Sentence 2.0 (PV Edward Nygma)

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MessagePosté le: Ven 31 Aoû 2018 - 22:18
Agnus Deorem.Ce soir, la place n'était plus aux conflits extérieurs et aux plaintes faisant gémir les murs de grandes villas. Pas d'ordures, pas de pleurs, juste des rires, des toasts et de belles promesses offertes entre deux coupes de champagne. Puis, on oublie lorsque le lendemain touche nos épaules fatiguées par cette nuit intense de sa douce lumière. Ce soir, les plus grandes familles d'Amérique, ou tout du moins, une partie, ont accepté de répondre à l'invitation d'un de leurs collègues millionnaire. Un parmi tant d'autres, d'autres qui semblent si nombreux, alors qu'ils ne représentent qu'un centième de pourcentage de la population américaine globale.
Depuis son retour, Carol constate que ces frivolités qu'elle trouvait déjà à l'époque sans grand intérêt, lui donnent encore plus la chair de poule et l'envie d'oublier rapidement tous ces visages vissés sur des sourires faux et des mots mielleux. Pourtant, elle n'en montre rien en arrivant sur place. Elle semble même se fondre dans le paysage, dans sa robe rouge aux épaules grandement dénudées, et au style smoking en son buste et ventre à boutons, et cette fin de robe serrée contre ses cuisses. L'on doit apparaître en ses plus beaux atours et rentrer dans la danse. Socle des relations entre patrons.

Cependant, aussi fondue qu'elle se sent dans cette foule, on vient quelques minutes après son entrée la saluer, discuter et lui présenter mille et un projets pouvant intéresser Ferris Air. Certaines sont déclinées à grand coup de phrases diplomatiques, d'autres servant un peu mieux les intérêts de l'entreprise ou bien les convictions évoquées par la jeune femme dans ce nouveau numéro de G.Q. Un article qui fait d'ailleurs grand bruit car depuis son retour l'héritière de Ferris Air a dévoilé le début de ses projets, concernant la mise en service d'avions de frets au service de pays défavorisés. On la félicite pour cet engagement prometteur, on lui offre des conseils sur ses futures stratégies. Et elle soupire, intérieurement. Des conseils. Si seulement cela était vraiment des conseils. Appelons cela plutôt de la pression lobbyiste de partenaires, potentiels ou anciens, pour éviter que vos projets n'écrasent ceux fallacieux de votre quidam. Et dire qu'il y a quelques mois, elle n'aurait pas hésité à les supprimer définitivement. Pour raser son passé d'héritière et être disponible pour un seul homme, Hal Jordan.

Des projets fous et égoïstes, qui maintenant sont derrière elle, toujours présents mais avortés à jamais. Aussi amoureuse qu'elle l'a été, Carol ne peut pas, ne peut plus être cette chose ayant été capable de détruire un amour comme celui de Katma Tui et John Stewart. Redevenir humaine et se séparer d'un pouvoir alimenté par sa capacité à aimer semble à ses yeux être le meilleur moyen de se racheter. Au bout d'une dizaine de discussions et trois flutes de champagne, Carol oublie le fantôme de la Star Sapphire et accepte de rentrer de nouveau dans cette danse de palabres et de sourires dont elle est l'une des expertes reconnues. Vient ensuite le moment où ses talons noirs vernis se mettent à glisser tourner au gré des pas de son partenaire de danse. Un propriétaire de galeries d'arts, brun, barbe de trois jours venant rajouter de l'importance à sa mâchoire. Charmant, cultivé. Sachant danser. Quoi de mieux pour se sentir unique le temps d'un soir, et oublier tout ce poids que vous mettez indubitablement sur vos épaules, que de sentir de larges mains vous entourer, des lèvres se suspendre aux vôtres et inversement.
Le parfait selon le centième de la population américaine avait raison de Carol en contrôlant son besoin d'affection et de présence, de contact et de coeur battant pour elle. Elle, qui se sent si peu aimée, alors qu'elle aime tant. Elle sent ces doigts larges venir flirter sur ses boucles noires brillantes, façon vintage mais reste digne, forte, non soumise à la volonté et aux pensées de cet homme.

Puis, tout s'éteint. Le noir absolu s'abat sur l'assemblée alors que, quelques secondes auparavant, les vitres semblaient normales, et ne réfléchissant que les lumières venant de Gotham City. Carol se détache de son partenaire et reprend contenance. Aux aguets, le coeur battant en anticipant ce danger en approche, la femme d'affaires ne se doute aucunement que cette première partie de soirée si douce et agréable en bouche, va dévoiler peu à peu le verre tranchant et faire saigner nuques et lèvres bien trop intactes.

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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2018 - 2:08
ft. Carol Ferris
Sentence 2.0



Tout était parfait. Évidemment, il était l’homme-mystère après tout. La décoration était aussi riche que les personnes qui fréquentaient cette exubérante réception. La lumière inondait la salle. Pas un espace était à l’ombre et pas une personne n’était sous les feux des projecteurs, si l’on puit dire. Les sièges étaient de velours vert et rehaussait ainsi la beauté des murs glacés. Un immense miroir avait pris place contre un des murs mais la lumière gommait chacun des reflets. Toutes les plus grandes fortunes de Gotham City se bécotaient déjà, se menaçaient et bien sûr s’alliaient et se trahissaient avec des sourires de façade. Ils jouissaient d’une richesse illégitime mais ils n’enfantaient que machinations et comédies. Edward haïssait ces paons stupides. D’autant plus qu’il était bien meilleur à ce petit jeu qu’eux. Edward aussi était riche. Il ne l’était pas depuis longtemps et il en était particulièrement fier. Il avait tout réussi seul, sans mère ni père. Il esquissa un sourire à la pensée de son ignare de père, incapable ne serait-ce que de garder un solde positif, alors créer un plan boursier, ou un piratage boursier. Pirater la bourse avait été un jeu d’enfant pour lui. Bien sûr qu’il aurait pu prendre cet argent comme les autres, en spéculant sur telle ou telle donnée et attendre que l’argent lui tombe dans les bras, mais le Sphinx n’avait rien à prouver, n’est-ce pas ?

C’était une magnifique demeure d’acier et de verre. Derrière une immense baie vitrée, on pouvait apercevoir une piscine intérieure joliment sculpté et sans doute profonde. Il avait loué cette riche villa aux accents cubiques il y a quelques mois en arrière. Elle avait surement appartenu à un artiste illuminé. Il l’avait habillé à sa façon. Enfin, « il », c’était presque ça. Il avait donné les plans à quelques bras mécaniques et quelques neurones fonctionnels. Il ne s’embarrassait plus depuis longtemps à tout concevoir. Son esprit brillant était sur plein de projet à la fois, bien qu’il portait toujours beaucoup d’affection à quelques sciences et ingénieries. Ses cobayes s’en rendraient compte bien vite une fois qu’ils auraient terminé de dévorer tout cela. Edward cultivait une autre science : la cuisine. C’était une chimie comme les autres, et s’en était de même pour les cocktails. Il se laisserait presque tenter. La petite foule avaient cédé à toutes les tentations.

Le signal passe sous son regard. C’est le moment. Il retira son veston noir, la serviette de service qu’il abandonna sur l’une des nombreuses sculptures en métal du grand salon. Il se saisit par la même occasion de son si verdoyant chapeau, posé nonchalamment sur une jolie tête brune. A cette seconde, peut-être avait-il déjà été repéré mais qu’importe. Ils étaient trop stupides pour comprendre ce qui allait leur tomber dessus. Après leur avoir offert la lumière, Edward leur offrit l’obscurité. La salle fut entièrement plongée dans le noir. Il ne les distinguait pas mais il savait. De même, ils avaient désormais pleinement conscience de l’horreur de leur situation et surtout, ils savaient qu’il était leur supérieur, en tout point. La lumière éclata vivement d’un éclat smaragdin qui lui allait si bien. L’Homme-mystère, un large sourire sur les lèvres, presque enfantin, leur fit face sur la scène non sans éviter la dernière marche d’un saut bien gamin. Il leva les bras pour accueillir leur angoisse.

- Bonsoir Gotham ! fit-il à son micro accroché à son gilet olivâtre. Vous êtes prêt pour jouer avec l’Homme-mystère ?

Évidemment, Il eut un bref moment de foule, une panique intense qui les saisit au corps et déjà, leur regard cherchait la sortie. Ses yeux à lui n’exprimaient qu’un amusement fou de voir qu’il avait eu bien raison. L’humanité dans son plus pitoyable rassemblement.

- Vous êtes si prévisibles.

Il tripota un instant sa montre et les cinq « sculptures » s’animèrent. Elles étaient grosses et maladroites mais surtout, elles dévoilaient enfin leur véritable natures : elles étaient létales. Bien sûr que les sorties étaient dérouillées mais il fallait bien les dissuader d’essayer de les forcer. Edward caressa le velours de ses gants rosés avant de les ajuster à ses mains.

- Ce serait dommage que vous partiez déjà, après tout, c’est moi, qui ai votre antidote !

Des cris, des gémissements, ô douce révolte qui excitent les muscles et alourdissent les pensées, c’est le Sphinx qui se donna pour mission de guider cet excès d’action vers de plus humble ambitions. Survivre en était une bien noble, n’est-ce pas ?

- Aurais-je oublié de vous dire que les délicieux cocktails de ce soir ont été préparé par mes soins ? (il ne retient pas un gloussement puis reprit d’une voix plus rauque : ) Ecoutez-moi bien maintenant, primates dégénérés, si vous voulez trouvez le mot de la fin et peut-être l’antidote.

Edward supposa ainsi que comme lui, ils penseraient que l’information valait plus que tout. Ne voulaient-ils pas savoir pourquoi est-ce qu’il les avait choisis ? Quel était l’intérêt même de ce jeu d’évasion ou plutôt celui de la survie.

- Vous avez l’habitude d’utiliser votre incommensurable fortune –pardon, plutôt celles de papa maman, mais moi je suis plutôt venue mettre contribution vos minuscules neurones. Pour ceux qui n’en possèdent pas suffisamment, soyez assuré que vos tentatives ridicules se termineront dans.. (il observe sa montre) moins d’une heure maintenant.

Un doux ronronnement se fit entendre. Il était impossible de deviner d’où est-ce que cela venait. Sans doute de toutes les directions à la fois, trahissant peut-être la technologie dont il avait gavé les murs. Cela raisonnait jusque dans les autres pièces qu’ils allaient devoir explorer.

- Je serai votre professeur et de ce fait, vous allez obéir. Cela commence maintenant.

Riddle One:
 


Aussitôt, à leur pied, projeté depuis le plafond, se dessina un labyrinthe que Nygma aurait jugé bien pauvre comparé à celui majestueux de Minos mais il fallait bien commencer quelque part. Le rouquin s’amusa à les humilier de cette devinette infantile qui sans doute leur échappera dans la mélopée des gémissements et des plaintes.

- Commençons par une facile, je dirai même qu’elle ne compte pas. Voyez comme je suis prévenant. Ne perdez juste pas trop de temps, les effets ne tarderont pas à freiner votre progression dans le jeu, acheva-t-il comme une boutade.




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MessagePosté le: Lun 29 Oct 2018 - 15:16
Agnus Deorem. Les hurlements fusent quand une apparition inopinée, une voix tonitruante et empreinte d'envie de grandiose se départit de la confusion générale. Car la majorité n'avait vraiment ressenti le besoin de se retourner vers la scène, plus occupée à s'engouffrer vers les sorties maintenant condamnées. Carol, de son côté est restée interdite face à l'enthousiasme de leur geôlier. Après tout, elle se retrouvait face à Edward Nygma, alias le Sphinx. L'un des criminels les plus craints de Gotham. Les voilà donc à sa merci, coupés de l'extérieur comme dans une sorte de bunker, placé en plein milieu d'un immeuble. Personne, pas un justicier ne pourra les aider dans ce qui semble prendre les traits d'une épreuve.

"Ne vous inquiétez pas. Des agents de sécurité sont parmi nous. Ils doivent attendre le bon moment."
Le paroles de son partenaire de danse ne lui font ni chaud ni froid. Pour avoir été elle aussi une criminelle, elle sait de quoi sont capables les gens comme Nygma pour obtenir ce qu'ils veulent. Quand l'homme tente de la prendre contre lui, sans doute pour se rassurer et profiter de la situation, Carol le gifle magistralement à la main avant de s'avancer au milieu de la cohue, le laissant pantois et blessé dans sa fierté. Les gens sont encore plus terrifiés quand ils apprennent leur empoisonnement, chose qui sommes toutes, effraie aussi la gérante et héritière de Ferris Air. Elle cherche du regard les agents de sécurité, voulant subtiliser un taser ou bien un pistolet pour le besoin de sa propre survie et sûrement de ceux réunis en ce jour, et piégés comme de bêtes fourmis dans un cube de verre. Malheureusement, personne ne semble être en possession d'arme. Vient ensuite cette projection faite au sol. Et la constatation dégradante, mais en partie vraie de Nygma concernant les gens enfermés dans cette sorte de jeu malsain.

"Vous vous fichez de nous ? !
- C'est un labyrinthe ? Mais. Mais on est dans un immeuble en forme de cercle, ça ne peut pas être le plan de sortie.
- Mais réveillez-vous bande de couards ! Il bluffe ! Regardez ce que j'en fais de cette fichue énigme !"
Sans doute trop aviné et donc inconscient face au danger, cet héritier frappe du pied plusieurs cases comme une espèce de brute mi humaine mi taureau avant de sentir quelque chose le traverser de parts en parts au niveau des viscères. Le tout, agrémenté d'une alarme assourdissante et de lumières rouges éblouissantes. Ce n'est que quand le calme revient et que tout le monde a retrouvé un semblant de vision qu'ils voient l'horreur au milieu de la projection. L'homme est là, gisant dans son sang et ses tripes, coupé en deux. Carol plaque ses deux mains contre bouche, choquée par la rapidité d'exécution du programme. De nouveaux cris retentissent, plus stridents. Une femme tombe à genoux, terrifiée par cette scène et par l'idée qu'elle pourrait se retrouver dans le même état.
Réinitialisation. Nouvelle tentative.
Une voix artificielle retentit, tandis que le labyrinthe ainsi que la lumière disparaît un moment pour revenir, mais cette fois, sans traces de sang ou de présence d'un cadavre. Non sans être agacée et encore retournée par cette vision, Ferris s'avance vers la scène pour faire face à Nygma, tandis que d'autres ne font que le supplier comme des espèces de fidèles en recherche du pardon de leurs péchés.
"Quel est le principe. Car cela est bien beau de projeter quelque chose au sol, mais sans un indice concernant le moyen de résoudre cette énigme, vous aurez tôt fait de nous voir tous morts."
Elle croise les bras, résolue et fière. Prête à rentrer dans le petit manège de cet esprit intelligent, mais complètement fou.
"Serait-ce là votre conception de maître du jeu ? C'est un peu ennuyant et pas du tout brillant. Un grand esprit fait part d'une partie de ses découvertes."
Tout le monde chuchote, offusqués, intimidés, admiratifs face au courage de Carol Ferris qui semble soudainement ... changée. Oui c'était risqué de l'attaquer ainsi. Mais ça pouvait aussi avoir comme effet de donner la clé de la résolution de cette énigme, en évitant de faire d'autres morts. Et le temps n'est pas un bien qui semble leur être accordé.

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MessagePosté le: Ven 30 Nov 2018 - 0:20
ft. Carol Ferris
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Edward n’arrivait pas à rester en place. Il était comme un enfant dans une cour de récréation. Miss Ferris, voilà enfin un esprit fort. Un esprit comme il les aimait. Un esprit à briser car présent dans un cerveau bien inférieur. Un être aussi stupide, ne pouvait que posséder une âme guerrière. Elle l’avait déjà prouvé. Elle avait dans ses entrailles une âme de rebelle et une âme qu’il prendrait grand plaisir à remettre à sa place. Il ne regarda pas un seul instant la foule. Toute son attention était fixé sur la fière jeune femme.

- Avons-nous un leader, un porte-parole ? Lance-t-il avec un large sourire.

Contre toute attente, il saute et quitte la scène. Il est la Star, pas elle. Il devait lui donner une leçon, à elle et aux autres. Bien sûr, il n’irait pas trop fort. Après tout, la partie avait besoin de joueurs pour réellement être amusante. D’un pas ou deux, le voilà en face de la brune. Elle était plus grande que les vidéos ne l’avaient laissé penser. D’un geste rapide et mesuré, il sortit son loup de sa poche intérieure. C’était comme un face à face, à peine suggéré, il lui glissa un clin d’œil avant de le poser sur son visage.

- Quand est-il du joueur qui n’écoute pas les indices ?

Il avance encore d’un pas. Il veut la forcer à reculer, à frôler le dangereux labyrinthe. C’est lui qui dicte les règles. C’est lui qui impose les pas et c’est à eux de les suivre.

- Vous voulez un MJ ? Bien, alors vous jouerez l’héroïne. [Il rajoute, plus dur : ] Il va falloir écouter maintenant et observer. Vous êtes dans un jeu, mon jeu, et les gagnants sont récompensés. Les perdants, les mauvais joueurs et les tricheurs n’ont pas sa place dans l’heure qui vous est impartie. Voilà la première règle.

Il ne lui laisse pas le temps de parler. Il enchaine avec impatience. Il n’avait pas organisé tout ça, spécialement pour elle. Il avait d’autres projets, une autre vision, mais l’avoir entre ses mains, ne serait-ce qu’un faible instant, était jouissif.

- Maintenant, regardez la foule. Elle cherche ses mots. Vous devriez faire de même au lieu de réagir aussi impulsivement. Il pourrait vous arriver des problèmes dès le départ, alors qu’il vous reste bien d’autres salles à découvrir avant la grande finale. Pire encore, si vous tardez, les premiers symptômes vous auront déjà atteint. Je crois que le premier c’est… Migraine ?

Dans la foule, déjà quelques personnes se plaignaient. Est-ce que la nouvelle leader va tenter de calme ce beau monde ou juste montrer la marche à suivre ? Edward vient caresser son chapeau avant d’ajouter, malicieux :

- Suivez mes mots et tout se passera bien. A moins que vous soyez trop stupide pour obéir à des règles simples ? JOUEZ.

Était-elle seulement sensible à son poison ? Ou est-ce que l'amour pouvait tout vaincre ?





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MessagePosté le: Ven 7 Déc 2018 - 20:08
Agnus Deorem.

Cette suffisance qu'affiche le Sphinx la laisse de marbre. Oh, Carol reste bien consciente du danger que représente le grandiloquent et violent personnage, qu'il n'est pas là pour leur conter fleurette. Elle est sûre que ce poison coule dans leurs veines, ils sont à sa merci et doivent subir ses règles. La tactique de la provocation n'a d'ailleurs découlé que sur cette sorte de mépris, cet air joueur et pervers. Il prend sa phrase comme un défi et s'y engouffre, pour mieux la mettre à mal. Les gens paniquent, suite à la scène survenue précédemment, ils complotent, regardent Carol comme si elle était maintenant l'ennemi numéro un abattre. Et dire qu'il la présente soi disant comme l'héroine ... l'humain dans toute sa stupidité et son individualisme. Un homme, plus vieux qu'elle, et l'air supérieur luisant malgré sa crainte du Sphinx s'approche d'elle et la regarde, avec ce sourire hypocrite n'étant là que pour lui dire insidieusement qu'il pensera, fera mieux qu'elle.
"Mademoiselle Ferris, avec tout le respect que je vous dois, je ne vous pense pas capable de gérer une telle situation. Si vous le voulez, je peux vous montrer la solution à cette énigme dans les plus brefs délais."
La suffisance masculine. Elle l'entend, ça lui fait bourdonner les oreilles à tel point qu'elle pourrait gifler l'un d'eux. Mais Carol se contient et fixe le criminel adorateur d'énigmes.
"Malheureusement, vous n'êtes pas le maître du jeu. Et je ne suis pas du genre à reléguer une tâche que l'on me donne, aussi dure soit-elle. Mais si vous le souhaitez, indiquez moi donc comment résoudre cette énigme."
L'homme la fixe alors avec un dédain à peine voilé et s'en va, sans rien dire de plus. C'est bien ce qu'elle pensait. Bon à se faire nommer dirigeant, mais pas à en assumer les lourdes épaulières. Non, il préfère la voir souffrir, tout en gardant le sourire. Un mépris au sein même d'une classe dite aisée et ayant un accès facile à la culture et aux droits.

Carol s'avance alors vers cette projection ressemblant à un labyrinthe., devant les regards agacés ou horrifiés des convives. Sera-t-elle la prochaine à passer de vie à trépas ? En tout cas, nombre seraient heureux de voir cette femme un peu trop portée sur l'avenir, la diplomatie et l'aide se faire tout bonnement embrocher.
"En tant qu'héritiers, nous sommes censés rappeler à notre pays, au monde qui nous a vu naître, les noms. Les Elliot, Les Kane, les Wayne, sont connues ici, en Gotham. Elles ont permis d'ériger en partie cette ville. Et la plupart des héritiers font en sorte de maintenir une cohésion dans le chaos en apportant leur propre pierre à l'édifice érigé. Je vais faire de même ce soir, en tant que femme, mais aussi héritière."
Après quelques inspirations et un moment de réflexion, malheureusement écourté par la présence des râles et suppliques des autres convives, elle marche sur une première case en se crispant. Rien ne semble se passer. Aurait-elle juste pour le moment ? Voyant sa non éviction d'un bon oeil dirons-nous, la jeune femme marche sur les cases pour former un e. Vient ensuite un a. Puis un u. Eau. A-t-elle bon ? Tout le monde retient son souffle, ainsi que l'héritière Ferris, regardant le Sphinx droit dans les yeux, fébrile et surtout paniquée intérieurement. Peut-être fait-il en sorte d'allonger son plaisir en la voyant se pétrifier et tenir son regard ? Que lorsqu'elle clignera, elle sentira les lames la découper, la déchiqueter ou un processus l'exploser ? De ses grands yeux bleus, Carol ne cesse de le fixer, attendant patiemment qu'il dise, puisque c'est ce qu'il veut. Un sourire apaise ses traits, un sourire empreint de pitié. Pas pour elle-même, ni pour le criminel, mais pour toute cette farce qui se joue sous ses pieds, et dans son corps ... malgré elle.

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