Le maître et le premier élève [PV Batman]

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MessagePosté le: Mar 3 Avr 2018 - 13:29
Silencieux et concentré, le Batman est resté calme durant toute l’attente jusqu’à l’arrivée des forces du G.C.P.D., qui se tiennent éloignées de lui ; par réflexe.
Quelques échanges rapides avec Harvey Bullock, et il plonge dans la Batmobile, dans laquelle Nightwing le rejoint ; il en est satisfait, et content. Il apprécie d’être assisté par son premier élève, surtout que la situation devient difficile et problématique.


« Zatanna dispose en effet d’un pied-à-terre ici. Je connais l’adresse. »

La Batmobile démarre en trombes, alors que la voix de Bruce apparaît calme et posée ; mais, intérieurement, il boue et craint la suite.
Dick reste silencieux, plongé dans ses pensées, et son père adoptif fait de même. Un silence pesant s’instaure alors entre eux, à peine entrecoupé par les mécanismes du moteur, mais aussi les crissements de pneus.

Le véhicule va vite ; le conducteur se dépêche.
Car son pressentiment n’est pas bon.

Il connaît Zatanna depuis des années – ils sont proches, même, si l’on peut définir ainsi l’une de ses relations ; mais il n’aime pas l’idée que la jeune femme se lance dans une telle quête de pouvoirs, encore plus après la débâcle face à Darkseid.
Il craint les abus… le pire ; et affiche, en conséquence, un air particulièrement grave alors que le véhicule s’arrête devant l’immeuble de la jeune femme.


« Suis-moi. »

Sa voix demeure calme, mais Nightwing connaît suffisamment Bruce pour le savoir inquiet, troublé ; jamais une bonne chose, pour le Chevalier Noir.
Les escaliers sont rapidement montés, la porte rapidement ouverte. Ils pénètrent, donc, dans l’appartement de la Magicienne, et prennent d’abord quelques instants pour s’imprégner des lieux – et vérifier qu’aucun autre piège ne soit prévu ; hors de question de finir la soirée comme un crapaud.


« Hrm. »

Il grogne, alors que son regard détaille la zone, le lieu ; rien d’original, rien de surprenant, rien de réellement magique.
Un appartement de célibataire, de jeune femme régulièrement absente. Peut-être à la dérive, il l’ignore ; et il déteste ignorer quelque chose.


« D’accord. Fais attention, malgré tout : je doute que cela soit aussi facile que nous l’espérons. »

Le Batman s’avance et commence à fouiller.
En espérant trouver quelque chose, un indice, pour retrouver rapidement Zatanna. En espérant, surtout, ne rien trouver qui l’accuse ou la condamne…


(HJ/ Je te laisse déterminer nos découvertes, vu tes liens avec les personnages ! Smile /HJ)
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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 10:51
Fouiller un appartement demandait déjà du temps, d’ordinaire. Il fallait fouiller chaque recoin, soulever tous les objets, vérifier chaque pièce, chaque endroit sensible, ne pas hésiter à déplacer tout en s’assurant de ne pas laisser de trace derrière soi. Cela demandait du temps, de la méthode, et surtout, de savoir ce qu’on cherchait ; sinon, il y avait eu de chance qu’on le trouve, ou qu’on s’oriente sur la bonne piste. Ici, il s’agissait d’un appartement possédé par la plus grande magicienne du monde. Autrement dit, tout pouvait n’être qu’une illusion très convaincante.

Et pourtant… pourtant, Dick était persuadé que tout ce qu’il voyait était réel. L’instinct, peut-être, qui lui soufflait qu’il n’y avait là aucun piège, simplement un endroit abandonné à toute hâte.

« On devrait peut-être… je sais pas, en fait. Je vais fouiller la chambre. »

Il ne voyait aucun inconvénient à s’immiscer ainsi dans l’intimité de la magicienne ; mais toute précaution était inutile car les meubles, l’armoire et la commode étaient vides de tout vêtement, à l’exception d’une collection de chapeaux plus impressionnante que nulle autre au monde. Rien dans le lit, ni en-dessous. Une pièce, à côté, formait un petit bureau sur lequel était posé un parchemin froissé. Mais bien sur, il était vierge – ou du moins, Nightwing ne pouvait rien y voir. Mais ça ne l’aiderait pas, de toute façon, donc il passa à une autre pièce. Batman fouillait toujours le salon et la cuisine, qui formaient la pièce principale.

Il fouilla donc la dernière pièce : un bureau plus vaste, où se trouvait un grand tableau et une table jonchée de parchemins, de livres, d’illustrations. Le sol aussi était couvert, et l’ensemble était désordonné, éparpillé, et aucun soin n’y était accordé. Zatanna avait du tout retourner pour chercher ce qu’elle avait voulu trouver.

« Bruce. »

Il y avait une carte du monde, avec des photos, représentants des scènes gravées, peintes ou photographiées de différents endroits et objets, sur le mur. Nightwing s’en approcha, et essaya de déterminer ce que ça pouvait signifier. Il suivit du doigt certaines lignes tracées sur la carte ; sûrement le trajet qu’avait emprunté la magicienne. Il y avait plusieurs lieux entourés ; en Egypte, en Islande, au Japon, en France, en Grèce. Il y avait un carnet sur la table, écrit à la fois en anglais et en italien. Il y avait également des dessins, et des notes prises en plus du texte écrit de base.

Il le montra à Bruce, puis resta momentanément sans voix en lisant certaines entrées.

« Okay, c’est pas la joie. »

Il montra une page spécifique, puis la carte.

« Zatanna a cherché des artefacts antiques et magiques, capable de conférer des pouvoirs très puissants à son détenteur. Elle parle également d’un truc comme les avertissements de Merlin, ainsi que la bibliothèque perdue d’Alexandrie. Je suis pas méga fort en italien, mais je crois que lorsqu’elle écrit dans cette langue, c’est pour parler de détails. En anglais, c’est vague. Mais si je me fie à mon instinct, et à la carte… »

Il s’approcha de cette dernière, et tapota la Grèce.

« C’est là qu’a commencé son petit projet. Elle est apparue à Gateway City avec Orphan et Beast Boy, avec la God Killer ? Je parie mon premier salaire qu’elle a profité de son passage à l’Olympe pour y dérober des trucs. Et si ce qu’on appris par Cobblepot et Faust est vrai… je crois que Zatanna est en train de faire une grosse bêtise. Elle veut se rendre plus forte. Pour faire quoi ? Combattre Darkseid toute seule ? »


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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 12:30
La fouille commence.
Sans un mot, Bruce acquiesce aux mots et propositions de Dick, et le laisse donc gérer la chambre et les pièces environnantes ; lui s’occupe du salon et de ce qu’il peut trouver.
A savoir pas grand-chose.
Il ne découvre que du bazar classique, habituel, anodin. S’il dispose d’une très maigre expérience dans la Magie, même s’il réprouve l’utilisation de ce domaine qu’il maîtrise si peu, rien de ce qu’il voit ou soulève ou manipule n’attire son attention.

Il ne trouve rien.
Mais, heureusement, Nightwing semble plus chanceux.


« J’arrive. »

Appelé par Grayson, Wayne se dépêche de le rejoindre, pour découvrir comme lui une carte du monde, usitée et annotée.
Il fronce les sourcils en laissant ses yeux détailler l’objet, et essayer de trouver des informations mais surtout des indices ; sur la suite. Sur leurs possibilités.


« Mmh. »

Bruce lit derrière l’épaule de Dick, qui s’est emparé d’un carnet en plusieurs langues. Son ancien élève se fige devant plusieurs découvertes, et lui grimace en les comprenant.

« Aux dernières nouvelles, tu n’as aucun salaire à parier. L’argent que je te donne n’est pas une rémunération, mais un don en pure perte à une œuvre de charité, que je ne peux même pas décompter de mes impôts. »

La pique est un peu sèche, mais elle ne doit pas être prise personnellement ; elle ne fait qu’illustrer l’inquiétude grandissante qui s’empare de lui.

« Mais tu as raison : Zatanna a fait partie d’un groupe qui s’en est pris à Arès, avec Cassandra et Garfield Logan ; mais l’expérience avec Darkseid a dû la perturber… la Justice League a, alors, échoué grosso-modo et nous avons pris conscience de nos manquements. Il est possible qu’elle ait pris cela comme une insulte personnelle, une crainte individuelle… »

Il soupire, et secoue la tête.

« Il faut la retrouver. Et l’arrêter. »

« Bonne chance alors, les bleus. »

Une voix se fait entendre derrière eux, une voix appartenant à un homme qui apparaît dans l’appartement comme par magie et s’allume une cigarette…
… prouvant clairement que John Constantine ne respecte rien, ni personne.

« Houdini-Girl est sur une mauvaise pente et j’m’en occupe, les mecs. Laissez ça aux professionnels, et retournez gérer vos ballets costumés. Okay, les potes ? »

John Constantine.
Une voix. Un accent. Un style. Une attitude.
Insupportables, définitivement !

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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 14:39
Dick serra les dents. Il connaissait John Constantine de réputation, et avait déjà ouïe dire – même s’il ne saurait dire par qui – qu’il avait eu une relation compliquée avec Zatanna. En vérité, le jeune homme ne voyait pas comment ce mec avait pu séduire une femme comme la magicienne ; il était incapable de montrer la moindre tendresse, et ne semblait pas prendre soin de lui. A moins qu’il ne soit juste imprévisible, et que la tête qu’il avait là n’était qu’une apparence qu’il revêtait pour l’occasion.

En tant que magicien, il était probable qu’il soit tout à fait capable d’apparaître à la magicienne comme un prince charmant.

« Constantine… le magicien raté. »

La provocation n’était pas nécessaire, mais Dick n’aimait pas les hommes comme lui. Le jeune homme avait commis de très nombreuses erreurs, notamment avec les femmes, mais il ne s’était jamais abaissé au point de John. Ce dernier était l’homme le plus arrogant et le plus machiste qu’il ait jamais vu. Et il en avait vu beaucoup.

« Grayson, le premier Robin. Toujours aussi arrogant ! Et salut Batman ! Tu devrais tenir ton fiston en laisse, avant qu’il ne dise quelque chose qu’il ne regretterait. Je m’occupe de Zee, comme j’ai dit, et… »

« En faisant quoi, au juste ? Tu vas lui glisser quelques mots doux et la décourager avec un bouquet de fleurs ? Sais-tu au moins ce qu’elle prépare ? »

Nightwing était énervé, pare qu’il voyait mal comment un déchet comme ce type pouvait faire une bonne action. Qui plus est, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer un homme comme Constantine tenter sa chance auprès de Barbara. Le magicien dut le lire sur son visage – ou dans ses pensées.

« Détends-toi un bon coup, Nightwing. Je connais mieux Zatanna que tu ne le penses, et je ne la laisserais pas faire ce qu’elle veut faire. Je sais comment la gérer ; on peut pas en dire autant de toi avec ta copine. Oh, pardon, tu as fait tellement de cochonneries avec l’extraterrestre qu’elle ne veut plus de toi. Je te comprends. Starfire a un physique de rêve, et un esprit tout à fait remarquable. Vous alliez bien ensemble. »

Grayson allait lui sauter dessus, de rage, quand Constantine éclata de rire et tira une longue bouffée sur sa cigarette. Avant de soudainement se calmer.

« Trêves de plaisanteries. Vous ne trouverez rien de plus ici ? J’ai déjà fouillé l’appartement hier. Zee a découvert, dans des écrits datant du début du Moyen-âge, l’existence d’une confirmation à la plus grande légende magique que je connaisse : un rituel d’immortalité, aussi appelé Chemin de la Divinité. Il faut réunir cinq objets divins, puis faire un rituel complexe ; et je mettrais ma main à couper qu’il y aussi une histoire de sang. Ce rituel, conçu dans l’Antiquité, donne un statut divin à son utilisateur. Personne n’a réussi, jusque-là. Pas même la déterminée Morgan The Fay. Mais Zatanna… »

L’espace d’un instant, sa voix se brise légèrement. Une vraie, authentique et sincère lueur d’inquiétude brille dans ses yeux. Peut-être tient-il réellement à la magicienne.

« Mais Zatanna va y arriver, sauf si je l’en empêche. Appelez ça de l’intuition, les bleus, mais je sais qu’elle va réussir. Même toi, mon cher Batman, tu ne pourras rien faire. Alors prenez ce que je viens de vous dire comme avertissement, et cassez-vous de chez elle. »

Nightwing ne répond rien ; il fulmine toujours. Parce que ce qu’a dit Constantine sur Starfire était vrai. Et parce qu’il avait raison aussi sur un autre point : il avait déconné si souvent qu’il ne méritait probablement pas Barbara.


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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 15:31
Un silence de plomb s’impose dès l’arrivée de John Constantine.
Si Nightwing se crispe et se tend, discrètement mais suffisamment pour que son père adoptif le sente, le Batman reste de marbre ; en apparence.
Mais lui non plus n’aime pas le Britannique – lui aussi préférerait qu’il ne soit pas là.

Les échanges débutent, alors.
Ils n’ont rien d’agréable, et encore moins de productif.

Dick attaque, Constantine réplique ; les coups fusent, les piques aussi, les attaques basses sont légions.
L’Anglais frappe fort, suffisamment pour que Grayson reste silencieux, en prenant sur lui. Le premier enchaîne alors, arborant un sourire arrogant insupportable, en évoquant ses propres recherches, et quelques découvertes pour tenter de les apaiser.

Le rituel poursuivi par Zatanna est identifié, expliqué.
Le Chemin de la Divinité, donc.
Avec l’obligation de rassembler cinq éléments, mais dans des conditions si dangereuses que ça n’a jamais fonctionné… et l’implication de Morgan ne plaît guère.

Une hésitation, néanmoins, s’empare du Britannique – qui doute, mais semble surtout craindre que Zatanna réussisse ; Bruce partage cette appréhension.
Constantine tente alors de conclure, par une pirouette bien connue mais relativement faible. Et si Nightwing demeure silencieux, fulminant toujours, son camarade ouvre la bouche… pour la première fois depuis le début de cet entretien.


« Je… te remercie pour ces informations, John. »

Sa voix est calme, posée.
Son ton et son discours surprennent, suffisamment pour que le Britannique ouvre la bouche en réaction ; il ne s’attendait pas à cela.


« J’entends, aussi, tes conseils sur la dangerosité de la situation et de la démarche de Zatanna. J’apprécie ta sollicitude. »

« Oh, euh, tu sais, c’est norm… »

« Mais tu peux te mettre tes conseils, tes provocations, tes piques, tes insultes, ton arrogance, et surtout ta bêtise crasse d’ivrogne dégénéré issu d’une île peuplée de sauvages consanguins amateurs de thé et d’une Reine ravagée par les médicaments au fond de ton postérieur, régulièrement visité par les représentants masculins de ta famille alcoolique. »

La réplique est prononcée avec un ton sec et brutal, qui surprend – presque plus que les mots utilisés.

« Hey ! Mais j… »

« Constantine. Ferme-la. Ou je te la ferais fermer. »

Le regard adressé par le Chevalier Noir est d’une violence absolue.
Et si John est un habitué des échanges musclés, s’il est un maître de la répartie – il ne s’attendait pas à devoir faire cela avec le Batman, qui le surprend assez pour l’empêcher de se reprendre ; c’était le but.
C’était le piège.


« Maintenant, la chose est très claire : tu vas nous indiquer tes sources, tu vas nous indiquer tes recherches, tu vas nous indiquer les prochaines étapes… et peut-être nous te laisserons nous suivre. »

« Ha ouais ?! Et sinon ? »

Le Britannique se reprend ; et s’énerve.

« Sinon ? »

Un sourire mauvais glisse sur le visage du Batman.

« Je le laisse s’occuper de toi. »

Du pouce, il désigne Nightwing.
Et ne fera strictement rien si l’Anglais se voit recevoir, enfin, la correction qu’il mérite.

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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2018 - 16:32
Constantine éclate de rire, après un temps d’incrédulité. Il rit tellement qu’il en pleure, pendant que Batman le fixe, imperturbable comme à son habitude, et que Nightwing ne bouge pas. Le rire le dérange, l’agace, mais il ne peut rien faire. Pour une raison qui n’avait rien à voir avec lui. Ou plutôt, qui ne dépendait pas de sa volonté.

Constantine était un magicien expérimenté, à défaut d’être un homme droit. Il savait jouer des tours particulièrement déplaisants à ses victimes. Et Nightwing en était, à cet instant, précisément la cible. Le jeune homme, immobilisé, ne voyait plus l’appartement. Il ne voyait plus Constantine, ni Batman. Il ne se voyait même plus debout, en fait. Il voyait une chambre aux contours élégants, avec une fenêtre donnant sur un immense jardin d’une beauté exotique, à couper le souffle. Le lit dans lequel il était allongé était immense, lui aussi, et le meilleur qu’il ait jamais connu.

Et à côté de lui, lovée nue contre lui, se trouvait Koriand’r. Il savait que c’était une illusion. Il savait que tout ceci n’était pas réel, mais il ne pouvait même pas crier, car il assistait impuissant à une scène issue des tréfonds de son esprit. Une scène qui n’avait jamais eue lieu, mais qui aurait pu. Il sentait tout, en revanche, et voyait tout comme si c’était réel. Le parfum de la jeune femme, les senteurs du jardin, la beauté de la chambre.

**

« Sache, mon cher Wayne, que je ne tiens pas particulièrement à me faire brosser le portrait par ton protégé. Donc je l’ai expédié dans de doux rêves, ou plutôt un beau piège onirique. On va pouvoir parler un peu, toi et moi. »

Il tira une nouvelle bouffée de sa cigarette, l’air bien plus à l’aise d’un coup. Il sait – ou plutôt est certain – qu’il peut échapper à Batman.

« Je ne suis pas ton ennemi, pas plus que celui de ton protégé. Mais je ne tiens pas à ce que vous vous mêliez de magie. Ne vois pas ça comme une insulte, mais c’est la vérité ; vous n’y connaissez rien. Zatanna ne peut pas accomplir sa tâche ici, elle dit d’abord trouver un endroit. Or, cet endroit… il s’avère que je sais où il est. Elle viendra vers moi. Elle sera obligée de me demander où il est. Je l’empêcherais de faire cette connerie. Pendant ce temps, je te recommanderais de préparer davantage ta petite Justice League à ce qui l’attends. »

**

La vision a changé. Maintenant, Dick est coincé devant le corps inanimé de Barbara, alors qu’un trou ignoble gorgé de sang est apparu dans son dos. Elle est recroquevillée au sol, silencieuse, souffrant en silence car personne ne peut l’aider. Surtout pas Grayson, qui se tient debout devant elle mais ne peut pas bouger. Il ne peut que regarder, assister en toute impuissance au sort le plus terrible qui ait touché la jeune femme. Intérieurement, il sait pourquoi il voit ça, et pourquoi il a eu cette vision de Starfire avant. Il en aurait pleuré s’il avait pu.

Jadis, alors qu’il avait appris la blessure de Barbara, il avait pensé à elle comme une amie, et n’avait pas pensé qu’il pouvait l’aider. Il s’était réfugié dans les bras de Koriand’r, persuadé à l’époque qu’elle était la femme de sa vie. En revenant à Gotham, il avait souhaité laisser derrière lui tout ça, et il s’était juré d’arrêter ses conneries. Il avait réalisé que c’était Barbara, la femme de sa vie. Il se trompait encore.

Il n’avait jamais su choisir entre les deux, jadis : parce qu’elles étaient toutes les deux la femme de sa vie. Ses deux grands amours, deux facettes de son entourage qui le complétaient aussi bien l’une que l’autre. Mais il choisissait Barbara, et s’y tiendrait. Il aimerait toujours Koriand’r, mais pas comme l’humaine. Car cette dernière avait été la première, et rien ne remplacerait ce fait. Il haïssait Constantine pour l’homme qu’il était, mais il était prêt à le remercier pour l’épreuve imposée. Sans le vouloir, le magicien alcoolique avait aidé Dick à réaliser d’importants progrès avec son cœur.

Quand il revint à lui, quelques instants plus tard, il trouva Batman plongé sur la table, sans aucune trace de Constantine. Il décida de s’asseoir, se sentant soudainement très fatigué. Et la blessure à son flanc se remettait à lui faire mal.

« J’ai raté quoi ? »


[HRP]
J’te laisse inventer une raison. Wink Pas de raison que je sois le seul à m’amuser !
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MessagePosté le: Jeu 5 Avr 2018 - 8:07
La menace de Bruce est claire ; la réaction attendue est la soumission.
Ce n’est pas ce qu’il obtient.

Alors qu’il fixe John Constantine, après avoir prononcé des mots terribles, le Britannique… éclate de rire ; littéralement.
Si Dick se tend encore plus devant la réaction de l’autre, son ancien mentor reste de marbre. Pour l’instant.

Très vite, Bruce se rend compte que le corps de Grayson change – que ses réactions physiques sont différentes ; son esprit extraordinaire lui permet de comprendre.
Une illusion.
Constantine l’a envoyé dans une illusion, ce qu’il ne tarde pas à confirmer de vive voix, avant de reprendre la main sur leur discussion, d’abord en s’adressant à lui en évoquant son identité, puis en ré-adoptant son style particulier et insupportable.

Bruce veut le frapper.
Bruce veut le frapper, pour lui parler ainsi, pour son arrogance, pour sa suffisance, mais surtout pour ce qu’il fait à Dick.
Il veut le frapper, le cogner. De toutes ses forces.


« Très bien. »

Il soupire, et tente de relâcher ses muscles tendus à l’extrême.
Il veut le cogner, oui.


« Parlons. »

Mais cela fait bien longtemps qu’il n’a plus ce qu’il veut vraiment.
Et qu’il doit faire avec les cartes qu’on lui donne – même les pourries.


**
*
**

Après.
Bruce sent que Dick se réveille avant même qu’il ne bouge ; il ne dit rien, cependant. Assis à la table principale de l’appartement de Zatanna, le regard plongé dans divers documents, il attend – puis parle, d’une voix calme et posée.


« Tu as disparu pendant vingt-deux minutes et quarante-quatre secondes. »

Lentement, il se tourne vers Nightwing, et son visage n’exprime nulle émotion.

« John Constantine est parti depuis neuf minutes et vingt-six secondes. Ses arguments m’ont convaincu qu’il était le plus apte à communiquer avec Zatanna à cette heure, afin de la convaincre de stopper sa quête dangereuse. »

Ceux qui ne connaissent rien de lui ne verraient, ici, qu’un masque de froideur absolue.
Mais Dick sent combien cela pèse à Bruce d’avoir dû laisser le Britannique prendre la main.


« Malgré son caractère et son attitude, John Constantine est l’un des plus grands Magiciens de ce monde, et dispose d’une relation privilégiée avec Zatanna ; il pourrait la raisonner. Sinon… »

Il soupire, et montre de la paume ouverte plusieurs documents anciens, des parchemins qu’il lisait.

« … sinon, nous devrons l’arrêter. Constantine m’a confié des… éléments, pour nous préparer et nous forger des défenses et armes magiques.
Nous, la Justice League. Et tous ceux assez fous pour s’en prendre à une déesse magique. »


Une légère grimace glisse sur son visage.

« Tu en es ? »

Bruce ne veut pas l’impliquer, surtout après cette inconscience dont il ne sert rien, et sur laquelle il n’ose poser aucune question.
Il ne veut pas l’impliquer, non ; mais il sait déjà qu’il aura besoin de toute l’aide possible, si cela tourne mal.

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MessagePosté le: Jeu 5 Avr 2018 - 10:31
Assis à la même table que son mentor, Dick essayait de remettre de l’ordre dans sa tête, tout en ignorant au mieux la douleur lancinante qui abandonait dans son flanc. Il y posa une main, tâtant légèrement ses côtes pour évaluer les dégâts ; mais il ne savait pas trop quoi en penser. Il n’avait rien d’irréparable, mais c’était handicapant quand même. Il poussa un soupir, avant de hausser les épaules à l’ultime question de Bruce.

« Je sais pas. Des criminels normaux, ouais. Des types barjos, ouais. De la magie ? Franchement, là, ça me dépasse. J’y connais rien. »

Il porta une main à son visage, retirant son masque couvrant ses yeux. La fatigue commençait cruellement à se faire sentir dans son corps, mais il avait encore du temps avant d’aller se reposer ; il fallait rentrer, puis soigner cette saleté de blessure.

« Tu fais vraiment confiance à Constantine pour calmer Zatanna ? J’veux dire… j’ai pas toujours été un bon compagnon avec mes copines, mais là… on parle d’un enfoiré qui n’a sûrement jamais eu un seul instant l’amour dans son cœur. »

Il n’avait pas confiance, lui, et il voyait mal Constantine réussir là où Batman ne pouvait rien faire. Ça n’avait rien à voir, pourtant, avec ses manières de rustre. C’était juste que, de tous les hommes du monde, Constantine était sûrement l’un des pires ; il n’avait pas un mauvais fond, mais crachait volontiers à la tête des gens et surtout de sa propre bonté pour être un salopard égoïste et incapable de maintenir un vrai lien avec quelqu’un. Il avait la pire réputation possible pour un homme qu’on ne qualifierait pas de « Vilain ».

Et il y avait plus, mais qui n’avait rien à voir avec Zatanna, qui minait le moral du jeune homme. Dick se gratta le bas du visage, démangé par une furieuse envie de fumer. Mais s’il voulait arrêter, il devait résister et ne pas céder. Il resta un moment silencieux, puis finit par briser le silence en se livrant. Il ne le faisait jamais d’ordinaire. Mais aujourd’hui, il avait besoin des conseils d’un autre homme. Et on se tourne généralement vers son père, quand c’est comme ça.

Bruce était son père. Il était l’homme qui avait fait de lui ce qu’il était devenu.

« L’illusion était… dérangeante. J’ai d’abord eu une vision de ce qui aurait pu être mon présent ; j’étais avec Koriand’r, à dormir dans un vrai coin de paradis. Puis j’ai vu la plus grosse erreur de mon passé ; Barbara blessée, et moi qui ne faisait rien pour l’aider. Aussi désagréable que ce fut, ça m’a permis de comprendre beaucoup de choses sur moi-même. Mais là où je veux en venir, c’est que… je suis perdu. Je souhaite me racheter auprès de Barbara. J’ai déjà commencé, mais j’ai peur de ne pas y arriver. Je l’aime. J’aime Koriand’r, mais c’est différent. Barbara était, et sera toujours, la première. Mais je ne sais pas quoi faire pour réussir à reconquérir son estime et son cœur, et j’ai peur de ce qu’il se passera si je n’y arrive pas. »


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MessagePosté le: Jeu 5 Avr 2018 - 10:59
Dick n’est pas bien.
Pas besoin d’être détective pour le savoir ou le comprendre, juste de le connaître ; et même si Bruce souffre de graves carences émotionnelles et affectives, il est clair qu’il connaît bien ses proches – suffisamment pour les manipuler et les tromper, hélas. Mais encore plus pour se rendre compte quand quelque chose ne va pas.


« Hrm. »

Il grogne, et abandonne l’étude des documents confiés par le Britannique pour se concentrer sur Grayson.

« La Magie n’est pas mon domaine – et, je l’avoue, je n’y suis guère à l’aise. Mais tu sais que l’on ne peut changer les cartes que le destin nous confie… nous devons faire au mieux, avec. Pour espérer transformer une défaite en victoire, même à la Pyrrhus. »

Nightwing enlève son masque, grimace ; souffre.
La nuit a été difficile, pour lui, il s’en doute.


« Je ne fais pas confiance à John Constantine, tu le sais bien ; mais je n’ai pas le choix de le laisser agir, d’une part car il s’agit de son domaine, de l’autre car il a un vrai lien avec Zatanna.
Maintenant, j’ai moi aussi une relation avec elle – et d’autres Magiciens. Et un certain goût pour une forme extrême de… sécurité. »


Un très léger sourire glisse sur ses lèvres, alors que Bruce sort d’une poche de sa ceinture un boîtier étrange, avec un écran noir et un pixel rouge qui bipe.

« Je lui ai glissé un mouchard – un mouchard magique et scientifique, créé avec Zatanna. Indétectable.
Je garde la main, Dick. Toujours. Même quand mes cartes sont mauvaises. »


Un léger silence s’instaure ensuite… puis Dick reparle.
Mais plus de la crise – enfin, de cette crise-là ; mais il évoque une autre difficulté, un autre élément difficile dans son existence, et il a besoin de se confier.
Bruce se tait, alors. Il le laisse parler. Il le laisse s’ouvrir. Et il laisse, aussi, un petit silence quand son fils adoptif termine… par respect.


« Je n’aurais jamais dû le laisser te faire subir cela. Je suis désolé. »

Rongé par une culpabilité sincère, le Batman soupire – puis lève ses mains vers ses masques, déconnecte quelques mécanismes, et enlève l’objet.
Révélant son vrai visage… marqué par la fatigue et les coups, mais entièrement tourné vers Dick.


« Quant au reste… franchement, Dick, si tu en es au point de me demander conseil pour ta vie sentimentale, c’est que tu as définitivement touché le fond. »

Un léger gloussement s’échappe de sa gorge, un sourire triste passe sur ses lèvres ; mais ça ne dure pas.

« Plus sérieusement… je sais que tu aimes Barbara. Je l’ai toujours su. Même quand tu as voulu te marier avec Koriand’r, je savais, au fond, que ce n’était pas la femme que tu voulais pour ta vie entière ; mais c’était la femme que tu voulais, à ce moment de ta vie.
Malheureusement… cette information est plus facile à intégrer pour moi, que pour elle, que pour elles même, et que pour toi ; il semble que tu sois, enfin, arrivé à cette conclusion. J’en suis ravi, et fier : beaucoup ne parviennent jamais à accepter leurs sentiments, à les assumer.
Mais, même si cela a dû être difficile, ce n’était pas le plus dur. »


Sa voix, qui n’est plus modifiée, est calme, douce ; paternelle.

« Dis-lui, Dick. Dis-lui tout. Dis-lui tes erreurs. Dis-lui tes doutes. Dis-lui tes regrets. Dis-lui tes remords.
Dis-lui ce que tu me dis, là. Dis-lui que tu voudrais changer le Passé, mais que tu ne le peux pas. Dis-lui que tu ne peux lui certifier un Futur joyeux, surtout dans nos vies – mais que tu peux lui confirmer, lui jurer, lui offrir un Présent d’amour et de passion.
Dis-lui, Dick. Dis-lui tout, y compris tes hontes d’avoir été absent. Dis-lui, ouvres-toi, assume. Ne rejette pas tes fautes. Ne te cache pas, mais ne te dénigre pas.
Assume. Assume tes erreurs. Assume tes échecs. Sois adulte, comme trop peu d’hommes le sont ; sois adulte et responsable. »


Un petit sourire réapparaît sur son visage usé par les années.

« Et prie pour que ça soit suffisant. »
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MessagePosté le: Ven 6 Avr 2018 - 13:32
Richard Dick Grayson était le premier acolyte de Batman. Il était le premier fils de Bruce Wayne, son protégé, l’aîné avec qui c'est toujours plus difficile qu'avec les autres. Parce qu'on ne sait pas comment faire, parce qu'on a sans cesse l'impression de faire des erreurs. Parce qu'on ne veut pas le contrôler, même si au fond de nous, on sait qu'on voudrait le voir faire quelque chose. Quand il est devenu Robin, le premier Robin, Dick était fier d'aider son père à combattre le crime, et à faire quelque chose de sa vie. Une vraie tâche, un vrai but dans la vie. S'il n'avait pas suivi ce chemin, jamais il n'aurait rencontré tous ces gens, et surtout pas Barbara. Peut-être qu'il aurait été fasciné par la figure de Batgirl, mais il n'aurait jamais connu et aimé la personne derrière le masque.

Et jamais il ne serait devenu Nightwing, et jamais il n'aurait fait toutes ces erreurs. Avec Barbara, avec Koriand'r, avec ses frères. Car Jason, Timothy, Damian... ils étaient ses frères. Sa famille. Ce qui lui avait été arraché jadis, Batman le lui avait rendu, sans le prévoir, au centuple. Il avait fait de lui un homme de bien, avec ses qualités et ses défauts. Et il avait toujours su pouvoir lui donner de précieux conseils, ceux que seuls un père peut vous donner. Des conseils que Richard n'avait pas voulu demander. Jusqu'à aujourd'hui. Parce qu'il pensait pouvoir tout gérer seul, comme à l'époque où il était parti loin, seul. Jusqu'à aujourd'hui.

Parce qu'un homme adulte ne devait pas, selon lui, régler ses problèmes grâce à quelqu'un. Il devait pouvoir le faire seul. Il le pensait.

Jusqu'à aujourd'hui.

 « Tu as raison. »

Il releva la tête, fixant son visage découvert dans celui de son père. Au-delà de l'instant – trop rare – d'échange entre eux, il voyait bien que c'était un moment particulier. Tous les deux se parlaient pour la première fois depuis longtemps, sans les masques, sans les faux-semblants, sans animosité. Un père et son fils, tout simplement. Deux hommes qui avaient besoin de cet échange pour se rappeler que leur monde, leur univers, ce n'était pas juste celui des Super-Héros et des Super-Vilains. C'était aussi leur relation, et leur famille, étendue ou non.

Et il y avait aussi, dans cet instant, quelque chose de plus, qu'aucune autre personne ne pouvait avoir à part Dick : le privilège d'avoir été le premier à permettre à Bruce Wayne de s'ouvrir à sa famille. Il avait été son premier fils adoptif, et c'était avant qu'il n'ait une relation avec Selina Kyle, avant qu'il n'en ait une avec Talia Al'Ghul, en un temps où le Batman était encore craint par beaucoup. Un temps qui avait cessé d'exister depuis une vingtaine d'années, maintenant. Et un jour, Dick le savait, ce serait peut-être à lui, ou à un de ses frères, d'endosser le costume noir pour de bon. Il l'avait déjà fait, momentanément.

Il le referait peut-être un jour.

Mais pour le moment, il devait soigner cette blessure et aller prendre un peu de repos. Il se força à sourire.

 « Mais je ne suis pas en état d'aller la voir tout de suite. Et je préfère qu'elle dorme. Ses nuits sont agitées, ces derniers temps. Quand je la reverrais, je lui dirais, c'est promis. Il le faut, comme tu l'as dit. Et si jamais ça ne donne rien... alors j'aurais un juste châtiment pour mes erreurs. Mais je garderais toujours mon amour pour elle. Rien ne me l'enlèvera. »

Il se leva, grimaçant à cause de la douleur. Il tendit la main, et serra fermement celle de son père. Son sourire s'élargit.

 « A une prochaine fois, père. Et merci. »

Alors, Richard Dick Grayson remit son masque et s'en fut, rentrant chez lui, résolu à réussir à reconquérir le cœur de la femme qu'il aimait plus que tout au monde.


FIN


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MessagePosté le: Ven 6 Avr 2018 - 14:46
L’instant est fort – car pur.
Pour l’une des premières fois, Bruce et Dick parlent ; à cœur ouvert.

Ils échangent, non pas comme un maître et un élève, non pas comme deux Héros, non pas comme deux partenaires ; mais comme un père, et un fils.
Qu’importent leurs âges. Qu’importe la faible différence d’années entre eux. Qu’importent les épreuves, les douleurs, les échecs, les non-dits.
Qu’importe.
L’instant est fort, l’instant est pur ; et il est apprécié, par les deux parties.

Bruce laisse un silence réel et puissant, après son discours – car il sait, car il sent combien Nightwing a besoin de temps, pour encaisser et accepte.
Il comprend, il accepte ; et il acquiesce, quand le jeune homme confirme qu’il a raison, un effort réel et appréciable.

Leurs regards se joignent, des sourires discrets et sobres s’esquissent… et le lien se raffermit, encore.
Pas besoin de sang ou d’autre chose, pour former une famille ; pour former un lien père-fils.

Bruce acquiesce, encore, quand Dick reprend la parole, explique qu’il ne peut pas encore agir ainsi – pas de suite ; il comprend. Avancer est difficile. Comprendre l’est tout autant, mais assumer l’est encore plus.
Il ne peut juger… il a passé sa vie entière à fuir, ces avancées ; et ses relations avec Selina, Diana, Talia ou les autres ne cessent de le confirmer, hélas.


« Ne parle pas de châtiment. Au-delà du fait que cela sonne vraiment bizarrement, dans une conversation entre deux hommes en cuir et armés de matraques ou d’objets tranchants, cela indique que tu penses échouer… et cela n’arrivera que si tu envisages l’échec comme une option. Ce n’est pas le cas. »

Il se penche légèrement en avant, et s’empare du bras de Dick alors que ce dernier lui tient la main ; il le retient, pour un instant encore.

« En amour, l’échec n’est pas une option.
Tu réussiras. Tu réussiras quand tu essayeras. A toi de voir quand, maintenant, mais… je le sais. Tu réussiras quand tu essayeras.
Alors ne tarde pas trop. »


Un petit clin d’œil, étonnant mais agréable, et Bruce lâche son bras, pour partager cette poignée de main virile.
Dick remet son masque, et décide de partir ; seul. Malgré les blessures. Malgré les douleurs.
Le Chevalier Noir désapprouve, évidemment, mais il a abandonné depuis longtemps l’idée de contrôler cette tête bien trop dure ; il le laisse faire, donc. Il le laisse partir. Et le suit, des yeux, dans son départ, puis dans son trajet sur les toits.

Il le suit du regard.
Les yeux pleins de fierté, et d’espoir pour l’avenir.

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Le maître et le premier élève [PV Batman]

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