May fortune favour the fuckups [Russie] - Dick

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MessagePosté le: Mer 11 Juil 2018 - 22:55
May fortune favours the fuckups


Kori jeta un regard par-dessus son épaule. Elle n’avait jamais aimé les docks et les ports – et c’était encore pire de nuit. Elle voyait quelque chose de malsain dans les ombres imposées par les piles de conteneurs, dans les grues et postes de travail abandonnés à la nuit et l’obscurité. L’air lui laissait un goût de sel sur les lèvres et elle sentait, à chaque inspiration, les résidus de gasoil laissé par une journée d’activité intense. La neige qui était tombée à gros flocons toute la journée était loin de briller avec la même douceur et pureté que dans le reste de la ville. Plus boue que glace, elle s’étalait sur le sol en gros paquets qui, sous la lumière blafarde des projecteurs, ressemblaient à d’énormes monstres qui s’extirpaient du sol. Non, décidément, Kori détestait vraiment les ports, et ces docks-là étaient bien loin de la faire changer d’avis. La raison de sa présence entre ces deux piles de conteneurs y était grandement pour quelque chose.

Elle était loin de Gotham, loin des Etats-Unis, et loin de… de tout ce qu’il fallait qu’elle garde à distance, mais si elle voulait éviter de tourner en rond, il fallait qu’elle reste occupée. Elle ne faisait peut-être plus partie des Titans, mais Kori n’avait pas l’intention de détourner le regard pour autant. Sa dernière affaire l’avait emmenée du Vietnam jusqu’ici, au nord de la Russie, alors qu’elle remontait tant bien que mal les pistes parfois brouillonnes que les trafiquants laissaient derrière eux. Elle n’était pas intéressée par les soldats, par le bas de la chaîne alimentaire. Pas tout de suite, tout du moins. Ce qu’elle voulait avant tout, c’était la tête pensante. C’était la personne capable de regarder tous ces enfants délaissés dans les rues, tous ces gosses oubliés par le destin, et se dire en voilà une source de revenue efficace. Et après seulement, elle se chargerait de ceux qui lui avaient donné raison. Et aucun dock, aucun port, aussi malsain et hanté soit-il, ne l’empêcherait de faire son travail. Que X’hal en soit témoin.

Koriand’r posa une main sur la façade du conteneur et risqua un nouveau coup d’œil sur le côté. Ses informations étaient justes : elle pouvait voir l’énorme bateau marchant amarrer et se préparer à la démarcation. Elle voyait aussi les hommes sur le pont s’agiter, le tout dans un silence presque sacré, et elle devina les oreillettes et les armes à leurs bras. Des mercenaires. A une époque, ça lui aurait suffi comme preuve. Elle aurait foncé et leur aurait réglé leur compte sans y penser à deux fois, mais elle avait appris à mieux faire depuis cette époque-là. Elle n’avait, certes, plus d’équipe à ses côtés, mais Kori n’avait pas oublié. Elle n’oublierait jamais.

Alors elle attendit, patiemment, que la plateforme soit dépliée. Elle attendit de voir les enfants, de s’assurer qu’elle ne s’était pas trompée. Les mains crispées sur le métal froid du conteneur, elle attendit. Les dents serrées et détestant chaque seconde qui passait, Koriand’r attendit… Sauf que rien ne se passa.

Les sourcils froncés, elle pencha un peu plus la tête. Elle avait loupé quelque chose ? La plateforme était baissée et elle ne voyait plus personne sur le pont. Le port était silencieux. Le nez plissé, elle sortit la tête de sa cachette. Pas si silencieux que ça, en fait. Elle entendait, vaguement, les bruits sourds familiers d’une bagarre à l’intérieur du navire. Contre cet appel-là, elle ne pouvait rien faire.

Alors elle bondit hors de sa cachette et se jeta en avant, laissant ainsi derrière elle la neige fondue par sa chaleur corporelle, les ombres et les fantômes du dock. Presque littéralement tout feu tout flamme, elle s’envola vers le pont du bateau, les poings serrés. Une ombre passa sur le pont, souple et agile, presque invisible, et un mercenaire bascula par-dessus bord en poussant un cri de douleur. En toute rétrospective, elle aurait dû comprendre à ce moment. C’était évident, pourtant. Mais peut-être qu’elle refusait d’y croire. Peut-être que tous ces mois à fuir et à s’efforcer d’oublier commençait à porter leurs fruits. Peut-être qu’elle avait trop peur d’être déçue…

Sauf que, de toute évidence, elle n’avait pas fui assez loin.

Koriand’r écarquilla les yeux alors qu’elle se posait sur le pont, juste devant une porte grande ouverte – avec, en guise de paillasson, un autre mercenaire assommé. Contre les lumières vives à l’intérieur du bateau, aucune ombre ne pouvait rester invisible, et de toute façon, Kori l’aurait reconnu avec moins que ça. Le bleu, le noir, les mèches de cheveux en bataille et les bâtons aux bouts crépitants lui sautèrent aux yeux. Le poing toujours levé, mais figée sur place, elle eut un hoquet de stupeur.

« Dick ?! »

Elle se reprit juste à temps pour envoyer un de ses fameux jets d’énergie sur un mercenaire un peu trop téméraire qui avait espéré attaquer Dick par derrière.







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MessagePosté le: Jeu 12 Juil 2018 - 9:14
De Gotham City à New York. De New York à Rio de Janeiro. De Rio à Lisbonne. De Lisbonne à Bordeaux. De Bordeaux à Dublin. De Dublin à Amsterdam. D’Amsterdam à Oslo. D’Oslo à Mourmansk… ah, la Russie. Plus grand pays du monde, où les plus pauvres sont tellement pauvres que la richesse, pour eux, représente un simple salaire. Où les plus riches sont tellement riches qu’ils achètent des pauvres. Où la pègre mondialement connue ne se cache même pas d’en être une. C’est normal en Russie. Et pourtant…

Pourtant, même après avoir remonté à la source ce trafic de gosses, Dick Grayson ne pouvait pas repenser à l’endroit où il était sans soupirer. De tous les lieux paumés de ce pays au climat aussi constant que Flash faisant du sur-place, il avait fallu que ce soit le pire. Mais genre vraiment le pire du pire du pire. Nan, pas la Sibérie. Nan, pas le bout du monde. Mais Mourmansk. La ville la plus proche du cercle arctique de Russie, mais aussi l’une des villes les moins attrayantes du monde. Pourquoi ? Oh, peut-être parce qu’ici, il faisait toujours froid. Toujours glacial et enneigé. Et parce qu’il y avait un cimetière de sous-marins nucléaires juste à côté ! Sans déconner ?!

Sa frustration d’avoir à se geler les miches jusqu’à la coquette et pittoresque Mourmansk se ressentit donc facilement lorsqu’après avoir neutralisé plus ou moins l’ensemble des mercenaires du navire, il se retrouva nez à nez avec Koriand’r :

« Salut Kori. Vu que tu es là, tu m’aides ? »

Pas de « salut, tu m’as manqué » et encore moins d’étreinte – amicale ou non – pour des retrouvailles. Ils n’avaient pas le temps. Comme toujours avec la vie palpitante de Nightwing le Super-héros indépendant (ça faisait très slogan de pub ça), il y avait un problème quelque part. Et la vue de la belle extraterrestre – aka l’autre femme qu’il aimait – n’arrangeait rien. Il fallait donc la jouer comme Bruce : se fermer aux émotions, et agir. La conversation viendrait plus tard.

Dick se précipita donc vers la première entrée qu’il put trouver menant aux tréfonds du navire cargo.

« Quatorze enfants ont été amenés ici depuis Gotham, suivant un trajet plus ou moins chaotique ; je ne suis pas persuadé que toutes les escales étaient prévues à l’origine, mais ils ont ramassé au moins un enfant à chaque fois. J’ignore qui est le maître d’œuvre derrière tout ça, mais ils en veulent après de simples gosses. Et pas des métas. »

Des gosses qui pourraient être les miens. Les nôtres, si tout ne s’était pas terminé comme ça s’est terminé. Ah, Kori… pourquoi fallait-il que tu sois là aujourd’hui ? La réponse, il le savait, était la suivante : tôt ou tard, il aurait été obligé de la voir. Depuis ses tentatives de renouer avec Barbara, il savait qu’un jour il devrait en parler avec cette beauté à la peau orange. Ne serait-ce que parce qu’elle lui manquait vraiment, tout comme Barbara lui manquait à l’instant, et qu’il ne voulait pas entretenir de faux-espoirs. Quelques mois auparavant, il avait choisi Bargirl.

Mais l’arrivée de Starfire bousculait tout ce en quoi il croyait. Comment lui dire purement et simplement qu’il l’aimait mais n’était pas capable de le lui montrer ? Ou plutôt qu’il n’avait pas le droit ? Comment lui expliquer qu’un jour peut-être… alors que ce jour ne pouvait, pour le moment, pas venir ? Comment lui dire qu’elle lui avait manqué, mais qu’il n’avait pas voulu la voir ?

Une vieille blessure qui se rouvrait, et qui n’avait pas la moindre de se refermer, désormais. Alors, il fallait faire comme Bruce : taire les émotions et agir, se concentrer pour ne pas y repenser. Mais je ne suis pas mon père. J’aurais cette conversation avec toi, Kori. Mais après.

« Il doit sûrement rester des mercenaires. Mais pas beaucoup. J’en ai neutralisé la plupart, grâce à mes super-talents d’humain basique. Les enfants sont sûrement planqués quelque part… mais j’ignore où. Je n’ai pris le navire qu’à Oslo. Très belle ville, par ailleurs. Beaucoup mieux qu’ici ! »

L’humour avait toujours été un mécanisme de défense. Aujourd’hui, il servait à tromper sa nervosité. Et ça marchait. Il se sentait mieux en évacuant ses sentiments et ses pensées. Pourtant, à chaque fois qu’il regardait le visage de Kori, qu’il voyait son corps et ses cheveux, tout revenait à la charge et lui criait de s’arrêter et de parler à cœur ouvert.

Il serait bon de pouvoir être une machine de temps en temps.


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MessagePosté le: Jeu 12 Juil 2018 - 23:43
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Koriand’r aurait presque pu croire à une mauvaise blague. Des mois, elle avait passé des mois à fuir les souvenirs et à ne pas se laisser hanter par les possibilités, par ce qu’elle avait espéré avoir, et voilà qu’elle se retrouvait sur ce bateau, concentrée comme toujours sur son affaire et… ? Et elle était de retour à la case départ. Comme si de rien n’était. Et Dick… Dick lui parlait comme si de rien n’était. Comme si elle n’avait pas passé des nuits, des jours, des semaines à penser à lui, à rêver de lui, à … mmmh. Il lui parlait comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis quelques heures, maximum. Comme s’il n’avait même pas remarqué qu’elle était partie, et ça… ça… c’était hors de question !

Les poings serrés, elle lui envoya un regard noir alors qu’il déblatérait son petit rapport.

« Bonjour à toi aussi, Richard, » lança-t-elle. Elle jeta un regard à la porte que Dick s’apprêtait à ouvrir et leva une de ses mains. Cette dernière s’illumina immédiatement, et éclaira la cabine du capitaine dans laquelle ils étaient. « Tu permets ? »

Sans attendre sa permission – parce qu’elle n’en avait pas besoin – elle entra à son tour dans la cabine et lui passa devant, sans même lui accorder un regard. Il n’avait pas tout à fait tort, même si elle se refusait à le dire à voix haute. Elle était venue pour les enfants, et elle s’assurerait que ces derniers iraient bien avant de faire quoi que ce soit d’autre. Aussi déterminée qu’elle était, cependant, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si ce n’était pas là une des mauvaises habitudes de Dick : l’imprévu. Elle était arrivée sur Terre, il y avait des années de cela pour se protéger et fuir les monstres qui la poursuivaient, et lui… il lui était tombé dessus sans prévenir. Elle fuyait aussi depuis quelques mois, et voilà qu’elle était de nouveau stoppée, et ce par le même regard, la même voix et le même foutu sourire.

Malédiction.

Kori brandit ses deux mains devant elle et fit, littéralement, exploser la porte devant elle.

« Ces enfants sont traités comme de la marchandise, » dit-elle alors que la porte glissait le long des marches qu’elle venait de découvrir. « Et la marchandise, on la met dans la cale. »

Son regard s’attarda sur les fentes familières dans le masque de Dick. Bon sang. Des mois à essayer d’atténuer la vivacité du souvenir de ce dernier dans son esprit, et il lui suffisait de quelques secondes à peine pour reprendre le pas sur les émotions de Kori et pour tout chambouler de nouveau. Ce n’était pas juste, et pourtant… à le regarder pour la première fois dans les yeux après des mois et des mois, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Ca n’effaçait pas, cependant, les raisons de son départ, ni la douleur.

Elle cligna des yeux et détourna le regard pour se concentrer de nouveau sur les escaliers. Le nez levé et le menton haut – elle n’était pas Princesse pour rien, après tout – elle entama sa descente.

Si Dick n’avait pas éliminé tous les mercenaires, les autres devaient être bien cachés, parce que le chemin se fit sans embûche. Elle s’attendait à un guet-apens à tout moment, mais rien ne vint, et quand ils finirent par trouver la bonne porte, ça n’eut plus d’importance pour elle. Tout ce qu’elle voyait, c’était ces enfants, entassés dans une cellule de fortune, leurs visages sales et poussiéreux striés par les larmes, et leurs grands yeux rivés vers eux, terrifiés et paniqués. Koriand’r baissa la main alors que son cœur manquait un battement.

« Ca va, » souffla-t-elle avec douceur. « Nous sommes là pour vous aider. »

Certains semblèrent se détendre légèrement à cette annonce, mais les autres continuaient de la regarder avec crainte.

« Ca va, » répéta Kori, cette fois-ci dans sa langue natale. Le ton avait plus d’importance que les mots à cet instant – tout du moins, tant qu’elle n’avait pas fait ce qu’elle était sur le point de faire.

Elle s’agenouilla devant la cellule et tandis doucement la main vers les barreaux. Un sourire réconfortant aux lèvres, elle écarta les doigts et fit apparaître une petite boule d’énergie qu’elle fit rouler entre ses doigts, aussi délicatement que possible. Un des enfants leva immédiatement des yeux curieux vers elle. Sans hésiter, et avec cette innocence qui était propre aux êtres d’un si jeune âge, il passa le bras entre les barreaux et essaya d’attraper la boule. Kori lui attrapa la main et laissa la lumière fuser entre leurs doigts.

« Tout ira bien, » dit-elle, dans un norvégien parfait, bien qu'elle vienne à peine de l'apprendre. Le petit garçon venait d’Oslo, tout comme Dick. « Mon ami et moi allons vous aider. »









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MessagePosté le: Ven 13 Juil 2018 - 11:14
Dick observa un peu les lieux, pendant que Kori s'occupait des enfants. Il ne prêta même pas attention au fait qu'elle savait désormais parler norvégien – un exploit pour un être humain anglophone, pas pour elle – car il connaissait parfaitement cette aptitude. Il en avait eu une démonstration, bien des années auparavant. Par ailleurs, il la soupçonnait de prendre un malin plaisir à lui rappeler ce jour-là en usant de ce pouvoir maintenant.

Arrête d'être paranoïaque. Elle était heureuse de te revoir. Même si ça la blesse autant que toi.

Reconcentré, Nightwing s'éloigna de quelques pas, examinant la pièce. Les enfants étaient maltraités, mais pas violentés. Il devait y avoir une bonne raison là-dessous. Pour les vendre à des parents, peut-être ? Mais pourquoi venir se perdre ici, près du cercle arctique, dans un endroit où les radiations contaminaient même la neige ? Ça n'avait pas de sens. Ou alors, peut-être pour les faire travailler dans une usine ou dans un truc spécifique ? Mais encore une fois, le faire ici n'était pas une idée productive. Le port militaire de la ville de Mourmansk et le cimetière de sous-marins n'étaient que des lieux isolés, même pour la Russie. Une nécessité, plus qu'un réel atout.

Il retourna auprès des enfants, que Kori était en train de libérer. Il en repéra un qui avait une tête d'anglophone, pour ne pas dire de british tout court. Il s'agenouilla devant lui, et lui fit un sourire aimable.

 « T'inquiète, petit. Comme le dit mon amie, on va vous sortir de là. Et vous rejoindrez vos familles. Mais avant, tu peux me dire pourquoi ils vous ont pris, ces méchants hommes ? »

Signe négatif de la tête. Le gamin, apeuré, avait peut-être perdu l'envie de parler.

 « Okay. Tu ne sais pas, ce n'est pas grave. Tu vois mon amie, avec sa peau orange ? C'est une Héroïne, qui a des pouvoirs. Elle va vous faire sortir dehors. Et vous pourrez voir de la neige. Mais avant, il faut qu'on vous trouve des vêtements plus chauds. Tu sais où il peut y en avoir ? »

Ce fut un autre enfant qui répondit, parlant avec un fort accent français :

 « Ils ont des vêtements là-bas, monsieur. Chauds, pour la neige. Bons vêtements. Mais grands. »

Dick eut un autre sourire, avant de lever le pouce vers le gosse.

 « Très bien. On va commencer par ça. Suivez bien Kori et moi, et ne faites pas de bruit ! »

Le groupe partit dans les coursives, Nightwing se servant des indications du petit Français pour trouver la pièce correspondante. Malheureusement, il allait falloir se cogner quelques mercenaires supplémentaires, pour obtenir ce qu'ils cherchaient. Il se glissa contre un mur, et observa discrètement à l'intérieur : sept mecs mettaient d'épais vêtements, prévoyant sans doute de sortir dans le froid. Il y avait suffisamment de protections contre le froid pour tous les enfants, en comptant ce qui était éparpillé et entassé là-dedans.

Il tourna ensuite la tête vers Kori, lui faisant signe de s'approcher. En la voyant venir très près de lui, il se rappela à quel point elle était grande – un peu plus que lui – et à quel point sa proximité avait quelque chose d'enivrant.

Mais concentre-toi, putain. Et pense à Barbara.

 « Ils sont sept. On y va à deux, ou j'y vais et tu surveilles les enfants. Comme tu veux. » chuchota-t-il.


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MessagePosté le: Hier à 22:32
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Le garçon à qui Kori avait parlé semblait s’être détendu, et sa confiance se répandit dans la cellule à l’intérieur de laquelle ils étaient tous serrés les uns aux autres. Les enfants humains étaient les êtres les plus proches des Tamaranéens que Kori avait pu rencontrer, et les voir ainsi, aux mains de monstres sans cœur ni conscience, ne pouvait que la mettre dans tous ses états. Ils étaient capables d’une telle force de sentiments et leur confiance en leur affect était sans limite. Ce n’était peut-être pas si mal que ça que Dick soit là et qu’il se soit occupé d’une partie des mercenaires seul, car Kori n’aurait très certainement pas eu la même pitié. Elle n’en avait absolument pas l’envie, en tout cas.

Après un nouveau petit sourire en direction du jeune norvégien, elle s’écarta des barreaux et se redressa. Ses yeux se posèrent sur la serrure rouillée et elle retint avec grand peine un grognement agacé. Elle posa la main dessus, referma ses doigts sur le mécanisme antique et tira brièvement dessus. Très peu de matériaux humains pouvaient se vanter de pouvoir faire face à sa force, et cette serrure n’en faisait absolument pas partie. La porte craqua et lâcha immédiatement. Kori la rattrapa et l’appuya contre les barreaux alors que les enfants se déversaient en dehors de la cellule. Quand elle se retourna, Dick était agenouillé devant l’un d’entre eux, et cette vue lui serra le cœur pour des raisons qu’elle refusait d’admettre et qu’elle ne voulait pas affronter.

Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de le regarder. Dans son costume, ses armes encore sorties, son masque couvrant ses yeux si expressifs, il faisait pourtant face à ce petit avec douceur et confiance. Pendant si longtemps il s’était cru l’élève de Batman et rien de plus, mais Kori avait tout de suite vu, tout de suite compris, qu’il serait capable de bien plus que Batman. L’élève avait dépassé le maître rapidement, et avec aisance. Le fait que ça fasse mal à Kori de le voir ainsi ne dépasserait jamais la fierté qu’elle ressentait quand elle repensait au chemin que Dick avait parcouru.

Elle détourna malgré tout le regard. Ca n’en restait pas moins douloureux. Elle baissa les yeux vers une petite fille qui s’était naturellement rapprochée de ses jambes et lui sourit doucement avant de lui faire signe de rester silencieuse puis de retourner derrière elle et Dick. Elle échangea un regard avec ce dernier puis le suivit dans les couloirs, le plus silencieusement possible. Heureusement pour eux, les enfants comprenaient parfaitement les enjeux, et pas un bruit ne vint annoncer leur présence.

Malheureusement pour eux ? Les choses allaient se compliquer très vite.

Kori jeta un regard dans la pièce, juste après Dick, et sa colère remonta à la surface. Elle serra son poing et jeta un regard vers les enfants sales et apeurés. La petite fille tenait une peluche difforme et crasseuse contre elle, ses grands yeux remplis de larmes rivés sur Kori. Cette dernière serra les mâchoires. Elle fit signe aux enfants de rester à l’abri dans la pièce puis se tourna vers Dick, le regard brûlant.

« Tu as peut-être oublié, Richard, mais je ne suis pas du genre à rester en arrière, » lâcha-t-elle, les dents serrés.

Et, sans prévenir, elle fondit dans la pièce. Les mains tendues devant elle, elle lâcha aux pieds des deux mercenaires les plus proches un jet d’énergie pure qui les envoya valdinguer plusieurs mètres en arrière. Ne pas tuer. Voilà ce qu’elle devait garder en tête. Mais à chaque fois qu’elle se rappelait de cette cellule, de ces enfants, de leurs pleurs et leur peur évidente…

Elle se tourna vers les autres mercenaires, sa prochaine attaque en train de charger dans le creux de ses mains. Et celle-ci, pas sûre qu’elle ne soit pas létale. C’était ce qu’ils méritaient après tout.






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MessagePosté le: Aujourd'hui à 16:21
En voyant Kori aussi énervée et aussi déterminée à s'occuper des mercenaires, Dick eut un mouvement d'hésitation. Il n'hésita pas longtemps, car en voyant comment son ex-copine-amourdesavie-numéro2 fracassait du méchant mec, il se demanda si elle n'était pas un trop d'ardeur à l'ouvrage. Après tout, peut-être qu'elle était énervée par lui, ou par les conditions de détention des enfants, ou peut-être les deux. Ne pas tuer était une des conditions pour ne jamais sombrer du mauvais côté... mais Nightwing avait trop souvent et trop longtemps côtoyer Jason Todd pour ne pas avoir développé un certain laxisme sur le sujet.

Si elle voulait les tuer, même involontairement, alors tant pis pour eux. Kidnapper des enfants était assez abject pour que le jeune homme ferme les yeux sur ça. Un enfant s'approcha de lui. C'était le petit Norvégien.

 « Kori être colère ? Toi l'aider ? »

Son accent d'enfant viking donnait un côté comique à la situation... qui elle ne l'était absolument pas. Le jeune homme risqua un coup d’œil par l'ouverture, avant de revenir vers le garçon :

 « Ouais, elle est un peu fâchée. Mais ça va aller ! Bientôt, elle va revenir, et on pourra mettre des vêtements chauds. »

De fait, quelques instants plus tard, Dick fit entrer les enfants dans la pièce, et leur ordonna de mettre des manteaux et des chaussures pour la neige. Il n'y avait rien d'adapté à leur taille, et il fallut donc les aider tant bien que mal à s'habiller correctement. La barrière de la langue ne fut pas, étonnamment, aussi incroyable que l'avait estimé le Héros. Principalement – sans doute – parce qu'il parlait avec des mots simples, que même les enfants connaissaient bien.

Il jeta un coup d’œil à Koriand'r... et il hésita encore. En un battement de cœur, il avait oublié ce qu'il voulait lui dire. La voir comme ça, après s'être livrée à une raclée en règles – ou pas ? - et après avoir passé sa colère sur des malfrats, ça lui fendait un peu le cœur. Elle revenait à peine sur Terre, le retrouvait lui, et elle avait déjà à faire face aux pires immondices de la planète.

Lui parler ne coûte rien. De toute façon...

Il s'approcha d'elle, lui prit doucement le bras et l'entraîna un peu à l'écart. Sa voix se réduisit à un chuchotement, pour qu'aucun enfant ne les entende.

 « On va les faire sortir dehors. Ce n'est peut-être pas la meilleure solution, mais si on progresse vers Mourmansk, on pourra appeler ou trouver quelqu'un capable de nous emmener en Amérique rapidement. Ce sera plus sûr là-bas... et après on les fera rentrer chez eux. Par chance, ils ont tous l'air d'avoir l'âge de connaître leurs prénoms et leurs noms. »

Il marqua une pause, avant de pencher la tête pour la regarder dans les yeux. Des yeux d'un vert étincelant, pas humains, mais qu'ils connaissaient par cœur. Tout comme la peau orange, les cheveux de feu, les...

 « Tu te sens comment ? Tu avais l'air... agîtée. »

Il ne lui avait pas lâcher le bras, et ce, sans s'en rendre compte.


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