[The Brave & the Bold] L'Empire du milieu face au dernier Anunnake [Orion & Dolphin]

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MessagePosté le: Sam 24 Mar 2018 - 19:01


Fosse des Mariannes, quelques heures avant la Bataille de Gateway

La où les profondeurs sont les plus ténébreuses, froides et où la pression est insoutenable, un petit sous marin de poche balaie les fonds marins. Son équipage de scientifiques s’approche d’une anomalie détectée par le sonar du navire d’exploration. Une forme intrigante et chaude interprétée au départ comme un volcan sous-marin. Mais ils faisaient erreur. Quelques choses c’était réveillé depuis peu, au même moment où Arès a commencé à menacer plusieurs villes américaines. Forcément, tout le monde ne parlait que des hordes de morts vivants affrontant super héros et super-vilains, et l’anomalie perçu ici passait bien au dessus de la tête du gouvernement américain dépassé par la menace planant sur Gateway, bien à l’Est d’ici mais au bord du même océan pacifique.

Mais si les états unis n’avaient pas le temps de s'y intéresser, la Chine avait prise le signalement fait par un sous marin nucléaire lanceur d'engins au sérieux. Les scientifiques en étaient donc là, à s’approcher de la forme sous marine avec leur petit bathyscaphe au bras articulé. Les projecteurs éclairaient la forme, et ils comprenaient ce que les sonars et détecteurs de chaleur avaient vus.

Un dragon. Un dragon marin semblant hiberner au fond de l’eau. Les écailles du reptile vert étaient couvertes d’une végétation marine et de corail semblant l’avoir recouvert pendant des décennies. Les traces dans la neige marine autour de la créature fantastique n’avaient pas bougées de par l’absence de courant à cette profondeur, et les scientifiques en déduisaient que l’animal s’était traîné là pour dormir -ou mourir?- il y a quelques décennies de cela.

Mais il s’était réveillé et dormait profondément. Était-ce lié à ce qu’il se passait au même moment, ces retours de morts cherchant à détruire les vivants? Ils étaient tout excités par une telle découverte et s’approchaient maintenant du crâne de la bête. Le petit sous marin filmait ce qu’il voyait et envoyait des images au “Shenzhou” plus haut

La bête ouvrit des grand yeux jaunes et fixa intensément les trois hommes du sous marin. Ils étaient a la fois terrifiés et captivé par ce qu’ils voyaient là. Le dragon vert commença à bouger sa mâchoire, baragouinant quelques choses dans une langue qu’ils ne comprenaient pas et qui raisonnait dans l’océan sur des miles. Une voix rauque, mais bel et bien féminine. Un écho radio descendait du navire, l’un des chercheurs pensait reconnaître cette langue.


“On dirait du Sumérien, c’est une langue morte. Ça demande qui nous sommes.”


A bord du Shenzhou le capitaine demandait à son traducteur de répéter ce qu’il allait dire dans la langue de la créature, et à équipage du bathyscaphe de diffuser le son fort pour qu’il entende la réponse.

“Nous sommes des émissaires de la République Populaire de Chine, nous ,ne vous voulons rien de mal et nous excusons si nous avons troublé votre sommeil.”

Le traducteur avait terminé, le dragon se relevait dans le fond des abysses, se secouant pour faire tomber tout le corail qui avait poussé sur lui et dévoilant une paire d’ailes. Il fixait le sous marin face à lui et répondait en chinois.

“Hadès a troublé la stase dans laquelle les atlantes m’ont forcé à me plonger pour survivre. Vous ne m’avez pas réveillé peuple de Chine. “


Le Dragon saisissait le sous marin dans l’une de ses pattes, terrifiant son équipage.

“Vous êtes un peuple sage qui mérite de vivre et m’honorer habitants de l’Empire du Milieu.”


Elle commençait à serrer le vaisseau entre ses griffes et rapprochait sa mâchoire garnie de dents tranchantes du hublot, ses yeux jaune s'illuminant.

“Soumettez vous à Tiamat votre Déité où je vous réserverais le sort de vos dinosaures.”

A bord du navire en surface, le capitaine faisait des grands yeux. Pas question de montrer un signe de faiblesse, aussi répondait t’il en chinois et d’un ton décidé.

“Nous ne seront jamais vos esclaves! Dussions nous tous périr je vous l’assure.”


Tiamat entendait la réponse. Et celle ci ne lui convenait pas.

“Je craignais d'entendre cela."

Elle broya d’une main le petit sous marin tuant sur le coup s’on équipage, et s’élançait d’un bond vers la surface. A bord du navire on donnait l’ordre de faire machine avant toute et on lançait un message de demande d’aide à l’armée Chinoise, et même au Japon et aux états unis dont l’île de Guam était la terre la plus proche. Le dragon heurta la coque puis l’éventra de quelques coups de pattes, avant de s’envoler au dessus de l’équipage pour parler à ceux qui flottaient tandis que le navire coulait.



Sur ces mots il s’envolait à tire d’ailes vers l’Ouest. Avec les attaques répétées d'Arès cette histoire de dragon venant des fonds marin menaçant la Chine deviendrait presque secondaire pour le reste du monde. Mais pas Pour Orion et Dolphin...

Hj:
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MessagePosté le: Lun 26 Mar 2018 - 14:30

Quand on a nulle part à aller, on s’installe où on peut, et je n’avais trouvé rien de mieux que de forcer un conteneur sur les docks pour m’y installer derrière les cartons et piquer un petit roupillon bien mérité après cette journée à arpenter la ville le nez le plus souvent en l’air à la recherche d’un certain Monsieur en collants et cape au vent.

Petit problème, la grosse boîte avait un écriteau où était marqué : Destination Pékin avec comme date d’embarquement subsidiaire le lendemain matin.

Autre petit problème, j’étais en pleine période de croissance accélérée et cela m’épuisait mortellement alors que j’étais affamé au possible. Passer du corps d’un enfant de douze ans amaigri par les privations à celui d’un adolescent de seize ans sur-développé, j’avais pu le gérer à peu près, mais une nouvelle poussée venait de s’engager ces dernières vingt-quatre heures.

Pendant presque toute la journée, mes préoccupations avaient tourné autour d’un moyen de me remplir l’estomac d’une façon ou d’une autre, m’obligeant à faire les poubelles des restaurants et à me glisser dans les files d’attente de distribution de l’Armée du Salut pour finir par fracturer l’arrière-boutique d’une épicerie et y faire le plein avant de m’éclipser avec quelques kilos de victuailles de réserve.

Lorsque je me suis enfin couché dans ma box, j’avais le ventre plein, de quoi subvenir aux effets d’une fringale nocturne et je mesurais mon mètre soixante-quinze pour quelques quatre-vingt kilos tout en os et en muscles. Pourquoi ce détail sans importance me direz-vous ? Attendez la suite !

Je me plongeais donc dans le sommeil du juste, repus et me croyant en sécurité. Mais, je ne le savais pas avant car à l’époque j’étais alité dans un hôpital, ces épisodes de croissance se caractérisaient par un phénomène de narcolepsie profonde. On aurait bien pu tirer au canon juste à côté de mon lit que je ne me serais pas éveillé. Du coup, quand la grue géante vint attraper ma chambre improvisée et la chargea sur le Tanker, lorsqu’elle en ajouta toute la matinée durant quelques dizaines tout autour en m’enfouissant sous une montagne de fret, je ne sentais ni n'entendais absolument rien.

Le navire se mettant en marche et le mouvement des vagues aidant, je me retrouvais bercé dans une béatitude absolue, enfermé dans cet utérus d’acier, engoncé dans ce placenta de cartons. Les ados peuvent dormir toute une nuit et une journée durant le week-end suivant une moyenne nationale et internationale, multipliez ça par cent voire plus et vous comprendrez ce qui m’arrivait.

Il faut cinq à sept jours pour traverser l’Atlantique, quatorze pour rallier New-York jusqu’à la mer de Chine en passant par le canal de Panama, et je dormais paisiblement pendant ce temps là alors que mon corps se transformait encore, convertissant chaque molécule ingérée pour édifier sa structure jusqu’à obtenir la copie la plus conforme possible de mon ancien moi, à savoir, plus d’un mètre quatre-vingt dix et le quintal et demi bien passé.

Mais il y avait encore quelques étapes intermédiaires d’ici là car ma croissance se faisait par paliers successifs de dix centimètres alors que j’étais dans les bras de Morphée.
C’est pourquoi donc je ne sentis pas tout le chambardement de l’embarquement, ni les différentes péripéties du voyage et encore moins l’agression caractérisée que le cargo essuya lorsque le monstre venu du passé émergea des flots et l’éventra purement et simplement en bouffant au passage le petit équipage.

Mon logis sombra comme les autres dans l’abysse du Dong Hai à la limite du détroit de Taïwan, et du fait de mon effraction, même si un ouvrier consciencieux avait refermé les verrous de sa porte puis remis les scellés, l’eau commença doucement à s’infiltrer à l’intérieur.

Ce fut cela qui me réveilla soudain, le contact froid de la masse liquide plus que la pression qui s’intensifiait rapidement à laquelle mon corps en pleine évolution s’adaptait au fur et à mesure.
J’étais dans le noir le plus complet, les oreilles un peu bourdonnantes quand même, et surtout au milieu des cartons dont la flottabilité relative m’avait un peu préservé avant qu’ils ne soient saturés.

Le fait de me retourner me fit basculer définitivement dans la soupe glaciale ce qui me réveilla obligatoirement, me faisant prendre conscience que quelque chose d’anormal se passait. A tâtons, je pataugeais jusqu’aux genoux et trouvais la porte que je poussais une première fois sans succès, et pour cause.

L’inclinaison s’intensifia tout à coup et je fus propulsé au fond de la boite, butant lourdement sur la paroi du fond, ce qui n’eut pour effet que de me mettre dans une rogne noire et, par voie de conséquence, d’allumer le feu qui couvait dans mes yeux plus ou moins aveugles jusque là.

Une lumière rouge éclaira du coup l’endroit clos et cette fois, je revenais à la porte bien plus rapidement que la première fois, brassant les cartons pour les envoyer derrière moi et m’en servant comme appuis pour me mettre au niveau des panneaux. J’étais énervé et j’avais besoin d’un dérivatif, du coup, sachant approximativement où se trouvaient les verrous dehors, je collais de l’intérieur deux ou trois magnifiques coups de poings qui les réduisirent à néant.

Vous vous doutez bien du résultat. Je me prenais en pleine tête une gerbe d’eau dix fois supérieure qui me renvoya en arrière, ma chute étant amortie par tous les cartons entassés et la poche d’air jusque là prisonnière se libéra à la vitesse d’un express en campagne, ce qui m’inquiéta bien plus que le choc de l’arrivée au fond qui rétablit l’assiette de ce micro-monde où j’étais enfermé.

Par instinct, je récupérais les dernières bouffées encore présentes et retenais ma respiration, nageant jusqu’aux battant s’ouvrant mollement maintenant du fait de l’absence de différentiel de pression entre l’intérieur et l’extérieur.

A peine dehors, je repérais le haut du bas à cause du plancher des vaches marines et je m’arc boutais dessus pour me donner une impulsion vers ma nouvelle destination si lointaine à ce moment là, la surface. Mais j’avais présumé de mes forces ou peut-être n’avais je pas l’entière fonctionnalité de mes muscles, toujours est-il que je m’élevais de quelques cent mètres à bonne allure et qu’ensuite ma vitesse ascensionnelle se réduisait drastiquement jusqu’à presque devenir nulle alors que mes poumons commençaient à me faire mal et que mes besoins d’expirer et d’inspirer devenaient pressants.

Je commençais du coup à brasser des bras et des jambes, montant par à coups désordonnés mais constant quoique lents et laborieux. Je me sentais éclater de l’intérieur, ma tête bourdonnait et mes oreilles semblaient vouloir éjecter mes tympans comme des bouchons de champagne …

Je n’abandonnais pas pour autant, la rogne devenant rage et me donnant autant la force que l’opiniâtreté de continuer, mais je savais qu’à un moment ou un autre j’allais succomber à ce besoin naturel chez tout être vivant de se laisser aller à une habitude innée, vider les poumons et les remplir avec ce qui se trouvait dehors. Mais là, c’était de l’eau, pas de l’air !

C’est alors que je flanchais un peu, pas par fatigue mais par fatalisme installé, que je sentis quelque chose m’attrapait et je me sentis propulsé, entraîné rapidement vers le haut, vers cette lumière diffuse et grandissante du soleil qui frappait la surface.

Ma première pensée avait été qu’un squale ou tout autre monstruosité marine m’avait choppé et que j’allais terminer dévoré plutôt que noyé. Déjà je me demandais ce qui était le pire ou le mieux tout en me préparant à défendre chèrement ma peau.
Cependant, ce qui me tenait ne me faisait aucun mal en dégageant toutefois une grande force, je me laissais donc faire. Qui vivra verra avais entendu ou lu autrefois, mais c'était dans une autre vie ça ...

Lorsque ma tête creva la surface, j’inspirais une telle quantité d’air à plusieurs reprises que je crus que mes poumons allaient éclater de ce trop plein. Je sentis la colère disparaître et avec elle ses manifestations visibles, et faisant de petits mouvements, je me retournais pour chercher ce qui m’avait sauvé des eaux.

Je tombais tout naturellement sur une tête toute blanche en train de me regarder avec des yeux bleus, un de ces bleus indescriptibles.

« Merci … Il était moins une …»

J’enregistrais alors la forme qui volait dans le ciel en direction de cette ligne noire qui se dessinait au ras des vagues, vers la terre ferme. Sa forme me rappela vaguement quelque chose d’autre qui ne fit qu’une escale fugitive dans mon esprit. Encore un de ces pseudo-souvenirs dont je ne savais que faire …
« Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Où est-ce que je suis ? …»


Orion était enfermé dans un conteneur qui a coulé suite à l'attaque du dragon chinois
Orion s'est libéré alors qu'il atteint le fond mais n'arrive pas à remonter jusqu'à la surface
Quelque chose ou quelqu'un lui donne un coup de main
Une fois à la surface, il découvre à ses côtés Dolphin (du moins sa tête) et voit dans les airs le Dragon s'éloigner en volant.



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MessagePosté le: Mar 27 Mar 2018 - 10:52
Dolphin aimait bien regarder les images du poste. C'était une chose qui, à la fois, la rassurait et la dépassait. Riley avait bien essayé de le lui expliquer mais Dolphin n'avait pas eu suffisamment tôt des mots et des concepts à mettre sur l'idée même d'une représentation.

La télévision était une réalité de poche, peuplée de petits êtres qui menaient de drôles d'existence. Elle savait au fond d'elle qu'ils en menaient une autre,d'existence, dans le vrai monde - ce drôle de monde qu'était celui de la surface, monde qu'elle n'avait jamais pu réellement explorer, ne pouvant trop s'éloigner des côtes - et que cette existence était autrement plus réelle.

Entre la chose et sa représentation, il y avait un océan mystérieux pour Dolphin.

Pourtant, elle s'excita particulièrement en voyant les images du Dragon. Elle était montée à bord d'un navire américain (bien que la notion de nation était encore plus vide de sens que celle de représentation) et avait pu rire avec quelques membres de l'équipage et déguster quelques friandises. Mais tout le monde avait paru très inquiet en voyant la bête fantastique. Dolphin avait voulu leur expliquer que les choses du petit monde de la télévision ne pouvait menacer que les petits êtres de ce petit monde mais les mots lui manquèrent...

... et ces scientifiques, ces officiers de marine et ces gens très sérieux avaient pris leur air grave.

Celui qui faisait dire à Dolphin qu'elle était trop bête et trop peu dégourdie pour comprendre ce qui se tramait.

Les hommes tremblaient et elle détestait ça. La chose était-elle réelle ? La chose était-elle présente ?

Quelqu'un pointa une direction au loin et Dolphin, sans réfléchir outre mesure, plongea par dessus bord.

Ils avaient peur du dragon et le dragon était là-bas. C'était un travail pour... Dolphin !

*
* *

Elle avait nagé longtemps et en aurait presque oublié le dragon si elle n'avait pas croisé les stigmates de sa présence. Un navire était en train de couler... quelqu'un, un très jeune homme, était là en train de s'en extirper... Quelqu'un comme elle ? Non, il ne semblait pas être taillé pour la nage sous-marine. De ses bras puissants elle prit alors le relais et l'emporta vers la surface...

Dolphin lâcha l'homme qu'une fois qu'il eut repris ses esprits. Ils flottaient tous deux en pleine mer et elle put l'observer. Elle eut un rire sonore en comprenant qu'il n'était pas mort. Ah ces surfaciens ! Ils étaient de biens petites natures face aux solides habitants des mers...

... en revanche, il semblait autrement mieux manier la langue qu'elle-même. Quelques questions et déjà la belle assurance de Dolphin avait disparu.

Elle ouvrit la bouche puis se ravisa. Les mots. Les mots lui manquaient. Pourtant, alors même qu'elle avait l'air godiche et gourde elle pointa l'horizon vers lequel filait la créature majestueuse et terrifiante qui avait eu raison de l'embarcation d'Orion.

[HJ :

- Dolphin est partie à la recherche du dragon
- Dolphin a sauvé Orion de la mort
- Dolphin montre à Orion par où file le dragon

/ HJ]
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MessagePosté le: Mar 27 Mar 2018 - 12:35

Chassez le naturel et il revient au galop dit-on, et mon naturel à moi c’est une susceptibilité à fleur de peau, alors imaginez ce qui se passe dans ma caboche rousse lorsqu’après quelques instants pour reprendre possession de mes pensées, je comprends qu’elle venait de se moquer de moi …

Elle a rit ! Non mais quoi !?! Il y avait quelque chose de risible à s’être presque noyé ? A moins que je n’ ai un poulpe sur la tête qui aurait pris l’ascenseur avec moi ? Non, après vérification, rien à signaler.

Cela ne m’a pas empêché par pure politesse de la remercier de m’avoir sauvé la mise, mais alors que je m’étonnais immédiatement après du truc voletant qui s’éloignait du site de naufrage de ce qui devait avoir été mon transporteur, (d’ailleurs comment étais-je arrivé là sans m’en rendre compte ?), bref, je la regardais et elle restait muette, levant juste la main hors de l’eau pour me désigner l’étrange z'oizeau …

Et du coup, je remarquais les fines membranes qui joignaient chacune de ses phalanges, transformant sa main en une palme style patte de canard ou d’oie, comment ils disent déjà ? Palmipèdes …

Mon sourcil s’était levé en faisant cette constatation qui ne m’émeut pas plus que cela vu que l’impression de déjà vu avait refait surface brièvement. Du coup, je considérais cela comme une chose normale du fait que je la connaissais, même si l’information complète restait encore impossible à réanimer …

Par contre, la créature dont je ne voyais que la tête, semblait muette, pourtant, je pouvais voir se dessiner sur ses traits l’expression de ce qu’elle pensait, enfin c’est ce que je croyais sur le coup.
Son visage était fin, encadré par une tignasse actuellement collée contre son crâne comme une sorte de casque blanc. Je ne voyais pas en dessous ce qui la prolongeait, mais j’étais presque sur de trouver un buste et une queue de poisson comme dans les contes que j’avais dévoré à l’hôpital.

Le fait qu’elle m’ait repêché aussi facilement alors que j’étais à peine en vue de la surface, soit encore quelques centaines de mètres, rendait impossible qu’elle appartienne au genre « humain ». D’où ma conclusion finale évoquée dès le début, j’avais affaire à une sirène … Qui ont pour habitude de sauver les pêcheurs ou de les bouffer accessoirement aussi …

Mais tout cela passa rapidement dans ma tête et à priori, la sardine ne semblait pas être un barracuda en ce moment, donc je reportais mon attention sur le truc qui volait et venait de procéder à un virage serré vers la droite, en direction de nouveau de la pleine mer.
« Oui j’ai vu, c’est ce truc qui a coulé le navire … je pense aussi … Mais qu’est-ce qu’il fait … »
La mer était assez calme, mais les vagues me bouchaient la vue de l’horizon presque tout le temps et je ne pouvais voir loin que quand j’arrivais en haut de la crête, donc quelques secondes.

Tout en essayant de suivre la bestiole, je faisais le compte de ce qui m’était arrivé. Je m’étais endormi tranquillement à New-York et je me retrouvais ici au milieu de nulle part. Je pris aussi conscience que mes pieds étaient nus, plus de godasses … Ah oui, je les avais posé à côté de moi avant de m’endormir comme mon blouson ! Mon blouson ! Bouh !!!…

Je jetais un coup d’œil à la drôlesse. Elles n’avaient pas ce genre de problème elles ! Mon jean me serrait et semblait avoir craqué à certains endroits, comme mon Tee-Shirt d’ailleurs. Les coutures sont plus ce qu’elles étaient ! Il faut dire à leur décharge qu’ils étaient déjà très ajusté avant, alors si ce que je ressentais était bien le cas, j’avais pris un peu d’ampleur entre deux périodes de veille.

Tout à coup un truc rond creva la surface et se mit à flotter entre nous. Une pomme, suivie d’une autre ! Elles venaient de ma réserve piquée dans l’arrière boutique ! Du coup, mon estomac se réveilla et j’en choppais une pour l’ingurgiter en quelques bouchées. Un peu salée, et pour cause ! Mais il devra s’en contenter pour l’instant. Je tendais l’autre à la demoiselle par galanterie.

«Tu en veux ? Dommage que tu parles pas, ça m’aurait arrangé quand même … »
Drôle de scène quand même, un rouquin sauvé des eaux face à une sirène muette et lui offrant de croquer la pomme … Cocasse …

Mais à ce moment là, j’arrivais en haut de la vague suivante et pouvais suivre à nouveau la trajectoire de la bête. Loin devant se dessinait un petit point, un autre navire, pas étonnant vu qu’on devait se trouver sur une voie navigable pour les cargos …

«Nom d’un Paradémon ! Il va se payer un autre bateau ! Faut faire quelque chose !»

Deux choses : la première est que je me surprends souvent à utiliser des expressions étranges quand je suis dans un état d’émotion vive. Je n’avais aucune idée de ce qu’était un « Paradémon », "Ni enfoiré de suppôt de Darkseid" que j'aimais bien utiliser aussi, enfin mis à part une image fugace d’un truc totalement improbable et moche qui veut réduire tout le monde en charpies.

La seconde, à cet instant là, comme souvent, je semble vouloir activer quelque chose dans mon cerveau, comme si j’appelais quelque chose ou quelqu’un.
Mais immédiatement, ça fait comme quand on appelle sur un téléphone et qu’on vous raccroche tout de suite au nez … Bip … Bip … Le numéro que vous avez demandé est indisponible ou non attribué ! Veuillez recomposer votre code … Agaçant ! Frustrant ! Intrigant ! Ultra irritabilisant !

Mais pour l’instant, je regarde à nouveau ma sauveuse et je n’arrive pas à déchiffrer ce qu’elle pense.
« C’est vrai, tu parles pas, je ne sais même pas si tu me comprends … Tant pis, moi, j’y vais !»

A ma décharge, mes oreilles pleines d’eau et le bruit insistant d’une corne de brume et d’une sirène d’alarme ne m’aident pas à entendre si elle a dit quelque chose. Si on y ajoute que je suis sous le coup de la colère qui remontait en flèche, un léger éclat vermillon commençait d'ailleurs à frisoter sur les bords de mon champ de vision, je me laissais envahir par une seule idée fixe, porter secours aux marins et accessoirement, régler son compte à cette baudruche volante …

Comment ? Je ne le savais pas encore, c’était l’intention qui comptait alors !

Donc, sans plus attendre, je me mets à nager vigoureusement vers le navire autour duquel tourne déjà le vautour à queue.
Je constate avec bonheur que bien qu’ankylosé par une posture inerte d’un certain temps, mes muscles réagissent parfaitement et j’acquière rapidement une vitesse de pointe qu’aucun être humain normal ne pourrait atteindre ni tenir sans bien sur égaler un dauphin qui m’aurait distancé en moins de deux, sans doute une sirène aussi je pense.

Ce sentiment de puissance et le jeu de mes muscles me grisaient toujours un peu lorsque je courrais, ici, c’était la même chose sauf que vu le paysage monotone, je ne me voyais pas avancer et c’était un peu décourageant.

Au passage par contre, je n’étais pas mécontent d’avoir perdu mes pompes car nager avec des godasses, c’est pas pratique et j’ai horreur de cela ! A quelque chose malheur est bon qu’ils disent dans ce genre de cas je crois !

[HJ :
- Orion essaye d’engager la conversation avec Dolphin et lui offre une pomme
- Le dragon vire de bord et se dirige vers un autre navire qui croise dans le secteur
- Orion décide de se porter à leur secours
/ HJ]




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MessagePosté le: Mar 27 Mar 2018 - 19:51
Alors que Dolphin et Orion avait fait connaissance dans des circonstances mouvementées incluant le sauvetage du jeune garçon, ils avaient aperçu que le fameux dragon dont tout le monde parlait et qui semblait la cause de tous ces malheurs déviait de son cap pour attaquer un cargo. En effet le reptile ailé tournoyait autour d’un navire tel un vautour, laissant présager pour Orion qu’il prévoyait quelques funestes attaques.

Mais ce n’était pas un de ces animaux mythologique assoiffé de destruction tel que les humains se le sont toujours imaginé. Il s’agissait de Tiamat, une déesse alien de la race des Anunnake qui avait régné durant un moment sur ce monde avec les siens, et dont la race avait exterminée les dinosaures. Lors de son dernier retour il y a quelques décennies et son attaque de Washington et de la maison blanche, il avait fallu l’intervention d’Aquaman pour la stopper.

Ce n’était donc pas juste un monstre ailé qui allait perdre son temps à dévorer pour son plaisir des paisibles convoyeurs de marchandises. C’était une intelligence se ressentant comme supérieure dotée de pouvoirs magique et d’une puissance colossale persuadée qu’il était dans l’ordre des choses qu’elle règne sur ce monde. Pas pour le détruire, grand dieu non. Juste réduire en esclavage ces ingénieuses fourmis qui se nommaient elles mêmes “ humains”. De toutes époques, elle trouva les atlantes en travers de sa route. Si les humains étaient des fourmis eux étaient des piranhas. Elle les détestait plus que tout. Seulement ce jour là à part Dolphin il n’y en avait pas un autre à la ronde. Il ne restait que la marine Chinoise pour la stopper.



La troisième flotte de guerre mondiale avait mise le paquet pour stopper cette créature, ne songeant pas à trouver chez les super-héros une aide. Montrer qu’elle était capable elle même de stopper une créature qui avait presque détruite la maison blanche, ce serait montrer aux états unis que désormais, la Chine était la puissance numéros un. Sans avoir besoin de super héros. Elle.

Elle avait déployée un dixième de sa flotte et cela faisait déjà une quarantaine de navires et sous marins, sans compter des dizaines d’avions de chasse qui quadrillaient la Mer des Philippine où nos héros avaient amerri. Tiamat avait remarquée cette flotte de combat qui lui fonçait dessus, une flotte bien plus intimidante que celles en bois qu’elle affronta par le passé.

Elle se rappelait bien l'éternelle faiblesse des humains. Ils avaient du mal à sacrifier leurs semblables quand ils étaient sans défense. Quand ils étaient sans défense, précisons le bien. Quand ils avaient un fusil, alors là ces imbéciles pouvaient bien envoyer la terre entière se faire massacrer, ils n’y voyaient plus de problème. Mais oseraient ils tirer sur le dragon, s’il se posait sur un navire rempli d'honnêtes civils? Bien sur que non. Ils n’étaient pas encore aussi désespéré. Viendrait un temps pour le désespoir où ils se massacreront les uns les autres pour ne pas subir le courroux de Tiamat, songeait la déesse, mais il n’était pas encore venu. Pour cela il faudrait d'abord leur donner une bonne correction. Et dès aujourd'hui.

Le navire était un pétrolier, aussi Tiamat se posait elle sur le pont du navire sous le regard effrayé de son équipage japonais sans aucune crainte. Ces humains allaient ils prendre le risque de détruire ce navire, et de créer une marée noire? Du pont où l’Anunnake veillait, il vit ce jeune homme nager. Son regard était perçant, et il aurait été difficile de ne pas voir le sillage que cette véritable torpille creusait. Tiamat se dressait en écartant les ailes avant de s’adresser à lui. Ce n’était pas un asiatique, aussi la déesse tenta t’elle l’anglais, ce qui n’aurait rien d’étonnant étant donné son look particulier.


“Ne t’approche pas plus. Tu nages trop vite pour être quelqu’un d’ordinaire. Qui es tu et que me veux tu?”


Le reptile ailé de plusieurs mètres et à la chevelure bleue dressait son coup en arrière, ce qui lui donnait un air encore plus intimidant. Ses yeux de serpent scrutaient chaque mouvement d'Orion mais déviaient parfois sur le coté pour surveiller une éventuelle attaque de la marine Chinoise qu’elle avait repérée.
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MessagePosté le: Dim 8 Avr 2018 - 9:17
L'inconnu qu'elle avait sauvé de la noyade avait la langue pendue, agile et rapide. Tout le contraire de la sienne. Car si sa pensée, à elle, à Dolphin, était déjà engourdie, à la manière d'un manchot se dandinant sur la banquise, la parole lui était pénible et difficile.

Et il parlait, il parlait, il parlait...

Et elle, elle méditait déjà comment elle pourrait faire pour répondre à sa première question. Il crut qu'elle était muette, là où elle avait seulement peur de se ridiculiser. Mais il importait peu.

Le reptile volant en voulait à un nouveau navire et son camarade d'infortune fila à la nage en direction de la chose... à une vitesse incroyable pour un surfacien.

Dolphin comprit qu'elle avait sauvé un type pas normal. Un type qui - d'ailleurs - employait tout un tas de mots qu'elle n'avait jamais entendu. Un Paradémon, c'est quoi ?

Mais tout cela était accessoire. Il y avait un péril et des vies à sauver. Elle savait que les surfaciens, une fois dans le fond, mourraient comme elle, elle mourrait à s'égarer à la surface.

Le type était rapide. Mais elle était imbattable. Elle banda ses muscles et - d'un coup de talons - s'élança à la poursuite d'Anthony, nageant comme seule l'hybride qu'elle était était capable de le faire.

Elle rattrapa son retard, dépassa Anthony et - d'un nouveau coup de talons - s'envola pour atterrir devant le reptile ailé, sur le pont du navire de guerre.

Dolpin se redressa, regardant d'un air mauvais la chose. La chose qui parlait. Qui parlait à Anthony.

Elle aussi croyait qu'elle était trop bête pour articuler quoique ce soit ?

Dolphin avala sa salive et lança :

"Tu fais peur aux gens. Ils peuvent pas vivre dans l'eau. Faut pas abîmer leur bateau. Ils sont pas comme moi. T'as failli tuer..."

Elle connaissait pas son nom alors elle improvisa.

"T'as failli tuer Joli Parleur !"

Et elle prit un air méchant et bomba le torse, histoire de montrer qu'elle était sérieuse et que ça allait saigner !

Même si au fond, elle n'avait pas vraiment envie de se battre...

[HJ :

- Dolphin part à la nage et dépasse Anthony
- Dolphin grimpe sur le pont du navire de guerre et fait face à l'Anunnake
- Dolphin provoque l'Anunnake en paroles

/ HJ]
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MessagePosté le: Mer 11 Avr 2018 - 0:09
Le navire grandit au fur et à mesure et je commence à mieux voir la chose qui est dessus, enfin du moins des détails qui m'étaient passés inaperçus jusque là. C'était bien un dragon à la tête curieusement surmontée d'une touffe bleue. Des cheveux ? Un dragon avec des cheveux ! Bleus qui plus est ! Mort de rire, j'ai failli boire la tasse du coup ...

Je parlais de dauphin tout à l'heure et justement, je sens dans mon environnement proche, me demandez pas comment, je ne me l'explique pas moi même, que quelque chose me dépasse à la vitesse supersonique (j'ai pas trouvé le terme en noeuds marins désolé), et file droit sur mon objectif.

Mes doutes se portent sur ma petite sirène, ça ne pouvait être qu'elle, mais un autre sujet de préoccupation se dressa devant moi, enfin j'en vis les ombres grises se profiler au loin à la faveur de mon arrivée sur les crêtes des vagues.

Une véritable armada se pointait dans le secteur et convergeait sur le navire perchoir du monstre. Le bruit assourdissant de deux avions qui survolèrent la zone une première fois parvint à mes oreilles gorgées d'eaux salée et la seconde d'après, une voix m'ordonnait de stopper, gutturale et profonde, plus un grognement animal qu'une voix d'ailleurs.

Le dragon parlait ! Et du coup, je m'arrêtais net, mon cerveau entrant en ébullition devant cette impossibilité et cherchant aussi en même temps à lui répondre quelque chose.

Dans mes lectures et mes références cinématographiques, j'avais quelques bonnes histoires de dragon sous la main, un credo revenait sans cesse. Quelque soit sa demande, ne jamais dire son nom à ce genre d'engeance sous peine de lui donner un ascendant sur toi, ou pire d'appeler la malchance ... Du coup, pris d'une inspiration subite, je lui criais :

« MON NOM EST PERSONNE ! … ET JE VEUX TE BOTTER LES FESSES ÉCAILLEUSES POUR AVOIR TENTÉ DE ME NOYER !»

La boutade me fit sourire, une bonne reprise d'un dialogue déjà inscrit dans les livres, par contre mon annonce à propos du sort que je lui réservais me sembla un peu surfaite. J'étais sur de moi sur le moment, mais tout à coup le doute s'insinua en moi ... Étais-je capable de tenir cette promesse, cette vantardise ? Pouvais-je être un nouvel Ulysse ?

Le bateau était bien plus gros que vu de loin, et l'animal aussi en proportion. Il me faudrait une sacré pointure pour réaliser mon voeux pieux.

C'est en voyant apparaître la tête blanche crevant littéralement la surface de l'eau comme projetée par je ne sais quel phénomène puis atterrir gracieusement sur le pont à la proue, à quelques distances du monstre que je revins à la réalité du moment.

Ne voilà-t-il pas que la demoiselle des ondes se dresse maintenant devant le maître de bord et, comble de l'extraordinaire, le harangue vertement sur ses actions commises et sur la façon qu'il a eu de me ... QUOI !?! Comment elle m'a appelé la drôlesse ?!? JOLI PARLEUR !!!

Non mais des fois !?! La rogne, pas de celle que je peux avoir quand je suis vraiment en colère mais plutôt apparentée à une sorte de honteuse humiliation subie, l'Ire donc, me donne un coup de fouet et je fonce de plus belle vers la poupe du navire, là où les marins gesticulent et viennent de mettre une embarcation de secours à l'eau.

Tant mieux, moi je n'ai pas un propulseur dans le ... Bref, je ne saurais me transporter sur le pont d'un coup de nageoire, et les filins me seront d'une aide appréciable pour monter enfin à bord ...

D'ailleurs, en y repensant, la nageuse est bien humaine en dessous du cou, bien pourvue en membres et en rebondissements spécifiques à l'autre sexe ... Curieux, ça vient de tuer les images d'épinal de sirènes à moitié poisson que je nourrissais jusque là.

Me voilà donc sur le pont avec face à moi le côté Sud de la bestiole, observant une seconde l'appendice spectaculaire dont elle est pouvue. Quelle queue !

Sont oeil glauque me lorgne par à coup mais je vois bien que la petite dame qui se dresse maintenant devant elle la préoccupe plus qu'un grand gaillard comme moi.

Du coup, mon orgueil de mâle en ayant prit, je me lance à mon tour dans la réprimande :

« La petite dame a raison ! Laisse ce navire tranquille et va coucouche panier dans l'abysse du coin le plus profond ... Sinon ! Je vais me mettre en colère tout rouge ... Enfin violet !»

Encore un peu de vantardise me direz vous ? Pas vraiment car ma vision redevenait carmin en périphérie et je sentais ce frémissement caractéristique de la montée en moi de cette énergie incontrôlable qui m'habitait de plus en plus souvent dès que mes hormones étaient sollicitées ... Et là, elles l'étaient à double titre ! D'abord par cette mâtinée de varan à z'ailes qui abusait de sa différence de taille, mais aussi par ma pulpeuse sauveuse que je pouvais maintenant bien détailler sur pieds ... Deux raisons antagonistes dont une seule aurait la priorité sous peu ...

« Qu'est-ce qu'on fait ? !» Lançais-je à ma coéquipière improvisée, « Tu prends la tête et moi la Qu... les jambes et on la balance dans l'eau à trois ou on discute le bout de gras autour d'un verre de bière chinoise ?!»



Orion découvre Dolphin enfin entièrement et en est émotionné
Orion monte à bord par l'arrière
Orion menace le dragon tout en proposant d'unir leurs forces à Dolphin


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MessagePosté le: Mer 11 Avr 2018 - 20:06
Sur la passerelle du navire sur lequel se tenait Tiamat, le radio recevait un message en mandarin de la marine Chinoise et le transmettait au capitaine du navire Japonais.

“Ici le FFG “Luyang” répondez pétrolier.”

“Ici le capitaine du “Fukuoka”, nous avons face à nous un..dragon, il s’est posé à l’avant de notre bâtiment et..attendez… il y a deux individus qui sortent de l’eau et se situent de part et d’autre du dragon!”

Silence radio d’une dizaine de secondes, l’amiral du groupe naval donne ses consignes.

“Ici Luyang, nous souhaitons faire feu sur la créature mais nous avons besoin que vous le fassiez quitter votre pont terminé.


Le sang du capitaine du pétrolier ne faisait qu’un tour. Et comment il allait faire hein? Il était un simple capitaine civil lui, tout ce qu’il voulait c’était attendre tranquillement la retraite pépère en naviguant sur les océans pour voir du pays et des jolies femmes dans les ports.

“Bien reçu on vous le dira quand c’est fait terminé”


Il raccrochait le micro et prenait celui du pont, enclenchant manuellement les hauts parleur situés le long du navire. Une cloche retentissait, et on pouvait entendre sa voix en anglais.

“Faites lui quitter le pont!”

Adressait il aux héros de l’avant, avant de raccrocher, songeant qu’il allait sans doute énerver un dragon et que le navire et son équipage risquaient bien d’en payer le prix...

Orion et Dolphin venaient juste de finir de parler à Tiamat, lui donnant l’ordre d’arrêter les destructions dans le cas de Dolphin, jusqu’a carrément la menacer et se moquer d'elle dans le cas d'Orion . Cela n’amusait pas Tiamat, et elle détestait la vitesse à laquelle les deux arrivants étaient arrivés. Serait ce des atlantes? Possible dans le cas de la fille et çà compliquait les choses car eux seul avaient la capacité de réellement la menacer quand elle était sous l’eau.

Entendant les paroles du capitaine sortant des hauts parleur, le dragon lançait sa queue en direction d’Orion pour l’envoyer valser, et saisissait Dolphin dans une de ses pattes sans lui laisser le temps de l’esquiver. S’approcher si prêt pour la provoquer n’était pas sans risque, ils s’y étaient essayé et apprenaient à leur dépend que l’adversaire face à eux n’était pas n’importe qui. Ignorant si Orion s’était envolé au large ou avait su amortir une telle frappe, le dragon se concentrait sur Dolphin qui il lui avait semblé, nageait encore plus vite que lui. Qui disait nager vite disait atlante, et qui disait atlante disait danger pour un Anunnake. Elle approchait sa gueule de Dolphin en montrant ses dents acérées.

“ “Failli” tuer Joli Parleur? J’ai tué Joli parleur. Et maintenant je vais faire quelques choses qui me démange depuis que je me suis échappé de la prison des tiens.”

Enserrant Dolphin entre ses puissantes griffes, elle passait sa longue langue fourchue autour de sa proie et approchait Dolhpin de sa gueule qui s'ouvrait pour la dévorer.
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MessagePosté le: Ven 13 Avr 2018 - 20:20
"PERSONNE !" brailla Dolphin qui n'avait pas lu l'Odyssée mais avait bien retenu le nom dont s'était affublé celui qu'elle avait baptisé "Joli Parleur".

Si un jour, Anthony comptait l'inviter à sortir, il devrait composer avec une évidence : Dolphin était pour l'heure imperméable au second degré et à l'humour et à l'ironie. Elle devra prendre quelques cours de langue avant cela...

... ce que la jeune hybride, indignée d'avoir été saisie avec si peu de ménagement par le serpent ailé et chevelu, aspirait à faire.

La parole, c'était compliqué. Et il lui manquait un paquet de mots. Des mots pour exprimer des maux. Des mots pour appeler au secours. Elle s'époumona à nouveau :

"PERSONNE ! J'AI BESOIN DE PERSONNE !"

C'était aussi bien un appel à l'aide, qu'un cri de détresse plus personnel : de quel droit ce monstre tuait-il les gens qu'elle venait de sauver ? Elle lui faisait l'effet d'un gosse idiot qui venait de ficher un coup de pied dans le château de sable qu'elle venait de construire...

... ou du moins ça lui faisait le même genre d'image dans sa tête d'enfant-dauphin élevée loin de tous, loin des hommes et loin du langage.

Dolphin était inquiète pour son acolyte. Et puis, elle captait vite les choses essentielles. Elle savait qu'entre la mort et tous ces marins (et Dieu sait qu'elle aimait les marins et que les marins le lui rendaient bien !), il n'y avait qu'elle.

Sentant contre elle la pression des griffes de la créature, lui enserrer la cage thoracique, entravant ses mouvements, Dolphin battait frénétiquement des jambes. Elle frappait de ses petits poings - costauds - contre la griffe. Elle persiflait et crachait. Bref, elle n'était pas contente. Puis...

"Des miens ?"

Un sourire niais vint s'afficher sur son visage.

"Des miens ? C'est qui les miens ?" demanda-t-elle, curieuse.

Puis elle ajouta :

"Pourquoi tu fais ça ? Ils sont où les tiens ? Ou t'es... toute seule, comme moi ?"

[HJ /

- Dolphin crie et se débat dans la griffe de l'Anunnake
- Dolphin se calme et essaye de comprendre la souffrance intime de l'Anunnake

/ HJ]
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MessagePosté le: Lun 16 Avr 2018 - 15:35

STRIIIKE !! HOME RUUUNNN ! BUUUUT !

Quel que soit le sport, le commentateur aurait hurlé la performance réalisée par le dragon avec son seul membre surnuméraire, sa queue …

Les quelques spectateurs, entre autres les marins du navire et ceux qui avaient les yeux rivés à leurs jumelles sur les bâtiments de guerre, suivirent la parabole d’Orion avant de le voir de s’abîmer dans l’océan et y disparaître au beau milieu d'un geyser d'eau et au beau milieu d’un nuage de Krill et de zooplancton attiré par les courants chauds que n’avait encore visité aucune baleine aujourd’hui. Il faut dire que le tapage actuel dans les parages n’inspire pas à la mise à table.

Alors qu’il coulait à pic immédiatement, inconscient, le dragon Tiamat pensant l’avoir éliminé définitivement ne pouvait imaginer ce qu’il avait déclenché avec ce coup qui aurait mis à mal Aquaman et Power Girl en personne.

Bien sur, Orion était KO pour le coup, mais cela avait été comme la claque qu’on donne sur la croupe d’un cheval pour le lancer au galop, cela avait déclenché une réaction en chaîne physiologique qui rangeait à l’égal d’un pétard mouillé Hiroshima et Nagasaki cumulées.

Pour comprendre le phénomène, un petit historique est nécessaire,
mais il est préférable de le mettre entre-parenthèses pour ne pas couper le fil des événements.:
 

Le corps inerte descendait donc lentement, mètre après mètre, et les animalcules effrayés convergeaient maintenant vers lui, non pas par curiosité, ils n’avaient pas vraiment d’autre entendement qu’un instinct grégaire motivé par le besoin de se nourrir, mais justement attirés par cette provende inespérée et le nuage de bestioles se referma sur le pseudo cadavre comme le brouillard dans les campagnes.

Il y eut un brusque soubresaut qui accompagna la fin de l’apnée automatique du corps encore quelque peu humain de leur proie, puis un autre quand les poumons s’emplirent de liquide et de toute une portion équivalente de ce petit monde sous-marin.

Lorsque le système pulmonaire expira ce que contenait les poumons, ce fut la partie encore vraiment humaine du corps occupé par l’esprit d’Orion qui fut éjectée dans un nuage d’eau presque pure, débarrassé de toute trace d’ions, de sels ou de particules animales.

Souvenez vous de la faim qui tenaillait le jeune-homme … Et ayez à l’esprit sa croissance et sa transformation miraculeuse d’un adolescent dont la psyché avait été anéantie puis remplacée en un presque adulte aux mensurations initiales plus que respectables.

Ces périodes de modifications avaient lieu uniquement de nuit ou du moins lorsque Orion, maintenant propriétaire des lieux, était en totale période d’inconscience, lorsqu’il dormait profondément pour être clair.

Le physiologique et le divin, libérés des considérations d’un esprit éveillé, prenaient leurs aises et aménageaient leur nouvel environnement à leur image, malléant les échelles d’ADN et les molécules pour leur faire atteindre l’épanouissement originel et une structure digne de l’hôte qu’elles abritaient.

Lorsque le jeune malade quitta l’hôpital, le processus était presque terminé, nonobstant cette parcelle mortelle qui venait d’être expulsée comme une mauvaise toux extirpe un crachat.

Il y eut une nouvelle aspiration, bouche grandement ouverte, mais ce qui passa les lèvres de ce corps n’atteignit jamais l’huis de la trachée. Le procédé surnaturel disloquait tous fluides et toutes matières et des autoroutes internes menaient les composants là où il en était besoin, là où les manques étaient les plus pressants, reléguant les fonctions dites vitales de respiration et de digestion à de simples illusions ou simulacres.

Ce fut à la troisième inspiration que les yeux s’ouvrirent sur une âme encore endormie. Vint alors s’ajouter une autre forme de fonction qui celle-là n’avait rien d’Aqua-originelle.

En restructurant une copie expurgée de l’Orion original, comprenez par là sans sa partie Apokolipsienne en premier plan qu’une boite-Mère externe masquait presque en permanence, les modifications apportées par Himon sur le nouveau-né de Darkseid avant et après son échange diplomatique se régénérèrent à leur tour.

Toujours pour ne pas casser le rythme de l’action, je jette un voile pudique sur le détail de ces expérimentations.:
 


Il y eut une légère aura brillante qui enveloppa la silhouette dérivant à quelques mètres sous la surface et ce qui lui restait de vêtements disparut pour laisser la place à une tenue des plus originale, une armure inédite telle que le jeune éveillé l’avait imaginée et dessinée en rêvant de devenir le Robin de Superman …

Le héros était né de ces rêveries héroïques et prenait consistance à présent.

Une luminosité pourpre annonça le réveil du dormeur, qui à peine ses esprits repris se mit d’une pirouette à la bonne assiette et se projetait hors des eaux à une vitesse vertigineuse aussi naturellement que vous ne feriez un pas pour sortir d’une flaque.

Même si sa mémoire exacte n’était pas revenue, à savoir les souvenirs propres à une vie de plusieurs siècles, les vieux réflexes et apprentissages acquis par la douleur et le sang versés étaient eux à présent bien là, frais et dispos, avides de revanche, au bémol près qu’une fureur démoniaque n’y était pas encore présente, juste une colère princière qu’un poing gainé d’énergie violacée vint signifier à sa source, la gueule d’un lézard géant qui, cerise sur le gâteau, s’apprêtait à gober la petite sirène qui l’avait sauvé quelques minutes auparavant.

« JE N’AIME NI LE GOÛT DU BOUILLON QU’ON M’IMPOSE NI LES QUEUES BALADEUSES !! ET LAISSE MA COPINE TRANQUILLE !!»

Le coup n’était pas empli de toute sa force, une volonté interne ayant retenu son bras, mais suffisant pour précipiter le dragon à la mer et le déstabiliser. Pourtant, Tiamat avait perçu le mouvement au dernier moment et tourné la tête un peu pour voir ce qui lui arrivait dessus, mais n’avait pu éviter le coup.

Orion plongea à sa suite après un looping acrobatique. Le combat avait changé d’espace et s’engagerait sous les flots.

[HJ :
- Orion est projeté dans l’eau et coule
- Orion subit l’ultime transformation qui lui donne sa taille et son allure définitive sans raviver sa mémoire pour autant
- Orion, revêtu d’une nouvelle armure, se rue sur le dragon à peine revenu à lui et lui assène un terrible uppercut qui le projette dans l’eau
- Orion plonge dans l’eau pour poursuivre le combat
(RMQ : J'ai changé un peu le dernier paragraphe à posteriori pour coller au suivant du Maître de jeu où Tiamat ne tient plus Dolphin dans ses griffes)
/ HJ]




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MessagePosté le: Lun 16 Avr 2018 - 23:57
Alors que Tiamat avait projeté au loin Orion et s’apprêtait à dévorer la jeune Dolphin qui se débattait, celle ci l'interrompait. Était elle vraiment une Atlante? Après tout si elle nageait trop vite pour être humaine elle semblait aussi porter en elle une candeur et une tenue qui semaient le doute. Elle lui parlait des siens, quelle était seule. Soit elle était formidablement naïve, soit elle avait un aplomb incroyable de tenter un tel coup songea l’Annunake. Avant de la dévorer il serait bon de ne pas agir de manière inconsidérée. Elle relâchait la forte pression de sa patte griffue et reculait son visage, scrutant Dolphin.

“Je t’ais prise pour une Atlante, ceux qui m’ont enfermé toutes ces années.”

Venait une idée à l’Anunnake. Une méthahumaine t’elle qu’elle serait d’une grande utilité à ses cotés, notamment pour espionner les atlantes. Si elle était naïve elle avait là une occasion de se jouer d’elle. Le dragon reposait Dolphin sur la proue du navire.

“Oh...je...j’ai cru que toi et ce jeune surhomme menaçant en vouliez à ma vie...”

Elle se reculait de quelques mètres et tournait le dos à Dolphin en proclamant son texte tel une actrice de tragédie en léger sur-jeux. Elle regardait l'horizon, ses cheveux bleus battant au vent.


“...désolé d’avoir tué Joli-parleur de la sorte, je ne connais pas ma force...je suis...traquée...la dernière rescapée d’un odieux génocide... Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? “

Tournant le dos à Dolphin elle dissimulait par la même occasion son regard sournois.

“Je ne sais pas pourquoi tu es seule toi aussi, peut être as tu vécue la même chose…”

Elle versait des larmes dans l’eau, des larmes totalement artificielles générées par ses pouvoirs, des larmes de crocodile -ou de dragon-dieu vicieux au choix-. Les membres de l’équipage n’en revenaient pas bien qu’ils n’entendirent pas ce qu’il se disait. Le dragon semblait discuter avec la jeune femme!

“Je ne cherche pas a détruire le monde, je cherche à le comprendre, a échanger avec lui depuis des millénaires. Mais les hommes et les atlantes ne me comprennent pas. Ils ont peur de ce qui est différent...”

Elle se retournait pour regarder Dolphin en essayant de lui faire pitié, ses yeux de serpent semblant soudain ressembler vaguement à ceux d'un cocker.

“Les hommes sont traître, ils sont souvent bien différents de l’image qu’ils s’évertuent à donner. Leur vraie nature ressort toujours.”

Soudain Orion en armure jaillissait hors de l’eau à pleine vitesse le poing lumineux en avant pour le fiche dans la face du dragon. Soit Dolphin ne serait pas dupe et profiterait de l’arrivée d’Anthony pour lui filer un coup de main, soit sa grande candeur prendrait le dessus. Tiamat eu a peine le temps de se retourner qu’un punch ahurissant l’emportait en arrière avec Orion sous les yeux écarquillés de l’équipage sur la passerelle. Les deux tombaient à l’eau et une baston sous marine commençait.

Tiamat avait été sonnée par le coup de poing, mais avait plus d’allonge qu’Orion et en profitant pour lui envoyer des puissants coups de patte auquel le néo dieu répondait par des coups aussi puissant. Tous deux avaient des capacité de régénération exceptionnelles, ce combat risquerait de durer...


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MessagePosté le: Sam 21 Avr 2018 - 10:42
Dolphin écouta sa nouvelle amie (ou son nouvel ami ? Mais bref... la différence des sexes était à vrai dire toujours un mystère pour elle... même si elle remarquait que les câlins des marins étaient différents de ceux du Dr. Riley et si les deux étaient agréables ils ne semblaient pas s'adresser aux mêmes ressorts émotionnels) et sourit avec toute la naïveté dont elle pouvait faire preuve.

Ainsi l'Anunnake était gentille ? Et elle avait tué Joli-Parleur par accident ? Dolphin comprit que tout le monde avait droit à une seconde chance que l'on soit une fille-aquatique ou un dragon-géant. Elle voulut rassurer sa nouvelle amie :

"Il faut pas t'en vouloir pour Joli-Parleur ! S'il était vivant je suis sure qu'il comprendrait ! Et c'est pas comme si ça faisait de toi une méchante !"

Dolphin l'avait pardonnée car le pardon c'était quelque chose de bon.

"J'ai pas été génocidée mais je suis tombée d'un bateau. C'est ce que dit le Dr. Riley qui recueille les gens que la vie a laissé tomber dans l'eau"

Décidément, Dolphin en oubliait même qu'elle était captive de la grosse patte de l'Anunnake. Que cette dernière avait - vraisemblablement - tué Joli-Parleur et un tas de marin et coulé plein de navires. Ce qu'elle retenait... c'est qu'il y avait quelqu'un, comme elle, qui se prétendait unique au monde et très seule...

"On peut faire un gros câlin, si tu veux !" lança-t-elle, toute joyeuse. "C'est que le Dr. Riley dit qu'il faut faire quand on se sent triste !"

Car elle, elle était un peu triste. Les hommes de la surface, ils comprenaient jamais rien, c'est vrai. Mais certains y arrivaient quand même très, très bien. Aussi, elle proposa l'idée de génie qu'elle venait d'avoir :

"Tu pourrais venir avec moi voir le Dr. Riley ? Elle habite un endroit génial où il y a plein d'eau et des dauphins et tout un tas de poissons et tu peux nager avec eux et les gens viennent te voir et t'applaudissent et donnent même un truc qui s'appelle de l'argent qui est le truc qui - pour eux - veut dire que t'es jolie et qu'ils t'aiment..."

Mais à peine avait-elle finie son discours que l'Anunnake se prit un sacré coup de la part de Joli-Parleur-revenu-des-morts...

... et Dolphin se retrouva toute seule sur le pont, alors que son ami-revenu-d'entre-les-morts se battait avec son amie-qui-ne-l'était-que-depuis-quelques-secondes.

Dolphin plongea. Il y avait malentendu. Et quand malentendu, il y avait, il fallait être toute ouïe et s'expliquer.

Sous l'eau, elle se rua sur Joli-Parleur et tenta de lui parler dans sa tête. Pour lui faire comprendre. Ou au pire, il pourrait lire sur ses lèvres. Mais il fallait qu'il comprenne :

"Non. C'est notre amie. Tu es revenu d'entre les morts mais elle était triste de t'avoir tué par accident. Il faut aller voir le Dr. Riley qui nous dira comment tout le monde va faire pour être ami avec le Dragon ! Ça va être génial ! On va manger des glaces !"

Et au pire, s'il ne comprenait rien, il demeurait encore son regard suppliant...

[HJ /

- Dolphin pardonne l'Anunnake pour la mort de Joli-Parleur
- Dolphin pense qu'elles devraient toutes les deux aller voir le Dr. Riley (l'océanologue qui a recueilli Dolphin et s'est occupée d'elle et qui gère un parc d'attractions aquatiques où Dolphin se produisait entre deux spectacles d'otaries vivantes)
- Dolphin plonge à la suite d'Orion et du Dragon et supplie Orion de ne pas se battre et lui propose - aussi - d'aller voir le Dr. Riley
- Dolphin n'a décidément rien compris ^^

/ HJ]
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MessagePosté le: Mar 24 Avr 2018 - 14:37

J’étais euphorique et me battre contre cet échappé de Jurassic-Park, le troisième opus j’entends, me faisait connaître une sorte d’allégresse intérieure inattendue.

J’étais le moucheron de la fable de La Fontaine, j’étais le frelon bourdonnant autour du mastodonte, piquant par-ci, tapant par-là, insaisissable et énervant. Bien sur, je ne pouvais éviter un revers de queue, foutu appendice dont était doté le léviathan et dont il faisait si bon usage.

Nous étions aussi rapide l’un que l’autre, lui du fait d’une prédisposition naturelle dans cet environnement, moi grâce à ma petitesse et à la vélocité que je venais d’acquérir.
J'en faisais l’expérience sur le vif, découvrant mes erreurs et mes limites, contournant ces dernières en développant des tactiques à la vitesse d’un espadon en pleine charge tout en encaissant de mieux en mieux les coups qu’il me donnait comme autant de leçons dont la sanction m’envoyait dans les cordes à la vélocité d’une torpille folle.

Malgré sa masse il était rapide et vif, aussi à l’aise que si nous étions en plein air, anticipant mes mouvements parfois et réagissant à la seconde à ceux qu’il n’avait su éviter. Je n’étais qu’un novice face à lui, un vétéran éculé aux combats, mais curieusement, il me revenait des mouvements, des automatismes et des stratégies remontant du fond des limbes de ma mémoire et me survoltant par des flashs où je revoyais des adversaires inconnus que j'avais semble-t-il vaincu.

Il m’envoya balader à nouveau d’un revers de patte alors que je l’attaquais de flan où une ouverture se faisait à chaque fois qu’il tournait sur lui-même. Il ne pouvait en effet s’empêcher d’entrouvrir une de ses ailes en faisant ce mouvement, ce qui ralentissait ses évolutions à cause de la pression du liquide dans lequel nous évoluons. J'en avais profité déjà deux fois, mais c'était maintenant à lui de me rendre la pareille, à moins que ce ne soit un coup de chance aveugle ?

Dans les airs, j’aurais été éjecté à plus d’un kilomètre, dans l’eau, ce ne fut qu’une centaine alors que je pratiquais une pirouette de rétablissement avant de mettre à nouveau plein gaz en usant de cette énergie pourpre qui avait quitté mes poings pour me nimber entièrement, me faisant comme une armure qui amortissait quelque peu les coups et qui quand je pensais d’une certaine façon, me propulsait en avant à une vitesse vertigineuse.

J’étais presque sûr que cela fonctionnerait dans les airs, mais le moment n’était pas choisi pour ce genre d’expérimentation, j’avais déjà fort à faire pour canaliser ce flux propulsif et me diriger assez adroitement pour éviter les coups et porter les miens.

J’avais donc terminé mon rétablissement et j’allais repartir à fond au combat quand ma petite sirène me bloqua le chemin et m’agrippa les avant-bras. Il me fallut une intense prise de contrôle pour ne pas la rejeter sauvagement purement et simplement, ce qui me fit un peu peur sur le coup, et j'eus besoin d'une seconde de plus pour réajuster ma vision et l'humeur qui s’insinuait peu à peu en moi, cette sanglante envie de réduire en miettes tout ce qui me barrait le chemin .

Son charmant minois calma mes ardeurs belliqueuses suffisamment pour que je prenne conscience qu’elle voulait me dire quelque chose. Un étrange gratouillis me martyrisa l’encéphale au moment même où elle bougea les lèvres en couinant étrangement.

Mes oreilles, absolument pas faites pour fonctionner dans un milieu aqueux ne percevaient qu’un gruau incompréhensible tenant autant du dauphin que du phoque.

Par pur réflexe, je voulu parler aussi, imbécile que j’étais , « Je ne comprends rien ! Pousses toi de là, il arrive !!», mais cela ne produisit qu’un nuage de bulles et des borborygmes incongrus.

Une fois les bulles disparues en direction de la surface, et sur l’insistance de ma petite reine des cétacés qui me gratifiait d’un regard de « Chat botté » version Shrek, je m’astreignais à essayer de lire sur ses lèvres tout en étant torturé par une envie de les embrasser de plus en plus pressante.

Était-ce cela le pouvoir des sirènes ? Étais-je en train d’y succomber ? Je ne sais pas, mais vu les regards implorants qu’elle me lançait, (ou était-ce plutôt l’expression d’une forme de compassion devant mon incapacité à communiquer sous quelques tonnes de liquide ?), je me concentrais uniquement sur cette partie de son anatomie, même si cette proximité m’invitait à apprécier une fois de plus et bien plus près d’autres parties plus … Attractives encore.

"Non. … amie. … mort … triste … accident. … voir … Riz lait … comment … monde … ami … Dragon ! … génial … manger … glaces !"

Euh … Donc elle avait été triste de me savoir mort, ça c’est gentil, et d’après elle c’était un accident … Pourtant moi je suis sur que ce coup de queue était bien volontaire, mais vu qu’elle était de l’autre côté, face donc, elle n’a pas vu les choses de la même façon …

Je voyais pas ce que le riz au lait venait faire là-dedans, mais d’après elle, le dragon voulait être l’ami de tout le monde, j’en doutais vu que cela faisait déjà plusieurs humains qui en avaient été victimes, et qu’elle voulait nous inviter à manger des glaces !?!

Quelque chose me dit que cela n’allait pas bien. Soit j’avais raté la moitié de ce qu’elle disait, soit elle avait pété un fusible, à moins que ce satané dragon l’ait hypnotisée pendant que j’étais dans les choux ?

Bref, à demi-mots, je comprenais plus ou moins le sens de ses paroles, enfin de ses cris, et encore une fois, j’allais essayer de lui répondre et de lui démontrer son erreur ou du moins les doutes que j’avais quand bien même serait-ce en glougloutements, mais l’ombre plus foncée qui grandissait derrière elle annonçant l’arrivée du monstre tous crocs devant et griffes prêtes à déchirer me conforta dans cette l’hypothèse de prise en main psychologique et dans un l'impérative urgence de la convaincre d'effectuer une action d'évitement …
Elle avait été envoûtée par le monstre, j’en étais certain au point d’y mettre ma main au feu …

Tout à coup, une lueur rouge et brillante éclaira la semi-obscurité océane, prélude d’un déluge thermique mortel qui se ruait sur nous en amont (Comme quoi, il ne faut jamais mettre quoi que ce soit où que ce soit sous peine d’être entendu par la mauvaise personne !).

Par pur instinct de conservation et de protection, je pris ma beauté des flots à bras le corps et plongeais de côté, (Rmq : plonger dans l’eau en étant dedans est une performance que je tiens à souligner quand même !), puis, toujours serrant la jeune personne contre moi, je bombais le dos en prévision de l’onde de choc calorique et des coups colériques dont la distribution devait survenir à la suite …

« (Buulles) Tu vois bien qu’il est méchant ! C’est plus un accident ça !!! (Buulles)»

Autant souffler dans un violon pour jouer la Traviata !

Du fait donc de mon plongeon de côté (j’insiste !) nous avions eu moins chaud que prévu et je la poussais loin de moi pour riposter ou du moins m’interposer.

Mais toutes ces manœuvres avaient profité à l’ennemi et je me sentis attrapé et écrasé dans une poigne titanesque, des yeux comme des phares me transperçant de haine et des dents comme des petites dagues garnissant une paire de mâchoires qui s'ouvraient bien grandes en s’approchant de moi avec l’intention bien affirmée de me réduire en morceaux à peine consommables pour la faune marine …

J’arrivais à peine à lui faire desserrer sa prises qui m’emprisonnait les bras jusqu ‘au-dessus des coudes. Avec du temps, peut-être y parviendrais-je, mais du temps, il ne m’en laisserait pas … A moins que dans son estomac ?

[HJ :
- Le combat fait rage
- Dolphin empêche Orion de continuer mais les tentatives d’échanges sont des échecs
- le dragon charge et envoie un déluge de son feu qu’Orion évite de justesse en protégeant Dolphin
- Le dragon attrape et immobilise Orion avec dans l’idée bien affirmée de s’en faire un casse-croute
/ HJ]



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MessagePosté le: Jeu 26 Avr 2018 - 0:03
Alors que le combat continuait L’Anunnake avait prise la peine d’épargner soigneusement Dolphin à chaque moment de la bataille. Elle ne souhaitait pas qu’Orion puisse la rallier à sa cause mais au contraire la convertir à la suivre. Aussi a chaque moment où Orion revenait à l’assaut promptement, le dragon feignait il d’être forcé de combattre, comme acculé par une puissance prédatrice et mauvaise. Par des regards implorant lancés à Dolphin Tiamat s’était évertuée a entretenir la naïveté de la jeune héroïne tout en épargnant pas la puissance des coups donnés à ce metha-humain qu’elle trouvait décidément, de plus en plus gênant.

Si Dolphin avait cherchée à convaincre Orion de cesser de cogner il avait pourtant continué, et Tiamat espérait par ce simulacre de combat pour sa défense rafler son amitié a peu de frais. Cette jeune fille parlait d’un Docteur Riley qui s’occupait des dauphins avec lesquels on pouvait nager. Pensez donc. Cette petite sirène serait capable d’héberger Tiamat dans un parc aquatique et de dire aux justiciers qui viendraient la capturer “ Ben j’ai appris que c’était chez moi et que la villaine s’est retranchés chez moi, et que voilà. J’étais pas au courant que c’était une Vilaine , moi. Elle m’a demandé de rendre service j’ai rendu service” Impensable non? Qui serait naïf comme çà? Ça valait de l’or pour Tiamat.


Le combat tournait à l’avantage de la déesse alien, elle mordait dans sa gueule le jeune néo dieu sans parvenir à le percer de ses dents tranchantes. On avait jamais de Radion sur soit quand il faut, pensa t’elle en comprenant qu’elle avait peut être affaire à un néo-dieu juvénile. Le savoir accumulé par Tiamat était aussi grand que sa puissance, et par les pouvoirs que son adversaire utilisait elle dressait dans l’affrontement le portait robot du jeune héros. Elle comprenait petit a petit qu’elle aurait beaucoup plus a perdre qu’elle n’aurait songé a mener ce combat avec lui. Elle secoua violement sa tête de gauche à droite pour sonner son adversaire et ouvrir sa gueule alors qu’elle partait sur le coté, le projetant sur une centaine de mètres dans l’eau.

D’une impulsion des ses pattes palmées elle remonta à la surface et jailli hors de l’eau dans un geyser magnifique, déployant ses ailes avant de retomber pour lui permettre se s’élever hors de portée d’un saut d’Orion hors de l’eau. Elle prenait de la hauteur et narguait son adversaire de haut.


“ Tu es coriace, mais j'ai mieux a faire que rester dans cette pataugeoire avec un adolesc... ”

A cet instant des missiles supersonique percutèrent le dos de l'Anunnake qui n’aurait eu aucun moyen de les entendre arriver à une telle vitesse. Les voir aurait été possible si Tiamat n’avait pas été si occupée à scruter la mer au cas où Orion en surgissait. Les explosions furent très impressionnante, le volume sonore soutenu, apocalyptique. La flotte était arrivée, le pétrolier s’était éloigné, et l’animal était visible. Une puissance de feu phénoménale pouvait donc être délivrée sur l’Anunnake par la marine Chinoise. La créature ne s’y attendait pas. Prise par surprise elle cessait de battre des ailes et retombait vers l’eau, inanimée. Une masse d’écailles noircies et fumantes percutait l’eau dans un piteux plongeon. A bord du FFG “Luyang” l’Amiral Zheng baissait ses jumelles un grand sourire aux lèvres.


“Cessez le feu! Et allez repêcher ces héros!”

Sur chaque navire les marins acclamèrent leur amiral victorieux qui avait su abattre le monstre. Mais chacun savait que çà n’aurait pas été possible s’il n’y avait pas eu au fond de l’eau des héros pour forcer le dragon à sortir à l’air libre. Des canots étaient lâchés de son navire, ils iraient à la rencontre de Dolphin et Orion pour les ramener à bord. L’amiral voulait leur parler et chacun savourait déjà la victoire en débordant d'allégresse. On avait évité le pire!

HJ:
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MessagePosté le: Ven 27 Avr 2018 - 14:16


Beuuurkkk ! Je ne peux éviter un réflexe totalement incongru qui me fait épousseter mes bras et mon torse à peine arrêté.

Il vient de me mâchouiller tout ce qu’il pouvait puis m’a secoué toujours prisonnier de ses mâchoires dans tous les sens comme un chien le ferait d'un jouet avant de m’envoyer paître plus loin, très loin même, et de disparaître !

Ah l’animal ! Je suis couvert de bave et mon joli costume est en lambeaux là où ses dents ont essayé de me perforer. D’ailleurs, je me tâte un peu partout une fois remis en selle pour vérifier si je suis entier …

Non, contre toute attente, j’ai toujours le même nombre d’orifices conduisant à l’intérieur qu’au début de ce combat … Il n’y a que mes vêtements qui ont fait les frais de sa sauvagerie … Incroyable …

Mais cela ne me prend que quelques secondes et je repars dans la direction d’où j’ai été propulsé pour lui montrer de quel bois je me chauffe ! Plus j’avance, moins je le retrouve, où est-il donc passé !?!

Par contre, j’aperçois soudain à la faveur d’un rayon de soleil miteux qui traverse les ondes la petite sirène.

Ni une, ni deux, je fonce sur elle, je l’attrape par les épaules et tout en la secouant un peu, pas trop pour ne pas la casser quand même, je l’engueule violemment :

« {Bulle} Non mais qu’est-ce qui te prends !?! Tu ne vois pas que ce monstre qui a déjà tué des gens te manipule !?! {Bulle}»

Toujours et encore des bulles ! Et MER** !

Voyant que mes efforts étaient vains, je regardais en l’air et nous propulsais vers le haut toujours en la maintenant fermement par les épaules, mais sans la secouer cette fois, ce n’est tout de même pas un prunier que sais-je, même si elle porte de beaux fruits.

Dès que nos têtes crevèrent la surface dans une gerbe d’eau magnifique, je réitérais, mais un peu plus calmement :

« Désolé de t’avoir rudoyé ainsi, je suis un peu hors de moi … Les baffes, les coups et les morsures ne m’arrangent pas le caractère … Mais je ne comprends pas pourquoi tu te ranges du côté de cette créature qui a tué déjà pas mal de gens … »

Je ne saurais dire ce qu’exprimaient ses si beaux yeux et cette moue, et je ne pris conscience de la flotte qui nous cernait en faisant hurler leurs cornes de brume en signe de victoire qu'à ce moment là.

De la bestiole, plus une trace, et pour cause, au moment même où nous faisions surface, elle plongeait dans les profondeurs dans mon dos à une bonne dizaine d’encablures, sa chute passant totalement inaperçue. J’avais donc beau tourner la tête, je ne voyais aucune trace d’elle.

« C’est quoi ton petit nom au fait ? J’ai pas compris tout à l’heure …», je lui demandais pour faire baisser la tension et amener un peu de civilité entre nous.

J’enregistre à ce moment là qu’un zodiac vient vers nous à toute allure. Le soldat à sa proue nous fait des grands signes qui semblent amicaux, comme son sourire.

[HJ :
- Orion après avoir repris ses esprits attrape Dolphin et la secoue tout en tentant de lui parler en vain
- Orion décide de remonter à la surface pour enfin pouvoir communiquer efficacement
- le dragon tombe dans l’eau au moment où ils émergent et Orion ne s’en rend pas compte. Par contre il découvre la flotte chinoise qui clame sa victoire
- Orion essaye de calmer le jeu et de reprendre une relation plus cordiale avec Dolphin alors qu'une embarcation vient vers eux
/ HJ]



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MessagePosté le: Mar 1 Mai 2018 - 10:56
En quelques instants, Dolphin fut frappée par l'horreur et la bêtise du monde.

Orion voulait se battre. L'Anunnake voulait se battre aussi. Et le combat fut terrible. Elle cracha du feu. Elle se saisit du Joli-Parleur dans sa gueule. Et celui-ci... réagit de même, c'est à dire de façon violente.

La violence de la Surface l'avait toujours écœurée. Elle pensait que ses amis les poissons, même s'ils se nourrissaient - parfois - les uns des autres n'éprouvaient aucun plaisir à se battre ou à tuer. Contrairement aux Surfaciens qui jouaient à un jeu idiot qu'ils appelaient la guerre, qu'ils semblaient regretter une fois achevé mais qu'ils s'empressaient de recommencer, encore et encore !

Décidément, elle ne comprendrait jamais rien aux gens de la Surface. Et c'était dans ses moments qu'elle appréciait d'être la seule à être ce qu'elle est.

La Femme-Dragon s'éleva dans les airs puis, gigantesque, retomba, calcinée et bien peu vivante. Le bateau-humain avait tiré un feu d'artifice. Mais pas un de ceux qui étaient là pour faire rire les enfants et applaudir les badauds. Un de ceux qui servaient à jouer à la guerre.

Le visage de Dolphin s'embua de larmes. Et elle se laissa faire, comme une poupée de chiffons, quand Orion la remonta de force à la surface.

Elle flottait mollement, pleurant le désastre dont elle avait été témoin, tandis que le zodiac se dirigeait vers eux. Elle renifla et s'essuya les yeux. Elle voulait pas pleurer devant Joli-Parleur qui était surtout Joli-Cogneur !

Il blablait et c'était dur pour elle de suivre. Elle comprit juste qu'il lui demandait son prénom et elle le lui donna :

"Dolphin. J'm'appelle Dolphin. Les marins m'ont appelée comme ça"

Restait à Orion d'en faire ce qu'il voulait, mais elle n'était pas d'humeur à lui raconter l'histoire de sa vie !

Elle ajouta néanmoins :

"Elle était toute seule et personne la comprenait. Je voulais aider, c'est tout..."

Dolphin baissa les yeux car l'argument selon lequel l'Anunnake avait tué des gens était relativement porteur... C'est vrai que c'était moche, ça, de tuer des gens et des marins...

Pourtant, Dolphin releva la tête et jeta un regard mauvais en direction du zodiac qui filait vers eux et du navire de guerre dont il provenait.

Elle pointa le bâtiment du doigt et - un brin hors d'elle - lança :

"Et le bateau ? Il tue pas plus de gens que la Femme-Dragon ? C'est quoi leur excuse pour jouer au jeu de la Guerre ?"

Dolphin était profondément pacifiste, de mauvaise foi et avait envie de faire un gros caprice. Tout sauf pleurer. Pas devant les gens du zodiac.

[HJ /

- Dolphin se laisse remonter à la surface par Orion
- Dolphin fait éclater son mécontentement

/ HJ]
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MessagePosté le: Sam 5 Mai 2018 - 9:38
Orion tentait de renouer le lien avec Dolphin après le combat qui l’avait opposé à l’Anunnake, mais celle ci semblait en colère contre tous. Contre Orion qui avait combattu le dragon, probablement contre Tiamat d’y avoir participé, et enfin contre les humains d’avoir déchaîne le feu de plusieurs navires sur la déesse sans lui avoir laissé le temps de s’exprimer. Aurait elle réellement dialoguée? Non, bien entendu. Elle aurait attaquée les navires et peut être même détruit un dixième de l’une des plus grandes marines du monde.

Les zodiac de la marine emmenèrent nos deux héros sur le navire amiral, l’équipage leur tendant des boissons chaudes et des couvertures.. D’autres canots motorisés repêchaient les corps flottant de l’équipage du navire venant de métropolis et au sein duquel Orion avait voyagé. Une fois à bord du “Luyang”Dolphin et Orion qui avaient été applaudit par des soldats étaient invités en anglais à s’installer dans des chambres séparées d’une trentaine de mètres et sous la surveillance d’un garde. Pourquoi toutes ces précautions alors qu’ils avaient participé au sucés de leurs ôtes? Tout simplement parce qu’ils étaient à bord d’un navire de guerre et qu’on ne laisse pas un ado et une jeune fille se déplacer à bord d’un tel tel engin, surtout quand ils sont dotés de super pouvoirs. On leur expliquait qu’ils faisaient route pour Pékin car des officiels Chinois voulaient les remercier pour ce qu’ils avaient fait avant de les déposer sur l’île de Guam parmi les américains.

Alors que les heures passaient et qu’on apportait aux héros dans leur cabine toutes sortes de victuailles pour qu’ils reprennent des forces, le médecin de bord avait fini de répertorier les dépouilles des marins du navire provenant de métropolis. Ils étaient tous alignés dans une chambre froide, et leurs lésions allaient de la noyade aux membres croqués par le dragon, en passant par la carbonisation. Le médecin avait fini son inventaire et poussait la porte de la chambre froide, éteignant la lumière derrière lui. Pauvre femme. Avoir le corps atteint à ce point c’était terrible.

Une fois les cadavres seuls le silence gagnait la morgue du navire qui tanguait. Soudain la femme carbonisée se mit a bouger les doigts et a prendre une grande respiration. C’était Tiamat, sous sa forme humanoïde. Elle souffrait de martyr car malgré ses capacités de régénération hors norme elle n’avait pas encore restructurée l’intégralité de son corps mais ce ne serait désormais que l’affaire d’une heure. Elle se dressait sur sa table en inox puis passait l’une de ses mains griffue dans son dos, constatant qu’elle avait des trous béants dans son dos, reste de l’explosion des missiles, et que sa queue avait été coupée. Elle grinçait des dents tant la douleur était forte. Sa colère était immense. Salle poiscaille d’humains, ils mériteraient tous de finir dans un gigantesque barbecue si elle n’était pas naturellement bienveillante à leur égard. Car oui, elle appréciait ses esclaves, ils étaient bien utile quand même quand ils n’essayaient pas de la tuer.

La porte de la morgue toqua. Intrigué le garde des forces spéciales y entra et après un coup sourd et passé quelques instants en sortait Tiamat ayant revêtue sa tenue. Elle avait adoptée une taille d’un mètre soixante dix et le corps correspondant à une jeune chinoise. vêtue d’un treillis militaire elle dissimulait ses écailles vertes encore carbonisée sous une cagoule et un gros casque, donnant la touche finale en surmontant la seule zone visible de son corps qui était ses yeux jaune de serpent par une paire de lunettes de soleil d’aviateur type ray-ban.

Elle tenait à la main ce cure dents que les humains appelaient souvent “fusil,” l’outil par lequel et avec quelques évolutions techniques sur les trois cent dernières années, ils pouvaient s'entre-tuer joyeusement comme les sauvages qu’ils sont. Dès le plus jeune age on donnait de tout temps aux jeunes mâles un “ fusil” un “ pistolet” ou encore une “ épée” factice grâce à quoi ils pouvaient “ jouer à la guerre”, aux “policiers et aux voleurs” ou encore aux “ cowboy et aux indiens” ce jeu indémodable consistant a incarner un fier cavalier alcoolique et illettré participant au génocide d’une peuplade demandant juste a vivre tranquillement et dans le respect de l’équilibre de la nature sur les terre qu’elle occupe depuis des millénaires. Les seuls qui avaient compris comment faire pour que cette planète leur survive quoi, et ils les avaient tué...Les humains étaient des neuneu adulant les tortionnaires qui écrivaient l’histoire avec le sang, a défaut de savoir utiliser l’encre. Bref ils n'attendaient que Tiamat pour leur montrer la voie ces branquignoles. Marchant doucement en se tenant le dos qui lui faisait mal la déesse tâchait de comprendre où elle était arrivée.


On frappait à la porte de la cabine d’Orion. Un soldat le sollicitait en langue anglaise.

“Monsieur, excusez moi de vous déranger. L’amiral vous demande sur la passerelle du navire”

S’il acceptait de le suivre il passerait plusieurs sas bien gardés pour rencontrer l’amiral. Puis on toqua aussi à la porte de la cabine de Dolphin. Déguisée en soldate mais avec une voix que Dolphin reconnaîtrait sans doute, Tiamat implorait d’une petite voix.

“Petite...petite aux cheveux d’argent....aide moi…s’il te plait...”

L’anunnake restait derrière la porte, espérant que Dolphin lui ouvrirait.


HJ:
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MessagePosté le: Sam 5 Mai 2018 - 11:49
Dolphin se cloîtra dans son silence. Elle ne dit plus un mot et se ferma à toute sollicitation extérieure. Quand les hommes du bateau les avaient félicités, elle et Joli-Parleur, ça ne lui fit rien. Elle était froide et morte à l'intérieur. Elle...

Comment pouvait-on se réjouir de la mort de l'Anunnake ? C'était... peut-être pas son amie, mais un être à sa manière. Quelqu'un qui ne savait pas où vivre, ni comment. Et...

Elle était une invitée peu polie et courtoise. Quand Dolphin le voulait, elle pouvait être très agréable et enjouée... à l'inverse, elle était incapable de dissimuler ses émotions. Et les yeux qu'elle posa sur ces marins, sur ces bonhommes qui se sentaient plus forts planqués derrière un uniforme et cachés par leurs armes, n'exprimaient rien d'autre que l'infinie tristesse de Dolphin...

Dans sa tête, il y avait des idées qui se télescopaient. Des idées qui lui soufflaient l'absurdité - face aux océans et à l'immensité de la création - de créer des bateaux pour se battre. Des idées qui lui faisaient dire que les Surfaciens étaient petits et pitoyables. Que plutôt que de se battre, toujours, entre eux, de tuer et de massacrer son prochain pour pouvoir dire que l'on est chez soi, d'agresser tout ce que l'on ne comprend pas...

... il suffit de regarder les océans, de les parcourir pour se sentir à sa place : une part de la création. Il suffit de plonger ses yeux dans l'infinité du ciel pour se prendre à rêver d'un jour évoluer, et prendre la main de son voisin, pour partir explorer la galaxie.

Dolphin se fit, d'un seul coup, l'impression d'être un ange, de rayonner. Et si du mépris pouvait teinter son regard, il disparut...

... elle compatissait, voilà tout. Pour Joli-Parleur, pour les marins en uniforme, pour l'humanité toute entière...

*
* *

Consignée dans une cabine, Dolphin était presque reconnaissante aux marins : elle était seule, comme elle l'avait toujours été, et pouvait laisser libre court à son mal-être et à ses larmes.

La première chose qu'elle fit fut de faire couler l'eau dans la pièce d'eau. Elle en avait besoin pour vivre, pour respirer, pour exister. L'eau lui était précieuse. Et elle ne pouvait vivre que quelques temps à la Surface sans risquer de périr.

Elle se débarrassa de ses vêtements, comme si elle se débarrassait de vestiges de son humanité, comme si elle voulait oublier qu'elle était hybride-surfacienne et qu'elle avait un lien avec eux, les hommes et les femmes qui tuaient.

Elle se recroquevilla dans le bac de la douche et ferma les yeux, à mesure que l'eau revigorante la régénérait... fermant les yeux et s'imaginant être loin, très loin, dans le fond, dans le fond des océans...

*
* *

Au bout d'un temps qu'elle ne pouvait percevoir, d'un temps qui n'avait aucune signification pour elle, on toqua à la porte.

Elle se leva de la douche et se dirigea vers la porte, oubliant toute pudeur et comme pilotée par un invisible fil, petite marionnette dans les mains d'une destinée supérieure...

Joli-Parleur ? Un soldat ? Ou ?

Le cœur de Dolphin se figea. L'Anunnake. Elle était vivante ? Elle...

Dolphin ouvrit la porte brusquement, un sourire naïf aux lèvres. Elle vit son "amie" dans une forme qu'elle ne lui connaissait pas, bien abîmée mais bien vivante.

Elle saisit son "amie" dans ses bras et la fit entrer en toute hâte dans la cabine. Des larmes perlaient à ses yeux. Elle lança d'une voix enjouée :

"Je... J'ai eu peur ! Je croyais que tu... que tu n'étais plus"

Puis lâchant l'Anunnake, elle ajouta :

"Comment t'aider ? A t'enfuir ? Il faut..."

Une lueur de panique vint illuminer les yeux de Dolphin. Elle ajouta d'une voix grave et pas du tout enjouée, pour le coup :

"S'ils t'attrapent, ils vont te tuer. Ou vouloir faire des expériences sur toi..."

Et ce mot "expérience" résonnait péniblement dans l'esprit de Dolphin, comme s'il s'agissait de quelque chose - au plus profond d'elle - qu'elle avait déjà vécu...

[HJ /

- Dolphin tire la gueule et ne dit plus un mot
- Dolphin prend une longue douche dans la cabine pour "alimenter" son corps : elle ne peut pas demeurer trop longtemps hors de l'eau à peine de mourir
- Dolphin ouvre la porte à l'Anunnake et lui propose de l'aider

/ HJ]
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MessagePosté le: Mer 9 Mai 2018 - 15:54


Heuuu … Quoi répondre à Dolphin, puisque c’était son nom, son prénom ?, enfin peu importe, c’était toujours mieux que de l’appeler « sardine » ou « sirène ».
Dolphin donc avait mis le doigt sur un aspect des humain et aussi de beaucoup d’espèces de par l’univers, ce fameux jeu de guerre et de mort perpétuel quel qu’en soit la cause ou les motifs. Je me sentais moi-même assez concerné par ses reproches tout en me demandant si effectivement tous ceux de son propre peuple avaient les même vues qu’elle ou si elle était l’exception qui confirmait la règle.
J’allais lui répondre quand le bateau arriva à notre hauteur et que des mains se tendirent vers nous pour nous aider à monter.

Le sort voulut que nous ne soyons pas récupérés par le même zodiac, à moins que cela ne soit délibéré ? Toujours est-il que nous n’étions pas les seules embarcations sur la mer entre les mastodontes de métal, une véritable flottille s’affairait à sillonner la zone, repêchant les corps des morts causés par la bestiole. Si nous avions été ensembles, je lui aurais sans doute fait remarquer cela, mais je ne voyais d’elle qu’un bout de nez sous la couverture qu’ils lui avaient fournis, nez renfrogné dans une sorte de moue boudeuse et agacée qui n’engageait pas à la conversation.

On m’offrit à moi aussi une couverture dont je m’enveloppais même si je n’avais pas froid, cette combinaison qui avait remplacé mes propres vêtements était un miracle de climatisation, mais le café chaud que je sucrais un maximum fut lui le bienvenue. Il calma un peu ma faim, cette foutue fringale qui ne me quittait plus depuis mon réveil.
J’espérais secrètement avoir quelque chose de plus substantiel en arrivant à bord … En attendant, j’écoutais ce qu’ils se disaient entre eux dans leur propre langue ce qui faisait vibrer chez moi une corde sensible et un soupçon de déjà su.

On eut droit à une haie d’honneur tout à fait dans la tradition chinoise, disciplinée et courtoise, juste assez bruyante pour être plausible. Des militaires anglophones nous prirent alors en mains, sans toutefois nous laisser le loisir de rester l’un à côté de l’autre.
Il y avait tout le temps au moins trois d’entre eux qui me séparaient de Dolphin et m’empêchaient de lui adresser un seul mot. Tout au plus pouvait-on échanger un regard, du moins le tenter, car la jeune « femme » m’ignorait totalement et restait de marbre à tout avec cette expression butée sur le visage.
M’en voulait-elle ? Mais de quoi donc ? De m’être défendu contre la Bête qui l’avait manipulée si facilement ?

Notre cortège enfila les coursives et les escaliers et ne fit qu’un bref arrêt devant la porte d’une cabine où ils invitèrent Dophin à entrer.
J’allais lui emboîter le pas mais on m’indiqua avec force sourires et courbettes à continuer un peu plus loin jusqu’à une autre cabine qui m’était assignée.

Ah bon ! Ils avaient peur de quoi au juste ? Qu’on fasse des petits sur leur beau bateau ou qu’on déshonore leur marine en copulant joyeusement dans les entrailles de leur bâtiment amiral ? A moins qu’ils ne voulussent pas qu’on puisse éventuellement comploter entre nous pour leur fausser compagnie …

C’était plus que probablement la bonne raison, ce qui précède ne relevant en fait que des réactions hormonales d’un adolescent mis en présence d’une jolie demoiselle, fusse-t-elle avec des nageoires et des écailles, enfin du moins des mains palmées et une aptitude à la respiration sous l’eau …

J’oubliais très vite un peu mon isolement, mon écartement d’elle plutôt, car on m’apporta dans la foulée une provende à mastiquer et à avaler.
Ce ne fut qu’au troisième service que je rendis grâce à Du Kang et surtout Zaowangye en expulsant un rot sonore qui marqua le besoin de faire une petite pause. Je m’allongeais donc sur ma couchette et mettais mes mains derrière la tête, regardant le plafond tout en écoutant ce qu’il se passe de l’autre côté de la porte.

Les gardes discutent le coup devant ma porte, et au bout d’un moment, je commence à comprendre leur sabir sans m’en rendre compte.

Vous connaissez sans doute le syndrome de « Bāb-Ilum », non ? Oh ! En tout cas il ne faut pas le confondre avec Le syndrome de Babylone qui lui est plutôt négatif.
Ce syndrome se caractérise par une compréhension innée des langages en un temps très court, une véritable faculté à la communication immédiate. C’est ainsi que ceux de mon peuple, entre-autres, enfin des Néo-Dieux dont je ne sais pas encore faire partie, ont la faculté pour la plupart d’être des éponges à langues et langages, qu’ils soient vocaux, gestuels ou de toute autre possibilité.

En consommant ces victuailles, mon corps reconstruisait peu à peu ses fonctions initiales et débloquait des possibilités au fur et à mesure des besoins. A priori, comprendre nos hôtes devenait important ou du moins me chagrinait suffisamment pour que cela active cette prédisposition chez moi et du coup, je comprenais ce qu’ils disaient parfaitement maintenant.

C’est ainsi que quand un comité vint me chercher et s’annonça à mes deux factionnaires, je me mettais debout et les attendais déjà quand ils ouvrirent la porte, faisant naître un air surpris sur la face lunaire de l’officier en charge de me convoyer.
Cependant, j’attendis qu’il me demande de le suivre en bon anglais pour obtempérer. Pas folle la guêpe, on ne dévoile pas un avantage comme ça !

J’allais tourner à droite pour me diriger tout naturellement vers la section où était la cabine de Dolphin, mais on m’indiqua l’autre côté avec force sourires, paroles et gestes malgré mes froncements de sourcils et mes protestations polies.

« La demoiselle va vous rejoindre là-haut, elle doit s’apprêter » fut l’argument qui me laissa entraîner dans l’autre direction.

J’avais beau être « jeune » dans ce monde, je savais par tout ce qui pouvait se dire, s’écrire et se maudire que quand une femme, jeune ou vieille, devait se présenter à quelqu’un ou aller tout simplement quelque part, elle mettait la plupart du temps plus du triple pour se préparer qu’un homme, bien que depuis quelques temps il paraîtrait que la tendance s’inverse ou que du moins les éléments mâles ne se soient laissés corrompre par cette habitude …

C’est pour cela que je baissais ma garde et que je suivais les premiers hommes de mon escorte, écoutant sagement les indications de mon guide à propos de cette perle marine qu’était ce bâtiment amiral et de l’exceptionnelle compétence et renommée de son timonier en chef.

En marchant, je remarquais que des caméras surveillaient en permanence tous les accès avec sans doute toute une équipe de techniciens derrière les écrans dans une salle quelque part.
J’avais lu un truc sur la Révolution Culturelle Chinoise et leur maladive habitude à l’espionnage et la dénonciation de son voisin.
Il en restait quelque chose là-dedans, à moins que ce ne soit un élément commun à toutes unités marines d’un certain tonnage qu’elle que soit la nationalité ?

Cela, je ne pouvais en juger vu que je n’étais monté que sur un seul navire jusqu’ici, incognito de surcroît et sans jamais en voir le pont ni les aménagements vu qu’il avait sombré corps et âmes avant que je ne refasse surface.

Je comprenais donc plus ou moins cette sale manie de surveillance, mais un je ne sais quoi commença à me titiller alors que nous nous éloignions de là où était Dolphin. Une impression de danger latent qui augmentait à chaque pas, puis qui disparut d’un coup alors que nous passions la première porte étanche.

On l’ouvrit à notre approche et la referma derrière nous alors qu’elle était sévèrement gardée de chaque côté par des hommes en armes à la tronche de tout ce que vous voulez sauf de portes bonheurs. Nous enfilons ensuite un long couloir après avoir gravi une volée de marches d’escaliers quand une sirène d’alarme retentit et qu’une voix tonitruante gueulait dans les haut-parleurs :

« Alarme classe 4.43 ! Bouclez tous les secteurs et appliquez les instructions de reconnaissance ! Je répète, Alarme classe 4.43 ! …. »


On me poussa dans une pièce, la première qui se trouvait sur notre chemin en fait, et je vis courir des hommes armés dans le couloir alors que mes propres escorteurs me tenaient discrètement et indirectement en joue.

« Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que c’est cette alerte 4.43 ?» Je demandais en toute innocence … Sans me rendre compte que je venais de faire une bourde monumentale en révélant ma compréhension de leur langue.

Le résultat ne se fit pas attendre, les gueules des fusils se pointèrent vers ma personne et les crans de sécurité sautèrent …

« Vous comprenez ? Vous vous êtes moqué de nous ? »

Pas content le gars qui me lorgne avec ses yeux bridés si plissés que je ne vois presque plus ses pupilles.

« 4.43, c’est un mort dans l’équipage …»

Moi, toujours plein de cette naïveté qui caractérise la bêtise et l’ignorance, je continuais :

«J’espère que ma camarade est elle aussi sous protection … Si quelqu’un a tué un des vôtres, il pourrait s’en prendre à nous …»


[HJ]
- Orion mange et se repose, apprenant du même coup à comprendre le chinois
- Orion accepte l’ « invitation » qu’on lui impose et se met en marche
- une alarme retentit et il est poussé dans une cabine quelque part entre la sienne et la timonerie tout en divulguant qu’il comprend le chinois (on vient de découvrir la victime de Tiamat)

- information : Alerte 4.43, un membre d’équipage de classe 3 (combattant confirmé) a été trouvé mort de mort violente (4 est négatif pour les chinois) avec vol de l'équipement, la procédure veut qu'on ne soit pas reconnu suspect si trois autres personnes attestent de votre identité.
[/HJ]



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MessagePosté le: Jeu 10 Mai 2018 - 17:50
La porte s’ouvrit et Dolphin prit Tiamat dans ses bras en l’amenant vers l’intérieur. Alors que l'extraterrestre fermait doucement la porte derrière elle la jeune fille de l’eau pleurait de joie en la serrant contre elle. La jeune methahumaine était nue ce qui n’étonnait pas Tiamat plus que çà car elle se promenait elle aussi comme çà d'ordinaire. Mais c’était rarement accepté chez les humains qui étaient une espèce pudique sauf sur certaines plages de France. Elle disait qu’elle avait eu peur qu’elle soit morte. L’anunake levait les yeux au ciel derrière ses lunettes noires, songeant qu’elle avait eu raison de ménager cette écervelée, désormais sa seule chance de salut dans un moment où elle était faible.

“Oh tu es si gentille…”


Puis Dolphin la lâchait et lui proposait de l’aider à s’enfuir. Pas si écervelée finalement, juste incroyablement naïve. Et cela plaisait beaucoup à la déesse qui enlevait ses lunettes et sa cagoule pour dévoiler son visage qui avait tout de celui d’une humaine mais qui était couvert d'écailles vertes. Restait les yeux jaunes de serpent et la tignasse bleue. La jeune fille ajoutait que si on l’attrapait on la tuerait ou lui ferait des expériences. L’anunnake comprenait que la jeune fille avait peut être vécue çà de la part des humains, mais elle ne semblait pas avoir de ressentiment contre eux. Dommage, le ressentiment et la vengeance étaient de formidables carburants pour envoyer ces primates au combat, songeait la femme-dragon.

“ Oui je sais, je m’attend à tout moment à ce qu’ils surgissent et m’agressent…”

Elle prenait une mine peureuse en regardant la porte, faignant la frayeur.


“...tu sais j’ai réfléchi à ce que tu m’a dis, je ne vois plus qu’un seul moyen de m’en sortir et…”

Elle fondait en larmes et c’était parti, Actors Studio!

“ ...je voudrais que le docteur Riley s’occupe de moi aussi, je voudrais devenir comme toi, pleine de joie de vivre. Je voudrais ne plus avoir a faire du mal aux humains qu’i m’y forcent…”

Elle se secouait de spasmes en faisant couler les larmes par hydrokinésie. Baissant la tête.

“...je voudrais vivre ainsi, tranquillement avec toi et la docteur, avec les otaries, on jouerait au ballon avec elles, on s’amuserait et la vie serait plus simple. “


Elle regardait la jeune fille.


“On pourrait même manger des glaces?”


Puis elle fit style qu’elle venait juste d’avoir une idée. Genre.

“OH tu sais quoi? J’ai vu une salle en venant ici, une salle qui semblait contenir tout le matériel radio pour qu’on puisse appeler DR Riley çà te dirais? “


Puis elle fit semblant de se rappeler quelques choses.

“Il faut une carte d’accés pour ouvrir ce genre de porte, celle qu’il faut est rouge. Je crois que le capitaine du bateau, un amiral ils appellent çà, doit l’avoir sur lui...tu pourrais lui prendre et me l’amener? Je t’attendrais devant cette salle sur le pont avant, c’est derrière les gros tubes pointus tout moches qui volent et qui font mal.”


Elle avait vraiment tout donné pour ce rôle et apprécierait mal que Meryl Streep rafle encore l’Oscar cette année. Soudain, une alarme retentis. L’anunake comprenait le chinois mais pas ce qu’un 4.4.3 avait comme rapport avec quelques choses de militaire, elle aurait plutôt dit que c’était sportif. En tout cas elle n’aurait jamais cru que ces humains paniquent de trouver un cadavre dans une morgue. Ah mais ci. C’était un équipage de Métroplis à la morgue et il n’y avait pas d’asiatique parmi eux normalement. Flutte elle qui se croyait maligne...mais les humains se ressemblent tous en même temps!

Pendant ce temps Orion venait de dévoiler aux soldats qu’il parlait et comprenait le Chinois, ce qui n’était pas sans étonner les gardes. Mais ils savaient qu’il était censé être un super-héros américain, sans quoi il n’aurait pas forcé le dragon à sortir de l’eau. Aussi n’allaient ils pas trop la ramener et se contenter de l’amener jusqu’a l’amiral comme prévu.

“Ne t’inquiète pas ta camarade doit être sous bonne garde, surtout avec l’alerte. Viens vite.”


Ils le guidaient en traversant un couloir d’une dizaine de personnes dont certaines étaient lourdement armées , puis montaient un escalier menant à la passerelle. L’amiral Zheng mettait sa grande casquette sous son bras et prenait la la main d’Orion pour la serrer , peut être eu il un peu mal mais il le cachait bien. Il s’adressait à lui en anglais après avoir dis aux soldats de disposer, ne laissant que deux gardes sur la passerelle quand tous les autres étaient des membres d’équipage.

“Merci pour tout ce que vous avez fait l'américain. Nous sommes..inquiets. Déjà quelqu’un a bord à commis un assassinat mais aussi plus inquiétant...nous ne trouvons pas le dragon qu’on a abattu. Tous nos sonars et détecteurs le cherchent sans en trouver de trace.”

L’amiral avait eu pour mission de Pékin de venir tuer un monstre avec une immense flotte pour montrer qu’ils n’avaient pas besoins de super héros, et finalement il se retrouvait à demander de l’aide à un adolescent.


“Vous savez pas où le dragon pourrait être? Aidez nous, toute la République Populaire de Chine vous le demande.”

L’amiral était inquiet, et s’en remettait à Orion.


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MessagePosté le: Mer 30 Mai 2018 - 7:58
Une mission, elle avait une mission.

Et après elles iraient manger des glaces.

Dolphin eut un sourire radieux et serra, une fois de plus, contre elle celle qu'elle croyait être son amie.

Elle écouta avec attention l'exposé de sa mission. Une carte rouge. Un Amiral à débusquer. Et la salle des gros tubes moches et pointus où il fallait rejoindre l'Anunnake. Dolphin se gratta la tête, cogitant quelques instants cette histoire...

"Fais attention au gros tubes moches et pointus, je crois bien qu'ils servent à jouer au jeu de la guerre !" lança-t-elle en guise d'avertissement.

Puis, elle avisa la porte de sa cabine mais changea rapidement d'opinion. Une sortie par là était exclue. Il devait y avoir un ou plusieurs gardes en faction et même si elle avait la cote avec les marins, en principe, surtout dans la tenue où elle se trouvait présentement, passer par le couloir s'avérerait risqué.

Et il n'était que peu probable qu'elle arrive à trouver les mots (en chinois, qui plus est) pour convaincre les marins de la pureté de son cœur et de ses intentions.

Elle observa le haut de sa cabine et y vit une grille d'aération. Le Dr. Riley lui avait montré une fois un film où le héros passait par les conduits du plafond pour arriver invariablement à destination. Elle ne savait pas comment ça fonctionnait mais c'était comme ça.

En plus, elle n'aurait pas besoin de se rhabiller vu qu'il était finalement assez peu probable qu'elle croise beaucoup de marins dans les conduits d'aération.

"Je reviens" lança-t-elle en guise d'adieux à son amie avant, à l'aide de ses puissantes jambes, de bondir au plafond et, à l'aide de ses petites mains d'arracher la grille du conduit.

Puis, elle s'y glissa et commença à avancer rapidement en jouant des coudes et des genoux. Il faisait chaud. Il y avait de la suie partout et bien peu d'eau. Mais sa détermination était intacte. Dolphin avançait vers sa cible. Elle observerait les pièces qu'elle traverserait à travers la grille du conduit. Cherchant la casquette richement décorée de l'Amiral. N'arrêtant ses efforts que quand elle l'aurait trouvé et pas avant. Faisant le bruit que ferait un (très) gros rat ou un raton-laveur pour les marins chinois...

[HJ /

- Dolphin accepte sa mission
- Dolphin pénètre dans le conduit d'aération situé au plafond et commence à ramper à la recherche de l'Amiral

/ HJ]
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MessagePosté le: Mar 19 Juin 2018 - 14:19

L’Amiral était inquiet, salement inquiet même. Sa demande d’aide était sincère et dénuée de cette attitude obséquieuse qu’on attribue souvent aux Chinois et autres peuples de cette origine culturelle. Personnellement, pour le peu que j’ai rencontré, je n’avais jamais été confronté à ce genre de phénomène. C’est avec simplicité que je lui accordais mon aide :

« Si je peux aider … Mais en remontant, je n’ai absolument pas fait attention à ce que devenait l’animal, enfin le dragon. J’ai juste enregistré ses cris au milieu des explosions et sa chute derrière moi …
En parlant d’enregistrements ? Vous en avez sans doute des tas de tout ce qui s’est passé hors et sous l’eau non ? Je pourrais les consulter ?»


Je scrutais un instant ses traits qui me révélaient une grande activité cérébrale chez lui à propos de cette requête. Des enregistrements, il en avait, et pas qu’un peu sachant que chaque navire de sa flotte a son propre système équivalent à ces fameuses boites noires des avions auxquels s’ajoutaient les quelques centaines de vidéos prises par des membres de l’équipage et différents appareils automatiques.

Je le contournais calmement en scrutant l’écran géant qui représentait la zone où évoluait sa flotte dont chaque unité était symbolisée par un glyphe renvoyant à une légende plus détaillée en bas à gauche. Nonchalamment, je m’appuyais sur un pupitre juste en face, geste qui pouvait sembler aussi naturel que de s’accouder à un mur en tapant la discute avec un pote.

« Vous pouvez m’indiquer où il a sombré déjà ? Et ajouter les courants marins si possible …» Bien sur, que c’était possible, mais cette remarque finale avait pour but de piquer au vif mon hôte et de l’amener à me montrer finalement bien plus que je ne demandais, histoire de me prouver qu’ils étaient à la pointe de la technologie.

Cela marcha bien, même très bien. Non seulement on m’indiqua le fameux point d’impact dans la grande bleu, mais on me donna une représentation trois D des différents courants à tous les niveaux alors qu’une simulation était en cour pour évaluer la trajectoire de notre proie jusqu’au fond.
L’Amiral avait parfaitement répondu à mon stimulus insidieux et piqué au vif en comprenant ce que je semblais vouloir étudier, il avait galvanisé ses troupes pour répondre à ma demande bien au-delà de ce que j’espérais …

Sauf qu’il se trompait du tout au tout, la seule chose que je voulais, c’était m’appuyer sur une des consoles et entrer ainsi dans leur système tout entier.

Souvenez-vous de ma profonde amitié avec les distributeurs de confiserie de l’Hôpital, puis avec les distributeurs de billets quand je fus dehors. Mis à part qu’ici j’avais affaire à un ensemble un peu plus vaste et complexe, j’établissais une interface aussi aisément qu’avec ces première machines, aidé par cette armure que je revêtais maintenant.

Alors qu’à l’écran se déroulait peu à peu reconstitués à partir des données stockées le fil des événements, j’avais accès moi-même à toutes les sources d’informations possibles de leurs navires.
Force fut de constater que leur simulation était réaliste, avec juste quelques poignées de secondes de retard sur mes propres conclusions.

« C’est comme si … Comme si il s’était évaporé d’un coup … Comme un ballon qui se dégonfle …» Je me murmurais à moi-même alors que l’Amiral s’était approché et se tenait comme moi cramponné au pupitre par où je pompais leurs ressources.

J’eus un instant peur qu’il ne sente le flot continu d’échanges, puis me rassurais en me disant que si cela avait été possible, il aurait bondi en l’air dès le premier contact. Au lieu de cela, il fronça le front en proie à une concentration intense puis explosa en mandarin.

Je ne vous rapporterais pas ici les termes qu’il employa pour exprimer son mécontentement et vous résumerais simplement qu’il « fustigeait » ses subordonnés jusqu’à la cinquième génération pour leur incompétence puis qu’il désigna le malheureux petit point qui restait sur l’écran, à peine visible car composé d’un seul pixel qui pouvait passer pour un défaut de l’écran à l’échelle affichée.

Agrandissez moi ça ! Au maximum !

Les techniciens aiguillonnés par leur supérieurs directs qui avaient ressentis la honte de leur fautes sur leurs épaules mirent un point d’honneur et un zèle remarquable à satisfaire l’ordre de leur maître à bord. Comme quoi un coup de pied dans le derrière peut avoir d’étonnants résultats !

Toujours est-il que d’une vue large nous étions maintenant passés à une vue bien plus précise de ce secteur. En remontant de quelques secondes dans le temps, on assistait à posteriori à la transformation de cet énorme dragon ailé muni d’un appendice caudal non moins volumineux en ce fameux petit pixel que le zoom nous dévoilait comme ayant non seulement des bras et des jambes, mais aussi des proportions bien humaines.

« Voilà le mystère résolu … Ce n’est donc pas la dépouille d’un dragon que nous recherchons, mais le corps d’un homme ou du moins de quelque chose d’approchant …»

L’Amiral poussa un grognement affirmatif et vociféra encore ses ordres en exigeant qu’on défile les enregistrements en accéléré de la suite des événements. C’est ainsi que nous avons découvert que le corps de notre dragon-pixel avait été embarqué avec d’autres et ramené à bord …

Avez-vous déjà donné un coup de pied dans une fourmilière ? Oui ? Non ? Imaginez un bon millier d’individus qui se mettent à courir en tous sens avec des beuglements jaillissant dans les haut-parleurs couvrant les hurlements de sirènes et vous aurez un aperçu de ce qui se passait.

Au bout de quelques instants, l’Amiral se tourna vers moi et me gratifia d’un merci aussi protocolaire que son visage figé dans une colère sourde agrémentée d’inquiétude. L’ennemi était sur son navire …

Moi, un peu oublié au milieu de toute cette agitation, j’allais me déconnecter de leur système quand une alarme bien moins importante se déclencha, remarquée par un des préposés aux appareils qui appela son supérieur pour l’en informer.

Depuis les années quatre-vingt, la sécurité des conduits de service avait été renforcée années après années avec l’importance croissante des éléments électriques et numérique dans le fonctionnement des navires de guerre. La faute à l’informatique en sommes. La guerre avait été totale contre les rats qui jusque là faisaient parti des passagers disons habituels des grands bâtiments parce que ces petites bêtes appréciaient particulièrement les gaines entourant les fils électriques et que dans leur appétit, ils sectionnaient souvent les fragiles brins de cuivre au passage.

On leur fit donc une chasse permanente, parfois à l’aide d’autres animaux comme des furets ou des belettes, les chats étant trop … Paresseux pour ce genre de travail, pendant qu’on équipait les conduites de détecteurs et de contre-mesures coercitives entre chaque session de dératisation massive. Ainsi, ce bâtiment avait toute la panoplie de pièges possibles et imaginables dont des diffuseurs de neige carbonique qu’on avait par hasard détournés de leur fonction première et qui avaient donné des résultats inespérés contre cet ennemi sournois.

Les mouchards avaient donc détecté quelque chose qui se déplaçait dans les conduits de service et qui arrivait peu à peu vers nous, au-dessus de nous pour être plus exact. Il était cependant impossible de savoir la taille du bestiau directement, mais les procédures étaient claires et avec l’accord du Quartier-Maître, il enfonça la touche [Entrer] et valida ainsi la séquence d’élimination sans plus attendre ni réfléchir vu le tumulte qui régnait.

« Attendez_hééééé …!!! » Je n’ai pas pu finir ma phrase. D’après les données et le nombre de détecteurs actionnés, la chose qui était là-dedans était bien plus grosse qu’un rat, que deux même … Quoi que cela puisse être, je doutais qu’un peu de neige carbonique ne la fasse trépasser, mais je n’enviais pas sa position pour autant …

[HJ]
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MessagePosté le: Ven 22 Juin 2018 - 23:11
La porte de la salle de conduite de tir s’ouvrait brusquement et Tiamat entrait déguisée en soldate. Elle était suivie par de l’eau de mer en lévitation, eau qui partait autour de la tête de chaque matelot présent pour créer des grandes bulles les noyant. Ceux ci se débattaient en criant, le son de leurs hurlements étouffé par l’eau. Portant leurs mains à leur cou et à leur bouche ils couraient dans tous les sens, tombaient par terre, se roulaient...tentaient n’importe quoi pour sortir leur tête de cette eau qui les suivait partout et les noyait. Puis à une vitesse variable d’un individu à l’autre ceux ci s'effondraient sur le sol les poumons envahis d’eau, celle ci se versant ensuite sous forme de flaques.

Tout les chinois présents étaient morts noyé par l’attaque hydrokinétique de l’Anunake qui s’asseyait à l'un des bureaux devant lequel était posée une étagère de navire remplie de lourd classeurs. Elle ouvrit l’un d’eux et feuilleta toutes les pages avec une rapidité déconcertante, puis le posait à coté d’elle pour en prendre un autre. Prise de classeur. Lecture du classeur. Rangement de classeur. Prise. Lecture. Rangement. Prise-Lecture-Rangement. Priselecturerangementpriselecturerangement…

Elle posait le dernier classeur et savait désormais utiliser tous les appareils de cette pièce. Elle se déplaça entre les cadavres jonchant le sol et s’approcha d’un clavier, avant d’y pianoter à grande vitesse sur des touches aux symboles chinois. L’écran affichait la position satellite du navire, elle recherchait les coordonnées de Pekin et approfondissait sa recherche pour sélectionner les longitude et latitude de la cité interdite. Pour Tiamat qui était assez “ Old School” c’était là que ce trouvait le pouvoir et non une armée de touristes, elle n’était plus trop à la page et ignorait que c’était Zhongnanhai le siège du gouvernement. En quelques saisies de données elle ordonnait le braquage de tous les missiles hypersonique sur la cité interdite et validait l’ordre de tir. Mais un gros message d’erreur apparaissait, réclamant la validation du tir par le pass rouge de l'amiral. Elle pestait un coup en s'adossant à son siège, ressentant sa lourde blessure dans son dos à cette occasion.

Elle s’en était doutée, aussi elle espérait que d’un instant à l’autre la jeune metahumaine aux cheveux argentés apparaîtrait sur l'un des écran de contrôle derrière les missiles pour lui apporter le pass. Soudain les alarmes s’enclenchèrent. C’était l’alerte générale!

En effet Orion avait su être à la hauteur des attentes de l’amiral Zheng, et bien au delà. Il avait montré aux militaires où étaient les failles dans leurs surveillance, et pourquoi ils avaient sous estimé les capacités de l’adversaire qui n’était pas un simple dragon. Orion n'était pas que puissance, il était esprit de déduction et intellect, le contraste était flagrant face à ceux qui l'entourait à cet instant. Mais alors qu’ils comprenaient enfin que le meurtre de la morgue était l’oeuvre de la femme-dragon, du bruit se faisait entendre dans les conduits et l’un des membres de l’équipage activait une procédure de dératisation.

Le conduit se mettait a remuer et une plaque qui avait été mal refixée après une maintenance se décrochait subitement. Mais au lieu d’un gros rat c’était une Dolphin nue couverte de mousse blanche qui tombait entre les soldats bouche bée et Orion.
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2018 - 14:38
Tombant nez à nez avec Joli Parleur et l'Amiral Joli Casquette, Dolphin releva le nez, couverte de neige carbonique qu'elle était...

Aurait-elle eu cette expérience de la vie de la Surface qu'elle se serait cru dans une soirée mousse libertine. Mais ce genre de code social manquait désespérément à Dolphin aussi elle se contenta de pointer du doigt l'Amiral Joli Casquette et de demander :

"Je veux la carte rouge pour pouvoir aller manger des glaces avec mon amie !"

Il y avait des soldats qui la braquaient de leurs armes, il y avait un Amiral qui était bouche bée et il y avait Orion.

Orion, il avait été plutôt sympa dans l'ensemble même s'il parlait trop et qu'elle ne comprenait pas grand chose à ce qu'il racontait.

Elle plissa les yeux et réfléchit tout en observant, à quatre pattes, les alentours. Le jeu de la guerre, ils y jouaient tous. Pas elle mais tous les autres. L'Amiral avait du - d'ailleurs - obtenir sa joli casquette en jouant beaucoup à ce jeu.

Elle grogna et renifla bruyamment.

Orion, il y jouait ou il y jouait pas ? Elle en savait trop rien. En fait, il était compliqué pour elle de croire ou de ne pas croire quelqu'un. C'était une créature de l'émotion et de l'instant. Sa pote, l'Anunnake lui avait demandé un service et elle avait accouru. Parce que les apparences montraient que les marins étaient mauvais et belliqueux. Mais pour autant, l'ennemi de son ennemi était-il son ami ?

Dolphin se redressa et leva les bras en poussant un grognement de lamentin. Histoire de montrer à qui voudrait bien l'entendre qu'elle était fâchée et qu'il fallait mieux la laisser tranquille. Puis, elle s'approcha d'un pas décidé vers l'Amiral et Orion.

"La carte rouge. Elle sert à quoi ?" demanda-t-elle en se positionnant très près des deux hommes et en les toisant en relevant le menton.

Car, il y avait un truc de pourri ici et on semblait vouloir la prendre pour une truffe. Et même si elle pigeait pas toujours tout, elle voulait quand même comprendre !

[HJ /

- Dophin se rend compte que peut-être quelque chose est pas net dans tout cela
- Dolphin tombe du conduit, recouverte de neige carbonique et se relève en poussant des grognements d'animal marin
- Dolphin file vers l'Amiral et Orion pour demander à obtenir la carte rouge mais aussi pour comprendre à quoi elle sert

/ HJ]
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MessagePosté le: Mer 11 Juil 2018 - 16:11

« Attendez__heyééééé …!!! »

Mon cri s’éteint brusquement au niveau de mes cordes vocales quand le plafond s’incurve et finalement se rompt sans doute sous les ruades du soit disant rongeur qui se trouvait dedans et qui venait de recevoir l’équivalent d’un demi-extincteur dans la face.

Au milieu des débris qui viennent de s’écraser au sol, une forme mousseuse ressemblant plus au Bibendum chamallow qu’à un être humain se redresse à quatre pattes et nous fait découvrir de magnifiques yeux d’océan après en avoir retiré la couche blanche qui les obstruaient.

« Dolphin !?! » C’était plus une affirmation qu’une question qui se transforma en un grondement d’avertissement envers les militaires présents qui avaient immédiatement relevé leurs armes prêtes à cracher leurs chargeurs alors que la jeune femme levait un bras d’où commença immédiatement à couler la substance carbonique alors que son doigt se pointait vers l’Amiral.

L’effet comique était indéniable malgré la situation quasi tragique de la nouvelle venue. Un rien pouvait déclencher l’apocalypse dans le centre de commandement. Mais ce doigt qu’elle pointait au bout duquel une petite excroissance moussue trônait et cette voix sifflante qui s’échappait de ses lèvres me firent venir le sourire aux lèvres.

Heureusement l’Amiral était de cette trempe d’homme qui ne s’en laissent pas compter pour si peu et qui savent réagir rapidement devant une situation impromptue. Il leva simplement la main et agita les doigts de haut en bas ce qui déclencha aussitôt l’abaissement de la plupart des canons.

Pourtant, je le vis passer d’un air ahuri devant ce spectacle cocasse à une moue fermée et soucieuse lorsqu’elle évoqua le motif de sa venue. Ce changement ne passa pas inaperçu chez ses troupes et les gueules des fusils se relevèrent instantanément, suivant Dolphin alors qu’elle se rapprochait de lui.

Moi-même, je convergeais vers sa cible, me plaçant légèrement devant lui de profil pour les garder l’un et l’autre à l’oeil, prêt à toute éventualité. Alors que je notais que par endroit, sans doute à cause des tressautements de ses pas, la mousse se détachait de sa personne et révélait sa peau nue partout où elle commençait à faire défaut, je me demandais ce qu’elle pouvait bien vouloir dire avec cette histoire de carte rouge et de glaces, et surtout, qui pouvait être cette fameuse amie avec qui elle voulait les manger et qui l’avait envoyé la chercher.

Mes pensées furent anéanties lorsqu’un téton agressif se découvrit intégralement alors qu'elle stoppait à même pas la longueur d’un bras de moi. Mes yeux ne purent s’en détacher pendant ce qui me parut une éternité, jusqu’à ce que je sente une rougeur coupable envahir ma figure, comme un collégien qui serait entré dans les douches des filles par erreur.

Mais l’Amiral, qui avait quelques décennies d’avance sur ma propre expérience du genre féminin ne se laissa pas démonter. Ce fut sa voix ferme qui répondait à la question de Dolphin et son accent si britannique qui me firent revenir à moi.
La carte rouge sert à libérer les fusées nucléaires de mon navire pour qu’elles volent vers leurs cibles. Sans cette carte, personne ne peut les faire partir. Heureusement, sinon beaucoup de gens innocents pourraient mourir. Il fit un signe de tête vers un de ses subordonnés en lui lançant un ordre bref en mandarin avant de poursuivre.

Quelqu’un s’est justement introduit dans le centre de commandement de tir et tente actuellement de lâcher mes missiles sur des cibles civiles. S’il avait la carte rouge, la mort serait déjà en marche et les terres et les océans de cette partie du monde seraient transformés en enfer nucléaire. Qui est cette amie dont vous venez de parler ?

Alors que je notais le léger mouvement vers son torse, là où devait se trouver la fameuse carte en dessous de son uniforme, quelqu’un me frappa sur l’épaule et me tendit une couverture de survie assez grande pour couvrir Dolphin jusqu’aux chevilles. Une Dolphin qui avait l’air furibard et dont le front se plissait si mignonnement sous l’effet de sentiments contradictoires.

Je l’enveloppais de la pellicule dorée juste au moment où son sein tout entier était libéré de sa gangue de mousse qui tomba à ses pieds avec un bruit mou. Mes mains tremblaient sous je ne sais quelle émotion, excitation ou embarras, à moins qu’un mélange des deux, mais rien que le fait de masquer son corps me rendit un peu de vie normale dans la tête.

Tenant les pans croisés devant elle, je lui parlais doucement en la fixant dans les yeux pour bien avoir son attention. Nos visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre.

« Dolphin !?! Ce qu’il veut dire, c’est que si ton amie avait cette carte rouge, elle pourrait tuer beaucoup de monde, beaucoup d’oiseaux et d’être de la mer dans toutes les directions et sur une très grande étendue. Si on lui a donné cette carte, c’est parce qu’il est assez sage pour ne pas l’utiliser. Tu comprends ?»

Autour de nous c’est toujours le remue-ménage. Deux escouades se trouvaient maintenant à la porte de la centrale de tir, protégées par un mur de boucliers. Elles attendaient les ordres alors que l’autre partie du plan se mettait en place visant à déclencher les bombonnes de Halon dans la pièce. L’intrus, s’il voulait survivre, serait obligé de passer devant eux et ils ouvriraient le feu.

Sentant Dolphin à fleur de peau et voulant en savoir plus dans un environnement plus calme, je demandais à l’Amiral la permission de l’emmener à l’écart, ce qu’il m’accorda en m’indiquant une porte qui se révéla être celle d’une cellule prévue pour que le personnel de quart puisse dormir à tour de rôle et y faire leurs ablutions.

« Viens, il faut t’enlever tout ça»

Ni une ni deux, une fois la porte fermée derrière nous, je la fourrais dans la douche et j’ouvrais les robinets en grand, tournant confusément immédiatement casaque pour fouiller la cabine dont nous venions de passer l’unique accès pour trouver de quoi vêtir décemment la jeune femme.

Pas grand-chose, juste un pantalon d’uniforme et une chemise dans lesquels je ne serais pas entré mais qui iraient sûrement à Dolphin vu la petite taille des asiatiques. La rumeur extérieure nous parvenait étouffée et je posais les habits ainsi que des serviettes sur le dos d’une chaise que j’approchais de la douche.

« Une fois que tu auras fini, habilles toi, c’est plus … convenable … »
Je m’approchais de la porte et l’entrebâillais pour mieux saisir le déroulement des événements.

« A quoi elle ressemble ton amie ? Comment elle t’a convaincue de partir chercher cette carte ? Tu sais au moins ce que c’est un enfer nucléaire ?»

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