The Sands of Time run swift [ Sandman / Per Degaton]

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MessagePosté le: Mar 23 Juil 2019 - 12:55
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New York 03 am, de nos jours.

Dans un sous terrain que l’on pourrait penser abandonné des dizaines de lits superposés sont alignés. C’est dans ce qui était le vestige d’une ancienne station de métro que se rassemblent les endoctrinés qui chaque jour alimentaient un peu plus les rangs du Voyageur.

Alors que les siens dorment l’un d'eux veille à coté d’une lampe de bureau diffusant une faible lueur dans la pièce aux murs défraîchis. Nettoyant son revolver il lutte contre le sommeil qui l’appelle. Mais il n’a pas le droit de dormir, cela serait du plus mauvais effet car il s’agit de son tour de garde et les consignes sont strictes: quiconque failli à ses devoirs met le collectif en danger et sera châtié en proportion.

Alors qu’il s'efforce de ne pas fermer les yeux il sent une odeur étrange et levant les yeux s'aperçoit qu'il ne voit plus aussi bien le fond obscur de la pièce où il se trouve. Intrigué il fait alors tourner le faisceau de sa lampe pour balayer autour de lui, et ce fut alors seulement qu’il s'en rendit compte.


“Gaz!!! Gaz!!!”

Hurlait il dans l’obscurité à l’attention de toutes les couchettes de ses camarades sans qu’un seul ne se lève. Tous dormaient profondément car des systèmes d’aération s’échappait une épaisse furmée verdâtre les ayant terrassés avant même de combattre.

L’homme se levait précipitamment de sa chaise en manquant de se casser la figure. Pris de vertige il courait vers l’alarme à tachions pour alerter le Maître, manquant plusieurs fois de trébucher tout seul tant la substance influençait sur ses perceptions et son équilibre. Alors qu’il était sur le point d’appuyer sur le bouton un rayon de gaz sous haute pression venait le toucher en pleine poitrine et il n’eu a en respirer qu’une bouffée pour s’effondrer le corps lourd , juste devant le bouton rouge.

Ils étaient une vingtaine a dormir profondément dans le sous terrain éclairé par quelques veilleuses quand Sandman y entrait vêtu de son masque, sa veste verte et sa cape. Wesley avançait doucement entre les Enfants de Degaton endormis, son gaz gun à la main et une lampe torche dans l’autre, les comptant avec application. Il avait mis plusieurs jours à les trouver, découvrant çà et là des “D” rouge à travers les sous -terrains, la marque de l’influence du criminel temporel même jusque dans cette ville sur laquelle il veillait depuis les années trente. Il s’arrêta devant le portrait de Per Degaton trônant fièrement au dessus de ses enfants endormis et leva le faisceau de sa lampe dessus.“ Quel grand malade” songea t’il alors.



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MessagePosté le: Jeu 25 Juil 2019 - 22:43
Ce n'était pas une question de temps mais de tempérament.

Tandis que son mollet entrait dans sa première botte, Degaton songeait à ce qu'il allait faire. Tout ceci était déjà accompli. Ce qui allait se produire avait déjà généré son flot de conséquences. Il ne l'accomplissait pas maintenant parce que cela avait plus de sens dans sa temporalité mais parce que tel était son bon plaisir. Parce que, fondamentalement, il ne serait jamais plus prêt que maintenant pour exécuter son plan.

Deuxième botte. Ses mains soutenaient les bords et son pied glissait doucement. La surface brillante reflétait les lumières chaudes des plafonniers. Le fauteuil qui soutenait le criminel temporel était le fruit d'un travail de maître. Boiseries finement sculptées damassées avec le soin d'un artiste qui craquèrent à peine lorsqu'il se releva en se soutenant aux précieux accoudoirs.

Il frappa ses bottes contre la tapisserie qui recouvrait le parquet ciré afin d'assurer que ses pieds seraient à l'aise pour son affaire. Il s'étira en regardant le livre qui se trouvait sur un guéridon en noyer dont la marqueterie de merisier jouait agréablement avec l'éclairage. Un ouvrage qu'il n'aurait probablement jamais le temps de lire. Comme tant d'autres. Ces projets l'attendaient à présent, des affaires bien plus importantes que quelques pages de papier.

Ses mains nues se saisirent de la veste qu'il enfila avec habitude. Il se posta devant un lourd miroir de mercure encadré d'or. Ses cheveux rouge flamboyaient à la lumière fauve tandis que sa chemise blanche et ses bretelles disparaissaient au gré des boutons de sa veste croisée qui se fermaient. La pénombre avec laquelle jouaient les bougies était chaude et calfeutrait la pièce de ses paisibles ombrages.

Le temps n'était pas immuable quoique les scientifiques puissent dire ou expliquer, songeait-il en boutonnant son col. Les choses, les évènements étaient fait pour être modifiés, changés, transmutés. Il y avait quelque chose de méta-physique dans la manipulation du temps ; presque d'essence divine.

Degaton tira sur les pans de son vêtement pour éviter les plis disgracieux et un "D" rouge impeccable toisa bientôt le miroir. Une ceinture noire vint ensuite enserrer cette dernière pour s'assurer qu'elle ne bouge pas. Tout devait être impeccable pour ce grand moment.

Ses talons tournèrent sur le parquet et le bruit de ses pas fut un instant la seule chose qui troubla la quiétude de la pièce.

Les horloges qui trônaient sur les murs étaient arrêtées, leurs poids démontés et leurs aiguilles parfaitement immobiles. Certaines étaient des chefs d’œuvre de mécanique de précision, d'autres de simples colifichets particulièrement bien décorés, mais surtout, ici, tous d'inutiles objets d'ornements. Le reflet du criminel qui se passait une main dans les cheveux se refléta sur les différents cadrans qui l'observaient dans le silence. Les lourds tableaux de maître étaient penchés sur la silhouette noire et rouge qui se sentait bien, prise dans l'ivresse d'un choix irréversible, beaucoup trop engagé pour qu'un retour en arrière ne provoque un chaos indescriptible, comme avant de faire un plongeon dans l'avenir. Son avenir, sa destinée...

Il se saisit de ses deux gants rouges qui recouvraient un dossier à élastique. Dans ce dossier sortaient les images d'un homme avec un masque à gaz, un chapeau tout droit sorti des années 30 et la sobre mention "Sandman" ainsi que le morceau d'un plan de métropolitain recouvert de diverses mentions crayonnées.

Le dossier de celui pour qui s'apprêtait le maître du temps.

Main gauche.

Main droite.

Ses doigts semblent un instant pianoter dans l'air pour mieux épouser la forme des deux gants. Il se sent l'âme d'un artiste hors du commun. De nouveau il se tourne et ses pas résonnent dans la pièce. D'un geste délicat, soigneux même, il prend le manteau qui repose sur un lit à baldaquins. Il a tout son temps et il le prend avec délectation.

Nul besoin de courir, il sera toujours temps pour lui.

Une rapide inspection dans le miroir puis il se dirige vers une fenêtre qu'il ouvre. D'un geste implacable, il pousse les volets de bois et découvre une cour pavée. Là un groupe d'Enfant de Degaton effectue des exercices physiques tandis que d'autres conduisent des chevaux à l'écurie après une sortie dans les bois voisins.

Le ciel matinal de 1805 rafraîchit l'air de son impériale prestance. Un Soleil d'hiver observe la scène au travers des nuages éparses dont les formes s'étirent en d'infinis rouleaux. Des aigles impériaux ornent des frontons. La France vit sa grandeur et appelle toute entière le tyran à en faire de même.

Lorsqu'il apparaît à sa fenêtre, ses disciples s'immobilisent, se tournent vers lui et le saluent à la romaine.

"Gloire à Degaton", entendit-il.

Il leur répond par un salut simple mais marquant. Et cela ravive son coeur. Quoi que l'on puisse entreprendre en ce bas monde, rien ne valait de sentir la concrétisation de ses rêves.

Il retourne dans sa chambre, prend une télécommande toute simple et un carnet. Il feuillette quelques pages, s'arrête sur l'une d'elles et sourit.

- Sandman, fit-il en relevant ses notes. Tu n'es que le premier.

Le carnet retrouve sa place. Il se penche sur une commode en chêne et déverrouille un tiroir à l'aide d'une clef qu'il porte toujours sur lui. A l'intérieur, une série de petits appareils, chacun avec un nom. Chacun avec un but très précis. Il en saisit un, l'enfile à son poignet.

Tout est prêt.

D'un geste à la fois enthousiaste et extatique Degaton enfile son manteau.

Quelques pas dans les lieux.

Une profonde inspiration.

Et le voilà qui part...

... et qui arrive.

New York. 3 heures du matin passées. Depuis quelques instants ses hommes ont été endormis. Lentement mais sûrement son adversaire a mené son enquête. Patiemment.

Degaton aurait dû craindre la présence de Sandman, la redouter même. Les gaz du justicier sont foudroyants, mais le criminel est déjà venu. Plus tôt, après avoir appris le démantèlement de son groupe d'Enfant. C'était avant, avant qu'il ne prévoit pour le trouble-fête un piège. La joie d'explorer le temps était d'avoir le plus souvent un coup d'avance, même en retard, mais cela demandait du doigté et une bonne dose d'abstraction. Combien seraient incapables de suivre ses propres cheminements dans le temps, comme si rien n'était lié, comme si les causes et les conséquences n'étaient que des variables à ajuster dans chacun de ses projets.

Wesley Dodds était venu. Il avait accomplit une première fois sa mission, avec succès. Degaton était alors venu à son tour. Sandman était ensuite revenu. La boucle paraissait bouclée, les deux âmes qui allaient s'entrechoquer étaient toutes deux de retour dans ce lieu.

Le piège était tendu. Ses mécanismes prêts à craquer tant le moment fatidique approchait.

Degaton vit son adversaire illuminer son portrait. A quoi pensait-il ? Éprouvait-il peur ? Dégoût ? Crainte ? Appréhension ? Sentait-il sur sa nuque, de façon presqu'instinctive, que quelque chose n'allait pas ?

La télécommande quitta la poche du manteau du Voyageur et s'éleva dans les ténèbres.

De sa position, les gaz étaient loin, mais il pouvait voir la silhouette de son ennemi. Cette silhouette honnie.

D'un simple pression du pouce, son portrait s'illumina.

Sandman n'aurait hélas pour lui pas le temps de tout comprendre. C'était le but, se disait Degaton tandis que le temps se repliait et s'étirait en défiant tout sens commun.

***

Sandman quitta alors l'immense labyrinthe du temps pour se retrouver dans un train. Plancher xylin, fenêtres éventrée, banquettes de bois rafistolées qui s'étendaient de part et d'autre, un poêle à coke au centre du wagon, un drapeau impérial russe dessiné sur l'une des portes que le vent sibérien faisait claquer.

Le plancher gémit de douleur sous le poids de Degaton qui était apparu derrière le justicier. Il lui infligea un solide coup de pied pour l'envoyer plus loin.

- 1921, commenta-t-il avec une voix où tremblait l'excitation du moment. Le déclin d'un Empire. L'Amiral Koltchak vient d'abandonner avec ses troupes ce train de guerre pour rejoindre un autre où l'Or de la Sainte Russie est sensé être détenu. Les chemins de fer deviendront bientôt le noeud d'une Guerre comme nulle autre.

Un vent gelé siffla contre les parois, s'infiltrant ça et là par les vitres brisées. Le wagon était balancé de temps à autre par des bourrasques puissantes. L'air froid rendait la respiration des deux individus visible. La peau de Degaton, cependant paraissait imperméable à cette fraîcheur tant sa concentration était sur le comportement de son adversaire.

- Le monde change, continua-t-il en levant les bras, le temps passe... Ascension et chute...

Degaton leva la tête comme s'il cherchait le ciel au travers du plafond encrassé par la fumée des cigarettes de mauvaise qualité que les soldats avaient fumé dans cette voiture. Il fit un premier pas vers son ennemi.

- N'entends-tu pas Sandman ? N'entends-tu pas l'Empire tomber ? N'entends-tu pas les sociétés craqueler sous leurs poids, sous leurs monceaux d'incohérences ? N'entends-tu pas leurs contradictions internes corroder leurs fondations ? N'entends-tu pas enfin, n'entends-tu pas ici et maintenant... le silence de l'Histoire ?

Son rire claire résonna dans le wagon abandonné. Ils étaient seuls, l'un face à l'autre et la blancheur de l'étendue sibérienne serait le premier témoin d'un combat qui allait traverser les âges.

- Adieu Sandman.

Puis il se précipita sur lui.
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MessagePosté le: Ven 26 Juil 2019 - 18:50
Spoiler:
 

En l’espace d’un instant le piège tendu par Degaton s’était refermé sur Dodds car il était propulsé à travers le temps sans qu’il ne puisse l’ empêcher. Le Sandman eu a peine le temps de se rendre compte qu’il était dans un environnement tout autre qu’un violent coup de pied le frappait dans le bas du dos, le faisant partir en avant et manquer de s'effondrer dans le wagon du transsibérien. Il se rattrapa à l’une des banquettes en se retournant pour le voir et l’entendre: Per Degaton. Le masque du justicier cacha sa surprise car il ne s’y attendait pas non. Certainement pas.

Écoutant le criminel parler le regard de Wesley se portait rapidement sur la taïga à travers une fenêtre. Il pouvait sentir le froid mordant s’infiltrer dans le wagon abandonné, et entendre le vent faire claquer quelques portes mal fermées.

Per lui parla de ce qu’avait signifié ce train abandonné. La fin d’une époque et le début d’une autre, un temps où rouges et blancs s’affrontèrent pour que seul le rouge subsiste jusqu’à la fin de ce siècle qu’il avait lui aussi traversé.

Wesley serrait la poignée de son arme en l’écoutant parler, Degaton n’avait pas dégainé son arme. Tant pis pour lui car il ne se priverait pas d’utiliser la sienne. Degaton était d’une dangerosité extrême et il devait rester alerte à chaque instant s’il ne voulait pas passer de vie à trépas en l’espace d’un instant. Ce train qui avait fait l’Histoire comme quelques autres il aurait pu rouler, Sandman aurait pu apparaître sur ses rails une seconde avant qu’il ne l’impacte.

Degaton aurait pu le tuer, déjà.

Mais ce n’était pas encore fait, il voulait faire plus que tuer Wesley Dodds. Il voulait entrer lui aussi dans cette Histoire qui le fascinait en détruisant la JSA. Cette équipe de super-héros qui s’était toujours opposée a ses desseins d’une dictature temporelle. Il eu un rire glaçant comme le vent des steppes russes et s’élança vers lui, Wesley eu juste le temps de lever le canon de son gaz gun et appuyer sur la gâchette.


“Non”

Le gaz heurta la poitrine de son adversaire qui savait ce qu’il faisait. Il le connaissait depuis si longtemps. Probablement fermait il les yeux à cet instant, probablement cessait il de respirer le temps de passer ce barrage qui aurait altéré ses perceptions, brûlé ses yeux et sa gorge. L’impact fut terrible, après avoir passé la fumée Degaton enchaînait des violents coups de poings pour tenter de l'atteindre et par une habile manœuvre désarmait le Marchand de Sable dont le pistolet tombait sur le plancher. Ne restant pas appesanti sur la vivacité de l’adversaire Wesley parait les attaques avec ses bras et ses mains, cherchant à en renvoyer d’autres sur Degaton. Plusieurs coups furent portés sur le roux sans qu’il ne parvienne à les bloquer à temps.

A cette même époque à Hong Kong le très jeune Wesley suivait un enseignements aux arts martiaux de l’Ecole du Sud, des enseignements qui lui serviraient toute sa vie pour pratiquer un corps à corps efficace. Son père était revenu de la Grande Guerre changé comme tant d'autres, et alors que sa mère était morte de la Grande Grippe , il avait suivi son père dans ses voyages d’affaire en Asie. Wesley en reviendrait transformé, ayant acquis là bas une ouverture d’esprit et une forme de sagesse rares pour les gens de son âge.

Les coups s'échangeaient avec violence des deux cotés, et profitant de l'occasion de la parade d'une droite de Per Sandman lui attrapa le bras, puis passa son pied derrière l’un de ceux du vilain pour effectuer une prise pour le déstabiliser. Utilisant la force centrifuge de l’élan de son adversaire il l’envoyait derrière lui percuter des parois de bois du wagon, les brisant sous l’impact. La respiration bruyante raisonnant dans son masque il s’adressa alors à Degaton.

“Je n’entends pas ce silence non. J’entends les balles blanches ou rouges qui sifflent, le fracas des explosions tuant ceux qui jamais ne décideront de leur sort, d’un coté comme de l’autre."

Sans trop laisser le temps à son adversaire de se dégager de là où Sandman l'acculait il engageait une lutte avec lui en le maintenant comme il pouvait, assénant un crochet sur sa mâchoire.

“ J’entend les rêves de tous ces gens qui espérèrent de meilleurs lendemains se briser comme du verre. J’entends les brutes comme toi souiller leur idéal et assassiner les Romanov.”

Repoussé par son adversaire Sandman s’éloignait en roulant entre les banquettes du wagon et ramassait son arme dans un même mouvement souple et fluide, la braquant vers Degaton.

“L’empire évolue. Toi tu tombes. ”

Un jet de gaz venait envelopper le super-vilain et celui ci se diffusait autour d’eux, envahissant cet espace confiné en quelques secondes. Le Sandman se releva alors avec peine, soufflant suite aux efforts physique qu’une telle lutte avait nécessité. Plongés dans une épaisse fumée verte restreignant grandement la distance de vue il avança en marchant à travers la purée de poids envahissant le Wagon pour chercher Per Degaton qu'il espérait vaincu.


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MessagePosté le: Mar 30 Juil 2019 - 8:39
Le "non" fut net, clair, sans appel. Degaton s'était alors retenu de respirer pour mieux traverser le premier nuage de gaz. Les yeux clos, il pouvait encore visualiser la posture de Sandman, toute entière prête au combat. Il aurait sans doute dû profiter de la surprise, mais il était des moments qu'il fallait savourer.

Premier crochet esquivé, puis un deuxième. Un large sourire de cruauté consommée dévisageait littéralement Degaton. Sentir l'adrénaline, son corps prêt au combat, sentir qu'après tant de palabres et de préparatifs ses projets atteignaient le point culminant, sentir qu'enfin il pouvait déchaîner sa puissance. Les coups et les esquives se succédèrent un temps dans un balais d'experts. Ici pas de super-force, pas de pouvoir qui vous transformait en surhomme, rien d'autre que deux êtres humains entrainés dont les coups étaient solides, précis et, s'ils portaient, douloureux.

Sandman était redoutable avec son arme sur des distances moyennes et longues.

Un coup de poing frôle le masque à gaz, le jeu de jambe et la flexibilité de Dodds est excellente. Mais Degaton ne vise pas le K.O pour le moment. Il vise l'arme. Une clef de bras habile, ses mains vont et viennent. Une torsion, un blocage et le pistolet à gaz vole dans le train.

Degaton encaisse un premier coup dans les côtes et d'un geste du coude presqu'instinctif frappe le masque pour regagner un peu de distance. Les deux hommes savent ce qu'ils font, tant pour tenir que pour terrasser leur opposant. Les muscles vont et viennent marqués par l'entraînement et la pratique. Ils réagissent avant que l'esprit n'enregistre totalement la scène. Le corps, plus vif, dépasse la pensée.

Son avant-bras bloque une attaque, il relance avec un crochet gauche, son ennemi s'enfonçe dans sa garde et le frappe au menton. De nouveau une danse bestiale entre eux. Leurs pieds esquivent les banquettes proches et s'arrêtent lorsque l'ennemi esquive. Leurs vivacité et la violence des coups ne leur permettra pas de tenir des heures, mais ils n'en sont pas là. Pour le moment, chacun espère rapidement triompher, il sera toujours temps de regagner du souffle.

Wesley se montrait habile en usant d'arts martiaux et d'improvisation. Le style du criminel, lui, était plus brutal, on sentait l'entrainement militaire fait pour bloquer et assassiner de sang froid. Il parait souvent, tentait des clefs d'immobilisation et gardait toujours, par réflexe, une légère distance dans ses contre-attaques, comme s'il allait à tout instant sortir une lame et entamer un combat à l'arme blanche.

Soudainement, l'erreur. Degaton le comprit lorsque son adversaire lui saisit le bras avec plus de poigne. Ce crochet du droit avait été une erreur, il aurait dû frapper les appuis de Sandman.

Il n'a que le temps de voir le manteau du justicier claquer devant ses yeux, sentir un coude dans son dos et un violent coup à l'arrière de l'un de ses genoux. Le bras suit le mouvement, le criminel préférant ne pas résister pour éviter un déboîtement de l'épaule. Il faut savoir laisser aller certaines prises pour limiter les dégâts. Il sent son poids quitter le sol sous l'habile maitrise de l'énergie de Wesley. Le décor tourne, Degaton porte instinctivement son bras libre à l'arrière de son crâne pour éviter d'être trop sonné. Il sent les lattes de bois du wagon rompre dans son dos qui lui lance une violente décharge.

Le wagon remue alors que le justicier, visiblement atteint par l'effort lui répond. Degaton, la chevelure en bataille, relève la tête et encaisse un solide crochet qui le marque violemment. Et il l'écoute, profitant d'un moment d'inattention pour relever un genoux, bloquer l'avance de son ennemi qui s'apprêtait visiblement à l'enchaîner et le repousse sur le côté d'un solide coup de botte.

Un filet de sang coule le long d'une lèvre ouverte de Degaton alors qu'il voit Sandman se rétablir avec aisance.

Puis le brouillard. Instinctivement, le criminel s'élance dans le nuage pour trouver rapidement son adversaire. La respiration pouvait difficilement être retenue après tant d'efforts. Il lui fallait faire vite.

La brume verdâtre rendait toute navigation dans le wagon extrêmement difficile. Per sentait son organisme réclamer à grand cri de l'oxygène et ses réflexes corporels ne tarderaient pas à reprendre le dessus pour lui faire respirer cette purée de pois. Lorsque soudainement, il distingua son ennemi.

D'une pulsion prédatrice, l'une de ses main vint saisir le bord de l'imperméable du justicier. L'heure du second round avait sonné.

Il plaqua ensuite sa main libre vers le poignet où se trouvait l'étrange bracelet dont il était équipé. Cette machine temporelle portative, capable d'enregistrer un nombre limité de destinations avait subi de légers dommages qui l'empêchèrent de circonscrire le voyage aux deux hommes uniquement, aussi ce fut dans un éclair bleuté inquiétant qu'une partie du wagon les accompagna dans leur traversée.

Le temps se compresse autour d'eux puis s'étend pour les laisser retomber. Les bords du wagon se matérialisent autour d'eux et s'effondrent vers l'extérieur, privés de toit et de plancher pour être retenus. Autour d'eux, la panique. Des individus habillés de toges et de sandales s'éloignent d'eux tandis que le sol tremble.

Les habitations qui les entourent sont fait de pierre, de brique et de bois dans le plus pur style antique de Rome. Mais la cité ne ressemble pas à la capitale du monde méditerranéen, en toile de fond, un immense volcan semble pétrir ses environs de terreur. Le Vésuve attend de faire entrer dans l'Histoire la ville de Pompéï.

Degaton n'entend pas réitérer la même erreur deux fois. Il se précipite sur son adversaire, le soulève légèrement et le projette sur un mur voisin. Des locaux effrayés fuient ces deux apparitions divines, l'une aux cheveux de feu et l'autre au visage effroyable. Le tyran en devenir tente à nouveau de réenchaîner son adversaire. Coups, parades. La puissance y est moins, le criminel semble économiser ses forces et tente plutôt d'affaiblir son adversaire en le harcelant. De nouveau les jambes s'activent.

Mais cette fois-ci, Per sort sa lame de son fourreau. Plus question de jouer.

- Te voilà donc nostalgique des Romanov ? plaisanta-t-il en tournant autour de son ennemi. L'histoire aime décidément l'ironie. Il faut avoir la mémoire courte pour croire que cette famille est moins coupable que les autres.

Il se jette alors, tente une fente, prend un appui, repart en arrière et tente une pointe. Sa lame fend l'air tandis que les tuiles de toits voisins glissent et se fracassent sur le sol. Des morceaux d'enduit se détachent avec leurs couleurs chatoyantes et se brisent. A chaque secousse, des efforts pour tenir en place.

- Un démocrate qui pleure des autocrates. J'aurais tout entendu ! Mais cela m'offre l'espoir de pouvoir mettre à genoux tous ceux de ton espèce !

Une nouvelle passe. Degaton frappe maintenant pour blesser dangereusement. Bientôt il est trop proche de son ennemi qui est entré dans sa garde.

- Degaton évolue et s'élève Sandman, siffle-t-il entre ses dents rougies de sang.Et ta bande de guignols va bientôt le découvrir ! J'enjamberais vos cadavres ! Je détruirais vos effigies ! Vous finirez sous les cendres de votre monde absurde !

Il lui donne un puissant coup de coude pour regagner un espace de respiration. La sueur perle sur son front et sa respiration se fait bruyante.

Des pierres roulent sur les flancs du Vésuve. La population se rue vers les temples ou, tout simplement, fuit la ville. Mais Degaton ne voit pas cela, il reste focalisé sur Sandman, les épaules qui vont et viennent en rythme avec sa respiration.

A son poignet, son bracelet émet une faible lumière. Il a été gravement endommagé et les prochains sauts seraient sportifs pour les deux...
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MessagePosté le: Ven 2 Aoû 2019 - 0:09
Sandman chercha Degaton dans le wagon sans le trouver et ce fut lui qui le trouva. Le prenant par surprise en accrochant sa veste il activait un bracelet qu’il portait et dans un éclair bleu ils étaient transportés en un autre lieu et une autre époque. Wesley tourna la tête autour de lui en voyant qu’un certain diamètre du wagon était emporté lors du changement d’époque...et à laquelle ils étaient arrivés.

La fureur du Vésuve se reflétât dans les vitres de son masque, son panache de fumée obscurcissant le ciel. Le sol tremblait et une foule de citoyens de Pompéi courent dans la panique. C’est le jour de leur apocalypse et Wesley comprend ce que rester ici impliquerait pour lui.

Il ne devait pas laisser Degaton repartir sans lui, et donc ne pas s’éloigner plus loin que la moitié du diamètre du plancher qui les avait accompagné dans cette époque. Un morceau de train et ses banquettes de la période Nicolas II que des archéologue trouveront durant leurs fouilles dans ce qui sera l’une des zones chargée d’Histoire les plus observée. Un volcan qui se chargerait de garder intact bien des éléments recouverts par les cendres. C'était le plus mauvais endroit imaginable pour laisser traîner des objets anachroniques, car on pouvait être certain qu’ils seraient un jour retrouvés en un relatif bon état.


Lorsque Per Degaton se précipita sur lui Welsey Dodds ne chercha pas à le repousser au contraire. Il eu juste le temps de ranger son arme pour s’engager avec lui dans un corps à corps violent car il ne devait pas s’éloigner de lui. S’éloigner c’était mourir et si Degaton voulait échapper à la catastrophe imminente qui plongerait cette cité dans la fournaise il serait obligé d’emporter Sandman avec lui, pourvu qu’il reste toujours très proche.

Spoiler:
 

Soulevé et plaqué violemment contre un mur de pierre Wesley émet un souffle rauque lors de l’impact, trahissant la douleur ressentie. Puis Degaton enchaîne les attaques, moins puissantes que d'autres plus tôt. Wesley en dévie la plupart mais ne rend pas les coups. A travers son masque ses yeux guettent le bracelet que porte Degaton, espérant à chaque parade que le vilain ne brise pas son moyen de voyager à travers le temps sur quelque chose sans quoi il était condamné a rester ici et mourir , quand Degaton ne serait jamais vraiment vaincu. Le nombre de ses voyages temporels faisait qu’il y avait plusieurs versions de lui même et de multivers découlant de sa soif insatiable de pouvoir.

Wesley parvient à repousser Degaton en arrière tandis que d’autres civils passent autour d’eux en hurlant et que la Terre crie son agonie. Son envie de cracher sa lave au visage de tous ces misérables humains qu’elle finira bien par tuer un jour, eux qui n’ont jamais compris les signaux qu’elle leur envoie.

Per sortit une lame en lui tournant autour, les sourcils de Wesley se froncèrent alors, conscient qu’il devrait redoubler d’attention. Ironisant sur une possible passion du Sandman pour l’aristocratie tsariste Per semblait jubiler.


“On ne fusille pas des enfants pour les crimes de leurs ancêtres Degaton. Quoi que leurs ancêtres aient pu faire. ”


Malgré le vacarme autour d’eux le justicier se concentre sur chacun de ses mouvements, et peut presque entendre le sifflement de la lame quand il la voit l’effleurer et lacérer sa cape. Per s’anime en parlant, menaçant de destruction l’intégralité de la JSA en faisant étalage de sa rage et son animosité.

“Dans tes rêves.”

Les pieds de Wesley bougent eux aussi, mobile il évite une autre attaque qui aurait pu être fatale et tente une prise en saisissant le bras de Degaton mais le manque de peu, le vilain lui donne alors un coup de coude et recule aussitôt. Lui aussi est en sueur, la fatigue se fait sentir et la chaleur est bien supérieure à celle de la Sibérie où ils étaient quelques instants plus tôt. Mais il ferait bien plus chaud très bientôt. Wesley avait renonçé à tenter de le gazer, conscient qu’il n’aurait sans doute pas le temps de comprendre comment fonctionne le bracelet pour partir. Il était donc condamné à rester le plus prés possible de ce malade et sa lame s’il voulait survivre, jusqu’à ce que celui ci se décide à quitter les lieux et l'époque. Un grondement sourd montait des entrailles de la Terre, et un bruit assourdissant ne tarderait pas à acter la mort de tous ces gens comme l’entrée de leur cité dans l’Histoire.


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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû 2019 - 8:23
Le ciel était aussi noir que le regard meurtrier de Degaton. Les paroles de Sandman s'envolaient dans les bourrasques de vent poussiéreux qui deviendraient bientôt des nappes de cendre. Il ne restait que quelques minutes avant que la montagne finisse par exploser.

- L'Histoire est injustice ! L'Histoire est mensonge ! Ce sont les victoires qui la façonnent ! cria-t-il, ivre de ce combat, de la situation et des propos qu'ils échangeaient.

Un morceau de la cape se déchire alors que la lame virevolte. Les mains de son ennemi sont toujours rapides, mais moins précises dans ce décor apocalyptique. Les clefs de bras qu'il tente ne permettent pas de désarmer le criminel qui souffre du changement de température dans son large manteau fermé. Les deux hommes tournent l'un à l'assaut, l'autre à la parade. Le sol s'éventre légèrement, Degaton, déstabilisé, manque son coup. Sa Lame vient se couper en deux contre un mur au revêtement rongé par les secousses. Le morceau de métal vole entre les deux hommes, reflétant leurs corps pris dans un évènement qui les dépasse totalement.

De rage, Per se jette sur son ennemi et lui assène un violent coup de poing. Le choc fait vibrer son bracelet qui émet une lumière bleuté. Derrière eux, la montagne explose, mais déjà tout se tort. Nouveau voyage, hélas imprévu par l'autoproclamé maître du temps.

La traversée est plus violente, moins stabilisée. Degaton, comme Sandman, tourbillonnent en voyant les siècles s'étaler et se bousculer devant leurs yeux. Un fatras de morceaux de train, de stuc et de briques arrachées de leur époque les accompagne.

- VIVE LA RÉPUBLIQUE ! pousse une foule en liesse.

Soudainement, un sol de bois humide qui sonne creux les réceptionne sous un midi d'automne. Degaton se retient à un étrange cadre en bois. Une lame de fer passe à côté de ses mains. Sandman est envoyé droit dans un panier ensanglanté où tombe une nouvelle tête, rejoignant vingt visages figés dans la mort. Le bourreau est repoussé par la poussière de la maçonnerie qui les a suivi, les restes de pans de train s'effondrent en contre-bas.

- VI...

Les cris s'éteignent face à cette apparition incongrue. La Gironde morte en ce 31 octobre semble bien peu de chose par rapport à l'étrangeté du moment.

- SORCELLERIE ! hurla un badaud.

- Factionnaire ! Il a les cheveux du diable ! s'écria une tricoteuse qui, de sa chaise, pointait Degaton de ses aiguilles.

- Et l'autre a son visage ! compléta une coreligionnaire agacée de voir son spectacle interrompu.

- C'est des agents de Pitt* !

Les soldats qui surveillaient l'échafaud commencèrent à pointer leurs fusils vers les deux étrangers. Le criminel chercha à bouger et glissa sur le sang encore frais. Il plaqua sa main sur son bracelet pour quitter rapidement l'époque et tandis que la foule hurlait, un halo bleuté les aveugla. La guillotine, une partie de son échafaudage, sa dernière victime, le bourreau, Sandman et Degaton repartirent dans le temps. Peu importait la destination.

Ce fut un voyage plus violent encore, comme si la machine achevait d'hurler sa douleur à chaque transfert. Per essaya de la stabiliser pour atteindre une époque enregistrée mais les commandes ne répondaient pas aussi bien que prévue.

L'étrange cortège déboula alors dans un décor de mort, fait de boue et de bois, de soldats barbus faméliques et de barbelés. La guillotine se coucha au dessus de la tranchée et tel un navire naufragée se brisa en deux. Le bourreau atterrit sur le No Man's Land, hagard, et fut accueilli d'une rafale de mitrailleuse prussienne. Degaton s'étala de tout son long dans la tranchée anglaise, sur ces pauvres morceaux de bois détrempés rendus méconnaissables par l'infâme boue de Passchendaele. Le panier de tête et Sandman semblaient être apparus ailleurs dans l'endroit.

Les soldats, étonnés, observèrent l'individu aux cheveux rouge, le visage en sueur, le manteau munis d'un brassard frappé de son "D" qui luttait contre la boue. Ils ne surent pas quoi faire, l'homme, quoique haletant, paraissait les observer tout autant qu'eux l'observaient. L'homme n'avait pas d'arme hormis une sorte de sabre brisé dont il serait fermement la poignée.

- Qui êtes-vous ? demanda un officier qui, plus réactif que la moyenne, avait sorti son révolver. Et c'est quoi ça ?

Il pointait de sa main libre la guillotine qui encombrait le passage, le corps sans tête en chemise blanche maculé de sang gisant non loin.

Degaton n'avait cure de ces individus, anglais de surcroît, il n'avait en tête que Sandman. Sandman... Mais où était-il ?! Il n'allait pas lui échapper et une mort en un tel lieu était encore trop douce pour lui. Non, ce n'était pas ainsi que cette histoire devait finir ! Ce n'était pas ce qu'il lui avait prévu !

- Répondez ! ordonna l'homme inquiet.

Son interlocuteur allait répondre d'un ton agacé et sarcastique mais déjà une autre voix hurlait.

- GAZ ! GAZ !

La panique. La peur. L'angoisse. La répétition de la lassitude d'une guerre industrielle qui s'étire trop.

Un côté de la tranchée commençait à vomir un nuage jaunâtre. Les soldats se désintéressèrent totalement de leur invité surprise pour mettre leur masque et courir dans les zones arrière de leur tranchée. L'officier s'était un instant détourné de Degaton qui se précipita sur lui pour le planter sa lame dans le cœur.

Il lui arracha son révolver alors que le sang coulait de sa bouche et commença à courir loin de la marée mortelle qui envahissait les lieux. Des soldats en pleine détresse pleurait en essayant d'ajuster leurs masques et furent bousculés par l'homme fou de rage qui essayait de voir où son ennemi avait bien pu atterrir. D'autres, désespérés, montaient hors de la tranchée pour courir loin des gaz mortels et finissaient transpercés par les mitrailleuses ennemies. Le sang giclait, recouvrant visage et vêtements du voyageur temporel qui n'avait qu'un but en tête, un nom, un visage !

Un masque à gaz déboula. Un tir réflexe l'envoi contre une paroi boueuse. Un pauvre soldat. Mais pas Sandman...

- SANDMAN !!!!! hurla le criminel en continuant de courir, observant ça et là les quelques aménagement creusés sous terre des soldats dont ne sortaient qu'un silence de mort. JE VAIS PARTIR ! JE VAIS QUITTER CES LIEUX ! OU TE CACHES-TU MISÉRABLE LÂCHE ?!

Le gaz était derrière Degaton, il ne lui restait plus beaucoup de temps avant que la marée finisse par envahir toutes les galeries. Il dépasse un homme suffoquant, un mouchoir sur les yeux qui tâtonne en appelant à l'aide.

Rien. Les rats quittent les abris et s'en vont, slalomant entre les bottes de Per qui ne voit que des poutres sales, des poches de boues et des flaques d'eau croupies qui émettent une odeur nauséabonde, des assiettes cabossés et des tasses éventrées jonchent un endroit, de nombreuses traces de pas vont loin de lui.

Per s'arrête alors. Une nappe lui fait face et s'approche. Il se retourne. Même brouillard derrière lui.

- TE VOILA DANS MES RÊVES SANDMAN ! ET TU VAS Y CREVER !!

Il souleva alors la manche ensanglantée de son manteau et révéla son bracelet qui grésillait ostensiblement. Un voyage... peut-être encore deux... tandis pis pour Dodds...

* Premier Ministre anglais de l'époque.
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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû 2019 - 22:04
L’affrontement entre les deux hommes dans la cité condamnée aurait pu durer une éternité si son heure n’était pas venue.

“L’Histoire est un mensonge des vainqueurs c’est souvent vrai. Mais la vérité finit toujours par ressortir un jour ou l’autre.”

Per se jetait sur lui alors que le Vésuve explosait, l’image de celui ci précédent le son qui arriverait de quelques secondes. Mais ils y échappèrent bien heureusement pour leurs oreilles, et furent à nouveau emportés à travers le temps dans un éclat bleuté.

Pris dans un tourbillon les deux adversaires atterrissent sur un échafaud accompagnés de morceaux de train et de briques de Pompéi. Tombant parmi les têtes de députés morts suite à une parodie de procès Wesley tâchait de retrouver ses esprits. Très vite ils étaient montrés du doigt et conspué, il ne faudrait pas longtemps pour que les soldats de la République effrayés fassent tonner les fusils à silex face à cette arrivée qui avait tout de paranormale.

Degaton ne perdit pas de temps pour faire repartir sa machine temporelle qui les emporta lors d’un voyage plus brutal que les précédents parmi les tranchées de la Grande Guerre. Emporté dans un tourbillon Sandman fut projeté un peu plus loin que Per Degaton, tombant dans un trou d’obus.

Spoiler:
 

Quelle vision surprenante dû avoir ce soldat Allemand lorsqu'il vit apparaître cette guillotine dans sa ligne de mire ainsi que ce bourreau de la révolution errant parmi les cratères d’obus, la boue, les souches d’arbres et les cadavres. Mais cela ne l’empêcha pas de tirer car avec une cocarde comme celle là au moins on pouvait être sur qu’il était français ce dummkopf.

Wesley repousse les têtes coupés et rampe dans la boue, avançant sous un barbelé qui accroche la cape que Per avait précédemment lacérée. Son costume vert devient rouge et brun, tout ce qui l’entoure n’est que boue et cadavres. Craignant d’être touché par une mitrailleuse de l'un des camps il rampe sur le sol flamand martyrisé en restant au plus prêt du sol jusqu’à la tranchée. Puis il s’y laisse tomber devant un fantassin anglais assis sur un sac. Il ne lève même pas son arme vers lui, peut être qu’il ne sait plus comment l’utiliser.

Le soldat couvert de terre tremble comme une feuille, du sang coulant sur son cou. Ce sang ce n’est pas le sien mais celui de son voisin blessé. Son corps à lui n’a rien mais son esprit n’est plus. Entre lui et celui qui a perdu son bras il serait certainement celui qui se remettrait le moins de cette guerre. Il n’était plus qu’un fantôme, un fantôme qui regardait les gens autour de lui bouger comme s’ils étaient des objets. Un soldat arrivait d’un boyau voisin.

“Oh Merde t’es qui toi??”

Il portait la crosse de son fusil à culasse à la hanche prêt à faire feu, ignorant complètement de quel camp Wesley faisait partie avec un tel accoutrement et cet étrange blindage sur la figure. Il existait des armures surprenantes que certains portaient mais il n’en avait jamais vu de semblable. Dodds soufflait dans son masque, tâchant de reprendre des forces après tout ce qu’il avait parcouru depuis le début de son combat avec Degaton.

“Je suis américain. Je suis avec vous.”

“Americain...de la bande à Pershing?”

Wesley essayait de comprendre a quelle époque exacte il était et ne voulait pas se tromper afin d’éviter un quiproquo funeste. Étaient ils déjà entrés en guerre au moins?

“Oui, première division d’infanterie US.”

“Damned...et bien t’es loin de Saint Nazaire toi…”


Puis un cris lointain raisonna jusqu’ici.


“GAZ! GAZ!”


Le soldat interrompit la conversation pour courir mettre un masque comme les autres. Wesley ramassait celui à la ceinture de l’homme assis sur son sac, lui enfilant sur la tête. Il le soulevait ensuite pour le porter sur son dos à travers la tranchée, trouvant un endroit pour le mettre à l’abris d’un prochain bombardement ou d’un assaut allemand.

"Courage mon ami."


Il eu une pensée pour son père qui d'ici quelques mois connaîtrais lui aussi des traumatismes dans cette boucherie à ciel ouvert. Celle ci fut interrompue par des tirs de mitrailleuse et il entendis sa voix. Degaton. Il l’appelait, tout prêt. A peine à quelques mètres dans le réseau de tranchées. A gauche, à droite? Dégainant son Gaz Gun en fronçant les sourcils Wesley s’élançait dans les dédales qui se faisaient déserter par les soldats. Voyant qu’une nappe de gaz moutarde tombait sur la tranchée Dodds passait sa main libre à l’intérieur de sa veste pour en sortir son Sandgun également. Il fit ensuite tourner une molette située sur le coté de celui ci pour sélectionner un mode de tir particulier. Si du gaz de combat envahissait la tranchée Per prendrait peut être un masque et ce n’était pas ici qu’ils manqueraient. Il devait donc anticiper qu’il puisse avoir une protection contre ses propres gaz et prévoir un autre moyen de le " faire dormir."Per Degaton s’était arrêté dans une tranchée, des nappes de brouillard l’entourant.

"TE VOILA DANS MES RÊVES SANDMAN ! ET TU VAS Y CREVER !!"

Il se préparait à son départ et à abandonner le Marchand de Sable ici. Cela ne le tuerait pas car il avait de la ressource. Wesley saurait survivre à cette bataille et retourner aux Etats Unis pour demander l’aide de Doctor Fate afin de retourner à son époque. Mais il ne comptait pas laisser partir Per Degaton sans tenter de l'arrêter. La JSA comptait sur lui pour stopper ce fou avant qu'il ne soit trop tard.


Alors que le bracelet de Degaton grésillait un épais cône de gaz jailli du banc de brouillard jaunâtre. Une épaisse fumée entoure alors Degaton et la silhouette éthérée du Sandman apparaît l’espace d’un instant, le bras tendu dans sa direction.

“Non.”

De gros blocs de ciment se matérialisèrent alors à la sortie du canon de l’arme du Sandman pour filer avec un courant de sable en direction du vilain comme s’ils étaient lancés avec la force d’un géant.

“Car je n’ai pas rêvé cela.”

Lorsqu’il rêva sa mort elle survint telle qu'il l'avait vue, et il n’avait rien rêvé de la sorte cette fois. Confiant en la solidité de son lien avec le Royaume Du Rêve Sandman attaquait Per Degaton avec une violence laquelle il n’était pas coutumier. Pour le stopper, pour le futur, mais aussi pour le passé. Que les dégâts s'arrêtent là et une bonne fois pour toute.

HJ:
Spoiler:
 


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MessagePosté le: Sam 24 Aoû 2019 - 17:48
La vérité était peu de chose. Tellement peu...

Une nappe de brouillard entoura un Per Degaton déjà aveuglé par la rage. Ce n'était pas de l'Ypérite, la couleur n'était pas la même. Enfin...

Degaton tourna la tête pour avoir le plaisir de distinguer les contours de son adversaire qui fendaient le banc vaporeux. Hélas, le sourire narquois qui zébrait son visage fut de courte durée. Il disparut face au bras tendu de son ennemi et le tir de son arme. L'ancien nazi aurait pu réagir s'il avait été plus frais et au début d'un affrontement qui s'étirait trop pour lui. Le bloc le percuta de plein fouet alors que les paroles de son adversaire achevait de l'agacer.

La machine de Degaton s'activa sous le choc du projectile...

La trame du temps se délita complètement, les effets et les contre-effets des différents voyages qu'ils avaient fait, ceux que probablement RIP Hunter ou son paternel débile faisaient en parallèle pour réparer au mieux se croisaient et s'entrecroisaient. Le flot coloré du Flux Temporel entoura un temps Sandman et Per Degaton.

Jusqu'à ce qu'un éclair bleuté dont l'origine était le poignet du voyageur vienne tout déchirer et les plaque avec puissance contre le bois humide d'un navire de guerre.

Les canonnades et les cris en une langue étrangère, le bruit des poulies et des voiles qui vont et viennent au coeur d'un combat meurtrier tentaient de traverser les sifflements qui perçaient les oreilles de Degaton. Un horrible goût ferreux envahissait encore sa bouche.

Le vent froid de la Baltique en ce 30 mai 1564 mordait son visage tuméfié. Ses pensées étaient floues. Des pas de courses, des cris sans doute, à moins que ce ne soient des pleurs. Des morceaux de bois plurent autour de lui. Il déplaça l'un de ses gants pour éviter qu'un corps de marin transpercé d'une belle vienne s'écraser dessus. Il roula sur le dos pour essayer de distinguer un ciel couvert et le profil des puissants mâts qui défiaient les nuages. Les cordages et les voiles claquaient au gré de cet air marin de guerre.

Presque totalement épuisé, Degaton arracha son bracelet trop incontrôlable dont l'absence de bourdonnement indiquait sa destruction complète. Sandman devait être dans les parages et il se maudissait de le savoir encore en vie. Il ferma alors les yeux pour se concentrer et son corps disparut de cette époque.

Puis il revint sur son disque temporel. Intact, puissant, prêt à finir ce qu'il avait commencé. Engoncé dans un manteau neuf, le visage sans aucune blessure, il avait réattendu ce moment avec impatience tandis que convalescent il avait ruminé son amertume. Mais l'heure était au deuxième round pour lui. Comme souvent, il avait finalement tout son temps pour achever son adversaire.

Le Mars, glorieux navire de la flotte royale Suédoise vivait ses deniers instants. Les flottes coalisées s'étaient liguées pour le couler et les bordées finiraient bientôt par toucher la Sainte Barbe et l'envoyer par le fond, mais Degaton avait encore le temps de tuer son ennemi.

Sa lame dont la poignée formait un "D" narcissique reflétait les combats. Les marins, trop accaparés par leurs tâches ne le repérèrent pas tout de suite et les soldats sur place hésitèrent entre tirer sur ce démon venu de nul part ou continuer de viser les voiles adverses pour les faire brûler. La peur se lisait dans leurs yeux face au spectacle incompréhensible d'un homme volant.

De nouveaux boulets vinrent emporter une partie de la coque. Les mâts craquaient tandis que certains tirs emportaient des grappes entières de cordages.

Per repéra alors son adversaire sur le pont et glissa à sa rencontre, bousculant ceux qui osaient se mettre sur sa route. Il bondit sur le pont, directement face à Dodds.

- Abandonne Sandman. Abandonne maintenant ! cracha-t-il. Tes beaux principes ne valent plus rien ici ! La seule vérité qui triomphe est la mienne ! Le Temps est mien !

Une fente pour tester les réflexes de son ennemi, un tranché. Degaton n'entend plus le laisser respirer et si nécessaire, il plongerait avec lui dans les eaux gelées de la Baltique pour le noyer.

- Tu as toujours été dans le camp des victimes et des misérables ! Qui peut seulement espérer me vaincre ainsi ?

Autour d'eux, les marins s'interrogeaient toujours sur la présence de ces deux hommes qui se battaient. Mais personne n'avait de temps à leur accorder alors que les navires ennemis les entouraient toujours un peu plus.

- Je découperai les ailes d'Hawkman ! J'écraserai Atom ! Je tannerai la peau de Wild Cat ! J'arracherai les yeux de Mid-Nite ! La tête de Terrifc finira dans mon salon ! Bientôt mes couleurs flotteront sur le monde ! Sur ton Amérique adorée et les ruines de sa civilisation décadente !

Un moulinet, nouveau tranché...

Soudainement, un incendie et les cris de soldats suédois qui se jettent à la mer. Celui qui est capitaine et amiral hurle des ordre que plus personne n'écoute. Des boulets décapitent un mât qui s'effondre dans des craquements terrifiants.

- Je fonderai un Empire millénaire !

Une manœuvre de son ennemi envoie son arme glisser sur le pont. Degaton ricane alors et se jette de plus bel sur Sandman. Il s'agrippe à sa tenue, sa cape, sa veste, tout ce qui lui permet d'être sûr d'être accolé à ce dernier. Soudainement. L'explosion. Le dernier râle du Mars, plus puissant navire de son époque qui finira son existence dans les tréfonds de la Baltique.

Le souffle est puissant, le bois vole, la carcasse de bois penche violemment dans les gerbe brûlante de sa propre fin. Autour du navire, des vivats et des hourra inonde la mer. Les marins plongent, fuient, tout est bon pour quitter ce cercueil. Degaton et sa proie sont déstabilisées et tombent à la mer. Le disque plonge après lui.

Le contact avec l'eau fut moins terrible qu'attendu. Froide certes, elle restait acceptable en ce mois de mai. Hélas la tenue du criminel était lourde et s'imbibait. Sa veste de laine, son pantalon, sa chemise étaient déjà gorgés d'eau et le cuir de son manteau s'alourdissait d'autant. Ses deux bottes battaient dans les flots clairs pour qu'il se maintienne proche de la surface.

Le choc thermique lui avait cependant fait lâcher son adversaire, il dut se résoudre à ne pouvoir l'achever ici sans même devoir se sacrifier par la même occasion. Son disque coulait prêt de lui. D'un geste désespéré, il se saisit de la cape de son adversaire et de son autre main touche son équipement. Les deux hommes disparaissent alors de l'an de grâce 1564 pour la dernière étape de leur confrontation.

Accroché simplement à son disque dans le flux et à une cape, Degaton tente de tenir bon, mais l'effort est de trop. Il lâche. Sandman est projeté loin de lui. A la même époque certes, mais plus loin. Per fait une roulade sur une terre froide et dure, son manteau humide émettant un bruit de lavette mal rincée. Son disque lévite un peu plus loin.

Un peu désorienté, le criminel se relève et observe les alentours. Un bruit caractéristique d'arme se fait entendre. Arme ancienne sans être démodée. Des armes qu'il n'avait que trop entendue et qui lui fit lever le cœur de joie. Il se tourna vers leur origine. Des tenues feld-grau, des casques luisants, des bottes austères, des marques rouges, noires et blanches en guise de décorations. Derrière, des tenues noires comme la mort. Un large sourire naquit sur le visage de Degaton. Il était de retour à la seconde guerre mondiale.

Autour de lui, cinq soldats au moins et autant de SS l'entouraient dans cette forêt de pins et d'épineux qui vivait un hiver rude. La végétation n'était que cendre et poussière. Le ciel au diapason s'essuyait de nuages anthracites. La neige ou la pluie s'abattrait bientôt.

En allemand, on lui intima de lever les mains, ce qu'il fit. Puis on lui demanda de décliner son identité lorsqu'une voix interrompit cette interpellation.

- Oberst Degaton ? s'étonna-t-elle. Mais que faites-vous ici ? Et, pourquoi êtes-vous trempé ?

Per reconnut alors une vieille connaissance, un lieutenant SS du nom de Johann Deuter.

- Johann ?

Les deux hommes se serrèrent la main comme deux vieux amis. Per savait qu'il décèderait lorsque les alliés viendraient ouvrir son... Une idée abominable lui traversa alors l'esprit.

- Johann, mon cher, je traque un homme et je crois qu'il se terre quelque part dans cette forêt. C'est un serviteur de nos ennemis et il faut impérativement que je t'en parle en détail...

[HRP]Toutes mes excuses pour le retard, ne voulant pas étirer plus que nécessaire cet affrontement, je me suis permis de faire une réponse assez dense. La prochaine sera ma dernière réponse dans ce sujet.[/HRP]
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2019 - 16:13
Spoiler:
 

Le Sandman avait surgit dans la fumée épaisse et tiré des projectiles très lourds en direction de Per Degaton. L’un d’eux percuta le voyageur temporel mais aussi sa machine, la déclenchant sans crier gare.

A nouveau la réception était agressive, et le voyage si court soit il était mouvementé. Des bruits inédits arrivèrent aux oreilles de Wesley qui était couché sur le sol d’un pont humidifié par l’air marin et le nettoyage méthodique d’un mousse Suédois de corvée. Mais l’heure n’était pas à l’entretien du navire de ligne.

Fatigué par le combat interminable l’opposant à Degaton Wesley trouvait cependant la force pour se retourner et regarder vers le haut, apercevant les mats du vieux gréement déjà touché par des impacts de boulets à chaîne et dont les grandes voiles étaient percées par quelques mitrailles.

La canonnade était intense et les cris poussés dans une langue étrangère ne trompaient pas. A nouveau Per Degaton l’envoyait au cœur d’une tempête qui déchirait le cœur des hommes, brisait leurs âmes, et faisait l’Histoire. La guerre, cette constante tenace dans nos vies de Cro-Magnons trop vite sortis de leurs cavernes.

Un boulet percuta une protection de pont en dispersant des milliers d’éclats de bois parmi les quelques marins qui procédaient au rechargement.


“Argh!!!”


Wesley poussa un cris étouffé par son masque lorsqu’un éclat perça son costume pour se loger dans son avant bras gauche. Il y eu des tirs de ripostes, suivis de bruits de boulets à la trajectoire trop courte touchant l’eau juste devant le flanc du Mars. Du sang coulait abondamment du bras du justicier qui se relevait avec peine et ramassait son chapeau qui avait roulé entre deux cadavres de marins ensanglantés. Le posant sur sa tête il tournait son visage masqué autour de lui à la recherche de son ennemi, espérant le retrouver assommé parmi des cordages mais sans le trouver.

Le sand gun avait été perdu tout comme son gaz gun. Le Wirepoon devenait pour lui la troisième arme légitime. Par défaut, car il n’aimait pas l’idée de combattre son ennemi avec un lance-harpon tirant des câbles d’acier. Dégainant celui ci Wesley titubait sur le pont parmi des soldats trop affairés pour seulement s’occuper de l'intrus couvert de boue des tranchées de la première guerre mondiale et de sang.

Puis il le vit. Suspendu dans l’air sur son disque et dans un costume intact. Le visage frais, se tenant droit. Ce n’était plus le même Degaton, ou plutôt si c’était lui. Mais revenant d’une autre époque où il avait eu le temps de se remettre de ses blessures, lui. De réfléchir à une nouvelle stratégie qui lui permettrait de le vaincre une bonne fois pour toute.

Un boulet frappait tout près dans un vacarme de bois et d’acier, suivi du cris d’un soldat découvrant horrifié qu’il lui manquait une jambe. Quelques soldats suédois médusés s’écartaient en apercevant cet homme volant debout sur un disque surgissant au dessus du pont, sa lame à la main. Per en descendait en bondissant sur le plancher couvert de débris roulants suivant le bateau qui tanguait. Ils suivaient son ultime berceuse donnée par la mer, une dernière avant que tout le monde ou presque ne finisse par mourir dans l’explosion du dépôt de poudres de l’imposant navire attaqué par plusieurs navires ennemis.

Ils étaient face à face et Degaton lui disait à nouveau d’abandonner. Le sang qui coulait du bras de Wesley ruisselait sur le pont, et celui ci levait sa main toujours valide pour soulever son chapeau, et enlever son masque.

Le faisant tomber sur le bois il esquivait de justesse une attaque de Per qui lui disait qu’il avait toujours été dans le camp des victimes et misérables, vomissant sa haine. Les lunettes rondes cassées et le visage livide le justicier des années trente ne levait pas son lance harpon vers lui, le tenant a peine dans ses mains qui avaient du mal à le tenir fermement.


“C’est vrai…”


Essoufflé il n’arrivait plus a faire une phrase complète.


“J’ai toujours...toujours été du coté des misérables. Des victimes des hommes comme toi…”

D’autres navires adverses encerclaient le Mars, faisant feu de concert vers celui ci. Si les marins tentaient de le maintenir à flot ils étaient aussi pour certains captivés par ce duel opposant les deux hommes. Wesley qui sombrait peu à peu sous les attaques d’un adversaire arrogant et semblant invincible c’était un peu l’histoire de leur navire, ce qui les attendait.

Per continuait ses attaques, de promettre à la JSA toute entière les plus grands tourments. Wesley se baisse, recule, fait tantôt un pas de coté tantôt une esquive d’un cheveux. Il n’a pas d’épée pour se défendre mais sait que cela ne servirait à rien car il n’était pas aussi bon épéiste que Degaton. Plusieurs attaques étaient évitées, Sandman défiant l'adversaire de le toucher. Mais c’était à se demander si tenter encore de se soustraire à ses tentatives de le tuer servait à quelque chose. Si lutter servait encore à quelque chose, face à quelqu’un qui maîtrisait le temps.


“Tu peux...tu peux me tuer je sais…”

Une nouvelle bordée de boulets mettaient le feu aux poudre et tranchaient net l’un des mats qui s’effondrait juste à coté d’eux dans un grand fracas. Dans ses délires Degaton parlait alors d’un empire millénaire qu’il fondrait, et à cet instant il semblait perturbé. Dodds levait son Wirepoon pour tirer un câble entre lui et le mat couché derrière Degaton, puis dans un grand mouvement de son bras blessé tendait le câble pour le faire toucher la main du vilain.

"Rah..."


Il a mal dans cette manœuvre, atrocement. Appuyant sur un bouton il faisait partir un courant electrique le long de celui ci et la décharge administrée par contact désarmait son adversaire.


“...je sais qu’ils me vengeront.”


Mais Degaton se jetait sur lui en l’agrippant à l’instant où la sainte barbe explosait. Le vaisseau s’éventrait sur les flots et le morceau de pont se décrochait avec les deux hommes pour les plonger dans la mer. Perdus dans l’eau froide parmi des planches brisée et des canons qui coulent Wesley remontait vers la surface à la force de ses jambes, cherchant à se sortir de ce combat à mort au prix d’un ultime effort. Mais quelque chose accrocha sa cape, et il disparu de ce lieu, de cette époque.

Il ouvrait les yeux dans une forêt grise, son sang seul tranchant avec cette absence de couleur. Trempé il se relevait en poussant un râle.


“Harf…”

Grimaçant il s’adossait debout à un conifère en reprenant son souffle. Puis il entendit des chiens et les voix de leurs maîtres. Quelques secondes secoué de spasmes il ne voulait y croire, ayant le sentiment de vivre un mauvais rêve de plus. L'aboiement des chiens se rapprochait, la désagréable odeur ambiante ne semblait pas masquer leur flair. Ils étaient habitués à traquer.

Wesley partit en courant à travers la forêt. Passant entre les arbres, sautant par dessus des souches mortes il tentait d’échapper à ses poursuivants, à la mort. Puis il y eu la première rafale de MP-40, et l’impact des balles sur un arbre près de lui. Wesley Dodds était homme a pouvoir courir un marathon et semer ce qu’il identifiait comme des soldats allemands de la seconde guerre mondiale. Mais pas après une tel combat avec Per degaton.

La course des chiens policiers se rapprochait derrière lui, l’un d’entre eux venait le mordre violemment à la cheville.

“Arghhhhh!!!!”

Il s'effondrait brusquement sur le sol, happé par l’animal qui secouait sa tête pour agrandir les marques de sa morsure, maculant de sang le pantalon de Wesley qui donnait des coups de pied à l’animal avec son autre jambe, sans pour autant lui faire lâcher prise.

Puis son maître à la casquette marquée d'une tête de mort arriva avec d’autres soldats. Leurs armes se braquèrent vers Sandman couché sur le sol et à bout de force, mais ils ne tirèrent pas. Il appartiendrait à l’Oberst Degaton de décider du sort de cet espion américain dans le silence de cette forêt grise.


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