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 Retour aux affaires [Pv Ted Kord]

Karen Starr/Power Girl
Karen Starr/Power Girl
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JSA
MessagePosté le: Mer 4 Mar 2020 - 8:46
Le stylo fit une dernière volte et ma signature s'achevait là. "Starr". J'ai signé et paraphé tant de document depuis mon retour que cette griffe me provoque des envies de hurler. "Starr" ici, "Starr" là, triste moyen de voyager encore dans les étoiles...

Et aujourd'hui, c'était mon banquier qui en était le réceptionnaire. Le dossier de quarante pages recto-verso en trois exemplaires avait dés le premier regard eu raison de ma patience. Mais c'était ça ou demeurer sans le sous et après avoir accompli les démarches administratives pour affirmer que j'avais survécu aux "évènements de Darkseid", avoir récupéré une carte d'identité, un passeport biométrique et une copie de mon dossier de naturalisation, il aurait été stupide de m'arrêter en si bon chemin.

Le plus dur avait été de retrouver les échantillons d'ADN falsifiés par Mid-Nite à l'époque et qu'il m'avait confié "au cas où" puis de les donner à un laboratoire pas trop regardant pour assurer que j'étais bien Karen Starr. Pendant ce temps j'avais dû monter un dossier pour récupérer une aide d'urgence et une chambre d'hôtel payé par l'État, une sorte de prêt à taux zéro pour les victimes de la catastrophe interplanétaire qui s'était abattue. Ma super-vitesse m'avait été d'un grand secours pour transmettre sans trop perdre de temps les différents dossiers, courriers, demandes et autre formulaires abscons dont semblent se gargariser certains administrateurs zélés.

Mon banquier avait été un peu déçu. Logique, mon compte en banque était un fond roulant pour leurs spéculations et s'il avait encoré végété pendant six mois, il aurait été reversé en partie à l'Etat, en partie dans leurs fonds propres. Non pas que je sois riche, mais j'avais réussi à économiser un peu et tout était bon à prendre en cette période d'incertitude.

Lorsque je relevai enfin la tête de cette paperasse, las d'y apposer mon "K.S" à chaque page, j'eus droit à un sourire poli et gêné de la part de ce bureaucrate sans saveur. Il parlait en bon commercial, tentait de m'inviter à prendre de nouvelles options, de nouvelles garanties et tenta même maladroitement de me pousser à boursicoter. Je lui répondis d'abord aimablement, puis à mesure que le temps passait, plus sèchement, tant et si bien qu'il finit par battre en retraite et je pus sortir avec un nouveau compte réapprovisionné pour 10 pourcent de la valeur de mon ancien compte en attendant que leur enquête interne soit achevée. D'ici là j'aurais de quoi tenir pour manger et m'habiller.

Mon retour à Starrware Industries avait également été un grand moment. Paula Willcox, mon ancienne directrice technique avait pris les commandes pendant ma période de décès. La première fois que vous vous découvrez dans la rubrique nécrologique, je peux vous dire que ça fait un choc. Lorsque je repris contact avec elle par téléphone, je fus heureuse de ne pas avoir activé ma super-ouïe tant ses cris de joies furent perçants. Pas de chance par contre, sans ligne téléphonique stable dans mon hôtel j'avais dû emprunter celui du bar. Ce fut à la fois touchant et gênant.

Paula était une femme de caractère, fidèle, affable, mais qui aimait la technique et comme le disaient ses subordonnés, "mettre les mains dans le cambouis". Cette place d'administratrice qu'elle tenait depuis quatre mois ne lui convenait que très moyennement. Nous avons longuement discuté, elle rêvait de retrouver son poste et quêtait dans le monde de l'industrie quelqu'un qui aurait pu devenir CEO. Peu avaient répondu tant le monde de l'informatique et de l'électronique était tendu.

Elle m'expliqua dans le détail que les évènements européens couplés aux instabilités politiques en Asie et en Afrique jouaient négativement sur les chaines de ravitaillement en composants, qu'une plus grande flexibilité était de mise, etc. Et nous discutâmes ainsi. Cela faisait du bien. Je parlais d'autres choses que de l'espace et son infinité, Darkseid ou les justiciers. Nous parlions de choses plus terre-à-terre, parfois elle faisait un crochet par ses sorties cinémas ou théâtre, les ragots du bureau et les changements de personnels. Des morts aussi, de ceux qui n'avaient pas eu notre chance.

Paula me donnait tout, comme si elle voulait d'un seul coup me rendre les clefs et le commandement de Starrware Industries et elle vidait son sac. Elle aussi s'était sentie seule à ce poste qui ne lui plaisait pas et était trop heureuse d'en parler. Je m'abreuvais de ses discours sans fin, de ses parenthèses à rallonge et ses rires si francs et soulagés. Elle ne me demanda alors, mais très brièvement ce qui s'était passé de mon côté. Elle eut la version officielle : amnésie. Simple, pratique, efficace, tout ce que j'aime.

Je me retrouvai donc bientôt dans les transports en commun, mon permis de conduire n'étant pas encore arrivé, pour rejoindre mon ancien bureau.

Mon retour avait été annoncé en fanfare par Paula et tout le monde avait ramené de quoi alimenter un buffet, ce qui donna au tout un cachet très personnel. Ce fut un retour simple malgré l'importance que l'on chercha à lui donner. On aurait pas fait autrement pour fêter un retour de congé maladie. Pour tous les employés, une parenthèse se fermait et ce qui me fit particulièrement plaisir fut l'aspect naturel et non forcé de la chose. Il était pour eux normal que Karen Starr soit à la tête de l'entreprise et ça ne souffrait pas que l'on s'attarde trop sur la question. J'étais très touchée.

Il me faudrait certainement deux bons mois pour redevenir opérationnelle, avais-je dit à Paula, mais lorsque je retrouvai mon bureau, il était déjà vide de ses affaires et elle avait réinvesti au pas de course ses anciens quartiers. Sacrée Paula.

Comble du bonheur, elle me laissait un premier dossier avec maints post-it dedans : Kord Industries. Les temps nouveaux imposaient d'ouvrir de nouveaux débouchés et la crainte d'une pénurie de composants impliquait logiquement de s'associer et de passer de nouveaux contrats. Ce nom cependant me plongeait dans une légère mélancolie. Ted Kord. Un ami à l'histoire hélas tragique, comme tant d'autres et qui... était vivant ?

Le nom de Ted Kord dans l'entête d'un document m'arracha de ma rêverie. Je décrochai immédiatement mon téléphone pour appeler Paula qui me confirma l'information. Kord... Blue Beetle était de retour dans les affaires... Un imposteur ? Un métamorphe ? Je pianotai sur mon ordinateur pour trouver des informations et découvrai avec stupeur des photographies du génial inventeur affreusement actuelles. Même sourire, même posture. Un très bon comédien, à moins que...

Le seul moyen de le savoir était de le rencontrer...

Et c'est ainsi que je me retrouvai au siège social de Kord Industries à attendre qu'un agent d'accueil regarde sur son ordinateur pour "voir si les droits d'accès avaient été ouverts..." Un vigile avait terminé de passer mon sac au scanner et j'avais pu enfin arrêter de jouer à l'épouvantail le temps que ce qui devait être un stagiaire tant il était maladroit et nerveux agite son détecteur de métal à main autour de moi.

- Votre nom ? demanda le type de l'accueil.

- Approximativement le même que celui de ma carte d'identité, répondis-je avec acrimonie.

La patience n'était pas dans mes qualités.

Il se rappela alors avoir mon document et le lut. Il pianotait avec une telle lenteur que je rêvais de lui arracher le clavier des mains pour faire son boulot à sa place.

Pendant ce temps, le gardien stagiaire cherchait comment s'occuper et son regard se perdait un peu trop. Lorsque mes doigts commencèrent à tapoter sur le comptoir de l'accueil, l'hôte s'arrêta et me lança un tel regard outré que je faillis le gifler.

Puis enfin sa voix lancinante déclara :

- Ah, c'est bon, je vous ai.

Il me tendit un badge visiteur, je dus réclamer ma pièce d'identité en retour et je pus pénétrer dans le coeur du bâtiment. On m'indiqua l'ascenseur et là un secrétaire vint à ma rencontre pour m'accompagner jusqu'à une salle d'attente.

Depuis une magnifique baie vitrée, on avait une vue imprenable sur la ville. Je me perdais ainsi quelques instants dans la contemplation de toutes ces vies qui continuaient leur train-train quotidien, qui vivaient toujours malgré les épreuves que l'Univers leur imposait. Vivaient-ils dans la conscience que la planète Terre était une zone particulière et puissante dans ce cosmos si vaste et si chaotique ? Levaient-ils les yeux au ciel de temps à autre en espérant que rien ne vienne perturber leur quotidien ? L'habitude parvenait-elle à vaincre la sourde angoisse de leur petitesse ?

J'enlevai mon long manteau blanc pour le poser sur le dossier d'un fauteuil, sans quitter les rues des yeux et époussetai doucement une épaulette de mon tailleur, tirant un peu sur une manche.

Un soupir plus triste que je ne le voulais sortit de ma bouche. Mon esprit voguait maintenant, bercé par la vision lointaine de toute cette population industrieuse. Ted Kord... Je revoyais encore son enterrement. Les fleurs, la tristesse du moment, la tragédie violente de cette perte. Mais aussi les bons moments, les longues discussions, surtout à propos des "Super Buddies" qui l'entouraient, de sa carrière qu'il avait choisi erratique et étrange, des repas entre amis. Et de nos questionnements réciproques...

Et je serrai alors les dents. Je lui souhaitais sincèrement d'être le vrai, car dans le cas contraire ce ne seraient pas mes larmes qui maculeraient le sol.
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Ted Kord/Blue Beetle II
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MessagePosté le: Ven 6 Mar 2020 - 15:41
La société Kord existe depuis trois générations. Le grand-père de Thomas Kord l’a bâti à cause d’un rêve. Il voulait rendre le monde un peu meilleur, s’assurer de montrer à tous que toutes les bonnes idées ont le mérite d’être entendues, développées et à aboutir sur quelque chose de grand ! Thomas respectait cette pensée et a dirigé cette société avec la force et la bienveillance d’un CEO de talent. Il n’avait pas le génie créatif, mais il savait gérer en affaire. Un enseignement qu’il tenait de sa mère.
Thomas avait donc passé de longues années à faire grandir cette idée, qui avait pris plusieurs formes. Désormais, on trouvait des succursales partout en Amérique, de Metropolis, à Hub City, en passant bien évidemment par l’un des plus grands bâtiments aux nombreuses technologies et prouesses de demain à Ivy Town, la ville qui se développait tous les jours. Mais la société n’avait pas connu que des beaux jours…

Après le décès de sa femme, Thomas était ravagé par le deuil. Mais il avait continué, grâce à l’aide de son fils, sa pupille, son unique héritier. Ce dernier était dû genre à rêvasser, à avoir beaucoup d’idées, à vouloir constamment créer, comme l’a été son grand-père, le fondateur. Combien de fois a-t-il eu des disputes avec ce fils dont l’envie était plus souvent de s’acharner sur un projet et de le recommencer s’il échouait ? Mais c’était et c’est ce qu’il fait encore aujourd’hui le nerf de cette endroit. Kord Industries accueillait toutes les personnes capables de concevoir des projets fous, de sortir du moule, d’envisager tout sous un angle différent. Son fils était de ceux-là, un inventeur de génie et il deviendrait avec le temps un CEO attentif.
Il s’appelait Theodore Kord. Et il a tragiquement disparu…
En plus d’être le fils d’un entrepreneur et un inventeur, Ted Kord était un héros. Personne ne le savait, évidemment. Les proches de Ted et les employés avaient tous été peinés par cette terrible nouvelle. Mourir d’une crise cardiaque, aussi jeune, c’était impensable… Seuls les Héros et Justiciers connaissaient la vérité. Ted avait été tué en mission, alors qu’il portait le costume. Assassiné par un ancien ami, Maxwell Lord.

Cette perte avait fini d’achever définitivement Mr Thomas Kord… Il avait vécu la tragédie, dans un monde qui partait bien vite à la dérive. Thomas avait continué son travail, soutenu par leur partenaires, notamment Wayne Enterprises. L’aide de Bruce Wayne, connu dont ceux qui avaient le secret sous le nom de Batman, avait veillé sur ce partenariat, bénéfique aux deux sociétés. Plus d’une fois Kord Industrie avait failli être racheté par Lex Corp. Lex Luthor était bienveillant envers les personnes de son espèce, envers Metropolis et souhaitait à peu près les mêmes choses que les deux autres hommes, mais dans des mesures beaucoup plus disproportionnées. Cependant, un contrat avec Lex Corp aurait pu maintenir à flot l’entreprise de Ivy Town… Mais Thomas avait refusé de vendre ce qu’il considérait comme sa famille, ses rêves, tout ce qu’ils avaient construit ensemble avec son fils.
Très malade, Thomas a fini par rendre son souffle, quelques années après la disparition de son fils. Bruce Wayne avait mis les bouchées doubles pour racheter Kords Industries, avant qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains.



Tout est devenu plus difficile après cela. L’attaque de Darkseid a fait beaucoup de mal à la Terre, mais les héros l’ont repoussé. Les années suivantes ont porté des coups durs à l’Amérique et au reste du monde. L’année des “Vilains” a débuté et ils frappent forts. Elles laissent des plaies béantes dans certaines cités, des catastrophes à l’échelle apocalyptique, provoquant non seulement des pertes humaines phénoménales mais également des pertes financiers importants. L’attaque sur l’Europe a bousculé les transactions et échanges internationaux. Kord Industries, comme la plupart des autres sociétés, a été sévèrement touché. Mais à l’esprit du fondateur, ils tiennent bons et continuent de consacrer leurs vies à faire avancer le monde, à tenter de le rendre meilleur et à faire sortir du fond ceux qui sont dans le besoin. Tout semble être sur le fil du rasoir… Mais quelque chose se passe !
Ted Kord est vivant !
La nouvelle s’est très vite répandue et les journalistes ont chacun mis le grappin dessus. L’héritier de Kord Industrie est de retour.

Cela n’a pas été simple, au début… Lorsque tout le monde vous croit mort et enterré depuis un moment, difficile de concevoir qu’un pareil miracle puisse arriver. Et pourtant… Il est bien là, en chair et en os. Il a bien sûr passé de longues semaines à faire des tests ADN, des prises de sang, des vérifications en tout genre, pour prouver qu’il est bien lui et personne d’autre. Puis, après que le doute soit passé, après que la crainte d’une mascarade soit écartée, la joie enivrante a fait place. La société a repris le travail de gaieté de cœur. Mais un peu moins pour Ted Kord…
Il est de nouveau là, oui, mais il sait la vérité. Il a été tué et il est revenu d’entre les morts, grâce à l’intervention de quelqu’un… Des jours durant, au milieu de ses réunions, de ses conférences, de la paperasse et même dans son hangar où il invente et fabrique toutes sortes de choses géniales, il ne peut pas s’empêcher de se dire… Qu’il ne devrait pas être là. Il est parti, il a laissé derrière lui tant de personne. Ses amis, ses collègues… Son propre père. Mais Ted est soutenu, en recevant la visite de curieuses personnes, en recevant des messages de héros qui s’assurent qu’il est bien le vrai. Les conditions de son retour sont très étranges et il se peut que ça cache quelque chose d’énorme, de dangereux pour le monde… Ted passe alors ses journées à reprendre le travaille et une bonne partie de ses nuits à rattraper son retard sur ce qui s’est passé pendant son “absence”, tout en enquêtant sur… ce qui lui est arrivé, lors de son retour.

Mais alors qu’il a l’impression de mettre le doigt sur quelque chose, il se retrouve dans l’impasse. Pour lui éviter de finir fou à lier, il redouble d’efforts dans les projets de la société. Il a relancé ses partenaires, il essaie de veiller à son tour sur Wayne Enterprises suite à la disparition de Bruce et il a même relancé les recrutements et l’aile dans le bâtiment qui sert à l’étude et à la conception de projets pour les étudiants de Ivy Town. Ted adore ça, voir tous ces jeunes, toutes ces nouvelles têtes qui ont pour la plupart beaucoup de potentiels. Il s’est aussi entouré de conseillers de valeurs et dignes de confiance, qui lui ont proposé l’idée d’avoir de nouveau partenaire. Il est important de maintenir la tête hors de l’eau… Ce qui s’avère plus compliqué après les événements en Europe. Kord Industries souffre moins, étant lui-même source d’approvisionnement en fabriquant des composants. Ce n’est pas le cas de certaines sociétés dans le pays. C’est tout naturellement que l’idée lui est venue d’envoyer des documents et des propositions de partenariats. L’une d’entre elle a répondu.

Dans le même temps, Ted découvre que la personne à la tête de Starrware Industries actuellement est à nouveau Karen Starr. Kara. Power Girl.
Il est neveux. Il ne l’a plus vu depuis… si longtemps ! Sans parler du fait qu’il n’est plus été jamais là pour personne ensuite… Il se demande avec beaucoup de sincérité ce qu’elle est devenue, ce qu’elle fait, ce qui a pu lui arriver pendant l’attaque de Darkseid. Est-ce qu’elle a cessé d’être dans la JSA, a t-elle préféré rejoindre une autre League, ou a-t-elle cessé toutes activités héroïques ? La connaissant ? Il en doute. La JSA est une famille, elle y tient plus que tout. Mais… Sa vie n’a pas été facile tous les jours, il en sait quelque chose. Ils ont beaucoup parlé. Ted a toujours apprécié sa compagnie. En repensant au passé, à ce qu’il a perdu en passant l’arme à gauche, Ted se surprend de ne pas avoir entendu les trois premières fois une jeune femme l’appeler.
« Mr Kord ? Vous m’écoutez ?
- Hu ? Hein… Euh, pardon Tracy, j-je... »

Tracy fait une moue perplexe et tapote légèrement du pied, alors qu’elle s’est présentée devant le bureau de son patron. Ce jeune homme revenu, dont ne sait d’où, est plutôt du genre distrait, bien trop pour le bien des affaires… Alors elle lui prête main forte, du mieux qu’elle peut, se souvenant que derrière ces balbutiements, ces airs rêveurs et ces maladresses se cache un inventeur de génie. Qu’une lumière particulière brille dans ses regards lorsqu’il a une nouvelle idée. Et qu’il révèle chaque jour des talents qu’il a acquis pendant des années de labeur. Mais ce n’est pas facile tous les jours...
« Quelque chose ne va pas, Mr Kord ?
- Je... » Je suis un revenant et je trouve ça glauque ? « Tout va bien Tracy. Ne vous en faites pas ! » C’est bien mieux… On évite de parler des morts pour le moment, ça vaut mieux…

En effet, il faut se concentrer sur les vivants et sur ses prochains rendez-vous, qui vont être cruciaux pour le bien-être de la société.
« Je suis venue vous informer que Mlle Starr est arrivée.
- Merci, Tracy, je te laisse gérer la réunion de cette après-midi. Je vais en avoir pour un petit moment. »

Il veut prendre le temps dans ces retrouvailles. Car avant d’être deux patrons de leurs boîtes, ils sont deux amis… qui se sont perdus de vue. Tracy acquiesce et file à ses tâches. Ted Kord s’avance et sort de son bureau. Il se sent de plus en plus nerveux alors qu’il arrive dans la salle d’attente. Et il l’aperçoit. Karen Starr. Venue en civil, ce qui lui fait un peu bizarre au début. Aussi loin que remonte ses souvenirs, il l’a plus souvent vu avec sa cape rouge qu’autrement. Ted avance, il est aussi en civil bien sûr, costume et cravate. Il fait le moins de bruit possible en approchant. Il devine que c’est complètement inutile, des pas d’une sourie peuvent être détectés par Power Girl. Mais il ne veut pas troubler sa contemplation, à travers la baie vitrée. Une vue en effet qui couple le souffle des visiteurs… Très souvent, il lui arrive de venir là et de regarder. Ivy Town et ses merveilles, ses gens actifs, dont de nombreux jeunes esprits qui attendent d’être guidés pour mieux s’épanouir. Il en a fait parti, pendant longtemps. Aujourd’hui, ils en sont là. Ils ont grandi, avancé, vécu bien des aventures. Ted finit par arriver à la hauteur de Kara. Son sourire est avenant. Il tend la main, comme le veut une certaine tradition, une certaine coutume entre personnes d’affaires. Mais aussi entre personnes égaux qui se saluent poliments.
« Bienvenue, Mlle Starr ! »
Son ton est enthousiasme. La sincérité de son regard essaye de ravaler son trouble. Il est vraiment très heureux de la revoir, de plus qu’elle a l’air d’être en grande forme ! Mais comme à ses habitudes, alors qu’il est en contact avec de vieux amis et des connaissances, Ted grimace, un peu gêné. Car il ne sait jamais comment se comporter.
« Bienvenue Kara. Tu n’as pas idée combien je suis ravis que tu es accepté de venir ! »
Il lui fait signe de le suivre. Ils seront plus tranquille dans son bureau. Sa baie vitrée a une autre vue de la ville, moins belle mais tout aussi impressionnante. Mais alors qu’il la guide, Ted ne peut s’empêcher de se demander si elle le croit. Qu’il soit vraiment lui et pas un vilain qui a pris ses traits… Alors dans le doute, une fois qu’ils sont dans son bureau, il se tourne vers elle.
« Tu veux boire quelque chose ? »
Il sourit de nouveau. Elle doit se poser tellement de questions… Lui-même n’a pas toutes les réponses et il est empêtré entre le fait de devoir découvrir ce qui s’est passé et celui de devoir reprendre sa vie en main. Il essaie de sourire, mais ses traits sont marqués par la fatigue. Ceci dit, être un inventeur qui dort peu n’aide pas beaucoup à bénéficier d’un bon compteur de sommeil… Ted finit par rire doucement et hausse les épaules.
« Je sais, ça fait… Bizarre, hein ? Mais… Je t’assure que… Je suis le seul et l’unique Ted Kord. »
De toute façon, si ce n’est pas le cas, cela veut dire qu’il risque d’y avoir conflit… paradoxe… scission d’Univers ? Ce serait vraiment terrible de provoquer la fin de tout alors que les héros s’en sortent de mieux en mieux pour sauver le monde, en ce moment…
« Un seul c’est très bien, hein… »

Il plaisante, il fait du sarcasme, il est… nerveux. Alors il blague… Il veut que tout se passe pour le mieux. Et surtout… Il veut rattraper le temps perdu !
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Karen Starr/Power Girl
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JSA
MessagePosté le: Mer 11 Mar 2020 - 8:47
Tandis que j'observais l'extérieur, mon ouïe aiguisée me transmit l'appui d'une poignée, le glissement d'une porte, et le son discret d'une démarche tranquille. Je tournai la tête et découvrai le visage de Ted Kord, comme celui de jadis. Je savais dans l'ensemble ce à quoi je m'attendais mais... mais c'était toujours trop loin de la réalité. J'ai pleuré sa mort, son cercueil, j'ai assisté à l'identification de son corps, j'ai... Et le voilà vivant devant moi.

C'est difficile de ne pas vouloir y croire. Il a le même sourire, la même gêne étrange que jadis. Naturellement, dans son costume, il était bien différent et le voir dans une tenue civile choquait clairement, un peu comme si l'on rencontrait une vieille connaissance dans un bal masqué, on s'amuse presque à essayer de deviner ses traits caractéristiques ainsi grimé.

Je m'aperçois que j'ai laissé une seconde de trop entre ses salutations et ma réaction. Je me rattrape. "Mlle Starr". Par Rao, ça n'était guère pour nous rajeunir. Au fond de moi je m'interroge cependant : joue-t-il ?

- Monsieur Kord, répondis-je finalement en lui rendant une poignée de main un peu sèche.

Je lis en son regard une étincelle de joie, mêlé à un je-ne-sais-quoi qui m'empêche d'être entièrement à l'aise. Est-ce que je deviens une parano ? J'ai l'impressin de raisonner comme une caricature de Batman, craignant que le moindre réverbère ne cache un psychotique. Et j'active ma vision à rayon-X. Squelette classique, visiblement pas de la glaise, pas une machine, pas un extraterrestre. Un clone ?

Sa deuxième phrase me donne un véritable coup de fouet. Pas de Karen Starr, pas de mademoiselle ou madame, juste un "Kara". Troublant, dangereux dans le cas où il est un ennemi. Je récupère mes affaires avant de répondre à son invitation. Sa voix et sa démarche collent à mes souvenirs. Il y a un côté authentique qui peut difficilement être traduit, même par un artiste talentueux. A moins, tout simplement, que j'ai envie de me laisser berner.

Les échanges sont étranges, je le sens et lui-même doit le sentir. J'affiche un sourire aimable même si j'ai beaucoup de mal à dissimuler mon trouble.

- De l'eau, ou un café si possible.

Je suis un peu soulagée qu'il prenne les devants sur les non-dits qui semblent entacher notre entrevue. Son approche avait la maladresse d'un Ted Kord. Et... et s'il avait été un faux, s'il avait été une copie, ou un être maléfique, prendre l'apparence de Kord c'était s'attirer combien d'ennemis ? Combien de justiciers seraient venus directement lui apprendre à grand coup de claques que son idée était mauvaise ? Booster Gold ; Ralph Dibny ; Superman ; docteur Fate... enfin non, lui était trépassé - encore un - ; Guy Gardner - quoi que je n'en ai pas beaucoup entendu parlé et tant mieux - ; Atom... non, soit sérieuse Kara, s'il était un clone, un piège ou une supercherie, ça n'aurait pas tenu une semaine.

- Bizarre oui, suspect sans doute, mais..., déclarai-je en prenant une grande inspiration et une moue exagérément dégoûtée, il faut vraiment vouloir se faire du mal pour vouloir incarner l'un des meilleurs amis de Booster Gold.

A mon tour de tenter l'humour, surtout au détriment de l'autre crétin doré, lâchant un rire expiré assez désespéré. Je ris doucement ensuite, la tension des premiers instants est un peu retombée, mais tant de questions, tant d'interrogations, de part et d'autres sont en attentes. Je lui inflige un léger coup de poing sur le bras pour appuyer mes prochains propos et essayer de balayer mes doutes.

- Deux Ted Kord se serait vivable même si je ne suis pas sûre qu'il y ait une réserve suffisante d'imagination à vous partager.

Je pose finalement mes affaires, comme pour perdre un peu de distance dans ce début de conversation et me mettre finalement à l'aise. Il était là et maintenant que j'étais face à lui, je ne parvenais pas à mettre en cause la réalité de cet instant.

- Tu m'as l'air fatigué Ted, lançai-je, un peu comme un hôpital qui se penche sur un miséreux pour lui dire qu'il a l'ait d'avoir besoin de quelque chose, parce que pour m'appeler "Mlle Starr" pour nos retrouvailles... à moins que ça n'ai un rapport avec le miracle de ton retour ?

Je n'ai jamais eu la médaille de la subtilité, même en essayant très fort et j'ai trop de tête-à-têtes au compteur avec Blue Beetle pour que nous nous perdions sur les vains sentiers des politesses excessives.

- Ou alors... continuai-je en mimant une profonde réflexion, tu reviens d'un concert de Hard Métal et tu as oublié de te démaquiller, j'hésite encore.

L'image d'un Ted Kord, un verre de bière recyclable à la main en train de hurler quelques paroles incompréhensibles sur un air particulièrement violent me fit afficher un sourire joyeux, quoiqu'un peu moqueur.

[HRP]Avec mes excuses pour le retard ! [/HRP]
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Ted Kord/Blue Beetle II
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MessagePosté le: Ven 13 Mar 2020 - 19:25
L’atmosphère tente à se détendre entre les deux héros. D’abord par l’approche maladroite de l’inventeur, qui a voulu tout de suite mettre les pieds dans le plat. Ensuite par la tentative d’humour de Kara, qui essaye de rejoindre l’idée qu’ils sont tous les deux en face du seul Ted Kord. Enfin, le concernant, il est lui-même ce drôle d’énergumène. Mais il a douté, lui aussi… Il a pensé que tout ce qui lui arrive est fou, impossible… Totalement impensable. S’il est un faux, Ray Palmer lui aurait dit lorsqu’il a lui-même vérifié avec ses petites machines microscopiques. Ou Ralph et son nez légendaire auraient percés à jour la fourberie. Ou… Batman ? … Non, Bruce n’a pas eu le temps de découvrir la vérité.

La blague de Kara balaie tous les doutes, toutes les craintes qu’il a eu, la peur que son amie ne croit pas du tout au retour du Blue Beetle et qu’elle lui aurait mis une droite … voltigeuse ! Alors qu’il s’est approché du coin où se trouve la machine à café, faisant couler deux tasses, il se tourne vers elle, exagérant une moue de réflexion. « Hmm… Fais gaffe, il pourrait t’entendre et chouiner. » Haha ! Comme à ses habitudes lorsque le pauvre Booster Gold se fait accabler par la raillerie de ses camarades ! Ted accompagne le rire de Kara. Et là on sent que ça va mieux, ouais… Il a l’impression d’avoir retrouvé Power Girl ! Il se rapproche avec les deux tasses et a le temps de les poser avant l'arrivée du coup de poing expressif et enthousiasme d’une Super héroïne en pleine forme. Ouah… Il est passé à deux doigts de se rendre ridicule en s’étalant sur le sol… « A-ah ? Bof, je partage bien le monde de l’imagination avec d’autres cerveaux très illustres ! » Il pose son regard sur elle en disant cela. Car oui, il pense que tout le monde possède les capacités, l’imagination suffisante pour créer quelque chose. Ted n’a que des facilités… Et lui-même pense être largement inférieur à certaines têtes : Palmer, Holt, Magnus, Morrow, Gordon, Wayne… Et Lex Luthor évidemment… Tant de personnes dont le génie n’est plus à prouver et il en oublie très certainement, dont les inventions ont révolutionné le monde.

Non, le souci avec deux Ted Kord, c’est que l’un des deux n’aurait pas arrêté de répéter à l’autre que sa vie privée est l’équivalent d’un tourne disque vide, que ça manque de musique et de folie, notamment ce qu'une femme peut offrir… Oh. Feu son père se chargeait très bien de lui rappeler ce genre d’essentiel… « Fatigué, moi ? »
Bon, d’accord, la presque révérence et l’étiquette qu’il a employé avec elle tout à l'heure n’était peut-être pas aussi nécessaire. Il essaye depuis quelques semaines de reprendre les bonnes habitudes, de renouer avec le monde du travail et de la gérance d’une entreprise. Mais là, avec une amie qui plus est, “Bienvenue Karen” aurait pu être largement suffisant. « Disons que… Je reprends mes marques. J’ai disparu pendant un moment… »
Disparu ? Nom de dieu, Ted. Tu étais mort. Ce n’est pas banal, ça…
Il se sent bête, beaucoup plus maladroit qu’à l'époque. Discuter avec une personne, il peut le faire, même avec une femme bien qu’il soit assez timide. Par contre, discuter avec Kara, ça se fait toujours d’égal à égal. Pas de retenue, pas de gêne, aucune barrière… L’un comme l’autre, ils peuvent tout se dire. Du moindre petit tracas à la plus grave des discussions… « Ha ! Un concert de Métal ! C’est une bonne idée, ça ... »
Ted secoue la tête, consterné par ses paroles. Il a déjà le visage d’un jeune émo maquillé, là, il peut passer inaperçu. Personne ne peut croire qu’il est un héritier d’entreprise familial… La bière devient un carburant pour rejoindre le délire des autres et brise les différences sociales ou alors ça procure la sensation de prendre un bon coup de marteau dans le crâne et te faire dormir. Les deux directions ne lui feront pas de mal, quand on y pense… « Haha, je suis fatigué oui… Tu as vue juste. » Ceci dit, est-ce qu’il lui a déjà raconté la fois où il s’est fait embarquer en boîte de nuit par des étudiants bien plus vieux que lui… Il a dû se faire passer pour un majeur pour pouvoir entrer. Ce qui c’est passé ? Bah… Il n’a pas réussi à conclure avec une fille. Non, il n’a pas dû lui raconter, celle-là, il en a encore honte. Beaucoup plus honte que le jour où il a piraté les serveurs de la défense américaine ! « Mais je suis là, fraîchement revenu et j’en suis très content ! »

Il grimace un sourire. Tout n’est clairement pas en ordre. Il a encore beaucoup de questions, concernant ce fameux miracle. Ted enquête, fouillant le moindre recoin dans sa mémoire et cherchant partout là où il peut trouver une réponse. Mais il n’a que peu d’indice et il sent que le temps va lui manquer… Comme si un piège se resserre sur lui, à chaque heure qu’il passe parmi les vivants. Cette impression d’être l'objet d’un dessein abject l’opprime et le hante… Mais, aujourd’hui, il veut se concentrer sur les personnes qu’il a laissé. Qui ont dû souffrir de cette absence brutale… « Ne t’inquiète pas, tu me connais, hein… J’ai juste à fermer les yeux cinq minutes et après ça repart ! » Non définitivement, il n'est vraiment pas doué pour convaincre. Même un enfant ne se ferait pas berner… « Et toi, Kara ? Comment tu te sens ? Tu as repris les affaires depuis longtemps ? » Ouais, tentative de changement de sujet et on se concentre sur elle.
Il réapprend vite à vivre en société, le corniaud.





[HJ : Oh ne t'en fais pas pour le temps de réponse !
J'espère que celle-ci te conviendra, hésites pas à me MP sinon Embarassed /HJ]
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MessagePosté le: Lun 16 Mar 2020 - 9:32
[HRP]Réponse nickel ! Merci à toi. [/HRP]

- Chouiner... oui, c'est bien le mot, fis-je en opinant de la tête.

Booster Gold... je ne pouvais décidément pas le supporter. Trop de choses nous séparaient. Il était insouciant, moqueur, superficiel. Nul doute qu'il avait des qualités, mais aucune que je désirais réellement connaître. Mais Ted et lui s'entendaient parfaitement. Etonnant.

Je pris le café qu'il me tendait avec sa mine radieuse, comme si rien ne s'était passé durant ces dernières années, comme si les folles années d'une jeunesse insouciante perduraient. Hélas le temps nous rattrape tous. Ted était un rêveur comme on en faisait de moins en moins, qui croyait tant en la bonté du monde et la capacité de chacun qu'il en oubliait presqu'il faisait partie des gens exceptionnels. Le bonheur, finalement, pouvait tenir à cela : être parmi d'autres et ignorer superbement que l'on en faisait finalement pas partie.

La suite de la conversation fut plus... spéciale. Il se perdait un peu, paru déstabilisé lorsque je parlais de sa fatigue et tenta, fort maladroitement de travestir la vérité ou de la noyer, mais le lac fut trop grand pour que je ne le vis pas. Je tâchais de ne rien en montrer, il était déjà suffisemment dans l'embarras. Un simple "Oui, un peu fatigué, je dors pas beaucoup ces temps-ci" aurait largement suffit, mais non, il tentait, avant de finalement battre en retraite et dire la chose simplement. Les hommes.

- Je te connais oui, raison de plus pour m'inquiéter, enchaînai-je sans aucune malice, affreusement sérieuse, trop sans doute. Après tout, tu as bien "disparu pendant un moment". Bel euphémisme d'ailleurs... pour avoir fait partie de ceux qui ont identifié ton cadavre et porté ton cercueil vide...

Un peu directe ma grande, et chapeau pour l'ambiance que tu mets. Parler de la mort c'est toujours un bon point, ça détend. Mais Ted est un ami, un vieil ami, et je ne vois pas pourquoi on tournerait autour du pot. Fatigué, revenu de l'au-delà et toujours aussi doué en relations humaines... D'un autre côté, je pouvais bien penser ce que je voulais, je serais probablement aussi évasive voire plus que lui. Deux personnes incapables de mentir proprement, espérant toujours tomber sur quelqu'un qui pense à autre chose pour faire passer les messages gênants. Je crois que c'était à mon tour de... tenter la carte "ommissions douteuses".

- De mon coté, je suis revenue depuis moins de trois semaines. Reprise en douceur même si ma remplaçante à la tête de Starrware a pris plaisir à me refiler tout le boulot le plus vite possible. C'est une perle dans la technique, je suis sûre que vous sauriez parler pendant des heures sans que j’y comprenne quelque chose, mais niveau gestion... c'est pas son truc.

" Sans compter les démarches administratives pour prouver que l’on est toujours vivante, tu dois connaître un peu.


Je portais le café à mes lèvres. Sans doute brûlant mais lorsque vous avez la capacité de voler dans les cieux et de regarder le Soleil droit dans les yeux... et bien un café chaud ce n'est rien d'autre qu'une boisson un peu tiède, et encore.

Et après, que lui dire ? "Merveilleux Ted, je revenais d'un petit séjour dans l'espace, j'ai pas le souvenir de tout, mais j'ai participé dans les grosses lignes à un génocide... Je ne dors plus non plus, ma conscience se fait un malin plaisir à me faire un listing détaillé de mes crimes…" Hors de question.

- Sinon je vais bien, mentis-je en me concentrant sur ma tasse. Si on excepte les problèmes mondiaux et le chaos généré par Lex Luthor et qui sont un problème, sur tous les pans de notre vie...

Je soupirai un peu, contente finalement que cet insupportable mégalomane m'offre une porte de sortie à mes propres soucis.

- ... ça va, insistai-je. J'ai cru comprendre que Kord Industries allait plutôt bien aussi de son côté, tu mènes ta barque avec talent. Pas facile tous les jours avec deux vies hein ?

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Ted Kord/Blue Beetle II
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MessagePosté le: Jeu 19 Mar 2020 - 21:28
Spoiler:
 


Il n’est qu’un idiot. Enfin non, il fait parti de ceux qui ont un cerveau brillant, à ce qu’il paraît. On peut noter les nombreuses inventions, les différentes choses qu’il a pu faire pour le monde. D’un point de vue avancement technologique, on fait difficilement mieux que Kord Industrie, son concurrent au dessus étant Lex Corp, où là-bas de nombreux génie sont à l’oeuvre aussi pour l’avancement. Mais il se sent imbécile alors qu’il patauge dans sa bêtise… Il ne peut rien lui cacher, évidemment, et de toute façon même s’il tente de mentir, elle le sentirait. Accélération du pouls, légère agitation, regard fuyant, enfin toutes sortes de choses qu’une personne analytique sait reconnaître. Mais Kara, en plus d’être ce genre de personne, possède des super-sens. Super ouïe, super vue … Une super femme, dans tous les sens du terme. Et le ton sérieux qu’elle emploie lui rappelle combien il a tort de penser qu’il puisse réussir à ne pas l’inquiéter… L’intention n’est pas mauvaise, il ne veut pas inquiéter ses proches et tous les autres. Il veut cacher qu’il est évidemment très fatigué et surtout très inquiet de sa situation actuelle… Tout chez lui ne va pas, rien ne colle. Son retour est un miracle, il faut s’en réjouir. Mais il n’y arrive pas. Pas vraiment… Car il a l’impression qu’il n’a pas sa place parmi les vivants.
Ted grimace en écoutant Kara. Elle… Oui, bien sûr, elle a sans doute dû l’identifier à la morgue… Nom de… Merde.
Il approche sa tasse à ses lèvres pour boire une gorgée de café, préférant occuper ses mains, alors qu’il continue d’écouter Kara… Merde. Je suis vraiment con…
Ted essaie de sourire alors qu’elle parle de son assistante, qui l’a remplacé pendant un temps. Les employés de Starrware ont très certainement beaucoup de choses en commun avec les têtes d’ampoules de Kords Industrie. Ils ont des domaines de compétences différents mais ont tous le même objectif d’aller vers l’avant ! Le reste est beaucoup moins drôle, surtout qu’il a également dû se confronter à ce genre d’impasse… « Ouais, ça n’a pas été facile au début, mais les analyses ADN ne trompent personne... »
Enfin normalement. A moins que tout n’est que mensonge là aussi ?

En parlant de ça… Là encore, certains signes ne trompent pas. Et même pour une personne aussi peu doué en relationnel que Ted Kord, il sait décoder ces signes. Puis, ils se connaissent, hein. Depuis de longues années… La mort n’a pas effacé tout ce qu’ils ont vécu. Elle a interrompu le cours de sa vie, arrêté le temps qui s’écoule… Lorsqu’il s’est réveillé, il a eu l’impression de sortir d’un très long sommeil. Tout est brouillon, puis petit à petit les souvenirs reviennent et la conscience s’affole. Et dans toute cette confusion, il a compris qu’il n’est pas censé se trouver là.
Bref, là, elle doit se dire la même chose que lui : On a autre chose à faire que de raconter nos problèmes. Lex Luthor est déjà un sacré morceau, en soi… Il occupe l’attention de tous les justiciers et de toutes les Justice League… Mais c’est faux. C’est important qu’ils se soient retrouvés. Ils sont là, tous les deux, revenus de loin. Alors c’est important qu’ils partagent de nouveau, qu’ils se confient. Peu importe la taille du problème, ils valent la peine qu’on les écoute… Non ?
Ted sort de ses pensées en clignant des yeux alors qu’elle lui pose une question, essayant de changer de sujet… « Oh, oui. La société se porte bien, en effet... » Il grimace un sourire. Gérer deux vies pour une seule personne, c’est trop. « Il faut dire que je suis concentré sur cette vie là… Moins sur l’autre... » Il fronce légèrement les sourcils avant d’ajouter dans un souffle : « … Blue Beetle. »
Il est décédé en portant le costume, en mission. En héros, dirait-on… Alors il reprend à taton le rôle, il hésite, il est moins enclin à partir à la chasse aux criminels. Son désir de lutter contre le crime et d’aider la justice et les plus démunis est toujours aussi forte qu’à l’époque. Mais il craint… Il a peur de… repartir. Leur métier est dangereux...
Ted lève les yeux vers Kara. Il insiste lui aussi, en se concentrant sur elle. Uniquement sur elle. Il esquive assez aisément tout ce qui lui passe par la tête, tous ses doutes et toutes ses ombres. Parce qu’il sait, il comprend. Il voit bien ce “truc”, ce petit détail qui le titille… « Kara. » Et ça l’intrigue, l’inquiète même. « Tu es sûre que... » Non, non, il faut pas sous entendre qu’elle ment… « Pardon si je t’ai paru un peu… maladroit. Je sais que mon décès … Vous a tous touché… Et je suis vraiment désolé. » Il soupire. « Mais maintenant, je suis là… Et tu peux tout me dire. Comme avant. » Il fait une moue dubitative. Il a souvent peur d’être trop entreprenant … C’est sans doute pour cela qu’il pèche toujours en relation avec les autres… surtout avec les femmes. « Enfin… Si tu le désires, bien entendu… » Il lui sourit, avec assurance. Mec, tu es le désespoir incarné… Enchaîne, dis un truc intelligent ! Tu en es capable ! « ... »
Donnez un Oscar à ce Beetle, le meilleur interlocuteur du monde ! …
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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2020 - 21:42
Ted n'était pas le plus grand orateur du monde, d'un autre côté ce n'était pas ce qu'on lui demandait ; ce n'était pas le plus grand joueur de poker non plus et face à un Booster Gold ou un Guy Gardner il finirait la soirée nu dans une ruelle ; mais c'était un homme qui savait lire en ses amis. Pas par malveillance, tout au contraire, pour leur bien et pour les aider. Lui mentir relevait de la gageure quant il vous connaissait.

C'était un être sincère, on ne pouvait le nier, un être bon, un peu à la façon de Kal, mais en plus rêveur, maladroit diraient certains. Mais c'est aussi pour cela que Blue Beetle avait été aimé à son époque, c'était un justicier ouvert, franc, blagueur à ses heures mais aussi et surtout du genre qui collait bien à l'image qu'on aimait de ces héros. Et c'était un ami qui savait autant écouter que parler. Pourtant, dans sa vie privée, il pouvait se révéler si sombre, inquiet, morose. Et sa résurrection n'avait visiblement rien arrangée.

- L'"avantage" de nos deuxièmes vies, ou les premières, à toi de voir, c'est qu'elles se gèrent relativement bien toutes seules et nous appellent au besoin. C'est moins facile lorsque les décisions doivent venir de nous, repris-je. Tu as repris du service avec une équipe ?

Puis il continue, cet idiot, à s'enfoncer dans le ridicule, à a sa façon touchante et honnête comme toujours. Il parvenait à tricoter des bras et des jambes dans ses morceaux de phrase, c'était mignon et remarquable. Et c'était bien la première fois que j'entendais un type s'excuser d'être mort. Je levais définitivement un sourcil moqueur.

- Tu es sérieux ? "Je suis vraiment désolé" ? Tu es désolé de t'être fait assassiné ? insistai-je avec une absence de tact qui ne me sauterait au visage que bien après. Ted. Rends-toi service : dis-toi que nous sommes tous heureux de te revoir, même si l'on vient toujours avec la peur de tomber sur un imposteur la première fois. Je suis heureuse que tu sois là, face à moi, sain et sauf. Ne t'excuse jamais de ce qui ne dépend pas de toi et... si un jour tu t'excuses d'être revenu je t'en colle une.

Mais il a touché juste malgré sa maladresse et il a senti, clairement, que je lui cachais quelque chose. Pas étonnant, nous nous connaissons bien. Mais il a l'élégance de mettre un peu les formes. Je ne peux cependant pas m'empêcher de me rembrunir un peu. Je bois un peu de mon café.

- Comme avant... répétai-je pensive.

Comme avant. Mais avant quoi ? Son décès, les évènements de Darkseid, de Luthor ? Avant que le monde cesse d'être ce lieu d'espoir pour sombrer dans un océan de folie dévastatrice ? Il fallait que je me ressaisisse, encore. Nous nous retrouvions après une longue séparation et... et l'on broyait chacun du noir. ça n'allait pas. Ce n'était pas ça. Nous n'avons jamais été deux dépressifs qui rongeaient notre frein. Nous avons toujours été de l'avant et même si toutes nos conversations n'étaient jamais bourrées de paillettes et de cotillons, nous arrivions toujours à faire contre mauvaise fortune bon coeur.

- A l'occasion, répondis-je sans trancher.

Remise en jeu audacieuse... C'était facile finalement de ne pas répondre à des gens qui étaient des crèmes, horrifiant de voir comment il était simple de les mener. Trop gentil pour oser vous rétorquer que... Mon dieu, c'était ainsi que devaient résonner toutes les ordures que nous affrontions chaque jour... Des pensées odieuses et égoïstes qui ne se souciaient pas vraiment de l'état de son interlocuteur, seulement de la "victoire rhétorique" que cela impliquait. Non, je valais mieux que ça et il méritait mieux aussi.

- Ted... décidai-je de dire finalement, comme pour essayer de reprendre mon affirmation précédente et, avouons-le, un peu sèche. nous nous connaissons depuis très longtemps et avons vécu pas mal de choses.

Je triturai ma tasse afin d'occuper un peu mes mains.

- Mais, pendant que tu étais... décédé, il s'est produit pas mal de bouleversements. Je suis partie un an de la planète. Je peux t'avouer que ce n'était pas vraiment une décision de mon fait, j'ai... subi un peu les évènements et je ne suis pas sûre de vouloir encore en parler... En partie tout du moins. Et puis, j'ai fait un peu de bénévolat, deux trois bricoles avant de décider de revenir après... après quelque chose dont je n'ai pas envie de parler.

C'était un vrai texte à trous, mais au moins, ce n'était pas un mensonge ou en tout cas les parties sous silence étaient annoncées. Kal n'avait mêle pas eu cela. D'un autre côté, il vivait tellement de choses qu'il aurait été injuste de lui mettre un poids en plus sur les épaules. En parler à Ted, à contrario, ne le chargeait pas de fait de mes problèmes mais plutôt... le mettait dans une sorte de confidence amicale, du genre qui peut se régler par un "Je m'en occupe, tes affaires d'abord, je peux gérer les miennes" sans que cela nous porte trop ombrage dans notre relation. On respectait nos limites respectives.

Je terminai alors mon café.

- Mais ce n'est pas vraiment pour parler de moi que je venais Ted. Je voulais... savoir si tu étais bien... toi et aussi pour parler de nos entreprises. Parce que j'ai moi aussi repris une vie qui pour le moment me prend bien plus que mon costume. Nous avons des soucis pour obtenir des composants électroniques et nos filières en Europe sont... mal barrées ; quant à la Chine, c'est les douanes américaines qui risquent de nous freiner.

" J'imagine que tu te doutes où cela va nous mener.


C'était une façon abrupte de réorienter la conversation en balayant un peu mes morceau d'aveux, mais j'étais comme ça...

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Ted Kord/Blue Beetle II
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MessagePosté le: Mer 25 Mar 2020 - 0:53
Spoiler:
 


Ted sourit doucement devant les mots de Karen. Oh ça, il ne peut qu’être d’accord avec elle. Les héros sont sollicités lorsque les ennuis arrivent et c’est souvent dans la précipitation qu’ils doivent agir, déployer tous les moyens du bord pour arriver à temps sur les lieux où le criminel sévit. Mais ces derniers temps, c’est des échelles d’un niveau beaucoup trop élevé pour un simple scientifique tel que lui… Plus le temps passe, plus les ennemis sont beaucoup plus gros et puissants. C’en est terrifiant. Mais Kara, elle, est bien plus forte. Femme de caractère, possédant des capacités innées bien au delà de celles d’un humain normal. Il l’admire tout autant sur cet aspect là que sur celui de son franc parlé. Elle est abrupt, mais il préfère une personne avec ce trait, plutôt que ceux qui cachent leurs émotions et qui ne sont finalement pas très honnêtes. Avec une telle force, il la voit parfaitement au rang de leadeuse. Diriger une équipe, mener des valeureux héros sur le front, oui, elle en est bien capable. Enfin, il l’imagine, un jour, prête à prendre les décisions, lorsqu’elle en aura le désir. Elle en est capable. Et lui ? Et bien, il fera ce qu’il sait faire de mieux. Il sera à l’arrière garde, un suiveur, il écoute les ordres et les exécutent, prodiguant son avis lorsqu’une ouverture se propose. Ce qui n’est pas souvent le cas. « J’aide de nouveau les Birds of Prey, à la demande de leur leadeuse. Je reprends doucement ! »
Il faut dire qu’il a passé énormément de temps à refaire une bonne partie de son propre équipement. Son vaisseau lui-même à la forme particulière d’insecte l’a beaucoup occupé ! Alors sortir le nez des rouages et des circuits pour se pencher sur les amis lui change et c’est agréable, lorsqu'il n'est pas appelé pour une mission ou en réunion pour l'entreprise !

La remarque suivante fait grimacer Ted. Il est… désolé, oui. Encore… Cela va devenir une mauvaise habitude. Mais elle a raison. Il n’a pas à s’excuser de … ce qui c’est produit. Il finit par sourire doucement. Elle manque de tact mais par contre elle sait aussi quoi lui dire pour le rassurer, pour qu’il se sente un peu moins nul et lui redonner confiance en lui. Il est sincèrement touché, par ses mots. « Merci, je… »
M’en coller une ?!
« Oh … Eh bien, j-je ne le pensais pas ! Ne t’inquiète pas. »
Il est bien content d’être en vie ! Loin de là l’idée de regretter quoi que ce soit, même si son retour est un questionnement encore non résolu. Il doit tout d’abord reprendre sa vie en main, tout en enquêtant… Chaque chose en son temps…
Pour faire passer sa vision de recevoir une droite de Power Girl - un honneur sûrement, mais qui laisse des marques, sans doute… - il boit une bonne gorgée de son café. Mais il remarque un léger changement… Il continue d’observer Kara. Il a l’impression d’avoir gaffé, alors que la mine de son amie s’assombrit quelque peu. Mais il garde le silence, nécessaire peut-être… Il lui laisse le temps de s’exprimer. Il est là pour ça… Il n’a pas toujours été là, comme il l’a maladroitement souligné. Mais maintenant, il peut. Il en a envie. Mais Kara trouve une échappatoire, un peu sèche. Le visage habituellement expressif du Blue Beetle ne fait, cette fois-ci, ni grimace, ni sourire. Il patiente… Parce qu’elle hésite. Il sent qu’elle a besoin de parler d’un historique si compliqué, d’un événement qui s’est produit dans sa vie tellement affreux qu’aucun mot ne peut le décrire.
Puis elle finit par se lancer… Ce n’est pas très clair, certains éléments ne sont pas évoqués et elle précise qu’elle ne préfère pas en parler… Il comprend. Après tout, lui-même n’a pas évoqué certaines choses. Ce qui le touche directement et potentiellement ce qui risque de se produire s’il n’agit pas à temps pour arrêter la catastrophe… Mais il n’ose pas imaginer ce que Karen a dû endurer, loin de la Terre, dans cette immensité là-haut, contre sa propre volonté… Toute seule. « Je… vois. »
Il ne sait pas quoi lui dire. Être désolé ne change pas le passé. Il faut l'accepter et continuer d’avancer… Plus facile à dire qu’à faire, hein. Mais il y croit lui… Il veut, vraiment, faire cet effort. « Tu es revenue, tu es de retour toi aussi et j’en suis… heureux, moi aussi. Ça me fait plaisir de te savoir présente, de te revoir… Et même si j’ignore ce qui c’est passé, ça ne doit pas t’empêcher de reprendre ta vie, sur Terre. » Il fait un sourire, franc. « Et à l’occasion, si tu ressens l’envie d’en parler… Tu sais où j’habite ! » Enfin, elle sait où le trouver… Que ce soit ici ou dans son hangar top secret - mais pas aussi secret pour les autres héros.

C’est une bonne façon de rediriger la conversation, parce qu’en effet, ils ont quelque chose sur le feu dont ils doivent se préoccuper ! « Oh ! Oui. Puisque je suis bien moi, dans ma tête comme dans mon corps, parlons affaires ! » Ah ! Décidément, il ne se passe pas un seul instant où cet idiot se met à faire… Eh bien l’imbécile ! Ted Kord se redresse, prenant une pose bien plus droite. Son sourire ne l’a toutefois pas quitté. Elle souligne un point assez grave, une situation qui met à mal leurs entreprises respectives. Ils doivent réfléchir à des solutions, s'entre aider pour se sortir de cette mauvaise période.
« Oui je me doute bien. Les transactions de marchandises sont de plus en plus difficiles… De plus en plus de pays d’Europe ont cloué leurs appareils aériens au sol et le cheminement par la mer est très long et extrêmement contrôlé. Peu de pays là-bas sont des fournisseurs de ce genre de composants, d’ailleurs. Et la Chine... C'est compliqué.
- Par contre nous avons des contrats solides avec le Japon et la Corée du Sud. Nos échanges sont encore assez fluides.
- De plus, comme tu dois le savoir, Kord Industrie produit énormément de matières premières industrielles. Nous avons encore de quoi produire des matériaux en électronique !
- Mais... nous manquons de monde, pour la production. »


Ted grimace et joint ses mains…
« Beaucoup de personnes ont pris la tangente lorsque les mastodontes Doomsday ou encore Despero se sont mis à détruire des villes… Les gens ont peur qu’un nouveau monstre viennent détruire leur maison, leur vie… Alors ils déménagent pour s'éloigner de ces régions et quittent leur boulot. Nous recrutons comme nous pouvons, mais il nous faut des profils très précis… Si nous n'arrivons à remplacer toutes ces personnes, nous risquons de beaucoup en souffrir. »

L'entrepreneur fronce les sourcils, inquiet. Il ne sait pas si elle va pouvoir l'aider sur ce plan. Il craint que, si Kord Industrie connaît ces fuites de monde, Starrware Inc en souffre également. Ils vivent dans une époque des plus troublantes où il n'est ni bon d'être un héros, ni un patron de sa boîte... Mais même les civils ne sont plus à l'abri. Mais heureusement, il y en aura toujours pour lutter contre cette ère de vilénies...
« Des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, des chefs de projets... Penses-tu que l'on peut se soutenir sur tous ces points ? »
... Et il fera tout pour aider. Au mieux.
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MessagePosté le: Sam 28 Mar 2020 - 22:05
Ted Kord chez les Bird of Prey, pour un groupe essentiellement féminin, cela avait de quoi faire sourire. J'avais moi aussi déjà aidé par le passé ces sympathiques justicières qui n'avaient définitivement pas froid aux yeux. Mais comme souvent, je n'étais là que par intermittence, par besoin et nécessité. Même ma présence au sein de la J.S.A. avait toujours été sporadique. Quand on a les capacités d'une kryptonienne sous la chaleur d'un Soleil Jaune, il est compliqué d'être "exclusive". Appartenir à un unique groupe était dangereusement égoïste. D'un autre côté, cette affiliation "volante" vous donnait une belle liberté d'électron libre, et vous plongeait dans une forme de solitude difficile à vaincre.

Ce cher Ted, le genre de justicier indispensable mais qui se noie dans l'ombre où il travaille, lui aussi s'oublie, assurément, mais d'une autre manière.

- J'espère qu'elles ont toujours la même joie de vivre, complétai-je en me remémorant les souvenirs de chacune de ses fougueuses membres.

Je n'ai pas dit grand chose mais le voilà qui me réconforte à mon tour. Que nos vies peuvent être d'un compliqué... Ne pourrait-on pas vivre de belles aventures chatoyantes à vaincre quelque péril qui finalement ne cause pas ou peu de dégâts pour nous et pour les autres ? A croire que l'univers se plait à toujours générer des menaces à la hauteur des pouvoirs qu'elle distribue, ou l'inverse...

Heureusement, j'ai en face de moi Ted et il est assez empathique et délicat pour éviter de trop remuer le couteau dans la plaie. Rassurant et attentionné, comme toujours. C'est à la fois un plaisir et une gêne.

- Je n'hésiterais pas, lui répondis-je assez laconiquement.

Une phrase qui ressemblait plus à un point final qu'à une réponse, on termine les discussions gênantes avec la manière qui est la nôtre. La mienne gagnerait assurément en douceur, difficile en tout cas de la faire plus abrupte.

La manière dont il enchaina sur les affaires m'étonna. La phrase était... étrange ?

- Ok-ay, fis-je simplement quoique fort dubitativement. Un jour je saurais probablement quoi faire de son affirmation.

Heureusement la suite était plus claire : il avait des ressources matérielles, mais manquait de ressources humaines. De mon côté, j'avais plutôt le problème inverse. Chez Starrware, pour notre taille, nous avions du personnel mais ça commençait à devenir compliqué de tous les occuper, c'était l'avantage de s'être implanté à New York, même si la coté Ouest aurait été encore plus pratique.

Tu sais, monsieur-je-suis-dans-ma-tête-et-dans-mon-corps, répondis-je, je m'attendais à passer un contrat moyennant finance, mais je comprends ton problème. De mon côté j'arrive justement à une période où un certains nombre de projets vont passer en pré-production, voir et prod. Du coup j'ai un certains nombre d'ingénieurs-chercheurs et de chef de projet qui seraient disponibles, beaucoup sont spécialisés en nano-technologies.

" Pour la main d'oeuvre pour tes chaînes par contre, ça risque d'être plus compliqué, on externalise beaucoup, Starrware est pas encore assez solide pour avoir ses propres unités de production, par contre j'ai une recruteuse du genre très efficace, il y aurait une piste à creuser de ce côté là, même si je n'aurais pas de contrat à leur proposer, on pourra toujours les rediriger et proposer à l'embauche chez toi ? Ivy Town est une ville plutôt attractive pour les jeunes, même s'ils ne sont pas bardés de diplôme. Par contre ça risque d'être difficile de la vendre à des profils plus expérimentés, mais rien n'empêche que je te donne des locaux de Starrware Laboratories pour que tu puisses y monter une équipe délocalisée, Manhattan a encore le vent en poupe sur le marché du travail.


Cela n'allait pas résoudre tous leurs problèmes, le mieux étant encore de stabiliser la situation en Europe et dans le Monde, c'était cependant un premier pas encourageant.

- Je te propose que l'on se partage les brevets si les travaux sont communs et que l'on travaille chacun pour soi dans le reste des cas ? Par contre, nous avons une clause dans nos contrats d'embauche : tous nos projets et tous les travaux de nos employés doivent passer devant un comité de déontologie. Ce n'est pas que je doute du bien-fondé de tes recherches, mais peut-être que tes gestionnaires ne verront pas d'un bon oeil le fait que certaines personnes de Starrware dussent donner leur aval sur vos travaux si certains de nos employés travaillent dessus, mieux vaut que tu sois au courant. Après, rien ne nous empêche, au cas par cas de changer la composition du comité.

C'était plaisant de plancher sur des problèmes de ce genre plutôt que les nôtres - personnel j'entends - ça donnait l'impression finalement de ne pas être une pleurnicharde égoïste que l'on risquait toujours de devenir à geindre sans cesse.

- Après, j'ai aussi une équipe de développement informatique qui travaille pour Starrware Inc. si ça t'intéresse. Un peu nerd et franchement dans leur monde, mais ils font pas mal de choses très utiles pour nous. Pour le reste, ils développent pour des solutions libres que l'on utilise en interne aussi.

C'était à peu près tout ce que je pouvais décemment lui proposer, certaines équipes auraient beaucoup de mal à quitter leurs projets récurrents pour une autre tâche, autant les laisser dans leur monde et révolutionner des technologies propres.
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Situation : A embarqué de valeureux héros dans un voyage temporel, pour lui sauver la vie et sauver le Temps.
Localisations : Ivy Town / The Bug
Groupes : Birds of Prey
Legends of Tomorrow
MessagePosté le: Mer 1 Avr 2020 - 16:18
Sa phrase était si étrange ? Hmmm… Ouais, peut-être bien, à bien y réfléchir. Mais cet homme est un peu bizarre, non ? … Juste un peu ! Le genre de type discret, soit parce qu’il n’ose pas imposer sa voix soit parce qu’il se retient de sortir beaucoup plus de connerie dans ce goût-là. Pourtant, il peut dire ou faire des merveilles. Finalement, c’est juste un nerd intimidé par les autres justiciers, qui sont bien souvent plus balaises que lui…
Mais là, il peut se détendre. Il est en terrain ami, en compagnie d’une personne à qui, il le sait, il peut tout dire. Enfin tout, façon de parler bien sûr ! Même s’il est bien capable de tout lui raconter… Le moindre problème, même le plus difficile à entendre.
Oh… Vraiment ?
S’il est si honnête, il peut lui raconter qu’il est dans une situation d'instabilité temporelle, qu’il peut à tout moment lui exploser à la tronche et emporter le monde et le Temps avec lui ?
Ouais non, pas maintenant…
Ils sont bien partis pour parler d’autre chose, les raisons à la base de sa venue à Kord Industrie. Il faut avancer, se concentrer sur ce qu’il se passe en ce moment. La crise actuelle commence sévèrement à toucher leurs deux entreprises, d’une façon bien différente. Fort heureusement, quelque part ? Ils peuvent trouver une solution ensemble pour palier sur leurs problèmes respectifs.

Ted présente à Kara ce qu’il peut faire, pour soutenir les projets de Starrwave, en leur procurant certaines matières dont ils ont besoin. Mais tout peut aller bien plus vite s’il ne manque pas de monde. Ce qui n’est plus le cas… Et Karen comprend parfaitement l’urgence exposée ici. Elle est tout aussi riche en propositions.
« En nano-technologies ? Ces ingénieurs-chercheurs seraient comme des poissons dans l’eau sur certains projets de Kord Industries. »
Il sourit. Il se penche très souvent sur plusieurs idées, proposées soit par ce genre de personnes formidables, soit par lui-même. Des idées qui deviennent réalités ! Et beaucoup d’éléments ou certains de ses schémas sont adaptés. Car il est évident que dès que Ted Kord trouve quelque chose de bien pour son attirail de Blue Beetle, il ne tarde pas à produire quelque chose pour répondre aux besoins du monde. Il respecte ainsi les deux parties de sa vie, en faisant profiter son expérience et son attention à l’une comme à l’autre. De façon très équitable.
« Je suis assez d’accord. Tracy aura bien besoin d’un coup de main pour l'embauche. Nous visons justement les jeunes, depuis quelque temps. Ils sont très nombreux ici à vouloir intégrer nos locaux. Mais ils manquent d’expériences que peuvent leur apporter des ingénieurs, qui ont déjà finalisés des projets. »
Ceci dit, les jeunes poussent qui ont de folles idées, Ted adore ça. Il a déjà tenu des conférences pour parler de certains projets finis ou en cours de réalisation. Il est difficile de capter leurs attentions, sauf lorsqu’ils sont vraiment motivés. C’est une chose qu’il n’a pas besoin de donner, d'éveiller, chez des scientifiques émérites, qui ont déjà une carrière.
« Oh, je comprends. Nous faisons très attention aussi à ce que nos gars respectent certaines règles. Kord Industrie a pour réputation d’être à l’écoute et de répondre aux besoins du plus grand nombre en faisant avancer la science et la technologie. Mais nous sommes vigilant, surtout lorsqu’il s’agit de concevoir certaines intelligences artificielles... »
Lui-même utilise beaucoup ce genre de programmes pour sa panoplie de Blue Beetle. Mais avant lui, son oncle Jarvis Kord, un scientifique doué mais aux penchants mégalomanes, a profité d’avoir accès aux brevets et aux schémas pour fabriquer des androïdes très avancés. Dans le but de domination… En repensant à ce qu’il a fait, Ted a un pincement au coeur…
« Nous passerons devant ton comité de déontologie, puisque c’est comme ça que nous fonctionnons aussi. Nous pouvons former un comité conjointement ? Que chacun puisse avoir un avis sur les projets présentés, proposés par nos chercheurs respectifs. »
Ceci peut calmer les gestionnaires et éviter ce genre de désagrément. Ils peuvent créer un contrat de travaux communs, le temps que la crise se règle. Et si tout se passe bien, ils peuvent même continuer à s'entraider, en se partageant les productions, lorsque chacune de leurs usines auront repris leur régime à leur plein potentiel. Cela peut s’envisager.
« Côté informatique, j’ai moi aussi des jeunes gars très doués qui peuvent se pencher sur l’électronique et la programmation. Ils seront probablement ravis de pouvoir partager leurs connaissances avec tes nerds. »
Il esquisse un plus large sourire à la fin de sa phrase. Il est nerd lui aussi … Capable de s’enfermer dans son monde et de ne plus en sortir jusqu’à ce qu’on vienne le chercher. Le temps passe trop vite lorsque vous êtes penchés sur vos passions…
« D’ailleurs une jeune femme dans ce groupe a imaginé des nouvelles fonctions qui peuvent servir pour une nouvelle génération de téléphone, si tu es intéressée. »
Ted se redresse de nouveau, ne joignant plus ses mains. Ils tiennent peut-être là une collaboration. Un moyen de donner à leurs deux entreprises les moyens de rester sur les rails et de continuer à avancer malgré les difficultés de transaction avec le reste du monde et de productions dans leurs usines. Tout cela semble pas mal, semble possible. Ils peuvent gérer ces problèmes. C’est même bien plus simple que de gérer la criminalité, les super-vilains… Ceux qui sévissent en ce moment et qui tentent de projeter leur monde dans le chaos… En collaborant, ils peuvent répondre d’une toute autre manière aux provocations de Lex Luthor. Non, les êtres humains ne sont pas des prédateurs, ils peuvent aussi créer, concevoir des choses qui peuvent tout aussi bien faire avancer ce monde autrement que par la violence. C’est sans aucun doute très idéaliste, naïf peut-être… Mais Ted veut y croire. Il veut montrer qu’ils peuvent se battre mais par parcimonie. Qu’ils peuvent se battre intelligemment.
« Faisons ça dans les règles ! Je te propose un contact où on établit l'accord. Une entraide, une collaboration. Un moyen de lutter contre cette crise tout en respectant l’identité et les biens de chacune de nos entreprises. Permettons aux gens d’avoir toujours du boulot et de mettre en avant leurs idées, leurs façons à eux d’aider à ce monde d’aller mieux, d'aller de l'avant… Et qui sait, si tout marche bien, nous pourrons renouvellement l’accord ? Et veiller sur la prospérité de nos usines et de nos projets ! »

Ted sourit. Il peut proposer mieux en temps normal. Il le fera lorsque l'occasion se présentera. Mais il sait déjà qu'il peut avoir confiance en Karen, en son sérieux, en son expertise. En son héroïsme aussi.




/HJ : Désolé pour le temps d'attente. Si ça va pas, hésites pas à me le dire par MP Embarassed : HJ/
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Retour aux affaires [Pv Ted Kord]

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