Déicide à Gotham City [WW]

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MessagePosté le: Mer 22 Mai 2019 - 11:11
Gotham City est une ville troublée.
Si elle l’est depuis des années – depuis toujours, pour cette cité forgée sur la tombe d’un sorcier maléfique, qui n’a cessé d’influencer négativement ceux qui y vivent, la situation semble se dégrader ; encore.
Quelques mois de paix et de douceur n’étaient qu’une illusion ; un montage, odieux mais efficace.

La Ligue des Ombres rôde dans les allées, et semble contrôler les criminels ; mais la résistance s’organise, et la situation explose.
Le Joker a attaqué la soirée de fiançailles de Bruce Wayne, le fils préféré de la ville. Des dizaines d’invités sont désormais infectés par une drogue étrange, qui les pousse à ressembler au Monstre ; ce n’est pas le pire.
La fiancée de Bruce Wayne a été touchée, et ne l’a pas supporté ; elle est en état de mort cérébrale. Le Batman ne l’a pas supporté.

Le Joker a été retrouvé et passé à tabac ; plus fort, pire que d’habitude.
Il a changé, alors.
Se disant être Jack Napier, et guéri du Joker, il dénonce les pratiques du Chevalier Noir et entend gagner la future élection municipale ; tandis que Oswald Cobblepott entend mener la lutte de son côté, pour le contrôle de la ville.

Le moment est terrible – et le Batman s’est enfoncé dans la violence et la solitude, de chagrin et de fureur.
Il semble en revenir ; mais il a perdu du temps… et bien des événements le gênent et le retardent, surtout.

Le sorcier maléfique à l’origine de Gotham City se réveille, et le Batman essaye de gérer ça avec Zatanna ; ce n’est pas la seule menace.
Le Chevalier Noir pousse un profond soupir, en fixant plusieurs policiers qui s’articulent autour d’une cave d’immeuble qui a été ouverte, quelques heures plus tôt ; autour d’une scène de crime.
Et il grimace, en sentant que cela va le hanter longtemps.


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Le commissaire Gordon ne lui fait plus confiance, et il peut comprendre pourquoi ; il a été trop loin avec le Joker, tout simplement. Il en paye le prix, par le manque d’informations et d’éléments transmis par son élément.
Mais il fait sans ; il arrive à faire sans.

S’il adopte un costume plus léger et souple, plus limité pour retrouver ses sensations et se retrouver lui-même, Bruce conserve quelques gadgets. Il a ainsi pu pirater les fichiers du G.C.P.D., et accède directement aux éléments enregistrés par les spécialistes.
Il voit, alors.
Il voit qu’un propriétaire excédé par des impayés de loyers a ouvert une cave louée à un anonyme, et a découvert… l’incompréhensible ; l’horreur incompréhensible.
La cave a été fermée a priori pendant des semaines, voire des mois. Sans ouverture – sans fenêtre, sans porte ouverte ; rien. Rien, hormis le silence et l’obscurité… avec quelqu’un, abandonné dedans. Quelqu’un qui a lutté. Quelqu’un qui a essayé de s’enfuir.
Quelqu’un qui a échoué… et est mort.
Et a été retrouvé figé dans une posture étrange – dans une situation étrange.


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Le Batman le reconnaît ; Apollon.
Dieu du soleil et de beaucoup d’autres choses… de l’Olympe ; qu’il connaît, aussi. Pour avoir mené une lutte impossible contre Arès, après avoir perdu la vie – et l’avoir retrouvée, pour le bon plaisir du dieu.
L’Olympe ne lui rappelle pas de bons souvenirs… notamment car il pense alors à Diana ; Wonder Woman. Qui restera à jamais Diana, pour lui.
Exemple. Guerrière. Alliée. Amie.
Compagne, un temps. Et… mère de sa fille, qu’ils ont connu par un voyage temporel – qui s’est sacrifiée, devant lui ; et qui ne viendra pas, après un affreux tour du destin.


« Hrm. »

Il grogne ; il grimace.
Il ne veut pas… il ne veut pas faire ça. Car ça fera mal, il le sait.
Mais il n’a pas le choix – et le fait, alors.
Il utilise le dispositif de la Justice League pour l’appeler, et lui transférer les premières images du cadavre d’Apollon ; figé dans une posture étrange, debout et fumante. Mais mort.
Définitivement mort.

Bruce soupire, et envoie également ses coordonnées ; le toit où il se trouve.
Pour qu’elle vienne. Pour qu’elle l’aide.
Pour qu’elle tente de régler ce déicide… en le rejoignant.
Sur le toit d’un nightclub qui a ouvert récemment – et qui se fait appeler Aphrodite’s, tout simplement. Ce qu’il ne manque pas de relever, et ce qui commence déjà à l’irriter…


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MessagePosté le: Mer 22 Mai 2019 - 17:57
Déicide à Gotham


Elle ne mit pas plus de deux minutes à arriver. Juste le temps d’une communication avec Cyborg et d’une brève explication avant de sauter dans un Tunnel boum et de ressortir exactement là où Bruce l’attendait.

Pas plus de deux minutes, le temps qu’elle réagisse à la photo et au message et qu’elle comprenne qu’elle devait à tout prix aller à Gotham. Deux minutes, le temps de s’octroyer un peu de surprise quant au destinataire des messages. Non pas que Bruce et elle ne se parlaient plus, c’était juste… C’était compliqué. Il s’était écarté de la League, et elle pouvait comprendre pourquoi, parce qu’elle aussi avait fait le choix d’offrir une grande partie de son temps au Conseil de l’Univers. Ils avaient eu besoin de distance tous les deux, parce que la perte avait été lourde et douloureuse – et elle l’était toujours. Elle savait ce que ces messages et cet appel lui avait probablement coûté, tout comme elle savait que des reproches seraient difficiles à faire. Ils étaient amis depuis de longues années, et il avait été pour elle un repère à travers les ans et les épreuves. Elle lui devait bien des victoires, mais aussi des moments de paix et sa foi en lui était inébranlable – malgré tout. Alors elle lui laissait le luxe de choisir comment se passerait cette réunion, s’il voulait parler ou continuer à s’isoler, avant de croiser les bras et lui remonter les bretelles.

Ce qui arriverait tôt ou tard, elle en était consciente.
Mais s’il préférait tard… et bien, ainsi soit-il.

Le Tunnel se referma derrière elle, et ses yeux se posèrent immédiatement sur la silhouette accroupie du Chevalier noir de Gotham. Son ami. Un homme parmi tant d’autres, mais également tellement différents… tellement spécial. Diana se rapprocha du bord du toit et assimila la scène en contrebas.

La façade du club, pour commencer, et le nom, indiqué en grandes lettres couleurs néons. Mais aussi, surtout, la police et le corps encore fumant d’Apollon.

« Par Héra, » souffla-t-elle.

Elle se mit doucement à genoux à côté de Bruce et ferma un bref instant les yeux. L’image d’Apollon, de son visage creusé et de la lumière vacillante et faiblissante dans ses yeux encore ouverts se grava à l’intérieur de ses paupières. Quand elle rouvrit les yeux, ils se tournèrent rapidement vers Bruce.

« Merci de m’avoir appelée, » lui dit-elle.

Elle hésita un bref instant avant que toutes ses barrières, toutes ses craintes et les doutes qu’elle avait ne s’effritent instantanément. C’était ironique, d’une certaine façon, d’avoir passé tous ces mois à se demander comment il allait, ce qu’il se passait pour lui, à avoir suivi les évènements sur Gotham et découvert les missions qui avaient pu se passer. Idiot, aussi, d’avoir craint ces retrouvailles et le bagage de souvenirs qu’elles raviveraient inévitablement, parce que dans tout ce chaos laissé par la guerre contre Darkseid, elle avait oublié… elle avait oublié qu’ils avaient vécu plus que les récentes horreurs ensemble. Côte à côte. Elle avait craint… en vain. Parce que se tenir près de lui à nouveau, c’était tellement naturel que c’en était déconcertant. Peut-être venait-elle enfin de retrouver ce qui lui avait manqué ces derniers mois. Peut-être avait-elle finalement comblé ce vide qui l’avait hantée et qu’elle avait mal identifié.

Alors elle tendit la main et la posa sur l’épaule de Bruce, sans hésitation, aucune.

« Je suis contente de te revoir. »

Une pression, douce mais brève, avant qu’elle ne retire sa main et qu’elle ne reporte son attention sur le corps à leurs pieds. Le GCPD examinait toujours la scène de crime, mais elle voyait bien que ceux qui se rapprochaient du corps ne savaient pas trop quoi en faire. Tout, dans la posture jusqu’à l’apparence de la victime laissait entendre que ce n’était pas un crime normal. Et ils auraient raison de le penser.

« Dis-moi tout ce que tu sais pour le moment. »






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MessagePosté le: Jeu 23 Mai 2019 - 8:46
Le Batman sent l’arrivée du Tunnel-Boum avant même qu’il s’ouvre.
Il réagit comme à son habitude.


« Hrm. »

Il grogne, et esquisse une grimace.

« Diana. »

Avant de la saluer, en énonçant simplement son prénom ; sans se retourner. Sans la regarder.
Il ne peut pas tout de suite.
Il doit d’abord inspirer longuement, reprendre le contrôle ; maîtriser ses muscles, sa respiration. Son être. Son esprit.
Son cœur.


« C’est… »

Il frissonne légèrement, quand elle se rapproche et se met à genoux à ses côtés ; une réaction quasiment imperceptible… mais il sait qu’elle la détectera. Elle est bien trop forte.
Elle est bien trop… trop. Tout simplement.


« Merci d’être venue. »

La réponse est rapide, presque gênée ; mais sincère.
Il envisage d’autres éléments – d’autres déclarations ; des explications, aussi.
Rien ne vient.
Oh, Bruce voudrait parler bien sûr… de ce qu’ils ont vécu ensemble, de la façon dont ça s’est terminé ; de ce qu’ils ont perdu, surtout. Il voudrait s’excuser de sa fuite, de leur fuite commune. Il voudrait crever l’abcès.
Il voudrait lui demander de l’aide, aussi. Pour gérer la folie de la ville. Pour gérer sa propre folie, après… après Julie ; pour gérer Julie, aussi. Et Selina.
Il voudrait de l’aide de son amie, qui demeure plus qu’une amie ; mais rien ne vient. Et s’il se perd en conjectures et troubles, il frissonne brutalement quand elle le touche… car il ne s’y attendait pas.
Car il l’espérait, et ne sait comment y réagir.


« Hrm. »

Alors il grogne ; alors il semble se refermer sur lui-même.
Comme à son habitude.
Même s’il sait qu’il ne faut pas. Même s’il sait qu’elle n’aimera pas. Même s’il sait qu’elle le forcera à en sortir… et qu’il en sortira.
Il soupire, alors. Puis secoue la tête.
Et parle, après la question de Diana ; venue après qu’elle ait retiré sa main, sûrement en sentant son trouble.


« Un homme de taille moyenne et d’allure anodine a loué une cave il y a un an, ici. Le propriétaire n’a pas fait de vérifications, et a apprécié les paiements mensuels en liquide ; rien d’anormal à Gotham. Cette cave sert de logement, aussi désagréable que cela puisse être ; le propriétaire dispose de tout l’immeuble, et est un marchand de sommeil.
Depuis trois mois, les paiements ne viennent plus. Le propriétaire a relancé le locataire, mais les courriers lui reviennent. Le propriétaire a eu quelques ennuis de santé, et n’a pas réagi avant aujourd’hui ; il n’a plus supporté, et a ouvert la porte de force.
Pour découvrir le corps d’Apollon ; figé dans une posture de statue fumante.
Les scientifiques font des relevés, j’y aurais accès d’ici peu. A priori, il y a des traces de vie et de tentatives de fuite vieilles de six mois… Apollon peut avoir été enfermé ici depuis autant de temps. Dans une pièce entièrement fermée, mais sans sécurité lourde ; et entièrement dans l’obscurité. »


Sa voix est lente, calme ; professionnelle.
Il prend ensuite une grande inspiration, et enchaîne.


« Plusieurs questions se posent.
Pourquoi Gotham ? Pourquoi Apollon a-t-il enfermé ? Pourquoi n’a-t-il pas pu s’échapper ? Qu’est-ce qui l’a tué ?
Et surtout… qui peut s’en prendre à un dieu, et réussir à le tuer ? »


Bruce prend sur lui, et se tourne vers Diana ; pour la première fois.
Dieux qu’elle est belle, pense-t-il ; dieux qu’elle lui a manqué.
Mais il rejette ces pensées, et soupire encore. Plus lourdement.
Avant d’esquisser un sourire triste.


« Je… suis également heureux de te revoir, Diana. »

Ce qui est vrai.
Mais ce qui fait mal, aussi.


« Evidemment, tu as noté le nightclub sur lequel nous nous trouvons, à proximité de la scène de crime. »

Aphrodite’s ; ce n’est pas une coïncidence.

« Le G.C.P.D. part bientôt, nous pourrons forcer les barrages et accéder à leurs systèmes. »

Il se relève et grimace.
C’est plus facile, quand Gordon lui permet d’accéder aux éléments ; mais l’ambiance a changé entre eux. Et c’est entièrement de sa faute.


« Comment veux-tu procéder ? »

Le Chevalier Noir s’enferme dans sa cape, et attend ; Diana est la spécialiste.
A elle de déterminer la suite.
A elle de lancer la marche… après son discours et ses réprimandes, bien sûr ; il sait qu’elle ne pourra pas s’en empêcher. Il la connaît.
Et cela ne lui déplaît pas.

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MessagePosté le: Jeu 23 Mai 2019 - 23:06
Déicide à Gotham


Diana écouta avec soin chacun de ses mots, retrouva ses vieilles habitudes et ses vieux instincts de disséquer chaque intonation, chaque fluctuation de la voix de Bruce. Caché derrière son masque, caché derrière l’image du Batman, il s’oubliait bien plus souvent qu’il n’aimerait l’admettre, mais elle et Clark… Ils avaient appris à remonter les indices, aussi légers soient-ils. Sans manquer de respect à Clark, elle avait un instinct tout particulier pour ces petites enquêtes microscopiques que lui n’avait pas encore réussi à maîtriser. Quant au pourquoi du comment, elle en avait quelques idées bien sûr, mais ce qui importait, au final, c’était qu’elle le comprenait même quand lui refusait de se comprendre. Ou de se faire comprendre. Par conséquent, elle voyait ses détours et les efforts qu’il fournissait pour ne pas aborder certains sujets qu’il savait inévitables. Inévitables, parce qu’elle savait. Elle savait ce qui lui était arrivé, ce qui était arrivé à sa ville, à sa fiancée, et à tout ce qu’il avait bâti jusque-là. Elle savait les raisons de son trouble. Mais, paradoxalement et ce malgré le bagage volumineux qu’il y avait entre eux, Diana ressentait une sorte de paix intérieure. Pour la première fois depuis des mois. C’était… c’était comme un peu d’espoir au bout d’un tunnel jusque-là privé de lumière. Peut-être… peut-être qu’ils pourraient avancer. Peut-être qu’ils n’étaient pas perdus.

Elle ne le quitta du regard que quand il se redressa, et ce seulement pour de nouveau glisser son attention en contrebas.

« On ne s’en prend pas à un Dieu, » répondit-elle finalement, après quelques secondes. « Il faut être quelqu'un de très spécial pour en tuer un, tu le sais aussi bien que moi, mais pas… pas comme ça. » Elle désigna la cave et le corps d’Apollon d’un léger signe de la main. « Et s’il y avait eu un combat entre Apollon et un adversaire assez puissant pour l’éliminer, tu ne l’aurais pas manqué. » Elle releva la tête vers Bruce. « Crois-moi. »

Elle poussa un petit soupir et se releva à son tour. Ils n’étaient qu’à quelques mètres du sol, mais le froid semblait déjà plus agressif ici qu’au sol. Elle n’était pas spécialement sensible aux écarts de températures, mais Gotham lui donnait toujours l’impression de pénétrer sa peau plus durement, plus violement. Et ce soir, avec la terrible scène à leurs pieds, l’effet n’en était que plus fort.

« Je ne suis plus la bienvenue sur l’Olympe depuis que j’ai libéré Arès pour le combat contre Darkseid, mais je l’ai senti… Il se passe quelque chose, Bruce. J’ai enquêté, j’ai cherché Arès partout puisqu’il est devenu mon fardeau. J’ai fait le choix de le sortir, mais je n’ai rien. Aucune piste, aucun signe. Rien. Et maintenant… ça ? »

Elle secoua doucement la tête, l’air soucieux. Elle avait vénéré les Dieux sur Themyscira. Elle leur avait murmuré ses pensées les plus secrètes et s’était imaginée courir à leurs côtés pour trouver de la force là où elle n’en avait plus. Elle avait changé depuis son premier départ de l’île. Elle avait rencontré les Dieux, découvert l’Olympe et s’était rendue compte que tant d’années, tant de siècles passés loin de tout en avaient fait des créatures puissantes, certes, mais détachées. Elle avait été en colère, parfois. Mais jamais… Jamais elle ne pourrait se réjouir de ce qui était arrivé à Apollon, et la douleur n’était que trop réelle et profonde. Personnelle.

Elle secoua doucement la tête puis releva les yeux vers le club.

« Le bon sens voudrait que nous commencions par enquête sur le propriétaire, mais je ne crois pas qu’il soit responsable de la mise à mort d’Apollon. Tu as raison, ceci dit. Un club avec un nom comme ça à quelques mètres à peine de son corps… ce n’est pas un hasard. Commençons par-là dès que nous aurons pu jeter un coup d’œil à cette cave. »

Diana garda le silence quelques instants – quelques secondes, vraiment, mais bien assez pour que ses pensées ne s’organisent autour d’un autre début de vérité, d’une autre piste à creuser. Elle releva les yeux vers Bruce et le dévisagea longuement, pensive.

« Pourquoi Gotham ? Tu as raison… Pourquoi Gotham ? »

Son regard se fit un peu plus intense sans pour autant devenir acéré, bien au contraire. Elle avait beaucoup à dire, et certaines choses seraient plus aisées que d’autres à entendre, mais elle restait… il restait son ami, son… il serait à jamais une partie d’elle, et sa compassion pour lui était sans limite. C’est donc avec douceur qu’elle reprit la parole.

« Gotham n’est pas au mieux de sa forme, Bruce. La coïncidence est possible mais ... le contraire peut aussi être vrai. »

Tu n'es pas seul, voulait-elle rajouter. Plus maintenant. Mais certaines vérités... Certaines vérités sont parfois trop lourdes à porter. Si elle ne pouvait pas utiliser ses mots-là, elle pouvait les lui communiquer autrement, et c'est ce qu'elle fit via son regard.






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MessagePosté le: Ven 24 Mai 2019 - 16:51
 « Hrm. »

Un grognement.
Un de plus ; mais le Batman ne s'arrête pas là, même s'il le voudrait – même si une part importante de son esprit rejette toute idée d'aide, refuse la possibilité d'en avoir besoin.
Heureusement, cette part ne le domine pas ; pas ici, en fait. Pas maintenant.
Pas avec elle.


 « En... effet. »

Il soupire lourdement – et a envie de détourner la tête ; il ne le fait pas.
Mieux, il lève même ses bras, et libère son corps de sa longue cape. Il sort d'elle, il sort de l'ombre qu'elle fait peser sur lui.
Un pas petit, mais important pour lui.


 « J'ai pleinement conscience qu'Apollon n'aurait pas pu être tué ainsi, s'il avait pu se battre ; il en a donc été empêché. Mes précédentes... rencontres avec l'Olympe sont suffisamment récentes pour que je connaisse pleinement la puissance de ces dieux ; ce qui m'interpelle, dans ce décès. »

Bruce a lutté contre un dieu ; contre Arès.
Deux fois.
La première... a été terrible, car Arès l'a tué. Pour pouvoir le ramener, en lien avec Hadès, et ainsi asservir Diana ; utilisant la défaite de Bruce comme levier pour l'obtenir, elle.
La seconde sur l'Olympe. Après la résurrection. Après l'entraînement. Après les Travaux. Après être devenu un Champion Grec... pour elle ; pour la libérer. Pour combattre Arès, et offrir cela en tribut à Zeus – lui redonnant la puissance nécessaire pour corriger son fils.

Le Batman connaît bien l'Olympe, oui.
Et il avait espéré ne plus jamais avoir à croiser ces dieux.


 « Soyons directs : le suspect idéal est Arès, Diana. »

Bruce soupire, et lance ce terrible pavé dans la mare ; il n'attend pas, n'y met aucune forme.
Direct. Brutal. Efficace.


 « Mais c'est trop évident. »

Surprenant, également.

 « Je suis intimement persuadé qu'Arès n'est pas responsable de cet événement. »

Voir même choquant.

 « Certes, Arès est libre après la lutte contre Darkseid. »

Sa voix est calme, lente ; concentrée.
Mais il ne peut réprimer une grimace, en rappelant ce moment – ce combat.
Qui a impliqué la perte de leur fille, qui ne naîtra jamais, maintenant.


 « Mais... cela ne ressemble en rien à Arès. Qui aurait sûrement des griefs contre Apollon, mais... ce n'est pas son style. Et s'il demeure cruel et vicieux, le dieu de la guerre aurait signé ce meurtre avec plus d'éclat ; au minimum pour signaler son retour. »

Bruce s'approche du rebord de l'immeuble, et pose sa botte dessus ; ses paupières se plissent, alors qu'il aperçoit quelque chose, en bas.

 « Mmh. »

Il se tourne ensuite vers Diana, alors que Renee Montoya cesse d'utiliser un étonnant mouchoir rouge pour nettoyer des lunettes déjà propres, et quitte la scène de crime avec ses collègues.

 « Nous pouvons voir la cave. »

James Gordon et le G.C.P.D. se méfient du Batman et lui refusent son aide ; mais il n'est pas sans ami, au sein de la police.
Le Chevalier Noir attend quelques instants, et suit des yeux la dernière voiture officielle qui quitte les lieux ; c'est bon. Ne restent que deux agents en poste jusqu'au lendemain matin, procédure officielle qu'il connaît bien.


 « Allez. »

Mais, sans attendre, il bondit.
Il se projette vers le vide, quitte le toit et ouvre en grand sa cape, dans un puissant geste coordonné des deux bras ; il plane, ensuite, avec grâce et maîtrise.
Puis se pose au sol. Devant les deux agents, au sol et endormis. Tous deux ayant des micro-Batarangs enfoncés dans leurs nuques, après l'envoi lors de l'ouverture de la cape ; Bruce sait définitivement faire deux choses en même temps.


 « Ce... cela peut être un moment désagréable. »

Ces quelques mots accompagnent un regard rapide vers Diana, une demande pour voir si elle veut suivre ; mais il connaît déjà la réponse.
Les scellés sont ouverts rapidement, avec une violence maîtrisée, et la porte disparaît alors qu'ils avancent ; alors qu'ils descendent quelques escaliers... et découvrent la scène de crime.


Déicide à Gotham City [WW] Diy-gothic-furniture-creepy-room-decor-home-bedroom-creative-scary-bat-ideas-renovation-simple-at-interior-designs-goth-it-yourself-blogbyemycom-projects-modern

Une chaise, abandonnée. Des murs, sales et taggés. Des fenêtres, auparavant fermées mais ouvertes par la police.
Et rien ; rien d'autre.
Hormis le corps fumant d'Apollon, immobile et mort.


 « Hrm. »

Bruce grogne, alors qu'il s'avance.
Ça ne lui plaît pas.


 « C'est... surprenant. »

Un mot rare, dans sa bouche.
Un mot qu'il est connu pour ne pas apprécier.


 « Est-ce que quelque chose attire ton att... »

 « Oh, la Princesse va sûrement trouver quelque chose – dans un coin, ou dans l'ombre ; alors qu'il y a bien plus intéressant ici, juste devant son nez. »

Une voix intervient, soudain.
Une voix féminine, juste derrière eux.


 « Mais la Princesse n'a jamais su voir ce qui était intéressant, n'est-ce pas ? Le prototype même du Mâle Alpha est exhibé devant elle, et elle n'en fait rien ! Quelle tristesse.
Mais ne t'en fais pas... moi, je ne laisserais pas passer ma chance. »


Bruce est déjà tourné, pour voir l'origine – et la reconnaît.
Puis grimace, en serrant ses poings et en se mettant en position défensive ; alors que la femme approche, directement vers eux. Vers lui.

Déicide à Gotham City [WW] 1542109-aphrodite
Aphrodite.
Déesse de l'Amour, de la Beauté, de la Sexualité ; une des patronnes des Amazones, aussi.
Même si, au vu de son discours, ce n'est plus forcément autant le cas...
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MessagePosté le: Mar 28 Mai 2019 - 17:49
Déicide à Gotham


Bruce sortit des dessous de sa cape, offrant ainsi à Diana une vision de lui plus humaine que cauchemardesque, et elle eut la vision en superposé des dizaines – non, centaines de fois précédentes où il avait eu exactement la même gestuelle. Si on pouvait voir une certaine théâtralité dans ce petit pas, Diana, elle, y voyait bien plus, comme tous ceux qui avaient assez côtoyé Bruce pour avoir réellement envie de percer le mystère qu’il aimait bâtir autour de lui-même. Il baissait ses défenses, mais parce qu’il restait … et bien lui, il hissait les dernières barrières qu’il avait en sa possession, à savoir sa logique et son raisonnement. Elle l’écouta expliquer pourquoi, selon lui, Arès n’était pas derrière tout ça sans l’interrompre. Elle s’était fait tant de soucis après son départ de la League et après les décisions qu’il avait prise en suivant, mais elle comprenait qu’il ne veuille pas lancer cette discussion tout de suite. Il se présentait à elle plus qu’il ne se laissait être, et elle suivit sans un mot.

Jusqu’à ce que ce soit son tour de parler, évidemment.

« Je ne crois pas que ce soit Arès non plus, » dit-elle avec un petit hochement de tête. Elle chercha son regard, s’heurta aux lentilles de son masque et lui adressa un léger sourire. « Je ne l’ai jamais cru. Ce n’est pas son genre, loin de là. C’est son absence qui m’inquiète et le fait qu’il ne se soit pas manifesté après Darkseid. »

Bruce avait grimacé à la mention de ce combat terrible qui leur avait tant coûté. Une relation, mais surtout un futur qu’ils ne récupèreraient jamais. Une vie qui ne verrait jamais le jour et qui laissait derrière un vide et un manque terrible et dont elle ressentait la douleur chaque jour. Si Bruce faisait face à ses émotions masqué et enroulé dans sa cape, Diana, elle, avait toujours préféré marcher aux côtés de ses sentiments. Elle ne cacha donc pas la douleur dans son regard ni la façon dont ses yeux se baissèrent sous le poids des souvenirs. Puis elle se releva, plus forte.

« Je crois que tu viens me donner la dernière pièce de ce puzzle-là, et si c’est le cas, si j’ai raison, ça veut dire que la menace est suffisamment sérieuse pour qu’Arès préfère faire profil bas. »

Inutile de préciser que ça serait une bien terrible nouvelle. Inutile et trop tard également, car Bruce s’avança vers le bord du toit, et en suivant son regard, Diana s’aperçut du petit manège de Renee Montoya. L’image la fit sourire doucement, gentiment, tant parce qu’elle était contente de voir qu’elle n’était pas la seule personne dans cette ville à avoir toujours foi en Batman, que parce que le petit manège de l’inspectrice était à peine qualifiable de discret. Elle nota les regards en coin de certains des collègues de Montoya, mais personne ne dit rien, personne ne s’y opposa. Un des officiers les moins gradés leva même brièvement la tête vers les toits avant de monter dans la dernière voiture qui quitta ensuite la scène. Ces humains… Toujours à la recherche du sens de leurs vies tout en se voilant eux-mêmes la face alors qu’ils étaient capable d’un tel pouvoir…

Diana reporta son attention sur Bruce et hocha la tête.

« Après toi, » confirma-t-elle avec un petit geste.

Bruce ne se le fit pas dire deux fois. Il s’élança, sauta dans le vide sans le moindre doute et fondit sur la scène de crime comme une ombre de l’autre monde. Les gardes laissés pour la nuit s’écroulèrent au moment précis où ses pieds touchèrent le béton. Diana repoussa sa propre cape, bien moins imposante que celle de Bruce, et s’élança à son tour. Elle atterrit à quelques pas du Chevalier, son regard déjà rivé sur la cave scellée par le GCPD.

« Ca le sera, » répondit-elle à Bruce avant de prendre les devants et de retirer les premiers rubans jaunes signalant l’entrée.

Bruce s’avança ensuite en premier. Il se débarrassa rapidement de la porte et entama en premier la descente vers le lieu du crime, Diana sur ses talons. Ils débouchèrent sur la pièce et la vue de cet intérieur ne fit que confirmer ce que Diana avait ressenti dès qu’ils étaient entrés : s’il y avait un lieu sur Terre qui était l’opposé exact d’Apollon, Dieu de la Lumière, des arts et Saint Patron des Muses, et bien, ils y étaient. L’endroit était sombre, sentait le renfermait et la mort et n’offrait aucune distraction si ce n’était la chaise branlante abandonnée au centre de la pièce.

Elle jeta un regard en coin à Bruce tandis qu’elle s’avançait un peu plus dans la pièce, lui-aussi occupé par sa propre inspection. Surprenant était en effet le mot juste, et elle n’était pas surprise que Bruce s’en rende compte lui-aussi. C’était une scène de crime banale, pas de signe de lutte, et pourtant, l’endroit était… chargé de symbolisme. Ce n’était pas une coïncidence. Toute cette obscurité, la saleté et le silence pesant… Diana se rapprocha d’un des murs pour jeter un regard aux quelques tags mais elle fut coupée dans son avancée par le corps d’Apollon, toujours-là, toujours fumant.

Elle laissa échapper un long soupir avant de glisser la main dans son dos, sous sa cape, dans une des petites bourses en cuir qu’elle portait à sa ceinture. Elle en sortit une vieille pièce en argent, lourde mais gravée avec soin, et la glissa doucement dans la main fermée d’Apollon.

« Pour le Passeur, » souffla-t-elle.

Une troisième voix intervint dans son dos, et Diana fit volte-face au quart de tour, surprise – mais pas pour longtemps. Car quand elle reconnut la silhouette de sa propriétaire, sa surprise fit place à de l’agacement et… autre chose d’autre, tandis qu’elle s’approchait de Bruce comme un prédateur le ferait avec sa proie.

« Aphrodite, » soupira-t-elle. Elle jeta un regard vers Bruce qui, évidemment, s’était mis en position défensive et une nouvelle pointe de… et bien, de jalousie la tirailla. Et avec la vérité de cette émotion particulière lui vint le début d’une idée. « Quelle surprise. »

Elle connaissait suffisamment les Dieux pour savoir que les affronter directement et leur faire front ne feraient que rallonger les discussions et diminuer leurs chances d’obtenir quelque chose d’eux. Tandis que céder… céder amènerait Aphrodite exactement où Diana le voulait.

« Il est à moi, » répliqua-t-elle brusquement et sèchement. Elle dégaina son épée mais la garda abaissée. Ses yeux se braquèrent sur Aphrodite, brûlants et dévastateurs, tandis qu’elle se plaçait devant Bruce. « Je l’ai marqué comme étant mien il y des mois de cela. Tu n’as aucun droit sur lui. »

Elle s’empara du bout de son Lasso et se tourna vers Bruce. Leurs regards se croisèrent brièvement, mais elle ne s’y attarda pas, pour ne pas éveiller les soupçons de la Déesse. Au lieu de ça, elle enroula fermement le Lasso autour du poignet de Bruce. Ses doigts s’attardèrent plus que de raison sur le bras de ce dernier, ce qu’il lirait comme un geste rassurant, espérait-elle, parce qu’elle ne pouvait lui offrir plus pour le moment. Mais il devait lui faire confiance.

Elle se retourna vers Aphrodite et tira sur le Lasso pour lever le bras de Bruce.

« Et ta magie n’aura aucun effet sur lui, désormais. Il est protégé par la Vérité, Aphrodite. »

Elle rangea son épée, la tête haute et le regard toujours plongé dans celui de la Déesse avec défi.

« Maintenant, si tu veux faire un marché… Je suis prête à t’offrir un baiser contre toutes les informations que tu possèdes sur ce qui est arrivé à Apollon. Ton frère. »






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MessagePosté le: Mer 29 Mai 2019 - 8:52
Le Batman n’a rien dit, mais… il aime ça.
Il aime travailler avec elle.

Bien entendu, sa fierté mais aussi le masque derrière lequel il se cache, et aime tant se cacher surtout, l’empêchent de l’exprimer clairement ; mais le sentiment est réel, sincère.
La compagnie de Wonder Woman lui est agréable.
Autant parce qu’elle est définitivement compétente en la matière, et qu’il a complètement besoin d’elle ici ; mais pas seulement. Ils sont amis. Ils sont proches. Ils ont… beaucoup d’éléments en commun. Beaucoup en opposition, aussi.
Mais… ce n’est pas une confrontation, comme cela peut intervenir avec Clark ; c’est différent. Plus direct. Plus productif. Plus intime, aussi.

Malgré la situation, malgré l’enquête, malgré même son état, Bruce se laisse aller à… quelques sourires. Quelques éclairs épars et perdus, où il exprime sa sympathie mais aussi son plaisir d’avoir l’Amazone à ses côtés.
C’est peu. C’est faible. C’est diffus.
Mais c’est beaucoup, pour un homme comme lui dans sa situation ; et il a conscience qu’elle saura le détecter. En espérant qu’elle comprenne et apprécie, surtout.


« Oh, chère Diana. »

Mais tout a changé, maintenant.
Tout est différent dans cette pièce, de l’atmosphère à l’aura qui se dégage de chacun d’entre eux ; depuis qu’elle est arrivée.
Depuis qu’Aphrodite les a rejoint, et évolue autour de Bruce comme un prédateur s’amusant avec sa proie.


« Penses-tu sincèrement que cela serait aussi simple ? »

Le Chevalier Noir demeure silencieux, depuis l’arrivée de la Déesse ; il l’était déjà avant.
Même s’il brûlait de connaître l’hypothèse de Diana sur les événements, qu’elle n’a pas daigné éclaircir malgré la pique à l’ego que cela correspond pour lui, il a accepté son mutisme et l’a suivi. Il l’a laissée faire.
Il l’a respectée, et s’est mis à sa disposition ; mais cela n’a pas duré.
Car Aphrodite est là.
Et un véritable duel s’instaure entre elles.


« J’ai droit sur tous les hommes, voyons. As-tu oublié qui je suis ? »

Elle adresse un regard sombre à Diana, puis se tourne vers Bruce ; son expression change.
Aphrodite arbore un air mutin, pose ses mains sur ses épaules. Se rapproche.
Glousse, se trémousse presque. Et se lance.


« Mon cher… j’ai entendu l’Amazone dire qu’elle t’a marqué, mais la chute de l’Olympe ne nous a pas rendus ignorants ; je sais. Je sais que votre relation est terminée. Je sais qu’elle ne bénéficie plus de tes caresses, de ta vigueur. Je sais qu’elle n’a pas su garder ton héritière, dans son ventre trop faible. »

La provocation est terrible ; elle est de trop.
Mais Bruce ne dit rien. Encore.


« Elle te tient par lasso ; le Lasso de la Vérité. Tu ne peux mentir, bel éphèbe. »

Ce qui est vrai.
Le Batman est resté maître de lui-même à l’arrivée d’Aphrodite, mais aussi durant les échanges avec Diana ; il n’a même pas bougé quand elle a répliqué, a évoqué la marque et l’a enserré avec son lasso.
La surprise n’est pas totale – il comprend ce que Diana veut faire, et même la portée symbolique du lasso. Mais ça crispe.
Et il comprend encore plus, soudain, ce que peuvent vivre certaines femmes. Cette sensation d’emprisonnement… d’isolement, d’inhumanité ; de perdre son humanité. Troublant. Crispant.
Enrageant.


« Dis-le.
Dis-le… vers qui vont tes inclinations. Vers qui ton désir va.
Dis-le… à qui tu veux te vouer. Corps et âme. »


Aphrodite active ses capacités – et tente de soumettre le Batman.
Qui reste silencieux, encore.
Avant de pousser un long soupir, et de répondre.


« Ma Dame.
Mon corps. Mon âme. Mon… désir. Ils… ils sont voués entièrement à… »


Il se redresse, alors ; fait rouler ses muscles.
Et repousse les bras de la Déesse.


« … elle. »

Il redresse son bras enfermé, et affiche un air sombre, déterminé.

« Vos capacités s’affaiblissent ; vous ne pouvez rien contre moi, et mes… sentiments. »

Il n’ose pas regarder Diana, et doit de toute façon poursuivre son regard terrible vers Aphrodite ; mais une nouvelle tension risque de naître, entre eux.
Car il ne ment pas.
Et s’il a bien conscience de préférer, bien entendu, Diana à Aphrodite, il se demande si… son inconscient ne lui révèle pas quelque chose ; ou s’il ne devient pas fou, à force de confrontations avec les dieux. Ce ne serait pas le plus illogique ici.


« Mais… Diana n’a qu’une parole, et je ne sers qu’elle ; parlez, et vous aurez votre baiser. »

Une grimace de fureur difficilement contrôlée glisse sur le visage d’Aphrodite ; mais elle reste maîtresse d’elle-même, malgré l’humiliation.

« … soit. J’en prends note. »

Son regard est désormais bien lourd et agressif envers le duo de Héros ; mais elle se tourne vers l’Amazone, pour reprendre d’une voix fort sèche.

« L’Olympe est tombée par ta faute, Diana de Themyscira. Ta faiblesse devant Arès a mené à une catastrophe, que la punition de Zeus à l’encontre de mon cher frère n’a guère arrangée ; nous avons tout perdu. Zeus règne sur des ruines, alors que le panthéon a dû fuir pour retrouver un foyer ailleurs… avec des capacités affaiblies.
Je suis obligée d’user du peu de pouvoirs qu’il me reste dans un lieu de perdition, afin de conserver quelque influence ; vois ma déchéance, Diana de Themyscira. Vois ce que je suis devenue par ta faute. »


C’est faux, et Bruce veut le hurler ; il ne le fait pas, cependant. Il prend sur lui.
Comme lors de l’évocation de la perte d’Althea… qui l’a fait sortir du sortilège d’Aphrodite. Qui a été un tel choc, pour lui, que les quelques pouvoirs d’Aphrodite ont perdu toute influence sur lui.
Une colère sourde naît dans son cœur à son encontre… mais il ne fait rien ; mais il se contrôle. Conscient que ce n’est pas lui l’insulté – et ce n’est donc pas à lui de répliquer.


« Et Apollon a dû monnayer ses services… se prostituer, pour survivre. Apollon ! Notre soleil, qui s’est rabaissé dans l’obscurité… »

Aphrodite se détourne, émue ; et en colère, aussi.
Bruce ne dit rien, encore. Mais glisse un regard rapide vers Diana – et hoche la tête.
Ils tiennent quelque chose. Ils doivent continuer… quel qu’en soit le coût.
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MessagePosté le: Mer 29 Mai 2019 - 19:05
Déicide à Gotham


Diana resta parfaitement immobile tandis qu’Aphrodite tournait autour de Bruce, les hanches ondulant comme le ferait le corps d’un serpent, et la voix, d’ailleurs, tenant plus du sifflement baigné de poison que d’une simple voix. Elle savait qu’il ne fallait pas répondre et surtout pas se braquer parce qu’Aphrodite n’attendait que ça : la confrontation et Diana n’était pas prête de lui donner ce plaisir. Elle garda sa position donc, immobile et tendue comme une statue grecque d’un impressionnant réalisme. Elle était prête à agir, prête à bondir au moindre signe de menace envers Bruce cependant, car elle était consciente du danger dans lequel elle l’avait mise et des projecteurs plus que malsains qu’elle avait tourné vers lui. Face à une créature telle qu’Aphrodite, il restait leur meilleur atout, mais elle aurait préféré pouvoir lui en parler avant. Elle détestait ces retournements de situations qu’on leur imposait toujours alors qu’ils venaient de se retrouver et qu’ils reprenaient leurs marques ensemble. C’était comme si… comme si quelque chose ne cessait de les pousser l’un vers l’autre pendant que l’univers tout entier s’efforçait de les séparer, encore et encore.

La main de Diana se crispa sur le Lasso qu’elle tenait toujours tandis que son regard s’alourdissait sur Aphrodite, orageux et menaçant.

Et cette dernière passa à l’attaque. Comme le cobra, elle s’élança à la vitesse de l’éclair et frappa. Durement, douloureusement. Mais en plein dans le mille. Le poison s’inséra immédiatement et la plaie… La plaie ne se refermerait pas avant longtemps. Les jointures de Diana craquèrent sur le Lasso tandis que d’ouragans, ses yeux passaient à déluge divin et que le sang dans ses veines se faisait brûlant. Son ventre trop faible ? La mort de… La mort de leur fille n’était pas sa faute. Ce n’était pas… ce n’était pas sa faute.

« Tu paieras pour cette remarque, Aphrodite, » siffla Diana.

Le Lasso de Vérité projetait un faible halo doré sur le côté droit de son visage tandis qu’elle rivait un regard vengeur en direction de la Déesse. Mais elle ne bougea pas. Pas encore, pas alors que le corps d’Apollon était toujours là, à quelques mètres, et que l’intérêt de la mission et de ce mystère restaient entier dans son esprit. Il était vain de cacher la vérité, cependant. Aphrodite avait frappé, oui, et elle avait frappé juste. Diana avait été blessée dans l’affrontement.

Mais peut-être pas aussi grièvement qu’elle ne l’aurait pensé, car Bruce fit face à son tour à la Déesse et à la vérité exigée de lui par le Lasso. Il ne faillit pas, soutint le regard d’Aphrodite, la repoussa même et affirma sa… Il affirma sa foi en elle, et plus encore. Plus encore. Diana laissa sortir une bouffée d’air qu’elle avait retenu sans même s’en rendre compte tandis que ses yeux perdaient leur colère pour glisser sur ceux de Bruce, troublés mais reconnaissants. Tellement reconnaissants. Il venait de porter le dernier coup, et le contrôle d’Aphrodite s’effrita sous leurs yeux. Elle recula, dépitée et soudain bien moins charmante, mais Diana garda toute son attention rivée sur Bruce.

Il ne se tourna pas vers elle, et c’est ce qui la força à se retourner vers Aphrodite, presque avec pudeur. Pour le bien de leur mission, elle lui avait arraché cette vérité, et les vérités de Bruce, les secrets enfouis… Ils avaient tous un prix – un prix que lui payait toujours seul. Ce qu’il venait de dire lui appartenait, à lui et à lui seul, et elle n’avait aucun droit sur cette vérité-là. Elle le laissa donc la reprendre ou la faire oublier comme il le souhaitait tandis qu’elle se concentrait de nouveau sur la Déesse.

Cette dernière cracha son dernier jet de venin, mais fit de Diana son unique cible cette fois-ci, et Diana encaissa le coup sans ciller. Tout ce que venait de lui dire Aphrodite… Tout était confus et emmêlé, mais c’étaient les pièces d’un puzzle de la plus haute importance, et grâce à la Déesse, ils en avaient une vue un peu moins floue.

Elle se tourna vers Bruce et croisa son regard tandis qu’il hochait la tête. Diana l’imita imperceptiblement, pour lui assurer son soutien dans cette nouvelle piste qu’ils allaient suivre ensemble avant de jeter un bref coup d’œil au Lasso. Si elle tenait à le protéger encore – toujours – elle pouvait aussi lui redonner le contrôle dont il avait tant besoin. Aphrodite s’était dévoilée et ils la tenaient. Bruce n’avait plus besoin de cette protection-là.

Diana détacha donc doucement, mais d’un geste assuré le Lasso avant d’en enrouler le bout à sa ceinture. Avant de se retourner vers Aphrodite, elle prit la main de Bruce, celle qu’elle avait emprisonnée contre son gré, dans les siennes et la serra doucement. Si elle lui avait arraché ces mots de force grâce à la magie du Lasso, il ne devait pas croire une seule seconde qu’elle serait prête à jouer avec son corps et le vendre en pâture à une Déesse déchue. Il devait continuer à avoir foi en elle, comme elle avait foi en lui.

Elle le lâcha puis se tourna enfin vers Aphrodite.

« L’Olympe s’est toujours vantée d’être hors de portée, Aphrodite, et cela a d’ailleurs été la base de votre argumentation toutes les fois où j’ai prié pour votre aide, où je suis venu supplier pour votre soutien. Il a fallu qu’Arès s’allie avec Hadès pour que Zeus ne se décide à s’impliquer. »

Elle secoua doucement la tête.

« Je ne suis pas la seule cause de ce terrible dessein qui est le vôtre, mais nous sommes au moins d’accord sur un point. » Elle désigna Apollon, le visage tendu. « Ca n’aurait jamais dû arriver. Jamais. Et j’empêcherai quiconque a commis cet acte horrible de s’en prendre à un membre du Panthéon, je t’en fais la promesse solennelle. »

Elle serra le poing.
Aphrodite n’était jamais à court de tours, de charmes à jeter pour parvenir à ses fins. Elle était la vérité divine dans le proverbe la fin justifie les moyens, mais l’émotion sur son visage était pure, bien que chaotique. Elle disait vrai. Elle était réellement convaincue que si l’Olympe s’était écroulée, c’était à cause de Diana. Une telle accusation était dure à assimiler, d’autant plus difficile quand elle se basait sur un puits de culpabilité sans fond. Elle n’avait pas de bouclier pour ce genre de coup.

« Si tu sais quoi que ce soit, dis-le nous, » implora-t-elle. « Aide-nous à honorer la mémoire d’Apollon en nous assurant que Justice soit faite, Aphrodite. »







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Situation : Batman blessé. Le Chevalier Noir est affaibli par le poids des ans, mais il a surtout été agressé par la Legion of Doom. Il en sort lourdement blessé, lacéré à de nombreuses reprises par Cheetah. Le temps de la guérison sera long... s'il l'atteint un jour.
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MessagePosté le: Ven 31 Mai 2019 - 10:00
« Humf. »

Aphrodite soupire, de manière fort théâtrale.
Elle se détourne du duo, après avoir fixé plusieurs longues secondes les mains jointes de Wonder Woman et de Batman ; elle n’aime pas cela. Elle ne se remet pas de l’échec, de la déception… de l’humiliation, même, d’avoir été ainsi repoussée.
Elle le fera payer.
Elle le leur fera payer – plus tard.


« Soit. »

Malgré son statut de Déesse, son imprévisibilité, son caractère changeant, son impatience et son immaturité, Aphrodite n’est… pas stupide. Elle est régulièrement esclave de ses pulsions et sentiments, elle ne contrôle pas ce qu’elle déclenche, et elle est souvent la victime de ses propres charmes ; mais elle n’est pas stupide.
Et elle sait reconnaître une opportunité quand elle en découvre une.


« Apollon est… mon frère. Il a très sincèrement mérité de périr, et mériter de périr de manière aussi honteuse. »

La Déesse maintient son dos tourné au duo.
Le Batman laisse son regard figé sur elle – ne bouge pas, toujours pas ; mais il serre la main de Diana, depuis le moment où elle s’est rapprochée de lui.
Il est troublé. Il est usé. Il est sous le coup des charmes d’Aphrodite, et la résistance demande un effort extraordinaire… mais il tient.
Même s’il sera apaisé, quand il mettra de la distance avec elle.


« Mais… il est inacceptable qu’il ait été vaincu par quelqu’un qui ne vient pas de l’Olympe. Cela est impardonnable. »

Aphrodite prend une grande inspiration ; elle secoue la tête.
Puis se tourne, enfin, vers les Héros.


« Apollon et moi avons fui ensemble après la débâcle, Diana de Themyscira. Nous avons quitté le domaine des dieux quand Arès en a pris le contrôle… moins par crainte de son courroux envers nous, que par certitude que son règne ne tiendrait pas ; et que sa chute causerait des dégâts. Les événements nous ont donné raison. »

L’Olympe a été en effet lourdement touchée par l’affrontement final contre Arès.
Zeus n’a pas caché sa puissance pour s’en prendre à son fils – et si le Dieu de la Guerre a été vaincu, le domaine divin a été lui brisé. Seules des ruines demeurent, dans lesquelles l’ombre du dieu des dieux erre, tristement.


« Mais… si nous nous sommes installés parmi les mortels, avec le faste et la volupté qui nous sied, nous avons rapidement déchantés. La chute de l’Olympe a amené la… chute de nos capacités ; qui n’ont cessé de s’affaiblir. »

Elle détourne son regard, qui se module.
Ses yeux deviennent tristes, hantés ; rongés par la tristesse, la nostalgie. La douleur.
Sa voix elle-même devient plus sombre.


« J’ai… j’ai utilisé ce qui me reste pour me forger cet établissement ; ce cachot doré. Mes pouvoirs ne sont plus que des ombres, je… je pense que je devrais bientôt même toucher des hommes, pour avoir leur argent. Quel… déshonneur. »

Aphrodite monte les bras sur son torse, pour cacher sa poitrine mais aussi s’enserrer ; se recroqueviller sur elle-même.
Se protéger, de ce qu’elle considère comme une humiliation… une abomination. Offrir ses charmes contre son gré, pour survivre.


« Apollon, il… il n’a pas eu cette idée de base ; il l’a rejetée. Nous nous sommes disputés, nous avons… coupé les liens. Mais je l’ai suivi de loin, bien entendu.
Il… ah. Il a voulu régner. Il a voulu devenir le maître de la Terre, par… par la vente. L’économie, je crois. Il a échoué. Il… il n’avait plus les pouvoirs pour cela, et il… il s’est retrouvé sans rien. Avec des pouvoirs quasiment éteints.
Il… il a alors chuté, plus vite que moi. Et pris cette décision… plus vite que moi. »


Une grimace glisse sur son visage.

« Il… Apollon s’est vendu ; littéralement. Il… il a trouvé des gens, qui… qui aimaient ce qu’il était. Pas le Dieu, mais… son corps. Son corps de soleil sombre, sa chaleur, ça… ça les a intéressés. Ça les a… excités. »

Aphrodite se tait, alors ; elle se ferme.
Pendant de longues secondes, la Déesse demeure silencieuse – figée, dans des souvenirs mais aussi des craintes ; des terreurs.


« Humf. »

Elle soupire, puis se reprend ; retrouve sa dignité, son ampleur, et tourne un regard déterminé sur le duo.

« Ainsi soit-il. Voici les éléments dont je dispose, et je peux également vous fournir quelques identités, mais… cela vient avec un prix. »

Ses paupières se plissent, et un sourire cruel glisse sur son visage.

« L’on m’a promis un baiser ; j’exige plus. »

« Pardon ? »

« Tes charmes. J’exige tes charmes, Bruce de Gotham City. »

Un gloussement mauvais s’échappe de sa gorge.

« J’exige tes charmes… ta virilité, ta puissance. Ton ardeur.
Pour ces informations, j’exige ton corps – et ton ardeur, oui. Et je l’exige maintenant. »


« Humf. »

Bruce grogne, puis soupire ; il baisse les yeux. Serre plus fort la main de Diana.
Et prend ensuite une longue inspiration.


« … soit. »

Il relève un visage fermé, et lâche la main de Diana ; avant de s’approcher d’Aphrodite.

« Allons-y. »

Un sourire méchant illumine le visage de la Déesse.
Qui pose des mains prédatrices sur les épaules du Batman, en parlant d’une voix mielleuse… mais en regardant directement Diana ; seule et unique destinataire de ses mots.


« A la bonne heure.
Allons, mon cher étalon ; allons ! Que tu découvres enfin le plaisir… et que ta semence trouve enfin un ventre qui saura la retenir. »


Aphrodite guide alors Bruce dans une autre pièce de la cave ; pour ce que Wonder Woman imagine.
Pour un sacrifice qu’elle ne veut pas faire par elle-même, contre lequel elle lutte… mais qu’elle exige de Bruce, et surtout de Diana !
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MessagePosté le: Mer 5 Juin 2019 - 15:50
Déicide à Gotham


Les ténèbres qui habitaient le monde Hommes étaient parfois si imposantes et si denses qu’il devenait dur de les ignorer, dur de voir autre chose que la nuit et le désespoir. Habitués au sommet de l’Olympe et à la puissance, aucun des Saints Patrons grecques n’était apprêté à une chute parmi les hommes les plus viciés de ce monde pourtant bien plus complexe et lumineux qu’il n’y paraissait. Apollon et Aphrodite n’avaient eu aucune chance. Combien d’autres Dieux s’étaient réfugiés sur Terre, maintenant que Zeus s’était sacré roi de ruines qui fragilisaient son équilibre mental ? Combien d’autres s’étaient alors rendu compte que leurs pouvoirs et leur gloire d’antan n’étaient plus ? Apollon et Aphrodite avaient tracé une ligne entre la vénération des anciens jours et la faim de chairs malsaine véhiculée par bien des humains, ici-bas. Comme si l’un égalait l’autre, comme si la même relation de respect pouvait être bâtie de la sorte. Ils avaient l’habitude d’être adulées, et ils voyaient dans le désir de tous ces… ces hommes sans aucun honneur le même amour – mais ils se trompaient. Ce n’était pas de l’amour et encore moins du respect. Mais comment auraient-ils pu le savoir ? Ils avaient l’habitude d’être tout-puissants, mais ici, ils n’étaient que des victimes.

Et Diana avait été une cause plus ou moins directe dans leur malheur. Dans ce qui était arrivé à Apollon. Ses sentiments envers Aphrodites étaient ce qu’ils étaient, mais jamais elle n’aurait souhaitait ce qu’elle venait d’apprendre à qui que ce soit. Elle était en colère. Elle était remontée. Profondément attristée et douloureuse. Coupable. Mais, plus que tout… elle était furieuse.

« Je suis désolée, Aphrodite. Je suis sincèrement désolée. »

Mais Aphrodite s’en contrefichait. Elle aussi était furieuse, mais sa colère visait des fins bien plus sournoises que celle de Diana, et elle était armée jusqu’aux dents. A sa manière. Et sa manière était encore plus dangereuse que l’épée et le lasso de Diana, car quand elle passa à l’attaque, elle fit mouche. Elle exigea le prix fort.

« Non, » répliqua immédiatement Diana, les yeux plantés dans ceux de la déesse déchue, avec toutes les mises en garde et les menaces qu’elle était capable d’y mettre. Il fallut la pression que Bruce exerça sur sa main pour détourner son attention, et, quand son regard se posa sur lui, elle perdit toute contenance et toute envie de se battre. Parce qu’il la regardait comme… comme quelqu’un qui ne voit pas plus loin que les ténèbres de ce monde non plus. « Non, » répéta-t-elle, mais sa voix ne fut rien de plus qu’un souffle cette fois-ci.

Non, pensa-t-elle mais l’effroi et l’horreur de voir Bruce dans les bras d’Aphrodite en sachant ce que cette dernière réclamait lui coupèrent la parole. Vint ensuite le choc de ce que la Déesse dit, la douleur d’une telle provocation qui frappa Diana si fort que c’est son souffle qui se coupa cette fois-ci, et que l’espace d’un instant qui lui sembla interminable, elle ne vit que… du noir.

Mais non.
Non.
Non.
Elle inhala une large bouffée d’air et ses doigts se crispèrent instinctivement sur la garde de son épée.
Il y avait plus, ici-bas, que ce désespoir, que la perte constante, l’injustice, l’objectification, le rejet et les ténèbres. Elle l’avait vu dès qu’elle avait quitté Themyscira et posé pieds dans le monde des hommes, et elle continuait de le voir chaque jour depuis.
Althéa était plus qu’une fausse couche, qu’un accident et un sacrifice terrible. Elle avait grandi dans un autre monde, un autre temps, et Diana l’avait aimée, l’avait élevée. Elle était plus que cette douleur et ce manque.

Alors… Non.

Diana dégaina son épée et se tourna vers la pièce secondaire de la cave, brûlante de détermination et de colère. Elle avait toujours été guerrière de lumière, et non pas messagère des ténèbres, et rien ne la ferait changer. Tandis qu’elle s’avançait vers la pièce, lame pointée vers le bas, elle se mit à réciter une vieille prière en l’honneur d’Aphrodite dans la langue première de Themyscira.

Puis elle entra dans la pièce.
Ses yeux s’habituèrent rapidement à l’obscurité qui y régnait, et elle trouva rapidement sa cible. Ses cibles. Ses pas la menèrent jusqu’à Aphrodite qu’elle attrapa pour l’écarter de Bruce sans ménagement. La Déesse était à terre, et Diana était furieuse, si bien qu’elle n’hésita pas un instant à pointer le bout de sa lame directement vers la gorge d’Aphrodite.

« Non, » dit-elle une nouvelle fois, et son ton ne souffrirait cette fois-ci d’aucune réplique. « Ce qu’Apollon a subi… ce que tu penses devoir subir à tout prix n’a rien à voir avec le respect, Aphrodite, ou la foi. C’est une question de pouvoir, oui, mais le pouvoir qu’eux auront sur toi. Il n’y a aucun désir, aucune vénération – juste du pouvoir, et ils te l’arracheront sans aucune pitié. »

Ses yeux se plissèrent tandis qu’elle levait un peu plus son épée, brûlante de colère.

« Garde-les noms que tu as, je m’en moque. Mais je refuse de te laisser faire ce qu’on a fait à Apollon, je refuse de te laisser souiller, voler et détruire ce qui n’appartient à personne d’autre que lui. »

Elle bouillait intérieurement, et si sa posture n’en montrait aucun signe extérieur, son regard lui, était encore plus tranchant que la lame qu’elle maintenant à quelques centimètres de la gorge d’Aphrodite. Cette dernière était une adversaire de taille, mais elle était sans pouvoir et surtout, sans espoir, et Diana refusait de courber l’échine. Pas pour ça. Pas pour tout ce qui comptait. Olympe ou pas.

« Je t’ai fait une promesse, » reprit-elle, d’une voix plus douce, mais toujours forte. « Et ma parole est d'or. Je t’ai promis un baiser, et tu auras donc un de nos baisers. » Elle enchaîna, en grec ancien. « Un baiser en guise d’offrande à la Déesse Aphrodite. »

Elle marqua un temps de pause puis écarta enfin son épée avant de poser un genou à terre et de reprendre sa prière à l’honneur d’Aphrodite. Elle ferma les yeux, conjura le souvenir d’un des baisers qu’elle avait échangés avec Bruce tandis qu’ils entraient dans sa chambre, lors de cette première nuit si symbolique. C’était un baiser chargé d’émotions, un baiser qu’elle avait chéri, comme tous les autres, mais un baiser qui saurait satisfaire Aphrodite. Elle n’avait pu se résoudre à lui offrir leur tout premier baiser, et si l’idée de se séparer de n’importe quel souvenir de son intimité passée avec Bruce lui faisait mal, certains avaient leur propre caractère divin à ses yeux, et ils étaient trop précieux.

Elle continua sa prière, offrant ainsi à Aphrodite chaque détail ainsi qu’un filin de pouvoir qui activerait la soif de cette dernière et la détournerait, Diana l’espérait, de l’envie de se venger. Petit à petit, son souvenir perdit ses couleurs et son relief jusqu’à finalement lui échapper totalement, et quand Diana se releva, il y avait trou dans sa mémoire de cette nuit lointaine. Un gouffre sombre sans fond. Elle se surprit à en chérir le tracé et les contours, sachant pertinemment que ce qui y avait habité encore quelques instants plus tôt était probablement très spécial.

Sa prière prit fin et Diana se releva sans un mot. Elle se tourna vers Bruce, la silhouette de sa colère brûlant encore dans le fond de ses yeux. Elle s’occuperait de lui dehors. Pour le moment, il fallait mettre le plus de distance entre eux et Aphrodite. Elle attrapa Bruce par l’avant-bras et le dirigea donc vers la sortie, sachant que le petit sursaut de puissance d’Aphrodite rendrait la résistance de ce dernier probablement un peu plus difficile.

Elle s’arrêta au seuil de la petite pièce ceci dit, et se tourna une dernière fois vers la Déesse déchue.

« J’espère que tu sauras trouver le respect et l’admiration que tu recherches, » dit-elle. « Sans avoir à te vendre au passage. Tu serais surprise par les centaines de façon dont c’est possible… Bonne chance dans ta découverte de l’humanité, Aphrodite. Et garde tes distances, ce sera mon unique avertissement. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle guida Bruce en dehors de la cave, le cœur battant à tout rompre. Elle refusait de le lâcher de peur qu’il se détourne, qu’il retourne vers la Déesse. De peur qu’il ne se laisse de nouveau emporter par les ténèbres qui l’entouraient, comme s’il n’avait attendu que ça toute sa vie.

Quand ils débouchèrent sur l’air libre et chargé des nuits de Gotham, Diana laissa aller sa frustration et le reste de colère qui brûlait toujours en elle. Elle fit volte-face et se tourna vers Bruce, les sourcils froncés et la mâchoire crispée.

« Arrête de vouloir te sacrifier à tout bout de champ, » dit-elle, sèchement. « Ta vie est bien plus utile que n’importe quel sacrifice que tu pourrais faire. »

Tu as entendu ce qu'elle m'a dit ? voulait-elle crier. Par Héra, elle aurait détruit un bâtiment à mains nues si elle le pouvait. Mais elle ne le fit pas. Elle ne cria pas, ne laissa pas libre cours à sa colère. Au lieu de ça, elle resta plantée là, à regarder Bruce droit dans les yeux, une main toujours accrochée à son bras.





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MessagePosté le: Jeu 6 Juin 2019 - 9:23
Ils sont dehors.
Diana et Bruce sont dehors. Ils ont quitté la cave, ils ont abandonné la Déesse cruelle et avide, ils sont partis avant même qu’elle puisse dire quelque chose ; et pour cause.
Si Aphrodite a mené le Chevalier Noir dans cette autre pièce avec volupté et amusement, pleine du plaisir à venir et de la jouissance sadique de blesser Diana, elle a cessé toute douceur à l’arrivée de l’Amazone. Elle lui a adressé un regard noir, et se préparait à se battre… quand elle a tout arrêté ; quand elle a tout cessé.
Pour profiter.
Pour profiter de l’offrande de Diana… ce qu’elle fait encore, d’ailleurs. La Déesse demeure plongée dans une jouissance véritable, à vivre et revivre encore ce baiser qui lui plaît – autant pour sa charge émotionnelle que pour la joie de l’avoir retiré à l’Amazone.

Wonder Woman a dû sacrifier ce sublime souvenir… pour sortir Bruce de là ; elle lui en veut, ça se voit. Elle le fait comprendre, même si elle demeure surtout inquiète pour la tendance constamment sacrificielle de son ami ; qui fut plus. Qui sera toujours plus.


« Tu ne me fais pas confiance. »

Et qui parle, pour la première fois depuis plusieurs minutes.
Avec un ton et un propos qui sonnent comme des charges directes contre Diana.


« Tu me fais confiance pour gérer mes adversaires. Tu me fais confiance dans la Justice League. Tu me fais confiance sur le champ de bataille.
Mais tu ne me fais pas confiance face à tes ennemis ; face aux dieux. »


Le Batman est de profil, un seul œil glissé vers elle.
Sa voix demeure dure, sèche ; brutale.


« Je peux comprendre ; je suis moi-même peu enclin à laisser d’autres faire, avec ceux que j’affronte. Je peux comprendre.
Mais le principe demeure : tu ne me fais pas confiance. »


Il laisse un silence, pour marquer ses mots.
Puis prend une grande inspiration, et reprend.


« Tu as pourtant vu que j’avais su résister à ses dons. Tu as pourtant conscience que je pouvais entendre… et que j’ai donc écoute.
Je sais ce qu’elle t’a dit ; je sais ce qu’elle a exigé. Je sais ce qu’elle a osé te dire. »


Il se tourne finalement vers elle, entièrement.
Et elle découvre une expression de grande détermination, sur son visage.


« Diana.
Elle… a parlé d’elle. Elle a parlé d’elle – et elle t’a insulté. Elle t’a provoqué ; en l’utilisant, elle.
Pensais-tu que j’allais la laisser ainsi ? Que j’allais céder à ses demandes ?
Quand est-ce que je cède à un ennemi ? Quand est-ce que je laisse ça impuni ? »


Bruce soupire, et plonge sa main dans sa ceinture.
Il en ressort un petit objet ; un bout de corde, que Diana ne tarde pas à reconnaître.
Un bout de lasso ; son lasso.


« Je… l’ai récupéré durant un combat ; j’aurais dû te le dire, oui. Il n’a plus toutes ses propriétés, mais… il demeure quasiment indestructible. Et force à dire la vérité. »

La corde glisse entre ses doigts, mais il conserve son regard fixé sur Diana.

« Elle ne m’aurait jamais touchée.
Elle aurait tenté… et je l’aurais enserrée. Je l’aurais piégée. Je l’aurais bloquée, soumise – je l’aurais forcée à dire la vérité.
Pour, ensuite, plus tard… peut-être, la libérer. »


Une émotion de pure haine glisse dans ses yeux ; et pour cause.
Aphrodite a insulté Diana… en utilisant Althé.
C’est autant injuste qu’inacceptable. Complètement inacceptable.
Définitivement punissable ; sans remords, et sans pitié.


« Et… je ne voyais aucun moyen de te le dire. »

Bruce soupire, et se détend un peu ; il comprend la réaction de Diana, bien sûr. Mais l’occasion est ratée – car elle ne lui fait pas confiance.
Il comprend ; mais il regrette.


« Ah ! Les Amazones ne changeront jamais ! Trop vives, trop directes ! »

Une voix massive et résonne, au cœur de cette petite ruelle sombre.
Le Chevalier Noir se tourne dans la direction concernée, prêt à se battre – et il esquisse une grimace, en reconnaissant le nouveau.

Déicide à Gotham City [WW] 327?cb=20170927181622
Hercule.
Le demi-dieu ; guerrier mythique et extraordinaire.
Mais aussi agresseur, tourmenteur et violeur d’Amazones, jadis.


« Aphrodite ne vous a rien dit, n’est-ce pas ? Elle attendait que je vous apporte la lumière ! HAHAHAHA ! »

Bruce se crispe, et glisse un regard vers Diana ; un mot, semble-t-il dire.
Un mot… et il lui fera regretter son arrogance, et ses crimes passés !

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MessagePosté le: Dim 9 Juin 2019 - 23:12
Déicide à Gotham


Diana resta immobile au milieu de la ruelle, au milieu des ténèbres, incapable de se défendre ou de contrer les charges de Bruce. Non pas parce qu’elle était impuissante, non. Parce qu’elle était coupable et qu’elle ne pouvait s’échapper à son châtiment. Ce serait mentir que d’affirmer qu’elle avait agi par pure logique, parce que la vérité était tout autre. A la première mention même d’Althéa, elle avait lâché prise sur la raison qui, jusque-là, l’avait gardée de tout débordement. Le corps d’Apollon, tout ça, avait arrêté d’avoir de l’importance, mais dans sa hâte à obtenir sa vengeance et s’éloigner de toute menace, elle avait bafoué bien des choses qui jamais n’auraient dû l’être. Pas par elle, et certainement pas avec lui. Alors elle endura ses reproches et la froideur dans sa voix, la violence dans ses intonations, parce qu’elle les méritait.

Mais elle lui devait plus que ça, aussi. Alors quand le silence s’installa, elle prit la suite, instinctivement.

« Je… je suis désolée, » dit-elle.

Elle tendit le bras et posa sa main sur celle de Bruce. Ses doigts effleurèrent le bout du Lasso qu’il tenait. Etait-elle surprise de le voir ainsi armé ? Pas vraiment. Il avait, dans les recoins de son armure et dans les coffres de sa cave, des dizaines d’armes, certaines destinées à des personnes très particulières. Mais il était comme ça. La confiance… La confiance qu’il n’accordait presque jamais était pourtant si importante pour lui, et elle se rendait bien compte des dégâts qu’elle venait de commettre.

« Ce n’est pas un manque de confiance, » continua-t-elle. « Mais je comprends que ça en ait tout l’air, et j’en suis sincèrement désolée, encore une fois. Je… C’était de la peur. » Elle jeta un bref regard au petit bout du Lasso qu’ils tenaient tous les deux, encore. Bruce avait raison, s’il était encore extrêmement puissant, il n’était plus aussi frontal avec son exigence de la vérité que celui qu’elle avait à la taille. Mais quand même. Cela suffisait. « J’ai eu peur. »

Elle écarta finalement sa main, mais récupéra en même temps le petit bout de Lasso.

« Cela m’a empêché de réaliser l’évidence. Tu avais un plan, bien sûr. J’ai perdu le contrôle et j’ai agi sans te prendre en considération. » Elle noua doucement le petit bout de Lasso à sa ceinture tout en parlant, et tira sur le sien, le vrai, pour en tirer un bon mètre qu’elle coupa. « Pardonne-moi, » conclut-elle finalement en enroulant ce nouveau bout sur lui-même et en l’offrant à Bruce.

« Elle a parlé d’Althea, » confirma-t-elle, son regard plongé dans celui, caché et modifié, de Bruce. Elle avait noté qu’il avait fui l’utilisation du prénom, et elle ne cherchait pas à l’en punir. Juste… juste à partager la douleur qu’il lui avait alors fait miroiter. « Elle m’a reproché ce qui est arrivé. Et j’ai perdu pieds. »

Quelqu’un d’autre vint les interrompre, et comme l’arrivée d’Aphrodite un peu plus tôt, c’était tout sauf une bonne surprise. Sauf qu’il ne s’agissait pas là d’une déesse déchue et en colère, une déesse coupée du monde et perdue. Là, c’était un monstre, car Hercules avait toujours été un monstre.

Elle croisa le regard de Bruce et hocha imperceptiblement la tête.
Car si sa colère était pleine et brûlante, de nouveau, elle gardait la tête froide cette fois-ci.
Ensemble semblait-elle dire.

« J’aurais dû me douter qu’un être aussi néfaste que toi serait mêlé à cette affaire, Hercules. » Elle marqua une pause et dégaina son Lasso d’un seul coup de poignet rapide. La corde magique claqua sur l’asphalte. « Si tu sais quelque chose, dis-le. Tu le regretteras sinon, crois-moi. »





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MessagePosté le: Mar 11 Juin 2019 - 11:34
Le Batman ne dit rien, après les réponses de Diana à ses déclarations – à ses reproches ; il ne sait pas quoi dire.
Le Chevalier Noir est une créature d’ombres, brutale et directe. Il sait comment interroger des criminels, il sait comment obtenir ce qu’il veut de ses ennemis, il sait mener des combats et vaincre ses adversaires.
Mais il ne sait pas comment réagir face à l’émotion, à la douleur et aux regrets d’une femme qu’il a aimée… et qui l’a aimé. Dont l’amour commun a donné une fille formidable, hélas disparue ; qui ne reviendra jamais.

Le Batman ne sait pas quoi dire à Wonder Woman.
Mais Bruce sait quoi répondre à Diana.

Il veut enlever son masque. Il veut franchir les quelques pas qui les séparent. Il veut lui prendre les mains, esquisser un sourire tendre mais sincère. Il veut parler, murmurer.
Lui dire qu’il comprend. Lui dire qu’il a souffert avec elle, quand Aphrodite a osé l’impensable, en la provocant sur la disparition d’Althea. Lui dire, lui redire qu’il ne lui en veut pas ; qu’il n’a même jamais pensé à lui en vouloir.
La rassurer. La consoler. L’aider… et s’aider lui-même alors.

Bruce veut tout cela, oui ; mais il ne le peut pas.
Non pas parce qu’il se le refuse – parce que le Batman s’interdit cela.
Mais parce que Hercule vient d’arriver.


« Hrm. »

Il grogne, alors qu’il tourne autour du demi-dieu.
Diana répond, bien sûr. Elle le menace, elle roule des muscles – et même lui aurait peur, face à une telle attitude ; quiconque de sensé aurait peur.
Mais Hercule n’a jamais été connu pour cela.


« Je sais toujours quelque chose, voyons ! As-tu oublié qui je suis, petite Amazone ? »

Il s’avance d’un pas vers Diana, sans crainte du Lasso qu’elle a dégainé ; le même Lasso dont elle a tranché une partie, pour la donner à Bruce.
Qui tient ce fameux bout, derrière Hercule. Ce dernier ne s’intéresse pas à lui, le considère comme trop faible pour être tenu à distance.
Erreur.
Une de plus.


« Je sais comment vaincre l’Hydre. Je sais récurer des écuries. Je sais également comment… haha. Je sais comment vaincre des Amazones, ma chère. »

Un sourire mauvais glisse sur son visage barbu.
Il pose les mains sur ses hanches, fier et victorieux ; bien trop fier, d’ailleurs.
Bien trop peu victorieux, surtout.


« Je sais aussi comment leur faire pousser des soupirs de contentement et de plaisir, après leurs petits miaulem… ACK ! »

Hercule s’est lancé dans une provocation abjecte, rappel de la terrible défaite des Amazones face à lui et ses hommes ; et les abus qui ont suivi.
Il ne peut, cependant, terminer sa phrase abominable.
Car sa gorge est désormais prise par un bout de Lasso, serré par les mains fermes du Batman. Qui pose son pied sur le dos d’Hercule, pour obtenir une prise et tirer ; serrer et tirer.
Pour le faire taire. Pour lui faire mal.
Oui, surtout pour lui faire mal.


« A… ack… »

« Intéressant. »

La voix du Chevalier Noir est froide et lente ; clinique.
Comme la brutalité de ses gestes.


« L’on dirait que c’est toi qui miaule maintenant, demi-dieu. »

Il serre encore plus fort, et laisse la prise durer plusieurs secondes ; plusieurs longues secondes.
Ce n’est qu’au moment où il sent qu’Hercule est sur le point de céder que Bruce le lâche. Retire le Lasso, et libère Hercule.
Qui s’écroule à genoux, la gorge en feu, la respiration douloureuse.
L’honneur bafoué.


« La Princesse Diana de Themyscira a parlé, Hercule. Et moi, Bruce Wayne de Gotham City, combattant d’Arès, vainqueur du Dieu de la Guerre avant d’offrir le fruit de ma lutte à ton père Zeus, t’a soumis.
Parle, donc. Parle, ou subis notre courroux. »


Le Batman se place au-dessus d’Hercule ; et serre les poings, autour du Lasso.
Il le réutilisera, s’il le doit.
Et une partie de lui prie pour qu’Hercule le force à le faire.


« S… soit… »

Le demi-dieu grogne, et relève un regard énervé mais conscient de sa faiblesse vers eux ; il se soumet.
Même si son ego ne le supporte pas, il se soumet.


« Je… je sais… je sais qui… qui a tué… Apollon… »

Bruce prend une grande inspiration, alors ; ils se rapprochent.
Ils se rapprochent de la vérité.
Il demeure prudent, cependant. Les Olympiens sont retors, vicieux ; joueurs. Mieux vaut rester méfiant – mieux vaut être prêt à se battre, encore.
Surtout quand la victoire semble proche.

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MessagePosté le: Mer 12 Juin 2019 - 13:39
Déicide à Gotham


Les provocations d’Hercule étaient aussi viles et terribles que celles d’Aphrodite – mais Diana y était préparée. Il était, comme beaucoup des Dieux et autres êtes partiellement divins qui venaient de l’Olympe, détaché de la réalité. Il avait commis bien des crimes et des monstruosités, et il se pensait supérieur au reste du monde, tellement supérieur, à vrai dire, qu’il ne faisait même plus parti de ce monde. Et elle en avait assez de la hauteur que les anciens Dieux et Déesses prenaient sur la réalité, assez de leurs jugements et de leur désintérêt. L’un des leurs venaient littéralement de se faire assassiner après qu’on ait profité de son corps et de sa magie, mais l’Olympe restait silencieuse et distante. Zeus détournait le regard, plongé dans propre folie. Et les autres Dieux ? Ils n’étaient que provocation et absence.

Et Diana en avait assez vu. Les crimes étaient les mêmes, qu’ils viennent du panthéon ou des hommes en ce bas-monde. Et Hercule n’était pas différent. Il serait traité à la mesure de ce qu’il avait fait et de ce qu’il disait. Elle n’avait jamais eu de pitié pour la cruauté dont il faisait preuve.

Bruce profita de l’égo surdimensionné du Demi-Dieu pour le faire basculer à genoux, et l’atteinte portée à sa fierté lui fut bien plus douloureuse que l’attaque en elle-même. Si c’était une victoire pour elle et la colère qu’elle avait ressentie en l’entendant se vanter de ses crimes passés – des crimes affreux – cela le rendait d’une certaine façon encore plus dangereux qu’il ne l’avait été. Un rhinocéros fou de colère et blessé charge toujours bien plus rapidement qu’un animal sain. Diana s’avança jusqu’à lui et, après avoir remercié Bruce d’un rapide coup d’œil, elle bascula Hercule en arrière par la seule force du pied qu’elle pressa encore sur son torse.

« Longue est la vie dont tu as été béni, Hercule, et j’espère que le souvenir de cette rencontre te hantera chaque jour. » Elle se pencha un peu plus au-dessus de lui. « Tu es soumis, par notre force. N’oublie pas qui je suis. Tu n’es qu’un Demi-Dieu, et je me bats contre des Dieux bien plus forts que toi, alors si tu veux continuer à mener ta misérable existence, parle. »

Elle releva les yeux vers Bruce et le bout de Lasso qu’il tenait. Ensemble, avait-elle dit, et elle avait été des plus sincères. Il avait eu raison, d’une certaine façon. Il n’avait pas été le seul à s’éloigner après la guerre contre Darkseid, et si la fuite de Diana s’était faite bien plus discrètement, le résultat avait été le même. Elle s’était embarquée dans le Conseil de l’Univers, s’était oubliée dans les missions de la League et ses interventions planétaires, mais elle avait fui ses responsabilités. Arès était libre, et l’Olympe avait été touché en plein fouet. Elle n’était pas juste Diana, ou Wonder Woman, ou même une Amazone. Elle était tout ça, en même temps, et il était temps qu’elle devienne meilleure encore. Qu’elle arrête de croire que ses problèmes, ses ennemis, étaient trop dangereux pour ses alliés. Pour lui. Ils s’étaient toujours tenus côte à côte, et ce soir-là, elle retrouvait sa place à ses côtés. Ils étaient plus forts unis. Si elle pouvait vaincre seule, ça ne voulait pas toujours dire qu’elle le devait.

« Je n’ai pas oublié ce que tu as fait, Demi-Dieu, » reprit-elle. « Alors ne me donne pas une raison de plus de te tuer, parce que je le ferai. Tu mourras de ma main, dans une ruelle abandonnée, loin de tous. Tu ne mérites ni pardon, ni pitié. »

Elle se redressa, le pied toujours contre le torse d’Hercule et ramena son Lasso vers elle.

« Je veux que tu saches que tu as été soumis par une Amazone et un héraut mortel, » rajouta-t-elle avant de passer un boucle du Lasso autour de la gorge d’Hercule.

Elle se redressa complètement et bloqua le bras droit du Demi-Dieu au sol avec son autre pied, pressé sur son poignet. Ses deux mains tenaient le Lasso tendu avec fermeté.

« Qui a tué Apollon ? » demanda-t-elle, et le Lasso magique s’illumina. « Dis-moi tout ce que tu sais. »

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MessagePosté le: Jeu 13 Juin 2019 - 12:14
« Hrn. »

Hercule grogne.
Et tente de se relever, depuis cette position particulièrement désagréable et humiliante ; mais il ne peut pas.
D’une part, parce que Wonder Woman le maintient au sol, vaincu et soumis via le Lasso mais aussi sa propre puissance. Ensuite, parce que le Batman est juste à ses côtés, et s’est accroupi ; pour être encore plus proche du demi-dieu.
Et plonger un regard d’une noirceur absolue sur son visage.


« Je… je n’oubl… n’oublierais… pas… »

« Bien. »

La réplique de Bruce est directe, sèche.

« Nous non plus. »

Un sourire sadique glisse sur son visage.

« Notamment le plaisir de te voir enfin à ta place. »

Hercule grimace, et sent ses muscles se crisper ; il s’énerve. Il veut se lever, se redresser, et écraser ce mortel imbécile – briser ses os, les réduire en miettes, et porter sa cape stupide en trophée.
Il le veut, oui… mais il ne le peut pas. Il n’y arrive pas.
Et cela fait presque plus mal que ce qu’il a vécu et subi jusque-là.


« J… je… rah ! »

Il soupire, secoue la tête ; accepte.
Et se soumet.


« Zeus. »

Le nom est prononcé lentement, dans un souffle.
La tête basse, Hercule semble se ratatiner sur lui-même, alors qu’il cède… et révèle l’abominable vérité.


« C’est Zeus. »

Il redresse la tête, et plonge un regard sombre sur Diana.

« Notre père n’a pas regagné sa puissance après la chute d’Arès ; l’Olympe n’est que ruines, physiques et morales. Le Dieu des Dieux n’est plus grand-chose, et ne le supporte pas. Il considère que les dons offerts aux Olympiens lui reviennent, et doivent lui revenir pour lui permettre de reprendre sa puissance et sa gloire.
Il tue pour redevenir ce qu’il a été ; son esprit s’est perdu. »


Hercule grimace, en essayant de se relever ; plus calmement.
Bruce en prend note, et recule légèrement – pour lui laisser une chance. Et aussi parce que les informations données sont terribles, et justifient de le laisser continuer.
Il ne ment pas, après tout ; le Lasso le confirme. Il ne ment pas, hélas.


« Il a piégé Apollon, car il était tombé bas… mais il a déjà tué ailleurs ; et il tuera encore.
Je suis venu t’avertir… ma sœur. »


Le demi-dieu prononce ce mot avec dégoût.
Le Chevalier Noir pose sa main sur sa ceinture, au cas où ; prêt à dégainer une arme, si l’autre va trop loin.


« Zeus est perdu, et s’enfonce dans sa furie meurtrière ; ton heure viendra, la mienne aussi. Mais il s’occupe d’un autre, avant. »

Hercule soupire, détourne le regard ; reste silencieux un moment.
Réfléchit. Puis décide.
Et coule un regard triste vers l’Amazone.


« Jason, ton frère.
Hercule est en chasse de ton frère Jason… pour le tuer, et prendre sa puissance. »


Le demi-dieu maintient son regard sur Diana, mais il n’a plus rien d’agressif ; il est alarmé, terrorisé même. Et pour cause.
Zeus est devenu fou – Zeus tue son propre panthéon. Et il vise désormais leur frère.
L’heure n’est pas grave… elle est apocalyptique. Et Bruce en a conscience, en tournant son regard vers Diana ; autant pour lui demander quelle suite elle veut donner à cela que pour, surtout, confirmer une évidence.
Il est là ; il est là pour elle. Quoi qu’il arrive.
Quoi qu’ils doivent faire.

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MessagePosté le: Ven 14 Juin 2019 - 16:26
Déicide à Gotham


Ce fut comme un coup de tonnerre sans bruit. La même violence, la même lourdeur dans l’air et, surtout, la même électricité faisant vibrer ses os, mais ce fut dans un silence total, parfait. Un silence qui permit à Diana d’entendre son cœur battre contre ses tympans, d’entendre son souffle se couper dans sa poitrine tandis qu’elle prenait la pleine mesure de ce que venait de dire Hercule. Il était violent et dangereux, mais il n’était pas assez fort pour se dresser contre la vérité que le Lasso lui arrachait. Personne ne le pouvait, et elle n’avait aucune raison de croire qu’il était la première exception. Pas alors que ce qu’il disait, bien que d’une violence extrême, semblait bien plus plausible, bien plus… vrai. Et c’était d’une gravité sans précédent. C’était… oui, sans précédent.

Elle releva la tête vers Bruce qui s’était écarté quand Hercule avait enfin fait mine de se calmer. Elle était toujours penché au-dessus du Demi-Dieu, son pied toujours sur son torse, et l’autre bloquant son poignet, mais la prise qu’elle maintenait sur le Lasso n’était plus dangereuse pour lui. Le halo doré qui émanait de la relique si précieuse à son cœur projetait de nouvelles ombres sur le masque et le costume de Bruce.

« Par Héra, » souffla-t-elle.

Elle ferma les yeux un bref instant pour mieux appréhender ce qu’elle venait d’apprendre, mais elle ne perdit pas une seconde de plus à vouloir comprendre. Elle écarta ses deux pieds et se redressa en desserrant le Lasso, sans pour autant libérer Hercule. Elle avait encore besoin de lui, juste un peu plus. Ensuite, il se débrouillerait. Elle n’avait pas loupé le dégoût dans sa voix quand il avait reconnu leurs liens, ni-même la colère et l’humiliation dont il avait fait preuve. Elle doutait qu’il accepte son aide, de toute façon. Porté par son égo, il chercherait à se protéger lui-même. Grand bien lui fasse.

La main toujours autour du Lasso, elle se tourna vers Bruce.

« Il faut l’arrêter, » dit-elle. C’était une évidence. Ils le savaient tous les deux. « Je dois aller sur le Mont Olympe, mais… » Comment ? Elle n’y était plus la bienvenue. Son regard se posa sur Hercule. « Mon heure viendra… » dit-elle, en écho à ce qu'il avait lui-même avoué.

Elle releva les yeux vers Bruce. Le plan se dessinait de lui-même. Elle pouvait rejoindre l’Olympe, en effet. N’y étant plus la bienvenue, cela demanderait un peu plus de logistique et d’inventivité que d’accoutumée, mais si les Dieux fuyaient Zeus, elle aurait probablement pu trouver un allié parmi eux. Hermès, par exemple, aurait pu l’aider à entrer dans le monde sacré des Dieux et Déesses de son temps. Mais à quoi ? Zeus était en pleine chasse. Elle devait lui couper la route, et non attendre chez lui qu’il ait retrouvé une puissance salie par les meurtres horribles qu’il commettait.

Elle savait ce qu’il leur restait à faire.

« Aide-moi, » souffla-t-elle, sans lâcher Bruce du regard. « Aide-moi à trouver mon frère et à le mettre en sureté. Nous devons… nous devons faire en sorte que Zeus ne trouve ni Jason, ni Hercule. Ni personne d’autre. »

Elle baissa brièvement les yeux vers ce dernier.

« Je dois devenir sa prochaine cible, c’est le seul moyen. »

Son regard s’attarda sur celui de Bruce. Il ne devait pas y avoir plus de morts, et seul lui pouvait l’aider à accélérer cette enquête. Il était… il était également le seul en qui elle faisait confiance pour l’accompagner vers un combat à l’issue sans aucun doute mortelle contre le Dieu des Dieux. Qu’il y croit ou pas n’y changeait pas grand-chose, car c’était sa vérité. Elle avait affronté Arès à ses côtés. Elle s’était battue contre Darkseid avec lui. Elle ne pouvait faire appel à la League, pas avec tout ce qui se passait, et surtout pas en gardant en tête que la plupart d’entre eux n’avaient aucun expérience de ce côté-là. Non, Zeus était sa mission.

Mais Bruce avait sa place à ses côtés. Il l’aurait toujours.

Elle baissa finalement les yeux, reportant ainsi son attention sur Hercule.

« Les autres Dieux, » lui demanda-t-elle. « Sais-tu où ils se cachent ? »

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MessagePosté le: Lun 17 Juin 2019 - 12:20
Le choc de la révélation est terrible.
Même Bruce ressent la puissance de la vérité, alors qu’il n’a que des liens très faibles avec Zeus ; tout juste lui a-t-il offert le tribut d’une victoire contre Arès.
Les sensations de Diana, mais aussi d’Hercule, doivent être pires. Il y compatit, grandement.
Mais son esprit analytique ne peut cesser de fonctionner, et il hoche lentement la tête au fil des minutes ; il pense. Il réfléchit. Il met au point une stratégie.
Et se prépare à l’appliquer.


« Hrm. »

Il grogne légèrement, quand Diana relâche la pression sur Hercule ; dommage. Cette position convenait bien au demi-dieu, selon lui, même si l’intéressé se détend légèrement.
Il a cédé. Il leur a cédé.
Son ego en souffre encore, mais la tension de son corps le quitte… bien que la peur demeure ; et déforme même son visage, alors que l’Amazone rompe le terrible et puissant moment où son regard s’est perdu dans celui de Bruce. Afin de se refixer sur son demi-frère, qui reprend la parole après de longs et douloureux moments de silence.


« Je… l’ignore. »

Hercule soupire, et pose sa main sur le Lasso de Diana ; il se redresse, et s’en libère lentement. Il conserve le lien entre ses doigts, pour maintenir l’obligation de vérité… mais il se relève, et retrouve un peu de dignité.

« Ils ont fui… ils fuient, tous. »

Le demi-dieu se détourne, et cache son regard.

« Je… vais faire de même. »

Car un tel aveu ne lui correspond pas ; ne rejoint en rien la légende qu’il a tant aimé se construire, depuis des millénaires.

« Ce combat n’est pas le mien, Diana de Themyscira ; mes combats sont passés. Ce temps… je ne sais rien de ce temps.
Je ne saurais me battre en cette période. »


Hercule lâche le Lasso, et fait un pas vers les ombres ; honteux.
Honteux et ravagé.
Il n’a plus la force de se battre, ainsi. Il n’en a plus la force, et même l’envie. Bien qu’il ait joué des coudes, avant, et lancé quelques piques, le signal – le message est clair ; Hercule est brisé.
Il se sent vieux, dépassé… brisé, oublié. Ce combat contre Zeus l’aurait grisé, jadis, mais… plus maintenant ; sa gloire est passée. Son aura est ternie.

Hercule n’est plus le Héros qu’il était.
Il n’est pas le Héros de ce temps ; à d’autres de faire, donc. A d’autres de briller.
A d’autres de mener leurs Travaux.


« Diana. »

Bruce pose la main sur l’épaule de l’Amazone, quand Hercule s’évapore dans les ombres en abandonnant le Lasso.

« Laisse-le. »

Sa voix est douce, presque tendre.
Ce qui est rare, pour lui. Même si Wonder Woman l’a déjà entendu ainsi, à de nombreuses reprises.


« Il ne nous est d’aucun secours… et te rendre sur l’Olympe non plus. »

Ses paupières se plissent, alors que le poids de sa main s’intensifie sur son épaule.

« Zeus est fou ; soit. Des dieux sont déjà morts, d’autres se cachent, d’autres voudront que certains meurent à leur place.
Ce n’est pas en allant dans le repaire du dément que tu l’arrêteras. »


Il prend une grande inspiration, et enchaîne lentement ; comme un stratège, détaillant son plan.

« Il faut, avant cette confrontation, connaître l’état des forces en présence ; les siennes, les nôtres.
Ton frère est en danger – nous devons le sauver. »


Il ne parle pas d’elle ; il parle d’eux.
Avec un ton faisant comprendre l’évidence de leur association – de sa présence, à ses côtés. Comme si l’aide qu’il compte lui donner est tellement claire et automatique que cela ne mérite même pas de répondre aux demandes de Diana.
Qui l’ont touché, bien sûr ; mais qui étaient inutiles.
Bruce sera là pour elle. La question ne s’est même pas posée autrement.


« Puis contacter d’autres dieux. Et organiser la lutte contre. »

L’ombre d’un sourire glisse sur son visage fatigué.

« J’ai… quelque habitude de la lutte contre les déments ; le fait que cela soit un dieu n’est qu’une circonstance supplémentaire.
Nous allons trouver. Nous allons réussir. »


Il hoche la tête, puis la lâche ; et fait un pas de côté, avant de lever les yeux vers l’établissement d’Aphrodite.

« Je vais la faire surveiller ; mais ton frère est une priorité. »

Le Chevalier Noir grimace, et se détourne pour regarder la ruelle ; qui correspond à Gotham City, sa ville.
En danger. Rongée par des menaces encore plus terribles que d’habitude.
Il ne peut pas partir, clairement… la situation est trop difficile pour cela. Mais il ne peut pas laisser Diana seule, non plus ; déjà, parce que laisser Zeus agir ainsi est inacceptable. Ensuite… parce que c’est Diana.
Parce qu’il ne la laissera pas seule, face à une telle menace ; jamais.


« Le Batcomputer va analyser tous les flux sur Terre pour le retrouver. Le Batplane va t’y mener. »

Un bruit de moteur se fait entendre, au-dessus d’eux ; une silhouette émerge dans les cieux.
Un appareil volant.

Déicide à Gotham City [WW] Latest?cb=20070122182802
Le fameux Batplane, qui approche et vient se poser sur un toit à proximité.
Bruce appuie sur plusieurs touches invisibles de son avant-bras gauche, le visage concentré.


« Je dois… régler des détails, ici. »

Faire en sorte que la ville n’explose pas. Eviter de sur-culpabiliser en la quittant. Organiser la défense, les troupes et les proches, pour qu’ils ne meurent pas au combat.
Des détails, oui.


« Et je te rejoindrais ensuite. Après que tu aies sauvé ton frère. »

Il relève son visage vers elle, et esquisse un léger sourire ; Diana.
Bien sûr qu’il aidera Diana.


« Allez… va. »

Des moments terribles s’annoncent ; une part de lui aurait aimé les éviter… mais une autre est soulagée, en fait.
Soulagée qu’il ait appris tout cela à ses côtés – qu’il soit là, pour l’aider.
Wonder Woman est formidable, évidemment ; mais comme tout un chacun, elle a besoin d’aide. D’appui. D’alliés. D’amis.
Il l’est, pour elle. Il le sera toujours.
Quel qu’en soit le prix.

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MessagePosté le: Lun 17 Juin 2019 - 22:35
Déicide à Gotham


Diana ne cessait de mesurer l’ampleur du danger, encore et encore, à chaque seconde qui passait. Si Zeus avait perdu pied, il représentait pour la Terre une menace des plus sérieuses. Une menace qu’elle avait, directement ou pas, relâché sur toute l’humanité. Elle s’était éloignée de son Panthéon, elle avait même cherché à mettre sa foi ailleurs quand un trop grand nombre de ses questions était resté sans réponses, mais à cet instant précis, alors qu’elle regardait, horrifiée, un Hercule brisé et déchu s’enfoncer dans l’ombre, elle se retrouvait là à sa place d’antan. Elle avait été la championne des Dieux et Déesses grecques, et elle devait désormais être leur protectrice. La révélation l’avait laissée pantelante. Son souffle était toujours coupé et encore, et encore, elle se heurtait au poids de ce qu’ils venaient d’apprendre.

« Ce sera donc mon combat, Herakles » souffla-t-elle, en grec ancien, tandis que l’ombre du Demi-Dieu se fondait dans les ténèbres de Gotham.

Elle baissa les yeux vers le Lasso à ses pieds et le ramena doucement pour le rouler. La main de Bruce sur son bras la stoppa. Elle leva les yeux vers lui et y découvrit une douceur qui jurait avec la peur véhiculée par ce masque qu’il portait – mais une douceur qui lui était familière, et dont elle avait terriblement besoin. Elle retrouva doucement, mais sûrement, le contrôle de ses poumons et de l’air qu’elle respirait, petit à petit, jusqu’à retrouver un rythme cardiaque normal. Il était là, à ses côtés, et si elle devait affronter le Dieu des Dieux, il serait également là, voilà ce qu’il lui disait. Avec bien plus de mots, certes, et encore plus de promesses, mais le fond était là et c’était ce qu’il y avait de plus important, aussi bien pour elle que pour lui.

Libérée du contrecoup de la révélation d’Hercule, elle finit de ramener le Lasso vers elle et l’accrocha à sa ceinture tandis que le Batplane passait au-dessus de leurs têtes. L’aide qu’il lui offrait était précieuse et elle était consciente que tout ça arrivait en plus à un moment l’attention du protecteur de Gotham ne pouvait malheureusement pas se permettre d’être divisée. Et pourtant, il n’avait pas hésité un instant. Il avait douté d’elle plus tôt – douté de la foi qu’elle avait en lui, mais les faits étaient tout autre. Elle était femme de vérité, et chaque geste qu’il avait à son égard, jamais n’avait failli. Il avait lui-même bâti la foi, la confiance et l’affection sincère qu’elle éprouvait pour lui.

Et à la voir se tenir à ses côtés, préoccupé par ses propres combats mais prêt à tout pour l’assister dans les siens, elle était fière de constater qu’elle en avait fait de même pour lui.

« Bruce, » finit-elle par dire, dans un petit soupir. Elle leva la tête vers le toit sur lequel le Batplane l’attendait puis reporta son attention sur le Chevalier Noir de Gotham. Elle lui adressa un petit sourire et posa brièvement sa main sur sa joue. « Merci. »

Elle s’écarta ensuite et hocha la tête.

« Fais ce que tu as à faire. Nous restons de toute façon en contact. Je m’occupe de Jason et de remonter la piste du reste du Panthéon. Zeus… Zeus restera mon combat, mais ton aide m’est réellement précieuse… »

Elle esquissa un sourire tandis que ses pieds se détachaient du sol et qu’elle commençait à s’élever de quelques centimètres au-dessus du sol.

« Mon ami, » ajouta-t-elle avec la douceur qu’était la sienne, la douceur qui, bien souvent répondait à celle dont Bruce lui avait fait cadeau un peu plus tôt.

Elle garda ses yeux rivés sur lui tant que possible tandis qu’elle prenait de la hauteur et quand elle fit finalement volte-face pour voler plus franchement jusqu’au Batplane, elle garda cette image en tête.

Elle allait devoir affronter Zeus, le Dieu de tous les Dieux rongé par sa folie et sa démence, et le combat serait terrible. Le danger pour l’humanité était réel, pesant, mais elle trouvait réconfort dans sa foi, comme cela avait toujours été le cas. Même si sa foi, elle, avait changé au cours des années passées.

« C’est un plaisir de te retrouver, » souffla-t-elle dans le vide tandis que l’appareil la laissait entrer et prendre place à l’intérieur.

Son sourire s’effaça quand le Batplane s’envola, et elle retrouva alors tout le sérieux que la situation exigeait.

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