[6ML] Esprits et retrouvailles agités

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MessagePosté le: Ven 4 Jan 2019 - 6:31
Esprits et retrouvailles agitésBruce & Zatanna
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Il y avait tant de choses à faire.

Assise devant son miroir, Zatanna se torturait l'esprit en se maudissant. Elle avait cru que se produire à Coast City aurait effacé les horreurs qu'elle avait pu voir quelques jours plus tôt. Elle avait cru que l'adrénaline et la sensation de briller lui aurait donné quelques idées, l'aurait aidé à y voir plus clair. Elle avait cru que la scène la guérirait des percussions qui résonnaient dans son crâne depuis qu'elle avait décidé de s'impliquer dans ces sombres affaires et revenir à sa vie d'avant. Du moins sa vie d'avant... c'était vite dit. Cette fameuse vie d'avant ne l'avait jamais quitté, au fond. Elle avait juste fait semblant de l'oublier un instant.

En tout cas, ça n'avait pas été le cas. Sa brève prestation n'avait pas effacé les portails qui s'ouvraient sur Terre, ni les démons qui en sortaient. Ça n'avait pas résolut son problème, ni son incapacité à le résoudre. En plus, le présentateur qui l'avait introduit avait écorché son nom. Insupportable. Ce n'était quand même pas compliqué non ? Za-ta-nna. Pas de "n" dans la première syllabe. Et Zatanna sans "n" dans la première syllabe était fatiguée, déjà fatiguée. Elle commençait à se dire qu'elle vieillissait, mais chassa cette idée de ses pensées. Elle ne vieillissait pas. Jamais. Elle... prenait un peu d'âge voilà tout. Mais ses pensées restaient aussi vives qu'il y a vingt ans. D'ailleurs, elle avait passé presque six mois à se produire dans le monde entier. Si ça ce n'était pas la preuve qu'elle était en pleine forme...

- Qu'est-ce que je dois faire...

Elle enfouit ses mains dans ses cheveux. Elle avait balancé sa veste dans un coin de la loge depuis longtemps maintenant et s'était aussi débarrassée de son chapeau. Elle aurait dû rentrer à l'hôtel depuis longtemps, mais elle n'en avait pas envie. Rentrer à l'hôtel sans idée, c'était renoncer. Zatanna ne renonçait pas, jamais.

Elle s'était mis en tête d'étudier la zone qui avait été attaquée par ces joyeux démons, c'est pour cette raison qu'elle était restée à Coast City. Mais maintenant, elle se demandait bien pourquoi elle était venue. Elle ne trouvait rien, rien de réalisable du moins. Elle avait la sensation de ne pas prendre le problème dans le bon sens, de foncer tête baissée dans un mur et de ne pas pouvoir changer de direction. C'était frustrant. Incroyablement frustrant.

- Dis moi, qu'est-ce que tu ferais toi Chaussette ?

Chaussette, c'était son serpent. Ou du moins son serpent pour la soirée, qui avait contribué à rendre son numéro aussi fantastique qu'il l'était d'habitude même en cette période de crise. Elle lui gratta affectueusement le haut de la tête d'un ongle et le serpent frémit de bonheur, ce qui fit sourire Zatanna. C'était un dresseur qui lui avait prêté, spécialisé dans les animaux réputés repoussants du spectacle. Se rendre dans sa boutique était un véritable plaisir. Sur scène, elle avait présenté Chaussette comme un abominable monstre aux crocs longs comme le bras nommé Karma et dont le venin était capable de tuer un homme en moins de trois secondes. Des conneries. Chaussette état un adorable petit serpent très câlin qui n'était pas venimeux pour un sou, mais il avait très bien joué la comédie et Zatanna aussi. Elle avait inventé plusieurs tours de passe-passe avec lui. L'avait multiplié, transporté d'un bout à l'autre de la pièce et déguisé en canard. Ça avait eu l'effet escompté.

- Ah... si seulement j'avais autant d'inspiration pour sauver le monde que pour mes spectacles...

Chaussette se frotta affectueusement contre sa main et Zatanna le laissa partir se nicher dans son chapeau, posé sur sa coiffeuse. La magicienne referma le livre qu'elle avait ouvert sur les engeances et les fluctuations magiques et posa ses deux coudes dessus en soupirant. Elle se servit un verre de whisky d'une bouteille qu'on lui avait laissé en la félicitant pour son exceptionnelle prestation et fit un peu danser le liquide. Elle le regardait comme s'il était susceptible de lui souffler une brillante idée capable de régler ce léger problème en une incantation, rapide et sans effort.

Et puis...

Elle sentit une présence.

Une présence... qu'elle n'avait pas perçu depuis longtemps. Et il n'était pas bien difficile de la reconnaître, puisqu'elle était unique. Une ombre plus sombre que toutes les autres, plus pesante aussi.

- Est-ce que...

Mais oui, c'était bien ce qu'elle pensait.

C'était bien...

- Bruce ?
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MessagePosté le: Ven 4 Jan 2019 - 12:27
Le théâtre où la célèbre Zatanna Zatara s’est produite est quasiment abandonné.
La majorité des techniciens est partie, et les spectateurs ont déserté l’endroit depuis longtemps. Le gardien veille, quelques camarades discutent encore, mais les bruits sont étouffés ; un silence épais y règne, sombre et terrible.
Il accompagne une ambiance étrange, où le mystère semble partout, où les ombres donnent l’impression de danser et de rôder constamment.

Une atmosphère étouffante, mais intrigante.
Magique, donc.
La jeune femme y a alors complètement sa place ; même si elle apparaît perdu, dans ses démarches et projets – même si elle exprime cela, à son animal de compagnie, qui agit doucement avec elle, alors qu’il terrifie tant de braves.

Cette ambiance s’évapore, cependant, quand elle sent… quand elle le sent.
Quand elle lui parle.


« Non. »

Une voix modifiée, profonde et lourde s’élève alors, dans la petite pièce où la Magicienne a élu ses quartiers.
Une forme émerge, alors, des ténèbres – une ombre se meut parmi ses sœurs, et forme quelque chose d’autre ; une silhouette. Une masse. Une puissance.
Une légende.


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Le Batman.
Qui, volontairement, reste à quelques mètres de la Magicienne – et laisse passer quelques secondes ; pour que l’effet de son apparition prenne pleinement.
Théâtral, comme toujours. Il a été à bonne école.


« Presque, plutôt. »

L’impossible se produit, après ces quelques syllabes.
Le Batman… sourit.
Là, dans cette loge d’un théâtre de Coast City, à une heure tardive de la nuit, dans un bâtiment quasiment vide – le miracle se réalise ; il sourit. Il sourit, en fixant la jeune femme, qu’il connaît et qui compte pour lui.


« Bonsoir, Zee. »

Il s’approche, alors.
Le Chevalier Noir comble la distance qui les sépare, et se penche légèrement en avant ; une révérence. Il effectue une petite révérence, devant elle.


« Je n’ai pas eu l’opportunité de bénéficier de la chance d’assister à ton spectacle. »

Sa voix est soudain plus douce ; enfin. Aussi douce que peut l’être le ton du Batman, évidemment.
L’effort est réalisé, cependant. Et notable, le connaissant.


« J’osais… espérer une session privée. »

Ce qui est faux : Bruce connaît Zatanna, et sait beaucoup de ses tours et de ses réussites ; il devine sans mal son spectacle, et son brio.
Il est là pour autre chose – de bien plus sombre, de bien plus désagréable, de bien plus troublant. Et cela viendra : ils en parleront.
Mais… plus tard. Après l’entrée en matière. Après… leurs petits tours, l’un envers l’autre.
Le spectacle avant tout, toujours !
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MessagePosté le: Sam 5 Jan 2019 - 3:31
Esprits et retrouvailles agitésBruce & Zatanna
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Et c'était censé être elle l'artiste...

Parfois, elle se disait que Bruce Wayne avait manqué une carrière d'acteur. C'était ce que son père pensait d'ailleurs, lorsqu'il lui avait appris certains de ses tours d'évasion. Il était persuadé que ce gamin avait de l'avenir dans le monde du spectacle.

Ah... il ne savait pas à quel point il avait raison...

Zatanna se releva presque immédiatement lorsque le Chevalier Noir sortit des ombres. Elle dut cligner des yeux une bonne vingtaine de fois en trois secondes pour réellement prendre conscience qu'il était bien là. Bien vivant. Même si elle n'en avait pas douté une seconde. Ça faisait longtemps, et parfois les contours des personnes que l'on aime s'effacent lorsqu'ils disparaissent pendant longtemps.

- Et bien... ça c'est une entrée.


Elle aussi, elle sourit. Ça lui arrivait bien plus souvent à elle qu'à lui, mais c'était un vrai sourire. Un sourire à fossettes, qui fait scintiller les yeux. Le sourire qu'on a quand on retrouve un ami longtemps disparu. Un bon sourire.

- Je suis jalouse.


Elle était incapable de bouger, sans trop savoir pourquoi. Sans doute parce qu'elle redoutait de l'effrayer, de faire fuir cette ombre ou de se réveiller. Elle ne réalisait pas encore totalement, mais ne tarderait pas à le faire.

- Bonsoir, Bruce.


Elle persistait. Parce que le Batman ne souriait pas lorsqu'il rendait visite aux membres de la Ligue. Il lui avoua ensuite ne pas avoir eu la chance d'assister à sa représentation, ce dont elle ne lui en voulait pas. De toute façon, ce soir-là n'était pas un soir important pour elle. Il y en avait de moins en moins d'ailleurs, Zatanna avait déjà jouée dans tous les plus grands théâtres, dans toutes les plus grandes salles, avait émerveillé le monde entier. Il ne lui restait plus rien à prouver et ça en était presque triste. Ce soir-là, ça avait été pour elle. Pour ressentir la foule, le frisson du spectacle et la satisfaction d'un tour réussi. Pour se rassurer en quelque sorte.

- Quelle honte...

Elle ne put s'empêcher de sourire de nouveau, moins franchement que la première fois cependant. Celui là était simplement amusé, amusé du petit numéro qu'ils jouaient ensemble. Un peu puéril certes, mais ô combien précieux. Ce sourire, il retomba très vite. Elle savait bien qu'il n'était pas là pour qu'elle lui fasse peur avec un serpent nommé Chaussette. Elle savait bien qu'il n'était pas là pour qu'elle secoue sa baguette magique sous son nez et fasse apparaître des chats. Ça aurait été fantastique, mais ce n'était pas le cas.

Parce que Bruce Wayne... était aussi Batman.

Elle profita cependant de ce qu'il lui laissait entrevoir de son ami pour jouer le jeu. Elle prit un air piqué, presque offensé, et s'exclama une main sur le cœur :

- Les magiciens ne font jamais de sessions privées, milliardaires ou pas. Néanmoins... ils peuvent faire des exceptions pour les très vieux amis.

Elle ne prenait pas de risques en faisant autant de références à son identité, elle en était sûre. L'heure était tardive et les rares techniciens qui restaient ne se trouvaient pas dans cette aile du bâtiment. Elle esquissa une révérence, très similaire à celle qu'il lui avait fait, et remis son chapeau. Une pirouette plus tard et le petit serpent avait triplé de volume et s'était enroulé autour de ses épaules. Une autre de plus et il s'était métamorphosé en chauve-souris, perchée sur son épaule.

Zee se laissa tomber en soupirant sur la chaise qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt et croisa les jambes. Elle prit soin de reposer son partenaire de la soirée sur un de ses gros livres poussiéreux. En vérité, ce n'était qu'une illusion fabriquée de toutes pièces à l'aide d'incantations murmurées. Le petit serpent avait reprit sa taille et l'illusion cesserait bientôt, tout comme cette visite amicale se révélerait bientôt son véritable but. Elle posa un de ses coudes sur la table, et sa tête contre sa main. Elle observait son ami dans cette position, se demandant bien ce qu'il avait pu faire durant ces six longs mois.

- Assieds-toi je t'en prie, veux-tu boire quelque chose ? J'ai du whisky et... du whisky...


Oui, elle avait le sentiment que cette entrevue durerait longtemps, et pas parce qu'ils passeraient des heures à se raconter des blagues en se rappelant le bon vieux temps. Elle lui désigna le fauteuil en velours pourpre et verrouilla la porte de sa loge d'une incantation.

- Je sais pourquoi tu es ici, mais je vais faire semblant de l'ignorer une minute. Alors dis moi, mon vieil ami, comment vas-tu ?

Une question qui paraissait désuète, idiote dans leur cas. Mais qui était si importante. Si importante que tout le monde l'oubliait.
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MessagePosté le: Dim 6 Jan 2019 - 21:35
Le Batman sourit rarement ; il n'en a guère l'occasion, dans ce costume.
Il n'est donc pas très habitué, et ne sait pas vraiment jusqu'où aller dans cette expression, quand le masque est sur son visage. Le sourire est donc timide... mais sincère.
Toujours, quand il la revoit.


 « Je m'inspire des meilleurs, Zatanna. »

Zatanna et lui ont passé plusieurs mois ensemble, dans leur jeunesse. Lui était venu apprendre auprès de Giovanni Zatara, alors connu comme le plus grand illusionniste du monde... mais bien plus, en fait, comme Bruce allait le découvrir, après avoir mérité leur confiance,
Des Magiciens ; le père et la fille étaient des Magiciens – des Homo Magi, plutôt.


 « Et... je ne connais meilleure que toi, dans ce domaine. »

Bruce a mis un peu de temps à comprendre et accepter l'existence de la Magie – la véritable Magie ; mais il y est parvenu. Et il a commencé à... apprendre, autant que ses maigres capacités mystiques le lui permettaient.
Il a appris, donc. Il a obtenu beaucoup auprès des Zatara – mais a surtout gagné quelque chose de rare ; une amitié.
Qui, si elle a parfois été distendue, si elle a manqué de retrouvailles et de contacts, est demeurée intacte ; réelle.


 « Hum. S'il le faut, je suis prêt à financer ce qui est nécessaire pour cette session... »

Joueuse, aussi.
Bruce sourit encore, quand Zatanna se moque un peu de lui, et plonge volontairement dans son piège ; ils s'amusent, un peu.
Ce qui est suffisamment rare pour en profiter – comme du spectacle, d'ailleurs.


 « Ho. »

Bruce ne recule pas, même si une partie de lui le voudrait. Il n'ouvre pas la bouche, et n'applaudit pas comme un possédé... même si ce qui reste d'enfant en lui le souhaite.
Ses mains tapent l'une contre l'autre, dans un applaudissement poli ; mais un léger signe de tête, bien connu entre eux, bien travaillé, suffit à faire passer le message.


 « Pas mal. »

C'était extraordinaire.

 « Pas mal... pour un spectacle de mi-tournée. »

Mais hors de question de l'acclamer directement – question d'ego, et de vieux jeux adolescents.

 « Mmh. »

Le Chevalier Noir fait disparaître son sourire sous un léger grognement, avant de s'approcher d'elle. Si Zatanna s'assoit, lui reste debout – mais pose son postérieur sur le bord d'une table, et croise les bras ; la définition de la détente chez le Batman.

 « Pas d'alcool. »

En service, diraient certains ; mais pas lui.
Car il est toujours en service – et elle le sait très bien.


 « Je... je vais. »

La réponse est directe, primaire ; instinctive.
Il la regrette.


 « Hum. »

Bruce grogne.
Bien sûr que Zatanna lui demande comment il va – et bien sûr qu'il a répondu cette réplique si basique, si facile, si habituelle ; si routinière.
Mais.
Mais il la regrette ; mais, même s'il n'aime guère parler de lui... cette question n'est pas anodine. Car elle ne vient pas de n'importe qui – mais d'elle. Zatanna. Zee.
Son amie. Une de ses rares et vraies amies.


 « Je... ha. »

Bruce prend une grande inspiration, et secoue la tête ; non. Non, pense-t-il. Pas ça. Pas avec elle.
Zatanna mérite mieux que ça.


 « C'est... ça va, Zee. »

Lentement, ses mains gantées se lèvent, glissent sur son masque – et l'enlèvent, pour le glisser sur la nuque...
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... et révéler son visage à son amie ; avec toujours un léger sourire, au coin des lèvres.

 « La... fin de la lutte contre Darkseid a été difficile. J'ai... beaucoup tenté, et j'ai... perdu beaucoup. »

Il soupire, et plonge un regard sombre dans les yeux de la Magicienne.
Le monde a failli être détruit – et il a échoué à le sauver ; il a échoué à vaincre Darkseid... deux fois.
Avant et après d'avoir vu sa fille, venue du Futur, mourir dans ses mains. Et pendant que l'Amazone Diana, qui portait le fœtus, le perde lors d'un coup donné par le tyran d'Apokolips... dans un abominable coup du destin, qui semble ne jamais s'arrêter contre eux.
Il soupire, encore ; puis hausse les épaules, avant d'esquisser un maigre et timide sourire.


 « J'ai... profité de ces événements pour réaliser l'impossible alors, Zee. Je... me suis offert des vacances. »

Il glousse, lui-même surpris par ses paroles ; le Batman glousse.
Certains penseraient que l'Apocalypse menace.


 « Je suis parti. J'ai averti mes... mes proches, à Gotham, et j'ai suivi les civilisations nous ayant aidé contre Darkseid – pour les étoiles. »

Une lueur émue glisse dans ses yeux ; Zatanna sait pourquoi.
Elle se souvient, sûrement, de ses soirées avec Bruce, à l'extérieur. Où, la nuit tombée, il lui décrivait les systèmes stellaires, et lui indiquait sa passion pour l'Espace ; une passion hélas toujours bloquée par autre chose... de plus sombre. De plus profond. De plus terrible.
De plus enfoui, en lui ; depuis des années. Depuis une certaine soirée, où son destin et celui de sa ville ont changé à jamais.


 « J'ai... visité. Découvert. Guerroyé, aussi, et j'ai... redressé quelques torts – on ne se refait pas.
Mais, surtout... j'ai profité. J'ai... j'ai accompli un rêve. C'est... c'est inhabituel, mais... pas désagréable. »


Bruce est gêné, non pas de se livrer ainsi – mais d'admettre ces sentiments-là.
La joie. Le plaisir. La satisfaction.
Le bonheur.
Il n'y est pas habitué. Il culpabilise, même, un peu, d'avoir éprouvé cela, et il n'en parle que très peu – uniquement aux plus proches. Uniquement à ceux à qui il fait confiance.
Zatanna en fait partie.


 « Et... toi ? »

Il refixe son attention sur elle.
Tous deux savent pourquoi il est venu – mais cette discussion est bonne et agréable ; et elle a été reportée de trop nombreuses fois.
La gestion de la crise viendra plus tard. Que les retrouvailles continuent, le temps qu'ils peuvent encore se le permettre !
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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2019 - 2:30


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Bruce & Zatanna
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Zatanna ne savait pas si elle était la meilleure. En revanche, elle savait être heureuse de retrouver son ami.

Elle se souvenait très bien des séances d'apprentissage entre son père et lui. Elle restait la plupart du temps planquée dans un coin, à se moquer gentiment des maladresses du jeune homme. Elle avait été un peu jalouse de Bruce à l'époque, pour cette complicité qu'il avait avec son père et pour ce qu'il lui apprenait. Son art. Cette jalousie avait très vite été remplacée par de l'affection pour lui. Elle ne savait pas trop comment, mais il s'était fait une place dans son coeur sans même qu'elle s'en aperçoive. Il faut dire qu'elle était émotive à cette époque. Il était ensuite devenu une constante dans sa vie, une étrange constante, mais une constante quand même. Il était en quelque sorte, le frère qu'elle n'avait jamais eu.

Et ce fameux frangin avait décidé de jouer le jeu, au moins un moment, ce qu'elle ne pouvait qu'apprécier. C'était toujours agréable de ne pas penser à leurs terribles problèmes d'adultes et de se consacrer uniquement à eux, au jeu, à l'immaturité, et un peu à la moquerie aussi.

Une gentille moquerie.

- T'as raison, d'ailleurs ton entrée était pas terrible finalement.

Et une gentille réplique.

Ensuite, Bruce daigna s'installer. Enfin s'installer, un bien grand mot pour désigner "poser son cul sur le bord d'une table et rester tout crispé". Mais bon, elle espérait que leur conversation saurait le décoincer un peu. En revanche, elle avait abandonné l'idée de lui faire boire de l'alcool, du moins pour l'instant. C'était un combat bien trop difficile à mener pour elle. Elle se contenta donc simplement de se servir un verre en haussant les épaules et s'installa plus confortablement dans son siège. Oui, elle espérait que son ami se détendrait au fil de la conversation mais pour l'instant, elle n'était même pas sûre d'avoir le droit à une conversation. Elle n'allait pas le lui reprocher, elle avait l'habitude. Elle eut droit à une réponse sèche, qui lui fit vider la moitié de son verre, et qui avait été suivie de remords. Elle l'avait vu, et s'apprêtait à lui dire que ce n'était pas grave, qu'ils pouvaient parler d'autres choses lorsqu'il développa finalement. Son but n'était pas de le torturer, mais s'il ne parlait pas de lui avec elle, avec qui le ferait-il ? Zatanna était persuadée que c'était important, et elle était aussi persuadée d'être la seule à lui poser cette question sincèrement, sans arrière pensée. Simplement parce que la réponse l'intéresse et parce qu'elle sait qu'il en a besoin. Pas en guise d'étape dans une conversation, pas pour obtenir des informations sur ces derniers mois, parce que ça l'intéresse. Sincèrement.

Et quelle réponse...

Si elle s'attendait à tout ça.

Elle avait tout écouté, attentivement, capté tous les signes qu'il lui avait lancé, acquiescé quelque fois, plus ou moins gravement, elle avait même sourit. Il faut dire que le voir glousser, c'était aussi drôle qu'inhabituel. Pas déplaisant. Ça lui faisait plaisir de voir à quel point il se confiait à elle, surtout qu'elle savait qu'il se forçait à le faire. C'était touchant. Elle n'insista pas sur les points les plus douloureux, elle n'insista sur aucun point en réalité. Si Zatanna ne savait pas ce que cela faisait de perdre un enfant, elle connaissait le poids de la solitude éternelle et malgré tout, savait que rien n'était plus douloureux que de perdre une partie de soi. Elle le savait, sans trop savoir comment, mais elle le savait. Alors non, elle n'insista pas, elle ne lui parlerait pas de ses angoisses à l'idée de finir vieille fille, seule, avec pour unique compagnie ses animaux de scène. Non, Zanna avait écouté, patiemment, avec émotions. Elle avait retenu tout ce qui lui passait par la tête, parce que ce n'était pas le moment, parce que les douleurs ne sont pas faites pour être mélangées surtout lorsqu'elles sont si différentes. En revanche, elle avait apprécié le petit clin d'œil fait à leur passé.

Les étoiles.

Ce qu'il ignorait, c'est qu'à l'époque, c'était plutôt lui qu'elle regardait quand il parlait des étoiles. Ça la faisait sourire aujourd'hui. C'était une adolescente, et c'était une autre époque. Une autre vie. Ils avaient tous deux immensément changé depuis, avaient perdu beaucoup. Ce qui n'empêchait pas le souvenir d'être agréable.

- Incroyable en effet. Je suis heureuse pour toi Bruce, sincèrement. Tu le mérites. Et je suis aussi heureuse que tu aies pu t'en sortir même si... je n'en ai jamais douté.

Et puis vint son tour.

Si Zatanna n'avait pas autant de mal que Brune pour parler d'elle-même, elle n'était pas non plus experte sur le sujet. Elle finit donc son verre et s'en resservit un autre, histoire de se donner du courage.

- Vieille.

Elle ricana, bouteille à la main, puis la reposa en faisant danser le contenu de son verre. Elle avait encore d'importantes raideurs à cause du combat mené dans la ville où elle se trouvait encore, et de sa petite virée en Enfer.

- Tu sais qu'on m'a appelé Madame ? Madame franchement... non mais...

Elle éludait la question, il le savait bien.

- D'accord. Je vais bien, Bruce. J'ai passé ces derniers mois à voyager à la surface de notre belle planète bleue, à me produire dans les plus grandes salles du monde entier, à me nourrir des applaudissements et des roses qu'on jette à mes pieds...

Ça pouvait faire envie, mais son ton était tout sauf celui d'une femme comblée par sa vie professionnelle et pleinement heureuse. Zatanna aimait se produire sur scène, mais l'amour d'inconnus lui importait peu. Seul celui de ses proches comptait réellement et elle en avait manqué terriblement.

- Il me manque.

Elle descendit l'intégralité de son verre et le reposa sur la table avec fracas. C'était dit. Et c'était le sujet à ne pas aborder avec Bruce. Il n'appréciait pas vraiment Constantine. Pour ne pas dire pas du tout. Mais c'était dit et c'était surtout vrai. Pathétiquement vrai.

- Et j'ai eu l'impression de stagner. De me rouiller si tu préfères. J'ai eu peur que ma tête devienne énorme à force d'entendre que je suis une personne extraordinairement extraordinaire et la plus grande magicienne du siècle - que dis-je ! - du millénaire ! Alors je suis rentrée, et maintenant j'ai mal partout parce que des démons m'ont traînée dans la poussière.

Elle ne put s'empêcher de rire, à moitié amusée et à moitié confuse, étonnée par ses propres paroles. Elle avait peur de rater un tournant important dans sa vie, elle avait peur de ne pas assez profiter, de vieillir, de ne plus plaire. Toutes ces choses qui pouvaient sembler superficielles mais qui étaient tout le contraire.

- Et tu vois, on en vient finalement à ce pourquoi tu es ici. Ces fameux démons.

Ces maudits, insupportables, incroyablement casse-couilles et mangeurs d'ovaires, démons.

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MessagePosté le: Mar 15 Jan 2019 - 11:31
Bruce s’est livré.
Bien plus, bien plus profondément que durant la majeure partie de son existence, et avec la majorité de ceux qu’il considère comme proches. Il s’est livré, a ouvert son cœur autant que son âme… et il a tout lâché, il a tout déposé ; devant elle.
Devant Zatanna.
Ce qui pourrait surprendre de nombreuses personnes, qui n’envisagent pas un lien entre eux ; ces gens se trompent, et bénéficieraient d’un regard noir et agressif du Batman en réponse à la moindre observation.

Bruce et Zatanna sont proches – bien plus qu’on ne le pense. Leur amitié a ses racines dans leur enfance, leur adolescence, et même s’ils ont souvent négligé de prendre des nouvelles l’un de l’autre… le cœur de leur relation n’a jamais faibli en intensité.
Ils s’apprécient, beaucoup ; s’estiment, encore plus.
Ils auraient pu devenir plus, si l’un n’était pas rongé par une perte insupportable et un serment indéfectible, et si l’autre n’était pas destinée à une responsabilité magique terrible après la perte de son père. Cela n’a pas eu lieu – et ils ne le regrettent pas tant que ça.

Tous deux sont proches, oui ; ils savent qui est l’autre… ils se connaissent, suffisamment pour ne pas se faire de secret, et s’épancher complètement. Car tous deux savent.
Ils ne se jugeront pas, jamais.


« Madame Zatanna ? Bigre. Je me disais que je sentais une odeur de coloration capillaire, et que tu semblais moins souple… mais je ne croyais pas que d’autres le verraient. »

Enfin, pas vraiment.
Zatanna a lancé quelques piques, et Bruce a accepté et souri ; un exploit, déjà.
Qui est toujours moindre que ce qu’il vient de se passer – son propre tacle, sa petite provocation humoristique, qu’il se dépêche d’accompagner d’un sourire amusé. Il ne veut pas la blesser, et a conscience de… débuter dans ce domaine.


« Mais… je me doute, Zee. Je me doute. »

Son sourire se module, devient plus doux et sympathique ; moins moqueur, plus rassurant… plus réconfortant, même, malgré son absence d’habitude dans ce domaine-là également.

« Je… je t’ai suivi, Zee. Je te suis toujours. »

Un petit clin d’œil ponctue son annonce, qui ne doit pas surprendre la Magicienne.
Bruce est paranoïaque, clairement, et ses proches doivent s’attendre à être observés de loin. Ce qui est évidemment désagréable – mais peut être utile, en cas de difficulté ou d’attaque.
Ce qui, elle le sait bien, n’arrive jamais dans leur branche, évidemment…


« Et… tu n’ignores pas mes sentiments pour lui. »

Il réprime difficilement une grimace ; John Constantine.
John Bloody Constantine.
Non, clairement, il n’arrive pas à cacher qu’il n’aime pas l’Anglais – qu’il se méfie de lui, qu’il doute toujours de ses interventions, et qu’il a déjà souvent envisagé des plans pour le faire disparaître ; avec, parfois, dans des moments de doute, la tentation de les mettre en place.
Il ne l’aime pas, non ; et ça se voit.
Ce qui rend la suite encore plus surprenante.


« Mais… Zee. »

Bruce se lève, lentement. Il quitte sa stature figée, sa position sèche et s’avance vers elle. D’abord pour récupérer le verre vide, qu’il fait disparaître comme par magie ; il a retenu quelques tours, finalement. Ensuite pour poser un regard doux sur la jeune femme… en souriant.

« Tu l’aimes. Et s’il y a bien une chose de vraie sur lui, c’est qu’il t’aime aussi. Qu’est-ce que tu attends, alors ?
J’exige que, dès qu’on aura terminé ici, tu lèves ces fesses de Madame, qui semblent avoir bien besoin d’un peu d’exercice selon ce que tu me dis, et tu vas le voir. D’abord pour le gifler – pour son passif, et pour me faire plaisir. Ensuite pour l’embrasser – pour ce que tu ressens, et absolument pas pour me faire plaisir. »


Il se permet de glousser, après ses mots ; l’humour.
Bruce n’est pas doué avec, mais il commence à trouver ça… intéressant à manier.


« Ne laisse pas passer ta chance. Ne fais pas comme m… ne laisse pas passer ta chance. »

Une vague triste glisse dans ses yeux, alors que les souvenirs de ses trop nombreux et douloureux échecs sentimentaux lui reviennent ; ils sont lourds.
Trop, pour qu’il puisse envisager de s’y relancer. Trop, pour qu’il se le permette.
Bruce enchaîne, cependant, et recule légèrement, avant de commencer à tourner dans la loge réservée à Zatanna.


« J’ai… su, pour les événements récents à Coast City. Comme je sais, également, que tu sembles avoir des difficultés pour mener ton existence – tu évoques toi-même la stagnation, et je peux le comprendre. C’est, en fait, la raison de ma venue. »

Il s’arrête, finalement, à quelques mètres, et tourne un visage sérieux vers la jeune femme.

« Je veux que tu intègres l’élite de la Justice League. »

La réplique est volontairement sèche, comme un coup psychologique ; c’est ce qu’il souhaite.
Autant pour surprendre, que pour jouer un peu.


« Les démons menacent. Etrigan a disparu. Les troubles se multiplient, et la Justice League se réinstalle. John Stewart va créer un Département Magique au sein de son organisation, mais il aura besoin d’une Magicienne dans son élite ; je veux que tu sois ce professionnel. »

Il hoche la tête, et sourit doucement ; mais Zatanna ne sera pas dupe, sûrement.
Bien sûr que Bruce le lui demande car il l’estime, et parce qu’il souhaite le meilleur pour elle. Bien sûr aussi que cela semble une bonne idée, pour elle.
Mais.
Mais Zatanna sait ; elle sait que Bruce ne va pas faire partie de ce groupe, par souhait personnel – mais aussi soulagement de John Stewart. Le bruit court qu’il n’a accepté la direction du groupe qu’avec l’assurance que Bruce ne le parasiterait. La conclusion est logique.

Bruce veut que Zatanna soit dans l’élite car c’est une bonne idée.
Surtout parce qu’il aurait, alors, quelqu’un à lui dans le groupe…

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MessagePosté le: Dim 27 Jan 2019 - 5:18
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Mais pourquoi est-ce qu'il était toujours meilleur qu'elle à ce jeu là.

C'était injuste, elle s'était pourtant entraînée. À lancer les plus méchantes piques, rapidement et avec assurance. Elle avait longuement travailler dessus, mais elle n'était jamais arrivée à son niveau. C'était injuste, mais ce n'était pas méchant. Elle le savait bien. Ce qui ne l'empêcha pas de prendre une mine outrée face à ce manque révoltant de savoir vivre et de chevalerie.

Surtout qu'elle ne se teignait pas les cheveux. Qu'il n'y avait aucune trace d'une quelconque teinture bon marché dans sa crinière sombre comme les ténèbres qui respirait la jeunesse et la fougue et la santé et...

Bref.

- Et dire que la coiffeuse m'avait assuré qu'il n'y aurait aucune odeur...

Elle ne se teignait pas les cheveux. Pour la énième fois. Et ça n'arriverait pas de si tôt. C'était une blague. Rien qu'une blague.

Quant au fait que Bruce était une sorte de parano harceleur, elle le savait. Ça faisait tout son charme. En quelque sorte. Du moins, c'était loin d'être aussi flippant que ça en avait l'air. Et c'était un peu touchant aussi, parce que ça faisait du bien de sentir qu'on se souciait d'elle. Même si elle était loin d'être la seule à mériter ce traitement, cela faisait du bien. Ça lui donnait l'impression qu'elle n'était pas qu'une vieille magicienne à la carrière presque terminée et qu'elle comptait, au moins un peu, pour quelques personnes. C'était définitivement agréable, et un peu égoïste aussi. Ce dont elle se fichait pas mal à l'heure actuelle.

Donc elle ne fit pas de commentaire, et se contenta d'apprécier le moment avant qu'il ne se produise quelque chose d'étrange.

Bruce qui lui recommande d'aller se jeter sur John Constantine par exemple.

Et qui fait un tour de passe-passe pas trop mal qui lui ferait presque dire qu'il écoutait un peu son père quand il lui enseignait ses tours.

Déjà qu'il n'était pas franchement adepte des conseils matrimoniaux, celui-là était vraiment atypique. Atypique, mais pas idiot. Pourtant, elle ne put s'empêcher d'être encore plus perdue après ce discours plus que positif qui aurait donné envie à un arbre de faire des câlins à un bûcheron. Bien sûr qu'il avait raison. Mais c'était plus compliqué que ça, et il était bien placé pour le savoir. Elle avait souffert. Trop souffert pour pouvoir supporter une prochaines vagues de promesses en l'air et de changements d'humeur. Elle en avait assez de la douleur, même s'il n'y avait jamais réellement d'amour sans douleur. Ils étaient indissociables l'un de l'autre, et indispensables l'un comme l'autre. C'était intense, ça faisait vivre, battre les cœurs et rougir les joues. Ça faisait pleurer aussi des fois. Mais elle était trop fatiguée pour l'instant pour vivre réellement. Même si elle se plaignait de sa vie trop molle, de sa routine monotone, elle n'était pas encore prête à lui faire face à nouveau. Trop fragile peut-être.

- Si seulement c'était aussi simple...

Elle lui sourit doucement, parce qu'elle ne voulait pas le blesser, et laissa échapper un rire sincère quand il gloussa. Parce que c'était drôle, mais que le voir rire l'était encore plus.

- Et ta chance n'est pas passée.

Oui, bien sûr qu'elle éludait une nouvelle fois le sujet. Mais peu importe, elle avait entendu. Elle y réfléchirait sans aucun doute. En revanche, c'était très inquiétant qu'il pense sa chance passée alors que la moitié de la population féminine de cette Terre lui courrait après.

Mais ça, ça n'avait aucune importance.

Et elle le savait.

- Tu n'es pas si vieux que ça, et t'es pas non plus encore trop moche. Et celle que tu aimes, elle est vivante. Oui, c'est dur. Mais non, ce n'est pas terminé, Bruce. Rien n'est jamais, vraiment, terminé.

Elle gratta de nouveau la tête de Chaussette le serpent, qui ne semblait plus tellement effrayé par la présence du Batman dans la pièce et soupira longuement. Non, jamais rien n'était vraiment fini, son rôle dans la Justice League non plus apparemment.

Elle avait failli tomber de son siège.

Au lieu de ça, elle s'était servit un énième verre. Oui, elle allait finir complètement bourrée à la fin de la soirée si elle continuait sur ce rythme, mais ce n'était pas bien grave. Elle en avait bien besoin pour écouter ce qu'il avait à lui dire.

- Pardon ?

Son cerveau était trop embué pour qu'elle réussisse à faire tous les liens nécessaires pour comprendre cette décision en quelques secondes. Déjà, c'était évident qu'elle ne serait pas inutile. Sans vouloir se jeter des fleurs, elle savait qu'elle avait des compétences magiques sur lesquelles on ne pouvait pas cracher. Elle savait aussi qu'elle savait les utiliser, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Alors oui, bien sûr qu'elle pouvait donner quelques coups de mains, aider un peu.

Mais intégrer l'élite de la Justice League ? Non, ça elle ne l'avait pas vu venir.

- T'es sûr ?

Mais oui, qu'il était sûr. Bien sûr qu'il l'était.

- Oh...

Elle leva des yeux plus éveillés vers lui, avec peut-être une lueur de malice à l'intérieur. C'était mal. Pas bien. Pas gentil. Pas elle du tout.

- T'étais pas censé rester à l'écart toi ?

Elle sirota son verre à la suite de sa question, tout simplement parce qu'elle ne voulait pas qu'il voit à quel point elle était amusée par la situation.

- Je ne suis pas une espionne, Bruce.

Non, assurément pas.

- Mais je ferai de mon mieux.

Pas bien du tout. Mais bien plus excitant que sa routine monotone sans Constantine pour la faire bouger. Et puis, il fallait s'y attendre à ce que le Batman ne cède pas complètement son bébé à Green Lantern sans y jeter un coup d'œil de temps en temps. C'était logique.

Et assez drôle, il fallait l'avouer.
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MessagePosté le: Lun 28 Jan 2019 - 9:50
L’ombre d’un sourire glisse sur le visage fatigué de Bruce.
Bien sûr ; bien sûr qu’elle ne se teint pas les cheveux.
Pas… encore, en tout cas.


« Fais-toi rembourser. Je connais quelques avocats, qui pourraient t’aider. »

A vrai dire, il emploie plusieurs bataillons d’avocats, qui pourraient aisément mener ce recours en droit de la consommation – et mettre en pièces la pauvre coiffeuse qui aurait commis cette erreur ; mais non. Cela n’arrivera pas.
Bruce ne permettrait pas qu’un artisan soit anéanti sur le seul caprice de quelqu’un, même une amie ; qui, bien évidemment, ne se teint pas les choses.
Enfin, pas encore.


« Mmh. »

Il grogne, légèrement, et plisse les yeux, quand Zatanna répond à son discours, son argumentaire pour qu’elle redonne une chance à John Bloody Constantine – mais ne peut réprimer un léger ricanement, quand elle part sur autre chose ; comme d’habitude.
Elle préfère échapper aux sujets la concernant, pour s’intéresser aux autres.


« Jolie pirouette, Zee, mais tous tes talents ne font pas de toi une artiste de l’évasion aussi douée que Mister Miracle… ou moi. »

Son regard sombre plonge dans les beaux yeux de la jeune femme, et il reste silencieux quelques instants avant de reprendre ; pour souligner chacun de ses mots, et leur portée.

« Si rien n’est jamais vraiment terminé pour moi… après tout ce qui m’est arrivé, après la perte d’enfants que je ne connaitrais jamais, pourquoi serait-ce différent pour toi, très chère ? »

Un sourire gourmand, de victoire, glisse sur ses lèvres.

« Je… ne sais pas aimer, Zee. Je ne sais pas aimer, parce que mon cœur demeure figé dans une ruelle sombre, à la sortie d’un cinéma, où mon univers a volé en éclats. Mon âme y est bloquée, et mon cœur y est resté. »

Il dit cela avec calme, détachement ; objectivité.
Même si cela fait mal.
Même si cela… a fait du mal, aussi. Beaucoup, et notamment aux autres – comme Zatanna, il le sait.
Ailleurs, en d’autres temps, dans d’autres mondes… tout aurait pu être différent, entre eux ; ils auraient pu être plus que ce qu’ils ne sont – ils auraient pu être légendaires.
Cela ne se fera pas.
Mais l’amitié qui en a découlé est un don précieux, qu’il ne saurait perdre ; pour rien au monde, et notamment une quelconque chimère.


« Mais… peut-être, oui. Peut-être tenterais-je encore.
Si… je suis invité à l’union de Monsieur et Madame Constantine. »


Un clin d’œil, un léger gloussement ; une provocation, de plus.
Il s’amuse. Ils s’amusent.
Et ça fait du bien.
Notamment en souriant, encore plus, presque comme un prédateur, quand il voit la réaction de Zatanna à son annonce… et, surtout, quand elle en comprend le sens.


« Ha. »

Il baisse légèrement la tête, presque humble.

« Tu sais ce que c’est… on peut sortir un homme de la Justice League, mais on ne sort pas la Justice League d’un homme. »

Il hausse les épaules, légèrement amusé encore.

« Enfin… en tout bien, tout honneur évidemment. »

Son regard glisse, ensuite, sur le verre que Zatanna s’est retrouvé, et s’est rempli à nouveau.

« Difficile de se départir des mauvaises habitudes. »

Ses yeux s’attardent sur le verre, puis sur les yeux de la Magicienne ; mais il ne dit rien, et essaye de ne pas juger.
Il n’ose imaginer les démons qui hantent le cœur de son amie, et la poussent à cela – et il compatit, sincèrement. Même s’il sait… même s’il sait qu’elle sait aussi, que ce n’est pas la solution.
Mais il faudra qu’elle le comprenne elle-même ; au plus vite, si possible.


« Mais… au-delà de ça, Zee, au-delà de mon besoin fondamental de savoir comment la Justice League fonctionne, je… pense. Non. Je sais que tu y as ta place.
Tu es la référente magique de notre monde, Zee. Au-delà des entités que sont le Phantom Stranger ou le Spectre, tu es la première ; la tête de liste. John est doué mais est trop… il a trempé dans trop de mauvais arrangements pour cela. Chimp, Nightmaster sont trop centrés sur leurs domaines, on ne peut faire confiance à l’Enchanteresse, et l’actuel Fate est immature – d’autant plus que les porteurs du Heaume répondent aux Seigneurs de l’Ordre, et pas à l’Humanité.
Tu es la référente, Zee. La meilleure. La plus puissante. La cheffe, l’autorité vers laquelle tous se tournent en cas de crise. »


Sa voix est calme, mais s’adoucit. Elle devient tendre, alors que Bruce se lève, déplie ses bras et s’avance vers elle.
Pour s’accroupir devant la jeune femme, et poser une main amicale sur son épaule.
En souriant ; tendrement, encore.


« C’est… beaucoup ; beaucoup trop, même, pour une personne – mais c’est ta vie. Ton destin.
Et… tu dois donc intégrer la Justice League, son élite. D’une part, parce que c’est ta responsabilité. De l’autre… parce que tu seras alors entourée d’autres, comme toi ; d’autres référents, dans leurs domaines. D’autres gens, obligés d’être responsables dans ce qu’ils font.
Tu seras alors… moins seule. »


Bruce hoche légèrement la tête, et espère se faire comprendre.
Evidemment qu’il veut que Zatanna espionne pour lui – mais ce n’est qu’un à-côté. Il veut le meilleur pour ses proches, et notamment son amie ; il veut la sortir de ce cycle négatif, de ces ténèbres où elle s’est abandonnée. Il veut la sortir de la solitude.
Quoi de mieux, alors, que de l’occuper, et de l’impliquer dans un groupe de gens comme elle ?

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MessagePosté le: Jeu 28 Fév 2019 - 13:39
Esprits et retrouvailles agitésBruce & Zatanna
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Elle n'avait rien à se faire rembourser parce qu'elle ne se teignait pas les cheveux, bon sang.

Elle aurait pu se vexer s'il s'agissait de quelqu'un d'autre que Bruce, et d'une autre circonstance. La vieillesse effrayait Zatanna bien plus que de raison, même si elle savait que ça n'aurait pas dû. Elle était entièrement constituée de magie, et pourtant tout aussi faible que les humains sur ce plan là. Ses sorts ne pouvaient pas y faire grand chose, sa peau se flétrirait, ses cheveux blanchiraient et des rides apparaîtraient. Ça la rendait folle. Elle avait l'impression de n'avoir rien accompli d'important, même si ce n'était pas le cas. Oui, un jour elle vieillirait, puis elle mourrait, et ça l'angoissait.

- J'accepte volontiers, tant que tu règles la note.

Car même si se morfondre constituait parfois une activité réconfortante, ce n'était pas une solution dans cette situation. Elle avait besoin de plaisanter, de parler avec son ami, pour oublier ses questionnements existentiels intérieurs. Cela faisait trop longtemps qu'ils n'avaient pas discuté, et ils rattrapaient petit à petit le temps perdu. Ce qui lui était bénéfique. Alors elle continuait, elle prit un air purement offensé lorsqu'il insinua qu'elle n'était pas aussi doué dans le domaine de l'évasion que Mister Miracle.

Ou lui.

Lui.

Ce nouveau-né de la prestidigitation.

Bien sûr qu'il savait quelques tours. Bien sûr qu'il s'était déjà évadé de quelques situations vaguement délicates. Elle l'admettait. Mais absolument rien de comparable avec ses tours.

- Tu insinues que tes petites farces trouveraient grâce aux yeux d'un public aussi exigeant que le mien ?

Qu'il tente de s'évader d'un tube d'eau fermé à clé une fois enchaîné à un poids devant les yeux ébahis d'un bon millier de personnes et elle aurait cette conversation avec lui. L'idée fit rire Zatanna de manière fugace, cristalline, presque travaillée. Rien à voir avec le gloussement incontrôlable qui la prendrait quelques minutes plus tard. Ce rire fut bien vite éteint lorsque cet artiste de l'évasion qu'est Bruce Wayne réussit à pirouetter de nouveau sur le sujet ô combien délicat de John Connard Constantine. Ou du moins sur sa vie amoureuse, qui était étroitement liée au blondinet. Sauf que Bruce avait raison, même si elle n'avait pas envie de l'admettre. Sa vie sentimentale, bien que catastrophique, n'était pas pire que celle de brun. Alors elle ne pouvait pas décemment lui faire la morale en se disant elle-même condamnée. Sauf que son cas était différent, du moins à ses yeux. Vivre avec Constantine faisait mal, mais ça la rendait vivante. Elle n'était pas elle sans lui. Sa vie était fade, incroyablement prévisible, et triste. Mais elle était paisible. Elle savait que le temps passait, et qu'elle devrait faire un choix. Elle ne renonçait pas, mais n'était pas prête à vivre pleinement en attendant le nouveau dérapage. La nouvelle bêtise. Le nouveau mensonge. Elle n'était pas prête, définitivement trop fragile. Constantine la rendait belle, courageuse, intrépide et dangereuse. Il lui donnait confiance en elle, jusqu'au jour où il la brisait. Ce jour où tout retombait encore plus bas qu'auparavant. Elle n'était pas encore suffisamment réparée pour faire face.

En attendant, elle préférait s'amuser avec d'autres mauvais garçons. De jeunes, mauvais garçons.

- Parce que. Tu es beaucoup plus séducteur que moi, tu l'as toujours été.

Faux, elle cachait mieux son jeu c'est tout.

Et puis Bruce aborda un autre sujet conflictuel, ses parents ou plutôt leur perte. Ce qui l'avait brisé, obsédé, rendu presque fou, fait de lui l'homme qu'il était. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se dire que sans cet événement, Bruce n'aurait pas été aussi fascinant. Sans doute qu'ils ne se seraient même jamais rencontrés. C'était égoïste, mais elle préférait leur version de l'histoire, aussi imparfaite soit-elle. Elle ne pouvait pas contester sa vision de cet événement, pas sur ce point là. En revanche, elle pouvait le contredire sur un autre :

- Tu peux aimer.


Elle en avait la certitude, la preuve en vérité. Sa présence ici. Ce qu'ils avaient, c'était de l'amour. Une autre forme, une forme platonique, peut-être plus pure que toutes les autres. Quelque chose de fraternel, mais de l'amour quand même. De l'amour qui faisait parfois souffrir, qui se détériorait, mais qui finissait par reprendre ses formes, ses couleurs.

- Peu importe à quel point tu te sais brisé, à quel point tu te crois sombre. Tu es un être lumineux, Bruce Wayne. De la chaleur émane de toi, elle attire les autres comme des aimants. Ton cœur est bien là, peut-être qu'un jour tu en prendras conscience.

Elle devait peut-être arrêter l'alcool, ça la faisait divaguer. Et se prendre pour une philosophe aussi, pour des gens malfaisants qui ne cessaient de lui rappeler qu'elle rêvait d'épouser un homme qui secouait surement une jeune colombienne sans une seule pensée pour elle.

Misérable, faible, traître, cœur à la con.

- Oublie tout ce que j'ai dit, finalement tu es un être malfaisant.


Elle plaisantait évidemment, parce que ce petit jeu la faisait rire et qu'elle en profitait. Parce que ça faisait du bien de se sentir un brin vivante sans la présence terrifiante d'un anglais malpoli.

- Et sache que je n'abandonnerai jamais mon nom, Zatanna Zatara est fait pour la scène.

Et puis il enchaîna, avec une blague plutôt limite qu'elle n'aurait pas pu faire alors même qu'elle était imbibée d'un whisky bon marché et plutôt dégoûtant. Ce qui la fit glousser.

Le fameux gloussement.

Puis il redevint sérieux, et elle aussi. Parce que ce qu'il lui disait la touchait. Parce que se noyer dans le travail, c'était oublier tout ce qui la torturait. Parce qu'il avait raison, et qu'elle le savait, mais que ça la touchait tout de même. Elle était gênée aussi, parce qu'elle n'avait pas l'habitude qu'on la flatte, réellement du moins. Elle entendait tous les jours qu'elle était fabuleuse, mais jamais sincèrement. La plupart des gens ne comprenaient pas le poids, l'impact de leurs mots sur les autres. Bruce si. Et il savait utiliser les siens.

Il réfléchissait à ce dont personne ne se préoccupait, sa vie. À elle. Ses sentiments. Pas de la Justice League, pas de lui, pas de sa carrière, d'elle. Il cherchait à lui trouver un but, parce qu'il savait à quel point elle se sentait seule, démunie dans cette période de vide. Sans trop qu'elle sache pourquoi, cela lui mit les larmes aux yeux. Elle ne se fendit par en d'énormes sanglots démonstratifs, elle avait simplement les larmes aux yeux. Et encore un peu de dignité. De toute façon, elle pouvait tout mettre sur le compte de l'alcool.

- Mais qu'est-ce que je ferais sans toi, hein ?

Probablement des pancakes dans un petit camion à Atlanta. Ou peut-être bien qu'elle serait toujours une grande magicienne, mais bien plus seule.
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MessagePosté le: Lun 4 Mar 2019 - 14:06
Un léger sourire glisse sur le visage fatigué et barbu de Bruce, en entendant la petite réplique de Zatanna à l’une de ses nombreuses provocations.

« Bien entendu. J’attends donc une facture.
Détaillée, évidemment. »


Pour voir, indubitablement, les frais de la jeune femme – et donc le prix de sa teinture ; qui n’existe pas, évidemment.
Toute Magicienne digne de ce nom saurait réaliser une telle opération seule, il en a bien conscience. Mais il n’apprécie rien moins que de l’embêter, de la titiller ; de jouer, avec elle.
Comme si rien n’avait changé. Comme s’ils avaient encore quinze ans.
Comme s’ils étaient encore jeunes… et innocents.


« Ma seule présence plairait à ton public. Après tout… je suis Batman. »

Glisse-t-il avec cette fameuse voix caverneuse, qui a fait sa réputation ; mais dont il aime se jouer, parfois.
Quand les planètes sont alignées, dirait Alfred Pennyworth.
Quand il est à l’aise et confiant, préfère-t-il ; même si, finalement, les deux déclarations aboutissent au même nombre de moments. Bien faibles, hélas.
Mais souvent partagés avec Zatanna, cependant, qui sait tirer le meilleur de lui.


« Hrm. »

Son sourire s’évapore, cependant, et il grogne en détournant les yeux, quand la discussion devient plus intime ; trop intime, en fait.
Il sourit, bien entendu, et glousse quand Zatanna se reprend elle-même, et glisse une pique douce et sympathique ; mais il a entendu. Et elle sait qu’il a entendu.
Il a peur, cependant.
Il a peur d’aimer. Il a peur d’y croire. Il a peur de se lancer – de se lancer encore, d’oser encore, de se blesser encore. Il a peur de faire souffrir, mais surtout de souffrir lui-même.
Son cœur a été impacté par bien des drames ; il doute de tenir, face à de nouveaux événements.


« Je suis une chauve-souris, Zee. La malfaisance est un jugement que je porte par nature. »

Une pirouette – comme celle qu’elle a utilisée elle-même, pour se départir de sujets de conversation qui ne lui plaisent guère ; ils ont l’habitude, tous deux.
Ils se connaissent. Par cœur, même.
Il a entendu et surtout écouté les paroles de Zatanna, sur l’amour ; il a peur, mais… il peut y croire encore, oui. Il peut tenter. Il peut espérer. Il peut essayer – et notamment avec celle à laquelle il a beaucoup pensé, récemment. Celle qu’il a toujours gardée en mémoire, dans son cœur et son âme ; celle qui n’a pas déclenché l’amour le plus passionné, mais… le plus raisonné, peut-être. Le plus sain, aussi.

Il a entendu et écouté, donc ; mais Bruce sait que Zatanna a fait de même.
Sa relation avec John Constantine n’emporte pas l’adhésion du Chevalier Noir – mais il veut y croire ; il veut espérer. Il veut faire confiance… car il veut son bonheur.
Loin des drames. Loin des malédictions. Loin de l’alcool.
Loin de cette solitude.
De laquelle il tente de le faire sortir, avec la Justice League ; elle a compris pourquoi. Elle en est émue – et lui aussi.


« Ha. »

Une nouvelle fois, Bruce se détourne d’elle.
Moins pour ne pas voir les larmes qui coulent sur les douces joues de la jeune femme, que pour cacher l’humidité qui glisse au creux de ses propres yeux ; le Batman a des sentiments, même s’il entend les cacher.


« Plutôt que de s’interroger sur ce que l’un ferait sans l’autre… »

Il s’avance, cependant, vers elle.
Le regard encore un peu en biais, mais les mains suffisamment agiles pour s’emparer de la bouteille d’alcool et la faire disparaître ; ses talents de prestidigitateur n’ont pas faibli, heureusement.


« … veillons à ce que cette question n’obtienne jamais de réponse, mmh ? »

Bruce s’arrête devant elle ; et la regarde, à nouveau.
L’émotion est vraie. Grande. Intense.
Il ne la fuit pas. Il ne la fuit plus.
Et, sans attendre, il cède à une pulsion à laquelle il est peu habitué – et la prend dans ses bras ; pour une étreinte longue, un peu maladroite, mais pleine de douceur et de sincérité.

La soirée se poursuit, alors. Il restera jusqu’au petit jour.
Ils ne dormiront pas. Ils ne boiront pas, non plus.
Ils discuteront. Ils rappelleront le passé, s’en amuseront, s’en joueront. Ils se lanceront dans quelques comparaisons, ils se perdront dans quelques conjectures, s’abandonneront dans des débats sans fin… et riront. Plaisanteront. Souriront.
Seront, juste, deux amis qui se retrouvent et maintiennent un lien fort, puissant et fidèle.

Bruce et Zatanna seront juste deux amis, pour le reste de la nuit.
Un moment anodin, pour la plupart des gens ; un instant des plus précieux et sacrés pour eux deux, tout simplement.

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