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 [Terminé][Year of Evil] European Strike !

Per Degaton
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 8:47
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2019.

Les voitures blindées et leurs lourds cortèges traversent la ville depuis l'aéroport le plus proche. De l'autre côté des vitres fumées, Bruxelles frissonne sous le vent d'un mois de décembre naissant. Le ciel est blanc, comme si la neige suspendait sa glaçante arrivée aux graves décisions qui allaient se prendre. Le bâtiment Europa, siège du premier ministre de la nation belge attend de sa hauteur que ses invités arrivent. A ses pieds se masse déjà une horde de journalistes laissés derrière les barricades protégées par les forces de l'ordre. 28 dirigeants qui décideront des grandes orientations de l'Union Européenne accompagnés d'une poignée d'observateurs non gouvernementaux, de lobbyistes et d'un représentant des Nations Unies convié spécialement. Les sujets sont nombreux, complexes et dimensionnant pour le vieux continent.

Plus loin, les froides eaux de la Senne clapotaient de leur langueur hivernale, profitant des dernières précipitations pour se hisser et, comme une amie gourmande, observer un peu de cette vie terrestre qui la flanque. Elle peut y mirer le reflet d'une vie qui se cherche. Les illuminations sont nombreuses et les magasins vêtus d'or et de rouge pour vaincre le gris et le blanc qui dominent comme de coutume les fins d'année émerveillent les passants.

Les familles profitent en cette journée des marchés traditionnels qui poussent un peu partout comme autant de champignons dans cette forêt consumériste. L'occasion est trop belle d'oublier un peu les malheurs de ce monde. Les images d'un Saint Nicolas ou d'un Père Noël remplacent les affiches usées de Darkseid et de ses sbires ou de la chasse aux sorcières qui s'en est suivie. On oublie rapidement les incursions infernales qui frappent le continent dans ses régions les plus reculées ; on oublie les reportages chocs de Loïs Lane au Mexique ; l'Atlantide parait irréelle depuis ses devantures où s'alignent des animatronics qui laissent planer l'insouciance et le rêve. On s'achète des châtaignes grillées et des sucreries pour effacer l'amertume de l'épée de Damoclès que Luthor fait lourdement peser sur le Monde. On ne parle plus de Coast City même si les gerbes de fleurs sont toujours posées sur les monuments aux Morts, en hommage aux victimes, on y pense d'un regard, on s'efface d'un coup de carte bleue.

On cherche à soigner son âme coupable par quelques oboles à des banque alimentaires, des médecins qui bravent les guerres ou des associations qui financent l'alphabétisation. Rien n'est de trop en ce temps si court.

Le monde est choc et oubli. Un va-et-vient incessant entre conscience et déni.

Mais décembre est un mois de paix. Dans 24 jours, la fête qui un temps vainc les frimas et la déprime d'une absence de Soleil. Mais 24 jours peuvent paraitre une éternité.

Un nouvel avion privé se pose sur le tarmac de l'aéroport, un nouveau chef d'Etat arrive. Le balais des grands de ce monde continue devant le manège coloré de la ville.

***

1995.

L'homme visite l'appartement sans trop regarder, l'agent n'est pas surpris car une telle vente se conclura vite, le quartier Européen de Bruxelles est très attractif.

L'homme hoche de la tête et ouvre sa malette, la somme en liquide exacte y est entreposée, plus une commission pour discrétion.

Encore un barbouze, songea le vendeur en sortant de l'immeuble, une lourde enveloppe dans son imperméable, une mallette soigneusement fermée à la main.

Le nouvel acquéreur se poste devant une fenêtre et observe d'un oeil amusé le bâtiment Europa. Il enlève son manteau le temps de se poser un peu. Un "D" rouge se reflète alors dans la vitre morne.

***

1999.

Autre visite. Voyez le chauffage ; vue imprenable sur le bâtiment Europa ; excellent si vous travailler pour la presse monsieur. On se serre la main, du cash, toujours, c'est un peu embêtant vous savez, faut recomptez et ... une enveloppe, une nouvelle poignée de main. On se quitte.

***

2002.

Vous avez admiré cette vue sur le Parc Léopold ? Impressionnant non ? Rare un coin de verdure dans une ville aussi prospère et...

Cinq minutes plus tard, une signature, un virement depuis un compte des îles Caîman.

Nouveaux bruits de bottes dans les escaliers...

***


2005.... 2006.... 2007.

De nouvelles signatures s'enchaînent.

***

2019.

Les appartements étaient un rien bruyant la semaine dernière non ?

Un "Enfant de Degaton" bougeait ses meubles. Quelques immeubles plus loin un autre faisait de même.

Le Bâtiment Europa était le siège de l'administration financière de belgique, mais aujourd'hui elle servait aussi et surtout de réceptacle à l'avenir.

Le parc Léopolod, lui, était flanqué en une extrémité par le lourd et impressionnant Parlement Européen. Lui aussi était en effervescence. Nouvelles session extraordinaire. Si les chefs d'Etats devaient décider de nombreux engagements immédiats, le parlement, lui, avait affaire avec une séance de concrétisation d'un projet de loi particulièrement épineux : une loi sur les méta-humains et l'aide humanitaire que l'Europe pourrait débloquer au profit de l'étrange et gênante Mosaïc. Séance houleuse en perspective.

Mais tandis que les parlementaires se réunissaient sous le regard de policiers et de militaires déployés pour l'occasion, de nouveaux meubles étaient déplacés. Des voisins se plaignirent un peu, au début, heureusement, cela se calma.

Six appartements stratégiquement choisis au travers du temps par un tyran, hélas stratège, hélas mégalomane, virent leurs salons parfaitement vidés. Seul restait en leur centre une étrange dispositif fait de câbles, d'appareils électroniques de pointe qui n'avaient pas encore été inventés et d'une dizaines d'ordinateurs aux processeurs qui défiaient présentement la science. Degaton savait piocher dans le temps et son passé de scientifique lui permettait d'en tirer le meilleur.

***

Assis sur un banc dans le froid, vêtu d'un lourd manteau de cuir noir, Degaton attend. Un sourire affreux le dévisage alors qu'il observe le fantastique Atomium de la ville de Bruxelles, à l'exact opposé de ses cibles certes, mais la guerre est aussi et surtout affaire de symboles.

Il sent monter en lui l'extase de ce moment tant préparé.

***

1808. Aux alentours de Paris.

Des femmes et des enfants de la noblesse d'Empire jouent dans les jardins d'un magnifique château. Près du pique-nique préparé avec soin, une table a été rapidement dressée, dessus, une carte de Bruxelles de 2019, annotée avec précision. Trois officiers vêtus à la mode de l'époque parlent avec leur lourd accent allemand hérité des années 30. Au milieu d'eux, Per affiche ses objectifs. Tous coordonnent, pensent, songent à cette attaque future...

Future pour eux...

Future pour les enfants uniformément blonds qui les entourent...

Future pour ces femmes insouciantes qui jouent dans les lacs où glissent paresseusement des cygnes repus du pain qu'on leur jette quotidiennement...

Future pour ces serviteurs inconscients qui servent et abreuvent la lie d'un monde dont l'Histoire ne parvient pas à se débarrasser.

***

2019.

Un nouveau coup de vent fouette le visage de Per mais il ne sent pas les aiguilles qu'il devrait sentir. Tout ceci est trop excitant, tout ceci est trop bien calculé pour échouer.

28 délégations formées d'un chef d'état, de son ministre des affaires étrangères et de son ministre des finances. Les traducteurs étaient en bonus.
751 parlementaires, hélas en ce jour, seulement 698.
Des hordes de journalistes.
Des policiers et des militaires non entraînés à ce qui les attend.

Comment ne pas se sentir grisé de toute cette agitation dans l'air ? Comment ne pas frissonner d'extase d'entendre les sirènes de police qui escortent des dignitaires ? Comment enfin ne pas sourire de sentir des années de préparation trouver ici leur conclusion ?

***

- Les pertes doivent être contenues, avait déclaré le Voyageur à ses officiers qui portaient présentement son brassard en lieu et place de leur svatiska penchée habituelle. Deux vagues. Une première pour un assaut rapide et un maximum de dégât. La seconde, plus lourde, pour tenir à distance l'ennemi lorsqu'il tentera une manœuvre. La première sera à T+10. La seconde sera prête au commandement. Le T0 sera donné par l'Atomium.

Claquements de bottes, bras levés.

***

Peu de criminels avaient répondu à l'appel, mais était-ce grave ? Il ne serait que plus délectable de les retrouver ramper pour avoir des miettes de cette victoire. Ceux qui étaient aujourd'hui présents auraient leurs bonnes parts et s'élèveraient au dessus de cette masse égoïste et imbécile.

Vandal Savage allait comprendre que la course avait commencé. Luthor allait comprendre que quelqu'un allait discipliner ce monde comme il était nécessaire. Les justiciers trembleront de cette puissance si soudaine, comprenant qu'ils seraient les prochains. Ils ne pourront que constater leur impuissance face aux bouleversements qui s'amorceront ! Car après le choc, la réaction et avec elle la naissance d'un nouveau moned.

Il avait rencontré ce cher Polaris, un lieutenant efficace, sans nul doute fidèle tant qu'il y trouverait son compte, mais trop utile pour être dédaigné. Leur synchronisation fut une formalité. Il aurait le privilège du T0, Degaton du premier sang.

Et, sur ce banc, tandis qu'il portait sa montre bracelet à son regard, Per devint étrangement calme. L'excitation, cette légère pointe de stress, tout se dissipa. Le T0 approchait.

Il se leva.

Dans les différents appartements les équipements s'allumèrent en douceur. Les troupes de chocs du premier assaut apparurent. Six groupes de quinze soldats, armés pour un assaut rapide et un maximum de dégâts humains. Autant attendaient dans l'Histoire pour la seconde vague, mais avec un équipement beaucoup plus lourd et plus dangereux qui frapperait le coeur des hommes...

Le dernier véhicule des chefs d'Etat venait de déposer leur fardeau, le président du parlement se hissait à sa tribune tandis que les 698 députés présents faisaient silence.

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Queen of Fable
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 13:40
Trois coups puissants furent portés contre la porte des appartements royaux et cette dernière s'ouvrit d'elle même comme par enchantement, laissant s'engouffrer un lapin grisonnant au pelage noir. Celui ci, encastré dans une cuirasse recouvrant la partie supérieure de son vieillissant corps, avançait avec peine, s'appuyant sur une canne richement décorée.

Toc... Toc... Toc...

Le choc de l'extrémité de l'accessoire contre les dalles de marbres du Château résonnait dans les vastes salles de ce dernier. Puis soudainement il cessa. Le vieil animal s'inclina bien bas, autant que sa pièce d'armure et son grand âge le lui permettait. Face à lui, un large fauteuil dont il ne voyait que l'arrière ainsi qu'un bras s'appuyant sur l'un des accoudoirs, tenant un verre de vin à moitié rempli au dessus du vide.

"Votre majesté... Les derniers préparatifs ont étés achevés comme vous l'avez ordonnée. L'Ost a levé le camp et se tient prêt à marcher pour reprendre le dû de la Couronne."

Un sourire se dessina sur le blanc visage de la Reine Tsarine, qui, affalée dans son royal fauteuil, se contemplait dans un miroir.

"Fort bien. Et la cour ? Vos homologues sont-ils prêt à s'illustrer sur les champs d'honneurs ? Vous de même Messire Duc ?"

Questionna la Reine sans même offrir un regard à l'aristocrate se tenant toujours aussi bas qu'il le pouvait, ce au nom du protocole.

"Vos vassaux brûlent de pouvoir s'illustrer dans cette glorieuse campagne Majesté... Des rats aux ours, tous ont mis leurs querelles en suspens afin de faire front commun. Nous sommes vos humbles serviteurs et les intérêts de votre Majesté sont les nôtres."

Et tandis que le loyal sang bleu prononçait ces paroles ci, sa Majesté, plus que satisfaite acheva le contenu de son verre, et d'un geste de la main commanda à son vassal de se relever, tandis qu'elle faisait de même, quittant le confort de son siège.

"Parfait... Tout est parfait. Ne perdons pas plus de temps en ce cas... Nos braves doivent s'impatienter en bas.


Le lapin acquiesça d'un signe de la tête, et sans plus attendre, se lança à la suite de sa Suzeraine qui déjà entamait sa marche au sein des imposants couloirs du château.

*****


La vallée cerclée de montagne avait bien changée au cours de ces derniers mois. Les versants autrefois boisés étaient désormais dépourvus de toute végétation, seul quelques troncs abattus trainaient encore ça et là aux côtés de quelques rares pousses préservés et de rochers couverts de mousse. Dans un même temps, les rivières qui couraient dans la plaine plus bas avaient étés asséchés, plus une goutte d'eau ne circulait. Et pour ce qui était de la mer de tentes qui recouvrait l'ensemble des terres avait disparue, les feux de camps que l'on avait pu trouver ça et là n'étaient plus que des tas de cendres éteintes tandis que la large palissade qui cerclait l'ensemble du camp avait été abattu.

En lieu et place de tout ceci se trouvait une immense masse... Un ost colossal... Une armée comme l'on en avait point vue en ces terres de fantaisie depuis fort longtemps. Au sein de ce vaste ensemble tout droit sortie d'une obscure histoire mêlant armoire, lion magique, sorcière de glace et royaumes humains, il ressortait clairement que cette force imposante était divisée elle même en deux groupes.

D'un côté, une assemblée de créatures toutes plus fantastiques les unes que les autres, comprenant des centaures, des faunes, des satyres, des lycans, des nains, des minotaures, des géants, des griffons, des cyclopes et bien d'autres bêtes digne des légendes mythologiques. S'ajoutant à cela bon nombre d'animaux quadrupède dotés de la parole tel que des loups, des renards, des tigres, des léopards et plus encore. En soit, un véritable bestiaire. Ce beau monde ci patientait dans un désordre et une cacophonie des plus totales, hurlements bestiaux, masse informe, voilà ce qui caractérisait ces êtres ci en cette heure.

A l'opposée et faisant face à cette anarchie, des troupes vraisemblablements humaines disposés avec discipline selon des formations plus ou moins complexe. Piquiers, épéistes, arbalétriers, archers, chevaliers, chacun avait son rôle à jouer au sein de cette force régulière à laquelle venait s'ajouter des ingénieurs et quelques merveilles de mécanique comme des balistes et des trébuchets. Là bas, pas un son ne sortait des rangs, seul les officiers ressortaient de cet ensemble, allant et venant à travers les formations, inspectants rigoureusement leurs forces tel des limiers, traquant la moindre discordance.

Mais en fin de compte, peu importait les différences et éventuelles querelles de tous ces êtres. Tous avaient un rôle à jouer dans l'histoire que sa Majesté écrivait. Tous étaient réunis ici, en ce jour afin d'accomplir SA volonté. Tous attendaient son arrivée... Ce qui ne tarda point.

Les lourdes portes en bois du château s'ouvrirent et tel un seul corps, l'ensemble des forces composant l'armée du royaume des Contes se tournèrent vers celles ci et firent silence. La cour faisait sa sortie, les aristocrates des clans des Lapins, des rats, des renards, des loups, des ours, des lions et de biens autres bêtes sortaient les uns après les autres, arborant une nuée d'emblèmes dont ils étaient fort fiers. Derrière eux, leurs propres gens suivaient de près, hommes d'armes, valets, chevaliers. Il y en avait pour tous les goûts. La classe régnante, la véritable aristocratie. Ceux qui allaient diriger cette puissante armée vers la victoire.

Enfin, la cerise sur le gâteau. Les forces de la garde royale, en soit des chiens bipèdes arborant des armures dorées et brandissant des hallebardes plus grosses qu'eux sortirent à leurs tours en deux rangs, se tournant à un moment donné dans leur avancée afin de se faire face et croiser leurs armes pour former une haie d'honneur. Sous celle ci, un char de guerre en argent tirée par deux ours blanc s'avança, sur ce dernier, la Reine Tsarine. Elle comptait bien se faire voir lors des affrontements... Après tout, c'était pour reprendre ce qui lui appartenait de plein droit qu'elle avait assemblée cet ost... Il serait dommage de ne pas participer. Quoi que à dire vrai elle ne pouvait pas ne pas en faire partie, après tout les règles de l'histoire dont elle se servait pour l'occasion lui commandait d'être sur le champ de bataille elle aussi...

Et qu'elle était l'enjeu de cet affrontement ? L'Europe. Ni plus ni moins, ou tout du moins la Ville de Bruxelle dans un premier temps, le début de la reconquête des territoires dont Tsarine fut Reine autrefois et dont Blanche-Neige la bannie. Il était plus que temps de corriger cet affront. Peu importe l'état des lieux aujourd'hui ou les prétentions des monarques de cette époque, elle allait reprendre le vieux monde et imposer son glorieux règne à celui ci...

Déjà, sa magie refaçonnait les extrémités de la Vallée, ainsi qu'une partie de Bruxelle même, là où se trouvait le Grand Livre des Contes en soit. Ceci de tel manière à créer un passage afin de permettre à son armée de déferler. Il s'agissait là d'une guerre médiévale, ni plus ni moins, la fantaisie contre le réel. Et elle comptait bien l'emporter.

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Doctor Polaris
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 19:33
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Bruxelles, Atomium : Décembre 2019

[Terminé][Year of Evil] European Strike ! 83d7d210

“-Une seconde qu’est ce que vous f…”

[Terminé][Year of Evil] European Strike ! Sketch12

L’agent de sécurité s’effondre quand une poutre d’acier prélevée sur un chantier voisin lui tombe dessus.

“J’emprunte ce lieu, voilà ce que je fais.”

Polaris jette alors un regard à Per Degaton, surpris qu’il ai décidé de venir là assister au “décollage” de la structure de 2500 tonnes.

“ Je n’étais pas satisfait de ceux dans les boutiques de souvenir.”

Dit alors dans son casque sur lequel il avait fixé un appareil de communication lui permettant de parler avec Degaton. Une sacrée rencontre que ce gars là. Avec lui en un rien de temps il s’était retrouvé l’un des hommes les plus puissants du Mexique. C’était un type réfléchi, un meneur d’homme doublé d’un fin stratège. Sa technologie de voyage dans le temps lui apportait un pouvoir démentiel. Et il avait compris lui, l’utilité de faire front commun, de s’unir contre les justiciers au lieu de chercher à les faire tomber seul. Là dessus ils se retrouvaient bien tous les deux.

Polaris lévite jusqu’à la sphère la plus haute de l’Atomium et y ouvre une brèche en levant un doigt. Une fois à l’intérieur d'une des boules de fer il se pose alors, et regarde Bruxelles devant lui en écartant les bras.

“C’est partit.”

Il se concentre alors en utilisant ses pouvoirs. La structure tremble, il a conscience que la manœuvre est ardue. Il ressent chaque point de rupture, chaque endroit où le monument risquait de se disloquer. Il ferme les yeux. Il ne doit pas le briser il doit le soulever de manière uniforme, appliquer la même force d’attraction sur chaque composant de la reproduction de la maille de cristal de fer au 1/175 milliardième. Les pieds de la structure de 102 mètres de haut finissent par céder et elle s’élève alors doucement tel un ballon gonflé d’hélium dans un bruit sourd de métal déchiré. Polaris ne l’avouerait certainement pas à Degaton, mais il a douté un instant d’y parvenir.

Mais le doute n’avait pas de place dans leur monde. L’échec non plus d’ailleurs. Ils étaient des prédateurs, ils ne luttaient là que pour leur droit légitime à disposer d'une influence sur tous ces faibles. A déterminer leurs lois, leurs règles.


La structure est désormais à une centaine de mètres d’altitude et des doigts commencent à se tourner vers elle. “Que...hein? C’est l’Atomium là bas?” Les téléphones sont de sortie, on photographie, on filme. N’était ce pas une caractéristique de notre époque de garder des images de l’incendie sous nos yeux plutôt que de chercher à l’éteindre? La structure avance silencieusement au dessus de Bruxelles en direction du bâtiment Europa. Devant la fenêtre les yeux désormais bien ouverts et avec une vue imprenable, John Nichol s’adresse à Per Degaton.

“De là je vois qu’il y a des manifestations surnaturelles en ville. Des troupes et des monstres semblent se déverser par des sortes de portails dimensionnels. “

Peut être un allié? Un ennemi? Le temps leur dira.



HJ:
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[Terminé][Year of Evil] European Strike ! 541ful13

"As Doctor Polaris I could become a Viking of the modern age, guided only by the pole star. And no rules could ever stand in my way again."
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Arthur Curry
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MessagePosté le: Mer 4 Déc 2019 - 16:58
Arthur Curry n'est plus Roi d'Atlantis.
En revenant après six mois d'absence, supposé mort, il s'est décidé à abdiquer en faveur de son épouse, la Reine Mera. Ce choix, expliqué aux Atlantes comme étant une décision de raison offrant les pleins pouvoirs à une souveraine appréciée tout en garantissant au royaume un protecteur bien plus concentré à sa tâche, n'a pas été une sinécure. Après plusieurs millénaires, la dynastie royale venait de changer de sang, et une nouvelle lignée débutait, en théorie.
Mais ce genre d'affaires prend du temps à s'acter correctement, et c'est pour cela qu'en ce jour de décembre, à Bruxelles, un grand homme blond sort du bassin Vergote, à moitié dévêtu, trident dans une main, harpon pointu à la place de l'autre, le front ceint d'une couronne d'or et de nacré. Un bijou qu'Arthur Curry aurait espéré ne jamais remettre. Mais lorsqu'en plein repos après l'attaque de Slizzath, un communiqué officiel de l'Union Européenne lui avait été envoyé, impossible de ne pas y répondre. Bien qu'encore affaibli, et pas certain de vouloir se montrer mutilé, l'ancien Roi avait accepté l'invitation. Au moins pour servir de témoin et de défense face à ces politiciens terrifiés par la puissance d'Atlantis.

[Terminé][Year of Evil] European Strike ! V3v7

Paré de tous ses attributs royaux, dont le plus grand étant le Trident de Poséidon, Arthur gagne le Parlement Européen en compagnie d'une troupe de policiers et surtout d'une escorte atlante en armure, lames et armes aquatiques toutefois rangées dans leurs gaines. Il ne s'agit pas de provoquer la peur et la méfiance. Flashs de téléphone. Murmures excités. Rires. La curiosité, l'étonnement et parfois les moqueries des Humains font tressaillir certains gardes, qu'un bref contact télépathique suffit généralement à calmer. Il faut dire que les contacts n'ont jamais été faciles entre la Surface et Atlantis...
Mais c'est le lot de tous les changements de mentalité.
Un jour, les jeunes des deux mondes se demanderont pourquoi leurs ancêtres se sont affrontés, méprisés. Ce jour là, Arthur sera mort, c'est certain. Mais là où il sera, que ce soit le Paradis, l'Enfer ou toute autre "vie après" s'il y a le droit, son âme sera en paix. Ravie.
Malgré les poids qui pèsent sur son esprit, il ne peut lâcher cet espoir, qu'un jour, ses actions prendront sens.

Mais en attendant ces temps glorieux, il reste bien des choses à faire.
Notamment rassurer des dignitaires et chefs d'état européens sur la menace que peut représenter Atlantis. Faire le point sur la dernière crise en date, causes, conséquences, actions mises en place. Et leur prouver que le Royaume qu'ils refusent presque de considérer est un allié de poids, politiquement, technologiquement et militairement.
Vu leur rythme, le trajet jusqu'au Bâtiment Europa, rue de la Loi, ne prend pas bien longtemps. L'immense structure domine les espaces alentours, étrange et mystérieux, tant par son architecture que par les décisions qui sont votées à l'intérieur.

[Terminé][Year of Evil] European Strike ! Rb0s

L'habitude du grandiose tue les merveilles que peut offrir ce monde, mais Arthur ne peut empêcher un frisson de parcourir son échine. Malgré une situation géostratégique on ne peut plus tendue, cet ensemble de bâtiments en acier, béton et verre renferme la volonté des peuples. En théorie, en tous cas.
Accompagnée de policiers, la délégation Atlante pénètre dans le bâtiment, et va rejoindre sa place légitime, sous l’œil tantôt étonné tantôt agressif des nombreux parlementaires qui vaquent à leurs occupations.

(Résumé rapide:
- Arthur rejoint Bruxelles par voie fluviale.
- Il rejoint ensuite le Bâtiment Europa en compagnie d'autres chefs d'état, espérant clarifier la situation atlante.)
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MessagePosté le: Dim 8 Déc 2019 - 22:22
Depuis que la Justice League d'Amérique, sous surveillance du Gouvernement, a été mise en place, les événements n'ont fait que se compliquer... Ils se succèdent, apportant son lot de désastre. Si ce n'est pas les missions suicides pour arrêter des monstres apocalyptiques, ce sont des appels à l'aide des autorités des villes, qui peinent à gérer la masse de personnes. Ceux qui se soulèvent, ceux qui veulent répondre à l'appel de Luthor. Et ils restent quelque héros pour tenter l'impossible. Les arrêter, les raisonner, expliquer au monde que nous sommes là pour les protéger... Mais la confiance s'est perdue, depuis la chute de la Justice League, depuis l'invasion de Darkseid...
Même moi, je doute de mes capacités, à l'heure actuelle.
Mais je reçois un communiqué extrêmement important. Suffisamment pour que je me concentre sur ce nouvel objectif et moins sur mes craintes. Grâce à certains contacts en Europe, qui ont eux-même des contacts hauts placés, j'ai pu avoir une invitation pour me joindre au Parlement Européen, au bâtiment Europea, à Bruxelles.
Je me suis rendu sur place sans tarder, par les Tunnels-Boom de Victor. Costume héroïque en dessous d'une veste de costard, je prends la direction à pied du majestueux et tout en vitre bâtiment Europea. Les dirigeants sont déjà tous en train d'y pénétrer. De loin, je reconnais une personne : grande stature, chevelure blonde, trident à la main, pas de doute possible. Il s'agit d'Arthur. Le savoir ici est à la fois un signe de crainte et d'espoir. Les Atlantes vont peut-être réussir à apaiser les craintes en Europe. Beaucoup de monde se trouve au même endroit... Les autorités sont également en masse et veuillent sur toute la délégation et tout autour du bâtiment, ainsi que ses alentours.
Mais...
Nous sommes en décembre. Il faut une quantité incroyable de personnes pour surveiller cette réunion importante, mais aussi la masse de journaliste qui s’agglutine autour. Hors, avec les tentatives de terrorismes qui s'effectuent un peu partout en Europe, ces dernières années, je crains le pire... Les marchés de Noël sont déjà probablement bondés. Début décembre... Le début des fêtes.

J'essaye de me frayer un chemin à travers la horde de journaliste. Il est difficile de passer mais pas impossible avec des facilités comme les miennes. Certains ont même cru me voir "glisser" entre eux, modifiant un peu mon corps pour me faire assez fin. C'est pour dire à quel point ils se serrent...
Je passe au bout de plusieurs minutes et je sors mon téléphone pour prévenir mon contact. C'est un des traducteurs de l'Assemblée, qui me fait passer en tant qu'assistant. Mais ce que je risque d'entendre vont sûrement intéresser le Gouvernement des USA et ils ne manqueront pas de m'appeler, certainement...
En sortant mon téléphone, je reçois des notifications... assez alarmante. J'ai eu le réflexe de me connecté aux annonces et aux réseaux sociaux belges, histoire de commencer à me mettre au courant des récents événements. Et... Celui-ci se produit depuis à peine deux minutes...
L'Atonium de Bruxelles est décollé du sol !!!!
Avec les ket*, on a vue le monument s'envoler sous nos yeux, c'est ouf !
Et je défile, je vois des vidéos de l'Atonium, à plusieurs mètres du sol.
Nom de dieu !
Je lève les yeux vers le ciel... Bon sang !
Je retourne en arrière, téléphonant à mon contact. Je le mets en garde, quelque chose de grave va arriver. Il doit prévenir les autorités et j'espère qu'elles seront suffisamment réactives pour agir.
Une fois éloigné de la masse, j'enlève ma veste et je l'attrape avant qu'elle s'envole. Allongeant mon corps avec aisance, je grimpe au plus haut, sur un toit. Les bâtiments européens ne sont pas aussi élevés que les buildings américains, ce qui est bien moins fatiguant pour moi, mais je peux tout de même voir ce qui se passe.
Et...
En effet, ce n'est pas normal qu'un monument aussi lourd décide de se déplacer de cette manière... Mon nez s'allonge légèrement. Vilain. Ouais. Forcément. Sinon, c'est un acte de la nature mais passons toutes plaisanteries hein.
Mon contact s'affole en prenant conscience de la situation... Et nous n'avons pas fini cette journée, parce que je doute bien que l'Atonium va servir à quelque chose de néfaste.
Je m'allonge pour me rapprocher. Il faut que je trouve la source de ce "léger" problème et l'arrêter... Si je le peux, s'il n'est pas déjà trop tard... J'ai un très mauvais pressentiment sur la suite des événements...





*ket : gamin
[HJ : Navré pour le temps d'attente *se flagelle*
Résumé :
* Ralph arrive par un portail dans une rue tranquille et marche pour rejoindre le Parlement.
* Il constate que tout le monde est arrivé et tente de joindre son contact.
* Il remarque les actualités sur les réseaux sociaux et est attiré par les publications sur l'Atonium.
* Il réagit vite et se dirige vers le monument, se doutant que quelqu'un est derrière ça... / HJ]
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MessagePosté le: Mar 17 Déc 2019 - 13:30
- Marron grillé gars ? demanda Louis à son coéquipier dont le nom "René" était brodé sur la poche avant de sa veste d'hiver.

Il hocha la tête comme si Noël avait déjà commencé et plongea une main dans le paquet fumant. Il claqua la portière de voiture lorsque le poste de communication grésilla. René soupira en décrochant le communicateur.

- Ouais, qu'est-ce qu'y'a ?

" Je répète !" hurla la radio. A toutes les unités ! L'Atomium vole au dessus de Bruxelles ! l'Atomium !

- Mais oui Olivier, tu nous l'avais jamais faite celle-là, mais libère le canal général, ch'ai pas si...

C'est pas une blague ! Il se dirige vers le quartier européen et ...

- Mais oui, et moi je vois.... oh putain ! Des animaux en armure !

Arrête de te foutre de moi ! Je te dis que j'ai l'Atomium qui passe au dessus de ma tête merde !

- Et nous on a des putains d'animaux en armures qui défilent dans l'avenue !!!

Les fréquences de la police émettaient à tout-va des nouvelles, les équipes d'urgence et d'interventions rapides étaient sur le pied de guerre. Tous attendaient des ordres. Tous s'interrogeaient sur la vraisemblance des informations que s'échangeaient les équipes.

- Faut arrêter le vin chaud les gars !

Dans le commissariat de la ville, les rapports se succédaient à une vitesse folle. Le plus haut représentant des forces de l'ordre, dans son bureau, accumulait les informations mais gardait la tête froide, il était payé pour cela, il avait été sélectionné pour ce genre de cas. De tous, il devait être celui qui reste concentré et calme. Absorber le choc. Et le brouhaha qui envahissait tout le bâtiment nécessitait une maîtrise de soi exceptionnelle...

***

Une journaliste, l'air grave, s'exprimait face à une caméra, les murs du parlement comme décor.

" Derrière les lourdes portes du parlement européen vont se décider les nouvelles grandes orientations budgétaires des prochains mois. Si certains observateurs s'attendent à voir la question du blocus du Chong Mai revenir sur le tapis, les engagements militaires face aux récents coups d'éclats de la Legion of Doom, vont... Regardes ça !

La caméra eut un mouvement erratique et afficha en direct et au regard du monde l'immense structure de l'Atomium qui lévitait au dessus des bâtiments. L'ombre de la gigantesque structure survolait les portables des touristes et des caméras amateurs. Les "hashtag" commencèrent à gazouiller sur les réseaux sociaux. #WhatTheFuckAtomium #OhMyGodBruxelles #MerryChristmasBrussel enflammèrent la toile de façon virale. Coup de com' ? Évènement spectaculaire pour les honorer le sommet qui se déroulait ? Attaque ?

En tout cas, un justicier bien connu se révéla.

- Visuel sur méta-humain, lança le responsable d'une escouade de soutien à Polaris. Identification... Elongated Man !

Il grandissait à vu d'oeil pour intercepter le lourd monument lévitant mais la puissante inertie l'empêcha de réussir tout à fait. Polaris fut naturellement gêné et l'édifice eut un mouvement tremblotant, mais il continua sa prodigieuse avancée et surtout sa terrible descente.

Les portables des parlementaires sonnaient en tout sens, recevant les terribles nouvelles lorsque soudainement le grondement sourd de l'atterrissage mit un terme à tout mouvement dans le bâtiment. Les gardes, les politiciens, le public, les représentants d'industriels, tout le monde se figea, le sang glacé, observant les plafonds en quête d'une indication qui leur permettrait d'espérer autre chose qu'une catastrophe.

Du sommet de l'édifice démocratique trônait désormais le symbole d'une exposition universelle, comme une insulte ironique à la victoire de cette société soi-disant civilisée sur le reste du monde.

Le T0 était donné.

***

Degaton avait observé un temps la vaste structure d'acier se soulever avec une satisfaction toute égocentrique. Il profita du spectacle un court laps de temps, juste assez pour entendre le métal cesser de geindre sous l'énorme pression, et voir les dernières volutes de poussière de béton retomber lamentablement au sol. Puis il partit dans le Time Stream pour rejoindre les troupes qui devaient prendre d'assaut le bâtiment Europa et les têtes dirigeantes de l'Union Européenne, ses cibles prioritaires, celles dont il désirait faire couler le premier sang en révélant au monde leur inutilité.

Polaris émit alors un rapport sur une activité anormale. Per posa une main sur son communicateur pour lui répondre.

- Un groupe du parlement restera en sentinelle pour guetter des signes d'hostilité. Concentrez-vous avec le reste des troupes prévues sur le parlement, au moindre signe qui va en notre défaveur, nous effectuerons un regroupement vers le bâtiment Europa, les chefs d'Etats restent une priorité. Idem, si Elongated Man vous pose trop de problème, on se regroupe.

Puis un bruit semblable au tonnerre, à mille craquements de poutres métalliques et de béton : l'Atomium avait effectué avec brio son atterrissage.

- Messieurs, l'heure vient de sonner., déclara le tyran en devenir qui allait enclencher les dangereux rouages d'une guerre dont personne ne pouvait prévoir l'issu.

Sur les toits des immeubles stratégiquement choisis au fil du temps, quinze tireurs étaient en position. Dans leurs viseurs, les gardes, dans leur champ de tir, des journalistes, des civils, des badauds, des touristes, la masse informe habituelle de ce genre de manifestation.

Les premiers tirs firent vibrer l'air. Point des balles mais de l'énergie du XXIIIème siècle. L'air vrombissait, des lumières se reflétaient dans les multiples vitre qui formaient la façade du bâtiment Europa. Et les premiers morts... Les gardes, pris par surprise ne surent pas tout de suite qui les attaquait. Les journalistes tentèrent des retraites mais certains furent fauchés dans la panique. Cris, bousculade, des gardes qui tentaient de maintenir leur cohésion en évitant que la folie de la foule vienne balayer leurs positions.

Un chef tenta une tactique mais fut rapidement réduit au silence par un tir, celui d'un fusil venant d'une simple fenêtre tenu dans les gants rouge sang d'un monstre fasciste qui avait le visage gravé d'un sourire carnassier. La joie de la guerre, le plaisir du meurtre, la satisfaction du crime...

Un nouveau groupe d'Enfant de Degaton fit sauter les vitres des appartements avec une synchronisation toute militaire. Des filins métalliques furent tendus vers les 4ème et les 6ème étages du bâtiment Europa. Au 5ème se tenait la salle de réunion des chefs d'états, ils seraient pris en étau. Degaton installa sa tyrolienne avec un geste précis, derrière trois de ses hommes.

Il n'y avait plus de paroles, plus que des gestes et des regards qui signifiaient tout dans cette troupe mortelle.

Les tirs dans la rue devinrent moins nombreux. La radio grésilla.

"Groupe Lohengrin, groupe Siegfried. Voie dégagée."

Et les deux filins se recouvrirent d'homme en noir et rouge qui fonçait vers les couloirs où des administrateurs appelaient les secours et furent fauchés sans sommation.

***

Du coté du parlement, une troupe d'attaquant se mit à surveiller autant que possible sur les réseaux sociaux et via leurs jumelles lorsque cela était possible les mouvements des troupes fantasmagoriques de la Reine des Fables. Les rapports inquiétèrent passablement Degaton qui n'avait pas prévu d'affronter une quelconque forme de magie en ce jour et pour qui les forces en présence, dont le fameux Aquaman représentait déjà une menace à part entière. Restait à espérer que ces troupes qui ne s'étaient pas annoncées se montrent des alliés et non des ennemis.

Les deux groupes qui devaient soutenir Polaris s'élancèrent dans la bataille, arme futuriste au poing, ils avaient les forces de l'ordre, mais aussi et surtout un super-héros à affronter. Il allait y avoir du sport.

Ils quittèrent leurs appartements, pénétrèrent dans des fourgonnettes et foncèrent vers les barricades qui sécurisaient l'entrée du bâtiment. La plupart des force de l'ordre observaient le toit où trônait l'image incongrue de l'Atomium ne prêtant plus guère garde aux mouvements qui s'approchaient d'eux. Certains s'approchèrent d'Elongated Man pour lui demander ce qui se passait.

L'effet de surprise fut parfait.

Les fourgonnettes s'arrêtèrent dans des crissements de pneus qui arrachèrent les gardes à leur contemplation surréaliste. Les portières latérales s'ouvrirent et des salves de tirs plasma commencèrent à décimer leurs rangs. Cris, ordres, la symphonie habituelle des débuts de bataille. Les larges plots de béton volaient en éclat sous les coups énergétiques, les uniformes se perforaient dans un balais de chair calciné et de tissu plastique fondu. Les hurlements étaient étranglés, les plus malchanceux s'effondraient au sol sans être mort, un membre calciné, le visage brûlé ou agonisant avec un abdomen perforé.

Les gardes tentèrent quelques répliques malheureuses avant de se replier derrières leurs véhicules ou dans le Hall du Parlement.

***

Dans le centre de crise du commissariat, les rapports devenaient préoccupants, bruyants et commençaient à se contredire. D'un geste sec le commissaire fit taire tous ses subordonnés.

- Jacqueline, vous gérez la crise du parlement, je veux tout savoir et vous déployez un maximum des troupes des commissariats proches, vous prenez trois brigades d'intervention rapide et vous me faites rapidement un topo sur les forces ennemies ; réquisitionnez les contractuels pour bloquer les rues, je veux même les officiers sur le terrain si nécessaire ! Hans, vous gérez l'évacuation des rues piétonnes proche de la perturbation et des... putain je pensais pas le dire un jour... des créatures fantastiques.

" Je gèrerais avec Manfred la situation du bâtiment Europa. Pour l'heure je dois communiquer au Roi des informations, le Premier Ministre est dans le bâtiment assiégé ainsi que le Ministre des armées. Je veux une ligne directe avec l'état-major si l'armée est jugée nécessaire.

" Douglas, vous gérez la réquisition des ambulances et des secours d'urgence. Dites à tous les hôpitaux de préparer leurs service, il y aura des blessés à gérer, voire des morts. Patrick, tu gères les pompiers et tu te synchro avec Douglas. Pierre, vous gérez la communication de crise, je veux un discours à présenter à la foule d'ici dix minutes !


Aux portes du bâtiment, de nombreuses camionnettes de journalistes s'amassaient déjà. Putain de vautours, songea-t-il.

Il se tourna alors vers son téléphone portable ou des images des fusillades se succédaient.

- Rectification. Nous aurons besoin de l'armée... Je veux une ligne avec la salle rouge du Bâtiment Europa.

Dans une salle obscure du bâtiment où les hommes d'états s'agitaient devant les bruits et les lumières qui avaient un moment agité l'extérieur, les garde-du-corps faisaient leur travail emmenaient leurs protégés vers une salle plus protégée, vers le centre du bâtiment tant qu'ils ne recevaient pas l'information que l'évacuation était possible.

Le téléphone d'urgence sonna dans le bureau du coordinateur de crise du 6ème étage du bâtiment. Une main gantée saisit le combiné.

- Wilfred, la procédure d'urgence est opérationnelle ?

- Je l'espère pour vous commissaire... Car Moi, je le suis !

Et Degaton raccrocha.

***

L'heure de la démonstration de force commençait. Year of Evil, telle que l'histoire la nommerait allait marquer le monde. D'abord Coast City, l'Atlantide et maintenant l'Europe...
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MessagePosté le: Mar 17 Déc 2019 - 23:02
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Nul ne pouvait s'attendre à cette apparition fantastique. Non, nul ne pouvait le savoir, nul n'aurait pu le prédire. Sur les marchés de Noël où le bon peuple cherchait à oublier les malheurs du monde, il y fut confronté de la plus directe des manières. Sous les regards médusés et intrigués des passants, le coeur de l'âme des fêtes de cette ville se transforma soudainement. D'immenses colonnes de pierres sortirent du sol, grimant encore et encore jusqu'à atteindre la taille approximative des demeures alentours, puis une lumière albâtre émana des deux entités et se mua bien assez vite en deux rayons cherchant à se rejoindre l'un et l'autre. Ce qu'ils firent en une poignée de secondes, laissant non plus une simple lumière dans l'espace entre les deux entités, mais un paysage rural dans lequel se mouvait de nombreuses formes. Formes qui bien vites émergèrent à travers le portail nouvellement crée.

Les badauds avaient par instincs dégainés leurs téléphones, caméras et autres outils numérique afin de faire partager à leurs semblables à travers le globe cette évènement surréaliste. Cependant, ils se trouvèrent fort démunis lorsqu'ils constatèrent que ceux ci ne marchaient pas. Et pour cause toutes les batteries de ceux se trouvant au point de sortie du Royaume avaient vu leurs batteries se vider à une vitesse folle, l'énergie de celle ci siphonnée au nom des règles régissant l'histoire. L'incompréhension régnait. Mais ce n'était là qu'un début.

En quelques minutes, voir quelques dizaines de minutes, les lieux grouillaient de bêtes et de soldats médiévaux, tant et si bien que les colonnes d'êtres de fiction que vomissait les portes royales se déversaient désormais à travers les rues alentours. Cela ne semblait jamais en finir. Les badauds quand à eux avaient mis les pris la fuite. Bien avisées ils étaient de faire ça, quoique les troupes de la Couronne les aient volontairement chassés en octroyant quelques coups d'égides et de bottes sur les corps des récalcitrants. Ils n'étaient pas là pour rire, ils n'étaient pas une attraction, ils étaient une armée, ils étaient ici pour conquérir ces terres, ils étaient ici pour occuper ces terres. Le trône et la haute noblesse avait été claire sur ce point. Ignorer les civils, ne point piller la ville, évincer les forces armées de celle ci qui refusaient de déposer les armes. C'était là les trois grands principes. Derrière ceux ci, plusieurs objectifs clés toujours ancrés dans une logique médiévale.

En effet, la clé de cet affrontement reposerait sur trois chose. Dans un premier temps, la capture du donjon ennemi. Certainement le bâtiment le plus important de toute cette cité, là où demeuraient les dirigeants locaux, le point le plus fortifié de l'ensemble urbain. Le siège du pouvoir en sois. Qui contrôlait le Donjon, contrôlait la ville. Et en cette heure ci, il y avait deux donjons d'après les informations rassemblés par le clan des rats, le "bâtiment Europa" et le "Parlement". Deux cibles prioritaires à investir.

Venait ensuite le second point d'intérêt, lié de facto au premier, car il impliquait ni plus ni moins que la capture des dirigeants et des nobles locaux. Certainement la chose la plus importante à accomplir. D'une part car en prenant possessions des têtes de l'hydre européenne, le "royaume d'Europe" se verrait privé de dirigeants et ses organes autres ne pourraient agir en risquant de voir celles ci tomber. Mais surtout, c'était là nécessaire si la Couronne des fables désirait voir ses territoires sur le vieux monde lui appartenant autrefois repasser sous sa coupe. Les Européens étaient semblables à des mûles, ils étaient fiers et bornés, de vrais butors. Aucunes paroles, aucun documents aussi légitime qu'il soit n'aurait pu les convaincre de plier et de laisser le Trône restaurer son règne. Non, le seul moyen d'arriver à un résultat satisfaisant était le plus simple. Employer la force, et par droit de conquête, les mettre devant le fait accomplis, les forcer à entendre les demandes de la Reine, les forcer à rétrocéder son dû. Une guerre à l'ancienne. Une guerre médiévale.

Ceci dit, ces deux objectifs principaux ne pourraient êtres accomplis que si une partie des troupes était employée sur d'autres plus secondaires. Ainsi, si Bruxelles ne disposait plus de remparts depuis fort longtemps, ce qui excluait leur prise de contrôle, elle possédait toutefois un certains nombre d'artères vitales. Des forces adverses allaient arriver en renforts, ce n'était qu'une question de temps, et stratégiquement parlant ce n'était jamais sage d'être pris en étaux. Hors de question d'avoir des hommes d'armes sur les talons lorsque le corps principal de l'ost marcherait sur le donjon. Aussi, afin d'éviter ça, et les problèmes futures, il y avait deux choses à faire. D'une part se déployer ça et là afin prendre possessions des rues et avenues majeures de tel manière à s'y retrancher pour contrôler les affrontements. Et dans un même temps, investir les casernes des défenseurs de la ville, là où se trouvaient leurs troupes. De cette manière, aucun invité surprise n'entraverait la prise des deux donjons bruxellois. Non, cela ne serait point toléré.

Dans tous les cas, même si ces exigeances secondaires n'étaient pas atteintes, la Reine elle même pourrait renverser éventuellement la situation. Toutefois, cela dépendrait de l'avancement du reste de la campagne...

*****

Musique:
 

Le sinistre bruit des bottes de cuir frappant en cadence les rues pavés de Bruxelles commençait à se faire entendre ça et là. Les Ducs et la noblesse animale avaient pris le contrôle des différentes compagnies de soldats pour les uns et les nombreuses meutes de créatures fantastiques pour les autres. Chacun savait en son âme et conscience ce qu'il devait faire, et c'est en bon ordre qu'ils défilaient littéralement sur les avenues de la ville. Armes au clair pour les uns, bannières et gonfalons volant bien haut pour les autres et même le chant des cors, des tambours et de quelques autres instruments donnant le rythme à suivre. Face à l'avancée de cette force fantastique, les civils fuyaient ou s'écartaient tout du moins.

Nous pouvions le dire, jusqu'à présent tout se déroulait sans accroc. Tant et si bien que le Chancelier du royaume, le Duc des Renards, Réginald, courrait les rues avec une importante compagnie de mercenaire. Ce dernier avait en effet une tâche particulière à accomplir pour le Trône en vue de la campagne.

Ainsi, plus loin, les forces de l'ordre dépêchés au plus proche de ce qu'ils considéraient comme des anomalies fantastiques, s'affairaient à évacuer les civils des rues piétonnes et dans la foulée se préparaient à installer très certainement quelques barricades pour s'y retrancher.

"Mesdames et Messieurs ! Veuillez conserver votre calme et suivre les instructions des agents de police afin d'être évacué !"

Tel étaient les mots qu'un officier de terrain s'époumonait à répéter tout en vociférant quelques ordres de tant à autres à ses hommes, ce à l'aide d'un mégaphone. Les ordres étaient les ordres, jusqu'à présent, il n'y avait point de mal, seulement de la peur, mais aucun mouvements de panique. Une chance en soit. Les forces de l'ordre ne savaient pas à quoi elles avaient à faire, aussi se contentaient-ils de vider les lieux des innocents pour l'heure, ensuite ils aviseraient.

Toutefois, les créatures magiques n'étaient pas les seuls problèmes auxquels ils devaient faire face. Des journalistes avides de réponses et en quête perpétuelle de sensationnel couvraient l'évacuation des lieux, offrant ainsi au monde entiers l'occasion de constater une "retraite en bon ordre". Un micro traversa alors la foule afin d'être pointé à l'attention de l'officier en charge de la situation.

"Monsieur l'agent ! Des animaux et créatures mythiques marchent dans Bruxelles ? Pouvez vous éclairer nos téléspectateurs sur la situation ? Que compte faire la police ?"

Ils avaient déjà fort à faire, et voilà que les rapaces venaient se jeter dans leurs pattes. Dire que l'officier était irrité serait un euphémisme.

"Ecoutez, nous faisons tout ce qu..."

L'homme n'eut pas le temps de finir. Il fut interrompu par des hurlements paniqués, il pointa alors son regard vers l'endroit d'où ils venaient, les caméras et les yeux de la foule ainsi que ceux des autres agents suivirent.

"Capitaine ! Les bêtes ! Elles arr..."

L'un des subordonnés de l'officier courrait à en perdre haleine, traversant une ruelle sans regarder en arrière tout en faisant de grands gestes de mains. Il courrait, encore, toujours. Puis quelque chose fendit les airs et il s'effondra à terre, une hache de lancer planté dans la nuque, ce sous les regards effarés de l'assistance.

"Gardez quelques hommes d'armes en vie, j'ai quelques questions à leurs poser. Tuez les autres, et ne touchez pas à ces serfs avec les "boîtes magiques", caméras qu'ils les nomment. Pour le reste, limitez la casse autant que possible."

Commanda une voix autoritaire provenant d'une silhouette rousse dissimulée sous une large cape blanche ainsi qu'une capuche.

"Oui-da seigneur."


Le Chancelier Réginald, Duc des Renards et ses troupes:
 

L'échange ne dura pas plus. Un odieux cri de guerre bestial retenti et les bêtes s'élancèrent, épées, haches, masses et rondaches à la main, courant l'écume à la bouche en direction des agents de police qui réagissaient à peine sous la surprise, prenant leurs armes en main.

"Et merde ! Feu ! Feu ! Défendez vous !"

Les plus proches des bêtes n'eurent même pas cette possibilité, les puissants coups de leurs adversaires firent même quitter légèrement le sol de certains, propulsant leurs corps meurtries d'un méchant coup de masse leur ayant brisé le crâne, à terre. Les suivants ne purent répliquer efficacement, la foule en panique criait et courait dans tous les sens. Une véritable anarchie. Les agents en furent par conséquent tellement gênés que leurs assaillants eurent le temps de creuser la distance les séparant. Même s'ils avaient ordre de limiter les dommages collatéraux sur les civils, si cela leur permettait d'avoir un avantage sur leurs ennemis, ces espèces de buffles maléfiques ne se gênaient pourtant pas afin de prendre des vies innocentes... Une bataille sanglante en soit, et répugnante, sans aucun honneur. Mais les humains n'étaient pas sans ressources, même s'ils combattaient en sous nombre d'une part, et en étant gênés par la foule, ils réussissaient à marquer des points. Des balles bien placés mirent un terme à l'existence de quelques créatures qui s'écroulèrent lourdement au sol. Toutefois, malheur si elles ne mouraient pas du premier coup. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un animal enragé après avoir été blessé.

*****

Musique:
 

Un nouveau fantassin s'effondra au sol, un trou dans le masque d'acier recouvrant son visage par dessous son morion. Encore un, pas le premier et certainement pas le dernier que les forces armées de cette ville abattrait. Ils avaient réagis rapidement après avoir été mis au fait de l'avancée des forces fantastiques. Et par conséquent, ils occupaient déjà quelques avenues clés, la route des Donjons jumeaux. Des lâches terrés derrières leurs véhicules. Les braves isolés envoyés tester leurs défenses avant l'arrivée des formations du corps principal de l'ost avaient tous péris avant d'atteindre leurs barricades d'acier.

Pourtant, ces pleutres avaient "prévenus", ils avaient mis en garde. Ils avaient avertis. Pas un pas de plus. Armes à terre, à genoux et mains sur la tête. Une reddition. Ni plus ni moins. Nul n'avait cédé, tous avaient avancés, tous étaient tombés.

Le Maréchal Léonide, Duc des Lions:
 

Le Maréchal Léonide fronça ses épais sourcils. Félicitation, ils avaient réussis à irriter le Lion. Cependant, ils allaient devoir redoubler de vaillance s'ils voulaient barrer la route à l'ost royal. Le général en chef de l'armée de sa Majesté n'avait pas obtenu ce poste par favoritisme ou chance, il était compétant afin de commander et de juger les situations. Même si les terriens avaient une puissance de feu redoutable, il l'avait déjà envisagé. Les pertes advenus étaient "acceptables", nécessaire afin de juger au mieu la situation. Quelques dizaines d'hommes à peine armés de fusils modernes, et planqués derrière des cars blindés et d'autres voitures leur offrant une protection suffisante. Cependant, tout dispositif aussi perfectionné qu'il soit a ses faiblesses. Les pleutres se pensaient à l'abri, n'ayant à couvrir qu'un seul angle bien dégagé. Ils avaient tord.

"Balthazar. Vos ingénieurs ont apportés des armes de sièges n'est-ce-pas ? Vous avez des échelles je suppose. Apposez les contre ces demeures ci de tel manière à ce que nous puissions envoyer sur les toits nos arbalétriers discrètement. Nous allons flanquer ces vermines depuis la hauteur."


Balthazar, Duc des Lapins:
 
Le Duc des lapins hocha verticalement la tête. Quelques ordres furent donnés et bien vite, la situation désirée par le Maréchal fut obtenue. Un nombre conséquent d'arbalétriers grimpa sur les toits, d'un côté comme de l'autre et progressèrent aussi furtivement que possible de tel manière à se retrouver avec des une magnifique vision sur les forces ennemis guettant ce qui arrivait dans la rue principale.

"Si je peux me permettre une suggestion Léonide. Nos balistes seraient à même d'enfoncer les barricades de ces malandrins. Et nos tireurs sont tout à fait capables de couvrir vos forces, vous ne pensez tout de même pas qu'ils porteront tous leur attention sur les toits après tout ?"


Commenta le grisonnant sang-bleu, qui reçut à peine un coup d'oeil de la part du lion.

"Faites comme il vous plaira. Tant que vous ne gênez pas l'avancée des formations..."


Le silence s'installa alors, pour quelques instants seulement. Une certaine tension ayant aussi pris ses quartiers. Puis, le son des bottes. Puis, en face des forces de l'ordre, au fond de la rue, en plein virage, une vaste colonne de piquiers entama son avancée dans l'avenue. Les bannières écarlate arborant des coeurs en fil dorées bien en évidence, boucliers en avant et piques pointés vers le ciel. Un rythme impeccable, il n'y avait pas à dire, cette armée avait fière allure.

Mais il en fallait plus pour impressionner la police de Bruxelles, leurs avertissements retentirent alors à l'attention des forces armées médiévales. Ignorés. Ils se mirent alors en joue, mais alors qu'ils allaient faire feu, un agent, puis un second et un troisième tombèrent à terre. Une douleur soudaine et immense se faisait ressentir au niveau de leurs talons. Ils constatèrent avec horreur que ceux ci étaient en sang, et à leurs pieds courraient de sales petites bêtes, des coupes-jarrets, des espèces de lézards bipèdes armées de lames tranchantes aimant tout particulièrement s'attaquer aux membres inférieurs de leurs cibles. Ceux ci avaient en effet profité de leur taille afin de se faufiler prestement jusqu'aux pieds des forces de l'ordre et "faire du tord à celles ci". Bien évidemment, celles ci réagirent, quelques balles tirés, quelques coups de pieds donnés. Puis de nouveaux agents à terre.

Le sifflement des carreaux. Les arbalétriers postés sur les toits entraient en scène. Les arbalètes contre les fusils. Un affrontement que nul n'aurait pensé voir. Puis, cerise sur le gâteau, l'un des agent visant les agresseurs postés en hauteur perdit littéralement la tête lorsqu'un immense épieux propulsée à grande vélocité fit voler en éclat les vitres avants de la voiture derrière laquelle il se trouvait, traversant celle ci avec aisance ainsi que le crâne du malheureux avant de se planter plus loin dans le sol. Au loin, des lapins rechargeaient leurs vile machinerie montée sur le dos d'un ours blanc tandis que leurs homologues en armure portant ce qui semblait être des fusils datant de l'époque des mousquetaires avançaient en sautillant en direction des barricades. Ceux ci s'arrêtaient de temps à autres afin d'offrir une volée de plomb aux humains terrés derrières leurs véhicules et déjà aux prises avec plus qu'ils ne pouvaient tenir.

La situation devenait intenable, les formations de piquiers seraient sur eux sous peu, aussi ils prirent la décision de se replier aussi vite qu'ils le pouvaient et de rejoindre leurs collègues vers d'autres points. Bien mal leur en pris. Le Maréchal n'avait nullement l'intention de les laisser filer.

"Faites donner les centaures ! Pourfendez ces lâches !"

Faisant écho aux instructions du lion, les bruits de sabots rencontrant les rues de Bruxelles se firent entendre et les créatures mythiques s'élancèrent aux trousses des policiers en fuite, bien décidés à les occire.

*****

Spoiler:
 

Les acclamations retentirent à travers les forces de l'Ost rassemblés à l'extérieur du portail. La garde royale venait d'en émerger et sa Majesté la Reine, juchée sur son char faisait son entrée dans Bruxelles. Les ducs des loups et des rats ainsi que leurs suites s'inclinèrent bien bas.

"Messeigneurs ! Il est temps. Nos troupes marchent en direction des donjons jumeaux et se déversent en ville afin d'occuper les principales voies de celles ci. Sous peu, le Chancelier fera connaître nos revendications à tous. Nous accompagnerez vous en guise d'escorte jusqu'au siège du pouvoir de ces lieux ?"

Lança-la Reine, un large sourire aux lèvres à ses vassaux. Ceux ci la mine grave, s'avancèrent en direction de la souveraine et d'un feste de la main firent avancer et jeter au pied de son char deux individus sans la moindre considération pour leurs personnes. René et Louis n'osèrent prononcer mot.

"Votre Majesté, nous avons de graves nouvelles à vous annoncer. Ces deux individus font parties de la milice locale et sont en contact grâce à quelques procédés de ce temps avec leurs homologues. Il semblerait d'après leurs dires que nous ayons... De la concurrence. Une troisième force assiège déjà les donjons jumeaux. Leurs objectifs sont inconnus à l'heure actuelle, de même que leurs forces."
Ludovico, Duc des Rats:
 

Déclara Ludovico, le Duc des rats tout en fustigeant du regard les deux agents bien mal en point.

"Votre Majesté, un ordre de votre part et moi même ainsi que mes loups nous précipiteront par quelque chemin détourné que ce soit vers les donjons jumeaux afin d'accomplir votre volonté."
Tancred, Duc des Loups:
 

Suivit Tancred, le Duc des loups, avide de combat.

"Voilà qui est fâcheux. Nous ne pouvons en effet permettre que les princes Germains, hollandais et flamands tombent entre des mains autres que les nôtres, sinon nos projets seront fortement compromis. Ceci dit, l'ost n'arrivera certainement pas à temps si le siège a déjà commencé."


"Messeigneurs ! Si ce que vous dites est vrai, alors nous n'aurons point assez de temps pour que vous vous rendiez sur place par voie terrestre. Aussi, vous prendrez la voie des airs. Nos griffons vous serviront de montures à vous et vos gens. Votre quête sera la suivante, pénétrez dans les donjons jumeaux et procédez à la capture des dignitaires germains, flamands et hollandais ainsi que si possible de ceux francs et italiens. Dans un même temps, déterminez les intentions et l'identité de cette troisième force qui se mêlent de nos affaires. Vous avez carte blanche afin de procéder par la suite, compromis, escarmouches sanglantes. Cela m'importe peu. Nos objectifs priment. Allez maintenant !"

Les nobles s'inclinèrent bien bas à nouveau et prestement rassemblèrent leurs forces, celles ci composés d'assassins, d'écorcheurs, de mercenaires, de chevaliers errants donnait plus l'impression d'être une bande de brigands, mais cela importait peu. Ils avaient une tâche confiée par la Reine et ils l'accompliraient.

Les bêtes ailés prirent ainsi leur envol, emportant avec eux les loups et les rats qui s'accrochaient solidement à leurs plumages. Ils avaient une vue imprenable sur ce qui se tramait plus bas en ville, ils voyaient ainsi les foules êtres évacués, les forces principales de l'ost marcher en direction du donjon ainsi que les renforts des forces de l'Ordre qui se déployait prestement ça et là.

Mais surtout, ils virent les hommes de Degaton postés sur les toits. Et ces derniers virent les griffons et leurs occupants aussi. Mais ce n'était pas tout, un immense édifice qui n'avait rien à faire ici trônait sur le Parlement, l'un des donjons tandis que des forces armées prenaient d'assaut l'entrée de ce dernier. Dans un même temps, le second donjon semblait lui aussi en proie à des affrontements à l'intérieur si l'on prenait en compte les "étranges lueurs" qui émanaient des étages supérieurs à travers les vitres. Il fallait agir prestement, ou la Couronne allait se faire doubler. Point de temps pour une infiltration méthodique. Les deux ducs s'entendirent afin de se séparer.

Le bâtiment Europa pour les loups dont la plupart entreraient par le toit, tandis que certains plus aventureux pénétreraient avec fracas à travers les vitres des étages supérieurs avec leurs montures... En espérant y survivre bien évidemment.

Et le parlement pour les Rats, qui décidèrent d'entrer majoritairement par les fenêtres des étages, bien qu'une minorité opta directement pour le toit, ne se doutant pas un instant qu'ils pourraient se confronter à une personnalité d'exception là bas.
Hrp:
 
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Doctor Polaris
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MessagePosté le: Ven 20 Déc 2019 - 23:43
La sphère d’acier où Polaris était entré se déchirait dans un bruit de ferraille et celui ci en sortait en lévitant pour atterrir. Sur le toit où il se trouvait désormais trois hommes des forces spéciales lui tirent dessus avec des fusils d’assaut. Engoncé dans sa cape le vilain au casque à cornes marche parmi eux en laissant les projectiles s’accumuler autour de lui.

A mi chemin il claque des doigts et les projectile partent dans leur direction, tuant l’un d’entre eux. Nichol lève la main et le premier emmené par ses sangles d’acier, harnais et chaussures coquées lévite au dessus du toit pour passer au dessus du vide où il le laisse tomber, un vilain “ crack” terminant sa chute de plusieurs étages.

Il tourne la tête vers le dernier en train de recharger, mais celui ci peine a faire entrer son chargeur dans l’arme. En effet celui ci ne veux pas avancer plus, retenu par Polaris qui fait partir le chargeur dans une direction et le fusil dans l’autre. La sangle du holster du soldat s’ouvre, son pistolet en sort pour voler vers le vilain qui l’attrape. Il enléve la sécurité et braque l’homme terrifié pour le viser puis appuie sur la gâchette. Un coup de feu retentit mais l’homme est toujours debout. Il l’a manqué.


“Arf...je n’ai jamais été très bon au tir, je manque de pratique.”

Il appuie a nouveau sur la gâchette et manque à nouveau l’homme qui est incapable de bouger sur le coté bien qu'il essaie, piégé sur place par toutes les pièces métalliques de son uniforme de soldat d’élite
.

“Rahh! C’est énervant à la fin!”


Il en a marre, çà le saoule. Alors il lâche le pistolet sur le sol et l’homme s’effondre lui aussi, atteint par une attaque cérébrale foudroyante. Polaris approche ensuite de la porte blindée située sur le toit et écarte les mains devant lui en utilisant son pouvoir, déchirant celle ci pour lui laisser un passage dans lequel il engouffre pour se laisser tomber.

Quelques escaliers plus bas une porte d’acier saute et des agents de la sécurité du parlement tirent dans sa direction. Les balles stoppent en l’air, virevoltent. Des objets métallique viennent se planter dans certain, une machine à café en écraser d’autres.


"Bon...elle est où votre clique de mafioso élus alors?"

Enjambant les cadavres ensanglantés Polaris avance inexorablement vers le lieu où se situent les parlementaires.

HJ:
Spoiler:
 


[Terminé][Year of Evil] European Strike ! 541ful13

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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 22:56
[Terminé][Year of Evil] European Strike ! Ge0i

Combattre contre Slizzath se révèle moins difficile que s'exprimer devant ces 28 élus européens aux regards d'acier et au jugement facile.
C'est ce que pense Arthur quand enfin, après l'avoir gardé debout lors de la traditionnelle ouverture de la rencontre, on l'invite à s'avancer vers le pupitre réservé aux interventions spéciales. Ce n'est pas pire que les constantes joutes verbales lors des réunions quasi-quotidiennes du conseil de Poséidonis, mais l'exercice déplaît fortement.
Cela dit, il s'agit aujourd'hui de rassurer les peuples pour oeuvrer à la construction lente et fort peu gratifiante d'une Terre unie. Et pour ça, Arthur est prêt à tout. Même à rejouer les "rois" le temps de quelques jours. Au moins, la petite salle au coeur d'Europa est joliment colorée.
Prenant une profonde inspiration, Arthur se lance dans un énième discours politique, voulu simple et sincère:

- Mesdames, messieurs les chefs d'état, je m'appelle Arthur Curry, et je suis aujourd'hui devant vous en tant que représentant de la nation sous-marine d'Atlantis.

Tous les pays assis devant lui n'ont pas encore reconnu individuellement l'existence d'un tel royaume, malgré la facilité qu'ils ont à lui faire endosser tous les malheurs maritimes de ces dernières années. Bande d'hypocrites attachés aux sous et à la puissance.

- Ces dernières semaines ont été rudes, pour tout le monde. L'annonce du criminel connu sous le nom de Lex Luthor. Les émeutes qui en ont découlé. Toutes ces catastrophes qui viennent ébranler notre monde vous inquiètent. Nous inquiètent.

Des crises.
Beaucoup trop de crises.
Il devient presque impossible de les empêcher. Il faudrait plus de monde prêt à combattre. Mais la Legion of Doom a merveilleusement bien joué son rôle en discréditant publiquement les héros, rendant chacune de leurs actions ultérieures beaucoup plus complexes qu'auparavant.
D'aucuns diraient qu'il faut se sentir révolté.
Arthur préfère l'action au sentiment. Moins douloureux, et beaucoup plus de résultats.

- C'est pour vous rassurer quand au dernier incident en date que je suis aujourd'hui présent. L'attaque du conseiller royal Garth d'Atlantis. Qui fut un temps mon propre pupille.

Son cœur se serre à l'évocation de ce simple fait.
Aux souvenirs qu'il convoque.
Ces gens n'ont pas à en savoir plus.

- Atlantis n'est en aucun cas coupable de ses actions. Le conseiller Garth a agi sans le consentement préalable de la Reine Mera et du conseil, s'extrayant du cadre de ses fonctions et devenant par la même occasion un criminel aux yeux des lois du royaume.

Il hésite ensuite.
Beaucoup.
Doit-il rentrer dans les détails ? Expliquer pour Slizzath, la magie, la puissance dévastatrice déployée ? Au risque de perdre ces hommes et femmes bien plus habitués à manipuler des budgets serrés qu'à s'entendre dire qu'une puissance dont ils ne peuvent même pas rêver a failli les balayer tous ?
Et surtout, que des sources de cette même magie se sont formées aux quatre coins du globe suite à la mort du faux Garth ?
Non.
Ils auraient peur. Encore plus.
Alors Arthur se cantonne à une version simplifiée de l'histoire.

- Nous sommes parvenus à l'arrêter. Avant que les côtes ne soient touchées. Avant que des vies de la surface ne soient perdues. Au prix terrible de la destruction de la capitale que je représente, d'innombrables morts et, sacrifice bien moindre, de ma propre chair.

Son regard glisse sur son harpon.
La mort de sa main.
La perte d'une partie de lui. Qui, au delà de la noble blessure de guerre, le rend inapte, à ses yeux. Une perte totale.
Mais pas la fin de tout, bien heureusement.

- Alors, mesdames et messieurs les chefs d'état, je vous le demande: ne nous prenez pas pour vos...

- LE BÂTIMENT EST SOUS ATTAQUE !

Des policiers et de nombreux gardes du corps entrent en trombe dans l'espace réservé aux plus hautes sphères du pouvoir, l'air paniqué. Aux mots qui se murmurent, audibles seulement par l'ouïe surhumaine d'un superatlante, des attaques sont lancées sur les espaces de pouvoir de Bruxelles, par des hommes armés de fusil laser et... de bêtes anthropomorphes en équipement médiéval. Quelque chose... d'insolite.
Et d'inquiétant.

Raffermissant sa prise sur son trident, Arthur s'avance jusqu'au chef de la sécurité.
Il capte l'angoisse d'un regard trop peu habitué aux menaces intra-muros, et le léger mépris adressé à son arme toute divine.
Qu'il cherche à dissiper sans perdre une seconde.

- Ce n'est pas un trident cérémoniel. J'aiderai à la protection du groupe.

L'agent de sécurité ouvre la bouche, sûrement pour protester.
Le temps file trop vite pour ça.
La menace ne fait qu'approcher.
Alors Arthur frappe le trident une fois au sol, et s'impose comme LA force à écouter.
Il est le plus apte à mener ces hommes vers leur survie, il le sait. Alors à quoi bon perdre du temps à pinailler, quand chaque seconde compte ?

- Pas de mais. Nous suivons vos directives, et Aquaman s'occupe de la protection rapprochée. Alors go.

Le responsable hoche finalement la tête, et toute la petite troupe, chefs d'état comme forces armées, s'avance dans les couloirs futuristes du Bâtiment Europa.
Qui se retrouvent bien vite pris d'assaut par des loups et rats géants. Un petit groupe. En armure. Armés.
Aquaman s'avance, sans laisser le temps à quiconque de réagir, et s'élance, leste, pour débarrasser le couloir de ces intrus à fourrure. Il pare les lames, se protège des dagues habiles, et assomme ou expulse par les fenêtres ceux qui résistent trop. Pas de morts. Même si avec ce nouveau harpon, la tâche s'est avérée plus ardue que prévue.
Il y en a déjà beaucoup trop eu.
Une fois la besogne achevée, l'Atlante se retourne vers les dignitaires, à peine essoufflé, et leur lance:

- On ne s'arrête pas. ALLEZ !

Alors que les simples humains passent devant lui, il lance sèchement dans son communicateur atlante:

- Soldats, moitié avec moi, moitié à la défense de la structure et des civils, à tous prix.

_____________________________________________________________

[Terminé][Year of Evil] European Strike ! 91qm

Au pied du bâtiment, la garde royale atlante, lourdement équipée que ce soit en terme de protections ou d'armement, s'exécutent. Le groupe se divise en deux, cinq se dévouent à la protection des innocents en déployant des boucliers énergétiques, tandis que les cinq autres entrent pour venir rejoindre les dignitaires et surtout l'ambassadeur de leur peuple, n'ayant aucune pitié pour les agents ennemis qui leur barrerait la route.

(Résumé rapide:
- Arthur fait un discours rassurant concernant Atlantis.
- Il est interrompu par les forces de l'ordre, qui annoncent l'attaque.
- Lors du déplacement vers un lieu plus sûr, Aquaman combat les premières forces de la Reine, qu'il défait du fait de leur assez faible nombre.
- Tous reprennent leur route dans le bâtiment.
- La garde atlante se sépare pour protéger les civils et rejoindre les chefs d'état.)
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MessagePosté le: Jeu 26 Déc 2019 - 10:09
Une structure de métal dont la masse est de 2400 tonnes et mesure environ 102 mètres… Créée en 1958 si vous voulez tout savoir. C’est ce que j’ai failli recevoir sur les épaules si je ne m’étais pas écarté au dernier moment… Car pour mon plus grand désarroi, je n’ai pas pu l’empêcher d’avancer, ni de tomber sur le bâtiment du Parlement Européen…
J’ai eu le temps de voir qui est l’auteur de ce vandalisme, qui est sacrément fort… Mais à les secondes qui ont suivi sont devenus pures folies ! Je le perds de vu alors que toute la place où se sont tenus les journalistes se fait attaquer. Plusieurs groupes d’hommes portant des armes que je n’ai jamais vu se dispersent. Les forces de l’ordre essayent tant bien que mal de s’organiser… Tout arrive si vite, partout en même temps…
- A COUVERT

Un réflexe censé. Mais je vois déjà des personnes se faire calciner sous mes yeux. Les tirs de ces armes, qui sortent tout droit du futur à n’en point douter, sont terribles. Elles ne vont pas que tuer, elles sont capables de vous arracher une paire de jambe, voir le torse entier… Alors que les gardiens du parlement se cachent derrière ce qu’ils peuvent pour se protéger et se réorganiser, je frappe. Je n’ai pas vraiment réfléchi aux conséquences… Je n’ai aucune foutue idée si ces tirs vont m’atteindre et si je vais moi-même finir en charpie… Qui ne tente rien n’a rien et je suis probablement le seul à pouvoir aider le peu d’alliés dans le coin. Entre les cris, les bruits monstrueux et la folie qui s’installe, c’est devenu un champ de bataille, no Man’s Land, tous les coups sont permis.
Mon corps s’allonge et s’affine, évitant les premiers tirs. Dans le doute, je préfère esquiver… Mes bras s’allongent pour leur mettre des coups qu’ils n’ont jamais eu de leur vie, avec des poings plus gros qu’une pastèque. Dans le même temps, j’essaye de repérer un des hommes de mon côté qui possède encore assez de courage pour agir et mon cou s’allonge pour aller lui parler.
- Il faut vous regrouper et évacuer tous ces journalistes qui…

Je m’arrête. Le spectacle sous mes yeux est… surréaliste. En temps normal, je commence à me poser des questions et je peux être sacrément curieux et ouvert d’esprit lorsqu’il s’agit d’essayer de comprendre ce qui se passe et pouvoir des animaux en armure dirigent des tas d’animaux qui essayent de faire des prisonniers parmis les journalistes… Mais déjà on a un problème : Des animaux donc… Pourquoi est-ce que je me retrouve ENCORE confronté à des bestioles, mais cette fois-ci qui ont l’air bien plus féroce et bien mieux armée que les rangs de guerriers du 13ème …
- Faites au plus vite, je me charge des mecs à col haut et aux armes de Terminator !

Jamais tu me fais croire qu’un jour j’aurais pu balancer une réplique pareille. On se retrouve au milieu d’une scène de production d’un film mais le sang et les morts sont parfaitement réels. Pendant cet échange, je n’ai pas perdu la main, et pour sûr elle a foutu des baffes à ceux qui ont tenté de m’interrompre. Je les envoie valser, capable de les toucher en même temps avec mes bras qui peuvent atteindre un peu plus de mille mètres de longueur. J’ai également essayé de les désarmer, mais ils sont tenaces. Sans que j’ai le temps de reprendre mon souffle je me fais tirer dessus… Pas par eux. Ces tirs viennent d’en haut. Je ne l’ai pas vu venir… Et… Bon sang, je suis fixé sur un point.
Ces armes ne sont pas capable de me transpercer, mais elles ne me font pas autant rien du tout… J’ai senti ma peau légèrement brûler, alors qu’un tir destiné à m’arracher une épaule est passé par dessus et a frotté ma peau. A la manière d’une râpe à fromage, je vous garantis que ça va piquer pendant les soins… Si je survis à cette affrontement.
Je ne perds pas de temps et je ne leur laisse pas le temps de tirer à nouveau dans la foule. Je les atteints dans un saut grandiose aidé par des jambes élastiques et je les dissuade de garder leur position. PAF, et prenez vos coups, c’est un cadeau.
En bas, j’ai l’impression que les forces de l’ordre commencent à s’organiser. Je fais de mon mieux pour qu’ils ne subissent pas les tirs croisés m’assurant que les tireurs d’élites ne se relèvent pas tout de suite.
Mais bientôt… Un autre problème se montre. Un sacré gros morceau…

L’auteur du déplacement de l’Atonium est sur le toit du Parlement et a commencé un beau massacre. Je serre les dents et je suis obligé de faire un choix… Si je ne l’arrête pas, il ne peut qu’il atteigne très vite les élus dans le bâtiment Europea… Bordel !
J’atteins ce même toit et je n’ai qu’à suivre les cadavres et les portes déglinguées pour pister le vilain. Le bruit de destruction et les hurlements de douleur sont un bon moyen pour le retrouver rapidement… Et c’est à ce moment-là que je l’entends parler alors qu’il vient tout juste d’écraser le crâne d’un innocent…
- Tu n’iras nulle part !

Le vilain peut voir un bras qui commence à s’enrouler autour de son torse et une main au bout lui attrape un bras pour l’empêcher de bouger.
- … Parce que tu vas devoir me passer sur le corps avant !

Un coup de poing lui arrive droit sur le visage.






[HJ : *Ralph n’arrive pas à retenir le monument qui s’écrase sur le bâtiment.
*Il essaye de protéger les forces de l’ordre pour leur laisser le temps de s’organiser et d’évacuer les civils et les journalistes devant le Parlement.
*Il met à mal les groupes d’ennemis qui ont tiré vers l’entrée du Parlement ainsi que les tireurs sur le toit.
*Ralph a suivi Polaris et l’affronte pour l’empêcher de continuer le massacre.]
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Per Degaton
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MessagePosté le: Ven 3 Jan 2020 - 17:56
Les cotonneux nuages d'hiver qui surplombaient la ville commençaient à s'agglomérer pour former une toile laiteuse, funèbre linceul qui se déposait sur la violence des combats. Les images des portables étaient maintenant des images de drones, d'hélicoptères, de caméras professionnelles, le monde civil s'organisait mais le mal qui se répandait dans le rues de Bruxelles le dépassait complètement.

Le commissaire était en pourparlers avec un homme sévère qui s'adressait à lui comme s'il parlait à un enfant. Les deux hommes s'insupportaient mutuellement. Le ton montait tandis que les rapports s'entassaient. Les pompiers et la police ne parvenaient plus à rejoindre les civils, qui, même s'ils étaient épargnés par les troupes de Queen of Fable étaient pris dans des mouvements de panique et de violence qui vont toujours de paires avec de tels évènements.

Les troupes d'intervention avaient été déployées en désespoir de cause même s'il paraissait peu probable qu'elles parviennent à n'être autre chose qu'un gain de temps. Les hôpitaux recevaient leurs premiers flux de blessés et de morts. La panique gagnait la périphérie de la ville même si ordre était donné de ne pas quitter son domicile. L'Europe et maintenant le monde observait cette scène terrifiante. Tous retenaient leur souffle.

Le commissaire raccrocha avec rage. Trente minutes perdues pour obtenir un simple aval ! Il passa une main dans ses cheveux et s'adressa à son second.

- Préparez un bureau ici pour le général Lefebvre, ordonna-t-il. Et installez dix postes informatiques dans une salle de réunion inutilisée, l'une de celle avec la visio.

- L'armée vient monsieur ? On vient de nous confirmer que des journalistes ont été interceptés par les forces... heu... magiques monsieur ?

- On a pas le choix, ordonnez à notre dernière forces de faire libérer les accès Nord et Sud de la ville. Je ne veux personne sur les routes, des blindés vont être envoyés. Déployez tous les hélicos sur zone et confirmez au besoin l'ordre d'utilisation de la force létale à nos tireurs, pas de temps à perdre avec une confirmation supplémentaire...

Et l'homme de poser ses deux poings sur son bureau en regardant le sol. Sa carrière était peut-être foutue, mais il ne laisserait pas tomber cette ville...

***

Elongated Man avait littéralement offert un second souffle aux forces du parlement. Balayant sans grande résistance la première ligne des troupes d'invasion de Degaton, il avait permis aux forces de l'ordre de s'organiser dans l'entrée du parlement. Les civils sur place avaient été aussitôt conduits vers l'aile Est du bâtiment, le plus loin du Hall et surtout de l'arrivée des troupes de Narnia. Tout se jouerait entre forces armées dans ces lieux...

Ayant entendu les rapports et l'arrivée du justicier qui allait leur permettre de prendre l'avantage, les premières forces d'interventions avaient reçus l'ordre de pénétrer à l'Est du Parlement et remonter en renfort.

En son hémicycle qui était tout entier encore dans l'émoi, tous les parlementaires avaient tenté une fuite désorganisée, mais le Docteur Polaris et ses terrifiants pouvoirs avaient éventré l'édifice avec aisance, prenant de vitesse les rats de Queen of Fable qui entamaient leur escalade et les avait tous stoppé. Et Elongated Man était désormais là...

Fallait-il fuir ? Rester ? Prendre une photo ? La panique divisait les politiciens qui réagirent aléatoirement, certains partant par les issus les plus proche, d'autre se cachant sous leur tablette, les derniers enfin, pleurant ou s'évanouissant sous le coup de l'émotion. Les gardes tout autant dépassés tentèrent de maladroites invectives mais tous ignoraient encore où se trouvait les ennemis, la présence de Polaris dans les lieux et l'activation de ses pouvoirs ayant brouillé les signaux de télécommunication des lieux.

***

"Nous confirmons la présence de force largement supérieure en nombre."

Degaton sortir alors de sa tenue de combat un article de journal qui se brouilla et se modifia pour faire apparaitre les troupes de Queen of Fables et l'image de la criminelle.

- Sale coup pétasse, cracha-t-il entre ses dents.

Mais déjà une nouvelle opportunité germait dans son esprit malade. Peut-être tout ceci allait lui être extrêmement profitable. Il activa son communicateur sur le canal général en faisant un geste à l'un de ses accompagnateurs qui alluma aussitôt une tablette électronique et lui tint devant les yeux. Il se regroupèrent dans une salle d'où le personnel administratif avait été évacué.

- Escouade Niebelungen. Conservez trois hommes en observation, que les autres convergent vers les points de repli et accueillent la deuxième vague pour la cible du Parlement, commença-t-il en pianotant sur son équipement. Le parlement va prochainement être assailli par une force de frappe ennemie très importante, sous le commandement d'une criminelle du nom de Queen Of Fable. Actuellement rien n'indique une possible alliance avec elle. La seconde vague va donc être déclenchée pour permettre de temporiser la situation. Polaris, je vous délègue le commandement des 23 hommes restant de la première vague et les 45 de la seconde vague qui vont arriver. Nom de code de la seconde vague : "Yggdrasil".

Degaton glissa un doigt et eut une visualisation des casques de ses troupes d'observation. Il retint un juron avant d'éteindre le tout. Il reprit sur le canal de ses troupes.

- Préparez l'intervention du groupe "Ragnarok" dans le cas où les défenses autour du bâtiment Europa sont trop vives, nous continuons notre progression.

Puis il interrompit sa radio avant de reprendre son opération. Tous les employés étaient désormais parqués dans leurs bureaux, respirant et bougeant le moins possible. Les dernières forces de sécurité des étages 6 et 4 qui avaient échappés à l'intervention musclée des deux groupes d'assaut s'étaient enfuies vers d'autres étages.

Escalier B-6, couloir 67. Le chemin critique selon les plans du chef de la sécurité, LE chemin qui permettait d'évacuer rapidement les "invités de marques" et rejoindre les Parking souterrains. Quelques mouvements de main et les troupes se coordonnèrent.

"Groupe Siegfried prêt."

"Groupe Lohengrin prêt."

Se répondirent les radios.

Coups de pieds. Les portes volent. Simultanément les groupes investissent les deux paliers de l'escalier qui résonne désagréablement.

Cinq marches.

Cinq marches.


Cinq marches.

Cinq marches.

Convergence sur le palier de l'étage 5.

Quatre hommes se positionnent, deux côté poignée, arme de poing, deux côtés charnières avec des masses. Trois en observation, le reste en colonne d'assaut pour plonger de façon synchronisée dans l'ouverture.

Degaton lève la main avec cinq doigts bien écartés.

Un premier doigt s'abaisse.

Les masses se lèvent.

Deux.

Une main se pose sur la poignée mais ne l'abaisse pas encore.

Trois.

Le deuxième côté poignée lève les mains pour réceptionner le haut de la porte lorsqu'elle serait ouverte et la projeter.

Quatre.

Les hommes retiennent leur respiration.

Cinq.

Les deux masses pulvérisent les charnières, la poignée est abaissée, assitôt un léger jour que la porte est prise et jetée dans la cage d'escalier.

- Assaut, ordonne le tyran.

Par cinq les deux colonnes se déversèrent et tombent sur une cohorte de garde-du-corps, d'hommes politiques et d'un justicier hors de son élément, équipé de son imposant trident. Les ordres étaient simples : "abattre tout le monde, sans distinction". Aussitôt, les tirs fusèrent sur leurs victimes désignées. Degaton, fouetté par sa soif de sang visa le justicier avec un sourire carnassier.

- Tu es loin de chez toi ! hurla-t-il à son adversaire.

***

Les premiers camions de troupes militaires débarquaient au Nord de Bruxelles pour tenter d'affronter l'anomalie "radar" que représentait le portail de Queen Of Fable.

Devant un parterre de journalistes, dans une salle de réunion préparée à la va-vite, le maire de la ville s'apprêtait à faire un discours, son commissaire livide flanqué juste derrière lui.

"Mesdames et messieurs..."

Les bottes et les cliquetis d'armes se répondent tandis que les troupes quittent leurs transports. Les fréquences radio de l'armée s'activent.

"... il m'est difficile de prendre la parole devant vous tant l'instant est terrible ..."

Les troupes fascistes qui couvraient le bâtiment Europa continuaient de tirer sur les quelques défenseurs qui osaient encore tenir, notamment les gardes atalantes. Ceux-ci étaient trop bien défendus hélas. Un homme de Degaton se prit un tir ennemi et tomba de son toit. Un autre fut fauché dans un cri étranglé.

"... et réclame de nous toute notre attention. Mais vous avez le droit de savoir, de comprendre et nous avons le devoir de vous avertir..."

Les atalantes étaient coriaces à distance. Un soldat du tyran décida alors d'utiliser ses dernières ressources. Il ne devait pas laisser son chef pris en étau. Il tira de sa ceinture une grenade, la dégoupilla et la jeta dans la rue. L'explosion souffla un véhicule, les vitres des immeubles proches tremblèrent avec violence, se brisant parfois. Puis une deuxième grenade, mieux ajustée, mais ferait-elle des dégâts ?

"... Bruxelles, l'Europe, est en proie à une attaque d'envergure, organisée visiblement, exécutée dans l'indignité la plus totale, avec une violence qui contrevient à ce que nous appelons le monde civilisé..."

Dans les immeubles proches du parlement, les machines temporelles s'activent et font apparaître les troupes de choc...

"... Tous les résidents de la ville sont invités à rejoindre les logements les plus proches. J'invite les hôtels, magasins, les administrations à laisser entrer les civils qui fuient cette attaque monstrueuse. Les forces de l'ordre, les pompiers, les hôpitaux et même l'armée sont toutes entières mobilisées pour répondre à cette menace immédiate..."

A l'entrée du parlement, les dernière troupes de la première ligne de Degaton se regroupent et mitraillent les policiers qui tentent de converger en direction du Hall.

"... L'identité de tous les assaillants n'est pas encore parfaitement claire, notre priorité restant la sécurité de chacun. Heureusement... "

Les troupes de choc de la deuxième vague sortent alors des bâtiments de lourdes mitrailleuses au profil futuriste et des mortiers.

"... nous pouvons compter sur l'abnégation de justiciers tels qu'Elongated Man et la présence d'alliés de la trempe d'Aquaman pour faire face."

Les troupes de la Reine des Fables sont enfin à portée du Parlement, par une voie perpendiculaire à celle de Degaton. L'heure tourne pour les représentant des peuples européens.

"Soyez forts, soyez braves et n'oubliez jamais que notre peuple n'a jamais mis genoux à Terre, même face à des menaces qui paraissaient inarrêtables."

Ponctuant la fin de son discours, un tir de mortier dispersa une fourgonnette des forces d'intervention rapide ; des tirs d'hélicoptères agressaient tantôt les troupes de Narnia, tantôt les troupes sur les toits de Degaton. S'ajoutèrent à cela les tirs des étranges mitrailleuses qui devaient verrouiller certaines rues et permettre à Polaris d'avoir du temps.

La Guerre en somme renaissait de ses cendres...

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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2020 - 17:25
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[Terminé][Year of Evil] European Strike ! Hemicy10

Ça y est. Si le plan du parlement que lui avait fournit Degaton était toujours valide derrière cette porte se trouvait l'hémicycle du bâtiment Paul-Henri Spaak. Entouré des cadavre des forces de défense du parlement qui avaient tentées de s’oppose à lui dans les couloirs Polaris s’arrête devant la porte et en fait sauter les gonds en levant un doigt. Mais alors qu’il était sur le point d’en finir il entendit une voix “ Tu n’iras nulle part !” Un bras s’enroula autour de lui et lui bloque un bras.

“Qu’est ce que…”


“ Parce que tu vas devoir me passer sur le corps avant !” ajoutât celui qui lui parlait. Polaris se retourna pour ramasser un énorme coup de poing d’Elongated Man.


“Ouch!!!”

Cria t’il dans son casque en tombant en arrière, toujours entouré par l’un des bras du super héro. Il est sonné, il ne l’avait pas vu venir, avait été pris par surprise. Le meilleur moyen de maîtriser Polaris, ne porter aucun métal sur soit susceptible d’être bloqué par son champ de force magnétique et qu’il n’aie pas le temps d’utiliser ses pouvoirs. Sans son casque et son armure le super-vilain serait K.O il n’y avait aucun doute là dessus.

“Tu...tu en es vraiment sûr ???”


Reprend il d’une voix étouffée en regardant le plafond. Il utilise ses pouvoirs en se concentrant, et des tuyauteries et câbles électriques en sortent pour partir vers le bras du membre de la Justice League Of America, l'entourent, se fixent dessus. Alors qu’il étouffe maîtrisé par le héro Polaris en fait appel à ses pouvoirs. Une lueur bleue émane de par les trous de son casque, il attire dans ces câbles toute l’électricité du bâtiment et au delà.

Le courant du parlement comme de tout le quartier coupe alors, et des quantités d’électricités sont administrées par les câbles Electrique qui entourent le long bras du héros. Polaris utilise ses pouvoirs pour s'isoler des arcs électriques qui jaillissent dans tous les sens, et profite de la décharge administrée à Ralph pour se dégager de l étreinte de son bras élastique. Le courant reviens aussitôt dans le bâtiment et le quartier.

“Dibny...Vous auriez mieux fait d’accepter l’offre de Degaton, il vous aurait ramené votre femme avant qu’elle ne meure. Au lieu de çà…”

Sous les pouvoirs magnétiques les gonds de la porte sur le sol et celle ci s’envolent pour percuter violemment Ralph.

“...c’est vous qui irez la rejoindre!!!”

Crie t'il plein de colère envers le trouble fête. Il espère désormais qu’il a son compte entre la décharge et les coups. Tourne la tête, la porte n'étant plus là il voit l’hémicycle où il reste encore les deux tiers des parlementaires qui n’ont pas encore évacués. Il se redresse un peu, parvient à poser un genoux au sol. Bon dieu qu'il a mal, sous le casque son visage saigne. Il prend cependant une grande inspiration et lève les mains au ciel. Ses doigts se crispent un grand bruit de craquement raisonne. Le bâtiment tremble. Puis un autre bruit plus grand, un autre tremblement plus intense.

La voûte du plafond du parlement cédé soudain et l’Atomium qui s'était posé sur le toit tombe avec des tonnes de gravats en plein sur les parlementaires Européens. La déflagration est immense, les chances de survie...minimes sous ces tonnes de sphères et tubes en acier.


Bien que dans un couloir mitoyen avec le super héro, Polaris ramasse des bris de béton qu'il ne peu pas stopper, son armure en encaisse certains mais elle se cabosse. Il a mal, encore. Mais probablement moins que le super héro qui avait tenté de l’empêcher de commettre son meurtre de masse, échouant près du but.

Couché sur le sol parmi les gravats et la poussière encore suspendue il cesse de bloquer les communications avec ses pouvoirs, reçoit les messages de Degaton.

“Parlement détruit...Dites...dites a vos hommes de...venir entrée Nord. Je….j’ai besoin d’être...évacuée…je suis blessé...”

Il essaie de se relever, espère pouvoir quitter les lieux avant qu’on ne lui tombe dessus. Espère que Dibny est mort surtout, car il n’était pas prévu dans le plan.


HJ:
Spoiler:
 


[Terminé][Year of Evil] European Strike ! 541ful13

"As Doctor Polaris I could become a Viking of the modern age, guided only by the pole star. And no rules could ever stand in my way again."
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MessagePosté le: Lun 20 Jan 2020 - 4:45
La rue de la Loi ne n'a jamais aussi mal porté son nom.
Devant le Bâtiment Europa, une véritable guerre fait rage, opposant d'un côté les forces armées temporelles de l'infâme Per Degaton, munies de fusils futuristes, et de l'autre les gardiens de l'ordre bruxellois au matériel on ne peut plus classique, et une part de la garde royale atlante au summum de la technologie sous-marine. Et cela suffit, dans un premier temps, à stopper la tuerie programmée des fous fascistes. Avant qu'ils n'utilisent les explosifs. Et qu'aux cris s'ajoutent des déflagrations qui marqueront la ville à jamais.
Les Atlantes, forts de leurs boucliers énergétiques, tiennent tant bien que mal, mais deux d'entre eux, ceux qui s'étaient élancés pour protéger les civils selon les ordres de leur protégé, sont soufflés par les explosions. Sans le moindre espoir de survie.
Plane ensuite dans la rue un silence irréel, glaçant.
Rompu par le choc terrible de deux voitures percutant, transperçant les façades qu'occupent ceux qui vénèrent intimement le D sur leur poitrine. Outrepassant les ordres d'un fils d'Atlanna qui n'est plus leur roi, les gardes restants se sont mis d'accord d'un simple regard pour venger les leurs. En commençant par envoyer s'écraser des véhicules vides là où quelques secondes plus tôt leurs tirs se révélaient infructueux.
________________________________________________________________________

Le petit commando de gardes royaux en armure progresse quand à lui vite et bien dans les couloirs du bâtiment, neutralisant sans la moindre délicatesse toutes les silhouettes qui faisaient preuve de résistance. Majoritairement de bons sujets de sa Majesté la Reine des Fables attirés par le fumet délicat des nombreux chefs d'état qui fuyaient non loin... pour tomber sur un assaut organisé de Degaton.

- Aaargh !

Quand on est face à un être capable de soulever des paquebots et de briser des buildings à mains nues, on a tendance à se focaliser sur lui plutôt que d'attaquer les proies désarmées les plus faibles.
Alors en tête de groupe, Aquaman encaisse les attaques, brisant d'abord la porte par réflexe avant de recevoir plusieurs rayons futuristes dans le torse et les épaules, chauffant sa peau sans pour autant la brûler. Bien que résistant à ce genre d'énergie, le héros subit de plein fouet les effets de la déshydration qu'ils provoquent, l'affaiblissant. Pas assez toutefois pour ignorer un tir qui passe à sa gauche. Un trait de lumière qui file droit vers les chefs d'état. Une mise à mort certaine pour l'un d'entre eux. Une catastrophe totale.
Sauf si...
Sauf si au dernier moment, un trident se dresse sur la route du tir. Sauf si Aquaman arrive à réagir, s'exposant plus encore aux assauts de Degaton. Grimaçant de douleur, il remarque que trop peu d'adversaires tombent, en face. Et chaque rayon venant d'eux est un pas de plus vers le meurtre pur et simple des hommes à la tête de l'Europe. Au chaos le plus absolu. A la prise de pouvoir d'un fou. Un état de fait inacceptable. Alors Arthur serre les dents.
Au creux de sa paume, il sent chaque vibration de l'énergie accumulée contre le trident, qui n'attend qu'une occasion pour répandre la mort. Et la boule au ventre, il la renvoie vers les détraqués temporels, à la manière d'un tennisman ou d'un batter au baseball. Des éclairs magiques la suivent, et elle vient percuter une femme. Le corps est projeté en arrière dans un flash éblouissant, alors que l'électricité commence à se répandre autour, dans le couloir relativement étroit.

- Hrm. STOP !

La vague psychique vient encore perturber les disciples de Degaton qui, s'ils ne sont plus des animaux marins depuis plusieurs millions d'années, ne peuvent se protéger de cet assaut mental faible mais hautement intrusif.

(Résumé rapide:
- Les trois gardes atlantes dehors ripostent en lançant des voitures abandonnées.
- Les cinq gardes atlantes dedans progressent en direction du groupe de chefs d'état.
- Aquaman encaisse au maximum les assauts des disciples de Degaton. Des gardes du corps tombent blessés ou morts. Il leur renvoie alors un tir laser chargé à l'électricité magique.
- Il les perturbe ensuite mentalement.)
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MessagePosté le: Lun 20 Jan 2020 - 10:56
Il ne doit pas passer cette porte… Les parlementaires s’y trouvent encore, sont en train d’évacuer mais ils ne seront jamais assez rapide !
Je fais ce que je sais faire de mieux. Le ligoter, serrer mon emprise et l’obliger à abandonner… Mais le vilain ne l’entend pas de cette oreille. Il lève les yeux au plafond et je regrette déjà de l’avoir sous estimé… Je me suis douté qu’il puisse bouger tous les métaux possibles, mais qu’il aille carrément chercher les câbles du bâtiment… Ne voulant pas le laisser s’enfuir, j’ai ignorer la dangerosité de cette action pour tenter de lui asséner un second coup de poing, histoire de l’envoyer sur les roses et d’arrêter toutes ces horreurs… Là, j’ai sûr estimé ma capacité à supporter un choc électrique… Je m’en passe de faire ce genre de test, vous comprendrez… Mon adversaire, lui, n’a pas peur d'expérimenter. Il agit plus rapidement et fait passer le courant du bâtiment et du quartier dans les câbles.
- HNNNGNN !

Ouais, je l’ai senti passé celle-là… Rien de mieux pour calmer quelqu’un avec l’électrocution … Ouch…
Bon sang…

Dans le nom super-héros, tu as le mot super… Alors la plupart des gens s’attendent un minimum à voir l’incroyable se produire. Ils n’ont pas torts. Je suis resté sonné plusieurs secondes, mais mon corps boosté à l’élixir du Gingold est terriblement résistant. Hé… Aïe… Pas assez à mon goût… Je grimace, je souffle, j’essaye de me redresser alors que le vilain me parle. D’accepter… Quoi ? Oh pétard… Vas chier… Attends que je me -
Pas le temps. Tout colère, il m’envoie les gonds de la porte, en compagnie de nombreuses autres formes de métaux. Une personne normale serait morte, transpercée, clouée, assassinée parmi toutes les personnes qui ont rejoint la tombe aujourd’hui… Je serre les dents, parce que j’ai beau ne pas être normal, je souffre de mes blessures… Parce qu’il a réussi à me blesser… Merde… Et bien plus que physiquement…
Étendu sur le sol, au milieu des autres cadavres, je suis le seul qui bouge encore. Je lutte, malgré la douleur. Je me redresse, le regard rivé vers là où se trouve mon adversaire. Il s’est avancé, il va … !!! Oh, non !
J’ai échoué… Ils vont mourir… ! Je m’élance. Mon corps tout en élasticité est assez souple pour éviter les gravats. Je serpente, et je m’élargis pour empêcher certains gravats d’atteindre des parlementaires, comme un trampoline de l’extrême. Mais cela ne suffit pas… A la fin de tout ce capharnaüm, alors que je reprends ma forme normal et que je m’effondre sur le sol, j’arrive à reconnaître l'Atomium, cette structure de métal immense, qui vient de tuer une bonne centaine de personne… Non plus… Merde… merde, merde…
J’entends des cris, des gens qui toussent à cause de la poussière, la panique générale et autour de moi deux ou trois personnes assez courageuse me portent dans l’intention de me sortir de cet endroit. De ce putain d’Enfer…
- Non…

Un murmure à peine audible. Les parlementaires encore en vie cherchent une issue. L’un d’eux essaye de me parler, mais peine avec un anglais bancal… Cependant, je reconnais certains mots de sa langue natale qu’il utilise maladroitement pour combler ses trous, causé par son manque de sang-froid alors que le monde autour d'eux semble petit à petit s'enfoncer dans le chaos.
- Do you speak french … ?
- Oui !
- Laissez-moi… Il doit être arrêté …
- Vous êtes blessé !

La douleur est une information du cerveau… Je me répète cette phrase, pour me donner le courage de lutter contre elle. Mais ma détermination ne semble pas convaincre les autres. Je fronce les sourcils lorsque j’entends quelque chose… Je ne suis pas sûr mais… En agrandissant mon oreille - ce qui surprend les hommes qui me laissent tomber sur le sol… Merci les gars… - je perçois une communication vers le couloir où doit encore se trouver l’ennemi… Mon oreille redevient normale et je me tourne vers les parlementaires.
- Ne fuyez pas par le Nord… Ils vont vous tomber dessus… Passer par… - Quel côté… Celui où les forces de l’ordre ont commencé à se regrouper… Par la porte principale où nous avons combattu une bonne partie des forces portant un D sur le torse… ! - La porte principale…
- En-entendu… Vous êtes sûr de…
- Oui. Allez !

Le peu de survivants commencent à évacuer en trouvant un chemin parmi les gravats, les morceaux de métaux et … les cadavres. Ils sont nombreux… Ils… Merde !
Je me lève et titube. J’essaye de me reprendre et rapidement j’allonge mon bras, le lançant en aveugle pour retrouver ce fou dangereux qui a arraché toutes ces vies sans aucun état d’âme… Je finis par le trouver, ma main agrippant avec force une cheville.
- VIENS PAR LA !

C’est à mon tour d’être en colère… D’être au bord de la folie d’une rage qui bouillonne, qui ne demande qu’à s’exprimer. Qui ne demande qu’à s’abattre sur lui ! Mon corps se déforme à nouveau et il va s’enrouler autour du corps du super-vilain.
- Je la rejoindrais un jour, mais pas avant de t’avoir arrêté !

Mes mains tentent de lui retirer ce casque, que je soupçonne être une de ses pièces maîtresses. Il faut que je fasse vite, avant qu’il n’use à nouveau de ses pouvoirs… Ou avant qu’il ne reçoit l’aide demandé…
Avant que ce monde ne s’écroule totalement ...





[HJ :
*Ralph se fait électrocuté et cloué par Polaris.
*Il est blessé mais lutte pour survivre, pour se battre !
*Il tente de sauver un maximum de personnes mais arrive trop tard pour les autres...
*Ralph demande aux survivants de le laisser là et de fuir vers la porte principale, là où les autorités se réunissaient pour contrer l'attaque.
*Désespéré, Ralph essaye d'immobiliser Polaris et de lui retirer son casque... /HJ]
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MessagePosté le: Lun 20 Jan 2020 - 13:32
Musique:
 
Le bruit de bottes et le cliquetis des armures ne cesse dans les rues de Bruxelles, ça et là les forces de la Reine des Fables se sont dispersés, ici des lignes de piquiers, là bas des rangées d'archers, encore plus loin des animaux aux couteaux affutés en embuscade. Ce sont là les ordres du Maréchal Léonide, le lion a mis en marche un plan, une tactique, une stratégie, quelque chose décidé il y a déjà des lunes de cela, quelque chose de minutieusement préparé. Déployer une partie des forces ça et là n'était que la première partie, ceci principalement afin de contrôler l'arrivée surprises de renforts adverses et de les stopper dans leur course, ou tout du moins dans un premier temps de les distraire et ainsi ralentir leur progression... Une solution temporaire mais nécessaire.

Les combats ont étés durs pour en arriver là, les ennemis se sont bien battus, mais en vain. Certes, ils ont causés des pertes, certes ils ont empêché l'avant garde d'atteindre les donjons jumeaux aussi vite qu'ils l'auraient désiré, mais en fin de compte, l'ost avait prévalu. Cependant de nouveaux défi se dévoilaient tandis que les fantassins couraient dans tous les sens occuper les passages obligés et les points clés. D'étranges appareils survolaient la ville et fauchèrent de nombreuses troupes au sol, les abattant sans aucune autre forme de procès depuis la sécurité des cieux et ce dans un vacarme assourdissant de rotors tournant à pleine vitesse. Dans un premier temps, les pertes et les dégats furent désastreux, des colonnes de troupiers dispersés, une panique sans nom dans les rangs et un désordre faramineux de manière générale, ce sans mentionner une nouvelle fois les pertes. Et ce, sans qu'aucune riposte ne vienne, après tout que pouvait faire des gens se battant comme à une époque archaïque et révolue depuis longtemps ? Beaucoup de chose à dire vrai. Les défenseurs de la ville avaient sous-estimé la planification des forces de sa majesté et surtout la grande polyvalence de certaines créatures fantastique parsemant ses rangs.

Des contre-mesures contre ce genre d'agression, il en existait. Certes, les arcs, arbalètes et même quelques mousquets ne seraient d'aucune utilité, en revanche pour les machines de sièges du Clan des Lapins c'était autre chose. Les balistes juchés sur des ours massifs pointèrent vers le ciel. Et quelques hélicoptères un peu trop zélés payèrent au prix fort leur audace. Une poignée d'épieux fusant vers le ciel réussirent à faucher les équipages s'amusant à canarder depuis les bords la piétaille au sol à défaut de réussir à abattre les engins. Cependant, ce n'était pas suffisant, mais comme nous le disions, l'Ost royal n'était pas dépourvus de moyens afin de reprendre le contrôle des airs. Les griffons ayant apportés loups et rats aux donjons jumeaux s'envolèrent à nouveau, certains gagnèrent les nuages d'autres volèrent près des bâtiments afin d'utiliser ceux ci comme protection et ils se jetèrent lorsqu'ils en eurent l'occasion sur les machines volantes. Enfin, de puissant individus marchaient eux aussi à travers la ville, d'une démarche pataude et maladroite ceux ci allaient lentement mais surement, dépassant de plusieurs mètres les plus hautes maisons de Bruxelles. Il s'agissait des géants, demeurés jusqu'à présent épargnés par les affrontements, principalement car les armes conventionnels ne leur faisaient pas grand mal. Ou plus exactement, les fusils, révolvers et autres calibres inférieurs, l'armement plus lourd faisait tout de même un peu ou beaucoup d'effet en fonction de ce qui était employé, mais de manière générale ce n'était pas glorieux. Aussi, les forces aériennes locales avaient convenus de ne pa s'approcher de ces créatures et de rester à distance afin d'éviter de se faire attraper par leurs énormes mains aux doigts enflés.

Mal leur en pris des les ignorer et de se concentrer sur les autres menaces pouvant les mettre au sol lorsqu'un arbre manqua de peu l'un des hélicoptères qui se pris quelques secondes après une voiture propulsé à pleine vitesse. Les géants avaient cessés leur marche pour la plupart et commençaient à "saccager" les possessions des Bruxellois afin de mettre à terre ces agaçants moucherons qui massacraient leurs collègues plus petits.

En soit, le conflit au sein de la ville gagnait en ampleur.

Cependant, alors que l'arrière garde avait pris le chemin des donjons jumeaux depuis un certains temps, la porte d'entrée au sein de Bruxelles des créatures fantastique s'effondra. Elle ne servait plus à rien pour l'heure, point de nouvelles troupes sauf si la Reine le décidait, ce qui n'était pas dans ses préoccupations à dire vrai. Quelques troupes dont un géant demeuraient encore sur place sous le commandement d'un des Chevaliers du clan des Lion. Celui ci, commanda à un escadron de centaures d'emporter le Livre qui végétait là où se trouver le portail et de l'apporter séance tenante à sa Majesté. Lui et ses hommes allaient couvrir leur chevauchée et s'opposer coûte que coûte aux renforts ennemis. Il fallait les stopper ou au moins les distraires afin que la Couronne accomplisse sa grande oeuvre, quitte à mourir. Fantassins, cavaliers et créatures fantastiques se mirent en ordre de bataille et se préparèrent à leur destin.

*****

Musique:
 

Le Maréchal Léonide avait stoppé l'avancée des forces lorsque l'avant-garde avait atteint les alentours du Parlement, celui ci était clairement en ligne de mire. De sa position, et grâce à une longue-vue il contemplait les affrontements au loin d'un air dédaigneux tandis que la soldatesque des fables qui ne s'employait pas à bloquer les accès aux donjons arrivait au fur et à mesure, se mettant en formation. Balistes et géants couvraient le point de rassemblement en éloignant leurs adversaires aériens à grands coups de projectiles.

Il fit mander le Duc Balthazar tout en continuant de scruter les forces de Degaton affrontant les forces de l'ordre et les atlantes.

"Nos troupes sont-elles prêtes messire Duc ? Les Ogres et les forces montés j'entends."


Le vieux Lapin hôcha la tête verticalement.

"Prête à charger, en espérant qu'elles ne se fassent pas toutes faucher par ces armes étranges. Aux dernières nouvelles, le plan ne comportait nullement l'intervention d'une troisième force."

Léonide fronça les sourcils, laissant échapper un grognement.

"Les imprévus sont le nerf de la guerre, nous ne pouvons que nous adapter, dans tous les c..."

Le Lion écarquilla les yeux, n'étant pas au courant de ce qu'il se tramait au même instant au sein du parlement, il était des plus surpris. L'atomium qui jusqu'à là demeurait inerte sur le toit du parlement s'effondra sans crier garde sur ce dernier, éventrant une partie du bâtiment dans la manoeuvre.

"Par le trône ! Le donjon s'effondre ! Ces fous ont fait s'effondrer le donjon ! Bon sang... Il faut..."

"Charger immédiatement et procéder comme nous l'avons convenus lors du conseil de guerre. Chargez, tuez les tous et Dieu reconnaîtra les siens."

Le Lion, le lapin et l'assemblée proche observant le spectacle au loin se retournèrent et s'inclinèrent bien bas. La Reine venait d'arriver, juchée sur son char, accompagnée de sa garde royale. Celle ci n'était vraisemblablement pas amusée par la situation, mais alors pas du tout. Il était inutile de répondre, le maréchal se contenta d'exécuter les ordres. Il se saisit de son heaume et enfourcha un destier caparaçonné.

"Cavalerie ! Centaures ! Suivez ma bannière ! A la charge !"

Ce dernier s'empara d'une lance arborant un gonfalon aux couleurs du royaume, coeur dorée sur fond écarlate, flottant au grès du vent. De modestes coups d'étriers firent trotter sa monture en direction de l'allée menant au Parlement et aux affrontements. Les autres forces montures ainsi que les créatures mi-hommes mi-chevaux et même quelques bêtes parlantes quadrupèdes suivirent.

"Les Ogres et les portes-égides ! Aux côtés de la Reine ! Lapins suivez votre souveraine !"

Hurla à son tour le Duc Balthazar tandis que l'infanterie se mettait aussi en formation, les fantassins portant lances et boucliers flanquèrent alors la garde royale couvrant le char de la Reine tandis que des Ogres en armures armés de Morgenstern imposant ouvriraient la marche.

Encore de la musique:
 

Les cors de guerre retentirent alors, et le Maréchal et ses suivants montés entamèrent leur course, lances à la main pour les premiers, épées au clair pour les suivants. Le vacarme des sabots rencontrant retenti, le sol se mit à trembler tandis que la cavalerie des contes progressait à travers l'allée, gagnant de plus en plus de terrain. Là bas, on se battait toujours avec acharnement. Mais bien vite, les signes attirèrent l'attention et quelques combattants s'aperçurent de l'arrivée de la troisième force qui entrait officiellement dans la danse. Horreur et manque de temps, les plus vigilants purent bondir ou s'écarter hors de cette foule furieuse qui chargeait à pleine vitesse dans leur direction mais d'autres n'eurent pas cette chance. Indistinctement, la cavalerie piétina et fauche ce qu'elle rencontrait sans aucune forme de procès.

Il n'y avait pas de temps à perdre, si la Couronne voulait emporter la victoire et s'emparer de ses cibles, elle devait agir immédiatement. Aussi, une fois les troupes montés parties, le convois royal suivit. Piquier et ogres partirent en courant tandis que les chiens de garde sa Majesté et surtout les ours traînant son char filèrent aussi vite qu'ils pouvaient. Derrière, le reste des forces présentes suivait sous le commandement du Duc des Lapins

Très vite, l'affrontement, peu importe les pertes qu'il fit d'un côté comme de l'autre réussi à ouvrir une brèche dans cette foule vers le centre des lieux. La véritable cible de sa Majesté. L'escorte commença à se déployer dans ce couloir nouvellement crée ainsi qu'autour du point désigné par Tsarine, essayant de couvrir au mieux leur souveraine quitte à prendre des projectiles pour elle. En soit, elle n'avait pas grande chose à craindre véritablement pour sa vie, cependant... Ce qu'elle allait faire nécessitait de la concentration. Oh, nous voyons la question arriver. Que compte-elle accomplir ? Simplement remettre de l'ordre dans cette histoire. Certaines choses n'ont rien à y faire, autant rétablir un peu d'équité.

La souveraine des histoires était puissante, talentueuse dans le domaine de la magie et régnait sur la fiction. Elle était la narratrice, elle était la Reine et volonté faisait office de loi. Aujourd'hui, à cet instant précis, au coeur de Bruxelles, elle allait remodeler le champ de bataille et surtout conformer ceux qui le parcouraient. Finis les fusils et autres armes futuristes. Un peu plus d'épées et de flèches. Désormais au point désigné comme "l'épicentre", elle commença à utiliser ses pouvoirs et les rues goudronnés alentours se changèrent en routes pavés pour les plus imposantes et en sentier de terre pour les autres. La magie s'attaquait tel un venin corrosif à l'environnement, et si on la laissait faire, ce n'était pas seulement le sol qui changerait, mais aussi les bâtiments ainsi que les armes et les accoutrements.

Et oui, la Couronne n'avait pas l'avantage de la puissance de feu avec elle, cependant en termes de nombre et sur un plan strictement médiéval, nul ne pouvait rivaliser avec elle. Pourquoi donc se fatiguer à égaler l'ennemi quand on peut le rabaisser à son niveau au nom de l'histoire ?

*****

Musique :
 

Au même instant, tandis que la Reine commençait son oeuvre afin de s'emparer d'un avantage écrasant au sein de la ville, le Chancelier Réginald avait lui aussi quelque chose à accomplir. Sa mission de collecte de journaliste avait été un franc succès. Certes, il y avait eu des pertes dans les rangs de ses troupes, mais elles étaient dérisoires. Les forces adverses avaient soufferts bien plus, perdant bon nombre de leurs effectifs en cherchant à protéger les civils plutôt qu'à combattre efficacement, ceux qui n'avaient pas péris avaient fuit. Plus gênant à dire vrai était le fait que de nombreux citoyens avaient péris dans ces affrontements, une poignée à cause des stratégies fourbes et agressifs des bufles en armes, mais beaucoup principalement grâce aux mouvements de panique. Un grand classique. Et un mal nécessaire malheureusement. Ce n'était pas bon pour l'image, mais en soit ils n'étaient plus à ça près. Il s'occuperait des complications d'ordre civile plus tard.

Pour l'heure, le renard, ses gens et ses prisonniers avaient cessés tout affrontement et s'étaient retirés jusqu'à un des sièges d'une influente radio locale. Immédiatement, les journalistes furent mis à l'ouvrage, en effet les lieux diffusaient en période de fête sur une bonne partie de la ville, que ce soit dans les domiciles mais aussi dans les rues grâces à des machines étrange, des chants et musiques. L'idée était simple, en plus d'une "allocation visuelle" par l'intermédiaire des caméras, le Chancelier comptait s'exprimer publiquement et massivement au nom du trône. Et c'est ce qu'il fit une fois les préparatifs accomplis.

"Citoyens du vieux mondes. Je suis le Chancelier Réginald, Duc des renards et fidèle serviteur de sa Majesté la Reine des Fables.

J'apporte à vos oreilles sa parole et sa volonté en ce jour, qui est de faire valoir ses revendications royales sur les trônes qui constituaient autrefois le Saint Empire Romain Germanique qui lui appartenaient autrefois. Aussi, la Couronne a d'or et déjà entamé une action millitaire d'envergure au sein des flandres afin de les réintégrer au sein de ses états.

Sujets du vieux monde. Le Trône n'a aucune volonté de pourfendre des civils, ni de les dépouiller. Aussi, restez loin des lieux d'affrontements. Quand à vous soldats, déposez les armes ou nous vous occirons sans relâche jusqu'à obtenir la victoire finale.

Nos forces sont déjà au sein de vos donjons que vous nommez Parlement et bâtiment Europa et vos seigneurs liges seront faits prisonnier sous peu. Epargnez vous donc une lutte inutile, et pliez le genoux. Sa Majesté sait se montrer généreuse avec ceux qui lui sont fidèles.

Rétrocédez les territoires de l'Empire. C'est là l'exigence de la Couronne."


*****

Enfin, au sein même des donjons jumeaux, des revers importants furent subit. Rats comme loups virent leurs avancées stoppés et leurs forces évincés massivement, tantôt par les défenseurs dans le bâtiment Europa, tantôt par les "dégats" structurels du côté du parlement. Les Ducs Tancred et Ludovico se retirèrent sur les hauteurs des lieux afin de constater les pertes et surtout de se regrouper. Leur assaut désorganisée avait été une catastrophe. C'était indéniable. Cependant, l'armée était arrivée, et cela changerait la donne. Le Duc des loups s'engouffra à nouveaux avec ses écorcheurs au sein du donjon Europa, cherchant un accès avec moins d'opposition pour se lancer à la poursuivre des seigneurs européens.

Le Duc des rats quand à lui déploya la plupart de ses gens restant au sein du parlement... Ou du moins de ce qu'il en restait, afin de fouiller les décombres et de trouver éventuellements quelques cibles survivantes.
Hrp:
 
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MessagePosté le: Mer 22 Jan 2020 - 9:11
Une mère de famille part en larmes de son salon pour rejoindre la chambre où dort son plus jeune fils. Son mari n'est pas rentré et la radio, ainsi que la télévision appellent au calme derrière les bruits de combats, de sifflements de carreaux, de panique. Elle ne l'atteindra jamais. La queue d'un hélicoptère défonce la baie vitrée de son appartement, transperce un mur porteur comme du beurre tandis que le pâles brisées fouettent l'air.

L'enfant pleurera longtemps son incompréhension. Il sera plus tard sauvé par un voisin courageux, mais jamais on ne lui rendra sa famille disparue, jamais on effacera la douleur injuste qui marquera son être, jamais cette infamie ne sera tout à fait vengée, jamais enfin, cette folie ne saurait être toute entière jugée.

Au même moment, un jeune étudiant célibataire regarde son ordinateur lorsque toute l'électricité se coupe. Il se jette furieusement sur son portable en quête d'information et découvre avec horreur que sa ville, la ville où il est née n'est plus que le terrain de jeu de trois fous furieux en quête de pouvoir.

Le Parlement transformé en cimetière tremblait encore de la violence qui l'avait perforé. Le sang coulait et la poussière volait encore pendant que les troupes extérieures de Degaton, qui avaient poussé un vivat, furent prises de vitesse par l'arrivée furieuse d'une armée médiévale.

Les sentinelles des troupes fascistes n'avaient pas eu le temps de prévenir leurs homologue et la retraite de la première vague fut ordonnée, pour le peu qu'il restait. Les forces de l'ordre eurent beau tenter un ultime baroud, dans un Hall qui s'affaissait, envahi de poussière. L'assaut fut implacable et ils furent massacrés sans espérer pouvoir fuir.

Ayant entendu l'appel de Polaris, les troupes de la seconde vague qui sécurisaient l'aile Est convergèrent vers le Nord, abandonnant en ordre la position aux troupes d'intervention rapides qui allaient se confronter aux troupes de Queen qui remontaient précisément à ce moment.

***

Une voiture percuta une façade, emportant vitres et moulures décoratives avant de retomber au sol comme un simple jouet brisé. Une autre fit un tonneau sur un toit et faucha un tireur de Degaton, un autre fut raflé par un hélicoptère qui fut accueilli à son tour par un tir rouge provenant d'une fenêtre latérale. L'hélicoptère cracha un épais nuage noir avant de tenter une manoeuvre pour s'éloigner.

Dans le bâtiment Europa, des lumières funestes illuminaient les couloirs où résonnaient les sépulcraux échos d'une bataille insensée. Les assaillants combattaient avec rage, les défenseurs avec désespoir. Ivre de ce carnage, enivré par les effluves monstrueuses du sang et de la mort, de la poudre et de l'air surchauffé par les rayons coruscants de leurs armes futuristes, Degaton n'était plus que l'image même de la nature répugnante qui se nichait dans les ténèbres de l'Homme. Dans cette abominable eurythmie carnaire qui ravissait de ses harmoniques abjectes son âme putride,l es dents serrées, un rictus de jubilation étrécissant ses traits, il visait, tirait, massacrait allègrement et comptait profiter de cette opportunité pour donner libre court à sa bestialité guerrière. Aquaman était un adversaire d'une hauteur semblable à la JSA même si loin de l'eau il représentait une menace diminuée. Diminuée, mais hélas non négligeable.

Les gardes du corps se sacrifiaient dans ce qui serait noté dans des journaux comme l'illustration parfaite de l'abnégation et nul doute que leurs photographies seraient bientôt synonymes de martyrs.

Les coups s'échangeaient en proportion et les hommes de Degaton commençaient à enregistrer des pertes. Mais leur formation ne se brisait pas. Un homme tombait, un autre pouvait reprendre sa place, ils se mouvaient pour ne jamais laisser de terrain et tenir. Jusqu'à ce que...

Une vague psyonique.

Un mot, simple et percutant qui déstabilisa la troupe fasciste ainsi que Degaton. Un ordre qui fit douter, qui laissa un court flottement dans le couloir et obligea même Per à avoir un mouvement de recul en se tenant la tête. Ce n'était guère puissant, mais dans le feu de l'action, c'était aussi surprenant qu'efficace.

Dans cet instant d'accalmie, arrivèrent les loups de Queen of Fable. Vision fantasmagorique absurde qui fit pousser un juron à Degaton avant qu'il ne communique à ses troupes en retrait de lancer la deuxième vague sur le bâtiment Europa...

***


L'armée se déployait lentement dans le Nord de la ville et atteignait avec ses transports blindés la zone où s'amassaient une arrière-garde de façade qui protégeait l'ancien lieu du portail. Les militaires, angoissés à l'idée d'affronter une menace inconnue et surtout hors de tout leur répertoire d'opération serraient leurs armes comme la chose la plus précieuse qu'ils avaient au monde. Lorsque leur capitaine, casque sur la tête, fusil en bandoulière, hurla d'y aller avec une voix assurée, ils furent comme électrisés et s'élancèrent.

Les portes s'ouvrirent et déjà la guerre leur parut surréaliste. Un géant et des créatures dignes des romans de fantasy de leurs enfants faisaient front. Tout redevint plus réel lorsque leurs premiers camarades tombèrent au champ d'honneur, leur chair répandue par la violence des coups composant le rideau vespéral de leurs existances.

Ailleurs, tout n'était que recul, le commissariat était évacué, les voitures de police, les secours, tous commençaient à fuir, seuls les plus braves restaient dans le but d'affronter l'ennemi, tout paraissait perdu. Le commissaire, dans son bureau, continuait de suivre les opérations et donnait des ordres qui n'étaient suivis que très sporadiquement. Les rapports devenaient rares, tous embrouillés. Le maire avait quitté les lieux pour rejoindre une ville proche où l'état-major de l'armée s'était réuni.

Puis l'annonce surréaliste diffusée par un animal sur les ondes et les téléviseurs du pays achevèrent d'assomer le représentant de l'ordre. Ainsi le monde en était là. Une nouvelle menace magique, des ambitions d'un autre temps mais une violence bien réelle. Tout ça pour ça ? Reconquérir des terres ? Il soupira ne succomba pas mais déjà sur son portable s'affichait le message suivant : "Commissaire, le gouvernement va tenter des pourparlers avec les terroristes, essayez d'envoyer quelqu'un."

Mais il ne transmettrai pas cet ordre, n'ayant pas quelqu'un à sacrifier pour discuter avec des malades. Et, de toute façon, il n'avait qu'à attendre l'arrivée des troupes pour entamer des discussions...

***

Au parlement, l'entrée nord sauta sous un coup de fusil. Deux lourdes bottes défoncèrent la porte où le panneau "Entrée interdite" faisait grise mine. Un policier blessé, réfugié dans un coin, tenta de lever les mains mais déjà un tir le réduisait au silence. Idem pour une secrétaire et un électricien qui pleurnichaient. L'opération était de récupérer Polaris, pas de faire dans le social.

L'électricité du bâtiment grésillait et baissait fréquemment, l'on pouvait sentir l'eau d'écoulement des latrines se répandre en cascade puantes le long de murs brisés, des incendies éparses avaient déclenché l'alarme mais le système d'extinction était dysfonctionnel et seules certaines ailes étaient arrosées.

Le groupe d'intervention pénétrait plus en avant. Un homme gémissant sous des décombres ; des téléviseurs brisés au sol que leurs bottes achevaient dans leur progression.

Les combats de la porte principale s'achevaient, l'aile Est était de nouveau sous le contrôle des forces de l'ordre. Le champ de bataille se reconfigurait lentement.

Soudainement, la silhouette de Polaris apparut et avec elle celle du justicier Ralph Dibny. Deux hommes au milieu d'un chaos d'éléments, de roche brisée et de métal tordu, de gerbes folles d'électricité et de jets d'eau. Le sous-officier du groupe d'intervention fasciste pointa son arme vers le justicier.

- Plus un geste ! Libérez le Docteur Polaris !

Et tous ses hommes de se mettre en position de tir.

Le bâtiment tombait sous les coups des forces anthropomorphiques de la magicienne et bientôt une vague magique vint frapper la réalité. Leurs tenues se transformèrent en armure de cuir bouilli et de plaques, les fusils si sophistiqués régressèrent en de simples arbalètes. Le monde sensible se troublait lentement tandis que la technologie s'effaçait au profit d'un conte et de ses règles.

Toute minute perdue l'était au profit de la troisième protagoniste...

***

La venue des loups avait un temps été encaissée par Per comme un trouble purement psychique provoqué par Aquaman mais rapidement le trouble s'était dissipé.

- Retraite ! Grenade ! ordonna le tyran.

Le combat devenait trop inégal à son goût et il n'avait pas l'opportunité de s'interroger les motivations de loups en armures. Elles étaient armées et cela lui suffisait.

Le groupe d'intervention dégoupilla alors une dizaine de grenades et les lancèrent vers leurs ennemis et leurs cibles initiales pour couvrir une retraite honteuse et rendre l'accès au parking impossible. C'était violent mais nécessaire.

Dans les appartements mitoyens, les machines temporelles de Degaton s'activèrent. Sortirent alors une vingtaine d'hommes supplémentaires, cette-fois-ci équipés d'armures extrêmement résistantes, de masque à gaz et de longs fusils chargés avec des capsules smaragdines de gaz toxiques. Ils s'installèrent sur les tyroliennes et commencèrent à se déverser dans le bâtiment Europa.

La dernière phase s'amorçait, le point à partir duquel la victoire se faisait à tout prix.


[HRP]
Je vous propose de relancer le sujet le Jeudi 30.

Nous commençons à toucher au but, la prochaine réponse sera sûrement notre dernière à chacun (+ le post de clôture).

Spoiler:
 

[/HRP]
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Doctor Polaris
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MessagePosté le: Dim 26 Jan 2020 - 22:17
Après la chute de l’Atomium au sein de l’hémicycle les cris de détresse et les gémissement de douleur furent les seuls bruits à percer le silence du cimetière de métal et de béton. Puis l'audition se récupérant petit à petit chez les survivants des coups de feu, des explosions et des bruits de tambour de créatures sorties de livres raisonnèrent au loin. Polaris ouvrit les yeux pour tenter de se relever et fuir à la rencontre des troupes de Degaton.

Ça y est, sa part du marché était remplie. Un maximum de parlementaires étaient morts désormais, voilà qui satisferait son associé avec qui il partageait une partie du Mexique. On est comme çà entre vilains, on se rend des services. L'un l'aide à mettre la main sur les cartels de la drogue, l'autre massacre le parlement européen. Les bons comptes font les bons amis. Ce genre d'action commune n'était par gentillesse bien entendu, les couteaux sont toujours prêts a être tirés. Mais parce que comme dirait la bullshit managériale qui parlant tant à John Nichol sortit de s’on école de commerce en trichant comme un sagouin, “ seul on va plus vite ensemble on va plus loin”.


Ne lui restait plus qu’a filer, désormais, il s’apprêtait à le faire quand ce fichu membre de la Justice League qui s’allongeait et n'était pas mort lui attrape la cheville. Son corps s’enroule autour de Polaris et l’étouffe, sans qu’il n’ai le temps de lui lancer quelque chose.

Il lui enlève son casque à cornes qui tombe sur le sol, dévoilant le visage d’un quadragénaire brun à la barbe bien taillée. John Nichol s’était toujours pris pour un viking des temps moderne, un pillard qui prenait le fric où il était puis se tirait sans demander son reste.


“Rahhh crève saloperie de chewing-gum vivant ! “

Alors qu’il est sur le point d’être vaincu par Elongated Man les hommes de Degaton arrivèrent pour braquer Dibny. Un grand sourire malsain se dessine alors sur le visage de Polaris, laissant apparaître sa dentition rougie du sang provenant de sa lèvre ouverte.

“Les retrouvailles avec madame sont avancées on dirait.

Mais alors qu’ils allaient pouvoir le tirer de là un grand bouleversement eu lieu. Tout ce qui les environnait était brusquement modifié en un univers médiéval- /heroic-fantasy. Décors, Costumes...celui de Polaris changeait pour une armure guerrier viking avec une cape bleue de mage de bataille sortie tout droit d’un MEUPORG. Sur le sol son casque à corne en devenait vraiment un, ça avait de quoi surprendre. Est ce que c'est réel ou dans sa tête tout çà? Quoi qu'il en soit il comprend que les hommes de Degaton avec leurs misérables arbalètes, ne stopperont pas Dibny. C’était à lui de se sortir de là en donnant tout ce qu’il avait.

“T'es du genre pot de colle toi…”

Une lueur bleue brille alors dans ses yeux, grimaçant il se concentre en fixant la tête de Ralph, et utilise ses pouvoirs pour désordonner les signaux électriques de son cerveau. Des maux de tête carabinés saisiront le héro, s’il ne tombait pas sous le coup d’une attaque cérébrale possiblement mortelle. Il espère ainsi qu’il le lâche, après quoi il s’envolerait par le trou béant qu’il avait creusé dans le toit et prendrait la fuite sans demander son reste, sa part du marché remplie.

Hj:
Spoiler:
 


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"As Doctor Polaris I could become a Viking of the modern age, guided only by the pole star. And no rules could ever stand in my way again."
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MessagePosté le: Mer 29 Jan 2020 - 10:27
J’ai pensé que le monde s’effondrait, que bientôt même le sol sous nos pieds ne nous porterait plus. Et dans un élan d’héroïsme trop peu considéré, je m’étais dit que j’arrêterais cet homme. Coûte que coûte.

Je serre mon emprise sur mon prisonnier, qui essaye de se dégager. Je détaille son visage, qui me dit quelque chose, sans pour autant que je puisse réussir à me le remettre à l’esprit. Cela m’importe peu, car il va être arrêté aujourd'hui pour être juger. Payer, pour tout le mal qu’il a fait ici et qu’il va continuer de faire s’il s’échappe. Je crains qu’il ait d’autres tours dans sa manche et que son casque ne soit pas le seul élément à lui procurer ses terribles pouvoirs magnétiques. Il faut que je le neutralise maintenant. Le chewing-gum va envoyer ce bourreau dans les roses statim ! Même si, hé, je ne suis pas tout à fait comparable à un…
Oh… Merde…
Les hommes de Degaton sont arrivés bien plus vite que prévu. Bordel de…
Je grimace, ne lâchant pas pour autant le super-vilain, malgré la demande faite, malgré les armes pointées sur moi. Au vue de ce qu’elles m’ont fait tout à l’heure, je doute fortement de mes chances de survie s’ils tirent avec plus de précision sur une cible non mouvante. Il va falloir que je me sorte de là, vite !
Réfléchir et ne pas succomber à la colère alors que l’autre se met de nouveau à parler de Sue est un exercice beaucoup, beaucoup trop, compliqué, alors que les murs eux-même menacent de s’écrouler sur nous.
- Mais tu vas la fermer ?!

Il n’a pas pris assez de coup à mon goût, alors je lui envoie une nouvelle droite. J’ai dû déplacer mon corps, continuant à l’enrouler mais j’ai dégager un bras pour pouvoir atteindre les fascistes armés jusqu’aux dents, alors ces machins venus d’un autre temps. Clairement… Parce qu’on ne trouve, à un ou deux exceptions près, rien dans notre temps qui puisse me blesser. Chapeau bas, les gars, mais je suis plus solide qu’il n’y paraît ! Enfin… C’est ce que je crois. Avec toute la bonne volonté du monde, je ne suis pas prêt à assister à ce qui se produit sous nos yeux. Les hommes de Degaton sont tout aussi perdus, alors que leurs vêtements et leurs armes changent. Est-ce une illusion qui s’impose, qui va même jusqu’à modifier cet endroit accablé par le désastre ? Même mon adversaire commence à avoir de nouveau vêtement et je m’attends à subir le même sort. Mais je ne vais pas prendre le temps de le constater. Des arbalètes, c’est beaucoup moins dangereux et bien plus facile à désarmer. J’allais pour en profiter et prendre l’avantage dans cette bataille…
- Nhhhnnnnnghh !

Mais… Bordel… Qu’est-ce … ?! Un martèlement horrible s’empare de mon crâne. Je lâche prise et j’ai même le réflexe de redevenir normal. Je recule, titubant un peu plus loin. Qu’est-ce qui se passe… ? Mon crâne va exploser… Bordel … Je… Je me tourne vers Polaris, désormais je connais le nom du malfrat qui va … s’enfuir ! J’ai tout juste le temps de voir qu’il est l’auteur de cette attaque mentale, ces yeux brillants ne me lâchent pas…
- V..vas… chier…

Je ne vais pas te laisser… partir ! M… Mer… de…
Je… je te retrouverais… Polaris…
Toutes mes tentatives de résistance sont vaines… Et le dernier souvenir qui va longtemps rester dans ma tête est celui de voir le vilain s’enfuir par le trou béant qu’il a causé avec l’Atomium… de tous ces morts... et ce sentiment d’échec... alors que je m’effondre…






[Hj : I’ll be back Polaris ! Very Happy

- Ralph essaye à tout prix d’arrêter le Docteur Polaris
- Il se prépare à affronter les hommes de Degaton, mais une illusion se met en place et perturbe tout le monde.
- Ralph subit l’attaque mentale du vilain, le forçant à le relâcher… et il perd connaissance.]
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Arthur Curry
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MessagePosté le: Dim 2 Fév 2020 - 1:56
Le plâtre et la moquette volent au rythme des tirs et des hurlements guerriers. La garde arrière des chefs d'état s'amenuise au fur et à mesure qu'elle vient remplacer les hommes tombés face à Degaton. Seul Aquaman armé de son légendaire Trident de Poséidon tient bon, mais de moins en moins bien. Les lasers font fondre le cuir et le métal atlante de sa tenue, qui goutte en sifflant pour former des tâches incandescentes au sol. Lui, grimace et essuie le sang qui coule de son front lézardé, plus par réflexe que par gêne, ses yeux étant habitués à de bien pires conditions dans les fonds marins. Les assauts des voyageurs temporels se font plus erratiques, heureusement, il ne supporterait pas un autre barrage de tirs complet. Il n'est cependant pas au bout de ses peines. Car s'il voit un début de retraite s'annoncer chez ses ennemis, ce n'est pas parce que derrière la délégation et l'arrière-garde décimée arrivent les soldats atlantes, non: une meute de loups bipèdes en armure vient broyer tous les espoirs d'Aquaman.
Et occuper ses sens.
Mais pas briser sa volonté.

Car deux choses se passent, presque simultanément.
D'abord, quelques secondes après les animaux anthropomorphes, cinq armures royales pourpres apparaissent derrière elle et, sans plus de cérémonie, se jettent dans la bataille haches et lames aquatechnologiques brandies, prêtes à trancher avec super-force. Un rugissement sauvage jaillit de la bouche d'Arthur, un cri de guerrier, et il se retourne sans plus tarder, après avoir lancé à ses hommes:

- Soldats, protégez la délégation !

Ensuite, quand son regard se pose sur les agresseurs purement humains, même s'ils n'avaient droit à ce qualificatif qu'au titre de leur appartenance à l'espèce, son sang se fige et son estomac fait trois tours dans son ventre: des grenades.
Une mort certaine pour tous les dignitaires regroupés dans ce petit couloir.

- NON !

Et puisant dans ses dernières ressources, Arthur bondit pour attraper ces petits sphères mortelles et se plaquer au sol avec. Il inspire, et ferme les yeux, conscient que les lendemains chantants ne sont pas pour tout de suite, avec ce qu'il va dégus...

BRAOUM

Son corps est propulsé du sol, et envoyé à travers la paroi du mur avec une violence proprement inouïe. Il disparaît aux regards de tous, balayé comme un fétu de paille par la terrible explosion. Un souffle de chaleur vient secouer les spectateurs.
Un trou vient décorer le sol du couloir, donnant sur les étages inférieurs, dont les bureaux proches ont été eux aussi balayés.

Et c'est alors que passe une onde magique, si subtile, si profonde qu'elle en altère la réalité, et transforme les chefs d'état en rois, le bâtiment Europa en donjon de pierre et de bois, et ramène l'équipement atlante à son avancement technologique du Moyen-Âge humain... à savoir des armes toujours plus mortelles que ce qui se faisait à l'époque. Ce qui déstabilise bien sûr les combattants des profondeurs. Mais assez peu au final, leur méthode de combat n'étant clairement pas impactée.

Contrairement aux trois soldats dehors qui se retrouvent à lancer des... charrettes en lieu et place de voitures, ce qui fonctionne nettement moins bien il faut le dire.

(Résumé rapide:
- Aquaman lutte avec l'énergie du désespoir.
- Les loups de la Reine arrivent, et se retrouvent pris en tenailles avec les gardes atlantes et les gardes du corps.
- Aquaman se sacrifie en encaissant les explosions de grenades.
- Le monde devient médiéval autour d'eux.
- Les gardes atlantes dehors continuent leur œuvre en lançant des charrettes.)
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MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2020 - 21:43
Musique:
 

La roue tourne.

L'armée entre en scène, la véritable armée et non plus les forces de polices et autres "milices" urbaines comme les qualifient les animaux de sa Majesté. L'épée rencontre le fusil d'assaut, les chevaliers s'opposent aux mitrailleuses, les géants supportent les attaques puissantes des chars. Le fantastique et l'ancien contre le réel et le moderne, un spectacle qu'on ne voit que dans les films et que tout le monde souhaitait voir disparaître de son gens de vision à Bruxelles en ce triste et sanglant jour. Cependant claquer des doigts ne servirait à rien, une maxime magique tout droit sortie d'un roman ne serait d'aucun secours non plus et inutile d'espérer se réveiller.

La guerre était là, la guerre était de retour, la guerre prenait à nouveau son tribut. Et quel tribut... Les rues se couvraient de cadavres, des rivières de sang impur ruisselaient ça et là et les armes abandonnés gisaient non loin de leurs propriétaires. Derrière, le bruit des bottes, mais pas celle de l'armée médiévale cette fois ci, accompagnés des chenilles et des roues en caoutchouc, la soldatesque à la pointe de la technologie nettoyait méthodiquement la cité. Ni l'arrière garde, ni les diverses lignes de défenses ou quelques embuscades que ce soit ne pouvait les arrêter. Le résultat était toujours le même avec pour seule différences dans chaque affrontement les dégats subits et le temps perdu. Oui, les forces royales se faisaient bousculer et ceux qui ne périssaient pas refluaient toujours plus loin vers les donjons jumeaux.

Et ce jusqu'à ce que la Chevalerie dans une inspiration Stalinienne ne décapite par l'épée quelques fuyards. Couverte de honte, la vieille noblesse forcée à la fuite par les instructions venant de plus haut faisait désormais fi de toute logique. Ils tiendraient ou mourraient. Pas un pas en arrière et ils ne passeront pas étaient devenus les maximes clamés haut et fort afin de maintenir le moral haut, ce tandis que l'armée Belge avançait implacablement, un face à face eut lieu l'espace d'un instant tandis que les fusils se braquaient sur les boucliers et les lances et que les calibres plus imposants se calibraient afin d'abattre les géants. Cependant, alors que le massacre allait se produire, un évènement inattendu changea la donne. Une vague de puissance comme l'on en avait rarement vue déferlait sur la ville progressivement, avec pour épicentre le palier du Parlement. Bruxelles changeait, et pas seulement les rues. Le ciment et le béton devint bois et pierre, les arbres grandirent et prirent en sagesse et en âge, les uniformes militaires en armures de plates, de mailles ou de cuir, les fusils en arbalètes ou en épées, les chars en cannons et en trébuchets et les hélicoptères en machines de papiers tout droit sorties de l'imaginaire de Léonard de Vinci.

La grande oeuvre de la Reine. L'incompréhension gagna les rangs belges, puis l'horreur s'imposa sur leurs visages lorsqu'une fois leur surprise passé ils recentrèrent leurs regards sur leurs adversaires médiévaux. Crainte et résolution avaient laissés place à de larges sourires et des regards mauvais ce qui laisse présager de la suite des évènements.

La roue tourne.

*****
Musique:
 

Les portes du parlement étaient ouvertes. Plus que littéralement dans ce cas ci vu que la façade elle même faisait bien pâle figure alors que son coeur même sombrait sous les gravats et l'atomium. Les forces adverses qui s'affrontaient devant celui ci avaient étés dispersés par la charge de cavalerie et ceux qui n'étaient pas mort sous les sabots des montures ou leurs lances avaient été pris immédiatement à parti par la piétaille médiévale qui à grand coup de piques, de vouges, de hallebardes et autres armes allongés avait fait le ménage.

Seuls quelques mourants et blessés se vidant de leur sang restaient au milieux des morts. Ceux dont les cas étaient "désespérés" furent achevés immédiatement tandis que les autres reçurent les fers aux poignets, en partie en reconnaissance de leur vaillante "résistance" bien que brève, mais surtout car les gens d'armes avaient une certaines valeur, ce qui serait encore plus vrai une fois les affrontements achevés.

Cependant, ce n'était que des détails en soit, il y avait encore à faire. Le rituel de sa majesté qui venait de débuter venait de donner une toute autre envergure à cette conquête. Plus d'avantage technologique pour ceux qui étaient touchés par le phénomène, désormais tous allaient se battre sur un "pied d'égalité". Déjà, machines volantes anciennements nommés hélicoptères étaient mises en pièces par les griffes et les becs des griffons qui se jettaient par nués sur elles. Très vite, les fantassins commencèrent à investir le parlement aux défuntes défenses, rejoignant les agents du clan des rats déjà sur place qui avaient commencés à cueillir tout ceux qui essayaient de s'éclipser. De ce magnifique bâtiment il ne restait pas grand chose d'impressionnant à dire vrai mais cela avait au moins eu le mérite d'achever toute forme de résistance, progressant rapidement ce beau monde finit par émerger sur le lieu du carnage causé par le docteur Polaris. Les survivants furent ainsi capturés sans coup férir par les forces royales, parlementaires comme personnel et même un héro ayant perdu connaissance... Cependant, nul trace d'un quelconque "docteur" ni de forces facistes armés d'arbalètes.

*****
Musique:
 

Tandis que la chute du Parlement se confirmait, la prise du bâtiment Europa piétinait, c'était le moins que l'on puisse dire. Les revers initiaux avaient offerts à la troisième force en lice un avantage indéniable. Cependant, les facistes allaient avoir eux même le plus grand des mal à occire les dirigeants de l'Europe au vue de l'escorte à leurs côtés. Au moins cela donnerait du temps aux loups, ceux ci se précipitaient à grande enjambées à travers les interminables couloirs du bâtiment, ce ne fut qu'après un temps considérable qu'ils émergèrent sur les talons des dirigeants désormais à portée d'arc et même de dagues si les troupes lupines décidaient de bondir sur eux. Qui plus est, la troisième force se retire à la vue des forces royales. Le Duc Tancred affiche un sourire de prédateur, voilà qui s'annonce fort bien.

"Allez y mes loups, emparez vous de cette nouvelle aristocratie et taillez en pièce nos en.."


Il n'eut pas le temps de finir que d'autres invités rejoignait les festivités. Des Atlantes qui n'hésitaient pas à se jeter dans la mêlée avec une force remarquable. Impossible de les ignorer, il fallait combattre.

"En arrière ! Défendez vous ! Pourfendez ces chiots !" Vociféra-t-il, deux épées en main. Les loups s'opposent à la charge atlante avec vigueur et résolution désormais. Les épées, les masses, les haches et les dagues s'entrechoquent et si les plus fébriles sont fauchés instantanément sous les coups des armures pourpres, les plus imposant bestiaux encaissent, après tout ils n'ont pas à rougir en termes de force et leurs armures même si inférieures ont étés correctement forgés. Puis...

Un hurlement.

Le Duc des loups tourne immédiatement son regard, et contemple le tyran temporel employer son joker dans cette bataille et l'ancien roi sous les flots donner de sa personne afin de contrecarrer ses plans. Puis, l'onde magique. La Reine est proche, et les renforts seront bientôt là, mais les ennemis aussi ne sont plus très loin, et pourraient revenir.

La frontière séparant défaite et victoire est fine, il n'y a plus de temps à perdre. Sa grâce le constate, les atlantes ne se rendront pas et la vague magique n'a que peu d'effet, mais elle offre une opportunité.

"L'arrière garde ! Saisissez vous des rois et des reines du vieux monde ! Quand aux autres..."

Il cligna des yeux, ceux ci virèrent à l'écarlate.

"Qui craint le Grand méchant loup ? Méchant loup.... Grand loup noir..."


Ses griffes et ses crocs s'allongèrent, il gagna en taille, et l'écume gagna sa gueule tandis qu'il avançait, abandonnant ses lames en bon acier. Puis, sans crier garde, il pris appuis de ses pattes arrières avec force et s'élança, bondissant à la gorge de l'un des gardes royaux venant d'occire l'un de ses compagnons, bien décidé à le réduire en charpie.

Dans un même temps, dehors c'était un drôle de spectacle qui se déroulait, des charettes volaient dans toutes les directions afin d'abattres des insolents qui essayaient de rejoindre le bâtiment Europa par des tyroliennes. Puis, émergeant à l'angle d'une avenue, les troupes montés de l'ost et quelques ogres se joignirent à ce chaos, les centaures s'emparèrent de leurs arcs et décochèrent tous les projectiles qu'ils pouvaient sur les forces facistes investissant les lieux. Ceci tandis que les ogres foncèrent à pleine vitesse sur les gardes royaux Atlantes, bien décidé à les balayer à grand coup de fléaux et de gourdins.

Une bataille épique en soit, avec des airs de légende et de mythologique, et qui allait durer quelques temps...

Le temps que les les chevaliers et cavaliers plus légers menés par le Duc des lions mettent pieds à terre et s'engouffrent à l'intérieur, à la recherche de leurs alliés lupins et de leurs cibles.

*****


"Oh vraiment ? Voilà une nouvelle intéressante. Annoncez donc mon arrivée."


Le fantassin ayant mis genoux à terre se releva et parti en courant vers l'intérieur du commissariat. Les "régents" souhaitaient par l'intermédiaire de leurs derniers laquais demeurés encore sur place négocier d'après ses dires. La chute de Bruxelles se confirmait par ceci, c'était là la certitude qu'avait le Duc des Renards. Celui ci, toujours flanqué de ses bufles et des journalistes capturés avait en effet décidé après son annonce sur les ondes de se rendre vers un autre lieu du pouvoir local sur les "avisés conseils" des représentants des médias.

Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il avait constaté que les lieux étaient déserts, les dernières âmes présentes agitaient quand à elles d'épais linges blancs. Un langage universel appelant à la discussion, et cela tombait fort bien car en tant que Chancelier, la discussion était son domaine. Sous bonne garde, il entrait désormais au sein du siège de la milice locale qui avait été transformé en donjon miniature pour l'occasion à la suite du rituel de la Reine. En soit cela n'avait pas vraiment impacté les moyens de communications présents à l'intérieur, la technologie employée avait juste pris une apparence plus cristalline et les voix qui en sortaient résonnaient un peu plus, mais en soit, était-ce vraiment important ?
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MessagePosté le: Mer 12 Fév 2020 - 9:03
Face à l'avancée inexorable des forces de Queen of Fable, les forces fascistes reculaient. Le second groupe d'assaut était ralenti et même empêché par les derniers Atalantes à l'extérieur du bâtiment. Degaton, fuyant, entendait les rapports de ses subordonnés s'enchaîner. Chute de Polaris, perte du Parlement, perte des forces de repérage...

Son coeur s'enserrait d'une rage froide et les idées abominables défilaient devant ses yeux froncés. Cette garce et son armée allaient lui payer cher cet affront ! Dut-il bruler tous les livres de l'univers, dut-il vitrifier la moitié de cette foutue planète, dut-il faire s'effondrer tous les plans d'existences, il aurait sa revanche et l'amertume de cet instant ne serait rassasié que le jour où il pourrait se faire une paires de chaussures avec la peau de cette reine de carnaval. Il n'était plus dans les combats et ses hommes l'escortaient tandis que ses pas raides frappaient le sol avec hargne.

Il s'équipa alors d'un masque à gaz et les hommes qui l'accompagnaient également.

- Gazez le bâtiment. Repli des troupes et retour en 1809, ordonna-t-il avec une voix distante.

Les hommes qui restaient à l'extérieur du bâtiment et qui voyaient leurs camarades tomber à coup de charrettes s'équipèrent alors de lance-grenades et arrosèrent le bâtiment Europa. Par les vitres éventrées jaillirent des explosifs qui libérèrent des gaz délétères. Ce fut une nouvelle panique. Les employés qui s'étaient cachés commencèrent à courir de nouveau pour leurs vies voyant leurx camarades commençer à suffoquer.

Dans les couloirs, quittant les lieux vers un point d'extraction, Degaton fendait les panaches odieux de nuages mortels colorés, le visage gravé à même la haine. Toute cette opération si soigneusement préparée tombait à l'eau. Et tout cela de la faute d'une adversaire imprévue et beaucoup trop puissante pour lui, de quoi poignarder encore d'avantage l'orgueil démesuré du fasciste qui ne vit même pas son uniforme se transformer lentement en une armure médiévale fantasy noire. Heureusement, la magie n'interférait pas avec ses appareils temporels et lorsqu'il fut à l'écart de la masse paniquée, dans une sale de réunion désertée, il activa son bracelet et son groupe disparut dans le Time Stream.

Tous les groupes d'assaut du tyran temporel reçurent alors l'indication du repli et s'activèrent. Ainsi disparurent les troupes de Degaton d'une Bruxelles qui s'enfonçait dans la folie...

Dans le bâtiment Europa, les délégations tentèrent de s'enfuir mais furent pris entre les loups et les nuages mortels. Certains s'agenouillèrent directement tandis que d'autres, effrayés par le commandant des Loups commencèrent à s'élancer dans le gaz pour jouer le tout-pour-le-tout, en vain tant les effets furent foudroyants. Les loups allaient devoir faire vite, déjà cinq d'entre eux périrent.

***

L'armée Belge qui avait un temps accumulé les réussites en massacrant sans vergogne la vermine anthropomorphe se retrouvait désormais avec un équipement incompréhensible entre les mains. Les officiers et les généraux qui furent témoins de la scène se regardèrent, inquiets.

La roue tournait comme dit de juste.

Et ce fut la fuite. Les ordres et les contre-ordres tentèrent de renverser la vapeur mais la charge des troupes de Queen bouscula les esprits et les corps. Comment combattre avec une épée, une arbalète, des arcs et des balistes ? L'Art de la Guerre n'était plus le même, les stratégies avaient régressé, les armes aussi et si les armures et tabars pouvaient un temps faire sourire, ils étaient de bien peu de réconfort face à une lame d'acier et des pointes de carreaux.

L'état-major chercha un temps une façon de tourner la chose mais la terrible vérité était là : la ville était perdue, avec elle les représentants des démocraties européennes. L'annonce faite au roi fut terrible et plus encore lorsqu'il fallut transmettre l'information aux restes des différents gouvernements. Inutile de dire que l'Atlantide allait avoir de quoi rééquilibrer son jeu diplomatique avec la surface, même si c'était d'une aussi tragique manière.

Le commissaire, lui, seul dans son bureau qui avait des airs de hall médiéval attendait, bras croisés, cigarettes à la bouche que viennent ses ennemis. Il ne fut pas déçu de trouver une renard en armure avec une escorte. Il tapota sur le bord de son cendrier. Bon sang, comment on s'adressait à un truc pareil ? Et qu'est-ce que ça voulait dire tout ça ? Son téléphone portable aux allures de bois et de vitrail vibra. Un message en lettrine apparut. Putain de magie.

"Négociation ?" affichait l'appareil. "Autres gouvernements pas d'accord. Négociation juste pour Bruxelles."

- Bon, j'irai droit au but, maugréa l'homme en écrasant maintenant sa cigarette. Le gouvernement que je représente très temporairement est prêt à ouvrir des négociations pour que vous partiez. Vous avez fait un beau coup d'éclat, mais ça risque de se limiter à ça. La Belgique est prête à discuter, mais c'est la seule, les autres pays vont vouloir vous tomber dessus. A vous de choisir. Autant vous le dire toute de suite, personne ne croit à vos conneries de Charlemagne...

Il laissa un temps ses phrases faire leur effet.

- Si vous voulez négocier, j'ai ça à vous donner.

Il poussa un téléphone au style clairement indéfini et anachronique vers le renard avant de s'enfoncer dans son siège et de regarder le plafond. Il vivait la pire journée de sa vie, nul doute qu'elle n'était pas terminée et s'enfoncerait encore, mais il avait le sentiment du devoir accompli jusqu'au bout même si c'était jusqu'à l'échec final. Un mélange d'amertume et de joie triste. Bruxelles, sa ville était tombée, la Belgique voulait négocier et tous les autres gouvernements refusaient toute tractation avant la restitution de leurs chefs d'état. Qu'est-ce que cela signifiait au fond ?

L'économie, depuis les récentes couvertures médiatiques et l'annonce du Chancelier Renard, s'effondrait, les bourses plongeaient littéralement et les réseaux sociaux s'enflammaient. Le cycle infernal commençait et la misère allait rapidement frapper.

L'Europe allait s'enfonçer dans la guerre et les querelles de chancelleries, avec en son coeur le cancer grandissant de l'influence de Queen of Fable. Une victoire éclatante pour la souveraine qui faisait ainsi un retour triomphal, une demi-victoire pour Degaton qui obtenait le chaos qu'il espérait et une défaite pour les justiciers qui malgré leur courage avait tout tenté pour sauvegarder ce qui méritait de l'être.

Hélas pour eux, cette année n'était pas celle de la Justice et du Bien, mais celle du Mal...

***

Dans le bâtiment Europa et dans le Parlement, alors que tout semblait perdu pour nos deux héros Aquaman et Elongated Man, deux failles temporelles s'ouvrirent. Sortirent de ces dernières les forces vives des Linear Men qui cherchaient la trace du tyran temporel. Pris rapidement dans des combats avec les forces de Queen largement supérieure en nombre, ceux-ci se jetèrent désespérément sur les seules silhouettes qu'ils reconnaissaient et les emportèrent avec eux, sauvant sans doute les rares lueurs d'espérance pour le monde et l'Europe.

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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2020 - 16:56
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Affalé dans un fauteuil réquisitionné pour l'occasion, le Chancelier Réginald avait joint ses pâtes touffus lui servant de mains devant lui, écoutant avec attention les propos du chef de la Milice locale tandis que les membres de son escorte demeurait impassibles, droits comme des piquets. Le renard demeurait le plus neutre possible dans son expression, ne laissant que quelques sourires en coin passagers se dévoiler de temps à autres. Les dires du Comissaires étaient pris en considérations, ils étaient analysés, ils étaient compris. L'aristocre hocha verticalement la tête en guise d'approbation lorsque le téléphone totalement métamorphosé par la vague magique lui fut "offert".

"Bien évidemment, c'était à prévoir."

Dit-il en se saisissant de ce qui allait servir aux négociations, scrutant celui ci sous tous les angles avec curiosité. Ce qui ne dura qu'un temps, il reporta bien vite un regard inquisiteur sur le commissaire.

"Nous sommes bien au fait que l'héritage de Charlemagne n'est plus vraiment au goût de chacun au sein du vieux monde. Les peuples et les nations ayant remplacés les empires et les royaumes se moquent bien des traditions, de la grandeur et des intérêts supérieurs..."

Il marqua une pause, fronçant progressivement les sourcils.

"Les vôtres ont conclus un pacte, il y a de cela plusieurs siècles, à la chute de Rome, lorsque l'ordre était vacant et que l'anarchie et le chaos embrasaient ce continent. Protection et sécurité contre obéissance et privilèges. C'était là le contrat."


Continua-t-il en, quittant le confort du fauteuil afin de se dresser sur ses deux pattes arrières, s'élevant aussi haut que faire ce peut pour un renard.

"Ne croyez pas que nous agissons uniquement par nostalgie. Ce serait faux... Très faux. Nous ne sommes pas des monstres, ni des tyrans, de même que des élus et certainement pas des usurpateurs. Nos revendications se fondent sur les anciennes traditions, sur ce contrat social. Nous ne reprenons pas ce qui fut nôtre par simple plaisir, pour se délecter dans une décadence éphémère."


Soudainement, il "planta" ses deux "mains" sur le bord du bureau avec force, faisant presque trembler celui ci.

"Si sa Majesté a lancé cette reconquête, cette... "Renovatio Imperii". C'est d'une part car c'est dans son doit, elle réclame son dû, ce qui lui appartenait, ce qu'on lui doit. Mais aussi car c'est chose nécessaire, dans sa grande mansuétude, elle reviens vous tendre la main à vous et vos semblables."

Le Renard se resaissit, joignant ses mains derrière son dos il commença à faire quelques pas dans la salle, continuant à exposer "sa vérité".

"Le vieux monde, qui était au centre de tout, est devenu faible. Vos nations sont devenus faibles, vulnérables. Des individus exceptionnelles imposent par la force leur volonté, des nations plus jeunes ou plus anciennes dominent par l'économie et vous rendent dépendants, des idéaux et des idées vous divisent face au reste du monde. Et cette vulnérabilité viens d'être exposé je le crois au grand jour aujourd'hui... Après tout, nous venons de vous défaire, malgré votre technologie, en plein coeur de votre union. Pire encore, une autre force que nous ne connaissons point a pu elle aussi semer chaos et destruction."

Et d'un geste théâtral, il se retourna, étendant son bras en direction du comissaire.

"Sa Majesté, souhaite mettre un terme à ceci en restaurant ses états, en restaurant SON empire. Une Impératrice, un peuple, une nation. Unis, prospères et protégés par les braves chevaliers du trône... Et ne vous méprenez pas, bien que nous regrettions d'avoir eu à livrer bataille afin de nous faire connaître la volonté de notre souveraine, c'était nécessaire. Soyons honnête un instant, si nous avions envoyés quelques diplomates que ce soit, vos représentants se seraient allègrement gaussés. Au moins, tous ont eu un aperçu de notre force... Et de notre capacité militaire."

Il cessa ses déplacements, croisant les bras désormais.

"Tous auront un choix, plier le genoux et prêter serment, ou prendre les armes. Dans un cas comme dans l'autre la finalité sera la même, à la différence que le trône sait se monter généreux lorsque l'on reconnaît de son plein grès son autorité et qui sait... Peut-êtres pourrons nous maintenir en place tout ou partie des officiels... Mais nous verrons cela en négociant... Et pour ce qui est des autres "pays", ma foi nous verrons cela en temps voulu."


Acheva-t-il, affichant un large sourrire se voulant le plus cordial possible.

*****

Musique:
 

L'armée Belge avait été chassé hors de Bruxelles par la force des armes. Les retardataires et quelques forces ayant étés isolés et coincés en ville s'étaient rendus. Désormais, il ne restait que la soldatesque médiévale de sa Majesté. Une fois la victoire et l'occupation complète confirmée et achevée par l'élévation d'imposant remparts autour de la cité par la vague magique, le Grand Livre des Contes s'ouvrit à nouveau. Laissant s'échapper de celui ci de nouvelles bêtes anthropomorphe et autres créatures de légendes qui apportèrent cette fois ci de quoi fêter cette conquête.

Le son des trompettes gagna la ville et des bannières juchés sur des piques commencèrent à se promener dans les rues, accompagnant la soldatesque qui défilait. Des chants en latins scandés par la piétaille s'élevèrent et attirèrent l'attention des habitants réfugiés dans leurs masures qui ouvrirent leurs portes et se portèrent au fenêtres avec inquiétude. Ceci uniquement pour contempler la marche des fantassins et des êtres fantastique, tantôt des chevaliers juchés sur leurs montures passaient et saluaient le bon peuple.

Une situation surréaliste, mais encore plus devant les ruines du Parlement. La Reine des Fables siégeait sur un trône de marbre crée de toutes pièces pour l'occasion, sa cour était à ses côtés dans sa quasi totalité, seul le Duc des Renards manquait à l'appel mais il avait à faire. Le Duc Tancred, mal en point mais bien vivant et satisfait par les combats affichait avec fierté ses "prises de guerres", à savoir les têtes plus ou moins intacts des soldats Atlantes qu'il avait pourfendu de ses griffes au terme d'un violent affrontement. Ses subordonnés "escortaient" les rois et reines faits prisonniers au sein du Bâtiment Europa, ceux qui avaient pliés le genoux à défaut de tenter leur chance au sein du nuage toxique, dernier présent des Facistes avant qu'ils s'éclipsent pour de bon. Nombreuses avaient étés les pertes du clan lupin, et notamment afin d'exfiltrer tous ces monarques. Mais ils avaient réussis. Les rats quand à eux avaient amenés les parlementaires survivants. Et personne ne mentionna l'intervention d'obscures personnages ayant exfiltrés les héros défendant cette ville...

Non, tous se taisaient, les chefs d'états et parlementaires se succédaient dans un élan de lâcheté remarquable. Afin de sauver leurs têtes, ils allaient jouer un rôle dans les machinations diplomatiques et militaires de la Reine des Fables, mais avant tout, ils pliaient un à un, prêtant hommage au trône des contes.

La victoire n'était pas totale, dû à la perte de nombreux individus d'intérêt, mais elle était tout de même là, c'était un fait. La bannière du coeur dorée sur fond écarlate flottait bien haut au dessus de Bruxelles, et ce n'était que le commencement.

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