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 [Fawcett City] Pueritia Perierat [Pv Jared Fate]

Anton Arcane
Anton Arcane
Super-Vilains
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MessagePosté le: Ven 31 Jan 2020 - 15:07
La sonnerie caractéristique d'une plate-forme d'élévation attira le regard de quelques travailleurs proches qui attendaient leur bus pour la banlieue. L'employé municipal qui se dressait dessus observait lentement s'approcher la guirlande lumineuse éteinte qu'il devait détacher. Les décorations de Noël ne s'attardaient pas cette année. Le premier de l'an fut l'objet d'une fête très particulière à Fawcett City : une commémoration d'un massacre et de dommages causés en pleine fête d'Halloween.

La ville était habituée aux Sivannah, Mister Mind et autres criminels de la Monster Society of Evil, que Shazam et ses proches avaient toujours neutralisé in extremis en évitant de terribles drames. On pouvait retracer les combats des justiciers et de leurs némésis en observant les plans d'urbanisation, de construction et de reconstruction de la ville, mais tant que les victimes n'étaient qu'en béton et en asphalte, la population s'en accommodait.

Il s'agissait cependant, lors de cette étrange veillée, de pleurer des proches, des amis, de la famille, tombés dans la violence d'une nuit, frappé par la soudaineté. Et aussi et surtout par les affaires qui s'en étaient suivies. Depuis novembre, en effet, la ville s'enfonçait dans la terreur et la folie, comme si l'implacable fatalité devait achever cette ville pourtant forgée dans l'enthousiasme et l'espérance.

Tout d'abord les premiers tombés : une famille accompagnée de la petite Giselda et de son père*. Massacrés, violentés, écharpés, sans pitié aucune. Les restes ignobles de quelques créatures retrouvées calcinées dans une rue avaient ensuite plongé la police dans la perplexité, mais l'affaire avait été rapidement enterrée, inutile de paniquer la population surtout après une nuit aussi... surprenante.

Le 3 novembre, c'était au tour d'un jeune homme d'intriguer. Il avait eu entre ses mains une pierre d'éternité et avait parlé d'une petite fille démoniaque accompagnée d'une criminelle qui projetait des éclairs. Sous le choc, il avait été pris en charge par l'hôpital local et un psychiatre qui s'inquiétait de le voir plonger dans une forme rare et puissante de choc post-traumatique s'occupa soigneusement de lui. L'enfant parlait de voix dans la nuit, d'image à ses fenêtres, il tremblait à l'idée d'être seul, s'évanouissait dans le bus suite à des visions d'horreurs, tout les symptômes d'un effondrement. L'enfant avait été interné, on lui avait prodigué quelques soins dans la ville voisine mais tout cela continuait, cauchemars, pleurs, hurlements. Les médicaments n'y faisaient rien.

On l'avait alors envoyé à l'aile de pédopsychiatrie d'Arkham. Sur le chemin, pendant une courte pause, il se suicida en sautant d'un pont. C'était le 15 novembre, dans l'ombre d'une pièce maudite, un occultiste jetait au feu les dernières affaires volées de sa victime, il n'en aurait plus besoin.

Le 4 novembre, un autre jeune homme qui avait montré de brillantes capacités à courir vite dans cette étrange nuit avait commencé à s'isoler, à se montrer sombre. Ses récits de super-justicier-de-la-mort-qui-tue avec qui il avait parlé s'étaient effacés dans les ténèbres de sinistres pensées. Ses crises de mélancolies trouvèrent leurs points culminantes lors d'une journée classique d'école où on le retrouva dans le toilettes des filles, le cadavre d'une de ses amies sans vie. Strangulation. Un si gentil garçon disaient les voisins... Une porte d'armoire se ferma dans les ténèbres, avec elle un sweat-shirt usé d'enfant et un bocal avec des cheveux. Plus nécessaires pour l'heure...

6 novembre, deux jumeaux s'entretuent avec des couteaux de cuisine. 9 novembre, monsieur Glaswell, un quadragénaire pratiquant étouffe son fils aîné. Le 10 novembre, trois enfants quittent leurs chambres et s'enfuient de chez eux, sans laisser de traces. Le 16 novembre, une classe de primaire est en proie à une bataille générale, un professeur est violemment blessé, un enfant trouve la mort lorsque ses camarades l'empalent sur les grilles d'une maison voisine.

Dans la fuligineuse torpeur d'une pièce sale, une main s'arrête de tracée, les restes de sa dernière victimes ont été totalement consumé par ses maléfices, son oeuvre est terminée... pour l'instant.

Le 23 novembre, on retrouve la trace d'un enfant fugueur, une main plus précisément. Le 25 l'autre main et ainsi de suite jusqu'au 20 décembre, dans un décompte macabre.

La police ne parvint plus à étouffer tous ces incidents même si aucune piste raisonnable n'est lancée. On fait appel à des spécialistes, on interroge les enfants qui ne gardent pas ou peu de souvenir. Certains continuent de psalmodier des phrases sans cohérence, quant aux familles, elles s'entredéchirent lorsqu'elles n'éclatent pas violemment dans l'horreur des évènements.

Fawcett ne rit plus...

14 décembre. L'orphelinat Sud de la ville vit un évènement qui défraya les sites spécialisés qui s'emparent de la vidéo d'un surveillant : pendant dix minutes, tous les enfants de l'établissement se sont immobilisés et ont commencé à réciter des versets de l'Apocalypse selon Saint Jean.

Le FBI prit l'affaire en main, des unités formées pour enquêter sur les phénomènes paranormaux sont arrivés dans la ville, craignant une incursion démoniaque mais ils furent bientôt eux-mêmes victimes de cette étrange folie. Des enfants qu'ils interrogeaient leurs sautèrent à la gorge, certains mêmes se suicidèrent suite à leur entrevue. Les soupçons et la panique n'aidant pas, l'état dû démobiliser ses enquêteurs.

La situation se dégradait et Noël fut fêté dans l'angoisse et l'inquiétude pour les banlieue extérieure, étrangement seule touchée. Des groupes de protection citoyens s'organisèrent dans cette ambiance de mort et de tristesse, la vigilance et la solidarité trouvaient encore quelques âmes fortes pour agir de concert malgré la peur de l'inconnu et son intensité toujours grandissante.

Les feux d'artifices de la nouvelle année furent sanglants. De la nuit du 31 décembre au 1er janvier, 7 morts au parc sud. Un pompier d'astreinte, deux parents, un nourrisson, un couple d'adolescents et le gardien des lieux. Toutes retrouvées dans une promenade à l'écart de la foule qui s'était rassemblée. Toutes tuées par cinq enfants qui ne gardaient aucun souvenir mais dont les empreintes étaient partout.

Ce fut dès lors la paranoïa.

Mais pour les plus experts pratiquants des arts occultes, tout ceci était limpide : une influence maléfique s'élevait dans la banlieue de Fawcett. L'air s'était lentement saturée d'effluves démoniaques et monstrueuses d'une magie distordue à nulle autre pareille.

Dans un bâtiment, quelque part dans cette zone agissait quelqu'un, un occultiste de talent, une âme plus sombre même que les gouffres les plus profonds des enfers. Sa magie, ses manipulations s'étaient par force gravées en ses victimes qui devenaient à chaque jour qui passaient plus d'âmes et plus de marionnettes entre ses mains.

La vengeance, disait l'adage, était un plat qui se mangeait froid, mais pour qui n'est que noirceur, elle se dévore vive et au plus près de la curée.

De nouveaux traits de feutres marquèrent la pièce sinistre. Ce soir encore Fawcett vivrait la peur, mais elle déborderait de cette pathétique banlieue. En ce 14 janvier 2020, Fawcett était prête pour ouvrir un portail vers l'Outre-Monde...

* Voir : http://dc-earth.fra.co/t6753-rp-d-halloween-des-pierres-d-eternite-ou-des-farces-libre
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Invité

MessagePosté le: Ven 7 Fév 2020 - 16:51
Un flash the lumière illumine le fond d’une allée sombre. Un bref vortex d’énergie et une forme apparait dans l’allée sombre comme sortie de nulle part. Stoppe, regarde autour d’elle puis prends une seconde pour s’allumer une cigarette.

Une longue bouffée lentement relâchée plus tard, l’homme en long trench coat brun élimé se met en marche. Il suit son instinct, le même instinct qui le mena ici au départ. Depuis des mois, des rumeurs cours a propos de cette charmante petite ville qui cache un horrible secret.

Quelque chose de pourris sévit au Fawcett City et Jared Stevens entend bien y faire la lumière.

La ruelle débouche enfin sur une artère principale. Les lumières sont vive, les bâtiments propres et bien rangés, bordés de petite boutiques et de magasins plus connus. La circulation est presque inexistante, mais comme il est près de 3 heure du matin, ce n’est pas surprenant.

Même sous cette lumière apparemment joyeuse et chaude, le poids de l’influence maléfique qui ravage cette ville se fait sentir pour toute personne y étant attaché de près ou de loin. Tous les petits signes qui disent ‘Fermé’ dans chaque porte qu’il croise lui semblent presque… prophétique.

Quelque chose ne va définitivement pas au paradis.

Quelque chose rend les enfants de Fawcett City fou, leur vole leur innocence, les viole de la manière la plus terrifiante qui soit… Quelque chose qui remplit et imprègne les pierres même du sol comme une odeur nauséabondes.

L’homme stoppe à une intersection et regarde des deux côtés, semble hésiter un moment, avant de tourner a droite. Ses pas le mènent bientôt à un parc d’allure coquette, idyllique, même sous la lumière froide et distante de la lune qui flotte dans le ciel.

Le même parc ou un peu plus d’un mois plus tôt, un massacre a eu lieux.

Jared s’y aventure, sans hésitation et avec un bût clair en tête. La scène du crime est toujours bordée par les lambeaux des bandes jeunes utilisées par la police pour tenir la population à une distance respectable et en délimiter les limites.

Il franchit les ‘limites’ en question sans broncher, puis stoppe quelques mètres à l’intérieur du périmètre. Il s’accroupit, et touche du bout des doigts une tâche sombre qui marque toujours le gravier en cet endroit. Le sang a été versé ici. Le sang d’un innocent, prit au milieu d’une guerre qui fait rage depuis le début des temps.

S’il y a une chose qui fait monter la colère en lui, ce sont ces situations dans laquelle un enfant, ou plusieurs, se retrouvent impliqués dans ce combat éternel, leurs âmes, leur innocence sur l’autel du sacrifice.

« Démons… » Grogne l’homme entre ces dents serrées. « Que cherchez-vous ici? »

La question est rhétorique. Il n’attend pas de réponse. Un bruit derrière lui le fait se redresser soudainement, en alerte. Il se retourne, et voit un chien. Un chien noir, qui le regarde intensément, assis au centre de l’allée. Quelque chose est… dérangeant dans ce portrait, et Jared rencontre le regard qui ne scille pas.

Il fait un pas en avant.

Le chien se remet debout soudainement et gronde de manière menaçante, hérissé.

Une brise froide balaie l’allée et fait voler un vieux journal comme une feuille morte dans le vent.
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Anton Arcane
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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2020 - 8:16
Le journal vole un instant, révélant un gros titre sinistre qui retrace à lui seul l'enveloppe sinistre des lieux puis vient se coler contre un arbre où il étale les photographies des victimes de la "folie de Fawcett". Bientôt des bruissements surviennent dans un coin et une forme sort d'un buisson proche. Une allure courbée, odorante, vêtue de guenilles, des pieds bandés sans chaussures renâcle et crache un peu plus loin.

La silhouette titubante fait quelques pas en arrière en découvrant l'impressionnant type qui se tient dans le périmètre où il pensait être peinard. Derrière le type, le molosse bizarre, il le pointe d'un doigt tremblant. Le clochard veut prononcer quelques mots, sa gorge est pleine de glaires. Il crache de nouveau, mais de façon plus violente, moins naturelle.

- Devriez pas être là ! Que j'leur ai dit 'tain. Que j'leur ai dit ! Faut pas êt'e là ! commença-t-il à soliloquer. eul' clébard il est là avant ! 'tain ! Y va rev'nir et...

L'air se mit à trembloter de façon imperceptible pour le quidam moyen, mais pour les magiciens et autres occultistes, c'était aussi clair que la lumière solaire : une force maléfique s'activait.

- Va rev'nir, continuait le vieux qui cherchait un moyen de se faire comprendre. Comprenez pas y.... y.... 'tain ! Y est là !

Son doigt passa alors du chien à une autre silhouette. Plus petite, chétive même. Un enfant, l'air vide, le teint livide, la peau sèche marquée de deux cernes d'une noirceur surnaturelle. Son visage n'exprimait qu'une étrange fatigue mélancolique. Il tourna son regard vers le clochard puis l'inconnu. Il était vêtu, lui aussi, de guenilles, comme s'il n'avait pas changé de vêtements depuis des mois.

- Bonsoir, lança une voix désincarnée sortant de sa bouche. Il semblerait qu'il ne vous aime pas.

Il se posa près du chien et le caressa.

- Je le comprends, continuait la coquille vide. Vous venez troubler la paix de ces lieux.

Les arbres voisins grincèrent alors qu'il n'y avait plus de vent, les ombres s'épaissirent et la lumière de la Lune sembla filtrée par une chape ténébreuses invisible. L'on était clairement en train de piéger Fate. Le petit enfant trembla et ses yeux devinrent blancs.

- Vous n'êtes pas d'ici, je le sens, continua la voix terrifiante d'Anton Arcane au travers de cette pauvre poupée de chair. vous paraissez sensible à la magie, cet endroit est normalement hautement répulsif, sauf pour les âmes fragiles et... les gêneurs...

Passaient sur le visage de l'enfant de multiples expressions, toutes plus dérangeantes les unes que les autres.

- Je vous inviterais volontiers à faire demi-tour, mais pour être venu directement au cœur d'un maelström de magie noire, il faut avoir la volonté d'interférer. Vous espériez sans doute m'y trouver, très justement et je félicite votre habileté, mais hélas, ce n'est pas le cas. Non...

L'enfant fit un pas en avant.

- Non... j'ai préféré un lieu plus discret... Ne m'en voulez pas, mourir dans la rage ici peut avoir des effets désastreux pour votre âme et je ne suis pas sûr d'avoir le temps de collecter la vôtre lorsqu'elle s'échappera de votre corps sans vie. Au revoir monsieur.

L'enfant n'était clairement plus qu'un zombie, les signes étaient trop évidents pour un expert en art magique. La vie avait déjà quitté son corps et l'âme qui l'animait n'était qu'une parodie d'esprit torturé et muté par un habile et monstrueux nécromancien.

Lequel nécromancien agissait depuis l'endroit le plus simple du monde : une maison. Maison de banlieue classique et semblable à toutes les autres, mais qui avait connu un crime odieux. Le meurtre, un soir d'Halloween de toute une famille, le lieu idoine pour le psychopathe qui appréciait de se lover dans la crasse monstrueuse de ses crimes.

Les bandeaux et les marques de la police scientifique étaient encore là, le sang n'avait pas encore été lavé et pourtant, il s'y sentait comme dans un château. L'intérieur de la demeure n'était plus qu'une vaste et impressionnante fresque. Des dessins odieux et des écritures interdites se côtoyaient, tournaient, dansaient ensemble et formaient une décoration pariétale abominable. Les imprécations, invocations et autres formules s'intriquaient et s'alimentaient sans se disputer dans une maîtrise occulte redoutable. Au sein dans cet imbroglio de sybmoles, le démon voyageait à son aise, activant à l'envie sortilèges et rituels selon ses besoins ou envies.

Mais ce soir, il allait pouvoir activer toutes ses créations, à condition de pouvoir amener l'âme brisée de ce garçon au coeur du parc, là où il avait tracé, sous une protection magique un pentagramme démoniaque. Déjà cinq enfants s'y étaient rendus et avaient littéralement fondus dans ce cercle incantatoire pour l'alimenter, ce dernier était devenu la clef de l'ouverture d'une porte qui allait déverser une partie de l'enfer sur la ville.

Présentement, cependant, Anton était assis dans une forme étrange, possédant l'enfant dont il tenait une poignée de cheveux.

L'être qui faisait face à Fate prit une profonde inspiration, le lien maléfique qui le liait à Arcane était ténu mais visible, malgré toutes les effluves infernales qui noyaient la zone.

- N'ayez pas peur monsieur, il vaut mieux mourir maintenant que d'attendre l'Ouverture.

Et il le gratifia d'un sourire triste, comme désolé de devoir le tuer.

Aussitôt, des ombres du parc surgirent de multiples vrilles noires et poisseuses qui vinrent frapper le clochard qui hurla de douleur en s'effondrant au sol, momifié. D'autres foncèrent alors vers Fate tandis que l'enfent "reprenant ses esprits" continuait d'avancer vers son destin.

Des sortilèges d'attaque mélangeant art occulte, magie démoniaque et la subtilité de la Nécrose.

Le démon entendait accomplir sa vengeance et ce Fate ne lui ferait pas obstacle...

[HRP]Mes excuses pour le temps de réponse !

J'espère que la réponse plaira !

[/HRP]
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