[Aeaea] Mise en garde (Circé)

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MessagePosté le: Mer 26 Juin 2019 - 22:10
Mise en garde


Aeaea.

Officiellement, une île grecque aux allures paradisiaques appartenant à une certaine Cassandra Colchis.
Officiellement, une île grecque pleine de danger, repaire depuis des siècles de la sorcière Circé. Gare à la flore, mais surtout, gare à la faune. Les créatures tapies dans l’ombre des reliefs de ce petit paradis éloigné de la civilisation sont issues des plus grands contes, des plus grandes odyssées. Des hommes tous piégés par la magie de Circé, et rendus fou par leur misérable sort.

Aeaea et tous ses dangers.
Et Diana se tenait sur une des rives, les sens à l’affût et le regard en mouvement constant, à la recherche de la moindre menace en approche.

Elle n’avait pas affronté Circé depuis bien des années et n’avait d’ailleurs pas eu de retour sur de possibles activités de sa part. Elle n’était pas le Batman – elle ne gardait pas ses yeux rivés sur tous ceux qu’elle avait déjà croisé par le passé. Si elle avait foi et si elle continuait de croire que la rédemption était possible pour chacune des personnes qu’elle avait affrontées, elle n’était pas non plus naïve. Circé était… et bien, Circé, et si Diana venait en paix, il lui fallait malgré tout rester prudente.

Elle s’autorisa néanmoins à relâcher un peu la pression quand elle se rendit compte qu’aucune bête ailée ne filait vers elle pour lui arracher la jugulaire. Elle n’avait aucun doute que Circé s’était rendue compte de son arrivée sur Aeaea dès qu’elle avait posé un pied sur le rivage, et elle faisait de son mieux pour avoir l’air le plus paisible possible. Elle n’était pas là pour accuser, attaquer ou provoquer, bien au contraire.

Il y avait quelques jours de cela, elle avait été appelée à Gotham pour une enquête des plus spéciales. Le corps d’Apollon avait été retrouvé dans un taudis des rues les plus oubliées de la ville de Bruce et si la police n’avait pas été en mesure de reconnaître l’identité de la victime, lui, oui. Il l’avait appelé, elle avait accourue, et s’en était suivi une suite de révélations plus dérangeantes les unes que les autres. La chute de l’Olympe, la peur des Dieux et Déesses, leurs pouvoirs affaiblis… Aphrodite, Hercule, ils l’avaient tous les deux mis en garde contre le coupable : Zeus. Et des jours après, Diana peinait toujours à le croire – où, plutôt, ça la peinait de le croire. Si sa folie ne venait que de sa propre soif de pouvoirs, elle savait qu’elle n’était pas innocente dans la nouvelle ambition du Dieu des Dieux. La seule chose qu’elle pouvait faire contre les regrets et la culpabilité, ceci dit, c’était d’agir et d’empêcher le Saint Patron du Panthéon de commettre encore plus d’horreurs. Elle avait sauvé Jason, son frère et l’avait mis à l’abri. Bruce veillait sur Aphrodite et Hercule était parti se cacher lui-même. Elle avait cherché d’autres Dieux pour les prévenir mais n’en avait trouvé aucun. Elle s’était donc rabattue sur les cibles suivantes les plus évidentes.

Elle-même.
Et Circé.

Si la sorcière avait été cruelle, machiavélique et même mortelle à plusieurs reprises, pour de bien nombreuses âmes malheureuses, Diana ne souhaitait pas la voir terminer comme Apollon – dont la vision du corps fumant continuait de la hanter. Elle ne souhaitait un tel sort pour absolument personne.

« Circé, » déclara-t-elle dans le vide autour d’elle, consciente qu’on l’écoutait très certainement. « Je viens pour te mettre en garde. Je ne cherche pas à te défier ou à me battre. »

Et pour le prouver, elle dégaina son épée qu’elle posa délicatement dans le sable devant elle, en signe de reddition. Son Lasso subit le même sort.

« Je suis sur ton territoire, sans armes et sans intentions néfastes. » Elle leva ses paumes en signe d’innocence. « Je viens te mettre en garde, Circé, car le danger pourrait déjà être en train de te guetter. Je ne demande qu’à m’entretenir avec toi. »






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MessagePosté le: Ven 28 Juin 2019 - 7:44
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Diana & Circé


Aeaea. Le paradis de Circé et de Lyta : le berceau de leur magie divine, la source de leur Maléfices pestilentiels et de leurs machineries diaboliques. Depuis les millénaires, la flore avait grandi au point de prendre une expansion incroyable. La vie animale y régnait, autant naturelle qu’ensorcelée. Certains prisonniers s’attachèrent à la sorcière cruelle, d’autres complotèrent pour l’assassiner. Les plus faibles abandonnèrent la vie, la conscience afin de rester prisonniers de leurs carcasses animales. Le repère de la sorcière se trouvait évidemment au cœur de l’île parmi les palmiers, et les lianes sauvages.


Parmi cette luxure végétale, Lyta coiffait sa mère innocemment, chantonnant une vieille berceuse de son propre crue. Endormie, la femme ne bougeait pas d’un centimètre. Ses pupilles s’ouvraient parfois, sentant de l’énergie vitale ou mystique à certains endroits. Certes le sommeil continuait de clore sa personne. Lyta avait remarqué que sa Circé ne se réveillait plus ces temps-ci : son sort semblait arriver à échéance. La Grande Sorcière connaîtrait enfin le repos : Hécate et sa Haine pourraient donner le flambeau à un autre vaisseau. Lyta espérait profondément devenir la prochaine élue de la déesse lunaire, d’être son avatar et de compléter la trinité lunaire. Une fois les boucles violettes de Cassandra peignées, les mains de la jeune sorcière les tressèrent pour les rassembler, libérant des mèches rebelles et ajustant les bijoux qui sortaient de la longue tignasse de sa mère. Elle lui donna des soins d’hygiène scrupuleusement comme s’il s’agissait d’une toilette mortuaire : lavée de son passé, parfumée de la vérité, vêtue de royauté. Les pans noirs de la sorcière couvraient sa silhouette gracile, se refermant au-devant sur un pendentif vraisemblable à la Lune elle-même. Lyta retira le heaume que portait toujours Circé, le laissant dans les mains d’un chimpanzé ailé. Du chaudron fumant, au liquide violet et opaque, surgit la voix de Wonder Woman – la Némésis de Circé depuis la nuit des temps. Ou était-ce l’inverse?


Un message de paix, en quelque sorte. Lyta posa ses yeux rouges sang sur les images consécutives de l’Amazone qui arpentait leur domaine. Un sourire narquois trancha le doux faciès de la fille d’Arès. Elle s’empara de son arc et de ses flèches, avant de prendre Circé dans ses bras pour la monter sur leur canasson ailé au crin noir bleuté. Celui-ci prit gauchement son envol, étant donné le poids des deux déesses. Il descendit du cœur de l’île pour atteindre les berges de leur territoire en moins d’un quart d’heure. Entre temps, seul le silence accompagna la princesse des Amazones. À l’exception d’un dodo qui vint l’enquiquiner et croasser en se roulant dans le sable. Cassandra dormait sur l’épaule de Lyta, amorphe et jolie dans le prélude de sa mort. Sa fille dirigea la monture jusqu’au sol, à un demi-kilomètre de Diana Prince. Lyta laissa sa mère se reposer sur la bête, son visage noyé d’une chevelure opalescente. Près de la Grande Sorcière, la fille d’Arès brisa enfin le silence qui régnait sur la plage brodée de sable fin, de coquillages vermeils et d’eau turquoise. La jeune femme rabaissa son capuchon d’une main, relevant un regard aussi vif que le sang sur l’héroïne. Le principal attrait de son apparence demeurait la similitude qu’elle possédait avec Cassandra. Certes sa voix glaciale, calculatrice, manipulatrice n’en dévoila que sa capacité à cacher la suavité derrière un visage de guerre :



« Parle. »


Soudain, un bruit de chute anima l’expression froide de la jeune Lyta qui retourna sa tête bouclée et violette afin d’apercevoir le corps de Circé en train de reprendre conscience. Secouant sa tête hors du sable, Cassandra ouvrit ses yeux lunaires – d’un argent sidérant sur les eux âmes à sa portée. Elle cligna plusieurs fois des yeux en se redressant sur son siège, incapable de se mettre debout une fois de plus. Certes la persistance lui permit de réussir, avant de baisser la tête au sol, n’osant la relever. La vraie Circé aurait sauté sur une nouvelle occasion de commencer une querelle mortelle en compagnie de la princesse des Amazones : cette Circé qui lui faisait face ne la reconnaissait pas du tout.

À vrai dire, même la présence de Diana semblait l’intimider au plus haut point : peut-être était-ce sa noblesse ou la puissance qui émanait de son être? Ou bien rien du tout. Le néant; l’ultimatum du vide le plus abyssal de l’être; les abîmes de l’amnésie. Cassandra jeta des coups d’œil à sa fille, mais ne formula aucune parole. Lyta se plaça devant sa mère qui les ignora complètement à son grand désarroi…pour aller cueillir des plantes près du dodo en train de ronfler.



« Arrête de nous fixer. Parle, et pars. »


Trancha la voix assassine de la fille d’Arès dont le regard était d’une intensité infernale.





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MessagePosté le: Jeu 4 Juil 2019 - 14:24
Mise en garde


Diana s’était attendue à tout. A tout, sauf à ça. Elle sut dès que son regard se posa sur la silhouette de Circé avachie sur son cheval ailé et sur celle, plus petite et légèrement plus fine, de sa fille qu’elle avait fait le bon choix en venant ici. Elle n’était pas sans ignorer l’existence de Lyta « Hipolyta » Milton mais elle n’aurait su dire où cette dernière se trouvait ces derniers temps. La voir là, aux côtés de sa mère, le regard rouge comme les braises d’un feu qui jamais ne s’éteindrait ne fit que conforter Diana dans la direction qu’elle avait prise. Circé était déjà puissante seule, mais avec Lyta en plus ? Zeus ne pourrait passer à côté d’une telle offrande de pouvoirs – surtout pas alors qu’Arès était introuvable.

Mais si c’était une pensée réconfortante que de savoir que son intervention pourrait empêcher à Circé et son enfant ce qu’Apollon avait subi, Diana était bien loin d’en ressentir les effets pour le moment. Son regard était posé sur la Sorcière d’antan, celle qui s’était autoproclamée – et avec justesse – comme étant sa plus grande ennemie, et qui maintenant… ne semblait même pas pouvoir tenir sur ses jambes seules. Le regard laiteux et nuageux qu’elle posa sur elle était vide de sens, dénué de la profondeur et de la puissance dont Circé avait jusque-là fait preuve. S’il lui était arrivé quelque chose, cela l’avait rendue apathique et bien trop facile à chasser pour le Dieu des Dieux.

« Par Héra, » souffla Diana, insensible aux attaques carnassières du regard de Lyta. C’est avec compassion qu’elle y fit face quand elle reporta son attention sur cette dernière. « Que s’est-il passé ? Suis-je… suis-je arrivée trop tard ? »

L’idée ne lui avait même pas traversé l’esprit, mais maintenant qu’elle voyait Circé vidée de tout ce qui avait fait d’elle la femme que Diana avait dû affronter des centaines de fois, la femme qui avait traversé les siècles et fait face à tout ce qui avait été mis en travers de son chemin, l’image d’Aphrodite s’imposa à elle. La Déesse, autrefois si grande et belle, se terrait maintenant dans les quartiers peu recommandables de Gotham, salie par sa puissance affaiblie et les erreurs qu’elle faisait. A cause de Zeus.

Etait-il possible que Circé, elle aussi, ait déjà souffert de la folie de ce dernier… ?

« Lyta, » reprit Diana, avec un plus d’urgence cette fois-ci. Qu’elle soit face à des ennemies n’importait que peu – pas du tout, même, en fait. « Que lui est-il arrivé ? Zeus vous va-t-il déjà trouvées ? » Elle leva une main vers la jeune fille, dans un geste qu’elle voulait rassurant mais aussi pressant. « Je ne suis pas venue vous faire de mal – je l’ai déjà dit, et j’en fais maintenant la promesse. Le Panthéon grec est tombé, et Zeus … »

Son regard s’échappa pour retourner sur Circé dont toute l’attention était maintenant concentrée sur les plantes qu’elle effleurait du bout des doigts, comme pour en choisir les meilleurs specimens.

« Elle ne m’a même pas reconnue… Lyta, que lui est-il arrivé ? »



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MessagePosté le: Mar 23 Juil 2019 - 4:07
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Diana & Circé


Fallait qu’elle parle. Fallait qu’elle affronte Circé et Lyta en même temps de son regard noble et supérieur. Fallait qu’elle les nargue avec sa beauté d’âme depuis des millénaires… Fallait que la victoire soit sienne, et seulement sienne depuis la nuit des temps. Fallait que son discours utopique soit universel, et offre la paix dans le monde entier… Fallait que Diana vienne provoquer Hécate elle-même. Cependant, Lyta observa la nature gronder sourdement autour d’elles.


« Par Hécate. » Oui, Lyta imita Diana. Quant à Cassandra, celle-ci redressa enfin sa tête vers les deux femmes splendides. Un sourire candide naquit sur ses lèvres quand elle s’empara du Dodo dans ses bras pour le câliner. C’est ainsi qu’une voix sage, sereine, susurra à la bête :


« Calme-toi. Personne ne te veut de mal… Lyta, qui est-elle? Que désire-t-elle? Elle est étrange. »


Oui, Circé venait de qualifier Wonder Woman d’étrange spécimen féminin. De plus, la Grande Sorcière quitta le jardin de plantes avec un bras rempli d’ingrédients aux couleurs exotiques. La fille de Circé se tourna vers sa mère pour lui retirer l’animal, et le métamorphoser en chat – ce qui sembla exciter Cassandra au point de la faire sourire à pleines dents – animant ses yeux turquoise d’une aura angélique. La fille d’Hécate prit le félin, et la caressa avec douceur et mélancolie. « Ta mise en garde ressemble à un interrogatoire. » Lyta soupira amèrement comme si l’Amazone venait de la réveiller après une bonne nuit de sommeil. Sa voix grave, sévère ordonna : « Suis-moi. C’est une longue histoire. Et je meurs de faim. »


Lyta claqua des doigts, et trois pierres devinrent instantanément des pégases aux yeux rouges écarlates. Une fois montées à bord des canassons volants, la fille d’Arès chercha sa mère du regard qui cajolait toujours le chat en lui parlant dans une langue étrangère et connue seulement du domaine animal.


« Maman, viens. Sinon je t’enlève le chat. »


Aussitôt, Cassandra afficha une moue dévastée et accepta de les suivre. Après une longue hésitation de leur visiteuse inattendue, les sorcières d’Hécate vinrent au cœur de l’île habité par une quantité épouvantable de bestiamorphes. Ceux-ci vaquaient à des occupations diverses allant du tissage à la cuisine. La Grande Sorcière sans la moindre mémoire s’installa au-dessus du chaudron pour commencer à préparer un sort…Des plus mystérieux… Lyta se tourna bêtement vers leur invitée, et haussa les épaules en disant :


« Tu peux me croire ou non, mais elle prépare du thé. »



La fille d’Arès empoigna un panier de fruits dans lequel elle commença à enlever des pelures pour manger des quartiers sucrés. Pendant ce temps, Circé – avec son allure toujours candide- leur servit à chacune une tasse de thé et ne put retenir le bijou qui pendait de son crâne reluire sous les rayons solaires. Les structures antiques de la Grèce Antique qui surplombaient leur demeure restaient magnifiques, et racontaient les légendes de la Grande Sorcière. Des singes aux queues de paon les nettoyaient avec nonchalance. C’est alors que Lyta fronça les sourcils en prenant la parole :


« Zeus n’a aucun rapport avec nous. Arès a emprisonné ma mère pendant quinze ans, et m’a enlevé quand j’étais jeune. »



Lyta prit une pause, demanda à sa mère de s’asseoir devant elle. Doucement, sa fille commença à tresser ses boucles afin de les dégager de son visage si jeune, si perlé de candeur que la paix elle-même pouvait en crever. La sorcière aux yeux de sang dévorait sans réserve et dignité ses fruits avec délectation avant de continuer d'une voix platonique:


« Circé est tombée dans la folie. Pendant très longtemps. Les herbes l’ont rendu malade, et presque mourante. Mais, elle n’a jamais oublié son amour pour moi. Elle a fini par mettre fin à ses jours dans cette prison. »


La fille d’Arès poussa sa crinière violette derrière ses épaules pour montrer des écussons sur ses épaules d’un argent lunaire. La Grande Sorcière portait maintenant son regard sur l’étrangère comme si elle attendait une révélation puis sa voix douce demanda :
« Tu sembles déçue. J’espère que ce n’est pas à cause de moi. » L’amnésique aussi semblait tomber dans la déception peu à peu.


« Maman, laisse-moi parler. »


Ainsi, Lyta se pencha au-dessus de la tête de sa mère afin d’en séparer l’immense crinière : une immense cicatrice perçait son crâne et sur le côté droit de ce dernier se trouvait le bijou métallique qui pendait directement de son organisme. Une lune sous toutes les phases longeait l’objet, lui donnant une apparence des plus étranges : « Un héros a détruit cette cage, a enterré ma mère dans une tombe de fleurs sur notre île puis m’a retrouvé pour m’annoncer la terrible nouvelle… Je croyais Circé décédée, mais lorsque je suis venue sur sa tombe… Elle avait tout simplement disparue. Son cadavre n’était nulle part en ce monde ou dans d’autres dimensions. » Lentement, Lyta caressa les tempes de sa mère pour en relever les boucles lilas et pointer un symbole de soleil à la gauche, et la lune – givré d’argent- sur la droite.


« Selon la légende, Hécate a détruit l’âme de Cassandra lorsqu’elle a pris possession de son corps. »



Lyta afficha un sourire machiavélique, prenant presque les traits de son père en formulant la conclusion de son historie terrible : « Mais, Cassandra est là. » Lyta fixa sa mère doucement, presque avec regret. « Diana, je te présente Cassandra. Celle qui n’a jamais eu la liberté de vivre : elle a sa liberté à la bonne époque maintenant. » Le bijou sur la tête de la Grande Sorcière scintilla, manqua presque de brûler d’une lueur violacée quand Lyta le tira vers l’arrière pour se pencher au-dessus de la tête de Cassandra :


« Elle ne souvient de rien, car je lui ai jeté un sort de Pensée Chimère : c’est incurable. C’est dans le Grimoire des Maladies Mortelles et Magiques de la grande Hécate. »



Les résidus de la Grande Circé de jadis, la petite silhouette frêle de Cassandra demanda à sa fille : « Lyta, as-tu fini ton histoire? C’est terriblement ennuyeux. Je confirme à 100% que notre invitée est ennuyée par ton récit. » Il s’agissait du sien, mais Cassandra n’en avait rien à faire puisqu’elle ne se souvenait de rien. Délicatement, la Grande Sorcière se redressa sur ses genoux pour se relever puis vint s’asseoir près de Wonder Woman sur une pierre antique en marbre.


« Hum, Diana? C’est bien ton nom? Qui est Zeus? Et pourquoi voudrait-il nous faire du mal? »


Lyta désapprouva sa mère d’un regard meurtrier, tandis que Cassandra déposait des yeux purs, vierges dans ceux de l’amazone. Quelque chose de divin semblait résider au milieu de ces yeux fantomatiques, limpides comme l’aurore nuageuse des cieux aux heures oubliés de l’humanité. Ah, et elle caressait encore son fameux chat blanc au poil long et aux yeux noirs d'encre.



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MessagePosté le: Sam 24 Aoû 2019 - 15:34
Mise en garde


Diana avait combattu Circé bien des fois, et si la sorcière d’antan lui avait posé de nombreux problèmes, si elle avait souhaité ne plus jamais avoir à devoir gérer les attaques de cette dernière, l’état actuel de Circé ne semblait pas être une fin qu’elle pouvait apprécier pour son ennemie de toujours. Elle écouta les explications de Lyta avec attention et s’abstint de tout commentaire. Il n’y avait pas grand-chose à dire. La jeune descendante d’Arès brûlait encore de la colère et de l’énergie de son père tandis qu’elle s’occupait de sa mère, et cette dernière, bien que de toute évidence vivante et en relative bonne santé, n’était plus … Oui, si Diana avait souhaité bien des fois ne plus devoir faire face à Circé, ce n’était en aucun cas la fin qu’elle avait imaginé à leurs rapports. Magicienne et détentrice des grands secrets d’antan ou pas, Circé était une guerrière à sa façon. Parfois sournoise et toujours terrible, certes, mais le sort que le destin lui avait réservé semblait bien cruel.

Ceci dit quand Circé, renommée Cassandra, vint s’asseoir près d’elle, Diana soutint son regard sans chercher à s’en écarter. Il y avait une certaine paix chez elle que Diana n’avait jamais ressenti auparavant, et si les guerrières de Themyscira ne pouvaient envisager cette paix que dans la mort sur le champ de bataille, la mort pour leurs idéaux, force était d’admettre que Circé – Cassandra semblait avoir trouvé la sienne sans en payer le prix de sa vie. Mais aussi douce et paisible semblait-elle être, il y avait dans cette nouvelle apparence – tout du moins aux yeux de Diana – quelque chose digne des grandes tragédies de son enfance.

« Et bien… j’espère que la paix d’Aeaea vous protègera longtemps, toutes les deux, » dit-elle avec sincérité.

Son regard bascula de Cassandra à Lyta, et quand elle reprit la parole, elle s’adressa avant tout à la première avant de se tourner vers la seconde.

« Zeus est un Dieu, le Dieu des Dieux grecques. L’Olympe a souffert bien des défaites ces derniers temps, et ils ont perdu… la foi de bien de leurs sujets. »

Elle n’était plus la championne de l’Olympe, plus depuis des mois désormais. Elle avait trop supplié à leurs pieds, trop demandé d’aide et reçut trop peu de réponses en retour. Sa foi avait toujours été vigoureuse et complète, et elle n’avait jamais rien voulu en échange, mais elle ne pouvait fermer les yeux sur l’indifférence des tout puissants face à la souffrance de ceux qu’ils étaient censés protéger. Mais c’était une autre histoire, une histoire qui ne concernait qu’elle, qui plus est.

« Zeus a perdu l’esprit. Il est désormais motivé par une soif de pouvoirs et de puissance qui ne souffre aucune limite. Il est allé jusqu’à attaquer les siens, jusqu’à tuer ses enfants et s’en prendre à ses créations. Dans sa course au pouvoir infini, j’ai peur qu’il ne vienne à vos portes. Lyta, fille d’Arès, la divinité qui coule en toi est légère mais suffisante pour que Zeus décide de t’en priver. La puissance de Circé a forgé l’histoire de la Grèce. Il s’en rappellera. Quand il sera à court de proie, il s’en rappellera. »

Circé était son ennemie, comme l’était beaucoup d’autres personnes. Mais Diana n’abandonnerait personne à un tel sort, ennemi ou ami.

« Il vous faut vous tenir prêtes, » dit-elle avec sérieux. La vision du corps encore fumant d’Apollon ne cessait de lui revenir. « Ce n’est pas une menace à prendre à la légère. »


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