It was such a good day [ Sportmaster]

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MessagePosté le: Mar 10 Avr - 20:29
Joey s’étira, sentant ses muscles travailler avant de se détendre. Il se frotta distraitement le bras. Il avait porté un peu plus de caisses aujourd’hui aussi ses muscles le tiraient-ils un peu plus. Mais il n’allait pas se plaindre. Cela le maintenait en forme. Il s’était réveillé avec un corps relativement bien bâti, même si la longue période immobile l’avait un peu fait fondre. Il devait faire quelque chose qui maintenait son corps en grande forme, avant. Il ne voyait donc pas de raisons de ne pas continuer dans la foulée. Alors entre le travail le matin au marché et celui-ci dans les entrepôts, disons qu’il était en bonne condition physique. Et puis le travail manuel l’aidait à se vider l’esprit, déjà pas très rempli, certes mais… parfois, toutes les questions sur son identité revenaient en force et cela lui provoquait d’horrible maux de tête. Alors distraction était la bienvenue.

Il adressa un sourire à son employeur qui lui tendit l’enveloppe contenant sa paie, avec une claque sur l’épaule et le souhait d’une bonne journée. Joey n’était pas payé beaucoup mais pour un travail non déclaré, au vu de sa situation, et bien il n’était pas à plaindre. Avec ses 3 boulots, il parvenait à vivre et même parfois à mettre un peu d’argent de côté. Non, il n’avait vraiment pas à se plaindre. Surtout si on pensait à tous ces pauvres êtres qui souffraient à travers le monde. Il fit un détour par les vestiaires, le temps de se changer et son sac sur l’épaule, quitta l’entrepôt, saluant certains collègues d’un sourire et un signe de main.

Il se dirigea ensuite vers l’arrêt de bus le plus proches, 3 rues plus loin. Il ne travaillait pas ce soir, et avait donc tout le temps du monde devant lui. Il se demanda ce qu’il allait faire. Probablement un tour un parc, puis… Joey retint un soupir. Sa vie n’était si mal, non, mais… Quand il ne travaillait pas, il se sentait… désœuvré. Il ressentait parfois comme une sorte de… démangeaison, dans tout son corps, comme s’il lui manquait vraiment quelque chose. Comme s’il était habitué à faire certaines choses, avant… Oui, ça il voulait bien le croire, mais quoi ??? Il inspira, expira. S’énerver ne servirait à rien. L’hôpital n’avait rien trouvé sur lui. La police… Avait été bien assez occupée pour se charger de son cas. Peut-être devrait-il retourner les voir, au cas où quelqu’un aurait finalement signalé sa disparition. Pourtant… Il n’arrivait pas à comprendre ce qui l’empêchait réellement d’aller voir els forces de l’ordre. Comme une… réticence qu’il ne s’expliquait pas. Etait-il un criminel, dans sa vie d’avant ? A nouveau, tant de question sans réponse…

Tellement pris dans ses pensées, il ne s’en rendit pas compte immédiatement. Mais il finit par la ressentir. Cette drôle de sensation. Comme s’il était… observé. Il jeta un rapide regard autour de lui, mais rien. Il se tendit un peu mais continua son chemin. Il n’y avait pas de gang, dans le coin, et s’il était tombé dans une attaque de super vilains, eh bien il y aurait plus d’explosions, n’est-ce pas ? Pourtant… Pourtant il n’arrivait pas à chasser ce désagréable sentiment. Finalement, n’ne pouvant plus, il tourna derrière le dernier entrepôt, s’avança un peu avant de s’arrêter et de faire volte-face. Et il attendit. Il était presque sûr que quelqu’un le suivait. Probablement pas avec les meilleures intentions. Et lui restait là, désarmé, une cible facile, ou presque. Pourtant, il ne ressentait pas de peur particulière. Une fois encore, il se demanda ce qu’avait été sa vie, pour qu’il reste aussi calme dans ce genre de situation. Les mains dans les poches, il attendit de voir si quelqu’un allait franchir l’angle du bâtiment.
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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 8:44
Joey attend, donc.
Dans une ruelle sombre, dans ce qui ressemble à un coup fourré idéal, il patiente. Il fixe l’angle du bâtiment, pour découvrir qui le suit – qui a déclenché ces étranges signaux instinctifs, qui l’ont interpellé et ont fait réagir son corps, soudain affuté à l’extrême.
Mais rien ne vient.

Pendant de longs instants, le jeune homme muet fixe la zone… sans apercevoir le moindre mouvement, le moindre élément ; la moindre personne.
Rien.
Rien ne vient. Et, alors, le doute naît – évident, classique, habituel ; le doute profond, le doute lourd, le doute désagréable. Qui se mêle à la fatigue, à la lassitude, à l’impression d’être décalé et de ne pas trouver sa place.

Mais, avant de songer à partir, avant d’envisager de reprendre son chemin – Joey entend.
Une voix.


« Tu disposes d’impressions encore pertinentes sur ton environnement. »

Lourde. Puissante. Désagréable.
Derrière lui.


« Mais tu sembles rouillé, pour ce qui concerne les pièges à tendre. »

Une présence se fait ressentir à quelques mètres, dans son dos ; une présence qui ne se cache plus.

« Bonsoir, Joseph. »

Une forme se détache des ombres de la ruelle pour se révéler…
… celle d’un homme grand, massif, puissant, vêtu d’une combinaison agressive, et disposant d’un masque surprenant ; un guerrier, clairement. Et un métahumain, justicier ou non, évidemment.

« Je sais que tu m’entends mais la communication peut être compliquée. Heureusement, je maîtrise le langage des signes. »

L’inconnu s’avance, et croise les bras ; prenant soin de demeurer à plusieurs mètres de son interlocuteur.

« Je suis venu te proposer une offre que tu ne peux refuser. Que dirais-tu de retrouver, enfin, ta vraie place ? »

Sportsmaster se tait, alors, et attend.
De voir si le poisson va mordre.
Depuis la veille, il piste Joseph Wilson et l’observe, essayant d’être autant discret que possible, mais sachant bien que le fils de Deathstroke saura le repérer ; il s’est rendu compte que cela est arrivé, et est intervenu pour cela.
Ayant retrouvé sa piste grâce à un scan génétique globale, et surtout un relevé des émanations énergétiques de ses pouvoirs, la Secret Society of Evil a envoyé son agent le plus efficace afin de confirmer la cible, et de la recruter ; de force, si besoin.
Les rumeurs sont divergentes sur Jericho, son état est inconnu, mais deux éléments semblent sûrs : il apparaît subir une perte de mémoire – et dispose, surtout, de capacités que la S.S.E. saurait sublimer.

Le recrutement de cet agent est donc indispensable.
Qu’il le veuille ou non.
Même si, d’abord, Sportsmaster va commencer avec le charme… avant de passer à autre chose, le cas échéant.

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MessagePosté le: Ven 13 Avr - 17:26
Il ne savait pas combien de temps il attendit, en réalité. Le temps était une notion bien subjective. 5 minutes pouvaient être aussi fugaces qu’un éclair ou bien aussi longues qu’une éternité, en fonction de ce à quoi on les occupait. Mais il ne se passa pas une heure. Peut-être 10 – 15 minutes peut être. Il aurait pu douter. Il aurait pu penser qu’il se faisait des idées. Si cette sensation n’avait pas continué à le travailler. Il se sentait toujours observé. Avait toujours l’impression d’une présence. Donc, si l’être qui le suivait n’était pas derrière lui, il devait être ailleurs. Mais il ne bougea pas, attendit. Oh, il envisagea bien de continuer son chemin, au bout d’un moment. Voir si la sensation perdurait. Mais au moment où il esquissait un mouvement pour partir, on lui coupa l’herbe sous le pied.

La voix provenait de derrière lui. Une voix d’homme. Grave. Mais comme… étouffée. Une petite voix dans sa tête lui murmura « masque ». Il ne savait pas trop d’où ça venait, et il ne s’y attarda pas. Il se raidit, mais se tourna calmement. Il y avait bien quelqu’un, qu’il ne voyait pas encore, mais la voix provenait des ombres un peu plus loin à gauche. Finalement, l’homme apparut à la lumière. Il était bel et bien masqué, son… intuition avait été juste. Il était de stature assez impressionnante. Et il se dégageait quelque chose de lui…. Quelque chose de plus dangereux que les petites frappes des gangs. Et cela ne tenait pas qu’à sa tenue pour le moins agressive. Un super vilain, peut-être ? Juste pour lui ? C’était trop d’honneur. Oh, cela aurait très bien pu être un super héros, aussi. Mais vu l’impression qu’il donnait à Joey… Ou alors c’était lui le super vilain, et l’autre était un héros venu l’arrêter. Au point où il en était, tout était possible. Pourtant, la dernière hypothèse ne faisait que l’effleurer, sans qu’il ne sache trop pourquoi. Mais ce qui était le plus déroutant était que l’homme parlait un peu comme s’il… le connaissait.

Joey aurait sûrement du avoir peur. La situation n’était pas vraiment rassurante. Mais pourtant, comme pour les affrontements avec les gangs de son quartier, son rythme cardiaque était parfaitement calme. Pas la moindre palpitation inquiète. Peut-être devrait-il s’inquiéter de lui-même, au final, vu comment son corps régissait, ou plutôt ne réagissait pas. En revanche, quelque chose en lui réagit quand l’homme utilisa un prénom. Il l’appela Joseph. Joseph. Ses sourcils se froncèrent légèrement. Ce nom semblait… lui parler. Etait-ce le sien ? L’homme continua à parler. Il savait pour son handicap. Parce qu’ils se connaissaient, ou bien parce qu’il l’avait espionné suffisamment longtemps pour le voir ? Tant de question sans réponse. Et il avait beau le détailler, il n’arrivait pas à savoir si cet homme faisait partie de son passé. A part cette sensation pas très agréable, l’homme ne réveillait rien en lui.

Calmement, un léger sourire neutre plus qu’amical aux lèvres, Joey leva les mains et commença à signer.

« On se connait ? »

Déjà, si l’autre comprenait le langage des signes, la communication pourrait être maintenue. Et pour le moment, c’était le plus important. Joey avait besoin que l’autre homme parle. Autant parce qu’il avait peut-être des informations pour lui, mais aussi afin d’essayer de savoir ce qu’il lui voulait. Il hésita un moment à signaler plus en avant son amnésie. Cela pourrait être dangereux. Mais en même temps, l’autre devait forcément se douter de quelque chose, s’il le suivait depuis un moment. Sa question n’avait du que le confirmer. Mais il pouvait toujours essayer de minimiser. Il nota dans un coin de son esprit ce que l’autre homme avait dit sur le fait d’être rouillé dans l’art de tendre des pièges. Il y reviendrait plus tard. Ce n’était pas le plus important. Surtout que l’autre enchainait.

Il lui faisait une offre. Enfin, si on pouvait appeler ça comme ça. Il avait plus l’impression de recevoir une menace qu’autre chose. Il maintint son sourire en place, garda son corps le plus détendu possible. Une voix féminine, dure, résonna dans son esprit.

« Plus ton adversaire ton sous-estimera, plus tu auras de chance de le vaincre. »


Il ignora la pointe de douleur qui lui vrilla le crâne. Il avait l’impression de connaitre cette voix. Mais rien de plus ne lui vint, alors il se concentra sur la situation actuelle.

« Ma vraie place ? Et quelle est-elle ? »


Toujours, son sourire, son calme. Pourtant, il observe son vis-à-vis, guettant le moindre signe hostile.

« Mais si vous pouviez me dire d’où nous nous connaissons, ce serait un bon début. Ma mémoire n’est plus ce qu’elle était, ces derniers temps… »


Oui, il fait un peu d’humour qui se lit dans son sourire. Mais derrière cette apparence légère, il est sur ses gardes. Il n’est pas naïf. Même s’il croit en l’humanité, il sait que le monde n’est pas tout blanc ou rose. Il n’y aurait pas besoin de super héros, le cas contraire.
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MessagePosté le: Sam 14 Avr - 13:20
Le silence répond aux paroles de Sportsmaster.
Evidemment.
Mais, au-delà du principe même de cette conversation complexe à venir avec un muet, il sait très bien que l'autre encaisse son arrivée. N'importe qui surpris comme lui aurait besoin de plusieurs instants pour se remettre – mais ceux utilisés par Joseph Wilson sont rapides, courts.

Il se remet vite ; il se reprend vite.
Il n'a pas tout perdu.
Et si le mercenaire est satisfait de voir que sa cible n'a pas perdu son instinct, il n'en montre rien – et le laisse signer ses propres mots, avant de les lire et de reprendre la parole, d'une voix modifiée mais posée.


 « Nous nous connaissons, oui. »

Pas vraiment vrai, mais pas vraiment faux non plus. Sportsmaster a été l'ennemi de proches de Joey, et son profil est connu ; idem de l'autre côté, Jericho est connu par les Vilains du fait de ses états de service.

 « Mais nous ne sommes pas proches. »

L'autre hésite, réfléchit, et se perd sûrement en conjectures ; idéal, pour ne pas relever l'ironie que les yeux de Lawrence laissent échapper, en évoquant leur absence de lien.
Une évidence ; ils ne se sont même jamais croisés. Encore heureux, d'ailleurs, car sinon ils auraient échangé quelques coups et cicatrices.

Joseph enchaîne, néanmoins.
Il interroge sur la place évoquée, mais le questionne aussi sur leurs liens, donc, et évoque sa mémoire défaillante ; bien. Au moins, Jericho ne ment pas, pas entièrement ; ce sera plus facile de le manipuler.


 « Nous n'avons pas réellement d'histoire commune, mais nous connaissons les mêmes personnes et avons combattu sur les mêmes champs de bataille – durant les mêmes guerres. Nous sommes soldats, tous deux, et avons donné bien plus que nos sangs pour ces affrontements terribles, pour une cause qui nous dépasse. »

Ou comment rien dire en faisant semblant de tout révéler.
Les cours de Mister Mind semblent efficaces.


 « Ta vraie place est évidente : elle est auprès des tiens. Elle est auprès de ceux qui partagent tes opinions, tes valeurs. Elle est auprès de ta famille, de cœur et de sang. »

Crock s'avance, et sort lentement quelque chose d'une poche de son costume, suffisamment doucement pour rassurer l'autre ; le point stratégique, difficile, approche.

 « Ta place est dans la S.S.E. »

Il sort alors l'objet, et le montre à Joseph... une photographie.
Une photographie montrant Jericho bras dessus, bras dessous avec Black Mask et Sportsmaster, entouré d'autres membres de la S.S.E., dont un Vandal Savage souriant.
Une photographie modifiée, bien sûr, où Slade Wilson, son épouse et son autre fils ont été remplacés ; mais la modification est suffisamment talentueuse pour passer pour vraie, surtout devant un amnésique.


 « Dans ta famille, Joseph. Avec nous. »

Maintenant la photographie entre eux, Sportsmaster lève sa main libre – et l'offre à Joseph.
Pour qu'il le rejoigne.
Pour que le piège se referme.
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MessagePosté le: Jeu 19 Avr - 22:43
Joey réfléchissait aux mots de l’homme qui se tenait face à lui. Un homme qui répondait sans répondre. Et qui semblait prendre grand soin à éviter de lui donner un nom. Pourquoi ? Généralement, quand on retrouvait une personne que l’on connaissait, on se présentait, non ? A oins d’avoir quelque chose à cacher. Le nom de l’homme pourrait-il réveiller quelque chose dans son esprit de malvenu ? Impossible à dire. Il disait qu’ils se connaissaient, tout en n’étant pas proches. Cela voulait tout et rien dire. On pouvait connaitre une personne de bien des manières. On pouvait même connaitre quelqu’un qu’on n’avait rencontré, en fonction du sens du verbe utilisé. Joey pouvait par exemple dire qu’il connaissait superman. Comme quasiment toute la population terrestre. Quoi que, avec sa mémoire défaillante, peut-être l’avait-il réellement connu, avant. Mais passons.

Donc non, Joey n’était pas plus avancé. Et n’avait toujours pas de confirmation quant à sa propre identité. Car depuis ce prénom lâché, « Joseph », l’autre homme n’avait plus rien dit dans ce sens. Pourquoi Joey avait-il la sensation qu’il jouait avec lui ? Le jeune homme croyait en l’être humain. Il voulait croire que les gens n’étaient pas foncièrement mauvais. Oh, il n’était pas non plus naïf ou stupide. Il n’avait peut-être plus de mémoire, mais sa vie depuis lui avait rapidement appris, qu’être naïf et stupide était le meilleur moyen de mourir rapidement. Surtout dans son quartier. Mais Joey aimait l’être humain. Il avait envie d’aider son prochain, c’était un instinct puissant contre lequel il ne cherchait pas à luter. Aussi n’avait-il pas envie d’attribuer de mauvaises intentions à l’homme qui lui faisait face. Il avait déjà rencontré un homme qui ressemblait à un tueur en série et qui pourtant avait un cœur en or. Donc, pas de conclusions hâtives.

Néanmoins, il n’arrivait pas à se débarrasser de cette sensation désagréable. La prudence restait donc de mise. Il interrogea donc plus en avant son vis-à-vis quand à cette fameuse place qui était la sienne. Parce que si l’homme avait des réponses le concernant… bien sûr que cela l’intéressait. Ils avaient simplement des connaissances communes, disait-il. Ils avaient combattu sur les mêmes champs de bataille… Le sourire de Joey se dissipa légèrement tandis qu’il assimilait ce qu’il entendait. Il était un soldat ? Il ne savait pas quoi penser de cette idée. Mais cela expliquerait pas mal de choses. Son bon état physique. Ses réflexes. Ses capacités au combat au corps à corps. Pourtant…. C’était difficile à expliquer, mais le mot « soldat » lui déplaisait. Il sentait une certaine vérité dans l’histoire de causes pour lesquelles il avait beaucoup sacrifié. Mais il avait vraiment du mal avec le concept de soldat, sans pour autant qu’il ne puisse l’expliquer.

Les paroles suivantes avaient un accent de vérité. Oui, il voulait retrouver les siens, s’ils existaient. Une famille, des amis…. C’était ce que tout le monde voulait, non ? Cela apaiserait assurément sa solitude. Et ils pourraient lui dire qui il était, l’aider à retrouver la mémoire… Pourtant…. Pouvait-il réellement faire confiance à un homme qui parlait beaucoup pour finalement très peu en dire ? Il l’observa avancé, silencieux, pensif, méfiant… Avant que son regard ne se pose sur l’objet qu’il lui tendait. Une photo. La photo d’un groupe. Un groupe qui serait sa « famille ». Il y avait un enfant sur la photo. Un enfant souriant blond aux yeux verts. Lui ? Oui, il y avait une très forte ressemblance. Et il sentait comme une reconnaissance en lui. Donc oui, cela devait être lui. Les personnes autour de lui, par contre…. Il ne ressentait rien. Etait-ce normal ? Si ces gens étaient vraiment sa famille, une part importante de son ancienne vie, ne devrait-il pas ressentir quelque chose en les regardant ? Comme quand il se regardait lui-même plus jeune ?

En se concentrant vraiment beaucoup sur l’image, essayant de se souvenir du moment où elle avait été prise, il eut l’impression d’entendre une voix de femme. Comme celle qu’il avait entendu un peu plus tôt …

« Joey, viens par ici. Gr…., laisse ça et souris ! »

Il y avait eu un blanc, sur le deuxième prénom. L’espace d’un instant, il et l’impression de sentir une main passer dans ses cheveux et les ébouriffer. Il essaya de s’éclaircir l’esprit et observa à nouveau la photo, essayant de lier ce qu’il voyait à ce qu’il avait brièvement ressenti. Mais rien…. Son regard se releva finalement et se posa sur son vis-à-vis. Sur la main qu’il lui tendait, comme une offre de revenir vers sa « famille ». Il hésita. Au lieu de prendre la main tendit, il coinça la photo dans une main et recommença à signer.

« C’est quoi, la S.S.E ? Et quels sont mes liens avec ces gens sur la photo ? »

Il y avait de l’hésitation dans son regard. Toujours un peu de méfiance. Il n’arrivait pas à se détendre.

« Vous ne m’avez toujours pas dit votre nom. Et le mien. »


Il l’appelait Joseph. Et oui, il ressentait que c’était le sien. S’il arrivait à connaitre son nom de famille, peut être que cela déclencherait quelque chose. Et puis cela aiderait grandement pour ses recherches. Et puis, il y avait autre chose…

« Vous dites que cette photo représente ma famille. Mes parents y sont-ils, ou bien n’y a-t-il aucun lien de sang ? »

Il ne savait pas s’il pouvait vraiment croire ce qui lui était dit. Il n’était toujours pas à l’aise et en confiance, en sa présence. Son corps semblait héberge rune tension qui ne voulait pas s’apaiser. Mais il voulait quand même savoir…
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MessagePosté le: Ven 20 Avr - 11:22
Un puissant silence s’installe, après le discours de Sportsmaster et surtout la sortie de la photographie, sur laquelle la majorité de son plan repose.
Un silence, donc. Tendu. Lourd. Et plein d’incertitudes.

Alors qu’il partage ce mutisme, qu’il respecte le moment nécessaire à Joseph Wilson pour réfléchir à tout cela et comprendre ce qu’il se passe, Lawrence grimace, sous son masque ; il ne le sent pas.
Quand cette mission lui a été confiée, quand il a été mandaté pour récupérer doucement le fils de Deathstroke, il a objecté ; il a contesté, notamment la méthode voulue par Vandal Savage et Mister Mind. Hélas, ces derniers ont refusé de donner suite à son argumentaire, et de le laisser donner sa place à quelqu’un d’autre.

Ils ont nommé un mercenaire, voleur et tueur, pour un travail d’orfèvre.
Crétins.
Si… quand ça foirera, ce ne sera pas de sa faute. Et quand il faudra tabasser ce sale muet, et devoir ensuite subir les foudres de son enfoiré de paternel, il laissera les pontes gérer, hein !

Cependant, alors que la fureur et la frustration explosent dans son cœur, Crock se reprend – car l’autre a fini de réfléchir ; enfin.
Joey reprend son langage des signes, en effet, pour l’interroger sur la S.S.E. et les personnes sur la photographie. Puis pour connaître l’identité de Sportsmaster, et la sienne, confirmant que l’amnésie est définitivement sévère. Et, enfin, pour affiner sa connaissance des personnes présentes sur l’image.


« La S.S.E. est la Société de Sauvetage Environnemental. »

Le mensonge a été préparé et répété.
Mais le mercenaire demeure persuadé qu’il sera trop gros pour que quiconque puisse y croire réellement.


« Une organisation en marge des lois, qui évolue internationalement pour aboutir à ses buts, protéger ses intérêts, et surtout les siens. Nous disposons de l’appui fort d’un pays d’Asie, dans lequel nous avons basé notre siège. »

La vérité demeure une perspective, un reflet dans le miroir des possibilités disait Mind ; Lawrence pense plutôt que l’insecte a trop consommé de stupéfiants, une fois de plus.

« Ces personnes sont ta famille de cœur… ta famille de sang, cependant, n’est plus en lien avec toi. Tu as fait le choix, il y a longtemps, de t’en détourner, pour choisir tes frères et sœurs ; qui, eux, ne t’ont jamais abandonné. »

Une pirouette de plus, qu’il commence à maîtriser même s’il n’a rien d’un acrobate.

« Je suis, pour ma part… Grant. Et tu es Joseph. Joseph Wilson. »

Mind considère que, malgré leurs désaccords, le lien entre frères sublimera l’amnésie ; Crock l’ignore, mais espère surtout qu’adopter le prénom du premier Ravager ne provoquera pas la fureur du muet.

« Tes parents… tu as coupé les ponts avec eux, drastiquement. Car ton mode de vie ne correspondait plus aux leurs. Car ils n’acceptaient pas tes choix. Car tes découvertes sur eux t’ont poussé à adopter un autre choix d’existence. »

Il soupire.
Il sent bien la tension naître, chez l’autre ; il doit manœuvrer habilement. Encore.


« Tu es homosexuel, Joseph. J’ignore si tu t’en souviens, mais… cela a, pleinement, participé à tout cela. »

Un coup de poker, un de plus.
Et Sportsmaster espère juste que cette révélation ne déclenchera pas des souvenirs, qui provoqueraient des suites désagréables…

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MessagePosté le: Sam 28 Avr - 14:36
Il avait fait une erreur. Mais il s’en rendit compte trop tard. Au début de la rencontre, il avait essayé de minimiser son amnésie. De ne pas dévoiler sa totale ignorance. Mais la photo, et ce qui s’agitait en lui, l’avaient perturbé, lui avait fait baisser sa garde. Il avait dévoilé l’intégralité de son état mental. Ce qui n’était pas une bonne chose, si l’être en face de lui lui voulait du mal. Et même si jusqu’à présent il ne lui avait rien fait, Joey n’arrivait pas à se débarrasser de son malaise. Donc oui, il avait fait une erreur. Et il était trop tard pour la rattraper. Toute tentative dans ce sens ne pourrait que l’enfoncer d’avantage. Il ne lui restait plus qu’à faire avec et voir où ça le menait.

Il avait besoin de réponses, vraiment. Et il espérait qu’il allait finir par en avoir. En supposant que les réponses soient véridiques. Généralement, Joey n’aimait pas douter des gens. Mais il n’arrivait pas à se détendre, dans cette situation, en cette compagnie. Même les gangs ne l’avaient pas laissé à ce point sur ses gardes. Son inconscient essayait-il de lui délivrer un message ? peut être…. On parlait souvent d’instinct. Peut-être devrait-il l’écouter… l’homme face à lui recommença à parler. Il lui expliqua ce qu’était la S.S.E. Une société puissante, indépendante, agissant pour le « Sauvetage environnemental », même s’il avait du mal à voir de quoi il s’agissait. Surtout s’il devait croire l’homme quand il parlait d’eux comme de soldats. Il se demanda quelles méthodes pouvaient bien être employées pour régler les problèmes… même s’il n’était pas sûr d’avoir envie de connaitre la réponse.

Pourtant… il y avait de la vérité dans ce que disait l’homme, il le ressentait presque. Ce qui ne l’aidait pourtant pas à se détendre. Quelque chose n’allait pas, et il était bien incapable de savoir quoi. Quant à la suite… l’homme, qui ne se présentait toujours pas il le remarquait bien, enchaina en parlant de sa famille. Une famille de cœur qui l’aurait choisi pour remplacer celle de sang, avec laquelle il n’avait plus de lien… cette dernière affirmation lui laissa une impression… étrange. Comme si une part de lui reconnaissait de la véracité dans ces mots sans pour autant complètement y adhérer. Toutes ces incertitudes, cette impression d’être tiraillé dans des directions différentes allaient finir par le rendre dingue. Mais quelque chose retint son attention. Des noms avaient enfin franchi les lèvres de son vis-à-vis.

Grant… Son cœur fit une embardée dans sa poitrine. Il… connaissait ce nom. Il avait une signification spéciale pour lui. Il y avait beaucoup de vérité dans ce nom. Malgré lui, Joey chancela légèrement quand plusieurs émotions puissantes et violentes le traversèrent, manquant lui couper le souffle. De l’affection. De la tristesse. Et une terrible colère. C’était cette dernière puis lui avait presque donné l’impression de recevoir un coup physique. Il n’était pas du genre à ressentir ce genre d’émotions négatives, surtout d’une telle ampleur. Alors pourquoi entendre l’homme en face de lui lui dire qu’il s’appelait Grant provoquait-il cette réaction en lui ? S’ils n’étaient de des connaissances, comme il le lui avait dit, il ne devrait pas ressentir ce genre de chose avec une telle puissance, non ?

Et puis il y eut un autre nom qui détourna son attention de cela, étouffant presque entièrement la colère, lui permettant de reprendre un peu pieds. Joseph Wilson. Son nom. Il le répéta dans son esprit. Joseph Wilson. Ce nom s’installa en lui, comme s’il avait toujours été là. Comme si tout était à sa place. Et Joey se dit que s’il y avait une réelle vérité dans tout ce qui lui avait été dit jusque-là, c’était bien ça. Oui, Joseph Wilson, c’était son nom. Il ressentit une bouffée de bonheur. Une fraction de son identité venait de lui être rendue. Avec ça, il pourrait faciliter ses recherches…

Il fut à nouveau tiré de ses pensées quand Grant – et la colère sembla flamber à nouveau à ce nom- reprit la parole, revenant sur le sujet de sa famille. Sur la raison pour laquelle ils n’étaient plus en contact. Mais dans tout ce qu’il entendait, rien ne provoquait la même sensation qu’il avait ressentie lorsqu’il avait entendu son nom. Oh, il y avait bien quelque chose, au sujet de chemins qui se séparaient. Mais quelque chose le gênait quand il entendait dire que sa famille n’avait pas approuvé ses choix. Quant à la suite…. Il inclina légèrement la tête sur le côté. Sa famille l’avait rejeté en partie parce qu’il était homosexuel ?

Il se crispa légèrement quand une pointe de douleur explosa à nouveau dans sa tête et que la voix de femme qu’il avait déjà entendue raisonna à nouveau.

« Joseph, homme ou femme, cela n’a aucune importance tant que c’est ce que tu veux et que tu es heureux. »


Les mots avaient été clairs, cette fois. Comme issus d'un souvenir enfoui qui revenait. Son regard fixa son vis-à-vis, revenant sur un point. L’homme en face de lui, qu’il n’arrivait pas pour une raison ou une autre à appeler Grant, venait de commettre une erreur. Il n’était pas homosexuel. Depuis son réveil il avait profité de compagnie tant masculine que féminine. Donc bi, sans conteste, mais rien d’aussi drastique que l’homosexualité. Et une famille d’adoption devrait le savoir, non ? Parce qu’il ne pensait pas vraiment qu’une amnésie pouvait à ce point modifié des préférences sexuelles. Et si la voix de femme provenait bien d’un souvenir… Alors l’homme venait de clairement lui mentir. Tout cela n’était qu’un détail, mais couplé avec le malaise qu’il ressentait depuis le début…

« J’ai l’impression qu’il y a des vérités dans ce que vous venez de dire. Et je vous remercie de m’avoir rendu mon nom. »


Là, il était pleinement sincère et un léger sourire étira même ses lèvres. Et il le garda en enchainant.

«Néanmoins, quelque chose me dit que ces vérités ne sont pas la majorité du discours. »

Et il ressentait presque de la certitude en disant cela.

« Si vous me disiez ce que me veut réellement la S.S.E, quoi qu’elle soit, sans tourner autour du pot et essayer de me noyer dans des demi-vérités ? »


Son malaise diminua légèrement. Maintenant qu’il était convaincu que l’homme mentait, ne serait-ce que pour une partie de son discours, il se sentait un peu mieux. Comme si son instinct avait essayé de l’avertir depuis le début. Dans la foulée, son corps se tendit, se préparant à tout. L’homme pourrait très bien décider de cesser d’être cordial, à présent…
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MessagePosté le: Lun 30 Avr - 17:27
A nouveau, Sportsmaster laisse à Joseph Wilson le temps d'encaisser les informations transmises durant son discours préparé à l'avance. A nouveau, il est persuadé que cela ne fonctionnera pas. A nouveau, il craint qu'à chaque instant, la supercherie soit révélée, que le combat s'enclenche... mais non.
Rien.
Rien, de rien. Hormis, toujours, des questions.

Evidemment, Jericho semble avoir des flashs du Passé – l'évocation du nom de Grant a provoqué des réactions chez lui, qui ont été perçues ; mais pas de grand retour de souvenir. Pas de fin d'amnésie. Pas d'avancée.
Pas d'accord, non plus.

Evoquer son nom a fonctionné, aussi, mais toujours rien de positif pour lui ; et, à mesure que les secondes avancent, se transforment en minutes, Lawrence Crock pense que... ça ne se fera pas ; pas comme ça.
Le coup de poker sur Grant et l'homosexualité n'a pas pris, et ne prendra pas au fil du temps de réflexion de Joseph. Le gamin n'est pas stupide, et il sait additionner les maigres informations qu'il a en lui.

Tout ça, ce ne sont que des conneries – et Jericho va le comprendre.
Le plan de Mister Mind va échouer.
Et le sien va, enfin, pouvoir commencer.

Joseph reprend la parole, doucement.
D'abord, pour le remercier pour son nom – avec un grand sourire, qui demeure quand il avoue ne pas croire ses vérités, et en exige d'autres.
Désagréable. Mais prévisible.


 « Je vois. »

Le mercenaire soupire, et secoue la tête.

 « Je... me doutais que ton amnésie était profonde, mais pas à ce point. Je... j'espérais que tu comprendrais. Que tu nous reconnaîtrais. Que tu me reconnaîtrais. »

Lentement, il s'avance – les épaules voûtées, l'air perdu.

 « Ce que te veut la S.S.E., c'est... c'est une évidence, Joey. »

Sportsmaster s'arrête à un mètre de Jericho, et lève les bras, comme impuissant.

 « T'offrir la vie qui aurait dû toujours être la tienne. »

Mais, alors qu'il se tait... alors que ses mots pourraient toucher l'autre... alors qu'il pourrait y avoir une chance de le convaincre... le mercenaire en a assez.
Et récupère, dans son gant, une pointe de fléchette – qu'il envoie, directement, vers la gorge de Jericho ; pour l'endormir.
Et, dans l'hypothèse où cela échouerait, Lawrence bondit sur l'autre, pour le frapper et écraser son poing sur ce parfait visage, qui ne cesse de l'énerver !
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MessagePosté le: Ven 11 Mai - 15:33
Des mensonges entremêlés de vérités. Voilà ce que ressentait Joey vis-à-vis de tout ce que l’autre homme, « Grant », lui avait dit. Il n’était pas en mesure de tout démêler, d’identifier les mensonges, mêmes si certaines vérités étaient ressenties comme indéniables. Et cela laissait donc une question essentielle. Voir même deux. Qui était l’homme face à lui et que lui voulait-il réellement ? Ou plutôt, que lui voulait cette S.S.E ? Parce quelque chose- l’intuition ?- soufflait au jeune homme que celui qui se tenait devant lui n’était qu’un exécutant, plutôt que l’auteur du projet. Oh, Joey ne commettait pas l’erreur stupide de juger les gens sur leur apparence. Ce n’était pas parce que l’homme avait des muscles qu’il n’avait pas de cerveau. Après tout, lui-même était relativement bien bâti et ne s’estimait pas trop stupide, simplement amnésique. Néanmoins, il avait comme le sentiment que son vis-à-vis n’était pas un adepte des plans tordus et manipulateurs. Plus du genre… direct.

Avait-il tort ? Quelque chose lui disait qu’il allait bientôt le savoir. Parce qu’à présent qu’il avait clairement fait comprendre qu’il était amnésique mais pas stupide, et qu’il n’allait pas se laisser berner si facilement, eh bien l’autre allait devoir réagir. Abandonner, ou bien insister. Et il n’était pas assez naïf pour croire à la première solution. Quelqu’un qui le suivait ainsi, allait aussi loin pour essayer de l’embobiner, n’allait certainement pas accepter aussi facilement un refus. Alors il l’observa s’approcher, tout en continuant à jouer le jeu auquel il s’adonnait depuis son arrivée. Il l’observa approcher, tandis que son corps se tendait, prêt à réagir. Et pourtant, son cœur battait toujours aussi calmement.

Deux mètres. Un mètre… Puis son vis-à-vis s’immobilisa. Parla encore… Semblant encore désolé de la direction prise par la conversation… Et puis soudain, un mouvement, vif. Quelque chose filant à toute vitesse vers lui… le corps de Joey bougea avant même que son esprit ne comprenne ce qu’il se passait exactement. Un peu comme si un instinct profondément ancré en lui avait pris le relais. Son corps prit appui sur la jambe droite et se décala, un instant avant que le projectile qu’il n’identifia pas, se frôle sa gorge. Il ne s’attarda pas sur ce fait. Car il aperçut un nouveau mouvement de son vis à vis qu’il n’avait jamais vraiment lâché du regard. Abandonné la manière douce, cette fois, c’étaient les poings qui parlaient. Son adversaire venait à lui, profitant du fait qu’il était en position de déséquilibre suite à son esquive précédente. Et le poing fermé arrivait à grande vitesse droit sur son visage.

Ses muscles se tendirent, prêts à réagir, tandis que la voix de femme résonnait encore dans son esprit.

« Laisse l’adversaire te sous-estimer. Laisse-le penser que tu n’es qu’une bouille d’ange, maladroite s’il le faut. Etudie-le, pousse le à la faute. Et là, mets-le à terre. »


Les mots étaient clairs, comme s’ils venaient d’être prononcés à côté de son oreille. Il ne savait pas si son adversaire pouvait le sous-estimer. S’il avait vraiment été un soldat et son adversaire connaissait ça de lui, se laisserait il berner ? Pourtant, son amnésie pourrait peut-être jouer. Alor sil lutta contre le réflexe qu’il avait senti tendre son corps. Il l’amoindrie et n’esquiva pas complètement le poing. Il sentit la douleur irradier dans sa joue gauche et fut contraint de reculer, se réceptionnant maladroitement sur sa jambe gauche. Il n’avait pas pris le plein impact du coup, juste ce qu’il fallait que cela porte sans être radical. Cela pouvait aisément passé pour un coup de chance, une tentative d’esquive malhabile. Et le fait qu’il ait été capable d’un tel acte, d’une telle maitrise dans la gestion du coup, était assez… inquiétant. Et impressionnant, pour lui. La maitrise quasi parfaite du tai chi était une chose, mais ça… Oui, il savait se battre, il ne pouvait pas le nier. Si son esprit était perdu, son corps lui maitrisait la situation.

Leva une main pour essuyait le sang qui coulait de sa lèvre fendue, il s’écarta de quelques pas de son adversaire, ne le quittant pas des yeux. Bien sûr, le répit ne dura pas plus que quelques secondes. L’autre attaquait à nouveau Joey ne prit pas la peine d’essayer de « discuter ». Son adversaire en avait visiblement fini avec la parlotte. Alors le jeune homme adopta une garde maladroite, comme quelqu’un essayant d’imiter des boxeurs vu à la télé. Il n’attaqua pas, à aucun moment. Mais il se permit une nouvelle esquive à moitié manqué et son corps encaissa un coup qu’il avait su instinctivement pouvoir prendre sans trop de dégâts. Quelque chose se réveillait en lui, semblait se raviver au cœur du combat. Lui donnant l’énergie de continuer, permettant à son corps de se mouvoir presque tout seul tandis qu’il observait, étudiait. Attendait l’erreur.

« Comprends ton adversaire. »

Un bon conseil oui. A un moment, il repéra une brèche, toute petite et s’y engouffra, faisant mine d’être déséquilibré par son esquive maladroite précédente. Sa jambe partit, cueillant son adversaire au niveau de l’articulation de son genou droit, le poussant à plier. Si cela fonctionnait, son corps était déjà tendu prêt à porter le coup suivant, à viser les points de pression qu’il savait où trouver. Il pourrait presque se faire peur, malgré son rythme cardiaque qui commençait à peine à s’accélérer…
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MessagePosté le: Sam 12 Mai - 12:28
La manière douce n'a pas fonctionné.
Place à la manière dure.
Mais, étonnamment, celle-ci n'est pas aussi efficace que prévue.


 « Hem. »

Sportsmaster grogne, après avoir réussi à toucher Joseph Wilson au visage. La fléchette a échoué, il s'est lancé, a bondi, a frappé sa cible... mais ça ne cadre pas.
L'instant du mercenaire est grand, et important ; il l'a sauvé à de multiples reprises, et il comprend, ici, que ce sera peut-être encore le cas.

Il enchaîne les coups, néanmoins.
Lawrence se positionne comme un boxeur, et multiplie les attaques – crochets, uppercuts, directs ; encore, et encore. L'ennemi encaisse, et pare... avec brio.
Trop, même, pour quelqu'un dans sa situation ; trop pour un type lambda. Trop, aussi, pour un amnésique qui redécouvre ses souvenirs.

Il y a quelque chose, oui. Il y a Jericho.
Qui redevient lui-même.
Qui, alors que Crock recule d'un pas pour tenter de changer de tactique, décide d'embrayer – et réussit.


 « Ha. »

Le coup de son adversaire porte... et le fait souffrir, et l'affaiblit ; et offre une possibilité à Joseph d'enchaîner, encore, et de frapper avec une violence inouïe sa cible.
Mais non.
Même s'il est fort, même si son instinct est bon, même si Jericho est ici clairement un guerrier dont il doit prendre la bonne mesure... son adversaire n'est, lui non plus, pas n'importe qui.


 « Je suis Sportsmaster. »

Son bras se lève et file comme une flèche – pour stopper le poing de Jericho ; et enchaîner, lui-même, par un terrible direct dans le nez de Joseph.

 « Et je dois te ramener. »

Son articulation le fait souffrir, il grimace sous le masque ; mais il continue.
Gardant le poing de Joseph dans sa main, serrant autant que possible, il utilise son bras libre pour plusieurs coups dans le corps de Wilson, à des endroits précis et douloureux.


 « De gré. »

Le mercenaire effectue enfin un balayage avec ses jambes, pour faire chuter Jericho.

 « Ou de force. »

Sportsmaster récupère ensuite un fleuret – pour le planter dans l'épaule de Joseph.
Pour en finir, enfin !
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MessagePosté le: Dim 20 Mai - 19:09
Qu’il était étrange de sentir son corps réagir seul. Un peu comme i quelque chose avait pris possession de lui et guidait ses gestes. Pourtant… Pourtant non, il n’avait pas l’impression qu’il y avait quelqu’un d’autre dans sa tête, bien qu’il soit incapable de dire pourquoi il en était aussi sûr. Non, la seule chose qui contrôlait son corps, tandis que l’autre homme l’attaquait, c’était son instinct. Inconsciemment, il savait comment réagir à ce genre de situation. Il avait entendu parler de la mémoire du corps, bien plus puissante que celle du cerveau. Il avait commencé à y croire avec le tai chi et le piano. Mais là, c’était d’un autre niveau. Il esquivait, n’encaissait que le strict nécessaire, tout en étudiant les mouvements de son adversaire… Un débutant ne pourrait pas faire ça. Un civil à la vie rangée ne pourrait pas faire ça. Alors la question revint, plus forte que jamais. Qui était-il ?

Qui était-il pour ainsi être capable de tenir face à un homme qui était en toute vraisemblance un combattant chevronné ? Et le tout sans que son rythme cardiaque n’augmente réellement, sauf quand une légère fatigue commença à se faire sentir ? Il avait entendu dire que les soldats habitué à la violence étaient capable de resté détaché face à celle-ci au bout d’un moment. Etait-ce son cas ? Il en avait assez d’avoir toujours de nouvelles questions et si peu de réponse… mais malgré ses interrogations, son instinct repéra une faille dans la garde de son adversaire et il s’y engouffra, frappa.

Malgré tout… il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas se battre. Et la légère hésitation ne fut pas sans conséquence. L’homme bloqua son coup, avant de finalement lui donner un nom. Ou plutôt un nom de code. Sportmaster. Cela ne réveillait rien en lui, aucun souvenir. Mais il n’eut de toute manière pas réellement l’occasion de se creuser d’avantage les méninges dans l’espoir de retrouver une parcelle de son passé. Car son adversaire sembla passer à un cran au-dessus dans la violence. Cette fois, le coup partit et Joey ne put pas réellement l’esquiver. La douleur éclata tandis que son nez craquait et que le sang commençait à couler. Il grimaça légèrement, l’esprit un peu embrumé, tandis que la prise sur son poing se resserrait douloureusement. Et les coups continuèrent à pleuvoir. Il parvint à en amortir certain, mais pas tous. Et avant que son corps ne puisse réagit et esquisser la parade qui finit par lui revenir, il sentit ses pieds être balayer sous lui et il s’effondra au sol, se cognant légèrement la tête au passage.

Légèrement sonné, sa bouche s’ouvrit sur un cri silencieux lorsque la douleur irradia depuis son épaule. Sportmaster venait de lui planter une lame dans le corps. Cette fois, son rythme cardiaque s’emballa. Une autre douleur vint faire écho à celle de son épaule, l’empêchant d’entendre les paroles de son adversaire. Il avait l’impression qu’on lui fendait le crâne en deux.

« Debout ! Dans un vrai combat, tu n’as le droit de rester à terre. Tu te relèves, ou tu meurs. »

La voix féminine claqua à nouveau. Et soudain, le monde sembla se colorer en vert. Joey ne pouvait le voir mais ses yeux commencèrent à briller d’un vert intense.

« Debout, Joseph ! »

Comme en réponse à l’ordre qui résonna en lui la douleur dans sa tête augmenta, tandis qu’une onde de choc psychique s’en échappa. Rien de meurtrier, relativement faible encore, mais suffisamment puissant pour atteindre l’esprit de Sportmaster, le déstabilisant et lui filant la pire migraine qu’il ait jamais connu, l’obligeant en même temps à relâcher sa prise et reculer. Dans le même mouvement, contractant les abdos malgré la douleur, Joey se redressa d’un bond, retirant le fleuret de son épaule et le lançant eu loin. Il ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer et n’était pas très stable sur ses pieds, mais…

« Ignore la douleur. Elle ne devra te préoccuper qu’une fois le combat fini. Si tu es debout, alors tu te bats, jusqu’au bout ! »

Il prit une grande inspiration, mit la douleur de côté avec une facilité effrayante et se mit en mouvement. Tout cela n’avait pris que quelques secondes. Sportmaster venait à peine de retrouver sa stabilité après l’onde de choc que Joey était revenu sur lui. Il n’aimait pas se battre, il le ressentait, mais il y avait des situations où c’était indispensables. L’homme en face de lui était dangereux. Il n’avait pas le droit de perdre. Cette fois, ce fut lui qui mena l’offensive. Il ne chercha pas réellement à réfléchir. Son corps savait, alors il allait le laisser s’exprimer. Son style de combat n’avait rien à voir avec celui de Sportmaster. Son adversaire avait le style d’un boxeur. Le style de Joey était plus fluide. Il était une vague, une anguille, tout en souplesse et vitesse. Il frappait main ouverte plutôt que poing fermé, visait les points de pression qu’il savait instinctivement où trouver.

Il prit encore quelques coups, en esquiva d’autres. Cette fois, il ne retenait rien. Il n’était pas assez remis pour se permettre de se retenir. Leur combat les avait déplacés, ils s’étaient rapprochés de la zone plus fréquentées. Quelqu’un pourrait les surprendre à tout moment, se retrouver mêler à ça. Mais pour le moment, Joey n’y pensa pas, trop concentré sur son adversaire. Sa respiration était plus courte, la faute à son nez probablement cassé et au sang qui s’en était écoulé. Mais il pouvait céder. Il ne pensait pas que le sort qui l’attendait s’il perdait soit très avantageux…
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MessagePosté le: Dim 20 Mai - 21:33
Les enchaînements ont payé.
Si Joseph Wilson a pu, jusque-là, éviter les pièges de l'affrontement verbal, puis s'en sortir lors des premiers coups échangés, l'augmentation brutale du niveau du combat par Sportsmaster a surpris le jeune homme... qui n'a pas pu suivre.

Les coups ont plu – au corps, au visage, où le nez se brise ; aux jambes, fauchées par l'attaque de son adversaire ; et, enfin, à l'épaule, où le fleuret s'enfonce dans la chair, non sans provoquer une grimace de plaisir chez le mercenaire.
Bien fait, pense-t-il ; bien fait.

Mais, alors que la victoire est proche... alors qu'il ne suffit que d'un coup pour en finir – rien ne vient.
Rien, hormis un abominable... maux de tête.


 « Ha. »

Lawrence Crock grogne.
Il voit – il voit ce qu'il se passe. Il voit les yeux verts de l'autre, il sait ce que ça veut dire ; il voit, il sait, mais il sent surtout, car le phénomène dans son crâne s'accentue, et la douleur devient intense. De plus en plus.
De pire en pire.


 « Ha... ha... bordel... ha... »

Il s'acharne. Malgré la douleur, malgré le trouble, malgré l'envie de vomir et de s'arracher les yeux, il s'acharne – il garde sa main sur le manche de son arme.
Il s'acharne, oui ; il ne veut pas abandonner.
Mais il ne peut plus tenir.


 « ACK ! »

La souffrance est trop forte ; il cède.
Sportsmaster lâche l'arme, recule... et tombe. A genoux, au moins ; les mains sur le crâne, rongé par une migraine abominable.

A proximité, Jericho se redresse, arrache le fleuret et se remet ; salaud, pense Lawrence entre deux crises. Salaud de fils de chienne.
Heureusement, cela ne dure pas.
Car, si Joseph s'est relevé et libéré, la douleur disparaît – et Crock est libre, oui ; enfin. Libre de se remettre, et de reprendre le combat.


 « J'vais te briser, gamin. Briser chacun des os de tes petites mains douces, et exploser chaque vaisseau sanguin de ta gueule d'ange. »

Il est énervé, et ça se sent ; pas uniquement dans ses mots.
L'affrontement reprend, donc, et Jericho entend prendre la main. Plus souple, plus fluide, plus agile que le mercenaire, l'ancien membre des Titans gère bien mieux que précédemment – et pourrait tenir longtemps, clairement.
Les coups sont échangés, les frappes sont dures mais le combat s'équilibre ; et se déplace, oui, vers une zone plus fournie... plus peuplée.

Sous peu, les badauds vont les voir – sous peu, de l'aide va venir.
Et ce n'est pas possible... alors il faut agir.


 « Ca suffit. »

Sportsmaster encaisse un sale coup de Joseph... puis recule, volontairement, en repoussant son ennemi.
Puis s'empare d'un élément dans son dos, le sort...

... et joue, alors, avec son poids olympique, prêt à partir ; mais il ne va pas laisser sa cible réagir, et s'enfuir.

Sans attendre, Lawrence envoie le projectile vers... le bras de Joseph ; il parvient à s'en emparer, tire en arrière pour le ramener vers lui.
Tenant fortement le filin, l'entourant autour de son avant-bras, il rapproche ainsi Jericho – et s'organise pour qu'il ne puisse pas fuir ; pour qu'il soit proche, obligatoirement.
Pour qu'il puisse, violemment, brutalement, mécaniquement, abattre son poing libre sur le visage de sa cible... et honorer, ainsi, l'abominable promesse de souffrance qu'il vient de formuler !
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MessagePosté le: Mer 6 Juin - 22:21
Il était assez effrayant de se trouver aussi… calme, dans une situation aussi difficile et dangereuse. Oh, l’affrontement était devenu réellement violent et la respiration de Joey n’était plus aussi limpide qu’au début. Pourtant, si son cœur battait plus vite, c’était d’avantage sous l’effort que poussé par une quelconque peur. Voir une excitation de combattre. Non, rien de cela. Joey se battait parce qu’il le fallait, parce qu’il n’avait pas le choix. Point. Les remous dans son âme et son esprits étaient causés par les bribes de… souvenirs, qui remontaient. Donc oui, tout cela pouvait être assez effrayant en somme. Une fois de plus, qui pouvait-il bien avoir été pour prendre els choses ainsi ?

Mais il n’avait pas vraiment l’occasion de s’épancher là-dessus pour le moment. Il avait fait quelque chose à Sportmaster qui l’avait un temporairement affaibli, mais ce moment était passé et son adversaire continuait l’assaut avec encore plus d’énergie. Joey était encore surpris d’arriver à relativement tenir le rythme. Mais il remarqua bien vite qu’ils s’étaient rapprochés des zones plus peuplées. Cela devenait dangereux. Pas vraiment pour lui, mais pour les passants innocents qui pourraient se retrouver au milieu de l’affrontement. Peut-être aussi que cela attirerait l’attention et qu’un héros viendrait mettre un terme à tout ça. Pourquoi pas.

Quoi qu’il en soit, Sportmaster sembla décider qu’ils avaient assez « joué ». Il encaissa un coup, volontairement Joey le réalisa mais trop tard, avant de lancer sa contre-attaque. Cette fois, Joey n’eut pas le temps d’esquiver et quelque chose – un poids retenu par une… corde, ou un truc du genre- s’enroula douloureusement autour de l’un de ses bras. Il fut ensuite tiré vers l’avant, droit vers le poing tendu de Sportmaster. Si le coup portait, cela allait faire mal. Très mal, même. Son bras libre était celui de son côté blessé. Il ne pourrait arrêter suffisamment le poing ennemi pour s’en sortir. Et tandis qu’il plongeait son regard dans celui de Sportmaster, ce fut une agonie douloureuse qu’il aperçu dans le regard furieux. A nouveau, cela sembla réveiller quelque chose en lui. Il eut à nouveau l’impression qu’une explosion avait lieu dans sa tête. Ses yeux brillèrent d’un vert encore plus soutenus, toujours plongés dans ceux de Sportmaster qui se rapprochaient, de plus en plus et puis…

Et puis il y eut cette sensation étrange, à la frontière du pénible et pourtant si familière… Il se sentit partir vers l’avant, aspiré… Il eut l’improbable impression de se désagréger, de sombrer… Il ferma les yeux…. Et puis il n’y eut plus rien. Pas de coup, plus vraiment de douleur…. Mais il y avait quelque chose… d’étrange. Il rouvrit les yeux… sur du vide. Avec une vision très différente de celle qu’il avait avant. Sportmaster avait disparu et la rue autour de lui semblait différente. Son corps lui-même semblait différent. Un bruit lui fit baisser les yeux. Le poids enroulé jusque-là autour de son bras était au sol, ne retenant plus rien. Et l’autre extrémité de la « corde se trouvait… à son bras, là où elle n’aurait pas dû être. Il réalisa alors que sa tenue était différente. Cela ressemblait à… Il leva une main légèrement tremblante jusqu’à son visage et rencontra… un masque. Celui de Sportmaster. Il était… dans le corps de son ennemi. Et tandis que cette pensée se développait, il sentit quelque chose à la lisière de son esprit. Quelque chose de sombre, de violent. Joey secoua sa… tête d’emprunt, déboussolé et chancela. Juste quand il pensait que la situation ne pouvait pas être plus étrange. Qu’il sache se battre, d’accord, mais ça… Il était un… super-humain. C’était la seule solution possible. Il avait le pouvoir de posséder des corps… D’accord… Pourquoi pas…

Il serra les dents et chancela encore, tandis qu’une terrible migraine le torturait. Il ne pouvait pas encore le comprendre, mais sa maitrise de ses pouvoirs était trop imparfaite à ce moment-là, et ce qu’il ressentait était l’esprit de Sportmaster qui se débattait contre la possession. Joey n’avait plus les connaissances et l’expérience pour procéder à une possession complète et sans « heurt ». Alors les deux esprits se confrontaient, faisant quelques dégâts au passage. Pris par la lutte interne, il ne réalisa pas qu’il s’était déplacé en titubant et qu’il avait commencé à traverser la route. Il y eut un coup de klaxon, le bruit strident de freins violemment écrasés et puis soudain, un choc, violent. Le corps de Sportmaster fut percuté par une petite camionnette de livraison, qui avait suffisamment freiné pour éviter la collision mortelle, mais assez pour propulser le corps de sa « victime » plusieurs mètres en arrière. Le choc et la douleur atteignirent également Joey qui se retrouva soudain expulsé de son corps d’emprunt. Son corps se dématérialisa et s’écrasa au sol, un peu plus loin sur la chaussée, mais par un étrange hasard assez loin de Sportmaster.

La douleur de ses blessures se réveilla et combiné au choc avec la camionnette ainsi que l’utilisation brutale de ses pouvoirs… le monde s’éteignit autour de Joey et celui-ci sombra dans l’inconscience. Il ne vit pas le conducteur affolé descendre de son véhicule tout en appelant les secours. Il n’entendit pas les cris des quelques passants. Quant à Sportmaster…
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 10:31
… Sportsmaster se réveille bien plus tard.
Bien plus loin de cette ruelle sombre et anonyme. Et bien en mauvais état, aussi.

Ses blessures sont lourdes et importantes ; il est sonné et atteint, alors qu’il se réveille dans un lit d’hôpital discret… mais s’il a du mal à réunir ses pensées, cela ne vient pas que du choc direct avec une camionnette de livraison, dont le conducteur n’a pas su ou voulu regarder suffisamment la route avant l’impact.
Cela vient, aussi, du combat avec Jericho – et de l’utilisation, par ce dernier, de ses pouvoirs.

Avant sa prise de contact, Lawrence a été informé des capacités de sa cible, et de la potentielle utilisation de ses derniers ; mais il a pensé éviter cela, pariant sur le fait que Joseph Wilson n’avait plus le souvenir de réaliser cela.
Pari perdu ; et le prix à payer est important.

Alors qu’il avait repris la main dans l’affrontement, le mercenaire a en effet été violemment pris à partie par le contrôle de son corps par son ennemi.
Soudain devenu spectateur dans son propre organisme, perdu, terrorisé même par cette sensation abominable, il a littéralement hurlé à la mort ; il s’est presque effondré en lui-même face à cela, mais a alors vu la lumière… mais non pas celle de la sortie, de la libération.
Juste celle de la camionnette, hélas.

Le choc a été terrible, donc ; il en a été plongé dans l’inconscience, et les agents de la Secret Society of Evil sont venus une dizaine de minutes après.
Assez vite pour le récupérer et le sauver. Trop tard pour récupérer Jericho, qui a disparu.

Ramené dans leur pays, leur base, Crock est soigné par les meilleurs médecins, et a eu une visite de Vandal Savage, qui a exprimé calmement sa déception ; une chance, vu le caractère et l’extrémisme de l’immortel.
Il survit, donc. Et il ne sera pas châtié, malgré son échec.
Mais il n’oublie pas.

Il n’est pas encore en état, mais Sportsmaster le sait : il va se venger.
Qu’importe quand. Qu’importe où.
Il va se venger.
Il va retrouver Joseph Wilson, il va le traquer, le repérer, le retrouver, le torturer, le faire souffrir, puis le tuer. Même si la S.S.E. en a besoin, il le tuera ; c’est devenu une affaire personnelle.

Jericho a signé son arrêt de mort… mais pas en tuant presque Lawrence ; en le contrôlant. En lui prenant son corps, lui qui a tourné entièrement sa vie vers la réussite sportive et individuelle, la sculpture parfaite de son organisme.
Il n’accepte pas cette attaque ; il va se venger.
Qu’importe le prix pour cela.

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It was such a good day [ Sportmaster]

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