Un retard effrayant ( ft. Scarecrow )

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Situation : Jack sombre peu à peu dans la solitude et la folie. Cependant il fait de son mieux pour rester l'homme qu'il est... qu'il désire rester. Jack Napier. Mais pendant combien de temps ?
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MessagePosté le: Mar 14 Mai 2019 - 12:10
La réunion entre les vilains c'était passé... comme ça devait se passer. Les vilains de Gotham ont fait les vilains. Seulement quelques uns semblait réellement comprendre les enjeux. Les plus grosses têtes maléfiques de Gotham City s'étaient pointés il y a un peu plus d'une semaine déjà.. Tous étaient là, sauf un. La plus effrayante, la plus dérangeante...
Crane. Ce psychopathe terrifique. Amoureux de la peur depuis bien longtemps. Il était dangereux pour tous. Sa toxine n'épargnait personne... ni même Jack. Il se devait de faire attention, qui sait l'effet que cela aurais sur lui. Serait-il pire que le Joker ? Au tout pareil ?

Son taxi le déposa dans une rue calme, éloigné du centre-ville. Le conducteur avant de laisser partir sa dernière course, passa un bras derrière le siège et tendis son téléphone.

" - Alors c'est vraiment vous ? Waouh ! Je peux prendre une photo ? "

Jack souriais gentiment et accepta la photo en serrant son "fan" par l'épaule. Un petit selfie ne faisait pas de mal, surtout pour les prochaines élections du Maire.

" - On fait un grand sourire ! "

La blague fût mal prises par le conducteur du taxi qui ne rigola que quelques secondes après.

Napier sorti du taxi en reboutonnant sa veste et ajustant sa cravate. Laissant un pourboire au conducteur, il le salua de sa main gauche et observa le taxi partir au loin.

Jack s'avança dans la petite ruelle étroite en prenant soin de ne pas se salir. Il cherchais une porte au numéro 19-41 inscris dessus.

Après s'être avancé un peu plus loin que prévu, il trouva la port en question. Usé, abîmé, sale. En bas de la porte, semblait se trouver quelques grattages de rongeur. Mais ce soir là, Jack comptais bien discuter d'un autre rongeur du genre volatile.

Il toqua une première fois. Personne. Pourtant ces sources lui avait assuré qu'il était là depuis un moment et ne bougeait plus de chez lui.

Il toqua une seconde fois. Personne, encore, mais un bruit de fracas, de fiole cogné les unes contres les autres. Crane était là.

" - Docteur Crane ? C'est Jack Napier. J'ignore si vous avez reçu ma lettre de la part de Cobblepot mais il faut que l'on se rencontre. Je veux discuter. Juste discuter. "

Aucune réponse, mais encore un bruit, plus proche, plus menaçant. Crane était derrière la porte.

" - Si vous voulez je peux vous attendre dehors et nous allons discuter ailleurs. "

Napier resta figer devant la porte, en attendant un signe de celui qu'on appelle Scarecrow.
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MessagePosté le: Ven 24 Mai 2019 - 20:39
Les premiers coups résonnent dans le couloir d'entrée de cette maison plus haute que large. Le simple mouvement semble arracher un gémissement à la vieille bâtisse. Pourrait-elle s'écrouler du jour au lendemain ? Les services de la municipalité ne se posent sûrement plus la question. Et aucun ne serait assez fou pour vérifier quoique ce soit entre ces murs. Avant son retour – bien que non définitif, entendons nous bien – certaines familles se sont succédé, faisant de ces sols, de ces murs, de ces chambres et pièces, les leurs.
Qui irait mettre un prix exorbitant sur l'ancienne maison – du moins, l'une des – d'un tueur en série ? Puis, le plus souvent, ils se disaient que « la folie n'est pas une maladie qui s'attrape de cette façon ». Puis, ils ont commencé à regretter leurs choix, surtout pour ceux qui s'étaient installés dans la chambre la plus haute, une mansarde humide, certes, mais si calme. La chambre de l'ancien propriétaire des lieux.

Un propriétaire qui a laissé quelques cadeaux dans les murs, dans les canalisations. Oh, rien d'aussi dangereux que ses toxines les plus effroyables, juste de quoi attiser la peur. Attiser l'angoisse.
Le saviez-vous ? Un angle bien placé peut avoir un effet véritablement effrayant sur un esprit épuisé et drogué. Tout comme un rat persévérant. Ah, la vermine...

Les nouveaux coups résonnent, encore, dans le couloir de l'entrée de cette maison. Le son avance tel un serpent dans les passages étroits, arrivant jusqu'aux oreilles d'un Jonathan Crane au regard cerné, sa main gauche gantée semblant prête à recevoir l'invité, le masque patientant dans celle-ci. Il observe cette porte, imaginant qui pourrait se trouver derrière. Le psychiatre commence à imaginer une chauve-souris, les légers tremblements – excitation, peur ? - venant faire s'entrechoquer les parois de verre des tubes à essai que l'homme tient dans sa main. Quelle caisse de résonance cette maison quand même. Un avantage lorsqu'il veut profiter de certaines choses... un inconvénient lorsqu'il souhaite ne pas se faire déranger.

Toujours là. Un peu plus motivé – grâce à l'image qu'il a en tête d'une chauve-souris qui frappe à sa porte –, le Maître de la Peur avance, posant ses tubes sur un meuble – il s'arrête une seconde, attrapant l'un des tubes pour vérifier le contenu. Un sourcil haussé, il laisse entendre un léger soupir... Puis avance à nouveau, enfilant son véritable visage qui patientait dans sa main gantée. Face à la porte, il attend. La main sur la poignée, il essaye d'imaginer. Mais, bien vite, la réalité vient briser une quelconque envie.
La voix de Napier. La voix de la lucidité. Ou peut-être celle d'une folie encore plus violente que le Joker lui-même... ?

C'est un bon moment pour le savoir. Pour répondre à cette question. La main sur la poignée, Crane écoute, attend. Chaque mot s'inscrivent dans son esprit. Il ne veut que parler. Et il le fait.

Il avait bien reçu la lettre. Il n'avait juste pas pu venir. Un empêchement. Très vite, la voix de Scarecrow résonne dans l'entrée, atteignant les oreilles de Jack. « Quelle confiance. J'aurais pu être une chauve-souris prête à cueillir vos doléances, Mr Napier. » L'Épouvantail vouvoie. Il a toujours vouvoyé. Un respect effrayant, non pas celui qui donne l'impression qu'il est inférieur... mais le même respect qu'un docteur possède pour un patient. Le docteur vouvoie. Il a toujours vouvoyé... et le fait que le bouffon soit devenu un chevalier blanc ne changera pas cela. Un premier verrou est retiré, puis un second... vient enfin le tour du troisième. La porte s'ouvre alors, lentement, sur la silhouette du Docteur Crane.

Le masque sur le visage, les mains dans le dos, il fixe en direction de Jack. « Vous avez toujours été bon orateur... vos doses ne vous ont, fort heureusement, pas retirer ça. Je vous en prie... » Il avance, attrapant la porte pour la fermer et reproduire le même schéma pour verrouiller cette dernière. « Entrez et... suivez-moi. » Il le guide alors à travers les étroits couloirs, le sol craquant sous leurs pas, jusqu'à son salon, l'invitant ainsi à s'installer sur un fauteuil avant d'en faire de même. Le fauteuil est sombre et semble usé. Quelques livres sont posés sur la petite table qui se trouve à sa gauche. Au-dessus du fauteuil, un tableau. Le Silence, de Füssli.

Une imitation, sûrement.
Mais son ancien locataire l'avait trouvé ressemblant, lorsqu'il a commencé à faire partie de sa vie... et de ses rêves.

« Vous excuserez, je l'espère, mon absence lors de l'entrevue. Certaines choses ne peuvent, malheureusement, pas attendre. D'ailleurs, qui vous a fait l'honneur de sa présence, outre ce cher Oswald ? » Il ne retire pas son masque, ainsi, sa voix est toujours aussi profonde, froide... Il ne retire pas son gant, ainsi, parfois, les petites griffes résonnent, l'une contre l'autre. Quelle étrange thérapie allez-vous vivre, Mr Jack Napier, aujourd'hui ?


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MessagePosté le: Sam 25 Mai 2019 - 0:38
La porte s'ouvra. La forme ténébreuse de l'épouvantail se dévoila. Cela faisait un moment que le Joker... Jack Napier n'avait pas vu Crane. Jack possédait quelques souvenirs du clown et étonnamment, Joker respectais Scarecrow. Quelque chose au fond de Napier se réveilla en observant l'épouvantail et une nouvelle fois le Joker apparaissais en hallucination.

" - Ah ! Ce fameux tête-de-sac... Je l'ai toujours apprécié. Malgré son sens de l'humour inexistant, il parvenais à me faire rire.. Tu sais Jack, il me fait penser un peu à ces geek que l'on a tous eu au collège. Refermé sur eux-mêmes à joué aux cartes dans un coin. Et dès que l'on s'approche d'eux. Ils restent muet comme des tombes ! AHAHAHAHAH.... Je me demande bien pourquoi tu tiens autant à le rencontrer ! "

La voix du Joker résonnais comme un gong dans la tête de Jack. Napier s'avança et frotta ses pieds à l'entrée, plus par réflexe que par politesse. Il tira une légère grimace en direction de son hallucination et oublia le Joker pour se concentrer sur Jonathan Crane.

" - Ravis de vous voir. Je me présente Jack Napier. Vous devez sûrement savoir qui je suis... enfin qui j'ai été. "

Napier présenta sa main afin de se saluer convenablement mais il constata que Crane garda sa main dans le dos. Tout deux s'observèrent longuement, s'analysaient.

Napier fit le tour de la salle. Poussiéreux, sombre et désuet. Il glissa un doigt sur une commode afin de récolter la poussière et se frotta les doigts pour l'enlever avant de ranger ses deux mains dans les poches, bloquant ainsi sa veste entre son bras.

" - Grundy, Victor, Selina, Edward et même Ra's étaient présent. Tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. Mais au moins je connais mes ennemis. "

Il lança un regard de défi à Crane.

" - Je viens vous voir pour savoir dans quel camp tu te trouveras lorsque j'aurais Gotham. Tu resteras caché à te morfondre et patienter pour faire le méchant, ou bien tu seras à mes côtés pour chasser le Batman de cette ville ? "

Il s'appuya le long d'un mur, le plus solide, et lança son regard dans celui de son interlocuteur.

" - Nous sommes pareils. On veut Batman. Il est la peur. Arrachons-la. Façonnons une nouvelle peur. La tienne. "

Il serra le poing devant lui afin de forcer ses propos.

" - Pensez à ça, docteur Crane. Mais en réalité je ne suis pas venu ici pour discuter seulement de ça. Avez-vous une chaise capable de me retenir ? Je veux lui parler. "


Jack Napier pris un air sérieux et triste. Il jugea longuement l'épouvantail pour lui prouver sa détresse et son honnêteté.

" - Je veux parler au Joker. Et votre gaz peut le réveiller, je le crains. "
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MessagePosté le: Ven 31 Mai 2019 - 14:08
Le Chevalier Blanc. Dans toute sa splendeur. Aussi éclatant qu'un soleil. Mais toute lumière possède sa part d'ombre... et le défaut de cet immaculé personnage... est que son ombre continue de ramper, de corrompre, ce qu'il touche, ce qu'il montre... ce que les autres penses.
Mais, aussi.... et cela n'est que pure théorie, une hypothèse née de l'interview... cette ombre corrompt son esprit, celle de Napier. Et pourtant... « Le blanc vous va si bien... Que cela soit sur votre visage ou dans vos pensées. » Ses pensées et ses paroles se sont mélangées, mais qu'importe. Ce qu'il dit, l'Épouvantail le pense réellement. Et n'est-ce pas un moyen comme un autre de répondre à la question concernant son identité. Les jambes toujours croisées, le propriétaire des lieux continue d'observer cet homme qui s'est invité, pas seulement dans sa demeure... mais dans les télévisions de tous les habitants de Gotham. Si son masque n'était pas présent, il est possible qu'il puisse voir, sur les lèvres du visage fatigué – parfois scarifié – de Crane, un sourire. Mais, pour le moment, il ne voit rien. Mais, par chance, il continue d'entendre.

« Qu'espériez-vous donc ? » La voix est neutre, sans malice, sans jugement. Cette question est sincère. Qu'espérais Jack ? Non... Qu'espère t-il, encore ? Détachant ses mains, il vient les poser contre les accoudoirs, confortablement installé dans ce décor sombre. Il semble parfaitement faire partie de ce lieu, non pas comme un meuble, mais bien comme une gangrène, qu'il a laissé dans les différentes pièces, les différents recoins, de cette maison. Oui, il ne pouvait qu'y retourner. Même si, parfois – souvent, selon son point de vue –, il bouge. Mais qu'importe. Tout ceci est une autre histoire. Non, à l'heure actuelle, l'histoire qui l'intéresse, c'est celle que veut lui conter le Chevalier Blanc.

Et ce qu'il imaginait réellement pour cette réunion. Ce qu'il espérait. « J'avais bien, en tout cas, reçu cette invitation. Oswald n'est pas homme qui fait les choses à moitié... vous le savez aussi bien que moi. » Bien qu'il ne soit pas certain que le contenu de l'invitation soit parfaitement identique à ce qu'a dit Napier. Rien n'est certain, mais Cobblepot reste une personne observant son intérêt. « Il se dit qu'il sera face à vous lors des élections... Un bien étrange duel si vous voulez mon avis. Et les réactions ne seront peut-être pas celles que vous attendez. Mais, je réitère ma question. Qu'espériez-vous ? Ce qui fait la grande différence entre les héros et les vilains, qu'importe ce que mot souhaite dire, c'est justement que les héros se donnent une mission. Nous nous donnons un intérêt. Nous pourrions dire, grossièrement, que les héros cherchent la distance avec leur propre esprit, avec ce que la nature humaine a de pire... tandis que nous cherchons à être simplement... » Sa voix semble devenir légèrement souriante alors que sa silhouette quitte le confort de son fauteuil. Lentement, il attrape le masque de l'Épouvantail, le retirant pour enfin le déposer sur la table à côté, le montrant d'un geste de la main. « Nous-mêmes. Pour cela, nous devons faire face à Batman. Nous devons faire face à sa famille. Nous devons contrôler. Dominer. Comploter. Tuer. Sombrer dans la folie. Hurler son désespoir. Souffrir le martyr. C'est ainsi que nous nous définissons. C'est ainsi que nous réussissons à poursuivre ce que nous voulons, ce que nous désirons. » Ses doigts glissent sur ses cicatrices, alors que son regard fatigué plonge dans les yeux parfois autoritaires, parfois emplis d'une détresse profonde.

« Avez-vous pensé à cela lorsque vous avez invité ces différentes personnes à rejoindre votre histoire ? Avez-vous observé si vous n'étiez pas en train de briser la bulle de verre de chacun d'entre eux … ? »

Il inspire légèrement, les mains venant rejoindre son dos. Il est ainsi. Il parle pour se perdre dans une réalité parfois difficile à suivre. Celle de la nature humaine. De son point de vue, Jack savait exactement ce qu'il faisait. Il cherchait cet échange, un échange qui lui permettrait d'observer qui jouera réellement le rôle d'allié, le rôle d'ennemi... Qui observera. Qui agira. Mais peut-être a t-il été trop orgueilleux ? Ou alors a t-il réussi le coup de maître de dominer l'esprit de chacun d'entre eux ?

Difficile à croire. Certains des noms qu'il a cité sont loin d'être nés de la dernière pluie... Tous, possiblement, même. Mais le concept est intéressant.

Les mots neutres, sans jugement, cessent alors, tandis qu'il approche d'un meuble, l'ouvrant pour en sortir deux verres et une bouteille de bourbon. Il ne fait qu'un constat. Un constat que Jack doit bien comprendre, bien assimiler, s'il souhaite travailler en collaboration avec ces hommes, ces femmes, capables du pire dans cette ville de la décadence, de la démence. « Ne voyez pas dans le portrait que je dresse une attaque, ou même un besoin de dédiaboliser les actions de mes confrères, ou les miennes. Au contraire. Nous sommes, vous aussi d'ailleurs, une partie de la gangrène de cette ville. Vous, ou plutôt, l'un de vos visages, plus que tout. Et votre maladie... » Du moins, celle qu'il prétend avoir. Un trouble rare. Un trouble difficile. Oui. « Cela ne va pas vous aider. Je ne pense pas que la société accepte réellement ses malades... et je doute encore plus de sa capacité à accepter que le pouvoir d'une ville, d'un conseil, soit offert à l'un de ces malades. »

Il doit lui dire, il doit le faire. Mais la transition est toute trouvée pour le sujet central des objectifs de Napier. Crane approche de ce dernier, tendant un verre avant de reprendre, de sa même voix neutre.
« Tout comme la société commence, à travers certains de ses élites, de ses forces de l'ordre, à ne plus accepter la justice de Batman. Oui, vous avez raison. Il est source de peur. De là à dire qu'il est la peur, je ne vous rejoindrais pas sur ce point. » Il boit une gorgée, faisant un instant dos à Jack alors qu'il avance vers une fenêtre, passant un peu le tissu de sa manche sur la poussière qui s'y trouve pour regarder l'extérieur. Un rat traverse la ruelle humide, se faufilant droit dans les égouts. « Il arrache de l'effroi à des policiers, à des hommes politiques, à des fous, à des gens simples. Pour moi, Batman est un outil de terreur plus qu'un ennemi total. Mais, je ne baserais pas ma décision uniquement sur cela, ne vous inquiétez pas. Je veux connaître, Napier... vos objectifs et vos actions. Je ne pourrais pas vous donner de réponses tant que je ne sais pas vers quoi je me dirige. » Il est ouvert à la proposition, au dialogue. Il est ouvert au changement.

Car tout ce qui résonnera dans cette ville sera automatiquement source de peur. Surtout lorsque l'origine est l'un des leurs – et bien plus lorsque le Joker est l'esprit instigateur. Une réalité qui se confirme par la demande de Jack, du moins aux yeux du Docteur. «Une demande bien étrange... » Il boit d'une traite son verre avant de le poser, attrapant son masque pour le remettre sur son visage. « J'ai ce qu'il faut dans le sous-sol. Je tiens juste à vous prévenir, Napier... Vous le dites si bien : vous étiez lui. Mais dans de tels cas, les personnalités possèdent chacune leurs forces, leurs faiblesses. Il existe un possible risque que cette expérience bride la personnalité dominante actuelle. » Le Docteur connaît les risques. Connaît son métier. Le Docteur lui dit sans détour. Intérieurement, il souhaite voir cela. Tout comme il souhaite voir Jack résister. Utiliser la Peur ainsi... c'est une nouvelle expérience ! « Si cela arrive... » Il invite alors l'homme à le suivre, ouvrant la porte menant au sous-sol, commençant à descendre.

« Je le saluerais de votre part. »

Les escaliers s'enfoncent dans les profondeurs, jusqu'à arriver dans les souterrains de la maison. Quelques portes sont présentent, montrant l'une d'entre elle de la main. « Par ici. » Il pousse alors l'entrée, montrant alors une salle d'intervention. Un siège médicale, plusieurs sangles. « Je vous en prie... installez-vous. » Le lieu est froid. Le lieu est sombre, à peine éclairé. Outre cette table médicale, il n'y a rien. Des ouvertures d'aérations sont présentes, aux quatre coins de la salle. Approchant d'un boîtier fixé au mur, à l'extérieur de la salle, il l'ouvre avec un code, glissant une fiole de toxine à l'intérieur. « L'expérience sera intéressante à observer, Mr Napier. Et d'ailleurs, profitez de celle-ci... »

Sa voix semble bien plus sombre à cet instant, résonnant dans le sous-sol. Il approche alors de l'homme, sa respiration altérée accompagnant ses derniers mots... « Pour me convaincre... »


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MessagePosté le: Ven 31 Mai 2019 - 19:55
Crane s'approcha afin de lui tendre un bourbon que, de loin, semblait délicieux. Napier approcha le verre à son nez afin de déguster l'odorat de celui-ci. L'épouvantail continuais son discours et semblait conscient du changement qui allait avoir lieu à Gotham. Il lui restait plus qu'a décider quel wagon prendre.

Buvant l'alcool offert par son hôte, Jack laissa glisser le liquide brûlant dans sa gorge et profita des picotements provoqués par la boisson. Il y avait bien longtemps que Napier n'avait pas partager un verre avec quelqu'un. Était-ce la première fois ?

L'épouvantail l'invitais à descendre dans le sous-sol afin de débuter l'expérience. Jack se leva et expira avant de suivre le pas au docteur Crane.

" - Je dois dire... que vous semblez en savoir énormément. Je dois avouer que je suis surpris, Jonathan. "

Tout en descendant les escaliers, Jack senti son cœur battre la chamade, la porte se referma derrière lui. Toute seule. Il aurais juré que le Joker l'avait fermé de son plein gré mais il n'était qu'une hallucination qui ne pouvait interagir avec le monde réel. Du moins il l'espérais.

L'ambiance dans la salle était... glauque. Jack enleva sa veste et remonta ses manches. Dénouant son noeud de cravate il tenta un peu d'humour.

" - J'espère que vous n'avez pas des goûts particuliers. "

Il constata que l'ambiance mal à l'aise n'avait rien à voir avec le glauque, suite à sa petite phrase auquel Crane n'avait même pas dédaigné un sourire.

" - Ouais, l'humour c'est plus pour lui... le clown. "

Après cette tentative raté, il installa son portable afin de filmer la scène. Il pris une fiole dans sa poche et la tendis à Scarecrow.

" - J'ignore si je peux vous faire confiance, mais s'il vous plaît, injectez moi ceci si jamais il deviens trop... Joker. "

Napier s'installa doucement sur la chaise et se prépara à être serrer par les sangles.

" - Allons-y.. "

Le gaz de Crane s'invita dans le corps de Napier qui commença à trembler légèrement. Il ferma les yeux et serra les poings. Un bruit sourd tenta de sortir du corp mais la bouche serré de Jack empêcha ce bruit d'exploser... puis il lâcha la pression pour laisser entendre...

UN RIRE.


LE RIRE.



" - AHAHAHAHAHHAHA MWAHAHAHAHAHAH ! "

Les yeux de Napier s'ouvrirent et dévoilèrent une toute nouvelle couleur. Jaune menaçant, ses cheveux pourtant bien coiffés devinrent vert et semblait s'hérissé comme par magie puis la bouche pourtant si petite s'élargissait, déchirant les joues pour ouvrir sur un sourire énorme !


Et soudain le rire stoppa net. Joker observais le plafond silencieusement puis tourna sa tête légèrement en direction de Crane et observa la pièce autour de lui.

" - Sympa ce petit endroit. Mignon comme tout. "

Joker leva la tête pour voir son accoutrements de la tête au pied.

" - Pitié, ou est mon costard bien flashy... "

Il se cogna la tête plusieurs fois sur la table et gesticula comme un enfant faisant une crise devant ses parents.

" - JE VEUX PARTIR ! JE VEUX PARTIR ! JE VEUX PARTIR ! "

Une force démoniaque tira sur les sangles. Joker se débattais de toute ses forces et grogna comme un monstre.

" - Je vais sortir d'ici, Crane ! Et je vais anéantir tout ce que ce bouffon à construit ! Il veut m'enfermer. Il veut me tuer ! SAIT-IL AU MOINS QUI JE SUIS ? JE SUIS LE JOKER "

Dans son excès de colère, de la bave sortait du sourire du Clown qui grognais tel un ours enragé. Ses gros yeux jaune cartoon semblait exploser de l'intérieur.

" - Il ignore mais je l'ai sauvé ! Quand il n'était qu'un gamin, il m'a crée pour le sauver des griffes de son père ! J'ai sauvé Jack Napier et voici comment il m'enferme ! "

Son rire démoniaque résonnait dans le sous-sol.

" - Ou bien est-ce moi qui l'ai créer afin de combler ma solitude ! Qui est arrivé en premier ? L'oeuf ou la poule !! "

Joker gesticula de plus belles et ria nerveusement.

" - Mais qui tire sur la ficelle ! Moi ou lui ? AHAHAHHA ! "

Puis le Clown mîma une mélodie pour finir en chantonnant de sa voix rauque et ténébreuse.

" - I've got no strings to hold me down, To make me fret, or make me frown, I had strings, but now I'm free, There are no strings on meeeeeeeeeeeeeeeeeeee.... "






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MessagePosté le: Dim 16 Juin 2019 - 2:53
« C'est mon travail, Mr. Napier. Je dois continuellement apprendre. Je dois continuellement découvrir. Assimiler, analyser... et, bien entendu, comprendre. C'est mon travail. » Certains s'amuseraient du fait qu'il n'est plus payé, qu'il fait maintenant partie de la vermine incapable de pouvoir de nouveau se réinsérer professionnellement. Certains, oui, s'amuseraient du fait qu'il parle de son existence comme celle d'un travail, alors que dans la pensée de beaucoup, s'il n'est pas le prince du crime, à l'image du Joker, il en reste pas moins un tueur en série prolifique. Mais il a étudié. Il a été humilié. Tout ça pour obtenir ses autorisations d'exercer, d'enseigner. Tout ça pour avoir le droit de porter le prestigieux titre de « docteur en psychologie ». Ce n'est pas une société, qu'importe le visage de cette dernière, qui lui retirerait tout ceci.
Car la seule conséquence au fait de lui arracher ainsi une partie de sa vie... serait que toutes ces années d'humiliations verbales, de moqueries interminables, de harcèlements... auraient réussies leur objectif : détruire pleinement son existence. Alors, oui, chaque jour, chaque heure, il analyse, il étudie, tel le psychologue et psychiatre qu'il est, car c'est ce qui le représente, en partie. Il s'imagine extraire la pensée de ses interlocuteurs, de défaire chaque nœud, pour observer le mouvement d'une idée, d'une émotion, d'une envie...

Et trouver le meilleur segment à couper. Tel l'obsessif en émotion, en peur, en nature humaine, qu'il est. Et Napier est l'un des meilleurs cobaye pour une telle expérience.

Oh qu'il aimerait observer les propres fils de sa pensée actuellement. Quelle harmonie de couleurs cela doit être ! Une harmonie qui l'arrache un peu à sa réalité... jusqu'à ce qu'il remarque une partie de la tentative d'humour de son nouveau patient. Il hausse légèrement, très légèrement, un sourcil, avant de hausser légèrement les épaules. « Je crois, je suis certain même, que vous ne voulez pas connaître mes goûts. » Il accentue ainsi le silence sordide qui domine la pièce, avançant pour se poser aux côtés de Jack. « Oh non. C'était bien tenté... » Il récupère doucement la fiole, la faisant tourner avec dextérité et assurance entre ses doigts, avant de la ranger dans sa poche. « Vous devez juste trouver votre voie... petit clown blanc. »

Les mots viennent bien vite accompagnés le gaz, la toxine – une dose différente, l'expérience étant elle-même très différente des autres – tandis que le tueur au masque recule. Être dans l'angle de la caméra ? Très peu pour lui. Mais il voyait très bien où voulait en venir Napier. Du moins, il en avait une idée : montrer ce qu'est le Joker à la population. Utiliser le Joker comme un outil de communication. C'est l'objectif de Jack, du moins pour le docteur. La cassure qu'il veut créer, la muraille qu'il veut dresser entre ses deux personnalités... Tout est finement travaillé. Tout est parfaitement orchestré. Mais il en oublierait presque le fil rouge de sa propre nature.
L'opposition. La dégradation de sa santé mentale dans une lutte intestine qui pourrait lui coûter la vie. Qui gagnera ? Oh, Jonathan souhaite tellement le savoir. Car le Joker n'est pas qu'un outil de communication, tout comme Jack Napier... Ils sont des outils de peur.

Bien vite le rire du Joker résonne dans la sordide cave. Dans l'ombre de cette pièce, Scarecrow observe le Prince du Crime se libérer de sa prison mentale, des chaînes psychiques du candidat à la Mairie de Gotham City. Les mains toujours dans le dos, il penche légèrement la tête sur le côté. « Heureux que l'endroit te convienne. J'espère que tu pardonneras l'absence de couleurs, je suis en train de refaire la décoration. » Il approche légèrement du téléphone, hésitant un instant à le récupérer pour le briser, simplement. Il y a un problème au fait d'utiliser le Joker comme un outil de communication... Ce problème est simple : Jonathan n'a pas le désir d'être lui aussi utilisé ainsi. Haussant un sourcil lorsque la voix du Joker résonne plus fort, Scarecrow laisse entendre un léger soupir. « Combien de temps ? Combien de temps vas-tu tenir avant d'être de nouveau enchaîné à cette personnalité ? » Il sort la fiole de sa poche. Une fiole. Qu'il observe, la faisant de nouveau tourner entre ses doigts. « Il est malin. Il est plutôt malicieux. Tu es grotesque, dans le bon sens. Tu es particulièrement excessif. Votre duo est aussi vieux que le théâtre ou le cirque, j'espère que tu le comprends bien... » Il avance alors, ayant rangé le fiole. Posant sa main sur le fauteuil médical, il passe sa tête masquée au-dessus du Joker, ses yeux visibles à travers les fils du masque se plongeant dans ceux du Prince Coloré...

Sa voix sifflante se fait plus basse, mais étrangement plus présente, semblant réagir à la propre nature du Clown. « Survie. Instinct. Le corps à de surprenantes réactions face à certaines situations, je dois bien l'avouer. » Il continue de l'observer, de l'analyser... de le décortiquer. Cette fois, Napier n'est plus – ou peut-être est-ce une mascarade savamment orchestrée ? - et c'est l'esprit tortueux d'un Joker qu'il doit découvre. Redécouvrir même. Car là est le talent de cet homme : son esprit n'est, finalement, jamais réellement le même. Il est capable de tout improviser.
Peut-être est-il même capable d'improviser sa propre maladie. « Alors... tu souhaite détruire ce qu'il a construit. Ce que le clown blanc a construit. Mais quelles sont tes armes, Joker ? » Il recule alors légèrement, tirant une chaise jusqu'à lui, s'installant dessus, tranquillement.

« Quels sont les moyens que tu vas mettre en place ? J'aimerais bien savoir comment tu vas t'en sortir cette fois. » Oh, il le savait. Si la maladie est réelle, l'esprit de Napier est fragile. Et le Joker n'aura qu'a forcer à cet instant... Dans cette guerre psychique, Joker semble être celui qui domine la partie. Mais il veut être surpris.
Jonathan veut voir si la surprise sera là. Et si Napier réussissait à totalement dominer le Joker, à le faire disparaître ?! Quel visage prendrait Gotham ? Et quels vilains réussiraient à prendre la place du Prince pendant que le Clown Blanc joue aux Héros ?

Bientôt, le pied gauche de Crane bouge légèrement, en rythme avec la chanson de l'Auguste Joker. C'est vrai, qui à l'heure actuelle tire réellement les ficelles... ? Joker ? Jack ?
Mais le Joker semble oublier quelque chose... le marionnettiste est toujours en retrait. Il est toujours invisible. Hors de la scène. Ce personnage n'est pas le centre de l'attention... alors que les deux J sont actuellement au bord de toutes les lèvres.


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MessagePosté le: Dim 16 Juin 2019 - 13:41
Il comprenait. Du moins il commençait à comprendre la réel motivation qui avait poussé Jack à venir ici.
La réunion raté n'était qu'un prétexte pour ne pas attiser les curieux. Quand on souffre, quand on pense être atteint de quelque chose, nous allons voir un docteur. Devenant ainsi un patient.

Il fallait que Jack trouve un docteur qui ne sombre pas dans la folie du Clown. Il lui fallait un docteur qui avait déjà goûté au côté obscur. Crane était le parfait candidat. Maintenant il fallait trouver qu'elle était le problème...

Et Crane commençait à le voir.

Le visage dérangeant de Scarecrow n'était plus qu'a quelques centimètres de celui du Joker. Le Joker qui semblait différent, énervé mais le Clown est très rarement dans ce genre de colère.

" - Hmmmm, Crane continue de plonger ton regard comme ça dans le mien plus longtemps et je te jure que .... "

Joker restait impassible sur sa table, accroché comme un monstre car il en était un. Il écoutais Crane cependant, acceptant d'être le patient. Car le Joker aussi avait besoin de réponse. Du moins connaissait-il déjà sa réponse mais préférait-il la rejeter ?

Ce genre de cas est visible chez les personnes qui ont... peur ?

Le Joker aurait peur de quelques choses... mais de quoi ? ou de qui ? Jack Napier ?

" - Comme tu le dis si bien, tête-de-sac, Il me suffirais de pousser Jack à faire une mauvaise action pour qu'il sois tout à moi. Si le pauvre Jack tue une mouche... HOP. Tonton Joker est là ! Ce Jack est faible... c'est bien ça le problème... "

Joker semblait réellement protéger Jack de quelqu'un. Mais de qui ?

" - Mon esprit à moi est bien plus puissant, plus complexe que le sien. Durant toute ces années je l'ai cachés loin d'ici.... "

Joker ne parlais plus à Crane mais au téléphone.

" - Tôt ou tard il débarquera... Plus fort que toi et moi, réunis et là... ce sera la fin mon Jack ! "

Puis le Clown tourna son regard vers Crane qui était installé non loin de lui.

" - Je souhaite pas détruire ce qu'il construit non... je souhaite le préserver. Me garder un terrain de jeux pour... tu sais mon grand retour ! Mais lui, l'autre.... "

Joker explosa de rire, comme pour contenir quelque chose...

" - ASSEZ ! "

Une voix grave, rauque presque démoniaque venait d'exploser de la bouche du Clown.

L'esprit du clown était un chateau de cartes.. Enlever un carte et... le chateau s'écroule. Quelque chose se cachait dans les méandres de son esprit, quelque chose qui effrayait Jack comme le Joker. Le doute n'était plus permis...
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MessagePosté le: Sam 29 Juin 2019 - 11:07
Le Joker. Par nature, ce Prince du Crime n'a jamais été source de peur pour l'Épouvantail. Vantardise ? Pas réellement. Car, une chose est certaine par rapport au Clown : s'il n'est pas nécessairement source d'effroi, il se doit d'être source de méfiance. Cette réalité, elle, est inscrite dans la mémoire, dans le corps, de chaque Vilain de Gotham qui se respecte, qui cherche à garder un quelconque pouvoir sur un quartier ou même une simple ruelle e cette sordide ville. Pourtant, cela n'empêche pas Crane de simplement écouter sa menace. Certes, il n'oublie pas la puissance de cette dernière. Certes, il n'oublie pas ce qu'elle pourrait vouloir dire, mais... lentement, il y répond, de sa voix profonde. « Ne jure pas... Joker. Toi et moi, nous ne voulons pas que notre histoire se termine dans cette cave, n'est-ce pas... ? » Oh, bien entendu, Jonathan évite de se poser des questions. La simple idée de penser à Est-il en capacité de briser les sangles serait une preuve qu'il fait bien plus que se méfier du Clown. Non, il ne se pose pas de questions. Il attend de voir comment les choses évoluent, intérieurement méfiant, intérieurement préparé... à quoi ?

La dose salvatrice. Voilà qui redonnerait à Jack Napier la capacité à revenir. La fin attendue par ceux qui espèrent voir un nouveau Gotham.
La dose létal. Une peur profonde, qui se transforme en une terreur et en un effroi sans nom. Son cœur qui accélère, proche de l'explosion... L’adrénaline qui se déverse dans son corps. Une surdose. Un poison. Mais, encore faut-il que cela fonctionne réellement.
Puis... il y a lui. Le grand ami du Clown. Non, pas son humour, parfois étrange, parfois absurde, souvent malsain. Non, sa marque de fabrique. La lame. Le couteau. Le coup de lame bien placé. Cela déchirerait sa peau, ouvrirait ses artères. Il se viderait de son sang. Le connaissant, il rigolerait à plein poumon. Rien que pour attirer le regard de son bourreau. Mais qu'il ne s'inquiète pas... si cela devait arriver... Crane observe toujours ses victimes. Il ne détourne jamais ses yeux de celles-ci. C'est bien trop plaisant. Bien trop agréable à regarder. Et surtout... cela permet d'en apprendre beaucoup sur sa victime. Ses derniers instants ne seront pas ceux d'un mensonge.

Le dernier souffle du Joker. Ils sont beaucoup à en avoir rêvé... Il a l'occasion de le faire. Mais, malgré la méfiance naturelle, il ne profitera pas de son avantage actuel. Après tout... n'est-il pas son patient actuellement ? Quel genre médecin tuerait son pa- Ah. Oui, l'erreur est compréhensible. Mais ce patient est plutôt spécial. Car, si de nombreux vilains comme justiciers ont secrètement espéré la mort de ce Prince Coloré, il fait parti de ceux qui préféraient comprendre bien plus cet homme... D'en attraper l'essence, de la maintenir entre ses doigts... Comprendre sa peur, contrôler sa peur. En soi, c'est ce qu'il aimerait.

Alors, il l'écoute, simplement. Car dans les mots du Joker – n'interférant d'ailleurs pas dans ce monologue, canalisant les possibles questionnements de son patient dans un coin de sa tête pour le ressortir plus tard –, il commence à apercevoir des frissons, des convulsions, à son âme. De marbre à l'extérieur, il assimile chaque chose à l'intérieur. Le tableau qu'est en train de peindre Joker, nulle doute que seul Jonathan aurait pu le comprendre de la façon la plus claire possible. Dans l'ombre de ces troubles de la personnalité, une peur demeure, présente pour les deux êtres, semble t-il. La faiblesse d'un esprit... La simplicité d'un esprit... Cela peut entraîner de lourdes conséquences. Une troisième silhouette... Une troisième silhouette qui pousse Jack Napier a avoir besoin, finalement, du Joker. De son esprit complexe, de sa force mentale supérieure. Oui, ces choses là, le Joker ne les cache pas... et alors qu'il parle au téléphone, le Docteur retire une fiole de son dispositif, pour en glisser une nouvelle, différente. Le mécanisme se purge, alors que la substance vient remplir le réceptacle trouvé au niveau d'un de ses doigts. Et, lorsque le Joker commence de nouveau à lui parler... « Lors de ce grand retour, essaye de te rappeler de mes mots... Il est normal d'avoir peur » Il approche... il s'attendait à cette troisième voix.

C'était le seul retournement de situation possible. Le Joker. Jack Napier...
Et le troisième... Et alors que l'ordre tombe, il s'arrête. Regardant les yeux de cet homme à la voix si rauque. Les mains dans le dos, il attend, tranquillement. Puis, simplement... « Bonjour. Enchanté de vous connaître... » L'espoir qu'il a pu donner au Joker, ou à Jack si ce dernier regarde depuis les profondeurs de son esprit, est finalement faux. Car s'il s'attend à avoir besoin du sérum... il s'attendait aussi à avoir envie d'échanger avec lui. « Ai-je besoin de me présenter ? »


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MessagePosté le: Mar 2 Juil 2019 - 17:35
Le corps du Joker était calme. Son visage était revenue sur les traits de celui de Jack mais son esprit avait changé. Activé tel un bouton On/Off. Le spectacle venait encore de changer. L'acteur aussi. Nous assistions à une pièce de théâtre, à un combat de gladiateurs dans une arène appelé l'esprit.

Les yeux rouge sang perçait le visage froid du nouveau Joker. Il ne souriais pas non. Pourtant ses yeux semblait aborder une énorme satisfaction.

" - Ainsi, je contrôle son corps. Sa voix et... sa pensée. C'est donc ça l'effet. Je me sens... bien. "

Après une grande bouffée d'air, il observa son corps de la même manière que le Joker l'avait fait avant lui. Puis il tira sur ses sangles. Un coup sec. Dur.

Toujours emprisonné, il observa Crane. Longtemps.

" - Jonathan... "

Son regard sanglant plongea dans celui du docteur. Les deux êtres ne se parlait pas mais semblait partager bien plus que ce regard. Le silence avait duré une éternité. Le combat venait de débuter.

" - Qui es-tu... "

était-ce réellement une question ? "Jack" leva sa tête pour s'approcher de l'épouvantail.

" - Qui es-tu... réellement. "

En terminant sa phrase et il pencha sa tête sur le côté puis un petit sourire démoniaque se mit à apparaître sur son visage.

" - Nous sommes tous quelqu'un derrière notre rôle de méchant. Tu vois ? tu es née exactement comme tout le monde, tu as eu des parents, j'en ai eu. Une famille qui t'as aimés.. ou pas. Nous ne sommes pas nés méchants. Le monde nous a rendu comme ça car le destin en à décidé ainsi. Le bien, le mal... ce ne sont que des principes qui tiennent sur une corde tendu. Tel un équilibriste réalisant son numéro sans être entraîné. "

le détenu claqua sa langue.

" - Une petite poussée, une simple poussée... ne suffit pas non... L'équilibriste reprend son équilibre puis la poussé n'existe plus... Mais si... si l'on coupe la corde. Alors l'artiste tombe et... "

Ses yeux alla du plafond au sol.

" - Splash... l'équilibriste meurt avec les principes et le spectacle deviens... chaotique. "

Le patient de l'épouvantail chercha quelques choses des yeux partout autour de lui.

" - Le monde, ces gens... ils sont pathétique. L'humain s'accroche à des croyances, à des principes. Pourquoi ? Car il a peur de sa vraie nature ?
"

Ses yeux retournèrent sur Scarecrow.

" - Et nous ? Les méchants, sommes-nous ce que nous sommes car nous avons peur de qui l'on pourrais être ? Es-tu l'épouvantail car tu as peur... de toi, de ce monde ? "

Un grognement sorti de sa bouche tel un monstre affamé.

" - Tu te caches derrière ton personnage tel un enfant déguisé en Superman le soir d'Halloween. Tout comme le Joker se cache derrière Jack et vice-versa. Moi je suis la vraie nature, je suis ni lui, ni l'autre. "
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MessagePosté le: Sam 13 Juil 2019 - 14:22
Intéressant retournement de situation... La présence d'une troisième personnalité, aussi intense, aussi importante dans la psyché complexe de cet individu n'est pas une chose de prévisible. Le Joker, par sa nature extravagante s'est toujours vanté d'être le personnage central de tout ceci... Napier, par sa parole, par ses qualités d'orateur, défie cette réalité. Quels splendides énergumènes... Non... Quels splendides sujets de tests. Oui, il serait incroyable, impossible même, que cet individu appartienne pleinement à l'Épouvantail... et pourtant, ils pourraient être bien plus mis en avant. Car, derrière leurs divers talents, ils ont réussi à cacher le pire. Du moins, celui qui se présente comme le pire...
Celui qui attend, dans l'ombre. Celui qui habiterait, selon ses propres dires, ce cœur depuis sa naissance. L'homme qui est né, l'âme innée. A l'inverse de Napier et Joker, qui seraient donc des parasites, acquis avec le temps. Oui... décidément. Quel magnifique retournement de situation.

Toujours proche de ce Joker qui n'est pas le Joker , il a hoché la tête lorsque les premières paroles ont résonné à travers cette pièce. Il l'écoute, en auditeur attentif, silencieusement, assimilant chaque mots, chaque pensée qui sont mises en avant par cette personnalité dominante – cette nouvelle personnalité dominante. Car, d'une manière ou d'une autre, il peut très bien mentir. Au psychiatre. Ou tout simplement à lui-même. Croire qu'il est le premier, qu'il la base, la fondation de toute cette psyché, comme il le laisse entendre à la fin de son laïus. Mais les choses ne sont pas aussi simple. Du moins, pas toujours aussi simple. Parfois, celui qui pense être le premier n'est finalement que le dernier d'une longue liste de déçu, de frustré. Et, parfois, celui qui porte un masque ne le fait pas pour cacher sa véritable nature...

« Vous êtes un patient fort intéressant... Mon avis sur le Joker, ou même sur Napier, a toujours été brouillé par diverses choses. Je suis un homme de science, en partie, voyez-vous... et il m'arrive – souvent – de préférer l'étude à la conclusion hâtive. Principalement, d'ailleurs... » Il commence légèrement à marcher, autour de cette table sur laquelle est toujours attaché l'homme dont le nom lui est, pour le moment, inconnu. « Comment souhaitez-vous que je vous nomme ? Jack ? Joker ? Ou alors... Oh. Je sais. Ace. L'as. Cela semble vous convenir parfaitement. Le premier chiffre. » Il dévie bien vite ce sujet d'un revers de la main, continuant son observation. Les mots qu'il a dit, les images qu'il a utilisé. Tout ceci était fort. Tout ceci était intense...

Mais surtout, incomplet et partiellement faux. Et vu qu'il est l'heure de certaines confessions...

« Jonathan Crane... est celui qui se trouve derrière ce masque. C'est ainsi que les gens me voient. C'est ainsi que vous me voyez. Scarecrow est celui qui porte le masque... » Il arrive derrière cette personnalité dominante... Ses mains, doucement, viennent se poser de chaque côté de son visage. « Mais imaginez... un seul instant... que je suis bien né Scarecrow... Ou que ma nature était destinée à l'être. » Un petit rire froid traverse ses lèvres... Une de ses aiguilles vient frôler la joue de ce Jack qui n'est pas Jack Napier, sans pour autant le blesser, l'infecter. « Certains ont parfois besoin d'un masque... pour dévoiler le démon qui est en eux... » Il approche son visage du sien... « Et parfois, il faut tomber... s'écraser... pour comprendre notre véritable nature... Alors... dans ce cas là... Qui je suis ? » Il reste là, quelques instants, avant de reculer légèrement.
« Vous êtes plus qu'intelligent. Je ne vous ferai pas l'insulte de vous considérer comme un imbécile et un ignorant. Vous savez ce que j'ai fais par le passé... » Il avance alors. « Oui, la société est pathétique. Car elle croit que la folie est contre-nature, alors qu'elle fait partie de l'humain. Car elle croit que la Peur est maléfique, alors qu'elle n'est ni bonne, ni mauvaise. La société est binaire. Et, dans tout ça, je ne suis qu'un messager d'une sombre vérité... La peur est partout. Elle est l'essence même de la nature humaine. Sa limite. Et c'est pour cela que l'humanité a peur de ceux qui veulent instiller la peur. Comme Batman. Comme moi. Et comme d'autres... » Il s'installe alors dans son fauteuil, croisant les jambes.

« Je ne suis personne, Monsieur. Je ne suis qu'un fou qui s'amuse à montrer à l'humanité sa limite, lui montrer ce qu'elle doit surpasser. Pensez-vous que j'ai obligatoirement besoin d'un masque pour cela... ? » Alors, lentement, il retire son masque. « Le masque n'est que mon vrai visage. Le vrai visage de mon âme. Mais lorsque je dis « Bienvenue dans mon cabinet, que puis-je pour vous »... je ne fais que la même chose. Différemment. La toxine. Un outil. Ma voix, mes mots. D'autres outils... La peur est partout, Véritable Nature de Jack et Joker. Je ne suis personne. Je ne suis qu'un fou... qui veut continuellement avoir peur et arracher la peur aux autres. »

La peur est limite. Mais la peur est aussi moteur. Sans peur, pas de courage.
Tandis que la folie est le fossé dans lequel les êtres sombrent, lorsqu'ils sont face à cette limite.

Mais, est-ce que tout est vérité dans les mots froids de l'Épouvantail. Là est la question. Est-il possible que le masque soit réellement l'apparence d'une âme ou est-il lui aussi en train de se mentir ?
Qu'importe la réponse. L'Épouvantail, Jonathan Crane... une chose est sûre le concernant. La peur est sa nature.


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Situation : Jack sombre peu à peu dans la solitude et la folie. Cependant il fait de son mieux pour rester l'homme qu'il est... qu'il désire rester. Jack Napier. Mais pendant combien de temps ?
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MessagePosté le: Mer 17 Juil 2019 - 17:03
Crane expliquais comme il se voyait, sa voix monotone et froide posais les bases. Ces deux psychopathes qui se parlais l'un à l'autre, pouvais, voulait détruire le monde pour imposer leurs pensées.

Alors que Scarecrow s'installais dans son fauteuil, contre toute-attente, Jack.. du moins ce qu'il reste... se leva de la table... ses liens étaient défait.

" - La vie, tel que les gens la perçoive. N'est qu'un simple mirage... un tour de magie. "

Il se frottais les poignets et caressa sa langue sur ses lèvres. Puis il s'approcha doucement, lentement vers Crane. Les bras derrière son dos et le visage pincé.

" - Je vais bientôt devoir te laisser.. Jonathan. Mais avant ça... n'oublie pas ce petit téléphone qui filme tout depuis le début. "

L’énergumène, celui qui été appelé l'As par l'épouvantail, s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de son "docteur". Il pointa de son long doigt le téléphone.

" - Je vais te faire une proposition. Toi et moi, nous allons plonger la ville dans le chaos. Nous allons délivrer du mal. Un jour ou l'autre je serais prendre le dessus, et quand ce moment viendra... "

Il plaqua ses doigts sur la poitrine de Crane.

" - ... Je veux que tu me retrouves.. Ensemble nous pouvons créer le poison le plus dangereux, le plus cruel... Imagine si ton gaz, et mon sang... ne faisait plus qu'un... "

Le monstre se releva. Il semblait plus grand que Jack, plus musclé que le Joker aussi.

" - Tu peux supprimer notre petit dialogue de la vidéo... que l'on garde ça entre... nous. Ou bien laisse Jack être au courant... Comme bon te semble. "

Il se ré-installa sur le lit puis glissa de nouveau ses membres dans les liens afin que Jack ne se doute de rien.

" - Quel agréable nuit... "
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