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 Le Sideways des Noëls passés [PV. Ralph Dibny]

Derek James
Derek James
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MessagePosté le: Mer 25 Déc 2019 - 0:25
Ah, le Réveillon !
Ca a toujours été un moment particulier de l'année, dans ma famille. Une grosse source de stress d'abord, à cause des préparatifs de dernière minute, mais aussi l'un des rares moments où le boulot de ma mère ne l'accaparait pas. Faut dire que son boulot lui réussissait drôlement bien, et que les projets scientifiques s'arrêtaient pas parce que le 24 décembre pointait le bout de son nez, mais elle prenait toujours une journée pour être avec nous. Histoire de nous empêcher de brûler le cuisine en préparant des cookies pour le Père Noël. Promis, je me suis beaucoup amélioré ! Je dirais même que c'est devenu sacrément comestible. En tous cas suffisamment pour ne plus être mis en examen pour empoisonnement involontaire et attentat gustatif au palais d'autrui. Non, j'ai jamais été mis en garde-vue monsieur l'agent, j'étais toujours trop mignon pour ça, vous savez... hé, je rigole ! Le pire truc que j'ai jamais fait, c'est jouer au super-héros à Gotham avec la loi anti-vigilantes !

Mais du coup, Noël, ça s'est toujours fait avec ma maman... et...
C'est la première fois qu'on le fête sans elle. Depuis l'enterrement. Et Papa est aussi ravagé que moi. Voire plus. Poser les décos de Noël dans une ambiance sépulcrale, ça fait vachement plus Halloween. Et c'est bon, j'ai eu ma dose de trucs chelous d'Halloween, cette année. Après les guirlandes, il a fallu déterminer les gens à inviter... une GROSSE galère ! Papi Amos, il veut pas quitter sa maison, et il hérisse les quelques poils qui lui restent quand on s'approche de lui. Ouaip. Comme un chat échaudé. J'adore mon papi, il est encore plus un ermite que moi. Puis on a zyeuté nos listes d'amis dispos. Que dalle. Peau de chagrin. Une misère. La sociale de la maison, elle n'est... plus là. Alors j'ai pris l'initiative d'inviter m'sieur Ralph ! Ca fait déjà quelques mois qu'on se la joue prof-élève tous les deux, en vrai... le temps passe trop vite, c'est fou. Il m'avait l'air un poil seul, et ça me faisait mal au coeur de le laisser dans sa grande maison. Donc Réveillon avec lui ce soir !
Ce qui demande nettement plus de travail que juste glander devant la télé en commandant au traiteur chinois via RuberEat !
Alors Papa et moi, on a carburé. Genre comme des fous.
Décos fines mais élégantes, belle table dressée, feu dans la cheminée, repas aux petits oignons, et même des vins qui vont s'accorder à merveille avec les fromages que m'sieur Ralph et moi on a ramené de Paris, lorsqu'on y est allé l'autre fois. C'était cool d'être moins dans l'action. Découvrir une culture sans se presser, ça m'a plu.

Mais du coup, ça m'a fait me dire qu'on avait pas de cadeau pour notre invité ! Et que je savais pas du tout quoi lui offrir... alors je me suis creusé la tête. Fort fort fort, des jours et des jours jusqu'à avoir une véritable épiphanie ! Une vraie de vraie, le genre qui te fait te sentir comme un débile de pas y avoir pensé avant. Alors j'ai potassé tout ce que je pouvais: coupures de journaux, vidéos, rapports publics, photos, témoignages, documentaires et bien d'autres trucs pour bien ressentir la chose.

Le soir du 24, je stresse comme une marmotte à court de papier alu dans lequel mettre le chocolat à cause des grèves d'acheminement.
Un enfer.
D'abord, ça va être la première rencontre entre mon père et mon prof. Ensuite, ledit paternel a invité Rocio, ma génitrice, sans m'en informer DU TOUT, ce qui arrange pas trop mes plans. Voire pas du tout. Et cerise sur le gâteau, si on peut appeler ça comme ça, j'arrive pas à me rappeler de la date précise qui m'intéresse, partie pourtant essentielle à mon plan !
Papa suit bien mes consignes en cuisine, par contre, et ça se sent.
Comme l'indiquait le site cordonbleu.com, une délicieuse odeur de champignons commence à s'échapper de la cuisine, pour venir paresseusement serpenter entre les verres en cristal et les assiettes d'une table exquise.

DING DONG

URGH !
La fin de tout !
L'apocalypse stellaire !
Armageddon fait chair !
Du calme Derek, ça va le faire. Tu n'as juste besoin que d'une ancre, vu que tu as déjà bien potassé autour. Plus fébrile que lorsque j'ai eu à affronter Freeze, je m'avance d'un pas rigide vers la porte et, sans regarder dans le judas, j'ouvre.
Adieu monde cruel !
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Randolph W. Dibny/EM
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MessagePosté le: Mer 25 Déc 2019 - 11:41
Open the door:
 


C’est le réveillon et j’ai l’estomac tout noué. Je suis sur la route vers Gotham City et j’ai ce même sentiment que j’ai à chaque fois que je me rend dans cette ville… Comme si des yeux se trouvent à chaque coin de rue, à chaque feu de signalisation et qu’une ombre menaçante surplombe son entièreté. Sur ce point là, c’est sans aucun doute vrai, puisque la ville de Batman. J’espère qu’il n’est pas seul pour le réveillon…
Mais ce n’est pas le fait de retourner dans cette ville qui me fait avoir le trac. Depuis le décès de ma chérie, j’ai passé Noël… Tout seul. Dans ma maison. Sans déco, sans joie et… C’est la première fois depuis trois ans que je décide de changer ce point là. Je me rends chez un ami, le formidable apprenti héros, le jeune qui ne manque pas de me surprendre chaque jour que je passe en sa compagnie. Derek James m’a invité à passer le réveillon avec lui et son père. J’ai hésité, à vrai dire. Je n’ai pas voulu les déranger et… Encore maintenant j’ai peur d’être de trop dans leur maison. Mais je crois qu’après toutes les aventures que nous avons vécu en si peu de temps Derek et moi, nous avons besoin de nous retrouver dans une ambiance plus festive. De ne plus être des héros mais des personnes normales qui passent un bon moment. J’ai accepté et je suis enthousiaste qu’il est eu l’idée. Mais je ne peux pas m’empêcher de stresser un peu. Nous préparons ça depuis début décembre et nous y arrivons, ça y est ! Après m’être garé et vérifié plusieurs fois si je me trouve devant la bonne adresse, je prends quelque affaire, j’enfile mon manteau et je sors du véhicule. Je m’avance jusqu’à la porte. C’est bien ici…
Je sonne.

J’attends quelque secondes et je reconnais un pas précipité. On ne peut pas imiter ce pas là. Même moi en grand imitateur et en sortant des talents de comédien bien planqués sous mon stretch masque, je ne peux pas imiter Derek James. Il est unique. Comme je l’ai dit, il est formidable. Et comme je l’ai si bien deviné, c’est lui qui m’ouvre. Au début je le regarde, un sourire naissant sur mon visage et le front se dresse dans une expression surprise.
- Tout va bien. C’est juste moi… - Je regarde derrière moi comme si je vérifie que mes dires sont justes - Juste moi !

Et je lâche un large sourire. Non l’apocalypse ne m’a pas suivi, pas de brume magique, pas de coup de flingue, pas de monstre destructeur et encore moins de biper de la League pour nous envoyer en mission… Pour tout avouer, je l’ai laissé dans la voiture. Ce soir, je ne peux pas partir dans la précipitation. Je veux passer du temps ici, profiter de la bienveillance et de la gentillesse de Derek… Accepter son cadeau de Noël.
En parlant de cadeau !
- Surprise ! - Je lui tend un paquet à la fois timide et heureux de lui offrir ce petit présent. - C’était le combat du siècle pour les avoir. Certains sont devenus si rare qu’ils ont atterris sur des sites d’enchères. Mais ouvres… Tu comprendras !

Je lui fais un clin d’œil alors que j’entre à l’intérieur, une fois qu’il m’a invité à le faire. Je sors un second paquet, mais qui n’est pas emballé comme un cadeau, plutôt dans le pratique pour protéger de la nourriture.
- Et comme tu peux le sentir j’ai ramener le bleu de Termignon et quelques autres spécialités qui t’ont fait de l’œil en France.***

Eh oui, je n'ai pas traîné ! Lorsqu’on a un jeune homme motivé capable de faire des portails pour aller partout, évidemment que je lui ai proposer de voyager. C’est une apprentissage, une enrichissement personnelle le voyage. C’est à travers les péripéties que l’on apprend le plus de choses, à travers la culture des autres. Et en plus d’être un pays aux multiples cultures et très riches en environnement, la France est un des meilleurs pays en gastronomie variée. Après avoir retiré mon manteau, je prends le temps de regarder où je me trouve. C’est plus petit que chez moi, mais je lui trouve un côté chaleureux. C’est peut-être les décorations de Noël qui amplifient ce sentiment. Le lieu en lui-même taillé m’a l’air vraiment chouette et j’en suis presque surpris. La plupart des endroits à Gotham n’ont pas l’air aussi engageant, lorsqu’on commence à se balader en ville… Il faut dire que tu es davantage occupé à veiller sur ta sécurité qu’à regarder si un appartement peut te plaire…
Derek me fait la visite et je découvre à quel point ils se sont donnés du mal pour m’accueillir. C’est vraiment beau et je n’ai pas eu cet effet là depuis longtemps…
Je sens une délicieuse odeur de champignon depuis la cuisine où quelqu’un s’affaire à cette tâche. Cette personne finit par venir à notre rencontre. Pour la première fois, j’ai devant moi le père de Derek.
- Bien le bonsoir ! Et bienvenue !
- Merci beaucoup - Il me tend la main et je la serre avec panache - Ralph Dibny !
- David Flynn !

Nous exclamons “enchanté” en même temps. Cet homme a un bonne poigne comme on en fait plus, ça fait plaisir. Je suis cependant assez surpris. Je ne l’ai pas imaginé ainsi, pour tout vous dire. Derek ne lui ressemble pas beaucoup et je devine alors qu’il doit y avoir une histoire de famille derrière ce mystère. Cependant, c’est bien son papa. Le côté un peu timide, maladroit, avec ce même sourire là qu’il a fait, comme celui de Derek lorsqu’il est mal à l’aise ou lorsqu’il a fait une petite bêtise.
- Installez vous ! Faites comme chez vous, je retourne à la cuisine. Je n’en ai pas pour longtemps.
- Merci.

David fait des signes à son fils pour qu’il l’aide. Je les regarde se faufiler dans la cuisine et je ne bouge pas pendant quelques secondes. Moi aussi je suis un peu timide ce soir, un trait que je n’ai plus l’habitude de porter. Alors pour passer le malaise, j’abats ma curiosité sur ce qui m’entoure. Et le salon est l’endroit le plus décoré, avec la table qui ajoute un effet très stylé. C’est beau, c’est grandiose ! Et cette télévision est… Bon sang, super grande ! Je ne peux pas m’empêcher d’observer les photos. Une personne apparaît régulièrement… Et je doute de me tromper en pensant qu’il s’agit de la maman de Derek. Son visage est complice, taquin et a une force de caractère évident mais son regard est doux. Sincère. Il a quelque chose d’aimant de et puissant. Quelqu’un qui a beaucoup à donner… Une personne partie trop tôt, elle aussi…
Je détourne le regard. Ce… Ce n’est pas le moment d’être rongé par le passé. Je dois penser à l’instant présent et avancer.
J’entends quelqu’un arriver et il s’agit de David qui apporte quelque couvert supplémentaire. Avec maladresse, il en fait tomber un et dans un réflexe fulgurant, par habitude de le faire, je le rattrape. Mais avec une allonge beaucoup moins normal que celui d’un être humain, si vous voyez où je veux en venir. Mon bras a pris plusieurs centimètres de longueur et David sursaute de surprise.
- Oh !
- Ah … Euh… - Je grimace un sourire. Oops, bêtise - Je…
- Ne vous inquiétez pas, mon fils m’a prévenu qui vous étiez.
- Oh, ouf… Enfin je veux dire…
- D’ailleurs, lorsqu’il m’a dit que son prof c’est Elongated Man, je n’ai pas voulu le croire. - Il me remercie alors que je lui rend le couvert et qu’il les pose sur la table, tandis que j’arrange la chemise - Vous étiez connu à une époque où il était haut comme trois pommes !
- Hé… Oui, ça remonte à loin.
- Je me souviens qu’on parlait de vous et que des récits ont été écrit pour décrire votre vie.
- La plupart sont très exagérés !

Et faux, surtout ceux qui concerne ma rencontre avec Sue. Les romanciers ont tendance à enjoliver les choses, à les rendre trop mielleuses. Alors que la vérité est beaucoup moins poétique… Hé… N’allez pas dire aux fans de roman d’amour que j’ai pété une vitre pour entrer dans la salle de balle car nous cherchions des voleurs de bijoux et que nous avions fait mouche ! C’est un détail qui pète l’ambiance romantique...
David retourne dans la cuisine pour aider son fils. Je sens déjà la bonne odeur du plat et je suis certain qu’ils ont mijoté quelque chose de formidable. Je fais quelque pas timide, pour observer et m’assurer qu’ils n’ont pas besoin d’un coup de main. Ma nature bienveillante prend souvent le dessus sur la bienséance. Mais Derek est tout stressé, je le sens d’ici...
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Derek James
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MessagePosté le: Jeu 16 Jan 2020 - 2:47
Bon, déjà c'est pas Rocio.
Ca aurait clairement pu, faut dire. Et toute ma préparation mentale aurait servi à que dalle. Juste de quoi essuyer mes larmes de stress coulant le long de mes joues dorées de faux porto-ricain. Et autant ça me fait super plaisir de voir m'sieur Ralph sur le pas de ma porte, bien habillé, pimpant, fringant, autant ça m'angoisse. Parce que mon cadeau va potentiellement lui ruiner sa soirée... ou pire, le reste de sa vie. Je veux pas ça. Alors il va falloir y aller mollo. Mettre en doute la moindre des réactions de mon cher prof. L'étudier, le zyeuter sous toutes les coutures pour déceler tout ce qui pourrait indiquer une catastrophe imminente. Le genre qui anéantirait le continuum espace-temps mais sans DeLorean sympa pour fixer le bidzouf.
...
En attendant, je manque à mes devoirs d'hôte !
Quel impénétrable goujat !
Quel fieffé coquin !
Quel ingrat élève !
Réparons cette injustice sur le champ, avec un joli sourire... voilà !... et un petit mot d'accueil invitant à entrer... voilà ! Répondons bien à sa petite blague, surtout.

- Oui, c'est juste vous. Et de toutes façons, si un super-vilain pointe le bout de son nez, on aura qu'à rajouter un couvert, hé hé !

Naturel, Derek. Lui laisse pas voir ton plan dans le fond de tes yeux. Aie juste l'air... bah occupé à préparer un repas de Réveillon du feu de Tempus, quoi ! Ce qui est aussi le cas. Les gouttes de sueur qui me roulent délicieusement (non) dans le dos sont autant dues à la préparation du cadeau qu'à la cuisine. Il fait chaud là-dedans, la vache !
Mais ça en vaut la peine.
Même si ma blague précédente était pas drôle.
Et que je regrette déjà de m'être lancé dans une carrière de super-héros comique.

- Pardon, c'était pas drôle.

Pis bien sûr, pour en rajouter une couche, il faut qu'un fichu paquet me soit tendu. Un paquet cadeau. Que m'sieur Ralph décrit comme obtenu après le "combat du siècle". Je rougis tellement fort que ça m'étonnerait pas que le Père Noël renvoie Rudolphe pour m'embaucher à sa place...

- Maimaimais fallait pas m'sieur Ralph ! Je... J'suis...

Ému. C'est le mot, je pense.
Et en des termes plus longs et moins jolis qu'utilisent diligemment les jeunes de mon âge: chuis retourné de ouf guedin par cette tuerie top délire méga groove. A peu près, je ne suis encore qu'apprenti linguiste.
Cette attention est tellement inattendue qu'au final, je ne parviens à dire qu'un simple et faible:

- Merci.

Puis on entre, enfin !
Malgré l'infernal four dans la cuisine, je peux presque entendre mon padre grelotter autant que les carillons du traîneau de Noël.
...
Eh bah dites donc, je suis vachement thème Noël avec mes comparaisons ce soir ! Faut faire gaffe, on pourrait presque croire à un rapport. Humf... m'enfin, je fais rentrer mon bon m'sieur Ralph, je referme bien la porte derrière et... c'est parti pour un tour du rez-de-chaussée. D'abord, le grand salon, avec toutes les commodités. Les seules décorations de la pièce sont sur la table à manger, mais y a le paquet, par contre.
Puis première salle de bains, et les toilettes, pour les envies pressantes.
Car voyez-vous, même un 24 au soir, les super-héros ont besoin de se soulager. Ca arrive. On est exceptionnels, j'en ai bien conscience, mais faut ouvrir les yeux deux minutes: on a toujours nos vessies. Cela dit, peut-être qu'un jour je pourrais ouvrir des rifts pour m'éviter de... oh, voilà mon Pôpa qui sort de la cuisine !
Chic, de quoi détourner l'attention de mes bêtises mentales !

- Bon bah je vais vous laisser faire connaissance, alors...

Vite, repli stratégique dans la cuisine-volcan.
Surtout qu'à n'en pas douter, Papa va me demander de le rejoindre une fois les présentations achev... bingo ! Donc le temps de quelques minutes, je m'active à augmenter puis baisser les feux, sortir du frais les produits qui ont besoin d'être consommés à température ambiante, faire griller des toasts, ce genre de choses. Et au cas où, même si il ne se pointe pas, je m'apprête à interdire à m'sieur Ralph d'aider. Quand on invite, on laisse pas les invités faire, tout de même. Déjà qu'il a ramené du fromage...
Soudain, résonne un tintement dans la maison !

DING DONG

- J'vais ouvrir !

Ni une ni deux, je m'élance et, passant devant m'sieur Ralph sans lui prêter un regard (j'ai presque réussi à remplacer mon stress par une lampée de sauce aux cèpes, c'est pas le moment de le faire revenir), j'arrive à la porte pour l'ouvrir.
Derrière, dans l'ombre vespérale de cette veille de Noël, se tient une assez grande femme d'origine latine, fine comme une allumette, en milieu trentaine et avec de longs cheveux sombres patiente. Rocio. Ma "vraie" mère. Celle qui m'a donné naissance, en tous cas. Chaque fois que je la vois, je ne peux pas m'empêcher de penser à Maman...
Courage Derek, inspire profondément.
Ca va aller.

Le Sideways des Noëls passés [PV. Ralph Dibny] M4u3

- Hola Rocio. Ca va bien ?

Elle grimace alors que quelques flocons commencent à chuter lentement vers le bitume de Gotham. Apparemment, les fraîcheurs de la Côte Est américaine ne lui plaisent pas tant que ça... qu'elle ne s'inquiète pas: pour quiconque ayant connu et apprécié la chaleur du Sud, au bord des Caraïbes, c'est la même chose.
Pire que tout, la sensation ne part pas.

- Maldita nieve... Hola Derek. Oh bien, et toi ?

Je me frotte la nuque, un poil nerveux.
Ca revient.
Grrrr...

- Ça va ça va. Papa t'a informé de notre invité ?

Sait-on jamais ? David Flynn a le chic pour laisser les autres annoncer les nouvelles qui l'embêtent. Le chic et le talent, surtout. Parce que mine de rien, un tel niveau d'esquive, ce n'est pas donné à tout le monde.

- Si niño, je suis au courant. Ton professeur de théâtre.

Oh.
Non seulement je suis mauvaise langue mais en plus il a inventé une excuse plutôt crédible ? Tu m'épates, papounet ! Manquerait plus que Rocio découvre ma double identité... on serait pas dans la mouise, tiens.

- Euuuuh... oui. C'est ça, de théâtre. Et si tu rentrais, il fait froid hein hé hé...

Allez, on embraie !
Quittons le froid du dehors pour profiter de la chaleur du foyer. Des amis. De la famille.
J'informe rapidement m'sieur Ralph de son statut fraîchement acquis de prof de théâtre, avant que Rocio n'aille le surprendre avec ça. J'ai aucun doute sur ses facultés d'improvisation, mais ce serait franchement pas cool de le mettre dans l'embarras. Enfin je pense.
Et enfin, une fois les bises faites, on peut tous se mettre à table !
...
Eh bah le repas se passe étonnamment bien. Tranquillité, bonne humeur, jolis mots, plats cuisinés d'une main de maître, feu dans la cheminée... ce serait parfait, si paradoxalement cette petite bulle de bonheur ne rappelait cruellement un manque. La place où devait se trouver Maman. Vide.
Ca me prend au coeur.
Terriblement.
Et, à deux reprises, je prétexte un besoin d'aller aux toilettes pour pleurer. Pour regarder les derniers SMS qu'elle m'a envoyé, aussi.
Peux pas retenir mes larmes, elles débordent. C'est... juste trop dur.
Je veux pas en parler.

Enfin, le repas se termine.
C'était vraiment bien. Malgré... voilà quoi, je suis heureux d'avoir fait quelque chose avec des gens que j'apprécie. Le moment était bon. Il a permis de dissiper mes craintes, aussi. Des raisons pour lesquelles je me refuse à utiliser mon don pour des raisons personnelles. De celles qui me servent d'appui moral pour le cadeau de m'sieur Ralph, également.
Alors, rasséréné, je vais voir mon légendaire "prof de théâtre", pour lui demander le plus discrètement du monde (c'est faux, je suis nul à ça):

- M'sieur Ralph, je peux vous dire un mot dans ma chambre ?
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MessagePosté le: Ven 17 Jan 2020 - 1:53
Whisper of the past:
 

Je me suis douté de son refus. Derek veut bien faire, ce soir. Spécialement pour que cette soirée se passe bien. Alors il ne veut pas que je l’aide. Déjà parce qu’il est l’hôte mais aussi parce que le petit a un grand coeur. Bien plus grand qu’on ne le pense. Je souris, poliment, alors que je le vois faire des signes de la main en mode “Oust !”. J’attends avec patience, continuant à regarder les diverses photographies du salon. Elles me donnent vraiment l’impression que cette personne, cette femme pétillante que l’on voit régulièrement, manque terriblement à cette maison…
Pourquoi est-ce que c’est toujours comme ça ? … Je baisse les yeux vers ma main gauche. Vers mon alliance. Ouais… Pourquoi… hein ? Tu peux me le dire… ?
Je soupire, secouant un coup la tête. Bah ! Pas de mauvaises pensées, pas maintenant. Le passé est derrière, le présent est là et nous allons passer un très bon moment. C’est tout ce qui compte. Ensuite, le lendemain, nous continuerons ce qu’on sait faire de mieux, moi et le petit. Jouer les héros ! Hé… Même s’il a appris à ses dépens que c’est loin d’être un jeu…

DING DONG

Oh ? Ils attendent quelqu’un d’autre ? Je vois Derek filer comme une balle et je reste planté dans le salon comme un clou posé sur une table, prêt à l’emploi. Mais je ne peux pas m’empêcher, vil curieux que je suis, d’étendre mon cou pour épier le couloir. Derek ouvre à une femme qui… lui ressemble beaucoup. Certains détails ne trompent pas… Il m’a déjà parlé de ses parents, mais aussi de sa mère biologique. Elle n’a pas pu l’élever, alors Derek a vécu avec les Flynn. A chaque fois qu’il me parle de ces derniers, il les appelle Papa et Maman. Mais la dame qui est venue ce soir, de mémoire, s’appelle Rocio. Et… Il ne l’a jamais appelé maman...
Aussi vite que l’éclaire -Mais pas celui de Flash ! - mon cou revient à sa place alors que Derek la laisse entrer et qu’ils se rapprochent du salon. Elle arrive devant moi et me sourit, avec élégance. De prime abord, elle a l’air plutôt sympathique, quoique qu’un peu mal à l’aise. Elle ne doit pas être habitué à Gotham. Je lui souris avec sympathie et je m’incline légèrement :
- Buenas tardes - Je grimace d’un air désolé car mon accent n’est pas des plus fameux… Je n’ai pas travaillé cette langue depuis un bon moment. - Vous devez être Rocio ?
- Si, et vous Mr Dibny ? Enchantée !
- De même !

Des échanges presque trop normal et une poignée de main qui semble plus assurée que tout le reste. Je … Je dois dire que je ne me suis pas préparé à rencontrer sa mère… enfin Rocio, ce soir. Lorsqu’elle a le dos tourné pour aller saluer David, je me tourne vers Derek, levant un sourcil.
- Prof de … théâtre ? Sérieusement ?

Oui. Sérieux. Ok. Hem. C’est sûr que, tout bien réfléchi, il ne va pas aller crier sur tous les toits “Salut, je suis Sideways et je suis un héros”. Et encore moins à Rocio. Aussi surprenant que cela puisse paraître, elle ne semble pas savoir qui je suis ni d’où je viens, ce qui va beaucoup faciliter les choses… Notamment si elle commence à me poser des ques-
- Alors…
Et merde !
- Comme ça vous êtes professeur de théâtre ?
- Oh, oui ! - ça se voit non ? Mon visage est aussi expressif qu’un comédien qui fait son show - J’enseigne depuis pas mal d’années !

Ce qui est à moitié vrai, en faite, parce que j’ai été cascadeur et interprète ! Hé… ça compte un peu comme du jeu de comédien non ? Rocio me regarde et j’ai l’impression qu’elle me soupçonne de quelque chose. Il me faut un gros effort pour rester “normal”. Vous savez… “Normal” en faite. J’ai parfois tendance à avoir des vilains toc, lorsque je suis nerveux. Toujours une histoire de déformation de mon visage. J’ai un excellent self control lorsque je le veux bien. Des années de pratique !
- Vous avez l’air drôle en tout cas !
Ouf ! Punaise encore un peu et j’ai cru qu’elle avait tout compris…
- Hé ! Ce sont les jeunes comme Derek qui m’encourage à rester… de bonne humeur !
- Il a de la chance de vous avoir, vous devez lui apprendre beaucoup de choses !
Oh oui, j’essaye de lui apprendre ma technique avec le nez qui s’allonge pour trouver des mystères, mais il a bien dû mal… Comment ça, ce n’est pas le moment de parler de ça ? … Roh… Comme si c’est si étrange de-
- Euh, oui madame ! Il est doué en plus...

Manque plus qu’elle lui demande une scène d’improvisation… Remarques, nous sommes tous les deux en train d’improviser une soirée où Rocio ne se doute absolument de rien. Alors une petite scénette comme ça, hop, c’est un jeu d’enfant ! Non ? …
- C’est prêt !

Oh bon sang, sauvé ! Merci David… Je souffle un coup pour évacuer. Il faut que je me reprenne, tout va bien pour l’instant. J’improvise comme un dieu et Derek… Il ne s’en sort pas trop mal, compte tenu du stresse qu’il a en ce moment… Non mais sérieusement, regardez le… Je ressens d’ici sa nervosité, qui a triplé depuis que Rocio est entrée dans cette maison.

One = Denial :
 

On se met à table, le repas est servi et… Ouah ! Qu’est-ce que ça a l’air bon tout ça ! Tout le monde est servi et le début de soirée se passe plutôt bien. Au début, la conversation tourne entre David et Rocio, des échanges de banalités, des prises de nouvelles… Puis elle s’intéresse à Derek. Elle semble vraiment vouloir s’intéresser à ce qu’il fait, à ce qu’il pense… Elle essaye de faire au mieux. Le jeune homme a souvent les yeux rivés vers la place vide, là où doit se mettre habituellement la personne absente. Celle qui ne pourra jamais venir…
Il ne m’est pas difficile de le voir, de lire dans le regard de Derek cette tristesse. Ce manque… Il s’échappe deux fois pour aller au toilette et il revient un peu plus morose. Lorsque je jette un regard vers David, il a l’air de comprendre, lui aussi, ce qui se passe dans la tête de son fils. Rocio, peut-être aussi, mais je n’en suis pas certain. Elle continue à converser de façon très naturelle. Et au bout d’un moment, la question qui ne vous prépare jamais à donner une réponse de but en blanc arrive sur la table…
- Je me demandais… Vous n’avez pas de la famille, Mr Dibny ?
- Oh euh… - C’est juste une question Ralph… - Bien sûr, mais nous sommes un peu… en froid.
- Je vois… Même avec votre femme ?

Putain.
L’alliance…

Elle est fine observatrice. Elle peut faire une bonne détective, ma foi…
J’essaye de rester le plus calme possible, alors qu’à l’intérieur de ma tête se produit l’avalanche. Rien que le fait de mentionner Sue me fait avoir cette sensation de désordre monstrueux que j’ai envie de fuir depuis plusieurs mois. Le bazar qui se tapit dans un trou béant, qu’elle a laissé au fond de moi. Toutes ces choses que je n’ai pas encore eu le courage de remettre en ordre. Même si… Je… J’essaye…
- Elle … - C’est pas le moment de déconner… ! - Elle est en voyage d’affaire, à l’étranger… - Mais pourquoi est-ce que je … ?! … - Elle regrette de ne pas pouvoir être parmi nous…

Je…
Pourquoi est-ce que j’ai dit une chose pareille … ?

C’est venu si naturellement, qu’on peut me donner l’Oscar du meilleur acteur de drame. Sentant venir un malaise, David attire l’attention de Rocio… Et la fin du repas se passe bien. Rocio est partie se préparer. Ayant fait un long voyage, elle préfère se reposer. J’échange alors quelques mots avec David. Son visage paraît un peu plus grave que tout à l’heure.
- Je ne connais pas les détails… Mais… Je comprends ce que vous ressentez.
- Je…
- Helen est partie, l’année dernière. Je sais combien c’est dur…
- Ne vous inquiétez pas… Disons que, je… préférais…

David acquiesce et jette un coup d’oeil vers son fils. Ce dernier veut me parler. Qu’est-ce qu’il mijote… ? Oui, non, attendez, vous n’allez pas me faire croire qu’il ne mijote pas quelque chose… A la fin du repas, il a commencé à me regarder avec tellement d'insistance que j’ai cru que ses yeux allaient venir se loger sur mon visage. “I see you, but you dont see me”... Pourquoi je me mets des images loufoques dans le crâne…
Je ne me doute absolument paaaaaas du touuuuuut qu’il cache un truc dans sa chambre…
J’abandonne Papa pour aller à la rencontre de son fils qui referme rapidement la porte derrière moi.
- Derek ? …

Je le regarde, avec un air soupçonneux comme on le voit souvent chez moi quand j’ai un mystère sous le nez qui me démange et que je veux élucider la seconde suivante. Mais je me retiens de faire le coup de mon nez, parce que j’ai déjà compris. Je lis dans ce gosse comme on lit dans ses yeux cernés face au miroir en pleine insomnie. Évidence, tu es fatigué parce que tu es insomniaque. Évidence, Derek me cache quelque chose parce qu’il est nerveux depuis le début de soirée, qu’il n’a quasiment pas pipé mot et que maintenant qu’il est là devant moi avec cet air déterminé dans le regard.
Je lève les yeux au ciel pour ensuite les reposer sur lui, un sourire en coin sur mes lèvres… Je hausse les épaules, alors que mon regard commence à se faire plus … attristé.
- Si c’est par rapport aux questions de … - J’allais dire “ta mère” mais… Je ne pense pas que ça soit bienvenu de parler de sa maman maintenant… - Rocio, c’est… C’est rien. En faite, je… Je n’ai absolument pas joué la comédie sur la fin…

J’ai l’air con en faite. Je lui avoue concrètement que j’ai dit la vérité. Non… pas la vérité, mais une vérité. Celle qui m’arrange. Celle qui me permet d’oublier pendant un bref instant que Sue n’est plus là… Qu’elle ne va pas revenir. Mon coeur se serre dans ma poitrine et je fais au mieux pour ne pas devenir d’un seul coup un liquide… Des années d’expériences, ouais, hé…
- Enfin je… Voilà. Hem… - Trop tard, j’ai mis le pied dedans dès que j’ai commencé à le regarder avec cet air inquiet… Je suis sincèrement inquiet pour lui - Tu es sûr que ça va ?

Non pas tellement et je l’ai bien vu. Mais… J’adopte une meilleure position pour éviter de paraître trop apitoyé et mon sourire se fait plus assuré. Et il se veut beaucoup plus rassurant.
- Je te remercie de m’avoir fait venir, j’ai vraiment passé un bon moment avec toi et avec ta famille. - Héééééé… - Mais, si tu as besoin… de parler… Tu sais. N’hésites pas…

Voilà parce que c’est ça les héros aussi, c’est de savoir aider son prochain. Surtout entre héros et même mieux que ça, entre amis. Tout le monde a le droit de se confier à un moment dans sa vie… Et… Je préfère me concentrer sur lui, ce soir. C’est mieux…
Cela m’évite d’entendre le bruit du bazar dans ce trou béant que j’ai laissé… Si vide. Un vide où je n’entends que des craintes, des sanglots, des… du… toutes ces choses que je n’ai pas envie d’entendre…
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Derek James
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MessagePosté le: Ven 17 Jan 2020 - 2:59
Oh non, pas le regard du détective en doute !
Les yeux qui se plissent de suspicion, le bout du nez qui frétille autant attiré par les indices que les requins par l'odeur du sang, les oreilles qui s'agrandissent subrepticement pour ne pas en perdre une miette, et le pire de tout: la moue pensive amenant à la déstabilisation la plus totale de son interlocuteur ! Ces dernières semaines, j'ai eu l'occasion de la détailler quand on patrouillait ensemble, mais jamais au grand jamais j'aurais cru qu'il l'utiliserait face à moi ! Quel fieffé gredin, ce m'sieur Ralph, y a pas à dire. Ne cède pas Derek, ne cède pas. Ou tout ton travail de dissimulation, de recherche, de calculs et de mise en place aura été vain. Quelque part, travailler avec un des meilleurs enquêteurs du monde (et l'une des meilleures personnes, mais ça chut), ça te met de sacrées clefs en main pour jouer avec son petit monde et arriver à ses fins. Bon, dans le cas présent, c'est juste l'organisation d'un cadeau de Noël... mais quel cadeau ! Logistique +20 points pour le Sideways, c'est moi qui vous le dit !
Mais si le stress et un manque de finesse certain ruinent un peu beaucoup mes effets de suspense, m'sieur Ralph me suit. Sans trop poser de questions. Bon, je profite des quelques secondes nous séparant pour retourner le grand tableau de liège sur le mur de ma chambre, et ainsi dissimuler mes véritables desseins... j'entends presque une musique dramatique dans ma tête, et ça mériterait clairement un volte-face avec rire machiavélique couplé à un superbe regard caméra pour conclure la scène, juste avant l'entrée du preux et chevaleresque héros ! Mais comme j'ai ni caméra, ni rire machiavélique, ni un bon costume de méchant, ça marcherait pas trop...

Memo n°1984: tenter le coup à la Young Justice Tower. Ca pourrait avoir son petit effet, huuuum...

Bon, finie la rigolade.
On rentre dans le sérieux, là. Si tout se passe comme prévu, y aura de quoi raconter une épopée pour les mille ans à venir ! Genre Orphée, avec une happy end et moins de têtes coupées, vous voyez ? Un truc plus blockbuster d'aventure avec un réalisateur auquel on casse pas trop la touche personnelle. P't-être que Disney voudra en faire une icosikaitétralogie ? Ouais j'ai trouvé ce mot au pif en cours de langue, et ouais chuis fier de l'avoir retenu sans faute d'orrtograf !
Mais patience, ça va venir.
Parce que pour le moment, m'sieur Ralph semble plus disposé à parler du repas qu'autre chose. J'ai capté les grandes lignes de ce qui se disait, ouaip, mais entre les moments pleurnicheries aux toilettes (j'assume !) et les décomptes précis des années, mois, jours et heures, suivre s'est avéré aussi ardu que retirer chaque brin d'herbe des Grandes Plaines à la main. Si personne a encore réussi, c'est pour une bonne raison, pas juste parce que je suis stupide d'utiliser des exemples pareils, zut !
Alors, relativement peu au courant des détails, je réponds comme je peux:

- Oh euh... c'était pas pour ça à la base, et j'ai pas trop écouté, mais je suis vraiment désolé qu'elle vous ait touché là où il fallait pas... j'aurais dû lui dire de pas parler de votre famille. Quelle andouille.

Ironie du sort, ou destin fatal qui s'acharne, telle mère génitrice tel fils, moi aussi je vais m'attaquer au sacré de la relation d'un homme pour qui son épouse était toute sa vie. Et plus violemment encore ! Parce que pourquoi faire dans la demi-mesure quand on peut faire dans la démesure ? Avec sons et lumières, et tout !
Allez mon champion, c'est le moment de te lancer. Inspire, expire, inspire, expire, et nous claque pas dans les pattes entre deux soupirs plein de stress. Ce ne sont d'abord que des mots, des choses qui vont te permettre de communiquer avec autrui. Oublie qu'ils ont du sens, et prononce les. Tu les as déjà assez mûri, ceux là.

- Dites, m'sieur Ralph... je... j'ai un cadeau de Noël pour vous aussi. Mais j'ai besoin d'être sûr que ça vous va avant. Parce qu'une fois qu'on aura démarré, ce sera impossible de s'arrêter.

Pour la suite, par contre, je me sens tellement moins assuré...
Genre, si je sortais pas de sous mon oreiller -littéralement- quelques petites cartes rédigées au préalable, j'aurais juste bafouillé. De A à Z, jusqu'à en mourir de honte et contempler la combustion spontanée de frustration de mon mentor. Y a rien de pire qu'un mystère non-résolu pour le mettre dans les humeurs les plus explosives.
Donc, petites cartes à la main, dont le texte se retrouve agrémenté de commentaires spontanées, je me lance !

- M'sieur Ralph -ça c'est vous-, je -ça c'est moi- découvre un peu plus de mes pouvoirs -les rifts, les zoulies lumières, le tralala habituel- tous les jours... je m'embrouille moi. Bref, tout ça pour dire que je vous propose de faire un tour dans le passé pour voir une dernière fois votre femme et pouvoir lui dire adieu comme il faudrait ! Ouf, c'est dit...

Ca commence pas trop mal, et ça finit avec un jeter de cartes. Oui, vive les mariés, remplaçons le riz par les petites fiches d'un looser qui a presque pas les tripes de parler à un de ses amis pour son Noël. Un looser qui panique depuis des jours. Un looser qui ose alors qu'il connaît les risques qu'encourt le monde s'il se foire. Un looser total, qui a honte de trahir ainsi Tempus Fuginaut, mais qui continue quand même.
Parce que son mentor a besoin de lui.
Parce que cet homme, qui l'a pris sous son aile pour en faire un héros respectable, souffre.
Parce que cet admirable être humain a lui aussi le droit au bonheur, et au repos de l'âme.
Alors Derek s'improvise psychologue, en proposant une solution aux tourments de son ami. D'un de ses meilleurs amis. Avec qui il a passé un délicieux Réveillon, soit dit en passant.

- Bien sûr, ce sera tolérance zéro, aucun écart, rien. Faudra m'écouter. Derek: chef d'orchestre absolu, m'sieur Ralph: la personne qui fait du triangle. Juste pour ce coup là, hein m'sieur !

Derek, ou l'art d'inspirer la confiance et le respect !
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MessagePosté le: Sam 18 Jan 2020 - 17:35
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Oh si, gamin, tu les as cherché ceux-là !
Ce sont les yeux qui avancent, tellement ils sont en train de te regarder. Ils sont là, à vouloir déceler toute la vérité. Parce que le partiel, on en veut pas !, hé non… De tout façon, j’ai bien trop envie, la plupart du temps, de découvrir le reste, ne pouvant jamais me satisfaire d’une résolution juste partielle… Alors, je te regarde, j’insiste. Je n’ai même pas besoin d’exagérer, ni d’utiliser mes pouvoirs. Parce qu’en plus de te fixer comme un ami qui s’inquiète, je le fais comme une mentor qui veille sur son protégé. Et tu fais pas pire papa poule, dans le genre je suis un champion…
Elongated daddy, au rapport.

Mais il cache bien son jeu, le p’tit. Pétard, je dois bien l’avouer que pendant toute la soirée, je ne me suis pas douté qu’il préparait quelque chose…
J’ai cru que c’était un souvenir qui le chagrinait, d’où sa morosité et son manque d’attention pendant le repas.
Mais non… Y a un autre petit truc…
Il s’excuse dans un premier, confirmant qu’il n’a pas trop suivi les conversations de la soirée. Je souris, toujours avec cette assurance et un léger levé de sourcil amusé. Mais l’amusement retombe très vite, comme un boulet qui s’enfonce dans l’eau. Très rapidement, avec lourdeur, une chute inarrêtable qui vous condamne à atteindre le fond. Et d’y rester pour toujours…

C’est l’impression que j’ai d’être, un poids qui coule, qui s’enfonce encore… Qui essaye de refaire surface sans jamais vraiment y parvenir. Je vois défiler le visage des autres, ceux qui m’encouragent à remonter, ceux qui essayent de faire tout pour que ça aille mieux. Peut-être que tout ira mieux, au bout d’un moment… Mais…
Pendant ce long processus, je me sens comme un fardeau pour les autres. Vous êtes présent mais à la fois ailleurs, des morceaux de vous sont disséminés partout et vous faites de votre mieux pour les retrouver. Et dans le même temps, il faut ranger le cafarnahomme que l’autre personne - La personne qui est partie... - a laissé. Dans l’âme. Dans le coeur… Dans toute votre personne… Je me sens inutile, mais ça c’est souvent dès que je ne fais rien trop longtemps. Mais même en étant occupé, je doute et j’ai acquis une crainte dont j’ignorais totalement son existence jusque là. Celle de perdre pied, de sentir le sol se dérober dessous et de me laisser tomber dans les profondeurs, comme ce boulet lourd qui coule. Encore… Encore… Oh bordel, quelle angoisse…
Bon sang… J’ai vécu avec tant d'insouciances… Parce que je me suis senti invincible, prêt à tout, capable de surmonter toutes les épreuves, tous les ennemis, d’être à la fois un héros et un mari, un ami et un…
Aurais-je pu faire un bon père ?

Je cligne un peu des yeux, sortant de cette rêverie (hmm, plutôt de ce cauchemar... ). A ce moment-là, Derek est en plein processus de respiration intense, comme s’il se prépare à une course folle ou à affronter le plus monstrueux des vilains de cette planète. Il n’a pas à s’inquiéter, je crois que nous avons déjà dégagé les pires*.
Il se concentre, il a l’air vraiment de peser chacun de ses mots… Il me fait peur… Vous savez cette légère angoisse qui vous prends aux tripes lorsqu’un proche essaye de vous parler sans y parvenir et que vous avez très envie de l’aider mais sans pouvoir parvenir à toucher le fond du problème.
Et il s’exprime enfin. Et…
Je reste un peu dubitatif.
Je fronce les sourcils. Pas parce qu’il me parle d’un cadeau, lorsqu’il a mentionné le fait d’en avoir préparé un, je me suis senti tout con sur le coup de l’avoir soupçonné de me cacher quelque chose. C’est idiot… Après tout on est à la période des cadeaux… Mais… C’est le reste qui me rend perplexe. Où est-ce qu’il veut en venir ?
Une fois qu’on aura démarré, ce sera impossible de… Mais…
J’entrouvre la bouche pour lui demander ce que ça signifie. Mais Derek sort une carte… Bien, là je commence vraiment à me demander ce qui lui prend. Je devine que quelque chose est marqué dessus, comme un pense bête. Il doit avoir vraiment quelque chose d’important à me dire pour ne vouloir rien oublier. Alors je patiente, avec à nouveau un léger levé de sourcil et un sourire en coin.
Si c’est important, je ne dois pas l’interrompre. Le dialogue est important. Entre le mentor et l'élève, entre amis surtout.

Et ça y est, il se lance. Il utilise même les gestes pour nous représenter. Si son début de phrase m’amuse, le reste … Le reste est…
Troublant.
Mon sourire s’efface doucement et je cligne un peu des yeux, recevant l’information comme un léger électrochoc. Le choc justement, parlons-en… C’est à peine si j’arrive à comprendre ce qu’il vient de me dire. Et au moment où Derek, maître des cadeaux exceptionnels, jette les cartes et fait baisser les rideaux (au sens figuré), je n’ai réussi à dire :
- Quoi… ?

Je fronce les sourcils. Je ne suis pas du tout en colère, oh non… Je … Je suis un peu … Triste. Un mélange entre la mélancolie et une réelle inquiétude. Pas pour moi… Pour Derek. Pour ce jeune ami qui s'inquiète trop pour moi...
Pour essayer de digérer l’information et pour éviter que le jeune se mette à paniquer, je me mets à grimacer un sourire et l’instant d’après je ris, nerveusement… Je n’ai pas pu m’en empêcher…
- Et bien… ça pour une surprise c’est…

C’est moi où d’un seul coup, il fait froid ? Non… En réalité je pense que j’essaye de fuir. J’essaye de faire en sorte que mon esprit se focalise sur autre chose… Il veut penser à tout sauf à la proposition de Derek.
Proposition qui me touche beaucoup. Mais… Une proposition très dangereuse et… Je… Est-ce qu’on peut … se permettre … ? NON … Bordel… Je… Je ne dois pas...
Pendant cet instant, cette bataille entre ma raison et mon cœur, je vais pincer l'arête de mon nez. Ce n’est pas un début de migraine, pourtant j’aimerais qu’on vienne me couper la tête !
- Je… Merci…
Je me tourne vers lui. Mon visage est un peu plus sombre, mais ma voix est calme… Pour le moment…
- Merci… Mais… Je ne sais pas si on peut… Enfin, je veux dire que…
Aligner des mots, pour en faire une phrase plus complète… Je peux le faire…
- Je ne suis pas certain de… qu’on n’est le droit…
Quoi ? … C’est tout ce que j’ai à dire… ? Mais… Foutriquet de bon sang, par tous les saints !
- Je … C’est très gentil, mais…

Je serre les poings. Je ne sais pas pourquoi je suis partagé par autant d’émotions conflictuelles. Je secoue la tête, comme pour dire non. Mais pas à Derek, plutôt à moi… Je ne peux pas. Je n’ai pas le droit de lui demander de prendre autant de risque. Je suis qui pour avoir ce genre de privilège ?
- Ce qui est arrivé… C’est arrivé. C’est comme ça… Je… J’ai beaucoup de regrets, certes, mais je dois faire avec… - Je pense aux autres, à ceux qui ont aussi perdu des proches mais qui n’ont pas un Derek formidable sous la main pour les aider… - J’en souffre beaucoup, mais j’ai promis d’avancer. Il faut que … Que je réussisse …

Mes mots sonnent creux. Malgré tout, j’essaye de lui sourire, sincèrement. Je pense vraiment ce que je dis… Mais j’ai toutefois cette petite pensée, cette retenue au fond de mon âme. La petite voix qui me hurle d’accepter, d’aller dans le passé et… Et …
Bordel… J’angoisse… J’ai eu cette boule à l’estomac dès qu’il a fait sa proposition et maintenant je l’ai dans la gorge…
Du calme…
On est d’accord que je ne dois pas accepter… hein… ? On ne peut pas se le permettre…
Alors par pitié, sors de ma tête… Sue...
Soyons raisonnables…
Je ne veux ni mettre en danger Derek… Ni le reste du monde.
Parce que si j’y vais… Si… Nous venons jusqu’à toi…
Je…

Je ne sais pas si ma raison restera intact, en te voyant. En sachant… ce qui va t’arriver...







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Derek James
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MessagePosté le: Mer 22 Jan 2020 - 2:46
- Monsieur.

Oula Derek, tu t'aventures sur une pente tellement dangereuse que c'est à croire que la gravité a immédiatement fait un backflip pour te permettre de pas glisser. Non mais tu te rends compte ? Tu parles SÉRIEUSEMENT ! Oui oui, c'est bien ça: du sérieux. Plus de m'sieur, de petit mot mignon ou tout sympa. C'est fini ça. C'est pas le moment. On déconne plus avec les idioties qui servent d'ordinaire à dissimuler un manque flagrant de confiance en soi. Là, si en face il capte pas qu'on rentre dans la zone "Fais pas chier, ou je te ferais une guerre comme t'en as jamais vu.", j'ai plus qu'à rendre mon costume. Ce serait la zéro street cred comme disent les jeunes branchés de nos jours. Et c'est pas fini. Parce que j'embraye sans perdre de temps avec la seconde bombe à ma disposition, type "holocauste du leadership", pour parler avec des termes de notre époque. Ah la la, quel bien ça fait de se sentir en phase avec son temps...
Hum stop.
Tu diverges.
Concentration, et largage de bombasse.

- Ralph.

OUUUUUUUH ! Pour employer une image des plus vulgaires, on va dire que j'ai le pantalon qui se remplit d'un coup, et ce de manière grandiose ! Comme un feu d'artifices de sérieux. Quelque part, au fond de moi, j'essaie d'imiter l'image caricaturale décaricaturée du Batman en prenant ce ton et ce regard.
Le regard perçant du carcajou en cage.
Qui rôde, qui guette. Qui espionne sans la moindre vergogne les réactions des badauds qui viennent se moquer de sa petite taille...
Et c'est encore un hors-sujet, alors que je voulais juste dire que j'essaie de me mettre sur un pied d'égalité avec mon interlocuteur, au moins concernant le sujet chaud du moment. Et je parle pas des programmes fitness des plus grandes stars de la télé-réalité américaine, soyons bien d'accord avec ça.

- J'ai que 18 ans, j'suis une jeune pousse. Un blanc-bec. Un pied tendre. Un novice.

Et non seulement c'est totalement vrai, mais en plus c'est pensé.
Je suis un gosse qui a pas encore eu le temps de goûter la vie comme il faut. En même temps, quand t'es solitaire parce que les gens sont pas faits pour toi, à moitié orphelin et adopté, ça aide pas à se bâtir un ego correct à la toute base. Mais...
Mais merci m'sieur Ralph prof de théâtre, j'ai appris à respirer. A cadencer mes mots, pour réussir à causer d'autres langues. Alors juste là, je vous le dit, c'est le moment parfait pour caser une petite pause couplée à un regard énigmatique et impénétrable.

Une petite pause dramatique, quoi.
Pas de quoi en faire tout un fromage.

- Mais même moi, je le vois dans vos yeux, à chaque fois qu'ils cessent de fixer LA photo sur la commode.

On voit bien de quelle photo il s'agit, tous les deux.
Les fleurs d'à côté ne fanent jamais. La poussière n'ose même plus s'y déposer tant la guerre que leur a déclaré m'sieur Ralph. Pardon, juste Ralph. Faut pas ruiner le bon bout alors qu'on vient tout juste de l'attraper.
Parce que cette histoire transcende tout ce que j'ai pu voir jusqu'alors. L'amour que ressent m'sieur Ralph pour sa femme est tout bonnement inqualifiable, de par sa beauté, sa pureté et la sourde colère qui s'en échappe. Et tout ça ressort sur le visage surpris de mon mentor, incapable de prendre une décision.
Mais toujours pas décidé à fuir et l'abandonner.

- C'est pas derrière vous. C'est pas réglé. Et je veux vous aider. De la même manière que vous m'aidez moi.

Et pour ça, Derek en sera éternellement reconnaissant.
On le forme à être une bonne personne, un bon héros. Même s'il n'en est rien.
Et hop, on continue sur la route de l'osé: je viens prendre dans les miennes ses mains. Celles dont il se sert pour tout sur cette basse terre. C'est pas souvent que j'insiste, mais là faut croire que ça me retourne suffisamment la tête pour me suffire.

- Comprenez moi bien, Monsieur. C'est pas pour La ramener. C'est juste pour vous.

Oui.
C'est clairement pas une offre que je ferais à n'importe qui, tant les risques et interrogations sont nombreux.
La règle du jeu est on ne peut plus simple: parler, toucher, discuter mais pas de retour possible d'un élément temporellement différent de soi ou pire: c'est bon, pas d'altération du continuum espace-temps, hein. Normalement, c'est assez clair comme consigne, mais au vu des circonstances, mieux vaut se rabattre sur du élevé en cage.

- Alors, m'sieur Ralph ? Je pourrais pas faire ça sans votre accord. Sans utiliser la photo de votre femme comme ancre. Faut que vous soyez d'accord.

Il me faut un accord vocal.
Un oui qui me donnera le droit d'aller chercher l'ancre dont nous avons besoin.
Pouf pouf, pas de temps à perdre, et tout.
Pas besoin de faire un long aller-retour à Opal City, un rift direction le salon suffirait.
Allez m'sieur, ce sera douloureux, mais juste le temps que vous vous en remettiez.
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MessagePosté le: Jeu 30 Jan 2020 - 21:23
Wrath:
 


Ouhla…
J’ai l’impression que nous nous trouvons sur un ring. Derek jeune boxeur qui fait ses preuves, Ralph sportif têtu sacrément balaise dans le domaine du “Faut pas en parler”. Faut pas y toucher… Non. Plus jamais…
Le jeune homme devant moi, habituellement si hésitant à cause de son manque de confiance en lui - c’est pourtant pas faute de l’encourager, mais depuis quelque temps il a fait des gros efforts! - a changé. Il a pris un autre ton, plus assuré. Il se prépare à me faire face. La force dans son regard est puissante… Et c’est là que je comprends bien des choses…

Il savait que j’allais lui répondre de cette manière et même s’il n’était pas prêt, il avait préparé la contre-attaque… Les arguments.

J’en ai des frissons, mais je n’arrive pas à définir parfaitement les émotions qui me traversent. Elles sont nombreuses, toutes très conflictuelles… Mais deux parmi toutes semblent s’exprimer vivement. Je vacille entre la crainte et le courroux …
Je crains vraiment ce qu’il va me dire, maintenant… J’ai peur qu’il insiste, qu’il me mette sous le nez des évidences que je connais déjà. Mais que je ne veux pas prendre en considération. Je sais ce qu’il se passe dans ma tête… Et il se peut que je finisse par devenir fou. Par craquer. Par rompre toutes mes promesses et de tout abandonner du jour au lendemain parce que la corde que j’use, tous les jours, va fini par céder.
Mais le courroux est bien présent aussi… Parce que Derek touche à quelque chose de sacrée. Quelque chose que j’essaye d’enterrer très loin pour ne plus jamais y toucher, ni même y penser une seule seconde. Et je suis en colère qu’il tente de faire tout remonter et d’étaler sur la surface tout ce qui me fait perdre la raison… Mon amour pour une personne disparue… Pour ma femme.
Mais je crains de ce qui peut se produire si nous tentons l’expérience. Je crains pour la vie de Derek, mais aussi à celles des autres. Si tout se passe mal, les répercussions seront … désastreuses ! Nous n’avons pas le droit de faire tout ça !
Il le dit lui-même ! Trop Jeune, inexpérimenté, une petite pousse. Mais il oublie qu’il est complètement fou aussi, de me proposer une chose pareille !

J’ai serré les poings… Mon silence est surtout là parce que je me retiens d’éclater, de répondre trop vite sur le coup de l’émotion. Je le fixe, tandis que tout mon être hurle, en voulant faire comprendre à Derek que tout ça n’est vraiment pas une bonne idée.
Et pourtant…
Et si…
Si nous réussissons… ?
Si nous parvenons jusqu’à toi… ?
Non… Non Ralph. Restes sur tes positions. Dis lui non… ! Dis lui que ça n’est pas possible. Que tout ce qui en ressortira n’est que douleur et fracas…
Allez.
Fais donc appelle à la raison, bon sang !
Merde… merde… !

Le gosse a raison. Terriblement raison… Je reste planté là alors qu’il y va, durement. Ses mots sont durs, mais vrais. J’ai craint ce moment qui m’arrive en pleine face. A la mention de cette fameuse photo, je détache mon regard du sien… Je suis désemparé, je n’ai ni les mots, ni la posture adéquates. J’ai envie de partir, mais de rester, j’ai envie de l’envoyer sur les fraises, mais pas du tout … Qu’est-ce que je dois faire ? Quelle est la meilleure décision à prendre ?
Elle est évidente pourtant : On ne peut pas faire ça. C’est contre tous les principes, toutes les morales, contre nature… contre… Merde…
Je ne… Je…
Je… - Je ne peux pas…
Mes pensées se sont exprimées toutes seules alors que je recule. Mais Derek insiste et m’attrape les mains. Ce geste m’arrête dans mon élan… Il peut sentir que je tremble. Je suis noué à l’intérieur et ma respiration est plus rapide… Si je veux fuir, il ne me faut pas énormément d’efforts pour m’allonger et passer par dessous la porte. Le seul risque que j’encoure est de perdre mon alliance au milieu du trajet et de mettre en rogne ce jeune héros. Mon jeune élève… Mon ami. Un jeune garçon plein de ressources et je suis vraiment heureux qu’il m’est choisi comme mentor.
Alors non, je ne fuis pas…
Je relève la tête vers lui. Je pense tout d’abord à lui, aux risques qu’il prend et aux problèmes qui vont lui tomber dessus… Tout ça, juste pour moi… Pour que je puisse … aller mieux ?
Bon sang…
- Derek…

Je suis inquiet, sincèrement. Mais… Non… Pas de Derek, pas de jeune homme. Il n’attend plus qu’une seule chose de moi. Une décision.
Je continue de le regarder. Je pèse le pour et le contre, j’invoque la raison mais elle est influencée par celle du cœur. Je pense à tout, aux personnes que nous allons laisser là, alors que nous marcherons vers le passé. Je pense à tous ceux qui n’en sauront absolument rien, qui ont tout à fait juste de vouloir nous stopper s’ils en ont l’occasion… Je repense à ce qu’il s’est passé, le soir de mon anniversaire où ma femme… est... Je…
Les règles sont claires, oui. Pas de sauvetage. Veni vedi vicci. Zéro écart, rien. Nous… y allons… pour… Pour que je …
Je secoue la tête. J’ai dû mal à réaliser ce que nous nous apprêtons à faire. Et j’ai encore plus de mal à réaliser que je prends cette décision…
- D’accord.
Que j’accepte, droit dans les yeux. Ma pensée hésite, mais mon cœur parle à sa place.
- Je… D’accord...
Je suis incapable d’appliquer mes principes, de lui dire non et d’oublier cette idée.
- Pas d’entourloupes, pas de changements de plan… Je… Juste… Elle et moi.
Une dernière fois… Juste cette fois. Laissez-moi juste faire cette entorse à la réalité…
- Je…
Je ne sais pas quoi dire de plus. Pourtant j’ai tellement à dire, là… Je…
Juste cette fois-ci… Laissez moi la revoir… une dernière fois.

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