol et la posa sur son front, le poids familier. Wonder Woman. Voilà qui elle était. Voilà ce qu’elle n’aurait pas dû oublier.

« Cesse cette folie, » demanda-t-elle. « Avant qu’il ne soit trop tard. »





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MessagePosté le: Mar 20 Mar 2018 - 22:11

« Le siège de l'Olympe. »
[ WoA ]
_____Enfin, la jeune femme en avait fini avec cette mascarade. De base, ce n’était pas son idée, mais celle de la chauve-souris, une idée que la guerrière n’avait pas réellement approuvée. Ravaler sa fierté n’était pas une chose aussi facile qu’on le prétendait, surtout pour une Amazone, surtout avec Artemis. Plier ces genoux devant l’homme responsable du massacre de son peuple était loin de lui convenir. Toutefois, elle ne pouvait cacher l’ingéniosité de ce plan. Elle finit par suivre cette idée et cette dernière finit par porter ses fruits.
La guerrière était parvenue à faire saigner le dieu, à retourner et effrayer une partie de ces disciples, comprenant rapidement la déchéance de leur dieu. Artemis jubile alors que son esprit belliqueux ne demande que le sang de chacun de ces traîtres notamment le sang de la Princesse de Themyscira.

Cependant, quelqu’un se dressait entre les deux Amazones. La rouquine, après avoir provoqué Clea tourna son regard en direction de la belle et puissante épée que lui avait confié la chauve-souris. Finalement, cet homme semblait plus utile qu’il en avait l’air. La jeune femme tenta de ramasser l’épée qui se trouvait sous ces pieds, mais elle fut rapidement ramenée au cœur de l’action.
Clea tenta de lancer sa première attaque, foudroyer l’Amazone. Cette dernière eu le bon reflex de contrer l’attaque à l’aide de ces bracelets de force, protégeant son visage, prenant appui sur ces deux jambes pour se maintenir en équilibre. Les bracelets sont parvenus à contrer l’attaque de Clea. La jeune femme recula de plusieurs mètres, l’éloignant davantage de son épée.

L’Amazone ne traina pas, ignorant les provocations de Clea, fonçant en direction de ce dernier tout en s’emparant au passage de la puissante épée qu’on lui avait confié, en espérant pouvoir couper son adversaire en plusieurs morceaux pour se concentrer sur sa réelle présence en ces lieux.

« Qui es-tu pour me parler de reconnaissance ? Toi qui a réellement vendu ton âme et ton honneur au Dieu de la Guerre ? » lança la jeune femme avant de frapper le visage de son adversaire avec la garde de son épée, la poussant à reculer. « Ne soit pas déçue, je nourrirais tes fauves, avec la chair de mes victimes, ta chair. »

L’Amazone ne décolère pas, malgré ces blessures, le visage toujours couvert par le sang de ces mêmes victimes qui avaient osé lui couper barrer sa route. La jeune femme enchaina les attaques avec sa lame, tentant de taillader la poitrine de son adversaire, avant de lui envoyer la semelle de sa botte en plein estomac pour lui couper le souffle.
Sa main glissa en direction de son lasso. La corde fut jetée et entoura la gorge de son adversaire. La jeune femme enchainait les coups avec une rapidité déconcertante, mais avait tendance à confondre vitesse et précipitation. Alors que le lasso se resserrait autour de la gorge de son adversaire, l’œil de l’Amazone était distrait par sa véritable cible, celle de la Princesse de Themyscira. D’un mouvement de poignet, écrasant tout son poids sur la corde, Artemis entraina Clea au sol avant de glisser sa main sur sa dague, celle qui avait poignardé Arès pour venir la lancer en direction de l’Amazone alors qu’elle était en plein combat, histoire d’attirer son attention et lui rappeler que sa fin est proche et qu’elle sera celle qui lui ôtera la vie.

« Ne te repose pas sur tes lauriers Diana. Tu es à moi. » lança Artemis avant de reporter son attention sur Clea. « Une fois que j’aurais massacrer chaque vendu d’Arès ! »

HRP:
 
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MessagePosté le: Mer 21 Mar 2018 - 12:34

La pression du regard d'Arès arrêta Superman dans sa marche.

Un problème ? demanda-t-il - mais il connaissait très bien la réponse.

Conner n'était pas un bon menteur. Il était parvenu à donner le change jusque là en se murant dans le silence, mais c'était le plus loin qu'il pouvait espérer aller. Et encore : Arès aurait sans doute vu clair dans son jeu bien plus tôt s'il n'avait pas été si occupé à fêter une victoire qui ne lui était pas encore acquise.
C'était pourtant évident : il n'avait pas attendu si longtemps d'entrer dans la Justice League pour la trahir maintenant qu'il en faisait partie.
Il était dommage, cependant, que le Fléau des Hommes ait choisi ce moment pour redevenir lucide : à quelques secondes près, Conner n'aurait plus eu besoin de faire semblant - mais tant pis, et tant pis pour les conséquences.

Perdu pour perdu, marmonna-t-il pour son propre bénéfice.

Et il leva le bras, se préparant à frapper - à frapper Diana ; pour l'estourbir, pour l'emmener à l'écart de toute cette folie ; pour peut-être lui permettre de redevenir enfin elle-même. Devoir en arriver là lui était hautement désagréable, d'autant que pour espérer assommer la princesse des Amazones, il ne pouvait en aucun cas se permettre de retenir ses coups - mais il n'avait pas le choix, pas s'il voulait la sauver.

Toutefois, quelque chose se passa avant qu'il ait pu porter son attaque - avant qu'il ait eu besoin de le faire ; les portes de l'Olympe venaient de plier. La proverbiale cavalerie était arrivée.

Ses yeux affûtés virent l'arme voler vers lui au ralenti.

Il y a des mois de ça, Conner n'était pas encore Superman. Il n'était même plus Superboy.
En fait, il n'était rien : il avait perdu ses pouvoirs, et ne devait de pouvoir retourner sur le terrain qu'à la bienveillance de Bruce Wayne, qui avait eu la générosité de lui prêter l'un de ses jouets hors-de-prix.
Même engoncé dans une combinaison high-tech, Conner demeurait cependant plus vulnérable qu'auparavant - exposé à des risques qui, jusque là, n'en avaient pour lui jamais été. Il devait tout réapprendre depuis le début.
Hélas, occupé à mener une guerre sans merci ni répit contre Amanda Waller, le Batman - la seule personne capable de le former depuis que ses propres alliés avait été éparpillés aux quatre vents - n'avait que peu de temps à lui consacrer...
...Ce pourquoi il mettait une application particulière à le battre comme plâtre dans ses rares moments de temps libre ; à lui apprendre tout ce qu'il aurait besoin de savoir.

Et si Conner avait été sceptique sur la nécessité qu'il pourrait avoir à se servir d'armes blanches, la chauve-souris s'était chargée de lui faire comprendre que dans ce programme, aucun cours n'était en option.
Mais que s'il le voulait, il était encore temps pour lui d'arrêter - de retourner se terrer dans un abri mis à sa disposition le temps que ses pouvoirs reviennent - si ils revenaient ; à l'époque, rien n'était moins certain - ; que les choses se tassent.
Que la guerre s'achève sans lui.
Un discours qu'il était las d'entendre, si bien qu'alors qu'en se remettant d'aplomb, il avait tâché d'être clair :

Tu me demandes si je préfère faire partie de ceux qui courbent l'échine ou de ceux qui sont prêts à se battre pour ce en quoi ils croient ? Ramassant son arme et épongeant son visage maculé de sueur et de sang, il avait relevé les yeux vers lui : En ce qui me concerne, j'ai choisi mon camp.

Cette même lame sur laquelle il s'était usé les doigts - qu'il avait planté si près de la gorge d'un Chevalier Noir terrassé par ses soins il y a de cela seulement quelques jours - fendait à présent les airs, fondant droit sur lui.

C'est pas trop tôt, grommela-t-il en attrapant l'épée au vol, de la main qui était sur le point de terrasser Wonder Woman.

Il n'avait plus besoin d'en venir à cette extrémité : même si la mythologie était emplie d'histoires cruelles, nombre d'entre elles montraient que les héros savent également se jouer des dieux - et finissent souvent par triompher. À condition bien sûr d'échapper au châtiment.

Oh, le clone n'avait jamais douté qu'il parvienne jusqu'ici en temps et en heure ; c'était Batman, après tout. Si quelqu'un était capable d'obtenir le droit d'entrer en Olympe, c'était bien lui.
Non que Conner aurait rechigné à affronter Arès seul à seul si c'en était arrivé à ça - mais il était appréciable de savoir qu'il n'aurait pas à le faire, du moins pas cette fois.

Si Diana donnait l'impression de n'être plus que l'ombre d'elle-même depuis qu'il avait rejoint les rangs d'Arès, elle parut s'animer d'une vie nouvelle - retrouver sa lumière. C'était tout ce qu'il lui fallait. C'était tout ce pourquoi il était là. Même si c'était au final Batman qui s'en était chargé, le résultat était le même ; c'était le plus important.
Ce serait une erreur de croire que sa ruse n'avait pour autant servi aucun dessein ; elle lui avait permis de se rendre là où aucun mortel n'avait le droit d'aller. Arès lui-même lui avait ouvert le passage vers le séjour des dieux, l'avait invité dans son domaine ; lui avait offert une place aux premières loges pour le combat final. En première ligne.
Simplement pas dans le camp où il pensait le voir figurer.

Bon, dit-il en jaugeant du regard l'arme atterrie entre ses mains - qui, malgré toute la ferveur d'Alfred, portait encore les traces d'un usage acharné. Où en étions-nous ?

Les dieux et déesses ont une force et une vitesse prodigieuses, bien au-delà de celles qu'aucun humain pourrait espérer atteindre. Par chance, Conner n'était pas humain ; il était bien plus que ça - surtout avec le char solaire d'Apollon à seulement quelques dizaines de mètres.
Aussi haut dans les cieux, peu de choses lui étaient impossible - et prendre Arès de vitesse n'en faisait pas partie. Ainsi, le Fléau des Hommes n'eut que le temps de commencer à se retourner alors que l'épée s'écrasait violemment sur son armure fraîchement formée - et si tranchant soit son fil, la brutalité de l'impact la changea pour l'occasion en arme contondante.

Pris par surprise, le Dieu de la Guerre alla s'écraser contre la créature qui venait de naître du peu de terre accessible en Olympe - mais n'en était pas moins gigantesque, fauchant du même coup l'une de ses pattes sans pour autant réussir à entraîner sa chute.
Traversant le nuage de poussière ainsi créé, Conner passa à côté du Batman cuirassé, allant se poster entre le molosse minéral et lui, aux côtés d'une Diana à la lucidité recouvrée. Face à une Terra qui, plus que jamais, semblait s'être égarée.

Occupe-toi de lui, dit-il en désignant la forme avachie d'un Arès peinant à se relever d'un signe de tête, avant de se concentrer pleinement sur la bête artificielle dont il réclamait la charge. On te couvre.

L'une des gueules voraces de l'animal fusa dans sa direction - ou plutôt dans celle du Chevalier Noir ; mais fidèle à sa parole, l'Homme d'Acier se tenait sur le passage. Sans pour autant lâcher son épée, il campa les pieds dans le sol et bloqua les mâchoires d'argile dans leur élan avant qu'elles aient pu mordre quoi que ce soit.
Sa mine se fit plus dure tandis qu'il soutenait le regard fiévreux de la jeune maîtresse de cette chose ; restait-il encore le moindre espoir de la ramener à la raison ? Après tout ce qu'elle avait fait, après toutes les trahisons ?

Tu n'en as pas encore assez de te tromper de côté à chaque fois ?

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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 0:40



Arc Wrath of Arès
Le siège de l'Olympe



Clea fit de son mieux pour parer de son Trident les attaques tranchantes rapides et brutales de la championne de Bana Mighdall. La guerrière a beaucoup de colère à exprimée, beaucoup entretenue et dirigée non pas vers elle, mais vers la fille d’Hippolyte qui cessa finalement d'être une poupée inanimée. Tout comme l'autre jeune homme un pantin flanqué d'un ''S'' soit rassurant soit terrifiant.
Tous se retournait contre Arès, maintenant le signal donné. Quel Dieu stupide.

La vitesse de sa chute était déconcertante, il ne restait même plus que Terra qui se révéla à Clea dans l'étendu de ses pouvoirs et l'impressionna beaucoup.
Clea, elle, ne considérait plus se battre pour Arès. Elle voyait au delà de cette défaite assurée... Artémis, Terra, des femmes à soutenir contre Themyscira.

Artémis la considérait donc comme un petit obstacle, son attention visant Diana, tout comme sa dague. Aussi insultant cela pouvait être, Clea fut contente de l'observer.
Mise au sol, la gorge serrée par un lasso, elle regarde son adversaire avec appétence pour cette violence.

- Tu apprendra à me connaître Amazone...

Elle touche la longue lanière de cuir qui l'étrangle de son Trident d'Or et soudainement cette dernière se met à s'enflammer si vivement qu'Artémis sera forcée instinctivement de la lâcher. Clea elle, ne souffre pas de la magie du Trident et s'en défait, laissant l'arme gisante au sol comme un serpent des Enfers.

- Ne te soucie pas de mon âme alors que tout ton peuple est éteint ou de mon honneur alors que tu tombait le genoux un instant plus tôt.
Je ne suis pas plus un pion que toi. Nul homme ne soumettra la Reine de Venturia.
En est-il autrement quand tu sers les plans de ton ami Batman ?...


Elle remercia Terra pour lui avoir indiqué l'identité de celui qui avait donc organisé le piège dans les pieds d'argiles du colosse. Un nom qui ne lui était pas inconnu à présent, forcément.
La défaite est assurée... elle pouvait tirer un trait pour obtenir quoi que ce soit d'Arès qui ne lui avait rien donné encore... mais des opportunités étaient ici bien présente.

- Me ''massacrer'' te prendra du temps.
Tu compte avant tout tuer la fille d'Hippolyte et elle focalise tout autant de haine de ma part, alors je t'en prie...


Et elle se décale pour laisser le champ libre à Artémis pour rejoindre la bataille entre monstre de pierre, Superboy et Wonder Woman, curieuse de voir ce qu'elle compte faire...

- Profite de ce chaos, tue là !

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Queen Clea

Hippolyta's foe
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MessagePosté le: Lun 26 Mar 2018 - 9:12
L’Olympe explose.
Quelques instants avant, le nouveau Dieu des Dieux, Arès, régnait en maître. Entouré de sa cour, de ses favoris, de ses victimes, il déclenchait sa fureur sur le monde, et préparait la première étape de son plan de conquête universelle ; tout se passait. Tout était bien.
Tout est terminé.

Sans réellement comprendre comment cela a pu survenir, Arès se découvre désormais… à terre ; un genou, à terre.
Violemment frappé par le nouveau Superman, ce traître de Conner qui l’a violenté avec une lame usée mais terriblement efficace, le Dieu de la Guerre secoue la tête pour chasser des vertiges ; cela ne passe pas.
Et une ombre bondit soudain sur lui.


« C’est ainsi vrai. »

L’ombre s’écrase à ses côtés – et abat, violemment, sa lame romaine sur le dos d’Arès ; ce dernier se redresse en rugissant de douleur, alors qu’un filet de sang s’échappe de sa peau… mais aussi de ses lèvres, après qu’il se soit mordu la joue.

« Tu saignes. »

« Misérable ins… »

« Les insectes piquent, petit dieu. Fort. »

Un bouclier vient s’écraser sur son visage, et Arès est interrompu.
Ce qui, cumulé à la blessure infligée par Artémis, à l’arrivée de l’ennemi, à l’humiliation ressentie, aux coups subis, est juste… trop, pour lui.
Il explose. Et il libère sa puissance.

Un gigantesque choc de force s’échappe du corps du Dieu de la Guerre, qui repousse violemment le Batman mais aussi toutes les autres personnes présentes.
Les divinités soumises se sont déjà enfuies, ne demeurent ainsi que le duo ennemi, Clea qui affronte Artémis, et Terra qui se confronte à Diana et Conner. Tara Markov a, d’ailleurs, failli stopper directement le Chevalier Noir, mais ce dernier a pu éviter le Cerbère de Pierre grâce à son agilité – et il est soulagé que ses camarades prennent le relais à ce titre.
Cependant, le sol est rongé par le magma qu’elle a fait naître ; et l’Olympe brûle, donc, tout en s’effondrant.


« Tu… tu périras dans les flammes… bien des siècles après que je me sois acharné sur ta misérable… existence… »

« De belles paroles. Pour un lâche. »

« JE NE SUIS PAS LÂCHE ! VIENS ICI, AVORTON ! »

« Je t’attends, petit dieu. »

Le discours du Batman est terrible, arrogant et puissant.
Mais il sait qu’il ne pourra pas le tenir.

Alors qu’Arès se relève et bondit sur lui, le Chevalier Noir sait que ses moments sont comptés. Malgré toute sa hargne, toute sa force, toute sa détermination – mais aussi toute la puissance récoltée durant ses Travaux – il a conscience que ce n’est pas assez.
Il affronte Arès ; un Dieu, de la Guerre, donc gorgé de pouvoir.
Seule l’arrogance de l’adversaire pourra lui permettre de réussir… mais une chose est claire ; il ne pourra pas le battre. Heureusement, ce n’est pas le plan.

Le combat commence, alors.
Il est terrible.
Arès fait apparaître deux immenses épées médiévales, et les abat violemment sur son ennemi. Bruce parvient à les bloquer avec son bouclier et sa propre lame, mais l’élément défensif se fissure sous le choc ; déjà.
Arès grogne, repousse son adversaire avec une ruade, mais Bruce parvient à rouler sur le sol pour mettre de la distance, et se remettre en bonne position ; heureusement, car l’ennemi bondit encore. Le Batman parvient à faire un pas de côté pour l’éviter, et frapper le bas de ses reins avec sa lame.
Il réussit, mais cela n’arrête pas Arès, qui stoppe sa course et se tourne brutalement pour le frapper horizontalement ; Bruce se baisse à temps, et enchaîne avec un coup de bouclier dans les parties – en vain, car Arès lève son genou à temps ; le bouclier se brise sous l’impact, et le choc repousse Bruce.

Et cela continue.
Toujours plus de coups. Toujours plus d’attaques. Toujours plus de fureur.

Alors que Terra affronte Diana et Conner, alors qu’Artémis combat Clea, le combat entre Arès et Batman se poursuit – les coups devenant plus abominables à chaque fois.
L’opposition est absolue ; la haine, totale.
Mais Bruce sait que cela ne durera pas ; qu’il ne durera pas. Déjà, la fatigue le gagne. Déjà, ses mouvements sont moins fluides. Déjà, ses parades sont moins efficaces.

Il va céder. Il va craquer. Il va tomber.
Mais il a juré que non.
Mais il s’est organisé pour l’empêcher.


« JE BOIRAIS TON SANG ! JE RAVAGERAIS TES FEMMES ! J’ENUCLEERAIS TES ENFANTS ! »

« Douces promesses. »

Bruce s’accroupit à la hâte, pour éviter un coup latéral. Il lève sa lame pour tenter de frapper Arès – mais ce dernier a anticipé, et frappe son épée sur celle du Batman ; la lame de ce dernier se brise sous l’impact, et il doit reculer sous le choc.
Il tombe ; il est tombé.
Bruce est tombé, et il ne pourra se relever – c’est terminé.


« TA FIN EST PROCHE ! »

« La fin est proche, oui. »

Assis de force, Bruce rampe sur quelques mètres en arrière, alors qu’Arès s’avance ; l’autre lève ses épées, alors que Wayne n’a plus qu’une lame brisée – qu’il serre entre ses doigts, avant de précipiter vers… sa paume.
La paume de son autre main ; qu’il tranche. Qu’il fait saigner.


« Tu es grand, tu es fort, tu es puissant. Je ne peux te battre. »

« LA VERITE TE VIENT TROP TARD ! TU MOURRAS MALGRE TOUT ! »

« Ce combat… a été héroïque, mais je ne peux que le perdre. Ce combat, ces Travaux que j’ai réalisés – ont été dignes. Puissants. Epiques, diraient certains.
Ce fut le mieux que je pouvais faire. Ce fut le plus que je pouvais réaliser.
Ce fut… mon offrande. »


« TON… QUOI ? QUE DIS-TU ? QUE DIS-TU ?! »

Alors qu’Arès se stoppe, surpris et perplexe, un sourire mauvais glisse sur le visage du Héros.

« Mes Travaux. Mon attaque. Mon combat. Mon sang.
En sacrifice. En hommage.
En offrande. »


« NON ! TAIS-TOI ! »

« Au Dieu des Dieux. »

Arès tente de frapper Bruce – mais il ne le peut pas.
Le ciel se couvre, devient sombre. Un silence de plomb s’installe. Une chaleur infinie embrase les respirations.
Avant le craquement. Avant l’explosion. Avant…

… qu’un éclair ne zèbre le ciel, pour s’écraser violemment sur l’Olympe ; entre Arès et Bruce.

« ZEUS ! »

« Fils. »

« NON ! NON ! »

Une silhouette émerge du lieu de l’impact, et vient se positionner devant un Arès terrifié…
… par la présence de son père, gorgé par la puissance symbolique de l’offrande faite par le Batman.

« TU ES TOMBE ! J’AI PRIS TA PLACE ! »

« Nous n’existons que par la foi des Mortels, mon fils. Tu l’as oublié, en voulant les dominer.
Leur peur te nourrit – mais la foi, leur croyance, leur sacrifice pour nous seront toujours des feux plus forts ; plus intenses. Il est temps que tu le comprennes… et que je te rappelle ta place. »


Zeus abat violemment son arme sur Arès, qui est violemment propulsé en arrière.
Le Dieu des Dieux le poursuit, et un combat absolu s’engage.

A proximité, Bruce se redresse en grimaçant, usé et blessé ; mais vivant. Et à la tête d’un plan qui fonctionne, clairement.
Récupérant le peu d’éléments électroniques de son accoutrement, il enclenche la communication – et soupire, en espérant que tout fonctionne réellement.


« Conner, j’ignore si tu m’entends, mais… ce serait une excellente idée que notre cher Arès reçoive un Super-Punch à la mâchoire pour le propulser sur Terre ; à Gateway City, surtout. Zeus devrait l’avoir affaibli pour ça. »

L’Olympe s’écroule, mais est entièrement tournée vers le cœur de la bataille, sur Terre ; un coup de Superman devrait expulser Arès de l’Olympe – et précipiter sa chute sur Gateway.
Où la suite de son plan devrait s’appliquer. Si personne n’est mort, là-bas.


« Palmer. Le moment est venu. Libère tout.
Mets un terme à tout ça. »


Après avoir changé de canal, Bruce met désormais fin à la communication – et grimace, en s’avançant vers le cœur de l’Olympe.
A proximité, Zeus passe à tabac son fils… et s’il en nourrit un légitime sentiment de vengeance, il doit s’occuper d’autres choses ; d’autres, tout simplement.
Artémis affronte Clea. Diana et Conner combattent Terra.
Il doit les rejoindre. Il doit les aider. Il doit les sauver.
Personne ne meurt, aujourd’hui. Personne ne meurt – il l’a juré. Et il prouve, aujourd’hui, qu’il tient toujours ses serments… quel qu’en soit le prix.


(HJ/ Résumé rapide :
- Batman a évité le Cerbère de Pierre avec son agilité, difficilement ;
- Batman maltraite Arès, qui explose de colère et repousse tout le monde avec ses pouvoirs ;
- L’Olympe s’écroule, sous les coups mais aussi le magma, qui ronge les sols ;
- Le combat entre Batman et Arès est terrible. Au bout d’un moment, Batman cède, incapable de tenir. Mais il révèle alors que tout ceci était un plan – une offrande, en sacrifice, pour gorger un autre dieu du pouvoir né de ses Travaux et de son attaque, réalisés pour lui… Zeus, qui revient doté d’une puissance absolue ;
- Zeus passe à tabac Arès, Bruce demande à Conner de Super-Puncher Arès pour le faire tomber sur Gateway, Bruce demande à Atom d’activer le plan secret ;
- Batman retourne rejoindre les autres pour, malgré ses blessures et douleurs, les aider. /HJ)
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MessagePosté le: Ven 30 Mar 2018 - 11:31
Le Siège de l'OlympeWoA

Le combat contre la création de Terra est violent, terrible – mais surtout revigorant. Diana se retrouvait. Elle redécouvrait que la force de son poignet était bien plus importante quand elle se battait pour ses propres idéaux, elle retrouvait la puissance qui venait de la certitude de se battre pour les bonnes raisons. Elle redécouvrait qu’elle était capable de tenir tête, qu’elle pouvait être autre chose que la chute du monde tel qu’elle le connaissait – tel qu’elle l’aimait. Si ce devait être le dernier combat de leur réalité, alors ainsi soit-il. Elle mourrait sur la Terre de ses Déesses et Dieux avec l’idée réconfortante qu’elle s’était enfin relevée et que le joug d’Arès sur elle s’était achevé. Toute chose bien considérée, ce n’était pas la plus mauvaise des morts. Loin de là…

Elle évita de justesse la dague d’Artémis, rattrapant l’arme ensanglantée au vol. Elle se tourna vers l’Amazone de Bana-Mighdall alors que Tara préparait son prochain assaut. Artémis était face à Cléa, bien sûr de ses coups et de sa colère et l’image de cette dernière, face à Arès, envahit l’esprit de Diana. Elle avait fait ce qu’elle, elle n’avait pas été capable de faire. La colère d’Artémis n’avait pas de limite et ne cherchait aucune explication, aucune justification. Mais le respect de Diana était bien trop profond pour se laisser entacher par méfiance et une rivalité vieille comme le monde. Elle tourna le poignard dans les airs, de façon à le rattraper par le manche, et le lança en direction de Cléa.

« Tu es la plus grande des Amazones, » lança-t-elle à Artémis en reprenant correctement son épée en main. « Ne gâche pas ce que tu viens d’accomplir. »

Elle se retourna ensuite vers le cerbère de pierre, et découvrit Conner à ses côtés. Comme au bon vieux temps. Leurs regards se croisèrent, et elle se demanda si elle trouverait un jour les mots pour exprimer son pardon, pour réparer les dégâts qu’elle avait pu causer. Elle en doutait. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire : se battre à ses côtés, le suivre dans ses assauts et protéger ses arrières. Et c’est ce qu’elle fit, inlassablement, la majorité de son attention dirigée sur Terra, qui se montrait être une adversaire efficace, mais que la fureur risquait de perdre. Le reste de son attention ? Rivée sur Bruce. Elle le vit tomber à genoux, elle le vit se trancher la main et elle comprit, avant Arès, que le combat ultime n’avait jamais été celui entre lui et Bruce. Le combat ultime était sur le point de commencer.

La vague de honte qui l’envahit quand Zeus se montra la fit presque tomber à genoux. Non, elle ne pourrait jamais réparer, jamais faire oublier ou se faire pardonner – elle ne le savait que trop bien. Mais elle ne flancherait pas alors que la victoire qu’elle avait de si nombreuses fois mis en danger était proche.

Profitant de son émoi et de son inattention, le cerbère de pierre lui décocha un énorme coup de patte qui l’envoya valser en arrière. Elle glissa sur le sol sacré de l’Olympe avec une grimace avant de se freiner avec ses bracelets de métal. Elle récupéra son épée qui était près d’elle puis se releva…

…pour se retrouver face à Bruce, dont le corps et le visage portaient les traces de son combat héroïque contre Arès.

Et la vague de honte revint, terrible, brûlante. Sans pitié.

« Merci, » souffla Diana avant de baisser, inconsciemment, les yeux. « Je suis désolée. »

Les Dieux reviendraient, reprendraient l’Olympe et le monde se relèverait, mais Diana, elle, ne mériterait pas ce renouveau, cette nouvelle chance. Elle était condamnée. Par sa propre trahison. Que pourtant, elle ne regrettait pas complètement. Elle ne pouvait pas regretter que Bruce soit en vie.

Ses doigts se serrèrent sur son épée et elle releva la tête vers le cerbère, déterminée à accomplir quelque chose de bon, en l’honneur de cette nouvelle chance que ses amis et collègues de longue date avaient offerte au monde.





Résumé:
 
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MessagePosté le: Dim 1 Avr 2018 - 9:16
Si Conner avait encore eu le moindre doute quant au revirement de Diana, celui-ci se serait dissipé en voyant avec quelle ardeur elle se battait contre le monstre de pierre - avec laquelle elle s'employait à se racheter. Les choses ne s'étaient pas exactement passées comme prévu, mais Wonder Woman était de retour dans le camp de la justice - et c'est le résultat qui compte.

Bien qu'il ait nettement moins eu l'occasion de se battre à ses côtés que le précédent tenant du titre, Superman trouva excessivement facile de s'adapter à ses mouvements ; de se mettre au diapason pour combattre ce molosse artificiel jusqu'à ce qu'il n'en reste que des ruines.

Les pouvoirs de Terra étaient impressionnants, oui - mais que pouvait-elle faire, seule, face à la symbiose instinctive du trio de tête de la Justice League ?
La femme aux airs austères dont Conner ignorait l'identité semblait peut-être de son côté, mais comme à son habitude, la jeune géokinésiste s'évertuait à s'isoler ; à refuser les mains tendues même quand elles étaient sa seule et unique planche de salut.
S'il n'avait déjà eu assez de choses à penser, l'Homme d'Acier aurait presque pu avoir de la peine pour elle ; mais elle était assez grande pour faire ses propres choix, incluant - si elle y tenait tant - celui de creuser sa propre tombe.
Si elle survivait assez longtemps à l'appel du vide - et, tragédie des tragédies, rien ne permettait d'en être sûr -, peut-être finirait-elle par voir à nouveau la lumière ; mais en l'état, ils n'avaient pas d'autre choix que de la mettre hors d'état de nuire.

Quel gâchis. songea Conner tandis qu'il repoussait vigoureusement sa création pour avoir les mains libres - pouvoir s'en prendre à sa maîtresse.
Les capacités de Terra étaient peut-être des plus impressionnantes, oui ; manipuler une masse aussi importante d'un élément primaire, et pas n'importe lequel, n'était pas donné à tout le monde - et encore moins de lui donner forme comme elle le faisait.

Cependant, son métagêne ne lui conférait, jusqu'à nouvel ordre, pas la capacité de donner la vie à des corps inanimés ; à les rendre autonomes.
Par conséquent, il suffisait de lui faire perdre conscience - voire simplement de réussir à troubler sa concentration - et tout ce dont elle tirait les ficelles s'effondrerait avec elle. Et l'ex-membre des Titans étant, par nature, une jeune femme instable et perturbée... Cela ne devrait pas être trop difficile.

Je te le laisse, prévint-il Diana avant de cesser de maintenir le cerbère en place.

Son rôle jusque là s'était, pour l'essentiel limité à le saisir fermement pour que l'amazone puisse frapper tout son content, mais elle n'avait pas besoin de lui pour en venir à bout - encore moins alors qu'elle sentait avoir quelque chose à prouver.

Et il fonça sur Terra, donc - pour s'arrêter juste devant elle. Pour la toiser avec dureté, espérant ainsi - en vain, très certainement - lui faire réaliser à quel point elle s'était égarée ; à quel point ce qu'elle était en train de faire était éloigné de sa véritable vocation.
Elle avait fait partie des Titans : même si c'était un subterfuge, ça n'avait pas dû être sans laisser sa trace. Elle n'aurait pu maintenir aussi longtemps cette couverture au nez et à la barbe des habitants de la Tour s'il n'y avait pas une part de bon en elle - une part de vérité dans le mensonge.

Malgré tout le tort qu'elle avait causé, elle méritait qu'on lui laisse encore une chance... Mais ce n'était pas le moment d'y penser. Malgré toute sa puissance, Terra n'était qu'une actrice mineure dans ce qui serait le dénouement d'une tragédie grecque, et il était temps pour elle de quitter la scène.

Conner ne la connaissait pas tant que ça, non ; il ne faisait pas partie de ceux ayant essuyé sa trahison, sans quoi ses sentiments à son égard auraient peut-être été différents - mais en l'état, il ne pouvait s'empêcher de vouloir la sauver.
Avant qu'il soit trop tard, ne pouvait-il s'empêcher de penser - car personne ne peut s'égarer sur la mauvaise pente aussi longtemps sans finir par en payer le prix. Qu'elle ne l'ait pas déjà fait forçait le respect... Mais cela durerait-il encore longtemps ?

Plutôt que de la frapper directement, il choisit de frapper dans ses mains, assez violemment pour produire une onde de choc qui ne manquerait pas d'envoyer un poids plume comme elle voler sur plusieurs mètres - aller s'écraser quelque part dans le décor que le Dieu de la Guerre avait remanié selon ses goûts quelques heures avant.
La force de l'impact devrait théoriquement suffire à la faire sombrer, ou tout du moins à la secouer suffisamment pour qu'elle ne soit plus un problème. Il ne voulait pas avoir à se battre avec elle, pas plus qu'il ne l'avait déjà fait, et c'est pourquoi il avait opté pour l'une des solutions les plus expéditives de son arsenal.

Car oui, c'était à ses yeux un signe de clémence ; un moyen de lui faire comprendre, si elle était à même de lire entre les lignes à travers tous ses sentiments négatifs, qu'elle avait encore une chance de se repentir.
Il ne pouvait guère faire plus, et doutait d'être le plus à même de l'atteindre - mais il souhaitait sincèrement que cela fasse auprès d'elle une différence, aussi légère qu'elle soit.

Prenant le parti de croire qu'elle ne se relèverait pas, l'Homme de Demain se focalisa sur sa cible prioritaire : Arès. Celui pour qui il avait fait croire qu'il avait trahi l'humanité - pour pouvoir le vaincre une bonne fois pour toute.
Le battre était difficile, car il incarnait un concept ; il était l'avatar de la Guerre sous toutes ses formes. Tant que celle-ci régnerait sur le monde, il ne disparaîtrait jamais vraiment - mais cela ne les empêcherait pas de le maltraiter suffisamment pour qu'il retourne dans son trou afin d'y lécher ses plaies.

Oui, abattre une idée, un principe comme celui qui lui donnait ses forces semblait irréalisable - mais rien n'était impossible pour la Justice League.
Et si cette dernière n'était point présente dans son intégralité, ses autres adhérents étant sans doute occupés à circonscrire les dégâts sur Terre, ce champ de bataille-ci accueillait assez de sa fine fleur pour n'avoir pas à remettre en cause cette vérité.

Pendant qu'ils combattaient de leur côté, l'aristeia opposant Batman à Arès avait accueilli un nouvel arrivant, en la personne de Zeus - rien que ça. C'était logique, après tout : qui mieux que le Roi des Dieux pouvait juger Arès pour ses crimes ?
Mais il en faudrait plus que cela pour dissuader Conner de réclamer sa part du gâteau ; et avec le mal qu'il s'était donné pour approcher le Dieu de la Guerre au plus près, pour le convaincre qu'il s'était rallié à ses idéaux, il entendait bien se tailler celle du lion.
Ce qui tombait très bien, puisque le Chevalier Noir lui en donna l'occasion. Et malgré le vacarme ambiant, malgré la fureur et le bruit, le chaos et les cris, sa requête était on ne peut plus claire à son oreille.

Il ne faudra pas me le demander deux fois.

Il s'élança.
Et sa vitesse dépassa les limites de l'imaginable.
De même que la force dont il chargea son poing.
Conner n'avait pour ainsi dire jamais eu l'occasion de déployer son plein potentiel, par crainte des retombées pour la Terre et ceux qui y vivaient ; mais ici, au royaume des cieux, où il n'y avait pas âme qui vive à part eux, quelle raison avait-il de se retenir ?

Au sommet du firmament, le tonnerre gronda par trois fois - et Zeus pourrait constater avec stupeur que n'était pas de son fait.
La première lorsque Conner explosa le mur du son, au faîte de sa célérité ; la deuxième lorsque sa frappe rencontra la mâchoire d'Arès au mépris du casque, l'envoyant dans les airs avec une violence inouïe, aux limites de la stratosphère ; et enfin, la troisième lorsqu'il le rattrapa malgré la vitesse à laquelle il l'avait lui-même projeté pour, de ses mains jointes, le renvoyer vers le sol - l'envoyer s'écraser comme une comète de chair, d'ichôr et de métal sur ce monde qu'il avait eu la prétention de conquérir.

Pas aujourd'hui. Jamais, même.
Pas tant qu'ils vivraient, tous autant qu'ils sont - pas tant qu'il y aurait quelqu'un pour le garder ; pour le défendre contre les forces du mal.

Et l'Âge des Héros n'était pas près de s'arrêter.

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MessagePosté le: Dim 1 Avr 2018 - 10:06
Arès est tombé.
Propulsé en dehors de l'Olympe par un terrible coup du nouveau Superman, expulsé du trône qu'il avait cru avoir conquis grâce à son plan, rabaissé à une micro-puissance par son père, dont la puissance a été ravivée par l'offrande du Batman... Arès est tombé, oui.
Et, à Gateway City, les défenseurs se muent en agresseurs – pour châtier le Dieu de la Guerre ; pour lui faire payer le prix de sa folie.

Mais rien n'est encore terminé.
Et l'Olympe n'est pas entièrement libérée, encore.

Alors que Bruce retourne vers le centre de l'Olympe, il découvre que le Cerbère de Pierre de Terra demeure une difficulté pour Diana et Conner ; tandis que la Reine Clea affronte Artémis, le cœur de la Cité des Dieux tremble, s'écroule et va tomber. Littéralement.
Plus les combats avancent, plus le siège divin tremble – et le Chevalier Noir est suffisamment intelligent pour comprendre que cela ne durera plus longtemps ; il faut agir. Vite.


« Hem. »

Il grogne, alors qu'il avance... mais s'arrête, quand Diana apparaît devant lui.
Tous deux se fixent, se figent ; et sa respiration se coupe, alors qu'il découvre la jeune femme... alors qu'il pose enfin les yeux sur celle qui lui a permis de revenir, qui a fait le plus grand sacrifice pour lui et qui, littéralement, fait battre son cœur.


«Non. »

La réplique est froide et sèche, et suit directement les excuses de Wonder Woman – titre qu'elle mérite à nouveau, même si elle baisse initialement les yeux, avant de les relever quand le Cerbère approche.

«Ne t'excuse pas... ne t'excuse pas de m'avoir ramené à la vie. Ne t'excuse pas d'avoir dû subir l'abominable stratégie d'un Dieu monstrueux. »

Bruce s'avance, et pose sa main sur l'épaule de Diana ; puis la fait descendre le long du bras, jusqu'à la main. Qu'il prend entre ses doigts.

«D... Wonder Woman. Ne t'excuse pas. »

Il sourit, et accentue sa prononciation quand il évoque son pseudonyme, qu'elle tient en haute estime comme il le sait.

«Tu as fait au mieux – tu as fait ce que tu as pu. Comme moi. Comme nous. Alors... »

La créature de pierre file vers eux, tandis que Terra semble encore puissante.
Bruce, désarmé, n'a plus que ses poings... mais il est clair que cela ne l'a jamais vraiment gêné, et il se met en position de combat, malgré sa fatigue et les blessures.


«Continuons. Et montrons aux dieux ce qu'il en coûte de nous défier. »

Il se prépare à foncer – à bondir sur l'ennemi, à se battre malgré tout.
Mais il n'en aura ni l'occasion... ni le besoin.


« ASSEZ ! »

La voix, puissante et absolue, précède une terrible onde de choc, qui propulse tous les combattants au sol.

« ASSEZ DE BRISER MON FOYER, MORTELS ! »

Zeus, Dieu des Dieux, est évidemment rechargé par l'offrande du Batman – et grandit, soudain, pour devenir un géant immense.

« ASSEZ DE SUBIR L'INFLUENCE DE MON FILS HONNI ! »

D'un geste, Zeus envoie un éclair, qui s'échappe de sa paume... et vient violemment impacter Arès, à Gateway City.
Pour l'anéantir, littéralement.
Et, ainsi, priver ses alliés de ses pouvoirs – dont Terra et Clea, qui perdent soudain leurs nouvelles puissances.


« ASSEZ DE CETTE FOLIE ! »

De son autre main, Zeus envoie une immense vague d'énergie qui s'empare de tous les Mortels présents sur l'Olympe... qui disparaissent, soudain.
Clea & Terra sont évacuées, envoyées dans les lieux qu'elles considèrent comme des foyers ; idem pour Diana, Artémis, Conner et Bruce, qui se perdent de vue – mais savent qu'ils ont gagné.

Zeus évacue l'Olympe, et la referme au monde.
Mais les conséquences sont terribles.
La majorité des dieux a fui, et Zeus ne sait où les trouver ; ceux qui sont restés ne sont que des traîtres, ou des soumis maltraités. Les Mortels se méfient des dieux, et considèrent même qu'ils sont responsables de leurs drames ; avec raison, mais cela va les affaiblir.
Les Amazones sont blessées ou mortes. Une ville est détruite, deux autres sont en ruines. L'emblème de la Vérité et de la Paix n'est plus, Wonder Woman n'a plus la confiance du monde. Et Arès est mort.



Alors que la pression retombe... que la poussière s'écrase, que les cendres refroidissent, Zeus se retrouve au cœur de l'Olympe.
Seul.
Dans les ruines de sa ville – et d'un monde qui pourrait ne pas se relever après avoir subi les affres de la Colère d'Arès !


**
*
**

Epilogue 1.
Ses cris durent depuis des heures.
Sa voix s'est déjà brisée. Ses doigts se sont choquées. Pourtant, il continue.
Il hurle. Il menace. Il rage. Il supplie.
Il appelle à l'aide. Il sacrifie tout – honneur, dignité, pouvoir. Il donne tout. Il donnerait tout.
Mais rien ne vient.
Personne ne répond ; son oncle y a veillé. Le piège est parfait, la prison absolue. Elle est ancienne, elle est connue – mais elle a fait ses preuves...

... pour enchaîner un ennemi des dieux ; ce qu'est devenu Arès.
Emprisonné dans le Tartare – incapable d'en sortir, hanté par les âmes de ceux morts par sa faute. Rendu fou par elles, et par la souffrance.
Hadès veille au grain, selon la demande appuyée de son frère ; qui lui pardonne sa trahison, s'il maintient son fils Arès en Enfer.
Pour aussi longtemps que la fureur du Dieu des Dieux durera.


**
*
**

Epilogue 2.
Bruce est revenu chez lui ; seul.
Une vérification sur le Batordinateur lui a permis de vérifier l'état des troupes à Gateway City – et si tout n'est pas idéal, l'essentiel demeure ; les défenseurs ont tenu. La résistance a porté ses fruits. Et si victimes il y a, elles ont pu être minimisées.

Usé, fatigué, blessé, il s'écroule alors sur son fauteuil... et pousse un profond soupir.
Laissant ses forces décliner, laissant son âge prendre vraiment ses droits sur ce corps qu'il a sollicité bien plus que de raison ces dernières semaines ; mais cela a réussi.
Arès est tombé. Le monde est sauf. Et Diana... Diana a été libérée.

La nuit passe, alors.
Et le jour arrive.
Avec, à l'endroit où Diana Prince considère être chez elle, non pas Themyscira vu sa honte... quelque chose. Un colis. Pour elle.

Envoyé en expéditeur rapide, à super-vitesse même. Par Bruce.
Qui offre quelque chose à Diana, donc.
Une perle.
Une seule perle. Ancienne. Fatiguée. Passée de mode. Mais la jeune femme comprend... en se souvenant ; en se souvenant quand Bruce a été attaché à des perles. Quand sa mère les portait.

Un mot accompagne le cadeau.

Citation :
Diana,
Tu m'as remercié, tu t'es excusée ; j'apprécie, mais ce n'était pas justifié. Tu as sacrifié ton âme et ta liberté pour moi – ce que j'ai fait n'est rien par rapport à ce que tu as fait.
Mais, surtout, n'est rien... par rapport à ce que je ressens. Pour toi.
Tu connais ma vie, nos vies. Compliquées. La réalité de nos sentiments sera difficile à trouver – mais leur sincérité demeure.
Je sais, pour toi ; tu sais, pour moi. Mais je souhaite que tu saches... toujours.
D'où ce petit cadeau, qui te confirme juste ton importance pour moi – et ton statut dans mon existence.
Tu es la perle de mon cœur.
Et je suis fier d'avoir été sauvé par Wonder Woman.

Le mot s'arrête là ; le cadeau aussi.
Une perle de collier de Martha Wayne, pour Diana.
Il ne pouvait rien offrir de plus. Et espère que la jeune femme comprendra pourquoi il ne peut encore la rejoindre... pourquoi, maintenant qu'il a participé à sauver le monde, Bruce Wayne doit encore renoncer à son bonheur – pour protéger, encore et toujours, ceux qui en ont besoin.


**
*
**

Epilogue 3.
Plus tard.
Artémis est retournée à Bana-Mighdall ; dans les ruines de sa cité, elle peut contempler les conséquences de ses actes – sa réussite pour stopper Arès, mais aussi sa frustration de n'avoir pu anéantir le Dieu elle-même.
Mais si frustration il y a, si colère elle ressent... cela va changer.
Tout va changer.

Car dans Bana-Mighdall vient quelqu'un. Apparaît quelqu'un.
Un Dieu.
Le Dieu des Dieux.
Zeus vient discuter ; échanger ; proposer. Un poste.
Celui du Dieu de la Guerre, vacant.

Et l'offre est acceptée.

Artémis de Bana-Mighdall change et devient soudain...

... Artémis, Déesse de la Guerre !

(HJ/ Résumé rapide :
- Batman discute avec Diana, Zeus en a assez, envoie un éclair qui tue Arès, Terra & Clea perdent leurs pouvoirs, Zeus évacue tout le monde dans l'endroit que chacun considère comme un foyer ;
- Zeus demeure seul dans un Olympe ravagé, conscient de l'ampleur des dégâts auprès des Mortels ;
- Epilogue 1 : Arès est enchaîné dans le Tartare, maltraité par Hadès sur ordre de Zeus, incapable de s'enfuir ;
- Epilogue 2 : Bruce offre une perle du collier de sa mère à Diana, et confirme ses sentiments en expliquant que leur rapprochement sera difficile vu leurs modes de vie ;
- Epilogue 3 : Zeus fait d'Artémis de Bana-Mighdall la nouvelle Déesse de la Guerre. /HJ)
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