"Star Wars, ou une histoire de famille à échelle galactique"

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MessagePosté le: Mer 6 Fév 2019 - 21:19

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Koriand’r était consciente de l’importance de sa mission. Elle avait risqué sa vie des centaines de fois – des milliers de fois peut-être même mais comment savoir ? Elle n’avait pas vraiment fait le compte. A chaque fois, elle avait été consciente du pari qu’elle faisait, car son existence, la plupart du temps, n’était pas le seul enjeu. Il y avait eu le sort de l’univers, de la Terre, de sa propre planète… bref, généralement, ses prises de risques faisaient partie d’un tout, et la pression était toujours au rendez-vous. Cette fois-ci ne faisait pas exception à la règle. La pression était écrasante, et le moindre faux-pas… Non, pas de faux-pas. Ca n’était même pas envisageable.

« Des… »

Elle releva les yeux en laissant sa phrase en suspens. Courait-elle à sa perte ? Son regard croisa celui de Dick, et son cœur s’accéléra. L’enjeu était si grand. Elle ne pouvait pas se tromper. Elle n’en avait pas le droit.

« Des… » répéta-t-elle en hésitant. Elle poussa un petit soupir, fronça le bout de son nez et hocha la tête avec détermination. « Des tulipes. Des tulipes, oui. C’est joli les tulipes, non ? »

Elle tendit le magazine qu’elle avait sur les genoux à Dick. Recouvertes de fleurs, les pages colorées attiraient la lumière de leur lampe de chevet. Ils avaient laissé les volets ouverts si bien que, malgré l’heure avancée, le halo des néons à l’extérieur plongeait leur chambre dans une luminosité tamisée mais présente qui donnait à la peau de Dick un éclat rose vif qui n’était pas pour lui déplaire. Ils n’étaient pas sortis de la journée – et pour quoi faire ? Le frigo était plein et il avait plu, des heures durant. Elle s’était réveillée tard, il était en repos, et il leur avait semblé, sans qu’ils ne se le disent clairement, que de toute façon rien ne vaudrait la compagnie de l’autre à l’extérieur. Ca avait été une de ces journées où, bien qu’elle soit une alien et que lui-même ait été confronté à des dimensions différentes, le monde leur avait paru petit. Aussi petit que les limites de leur appartement en fait. C’était agréable de s’oublier et d’oublier le reste. Et, elle devait bien le reconnaître, Dick était particulièrement doué quand il s’agissait d’éclipser le reste du monde.

Mais ça ne voulait pas dire qu’elle n’avait rien à faire pour autant. Au contraire. Sa mission était de la plus grande importance. Elle avait une bague au doigt maintenant (et quelle bague) – et elle allait la célébrer dans la tradition humaine, avec une allée pleine de fleurs, une superbe robe et Dick… surtout Dick, en fait, au fond de l’allée. Alors oui, oui, le choix des fleurs était primordial.

Mais à voir Dick, assis sur le lit juste en face d’elle, le rose des néons repoussant les ombres sur son visage, elle sut qu’elle avait fait le bon choix.

« Des tulipes roses, » répéta-t-elle, cette fois bien plus sûre d’elle.

Elle oublia le magazine, succomba à la tentation et se pencha en avant pour déposer un baiser sur les lèvres de Dick, son fiancé.

Elle s’écarta avec un grand sourire.

« Et tu en mettras une dans ta boutonnière, » ajouta-t-elle avec un grand sourire ravi. Elle repoussa une mèche de cheveux sombre qui tombait sur le front de Dick et désigna d’un signe de la tête le magazine que lui tenait. « Des trouvailles, de ton côté ? »

Elle récupéra le sien et se rassit correctement, non sans mêler un peu plus ses jambes à celles de Dick. Des journées comme ça, si ils pouvaient en avoir plus souvent, ce serait… bon sang, ce serait paradisiaque.

« Et qu’est-ce que tu dirais de … »

Elle ne put jamais finir sa phrase à cause du fracas qui résonna dans la pièce d’à côté. De là où ils étaient, on aurait dit une fenêtre qui volait en éclat, et probablement un pan de mur qui avait explosé en même temps. Le cœur de Koriand’r bondit dans sa poitrine et toute trace de malice disparut de son regard. Ils bondirent en même temps hors du lit, poussés par les mêmes réflexes forgés par les années et les années de fenêtres qui volent en éclat et d’intrusions non prévues. Koriand’r fut la première à atteindre la porte ceci dit, et quand elle l’ouvrit, ce fut en effet pour découvrir que le côté qui donnait sur la rue de leur salon avait été en parti explosé.

Et la raison de ce crash se tenait devant eux, debout au milieu des éclats de verre tandis qu’elle se dépoussiérait, de la poussière de brique partout dans ses cheveux.

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Koriand’r serra les poings qui s’enveloppèrent immédiatement de son énergie verte tandis qu’elle serrait les dents de colère.

« Komand’r. »

Komand’r, de toute évidence moins sanguine que sa sœur (pour le moment), se tourna vers eux avec un sourire suffisant aux lèvres.

« Koriand’r, » salua-t-elle. Ses yeux s’arrêtèrent sur Dick qu’elle jaugea du regard sans chercher à s’en cacher. « Toujours avec ton … humain, à ce que je vois. »


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MessagePosté le: Mer 6 Fév 2019 - 21:54
On va pas se mentir, Dick vivait un bonheur parfait. Il était fiancé à la plus belle et la plus brave femme de l'Univers, et ils filaient tous les deux vers un mariage parfait. Ils allaient pouvoir devenir monsieur et madame Grayson, très bientôt ; et donc tout devait être parfait. Tout devait être organisé pour cela se passe au mieux. Evidemment, cela voulait dire qu'une étape était franchi. Et quelque part, Dick se rendait compte qu'il n'avait pas été préparé à ça. Il avait peur de l'avenir, avant. Peur de faire une erreur comme il en avait fait tant.

Mais plus maintenant.

Maintenant, quand il regardait Kory, il voyait le bonheur d'une longue vie, et il voyait l'avenir sereinement. Il voyait leur future fille, il voyait leur vie à tous les trois qui allait se dérouler et bien finir. Il avait réussi, en fait. C'était simple, idiot, mais en voyant sa fiancée avec lui, les jambes orangées contre les siennes, leurs magazines dans les mains, leurs tenues détendues, et le lit défait par de longs et nombreux ébats... il était heureux. Il avait réussi ce qu'il avait toujours voulu faire : ne pas être comme Bruce.

Mais comme toujours, il y avait un truc qui allait mal se passer ; et ce soir, ça passait encore par une fenêtre brisée. Alors, évidemment, mus par leurs réflexes, les deux jeunes gens se précipitèrent vers l'inconnu... et tombèrent sur quelqu'un dont le nom était familier. Il ne l'avait jamais rencontrée auparavant...

Mais savait avoir affaire à la sœur de Kory.

 « Mon cœur, je suis à peu près certain que tu adores ta sœur. Mais quelqu'un – sûrement elle – a encore pété cette fenêtre ! Ça fait la troisième fois que quelqu'un le fait. Je te cache pas que je vais finir par le faire, mettre une pancarte DEFENSE DE CASSER. »

Il se racla alors la gorge, avant de prendre la main de Kory dans la sienne, par réflexe. Elle n'avait pas besoin d'être protégée, il le savait. Mais il aimait lui prouver par ce simple geste que quoi qu'il arrive il serait là.

 « Komand'r, hein ? Désolé de te décevoir, ma grande, mais ta sœur et moi nous nous apprêtons à fêter un mariage : le nôtre. Donc, à moins que tu sois là pour nous transmettre tes vœux de bonheur, et/ou pour demander de venir en tant qu'invitée... s'il te plaît, va-t-en et repars la fenêtre. J'aimerais profiter d'une soirée tranquille avec Koriand'r. Si ce n'est pas trop demandé. »

Il fanfaronnait, ouais. Un peu beaucoup. Mais il préférait tenter n'importe quoi plutôt que de devoir se battre. Il ne voulait pas se battre, pas ce soir. Pas en ce moment. Il voulait rester ici, avec Kory, profiter de la vie et de sa copine, passer du temps ensemble, à parler, rire, s'aimer, faire l'amour plusieurs fois par jour, préparer l'avenir.

Pas devoir affronter la sœur démoniaque de sa fiancée.
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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2019 - 18:19

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Le visage de Komand’r se déforma un peu plus quand Dick prit la parole, et le dédain, déjà si évident sur les traits de son visage, s’approfondit jusqu’à se transformer en dégoût. Koriand’r connaissait cette expression. Elle l’avait vue mainte et mainte fois, et jamais ça n’avait bien finit pour les destinataires. Etant donné que la plupart du temps, c’était elle, elle avait une certaine expérience quant à ce qui était en train de se passer. Dick avait raison : les méchants semblaient prendre un malin plaisir à venir défoncer leur appartement quand ils avaient une insulte ou deux à leur jeter à la figure, mais si jusque-là, ils avaient fait face à des humains, Komand’r était différente. Komand’r, grande et destructrice, n’était absolument pas humaine. Mais Dick, lui, si.

Koriand’r tira doucement sur la main que ce dernier avait glissé dans la sienne pour le faire reculer, sans lâcher sa sœur du regard. Elle aurait, en d’autres occasions, suivi la malice dans les répliques de son fiancé, mais pas ce soir. Pas face à Komand’r. Elle tira donc sur la main de Dick et le ramena près d’elle – derrière elle, même.

« Tu ne devrais pas être ici, » lança-t-elle vers sa sœur, le regard toujours brûlant de colère.

« Et toi ? » répliqua Komand’r. « Tu es sur le point de te marier avec un humain, et tu fais semblant de mener la parfaite vie pathétique propre à leur espèce. Devrais-tu être ici ? »

Koriand’r crispa les mâchoires tout en serrant les poings, et son énergie verte entoura ses mains, inondant alors la pièce de lumière émeraude. En réponse, Komand’r se prépara au combat elle aussi. Vert contre violet se battaient déjà tout autour d’eux, sur les murs et le sol, les deux lumières vives mais dévoratrices.

« Va-t’en. Ne m’oblige pas à le répéter. »

« Sinon quoi ? Tu m’attaquerais ? Moi ? Ta propre sœur ? »

Koriand’r esquissa un sourire dénué de joie, mais amer et agressif.

« Oh, Komand’r… Ca ne t’a jamais arrêtée, toi, n’est-ce pas ? »

Les lèvres de sa sœur esquissèrent un rictus de colère, et Koriand’r devina ce qui se passerait. Elle subirait les insultes de Blackfire, les accusations idiotes qui détourneraient le blâme de ce qui était arrivé à leur monde vers Kory elle-même, et elle refuserait de reconnaître que ses actes avaient amené Kory à subir ce qu’elle avait subi. Mais pas cette fois, se dit-elle. Non. Cette fois, elle la ferait taire avant que sa maudite sœur n’ait le temps de salir la mémoire de leurs parents, de leur peuple. Alors elle se prépara à tirer, après un rapide regard derrière elle, pour s’assurer que Dick était toujours en sécurité. Komand’r lui avait déjà volé bien trop de bonheur pour qu’elle la laisse s’en prendre à lui. Jamais. Jamais, jamais, jamais.

Mais à sa grande surprise, Komand’r baissa les mains. Son énergie s’évapora et le rictus sur ses lèvres s’effaça. Elle baissa les yeux, ses épaules s’affaissèrent, et elle laissa échapper un soupir défaitiste.

« Qu’est-ce que tu fais ? » questionna Koriand’r, perturbée.

« Crois-moi, ma sœur, je serais ravie de me battre contre toi et te prouver, une fois de plus, que je suis la meilleure, mais la vérité… La vérité c’est que je ne suis pas venue pour ça. Je suis venue te demander de l’aide. »

L’énergie de Kory s’évapora sous la surprise, et elle jeta un regard perplexe vers Dick avant de laisser échapper un léger éclat de rire.

« Pardon ? »

« Je… j’ai retrouvé des Tamaranniens, Koriand’r. » Son regard se riva dans celui de sa sœur, intense et direct. « Nous ne sommes pas les dernières. »

Bouche bée, Koriand’r resta complètement figée alors que les mots de sa sœur résonnaient dans sa tête.

« Mais notre peuple – ou ce qu’il en reste – est en danger. Ils se servent d’eux comme esclaves, les traitent comme des moins que rien… Koriand’r, rejoins-moi. Rejoins-moi et allons les libérer. »


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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2019 - 20:23
La nouvelle fit l'effet d'une douche froide sur Dick. Il savait à quel point Kory était sensible sur ce sujet, et à quel point ça risquait de la heurter profondément si tout n'était qu'un mensonge. Après tout, sa sœur n'aurait pas été à ça près ! Mais il essaya de faire ce que Bruce lui avait appris ; démêler le vrai du faux en étudiant son vis-à-vis. Il voyait bien que Komand'r, malgré sa superbe et sa vergogne, ne mentait pas. Et la détresse de Kory recevait un écho sincère, ce qui laissait présager qu'effectivement, il était temps pour les deux sœurs d'avoir une grande discussion.

Mais il ne cessait de vouloir dire méfiance ; et certainement à raison. Il n'aimait pas tout ça, et ça puait le piège quelque part. Il y aurait du grabuge à un moment donné. Et même s'il voyait qu'on ne l'estimait pas de taille à affronter quelqu'un comme Komand'r, il ne tenait pas à rester en arrière. Il était le fils du Batman. Il n'était pas n'importe qui. Il pouvait vaincre beaucoup d'adversaires qui ne semblaient pas à sa portée, à l'instar de son mentor.

 « Tout ça m'a l'air très dangereux, et surtout, très incroyablement extraordinaire. »

Il s'avança d'un pas, sans tenir compte du danger. Il savait que Kory ne laisserait pas sa sœur lui faire du mal, mais il n'avait pas pour autant l'intention de la laisser se battre à sa place. Il n'aimait pas cette idée, et il n'allait certainement pas se laisser faire. Il ne ferait pas ce plaisir à l'autre saloperie : il ne resterait pas derrière comme un « simple humain ». Il était mieux que ça, et il le prouverait.

 « Maintenant, si tu dis vrai, Komand'r, je te conseillerais d'expliquer au vite ce qu'il se passe. Car il est hors de question qu'on te suive dans l'inconnu. Je pense ne pas me tromper en affirmant que Kory ne voudra pas te suivre si elle n'est pas sûre que tout ça n'est pas un piège. Et moi non plus. Car tu ne me laisseras pas en arrière, belle-soeur. Et si tu es sage, peut-être que tu auras le droit d'assister au mariage. »

Il lui fit un clin d’œil provocateur. Elle détestait les humains, était jalouse de sa sœur à en crever, mais ça restait sa sœur. Il y avait peut-être une chance que ça ne se passe pas trop mal et que les deux jeunes femmes en tirent une leçon pour le futur.

Mais dans tous les cas, Dick serait aux côtés de sa fiancée, quoi qu'il arrive. Il ne la laisserait jamais tomber. Sous aucun prétexte.
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MessagePosté le: Jeu 14 Fév 2019 - 18:26


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Koriand’r ne voyait plus que les yeux de Komand’r. Tout le passif qu’il y avait entre elle, la trahison de sa sœur avec la Citadelle, ce qui était arrivé à leurs parents, leur famille, leur peuple… elle revécut tout en un clin d’œil. Elle avait perdu son monde, son foyer. Mais les yeux de Komand’r ne vacillaient pas et restaient rivés sur elle et Koriand’r se mit à espérer. Un espoir violent, dévastateur, mais un espoir chaud, chaud comme l’énergie qu’elle produisait et comme les rayons du soleil qu’elle absorbait pour s’envoler. D’autres Tamaranniens… des survivants, des souvenirs de son monde, encore vivants là-haut, quelque part. Et à cet instant précis, elle aurait suivi Komand’r jusqu’aux confins de l’univers si sa sœur le lui avait demandé, et ce sans même jeter un seul regard par-dessus son épaule. Sans se poser de questions.

Sauf que Dick intervint, et les mots qu’il employa forcèrent Koriand’r à remettre le pied à terre – sans mauvais jeux de mots. Kory ne voudra pas te suivre si elle n’est pas sûre de tout. Euh. Oui, oui. Tout à fait. Elle jeta un regard à Dick par-dessus son épaule. Merci. Il était vraiment la voix de sa raison.

« Dick a raison, Komand’r. Je… Je ne peux pas te suivre comme ça. »

Komand’r haussa un sourcil, ce qui donna la mauvaise impression à Koriand’r que cette dernière n’était pas dupe et qu’elle savait pertinemment qu’une seconde de plus, Koriand’r aurait sauté par la fenêtre pour s’envoler d’elle-même sans poser la moindre question. Elle s’attendit à la provocation, à la moquerie liée au fait que Koriand’r n’était, selon Komand’r, qu’une version atrophiée d’elle-même maintenant que Dick était là pour la contrôler, mais rien ne vint. Au lieu de ça, sa sœur attrapa quelque chose à sa ceinture et leva devant elle une petite boule de métal qui reposait dans le creux de sa paume.

« Je savais que tu dirais ça. » Son regard se fit lourd de sens et Koriand’r détourna le sien, un peu gênée. « Et si c’est des preuves que tu veux, en voilà à la pelle. »

La petite boule sembla se mettre à chauffer d’elle-même, car le métal rougit jusqu’à en devenir blanc. C’était de la technologie Tamaranéenne et quelque chose d’habituel pour Koriand’r qui n’y prêta pas plus attention que ça. Elle préféra, cependant, rassurer Dick d’un nouveau regard dans sa direction, histoire que ce dernier ne voie pas d’arme là où il n’y avait que carte mémoire. Car une fois que la boule sembla chauffée au maximum, elle dégagea un rayon de lumière vers le plafond, et c’est sur cette lumière si intense qu’elle était presque tangible, que les images capturées par Komand’r défilèrent.

Des Tamarannéens. D’autres Tamarannéens. La vue de leur peau orangée, de leurs chevelures, de tous ces traits propres à son peuple lui fit monter les larmes aux yeux. Ils étaient grands, si beaux, si… inespérés. Elle avait passé tant de temps à rêver qu’il en existait d’autres, quelque part dans l’univers qu’elle en avait presque perdu la raison. Et ils étaient là, sur l’écran de Komand’r.

Mais ils étaient aussi enchaînés. Battus. Mis en cage.
Des Tamarannéens.
Son peuple.

« Où ? » demanda-t-elle d’une voix tremblante de colère.

« Une planète du nom de Drak’ar, dans la galaxie d’Ursa Major. C’est un peuple de conquérants et comme tous conquérants, il leur faut des personnes à dominer. Ils se servent de nos frères et sœurs pour reconstruire les ruines de leur nation détruite par leur propre guerre. »

« On ne peut pas les laisser là-bas, » souffla Koriand’r. Elle secoua la tête et ferma les yeux un bref instant avant de se redresser. « Ils ont besoin de nous. »

Komand’r referma les doigts sur la boule qui s’éteignit, puis elle la remit à sa place.

« Ravie que nous soyons enfin d’accord, ma sœur. »

Koriand’r hocha la tête avant de se tourner vers Dick. Elle le dévisagea, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.

« Je dois y aller, » lui dit-elle. « Je… C’est mon peuple. Il y a des survivants, Richard… » Ses lèvres s’étirèrent en un sourire lumineux sans même qu’elle s’en rende compte. « Ils ont survécu… »

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MessagePosté le: Ven 15 Fév 2019 - 11:57
Dick avait le cerveau qui réfléchissait à toute vitesse. Il savait à quel point tout cela comptait pour l'amour de sa vie ; il savait, et regretterait à jamais s'il essayait de l'empêcher d'y aller. Ou pire, s'il ne l'accompagnait pas. Il voyait bien dans son regard, dans l'expression de son visage, qu'elle voulait y aller seule avec sa sœur, pour ne pas le mettre en danger lui. Persuadée qu'il ne serait pas, non pas à la hauteur, mais à sa place parmi ces gens venus d'un autre monde. Son amour pour lui l'empêchait de voir que jamais il ne l'abandonnerait, même pour ça.

Il lui serra les mains, fort, avant de l'étreindre aussi tendrement que possible devant la sœur démoniaque qu'était Komand'r. Laquelle ne put retenir une grimace méprisante.

 « Tu as totalement raison, Kory. C'est ton peuple, et je ne peux qu'imaginer ce que tu ressens en ce moment. Je donnerais n'importe quoi, ferais n'importe quoi, pour sauver ceux que j'aime ; ou même dans ta position. Mais tu ne t'imagines quand même pas que tu vas y aller seule avec elle ? Je ne la laisserais pas avoir une telle chance de t'enlever à jamais, de te faire de nouveau du mal. »

Il ne lui laissa pas le temps de répondr,e et poursuivit :

 « Je ne suis jamais allé dans l'espace, ce sera donc une première. Mais je suis certain qu'on trouvera un moyen, pour moi, de pouvoir y survivre sans trop de risque. Après tout, je ne suis pas le fils de Batman pour rien ! Et surtout, il est hors de question que je reste ici. Même si ta sœur était la personne la plus aimable de l'Univers – ce qu'elle n'est pas – je viendrais. Car je ne peux pas, ne veux pas, sous aucune condition, te laisser affronter ça sans moi. On ira ensemble, main dans la main, et on reviendra, ensemble, main dans la main. Parce qu'on est toujours meilleurs ensemble. Parce que je t'aime, et que si en plus on peut avoir quelques invités supplémentaires au mariage, moi je dis pas non. »

Il lui fit un sourire réconfortant, après ce trait d'humour. A côté, Komand'r était clairement sur le point de vomir ou de le réduire en cendres. Tout ce romantisme terrien devait certainement lui donne mal au cœur, elle qui venait d'un peuple habitué à ressentir au centuple les émotions les plus vives.

Mais, se dit-il, on s'en foutait. Il serait avec Kory, pour l'aider, la protéger, et la ramener. Ensemble, ils réussiraient et reviendraient. Car de tout façon, s'il y avait une chance que l'un des deux ne revienne pas, alors l'autre ne reviendrait pas non plus.
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MessagePosté le: Lun 18 Fév 2019 - 19:56
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Dick avait eu raison de penser que Koriand’r était sur le point de lui demander de rester – non sans un petit ajout d’humour au passage avec un profite-en pour réparer la fenêtre… encore. Mais il fut plus rapide qu’elle, et pour une fois, elle accueillit la défaite sans faire la moue, car cela lui permit de lui offrir un discours tout droit venu du cœur mais d’une logique implacable. Tout du moins pour eux. Elle comprit en le regardant dans les yeux qu’elle pourrait argumenter des heures et des heures durant avec lui, il ne se laisserait pas démonter. Il était déterminé, et puis, elle devait bien admettre qu’il n’avait pas tout à fait tort. Oui l’espace était effrayant et bien trop dangereux pour un humain, mais, d’un autre côté.. hey ils s’aimaient, non ? Ils allaient se marier. Ils travaillaient mieux ensemble. Quoi qu’il arrive, elle serait là pour assurer ses arrières. Et lui les siennes. Couple de l’année, messieurs dames, Koriand’r et Richard !

Elle laissa un petit soupir, le sourire aux lèvres, puis passa ses bras autour de son cou pour le serrer contre elle.

« Tu me rends tellement heureuse, » souffla-t-elle tout en le gardant contre lui.

« Oh j’t’en prie épargne-moi cette vision cauchemardesque, » grimaça Komand’r dans son dos, dans leur langue natale.

Mais si, par le plus grand des hasards, Dick n’avait pas saisi l’insulte rien qu’à son ton, l’expression de son visage suffisait à trahir ses sentiments quant au fait que Dick les rejoigne. Koriand’r se détacha de son fiancé pour se tourner vers cette dernière et la glorifier d’un regard noir.

« Il va falloir que tu t’y fasses, »répliqua-t-elle dans leur langue également.« Parce qu’il vient, que tu le veuilles ou pas, et si tu oses tenter la moindre chose contre lui, je te réduirai en cendres, c’est bien clair ? »

« A vos ordres… Princesse, » répliqua Komand’r en insistant sur le dernier mot, la voix débordante de poison.

Koriand’r la dévisagea un instant puis leva les yeux au ciel en soupirant. Dick était bien plus optimiste qu’elle de ce côté-là, et c’était une première. Mais s’il était au courant de ce que sa sœur lui avait fait subir au cours de toutes ces années, il n’avait pas vécu toutes ces choses. Il pouvait croire à un meilleur futur pour elles autant qu’il le voulait, Kori, elle, avait abandonné tout espoir depuis longtemps. Et elle doutait fortement que cette mission, bien qu’elles aient enfin un but partagé, ne fasse l’impensable pour elles.

« Ton vaisseau ? » demanda-t-elle à sa sœur. « Où est-il ? »

« Sur le toit, de l’autre côté de la rue. »

Koriand’r hocha la tête puis resta silencieuse le temps de réfléchir quelques instants.

« Technologie Tamaranéenne ? »

« Evidemment. »

Koriand’r esquissa un sourire devant l’air hautain de Komand’r. Cette dernière s’en rendit compte, de ça et d’autre chose apparemment, puisqu’elle jeta un regard en direction de Dick et écarquilla les yeux. Amusée, Koriand’r se tourna vers son fiancé.

« On a ce qu’il faut à bord pour toi. Tu ne risqueras pas de t’étouffer sur cette planète ou autre. » Elle s’interrompit, esquissa une petite moue hésitante et attrapa la main de Dick. « Tu es bien sûr de toi… ? C’est… c’est vraiment très très loin de Gotham, tu sais. »

« Bon. C’est mon signal. Rejoignez-moi dans le vaisseau quand vous serez prêt, » intervint rapidement Komand’r. « Et vite »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle se jeta par le trou béant dans le mur et s’envola en direction de la rue de l’autre côté de leur immeuble. Et sa gestuelle était claire : si dans deux minutes ils ne la rejoignaient pas, ça chaufferait pour eux.

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MessagePosté le: Mar 19 Fév 2019 - 11:47
Dick fit le sourire le plus charmeur de son arsenal de tombeur, conscient que c'était ce genre de sourire qu'il réservait à Kory. Elle seule avait le droit de le voir ainsi, car c'était sa façon à lui de dire tout ce qu'il ressentait sans parler. Il serra doucement la main de son aimée, l'examinant un instant. Sa peau orangée était si douce et si parfaite par rapport à une peau humaine, striée de petites imperfections. Ses doigts fins avaient de nombreuses qualités, et ils étaient beaux eux aussi.

Il l'embrassa doucement, ne voulant pas focer. Ils n'avaient pas le temps pour faire plus de toute façon.

 « Je viens. Plus j'y réfléchis, et plus je me dis qu'en fait, c'est exactement ce dont on a besoin : vivre un peu ailleurs qu'à Goth am. Voyager. Ensemble. Même si ça n'a rien d'une visite touristique, ça nous fera beaucoup de bien de partir. Et quelle meilleure preuve que notre mariage est une bonne idée, si je viens avec toi ? Je m'en voudrais toute ma vie, et toi aussi, si je ne venais pas. »

Il lui lâcha la main, puis recula d'un pas.

 « Cette histoire a commencé d'une seule façon : ensemble. On la terminera ensemble. »

Il fila dans l'appart prendre son costume, caché dans une valise à scanner biométrique et rétinien. Une fois prêt, il rejoignit sa fiancée et ils montèrent ensemble dans le vaisseau de la sœur démoniaque. L'intérieur était hautement coloré, ce qui ne surprit pas le jeune homme qui connaissait la passion de Kory pour les couleurs vives. Il se souvenait d'une fois, dans un magasin où elle avait absolument eu envie de se trouver des sous-vêtements d'un rouge si vif que ça en faisait mal aux yeux.

Souriant à ce souvenir, Dick ne remarqua que tardivement que le vaisseau filait déjà à vive allure hors de l'atmosphère terrestre... et il sentit son estomac se nouer en voyant la Terre s'éloigner par le hublot. Il resta un long moment silencieux, incapable de s'arracher à ses pensées.

Depuis le premier homme dans l'espace, Gagarin, combien d'êtres humains avaient eu la chance de pouvoir assister à pareil spectacle ? Voir sa planète, qui vous paraît si vaste quand vous êtes dessus, n'être au final qu'un point minuscule dans l'immensité glaciale et silencieuse de l'espace, ça changeait complètement vos perspectives. Combien de millions, voir de milliards de milliards, de kilomètres séparaient désormais leur appartement à la fenêtre encore cassée du vaisseau ? Nightwing se sentait minuscule, insignifiant, et pourtant, il avait affronté des êtres venus d'ailleurs. Il avait combattu Darkseid avec Kory et Mar'i, leur fille.

Son regard s'échappa sur Kory, et sur son ventre. Etait-elle déjà enceinte ? Le savait-elle seulement ? Il ignorait en quoi une Tamaréenne enceinte différait d'une humaine. Les deux physiologies étant similaires, ça fonctionnait peut-être pareil ? Il avait beau savoir que ce serait certainement leur seul enfant, il ne pouvait s'empêcher d'être anxieux à l'idée de voir une brune à la peau bronzée, aux yeux d'un vert étincelant, fixer ses deux parents. Leur dire qu'elle les aimait. Qu'ils étaient des héros pour elle. Qu'un jour elle serait Nightstar, vêtue d'un costume comme celui de son père et usant des pouvoirs de sa mère.

Il ignorait si cet événement avait eu lieu dans la temporalité de leur fille. Il se rendait compte, également, qu'en fait, ça n'avait pas d'importance. Rien n'avait d'importance, car il était aux côtés de Kory. Le futur déciderait, et il serait là à ses côtés.

Il se releva, le moral revenu, et se rendit auprès d'elle. Il lui prit la main au passage, comme pour l'assurer qu'il était bien là.

 « Et maintenant ? »
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MessagePosté le: Dim 3 Mar 2019 - 18:42


Star Wars


Koriand’r était habituée à ressentir bien des choses envers sa sœur : de la colère, de la rancune, de l’amertume, de la haine même, parfois, mais la jalousie… La jalousie était nouvelle au tableau. Même si elle n’avait pas su quelles seraient les conséquences de ses actes à l’époque, Komand’r avait choisi d’elle-même de quitter Tamara et d’aller mettre au point sa stupide vengeance sous la tutelle de leurs pires ennemis. Elle était partie de sa propre volonté, et elle avait eu le choix, alors, de prendre ce qu’elle voulait. Souvenir, vêtements, et même ce foutu vaisseau. Koriand’r, elle, n’avait jamais eu ces quelques instants pour dire au revoir. Elle avait été enlevée, et son monde avait été réduit en poussière. Elle n’avait pas de vaisseau, pas de vestiges de leur technologie, pas d’autres uniformes que celui qu’elle portait sur elle. Pas d’au revoir et pas de dernier regard en arrière. Il lui semblait terriblement injuste que Komand’r, qui avait eu son rôle à jouer dans la chaîne de causalité qui avait précipité leur monde vers sa fin, avait eu le droit à tout ça. La voir sur la chaise du commandant de bord de cette navette, c’était… c’était indescriptible.

Elle n’avait pas non plus tout perdu, elle le savait très bien, mais des fois… des fois, elle le ressentait tout comme, et c’était dur à avaler. Si Komand’r disait vrai et si elle avait réellement trouvé d’autres Tamaranééns… et bien, peut-être pourrait-elle alors commencer à tourner la page. Faire de cette fin un nouveau début pour leur peuple – pour son peuple. Elle pourrait parler à l’A.R.G.U.S et à Steve Trevor, arranger le transfert des Tamaranéens vers Mosaïc… elle pourrait peut-être même reconstruire et retrouver une partie de leur culture avec eux, elle pourrait… elle pourrait s’assurer qu’ils ne s’éteignent pas à tout jamais…

Quelque chose vint se glisser entre ses doigts, et elle tourna la tête pour se rendre compte que Dick s’était rapproché d’elle. Elle referma ses doigts autour des siens et lui adressa un petit sourire avant de venir presser leurs fronts l’un contre l’autre.

« Maintenant, » dit-elle finalement, tout bas pour pas que Komand’r ne les entende. « Maintenant, on part. »

Elle le pivota doucement vers le hublot et se mit juste derrière elle pour poser son menton sur son épaule. Komand’r enclencha le saut intergalactique du vaisseau et la Terre disparut, aussitôt remplacée par une multitude d’étoiles lointaines et rendues floues par la soudaine vitesse du vaisseau. Consciente que c’était là la première fois que Dick s’aventurait dans l’espace, à des années lumières de chez lui, elle passa un bras autour de sa taille et déposa un baiser sur sa tempe afin de le rassurer.

Komand’r avait peut-être choisi de dire au revoir à leur monde, elle avait peut-être eu la chance d’emporter tout ce qu’elle voulait avec elle, c’était Koriand’r qui avait eu la chance de retrouver un nouveau foyer. Et ça, ça n’avait pas de prix.

Elle leva sa main libre devant Dick et écarta ses doigts pour lui montrer un petit boîtier du même vert que les pierres sur son armure.

« Avec ça, tu pourras t’aventurer sur cette planète sans risquer de manquer d’air ou autre. » Elle le plaça sur le torse de son fiancé et la pierre s’y accrocha comme par magie. Non, par technologie. « Tu ne le sens pas, mais il créé un champ invisible qui te recouvre complètement. Il va recalibrer tout ce qui entre en contact avec toi pour que ce soit adapté à ta physionomie : air, température, absolument tout. Nos explorateurs en avaient toujours sur eux quand ils partaient en mission. »

Elle se redressa, récupéra la main de Dick et le retourna doucement vers elle. Le petit sourire qu’elle avait eu jusque-là disparut alors qu’elle le dévisageait. Elle prit son visage en coupe.

« Tu es le seul à pouvoir le retirer. Personne d’autre que toi peut l’enlever, » dit-elle avec sérieux. Son regard se fit encore plus intense. « Ne l’enlève jamais, d’accord ? Pas avant d’être rentrés à la maison. Promet-le moi, Richard. »

Il était l’homme le plus fort qu’elle connaissait. Le plus brave, le plus intelligent. Mais aussi impressionnant était-il pour elle, aussi fort était le respect qu’elle avait envers lui, là, dehors, il ne tiendrait même pas cinq secondes. C’était un risque incommensurable, mais il avait fait son choix. C’était à elle de s’assurer qu’il rentrerait à Gotham, entier. Et avec elle. Ils avaient un mariage à célébrer après tout, non ?

« Extirpation du saut intersidéral dans trois… deux… un, » indiqua Komand’r, à quelques mètres.

Koriand’r se retourna, juste à temps pour voir sa sœur tirer sur le manche du vaisseau. Pour peu, elle avait presque oublié la présence de cette dernière. Ainsi que tous les autres dangers de la mission, parce qu’à peine leur vaisseau s’était-il stabilisé en orbite autour de Drak’ar qu’un choc puissant le fit trembler sous leurs pieds.

« Komand’r ?! »

« On nous tire dessus ! » les informa cette dernière. « Ils nous ont repéré ! »

« Quoi ?! Déjà ? »

« Tu veux les féliciter ou me servir de co-pilote ?! »

Koriand’r grogna une injure en Tamaranéen avant de se tourner vers Dick. Komand’r lança le vaisseau en avant pour éviter une nouvelle salve de tirs, et ils faillirent tomber à la renverse tous les deux. Elle lui attrapa le bras et l’attira vers un des sièges vides de l’équipage.

« Attache-toi ! » lui ordonna-t-elle avant de se précipiter vers le siège à droite de celui de Komand’r.

Elle l’avait à peine atteint quand un choc encore plus puissant la fit basculer sur le côté. Des alarmes s’enclenchèrent tout autour d’eux et Komand’r laissa échapper un cri de colère. Koriand’r s’agrippa au tableau de bord le plus proche.

« On tombe, » dit Komand’r, la mâchoire crispée. « On est touchés, on n’a pas le choix. Je vais tenter un atterrissage sur Drak’ar. »

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MessagePosté le: Lun 4 Mar 2019 - 16:11
 « Je hais le voyage spatial ! »

L'atterrissage fut plus rapide, et plus difficile, et plus violent, et plus problématique que tout ce à quoi Dick aurait pu s'attendre. Après avoir été ballotté dans tous les sens, essayant tant bien que mal de s'accrocher à quelque chose pour ne pas mourir écrasé contre la coque du vaisseau, le jeune homme se retrouva à tendre le bras pour, d'un côté, se tenir à un garde-fou, et de l'autre, pour serrer de toute ses forces la main de Kory. Ses muscles criaient de douleur, à force d'essayer de rester en place.

Et ce fut le choc.

Sec, brutal, net. Et répété, également. Le vaisseau, touché, gémissait et ne cessait de se disloquer autour d'eux. Les chocs de la coque contre la surface de la planète étaient les pires ; on aurait dit que le vaisseau ne cessait de sautiller un peu partout dans l'espoir de réussir à se stabiliser. Soit Komand'r était folle – ce qui était probable – soit ils avaient réussi à toucher la surface beaucoup plus rapidement que prévu. Dans tous les cas, Nightwing était bien mal en point.

Il parvint à jeter un regard par un hublot, ayant lâché la main de Kory pour s'accrocher plus facilement de ses deux mains.

 « Eh, c'est normal si tout est si bleu ? Et on dirait qu'il y a... »

Il ne termina jamais sa phrase, et il crut, l'espace d'un instant, qu'il était mort.

Quelque chose toucha la coque, juste au-dessus du hublot où il regardait l'extérieur. Un projectile, sans doute, qui fit un trou béant dans le vaisseau et le traversa de part en part. Dick, sous le choc, fut secoué, puis projeté, dans tous les sens également, complètement sonné par le tir dont ils venaient d'être victimes. Mais non, il était encore en vie... malgré l'arrêt soudain du vaisseau qui le projeta de nouveau dans une direction. Il heurta quelque chose – le sol peut-être ? - avec un bruit sourd, et ne se releva pas, terrassé par la douleur.

Il dut s'évanouir en partie, car lorsqu'il rouvrit les yeux, il s'aperçut que Kory était sur lui, en train de l'examiner et d'essayer de le réveiller. Il parvint à bouger légèrement la main droite pour lui toucher le bras, et croassa :

 « Eh, salut beauté. On est arrivé ? »

Il toussa, et du sang sortit de sa bouche. Avec difficulté et moult grimace, il se redressa, remarquant qu'il avait sans doute le nez cassé, qu'il avait une dent qui bougeait beaucoup... et qu'un éclat métallique était enfoncé dans son torse, au-dessus du cœur.

Quel bel atterrissage !
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MessagePosté le: Lun 11 Mar 2019 - 23:30


Star Wars


« Putain, Komand’r ! » croassa Koriand’r, dans leur langue natale.

« Tu aurais fait mieux, peut-être ?! » répondit sa sœur sur le même ton.

Koriand’r la fusilla du regard tandis qu’elle se ruait vers Dick. Ils avaient tous mal vécus l’atterrissage, mais Koriand’r et Komand’r bénéficiaient d’une physionomie bien plus résistante que celle d’un humain lambda – ce que Dick était. Elle s’en était déjà rendu compte à plusieurs reprises, mais à cet instant plus que jamais, elle était terrifiée par la faiblesse du physique humain. Parce que Dick était allongé au sol, à moitié inconscient, et surtout, recouvert de sang. Il ne pouvait pas être mort… non, non, non, non !

« Allez, allez, Dick, » souffla-t-elle, sans se rendre compte qu’elle parlait toujours en Tamaranéen. « Ca va aller, réveille-toi, ça va aller. »

Elle posa une main tremblante sur sa joue. A quelques mètres d’elle, Komand’r arrachait bout du panneau de contrôle de sa cuisse, le visage neutre, et loin, très loin, de ressentir la douleur que Dick, lui, devait ressentir. Elle jeta un regard vers sa sœur avant de se détacher et de se diriger vers le trou dans la carlingue du vaisseau. Koriand’r était bien trop préoccupée par son humain pour lui prêter la moindre attention de toute façon, et c’était pour le mieux.

« Richard Grayson, je t’interdis de mourir ! »

Elle baissa les yeux vers l’éclat dans son torse. Ferait-elle plus de mal en le retirant, ou en le laissant ? Elle posa sa main libre à plat contre le cœur de son fiancé, et faillit pleurer de soulagement en ressentant les battements de ce dernier. Dick choisit ce moment précis pour rouvrir les yeux et grommeler une remarque de très mauvais goût, pour être honnête, mais qui la fit glousser malgré tout.

« La prochaine fois, tu restes à la maison, » dit-elle d’une voix un peu faible tandis qu’elle l’aidait à s’asseoir.

Elle essuya le sang sur son menton avec le revers de sa propre main avant de prendre son visage en coupe et de presser leurs fronts l’un contre l’autre.

« Dis-moi ce que je dois faire… Est-ce qu’il faut que je retire ce truc ? Je peux cautériser la plaie, mais je ne veux pas … je sais pas… je ne veux pas faire plus de mal que de bien. »

Elle releva la tête et repoussa les cheveux de Dick en arrière, les doigts toujours tremblants. Elle n’aurait pas dû le lâcher, elle aurait dû être capable de le retenir pendant les secousses et au lieu de ça… Au lieu de ça, il était blessé, encore.

« Je vais couper court à tes questions si profondes, ma sœur, » intervint Komand’r dans leurs dos.

Koriand’r tourna la tête vers cette dernière. Elle se tenait juste devant le trou béant, une arme à énergie laser braquée sur eux. Dans son dos, plusieurs navettes Drak’ariennes amorçaient leurs manœuvres d’atterrissage. Le piège était si évident qu’elle en aurait éclaté de rire. Elle s’était faite avoir, comme une bleue. Et pire que ça… Elle avait entraîné Dick dans toute cette histoire.

« Tu aurais dû mourir avec le reste de notre peuple, » lança-t-elle, d’une voix brûlante de rage, en direction de sa sœur.

« Non, Koriand’r. Tu aurais dû mourir. Mais ce n’est pas grave. Au final, je remercie X’Hal de t’avoir épargnée, parce que sur cette planète, ta vie se monnaye. Et je t’ai vendue, ma sœur. » Ses lèvres s’étirèrent en un large sourire. « Tu n’as plus qu’à espérer qu’ils trouveront une quelconque utilité à ton animal de compagnie, sinon il ne sortira pas vivant de ce vaisseau. »

Brûlante de colère, Koriand’r ramena un peu plus Dick contre elle. D’abord folle furieuse, elle envisagea de passer à l’attaque, mais les risques étaient trop grandes. Aurait-elle été seule, alors peut-être les aurait-elle pris, ces risques. Mais Dick, surtout dans son état actuel, ne pouvait pas suivre… Sa fureur se changea rapidement en abattement et elle s’affaissa sur elle-même en serrant la tête de Dick contre elle.

« Je suis désolée, » souffla-t-elle vers ce dernier. « Je suis désolée… »

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MessagePosté le: Mar 12 Mar 2019 - 11:46
Dick continua de cracher du sang pendant tout le trajet. Par chance, ils lui laissèrent le petit appareil qui lui permettait de respirer ; une maigre consolation sachant qu'il avait été transporté sans douceur vers un bâtiment bizarre. Il ne se souvint même pas d'où était passée Kory ; il avait juste eu le déplaisir de voir la sœur de sa fiancée les séparer pour emmener la belle ailleurs. Il était donc blessé, mal en point, et seul, sur une planète vachement mal foutue.

Et avec des aliens qui parlaient dans une langue qu'il ne comprenait pas.

Allongé sur le dos sur une table, ou à ce qui y ressemblait, le jeune homme essaya de bouger... sans succès. Il était trop affaibli. Trois aliens étaient autour de lui. L'un d'eux portait une sorte de fusil laser, façon Star Wars, tandis que les autres avaient des vêtements plus colorés mais pas d'armes. Des docteurs ? Difficile à dire, mais ils l'examinaient, manipulaient son corps, et firent des prélèvements de son sang répandu un peu partout.

 « Vous en faites pas pour moi, je vais bien. Songez plutôt aux autres ! »

Quel idiot ! L'espace d'un instant, très bref, il regretta d'être venu. Mais il repensa alors à Kory, et eut une vision d'elle enchaînée, maltraitée, usée à des fins... obscènes et cruelles. Il ne pouvait pas supporter cette vision. Il n'avait pas l'intention de laisser une telle chose se produire. Alors il tenta de se relever, mais aussitôt, on braqua une arme laser sur lui et ce qui ressemblait dangereusement à une lampe torche.

L'un des « docteurs », avec cet objet, le força à se recoucher avant d'appliquer une lumière violacée sur la blessure à la bouche. Aussitôt, il sentit la dent reprendre sa place correcte. Ils le soignaient ? Ouais, mais pas exactement comme il l'espérait. Le second docteur s'approcha, arracha le morceau de métal de son torse, avant de lui faire ce qui ressemblait à un sourire mauvais.

 « Fort... survivre. Terrani... survivre ? »

Okay, ça s'annonçait mal. Ils le dépouillèrent de sa tenue, le laissant en caleçon, avant d'appliquer un bandage bizarre sur sa poitrine. Visiblement, ils n'avaient pas l'intention de le laisser vêtir quoi que ce soit, car il ne lui restait ni armes, ni tenue. Il ne possédait plus que son corps, son sous-vêtement, l'objet lui permettant de respirer... et c'était à peu près tout. Les deux docteurs continuèrent de discuter entre eux ; ils lui jetaient des regards bizarres en coin.

Le jeune homme observait tout ça, et s'apprêtait à saisir une opportunité quand il entendit une porte siffler dans son dos. Et une voix désagréable le fit frissonner ; Komand'r.

 « Tiens, tiens, tiens... le petit humain est encore en vie. »

Elle se positionna devant lui. Son visage était barré d'un sourire mauvais, cruel, qui n'avait rien à voir avec la douceur de sa sœur.

 « T'es venue admirer ta victoire ? »

 « Absolument. Je n'ai jamais compris ce que ma pitoyable sœur te trouvait. Peut-être qu'au fond, je devrais te renvoyer sur ton monde, effacer toute trace d'elle de ton esprit ? Tu serais sans doute mieux ainsi. Mais je ne pourrais pas la voir souffrir, et toi non plus. Et ça perdrait donc de son intérêt. »

Elle cria alors quelques mots à l'intention du soldat de faction, et ce dernier vitn saisir Dick pour l'emmener ailleurs.

Mais où ?

Et où se trouvait Kory ?
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MessagePosté le: Mer 13 Mar 2019 - 21:24

Star Wars


« OU EST-IL ?! » s’époumona Koriand’r, une énième fois.

Furieuse, elle se débattit de nouveau et se jeta contre le Drak’arien qui l’épaulait. Comme pour toutes les fois précédentes, sa seule réponse fut un coup violent à la figure et l’horreur de sentir une des larges mains pourvue d’écailles propres à l’espèce dominante de Drak’ar s’abattre sur sa nuque pour la remettre dans le droit chemin. On l’avait séparée de Dick très rapidement et, encore plus rapidement, on lui avait bloqué les mains avec une espèce de paire de menottes en métal. A peine le clic s’était-il fait entendre qu’une coque épaisse s’était formée autour de ses mains et elle avait eu beau forcer, son pouvoir ne semblait pas pouvoir l’en débarrasser. Cette technologie était différente de ce qu’elle voyait tout autour d’elle. Les Drak’ariens vivaient sur une planète aride, et leurs habitations étaient un mélange entre le rudimentaire et le futuriste, mais leurs métaux avaient tous une couleur rouille, comme le cuivre terrien. Hors, les menottes qui l’entravaient, elle, était d’un gris acier glacial. Inutile de chercher bien loin le créateur de ces liens. Komand’r.

« Si je découvre que vous lui avez fait le moindre mal, que X’hal m’en soit témoin, je vous réduirai tous en cendres ! »

Cette fois-ci, elle eut, en guise de réponse, un vol plané direction la cellule devant laquelle on l’avait amenée. Un des deux aliens referma la lourde porte, et, sans un mot, les deux Drak’ariens se reculèrent jusqu’au mur en face. Le temps que Koriand’r ne se retourne et se redresse, la peau des bras éraflée à cause de sa chute, elle se trouva face à sa sœur. Sauf que cette dernière se tenait de l’autre côté des barreaux, et tout le problème était bien là.

« Il n’y a jamais eu de Tamaranéens ici, n’est-ce pas ? » demanda Koriand’r.

Komand’r secoua la tête.

« Et là est bien le problème. Les Drak’ariens sont des explorateurs, vois-tu, et ne te fie-pas au rudimentaire de leurs décors : c’est une culture avancée et très développée. Ils sont toujours à la recherche d’améliorations et d’avancements, et récemment… récemment, ils se sont penchés sur leurs ADN et ce qui pouvait être fait pour les améliorer. »

Koriand’r baissa les yeux vers ses mains toujours enveloppées par l’espèce coque de métal. Une vague de fatigue s’empara d’elle et, abattue, elle s’affaissa sur elle-même.

« Nos pouvoirs… Ils veulent m’étudier pour pouvoir les reproduire. »

Pas besoin de lever la tête pour savoir que sa sœur souriait.

« Et moi qui commençait à penser que rester sur Terre t’avait rendu idiote. »

Koriand’r ramena son attention sur le visage de Komand’r. A une époque, elle l’avait aimé, elle l’avait aimé même après la destruction de leur monde. Elle avait prête à pardonner parce que le souvenir de ce même visage empli de douceur, ou déformé par les rires et même l’impuissance avait été encore si frais dans sa mémoire. Mais Komand’r l’avait regardé trop de fois avec condescendance et dégoût depuis… et elle l’avait blessée trop de fois pour que Koriand’r ne puisse s’imaginer lui pardonner un jour.

Elle lui avait fait croire qu’il restait des membres de son peuple, quelque part…

« Et toi ? Tu y gagnes quoi ? Pourquoi ne t’utilisent-ils pas toi ? »

Le sourire de Komand’r ne fit que s’élargir. Elle ne répondit pas – évidemment – et tourna finalement les talons pour quitter la pièce sans rien ajouter. Koriand’r laissa échapper un grognement de colère. Elle s’agita et tira de toutes ses forces sur ses liens, en vain. La porte se rouvrit, et elle se redressa vivement, juste à temps pour voir deux autres Drak’ariens traîner Dick et le jeter dans la cellule adjacente à la sienne.

« Dick ! »

Elle se mit à genoux et avança aussi vite que possible jusqu’aux barreaux qui les séparaient. Elle vérifia avant tout la présence du dispositif sur le torse de ce dernier, et s’autorisa un léger soupir de soulagement quand elle l’y trouva. Il était presque complétement dénudé, mais il était entier et, mieux que ça même, il avait été… soigné ?

« Dick ? » Elle se laissa choir devant les barreaux, non sans pousser un long soupir de soulagement. « Tu es vivant… Merci X’hal… » Son regard croisa celui de Dick et ses yeux s’assombrirent. « Je suis tellement désolée… jamais je n’aurais dû accepter que tu viennes. Jamais je n’aurais dû venir. »

Elle avait le début du plan de sa sœur. Il lui manquait la motivation cachée de cette dernière, mais les grandes lignes étaient plus claires à chaque instant.

« Ils veulent expérimenter sur moi, comprendre comment on fait les Psions pour me donner ces pouvoirs puis les reproduire. Et toi… tu… tu sers probablement de moyen de pression. Elle a dû leur dire, évidemment. Ils savent combien tu comptes pour moi. Ils vont se servir de toi pour que je me laisse faire. »

Elle ferma les yeux et laissa aller son front contre les barreaux couleur cuivre.

« Pardonne-moi… »

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MessagePosté le: Mer 13 Mar 2019 - 22:42
Il fallut un long moment avant que Dick ne trouve la force de se traîner jusqu'à la vitre, puis à poser sa main contre elle, et enfin regarder Kory. Il voyait qu'elle était plutôt mal en point aussi ; et ce qu'elle disait n'augurait rien de bon. Il fallait qu'ils trouvent un moyen de sortir de ce merdier, et vite ! Avant que Komand'r ou que ces aliens ne se mettent en tête de le torturer ou de le tuer, tout simplement. Il n'avait probablement pas tant de valeur que ça, à leurs yeux. Et ils étaient certainement capable de faire des trucs vraiment horribles, vraiment bizarres, pour forcer la jeune femme à coopérer.

Mais il n'avait pas l'intention de se laisser faire.

 « J'admets que... je m'attendais pas à ce que mon premier voyage stellaire se passe ainsi. Et ta sœur n'est pas invitée au mariage. »

Il toussa. Il n'avait pas l'air aussi en forme que son apparence le laissait supposer. Il sentait encore une forte douleur dans sa poitrine, et il avait le sentiment qu'on avait appliqué un soin plus que sommaire à sa blessure. Mais pourquoi lui soigner complètement la dent ?

C'était complètement illogique. Ou alors logique, mais pas pour lui. Pour ces aliens.

 « Je sais pas ce qu'ils comptent faire de moi, mais je vais tâcher de me défendre. Mais j'aurais pas été contre garder mon pantalon. C'est gênant. »

Il ne voyait pas trop comment il allait pouvoir s'en sortir. Mais il trouverait un moyen, peu importe le temps que ça prendrait. Il devait faire ce qu'il fallait pour Kory et lui ; il n'avait pas l'intention de laisser Komand'r gagner. Il n'avait pas l'intention de laisser ces aliens briser tout ce qu'ils avaient construits. Après tout ce temps, tout ce qu'ils avaient fait, ils avaient le droit à un peu de répit, à un peu de repos. Ils avaient le droit de profiter d'un peu de bonheur, loin des soucis de leur Univers rocambolesque.

Mais les aliens n'étaient pas de cet avis, comme ils s'en rendirent compte au bout d'un moment. Des heures passèrent, ou peut-être plus, peut-être moins, et rien d'autre que les bruits à l'extérieur ne venaient troubler le silence de leur recoin. Komand'r avait déserté les lieux depuis longtemps, et s'il y avait des gardes, ils étaient dehors. Mais tout bougeau d'un coup ; sa cellule s'ouvrit, et quatre gros bras vinrent le sortir de là. On lui donna une tenue bizarre, trop grande pour lui, sale et couverte d'une matière qui ressemblait à du sang alien. Il l'enfila avec dégoût...

...puis on le traîna au dehors.

Sans le petit appareil que lui avait donné Kory, il serait mort, il en était convaincu. La surface de la planète était couverte d'une espèce d'aura violacée, qui lui arrachait la rétine. Tout était moche, désertique : rocheux, sableux, chaud, et terriblement intimidant. Les soldats le guidèrent sur un petit sentier, et l'emmenèrent à l'écart de la base dressée aux alentours. Ainsi donc, ils n'étaient pas dans une ville, mais dans un coin replié. C'était toujours ça de bon à noter.

Ils croisèrent la route de Komand'r. Décidément, celle-là n'était jamais loin.

 « On vient admirer le bel humain ? »

 « Pas encore... je viens m'assurer qu'on pourra t'observer comme il faut, Koriand'r et moi. Elle sera ravie de voir que tu peux tenir, mais quand tu flancheras, je ne doute pas qu'elle se montrera coopérative. »

Un rugissement monta dans son dos, et Dick se pencha sur le côté pour voir de quoi il s'agissait. On avait dressé une espèce d'arène rudimentaire, dans laquelle se trouvait une bête sauvage, ignoble et féroce. Le jeune homme sentit son estomac se nouer. On avait l'intention de le metre en danger de mort pour forcer sa fiancée à les aider...
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"Star Wars, ou une histoire de famille à échelle galactique"

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