La Chute de la Maison des Hiboux [Privé]

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MessagePosté le: Sam 12 Mai 2018 - 18:15
 « Mort à l'intrus ! »

 « Mort à l'incroyant ! »

Deux Ergots, les tueurs à la solde de la Cour des Hiboux qui hantent les cauchemars des Gothamites depuis des décennies, hurlent leurs phrases-clichées – et bondissent vers leur adversaire, celui qu'ils viennent de trouver dans l'une des salles aux trophées de leur demeure.
Ils ne le supportent pas ; ils ne l'acceptent pas.
Et ils vont s'acharner pour se débarrasser, enfin, de ce gêneur.


 « Hem. »

Les deux Ergots courent, encore, et tentent de réussir... en vain.
Ils affrontent bien trop gros pour eux.
Ils affrontent le Batman.



Le combat est court, mais intense. Les coups portés sont terribles – mais moins que ceux que les Ergots auraient voulu déclencher, s'ils en avaient l'occasion ; mais jamais ils ne le peuvent. Le Chevalier Noir y veille, et parvient à s'en débarrasser au bout de quelques instants.
Il sait, néanmoins, que cela ne durera pas... que le pire est à venir.

Alors que les deux Ergots tentent de se remettre, de se relever, il bondit vers eux et écrase ses poings sur leurs crânes ; l'inconscience les gagne, à nouveau... avec, sûrement, l'espoir de ne plus jamais se réveiller de cette non-vie qui est la leur.
En vain, évidemment. La Cour des Hiboux ne les laissera jamais en paix.
Sauf s'il réussit son plan.

Doucement, Bruce se redresse, puis s'avance vers les œuvres exposées. Il lève sa paume, et lance le scan ; les informations sont récoltées par son équipement, et seront traitées plus tard par le Batordinateur.
Il en aura besoin, pour finaliser son plan ; mais cela viendra après.
Après cette soirée. Après la destruction du repaire principal de la Cour des Hiboux.

Cette dernière est une légende urbaine qui rôde dans la région de Gotham City depuis des décennies, et qui a inspiré des comptines et des phantasmes nombreux ; Bruce, hélas, a découvert que la Cour était bien plus réelle qu'il le pensait.
Il s'est opposé à eux quelques années plus tôt, et a failli tout perdre quand il fut enfermé dans leur Labyrinthe, puis quand tous les Ergots furent relâchés pour l'anéantir, lui et ses élèves ; mais ils furent stoppés... même si la Cour ne fut pas détruite.
Un manque. Une erreur, qu'il entend corriger – notamment après les récentes menaces qui pèsent sur le monde, l'Univers, et les indices que Bruce a découverts... et qui l'ont mené jusqu'ici.


 « Je sais que vous me voyez, que vous me suivez. »

Le scan est terminé, et Bruce se retourne... pour découvrir une douzaine d'Ergots, prêts à fondre sur lui.

 « Je sais que vous pensez me connaître – et pouvoir me briser, cette fois-ci. »

Les Ergots foncent sur lui... et s'il se débat, s'il échange des coups, il est rapidement submergé.
Puis propulsé contre un mur – qui cède.

Bruce tombe, alors.
Les Ergots s'attachent aux murs, s'aident les uns les autres – et le laissent chuter, en s'emparant de sa ceinture.
Il s'écrase, donc. Souffre. Se redresse. Se remet. Serre les dents. Découvre son environnement... et les entend.


 « Nous te voyons. Nous te suivons. Et nous savons que nous te briserons. »

Bruce prend une grande inspiration, et pose son regard au-dessus de lui, sur l'écran qui affiche ceux qui veulent s'en prendre à lui...
... ceux qui l'ont, une nouvelle fois, enfermé dans leur Labyrinthe ; la Cour des Hiboux, encore et toujours.

 « Un petit séjour dans notre Labyrinthe te rappellera ta place... seul, désarmé, perdu et faible.
Merci, Bruce. Merci de nous permettre de corriger notre erreur, de t'avoir laissé vivre. »


Un ricanement sec et cruel se fait, alors, entendre.
Mais il ne vient pas de la Cour – il vient du Chevalier Noir lui-même.


 « Une erreur va être corrigée ce soir, oui ; mais pas la vôtre. »

BOOM. BOOM. BOOOOOM. BOOM.
Des chocs. Des impacts. Des explosions.
Beaucoup. Encore, et encore.


 « Mais... qu'est-ce que... »

 « Ho. »

Bruce récupère un élément dans sa cape – une ceinture ; de rechange.
Un sourire cruel apparaît sur ses lèvres.


 « Vous pensiez que j'étais venu seul ? »

Jadis, il a fait la bêtise de pister et confronter seul la Cour des Hiboux ; il a failli en changer.
Mais il a changé, depuis.
Il s'est ouvert. Il s'est apaisé. Il a accepté son rôle, à Gotham City, dans la Justice League, et dans la Batfamily ; mais pas uniquement.
Il a accepté ses relations, ses sentiments... ses proches ; tous ses proches.
Surtout ceux qui débordent d'envie de l'aider, dans ce type de situation...
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MessagePosté le: Lun 14 Mai 2018 - 21:27
La Chute de la Maison des HibouxBatman


Elle entendait les bruits du combat, les grognements, les poumons qui se vidaient de leur air et les jointures qui craquaient. Si elle fermait les yeux, Diana pouvait même deviner les couleurs – des couleurs de la nuit. Noir sur noir, une once de blanc, de l’or – métal froid et dur – et du rouge. Beaucoup de rouge.

Elle préférait garder les yeux ouverts.

Son bouclier en main, elle attendait le signal. Bruce avait prévu l’attaque. Il avait aussi prédit sa victoire, puis sa défaite au deuxième round, et c’était cette partie du plan que Diana était désormais en train de suivre à distance. Elle avait voulu venir avec lui, mais la Cour des Hiboux était son terrain, et son épée de Damoclès, alors il avait choisi le plan de bataille, et, au fond d’elle, Diana savait qu’il était le plus apte à monter un plan efficace contre cet ennemi. A une époque, elle n’aurait jamais même pensé à refuser ce qu’il lui proposait – un champ de bataille était un champ de bataille et il était le général désigné pour celui-ci – mais bien des choses avaient changé. Diana avait fait des erreurs. Nombre d’erreur. Mais jamais, jamais elle avait refusé sa confiance à Bruce. Alors elle endurait les bruits, la violence pure qui coulait dans son oreille via l’oreillette que Bruce lui avait donné, et elle attendait, patiemment, plutôt que de se précipiter dans une autre erreur. Ca ne voulait pas dire qu’elle appréciait, ceci dit.

Puis elle entendit le mot. Un mot anodin, banal, une entrée des plus utilisées dans le dictionnaire – mais rien chez Bruce n’était anodin. Il se drapait dans des idéaux géométriques, dans des plans montés comme des équations mathématiques parce que rigueur et régularité lui promettaient contrôle – un contrôle qu’il se refusait de perdre, un contrôle qui lui permettait de rester en vie mais qui, d’une certaine façon, le brisait aussi.

Briser.

Diana bondit en avant. Toujours attentive à ce qu’il se passait dans son oreille, elle s’avança vers la propriété maudite, le regard fermé. Ils feraient tomber les murs de ce culte tordu ce soir, et justice viendrait, enfin, clouer au sol les Hiboux de Gotham. Ils s’en assureraient.

Elle ne chercha pas la porte d’entrée, pas plus qu’elle ne chercha à jouer la carte de la discrétion. Ses doigts fermés autour de la poignée de son bouclier, elle prit de la vitesse puis position ce dernier devant elle en guise de préparation au choc prochain. Les brisques éclatèrent sous la force de l’impact et la maison se retrouva affaiblie, à la fois littéralement et métaphoriquement. Les murs ne seraient jamais assez épais pour l’empêcher d’avancer, et leurs défenses – leurs ergots ne seraient jamais à la hauteur. Ils avaient commis une cruelle erreur ce soir-là, et Diana ne pouvait qu’espérer qu’ils s’en soient rendus compte alors qu’elle progressait, repoussant soldats et barrière architecturale devant elle.

Elle dévia une énième grenade de son chemin avec son bouclier, le petit bruit métallique de cette dernière contre son bouclier presque immédiatement suivi de l’explosion attendue puis d’un éboulement de pierre. Prête à continuer son chemin, Diana se figea malgré tout devant l’ouverture ainsi créée par la grenade.

Et devant le labyrinthe qui s’étendait derrière cette dernière.

Elle esquissa un sourire déterminé puis dégaina finalement son épée dans un long sifflement métallique avant de passer à travers l’ouverture.

Elle entrait dans le jeu de la Cour, mais elle n’avait aucunement l’intention de suivre leurs règles. Les Hiboux s’étaient trompés en pensant qu’ils étaient les maîtres du jeu ce soir-là. Non. Elle et Bruce menaient la partie et ils avaient plusieurs tours d’avance.

Elle enfonça un premier mur. Puis un deuxième. Et ainsi de suite. Elle savait où était Bruce. Longuement, il lui avait expliqué tout ce qu’il savait de la Cour, et elle avait écouté avec attention, oubliant les heures qui s’écoulaient, les repas qu’ils manquaient et le reste du monde. Mais si son esprit s’était parfois égaré dans des territoires qu’elle s’était promis d’oublier, elle avait malgré tout beaucoup appris. Et dans toutes les connaissances amassées par Bruce, il y avait le sens de théâtralité de ceux qui se disaient marionnettistes dans l’ombre. Bruce était sous cet immense écran. Parce qu’ils étaient friands de symboles et de pouvoir et qu’ils ne pourraient résister à la tentation d’asseoir sur la Chauve-Souris de Gotham une supériorité toute aussi symbolique que leurs stupides masques.

Stupides.

Diana freina brusquement après un énième mur quand son regard se posa sur la silhouette dont elle connaissait le tracé par cœur, à l’autre bout du couloir dans lequel elle venait de débouler. Elle ne chercha pas à retenir le sourire victorieux qui étira ses lèvres alors qu’elle s’avançait vers Bruce à grandes enjambées.

Elle rengaina son épée en levant les yeux vers l’écran.

« Vous allez regretter de ne pas avoir de vraies ailes ce soir, » lança-t-elle, d’un ton chargé d’électricité et de tension.

Elle banda ses muscles et lança son bouclier de toutes ses forces. Il trancha, sans même ralentir, le bras métallique qui tenait l’écran au-dessus de leurs têtes.

Diana s’arrêta finalement en face de Bruce, à quelques centimètres de ce dernier, son regard plongé dans celui, distant, de son masque. Elle leva le bras pour récupérer son bouclier alors que l’écran tombait à plusieurs mètres derrière Bruce.

Son sourire s’évanouit un instant tandis qu’elle détournait enfin la tête pour examiner Bruce du regard.

« Tu es blessé ? »





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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2018 - 13:57
S’ils ne parviennent pas à anéantir la Cour des Hiboux ce soir, si la mission ne réussit pas complètement, Bruce ne pourra pas, malgré son pessimisme habituel, considérer que cela fut une défaite, ou même un échec ; en toute honnêteté, il ne le pourra pas – pas après avoir découvert les réactions des responsables de la Cour, sur l’écran, quand les bruits ont commencé à se faire entendre… et quand elle est apparue.

« Ha. »

Un sourire mauvais glisse sur ses lèvres.
Lentement, il installe sa nouvelle ceinture, et entend avec plaisir les explosifs prévus dans la précédente exploser ; bien, ça plaira aux Ergots qui l’avaient.
Mais, très vite, son attention se fixe ailleurs… sur elle, bien sûr. Dès qu’elle n’apparait, il n’y a plus qu’elle.

Wonder Woman.
Amazone. Guerrière. Ambassadrice. Héroïne.
Amie.
Et même plus.

Alors qu’elle défonce, littéralement, les murs pour le rejoindre – alors qu’elle anéantit tout sur son passage, renversant presque une ville entière afin de l’atteindre – il ne peut que s’incliner devant sa puissance, sa grâce… mais aussi son charme.
Elle est belle.
Au-delà de ses forces, de ses pouvoirs, de ses réussites… elle est belle ; charmante, surtout. Douce. Tendre. Rieuse et provocante.
Mais, essentiellement, gentille et tournée vers les autres.

Si elle anéantit le bras qui permettait à l’écran de tenir, si elle coupe la communication des responsables, Bruce n’a qu’à se décaler pour éviter d’être écrasé ; puis, esquisser un petit sourire vers elle, alors que la jeune femme approche – et s’inquiète pour lui.
Touchant.
Gênant, si ça venait d’une autre… mais pas d’elle ; touchant, juste. Toujours.


« Tu devrais voir les autres types, plutôt. »

La réplique est simple, connue – mais elle ne prendra pas ; pas avec elle.
Son masque est légèrement endommagé par les coups portés par les Ergots, sa lèvre inférieure est gonflée, son costume est griffé sur le torse, et son épaule gauche tire un peu… mais ça va. Ça va vraiment.


« Je suis prêt. »

Même s’il sait qu’elle ne le croira pas, il ne peut rien répliquer d’autre – et, heureusement, leurs adversaires se chargent de créer un nouveau sujet pour eux.

« Vous avez envahi la Maison des Hiboux, pénétrer dans notre antre. Nul ne peut survivre à une telle infamie. »

Une forme s’avance, devant eux, au sein des murs encore debout du Labyrinthe ; il en reste peu.
Par instinct, Bruce vient se placer devant Diana… inutile, mais touchant.


« Quand leur territoire est envahi, les Hiboux ne laissent pas leurs sbires agir… ils se battent, eux ! Ils se lancent ! Ils prouvent leur supériorité !
Alors, Hiboux, prouvez-la ! »


Un Ergot, en tenue entièrement sombre, apparaît et se fige à une dizaine de mètres d’eux ; derrière lui, d’autres silhouettes étranges se laissent découvrir, mystérieuses et bizarres.

« Tuez-les ! Repoussez-les ! Anéantissez-les ! »

Les silhouettes se laissent finalement voir, et foncent vers le duo de Héros…

« Venez prendre leurs os pour vous-mêmes ! »
… qui découvrent, alors, qu’une vingtaine d’hommes et femmes en costume, aux masques de Hiboux, mais aux membres déformés en griffes – qui foncent vers eux !

« Hem. Je vois. »

Bruce lève les poings, et se prépare au contact ; mais, en parallèle, sa voix s’élève, et demeure calme et posée pour s’adresser à elle.

« Les Hiboux sont des manipulateurs de génome et des entraîneurs terribles. Il n’est pas interdit que certains membres aient subi des modifications génétiques, afin de pouvoir agir en cas de besoin – comme aujourd’hui.
J’espère que tu ne regrettes pas d’avoir accepté ma demande… »


Il lui jette un petit regard – et sourit, malicieusement.
Il y a peu, Bruce est venu rejoindre Diana dans la maison du lac, où elle s’était repliée après les terribles attaques d’Arès ; ils ont parlé, alors. Echangé. Repris contact. Renoué.
Et… il lui a demandé, alors.
De l’aide. De l’appui. Du soutien, pour faire face à la résurgence des Hiboux, qui semblent liés à une menace bien plus grande ; et, à son grand soulagement, elle a accepté.

Mais, alors que Bruce écrase son poing sur un premier Hibou, et se prépare à la suite… il espère qu’elle ne regrettera pas.
Et, qu’à deux, ils pourront enfin mettre fin à cette folie qui n’a que trop duré.

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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2018 - 22:02
La Chute de la Maison des HibouxBatman


Diana avait vu Bruce brisé. Elle l’avait vu ensanglanté, elle l’avait vu sanguinolant entre les mains d’Alfred. Elle avait vu son sang, ses os même, sa chair et ses muscles. Elle l’avait vu mort, le corps sans vie et désarticulé. Il faisait l’erreur de prendre son humanité pour une faiblesse, mais Diana, elle, l’appréciait pour sa juste valeur. Elle l’appréciait, surtout, pour ce qu’il en faisait, et la façon dont il en repoussait les limites, dont il transcendait son existence pour en faire quelque chose de plus… quelque chose de plus. Pourtant, elle aurait préféré que ça ne se fasse pas aux dépends de sa santé, que son corps ne subisse pas les secousses de chacun des chocs qu’il allait chercher lui-même. Mais il avait raison, il était fort. Elle voyait le filet de sang, les égratignures et les griffures sur son costume, mais elle voyait aussi la façon dont il la regardait, droit et désireux de faire comme si de rien n’était, prêt à démontrer par a+b qu’il était entier. Et prêt.

Diana esquissa un sourire – bref car pressé par le temps et, surtout, leur environnement. Elle hocha la tête.

« Evidemment, » dit-elle, avec douceur. « Tu es prêt. »

Elle releva son bouclier et tourna les talons pour se placer directement à ses côtés, comme il le lui avait demandé lorsqu’il était venu la chercher dans la maison du lac qu’il l’avait laissée emprunter. Des doutes, elle en avait par poignées depuis ce qui s’était passé avec Arès, mais s’il y avait une chose qui ne changerait jamais, c’était qu’elle serait toujours prête à faire face à n’importe quel risque pour se tenir à ses côtés. Comme il le faisait lui aussi. Comme il le faisait depuis Arès.

La Cour des Hiboux ne comptait pas, de toute évidence, poser les armes au sol aussi rapidement – et tant mieux. Plus ils sortiraient de leurs fanatiques et plus rapidement le ménage serait fait. Mais à voir les silhouettes qui se dressèrent à quelques mètres devant eux, Diana en regretta presque les ergots et leurs griffes acérées. Parce que les griffes qui les menaçaient maintenant n’étincelaient plus à la lumière. Elles étaient réelles, mais monstrueuses ; une véritable erreur de la nature.

La détermination et la colère de Diana envers cette institution fausse et terrible se raffermirent. Epée et bouclier en main, elle se mit en position défensive alors que Bruce se glissait devant elle, plus par instinct que par volonté.

Elle sourit doucement, plus par instinct que par volonté.

« Regretter ? » releva-t-elle alors qu’il tournait la tête vers elle. Elle répondit à son sourire par un des siens. Il savait de quoi il l’avait sortie, il savait quel genre d’échappatoire il lui offrait. Et elle le savait aussi. Il n’y avait jamais eu aucun regret de ce côté-là. « Alors que nous allons faire tomber la Maison des Hiboux ? »

Elle se retint de tout autre commentaire – d’une part parce que sa conclusion était évidente, d’autre part parce que les monstrueuses manipulations génétiques de la Cour leur avaient fondu dessus. Elle repoussa les premières serres avec son bouclier, brisa une clavicule ou deux avec la garde de son épée avant d’apercevoir l’Ergot à la tenue noire se tenir toujours en retrait, sa silhouette sombre et imposante. Elle sut, alors, qu’il devait être sa cible première, surtout s’ils voulaient remonter jusqu’au sommet de la pyramide. Les Hiboux n’étaient que des jouets, de la chair à canon. Eux, il voulait les esprits derrière, aussi tordus soient-ils.

Elle ne chercha pas à communiquer son plan à Bruce. Il comprendrait. Il comprenait toujours. Au lieu de ça, elle se plaça devant lui, et rangea épée et bouclier d’un même geste. Elle banda ensuite ses muscles et frappa ses bracelets métalliques l’un contre l’autre, le bruit en résultant étrangement cristallin et léger – très peu représentatif de l’onde de force qu’il provoqua, et qui envoya valser les premiers rangs de Hiboux. La voie ainsi en partie dégagée, Diana s’empara de nouveau de son bouclier et entreprit de s’avancer, le plus vite possible, jusqu’à la silhouette toujours immobile au bout du couloir.

Et ceux qui se dressaient sur son chemin et qui tentaient de l’arrêter le regrettaient très rapidement.


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MessagePosté le: Jeu 17 Mai 2018 - 8:14
Bruce n'est pas dupe.
Il sait très bien que Diana s'inquiète – parce qu'elle voit ; elle voit toujours, elle voit toujours tout. Les blessures. Les chocs. Les hémorragies. Les coups reçus. Les coups portés. L'ampleur des dégâts, souvent bien plus psychologiques que physiques.
Diana voit tout, car on ne peut rien lui cacher ; mais même l'honnêteté imposée par la seule présence de Diana peut être bloquée par... la fierté. La bravade. Le machisme, oui.
Mais la séduction, aussi.

Il n'est pas dupe, non. Il sait qu'elle a vu qu'il a été molesté, maltraité par les Ergots qui représentent l'une des plus terribles armées jamais affrontées ; mais elle ne dit rien. Elle participe, elle rentre dans son jeu.
Et elle n'en a jamais été plus belle, plus merveilleuse qu'à cet instant.


 « Content de voir que tu l'es aussi. »

L'ombre d'un sourire glisse sur les lèvres fendues de Bruce ; l'humour n'est pas sa spécialité, mais il se découvre un petit penchant pour ce type de réflexions depuis quelques mois... depuis qu'il a fait la paix avec ses proches, et décidé de s'ouvrir plus, notamment auprès d'elle.
Décidément.


 « Je craignais que tu aies besoin de quelques minutes supplémentaires, encore ; que je t'appelle trop vite. »

S'il n'est pas mécontent de sa réplique, l'attaque de la Cour des Hiboux le crispe – et même si la propre réflexion de Diana est fort agréable, son état ne lui permet pas d'en profiter.
Il est figé, prêt à se battre ; énervé, par la simple présence de ces créatures terribles, qui ne font que confirmer une évidence... il aurait dû les anéantir bien plus tôt.
Mais ce n'était que partie remise – et la partie s'achève aujourd'hui.


 « Cette Maison va tomber. Ses fondations aussi. »

Les coups s'accumulent, pleuvent ; les Hiboux tombent.
Mais ils sont trop nombreux.
Véritable déluge de créatures à moitié humaines, l'armée ennemie semble infinie, littéralement. Malgré leur inexpérience du combat et la facilité pour s'en défaire, ils viennent à rapidement recouvrir les deux Héros... car la masse compense l'incompétence.
Et, hélas, l'extrême compétence martiale du duo ne parvient pas à gérer cela ; ou presque.

Car, alors que Bruce grogne, repousse, frappe, brise, stoppe, blesse... alors qu'il fait le maximum, et réussit plusieurs fois l'improbable pour se sortir de pièges, il entrevoit du coin de l'oeil ce que Diana compte faire ; l'impossible.
Elle réalise l'impossible – et il ne peut que se protéger à temps de l'impact, spectateur un peu jaloux mais surtout impressionné par l'onde de choc réalisé par ses bracelets.


 « Hum. »

Le Chevalier Noir se redresse, après l'explosion.
Plus rien ; il n'y a plus rien. Les Hiboux sont vaincus, brisés – et une voie parfaite s'ouvre devant eux, vers un autre espace de cette abominable structure.


 « Tu aurais pu le faire avant. »

La réplique pourrait être mal prise... mais il l'accompagne d'un hochement de tête, et d'un sourire qui en disent longs.
Sans un mot de plus, il avance et se projette ainsi dans la suite – qui, cependant, ne tarde pas de surprendre.


 « Ho. »

Le duo débouche dans une autre salle, immense, qui a la spécificité de comprendre...
... une maquette de Gotham City, à petite échelle mais extrêmement complète.

 « J'ignorais que vous jouiez encore aux poupées. »

 « Dominer n'est pas jouer. Gotham est à nous depuis des siècles, ce ne sont pas une bâtarde décadente et un millionnaire ennuyé qui changeront cela. »

L'Ergot qui a envoyé les Hiboux bondit sur eux après sa réplique – mais Bruce l'intercepte, et le projette violemment au sol ; non sans enfoncer, brutalement, deux Batarangs dans ses épaules.

 « On ne parle pas comme ça d'une Dame, petit. Et c'est milliardaire, pas millionnaire. »

L'Ergot tente de se débattre... en vain ; Bruce l'a bien bloqué, avec une force surprenante.
Ne jamais l'énerver, définitivement.

Cependant, il n'a guère le temps d'en profiter – car un rayon laser manque de le couper en deux !
Il se baisse à temps, et se tourne pour découvrir son agresseur...

... un immense robot mécanique, d'environ trois mètres, qui semblent lourdement armés, et s'en prend à eux et à la maquette.

 « Attention, il doit être protégé. »

La Cour semble déborder de gadgets et de surprises pour les affronter ; parfait.
Ça ne rendra leur Chute que plus croustillante.
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MessagePosté le: Sam 19 Mai 2018 - 16:31

La Chute de la Maison des HibouxBatman


Diana baissa les bras, découvrant devant elle un couloir de Hiboux, tous étalés les uns sur les autres, leurs membres grotesques emmêlés et leurs grands yeux noirs toujours rivés sur elle et Bruce, malgré le choc et l’inconscience. Cet endroit respirait la folie à plein nez. Loin était la lumière du jour, de l’humanité et de tout ce qu’il y avait de bon dans le monde. Ils se cachaient dans une demeure aux richesses incommensurables mais ils n’étaient rien de plus que des créatures des profondeurs, des monstres dont la folie ne grandissait qu’en lieu sombre et humide. Cet endroit, comme tant d’autres avant eux, ne faisaient qu’attaquer de plein fouet la foi de Diana. Elle ne comprenait pas – elle n’arrivait pas à saisir pourquoi. Comment pouvait-on laisser des esprits si intelligents être ainsi pervertis, comment pouvait-on accepter que de telles idées naissent et prennent de l’ampleur… ? Cet endroit, ces gens, ils étaient au-delà de tout sauvetage possible. Bruce avait raison. Il fallait abattre l’empire des Hiboux.

Elle se tourna vers ce dernier à sa remarque, et l’horreur de l’endroit laissa place au sourire qu’elle lui adressa.

« Je m’en souviendrai, la prochaine fois. »

Elle attendit, instinctivement, qu’il la rejoigne et se place à sa hauteur, avant de se remettre en route. L’Ergot avait quitté le labyrinthe par un trou dans un des murs, et quand ils s’y engagèrent à sa suite, ce fut pour entrer dans une salle immense, au toit haut et couvert d’ornements. A son centre trônait une maquette de Gotham tellement réaliste que Diana avait l’impression d’entendre les bruits de la ville s’en échapper. L’architecture de cet endroit n’avait aucun sens, des couloirs de moquette qu’elle avait traversés pour retrouver Bruce jusqu’au labyrinthe tout droit sorti d’une vision cauchemardesque – et maintenant ça ? Déstabilisée par l’endroit, par le malaise que cette maquette ne cessait de faire monter en elle, elle n’entendit pas l’ergot se rapprocher – pas avant que ce dernier ne prenne la parole en tout cas.

Elle fit volte-face au moment où Bruce intercepta l’attaque de l’homme et le cloua littéralement au sol. Elle sentait sa fureur gagner en ampleur, mais les provocations de l’Ergot n’y étaient que pour très peu. C’était cet endroit, cette folie, et le message qui venait avec. Elle s’attendait presque à voir surgir au-dessus d’eux des marionnettistes géants dont les fils se noueraient autour de ses poignets.

Elle se tourna vers l’Ergot, et, surplombant ce dernier, porta la main à son lasso. Il allait vite comprendre qui tirait les ficelles à cet instant.

« Tu vas nous dire où sont tes maî… »

Un puissant jet de laser la stoppa net dans sa phrase. Elle se baissa instinctivement, si brusquement qu’elle dût posa sa main au sol pour éviter de basculer en avant. Son autre main avait lâché le lasso mais au lieu de fondre sur l’épée, comme elle aurait dû le faire, comme une guerrière censée l’aurait fait, elle s’était accrochée à la cape de Bruce pour l’entraîner avec elle. Réflexe des plus inutiles car il était déjà au sol, lui aussi dans une position presque animale derrière la maquette, mais de toute évidence sain et sauf. Elle releva les yeux vers lui, esquissa un bref sourire et lâcha sa cape pour s’emparer finalement de son épée.

« Je me moque de leurs protections, » dit-elle. « Leurs esprits ne peuvent que produire folie et cruauté. »

Elle jeta un regard noir à l’Ergot, toujours cloué au sol, avant de tourner la tête vers Bruce. Elle attrapa sa tiare sur son front dans le lâcher du regard et marqua un temps de pause avant de se relever. C’était le pire moment pour avoir envie de s’ouvrir à lui, le pire timing, et pourtant, accroupie et menacée par un robot géant, elle se sentait plus proche de lui que jamais. Elle voulait pouvoir lui dire combien elle était reconnaissante qu’il ait demandé son aide à elle malgré… malgré tout. Elle voulait lui dire que ce qu’il s’était passé sur ce toit, des semaines auparavant, n’arriverait plus jamais, que ce soit la partie avec elle repartant aux côtés d’Hadès, ou celle où Bruce succombait à une attaque à laquelle il n’aurait jamais dû faire face.

Mais ce n’était pas si insensé, au fond. Ils n’étaient jamais aussi proches que lorsqu'ils se battaient côte à côte. Et si cela devait toujours se résumer à ces secondes précises ou le temps se ralentissait avant une bataille... elle peinait à y voir là la moindre malédiction.

« C’est au tour de la chauve-souris de chasser le hibou, » dit-elle avec un petit sourire alimenté par l’adrénaline, et tout le reste.

Et avant que Bruce ne puisse répondre quoi que ce soit, elle se leva et lança immédiatement sa tiare d’un coup de poignet habitué. Droit vers les yeux robotiques du Hibou monstrueux. Epée en main, elle prit son envol directement après sa tiare.



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MessagePosté le: Sam 19 Mai 2018 - 17:34
Le Batman s'est propulsé au sol, dès l'attaque ; il n'a donc pas eu besoin que Wonder Woman tire sa cape et le protège – mais il s'en est rendu compte.
Et, si l'homme qu'il fut trop longtemps aurait précédemment mal pris ce geste qu'il aurait identifié comme un manque de confiance en lui, il a changé... et appréhende ce mouvement de Diana pour ce qu'il est, à savoir une marque d'affection envers lui ; voire même plus.


 « … merci. »

Le ton est faible – le mot est presque murmuré, soufflé.
Mais il est dit, et pensé. Et même accompagné par l'ombre d'un sourire... juste avant que le Chevalier Noir ne se redresse, et envoie un Batarang vers l'immense hibou mécanique.


 « Leurs esprits sont définitivement rongés par la démence ; mais peuvent produire des systèmes et des défenses... gênantes, dans le cadre de notre projet. »

Le Batarang atteint sa cible et explose... mais le hibou mécanique reste debout.
Même si ça ne devrait pas durer.
Car, alors que Bruce se place à couvert, Diana se lève – mais non sans une hésitation, sans un regard, sans un sourire qui en disent long... et seraient une évidence, s'il n'était pas déjà le meilleur détective du monde.

Il comprend, alors.
Et tandis que l'Amazone se lève, lance sa tiare et sort son épée – les mouvements de son cœur au moindre de ses gestes lui font comprendre ; lui aussi.
Lui aussi, oui.
Lui. Aussi.


 « En effet. L'ordre naturel va maintenant être corrigé. »

Bruce se redresse et bondit pour venir aider Diana... sans qu'il en ait vraiment besoin.
La tiare a atteint son but et endommagé le hibou mécanique ; dont la structure est violemment brisée par les coups répétés et précis de l'Amazone.
Tout juste peut-il envoyer un autre Batarang pour participer... mais le robot est essentiellement détruit par la jeune femme ; en très peu de temps.


 « Et bien, quelle efficacité. »

Un léger sourire glisse sur ses lèvres, alors qu'il tend sa main vers Diana... sans raison ; au-delà du plaisir de l'avoir à ses côtés.
Mais cela ne va pas durer.

Une explosion terrible embrase la pièce, et propulse les deux Héros au sol.
Il leur faut quelques secondes pour se remettre ; ils sont entiers, valides, mais sonnés... et la maquette est brisée.
Une voix, alors, se fait entendre.


 « Tu m'as récemment vaincu, Bruce, en répétant encore et encore que je ne suis pas ton frère ; que je ne suis pas un Wayne. »

Une forme émerge de la fumée et des ombres...
... celle d'un homme en armure, au design proche des Ergots, mais bien plus impressionnant.

 « Bonsoir, Wonder Woman. Je doute que Bruce vous ait parlé de moi – mais je suis son frère, et celui-ci refuse de m'accorder le bénéfice de notre lien ; mon cœur pleure, mais je pense que le temps des paroles est terminé. Le temps des preuves arrive... les preuves, et les témoignages. »

 « Lincoln... tu le regretteras... »

Bruce se redresse, en tremblant ; de douleur, d'abord.
Mais, surtout, de rage.


 « Non, très cher. Tu le regretteras, quand les premiers concernés révéleront la vérité... enfin. »

L'homme se tourne légèrement, permettant aux deux Héros de voir derrière lui – dans le trou causé dans le mur, encore.
Ils voient, alors. Ils voient... les cercueils.
Deux cercueils ; au-dessus d'un magma verdâtre et malodorant, terrible... mais qu'ils connaissent ; qu'ils reconnaissent.
Un Puits de Lazare.


 « Ils le diront, Bruce. Nos parents diront que je suis ton frère – quand je les aurais ramenés à la vie !!! »

L'Ergot arrache son masque, et révèle son visage rongé par la démence...
... celui de l'ancien candidat à la mairie Lincoln March – qui, surtout, a la peau blanche des Ergots... mais, aussi, un air de famille évident avec Bruce Wayne !
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MessagePosté le: Sam 19 Mai 2018 - 21:11

La Chute de la Maison des HibouxBatman


Oh, le robot était grand, oui. Puissant, aussi. Sa vision laser était dangereuse, terrible. Mais il était lent, et il ne restait, au final, qu’un robot. L’arrogance de la cour avait donné naissance à un robot qui leur rendrait leur propre image, à un hibou qui, au final, n’était que trop peu pratique pour le combat qui se déroulait à cet instant. Les yeux lasers furent bientôt cassés, puis vint la carlingue du robot, la première couche de métal et, enfin, les fils conducteurs sous la surface. La machine infernale s’écroula dans un fracas de tôle, Diana debout sur son dos, une poignet de fils en main. Elle tourna la tête vers Bruce et leva alors son autre main, dont les doigts étaient fermés sur un batarang.

« C’est à toi, il me semble. »

Elle jeta les fils électriques sur le côté – il n’y avait aucune fierté à tirer de cette victoire car ceux qui se battaient via le biais d’un robot n’étaient pas dignes d’être considérés comme de vrais adversaires, mais cela restait, malgré tout, un pas de plus vers le centre de la cour. Consciente de leur avancée, Diana s’avança vers Bruce, vers la main tendue de ce dernier, prête à faire face à la nouvelle épreuve que les marionnettistes de l’ombre de Gotham leur avaient concocté à ses côtés, toujours. Mais elle n’atteignit jamais sa destination.

Car la nouvelle épreuve était déjà là.

L’explosion en elle-même n’était pas suffisamment violente pour faire trembler les fondations de la demeure, mais elle était bien assez proche et concentrée pour frapper directement Bruce et Diana de plein fouet. La pièce s’illumina brusquement et les teintes orangées du feu continuèrent de danser sur les rétines de Diana longtemps après qu’elle ait été expulsé par le souffle. Le batarang toujours en main, elle étouffa un grognement en se redressant, les coudes au sol.

Un regard sur le côté lui apprit que Bruce allait bien également, même si, tout comme elle, il reprenait ses esprits après la violence du choc. Sans grande surprise, ceci dit, ils n’eurent pas vraiment l’occasion de se remettre totalement ni même de se préparer à ce qui viendrait par la suite, car la source de l’explosion surgit d’entre les flammes. Diana se releva en détaillant du regard ce nouveau costume qui témoignait du rang de ce nouvel arrivant. Pas vraiment un leader, mais définitivement un général. Pas de modifications génétiques pour ce dernier, tout du moins, aucune qui était visible.

Tendue et aux aguets, Diana ne lâchait pas ce dernier des yeux. Mais à la révélation de son identité – du moins, de ce qu’il en disait – elle ne put s’empêcher de tourner la tête vers Bruce, surprise.

Pour refaire face à ce « frère » quand ce dernier lui adressa la parole.

« Vous êtes complètement fou, » répliqua-t-elle d’un ton sifflant.

Elle jeta un nouveau regard vers Bruce, de qui colère émanait par vagues destructrices, mais reporta rapidement son attention sur ce Lincoln. Il était de toute évidence instable, mais ne devait pas être sous-estimé pour autant. Son discours, déjà, donnait à leur mission une toute autre dimension qui ne plaisait pas à Diana, pas du tout. Elle avait tout mis sur le compte de la théâtralité des Hiboux, sur leur besoin fébrile d’appuyer leur domination, mais maintenant qu’ils se retrouvaient face à cet homme qui avait de toute évidence des comptes à régler avec Bruce, elle ne croyait plus au hasard et à des défenses automatiques. Non, tout ça sentait le guet-à-pent et le piège à plein nez. Comme si la Cour avait pu prévoir tout ce qu’il se passerait ce soir, comme s’ils avaient su que Bruce viendrait les attaquer… Définitivement rien de bon augure.

Mais rien de comparable avec les reflets verdâtres qui dansaient sur les murs et les cercueils qui pendaient dans le vide, prêt à basculer dans les eaux maudites du Puits de Lazare que Lincoln révéla en s’écartant. Le choc ne fit que redoubler d’intensité quand leur assaillant retira son masque et dévoila un visage trop ressemblant pour que Diana ne l’ignore.

Elle connaissait Bruce. Elle connaissait Batman, oui, mais, elle connaissait Bruce, par-dessus tout. Ses pommettes, ses yeux, la ligne forte et droite de sa mâchoire – tout, jusqu’à la forme de ses yeux et la droiture de l’arrête de son nez. Et ce qu’elle voyait devant elle lui sautait aux yeux comme un blasphème, une profanation de lignes et de courbes qui ne pouvaient appartenir qu’à un seul homme. Un mélange de surprise, de choc, mais aussi de colère lui noua la gorge, et elle refusa obstinément de voir ce qui se présentait à elle. Elle refusait de penser que Bruce pouvait lui avoir caché la vérité, mais elle refusait surtout – et par-dessus tout – de croire qu’un tel être pouvait avoir la moindre chose en commun avec Bruce. Hors de question.

« C’est de la folie, » attaqua-t-elle d’un voix glaciale. « Ils ne pourront répondre à aucune de tes demandes. Cela fait trop longtemps, et le Puits est vil. Il ramènera les corps, mais pas les consciences. Pas les âmes. » Elle serra le batarang entre ses doigts. « Et surtout » reprit-elle, « on ne te laissera pas faire. »

Et, sans crier garde, elle lança le batarang vers l’homme qui avait, à ses yeux, souillé une des rares choses qu’elle refusait de voir souillée dans ce monde.

Et son refus était catégorique.




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MessagePosté le: Dim 20 Mai 2018 - 20:32
Le robot était détruit.
Comme les Hiboux, comme les premiers Ergots, il a été vaincu... ils les ont vaincus ; sans faillir, sans hésiter. De manière fluide, et dans une fusion presque... naturelle ; animale.
Et fort agréable.

Mais, alors que Diana tendait à Bruce son Batarang, alors qu'ils échangeaient un sourire mais surtout un regard qui en disait long... la suite a été terrible.
Une explosion. Un choc. Un impact.
Et son arrivée.

Lincoln March ; ancien candidat à la mairie, héraut de la Cour des Hiboux.
Menteur. Manipulateur. Tueur.
Ennemi. D'abord adversaire, puis nuisance, puis ennemi terrible... puis là, maintenant, devant eux ; devant elle et lui.
Avec eux.


 « Hrm. »

Bruce se redresse, et grogne ; mais pas de douleur.
De fureur.
Après les quelques mots échangés avec Lincoln, il sent son cœur battre plus fort – si fort, qu'il semble pouvoir s'échapper de sa cage thoracique ; pour aller écraser la face de cet enfoiré, qui est mort et a été ramené par la Cour... mais mérite son sort, clairement.

Les deux adversaires se fixent, prêts à se battre – mais, très vite, ils se rappellent qu'ils ne sont pas seuls ; elle est là.
Et elle ne compte ni se laisser oublier, ni être seule spectatrice.

Diana se relève, réplique en exprimant clairement sa pensée, celle que chaque personne sensée aurait à sa place. Elle jette un regard rapide vers Bruce, qui ne peut faire de même... qui ne peut que fixer, encore et encore, Lincoln ; en imaginant toutes les tortures qu'il lui ferait subir, s'il avait l'opportunité et l'absence de morale nécessaires.

Cependant, Wonder Woman n'a rien de quelqu'un de patient – surtout dans ces moments-là.
Elle agit, toujours, quand son cœur le demande.
Après quelques mots exprimant clairement la réalité, la vérité, elle envoie le Batarang vers Lincoln et se prépare au pire... mais elle n'est pas la seule.


 « Ha ! »

La voix de March s'élève à nouveau, pleine d'arrogance et de morgue.
Devant lui, le Batarang est intercepté par une volée de balles, issues des murs de cette Maison des Hiboux ; encore pleine de surprises, et de dangers.


 « Pensez-vous avoir encore le moindre choix ? »

Un ricanement mauvais s'échappe de sa gorge, alors qu'il lève une main libre – tenant un petit dispositif technologique ; avec un bouton, dessus.

 « Le choix n'a jamais été une possibilité chez les enfants Wayne. Bruce n'a jamais eu le choix de me connaître, ni de vivre avec ses parents... ni de vivre une existence tranquille ; et je n'ai jamais eu le choix d'être moi-même, d'être celui que j'aurais dû être, celui qui aurait pu tout changer ! »

Une grimace de fureur glisse sur son visage, alors qu'il plonge un regard mauvais dans les yeux de Bruce.

 « Ils parleront, Bruce. Ils n'auront pas le choix. Ils devront par...»

 « Diana. »

Bruce se tourne vers l'Amazone, et ne s'intéresse en rien au discours de Lincoln ; ce qui l'énerve, évidemment, mais ne change en rien le ton étonnamment calme et posé du Chevalier Noir.

 « Je ne peux m'occuper d'eux – je ne serais pas aussi rapide, et tu comprends aussi pourquoi je ne le souhaite pas. Je... t'en supplie... aide-les. Sauve-les. Protège-les. »

Son regard, sous le masque, est implorant.
Puis, il se tourne – et fige ce regard sur Lincoln March ; mais ledit regard n'a plus rien d'implorant... il n'est que fureur, et rage, et destruction.


 « Je m'occupe de lui. »

 « Tu... tu ne t'occupes de rien, Bruce ! Tu vas devoir enfin découvrir la vérité ! »

Lincoln March appuie sur le bouton ; les cercueils, retenus par des tenailles, sont lâchés.
Et le Batman bondit.

Il ne regarde pas les cercueils, ni même le Puits ; il se focalise sur Lincoln. Il file vers lui. Il le frappe. Il se concentre sur lui.
Et il la laisse faire... aussi fou que cela paraisse, il la laisse faire ; il lui fait confiance.
Il ne le regrettera pas, il le sait – mais Lincoln, oui.
Car c'est une véritable boule de haine... une bête furieuse, qui lui tombe littéralement dessus !
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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2018 - 21:39


La Chute de la Maison des HibouxBatman


Les balles qui jaillirent des murs surprirent Diana qui, par réflexe, leva un bras devant elle, cachant la majorité de son visage avec un de ses bracelets. Son autre main, elle, vola vers son lasso, mais ses doigts se figèrent dans les airs quand elle réalisa qu’aucune attaque directe n’avait été lancée. Mais la menace était toujours là, en toile de fond de la folie de Lincoln March, et les doigts de Diana ne s’écartèrent pas de son lasso. Elle jeta cependant un regard circulaire autour d’eux. Si même les murs avaient été conçus pour mener les attaques de maîtres trop lâches et peureux pour se rendre eux-mêmes sur le champ de bataille, quel autre élément de l’architecture pourrait s’en prendre à eux ?

Elle posa de nouveau les yeux sur Lincoln alors que celui-ci se laissait gagner par l’espèce de frénésie qui semblait l’animer, et dégoût et colère emplirent le cœur de Diana en réponse.

« Qui es-tu pour parler de destinée, » lança-t-elle entre ses dents serrées. « Qui es-tu pour prétendre savoir ce que l’univers attend de nous tous ? »

Ses doigts se rapprochèrent de son lasso alors que ses muscles se tendaient instinctivement, raffermissant la menace dans sa position et précisant son intention de passer à l’assaut d’une seconde à l’autre.

Jusqu’à ce que Bruce ne l’appelle.

Il prononça son nom avec douceur, mais avec lourdeur, et quand elle tourna la tête et croisa son regard, elle y lut la finalité de son savoir à lui. Même le masque ne pouvait rien faire pour aplanir la profondeur de ses yeux et surtout, l’importance de ce qu’il lui demandait. Elle capta chacun des signaux qu’il envoya, plus ou moins volontairement, et y répondit avec les siens, consciemment ou pas. Ses doigts s’écartèrent du lasso et elle se redressa légèrement avant d’hocher doucement la tête, les yeux toujours rivés dans ceux de Bruce. Quand ce dernier se détourna vers Lincoln, elle continua à l’observer quelques courts instants. Elle savait l’importance de ce qu’il lui avait confié. Sa mission était claire, et elle comptait bien l’honorer. Le plus rapidement possible. C’était lui qu’elle voulait préserver.

Elle se retourna donc vers Lincoln, mais son regard passa au travers de ce dernier pour aller directement se river sur les cercueils. Elle vit du coin de l’œil la main de l’imposteur se lever et elle capta même la tension dans les tendons de son pouce alors qu’il s’apprêtait à enclencher son détonateur. L’image résonna en elle et trouva son écho dans l’adrénaline qui faisait rage dans ses veines. Ses propres muscles s’enflammèrent et quand le doigt tomba, quand la pression fit basculer le bouton et que les cercueils basculèrent dans le vide, Diana bondit.

Elle arriva trop tard, évidemment. Les eaux verdâtres et anormales du puits dansaient au rythme des ondes à leurs surfaces, et les gerbes qui avaient été projetées hors du puits par le choc retombaient encore autour de ce dernier. Diana bondit sur le rebord de la formation rocheuse et plongea, sans hésiter, ses bras dans l’eau maudite. Ses mains heurtèrent le premier cercueil et elle l’agrippa pour le remonter à la surface. Derrière elle, le combat faisait rage. Elle entendait les coups, la violence, mais ce n’était pas son combat. Elle avait été envoyée sur un champ de bataille bien plus important, et l’échec n’était pas envisageable. Avec un grognement, elle remonta le bois vieilli, luttant contre le poids de l’eau qui s’était déjà infiltrée et qui cherchait à ramener le cercueil vers le fond. Elle connaissait les effets du puits sur les malades et les mourants, sur les morts, aussi – les récents et ceux, déjà pleurés ; tout comme elle savait les dangers pour toute personne saine. Mais l’échec n’était pas envisageable. Absolument pas.

Elle laissa un pieds sur le rebord du puits mais plongea son autre jambe dans les eaux étonnamment tièdes pour prendre appui sur le fond rocailleux. Sa poigne sur le premier cercueil se raffermit et elle le sortit de l’eau avant de le poser au sol, aussi délicatement que possible et sans sortir du puits. Sa mission n’était pas finie.

Elle se retourna ensuite vers le deuxième cercueil qui était loin du bord, et s’enfonçait, inexorablement, vers une horreur qu’elle ne pouvait laisser arriver. Sans hésiter, elle plongea sa deuxième jambe dans le puits et s’avança à grands pas vers le cercueil. Les reflets verdâtres dansaient dans le coin de son champ de vision et l’image de la Styx et des âmes flottant en son sein s’imposa à elle. Elle la chassa rapidement et serra les mâchoires, son regard fixé sur son objectif.

Elle attrapa le cercueil dès qu’elle l’atteignit et le leva au-dessus de sa tête, désireuse de le sortir des eaux le plus rapidement possible. Un flot verdâtre s’échappa des fissures rongées par le temps et lui coula directement dans le dos, mais Diana n’y prêta pas attention. Le regard fixé sur le rebord, elle le rejoignit aussi rapidement qu’elle s’était enfoncée dans le puits, duquel elle bondit une fois arrivée à destination. Elle posa le cercueil à côté du deuxième, le souffle court.

« Pardonnez-moi, » murmura-t-elle dans sa langue maternelle, celle oubliée par le temps et les humains, mais celle qui avait tellement plus de sens pour elle.

Elle se pencha au-dessus du cercueil qu’elle venait de ramener et passa une jambe de l’autre côté avant de fermer les yeux, tandis que ses cheveux ruisselaient sur le bois décoloré.

« Déesses de l’Olympe, venez ici du ciel et chantez avec moi… » Elle attrapa son épée, les yeux toujours clos, et serra les doigts sur sa garde. « Que votre âme retrouve le repos éternel et ne sois plus dérangé. Puisse Télésilla, Mère des Dieux, vous accueillir elle-même au Panthéon. »

Elle se mordit légèrement les lèvres et leva son épée au-dessus d’elle avant de se figer. Elle rouvrit les yeux et fixa le cercueil au-dessus du quel elle était toujours penché.

« Vous seriez fier de lui, » ajouta-t-elle dans un murmure, presque un souffle. « Si fier. »

Puis elle abattit son épée. Le bois se fendit sans aucune résistance et Diana ne s’arrêta que lorsque sa lame heurta la pierre sous le cercueil. Elle se redressa ensuite, récupéra sa lame et passa brièvement les doigts sur la fente fine causée par l’épée – fine, mais protectrice. Certaines choses ne sont pas faites pour les vivants, pour être vues.

Puis elle se tourna vers le deuxième cercueil.


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MessagePosté le: Mar 22 Mai 2018 - 14:39
Bruce est un homme complexe.
Rongé par une douleur vieille de plus de trente ans, mais qui jamais n’a cicatrisé, il a construit une créature nocturne, symbole de toutes ses peurs… pour devenir la Peur, pour l’incarner et l’utiliser contre ceux qui ont anéanti son existence ; et ça fonctionne.
Plus entité qu’homme lorsqu’il porte son masque, Wayne est néanmoins doté d’un cœur immense, d’une compassion extraordinaire et d’un amour puissant pour son prochain ; mais il cache cela, il doit cacher tout cela, afin de poursuivre la mission qu’il s’est imposée – afin de protéger autrui, et d’empêcher que quiconque subisse la même souffrance que lui.

Par principe, Bruce est donc solitaire ; mais ses penchants l’ont, sans cesse, mené à s’ouvrir aux autres… à récupérer des disciples, à s’allier à d’autres.
Mais la confiance est rare, pour lui ; elle doit se mériter, et même quand elle a été acquise, il n’ose pas la donner… craignant, toujours, que les autres se blessent par sa faute.
Incapable d’aller au-delà de ses blocages d’enfance, il s’enfonce régulièrement dans l’isolement et la violence – et préfère, toujours, demander pardon plutôt que la permission, comme un principe de vie, et de défense.

Mais chaque principe a ses exceptions.
Et Diana en est une.

Si, longtemps, tous deux ont nourri un respect et un attachement mutuel, les derniers mois qu’ils viennent de vivre ont, littéralement, tout changé.
Ils les ont changés.
Mort pour elle, ramené à cause d’elle, Bruce a mené une guerre contre le Dieu de la Guerre pour elle. Et elle n’a rien fait de moins que de sacrifier ses principes, ses valeurs, sa foi et sa mission pour lui, sans hésiter.

Ils ont changé, oui.
Et alors que Lincoln March parle, se vante, prend la chose en dilettante… Bruce se coupe, entièrement, après un ultime regard ; vers elle.
Non pas vers ses parents, dont la seule présence ici déclenche une fureur propre à souffler une montagne ; vers elle. Vers celle qui s’élance, sans une pensée, pour eux… pour lui. Vers celle qui n’hésitera pas, il le sait, à pénétrer dans le Puits de Lazare malgré le danger – sa nature de semi-déesse la protège, bien sûr, mais la menace demeure.
Elle, donc.
Wonder Woman. Sa, Wonder Woman.


« … faudra vraiment que tu la mattes, hein, car il est hors de question qu’elle me parle comme ça, Bruce. Je suis ton frère et elle n… »

« Je l’ai déjà dit à tes semblables : c’est une dame. »

Lincoln March se préparait à encaisser des coups – mais il ne s’attendait pas à une réaction aussi rapide du Chevalier Noir, qui change sa manière de se battre pour fondre sur son adversaire.
Plutôt que de le frapper au visage, il le harcèle de coups dans l’estomac, puis frappe violemment son genou avec son tibia.


« On ne parle pas ainsi à une dame – et d’une dame. »

March ne peut répliquer, car sa gorge est nouée… de douleur.
Malgré sa protection, son genou a été impacté par le coup, et les dix suivants : bloquant les épaules de sa cible, Bruce l’a violemment harcelé de frappes au genou, jusqu’à anéantir la protection – puis l’os.
Le genou est brisé ; le Batman ne s’arrête pas là.


« Tu n’es pas mon frère. Tu n’es pas mon proche. Tu n’es pas mon ami. Tu n’es rien.
Et tu mérites moins que rien. »


Lincoln tente d’activer ses jet-boots – mais Bruce utilise un Batarang pour l’enfoncer dans le réacteur dorsal de sa cible ; le jet-pack s’active en plus des jet-boots, donnant bien trop de force et de vitesse à l’ennemi.
Ce dernier file dans les airs, perdu… mais Bruce récupère son lance-grappin, vise, tire, puis ramène à lui son adversaire.
Il le propulse violemment au sol, endommageant à nouveau l’équipement ; il enchaîne, en bondissant vers lui – pour écraser ses genoux sur le visage, libre, de March. Le craquement sinistre de ses os fait, presque, naître un sourire sur son visage.


« La fosse commune serait trop douce pour toi. »

Lincoln tente encore de se défendre, en levant son bras armé – mais le membre subit une torsion anormale, qui déclenche un cri de douleur.
Bruce enchaîne, en tournant et retournant encore le bras, jusqu’à en faire un élément inutilisable du corps humain ; il enchaîne avec plusieurs coups de genou au torse de March, et envisage de continuer… de l’anéantir, de briser chacun de ses os.
Mais il s’arrête.


« Hrm. »

Le Batman grogne – puis inspire, expire ; encore, et encore.
Il se calme. Il s’apaise. Il reprend le contrôle.
Et tourne, lentement, le regard… vers Diana. Vers le Puits de Lazare. Vers ce qu’elle a fait – l’épée, qui a été plongée dans les cercueils ; il est d’abord surpris, puis hoche la tête.
C’est bien. C’est mieux.
Enfin… ça aurait été mieux ; si, à nouveau, la Cour des Hiboux ne s’était pas jouée d’eux.


« Vides. »

Lentement, Bruce se redresse, libère Lincoln, non sans le repousser… comme un mouchoir usagé, sale et repoussant.
Difficilement, il s’approche en haletant, usé et fatigué ; et exténué, surtout. Mais il avance, il s’approche, et découvre, comme Diana, que les cercueils… sont vides.
Il pousse un long soupir, puis laisse son regard fixé sur les objets de bois.


« Je… merci. Merci, beaucoup. »

Il soupire encore, puis tourne son regard vers elle ; un sourire sincère, mais las, glisse sur son visage.
Pendant un temps, il la fixe – et la découvre, encore. Si belle. Si forte. Si extraordinaire. Si… elle.
Mais, très vite, il se reprend, et tente de chasser ces pensées ; en se concentrant sur l’urgence.


« Tiens. Au cas où. »

Il lui tend une fiole, contenant des principes chimiques bloquant les actions néfastes du Puits de Lazare ; au cas où, vraiment.
Mais, alors qu’ils prennent un moment légitime pour se reprendre, une voix s’élève derrière eux – et vient briser ce moment pourtant indispensable.


« Comme c’est mignon… je suis sûr qu’on gravera vos dialogues, sur vos tombes. Pour la postérité. »

Une forme émerge des ombres, du Labyrinthe où ils viennent de combattre.

« Perdons pas de temps. Vous avez vaincu la piétaille, la Cour envoie maintenant un pro’ ; j’suis Raptor.
Et vous, vous êtes morts. »


La silhouette se précise, et un nouveau combattant apparaît…
… semblant, soudain, bien plus terrible que les menaces affrontées jusque-là !
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MessagePosté le: Mar 22 Mai 2018 - 21:38


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Diana retira son épée du deuxième cercueil, tous ses instincts et tout son être enragés de ce qu’elle avait été forcée à faire. Les Puits de Lazare étaient contre nature, une offense à la vie elle-même et à la lumière. Ils étaient destructeurs, interdits… et ils avaient été utilisés et ce sans l’autorisation du principal intéressé. Toujours ruisselante de l’eau maudite, elle se redressa au-dessus des cercueils mais garda les yeux baissés vers ces dernières, redoutant de voir les couvercles bouger et se soulever. Haletante, et les doigts toujours serrés sur la garde de son épée, elle releva la tête vers Bruce au moment même où ce dernier se redressait du corps sanguinolant et blessé de Lincoln. Elle lut l’ordre – non, la demande silencieuse de ce dernier et, non sans adresser une dernière prière muette aux Déesses, Diana se pencha et ouvrit le premier cercueil.

Pour rien y trouver. Son cœur bondit dans sa poitrine et elle se tourna vers le deuxième qu’elle ouvrit bien plus brusquement.
Rien.

Elle resta figée au-dessus des cercueils, le cœur battant à tout rompre contre ses tempes. Elle aurait dû être soulagée – mais elle était surtout furieuse. Ils avaient été trop loin en croyant pouvoir jouer avec ce qui, jamais, ne devait être sorti de terre. Ils avaient cru pouvoir le briser en manipulant une peur et une colère qui, jamais, ne devaient être ramenées à la surface. Ils étaient allés trop loin. Bien trop loin.

Elle tourna doucement la tête vers Bruce alors que ce dernier s’arrêtait à côté d’elle, sa démarche rendue branlante par le combat et la rage qui s’était emparée de lui, et elle guetta le moindre signe sur son visage alors qu’il assimilait le vide dans les cercueils à leurs pieds. Elle vit le tic sur ses lèvres et la tension qui s’échappait de ses épaules – sans pour autant le laisser détendu – et elle ne put s’empêcher de se demander à quel spectacle d’horreur il se soumettait derrière son regard fermé et son silence soutenu. Quel genre de pensée le torturait ? Sur quel fil invisible s’était-il mis à danser ? Quel nouveau reproche se faisait-il… ? D’avoir voulu - égoïstement, indistinctement, et vaguement – que ses parents soient vraiment là, que le Puits ait vraiment marché sur eux ? Ou d’avoir espéré avec force qu’ils ne le seraient pas … ?

Elle ne le lâcha pas des yeux, même quand il se tourna finalement vers elle. Au lieu de détailler son profil du regard, elle se concentra sur ses yeux. Les remerciements qu’il eut pour elle, elle les accueillit d’un très léger sourire. Quand il tendit la main pour lui donner la fiole, elle l’accueillit presque avec soulagement, ravie d’avoir une parfaite excuse pour le toucher. Elle referma ses doigts sur les siens une seconde de plus que nécessaire, puis le remercia à son tour.

« Ca devrait aller, » lui dit-elle avec un léger sourire.

Mais elle garda malgré tout la fiole dans son poing fermé, consciente qu’il y a peu de choses qui se laissent contrôler et refusant de priver Bruce de ce peu de contrôle à un moment où il en avait probablement cruellement besoin.

Elle jeta un rapide regard vers Lincoln March, qui était toujours au sol, les yeux fermés et probablement happé par la douleur de ses blessures. Elle reporta son attention sur Bruce et se sentit basculer, doucement.

« Bruce… » commença-t-elle avec douceur en posant sa main libre sur l’épaule du Chevalier.

Elle ne put cependant dire ce qu’elle avait à dire, car alors qu’elle commençait à se tourner vers Bruce pour lui faire mais aussi se tenir entre lui et les cercueils, une autre voix vint s’ajouter à la conversation. Une voix aux accents traînants et imprégnée d’une condescendance glaciale. L’homme à qui elle s’appartenait se tenait à l’entrée de la salle du Puits, bloquant ainsi leur seule issue – à savoir le trou béant qui menait au labyrinthe. Il était imposant, certes. Musclé, et protégé par un costume de toute évidence travaillé. Mais aussi menaçant qu’il fut, il ne fit que ranimer la colère de Diana. C’en était assez. Elle en avait assez.

Elle se tourna pour faire parfaitement face à ce nouveau venu, et laissa échapper un léger éclat de rire froid alors que son regard se fermait et qu’elle serrait les poings.

« Encore une marionnette, » déclara-t-elle. « J’en ai assez des jeux de tes maîtres, assez de gérer leurs sous-fifres pendant qu’ils évitent, encore et toujours, le sort qui leur est dû. »

Elle détacha le lasso de sa ceinture.

« Ma patience a des limites, et j’ai bien peur que ton prédécesseur les ait déjà largement dépassées, » rajouta-t-elle en enroulant le bout du lasso autour de sa main.




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MessagePosté le: Mer 23 Mai 2018 - 8:30
Le moment a été terrible.
Au-delà de la tentative, vaine et lâche, de la Cour des Hiboux de le tenter, de le briser avec les cercueils de ses parents, Bruce a dû se contrôler – se retenir face à Lincoln March ; pour ne pas dépasser la ligne. Pour ne pas aller trop loin.
Pour ne pas tuer, tout simplement.

Mais, si ce moment a été terrible, sa lente et difficile marche vers Diana… l’a soulagé ; presque apaisé.
A mesure qu’il approche de la jeune femme, le Chevalier Noir se sent plus léger – plus sûr de lui ; car elle est là. Car elle le soutient. Car elle l’aide.
Car elle ne le lâche pas.

Ainsi, alors qu’elle le touche pour s’emparer de la fiole, leurs mains se croisent, leurs doigts se touchent… plus que nécessaire ; plus longtemps que nécessaire.
Elle accepte la fiole, même si elle n’en a pas besoin – et, au fond, juste pour le rassurer ; tous deux le savent, d’ailleurs, et Bruce apprécie ce geste.

La suite… la suite se passe de mot, encore.
Après avoir vu le corps inconscient et massacré de Lincoln March, après avoir saisi l’ampleur de la fureur du Batman et ses difficultés pour se retenir, l’Amazone se retourne vers lui – et prononce son prénom, avec une douceur infinie, et une voix qui se brise ; il connaît ce ton. Il connaît cette façon de l’appeler.
Il sait ; il sait qu’il ne peut y résister… surtout quand elle joint le geste à la parole, pour poser sa main sur son épaule.


« Humf. »

Il soupire – le regard figé sur elle, la respiration faible.
Il est perdu, perturbé ; pas uniquement à cause des abominations de la Maison des Hiboux.

Mais, alors qu’un instant pur et puissant succède à un moment terrible… tout explose, encore, par la faute de la Cour.
Interrompus par une voix agressive, Diana et Bruce se tournent – et découvrent un nouvel adversaire, arrogant et suffisant ; mais à l’aura de dangerosité pure.

Cependant, tandis que Bruce se prépare à répondre, l’Amazone le prend de vitesse… d’abord par un éclat de rire froid, ensuite par quelques mots de pure provocation ; elle enchaîne en récupérant son lasso, et se prépare au combat, en piquant encore ce fameux Raptor.
Qui, évidemment, n’apprécie pas du tout l’avancée de leurs échanges.


« P’tain, l’arrogance des connasses Amazones n’est pas un leurre… tu crois m’faire peur, avec ton p’tain d’lasso et ta p’tite épée ? J’ressens aucune douleur, pétasse, et j’suis le meilleur combattant au monde ; ça va mal s’passer pour vos gueules. »

« Tu… te trompes. »

La voix lourde et puissante de Bruce s’élève – et il se redresse, faisant rouler ses muscles et bâtissant la puissance de sa posture ; il impressionne, en se sublimant. Lui qui n’était que brisure et lassitude quelques secondes avant, obtient une aura d’énergie et de violence terrible ; terrifiante, pour ceux qui savent comprendre les signes.
Raptor n’en fait pas partie.


« Ha ouais ? Et sur quoi, joli cœur ? »

« Je ne cesse de le répéter : c’est une dame. »

Sans prévenir, le Batman récupère son lance-grappin, vise, tire… mais loupe, car le grappin passe à côté de la tête de Raptor, qui a bougé au dernier moment ; et explose de rire.

« Ha ! P’tain, c’est ça l’Batman ? C’est ça l… »

« Et tu es loin d’être le meilleur combattant au monde… »

Bruce active un dispositif du lance-grappin – et ce dernier rétracte le grappin, qui s’était fiché dans un mur… et un pan entier est ainsi amené, pour s’écrouler vers Raptor !
Ce dernier s’en rend compte, l’évite et roule en avant ; mais perd, ainsi, quelques précieuses secondes de concentration, qui sont récupérées par le Chevalier Noir.
Celui-ci bondit en avant, franchit les distances nécessaires durant ce laps de temps, et abat violemment un crochet du droit fantastique sur le visage de Raptor. L’ennemi lève une main recouverte de griffes pour frapper Bruce, qui est touché au flanc et semble laissé la chance à l’adversaire rapide d’agir… mais ce fut une feinte.
Le Batman profite de l’élan de Raptor pour peser de tout son poids sur son bras, et un premier craquement se fait entendre ; Raptor jappe de douleur, avant de voir son masque être fracassé par non pas un, non pas deux, mais cinq coups de coude sur son visage.

Raptor recule sous les impacts, mais Bruce effectue un violent balayage et le fait tomber.
Ensuite, lentement, doucement, il commence à tourner autour de lui, montrant son calme absolu, et combien sa respiration n’a absolument pas changé ; il tourne, oui. Tel un prédateur autour de sa proie.


« … très, très loin, même. »

Un sourire mauvais glisse alors sur son visage.

« Et elle est pire que moi, tu sais ? Tu devrais renoncer, avant qu’elle ne se lance. »

« A… allez vous faire… mettre… »

Raptor, blessé mais encore fort, se redresse ; Bruce continue de tourner, mais son sourire s’agrandit encore.

« Tu auras été prévenu, petit… »

Son regard se fixe, alors, sur Diana, comme une invitation ; comme une offrande, dans ce moment si difficile, mais qui peut lui offrir, enfin, la possibilité d’exprimer librement leurs frustrations.
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MessagePosté le: Jeu 24 Mai 2018 - 1:31


La Chute de la Maison des HibouxBatman


Diana resta sur place alors que Bruce s’élançait. Ses instincts lui criaient de se joindre au combat, d’assister chaque attaque que Bruce abattait sur leur ennemi, mais elle resta plantée, les doigts glissant sur son lasso et le regard suivant chaque mouvement que le Batman faisait. La précision dont il était capable et la souplesse qui étaient siennes ne cessaient de l’impressionner. Il se drapait dans des costumes tous plus effrayants les uns que les autres, sautait d’ombres en ombres et surplombait toujours ceux qui osaient faire face, mais elle voyait tellement plus que la dureté et la violence – que la peur qu’il voulait transmettre. Elle était guerrière, fille d’une culture fière et loyale qui faisait du champ de bataille le meilleur endroit pour apprendre à connaître quelqu’un, et Bruce.. Bruce n’était pas si différent. Et c’est pour ça qu’elle le laissa mener l’assaut seul et qu’elle attendit, patiemment, qu’il l’invite dans son combat.

Certaines causes sont vôtres, certains champs de batailles sont fait pour être piétinés par vos semelles. D’autres sont faits pour d’autres combattants, d’autres poings. Bruce avait lui aussi atteint les limites de sa patience, et il était en train d’affirmer, haut et fort, qu’il en avait fini de jouer.

Diana redressa le menton quand le Chevalier la mentionna. Elle lâcha finalement la lasso, dont le bout, qu’elle avait déjà déroulé, glissa le long de sa jambe alors qu’elle posait les yeux sur ce nouvel homme que la Cour des Hiboux leur avait envoyé. Ils n’avaient pas compris… Malgré la destructions, les ergots, le labyrinthe et l’échec de Lincoln March, ils n’avaient pas compris. Bruce et elle étaient venus ensemble. Ce qu’il commençait, elle le finirait – et vice versa. Les Hiboux n’étaient pas de taille.

Elle croisa le regard de Bruce.
Ensemble.

« Idiot, » maugréa-t-elle alors que ce Raptor se relevait. « Tu es arrogant. Bien trop pour ton propre bien. »

Elle s’avança vers lui, d’abord lentement, puis de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’elle ait atteint la distance voulue. Alors, poussée par sa vitesse, elle se pencha et glissa au sol pour balayer, d’un coup violent et précis à ses chevilles, leur ennemi. Alors que ce dernier s’écroulait au sol, elle, elle se relevait.

Ses doigts se refermèrent sur le bras encore tendu vers le plafond de la salle de Raptor.

Elle le tira vers le haut, vers elle, et lui décocha un coup de coude au visage qui l’envoya valser en arrière. Il s’était cru supérieur, mais il avait été aussi stupide que ses maîtres. Tellement habitué à manigancer derrière des murs épais, à l’abri de grandes salles de marbres et perchés sur des trônes dissimulés, ils avaient oubliés que le monde qu’ils avaient réduit à l’état de maquette était bien plus vaste, bien plus fort qu’ils ne l’avaient envisagé. Le malheur d’autrui et la pauvreté – la richesse – ne sont pas des monnaies d’échange, et, pour eux, ça ne le serait plus jamais.

Diana s’empara finalement de son lasso alors que Raptor se relevait, encore. Les lèvres pincées, elle lança le bout doré d’un geste sec et vif, avant de tirer brusquement vers elle dès que le lasso se referma autour de sa victime. Elle enroula sa jambe autour de la corde, histoire de ramener Raptor encore plus rapidement vers elle, et ne s’arrêta que quand il finit de rouler à ses pieds.

La pointe de son épée alla effleurer la pomme d’Adam de cet idiot. Il n’était maître d’aucun monde – et d’aucune compétence. Humilié et stupide, voilà ce qu’il était.

« Alors, » dit-elle avec un haussement de sourcil. Elle désigna son épée d’un léger signe de tête. « Elle est toujours petite, mon épée ? »

Ses doigts se resserrèrent sur son lasso qui s’illumina en réponse, son éclat plus que bienvenu dans l'obscurité de la maison.

« Où sont tes maîtres ? »


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MessagePosté le: Jeu 24 Mai 2018 - 12:47
Raptor a été, littéralement, passé à tabac par le Batman.
Mais ce n’est que le commencement.

Alors que Bruce délivre quelques vérités, par des phrases faciles mais qui lui permettent d’apaiser la fureur et la douleur qui règnent dans son cœur, il lance un regard équivoque vers Diana – et ne peut s’empêcher de sourire, quand l’Amazone reprend la parole, pour rappeler à Raptor son statut et sa bêtise.

Elle enchaîne, ensuite.
Et rappelle, immédiatement, pourquoi sa vocation pacifique est extraordinaire – car, au vu de ses capacités guerrières, il est évident qu’elle est, définitivement, la plus grande combattante de ce monde ; qu’elle décide, alors, de se vouer à la paix, de la servir, de la favoriser, est une preuve supplémentaire de sa grandeur d’âme, et de sa noblesse.
Mais cela ne veut pas dire qu’elle renonce à faire usage de ses capacités terribles, quand le besoin s’en fait sentir… quand un ennemi nécessite une leçon, par exemple.
Raptor en fait, donc, l’amère expérience.

Cela ne dure que quelques instants – moins de cinq minutes, évidemment ; mais c’en est absolument terrible.
Raptor n’a pas une chance, et elle lui en laisse encore moins.
Alors qu’il roule au sol, tabassé littéralement, elle achève sa course en pointant sa lame contre sa gorge, avec une réplique terrible, qui pourrait faire penser à un meurtre en cas de réponse négative ; mais Bruce ne bouge pas.

Il a confiance en elle – il la connaît.
Elle est Wonder Woman ; sa, Wonder Woman.


« Kof… ils… ils… »

Raptor est arrogant, vicieux, violent, mortel.
Mais pas stupide.
Il a compris ; il a compris qu’il est dépassé, et qu’il a été vaincu, et que personne ne peut le sortir de là.


« Ils… ils… ne… »

Il a perdu – et son corps n’est que douleur, et humiliation.
Il a perdu ; autant assumer, et ne pas lutter en vain contre un lasso qui l’emportera toujours.


« Ils… ne sont plus… là. Ils ont… fui. Dès que vous êtes arrivés… ils ont… fui… »

« Où ? »

Bruce s’est avancé, et vient se poster aux côtés de Diana, pour interroger Raptor ; ni devant, ni derrière.
En égal. Ensemble.


« Où sont-ils partis ? Dans une autre zone de Gotham ? »

« Ils… c’est… c’est leur force, Batman… ils… ils ont fait croire qu’ils n’étaient… basés… qu’ici… mais… mais la Cour… est partout… dans toutes… les villes… du pays… »

Raptor est brisé, blessé ; mais il sait très bien que ce sera pire, s’il s’interrompt avant d’avoir terminé.
Le visage de Bruce, qui se ferme à mesure que les informations arrivent, et qu’il comprend son erreur, ne fait que lui confirmer le danger de se taire maintenant.


« Ils… ils sont partout… et… et ils répondent… à… un maître… »

« Quel maître ? »

La voix de Bruce est froide, terrible. Sa posture est figée, crispée.
Il n’aime pas ce qu’il entend ; encore moins ce que ça lui fait imaginer.


« Ils… ont laissé… un message… »

Lentement, Raptor lève son bras tremblant – et désigne quelque chose derrière le duo.
Avant de s’enfoncer dans l’inconscience, brisé… et ravi, au fond, de ne pas avoir à assister à la suite.


« Ho. »

Le Chevalier Noir se tourne, et découvre alors une forme qui approche, une forme qu’il reconnaît…
… mais qu’il espérait avoir oublié – avoir enfoncé dans ses souvenirs, pour ne plus jamais le revoir.

« C’est… impossible. »

Sa voix est lente, difficile ; elle n’est qu’un souffle, qu’un murmure.

« C’est… l’Hyper-Adapter. La créature que Darkseid a envoyé à ma suite, lorsqu’il m’a plongé dans le Passé après la Crise Finale. C’est… la chose qui s’est fait passer pour Barbatos, afin d’impacter l’Histoire des Wayne.
C’est… impossible. Cela ne peut être là. Cela ne peut exister. »


« L’impossible n’a pas de prise sur les Wayne. Le maître entend te le rappeler, via la leçon que je dois te fournir. »

La créature avance – mais Bruce se met en position de combat, et serre les dents.

« Darkseid va regretter de t’avoir renvoyé ici ; j’ai fait une promesse à l’Univers lors de l’invasion des Parademons, je la tiendrais ! »

« Ce n’est pas Darkseid qui t’envoie une leçon… tu comprendras, bien vite, que Barbatos est une réalité bien plus terrible que le petit Néo-Dieu issu d’Apokolips ! »

Le souffle coupé par cette révélation, Bruce voit alors l’Hyper-Adapter foncer sur eux – et il craint, alors, que les terribles découvertes du jour ne scellent un sort funeste pour Diana et lui !
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MessagePosté le: Sam 26 Mai 2018 - 0:19


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Elle vit le visage du criminel se crisper sous son masque – ils se crispaient tous. Leur condescendance et leur méchanceté, les poussaient à croire qu’ils pouvaient être l’exception, que la vérité elle-même n’aurait pas d’effet sur eux, mais ils se trompaient toujours. Diana plia son poignet et fit un tour de plus avec le lasso autour de son poignet alors qu’elle raffermissait sa prise sur Raptor, et ce dernier se laissa finalement aller.

La vérité qu’il leur offrait était entière, mais terrible. Bruce se rapprocha doucement, et Diana leva la tête vers ce dernier, redoutant presque sa réaction face à l’importance de leur menace qui venait de leur être révélée, mais partageant surtout le poids de cette vérité. Gotham n’était qu’une de leurs nombreuses scènes. Combien de villes, combien de personnes souffraient plus ou moins directement de leurs méfaits… ? La tâche qu’ils s’étaient attribué venait de se révéler encore bien plus importante que ce qu’ils avaient cru, et son importance encore plus terrible.

Mais le lasso se moquait du poids de la vérité et de ses conséquences, et son pouvoir n’acceptait aucune limite. Il dévoilait secret après secret, éclairait zone d’ombre après zone d’ombre et déterrait trésor après trésor. Sauf que la gemme qu’il venait de leur offrir n’avait rien d’un bien précieux. C’était une malédiciton.

« Un maître ? » releva-t-elle alors que Bruce, lui, questionnait déjà.

Les sourcils froncés, elle tira un peu plus sur le lasso, penchée au-dessus de Raptor. Mais la réponse ne tarda pas, et comme toute vérité ayant grandi dans l’ombre sur une longue période, elle était terrible et impardonnable.

Et dangereuse. Extrêmement dangereuse.

Elle pivota et découvrit en même temps que Bruce la silhouette qui se rapprochait et s’imposait à eux. Elle nota la forme du casque, la longue cape, mais tout ce qu’il n’y avait pas d’humain, tout ce qui avait détourné, défiguré, et elle comprit, alors, que Lincoln March et Raptor n’avaient été là que pour faire gagner du temps à la Cour. Le vrai combat commençait maintenant. Et il ne serait pas aussi aisé.

Elle détacha le lasso du corps de Raptor d’un coup sec de son poignet et le rangea rapidement à sa taille. L’épée serait de mise pour ce combat.

Si le combat lui laissait une chance de se battre.

Car l’Hyper-Adapter ne perdit pas de temps. Il ne se lança dans aucun discours, comme March ou Raptor avaient pu le faire. S’il était sûr de ses capacités, c’était qu’elles étaient réelles, et pas qu’il était arrogant. Quand il se lança vers eux, Diana réalisa immédiatement que ce combattant là ne tomberait pas facilement, et elle comprit que tout ce qui avait pu précédé n’avait été que le prologue d’une toute autre histoire. Mais, surtout, elle comprit que si la créature attrapait Bruce, si son coup portait ses fruits, alors Bruce serait terriblement blessé. Elle réagit donc, instinctivement – car quand il s’agissait de lui, elle n’était plus qu’instinct et réflexe.

Elle bondit devant lui et s’empara de son bras pour le pousser sur le côté. L’Hyper-Adapter lui rentra dedans alors que son geste n’était même pas terminé, et donc avant qu’elle ait pu sortir son épée. Le choc fut tellement violent que ses poumons se vidèrent de leur air et qu’elle en sentit les répercussions à travers tout son corps, mais elle ne se laissa pas aussi facilement déséquilibrée pour autant. La créature continuait de la pousser contre le mur de la pièce et plutôt que de lutter, Diana se laissa faire, raffermissant elle aussi sa prise sur ce dernier. Elle agrippa le haut de sa cape et se servit de ce nouvel appuis pour s’extraire de ses bras et passer sur son dos. Et tout se passa si vite que lorsque le mur s’imposa à eux, c’est l’Hyper-Adapter qui encaissa le gros du choc.

Diana ne fut pas épargnée pour autant. Ses jambes, serrées autour de la créature, furent écrasées par le mur et le corps de l’Hyper-Adapter, et la collision fut assez violente pour lui faire lâcher prise et la faire tomber au sol. Plutôt que de laisser la douleur prendre le dessus sur son système nerveux ou de perdre du temps à se relever, elle resta au sol et plongea sa main vers son épée, non sans décocher un coup de pieds au visage de l’Hyper-Adapter au passage.

La riposte serait terrible, elle le savait. Ils se battaient contre la vérité, et la vérité l’était toujours.
Terrible.



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MessagePosté le: Aujourd'hui à 10:20
La soirée est difficile.
Au-delà des nombreux combats menés depuis leur arrivée dans la Maison des Hiboux, le Batman est particulièrement marqué par les attaques psychologiques, perpétrées par ses adversaires ; Lincoln March, les cercueils vides, et maintenant… ça.

L’Hyper-Adapter.
L’ennemi ultime ; l’adversaire définitif, envoyé par Darkseid, littéralement le dieu du mal, pour l’anéantir – pour faire exploser la Réalité, après que Bruce ait rebondi, d’époque en époque, pour revenir.

Parfois, il se dit qu’il a rêvé… que ces moments n’ont été qu’un long et terrible cauchemar, qu’il se trompe, que ça n’est pas réel ; mais il sait que c’est faux.
Il a vécu tout cela.
Mais, surtout… il a vaincu tout cela.

Et alors que Diana fonce la première, s’en prend à l’Hyper-Adapter, afin que lui n’ait pas à le faire – il en est touché, sincèrement ; mais il sait que ce n’est pas à elle de faire cela.
Mais à lui ; c’est à lui de le faire.
C’est à lui de l’anéantir.
Une fois de plus.


« Nul ne saurait se mettre en travers de ta voie, Bruce Wayne. Ton destin est tracé. »

L’Hyper-Adapter a été, littéralement, maltraité par Wonder Woman.
Mais, alors qu’un être humain aurait été vaincu, brisé par les coups… l’ennemi, hélas, n’est en rien constitué comme eux ; et il se redresse, après l’ultime frappe au visage, et fige un regard vide vers la jeune femme.


« Nul ne peut te sauver – et nulle interruption n’est tolérée. »

L’Hyper-Adapter lève sa main, soudain entourée d’énergie… prêt à tirer.
Bruce comprend, alors. Il reconnaît l’énergie. Il reconnaît l’attaque. Il sait ce qu’il va se passer.
Mais il le refuse.


« Ho… non. »

Sans prévenir, le Chevalier Noir agit.
Il bondit vers l’adversaire, mais sait qu’il ne sera pas assez rapide ; il envoie alors un Batarang vers l’Hyper-Adapter, à temps pour dévier le tir.
L’énergie s’échappe de sa main, et vient frapper… l’un des cercueils ; qui, soudain, vieillit à vue d’œil, et disparaît en cendres. Un sort réservé à Diana, ce que tous deux comprennent – et ce qui enrage, directement, le Batman.


« TU NE L’AURAS PAS ! TU N’AURAS PLUS PERSONNE ! »

Ayant réussi à rejoindre l’ennemi, il l’agrippe et tous deux roulent sur le sol ; plusieurs coups sont échangés, mais essentiellement par Bruce, qui s’acharne contre l’adversaire.
L’Hyper-Adapter tente de le gérer, de le stopper, mais il n’est pas assez vif – pas assez souple, agile, expérimenté pour cela. Bruce réussit donc à le soûler de frappes, mais il sait que l’adversaire ne cédera pas ; il faut le forcer à cela.

Sans rien dire, il s’échappe alors de leur étreinte – et saute sur Diana, qui se relevait.
Il n’a pas le temps de parler, et la protège avec sa cape et son corps ; l’explosion est immédiate, et terrible.
Il a glissé plusieurs Batarangs explosifs sur l’adversaire, et le souffle est brutal. Son équipement les a protégés, et ils peuvent rapidement se redresser… mais comprennent, très vite, que les impacts ont affaibli la Maison des Hiboux. Les colonnes tremblent, les murs se lézardent.

Hélas, l’Hyper-Adapter n’est pas détruit.
Pas encore.


« Le maître t’appelle, Bruce Wayne. Tu ne peux y rester sourd. »

L’ennemi se redresse, alors que la Maison semble commencer à s’écrouler, et il se débarrasse du Batcostume qu’il portait, révélant alors sa vraie nature…
… celle d’un membre de la tribu des Miagani, hélas possédé par l’entité envoyée par Darkseid – et qui entend obtenir son dû aujourd’hui, qu’importe ce qu’il se passe autour !

« Je maîtrise mon destin comme je l’entends ; je m’associe à qui je l’entends.
Et je ne laisse plus personne déterminer la suite de mon existence. »


Sa voix est froide, terrible ; sans émotion.
Il a, bien sûr, jeté des coups d'œil vers Diana - mais s'est arrêté ; c'est trop dur. C'est trop dur, alors qu'il bande les muscles et se prépare au pire. Car sa décision est prise.
Bruce s’est redressé, et a compris : l’autre ne cédera pas. L’autre n’arrêtera pas – il doit l’arrêter, donc.
Quel qu’en soit le prix.

Il s’avance, alors, et serre les poings.
Prêt.
Prêt à tout. Prêt à aller jusqu’au bout. Prêt au sacrifice, même, pour débarrasser enfin l’Univers d’une telle horreur… et pour se débarrasser, surtout, de cet abominable cauchemar !

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