[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus

Anton Arcane
Anton Arcane
Super-Vilains
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MessagePosté le: Mer 24 Avr 2019 - 21:40
Prologue

L'Enfer était en guerre. Totale, absolue, sans trêve et pour le moment, sans vainqueur ni favori. La course était lancée. Celui qui serait le plus à même de grimper discrètement pourrait se tailler une bonne place dans le futur ordre qui s'établira.

Les États-Unis formaient un Nation prolifique en matière d'internement. Lister les prisons, pénitenciers d'État et autres asiles psychiatriques relevait du courage ou d'un cas clinique.

Une punaise. Puis une autre. On enroule un fil puis on le tend. D'un geste de la main on s'assure qu'il soit bien tendu. On enroule et on noue.

Nul besoin cependant de dresser une exhaustive représentation de ces dernières. Il suffisait de connaître la forme et les runes, les écrits interdits et les symboles de folie pure pour savoir où frapper. Parfois il valait mieux un schéma kabbalistique qu'une liste informatique.

Deux punaises, un fil.

Puis on enlève les punaises en trop, on essaie, on s'échine. Le tout était de conserver son calme. La craie, les fils, l'imagination parfois, tout était bon pour donner du corps aux lettres et aux alphabets du fond des âges. Il fallait dès lors prendre garde aux émotions. Tout était dans l'énergie que l'on transmettait. Dessinez une invocation en colère et craignez ce qui en sortira, dessinez là sûr de vous et dans la paix la plus totale et vous maîtriserez le processus. De jeunes idiots avaient causé du tort rien qu'en recopiant plein de hargne des symboles qu'ils ne contrôlaient pas. Du pain maudit pour les engeances démoniaques. L'âme fragile est une porte.

Naturellement, les vrais occultistes étaient des être plein de ténèbres, mais ils savaient se dominer lorsque venait le temps de mettre en pratique leur abominable Science.

Anton était de ceux qui concevaient leur pratique magique à l'aulne de ses connaissance scientifiques. Il ne dessinait jamais un trait de trop. Jamais il n'effectuait de fioritures inutiles. Ses figures, ses symboles, ses écrits, tout était net, précis. Diaboliquement précis. Comme ses gestes de chirurgiens, il ne recherchait pas la beauté de l'indicible mais l'efficacité de ses cérémonies et par la même, leur reproductibilité. Combien d'imbéciles croyaient que des bougies dégoulinantes de cire étaient une bonne chose ? Comment prévoir leur interaction avant tant d'aspérités et de modulations incalculables ? Comment croire que la couleur de la craie ou la consistance du sang puisse n'avoir aucune influence ? Lui avait testé maints éléments, maintes combinaisons et sa mémoire lui servait de résultat de recherche. L'on se moquerait sans doute de savoir que mélanger des groupe sanguins puisse affaiblir un cercle incantatoire et pourtant... la qualité de la victime était importante, la petite prostituée du coin servait pour des travaux mineurs ou pour récupérer aisément une âme mais si vous désiriez vous adresser à un ami en Enfer, mieux valait stabiliser le canal avec la bonne combinaison.

Le docteur n'était pas l'un des meilleurs nécromanciens parce qu'il connaissait mille tours et pouvait faire bouger un squelette effrayant mais parce qu'il agissait logiquement, dans un but précis et qu'il pouvait selon sa pratique prévoir la résistance, la longévité et la puissance de ses incantations.

Il pensait des modèles, concevait des interactions entre les plans d'existences. Il n'agissait jamais à la légère quoi que sa sauvagerie puisse parfois laisser penser. L'Homme, son Univers et tous les plans d'existences avaient leur logique et interagissaient les uns sur les autres dans un chaos d'énergie dont on ignorait pour le moment le modèle exact. Mais il suffisait de chercher. Et Anton disposait de la patience pour cela.

Un nouveau fil.

Bien.

Très bien même.

Un rictus malfaisant déforma la blessure qui lui servait de bouche et sa dernière pupille valide s'illumina d'une flamme malveillante.

Quelques notes griffonnées au fin fond de son esprit séculaire suffirent pour graver quatre nom dans sa liste. Quatre destinations qui lui permettraient de déchaîner ses talents et d'affirmer une position prédominante dans le futur règne sombre.

Iron Heights et ses ailes hautes sécurité... Blackgate et ses noirs secrets... Arkham et ses ombres voraces... Stryker et ses délices technologiques... Quatre lieux de perdition, quatre lieux de colère, d'injustice et de haine. Quatre lieux désignés pour former les premières courbes d'un schéma plus grand.

Il se tourna vers le corps sans vie qui reposait sur une table de cuisine bas de gamme, déplacée dans ce salon enveloppé des ombres que projetaient des volets clos. La clef de sa prochaine opération...

***

Une entrée matinale

John H. Fitzberg. Habitant de la banlieue de Central City. Groupe sanguin A. Rhésus négatif. Trois plombages et une couronne, consomme trop de sucre. Un mètre quatre-vingt sept. Cent-un kilos. Musclé pour son travail : intervenir en cas d'émeute dans la prison de Iron Heights. Élément distinctif : il est mort, depuis trois jours après avoir été espionné une semaine durant par une silhouette abominable.

Le voici qui arrive dans la fraîcheur d'une nuit rincée par un orage. Sa voiture se gare, conduite par un homme techniquement décédé et dont une partie des organes reposent dans le calme glacial de son réfrigérateur. Les roues crissent sur le pavé encore humide de l'ondée passagère. L'odeur âcre du revêtement humide empuanti l'air.

La portière s'ouvre sans délicatesse et le corps musculeux de l'individu s'extirpe de l'habitacle. Sa main touche les perles d'eau qui s'accumulent sur le métal froid du véhicule. Il ne s'attarde pas. Le claquement retentit un moment dans le parking vide.

Il est 4h30 du matin.

Seuls des réverbères à basse consommation, bijou de l'université locale, projettent une lumière sépulcrale sur l'asphalte aux reflets noirs. La Lune peine à percer de sa pâle réflexion la chape de nuages qui enferme le ciel.

L'air est mordant. Pourtant, aucun panache de fumée ne sort de la bouche de John. Sa peau ne frémit pas. Ses yeux ne réagissent pas à l'atmosphère. Il est présent mais ses sensations sont ailleurs.

Ses yeux vont vers l'immense pénitencier d'Iron Heights, silencieux, splendide dans son immobilité imposante. A cette heure de relève, pas de visiteurs, les prisonniers dorment encore un peu. Les gardes vont et viennent. Entre rondes, partie de cartes et veille minutieuse d'écrans de surveillance.

John porta la main à son badge tandis que ses jambes allaient vers l'immense sas d'entrée de l'édifice. D'autres de ses collègues arrivaient.

- Hey Johnny !l'interpella l'un d'eux.

Peau mat, oeil brun, un mètre soixante-sept, environ quatre-vingt dix kilos. Une masse, un pilier. Une photographie de cet homme trônait dans le salon de feu-John/Johnny, prise lors d'une partie de pêche. Ami proche faute d'information plus précise. Anton avait eu le temps d'observer cette photographie et toutes celles de l'ordinateur de sa victime pendant que l'évier avait doucement siphonné le sang qui s'extrayait de sa carcasse encore chaude. Un tuyau de l'installation de climatisation, une seringue récupérée au détour de quelques hôpital et le siphon avait été d'une facilité déconcertante à monter.

Pourquoi son esprit s'égarait-il autant dans les limbes de ses souvenirs...

- Hey, Franky, répliqua Anton/John en se remémorant la signature au dos de la photo.

- Dis donc, t'as l'air encore la tête dans le c** mon gars ! plaisanta-t-il en retour.

- Oui, petite nuit, commenta Anton.

- T'as pas dû t'ennuyer avec la famille à la maison !

Je confirme, songea l'occultiste.

- Dans le mille, répondit-il.

Judith, petite amie temporaire puisque sans affaire sur place, retrouvée dans le lit. John aimait le baseball, le crâne de Judith moins.

- Comment va ta petite sœur ? s'enquit le type en continuant d'avancer vers le pénitencier.

Patricia. Frêle. Se destinait selon ses ouvrages à une carrière de juriste. Étranglée. Anton avait eu envie de contact.

- Bien. Un léger mal de gorge, mais bien.

- C'est la saison vieux.

Le mot fit tiquer l'occultiste.

- Et la grande ? La forme ?

Marie. Humide. Crâne solide. Trois coups marteaux dans la douche avant qu'elle ne s'effondre complètement.

- Toujours la même.

Plus ou moins...

Il arriva au sas, le surveillant le salua et passa son sac à dos au détecteur. Rien de notable mis à part des stylos feutres en quantité. Il haussa des épaules. Ses deux collègues armés qui surveillaient l'entrée le saluèrent.

***

Effugium a daemonibus

La mémoire. Chose curieuse et encore fort méconnue pour la neurologie, elle était pour les sciences occultes une source précieuse. John H. Fitzberg était un homme à l'esprit simple et axé sur l'instantanéité et l'habitude. Faisant un métier où la moindre émeute pouvait être la dernière, il consommait la vie comme un fruit trop mûr.

Extraire de sa mémoire des informations était par conséquent une chose facile, à condition que l'individu soit mort sans trop de dégâts.

Le sort qui le permettait cependant faisait appel à une forme de distorsion très caractéristique. C'était une extraction de l'âme puis une réinsertion dans le corps en la meurtrissant pour la rendre plus docile. En l'absence de calmant, Anton avait dû affronter une crise psychique importante due au traumatisme, mais il avait eu les informations qu'il désirait sur l'agencement de la prison que le garde connaissait et sur ses habitudes de travail. Pour le reste, il allait devoir improviser. Il avait cependant dû exiler l'âme du pauvre John en Enfer, vers les zones du Purgatoire pour essayer au maximum de cacher les traces de ses stigmates. Mais à partir de ce moment, il avait dû faire vite.

Heureusement il avait préparé les trois femmes qui partageaient l'appartement de cette créature idiote pour les ressusciter, leur implanter quelques ordres, elles faisaient des Un-Men satisfaisants quoiqu'il lui aurait fallu plus de temps pour les rendre vraiment parfaits. Puis préparer une valise avec quelques affaires et enfin revêtir la peau de John. Deux jours ne furent pas de trop.

A présent, il arpentait les longs couloirs gris d'iron Heights. Colorés de bandes tristes par nécessité, déprimants par essence. Les cellules étaient plus bas. De la coursive où il était, Anton pouvait d'un regard embrasser l'étrange gouffre ténébreux qui révélait plusieurs étages de détention.

Il suivit le fameux "Francky" jusqu'aux vestiaires. Dans l'organisation de la prison, les roulements se faisaient par petits groupes afin d'éviter les trop grands roulements et garder le pénitencier réactif en cas d'émeute. Il y avait Francky qui vint saluer trois collègues, suivit par un John qui répétait les prénoms de façon distante. Ces rituels sociaux étaient étranges. Des gestes de la main un peu compliqués qu'il ne parvenait pas à refaire et dont la maladresse était justifié par la fatigue. On l'invita à se reprendre, dans son métier, il ne fallait "pas de fatigue".

Les trois autres collègues allèrent prendre leur douche avant le service. "Francky" parla de la "minette qu'il avait repéré la veille" dans un obscure bar. Il parlait trop.

Dès qu'Anton entendit l'eau des douches couler, il saisit la gorge de son "ami" et la broya. D'un geste sec, il cassa le cadenas du casier de "Franck Matthew" et fourra son corps dedans, le temps d'agir. Rapidement, il ouvrit la porte marquée "John H. Fitzberg" et y fourra son sac. Plus de temps à perdre.

Un bruit de fermeture coulissante. Un bouchon de marqueur que l'on ouvre. Un trait. Un autre. Précis. Net. Un glyphe. Un second. Un troisième.

Il posa une main dedans.

L'horloge affichait 4h43.

"Vira Vel Lekzer Zrak." murmura-t-il.

Une partie de la chair de sa main se consomma pour révéler un bras sec et des ongles aussi dur que la pierre. L'ouverture du portail provoqua un appel d'air. De l'autre côté du vestiaire, les trois gardes plaisantaient en se lançant des grivoiseries sur leurs dernières escapades. Ils ne firent pas attention à l'étrange luminosité qui gagnait la pièce qui leur faisait dos.

S'extirpèrent du casier trois silhouettes féminines grotesques. Dont l'une avec un sac de sport.

Bien, le portail avait fonctionné, générant hélas une quantité d'énergie malveillante avec elle mais en l'absence d'un cérémoniel plus adéquat que celui fait dans une cuisine aux meubles en kit il ne fallait pas trop en demander. Qui, de toute façon, irait quêter des résurgences harmoniques à une heure pareille ?

Anton ordonna à ses zombies d'aller se vêtir. Ils entreprirent une fouille méthodique pour trouver des tenues les plus adéquates possibles.

Le semi-démon fit ensuite une série de symboles sur le sol. Il allait avoir besoin de plus de chair fraîche. Il extirpa le corps de "Francky". Il serait le premier. Il lui fallait des créatures qui ne durent pas longtemps. Nul besoin de quêter des âmes perdues pour les raviver, une vie simple et de la chair à canon, voilà qui suffirait.

Nouvelle incantation, la peau de son autre bras partit en lambeau, s'envolant comme de la cendre de bois dans l'air sec des lieux. Les ténèbres envahissaient lentement la pièce. L'air se troublait des volutes monstrueuses de son portail et des invocations innommables qu'il murmurait.

- P***** ! jura un garde en serviette qui venait d'achever sa douche. Qu'est-ce...

Il se tut en voyant la moitié du visage de John fondre comme du plomb trop chauffé.

- Tuez-le ! ordonna-t-il à ses créature tandis que ses cordes vocales se libéraient de l'étreinte de son enveloppe mortelle.

Deux Un-men sautèrent sur le garde et lui mordirent la gorge. Il hurla, tenta de se débattre mais déjà une nouvelle silhouette se dressait devant lui.

- Francky ?!

Le nouveau zombie lui brisa la nuque.

- Dans le cercle, intima le maitre des lieux. Il nous sera utile...

Puis, se tournant vers ses autres créatures.

- Le deux autres, tuez-les. Maintenant.

Et tandis que les cycles naturels de la vie et de la mort étaient violés sans pitié, les deux autres collègues, impuissants, se retrouvaient assassinés de sang froid. Tabassés par des êtres immondes. Les douches finirent par se taire et seul le bruit des psalmodies inhumaines accompagnées de quelques glissements de chair inerte anima les lieux.

Maintenant dépourvu de sa peau de substitution, Arcane respirait profondément l'âcreté de l'air ferreux. Il sentait monter en lui la sauvagerie insatiable de sa nature la plus profonde. Les Enfers n'étaient en la matière pas aussi tangibles et savoureux. Les cris, les combats, les giclées de chair humaines étaient dans cette étrange fournaise écarlate très banals. Ici, ils étaient un crime, un vrai, une monstruosité. Et dans ses moments, Anton se sentait pleinement vivant.

Cinq gardes, trois femmes Un-men travesties et un occultiste qui tremblait de ce plaisir simple et puissant. Tuer, ressusciter, maîtriser la vie dans ce qu'elle avait de plus sacré. Il haletait de plaisir. Mais son but devait rester clair. Il ne devait pas s'écarter.

Il ferma le vestiaire dans lequel le portail menant chez feu-John H. Fitzberg était toujours ouvert.

Maintenant il allait devoir rejoindre la salle de contrôle et appliquer les sceaux démoniaques pour ouvrir les portails...

- Bon alors, qu'est-ce que vous foutez les gars ? beugla un officier qui pénétra dans les lieux, las d'attendre l'équipe pour faire ses transmissions d'ordres.

Il se figea, stupéfait de découvrir les visages qu'il connaissait depuis tant d'année figés dans des grimaces d'horreur, les vêtements recouverts de sang, encadrés par trois silhouettes inconnues et une sorte d'abomination en tenue de garde, les mains ensanglantées.

- Attrapez-le ! ordonna le Anton.

Mais trop tard, l'esprit et le corps entraîné aux situations d'urgence du geôlier avaient pris le relais de façon automatique et il courait déjà vers l'alarme la plus proche. Les zombies le poursuivirent en bondissant. Anton, dans les vestiaires, ferma un instant les yeux pour se concentrer et fit craquer sa nuque pour regagner en calme.

Dans le couloir le bruit mat d'un corps qui s'effondre lui offre l'espoir que l'alarme serait différée, mais ses créatures avaient été vues par les caméras de sécurité...

Le Docteur Arcane avait juré la chute d'Iron Heights et il n'était pas homme à manquer à sa parole...

[HRP]
- Anton a pris la place d'un garde d'Iron Heights pour s'infiltrer ;
- Il a tué puis recyclés en Un-Men sa fiancée et ses deux soeurs ;
- Anton a ouvert un portail dans les vestiaires pour faire venir ses trois zombies ;
- Il a transformé 4 autres gardes en mort-vivants ;
- Un officier les a repéré mais c'est fait intercepter ;
- Les caméras de sécurité ont repéré le démon et ses troupes.
[/HRP]

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Dr Fate
Dr Fate
Super-Héros
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Situation : Jeune Héros en formation. Vient d'accepter d'assumer le titre de "Docteur" Fate.
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MessagePosté le: Jeu 25 Avr 2019 - 13:08
Iron Heights.
Une des prisons de très haute sécurité d’Amérique. Un des endroits les plus sécurisés au monde. Un foyer de désespoir et de tristesse.
L’antre du crime, de ce côté du pays.
Iron Heights ; là où les monstres sont abandonnés, oubliés, jusqu’à ce que certains maîtres daignent venir les chercher.


[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus 1863158-iron_heights_1

Iron Heights.
Le malheur y règne. La folie domine. La violence est monnaie d’échange.
Et le Mal y évolue.
Sous des aspects plus discrets, mais plus terribles que d’habitude.

Anton Arcane y a fait son entrée, et y commet ses premières horreurs ; il prouve d’ailleurs son talent et son imagination en la matière.
En quelques instants, le voilà au cœur de la prison, à la tête d’une petite armée puissante et agressive. Complètement à sa botte, et déterminée à agir selon les envies et besoins de leur maître.

Anton Arcane avance ; il est de retour.
Et il entend imposer sa marque sur ce monde, avec cette nouvelle vie.
Même si certains ne seront pas d’accords.


« P’tain. »

Un juron s’élève, au cœur d’un couloir anonyme d’Iron Heights ; suivi d’un flash lumineux, intense et doré.
Une silhouette apparaît, alors.

[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus 5430563-khalid
Un jeune homme, un adolescent portant un étonnant casque puissant.
Fate.
Le futur Docteur Fate, guérisseur mystique de la Terre ; en formation, donc sans le titre médical. Mais le fait demeure, ainsi que la détermination.

Khalid Nassour a reçu depuis plus d’une année le Heaume de Thot.
Non pas le Heaume de Nabu, qu’ont porté les Docteurs Fate jusque-là ; bien le Heaume de Thot, donné directement par le dieu. Un grand honneur.
Dont le jeune homme tente d’être digne – notamment en luttant contre les menaces mystiques qui s’en prennent à ce plan d’existence. Elles sont hélas nombreuses… et vicieuses.


« C’est… okay. Okay, okay. »

Il se pose, après avoir flotté au-dessus sur le sol. Il tourne sur lui-même, et grimace en découvrant l’horizon gris et fade de ce couloir ; une prison.
Il n’y a jamais été. Ça ne le gênait pas.
Mais il est là, maintenant. Il a une mission, et il doit la suivre ; la respecter. Quel qu’en soit le prix.


« Allez. »

Khalid grimace, puis lève ses mains ; et claque des doigts.
Pour suivre. La piste.
Celle qui l’a menée ici. Celle qui l’a poussée à quitter une fois de plus l’appartement familial, et le vague espoir de réviser ses études de Médecine en jachère.
Il y a de la Magie, ici ; il l’a senti. Il le sent.
Et ça pue.


« C’est parti. »

Une mauvaise Magie est à l’oeuvre, ici. Elle est déjà intervenue ces dernières heures, mais Fate a senti un pic ; une téléportation, des mouvements.
Quelque chose se passe, à Iron Heights. Quelque chose qui justifie sa venue.

Khalid se lance, alors. Il file, entre les couloirs, en quête de cette piste magique ; de cette odeur pestilentielle et abominable.
Avec un peu de peur, il doit bien l’avouer – mais il n’a pas le choix.
Il a une mission. Un sacerdoce.
C’est son Destin, tout simplement.


(HJ/ Merci pour ce super lancement, complètement passionnant ! Mon début est plus court, mais j’ai voulu juste amener Fate. Vivement la suite ! /HJ)
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Ven 26 Avr 2019 - 22:53
" Arrête de grogner et va voir où est Wardy ", grésilla la radio.

Karl Watt maugréa malgré tout. Son service devrait être terminé et William Lardy, surnommé "Wardy" tant il aimait les armes à feu de gros calibre, n'était pas là pour assurer les transmissions entre les équipes de maintien de l'ordre. Il devait encore être dans les vestiaires à balancer ses nouvelles blagues graveleuses à la relève. Feignasse...

Ses pas résonnaient dans le couloir gris, suivi par ceux de deux autres gardes. Le règlement était formel, pas de déplacement en solo dans le bâtiment.

Il porta instinctivement un regard à sa montre. 5h37. Bordel, il devrait déjà être dans sa voiture sur le chemin du retour à cette heure-ci. Grace allait encore s'inquiéter et elle était pénible quant elle s'inquiétait. Les lumières éclairaient d'un voile sépulcrale les différents marquages. Ici un extincteur avec ses bandes rouges, là le boîtier d'une alarme encadré de flèches jaunes et rouges et...

Il s'arrêta instinctivement en levant un poing. Ses deux suiveurs se mirent immédiatement aux aguets, observant les alentours, la main sur leurs matraques.

- Du sang, décrivit-il sobrement. Son cœur commençait à s'activer.

Il porta la main à sa radio.

Dans le poste de commandement, Henry et Dan discutaient en plaisantant sur le mauvais caractère de Karl et le courage de Grace pour supporter un tel mec. Un voyant s'illumina sur une console de communication. Dan soupira et appuya sur le bouton.

- Arrêtes de te plaindre Karl, commença-t-il.

" Négatif, présence de sang dans le couloir 24-H. "

Les deux hommes se redressèrent sur leurs sièges.

- Avons besoin confirmation Karl, lança Dan.

" Je confirme. Présence de sang dans le couloir 24-H. Mur et sol. Beaucoup de sang, trop pour simple blessure. "


- On applique la procédure, lança son interlocuteur en faisant un signe à son collègue qui se mit à chercher dans les enregistrements des caméras de surveillance. Retour au poste. Je préviens le commandement et alerte la police pour...

" Vu sur mouvement. "

- Sur ton chemin ?

" Négatif. "

- Alors retour au poste Karl !

" Bien re... Francky c'est toi ? "

L'interlocuteur soupira de soulagement. C'était l'autre équipe. Mieux valait du renfort dans ce genre de cas.

- Revenez tous ici et...

" Bon Dieu... Francky est... "

Il y eut un bruit indistinct dans un chaos de grésillements et de cris.

Dans le poste, la réaction fut immédiate, d'un solide coup de poing on activa l'alarme générale qui allait isoler des ailes entières de la prison, laissant uniquement cinq minutes aux équipes déployées pour converger vers le poste de contrôle. Le système automatique enverrait directement une alerte à la police de Central et Keystone City.

Derrière lui, Henry poussa un juron en voyant les images troubles d'une scène affreuse. William, courant, attrapé par d'autres de ses collègues puis maltraité jusqu'à ce que son crâne soit éclaté contre un mur. Il porta instinctivement une main à sa bouche.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? soupira un Dan livide.

Derrière eux, le chef de la sécurité qui terminait de mettre un gilet pare-balle déboula en exigeant des explications.

***

De l'alarme naquit la vie. Des lumières épileptiques rouges alternatives saccadaient les pas de courses qui résonnaient maintenant dans les couloirs au milieu des hurlements de détenus qui invectivaient leurs geôliers ou réclamaient leur libération à qui pourrait les entendre. Heureusement pour eux, une oreille attentive arrivait...

Anton, la main dans le ventre d'un garde qui accompagnait le dénommé Karl profitait du dernier râle de sa victime. Au toucher, il pensait avoir atteint la rate, ou le foie. En baissant les yeux et constatant la couleur et l'abondance du sang, il gagea sur la rate. Il rejeta ensuite le corps sur le sol tandis que les ampoules encastrées en haut des murs aveuglaient l'univers de leur tourbillon écarlate. Le sang paraissait plus noir désormais et la peau normalement laiteuse des expérimentations du docteur Arcane reprenait des couleurs presque vivantes.

La technologie était décidément une enfant capricieuse et infidèle. Cette bâtisse forgée dans l'angoisse même d'une société incapable de juguler sa propre violence sombrait à son tour dans la peur. Tout semblait être fait pour qu'Anton s'engouffre plus profondément dans les entrailles de cet univers affreux, qu'il en découvre les secrets et les moindre recoins. Cet univers pourtant si inhospitalier prenait des allures de d'invitation.

Il fallait cependant accélérer.

- Prenez les corps, ordonna-t-il à deux zombies.

Il sortit du sac ramené par ses Un-men un cerveau dans lequel étaient plantés deux étranges pics sertis de pierre et prononça quelques paroles à voix basse. Les pierres s'illuminèrent, un symbole apparut sur l'enchevêtrement neuronal et les souvenirs de John Fitzberg se déversèrent en lui. Machinerie organiques merveilleuse que le cerveau...

Couloir 24-H, à gauche vers le 25-H puis direction le 28-H pour couper la route aux équipes de l'aile Ouest.

Il s'élança, suivi de près par ses Un-men. Les zombies suivraient après avoir récupéré les corps.

***

Dans la salle de contrôle, les troupes déjà réunies s'équipaient, gilets pare-balle pour les simples gardes, tenue complète anti-émeute pour les troupes de maintien de l'ordre. Le personnel d'entretien avait été envoyé directement dans l'aile de l'infirmerie qui formait une barrière seulement accessible d'un endroit.

Le chef de la sécurité raccrochait un combiné.

- Le commissariat de Central City vient de se mettre en branle, commenta-t-il pour rassurer ses hommes. On récapitule. Force adverse pour le moment inconnue mais violente, très violente et...

Un homme arriva en courant dans la pièce, sa tenue était couverte de sang. A son regard affolé et ses gestes désordonné, le chef comprit qu'il y avait un gros problème.

- Faut partir ! Faut partir ! Faut partir ! hurla-t-il en passant des mains agitées sur son visage sur lequel coulait encore le sang de ses collègues. Faut partir !

Manquait plus qu'un état de choc, pesta intérieurement le chef.

- On se calme mon garçon. On se calme !

- Non ! NON ! NON ! Vous comprenez pas ! Vous comprenez pas ! commença-t-il à crier de plus belle en sanglotant. C'est pas... c'est... il... oh nonnonnon ! Faut partir ! Il a...

- Envoyez-le à l'infirmerie, intima le chef qui ne voulait pas que sa terreur contamine les autres.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? demanda un collègue.

Ce qui s'était passé fut rapide. L'effet de surprise ayant joué en la faveur du Mal. Huit hommes remontaient en groupe de l'aile ouest vers le point de rassemblement. Au détour d'un couloir, ils découvrirent un autre groupe. Ils l'interpellèrent. En vain. Ils s'approchèrent pour vérifier si des blessés étaient parmi eux et leur venir en aide. La solidarité était un puissant bouclier. Elle fut une puissante faille...

Le visage tuméfié de Judith Fitzberg, une couture sur l'œil droit, fut la dernière image de vie de ce garde. Puis deux autres Un-Men avec une sorte de monstruosité aux yeux sanguinaires et au sourire carnassier bondit dans leur groupe. Une tête, une colonne vertébrale qui se fracasse. Ce fut un concert de craquements d'os, de déchirure de peau, des cris de douleur et de rage.

Pour l'unique rescapé de ce massacre, ce furent des gerbes de sang qui venaient passer devant les rires atroces d'une créature maintenant parfaitement nue et baignant littéralement dans son carnage.

- Un Te Deum pour votre Humanité ! avait exhalé Anton en posant une main sur le corps de l'un de ses camarades qui appelait à l'aide. Virec Rec Rot !

Le corps se momifia dans une odeur répugnante.

Il avait fui lorsqu'ils furent réduits à trois hommes, constatant que les coups de matraques ralentissaient à peine les abominations couturées et leurs visages fixes, comme si elles n'étaient que des machines sans conscience de l'horreur de leurs actes. En courant, les larmes aux yeux, paniqué, il n'avait pu qu'entendre un bruit de cage thoracique qui se brisait et les affreux rires qui résonnèrent derrière lui.

Jusqu'à ce qu'enfin, il atteigne ses collègues...

- Faut m'écoutez... il a arraché une tête... une tête ! C'est pas normal, c'est un méta... c'est...

On le poussa vers l'aile de soin. Le type faisait partie de la dernière équipe que l'on devait attendre et les cinq minutes venaient de s'écouler. Le chef de la sécurité verrouilla temporairement le poste.

- Bon messieurs, je vais être clair, cria le chef pour reprendre l'ascendant sur ses troupes. Force inconnues mais violente. On est à Iron Heights : Capitain Cold et ses Lascars ne nous ont jamais fait trembler ; les Speedster hors de contrôle nous ont jamais fait trembler ; les magiciens hors de contrôle nous ont jamais fait trembler. On est entraîné pour ce genre de cas ! On est pas ici juste pour blaguer avec les potes et parier sur le Superbowl ! Maintenant on va montrer à celui ou ceux qui s'attaquent au pénitencier qu'il a choisi le mauvais jour pour venir !

- Mouvement dans le couloir 34-H.

- Ils remontent vers nous, commenta le supérieur. Dénombrez les effectifs.

- Ils... ils traînent des cadavres monsieur.

- Ne nous laissons pas impressionner, lança-t-il.

Le chef de la sécurité était trop expérimenté en tenue de l'ordre dans ce monde devenu dingue pour savoir que ce n'était pas un bon signe, mais ses hommes avaient besoin d'un roc où tenir et c'était son rôle, même s'il n'aimait as ce qui lui arrivait sur le coin de la figure.

Il avait une trentaine d'hommes, la moitié de simples gardes, l'autre prête à en découdre pour faire son job.

Il fit craquer ses cervicales.

Quatre entrées menaient au poste de contrôle maintenant barricadé. Anton comptait agir vite. Une seule entrée suffirait, celle qui donnait sur l'aile ouest d'où il revenait pleinement satisfait de ses premiers échanges avec l'Humanité agonisante.

Il se posta à distance respectable du sas sécurisé, leva la tête vers une caméra en lui offrant un sourire démoniaque, sortit un simple marqueur et le déboucha.

Des cadavres et des cœurs, de quoi tracer des symboles... Pensaient-ils réellement être en sécurité ?

[HRP]

Je te remercie du compliment, j'ai pris grand plaisir à écrire cette intro et sa suite !

Et voici la suite, n'hésites pas si tu veux que je change des choses (j'ai fait se dérouler pas mal d'évènements) et je t'ai laissé le soin de suivre la piste d'Anton (lui n'a pas senti l'arrivée de Fate Wink )

Rappel des actions :
- Un groupe de 3 gardes se fait massacrer ;
- L'alerte générale est lancée. Les troupes du pénitencier ont convergé vers le poste de contrôle central ;
- La police est prévenu de l'infiltration ;
- Un groupe de huit gardes a été attaqué par Anton, 7 victimes encore à l'état de cadavres sont récupérées par son groupe (les corps n'ont pas été ressuscités) ;
-> Anton approche du poste et s'arrête à distance en sortant de quoi effectuer un rituel.

Rappel des effectifs :
Pénitencier :
-> 15 gardiens ("simples gardes" en tenue protectrice)
-> 15 troupes de maintien de l'ordre (costauds en tenue anti-émeute)
-> Un chef de la sécurité.
-> Un jeune justicier ? Wink

Anton :
-> 3 Un-men
-> 4 zombies
-> 10 cadavres plus ou moins en bon état.
-> Un marqueur.

[/HRP]
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Dr Fate
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MessagePosté le: Lun 29 Avr 2019 - 10:57
« BLEUUAAAARGH ! »

Il vomit.
Dans un coin. Dans un couloir obscur. Dans un angle oublié.
Khalid Nassour vomit.
Heureusement loin des regards et des attentions ; il vomit. Ça fait mal. Ça perturbe.
Comme ce qu’il a vu juste avant. Comme ce qui a déclenché tout ça.


« Pu… putain. »

Une main sur un mur, l’autre accrochée au Heaume de Thot qu’il a réussi à enlever au moment adéquat avant de rendre son dernier repas, il finit de recracher ce qu’il avait commencé à digérer. Puis se relève, lentement. Douloureusement.

« Bor… del. »

Il se redresse, se décale ; colle son dos contre le mur, et pousse un long soupir. Avant d’essuyer maladroitement ses lèvres, et de prendre une grande inspiration désagréable.
Quelle horreur.
Quelle. Foutue. Horreur.

Quelques instants plus tôt, Khalid s’est glissé dans les couloirs d’Iron Heights, à la recherche de ces étranges signaux de Magie maléfique ; il a trouvé. Enfin.
Il a trouvé les restes.
Les corps. Les bouts de corps. Les organes. Les bouts d’organes.
Le sang, surtout. Du sang, partout.
Du sang, tout le temps.


« Sa… saloperie. »

Ses mains tremblent, ses paupières battent douloureusement.
Ça ne va pas.
Il ne se sent pas bien. Il veut s’enfuir. Il veut s’échapper. Il veut rentrer chez lui.
Il veut disparaître.
Mais… il ne peut pas. Il ne doit pas. Il n’a pas le droit.


« A… allez. »

Khalid prend une grande inspiration, et déplace son regard vers le casque ; vers ce fichu casque. La raison de sa présence ici.
La raison de sa venue dans cette maison des horreurs.


« C’est… ça va l’faire. »

Non ; bien sûr, bien évidemment que non.
Mais il n’a pas le choix.
Sans un mot de plus, le jeune homme repasse le Heaume de Thot sur son crâne – et il redevient Fate ; ça aide. Ça ne fait pas tout, mais ça aide.


« Allez ! »

Il reprend, alors.
Le jeune Magicien s’élève au-dessus du sol, flotte et lévite. En continuant en avant. En remontant la piste ennemie.
En suivant les drames et les massacres.
Mais… pas seul. Pas comme ça, non, clairement pas.

Toujours silencieusement, Fate réalise quelques mouvements rapides avec ses mains, se concentre ; lance un sortilège.
Une pique dorée se créée devant lui, alors.
Une pique dorée magique apparaît – et file directement dans les couloirs ; à la poursuite de sa cible. A la poursuite de l’origine de la Magie maléfique. A la poursuite du monstre responsable de tout cela.

Pour le retrouver ; pas le toucher, le retrouver.
Pour le retrouver… et l’identifier. Le retrouver, l’identifier, et transmettre l’information à Khalid.
Pour qu’il sache ; pour qu’il puisse agir.

Le jeune homme continue directement, prudemment. En veillant à créer des sortilèges de protection, de discrétion ; il avance, avec une certaine paranoïa.
Il a raison. Il pénètre au cœur d’Iron Heights, alors que les alarmes sonnent, alors que les prisonniers s’excitent, alors que le Mal domine, ici. Il a peur. Il est même terrorisé.
Mais il avance quand même.
Il est Fate ; guérisseur mystique de cette Réalité. Et il vient de trouver un sacré foyer d’infection…


(HJ/ Résumé rapide :
- Fate a découvert des corps et vomit ;
- Fate met du temps à se remettre ;
- Fate se reprend, puis créé un sortilège pour retrouver Anton, l’identifier et lui donner l’information ;
- Fate vole et avance prudemment, en se protégeant. /HJ)
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Mar 30 Avr 2019 - 8:09
Le marqueur glissa délicatement contre le béton. Sa pointe fuligineuse laissait derrière elle le ténébreux souvenir de son passage comme l'ultime réminiscence d'un baiser mortel. Un virage comme une caresse. Un arc à la courbe sensuelle. Puis un autre. Soigneux lui aussi. Rondeur démoniaque, presque palpable. Deux traits qui se croisent le temps d'un baiser.

L'odeur délicieusement ferreuse du sang ; les luisances poisseuses des organes dans le panoptique lumineux de l'alarme ; l'effleurement érotique du crayon au milieu des choc sourds des corps qui s'échouaient dans de lascives postures, pris dans le désir stratégique de l'occultiste. Comment ne pas savourer chaque instant ?

Dans le poste de contrôle, les gardes observaient, inquiets, les sinistres images des caméras. Le chef de la sécurité avait fait déverrouiller le SAS Est pour éventuellement se replier à l'opposé des assaillants. L'autorisation de l'usage de la force létale avait été donnée par le directeur de la prison grâce à l'insistance du chef de la sécurité qui avait dû dénombrer ses pertes en effectifs.

- Foutus bureaucrates, jura-t-il avec le combiné de communication dans un main, les yeux rivés sur les écrans. Il ne put s'empêcher de se mordre la joue.

Il pouvait maintenant tenter d'affronter ces monstruosités, mais il était pour le moment bien incapable de prédire ce qui l'attendait dans cette confrontation. Il valait mieux qu'il joue pour le moment la montre et la prudence, espérant d'éventuels renforts. Ses hommes, eux, s'équipaient en conséquences et déscellaient les chargeurs de leurs armes. Le silence du poste était oppressant, les cliquetis des chargements de munition furent rassurants dans cette épreuve. Quoi que faisaient cette horreur, elle allait bientôt le regretter. On ne faisait plus autant de sentiment qu'avant le passage de cette menace cosmique.

Anton décala d'un léger effleurement un cadavre qui n'était pas convenablement disposé. Il tira ensuite quelques côtes d'une de ses victimes pour extraire un foie et l'utiliser pour répandre du sang en gerbes réfléchies.

- Verzel... commença-t-il à articuler.

Il observa l'illumination de son œuvre et rétablit une diagonale ou deux à l'aide de son marqueur. Déjà l'énergie sombre d'une réalité innommable commençait à troubler l'air.

- Verzel... répéta-t-il avec son fort accent roumain.

Les corps commencèrent doucement à s'élever. Les gardes, le sang glacé, observèrent cette sinistre cérémonie. Il fallait ouvrir et le tuer. Mais... avait-il terminé ? Ne risquaient-ils pas de faire pire que mieux, visiblement les morts lui venaient en aide... Ils tournèrent leurs regards vers un chef qui serrait la mâchoire.

- Verzel... psalmodia-t-il de nouveau.

Le sang des corps s'extirpa lentement de leur chair pour former un étrange nuage.

- Oh m****, gémit un gardien qui hésitait à s'enfuir tout de suite.

Soudain cependant, alors qu'Anton allait répéter son imprécation, une vive lumière apparut.

L'occultiste perdit une seconde de concentration à voir ainsi l'expression d'une magie qui n'était guère la sienne. Magie lumineuse ; aucune volute infernale ; pas d'interférence immédiate avec son cercle. Sort passif ? Sort à retardement ?

- Toi, lança-t-il en pointant un zombie. Va m'étouffer ça !

Le zombie, abruti par son sort, s'avança vers l'étrange lueur qui avait, après examen plus attentif, la forme d'une flèche. Un zombie ne serait pas une grande perte aux portes de la délivrance de tant de folie et destruction.

Le nuage de sang commençait à se liquéfier. Anton ne pouvait pas laisser son rituel dans cette posture à chemin entre la réalisation et l'instabilité, c'était jouer avec un feu dangereux. Mais avoir une flèche lumineuse qui vous jaugeait avait de quoi interroger. Et surtout la question "qui" troublait le docteur Arcane.

- Verzel... recommença-t-il en levant deux mains sanglantes, mieux valait se presser d'en finir. Verzel...

Le sang recommença à former un nuage rougeâtre puis se condensa en un plasma odieux, fœtus écarlate puant. Sa surface commença à bouillir et sa couleur varia. Rouge... violet...

- Verzel Serra Chra...

Bientôt il deviendrait noir et aussi brûlant que les laves de l'Enfer. Bientôt l'étrange ouverture démoniaque offrirait à cette simple mixture formée du sang de dix mortels la capacité de faire fondre cette porte qui osait lui barrer le chemin de la délivrance totale de ces lieux.

- Verzel... Serra... Chra Vek !

Les cadavre se déséchèrent comme les fleurs d'un jardin accablées par la flétrissure du temps.

Ne resterait plus qu'à viser et envoyer le tout sur cette obstruction.

Dans son poste, le chef de la sécurité ordonna que ses hommes se tiennent prêt à prendre leur position de repli. Sitôt que ce truc serait terminé il saurait à quoi s'en tenir... Si c'était trop terrible, il devrait se contenter de se replier. Ses opérateurs verrouillaient aussi vite qu'ils le pouvaient les ordinateurs pour éviter une prise de contrôle trop rapide. Procédure désespérée mais précieuse en de telles situations. Que pouvait-il bien faire face à ça ? Si par contre il s'agit d'un pauvre effet pyrotechnique et de quelques gadgets, alors leur assaillant allait découvrir le nouveau visage d'Iron Heights. Un visage à l'aune de la brutalité de l'époque...

[HRP]
-> J'aime faire cet effet aux justiciers !

- Les 10 cadavres sont employés par Anton pour réaliser un rituel consistant à user du sang pour le transformer en une substance corrosive ;
- Trouvé par la lumière de Fate, il envoie un zombie neutraliser de cette dernière en l'attrapant ;
- La lumière trouble Anton qui décide d'accélérer (raisonnablement vu le rituel) le mouvement ;
- Les gardes ne se sont pas encore décidés à passer à l'action ;
- Je te laisse décider si Anton a le temps de lancer sa mixture ou non Wink
[/HRP]
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MessagePosté le: Mar 30 Avr 2019 - 14:59
Le rituel est lancé.
Anton Arcane utilise les dix créatures à sa disposition, pour enclencher l’abominable projet que son esprit malade abrite. Et il avance.

Alors que le personnel d’Iron Heights tente de s’organiser face à une attaque interne, un événement pour lequel ils se sont régulièrement entraînés et qu’ils craignent tous, le chef d’orchestre derrière ces rebondissements s’active ; et avance, oui.
Le rituel continue. La substance se forme.
Le sortilège… réussit.

Malgré la pression du moment. Malgré l’étrangeté du lieu. Malgré la brutalité des instants.
Malgré l’intervention d’une étrange flèche lumineuse, vers laquelle un zombie est envoyé pour la stopper ; ça réussit. Mais la lumière s’efface, et la créature morte-vivante se retrouve, seule et démunie.

Anton Arcane n’y fait pas attention, peut-être ; car le rituel réussit.
La substance est aboutie.
Mais… il n’est pas certain qu’il puisse en profiter.


« Hey. »

Une voix se fait entendre ; derrière lui.
Derrière les zombies. Derrière la substance.


« HEY ! »

Le son s’amplifie ; le ton se durcit.
Une présence apparaît.


« Verzel… Serra… Chra Vek, hein ? »

Des mots inconnus ; des mots mauvais, soufflent un instinct magique qui se crispe au contact d’un tel rituel.

« Mec, on dirait les insultes de la mère Politski quand son goulash est foiré ! »

La voix est théâtrale, le vocabulaire ne l’est pas ; mais Anton Arcane ne s’en occupe pas, sûrement.
Son attention est certainement attirée… ailleurs.
Autour de lui.
Dans son environnement direct – qui change.

Tout change, en fait. Les murs se modifient. Les parois se modulent. Le sol ondule. Le plafond disparaît.
Les couleurs s’inversent. Des choses disparaissent. D’autres apparaissent.
Tout change.
Et une tempête colorée s’abat sur eux, alors que le Sorcier peut avoir l’impression de plonger dans un trip’ sous acide des années 70. Parmi les pires.


« D’ailleurs, ton truc a la même odeur ; j’pense qu’ça doit prendre la même direction. Aux chiottes ! »

Une forme apparaît, alors ; derrière.
L’étrange et les couleurs s’ouvrent, sont ouverts – et une forme en émerge.

[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus 5504136-sollicitations-oct-part-2-16
Khalid Nassour – Fate.
Qui n’identifie pas encore Anton Arcane. Qui ne prend pas conscience du danger.
Qui a lancé une illusion pour perturber l’ennemi… et enchaîne, en utilisant autant sa télékinésie que son contrôle de l’Air ; pour repousser Anton et les zombies, et le priver d’oxygène.

Le plan n’est pas mauvais, il pourrait fonctionner ; mais il n’a pas conscience de l’identité de son adversaire.
Il ne sait pas… qui il affronte.
Il risque de le découvrir rapidement ; et ça risque de faire mal !


(HJ/ Résumé rapide :
- Le rituel d’Arcane fonctionne ;
- Avant de l’utiliser, Anton est interpellé par une voix ;
- L’environnement d’Anton change : une illusion vient le perturber ;
- Fate arrive, bloque Anton et les zombies par TK, et tente de couper l’oxygène autour d’Anton. /HJ)
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MessagePosté le: Mar 30 Avr 2019 - 22:00
C'était électrisant. Sentir les flux bruts de magie ignoble couler contre ses bras et ses mains, les vapeurs chaudes éthérées contre son visage comme les caresses de la fin des temps. Se sentir vivant. Plein d'une puissante vitalité infâme. Voir la couleur de l'étrange plasma pulsant devenir noir et absorber la lumière goulûment ; voir dans ses spasmes inquiétants son reflet légèrement déformé.

Déjà la masse filait, suivie par les yeux malicieux d'Anton et...

Une voix... Le Docteur Arcane se retourne pour voir qui ose briser son plaisir en un tel moment. Puis l'étrange et longue déformation des lieux.

Les couloirs s'allongèrent. Puis une soudaine torsion. Par réflexe l'occultiste chercha à se rétablir alors que son corps ne flanchait pas. Les nuances s'estompèrent, les lumières vrillèrent littéralement. Les peintures se délayèrent dans un déferlement chromatique. Ses dessins n'étaient plus, la grisaille morne s'était évanouie dans le kaléidoscope psychédélique de couleurs. Et la voix narquoise qui cherchait à blesser dans des saillies à peine digne d'être répétées tant elles étaient faites pour Anton de bassesses indignes de lui, se révéla provenir d'une silhouette puérile.

Tenue classique dans cette société aux goûts douteux mais agrémentée d'un casque qui rayonnait. Il émanait naturellement une force mystique de cet artefact chatoyant. La silhouette lévitait dans cet océan aveuglant. Les Un-Men et les zombies restaient de marbre, leurs propres perceptions noyées dans ce flot hypnotique.

Anton commença à déplacer l'un de ses bras mais déjà une force irrépressible les poussait en arrière, lui et ses créatures. Le magicien qui venait d'apparaitre avec on bagou de bas-étage marquait de bien mauvais points. Empêcher le docteur de profiter de son sort, l'empêcher d'agir, se moquer des arts mystiques qu'il avait mis des années à comprendre et maîtriser, voilà qui n'arrangeait pas la descente émotionnelle qui frappait encore plus vivement que la télékinésie le semi-démon.

Sa peau eut une étrange sensation. L'énergie sombre qu'il avait déployée semblait balayée par une autre vague. Que faisait... Respiration plus difficile... Petit futé.

Son cerveau serait un plaisir à extraire...

Anton prit une profonde inspiration. Ses créatures restaient pour l'heure au sol.

- Levez-vous ! lança-t-il en bloquant sa respiration.

Il se releva le plus vite possible malgré les illusions de son adversaire et plongea sur l'un de ses zombies. Sa main entra en contact avec son visage froid. La chair putride était comme un aimant pour lui. La présence de Rot circulait dans ses veines qui se coagulaient, dans ses organes qui s'arrêtaient, dans les nécroses qui se formaient. C'était comme de sentir le parfum du compost et de l'humus encore jeune.

D'une torsion experte de la main, il sentit la flétrissure croître. La chair se décomposa, les os se décalcifièrent, les tissus si fragiles devinrent des nappes collantes de moisissures. Le zombie perdit toute forme intelligible. Pourriture qui ne réclamait qu'un ordre.

Anton tourna un visage cruel vers son adversaire inattendu. L'oxygène lui manquait et il devait regagner du souffle, pour cela il fallait que ce magicien cesse son sort. Il déploya son bras vers le jeune Fate et aussitôt l'amalgame de sucs immondes glissa le long de ce dernier pour se projeter vers leur cible. Dans le même mouvement, l'occultiste commença à courir dans sa direction autant qu'il pouvait en juger dans cette ignoble trame imaginaire qui lui servait de monde pour le moment.

- Tuez ! exhala-t-il à ses troupes qui se rueraient bientôt sur ce freluquet inconséquent.

Anton lui réservait son plus beau sadisme pour la suite.

Dans la salle de contrôle, les gardes furent horrifiés de constater que l'étrange substance était en train de chauffer leur porte Ouest à une température démentielle. Heureusement, l'arrivée d'un renfort qui semblait occuper leur assaillent leur laissait une fenêtre pour agir.

- On contourne par l'aile Sud, ordonna le chef. On va en soutien !

[HRP]
Bon, là ça devient difficile pour moi, c'est la première fois que je gère une confrontation sérieuse, dis-moi si ça te convient.

- Anton est surpris et se fait balayer par l'entrée fracassante de Fate ;
- Surpris et comprenant que l'oxygène allait lui manquer, il ne répond pas encore au justicier et se projette sur un zombie qu'il décompose pour user des Dons de Rot et lancer une sorte de flux putride sur Fate ;
- Les Un-Men et les derniers zombies d'Anton convergent vers le justicier ;
- Anton tente également une approche ;

- Les gardes vont faire un détour pour rejoindre Fate et le soutenir.
[/HRP]
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MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2019 - 13:20
« Hey ! »

Khalid Nassour grogne et grimace, sous le Heaume de Thot ; ça ne se passe pas bien.
Ça ne se passe pas bien, du tout.


« Tu… t’as rien d’aut’ à m’dire, mec ? C’est… ton vocabulaire, c’est limité, hein ! »

Fate est crispé, et ça se sent ; dans la dureté de sa voix, dans son choix de mots.
Dans sa posture.
Quelques instants avant, il a lancé une illusion contre la source de la Magie maléfique sentie ici, et objet de sa venue ; il espérait que cela suffirait pour vaincre l’adversaire, et rentrer rapidement chez lui.
Peine perdue.

Le Magicien a découvert en effet l’origine de tout cela, et il a une nouvelle fois failli rendre les restes de son repas ; heureusement, il n’y avait déjà plus rien.
Avec un épais goût de bile dans la bouche, le jeune homme a été heurté par la vision qui s’offrait à lui, et a perdu sa concentration. Suffisamment pour que l’illusion lancée s’évapore, et pour que les adversaires enclenchent une contre-attaque ; et elle fait peur, autant qu’elle est dégoûtante.


« Ou… ou bien, t’es trop teubé pour parler plus ? »

Khalid tente de cacher sa peur ; ça ne fonctionne pas bien.
Comme sa manœuvre en réplique, qui semble échouer.
Alors que l’illusion a disparu, l’abominable adversaire a réussi à enchaîner. Ses hommes, enfin ce qui fait office d’hommes mais n’en a plus le nom et l’allure hélas, convergent directement vers Fate ; et celui-ci essaye de gérer, au mieux.

Il a ainsi créé un dôme protecteur autour de lui, qu’il maintient malgré la pression des attaques ennemies.
Cela concerne autant la force de ceux qu’il ignore être des zombies et Un-Men, même si son instinct magique lui souffle ce terme fort désagréable, qui se projettent contre le dôme ; que l’étrange flux putride qui lui a été lancé.
Le fluide a été bloqué, stoppé par le bouclier… mais jusqu’à quand ?


« Tu… ah. Tu vas pas gagner un p’tain d’concours d’éloquence, toi, hein ? »

Mobiliser le dôme protecteur demande de l’énergie et de la concentration.
Or, Khalid est fatigué par les démarches déjà effectuées – et son attention ne cesse d’être occupée ailleurs. Son esprit se perd en se remémorant les massacres, les abominations ; notamment au contact des horribles créatures devant lui.
Ça ne va pas.
Et ça ne va pas aller en s’arrangeant.


« J’vais… finir par m’vexer. »

Plutôt par s’écrouler, s’il continue à dépenser ainsi son énergie ; il doit agir.
Il doit se débarrasser des ennemis… et il sait déjà comment.

Tout en continuant de maintenir le dôme, Fate se concentre, mobilise une main et une partie de son esprit – pour autre chose ; pour un autre sort.
Qu’il ne tarde pas à lancer, comme un lasso envoyé vers les ennemis.
Un sort… de téléportation.
Pour les envoyer au cœur d’une dimension perdue, abominable ; un cauchemar vivant. Ça leur fera du bien.

Mais l’impossible se réalise ; le pire intervient.
Le sort touche… d’autres que ses cibles.


« Allez, les gars ! Allez, allez, all… AAAAAAAH ! »

Les gardes.
Les gardes d’Iron Heights, arrives pour seconder Fate bondissent au cœur de la mêlée – au moment de l’envoi du sort ; ils sont en première ligne.
Ils sont les seuls touchés.


« OH PUTAIN NON ! »

Le coeur de Khalid Nassour bondit, quand il se rend compte de l’événement ; de ce qu’il se passe.
De ce qu’il fait.
Il téléporte non pas Anton et ses sbires dans une dimension cauchemardesques, mais les gardes qui devaient l’aider. De pauvres Humains, qu’il condamne au pire… tandis que ses véritables ennemis n’ont rien.
Et, pire encore, ont l’opportunité de s’en prendre à lui – car le bouclier finit par céder, et Fate est seul et démuni face à eux !


(HJ/ Tu t’en tires bien Smile je me suis permis d’empirer ma situation :
- L’illusion créée par Fate disparaît en découvrant les sbires d’Anton, dégoûtants ;
- Fate créé un dôme protecteur pour empêcher les sbires d’agir, mais fatigue ;
- Fate provoque Anton ;
- Fate lance un sortilège de téléportation, mais ne touche que les gardes qui arrivaient pour aider ;
- Anton et les siens n’ont rien, et ont l’opportunité de s’en prendre à Fate, occupé et démuni. /HJ)
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Dim 5 Mai 2019 - 15:53
Ses babillages agaçaient le docteur Arcane. Ne pouvait-il pas faire comme Swamp Thing et mesurer ses interventions ? La colère montait, lentement mais sûrement. D'abord puérile et lointaine, ses paroles étaient comme des mouches qui voletaient autour de l'occultiste.

La concentration, se rappelait-il pour lui même, d'abord la concentration. Tant que son ennemi n'était pas en position de faiblesse, il valait mieux rester concentrer.

Mais le casque continuait de le moquer, sa voix juvénile comme le rappel du temps qui les éloignaient l'un de l'autre. Sa voix, ou sa posture, quelque chose cependant clochait. Les premières saillies avaient été blessantes, comme les traits d'une arbalète bien remontée ; les nouvelles diminuaient en intensité. Pourtant l'occultiste ne pouvait se détacher de l'idée de le torturer avec délice.

L'illusion se dissipa comme un mauvais rêve. Loin des couleurs chatoyantes, les couloirs repeint couleur sang réenchantaient le cœur déséché d'Anton que la rage lentement gagnait. Cette décoration lui seyait mieux et l'inspirait. Voir ainsi s'étaler sa propre cruauté réchauffait ses chairs mortes. Il prit une profonde inspiration. L'air aussi redevenait respirable. Son regard devint sardonique et la grimace qui lui servait à dévoiler sa joie était effrayante.

Son adversaire paraissait beaucoup moins virulent. Reconsidérait-il ses choix stratégiques ? Tendait-il un piège ? Au fond, qu'importait, douter de l'esprit acéré d'Anton en le traitant de "teubé" lui fit serrer un temps les dents et la chaleur de la colère s'intensifiait. Ses troupes convergèrent sur son agaçant agresseur.

A son déplaisir, les puissant coups des Un-Men rebondissaient à la surface d'un bouclier qui apparut soudainement tandis que les zombie s'échinaient pathétiquement, leurs articulations faisant d'étranges angles lorsque leurs coups redoublaient d'intensité. Même la projection putride d'Arcane n'était pas parvenue à percer cette défense lumineuse. Maudit magicien !

L'occultiste ne se montrait guère satisfait de la situation. Les contre-temps n'étaient pas admissibles. Cette première opération depuis des années à errer dans le tartare en recueillant quelques âmes égarées pour finalement buter contre un freluquet bavard qui se moquait de ses Arts Oubliés, voilà qui n'aidait précisément pas à garder son sang-froid. Lui, le Grand Anton Arcane ! Non, décidément, cela ne pouvait être !

Et il continuait à bavasser ! Ne se tairait-il donc jamais ?!

Anton frappait à son tour dans l'espoir d'identifier le bouclier ou au moins se défouler. Il frappa une fois, deux fois. Ses bras décharné bandaient leurs muscles, révélant la puissance nerveuse de cette créature à mi-chemin de la vie. Alors qu'il s'apprêtait à frapper de nouveau, l'occultiste qui avait perdu sa concentration fut horrifié de découvrir qu'une main de son ennemi rayonnait de puissance magique.

Maudit sois-je, songea Arcane qui voyait déjà le coup l'atteindre.

Au même moment déboulèrent des gardes entre eux. Les mâchoires du criminel s'entrouvrirent pour hurler sa frustration. C'en était trop !

Et avant qu'il n'aie pu entreprendre la moindre action, le sort de son ennemi toucha de plein fouet la troupe hurlante d'Iron Heights. Ce fut un cri à la fois merveilleux et risible. La vie humaine absorbée dans une trame magique inconnue lancée par un justicier à la manque.

Le cri désespéré du justicier arracha un rire franc et terrible à Anton tandis que le bouclier éclatait sous les coups de sa troupe. Son corps semi-humain était secoué par ses rires spasmodiques.

Les yeux suintants de satisfaction sadique se tournèrent alors vers la pitoyable créature qui usait d'une magie trop puissante pour elle.

- Maintenant tu peux être vexé, lança-t-il avec un amusement ignoble.

Il se précipita sur cette frêle créature pathétique et lui envoya un violent coup de pied dans le plexus solaire. Voilà qui devrait l'inviter à plus de retenue dans ses propos.

- Tu voulais de l'éloquence je crois...

Il donna un violent coup de main pour que ses ongles arrache un peu de la tenue de cette sous-créature voire entame un peu sa peau si lisse et d'une insolente jeunesse.

- ... voici une leçon du Maître au Dilettante ...

Anton ne pouvait s'empêcher d'être un chat avec une souris. Ce jeune gringalet inconséquent allait payer cher son audace. Un nouveau coup de pied allait l'inviter à un repos horizontal.

- ... en Magie, l'Esprit domine le Corps ...

Puis il plongea sur le justicier pour lui infliger un puissant crochet.

- ... le Silence domine le Bruit !

Il pourrait le tuer présentement, l'étrangler, lui arracher la jugulaire, arracher son masque visiblement si puissant... mais Anton n'était pas d'humeur à lui offrir une si douce retraite. Un coup de poing dans ce casque le soulagea. La mort était un don, une bénédiction qu'il offrait à ces êtres pourrissants pour les sauver d'une longue et lente agonie. Un autre coup lui arracha un petit rire amusé, cela devait bien résonner. Rot lui avait offert cette mission sacrée... Non, celui-là périrait de la main de ces êtres sauvages que cette prison contenait.

- La Magie est un outil, continua-t-il Et ce n'est pas l'outil qui fait l'artisan.

Il lui donna un nouveau coup de pied avant de le soulever et le traîner. Ses créatures le suivirent sans un gémissement. Il remontait le couloir vers une coursive qui plongeait droit du haut de quatre étages sur le sol lisse d'une cour d'exposition. En temps normal on pouvait admirer les gardes et les visiteurs qui allaient et venaient sur le grand carré, mais à cette heure seules les lumières rouges de l'alarme osaient le parcourir.

Anton plaqua le versatile sous-produit magique qui l'avait précédemment invectivé contre la rambarde. Il arma l'un de ses bras pour lui briser un coude. La douleur ne lui permettrait plus de se concentrer - s'il en avait été capable un jour. Après quoi il aurait tout le loisir de le sonner un peu plus en frappant son casque contre le garde-corps qui les séparait minablement de la chute. Enfin, oui... enfin il pourrait le jeter pas dessus bord. Il ferait un joli plongeon et si les quatre niveaux ne l'achevaient pas, alors les détenus que le docteur comptait libérer se chargeraient de le trépaner.

- Autrement dit, compléta-t-il avec un sourire d'un immonde sadisme, la scène déjà terminée dans son cerveau malade, pour satisfaire ton vocable limité : tu n'est qu'un bras cassé...

Et il éclata de son rire malsain.

- Mais tranquillises-toi ! Ce soir tu ne seras pas le dernier à mourir... lorsque cette prison sera mienne le sang pleuvra sur cette ville !

[HRP]

Un Fate masochiste ! Qui l'eut crut Very Happy.

- Anton s'énerve des insultes de son adversaire ;
- Après les manœuvres malheureuses de Fate, il le tabasse pour soulager son orgueil ;
- Il le traîne jusqu'à un couloir suspendu qui donne sur une chute de quatre étages et entame un coup pour lui briser un bras.
- Ce dernier a l'intention ensuite de le jeter par dessus bord avant d'aller finir l'ouverture du pénitencier.

[/HRP]
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Dr Fate
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MessagePosté le: Lun 6 Mai 2019 - 10:42
Fate n’a rien dit, ni rien fait.
Il a… encaissé. Lourdement. Brutalement. Salement.
Douloureusement.

Alors qu’il découvrait que son sortilège de téléportation emportait les gardes, qui venaient l’aider, et non pas l’ennemi, qui était sur le point de céder, sa concentration a disparu ; il a perdu pied.
Et l’adversaire en a profité.

Trop troublé pour réagir, trop choqué pour se reprendre, Khalid Nassour a été violemment attaqué par Anton Arcade… et n’a pas réussi à se défendre.
Les coups ont plu. Les blessures se sont multipliées. Les cris se sont transformés en grognements.
Et le jeune homme… s’est laissé faire ; avant d’être traîné jusqu’à un couloir suspendu. Jusqu’à un coup terrible, sur le bras, qui n’a provoqué aucune réaction. Signe qu’il est déjà trop tard.

Anton Arcane va réussir.
Il a retrouvé son discours, sa confiance ; sa puissance. Son arrogance.
Et il s’apprête à tuer.
L’importun qui était venu le stopper – et qui a cédé, devant sa supériorité.
Non ?


« Hey. »

Non.
Car une voix s’élève, soudain ; celle de Fate.
Mais qui provient de… derrière Anton.


« Y a p’têt du sang qui va pleuvoir c’soir, ouais. »

Et alors que les mots se succèdent, alors que les sons lui arrivent… la silhouette devant lui disparaît ; s’évapore.
Tandis que la forme de Khalid Nassour apparaît dans son dos ; mal au point, mais debout. Le bras tremblant, mais levé.
Et un regard plein de fureur, tourné vers Anton.


« Mais ça s’ra l’tien, enculé d’ta race. »

Et, sans prévenir, le Magicien enclenche la suite.
Anton est brutalement soulevé par la télékinésie de Khalid, qui le propulse contre la rambarde… puis dans le vide ; il est alors bloqué, plusieurs mètres au-dessus du sol.
Mais cela ne s’arrête pas là.
Car Fate enchaîne, et utilise la même télékinésie pour… tirer ; tirer sur les membres d’Anton. Comme si ce dernier était écartelé.


« Alors, connard ? J’suis toujours un bras cassé ?! »

Le jeune homme s’avance, en tendant toujours le bras vers l’ennemi.
Il lève ensuite son autre membre, dans un mouvement horizontal brutal ; suffisant pour illustrer l’utilisation de la télékinésie brutale contre les Un-Men et créatures d’Anton, pour les projeter sur le côté. Brutalement.


« Qu’est-ce que tu dis maintenant, hey, mec ? T’es quoi ? Un p’tit bras, en fait ? »

Fate intensifie son attaque ; avec détermination, et cruauté.
Car il a eu mal.
Anton l’a surpris et tabassé, violemment. Khalid a été sur le point de céder, de s’écrouler, de disparaître sous la douleur et la terreur ; mais non. Il s’est repris.
Il a réussi à retrouver une once de détermination et de rage – et a lancé un sortilège ; une illusion. Pour permettre à Anton d’être sûr de gagner, pour qu’il amène cette illusion à la balustrade… pour que Fate obtienne quelques secondes.
Pour se remettre. Pour se redresser.
Pour se venger.


« Hein ?! Tu dis quoi maintenant, hein ?! »

Khalid se perd dans sa fureur, alors.
Il utilise sa puissance pour tenter d’arracher les membres d’Anton – pour se venger ; ce qui est mal, il le sait.
Mais… ce qui fait du bien, il doit hélas l’avouer.


(HJ/ Résumé rapide :
- Anton réussit à tabasser Fate, aisément ;
- Anton croit briser le bras de Fate, mais il s’agit d’une illusion : Fate l’a créée juste au moment où Aton l’emmenait à la balustrade ;
- Fate s’en prend à Anton, le soulève par TK, le pousse au-dessus du vide, commence à l’écarteler ;
- Fate écarte les Un-Men et, enragé, maintient son attaque, son cœur plein de vengeance.
Masochiste, mais pas sans talent. Razz /HJ)
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MessagePosté le: Mar 7 Mai 2019 - 8:48
Petit salopard.

Encore une fois, Anton passait de la joie sadique à la surprise désagréable. Ce maudit magicien l'avait bien eu. Ce casque avait-il seulement des limites ? Il aurait aimé réagir mais déjà une vague télékinétique le soulevait vers l'abîme. Ignoble ironie, surtout accompagnée par les commentaires outranciers de son ennemi. Amusant de constater que le monde prenait la teinte tant espérée de l'occultiste. Les êtres s'amoralisaient, ils laissaient leur cruauté s'exprimer enfin.

Anton commençait à ressentir une douleur qu'il pouvait parfaitement analyser.

Démembrement. Les muscles qui souffrent. Les tendons qui s'étirent. La synovie qui s'épanche. Les vaisseaux sanguins qui se rompent. Le sang bleui la peau. La chair se tend et résiste, mais pour combien de temps ? Anton devrait hurler de toute ses forces, mais son esprit est trop blessé pour cela.

La victoire à portée de main, cet être frêle et pathétique entre ses serres, il aurait pu vaicra ! Il aurait pu le désintégrer, lui arracher son misérable casque, lui arracher les chairs. Mais non, il avait voulu jouer, prit dans l'ivresse de sa liberté retrouvée, s'éloignant de son objectif. Erreur minable. Erreur coûteuse. Erreur. Erreur ! ERREUR !

Il bandait ses muscles pour retarder l'inévitable, mais son ennemi serait sans pitié. Tous ses ennemis l'étaient et il leur rendaient bien. Son esprit réfléchissait donc vite. Très vite. Les nouvelles injures et bravades de son opposant glissaient sur son orgueil déjà meurtri de sa propre bêtise. Il serrait les dents. Ses sbires avaient été balayées. Ah, que les possesseurs des arts mystiques devaient se sentir intouchables. Pris dans la tourmente des enfers, Anton avait commis l'irréparable biais de se croire plus malin que l'Humanité pourrissante. Il le payait. Au fond, cela lui était salutaire. Une leçon qu'il n'oublierait pas.

Ses poings se fermèrent. L'occultiste retint un gémissement.

La nécromancie était un art redoutable qui pouvait faire croire en votre maîtrise de la magie. Le Nécromant pouvait commander, relever, pousser ses créatures au plus puissants efforts jusqu'à ce que leur chair se désagrège d'elle-même ; mais tout ceci n'était qu'un lien. Un lien puissant et implacable que le pratiquant gravait dans les chair et aux travers des sortilèges qu'il manipulait. On pouvait remonter à l'un d'entre eux simplement en étudiant ses créatures et les symboles marqués sous leur peau..

Passé maître dans son domaine, Arcane pouvait, les yeux fermés, visualiser les marques qui pouvaient contrôler la chair, la modifier, l'étirer, la solidifier, rendre les coutures plus sûres ou diminuer le pourrissement. C'était un alphabet monstrueux que les mémoires avaient détruit pour tenter de s'excuser auprès de Dieu. Un alphabet que l'occultiste connaissait bien.

Il ferma les yeux pour se concentrer à son tour. Il fallait cependant brouiller la vigilance de son ennemi. Répondre à ses interjections, le pousser à sombrer dans sa propre noirceur. On ne pouvait pas regarder en face sa propre monstruosité sans avoir une solide force intérieure. Force dont il paraissait dépourvu.

- Mon sang... grimaça-t-il ... a maintes fois maudit le sol ...

Ses créatures, elles, commençaient à peine à se redresser.

- Ahhhhh ... exhala-t-il dans un râle indéfinissable. L'Enfer ... connaît des supplices ... beaucoup plus durs ...

Anton détendit légèrement ses poings pour pouvoir bouger imperceptiblement ses doits et se planta un ongle dans la paume droite. Au même moment, il ouvrit ses yeux ignobles et fixa son ennemi. La douleur désinhibait sa langue démoniaque.

- Tu n'es... qu'un enfant... vomit-il avant de lancer un ricanement désespéré. Un ENFANT !

Son ongle remonta. Puis fit un angle.

- Créature minable...

Sa paume gauche fut transpercée à son tour.

- ... qui se croit ... meilleure ... mais ... tu n'es rien ... du vent ... des paroles ... les ... gardes ...

Nouveau trait à droite. Nouvelle plaie à gauche.

- ... le savent.

Nouvelle crevasse dans la main.

- Ma race ... est immortelle ...

Son ongle droit acheva une forme. Son gauche passait sur sa dernière courbe.

- Mon corps n'est rien ...

Puis il prit une profonde inspiration, la suite serait désagréable.

- Vrekal ! cria-t-il en tournant le regard vers l'un de ses zombies. Vrekal !

Le zombie se mit à spasmer. De sa bouche commença à sortir une cascade putride noirâtre, comme si la malignité injectée par l'occultiste quittait cette carcasse flétrissante. S'échappa alors une fumerolle noire. Une âme violentée et ténébreuses. Anton ouvrit alors ses mains ensanglantées qui révélèrent d'étranges glyphes gravés.

- Frak Nekr ! lança-t-il.

Les symboles le brulèrent littéralement, ses mains devenant rougeoyantes. La douleur lui arracha un cri, à la fois heureux et supplicié. L'étrange âme fut comme littéralement aspirée depuis sa distance jusqu'à l'occultiste qui venait de s'utiliser comme support pour un court rituel. Ses chairs commencèrent à convulser, ses chairs s'ouvrant et se fermant régulièrement, comme si l'âme cherchait de nouveau à s'enfuir. Bientôt cependant la silhouette d'Anton se modifia légèrement. Sa peau s'étira et se replia, ses chairs internes semblèrent alors résister plus lourdement à la télékinésie puissante de son ennemi. Le nécromant se modelait le temps que durerait l'esprit consommé pour mieux tenir et voir si son ennemi irait jusqu'au bout, jusqu'à sa mort.

Le vide béant serait problématique si sa cible perdait sa patience. Anton posa donc son regard sur l'étrange mixture pourrissante que son zombie avait régurgité avant de s'effondrer.

- Virel... Rot... murmura-t-il pour lui même.

Et l'étrange masse tremblota. Au moins il aurait de quoi se faire une corde de secours... Il ne put s'empêcher d'éclater de rire pour mieux oublier toute la douleur qui le traversait.

- Arrachez ! hurla-t-il soudainement comme un damné, dans un ultime élan de folie furieuse. Arrrrrrrrachez ! Aaaaaaarraaaaaaaaachez !

Il hurlait cela comme une litanie affreuse, comme un ordre donné à ses propres chairs, mais en réalité, cela était adressé à ses Un-Men maintenant debout et prêts à charger le pitoyable pantin casqué et à le démembrer.

[HRP]
Cette réponse m'aura donné du mal (dur de trouver une échappatoire).


- Anton extirpe l'âme de l'un de ses zombies qui est en vue ;
- Anton use de ses pouvoirs de nécromancien pour sculpter sa propre chair et éviter d'être démembré en usant cette âme ;
- Anton a testé la pourriture de son zombie sacrifié pour constater si la puissance de Rot pouvait lui être utile ;
- Les Un-Men se sont relevés et sont prêts à charger Fate avec pour ordre de "l'arracher".
[/HRP]
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MessagePosté le: Mar 7 Mai 2019 - 13:48
« Ha. »

Une grimace affreuse glisse sous le Heaume de Thot.

« C’est… »

Khalid Nassour prend une grande inspiration, en retroussant ses lèvres.

« Okay. »

Il pousse une grande inspiration, en secouant la tête.

« Okay, okay, okay. Okay. »

Ses mains sont moites, et tremblent ; pas uniquement à cause de la fatigue.
La peur.
La peur revient en lui – et s’insinue jusqu’au plus profond de son être.


« C’est… la merde. »

Il pensait avoir réussi ; il pensait en avoir terminé.
Il pensait avoir gagné… mais non.

Oh, l’autre est en train de céder – de céder, et de souffrir.
Mais Anton Arcane ne s’avoue pas vaincu. Et au-delà de son discours terrifiant, au-delà de l’horreur absolue qu’il provoque chez Fate par ses mots, ses mouvements, par ce qu’il fait et ce qu’il fait faire… il lui fait peur, en fait.
Il lui fait peur, car le Magicien sent qu’il va pouvoir se libérer – et s’en prendre à lui.


« Tu… tu te calmes, mec. Tu te calmes. »

Khalid a vécu bien des aventures ; il a régulièrement été confronté aux monstres, a croisé la Mort avec les Titans, le Shadowpact ou seul.
Mais ici, aujourd’hui… lui. C’est différent.
Tout est différent.
Tout est plus horrible. Tout est plus terrible. Tout est plus dégoûtant, repoussant ; révoltant.
Abominable.


« Et… et tu parles pas des gardes ! Okay ! Okay ?! »

Son cœur s’accélère ; son esprit se ferme.
Il a peur.
A mesure qu’Anton Arcane s’organise. A mesure que l’ennemi se prépare.
A mesure que l’horreur se prépare à revenir.


« Tu… tu sais rien ! Tu la fermes ! Okay ? TU LA FERMES ! »

Mais il sait que cela ne se fera pas ; que l’autre continuera.
Que l’autre va s’en prendre à lui – très vite, très mal. Très fort, surtout.
Et il est hors de question que cela arrive.


« TU ! LA ! FERMES ! »

Il s’énerve ; il a peur, et il s’énerve.
Fate agit, alors. Par réflexe. Par instinct.
Par chance, surtout.


ZLANG

Khalid Nassour lance un sortilège – et se remémore ses derniers mots ; il veut qu’Anton Arcane la ferme.
Il veut… que tout se ferme, plutôt.
Une énergie dorée s’échappe de lui, alors, et se précipite autant vers Anton que vers ses créatures, qui filent vers Fate ; la terreur grandit, en lui, et il agit directement.
En créant une structure.


[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus Just_a_golden_cube_by_aposine_d64xrbn-fullview.jpg?token=eyJ0eXAiOiJKV1QiLCJhbGciOiJIUzI1NiJ9.eyJzdWIiOiJ1cm46YXBwOjdlMGQxODg5ODIyNjQzNzNhNWYwZDQxNWVhMGQyNmUwIiwiaXNzIjoidXJuOmFwcDo3ZTBkMTg4OTgyMjY0MzczYTVmMGQ0MTVlYTBkMjZlMCIsIm9iaiI6W1t7ImhlaWdodCI6Ijw9ODAwIiwicGF0aCI6IlwvZlwvYTAyOGIxZTktMzdhMi00NTU3LWE0NjItN2RjYmZmMmJlNjMwXC9kNjR4cmJuLWE1NWNjYzMyLTNjNDktNGM3MS1hMDk0LWE3YWM4OTQ3MjVjOC5qcGciLCJ3aWR0aCI6Ijw9ODAwIn1dXSwiYXVkIjpbInVybjpzZXJ2aWNlOmltYWdlLm9wZXJhdGlvbnMiXX0

Pour enfermer Anton et ses créatures.
Du moins, la majorité.
Car une poignée de monstres parvient à échapper à l’énergie dorée, et continue de se précipiter vers Fate ; qui créé un micro-bouclier – mais celui-ci ne tiendra pas.


« P’tain ! PU-TAIN ! »

Khalid est terrorisé, et recule ; mais il maintient sa concentration, sur le cube doré.
Pour bloquer Anton, et le gros de ses troupes… en espérant que son micro-bouclier tiendra. En espérant que ce cauchemar s’arrête, rapidement !


(HJ/ Résumé rapide :
- Fate est terrorisé en entendant Anton, et en voyant ce qu’il fait ;
- Il hurle, un peu, et se laisse aller en créant un cube doré pour retenir Anton et le gros de ses créatures ;
- Quelques-unes y échappent, et s’en prennent à Fate. Qui créé un micro-bouclier, mais sent qu’il ne tiendra pas ;
- Fate a peur.
Belle reprise, en tout cas Very Happy j’espère que l’enchaînement te convient ! /HJ)
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Mar 7 Mai 2019 - 21:54
Calme ? Rester calme ? Dans les bras puissants de sa télékinésie, Anton devrait rester calme ? Alors que la douleur se déverse en lui, qu'il sent chaque parcelle meurtrie de son corps brouiller ses sens et libérer sa sauvagerie instinctive, il devrait se calmer et attendre ?

Le docteur Arcane n'entend pas les ordres, il les donne ! IL LES HURLE !

Coulait en lui la folle volonté de la bête sauvage en cage. Se libérer et aller donner une dernière leçon à cet insecte voilà ce qu'il allait faire ! Il avait survécu à Swamp Thing ! Il avait survécu aux transferts de chair à chair ! Il avait survécu aux Enfers ! Combien de fois avait-il été le flot de mort qui s'étend sur cette Terre ?! Il ne comptait pas abandonner ce jour et pas face à un simple novice qui se réfugiait dans ses propres hurlements.

Ils étaient en cet instant les parfaits reflets l'un de l'autre, tous deux pris dans leur violence intérieure, entre frustration, rage, incompréhension et volonté de vaincre, pris dans des peurs aux intensités différentes. Deux buts orthogonaux qui se rejoignaient en cet instant d'affrontement sanguinaire. Le Bien contre le Mal. Pas de victoire facile en cet instant et la bascule sensible qui pouvait faire sombrer le Bien dans les affres du Mal.

Au pinacle des cris ennemis, les ténèbres enveloppèrent Anton. Puis le rayonnement mordoré de sa nouvelle prison mit en valeur les coins. Le toit, le sol... L'occultiste se retrouvait avec quelques unes de ses créations... Enfermé. Il en profita pour se masser les bras endoloris en réfléchissant. Cette sensation d'être enterré vivant rajoutait à sa soif de sang. Non, il ne pouvait pas être ainsi ! Enterré ! Il était l'éternité ! Il était celui qui est et qui sera à jamais ! Il frappa de ses poings sanglants sur la surface...

Barrière magique, tangible, lui indiqua son esprit qui cherchait à outrepasser ses sueurs froides. Impeccable. Il fallait reconnaître le soin du détail à son adversaire. Rares étaient les praticiens à pouvoir si rapidement matérialiser de telles structures sans faille. Mais l'heure était mal choisie pour l'admiration, elle pouvait être post-mortem... elle le serait. Ses angoisses furent promptement étranglées par la satisfaction sadique qu'il éprouvait à imaginer la suite des évènements.

Au moins un zombie avec lui... Parfait.

Son sang chaud coulait le long de ses bras recouverts de sueur froide. Sensation plaisante. Sa respiration était encore bruyante mais prouvait la présence d'air. Pour le moment. Il posa l'une de ses paumes meurtries contre la surface et fit un large rond. Plus de temps à perdre. L'énergie mystique de sa cellule pourrait-elle rivaliser avec ses Arts ?

Au dehors de l'étrange cube, une Un-Men frappait le bouclier du justicier. Son visage révélait encore les traces de son insolente jeunesse passée. Parfois, dans un fugace moment, ses yeux avaient la tristesse de son ancienne vie, avant que le reflet monstrueux de la Science du terrible docteur vienne l'effacer.

- Arrracheeez... soupira soudainement la créature en se détournant. Arracheeez.

Les autres frêles créatures continuaient de se fatiguer pitoyablement sur le bouclier du magicien.

- Arracheeeeez... continua la Un-Men en se saisissant d'une partie du garde-corps de la coursive.

Elle enfonça lentement ses doigts couturés dont certains os se brisèrent et arracha comme son ordre le lui intimait. L'horrible bruit métallique des barres de sécurité et des boulons qui sautaient sous la force de l'effort résonna malgré les alarmes. Puis elle commença à la brandir, en déployant lentement ses gestes. Les ordres de son maître, atténués par la barrière du cube magique l'empêchait d'aller vite.

La perte de sang affectait Anton qui terminait du bout de son ongle un glyphe. Il allait devoir recouvrer des forces après cet affrontement, mais pas avant d'avoir pu achever l'ouverture d'Iron Heights. Cela était non négociable pour lui. Cette prison allait devoir s'ouvrir... Tout comme son cube doré.

Il plaqua l'un de ses zombies au centre de sa figure ignoble et suintante. Son rituel était simple, il s'agissait d'un petit tour que les débutants pouvaient parfaitement maîtriser en quelques années. Utiliser l'énergie vitale restante d'un corps pour s'en servir comme impulsion. En temps normal, il fallait combiner ce rituel avec un autre, notamment si l'on voulait enchanter ou maudire un objet voire transférer de l'énergie à une autre créature sans passer par une âme. C'était sale, mais rapide et efficace.

Anton ferma les yeux, les éclaboussures étaient plus agréables sur la peau que sur les globes oculaires. Il ne put s'empêcher de pavaner en hurlant vers le toit du cube.

- Prends garde ! Le docteur Arcane vient pour toi !!!

Puis, en direction de sa figure.

- Jekram !

Le corps du zombie explosa littéralement, libérant une puissante onde d'énergie vitale. Lorsqu'il sortirait, il se déchaînerait comme la bête qu'il était. Plus d'amusement, plus de jeu de chat et de souris. Ce serait l'heure de la Mort !

Au même moment, la Un-Men frappait avec sa masse improvisée dans l'espoir d'atteindre le magicien.

***

Les voitures de police avaient bloqué tous les accès au pénitencier d'Iron Heights, laissant seulement passer les cars et les fourgons des forces spéciales. Les journalistes se massaient mais étaient refoulés sans ménagement. L'on devinait que les hommes étaient anxieux. Le souvenir des évènements de Darkseid continuaient de les hanter pour la plupart et ils n'avaient pas envie que cela se reproduise.

Si à l'intérieur du bâtiment résonnaient toujours les alarmes, au dehors, la sépulcrale sirène inondait les villes jumelles. Les hélicoptères projetaient de puissantes lumières dans les différentes cours du pénitencier pour identifier un éventuel signe d'évasion.

Vu depuis les appartements chics des hauts gratte-ciels, depuis leurs riches baies vitrées, c'était comme si le pénitencier en proie aux flamboiements des projecteurs hurlait à la mort, agonisant pour avertir ses populations tant aimées que le pire arrivait. Dans les immeubles proches, les civils se calfeutraient. Les résidents de pavillons avaient accouru par réflexe dans leurs abris creusés. Les enfants se souvenaient en pleurant de la folie de l'ancien Dieu d'Apokolips et ses déchaînements implacables. Les temps de malheurs se ressemblaient tant...

Sur le parking du pénitencier, depuis l'intérieur de son fourgon de commandement, le responsable des unités spéciales remettait sa montre sous sa protection. 6h15. Le Soleil ne tarderait pas à poindre. Il soupira. Les ordres avaient été clairs. Les radios à l'intérieure ne répondaient presque plus. Seuls quelques types à l'infirmerie dont un en état de choc, une salle de contrôle sans personne dedans. Situation de merde.

- Bon les gars, déclara-t-il à son équipe en descendant de son véhicule. Entrée principale fermée et personne pour nous ouvrir. Il se passe un truc et un truc qui pue là-dedans, inutile de croire en un exercice improvisé. On a reçu l'ordre d'intervenir par les hélicos. On descend, on sécurise, on ouvre les portes et on reprend les rennes c'est clair ?!

Ses hommes grognèrent une approbation virile qui passait selon eux pour une démonstration de courage.

Ils fermèrent leurs casques tandis que les hélicoptères du SWAT terminaient de se poser à proximité. Passer par le ciel restait leur meilleure option, s'il y en avait une...

[HRP]

Merci ^^. L'enchaînement me convient parfaitement, encore un défi à affronter ! On arrive au stade "pas de cadeau" de l'affrontement Wink

- Arcane désire se venger puissance mille de son adversaire et pratique un rituel dans son cube avant de mourir d'asphyxie, juste pour déclencher une impulsion énergétique ;
- Une Un-Men détache une rambarde et frappe Fate avec ;
- Dehors, les secours entrent dans une phase active.

[/HRP]
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MessagePosté le: Jeu 9 Mai 2019 - 10:42
Khalid Nassour grimace, sous le Heaume de Thot ; il est blême.
Il a peur.


« P’tain. »

Son micro-bouclier se fissure. Les coups portés par l’abominable créature sont si forts qu’il en ressent l’effet, la douleur ; il souffre.
Et sa peur s’amplifie.


« Fais… »

Il recule, encore ; et encore. Les coups sont de plus en plus forts, de plus en plus violents, de plus en plus agressifs ; et le micro-bouclier va bientôt céder.
Ce n’est pas le pire.
Ses forces s’affaiblissent, son corps fatigue – mais son instinct magique fonctionne à plein régime, et lui adresse de nombreux signaux ; lui donne de nombreuses informations. Aucune n’est bonne.


« Fais chier. »

Les secours arrivent.
Ils sont à l’extérieur, ils s’organisent ; ils vont rentrer. Débouler, au milieu d’un affrontement mystique trop brutal et trop puissant pour que ça se passe mal.
Et l’autre s’organise, aussi. En plus de la saloperie qu’il a envoyée pour le tabasser, Fate sent qu’Anton Arcane prépare autre chose – une attaque. Une attaque puissante.
Un gros truc.
Du genre à faire mal, et à laisser tout le monde sur le carreau.


« C’est… ça va pas l’faire. »

La mâchoire serrée, le Magicien soupire ; il doit agir.
Il doit agir… vite.
Pour qu’il n’y ait plus rien après, surtout.


« Mec ! Tu m’écoutes ? »

Il se redresse, légèrement, et crispe ses muscles ; ça fait mal. Mais il doit le faire.
Il est Fate, après tout. La douleur vient avec le job, même si on ne l’a pas choisi.


« Ça ! Va ! Pas ! L’faire ! »

Et il coupe, soudain, son micro-bouclier ; au moment où l’Un-Men frappait.
Dans le vide, donc.
La créature est troublée, déséquilibrée et commence à tomber – mais elle ne le fera pas. Car elle est instantanément vaporisée par un tir d’énergie dorée.


« Certains renonceraient, face à tes saloperies, mec. »

Le poing de Khalid est encore chauffé par l’attaque, qui vient de lui prendre beaucoup d’énergie ; il n’en a presque plus.
Mais suffisamment pour ce qu’il compte faire.


« Mais pas moi, enfoiré. »

Anton Arcane est sur le point de déclencher son attaque ; les secours arrivent.
Fate agit, alors.
Il mobilise ses dernières forces pour… un sort de téléportation. Un de plus, oui.
Mais un bien visé, cette fois-ci.

Le jeune homme se lance dans une mélopée intense, et quelques mouvements des mains ; la fatigue s’intensifie. La concentration faiblit, le corps commence à se crisper… mais il continue.
Khalid Nassour se bat, s’acharne ; lance son sort.
Au moment même où Anton lâche son attaque.
A voir donc qui sera le plus rapide… et qui aura le plus de chance !


(HJ/ Résumé rapide :
- Fate souffre face à l’Un-Men ;
- Fate piège l’Un-Men, et l’anéantit d’un tir ;
- Fate a conscience du sort à venir d’Anton et de l’arrivée des secours ;
- Fate lance un sortilège de téléportation au moment où Anton lance le sien.
A toi de décider quel sort réussit en premier, et où tu vas… si ça te va. Very Happy /HJ)
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Anton Arcane
Anton Arcane
Super-Vilains
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MessagePosté le: Ven 10 Mai 2019 - 14:18
Au dehors, deux hélicoptères. Déversement d'hommes sur les promenades extérieures du pénitencier.

La voie étouffée de son adversaire lui parvenait par bribes, traversant piteusement la surface dorée de la prison temporaire de l'occultiste.

"Certains renonceraient..."

Imperméable usé. Visage fatigué. Yeux inquiets. Le commissaire de Central City observe les hautes murailles de l'établissement. Il espérait une résolution rapide de l'affaire.

"... face à tes saloperies, mec"

La montre du chef d'escouade du SWAT avance d'une seconde.

"Mais pas moi..."

Le discours du jeune héros se mélange avec le rugissement des alarmes. Dans les cellules, les prisonniers attendent avec fébrilité.

"... enfoiré."

La magie a ses règles. Son temps. Son tempo. Elle peut-être blanche, noire, ou d'un dégradé infini sur l'échelle de la moralité. Certains la voient couler en eux, d'autres se contentent de manipuler ses flux et ses reflux. Deux méthodes, deux approches qui n'étaient pas faites pour s'entendre totalement.

Fate lance son sort en même temps qu'Anton. Et tout se produit très vite.

Le zombie éclate. La force vive du sombre rituel fait flancher la barrière mordorée qui se disloque dans une gerbe noirâtre. Le sort de Fate s'élance alors dans ce chaos d'énergie monstrueuse. La Vie et la Mort entrent dans une danse terrifiante. Les deux énergies se rencontrent et s'amplifient l'une l'autre. Les dernières créatures qui étaient avec Anton sont vaporisées dans un brouillard indistinct et se mélangent un temps avec leur créateur encore sous le coup de son sort de transmutation de chair.

Le docteur Arcane, les yeux rivés sur son ennemi depuis la tornade magique dans laquelle il est soudainement pris a le visage gravé dans la haine la plus pure.

Le premier portail d'Anton encore lié à son invocateur se gonfle et crépite violemment. Cet afflux d'énergie soudain le déstabilise. Le casier qui le contient se déforme et gonfle à l'excès. L'appartement de feu-John Fitzberg est alors victime d'une immense tornade de puissance magique qui aspire son contenu et le rejette violemment dans les douches d'Iron Heights. Les voisins réveillés par les mugissements du pénitenciers sont effrayés par des murs qui vibrent et se lézardent. L'électricité saute dans tout le bâtiment et bientôt le portail explose en une gerbe violacée qui souffle le verre des vitres et déclenche un début d'incendie.

Les vestiaires vivent également l'instant cataclysmique d'une fermeture de portail brutale et incontrôlée. Les casiers volent, les meubles de John Fitzberg tout juste apparus défoncent les murs et finissent par briser une alarme incendie qui se déclenche, ajoutant au chaos.

Le pentacle d'invocation du couloir de la salle de contrôle brille violemment et fait apparaître brièvement une forme spectrale... une forme issue de l'immonde passé d'Anton... elle fait face à un groupe du SWAT qui s'immobilise. Elle crie un nom puis disparaît avant qu'ils ne soient balayés.

Balayés par une étrange vague.

Vague dont l'épicentre est le mélange des deux sorts ennemis qui continuent leur balais macabre. La tempête fait rage. De puissants éclairs aux couleurs inconnues de ce monde fusent. Un vent surnaturel balaie les couloirs et le hall. Les forces contraires vomissent des impulsions sourdes et iniques qui empêchent les secours de progresser.

En moins de cinq secondes, la masse critique des deux sortilèges est atteinte, ne laissant pas le temps de répliquer à Anton qui disparaît dans une explosion spectaculaire.

Une colonne magique transperce le toit qui se trouve au-dessus des deux combattants et illumine l'aube naissante d'une lumière sépulcrale. Ceux qui observent la terrible scène ont un mouvement de recul. Le commissaire laisse s'échapper un juron. Les prisonniers proches de l'épicentre ont la vision fugace de la silhouette monstrueuse du docteur Arcane qui maudit son adversaire de mille tourments. Dans la salle des gardes, son visage monstrueux apparaît sur les écrans et vomit sa haine avant de s'effacer aussi vite qu'il était apparu.

" MAUDIT !!!! " résonne sa terrible voix qui s'éteint comme un mauvais souvenir

Puis enfin.

Le calme.

L'explosion a coupé les alarmes, comme si elle avait su que le danger était passé telle la mer sur le sable. La poussière du béton, les restes de chair et d'os recouvrent le sol comme s'ils avaient toujours été là. Les prisonniers sont redevenus silencieux. Les secours reprennent lentement leur tâche, incertains. La vue des pentagrammes et des cadavres les angoisse.

Le Soleil commence à couvrir de sa chaleur réconfortante l'horizon des cités jumelles et ses rayons commencent à lécher les hautes guérites du pénitencier. Le jeune héros a vaincu.

La nuit disparaît et avec elle ses menaces, ses terreur et ses cohortes cauchemardesques. La population pourra bientôt se réconforter à l'entente des bonnes nouvelles et de l'échec du Mal.

Une question cependant demeurait, une question obsédante et non moins terrifiante qui laissait à la victoire un goût âcre : où le docteur Arcane était-il parti ?

[HRP]

Et voilà qui conclut l'intervention du Docteur Arcane dans ce sujet, j'espère que cette "conclusion" te plaira. Je laisse un peu de suspens car je trouve que ça rajoute un cachet à la fin de ce sujet qui m'a définitivement fait adopter Anton Arcane et tout ce qu'il offre comme possibilités.

Un sujet exaltant et palpitant pour la reprise du RP, un grand merci à toi !

[/HRP]
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Dr Fate
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MessagePosté le: Ven 10 Mai 2019 - 18:59
 « Hughn. »

Khalid Nassour grogne, en se massant la nuque ; elle lui fait mal.
Comme à peu près tous les bouts de son corps, aussi.


 « P'tain. »

Il se redresse, et grimace en tenant son avant-bras gauche ; qui saigne, un peu.
Il soupire, puis secoue la tête en s'avançant légèrement, et en sentant son cœur s'accélérer ; il a peur, un peu. Même s'il a aussi, un peu, le goût de la victoire, sous le Heaume de Thot.
Car il a réussi, finalement.
Il est parvenu à repousser le taré d'Iron Heights... mais à quel prix ?


 « On en est là, alors. »

Le sortilège ennemi a échoué ; le sien n'a pas forcément réussi, non plus.
Mais l'effet est réel – l'autre a été repoussé.
Par Fate, dont l'instinct magique a enfin identifié l'adversaire ; Anton Arcane. Un nom encore plein de mystère, mais qui va longtemps résonner en lui. Parmi ses pires cauchemars.


 « Mais... c'est où, là ? »

Il le retrouvera, il le sait ; ils se retrouveront.
Et ça fera mal.
Mais... plus tard. Quand Khalid se sera entraîné – quand il sera revenu, surtout ; car il n'est plus à Iron Heights. Il n'est même plus sur Terre.


[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus 2000?cb=20181226044814

Il est ailleurs ; dans une autre dimension.
Celle où il a envoyé les gardes, où il devait envoyer Anton et les siens ; celle où des pauvres innocents sont perdus, traumatisés. En danger.
Mais ça ne va pas tarder.


 « Allez. »

Khalid a mal. Il veut se reposer. Il veut rentrer. Il veut étudier, préparer ses cours ; avoir une vie.
Il ne le fait pas.
Il se force, et se projette dans les airs – pour aller de l'avant.


 « On y va. »

Car il a une mission. Car il a une fonction.
Car il est le soigneur mystique de son monde, et ceux qui y vivent.
Car il est Fate.


 « Ta garde n'est pas finie, mec. »

Elle ne le sera pas, jusqu'à sa mort ; pourvu qu'elle soit lointaine, d'ailleurs.
En attendant, il gère – et il file. Pour retrouver les gardes. Pour les aider. Pour les sauver.
Pour les sortir de là, après avoir été téléporté par instinct ici ; car ils ont besoin de lui.
Car il est Fate, et ne se défausse pas.


(HJ/ J'ai beaucoup aimé Very Happy merci pour ce super RP, j'ai hâte de la suite ! /HJ)
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[Terminé][Iron Heights] Effugium a daemonibus

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