Prague ma douce ~ Tim Hunter

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MessagePosté le: Mer 10 Oct - 18:36
Prague Ma Douce
feat. Tim Hunter

Prague... Ville pleine de légendes, ville pleine de charmes mais aussi ville pleine de gens fortunés aux billets qui dépassent des poches. Assise sur la terrasse de ma chambre d'hôtel, j'observe le soleil qui commence peu à peu à disparaître derrière les toits des immeubles anciens. Ce soir est un soir plutôt spécial puisque je travaille... Non je ne me suis pas trouvé un "vrai" travail, ne parlez pas de malheur ! En réalité, je travaille dans le sens je suis en repérage. Repérage de quoi me demandez vous ? Et bien d'une des plus belles prises que je pourrais exécuter dans ma carrière de cambrioleuse hors pair. On m'a payé et généreusement, pour que je me rende au musée national de Prague dans l'intention de voler quelque chose d'assez spécial.

La personne qui m'a payée pour exécuter ce job veut absolument que je lui ramène un bouquin... Bon d'accord, je ne suis pas du tout dans le genre à voler des livres mais quand il m'a expliqué en quoi ce livre est important, croyez moi que ça a piqué ma curiosité. Un livre c'est banal en soit mais un livre serti de pierres précieuses... autant vous dire que je ne me suis pas faite prier pour me rendre ici et me mettre au travail. Bon d'accord, il y a anguille sous roche parce que ce livre a quelque chose de magique mais croyez moi, ce n'est pas ce qui m'importe le plus. Moi, je vois juste le chèque avec tout ces zéros alignés et franchement, ce que compte faire ce type, ce n'est pas vraiment ma préoccupation première.

Mon regard bascule rapidement sur mon portable qui est posé sur mon lit... Pas de sms de Bruce, de toutes façons à part concernant le cas Jason, je n'en attend pas particulièrement. Il ne sait pas où je suis, mais il sait que je suis disponible si il a besoin de moi pour aller rendre visite à Todd. J'ai promis que j'allais l'aider et je suis quelqu'un qui tient toujours ses promesses, surtout quand elle concerne un ami important. Je quitte la terrasse afin de me préparer pour le gala donné en l'honneur de la collection important du feu propriétaire du grimoire. C'est le meilleur moment que j'ai trouvé pour repérer les lieux, les dispositifs de sécurité et surtout le nombre de gardes... Me mêler dans la foule, discuter avec les personnes qui y seront présentes et pourquoi pas faire quelques poches au passage... Pas de raison pour que je me prive d'un petit bonus non ?

J'enfile une robe de soirée noire, près du corps, comme à mon habitude. Je remonte mes cheveux en un chignon impeccable et je glisse des boucles en diamant à mes oreilles. Pas de petits accessoires cachés car je pense que la sécurité va être sur les dents et je n'ai pas envie de déclencher une émeute. Une fois mes escarpins enfilés et une étoffe glissée sur mes bras, je quitte ma chambre pour rejoindre le hall de l'hôtel. Je n'attend pas longtemps la voiture... heureusement, parce que ces talons me font un mal de chien.

Une fois dans la voiture, mes yeux se perdent dans le paysage... La ville brille de mille lumières, les bâtiments défilent... Cette ville me fait penser à Paris... J'esquisse un léger sourire et je me laisse porter par le chauffeur et le trajet qu'il a décidé d'emprunter.

Je ne sais pas combien de temps dure le trajet, mais bien assez vite la voiture s'arrête au bas des marches de l'immense escalier qui mène à l'entrée du musée. Soirée fermée oblige, seules les personnes munies d'une invitation peuvent entrer. Sous le nom et prénom d'une antiquaire anglaise, je passe sans soucis le contrôle de sécurité et l'entrée où est précautionneusement déchiré le sésam. Des serveurs passent au milieu des gens et proposent des coupes de champagne. Bien entendu, je ne me fais pas prier, le tout accompagné bien évidemment de petits fours. Je jette des coups d'oeils partout, je mémorise les lieux, l'agencement... et surtout, dans un coin de ma tête, je note la position des caméras et leur nombre. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne suis pas là uniquement pour passer une bonne soirée.

J'avance dans les différentes salles, je m'imagine voler quelques oeuvres ça et là mais je sais que c'est difficile de les refourguer sans attirer l'attention... je dois donc me contenter uniquement de tout ce qui est petit et facilement dissimulable. Pour ce soir, je compte rester sage, même si quelques femmes se promènent avec des bijoux à faire pâlir les plus riches... Je suis la foule, je me doute que tout le monde a l'intention de voir la même chose que moi... La collection "magique"... Je sais qu'ici, à Prague, les légendes et autres histoires ont un rôle plutôt important dans la culture tchèque... Mais franchement, je ne m'attendais pas à voir autant de monde ce soir.

Mon regard se promène autour de moi et un frisson me parcourt le corps quand je le vois... le fameux livre... et bon sang, qu'est ce qu'il est énorme ! J'écarquille les yeux juste le temps de m'imaginer comment je vais pouvoir le sortir de là... Il avait oublié ce détail... un détail qui a tout de même son importance. Je m'approche et je me place à bonne distance, juste derrière le cordon de sécurité en velours rouge. Sans détourner le regard, je m'adresse à la personne près de moi. Un homme plutôt jeune.

"Il doit renfermer tellement de choses... Il me donne tellement envie de l'ouvrir..."

Même si je ne suis pas là pour m'intéresser à ce livre mais seulement pour le voler, ma curiosité est touchée et je suis sûre qu'au milieu de toute cette foule, il y a bien quelqu'un qui va pouvoir m'en dire un peu plus sur les secrets qu'il renferme...
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MessagePosté le: Sam 13 Oct - 19:35
Plus tôt, dans la journée


Dans l'ombre du Karlův most, pont plusieurs fois centenaire de la belle ville de Prague, réputée pour ses légendes et ses mystères, un vortex s'ouvre. Bien que discret, sous une des grandes arches de pierre, quelques badauds et capitaines de péniches le remarquent, et peuvent découvrir un petit gars à la tignasse noire et aux grosses lunettes en émerger. Plutôt bien habillé, le regard caché dans les ténèbres, une chouette sur l'épaule, des filaments d'énergie dorée serpentant encore entre ses doigts, il semble tout droit sorti d'un univers de conte. Mais cette surprenante apparition ne dure pas, et très vite, la silhouette disparaît, d'un coup, comme une bulle de savon qu'on éclate. Le soir venu, autour d'une bonne bière, d'un verre de vin, ou simplement à table avec leur famille, ils concluront que ce devait encore être une manifestation surnaturelle du pont Charles. Après les statues qui parlent, les téléportation d'adolescents fantômes... mais où allait le monde, ma pauvre dame, avec tout ça ?
Tim Hunter, car c'était lui (oh surprise !), s'est dissimulé à la vue des humains grâce à un simple sort de déflexion lumineuse, de sorte qu'il n'apparaisse à sa place qu'une vague brume de chaleur. Avec un petit sourire - il adorait voyager - le jeune mage s'avance le long de la grève, et s'élève dans les airs, avec un léger sort de lévitation. Une fois les pieds fermement ancrés sur les pavés de la rue, Tim commence à lire les panneaux, et sort un guide touristique de la capitale magique de l'Europe.

- Yo-Yo, tu irais en repérage ?

Avec un hululement affirmatif, la chouette brune déploie ses ailes, et décolle avec grâce vers le ciel embrasé par un coucher de soleil qu'un impressionniste n'aurait pas renié.
Sur ce, le jeune londonien efface son invisibilité, en passant sa main devant lui, comme sur une vitre embuée. De nouveau visible, en contact télépathique avec Yo-Yo, il s'avance sur le pont, presque vide en cette fin de journée. Des petits couples, ci et là, se tenaient par la taille, heureux de ce beau temps. Le Pont Charles, donc. Curieux de voir si les légendes sont vraies, Tim s'approche d'une statue, s'adosse à la rambarde, et lui lance:

- Quoi de neuf ?

Silence.

- Quel manque de savoir-vivre.

Il pouffe, et s'éloigne, traversant lentement le pont, dans cette ambiance éminemment romantique. Après tout, normal que personne ne lui réponde, il n'est pas encore minuit...
Une fois dans la vieille ville, il remarque sur un panneau led municipal une petite chose qu'il a oublié de prendre en compte: le décalage horaire. A Londres, il était 19h. Ici, cinq coups de carillon viennent juste de retentir depuis la Katedrála svatého Víta. Profitant de cette petite attente imprévue, Tim se décide à découvrir le quartier. D'abord, il passe devant la grande Katedrála sv. Klimenta, qui domine de toute sa taille le Pont Charles. Puis, en continuant dans la rue, il entend très vite la clameur d'un bar à la devanture drôlement américaine, pour la vieille ville praguoise. Enfin, il débouche sur un des joyaux de la cité: l'Horloge astronomique. Merveille médiévale, l'on dit que ses commanditaires ont crevé les yeux de Master Hanus, le créateur, pour qu'il ne puisse jamais refaire pareil chef-d'oeuvre.
Elle permet de lire l'heure, locale, en ancien système tchèque, et en douzième de jour, la position du soleil et de la lune, le signe astrologique zodiacal gouvernant cette période, et la phase lunaire. Evidemment fasciné par un tel monument, Tim sort son téléphone portable, et immortalise son passage, avec un selfie sobre, mais efficace. Mine de rien, ça fait des souvenirs sympas, ces voyages secrets.

Enfin, après une petite heure de flânerie, vient le temps de se diriger vers l'objectif premier: le Musée national. Aidé par Yo-Yo, fidèle drone à plumes tournoyant loin au dessus de lui, le jeune étranger en terres mystérieuses se retrouve finalement devant l'imposant palais de style néo-renaissance. Réajustant ses vêtements plutôt chics, Tim soupire, et grimpe les marches, jusqu'aux grandes portes.

- Votre invitation, monsieur.

Un grand majordome, indéniablement britannique, s'avance, une main arachnéenne tendue, avide de récupérer la sacro-sainte invitation. Avec un petit rictus, Hunter s'avance, et lui pose d'un coup son index sur le front.

- Vous ne recherchez pas mon invitation.

Les yeux du garde-porte se révulsent, et d'une voix vide, il ânonne:

- Je... ne recherche... pas... votre invitation.

Tim, sourcils froncés, de grosses gouttes de sueur roulant sur son front, une veine palpitant à sa tempe, a le doigt qui tremble terriblement, comme si le contact du front du majordome lui causait une grande souffrance. Mais il serre les dents, et insiste:

- Vous allez me laisser rentrer.

Encore une fois:

- Je vais vous laisser rentrer.

Et, se dégageant, le domestique va ouvrir la porte.

- Vous allez être en retard, monsieur. Faites vite.

Droit comme un i, retenant sa respiration, Hunter hoche la tête, et pénètre dans un grand hall au sol de marbre, très silencieux. Un regard à droite, un regard à gauche, la porte se referme derrière lui, et il s'effondre contre le bureau de l'accueil, haletant, épuisé. Ce sortilège, préparé à l'avance, a coûté bien plus cher que prévu. Il allait falloir un très gros repas à Tim, et de bonnes nuits de sommeil pour récupérer... ce qu'il ne fait, bien sûr, jamais.
Après de longues minutes à souffler comme un bœuf à l'agonie, le londonien reprend un petit peu contenance, passe aux toilettes pour se laver le visage, et gagne enfin la collection magique de cette démonstration privée.
Un artefact en particulier l'a attiré, un énorme livre couvert de pierres précieuses... qui n'est pas ce qu'il semble être...
Louvoyant entre les invités, Tim atteint finalement le cordon rouge, devant la vitrine, et observe l'objet... les yeux fermés. Mais sa concentration se brise, quand une femme, élégamment provocante, dans sa robe de soirée, l'aborde.

- Hum... je vous le déconseille... pour vous, comme pour toutes les autres personnes de cette salle. M'enfin, personne ne m'écoute jamais.

Et il croise les bras, attendant que quelque chose se passe, ici.
Car avec le Grimoire de Magdalene, judicieusement camouflé en ouvrage luxueux, rien ne peut jamais aller bien.
Imaginez alors à quel point les chances de catastrophes sont multipliées avec un Tim Hunter juste à côté ?

CRASH !!!

La verrière éclate soudain, la foule hurle de peur, et Tim soupire.
Qu'est-ce qu'il disait...
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MessagePosté le: Dim 14 Oct - 18:51
Prague Ma Douce
feat. Tim Hunter

Croyez moi, depuis le temps que je fais ce "métier", je sais parfaitement reconnaître un objet qui n'a rien de singulier et croyez moi, plus je reste là à regarder ce livre, plus je me dis qu'il n'a rien d'un bouquin ordinaire. A mon avis, si on l'ouvre ce qu'on va trouver dedans ne sera certainement pas du Shakespeare... Je ne sais pas ce qu'il a de si particulier, mais pour qu'on me demande de le voler, il doit bien avoir une raison... D'accord sa couverture est sertie par des dizaines de pierres précieuses et rien que ça devrait me convaincre, mais je sens qu'il y a une grosse anguille sous roche... Enfin, pour le moment, je suis plutôt là à m'extasier devant cet objet qui n'a rien d'un objet banal. D'ailleurs, je fais rapidement savoir à mon voisin à quel point mon envie d'aller l'ouvrir est pressante.

Mais une chose est sûre, je ne m'attendais pas du tout au genre de réponse qu'il me sert. En réalité, je pensais avoir à faire à une personne comme celles présentes dans la pièce... Curieuse et impatiente de voir ce livre de plus près... Mais non... L'homme, ou plutôt le jeune homme qui se trouve à ma droite a l'air plutôt de penser le contraire... Étonnée par ses mots, je tourne mon visage de lui et détourne ainsi le regard du bouquin installé sous sa cloche en verre. Alors que je m'apprête à lui demander pourquoi cette mise en garde, un bruit se fait entendre... Tout le monde pousse un cri de surprise dans la salle et j'entend même hurler. Mon regard cherche d'où peut provenir ce bruit et rapidement, il tombe sur le verre qui protège le livre des mains indélicates... Mes yeux s'écarquillent quand je me rend compte que ce dernier s'est littéralement fendu sur toute la hauteur... et à quelques mètres, un homme se tient le visage et c'est sans mal qu'on peut voir un filet de sang couler entre ses doigts. Ce livre n'a définitivement RIEN d'un livre normal... Sans ménagement, j'attrape le bras du jeune homme qui m'a fait comprendre, quelques secondes avant, que le verre ne craque, que poser mes mains sur le livre n'était pas une bonne idée.

Sans me tourner vers lui et en le tenant fermement, je le traîne au milieu de la foule qui est plus intéressée par ce qui vient de se passer et par le blessé que par moi qui traîne un môme par le bras. C'est seulement quand je suis sûre qu'on ne risque pas de nous entendre et d'attirer l'attention, que je lâche son bras avant de ma mettre entre lui et une probable sortie.

"Vous êtes qui vous ? Vous savez quoi sur ce livre ?"

Mon ton est sec mais sans aucunes traces d'agressivité. Je veux seulement en savoir plus sur ce livre et avec ce qu'il vient de se passer, quelque chose me dit que cette personne a l'air plutôt bien renseignée sur la question. Je fronce les sourcils quelques secondes avant de reculer de quelques centimètres et de croiser les bras sous ma poitrine.

"Et ne me mentez pas, je le sens quand les gens me mentent..."

Menace ? Peut-être... Etant donné que je ne sais pas à qui j'ai à faire, je préfère rester prudente et le petit coup de pression n'a jamais fait de mal à qui que ce soit.
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MessagePosté le: Hier à 17:46
Du sang, du verre brisé, des cris...
C'est dans ces moments que Tim regrette de ne pas avoir eu le loisir d'apprendre les arts de la guérison. Il le faudra, un jour. Car faire pousser un nouveau nez au lieu de refermer une cicatrice, ça passe rarement auprès du blessé, étonnamment. Avec une grimace, le jeune homme fait quelques pas en direction du pauvre homme, mais se fait trainer dans la foule par la très belle, mais un peu toquée, américaine en robe de soirée. La prise est ferme, solide, et Tim, du haut de ses seize ans et cinquante kilos tout mouillé, ne peut pas lutter. Hormis parler. Ca, il sait faire. Un peu trop, parfois. Beaucoup trop.

- Excusez moi, madame, mais ça s'appelle du détournement de mineur, ça.

Ballotté comme une poupée, il ferme les yeux, et soupire, comme à son habitude quand quelque chose lu déplaît. Ces derniers temps, il a expiré assez de dioxyde de carbone pour faire un nouveau trou dans la couche d'ozone. Quel flagrant manque de conscience écologique.
La dame en noir le lâche enfin, dos au mur, pour exiger des réponses.
Bien qu'intimidé, Tim plisse les yeux, et fixe le joli minois qui lui fait face.

- Ah, ça.

Glorieuse répartie, à n'en pas douter.
Saviez-vous que Tim avait participé, il y a quatre ans de ça, à un concours d'éloquence ? Rhétorique, débat, argumentation... il n'a même jamais reçu le lot de consolation, une trousse de cours arborant fièrement les armoiries du collège: la boite chargée de la fabriquer a malencontreusement fermé, après une attaque d'Apokolips.
Bref, continuons dans cette voie là.

- Oh, pardon, je manque de crédibilité ? Hum hum hum... attendez... Ah, j'ai peur, il faut que je fuie, oh noooon...

Et il croise les bras, ronchon d'avoir été trainé comme un sac à patates.
Peut-être que cette réduction de 25% pour l'abonnement à la salle de sport, déposée dans sa boîte aux lettres plutôt que dans celle de son voisin, allait servir.
Prudent, il tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. L'humain, au nom de la curiosité, était capable des pires idioties.

- Je sais juste que ce bouquin a pourri la vie de tous ceux qui ont posé la main dessus. Aussi sûrement qu'un grain de sable dans un engrenage.

Roderick Burgess, Stanley Dover... autant de pauvres phalènes attirées par la lueur de pouvoir que promet ce grimoire. Et généralement, la lumière dans les ténèbres, quand tu es un papillon, ça se termine avec un vilain bzzzzt électrique.

- Du coup, comme moi, ma vie est déjà pourrie, je me suis dit qu'un peu plus, ou un peu moins de poisse, ça allait pas me faire grand chose. C'est presque de la charité.

Pieux mensonge que voilà.
La poisse, même enfoncé dedans jusqu'au cou, ça se ressent. Il suffit parfois de faire émerger les épaules, pour retrouver une force nouvelle, et s'extirper tant bien que mal de ce magma infâme. Et au contraire, un petit peu plus, ça pèse, ça écrase, et ça pousse parfois, quitte à faire une erreur, à plonger entièrement la tête dedans.
Tim, malgré son jeune âge, tient aux gens. Ils sont même la principale raison pour laquelle il se lève le matin. Et celle pour laquelle il se maudit d'avoir un don.

D'un coup, le grimoire de Magdalene tremble, et jaillit hors de sa vitrine, explosant littéralement les vitres, lacérant les quelques curieux encore proches. Malgré un sursaut, le petit londonien se retourne d'un bond et fonce dans la salle d'exposition.

- Reculez, je vais... HUMGF !!!

Avant même qu'il ne puisse incanter, il se fait envoyer bouler, contre une colonne grecque, apparemment une légendaire porte de l'Atlantide. Le marbre éclate, et Tim disparaît sous une avalanche de gravats et de poussière. Un léger silence se fait, uniquement perturbé par le bourdonnement magique du livre en lévitation, puis:

- Ouh, quel croquefredouille !

Croquefredouille ? Vraiment ? Faerie et sa langue fleurie ont un peu trop déteint sur lui, apparemment...
Alors que n'importe quel humain normalement constitué aurait dû être mort, ou au moins brisé, voilà que Tim se permet les insultes médiévales. Il rampe difficilement en dehors des gravats, sa belle tenue déchirée en de multiples endroits, et se relève difficilement.
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