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Harley Quinn
Harley Quinn
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MessagePosté le: Dim 8 Déc 2019 - 8:45
Petit héros.

Quand tu ouvres les yeux, tu n'es plus dans ton lit ou à l'endroit où tu avais décidé de t'endormir. Quand tu ouvres les yeux, les lieux ne te sont plus familiers. Tes objets, tes repères, ton confort... tout cela a disparu !

Quand tu ouvres les yeux, tu as cette drôle de sensation de flotter. Tu avances sur un sentier pavé mais pourtant le froid des pierres n'accompagne pas tes pas. Tu es là mais pas là. Comme spectateur d'une représentation à laquelle tu ne peux échapper... mais est-ce une tragédie ou une comédie ? Es-tu acteur ou figurant ? Le rideau tombera-t-il sur toi tout de suite ou dans 100 ans ?

De l'endroit où tu as ouvert les yeux (qui à la réflexion était une chambre mais pas ta chambre), tu es sorti. Par la porte. Une cabane au fond d'une belle forêt comme la Terre n'en portera plus jamais. Une cabane en pain d'épices ? Comme celles où les sorcières de contes de fée font cuire les enfants !

T'éloignant sur le petit sentier de pierres pavés serpentant dans la forêt, tu aboutiras à une clairière. D'étranges rencontres (des nains, des araignées géantes mais amicales, des choses que tu n'avais plus vu depuis que tu étais petit garçon et que tu somnolais sous le coup d'une légère fièvre) ne t'ont pas fait sortir de ton chemin...

.... et devant toi un gigantesque palais (de conte de fée là encore). Gardé par des créatures mythologiques ! Un hippogriffe, un griffon et un dragon...

[Ailleurs] Endless, Nameless Gatekeepers

... tu te prépares peut-être à devoir te battre mais les portes du Palais s'ouvrent d'elle-même et l'hippogriffe te dit d'une voix étrangement douce :

"Entre et ne t'écarte pas du sentier de lumière. Tu es attendu, toi et tes camarades"

En te retournant, tu vois que tu n'es pas seul. D'autres héros. Des petits costumes, penses-tu dans ta tête. Car la notion de pouvoirs (ou de super-pouvoirs) en ces lieux semble terriblement dérisoire...

Après avoir suivi le sentier lumineux (et là encore après avoir résisté aux nombreuses tentations d'aller jeter un coup d’œil dans les nombreuses pièces du château), tu arrives...

... dans une bibliothèque. La plus grande que tu n'aies jamais vu.

[Ailleurs] Endless, Nameless Neil-Gaiman-sandman-library-of-dreams

"Nous vous attendions, jeunes gens" lança la voix du bibliothécaire.

Il s'approcha de toi et de tes camarades et tu le vit dans toute son étrangeté.

Il sentait le vieux papier et la poussière. C'était surtout l'homme le plus grand que tu n'aies jamais vu. Il avait des drôles d'oreilles pointues et paraissait avoir une certaine maladresse en lui tout en respirant l'affabilité.

Un type gentil en somme mais certainement pas rompu aux conventions sociales.

Il s'éclaircit la voix et ajouta :

"Avant d'exposer la raison de votre présence en ces lieux, nous nous devons d'attendre une retardataire..."

Et ça ce n'était visiblement pas prévu au programme !

*
* *

Harley avait ouvert un œil puis l'autre. Loin de s'étonner de ne pas être dans sa chambre (il n'y avait ni castor, ni armoire secrète avec tous ses trucs de Wonder Woman), elle tapa dans ses mains et se leva d'un bond... cela sentait le pain d'épices !

Et effectivement les murs, les meubles, les objets étaient en pain d'épices !

Il y avait même ce drôle de miroir... un miroir de pain d'épices ? Mais comment faisaient-ils (les petits être qui avaient du l'emmener ici) pour que son image puisse se réfléchir dans le miroir ? Et cette dernière, quel goût aurait-elle ?

Sans compter le fait qu'à la réflexion la fille dans le miroir n'était pas vraiment elle...

*
* *

Finalement, toi petit héros et tes camarades, vous n'eurent pas longtemps à l'attendre, elle.

Elle. Elle débarqua grimée comme une clocharde. Pieds nus, des collants résille déchirés aux genoux, les cheveux en bataille aux couleurs tout aussi multiples que peu naturelles, un T-shirt tâché de miettes de pains d'épice (il y avait fort à parier qu'une sorcière de conte de fées deviendrait ce soit sans domicile fixe), une jupe trop courte et un blouson en cuir un peu fatigué...

... Harley Quinn.

Le bibliothécaire esquissa un sourire à l'arrivée de la jeune femme puis commença :

"Très bien. Mademoiselle Quinn est parmi nous et vous êtes au complet. Je suis Lucien, le Bibliothécaire de mon Maître et ce dernier a besoin d'agents... particuliers. Pour une mission tout aussi particulière..."

Et vu la gueule de l'équipe dans laquelle, petit héros, tu te trouvais, il était évident que la mission n'allait pas être commode !

"... mon Maître souhaiterait réparer une erreur qu'il avait commise lors d'une précédente incarnation de sa personne, tout en évitant de contrarier une certaine personne de sa famille et tout en évitant également de déclencher un conflit qui anéantirait toute vie dans cette réalité"

Lucien n'avait pas cillé lors de cette dernière phrase. Il était évident qu'il mettait sur un même plan la notion "d'erreur" que celle de "contrariété" et que celle de "conflit-qui-anéantirait-tout-vie-dans-cette-réalité". L'homme semblait dépourvu de tout sens de l'humour.

"En résumé, nous vous demandons de retrouver deux jeunes garçons et de faire en sorte qu'ils se retrouvent... au bon endroit"

Une pointe d'hésitation pouvait s'entendre dans la voix de Lucien. Il était évident que tout le péril de la mission se retrouvait dans cette pointe d'hésitation...

[HJ : Un premier tour pour poster votre arrivée. Mais aussi pour commencer à questionner Lucien sur la suite !

/ HJ]
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John Constantine
John Constantine
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MessagePosté le: Dim 8 Déc 2019 - 21:14



Grognement. Sensation du tissu, qui caresse la peau alors qu’il change de position. Nouveau grognement. Forcément. Nouveau mouvement, à la recherche d’une position confortable. Court instant de silence, puis mouvement à nouveau. Troisième grognement.

C’était tout un art d’être installé confortablement dans son lit, de chercher une meilleure position et de ne pas la trouver au point de se réveiller à moitié. Mouvement. Une main que l’on passe dans ses cheveux. Constantine étouffa un quatrième grognement et entrouvrit un œil. La pièce était relativement haute de plafond. De lourds rideaux avaient été tiré à la va-vite sur les fenêtres, et un ou deux rayons de lune aventureux avaient réussi à trouvé un chemin dans l’obscurité capiteuse de la chambre. On y voyait pas grand-chose, voire rien du tout. A l’exception de l’énorme lit dans lequel Constantine était vautré, on pouvait à peine deviner les silhouettes indistinctes d’un fauteuil dans cet angle et d’une armoire dans celle-ci. De mémoire (brumeuse) cependant le Britannique se souvenait qu’il y avait plus de meubles que cela. Il se passa la main sur le visage. Sa tête était lourde (… à raison, du reste). Il se frotta les yeux, lentement. Quitte à ne pas être endormi, autant mettre son réveil à profit et piller le frigo pour un en-cas de minuit-ou-quelle-que-soit-l’heure-qu’il-était. Précautionneusement, il écarta les couvertures et s’assit sur le bord du lit. Il y eu un minuscule gémissement, et quelque se retourna dans son dos, tirant un peu la couverture à elle. Le magicien marqua un temps d’arrêt, puis se leva à la recherche d’un frigo à piller. Mécaniquement, il récupéra briquet paquet de cigarettes, laissés sur la table de chevet.

… Tous comptes faits, la chambre était vraiment capiteuse. Debout au milieu d’une pièce dont il ne devinait que le mobilier, en caleçon et chaussette à rayures, avançant à pas de loup pour ne pas s’exploser un orteil sur un pied de commode, Constantine releva la tête, les sourcils froncés. Qu’est-ce que c’était que cette odeur ?
Il ne l’avait pas remarqué le soir précédant (quoi que de toute évidence, il n’était hier par un modèle en terme de sens aiguisés et de vivacité d’esprit). Il inspira fort. Ce n’était pas sa chambre, donc très loin de lui l’idée de jugée, mais quelque chose d’incongru flottait dans l’air. Il sentait le parfum de Sophie, dans le lit derrière lui. Normal, c’était sa chambre. Il sentait une odeur discrète de tabac et d’encens – ça, s’était la sienne. Mais il y avait quelque chose d’autre…

Constantine marqua un temps d’arrêt, puis regarda autour de lui. Progressivement, ses yeux s’étaient adaptés à l’obscurité. Un large lit rembourré, recouvert de couverture épaisse et confortable. Un fauteuil de cuir, dans un coin, sur lequel quelqu’un avait lancé ce qui semblait être des vêtements. Un paravent dans un coin. Une haute armoire qu’il savait (pour une raison obscure) délicatement sculptée. Des moulures au plafond. Un lustre. Le Britannique jeta un regard aux rideaux, de larges étoffes de velours pourpres suspendu à une tringle dorée.
… C’est une blague?

Si c’en était une, elle était sacrément réussi. Il fit quelque pas vers le mur, et en arracha un bout. C’était ça. L’odeur. Du pain d’épices. Il se tenait dans une chambre de princesse du XVIe, tout en pain d’épices. Constantine lança un regard effaré autour de lui, avant d’aviser la porte. Il l’ouvrit, lentement, jetant un regard prudent à l’extérieur.
De mieux en mieux. Le magicien s’aventura à l’extérieur, et jeta un œil mi-circonspect, mi-écarquillé aux alentours. Une cabane en pain d’épices. Au fond d’une forêt de contes de fées. Il ferma les yeux et se massa les tempes.

Qu’est-ce que c’était que ça, encore ? Il essayait de convoquer tous les souvenirs possibles qui auraient pu lui indiquer où il était, mais il n’en n’avait aucune foutre idée. Il se voyait, le soir précédant, dans un bar. Avec la préalablement-présentée Sophie. Ses souvenirs se faisaient progressivement plus flous, mais il se souvenait qu’ils avait atterri dans son appartement – qui n’était absolument pas une cabane de pain d’épice au fond des bois. Il se souvenait à peu près de la suite – quoique ce soit exclusivement le sien et celui de Sophie, mais pas le vôtre.

Le thaumaturge releva la tête. Il avait mal au crâne. Il voulait une aspirine. Une clope. Et un kebab serait le top du must. Il fit quelques pas vers une souche d’arbre en bord de route. Clac de briquet. Crépitement de cigarette qui s’allume. Il y avait un chemin, qui partait de la cabane vers le lointain. Constantine l’observa d’un air vaguement désintéressé un temps, puis se mit à le suivre. Quitte à être dans la merde jusqu’au coup, autant en remuer le fond pour voir si il y a moyen d’en tirer parti.
Il ne marcha pas longtemps. Il eu l’impression que si, mais le trajet dura à peine le temps de consommer une cigarette. Constantine se posait jusque là pas mal de questions : qu’est-ce que c’était que ce bronx ? C’était trop réel pour être purement un rêve, mais pas assez pour correspondre à un endroit qu’il connaissent – c’était un écosystème magique tout entier qu’il était en train de traverser, et il n’avait jamais eu écho d’un truc pareil sur Terre. Il en avait plus ou moins déduit qu’il était la proie d’un sortilège d’illusion, ou d’une vision quelconque. Ou d’un monde fantasmé en carton-pâte édifié par un sorcier cinglé. Mais si c’était le cas, qu’est-ce qu’il foutait là, lui ?
Ses théories n’avaient pas de sens – il ne déduisait rien du tout de la situation dans laquelle il était fourré, à part qu’elle était absurde et que plus il y pensait, moins il comprenait. Constantine n’aimait pas ce qu’il ne comprenait pas. C’était typiquement le genre de choses qui le rendait nerveux.

Sa situation ne s’éclaira que lorsqu’il vit le château et les trois gardiens. Il s’immobilisa net, observant l’endroit avec des yeux ronds. Puis ses sourcils se froncèrent. Toujours en chaussettes et caleçon, Constantine se mit à grimper rapidement les marches menant à la porte du château. Sans rire. Il fallait qu’il s’immisce dans ses rêves, qu’ils le tirent de son sommeil ? Ils ne pouvaient pas juste frapper à la porte ? Fallait qu’ils se manifestent en grande pompe magique, hein ?
Eternel de mes deux.

Constantine traversa le château d’un air vaguement détaché (et un peu agacé). Il n’aimait pas être convoqué comme un jouet, tiré de sa vie de force pour être intégré négligemment dans des plans foireux de créatures plus que divine. Remarquez, c’était récurrent dans sa vie. M’enfin quand même.
Le magicien avait vaguement enregistré qu’il était accompagné, sur son chemin. Il savait qu’il faisait partie d’un groupe (les « camarades » auxquels les gardiens de la porte avaient fait référence) quoiqu’il soit bien incapable de mettre un nom sur le visage de chaque. Ils semblaient flous, vagues, hors de sa capacité de concentration. Mais il savait qu’ils étaient là.
Tournant vers la droite. Long couloir flanqué de colonnades, jusqu’à une double porte.
Le thaumaturge ne connaissait pas vraiment Dream et son royaume. Généralement, il s’en tenait éloigné – ce qu’il avait pu apprendre sur les autres de son espèce et la brève rencontre avec Morpheus n’avait pas véritablement poussé l’envie de s’agiter trop dans leur colimateur. Oh, il avait tenté d’amasser un minimum d’informations sur eux, mais c’était régulièrement dérisoire. Il ne connaissait que très vaguement le Dreaming et les êtres qui le peuplaient. A titre d’exemple, il n’avait qu’entendu parlé de Lucien et de sa Bibliothèque, mais il ne l’avait jamais vu.

… Maintenant, c’était chose faite. Le Britannique ralentit un peu le pas, se tordant le coup pour embrasser la pièce de son regard autant que possible. C’était assez incroyable, il fallait bien l’admettre. Une partie de lui était extrêmement curieuse de ce qu’il y avait à apprendre dans les rayonnages, des sortilèges qu’il y avait à en tirer, des connaissances qu’on pouvait y voler. Une autre partie, probablement plus aux commandes, trouvait elle que c’était un peu péteux, comme décoration.

Le bibliothécaire leur adressa quelques mots. Constantine se laissa tomber sur une chaise de bois, près d’une table de lecture. Une retardataire, hein ? Il tira une nouvelle cigarette de son paquet, qu’il alluma patiemment – ignorant, si remarques il y avait, tout sermon sur le fait d’utiliser un briquet dans une aussi grand bibliothèque.
Pour une raison qu’il ne s’expliquait pas de suite, le Britannique reconnu le visage de ladite retardataire. Pour une raison absurde, elle n’était pas juste floue : elle avait un visage et un nom. Il l’avait vu passer dans les divers journaux, gravitant notamment autour de la Chauve-Souris et de Gotham : Harley Quinn n’était pas un non qui lui était tout à fait étranger. Nouvelle bouffée de tabac. Meh. Il n’était pas contre la compagnie d’une cinglée, a fortiori mignonne comme celle-ci.

Lucien prit la parole. Constantine l’écouta en fronçant de plus en plus les yeux. Il marqua quelques instant de silence à la fin de la tirade introductive du bibliothécaire, puis (toujours sans s’être levé de sa chaise, et toujours sans pantalon) lança à toute volée :

-… Je n’ai rien contre les résumés, par principe, mais là va falloir développer un chouïa, boss.

Regard moqueur ? Fait. Voix pleine de sarcasme ? Fait.

- Quelle erreur ? Quels garçons ? Quel bon moment ? Quel membre de la famille de Dream ? Et est-ce que je pourrais avoir un pantalon?

Bon à noter, mine de rien, que Constantine n’avait pas plus cillé que Lucien sur la question d’un conflit qui anéantirait toute vie dans cette réalité.
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Mister Miracle
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DC : Bruce Wayne ; Atom ; Dr Fate ; Superman ; Adam Strange.
Situation : "New Mister Miracle". Scott Free a renié les New Gods suite à une nouvelle trahison, et se retrouve isolé de son peuple. Il s'est un temps perdu dans la violence naturelle des New Gods, mais se reprend. Il décide de retrouver une vie d'aventurier, de redresseur de torts, mais aussi d'homme du spectacle. Il s'adapte alors au XXIe siècle, délaisse le costume initial ("so 20th Century"), et adopte une allure plus moderne. Avec toujours les couleurs de Thaddeus Brown, chères à son coeur.
Localisations : En pleine évasion.
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MessagePosté le: Lun 9 Déc 2019 - 11:18
Un léger silence s’impose après la tirade et les interrogations de John Constantine.
Dont l’une a plus de sens que l’autre.
Au point que, soudain, après quelques instants, quelque chose vole dans les airs – quelque chose est projeté dans les airs, en fait.

Un pantalon.

Directement envoyé depuis un coin de la bibliothèque, légèrement sombre ; dans lequel une forme se détache, soudain.
Et s’approche, lentement, des personnes présentes.

« Il semble pertinent de répondre au moins à l’une de vos demandes, Monsieur Constantine. »

Une voix irréelle se fait entendre, alors que le Britannique découvre que le pantalon lui va ; lui va très bien.
Comme s’il avait été fait pour lui.

« Nous serons tous bien plus à l’aise quand vos parties inférieures seront plus… couvertes. »

La forme apparaît – même si elle surprend, si elle interpelle ; et pour cause.
Elle n’est pas Humaine.
Bien que plusieurs, ici, l’aient déjà croisée.
[Ailleurs] Endless, Nameless 122517
Mister Miracle n’est pas quelqu’un de discret, après tout.
Et, autant comme membre de la Justice League que comme super-star de l’évasion, il est peu probable que personne ne l’ait jamais vu !

« Bonjour. Maaaw. »

Scott Free baille, et descend lentement via ses Aéro-Disques. Ceux-ci demeurent actifs, alors qu’il n’est qu’à quelques millimètres du sol.
Toujours en vol ; il semble y tenir.

« J’ai pris la liberté de venir… en faisant le grand tour. »

Il se tourne vers Lucien, et hoche la tête en souriant.

« Un plaisir de vous revoir. »

Le Néo-Dieu est déjà venu ici, en effet ; autant comme voyageur des rêves… que comme agent actif de Dream.
C’était il y a longtemps, avec Jade ; cela date.
Mais il ne peut l’oublier. Et a complètement conscience que, s’il est ici, s’ils sont tous ici… l’affaire est importante. Et justifie un peu de conciliation.

« Néanmoins, je me joins aux demandes de Monsieur Constantine. Il me semble pertinent d’avoir quelques petites… informations complémentaires. »

Mister Miracle croise les bras, et sourit légèrement.
Non sans adresser un léger salut, sympathique mais timide, à Harley Quinn ; il attend, donc. En silence. Calmement. Posément.
… prudemment, surtout.
L’univers des Endless est dangereux et agressif ; il mène à la folie. Mieux vaut patienter et être sur ses gardes, pour espérer survivre !
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Invité

MessagePosté le: Mar 10 Déc 2019 - 0:08
Resurrection Man ouvre les yeux.
Il se réveille dans un lit propre. Doux. Une vague de douleur le parcourt un instant avant de s'évanouir comme par magie. Et une douce odeur de... pain d'épice, étonnamment, le ferait presque sourire.
Mais il sait que quelque chose ne va pas.
Car cela fait déjà des semaines qu'il ne dort plus. Il n'en a plus besoin. Cette fois-ci, c'est à cause de la mort, encore, qu'il a perdu conscience, alors qu'un conducteur fou venait de le percuter au bord de l'autoroute. Il a connu plus glorieux comme fin, il faut se l'avouer.
Brusquement, il bondit du matelas, et cherche immédiatement du regard une sortie potentielle. La porte. Un coup d'épaule suffit, et elle s'ouvre bruyamment vers l'extérieur, dévoilant à Mitchell... une vision de rêve, littéralement. La forêt féérique la plus parfaite. Un vrai songe de petit garçon. Ce que l'immortel n'a jamais eu le loisir d'être, au final. Alors si la vue de ce bois magique gonfle son cœur de sentiments merveilleux, il ne peut s'empêcher de se méfier. Qui l'a amené ici ? Et pour quelle raison ? Est-il dans une simulation du Laboratoire pour l'isoler du reste du monde ? Ou bien une force plus étrange est-elle à l’œuvre ?
Seuls de mélodieux piaillements d'oiseaux et les bruits de la nature lui répondent, et l'atmosphère du lieu l'y invitant, Shelley se redresse lentement, décrispant un à un ses muscles.
Lentement, il se penche pour ramasser son chapeau, tombé au sol dans l'agitation.
Quelque chose ne va pas, c'est certain. Mais cette fois-ci, pourquoi ne pas essayer d'en apprendre plus ? Prudemment alors, ses pas commencent à suivre le chemin de pierre, nettement dessiné au milieu de toute cette végétation.

Mains dans les poches de son grand manteau de cuir noir, son regard est attiré par des mouvements dans les fourrés, aux confins de sa perception
Des choses qui lui font se dire qu'il doit halluciner. Ou être drogué. Ou les deux. Des êtres minuscules, galopant avec des pierres précieuses. Un ours en monocycle. Et une baleine en feuilles à dessin, sur lesquelles sont représentées des gouttes d'eau. Il croit même entrapercevoir un ange, dans les cimes. Mais hors de question de quitter le chemin, et bientôt, après la petite clairière, le voilà devant un palais. Non, pas un palais; LE palais. Sidérant de par sa taille et sa splendeur. Défiant toute règle logique, toutes les règles précédemment établies. Renversant la notion du possible.
Sidérant de par ses statues parlantes aussi, qui font sursauter le pauvre Mitch.
Mais qui, bien heureusement, ne se révèlent pas dangereuses, en plus de faire d'excellents majordomes en invitant notre immortel à pénétrer l'immense demeure. Alors la curiosité piquée au vif, il s'exécute et entre, d'un pas prudent mais rendu léger par l'envie d'en savoir plus. Il n'allait pas être déçu.
Chapeau à la main, par la plus ingénue des politesses, il s'avance dans l'inconnu, se laissant porter par le goût du risque et du mystère, perdu chez lui depuis le début de sa fuite en avant.
Et là, tout autour de lui, une bibliothèque. La plus graaande qu'il ait jamais vu, s'étendant jusqu'aux confins de la conscience, là où nul n'ose ou ne peut aller. Et cela se ressent: il n'est pas n'importe où. Cet endroit doit avoir une importance particulière, quelle qu'elle soit.

A ses côtés se dévoilent doucement des silhouettes étonnantes, semblant elle-mêmes tirées d'un conte de fée. Un britannique à trench-coat, une Harley Quinn (qui ne la connaît pas) plus "hobo" encore que lui, et une super-star aux spectacles de laquelle Mitch n'a jamais assisté: Mister Miracle, l'artiste de l'évasion ! Détail frustrant dans cette affaire: il ne parvient toujours pas à fixer son attention sur les autres membres de cette étrange équipée, comme si ses yeux glissaient sur leur contour.
Alors il se décide enfin à faire quelques pas, sortant de l'ombre au sein de laquelle il a si discrètement écouté ce mystérieux Lucien, Bibliothécaire d'un tout aussi mystérieux maître. Que certains semblent déjà connaître.

[Ailleurs] Endless, Nameless T40n

Et avec un petit sourire, il salue:

- Hello.

Amical, familier même.
Tout ce qu'il essaie de transmettre depuis des années.
Paradoxal quand on sait que son premier réflexe au cours d'une conversation dans un milieu inconnu est de chercher les issues de secours et de les noter dans un coin de sa tête.
Son regard glisse ensuite sur le petit échange entre le britannique et Miracle, source d'amusement pour l'immortel si Lucien ne venait pas tout simplement d'invoquer le très sérieux et sacro-saint risque d'anéantissement de toute forme de vie dans l'univers. Généralement, c'est à ce moment là qu'il faut poser les questions, et les bonnes.
C'est d'ailleurs pour cela qu'aux paroles du très coloré Miracle, Mitch hoche doucement la tête, affirmant lui aussi le besoin d'en savoir plus. Les enjeux sont bien trop terribles pour se contenter de si peu d'informations.
Qu'elles viennent du commanditaire ou des commandités, d'ailleurs.

- Oh, et moi c'est Mitch. Enchanté.

Il sourit à la cantonade, en triturant le plus discrètement possible son grand chapeau.
Bien qu'il lui soit arrivé d’œuvrer face à de grandes menaces, Mitch ne s'est toujours bien senti qu'à échelle humaine. Mais hors de question de montrer une quelconque faiblesse dans un moment comme celui-ci, alors qu'on compte sur lui.

- Ou vous me connaissez peut-être autrement. Resurrection Man.

Et voilà, le nom est lancé sur la table.
Des rumeurs courent depuis quelques années sur un vagabond que personne n'a jamais réussi à tuer. Plus légendes urbaines que faits quasi avérés, elles ne sont pas inconnues aux oreilles les plus ouvertes et les plus curieuses.
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Mer 11 Déc 2019 - 17:31
Le vieux docteur dans son corps démoniaque, l'esprit encore à sa dernière expérience, se laisse tomber dans un fauteuil usé, déposé négligemment dans le coin de la cave qui lui sert de laboratoire. Il porte un vieux porte-plume à sa bouche en lisant les notes obscures de ses dernières observations. Il annote alors d'un nouveau symbole alchimique la page déjà fort chargée et raye une ligne indescriptible.

A côté de lui, derrière un vieux paravent rongé par les mites, des gémissements se font encore entendre. Son dernier sujet a encore la force de pleurer d'indistincts atermoiements. Le bruit du sang qui coule le long de la scie récemment utilisées avant de toucher l'évier crasseux cadence de plus en plus lentement cette soirée qui s'éternise. Le léger bourdonnement d'une installation électrique de fortune branchée à une étrange plaque de métal gravée de signes cabalistiques ajoute à la quiétude du semi-démon.

Il pose bientôt ses notes et caresse de son porte-plume un accotoir de son fauteuil. Anton bâille alors, songeant que la métamorphose des corps avant leur trépanation était une piste pour renforcer l'efficacité de quelques Un-Men. La nécromancie "à l'ancienne" commençait à devenir trop limitée pour le docteur et ses objectifs. Comment créer un corps immortel depuis une chair déjà morte ? Le mieux n'était-il pas de forger le vivant directement pour ensuite lui ôter l'inutile ?

Ses yeux se fermèrent alors qu'un râle de pitié exhalait de son paravent...

Et ils se rouvrirent. Ailleurs.

D'un geste sec de la nuque le docteur Arcane redressa la tête. Il s'abstint de trop bouger de suite. Plus de murs rongés par l'humidité, plus de gémissement, de grésillement ou de goute-à-goutte sordide.

Une grande inspiration. Il y a de l'air... y'en a-t-il vraiment ?

Les pieds nus du démon arpentent déjà une route de pierre. Et dans sa tête se bousculent pourtant les souvenirs fugaces et vaporeux de son réveil. Il voit son corps bouger, ce corps décharné et forgé par les flammes de l'enfer, la pourriture de la Nécrose et les affrontements avec Swamp Thing, qui se déplace. Tout parait lointain...

Depuis cette bergère, il avait effectué un vague moulinet du poignet pour constater d'un éventuel voile magique, d'une illusion ou d'un sort d'entrave. Mais rien. Et l'odeur... cette pestilence de... glucose, de fructose et d'autres hydrates de carbones qui lui donnèrent la nausée... Du miel. En quantité, avec des relents de cannelle, de gingembre, de la girofle et sans aucun doute une légère odeur âcre d'orange. Cela tranchait littéralement avec les odeurs ferreuses et infectes dans lesquelles il baignait de coutume. C'était perturbant.

Il s'était alors soulevé de la lourde bergère damassée dans laquelle il était assis. Elle ne craqua pas, elle n'émit aucun bruit caractéristique. L'esprit brumeux, il ne put s'empêcher de briser un morceau de commode pour l'effriter et laisser les quelques miettes odorantes tomber au sol. Observant sa main encore recouverte de quelques morceaux, il ne parvenait pas à aligner deux pensées cohérentes. Aussitôt, le doute éclate. Piégé ? Prisonnier ? Assoupi dans le rêve d'un autre ?

Les mains du démon s'agitent et brisent des morceaux de la commode. Il en prend un, se concentre et cherche à faire pourrir ce composé carbonique qui devrait logiquement s'éventer et se flétrir. Il arrache un morceau de damassé et en fait un petit pochon noué à la hâte pour y entreposer d'autres morceaux. Il doit savoir si ses pouvoirs sont toujours présents ou s'il est perdu dans ce monde sans défense.

Ses sens l'invitent à sortir pour "marcher" et le voilà sur ce sentier, à plonger de temps en temps sa main dans son sac à tenter de pourrir un morceau de sucre et avancer, sans plus s'interroger. Autour de lui, une forêt en apparence giboyeuse, mais il ne ressent pas la présence de Rouge, de Vert ou d'éléments de la Nécrose ; il est ailleurs. Ce genre d'ailleurs qui ne laisse présager que des problèmes. Le chemin est un chemin archétypal. Un méta-chemin, qui en a toute l'apparence mais qui n'existe pas dans le plan sensoriel complet. Le ciel aussi, de même que les arbres. Ils sont trop, trop arbres, trop bois, trop silencieux et en même temps omniprésents.

Des formes s'agitent pourtant, mais rien qui devrait logiquement exister ailleurs dans dans des livres de contes, ou des dimensions alternatives, ces tunnels d'irréalité qui clairsèment le monde magique et bouleversent les fragiles tissus du monde sensible où l'épanche à l'envie l'Humanité décadente.

Puis "LA" clairière qui s'étend d'une verdeur insultante avec son château ridicule qui ferait mourir d'envie un Louis II de Bavière sous ecstasy. C'était grand, surréaliste, imposant. Le docteur souleva un sourcil décharné. Grande baraque ingérable, rêve de gosse, folie des grandeurs. Quiconque avait vécu dans ce genre de demeure atteinte de gigantisme en revenait très vite, impossible de l'électrifier convenablement, de la maintenir en état sans y engouffrer une énergie folle, qu'elle soit magique ou non.

Arcane secoua la tête lorsque les silhouettes de trois créatures apparurent. Des hybrides mythologiques. L'hippogriffe parle. Tout ceci ressemblait fort au passage hermétique d'un traité d'alchimie. Fallait-il voir en chacune des créature une pierre, une transmutation, un passage vers le Grand Œuvre ? Des hybrides comme autant de mélanges et de tests à affronter et le dragon comme ultime message ? Version volante du Lion des Tables ?

Mais la porte s'ouvrait déjà dans l'écho de la douce mise en garde. Encore un chemin lumineux... et... ses camarades ? De sa longue vie, Anton n'avait pas accumulé de grandes amitiés aussi ne s'attendait-il pas à une telle nouvelle. Mais entre rester face à ces trois créatures, revenir dans une maison de sucre et avancer vers des réponses, le choix était rapidement fait.

Tout ceci rappelait trop à l'occultiste les traités antédiluviens qu'il avait un temps compulsés dans sa quête vers l'éternité. De vieilles estampes et les enluminures d'incunables lui revenaient en mémoire, montrant les formes élancées et les difformités du Royaume de Dream et parmi leurs habitants les étranges, spectaculaires quoique fort irrationnels "Endless" autant de réminiscence qui invitaient à la plus puissante curiosité.

D'autres formes, d'autres visages étaient présentement avec lui, mais l'occultiste gardait le silence. Le château, dans son immensité laiteuse était doté de nombreuses portes qui toutes révélaient quelques désirables tentations. Anton n'avait de patience que pour l'horreur, et le savoir qui semblait se nicher dans le dédale des couloirs, des escaliers et des moulures de ces lieux étaient autant de convoitises qui mettait ses nerfs à rudes épreuves.

Puis ce fut le supplice de Tantale. La plus vaste bibliothèque dans laquelle l'occultiste avait été projeté. Il ne parvenait pas à distinguer les titres des reliures, mais c'étaient des rayonnages de lourds tomes de savoirs, des quantités et des quantités d'ouvrages qui devaient receler plus de savoir qu'il n'en aurait besoin pour atteindre une pleine et entière immortalité.

L'homme qui s'adressa à eux étaient taillé à même son logement, comme appartenant lui-même à ces spectaculaires aménagements, l'odeur inclue.

Anton était arrivé l'avant-dernier et se tenait coi lorsque déboula une prostituée du nom de Harley Quinn, un nom qui lui rappelait vaguement un article de journal de Gotham City mais qu'il avait instinctivement classé dans les affaires à oublier promptement. Il releva ainsi la présence de John Constantine, une très mauvaise nouvelle pour lui ; un personnage tape-à-l'oeil et beaucoup trop béat au goût d'Anton dont le nom n'était pas encore tombé et un type du nom de "Mitch" alias Ressurection Man. Combien fallait-il être naïf ou totalement inconscient pour lancer à la volée son véritable patronyme face à des magiciens, des occultistes et des entités cosmiques immortelles.

Le Docteur Arcane se tint donc silencieux pas plus qu'il ne salue. Ses "camarades" ont posé les questions et lui réfléchit, à ce qu'il fait ici, ce qu'on lui demande et jauge ses "compagnons" faute de terme plus adéquat. Les réponses viendront et avec un peu de chance elles seront bonnes, voire suffisante. Il y a ici cinq âmes, l'une dont il se débarrasserait bien et qui réclame un pantalon... quant aux autres... mieux valait attendre, ils avaient l'air d'avoir la chair ferme et employable...
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Wesley Dodds / Sandman
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MessagePosté le: Mer 11 Déc 2019 - 18:50
Wesley ouvre les yeux dans le royaume du Seigneur des Rêves. Un lieu qu’il a rêvé pour la dernière vois il y a quelques temps déjà. Il est vêtu de son trench coat et de son masque, a sur lui tout l’équipement du Sandman. Il parcoure le chemin jusqu’à la porte gardée par les gardiens de Dream, une porte qu’il avait passé voilà quelques temps déjà, avec Circé. Croisant Mervyn Pumpkinhead dans le jardin du château Wesley baisse son chapeau en lui disant bonjour avant d’entrer par la grande porte et de parcourir ces couloirs merveilleux qu’il ne se lasserait jamais de découvrir.

Il ne s’écarte pas du sentier de lumière comme on lui a dit, il espère secrètement qu’il le croisera. Lui, le maître des lieux. Celui sans qui sa vie n’aurait certainement pas été la même, et qui n'avait probablement rien fait pour çà.

Arrivant dans la bibliothèque il voit Lucien qu’il reconnait bien, là encore il baissa poliment son chapeau en lui disant bonjour. Mais aussi d’autres individus. Qu’il connait pour la plupart. John Constantine, qui était précédé par sa réputation. Resurrection Man qui avait croisé sa route récemment, dans un contexte tragique. Enfin récemment...façon de parler. Pour lui c'était récent, pour Mitch c'était il y a 75 ans. Mister Miracle avec qui il avait vécu une aventure dans un autre univers. Et...une créature, humanoïde et décharnée. Dont il ignorait pour le moment l’identité ni même s’il n’était pas liée elle même au Dreaming où il remplirait une fonction cauchemardesque comme le Corinthien.

Et Harley Quinn. Ah çà pour le coup çà avait de quoi surprendre, on pouvait se demander ce qu’elle faisait là. Un Pantalon fut offert du Neo-dieu au magicien et des questions furent posées.


"Bonjour à tous."

Se contentât t'il de dire aux autres. Il voyait très bien qui était le maître de Lucien, les informations qu’il en obtenait avaient toujours été cryptiques. S’ils voulaient en dire plus Lucien le dirait, sinon...çà serait à lui d'interpréter, comme il s’évertuait à le faire avec ses rêves depuis si longtemps.


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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 9:17
Une toux désapprobatrice vint racler la gorge du bibliothécaire tandis que Constantine avait décidé de se griller une cigarette (de rêve dans une bibliothèque de rêve, indiquons le tout de suite). Lucien, le bibliothécaire attendit quelques instants (certainement pour voir si son Maître allait éventuellement réagir depuis l'endroit où il était et puis... non) avant de commenter un brin sèchement :

"Monsieur Constantine, je vous rappelle - à toutes fins utiles - que vous n'aurez pas toujours, sous la main, des démons à duper pour vous offrir de nouveaux poumons..."

L'arrivée de Mister Miracle - après avoir fait "le grand tour" - fit également lever les yeux au ciel de Lucien. Cette entité semblait, en effet, préférer les choses normées et bien cadrées plutôt que les interventions brouillonnes des aventuriers de tout poil. D'autant plus que la dernière personne à s'être "égarée" dans le château était...

"Messire Cluracan du Royaume des Fées, suite à quelques petits pas de côté dans les méandres de ce Château, a réveillé son double sauvage qui... hum... le poursuit depuis lors pour le tuer"

Lucien s'essuya les lunettes, se massa l'arête du nez et conclut :

"Nous espérerons juste pour vous, Monsieur Free, que vous n'avez rien dérangé d'ancien, de vicieux et de pugnace lors de votre petit tour dans notre royaume..."

Il esquissa néanmoins un léger sourire à l'apparition du pantalon. Puis, il constata que le reste de la troupe était relativement sage (hormis Harley qui était à quatre pattes, promettant des bouts de fromage de rêve à des rats de bibliothèque de rêve planqués sous les meubles s'ils sortaient pour jouer avec elle), aussi il entreprit d'éclairci un peu le but de la mission...

"Très bien, Monsieur Constantine, je vais tâcher de développer. Il se trouve, jeunes gens, qu'il y a quelques années mon Maître, Dream, a fâché un certain démon - le premier d'entre eux - en l'humiliant publiquement devant l'ensemble de ses vassaux... Bien que cette idée devrait vous amuser, Monsieur Constantine, elle est l'illustration même de la manière dont VOUS NE DEVEZ pas agir. Quoiqu'il en soit, ce démon, Lucifer, a quelques temps plus tard - de façon à embêter mon Maître mais surtout pour des convenances personnelles - décidé de fermer les Enfers et de renvoyer l'ensemble des damnés vers l'endroit où ils se trouvaient avant leur trépas..."

Harley s'interrompit dans sa tentative de communication avec des souris pour mieux entendre tout cela. Les Enfers ? Elle observa ses camarades et se demanda qui parmi eux y avaient déjà mis les pieds ?

"... cette affaire déclencha une crise sur Terre qui a particulièrement ennuyé la sœur de mon Maître qui est chargée, notamment..."

Lucien marqua une pause. Il avait une sympathie particulière pour Death et son travail bien qu'a priori sa qualité de créature de rêve le soustrayait définitivement à toute rencontre finale avec la grande sœur de Dream... Néanmoins, elle venait parfois en ces lieux, parler littérature et oeuvre fictive d'auteurs de fiction (elle les connaissait tous... du moins ceux qui étaient décédés).

"Les morts affluant à nouveau sur Terre, elle a du faire en sorte de les renvoyer une fois la crise aux Enfers terminée. En effet, suite à un accord conclu à l'initiative de mon Maître, les lieux sont dorénavant à nouveau gérer - avec l'aide des démons - par Celui Qui Est... Sauf que pendant une courte période, Death a été débordée et - par compassion ou sous le coup de la fatigue..."

Harley se demandait comment la Mort pouvait être fatiguée ? Que faisait cette dernière le soir venu quand elle rentrait chez elle ? Qui venait lui masser les pieds ou les épaules ? Ou lui apporter son pyjama pour qu'elle aille zoner au lit en regardant des séries TV tout en mangeant des bols gargantuesques de glace ?

"Elle a accepté de ne pas prendre un jeune garçon, Charles Rowland, récemment décédé et elle a laissé sur place un autre jeune garçon, Edwin Paine, anciennement décédé mais de retour sur Terre en raison de la crise des Enfers..."

Il marqua une pause et en vint au point central.

"Le jeune Rowland et le moins-jeune Paine sont dorénavant en liberté dans notre monde depuis quelques années. Il s'avère que Death n'arrive pas à se résoudre à venir les chercher, considérant que leur place n'est pas en Enfer alors qu'automatiquement c'est là qu'ils se retrouveront - Paine pour y avoir déjà été - et Rowland (tout comme Paine d'ailleurs) pour avoir été sacrifié aux Puissance de l'Abîme même si - pour la petite histoire - ces dernières n'en demandaient pas tant..."

Harley jouait à compter ses orteils maintenant et s'étonnait à chaque fois de trouver un nombre différent. Elle s'étonnait également de se sentir plusieurs dans sa tête. Elle s'étonnait également que jamais personne ne lui avait sacrifié quoi que ce soit pour elle, même pas un petit animal ou un chaton (bien que son ami taxidermiste et psychopathe lui avait permis de devenir propriétaire du Castor empaillé).

"Mon Maître veut que ses garçons aillent dans l'au-delà où est leur place. Il y tient. La sœur de mon Maître voudrait également réparer son erreur MAIS pas au prix de la damnation de Rowland et Paine. Il va vous falloir, donc, faire en sorte qu'au moment où ils quitteront ce monde, l'Enfer accepte de laisser ces deux garçons aller... ailleurs. Mais également, il vous faudra retrouver ces deux garçons morts-vivants..."

Lucien essuya à nouveau ses lunettes et les remit sur son nez. Il semblait plus "détendu", bien que cette notion ne puisse pas signifier grand chose s'agissant de Lucien.

"Nous ignorons la localisation de ces enfants. Il faut savoir que depuis quelques temps, ils s'adonnent à une sorte d'activité de détectives privés paranormaux. Conscients du retour prévisible de la sœur de mon Maître, ils ont du acquérir une certaine protection contre les pouvoirs des Éternels... d'où votre présence ici"

Lucien scruta tour à tour les héros et les vilains présents et conclut :

"Votre présence ici, à chacun s'explique. Monsieur Constantine a déjà dupé des démons ; Monsieur Free s'est déjà évadé de l'enfer de l'orphelinat de Granny Goodness, pourquoi pas des Enfers tout simplement ? ; Monsieur Arcane connait bien les lieux ; Monsieur Dodds a une affinité avec mon Maître et est un détective idéal pour la tâche à mener ; Monsieur Shelley est l'un des rares êtres que la sœur de mon Maître ne touchera pas ; et... hum... Mademoiselle Quinzel... hum... a des idées originales ?"

Harley sourit bêtement. On venait de lui faire un compliment. Et elle aimait ça.

[HJ : Tour relancé ! La mission est exposée et il faudra 1. retrouver les garçons et 2. obtenir une garantie que les Enfers ne les prendront pas. Vous pouvez poser des questions complémentaires à Lucien et commencer à élaborer un plan. Et le tour d'après, nous le mettrons en oeuvre ce plan ! Bon jeu à tous !]
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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 17:13



- Moh. C’est pas comme si les Enfers manquaient de glands pour me racheter des organes, Lucien.

Le Britannique, après avoir enfilé le pantalon si diligemment jeté à son visage, resta silencieux un long moment. Il se contenta de répondre ici et là aux salutations des nouveaux arrivants, gratifiant tour à tour chacun d’un signe de tête. À Arcane, cependant, il adressa un « coucou » de la main et un clin d’oeil. Le bon docteur était resté en retrait, et faisait passablement tache dans le paysage – c’était après tout le seul élément qui semblait pouvoir volontairement se révéler un danger dans la situation.
Il resta silencieux durant les explications de Lucien, l’air impassible mais engrangeant autant d’informations que possible. Il n’affecta qu’une mine vaguement indignée lorsque le bibliothécaire mentionna l’humiliation de Lucifer par Dream. Il avait entendu parler de la résignation de l’étoile du matin, et il savait que la clef de la Géhenne était temporairement passé par les mains du Seigneur des Rêves – comment elle était ensuite revenue aux enfers, ça, il l’ignorait. Peut-être qu’il l’aurait l’occasion de questionner Lucien sur le sujet plus tard.

Pour autant, Constantine nota dans un coin de sa tête qu’il ignorait presque tout de Paine et Rowland. Leur histoire semblait probable, mais terriblement discrète. Le Britannique écrasa sa cigarette sur le plateau d’une table à portée de main. Il n’aimait pas apprendre qu’il ignorait le devenir de créatures magiques ou occultes – non pas que ça n’arrive jamais, mais il n’appréciait jamais la nouvelle. Il lui faudrait faire des recherches, par curiosité (mais surtout par purement amour propre, si il était honnête 5 minutes avec lui même). C’était qui ? Qu’est-ce qu’ils avaient fait, entre deux ? Est-ce qu’ils représentaient un danger quelconque, consciemment ou pas ? Le magicien ne tiqua pas, mais nota dans un coin de sa tête la mention d’une magie capable de les dissimuler aux Endless. On ne savait jamais, ça pouvait s’avérer utile. Voir très utile, par les temps qui couraient.

Mains dans les poches, le magicien lança un regard aux alentours. Il observa chacun des membres de l’équipe, un par un, essayant de se remémorer qui pouvait faire quoi. Il ne les connaissaient pas tous suffisamment pour pouvoir mettre sur pied un plan parfait, là, dans la seconde. Une folle en train de se compter les orteils, un gars en trench avec un masque à gaz (Dodds ? Comme l’industriel ?), Resurection man (Sympathique épitaphe si il en était), un demi-démon psychopathe et une diva à la peau rouge et verte. Un sourire très légèrement narquois se profila au coin de ses lèvres. Les Endless n’avaient jamais brillé par leurs connections avec les affaires des mortelles (Dream tout spécialement) mais il fallait admettre que là, on dépassait largement le logiquement tolérable. Tu parles d’une équipe de rêve.
Intérieurement, le thaumaturge ricana. Hin. Une Dream Team.

- Avec un peu de temps, je devrais pouvoir fournir des informations pour trouver vos deux fugitifs. J’aurais probablement besoin d’un peu d’aide, mais ça devrait pouvoir se faire.

Il lança un regard en biais vers l’autre porteur de trench-coat, qualifié de « détective idéal ». Pourquoi pas, après tout ? Intérieurement, le thaumaturge passa en revue les possibles contacts qu’il pourrait appeler. La plupart étaient des voyants. Quelques uns étaient des sorciers. Un seul était un avatar élémentaire.

- Je vais supposer qu’on a assez de matière pour les tirer des Enfers au besoin. Constantine, sans se retourner, pointa Arcane du pouce.On a un aspirant-démon qui se cache dans le fond de la salle et qui pourrait sans trop de problème nous faire entrer en Enfer, un artiste de l’évasion, un immortel et d’autres brillantes personnes (j’imagine). La question que je me pose, cependant, Lucien, c’est comment est-ce que vous comptez convaincre deux gosses de retourner à un statut de mort plus actif.

Constantine arborait un léger rictus, vaguement moqueur, à peine dessiner au coin de ses lèvres. Dans ses yeux brillaient quelque chose de relativement difficile à déterminer. Il se tenait là, à demi nu, mains dans les poches, le regard planté dans les yeux du bibliothécaire.

- Vous nous demandez de tuer deux enfants qui ne demandent rien à personne sinon de continuer à vivre la vie qu’ils n’ont pas eu l’occasion de vivre, si je résume bien ?

Bien avisé celui qui aurait su dire si Constantine avait un problème moral avec la tâche en question. C’était même difficile d’être sûr qu’il n’allait pas tourner les talons à l’instant pour se tirer par la grande porte, estimant que non, il ne participerait pas et que les Eternels n’avaient qu’à réfléchir à deux fois avant de faire n’importe quoi avec leurs tâches cosmiques. Il ne tiquait pas, ne montrait rien sinon un sourire sarcastique. Il n’aurait probablement pas su le dire non plus. Quelque part, peut-être, espérait-il que quelqu’un réagisse dans la salle, que quelqu’un s’indigne, tique – ça lui éviterait de le faire, ou de se positionner moralement sur la situation. Ça lui permettait de rester en retrait, de ne pas se prononcer.
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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 19:00
 « Non. »

La réplique de Mister Miracle est directe, après l'interrogation de John Constantine.
Pas agressive. Pas sèche. Pas méchante.
Juste directe ; déterminée.

 « Il nous demande de corriger les erreurs de dieux cosmiques, qui n'osent pas assumers leurs errances et refusent d'admettre leurs torts. »

Sa voix est lente ; presque fatiguée.
Un lourd soupir s'échappe des lèvres du masque sensible de Scott Free.
Celui-ci s'avance, retire ses Aéro-Disques. Croise ses bras, et hoche lentement la tête.

 « Mais... que dire ? »

Son regard embrasse entièrement le groupe ; la petite salle de la bibliothèque, et notamment l'équipe improvisée rassemblée ici.
Pleine de surprises. Pleine d'invités audacieux.
Avec beaucoup de potentiel.
Mais aussi de très nombreux dangers.

 « Les Eternels sont en plein trouble ; cela implique que la Vie et la Réalité sont en plein trouble.
Nous ne pouvons pas ne pas agir. »


Un sourire triste glisse sur son visage.

 « Nous devons retrouver ces deux garçons, pour limiter la crise cosmique et mystique qui se prépare.
Mais... »


Il hausse légèrement les épaules, et un sourire presque amusé remplace l'expression sombre préalable.

 « Nous verrons alors de quoi nous les aiderons à s'évader.
De la Vie. Des Enfers.
Ou des manipulations des Eternels. »


Le message est clair ; il ne se laissera pas faire.
Le Néo-Dieu a conscience des risques et dangers – il sait que Lucien et Dream ne les aurait pas convoqués, et n'aurait pas convoqué tant de profils différents, s'ils avaient un autre choix.
Il faut agir, oui ; ils doivent agir.
Mais.
Selon leurs règles. Selon leurs styles.
Selon leurs valeurs.

 « Retrouvons ces enfants ; nous agirons après.
S'ils décident de gérer les menaces surnaturelles... peut-être que nos enquêteurs peuvent nous dire où nous pourrions les trouver ? »


La tension est grande ; elle s'intensifie, il le sait.
Les gens sont crispés – les personnes rassemblées ont du mal avec cette situation ; et avec eux, aussi.
Mister Miracle le sait, le sent.
Il doit agir. Ils doivent agir.
… et partir d'ici. Pour retrouver les enfants. Et faire au mieux, quand ils les auront trouvés !
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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 22:19
L’histoire qui leur était contée avait de quoi surprendre. Wesley Dodds n’avait pas la connaissance de John Constantine en mysticisme, ce qu’il avait apris dans ce domaine l'avait été en écoutant toutes ces années ses camarades de la JSA. Jim Corrigan mais aussi surtout Kent Nelson. Mais malheureusement ils n’étaient plus de ce monde.

Il ne faisait toujours qu’apprendre en novice sur le sujet, capter des bribes d’information qui n’avaient pas d’utilité directe pour lui qui n'était pas magicien. Mais il était là en tant que détective. Et de surcroît un détective lié à Dream, le maître des lieux.


Wesley était un fidèle de Daniel comme il le fut de Morphée, en somme. Quelqu’un qui ne se poserait pas de question sur le bien fondé de son action contrairement à Free et Constantine. Cela pourrait sembler ne pas être le Sandman çà, de ne pas se poser de question sur la morale de son action. Mais la raison était des plus simple.

Le Rêve lui avait révélé quelque chose à faire. Et jusqu’ici à chaque fois qu'il a suivi le Rêve les conséquences allaient dans un sens positif. Alors il le ferait à nouveau, c’est tout. Sans discuter, et avec confiance. Les Endless vivaient leur vie et ils voulaient les manipuler? Et alors. N’est ce pas ce que font les dieux. N’est ce pas ce que fait Le Dieu. Créer des trucs et les regarder s’aimer et se haïr, sans raison valable si ce n’est celle de son bon plaisir? Sa petite fourmilière personnelle à noyer au cramer avec le combo briquet/bombe aérosol selon l'envie du moment?


Il était là en tant que détective oui. Alors il agirait en détective en utilisant les informations qu’on leur a donné afin de commencer par quelque part. Le Sandman s’avance un peu pour prendre la parole.

“ Aux noms que vous donnez j’en déduis qu’ils sont Britanniques, du Commonwealth, ou américains. S’ils sont spécialisé dans les enquêtes paranormales nous avons un gros avantage. “

Il passe ses mains dans son dos en se redressant.

“Ils ont soif de découvrir des choses. Sont attirés par l’étrange, l'anormal à caractère magique. Et je pense que nous avons suffisamment d’atouts dans cette équipe pour attirer leur attention. Avec Sir Constantine comme...monsieur.”

Il lève la tête vers Anton Arcane un instant puis se tourne vers Constantine.

“Nous créons des phénomènes paranormaux dans les pays où ils sont le plus susceptible d’opérer en priorité, en commençant par la Grande Bretagne. Je crois que ce ne sera pas monsieur Constantine qui me contredira si je dis que la magie et les histoires de fantômes y sont plus rependus qu'ailleurs.

On lance quelques lignes, des apparitions spectrales ou pseudo-démoniaques. Et on les surveille avec de l'électronique de pointe. Pas de la magie car ils pourraient la repérer avec les dons dont Lucien nous a parlé. Quand les deux poissons mordent à l’une des lignes on interviens tous avec un Tunnel Boom de Mister miracle.

Si on ne trouve rien en Grande Bretagne on élargis le périmètre de nos recherches au fur et a mesure. Les pays anglo-saxons...voir le monde entier si on ne les trouve toujours pas.”

Une méthode longue, ennuyeuse. Qui demandait de la patience. Mais le travail d’un détective n’était pas toujours aussi amusant qu’on pourrait le penser dans la fiction. Pour une opération de surveillance ce qui serait ici nécessaire, le détective se les caillait dans une voiture pourrie à attendre que quelqu’un se pointe quelque part. Quand il ne se contentait pas de remplacer la batterie d'une camera embarquée dans un "véhicule mort" qui filmait l’entrée d’un bâtiment à surveiller, au cas où la personne recherchée ne se montrerait pas.

Le détective des rêves proposait de poser des pièges et d'attendre. Que Rowland et Payne viennent enquêter sur une histoire de fantôme et ne trouvent que la Dream team.



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MessagePosté le: Dim 22 Déc 2019 - 4:14
Quelles sont les chances pour qu'une aventure pareille lui tombe ainsi sur le coin du rêve ?
Car de toutes les personnes invitées ici par le maître de cet étrange bibliothécaire, Mitch est bien le moins informé. Et il n'a jamais apprécié être un jouet aux mains de personnes s'imaginant supérieures. Mais des mots sortent de toutes les bouches, lourds de sens, puissants par eux-même. Des mots qui le scotchent, qui le poussent à s'impliquer. Enfers, Eternels, dieux cosmiques, fées, Death, Dream, Lucifer (qui étonnamment déclenche chez lui un frisson; ni de la frayeur, ni du plaisir... quelque chose de hautement indescriptible) et surtout: enfants.
Des enfants.
Condamnés à subir les jeux de pouvoir des plus puissants. Victimes collatérales et involontaires d'un ensemble de lois mystérieuses.
Ce qui révolte Mitch. Ce qui ne lui donne qu'une envie: suivre la voie que Mister Miracle semble tracer. Celle du pied de nez. De l'échappatoire. De la fuite. De l'évasion. Quelque chose que le Resurrection Man a d'ailleurs très vite ressenti comme un besoin essentiel à sa survie.

L'heure n'est toutefois pas à la rébellion.
Elle viendra, aussi sûre que le soleil suit la lune, et ce depuis la nuit des temps. Cela dit, dans ce monde aux mille-et-un rêves, est-il raisonnable de présumer ainsi, sans en connaître les règles les plus profondes ? Fusse-t-il éternel, Mitchell n'est pas un Éternel, et considérant les étrangetés entraperçues jusque là, il valait mieux se former avant d'agir. Et ça tombe bien, apprendre est l'un de ses points forts.

Alors, gardant le plus total silence, il écoute, il emmagasine, il assimile. Idées, avertissements, forces et faiblesses établies tant par le fameux Lucien que par ses camarades eux-même. Discret, il se fait figure de fond, étrange inconnu aux yeux perçants. Et au chapeau tordu. A force de le triturer.
Il en a besoin, pour ne pas se retrouver dépourvu.

D'ores et déjà, il acquiesce au processus analytique, lent et précis, proposé par Mr. Dodds. Pour renchérir encore, ajoutant son grain de sel à l'édifice:

- S'il ne s'agit que d'attirer l'attention, que diriez-vous de quelqu'un qui ne meurt pas ? Pire, ou mieux selon les points de vue: quelqu'un qui n'est pas mort de... mémoire d'homme.

Mais si la Réalité est en jeu, le temps joue forcément contre eux.
Chaque seconde qui passe rapproche l'univers de la catastrophe la plus totale.
Une course contre le destin ET contre la montre. Que demander de plus ?
A part une piste de réflexion peut-être. Sûrement déjà envisagée. Sûrement impossible. Mais la fortune souriant aux audacieux, s'arrêter là ne pourrait qu'être contre-productif.
Alors il tente:

- Peut-être qu'en focalisant non pas nos recherches sur les enfants mais sur... la chose ?... qui résisterait aux pouvoirs de notre commanditaire, cela permettrait déjà d'affiner le champ des possibles ?
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Lun 23 Déc 2019 - 11:31
Anton répondit avec un sourire affamé aux salutations de Constantine et lui relança en retour sous petit "coucou" de la main. Arcane aurait été un chat dans une autre vie, aimant jouer de façon lascive avec ses proies, ne rechignant jamais au jeu avant de passer à table. Cela offrait une saveur indescriptible au plat et à la réalisation, alliant toutes les formes de plaisir avant la curée.

Mais bientôt la situation fut exposée. Plus ou moins clairement, plus ou moins complètement. Deux entités insondables jouaient au gré de leurs émotions avec la réalité. Des enfants avec des téléphones rouge et assez d'armes de destruction massive pour vitrifier l'Humanité et qui se chamaillaient au gré de leurs facéties. Au milieu visiblement plus calme et détaché se tenait ce bibliothécaire, limite une gouvernante pour Dieux puérils et qui tachait de ripoliner les dommages collatéraux pour son Maître.

Aussitôt : le bal de l'hypocrisie et des faux-semblants. L'affaire était simple : deux âmes à arracher de ce plan d'existence et à envoyer ailleurs, mais pas en Enfer. Simple. Et pourtant, tout était source de commentaires interminables. Les Endless étaient des "inconséquents", des "lâches", etc. Quant aux deux âmes, sans doute passaient-elles pour des anges victimes de forces supérieures.

Mais voilà, le monde était ainsi fait, la force et le pouvoir n'allaient ni avec la sagesse, ni avec l'intelligence, rien ne l'obligeait, rien ne l'imposait. Et tous les chevaliers blancs et leur morale fragmentaire n'y changeraient rien et certainement pas en faisant perdre son temps à Anton Arcane. Quant aux deux créatures à abattre, il se moquait bien de leur statu ou de leur position dans ce "Grand Jeu".

Anton roula donc des yeux en écoutant Mister Miracle et ses grands airs ainsi que tous ceux qui le suivirent dans son raisonnement, fonçant, imaginant que le temps était en jeu.

- Parfois il est triste de constater que les gens sont des juges bien prompts mais de vains auditeurs, lança-t-il enfin. Je conseille à chacun de garder ses avis et opinions sur cette affaire, cela aura le mérite de nous éviter l'ennui et des pertes de temps considérables, et d'être attentifs...

Arrogant, monstrueusement professoral, insupportable pour tout dire, Anton était debout, les mains dans le dos et jugeait cette masse grouillante d'idiotie. Comment en prendre un seul au sérieux ?

- L'on vous parle d'entités cosmiques qui agissent précipitamment, sous le coups d'émotions, sans réfléchir. Et que faites-vous ? Vous accourez, vous vous précipitez, vous succombez finalement à une forme de peur irrationnelle. Nous sommes dans le Dream. Ici le temps est une question de perception relative. Et si la Réalité est en jeu, encore faut-il savoir pourquoi ? Deux âmes sauvées ? La belle affaire, ça ne justifie pas un maëlstrom ésotérique, à moins que tout n'ait pas été dit sur leur sauvetage. Mais pire que tout, vous voulez improviser ? Retrouver ces deux âmes et ensuite ? Serez-vous seulement capable de faire le nécessaire le moment venu ? Et d'ailleurs, sommes-nous seulement d'accord sur le nécessaire qui doit être fait ?

Tournant son visage vers Mister Miracle, il ajouta.

- J'en doute...

Il lança un regard à John Constantine qui résumait ses impressions sur le reste de leur troupe, puis il fit quelques pas en direction du bibliothécaire.

- A mon tour, j'ai des questions. Vous dites que ces âmes doivent éviter l'Enfer et la damnation. Si l'on se réfère aux Grands Traités qui répartissent les zones des différents plans d'existence angéliques, démoniaques et humains, le Purgatoire est partie intégrante des Enfers. Doit-on interdire tout accès de cette zone aux âmes ou dispose-t-on de leur temps d'acclimatation et d'absorption ? Je reformule pour les plus lents : l'âme doit-elle impérativement éviter les enfers, ou le temps du Purgatoire est permis avant l'"ablation de la réalité"? C'est à mon sens un point important car une âme est plus facile à déplacer une fois débarrassée de son enveloppe charnelle, si nous ne disposons pas du temps qu'elle a au Purgatoire, puisqu'il est considéré par certaines sources que les âmes qui atteignent le urgatoire sont automatiquement damnées, nous aurons à réaliser de rituels complexes pour les arracher à leur sort et surtout devrons potentiellement négocier leur retrait des "Registres" avant de les tuer.

Le mot était dit, Anton n'entendait potentiellement pas faire dans le détail. Il existait mille autres méthodes : le martyr, le sacrifice, bien des méthodes indiquées dans la Bible voire dans de vieux grimoires visant à la métempsychose mais le plus expéditif restait un meurtre et ensuite un retrait du Purgatoire. L'affaire était faite, salement certes pour les âmes blanchâtres qui l'entouraient, mais le résultat était là.

- De même, l'incident de la fermeture des Enfer date sans doute - et la crise qui s'en est suivi à l'intérieur aussi... quel âge exact ont ces âmes ? J'ai bien peur que nous ne paratagions pas nécessairement la même notion du temps. Cela peut-être important pour détecter leur "Marque", car pour les béotiens qui n'ont aucune connaissance de "l'administration des âmes", les esprits qui sont vouées à la damnation sont marquées et ces griffes ont évolué au gré des maîtres et des dirigeants des différentes parties de enfer.

Il s'arrêta alors dans son désagréable exposé, prenant une profonde inspiration. Nul besoin d'aller plus loin pour le moment.

- Mais plus important Monsieur le Bibliothécaire... Qu'avons-nous à y gagner ?

La question parut incongru et les négociations semblaient déplacées, mais Anton Arcane n'était pas là pour les besaux yeux de la réalité même s'il s'en souciait un minimum, il était là parce qu'on le lui imposait et n'entendait pas repartir avec juste un "merci et à la prochaine". Lucifer, même si Anton ne le portait pas dans son coeur n'apprécierait pas de se faire avoir par Dream ou l'un de ses sous-fifres et c'était une clef de négociation importante qu'il n'entendait pas laisser passer. Les Endless étaient facétieux, pas de problème, mais qu'ils paient pour leurs gamineries.

Et à Dodds qui l'avait appelé "Monsieur" avant son long exposé, il se décida à se tourner vers lui et à lancer avec une acrimonie sans pareille :

- Ah, et pour vous, ce sera "Docteur".

Spoiler:
 
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Harley Quinn
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MessagePosté le: Sam 1 Fév 2020 - 9:06
Lucien scruta d'un œil mauvais Arcane. Il connaissait pour les avoir lu (l'intérêt d'être le bibliothécaire du Rêve c'est que l'on a lu tous les livres qui n'ont pas été écrits et ne le seront jamais) les exploits du bon Docteur avec sa nièce (et au détriment de cette dernière). Si les cauchemars sont parfois des créatures déplaisantes, le Dr. Arcane est effroyable au point de terroriser les mauvais songes eux-mêmes !

Néanmoins, il se devait de répondre à ses questions et, notamment, à celle au sujet de la "gratification"...

"Mon Maître est le seigneur des rêves et il est en son pouvoir d'accorder les choses dépendant de son domaine et qui ne nuisent pas à la pérennité de celui-ci. Pour le reste..."

Il haussa les épaules.

"Demandez et mon Maître vous dira si cela est possible..."

Harley leva le nez, visiblement intéressée. Puis se lança :

"Je veux rêver de mots et de choses qui n'existent pas et que l'on ne peut exprimer ni avec des paroles, ni avec des images, ni avec des sons, ni avec des odeurs, ni avec ses orteils, ni avec un goût ou un toucher !"

Elle parut satisfaite de sa sortie mais... Lucien ne se laissa pas perturber car il répondit immédiatement :

"Vœu accordé. Vous en rêverez dès que votre mission aura été accomplie. Mais..."

Il avala sa salive avant de précisez :

"Tâchez de choisir... judicieusement"

La question de la rémunération étant pour l'heure laissée à la réflexion des investigateurs du rêve, Lucien entreprit de répondre à certaines interrogations...

"Ces deux jeunes gens sont anglais. Le jeune Rowland est mort en décembre 1990 au sein du pensionnat Saint Hilaire, une école pour jeunes gens de bonne famille, situé dans la campagne anglaise... Son père est toujours de ce monde. Le jeune Paine a été assassiné en 1914 par trois autres jeunes gens de son école qui depuis lors sont allés en Enfer..."

... Harley sourcilla : visiblement l'Enfer était une destination très courue... Elle se demandait s'il y avait des billets low-cost pour les vacances ?

"... quant aux moyens de tromper la vigilance de mon Maître et de sa fratrie peu de gens ont pu y parvenir. Deux noms me viennent à l'esprit. Un certain Roderick Burgess avait réussi ce tour de force a début du siècle dernier en..."

Lucien s'arrêta. Ce n'était peut-être pas le moment d'expliquer qu'une précédente incarnation de son maître avait été retenu prisonnier pendant près d'un siècle par un mage fou de pouvoir ?

"... ce Burgess est mort tout comme son fils. A ma connaissance, le compagnon de ce dernier vit toujours dans la demeure de Burgess, en Angleterre, un endroit qui a été converti en maison de retraite... Quant à l'autre personne... il ne s'agissait de nul autre que du propre frère de mon maître, celui qui se faisait appeler Destruction"

Il finit par scruter à nouveau Arcane avant de commenter, un brin résigné :

"J'ignore le voyage de l'âme dans l'au-delà en dehors de toutes les légendes et croyances contenues dans cette bibliothèque. Je sais juste qu'à la fin des choses pour chacun... la sœur de mon maître apparaîtra et prendra votre main. Puis vous ne serez plus là. Certains iront en Enfer, d'autres iront vers d'autres royaumes... Je n'en sais malheureusement pas plus et mon maître non plus..."

*
* *

Estimant que Lucien en avait suffisamment dit, Dream - sans apparaître aux investigateurs - commanda leur réveil... et ces derniers se réveillèrent - comme certains d'entre eux l'avaient suggéré - dans un hôtel de la campagne anglaise dans une chambre confortable.

Leurs effets personnels avaient été amenés, du moins pour ceux qui présenteraient une quelconque utilité pour la mission. Des vêtements et des chaussures de rechange tirés de leurs propres penderies. Des cigarettes et de l'alcool pour Constantine et pour quiconque avait un vice à satisfaire. De l'argent, pas mal d'argent sur une table. Et dans la salle à mange de la pension, une jeune femme en tenue de chauffeur (y compris la casquette) de luxe.

Loin d'être étonnée par l'apparence des enquêteurs (surtout d'Arcane), elle lança dans un grand sourire et comme au garde à vous :

"Judy à votre service ! Pharamond envoie ses meilleures pensées à votre maître et..."

Elle marqua une légère pause avant de reprendre :

"... il espère juste que votre chauffeur - c'est à dire moi - ne connaître pas le sort de la dernière personne à avoir fourni le transport et la logistique à des Endless..."

Harley sourit comme une idiote et lança :

"Judy, t'inquiète, je promets de t'asperger d'eau si tu t'endors au lit avec une cigarette comme Ruby !"

Judy se figea... Comment avait-elle su ce qui était arrivée à Ruby ?

[Tout enfin relancé : Je vous propose, afin de gagner du temps, d'indiquer précisément ce que vous comptez faire en fin de post [aller au pensionnat, monter un canular pour attirer les gosses, ...]. Vous n'êtes, bien évidemment, pas obligé d'aller au même endroit ou de faire la même chose. De même, vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de préciser ce que vous avez demandé à Lucien [je préciserai si la gratification sera accordée ou non]. Bon jeu à tous !]
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Mister Miracle
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MessagePosté le: Sam 1 Fév 2020 - 21:57
 « Veillons à limiter les abus du tabac. »

Une voix calme et colorée se fait entendre, juste derrière la réplique de Harley Quinn.

 « Cela évitera toute action corective. »

La silhouette de Mister Miracle apparaît soudain à leurs côtés.

 « Non ? »

Un léger sourire glisse sur son masque sensible.
Même si le cœur n'y est pas.

 « Bon. J'ai vécu des aventures oniriques en... plus aimables compagnies. »

Son regard se tourne vers les autres ; les autres membres du groupe.
Un sourire las glisse sur son visage.

 « Mais... il y a trop en jeu pour faire la fine bouche. Comme d'habitude. »

Il soupire légèrement, et s'avance vers Judy.

 « Enchanté. »

Le Néo-Dieu effectue une légère révérence, puis se redresse.

 « Allons-y. »

Il se tourne lentement vers le groupe, et croise les bras.

 « J'entends aller au pensionnat, récolter ce qui peut l'être. Ma technologie de Néo-Dieu peut aider, et... j'ai une certaine expérience de la vie dans une telle structure. »

Une ombre passe dans ses yeux.
Une ombre dure, difficile, brutale, cruelle ; mortelle.
Une ombre digne de Granny Goodness.

 « Plus vite nous y serons, plus vite nous avancerons. Plus vite nous finirons. »

Plus vite leur association s'arrêtera, aussi.
Scott Free jette un regard entendu vers Anton Arcane, dont la présence le révulse ; même s'il la tolère, encore. Pour le moment.

 « Allons-y, oui. »

Il esquisse un nouveau sourire poli – et se lance, oui.
Vers le pensionnat. Vers cette autre aventure. Vers cette autre fin du monde, qu'il doit empêcher.
Vers cette... opportunité.

La possibilité d'obtenir la réalisation de son souhait ; un souhait simple, limpide, fluide. Pur.
Être heureux.
Par la seule manière qu'il connaît. Par la seule solution qu'il ait. Par la seule chose qu'il connaisse, alors que l'Univers le lui a toujours refusée.

La Mort.
Mister Miracle l'espère, dans les moments sombres et terribles qu'il vit depuis des mois, maintenant ; en sachant que l'Univers ne lui a jamais accordé cela.
Il le demande, alors. Il le souhaite. Il le rêve.
… et il espère que Daniel sera meilleur joueur que son prédécesseur !
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MessagePosté le: Sam 8 Fév 2020 - 18:11



Le visage du Britannique s’éclaira un court instant, illuminé par la flamme tremblotante d’une allumette. Le bout de sa cigarette s’embrasa dans un crépitement discret. Techniquement, son dernier mégot n’était pas encore froid – mais sa dernière bouffée de tabac lui paraissait distante, floue, lointaine. Définitivement, les bâtons à cancer oniriques ne valaient pas la saloperie bien terrienne qui se consumait entre ses doigts.
C’était quoi, la formulation de Miracle déjà ? « Éviter les abus du tabac » ?

- J’irais avec Sa Divinité en Collants colorés.

Constantine était intégralement habillé, cette fois-ci – chemise, pantalon, cravate, caleçon, chaussettes et chaussures. Son trench, qu’il portait sous le bras lorsqu’il était descendu dans la salle à manger, avait été jeté sur une des chaises autour de la grande table. Il avait prit une bouffée de tabac tout en agitant son allumette pour l’éteindre avant de se diriger l’air de rien un large comptoir de bois dans un coin de la pension et de parler.
Plus spécifiquement, le magicien visait la bouilloire et le panier en osiers qui y trônait, à côté d’une cafetière pour l’instant vide et d’un petit plat de tartines, miels et confitures. Mine de rien, le thaumaturge n’avait pas pris de petit déjeuner – et contrairement à ce qu’il revendiquait ici et là, il ne vivait pas seulement d’éthanol et de fumée de tabac.
Intérieurement, il se dit qu’il fallait qu’il contacte Dream plus souvent. Il ne s’était pas endormi dans son lit, le soir précédant, et ne s’était pas endormi seul – mais travailler pour le Seigneur Métamorphe s’était avéré une excellente alternative à une fuite par la fenêtre de la chambre pour éviter de tomber nez-à-nez avec un petit-copain furieux.

- J’imagine que vous n’aurez pas besoin de moi pour aller vous cailler les miches en espérant chopper deux mioches dans un piège élaboré, hein.

La bouilloire électrique en plastique blanc émis un petit bip, avant que le frémissement de l’eau ne la fasse bruyamment trembler. Constantine tendit la main vers le panier d’osier et farfouilla à l’intérieur, parmi les divers sachets de thés qui y étaient entassés. Objectivement, sa magie pouvait s’avérer utile, utilisée de concert avec la technologie de l’escapologiste : mettre la main sur des objets personnels de leurs deux cibles pourrait s’avérer particulièrement utile. Des lieux ou des possessions chargées de souvenirs pouvaient s’avérer des outils particulièrement aiguisés en magie, a fortiori lorsqu’il était question d’avoir affaire avec des trépassés. Le mieux restait de mettre la main sur leurs cadavres, mais le pensionnat miteux dans lequel ils avaient clamsé feraient l’affaire.

Nouvelle bouffée de tabac. Satisfait, il tira un sachet de son emballage avant de le larguer dans un large mug rouge. Pour être honnête, ça n’était pas vraiment parce que le Britannique pouvait être utile qu’il choisissait de suivre Miracle : il n’avait simplement pas envie de se taper le travail de surveillance que les autres devraient se coltiner. Et, comme on disait si bien, « premier arrivé premier servi ».

- Pharamond ? C’est un nom qui sonne familier.

Constantine versa l’eau chaude dans sa tasse, qui le colora lentement d’un brun sombre. Il tendit la main vers une cuillère et un sachet de sucre, puis tourna son attention vers la demoiselle si diligemment mise à leur service par Dream. Il la dévisagea un très court instant, cherchant à savoir si il y avait quoi que ce soit de magique chez elle.

- Miracle et moi réussirons à nous véhiculer sans problèmes. Merci de proposer, cela dit.

Le magicien, tasse en main, fit quelque pas sur le côté et catapulta d’une pichenette son mégot dans l’âtre éteint de la salle. Le Seigneur des Rêves ne les avaient pas exactement logé dans un hôtel 5 étoiles, mais c’était déjà assez pour Constantine. De son point de vue, la téléportation forcée, la nourriture, les boissons, les vêtements et l’argent sur la table étaient déjà assez m’as-tu-vu pour en rajouter. Distraitement, il fit tourner son sachet de thé dans l’eau chaude de sa tasse.
Il n'avait rien répondu à Lucien, lorsque avait été mentionné la question du paiement. Pas parce qu'il ne savait pas, mais parce que c'était le genre de chose qu'il gardait pour lui, dans un coin de son coeur. Dream savait probablement ce qu'il voulait - et il savait aussi probablement que Constantine avait d'autres moyens de parvenir à ses fins. Pour l'instant, le thaumaturge avait préféré noté la dette du seigneur des rêves sur son ardoise pour l'encaisser plus tard.

- Par contre, avant de partir à l’aventure en pensionnat, il nous faudrait peut-être convenir de moyens de communication, pour nous maintenir en contact, tout autant que nous sommes. J’imaginais que tu pourrais nous aider sur ce point, Miracle, puisque la majorité d’entre nous ne semble pas exactement du genre à avoir un téléphone. L’objet de communication le plus efficace entre nous serait probablement la tête coupée et affreusement mutée que Arcane utilise pour appeler commander des pizzas.

Constantine ne faisait référence à aucun sortilège précis dans le répertoire de l’occultiste, mais l’image, lancée comme une vanne, ne lui parut pas si stupide que ça (pour peu qu'on accepte le postulat particulièrement ridicule d'un Anton Arcane Mangeur de Pizzas). Une tête miniaturisée. Tuméfiée. Et mutée jusque dans son ADN pour à l’occasion faire home-cinéma. Constantine jeta un regard circulaire à l’équipe que Dream avait mise sur pied pour régler ses problèmes. D’un air vaguement distrait, il tira son sachet de thé de sa tasse, l’égoutta rapidement et le jeta à son tour dans la cheminée. Il laissa ensuite tomber un peu de sucre dans sa tasse, avant de mélanger tranquillement la boisson chaude.
C’était quand même pas gagné.

-Joli manteau, au fait, lança-t-il avec un sourire en coin à Dodds.
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MessagePosté le: Dim 9 Fév 2020 - 23:14
Celui qui tenait à ce qu’il l’appelle Docteur semblait le seul individu non fiable de l’équipe réunie par le Seigneur des rêves, et Wesley ne contesterait jamais les dessins de celui qui bien malgré lui, lui avait créé cette connexion entre le New Yorkais et les rêves. Aussi ne répondit il rien au docteur mais enregistra néanmoins cela comme indice sur son identité. Plus tard Constantine l’ appellerait Arcane, confirmant la suspicion du détective. Finalement ce n’était peut être pas si dommageable qu’ils soient tous réunis autour de lui.

Mais pour le moment ils étaient toujours dans la demeure de Dream, et Lucien leur parla de Burgess, un nom qui éveilla des souvenirs fort lointains chez Wesley. Burgess... le Detective des Rêves était allé à l’une des soirées organisée par lui. Il savait que la demeure avait appartenu au 18 ème siècle à la famille de John Constantine, le monde de la magie était bien petit.


“ Fawny Rig est devenu une maison de retraite donc, quand j’y suis allé en 38 ou 39 cela en avait déjà tout l’air. Burgess faisait bien son âge.”

Ils furent après cela réveillé dans un hôtel de la campagne anglaise. Wesley trouva tout le matériel nécessaire dans sa chambre et s’habilla de son costume cravate, trench coat et chapeau sans pour le moment enfiler son masque à gaz. Il rejoint les autres dans la salle à manger de la pension ou une chauffeure se présentât. Il allait répondre poliment mais fut précédé par Harley Quinn parlant d’un phénomène de combustion spontanée qui avait touché Ruby lors d’un road trip avec Dream et Delirium partis en quête de Destruction. Quelque chose dont personne ici à part Judy n’aurait pu avoir connaissance. Il salua la femme à leur disposition en baissant son chapeau.

“Merci Miss Judy, vos services nous seront trés utile.”

Mister Miracle proposa d’aller au pensionnat et Constantine embraya dans le même sens, indiquant qu’ils avaient les moyens de se déplacer sans elle. Wesley sourit alors en remettant son chapeau.


“Bon...une autre fois peut être.”

Constantine demanda des moyens de communication et confirma dans sa phrase les doutes de Wesley, à savoir que le docteur était Anton Arcane ce qui expliquait bien des choses. Le Sandman plongea sa main gauche dans la poche intérieur de son grand manteau pour y attraper une grappe d'oreillettes qu’il posa sur la table de la salle à manger, des dispositifs de communication conçus par Mister Terrific pour la JSA mais munis de pas mal d’options étonnantes de son cru. Normalement Mitchell en avait déjà un modèle sur lui.

“Cela permettra de communiquer. Servez vous.”

Il se tourna vers Anton.

“Vous aussi Docteur. Je vous en prie.”

Constantine buvant son thé celui ci le complimentât sur son manteau.

“Merci, le votre n’est pas mal non plus.”

Il était prêt à partir avec eux.


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MessagePosté le: Lun 10 Fév 2020 - 1:40
- AH !

Mitch se redresse brusquement, avec un bref cri. Déchirant de douleur et de peur.
Ses muscles, crispés, lui hurlent de bondir pour échapper à la voiture qui s'apprête à le percuter, sur le rebord obscur et humide de cette route américaine. Mais rien ne se passe, malgré les secondes qui s'égrènent. Un peu de raison allume toutes les lumières dans le cerveau du pauvre immortel, qui prend enfin une grande inspiration quand il réalise où il est: une chambre d'hôtel. Pas le grand luxe, mais toujours mieux que les motels miteux dans lesquels il a l'habitude de séjourner... quand il en prend le temps. Un vrai matelas, un sommier fatigué mais encore solide, un toit au dessus de la tête et de quoi prendre une bonne douche. Voilà de quoi satisfaire un homme comme Mitch, plus habitué à marcher des jours durant au bord de routes faiblement éclairées. Hormis un petit tas de linge soigneusement plié, rien de plus ne l'attend dans la chambre. Ni argent, ni vice à combler, rien qu'une solitude à laquelle il s'est habitué. Rien, si ce ne sont les souvenirs de cette mission onirique confiée par l'émissaire du Maître des Rêves. Assis au bord de son matelas usé, il laisse revenir à lui les détails entourant son équipe on ne peut plus atypique, et la nécessité de leur union pour le bien être de l'équilibre. Au détriment d'autrui, encore. Des enfants. Toujours.

L'eau de la douche est bien chaude. Juste comme il faut.
Elle lui brûle la tête et les épaules, et s'écoule tout en délassant des muscles tous plus endoloris les uns que les autres, à croire que Mitch n'est aujourd'hui plus qu'une pelote de nerfs. Ses cheveux blancs retrouvent même leur éclat, après un bon shampooinage énergique.
Et rien de mieux qu'un passage sous la douche pour exciter la réflexion, et animer les désirs les plus désespérés. Ce que sont, à ses yeux, des réponses aux deux questions qu'il a osé poser à Lucien, le bibliothécaire du Rêve. Quelqu'un qui a dû voir passer tout ce qui est, a été et sera... et donc, peut-être le sujet de sa demande:

- Où suis-je né ? Et pourquoi la sœur de votre maître ne vient pas me prendre la main ?

L'immortel sourit.
Il n'a pas pu s'empêcher de répéter ces mots, d'une voix basse noyée par l'eau qui ruisselle.
Une fois complètement habillé, très simplement comme d'habitude -grand manteau de cuir gris, t-shirt noir, jeans et légendaire chapeau-, il est temps pour Mitchell de rejoindre cette petite équipe étrange, si étrange. Et une nouvelle venue. Leur chauffeuse, une jeune femme au style impeccable. Qu'il salue, comme ses autres collègues avant lui.

- Mes salutations miss Judy.

Et il se découvre la tête, presque au même moment que Wesley Dodds, figure d'autorité pour Shelley, au sein de la JSA nouvellement rejointe. Beaucoup d'équipes en peu de temps. Ca commençait à faire beaucoup, mais les crises l'exigent.
Éminemment silencieux, il écoute, analyse, assimile aussi vite que ses sens lui permettent. Difficile de faire autre chose quand on est le moins renseigné de tous dans la pièce. Difficile également de prouver sa valeur. Plus tard, peut-être. Son temps viendra. En attendant, Mitch croise les bras, jette un bref coup d'oeil aux oreillettes dernier cri fournies par le brillant Mr. Terrific, et soupire aux paroles du magicien en trench-coat, avant de se tourner vers Miracle:

- Hum, investiguer au pensionnat me semble être essentiel. Je suis des vôtres.
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Mar 11 Fév 2020 - 9:26
La demi-réponse du bibliothécaire à sa réclamation fut accueillie d'un demi-sourire presque satisfait mais qui étirait tant les traits déformés du Docteur, qu'elle donna l'impression un temps de l'avoir blessé au plus profond. C'était un paiement en suspend, et il entendait en tirer profit en temps utile, selon le déroulement de cette "mission".

Anton nota que le bibliothécaire était assez ignorant de la gestion des âmes, à son grand désarroi, cela serait source de conflits avec ses "collègues", dans le doute, les actions les plus cruelles ne seraient pas de mises avec eux, même face à la fin des temps. Il lisait dans leurs regards trop d'empathie et de bienveillance pour qu'ils puissent accepter l'inacceptable.

Le réveil ne fut pas désagréable. Campagne anglaise, par delà les vitres propres, on pouvait découvrir des arbres et un paysage tout ce qu'il y avait de plus bucolique. Les insectes pollinisateurs allaient de fleurs affreusement colorées en bosquets grouillant d'une vie qui profitait de la fraîcheur humide des couverts. Le terreau grouillait de lombrics qui décomposaient la matière et les racines se gorgeaient des nutriments du sol pour croître et mener une guerre sans fin pour leur survie.

Anton découvrit sur un valet de nuit proche des habits, ce qu'il fallait pour être discret. Chaussures cirées, pantalon à pinces soigneusement repassé, chemise blanche à bouton de manchettes et les acessoires qui allaient avec, un gilet croisé, une veste à quatre boutons un peu démodée mais assez chic pour qu'on lui pardonne, une cravate unie et une pince métallique, sans oublier les sous-vêtements de rigueurs et... une canne. Charmante attention.

Pourtant, l'occultiste ne s'habilla pas tout de suite, il observa la salle de bain attenante à sa chambre et s'en alla dans la pièce principale où attendaient déjà la plupart de ses alliés de circonstances. Tous avaient une idée bien précise. L'idée du piège balayée, ils semblaient vouloir se précipiter comme de la vermine dans le pensionnat. Constantine avait sa décontraction habituelle, le fameux Miracle était du genre héroïque sans retenu, à se croire seul garant de la vérité universelle, quant aux autres, les commentaires étaient dispensables. La bimbo décérébrée avait l'esprit aussi clair d'un brouillard de charbon, Shelley était un suiveur où Anton ne s'y connaissait plus, quant au Dodds, il paraissait trop lié au Dream pour représenter un appui utile.

Tandis que chacun parlait, Anton ouvrit le réfrigérateur et sortit une bouteille de lait écrémé avec une grimace. Dans un placard, il trouva un sucrier plein et aussitôt Contantine émit un commentaire sur sa façon de communiquer.

- Hi-la-rant monsieur Constantine, exhala-t-il en fouillant à son tour dans les sachets de thé pour y trouver un Earl Grey simple et en prendre trois unités.

Il tourna un regard vers l'occultiste plus versé en plaisanteries qu'en pratique qui se voulait inamical au possible, le genre qui ne réclamait pas beaucoup d'effort avec le faciès meurtri du Docteur.

- Avant de sortir, permettez que je me vêtisse convenablement, lança-t-il.

Toutes les politesses qui sortaient de la bouche du semi-démon était comme une insulte faite à ses interlocuteurs, le genre de propos déplacé et dit avec si peu d'attention qu'ils en devenaient vexants et insupportables.

Dodds avait répandu des oreillettes et avait invité Anton à en prendre un, avec visiblement les formes de rigueur.

- Voilà qui est fort aimable, répliqua-t-il avec la sécheresse d'un vent du désert. Mais je ne devrais en avoir nul besoin si je suis toujours avec l'un d'entre vous. Maintenant, pardonnez, je ne serai pas long.

Puis il retourna dans sa chambre, ferma à clef, direction la salle de bain qu'il verrouilla à son tour. Il grava son évier de symboles alchimiques, ferma le bouchon d'évacuation et versa le lait. Cinq pincée de sucre. D'un ongle acéré il éventra les sachets de thé et les répandit. De ses mains sèches il mélangea le tout et prononça quelques paroles ignobles que les accents gutturaux de la langue infernale déformaient comme du métal trop chauffé. Le mélange bouillonna. D'un geste sec il se coupa l'intérieur de la main et fit couler son sang impur dans la mixture qui émit un sifflement et une odeur épouvantable.

Avec l'habitude, il marqua le miroir qui lui faisait face avec des symboles de sang puis grava son front de mots en langue démoniaque. Il plaqua ses deux mains contre la surface réfléchissante froide. Aussitôt, un étrange portail s'ouvrit. Pas grand, juste assez pour qu'il fasse sortir une âme tourmentée d'une de ses réserves mineures.

Les quelques personnes versées dans les arts magiques durent sentir une légère pointe âcre de magie noire dans l'air.

L'âme voulue hurler mais déjà l'occultiste la déversa dans le breuvage où elle se dissout. Puis il plongea sa tête dans le lavabo. Son corps convulsa.

Lorsqu'il releva la tête, toute sa décoction avait été absorbée par ses tissus décharnés et il se découvrit les traits d'un vénérable vieillard. Sa peau n'était plus aussi abimé d'avant, juste assez parcheminée pour être réaliste. Toutes ses maques avaient disparu et ses yeux étaient de nouveaux verts émeraude. Avec un gant de toilette proche il nettoya son miroir et entreprit de s'habiller.

Lorsqu'il revint dans la pièce, canne sous le bras, il paraissait être le parfait britannique au chic un peu suranné mais très comme-il-faut.

- Nul besoin d'être quinze pour explorer un pauvre pensionnat, vous me ferez un résumé circonstancié de vos pérégrinations lorsque nous serons ensemble, commenta-t-il, montrant par là même que la magie ne pouvait modifier le plus effroyable des caractères. Mademoiselle Judy, lança-t-il vers leur chauffeur. puisque tout le monde se sent l'âme d'un détective, il faut bien que quelqu'un prépare le terrain. Veuillez me conduire à des boutiques où je pourrais trouver : quatre parapluies, idéalement à poignée de bois ou d'ivoire ; un jeu de marqueurs de la marque Lex Corp ; un jeu de craie, au cas où ; des couteaux d'excellente qualité ; 800 grammes de viande hachée ah... et une boutique New Age dotée d'un bon rayonnage en lithothérapie.

Sans gêne Arcane se saisit d'une liasse de billets qu'il glissa dans le porte-monnaie d'excellente qualité qu'on lui avait fourni. Il ne comptait pas se promener en vain dans tous les endroits les plus improbables et entendait bien attirer ses cibles sans aucune discrétion.

- Nous reviendrons ensuite ici, nous passerons également à une pharmacie pour y acheter de l'aspirine avec du sirop contre la toux, n'oublions pas non de nous arrêter à une quincaillerie pour acheter une scie ; de la corde ; de l'essence de térébenthine ; ajoutez également de l'acide sulfurique ; un kilo de terreau et des allumettes grand format.

Après avoir fait sa liste à haute voix, Anton donna un coup d'oeil circulaire sur sa "compagnie". Il s'arrêta notamment sur Harley Quinn et Wesley Dodds qui n'avaient pas réellement acté leurs destinations et Constantine qu'il pensait assez malin pour s'inquiéter un peu de cette étrange liste. Anton était un esprit affûté mais surtout qui n'improvisait que sur un terrain connu et parfaitement maîtrisé. Il n'était pas aussi fort que certains des "héros" ici présent et n'entendait pas rester en bas de la liste.

- Amusez-vous bien messieurs, personne pour m'accompagner ?

La demande était presque un défi tandis qu'il enfilait le manteau qu'on lui avait attribué.

[HRP]

  • Anton prend l'apparence d'un homme vénérable ;
  • Il propose d'aller faire quelques emplettes, n'ayant pas d'intérêt à aller tout de suite au pensionnat.

[/HRP]
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John Constantine
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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2020 - 18:39



- Il est toujours aussi charmant. C'est rare, de croiser des gens aussi constants.

Constantine accrocha l'appareil de Dodds à son oreille droite, l'air relativement distant. Il avait fait comme tout le monde et avait pris l'appareil de communication en même temps que le reste de la troupe. Cependant, profitant des mains entremêlées et de l'inattention générale, il en avait discrètement piqué un deuxième - qui venait de rejoindre le fond de sa poche, juste à côté d'une généreuse liasse de billets négligemment prise au passage, l'air de rien. Il ne comptait pas spécifiquement se servir de l'argent en question, mais ça aurait été criminel de l'abandonner ainsi à l'air libre. Il avait bien le droit, l'argent était après tout mise à leur disposition pour ça.

- Amusez-vous bien messieurs, personne pour m'accompagner ?

- Bah voyons.

Constantine, jusque là occupé à farfouiller sur le servie du petit déjeuner à la recherche d'un truc à engloutir pour étouffer les gargouillis de son ventre, jeta un regard ouvertement moqueur à Arcane. Hin. Ar-canne. Soit Dream avait un sens de l'humour aussi bancal que le sien, soit il lui faudrait sérieusement considérer un retour à Ravenscar.
Des fois, ses propres remarques internes le désespéraient.

- Quelle sorte de babysitter serais-je si je te laissais faire tes courses tout seul ? Surtout quand tu fais l'effort de mettre un si beau visage, je m'en voudrais de te laisser sortir non-accompagné.

Le Britannique lui adressa un large sourire. Qui, pour l'un comme pour l'autre, signifiait très clairement "je ne te lâcherait pas, et si tu espères t'en tirer sans moi sur te fourre la canne dans ce qui reste de tes yeux verts". Il finit sa tasse, la posa sur la table de bois et enfila son trench presque dans le même mouvement. Son regard amusé dévia vers la chauffeuse, qu'il observait du coin de l'oeil. Son sourire changea légèrement, un peu plus sincère.

- Désolé d'avoir parlé trop vite. Je serais un monstre en bonne et due forme si je vous laissais seule avec le Père Fouras. Après vous.

Le thaumaturge semblait tout ce qu'il y a de plus détendu. Pourtant, les regards et les sourires qu'il lançait à l'occasion à Arcane avaient tous ce grain d'une menace vaguement folle, cette lueur de calcul froid et de méfiance pure. Il ne faisait pas confiance au docteur, et il savait parfaitement que les matériaux les plus bénins pouvaient se révéler particulièrement mortels entre ses mains putréfiées. Il n'avait pas manqué la pointe de magie noire, pendant que Arcane se préparait à l'étage - elle lui avait arraché une grimace, mêlant soudainement un goût ferreux à son thé pourtant relativement bon. Et il ne comptait pas manquer les suivantes.
Et puis bon, si Arcane pouvait transformer du lait en ingrédient rituel, Constantine ne voulait surtout pas lui confier une scie.

Il s'arrangea pour sortir parmi les derniers de la pièce - après Arcane, mais avant un autre. Il avait ses propres courses à faire faire, et il ne voulait pas spécifiquement être entendu. Discrètement, il passa à proximité de Mitchell Shelley, l'air de rien, et se pencha vers son oreille. Question d'affinité vestimentaire, son instinct naturel l'aurait normalement poussé à s'approcher de Dodds - mais pour une raison obscure, qu'il ne s'expliquait que très moyennement, il choisi le Resurrection Man.

- J'aurais besoin d'un bout du cadavre des deux enfants. Un os, idéalement un pouce. Arcane ne doit pas savoir - les autres peuvent. Ou des trucs qui auraient eu une forme d'importance pour eux de leur vivant.

L'échange fut bref et le thaumaturge s'écarta aussi rapidement qu'il s'était approché pour s'éloigner, main dans les poches, l'air de rien. C'était être excessivement paranoïaque, mais Constantine n'est pas encore prêt à mettre des liens occultes aux fantômes qu'ils chassaient entre les mains d'Arcane. Plus il gardait ses cartes pour lui, mieux s'était. Il aurait aussi pu utiliser les oreillettes, que le docteur avait refusé. Le thaumaturge était d'une nature peu confiante, et il fallait bien admettre que quelque part il suspectait qu'Arcane avait moyen de surveiller leurs conversations.
Le magicien suivit Judy dehors, profitant d'un peu d'air frais et du soleil grisâtre de la campagne anglaise.

- Longue liste de course, tout de même. Si la viande hachée y est dans le but de cuisiner, je déconseille de l'associer au terreau. J'ai entendu dire que c'est infect. Même pour l'Avatar de The Rot.
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MessagePosté le: Sam 15 Fév 2020 - 8:54
Harley regarda les deux groupes qui s'étaient formés... Mister Miracle, Mitchell et Sandman avaient décidé d'aller au Pensionnat ? Elle raffolait de ces ambiances de pensionnat anglais qui sentait les chaussettes et le vestiaire et qui finissaient pas par produire des Premiers Ministres et des satanistes purs jus...

... néanmoins, l'idée d'aller faire des emplettes avec Constantine et le type qui faisait peu l'attirait également. Elle demanda à Judy :

"Je peux conduire ? Je suis une très bonne conductrice ?"

La femme se raidit quelque peu et lança, de manière un peu forcée :

"Milady, il me semble que vous ne soyez jamais arrivée au bout de vos leçons de conduite. Si vous le souhaitez, en revanche..."

Elle se détendit quelque peu.

"... vous pourrez porter ma casquette tout le long et appuyer une fois ou deux sur le klaxon tandis que nous seront aux courses"

La mine ravie de Milady Quinn acta son choix et sa préférence au-delà de tout doute raisonnable... avant de se saisir d'une des oreillettes mises à sa disposition par Sandman...

... ce dernier avait-il réellement bien fait de confier à cette folle un moyen de communication permettant d'être contacté à tout moment ? L'avenir allait le dire...

*
* *

Arrivés au pensionnat par leurs propres moyens, Mister Miracle, Sandman et Mitchell eurent une sinistre et désagréable surprise...

[Ailleurs] Endless, Nameless RCO007

... la nuit était déjà tombée sur un endroit visiblement sérieusement hanté. A l'exception de quelques lumières provenant d'une grande pièce qui devaient être un réfectoire, l'endroit était complètement plongé dans la pénombre. D'étranges fumées apparaissaient dans les jardins du pensionnat, fumées dont s'échappaient les fantômes de jeunes garçons en uniforme d'écolier anglais. Ces derniers avaient le teint cadavérique et pour certains d'entre eux portaient les stigmates des morts violentes qu'ils avaient pu avoir...

... ils ne semblaient pas faire spécialement attention au trio de détectives du paranormal et ne les gratifiaient que d'un léger regard, vaguement indifférent.

Soudain, le clocher s'alluma brièvement et un rire terrible et démoniaque s'en échappa.

L'ombre du mal planait sur Saint-Hilaire !

Mais ce n'était pas tout. Avant de partir enquêter plus en avant, les héros remarquèrent...

... qu'ils avaient perdu en taille et en corpulence : ils étaient maintenant de la taille et de l'apparence qu'ils avaient quand ils avaient 13 ans. Ils portaient de même les habits qu'ils mettaient pour aller à l'école (ou dans des occasions formelles si la notion d'école ne leur était pas applicable). Ils avaient de même perdu l'ensemble de leur équipement (oreillettes comprises)...

... maintenant, les fantômes des élèves les remarquaient un peu plus. L'un d'eux - un garçon dont la moitié du visage semblait avoir été emportée par une arme feu - leur lança :

"Les mecs, c'est quoi ces tenues ? Vous voulez vraiment vous faire punir ? Les Proviseurs sont tous là et... j'sais pas quand vous êtes morts mais j'peux vous dire qu'avant votre époque, il y a eu de sacrés peaux de vache, j'peux vous le dire !"

Si les garçons convergeaient vers le réfectoire, les rires continuaient à retentir dans le clocher...

D'ailleurs, alors qu'ils ne possédaient plus d'oreillettes, ils entendirent - très distinctement - dans leur propre tête la voix de Harley Quinn leur dire :

"Les gars, je crois qu'il y a quelque chose de pourri dans ce pensionnat. A votre place, la chose du clocher, j'y ferai très attention... car, bon, même si, comme disait mon pote Borellus, "il ne faut jamais invoquer ce que l'on n'est pas capable d'abattre", certains petits crétins n'ont vraiment rien dans la tête !"

Et puis, la voix disparut de leurs esprits.

*
* *

Harley allait-elle réussir à demeurer sage ? Telle pouvait être la question que se posait Constantine et Arcane (et Judy) lors de leurs emplettes. Les divers objets recherchés purent être collectés de manière assez simple, la boutique New Age disposant d'un bon rayonnage en lithothérapie s'étant, néanmoins, avérée légèrement plus compliquée à trouver que les autres....

... et à chaque arrêt, Harley klaxonnait comme une dingue tandis que Constantine et Arcane faisaient les courses.

Alors qu'ils étaient tous sur le point de rentrer, quelque chose se produisit : la communication fut coupée avec le groupe du pensionnat... les oreillettes ne communiquant plus qu'entre John et Harley (cette dernière hurlant dedans en plus...).

Et c'est là qu'il se produisit quelque chose d'étrange, c'est que Harley prétendit pouvoir communiquer avec le groupe du pensionnat sans utiliser la moindre oreillette.

Elle lança, dans le vide, comme possédée :

"Les gars, je crois qu'il y a quelque chose de pourri dans ce pensionnat. A votre place, la chose du clocher, j'y ferai très attention... car, bon, même si, comme disait mon pote Borellus, "il ne faut jamais invoquer ce que l'on n'est pas capable d'abattre", certains petits crétins n'ont vraiment rien dans la tête !"

Puis, comme si elle n'avait rien dit, elle monta dans la voiture pour assister à la suite des opérations.

"On va invoquer des choses terriblement anciennes, polypoïdes et malfaisantes et qui vont détruire le monde ? Chic !" lança-t-elle à John et Arcane.

Judy soupira un grand coup et ramena le trio de l'étrange à l'hôtel...

[HJ :

- Le groupe de Mister Miracle, Mitchell et Sandman part au pensionnat par ses propres moyens
- Le pensionnat est hanté : il y a les fantômes d'écoliers morts qui convergent vers un réfectoire éclairé
- Dans le clocher du pensionnat, il y a des rires démoniaques
- Les héros ont été transformés en adolescents de 13 ans et portent les vêtements qu'ils portaient - à l'époque - pour aller à l'école (ou pour une occasion formelle)
- L'équipement des héros a disparu (oreillettes comprises)
- Un fantôme s'adresse à eux
- Harley Quinn leur donne des conseils directement dans leurs esprits

- Le groupe de Constantine, Arcane et Harley fait les courses avec Judy
- Tout le matériel demandé par Arcane est trouvé
- Les communications avec l'autre groupe sont mortes. Harley prétend pouvoir leur parler et parle dans le vide, comme si elle s'adressait à eux
- Le groupe rentre à l'hôtel

/ HJ]
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Mister Miracle
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Situation : "New Mister Miracle". Scott Free a renié les New Gods suite à une nouvelle trahison, et se retrouve isolé de son peuple. Il s'est un temps perdu dans la violence naturelle des New Gods, mais se reprend. Il décide de retrouver une vie d'aventurier, de redresseur de torts, mais aussi d'homme du spectacle. Il s'adapte alors au XXIe siècle, délaisse le costume initial ("so 20th Century"), et adopte une allure plus moderne. Avec toujours les couleurs de Thaddeus Brown, chères à son coeur.
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MessagePosté le: Sam 15 Fév 2020 - 10:10
Les esprits s'échauffent.
Les interactions entre les différents membres de ce groupe, de ce commando improvisé deviennent... difficiles.
Notamment à cause d'Anton Arcane.
Qui souhaite profiter de l'opportunité immense donnée par cette mission pour... réaliser ses propres souhaits ; ses propres rêves. Qui ne sont que des cauchemars pour autrui.

Mister Miracle ne dit rien, lui ; il laisse faire.
Il laisse... parler. Il laisse décider.
Il laisse les autres se positionner ; et il observe.

La douceur et la compréhension de Sandman. L'étrangeté de l'attitude de ce Mitchell.
La folie définitive mais presque sympathique d'Harley Quinn.
Et... John Constantine, oui. Le Britannique qui interroge vraiment le Néo-Dieu.

Oh, l'homme est une grande gueule, oui ; l'homme aime s'écouter parler.
Mais.
Mais... il agit. Mais il décide. Mais il veut faire quelque chose ; mais il veille, aussi.
Notamment sur les autres. Notamment... sur autrui.

Il n'est pas anodin de voir John Constantine revenir sur son choix, décider de suivre à la trace Anton Arcane ; de le coller, littéralement.
Ce n'est pas anodin, non. Car cela veut dire quelque chose du Britannique.

Cette attitude est... héroïque. Oui.
Même s'il refuserait cette idée ; même s'il s'en moquerait.
Mais c'est vrai.
Ce choix de suivre Anton Arcane, pour l'empêcher de nuire... c'est bien. C'est vraiment bien.

Et Scott Free hoche lentement la tête en direction du Britannique ; pour valider sa position.
Pour la valoriser.

Même si cela ne peut durer ; même s'il faut y aller, aussi.
Surtout.

Il sollicite ainsi Wesley Dodds et Mitchell Shelley – et ils partent.
Par leurs propres moyens, en effet. Enfin.
Par ceux du Néo-Dieu, qui enclenche un vortex de téléportation de son choix.
[Ailleurs] Endless, Nameless 340?cb=20180712123313
Un Tunnel-Boum, qui leur permet de quitter le Rêve... pour aller ailleurs ; à destination.

Au pensionnat.
Dont la découverte est... pleine de surprises ; de mauvaises surprises.

 « Ha. »

Le regard de Mister Miracle va et vient, entre lui, ses camarades, le pensionnat ; le bâtiment.
Il grimace.
Et se tourne vers Wesley et Mitchell.

 « Bon. »

Il souffle, lourdement.

 « Etonnant rebondissement, n'est-ce pas ? »

Il esquisse un sourire sans joie, en se tenant devant ses deux camarades ; bien plus jeunes.
Bien... enfantins, maintenant. Comme lui.
[Ailleurs] Endless, Nameless Scott-free-young-justice-league-unlimited-11.2
Lui qui est vêtu comme les orphelins de Granny Goodness – avec une combinaison stricte, avec de la technologie d'Apokolips dessus. Les cheveux coupés, l'allure stricte.
Désespérée.
Celle d'un futur soldat de Darkseid ; sans âme, tel qu'il aurait dû le devenir, jadis.

 « Humf. »

Scott Free souffle lourdement, et regarde à nouveau le clocher ; dont viennent des rires terrifiants.
Un jeune fantôme leur parle, ensuite.
Et une voix étrange résonne dans leurs esprits, devenue familière depuis peu.

 « Bon. »

Il baisse les yeux, et regarde à nouveau ses alliés.

 « Pas d'équipement. Pas d'arme. Pas... nos corps, non plus. »

Pas de Boîte-Mère, aussi ; ce qui le trouble, le crispe, tant la relation entre lui et elle sont complètement symbiotiques.
Mais il en fait fi, il ne le montre pas. Pour l'instant.

 « Mais... bon. Apparemment, mieux vaut éviter les Proviseurs, n'est-ce pas ? Et ce clocher... paraît terrifiant. Plein de mystères, de secrets, et d'horreurs. »

Un léger sourire passe sur son visage glabre.

 « Alors... autant ne pas traîner, non ? »

Scott Free adresse un clin d'oeil complice aux deux autres ; et se lance, ainsi.
Il se lance vers le clocher.
Pour en apprendre plus. Pour en savoir plus ; pour comprendre.
Pour avancer.
Pour régler ça... et retrouver sa Boîte-Mère, au plus vite !

(HJ/ Résumé rapide :
- MrM reste silencieux face aux réactions, mais valide le choix de John Constantine, avec un hochement de tête ;
- MrM amène Wesley et Mitchell via Boom Tube, et se crispe en découvrant son apparence et l'absence de Mother Box ;
- MrM décide d'aller vers le clocher, pour régler ça. /HJ)
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MessagePosté le: Mar 18 Fév 2020 - 21:08
Le docteur Arcane refusa le présent de Wesley. Dommage, pensa le détective des rêves et récupérant le système de communication qu’il restait, remarquant que quelqu’un en avait pris deux. Les yeux de Sandman glissent autour de lui, qui a donc?...Pas Mitch. Pas Scott. Constantine, évidement. Quelle question.

Se passa un moment où ils durent attendre le vers dans la pomme, celui ci se présentât à eux avec un nouveau visage bien plus passe partout. Un visage volé peut être bien, a quelqu’un de pas si innocent que cela ou peut être totalement, là n’était pas la question d'innocent ou coupable. Si Wesley n’est pas un occultiste il s'intéresse à la question et devine que la source de son pouvoir est issue de la souffrance des autres. Cela lui suffit pour lui à détester profondément cet “homme” mais Dodds avait connu bien des monstres, ceux qu’il aperçoit dans ses rêves comme dans la réalité. Et ils seront toujours là de tout temps et tous plans, à marcher avec nous. De notre naissance à notre mort on entendra parler de monstres humains, on en verra même parfois. Ils font partie du paysage, parfois on peux les enfermer dans une cellule et parfois il faut juste accepter qu’ils sont là pour un bout de temps...tout en s’employant a ce qu’il y aillent bien un jour, dans une cellule. Et c’était chercher à les y mettre qui faisait de vous un héro.

John Constantine en était un de toute évidence a vouloir suivre Arcane. Il ne l’aurait pas fait peut être Wesley se serait il dévoué, a son plus grand déplaisir. Mais cette histoire de scie ne lui faisait pas peur, peut être même en aurait il eu l’utilité a vrai dire. On peu faire des choses formidables et pas douloureuses pour un sou avec un sujet sous anesthésie d’un grand professionnel du sommeil.

Mister Miracle utilisa son incroyable technologie extraterrestre pour les emmener au pensionnat, là ils purent découvrir à leur grande surprise que leur apparence changeait. En l’espace d’un instant Wesley semblait revenu au tout début du vingtième siècle. En effet celui ci avait rapetissé quelque peu et portait une culotte courte et une chemise blanche, le tout recouverte d’une veste d’une école privée de Manhattan. Des petites lunettes rondes sur sa tête blonde surmontée d'une kippa et avec un peu plus de cheveux qu'aujourd'hui il écoute les fantômes lui parler avec une certaine appréhension mais prend sur lui. Le jeune Scott s’adresse ensuite à eux.


“Allons à ce clocher alors mais...j’espère que vous aviez déjà une si forte constitution à cet âge là Scott.”

Est ce qu’a 13 ans Scott Free pouvait déjà doser Hercules au bras de fer? Ils le sauraient bientôt et il y avait intérêt s’ils fallait se montrer prudent, comme avait semblé le signifier mademoiselle Quinzel en semblant parler sans leur tête. Plus rien n' étonnait celui qui faisait des rêves tous plus étranges et terribles les un que les autres chaque nuits. En marchant Wesley se tourne vers Mitch pour voir à quoi il ressemble.

HJ:
Spoiler:
 


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MessagePosté le: Mer 19 Fév 2020 - 9:17
 « Ha. »

Le jeune Scott Free s'arrête, et tourne son visage glabre et juvénile vers le jeune Wesley Dodds.

 « C'est... difficile à déterminer. »

Il grimace, légèrement.

 « Mais... oui. On peut dire que je suis... »

Il détourne les yeux du jeune Sandman, cependant ; il les fixe ailleurs.
Juste à côté.
Sur celui qui devrait être Resurrection Man.

 « … fort. »

Sa voix s'évapore, s'éteint dans ce mot ; parce qu'il le regarde.
Parce qu'il le voit.
Mitchell Shelley.
Qui... ne ressemble pas du tout à celui qu'ils ont vu, jusque-là.

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Une ombre ; c'est une ombre.
Un homme en imperméable – avec des ténèbres, à la place du visage. Du corps.

 « Mmh. »

Le Néo-Dieu approche, essaye de bouger Mitchell ; échoue.
Il grimace.
Puis se tourne vers Wesley Dodds.

 « Je... ne sais pas ce qu'il a. Je ne peux qu'émettre une hypothèse.
Il... ressuscite toujours, n'est-ce pas ? Avec des pertes de souvenirs.
Je... pense qu'il ignore ce qu'il est ; son enfance. Je pense que son essence ignore son enfance. D'où cette vision.
D'où... ce spectre. »


Plusieurs rires enfantins se font entendre, au loin ; dans le clocher.

 « Nous devrions nous hâter. Laissons-le ici – je doute que les fantômes s'en prennent à un spectre. »

Il se relance, alors.
Il retourne vers le clocher – il fonce, en accélérant le pas.
Pour régler ça... pour Dream, et Mitch aussi !

(HJ/ Avec l'accord du joueur, je reposte pour bloquer Mitchell pour quelques tours. Mitchell est figé comme un spectre, incapable de redevenir un enfant. MrM repart avec Wesley, et tous deux laissent Mitchell derrière, prévoyant de le reprendre en partant. /HJ)
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MessagePosté le: Mer 19 Fév 2020 - 20:49
Sans doute y'aurait-il pu avoir quelques répliques, des réactions outrées ou des piques pour faire échos aux propos creux de John Constantine, et pourtant. Il n'y eut rien d'autre qu'un sourire poli et affreusement bienveillant. A ses regards si éloquents, Anton ne répondit que par une fixité malaisante à la frontière de l'inexpressivité. Le silence répondit aux bruits. Celui qui avait été si volubile, si désagréablement logorrhéique, le donneur de leçon glaçant et irritant assourdissait présentement par son absence de répartie. Comme si un piège fait de fureur et de bruit se refermait dans un claquement bref et sec.

Comme pour marquer la prise de décision de chacun, le vieillard frappa sa canne contre le sol et pris la direction du véhicule en compagnie d'Harley Quinn. Agitée, maladivement bruyante, dérangée. De prime abord, sa compagnie parut moins désagréable qu'il l'aurait cru. Au commencement seulement hélas. Elle parlait, s'agitait, enchaînait les propos d'une puérilité presque touchante, comme un animal soyeux et doux que l'on rêverait de jeter contre un camion lancé à pleine vitesse.

Arrivé en bas, le docteur Arcane fit ce qu'il haïssait par dessus tout : attendre pour rien. Constantine traînait et cela, il n'appréciait pas. Le mannequin de la banlieue nord était déjà en train de s'exciter sur le klaxon et l'occultiste retint un profond soupire. Une accompagnatrice comme celle-là, il l'aurait en d'autres temps déjà violée et tuée, ou l'inverse selon son humeur.

Lorsqu'ils furent rejoint par leur dernier accompagnateur, Arcane n'émit aucune protestation pas plus qu'il ne montra son agacement. Il était de glace, imperturbable, britannique certes, mais aussi et horriblement silencieux. Contantine n'eut pas même droit à une réponse sur ses considérations gastronomiques, juste un regard neutre. Lorsque le semi-démon s'installa à son siège, la ceinture de sécurité émit un bruit d'un couteau à cran d'arrêt.

Anton observait naturellement son accompagnateur qui jouait aux héros et de temps à autre faisait tourner sa canne d'une main distraite, alternant de temps à autre avec une contemplation lointaine de la ville. Enveloppé dans son mutisme. Son esprit enregistrait cependant, tenait des comptes précis. 6 pour le moment. Et la liste allait s'allonger à n'en point douter.

Les courses comptèrent pour les moment les plus pénibles de l'existence du semi-démon. Les magasins s'enchaînèrent tandis que le docteur restait calme, tranquille, détaché. Il regarda les parapluie avec grande attention, demandant aux vendeurs les matières exactes, s'enquérant du bois utilisé, observant les moindres noeuds ou anfractuosités des poignées. Il en sélectionna finalement une dizaine au lieu de quatre. Avec l'autre timbrée qui klaxonnait, il valait mieux en avoir en plus, surtout s'il décidait de l'empaler avec.

Pour la viande, Arcane émit quelques commentaires sur des foies et des tripes d'un étalage de boucherie, parlant comme un vieil anglais de la qualité des abats que présentait le boucher, non sans fierté. Mais il se contenta de sa viande hachée. Pour les marqueurs, les craies, tout fut rapidement expédié. La coutellerie retint l'attention du docteur plus longtemps, il observa les lames dans un étrange mélange de concentration et de malveillance. Il aimait ces ustensiles. Le couteau offrait une sensation. La résistance de la chair, le glissement dans le sang. Une lame finement aiguisée qui vous révélait la présence d'un vaisseau sanguin mais qui parvenait quant même à le couper comme de la neige était un délice. Tout l'équilibre d'un couteau était là : trancher mais transmettre aussi les propriétés des surfaces qu'il rencontrait.

Il en acheta quatre, de tailles différentes qu'il fit aiguiser jusqu'à l'énervement du vendeur qui voyait dans ce vieillard un homme agaçant et désagréable qui regardait le fil de ses lames avec ce qui s'apparentait presque à de l'amour tandis qu'un conducteur au dehors utilisait à outrance son avertisseur sonore, et cela lui tapait sur le système.

La boutique de pierre fut étrangement moins l'objet d'attention, les pierre étaient dans les standards malgré leur grande variété et le docteur en fit une large sélection avec une liste, laissant soin aux vendeuses en tenues fleuries et coiffures libres se charger de les mettre dans des sachets séparés.

De l'aspirine, trois fois plus que prévu lorsque l'on jugeait la compagnie... et enfin la quincaillerie. Là Anton demanda une corde de dix mètres, comparant les matières, refusant catégoriquement les synthétiques. Pour la scie, il prit la plus chère et la plus résistante, comme un connaisseur qui ne jurait que par une marque. La térébenthine fut l'objet d'une analyse particulière tant il détailla les étiquettes, comme l'acide sulfurique. Le terreau subit le même examen approfondi, composition, poids, granularité, tout y passa. Et les allumettes complétèrent le tableau avec simplicité.

Après chaque boutique, le silence de l'habitacle, à peine troublé par Quinn qui remplaçait avantageusement un poste de radio. L'on finissait par s'habituer... Mais pour Constantine, pas un mot, juste quelques regards. Parlait-il ou lançait-il des plaisanteries qu'Anton ne réagissait pas. Inhumainement flegmatique, il se concentrait sur autre chose, restant aux aguets des agissements de sa "baby sitter". Pendant ce temps, il utilisait un couteau et un parapluie dont il sculptait la poignée, sans plus d'explications. Puis un deuxième.

Ce fut après le dernier magasin, alors que le coffre se refermait sur leurs achats qu'il se produisit l'impensable pour l'occultiste. Leur animal de compagnie décérébré fut l'objet d'une connexion médiumnique et repartit directement dans le véhicule après avoir espéré quelques lovecraftiennes expérimentations.

Anton lança à John un regard en biais mais n'émit pas de commentaire immédiatement. Ce fut pendant le trajet retour qu'il réfléchit. Ainsi donc Dream aurait pris cette folle pour sa réceptivité hermétique ? Avait-il un lien particulier avec Dream ou l'aù-delà. Ceci expliquerait qu'elle ait surprise plus tôt leur conductrice qui n'avait pas caché sa surprise sur l'une de ses assertions. Un détail idiot mais qui semblait prendre de l'ampleur.

La canne tournoyait dans sa main droite tandis qu'il observait la nuque d'Harley qui s'excitait sur la place du mort. Il disséquait les affirmations qu'elle avait transmises. Une Horloge... un danger inconnu... et "Borellus" n'était pas un nom étranger à Anton, mais... mais c'était un pseudonyme qui avait pu être récupéré maintes fois. Si c'était celui à qui il pensait, un ancien nécromancien dont Arcane avait pu compulser quelques recherches, alors il fallait meux être prudent. C'était un genre d'alchimiste qui avait été persuadé que la science chimique résoudrait les problèmes de vies et de trépas. Des pistes intéressantes et qui étaient vraies, en un certains sens. Mais ce pouvait etre n'importe qui d'autre. Un "Borellus" d'ici ou d'ailleurs...

En outre, leurs communicateurs ne fonctionnaient plus, une aubaine, en plus d'un signe. Constantine et Harley étaient piégés avec lui. Il n'avait pas sourit, réceptionnant la nouvelle avec gravité, presque de l'inquiétude, simulée avec un beau panache.

Une fois de retour dans l'hôtel, Anton ne prit aucune pincette, saisit la tête de Quinn entre ses mains et lui tira les paupières comme pour effectuer un examen occulaire. Puis il la relâcha tandis que son visage commençait à couler. Il passa une main négligente sur son front qui se détacha dans un suintement ignoble. Du lait, du sucre et du thé, durée moyenne du rituel : quelques heures, cinq au mieux.

- Bon, nous avons clairement un moyen de contacter le reste de cette troupe inepte, lança-t-il agitant les mains pour détacher le liquide poisseux que formait sa peau de substitution. J'imagine qu'aucun de ceux qui sont allés chasser les spectres connaissent quoi que ce soit aux arts occultes... Ils auront besoin d'aide. Deux solutions pour les contacter : trépanation du medium et utilisation de son crâne ou rituel de communication. Dispensons-nous des votes et autres futilités...

Il sortit des sacs de course les craies qu'il jeta à Constantine, arrachant les restes de son maquillage de fortune en le jetant au sol.

- Un pentagramme classique de communication à travers l'outre-monde sera suffisant. ça doit être dans vos cordes. Par contre...

Il se mit à réfléchir en sortant un marqueur, observant Herlay Quinn.

- ...il va falloir vous protéger lors des transferts, vous êtes une novice et vu les effets observés et le nom que vous avez prononcé, mieux vaut être prudents, il serait dommage que votre âme ou votre "esprit" disparaissent alors que nous en auront encore besoin.

Il déboucha le marqueur.

- Il va falloir tracer des glyphes de protection sur votre corps, déclara-t-il. Après, nous pourrons vous utiliser comme "téléphone" sans risque.

Cela le dérangeait de l'admettre mais il préférait savoir ce qu'il retournait des découvertes de l'autre groupe avant de continuer la créations d'un piège occulte. Le besoin d'information se faisait plus pressant que jamais et lui permettrait de dimensionner les rituels et sorts nécessaires.

Tout ce temps, il avait traité Constantine comme un simple exécutant, ne l'avait pas consulté et se gardait bien de lui adresser trop directement des propos, voire des explications. Anton ne jouait plus avec les mêmes règles.

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John Constantine
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MessagePosté le: Dim 23 Fév 2020 - 18:19



Le magicien rattrapa le paquet de craie au vol, sans un mot. Il jeta un regard à Arcane, un rire rauque et moqueur au bord des lèvres. Tranquillement, il tapota sa cigarette, allumée sur le parking de l’hôtel, faisant tomber une minuscule spirale de cendres au sol. Le semi-démon avait choisi d’être fondamentalement muet au cours de leurs emplettes – au grand désespoir du magicien, qui s’était attendu à pouvoir faire un minimum de conversation pendant les heures de courses - et le traitait comme un Igor magique, au mieux. Progressivement, Constantine s’y était fait et avait gardé ses remarques pour lui – quoi que ses regards moqueurs et lourds de sous-entendus s’étaient rapidement fait légions.
Pourtant, lorsque Quinn s’était mise à parler dans le vide, il lui avait jeté un regard. En biais, bref et discret, peut-être, mais un regard néanmoins. Pendant un bref instant, sa façade s’était brisée et il les avait pris au sérieux. Tous les deux, ce qui n’était franchement pas donné, jusque là. Son geste fut vif et relativement rapide. Le Britannique n’était pas bien loin du duo, et profita du fait que le docteur soit concentré sur Harley.
Il lui arrache le marqueur des mains.

- Tu m’en diras tant, Sabrina.

Une courbure de marqueur trop marquée, un trait en plus ici ou là et Harley se décomposerait dans les bras de l’avatar de la Nécrose – un trait de moins ou un glyphe différent des autres, et elle devenait un moyen de chantage, une potentielle source de puissance, ou une bombe à retardement. Constantine adressa un clin d’oeil à l’autre sorcier et lui jeta le paquet de craie.

- Fait le au plus simple. Il devrait tenir sans problème entre la cheminée et la table.

Son sourire n’avait pas disparu, mais son regard était relativement clair. John Constantine prenait son rôle de baby-sitter très à cœur, voir en tirait une forme de plaisir. Ils étaient en mission quasi-divine, en compagnie de multiples héros pour sauver des enfants de la damnation éternelle : en clair, c’était beaucoup d’occasion d’emmerder Arcane autant que possible. Et puis il serait un bien piètre gentleman si il laissait une jolie demoiselle entre les mains du bon docteur.
Quelque part, le métaphorique club des gentlemen et ses tout autant métaphoriques membres hurlaient à la mort que Constantine n’avait rien d’un gentleman au naturel, sauvetage de jolie demoiselle ou non.

- Par ici, trésor.

Le magicien tira une chaise et assit Harley Quinn dessus. Du coin de l’oeil, il surveillait avec précaution les tracés de Arcane. Il tira le cendrier trônant au milieu de la table à lui.
Il n’avait absolument pas confiance en ce que faisait l’avatar de la Nécrose, entre autre parce qu’il ne savait pas exactement quoi. Il avait suivi avec application – et sans un mot – tous ses achats. Il avait fait les siens en passant, du reste. Passer à la caisse aurait été trop évident, et aurait attiré une attention qu’il ne voulait sous aucun prétexte. Une pratique assidue de la prestidigitation en avait fait un voleur plutôt habile: de l'ambre. Un bout de ficelle. Des piles. Une recharge à briquet. Un paquet de chewing-gums à la menthe. Un bric-à-brac sans grand intérêt, en vérité – au cas où Arcane aurait laissé traîner ses yeux au mauvais moment, le magicien avait pris soin de choisir des ingrédients neutres, n’évoquant rien, voir parfois simplement des objets sans intérêts, juste là pour brouiller les pistes.

Il planta son regard dans celui de Harley, avant-bras sur les cuisses. Le feutre virevoltait entre ses doigts, encore bouché, disparaissant ici pour réapparaître là. La cinglée de Gotham, que Arcane avait prise au mot lorsque elle s’était mise à parler dans le vide sur un parking plutôt que d’aller s’écraser sur le klaxon ou de hurler dans le communicateur diligemment offert par Sandman. Il l’observait avec attention, cherchant à définir exactement si elle mentait, se moquait d’eux, balançait des choses au pif…
C’était la deuxième fois qu’Harley, l’air de rien, semblait dire des choses impossibles ou surprenante. En écoutant la première, Judy avait blêmi d’un coup (quelque chose à voir avec une certaine Ruby, chose que Constantine n’avait sur le coup pas spécifiquement relevé). Fortement influencé par les médias, jusqu’ici il n’avait jamais considéré Harley Quinn comme beaucoup plus qu’une cinglée relativement mignonne et beaucoup trop armée pour la sécurité nationale ou internationale. Là, il était un peu curieux.
Et entre autres, il était rendu curieux par la curiosité d’Anton. Il jeta un regard au docteur. Après tout ils ne risquaient rien à essayer un rituel de communication : si Harley n’était pas un conduit magique, il n’y aurait tout bonnement pas de réponse à leur rituel. Il était resté relativement calme, sur le coup, mais la disparition des autres lui trottait en tête depuis un moment : il n’était pas le moins du monde rassuré par la disparition soudaine des communications. C’était à prévoir, mais ça n’était pas vraiment une bonne nouvelle.

Il déboucha le feutre en reportant son attention sur Harley avec un petit sourire. Coincé avec deux fous et une chauffeuse employé par un dieu réorienté, le magicien n’était pas au top de sa forme – ou dans une situation taillée sur mesure pour le mettre à l’aise. Il se retrouvait à devoir jouer les héros, tous les supers-en-cape-et-codes-moraux s’étant tirés dans un tunnel scintillant il y a quelques heures. Constantine retint un ricanement : lui, le bon gars d’un groupe. On aura vraiment tout vu.
Dans un coin de sa tête, il revit Mr Miracle approuver son baby-sitting Arcanien avec un signe de tête et manqua de s’étrangler avec une bouffée de tabac en retenant son rire.

- Essaye de ne pas bouger. Je m’en voudrais de salir ta bouille d’ange avec un glyphe mal dessiné. Bon… du coup, c’est qui, Rudy?

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