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 Retrouvailles familiales [pv Superman]

Karen Starr/Power Girl
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DC : Anton Arcane - Per Degaton
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JSA
MessagePosté le: Mer 4 Mar 2020 - 14:52
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"Nooon"


"Yenohr' tako !!"

"pitié !"


"GLOIRE A DARKSEID !"


Je saursaute. Ai-je crié ? Ai-je... ma bouche est pâteuse... Je me lève avec maladresse tant mes jambes peinent à se remettre de la brutalité de mon réveil. Mon estomac se lève. J'ai une envie irrépressible de tousser. Ma main droite glisse le long du mur pour m'empêcher de tomber tandis que la gauche se porte à ma bouche. J'atteins les toilettes et je vomis.

L'écho lointain des voix est toujours là mêlé aux bruits évanescents de batailles. Je me sens si faible sur le moment, incapable de tenir sur mes jambes. Je glisse une main froide sur mon front en sueur. La sensation est désagréable. Je suis pris d'un tremblement alors que les larmes débarquent. Mon estomac spasme. Deuxième service...

Après une dizaine de minutes à attendre une troisième crise, je finis par me relever et me penche sur le lavabo. Devant moi, un miroir qui m'insulte d'un reflet peu flatteur, blême et cerné. Un verre d'eau, deux trois gargarisations et je me traîne jusqu'à ma chambre où j'allume une chiche lumière d'appoint. Pas de trace de laser, ni de gel. C'est déjà ça.

Je me rasseois sur le lit dont les draps sont rendus désagréablement humides par ma crise. Je glisse mon visage entre mes mains et prends une profonde inspiration. Puis une deuxième. Une troisième. Je fais bientôt claquer mes mains sur mes cuisses comme pour me motiver et me lève, comme si rien ne s'était produit.

Un coup d'oeil rapide à mon téléphone. 3H18. Au moins je m'épargne une grasse matinée.

Je m'installe dans un coin de la pièce où se tient une table chiche sur laquelle j'ai installé mon ordinateur portable professionel, j'y branche une paire d'écouteurs, une playlist et j'ouvre mes premiers dossiers.

4h00.

Mes doigts pianotent sur le clavier. Je rattrape doucement mon retard, je réponds à mes premiers mails depuis mon retour et essais de trier les informations que ma directrice technique m'a données. Les dossiers sont nombreux et les projets lancés depuis un an sont impressionnants.

5H30.

J'ai terminé les dossiers de développement informatique. Je me sens un peu fatiguée. Je me lève, ouvre un sac à dos qui contient presque toute ma vie actuelle et sort un tube de médicaments. Mes meilleurs amis en de tels moments. Trois cachets. Et c'est reparti.

7h15.

Je m'étire, l'écran me fatigue un peu. Je ferme l'ordinateur et vais me doucher, le petit-déjeuné sera bientôt disponible au restaurant de l'hôtel. Alors que je me savonne les cheveux, je réfléchis à mon programme de la journée. J'ai une réunion à 9h00 avec Paula, ma directrice technique, ensuite je dois suivre une présentation du projet de l'équipe B, prometteur d'après ce que j'en retiens de leurs rapports. Ensuite, direction Metropolis.

Je n'ai prévenu personne de mon retour. C'est sans doute stupide mais... mais j'avais besoin de mettre un peu d'ordre avant. Je ne saurais dire exactement quelle fierté me pousse, en tout cas je n'ai pas envie qu'ils éprouvent de la compassion ou qu'ils se sentent dans l'obligation de m'aider. Non, je veux retrouver mes... amis, connaissances ? Après une année, difficile à dire. Je veux les retrouver et éviter d'affronter des sentiments que je ne mérite pas.

Je me masse la base du cou en pensant à ce qui m'attend. Il ne sait pas que je suis de retour et... au fond nous ne sommes pas réellement de la même famille, ni de la même planète, même si notre ADN est assurément le même et... et pourtant je le considère comme mon cousin. C'est idiot. Kal-El de cette Terre n'est pas mon cousin, il est celui de l'autre Kara. C'est pourtant la première personne que j'ai envie de revoir, celle qui m'effraie le plus. J'ai de l'appréhension. Beaucoup.

Je ne pourrais jamais tout lui dire, tout lui avouer, alors quoi ? Je vais le voir et je lui ments ? Belle reprise de contact. Je ne supporterais pas de lire de la pitié ou du reproche. Que dira-t-il ? Que je suis coupable de crimes ? Une victime ? Dans les deux cas ce serait plus que je ne suis prête à l'admettre. Mais tôt ou tard j'apparaîtrais au grand jour et je me refuse à être découverte comme un voleuse revenue en catimini. Il mérite au moins l'honnêteté d'une visite, même impromptue, même... incomplète.

J'ai hésité à le contacter plus "normalement", un SMS ou un coup de téléphone par exemple. A chaque fois je reste pathétiquement devant mon portable à ne pas savoir quoi faire. Non, le mieux est d'y aller franco et de laisser les choses se passer.

Je coupe l'eau. Petit-déjeuné, première réunion, présentation. Il est 10h45.

Je quitte le bureau plus tôt que prévu, ma secrétaire sourit, comme si les bonnes vieilles habitudes où je bouleversais mon emploi du temps en permanence revenaient. Dans une ruelle proche, je m'envole. Je vais assez vite pour que l'on ne me repère pas et fais le trajet New York-Metropolis vitesse grand V. Attérissage dans une autre ruelle, seul un chat effrayé m'accueille.

Ma perruque est toujours en place, mon pantalon n'a pas de faux-pli, je m'engage dans la rue piétonne.

Metropolis est une ville splendide, aussi resplendissante et heureuse que son protecteur. Sa population, identique à celle de toutes les cités américaines est pressée, absorbée dans son propre emploi du temps. Je ne dénote donc pas, m'approchant avec toujours plus d'appréhension le bâtiment orné d'un globe où de flamboyantes lettres affichent à la face du monde "Daily Planet", antre d'un journalisme combattif et toujours sur le terrain, dirigé avec force et conviction par Perry White.

Devant, les éternels vendeurs de hot-dog et autre junk food pour les travailleurs acharnés qui investissent le bâtiment s'entassent, gouailleurs, comme une horde d'envahisseurs bruyants et odorants. L'heure est propice à leur commerce.

Ma main glisse instinctivement dans mon sac à main. Nouveau tube, trois cachets que je croque nerveusement. Il est toujours bienveillant, voyant le bien dans les autres. Il se veut rassurant, et il peut l'être, mais lorsqu'il vous regarde, vous parle, l'on a envie d'être conforme à l'image qu'il se fait du monde ; d'être aussi parfait qu'il paraît, aussi juste et bon. Sentiments affreux à affronter lorsque l'on sait qu'ils ne seront jamais que des idéaux impossibles à atteindre.

Le perron qui mène aux locaux fut rapidement gravi. Le hall est toujours aussi aéré et vaste, comme si on nous offrait un temps de respiration avant de plonger dans les ascenseurs et les open-space bruyants. Il y avait un gardien qui fouillait les sacs et vérifiait les allers-venus. Il ne trouva rien à redire au mien et je pus passer sans problème.

Un ascenseur beaucoup trop rempli à mon goût ferma ses portes, aussi entrepris-je de prendre les escaliers, un peu d'exercice ne me ferait pas de mal et ça laissait le temps à mon esprit de se concentrer. Je ravalai ainsi cette peur qui avait grandi, mes angoisses et mes inquiétudes. Lorsque j'arrivai au bon étage, j'avais de nouveau mon masque chéri et réconfortant. La porte à battants donnait sur des bruits de claviers, de chariots surlesquels se surimprimaient des sonneries de téléphones et des discussions qui formaient un vacarme oppressant. Diminuant ma sensibilité auditive, je fis un premier pas et manquai de percuter le chariot d'un livreur, lequel était visiblement trop absorbé par son téléphone pour faire attention.

Mes pas inaudibles dans cette cacophonie me menaient ainsi dans l'open-space, arrachant quelques regards de journalistes et de photographes, auxquels je ne répondait que par un air grave, cherchant le visage ou le dos de Kal-El.

Ne le trouvant pas assez vite à mon goût, je me penchais vers un employé qui venait de lever les yeux de son ordinateur.

- Excusez-moi, sauriez-vous où est Clark Kent ? Je pensais qu'il était dans cette allée, ma voix fut sans doute très sèche car l'homme se dépêcha de me donner une orientation.

Après un remerciement je suivis ses indications et trouvai le dos que je cherchais. Je restais quelques instants à le regarder travailler. Comment l'aborder ? Un bonjour ? Un râclement de gorge ? Je croisais les bras, mal à l'aise.

- Bonjour Kal-ark, fis-je en me reprenant. Tu vas bien ?

Ce n'était pas la plus originale des manières, même une très médiocre après plus d'une année d'absence, mais elle avait au moins le mérite d'être spontanée et d'entamer les choses. En outre, il y avait fort à parier que le maigre sourire que j'affichais n'améliorait rien.
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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Mer 4 Mar 2020 - 16:14
Metropolis est la Ville de Demain.
Ce surnom, similaire à la Grosse Pomme pour New York, n’est pas volé ; ni récent. Beaucoup considèrent en effet que l’arrivée de Superman a déclenché un attrait pour la cité, a permis le développement d’une intense technologie de pointe.
C’est faux.

Metropolis a toujours une ville tournée vers le futur – l’avenir.
La modernité.

La course vers le développement, la réussite ; la puissance. L’intelligence, aussi.
Le futur, définitivement.
Demain. Toujours, quel qu’en soit le prix.


Retrouvailles familiales [pv Superman] Metropolis

Bien des bâtiments impressionnent, et attirent l’œil ; mais bien peu autant que le fameux Daily Planet.
Formidable organe de presse. Journal légendaire. Foyer des plus grands journalistes au monde.
Un mythe. Une icône.
Même avant l’arrivée de Superman. Bien que le goût de l’Homme d’Acier pour le présent journal lui permet de survivre à la crise de la presse, plus aisément que les autres.

L’intérieur du Daily Planet est en feu, toujours ; surtout au cœur du bâtiment.
Dans la fosse.

Dans l’endroit où les journalistes sont réunis, dans un gigantesque open-space. Pour travailler. Pour créer une émulation, entre tous.
Pour donner le meilleur travail possible.
Le tout sous la gestion un brin tyrannique mais si efficace de Perry White.


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La fosse, donc.
La zone où évolue Karen Starr, après avoir rejoint rapidement Metropolis et visé le Daily Planet. Là où la jeune femme marche, en attirant l’attention, en déclenchant bien des regards, et bien des murmures.

Bien des réactions, en fait.
Même si elles s’arrêtent, quand la mystérieuse jeune femme s’arrête… et parle avec celui qu’elle vient voir, ici.


« Ha. »

Celui qui se lève de son bureau, de sa petite case, dans ce gigantesque open-space.
Précipitamment. Maladroitement.
En renversant son pot à crayons, dans le même mouvement.


« Ho. Zut. »

Une grimace glisse sur son visage, alors qu’il essaye de récupérer les stylos, et de les remettre rapidement ; il échoue.
Mais il essaye.


« Je… pardon. Pardon. »

Il se penche, et se cogne à son bureau.

« Aïe ! »

Il grimace, secoue la main en apparence douloureuse ; et se redresse.
Puis se tourne vers Karen.


« Bonjour. Karen. »

Il sourit, et remet sa cravate en place ; déploie entièrement sa taille.
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Il hoche la tête, et amplifie son sourire ; il est content. Il est content de la voir.
Même s’il devra avouer qu’il ne l’apprend pas là – même s’il l’a vue arriver dans l’immeuble, en utilisant sa vision-X pour une raison annexe. Il savait qu’elle venait, donc ; mais l’Homme d’Acier ne renonce jamais à une petite démonstration de sa partition préférée.
La partition de Clark Kent, le p’tit gars du Kansas qu’il est et sera toujours, au fond.


« Je… suis ravi de te revoir. »

Et c’est vrai.
Il le sait, leur relation est compliquée. Il le sait, elle n’est pas sa cousine.
Officiellement.
Il le sait. Il sait d’où elle vient. Il sait ce qui lui est arrivé ; ce qui est arrivé à sa Terre.
Il sait que ce n’est pas sa vraie cousine. Officiellement, oui.
Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Karen est sa cousine, alors.
De sang, en quelques sortes ; de cœur, définitivement.
Karen est sa cousine. Karen est sa famille.
Et Karen est revenue.
Son sourire et son plaisir sont sincères. Evidemment.


« Et… je vais au mieux. Et toi ? »

Il hoche la tête, et lève une main pour désigner un couloir.

« Café ? »

Un sourire en coin glisse sur ses lèvres.

« Nous avons des espaces… discrets. Pour les discussions qui doivent le demeurer. »

Il hoche la tête, et la guide.

« Je… crois que j’ai besoin d’un petit résumé des épisodes précédents, tant notre dernière entrevue date.
Et c’est bien dommage. J’espère pouvoir rattraper cela. »


Un clin d’œil complice accompagne ses mots, alors qu’ils se rapprochent d’une machine à café, et disposent d’un espace discret, dans le Daily Planet.
Ils ont beaucoup à dire, oui. Ils ont beaucoup à partager.
Comme deux membres d’une même famille, qui se retrouvent après une longue absence !

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MessagePosté le: Jeu 5 Mar 2020 - 8:38
Je le soupçonnais de prendre plaisir à son petit manège. Maladroit, nerveux, ne ratant pas une occasion de montrer combien sa vaste carrure cachait un être gauche dont la timidité cadrait mal avec l'image que l'on pouvait se faire et de Superman et d'un journaliste, Kal badinait avec envie. Et autour de lui, personne ne s'interrogeait, c'était le "p'tit gars de la campagne" certains ne faisaient même plus attention.

Je lui lançais sourire de connivence alors qu'il répondait à mes salutations, ayant instinctivement portée mes deux poings sur mes hanches, l'observant comme un enfant que l'on hésite à gourmander pour sa balourdise. Je voyais en lui quelqu'un qui cachait assez bien sa surprise, s'il l'eut été. Ravi de me revoir ? Peut-être le pensait-il, mais quelque chose en moi m'empêchait de me réjouir de son ravissement, quelque chose ne collait pas encore.

- Comme une revenante, répondis-je à sa question en haussant les épaules de façon désinvolte, accompagnant le tout d'un léger pouffement.

Il avait effectivement l'air en forme, au moins dans ses compétences théâtrales de ce que je pouvais en juger. Un point qui nous séparait, j'ignorais tout de l'art subtile de "faire croire". Le bluff, la comédie ou la tragédie m'étaient inconnues. Au mieux pouvais-je enfermer une réponse, cacher un fait, le falsifier ou l'enterrer quelque part mais jamais aussi spontanément que d'autres hélas.

- Va pour un café, continuai-je en hochant la tête, et pour le coin discret.

Ma voix n'était pas aussi chaleureuse que je l'espérais, elle avait une empreinte légèrement glacée, créant, je m'en rendais compte, un décalage avec mon langage physique. J'avais imaginé un moment lui sauter au coup ou lui faire la bise a minima, mais rien. Je restais à distance, à le suivre tandis que la machine à café se rapprochait de nous. Il désirait un résumé d'une année. Et moi donc. Mais lequel lui offrir, l'amnésie ? La vérité ? Lui dire que je ne désirais pas en parler ?

Je choisissais un café bien corsé et sans sucre avant de lui lancer, pour éviter de laisser un blanc s'installer :

- Oui, c'est vraiment bête. ça me semble être une éternité, mais que veux-tu, parfois les choses font que l'on ne lève pas la tête tout de suite.

Une année, approximativement. En réalité j'étais partie un peu plus longtemps. Allant de planète en planète, j'avais traversé les distorsions classiques de voyages spatiaux, mais les jours de décalages se comptaient sur les doigts d'une main.

Je pris mon café fumant et suivis Kal jusqu'à ce fameux "endroit discret". Lorsque nous fûmes seuls, juste l'un avec l'autre, je me sentis libérée d'un poids. Mes épaules se relâchèrent un peu et mon dos aussi. Je levai ma tasse comme pour trinquer.

- Au temps perdu. Et à ta future carrière sur les planches.

Puis, riant doucement, je pris une gorgée.

- Il faudra aussi que tu me fasses un petit résumé de ton côté, je n'ai eu que les grandes lignes. Comme toujours il manque ce qui se passe dans les coulisses... J'ai appris pour Bruce Wayne.

Formidable, vous vous retrouvez à peine et déjà un macchabée, tu es devenue la reine de la discussion... Il faudra que je pense à aller porter une gerbe de fleurs dès que j'aurais récupéré une carte bancaire.

- De mon côté... commençais-je, tout et aussi compliqué qu'avant. Peut-être même un peu plus, Karen est officiellement amnésique. Une vraie petite survivante d'une catastrophe sans commune mesure.

Faisant tournoyer mon café dont l'odeur m'indiquait qu'il avait été spécialement dosé pour faire tenir un journaliste pendant trois jours sans manger, je cherchais à composer au mieux avec ce que je ne désirais pas mettre sur le tapis. Hélas, mon sourire, mon plaisir de retrouver mon cousin s'effacèrent progressivement à mesure que je lui "expliquais" certains éléments de ma vie.

- Je suis partie Kal. Loin. Plus loin que je l'aurais voulu. Il s'est passé beaucoup de choses, certaines dont, je vais être franche, je n'ai pas encore envie de parler. Je n'ai pas eu le coeur de revenir immédiatement et j'ai tenté d'aider comme j'ai pu. J'ai vu quelques photo-reportages des évènements qui se sont déroulés sur Terre. Cette planète a eu de la "chance" comparée à d'autres.

" Difficile de croire que certaines civilisations pourront se relever de tant de malheurs. Enfin... j'aurais au moins essayé de faire quelque chose... Tu m'imagines ? Médecin Sans Frontière de la Galaxie ? A apporter des matériaux, enlever des morts de ruines, aider à excaver des fondations pour reconstruire des immeubles ?


Je soupirais un peu de ma propre audace à décrédibiliser si facilement les efforts mis en oeuvre.

- Ah là là, soupirais-je en terminant mon café. Et je me retrouve sur Terre à gérer de la paperasse et des documents administratifs. C'est à se demander comment on fait pour ne pas perdre la notion des choses importantes.

Je plantai alors mon regard dans celui de Kal, cherchant à quitter les rivages douteux sur lesquels me portait mon esprit fatigué. Je lui lançai un nouveau sourire radieux.

- Amusant non, j'avais beaucoup d'inquiétudes en venant ici. Je me demandais comment tu aurais bien pu réagir. La paternité t'a offert une maîtrise de toi en acier ? John te fait tant de misère ? A moins que ce soit Loïs ?

" Ou est-ce que ça a un rapport avec le fait qu'aucun Green Lantern n'est venu m'empêcher de revenir sur Terre après mon année sabbatique ?
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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Jeu 5 Mar 2020 - 14:11
Karen est tendue.
Clairement.

Clark n’a pas besoin de super-pouvoirs, et notamment de super-sens, pour le voir ; pour le comprendre.
Il le sent.
Même s’ils ne sont pas aussi proches qu’il le souhaiterait, même si leurs liens demeurent difficiles du fait d’évidents blocages au regard des troubles temporels et dimensionnels, il sent comment elle est – comment est sa situation, en fait.

Compliquée, bien sûr. Leurs situations sont toujours compliquées.
Mais ici… particulièrement.


« Ha. »

Un léger sourire glisse sur son visage, alors qu’ils évoluent dans le couloir quittant la Fosse.

« J’ignorais que les revenants aimaient le café. C’est peut-être pour ça qu’ils reviennent, ha ! »

Il glousse, légèrement ; il essaye.
Il s’essaye à l’humour.
En sachant très bien que ce n’est pas sa spécialité – mais il s’y essaye. De bon cœur.
Et compte sur l’indulgence du public.

Le duo s’empare ainsi des précieux gobelets contenant le liquide chaud et sombre, et s’engagent dans la fameuse pièce discrète ; aveugle et muette.
Un petit local. Un petit carré.
Une table, trois chaises. Sobres.
Efficaces.


« Mmh. »

Un petit souffle s’échappe des lèvres du journaliste, alors que Karen lève son gobelet ; et trinque.
Au temps perdu ; à la carrière d’acteur de Clark.


« Aux proches. De sang, ou de cœur.
Puissent-ils toujours le demeurer. »


Lui répond ; à sa manière.
Evidemment.

Clark la laisse parler, ensuite.
Son habitude de journaliste mais surtout sa nature profonde offrent toujours aux autres l’opportunité de commencer ; de se lancer.
De s’ouvrir à lui. Il aime cela.
Il aime écouter. Il aime observer. Il aime découvrir. Il aime entendre ce que les autres ont à dire – car c’est là qu’il peut les comprendre ; qu’il peut se rapprocher d’eux.
De ce monde qu’il aime tant, mais qu’il a tant peur de ne plus saisir.

Il la laisse parler, alors, et réagit légèrement ; lentement.
Un hochement de tête sobre et triste, quand elle évoque la disparition de Bruce Wayne. Du Président. De Batman.
De son ami. De son… meilleur ami.
Quelques sourires, quelques haussements d’épaule pour la suite. Un autre hochement de tête, doux et sympathique, quand elle parle de son rôle spatial.
Et un petit sourire en coin, quand elle achève son discours en évoquant sa réaction – et son arrivée apaisée, récemment.


« Ha. »

Clark boit un peu de son café, et croise les bras en collant son dos à un mur.
Debout ; il reste debout.
Dans l’action. Toujours.


« Même un Green Lantern n’oserait pas t’empêcher de revenir chez toi, Karen. »

Pas Kara ; Karen.
Il ne la reprend pas quand elle l’appelle Kal – parce qu’il sait. Il sait qu’elle le voit comme Kal-El, son cousin de Krypton ; même d’un autre monde.
Mais ce n’est pas comme ça qu’il se voit, au fond.
Il l’est, bien sûr. Il est le Dernier Fils de Krypton, et il en est fier. Il se battra pour son héritage.

Mais.
Mais, au fond, sa lutte pour la Vérité, la Justice et son mode de vie ne vient pas de cet héritage ; ne vient pas de ses pouvoirs.
Il vient de son cœur. Il vient de son âme. Il vient de son éducation, de sa jeunesse à Smallville.
Des enseignements de P’pa et M’ma Kent. Qui lui ont montré qu’il y a des bonnes et mauvaises choses ; et qu’il faut se battre pour les bonnes, et pardonner ceux qui commettent les secondes.

Il est Clark Kent.
Avant tout. Avant le S. Avant la cape. Avant Kal-El.
Il est Clark Kent.
Super-héros par hasard cosmique et génétique. Mais héros de cœur, d’âme ; toujours.


« Mais… en effet. Le système a identifié ta venue, et il a été décidé de ne pas t’imposer une quelconque difficulté de passage.
Tu es des nôtres, Karen. Tu es des nôtres.
Tu as œuvré dans l’Espace, et j’estime sincèrement ton travail fantastique ; et tu es des nôtres. Tu reviens chez toi.
Tu ne dois pas y trouver une barrière – mais des bras ouverts. Et le café que tu es revenu chercher, bien sûr. »


Le journaliste sourit, et relève son gobelet.
Tschin.


« Mais… oui. Oui, la Terre a bénéficié d’un régime de faveur par rapport à d’autres – bien qu’elle n’ait pas été épargnée. »

Son visage s’assombrit.

« J’ai été absent, longtemps. La Justice League Incarnate est le groupe de Héros qui protège le Multivers. Ils m’ont demandé de l’aide face à Superboy-Prime, en liberté et dément. »

Il souffle lourdement ; l’évoquer est difficile.
Car ce Superboy-Prime a tué Kal-L, et il sait que Karen va y penser.
Car, aussi, ce Superboy-Prime est lui ; une version de lui. Un reflet de lui – de ce qu’il aurait pu être. De ce quelque chose de noir qui est dans son cœur.
Qu’il parvient à repousser, encore. Et il prie pour toujours y parvenir.


« Il m’a piégé, enfermé au cœur du Multivers… et est venu ici. Kalel, sans espace, est le Superman de Terre-23 ; il y est Président des Etats-Unis d’Amérique, ha. Il m’a remplacé ici pendant mon absence – et a lutté contre Superboy-Prime, avec d’autres.
Ce fut… terrible, Karen. Terrible.
J’ai été libéré grâce à un jeune Héros, Sideways ; capable de créer des vortex dans l’Espace. Un garçon formidable.
J’ai pu venir – mais ce fut terrible. Nous avons failli échouer ; la ville a été ravagée. Mais il a pu être stoppé. »


Clark souffle, et détourne les yeux ; qu’il laisse glisser dans une rêverie lasse, usée.
Quelle horreur.
Quelle horreur, oui.


« Je suppose que tu as entendu que Lex Luthor est… actif.
Lex dispose d’une puissance nouvelle et inconnue, qui a modifié son corps et le rend encore plus fort. Il a considéré que l’attaque de Darkseid a failli fonctionner ; Darkseid a failli dominer l’Univers et la Terre, oui. Lex ne le supporte pas.
Lex considère que les extraterrestres sont responsables d’une faiblesse de l’Humanité ; qu’ils empêchent les Humains d’atteindre leur potentiel de prédateurs ultimes.
Lex a lancé alors un Défi à l’Humanité. Les Humains ont un an pour devenir des prédateurs, pour rejeter les Héros et le Bien… sinon, il agira ; et réduira le monde en esclavage.
Il a commencé ses plans. John Stewart est sous son contrôle. Le Président Suarez était contrôlé par la Legion of Doom de Lex. Bruce l’a remplacé, mais il n’a pas pu s’opposer à lui ; il est tombé face à lui. Lex a même tué les dieux de l’Olympe… littéralement. »


Le journaliste soupire, lourdement ; puis secoue la tête.
Et relève des yeux émus vers Karen.


« Voilà.
Voilà l’état du monde que tu retrouves, Karen. Pas trop… déçue d’être revenue ? »


Il sourit ; mais son sourire est moins joyeux, moins doux, moins intense que d’habitude.
Juste un peu moins.
Mais cela veut tout dire, pour quelqu’un comme lui !

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JSA
MessagePosté le: Ven 6 Mar 2020 - 15:39
Je souris à sa tentative d'humour. C'était touchant. Je ne l'avais jamais réellement entendu s'essayer aux plaisanteries ou aux blagues, pour le peu finalement que je l'ai fréquenté en dehors d'opérations communes, ayant toujours été le plus souvent avec les membres de la J.S.A. Nos vies sont des écheveaux de drames et de problèmes dans lesquels des grains de joie et d'éparses moments privés peuvent essayer de s'y glisser, mais ils ne restant jamais bien longtemps.

Alors qu'il reste debout, je prends la table comme chaise haute et m'y cale, nos gobelets s'entrechoquent. Deux serments différents mais si révélateurs de nos pensées et de nos préoccupations.

Puis il me répond après être resté silencieux et attentif, comme rarement les gens le sont. C'était en soi un véritable talent.

- C'est plus agréable de ne pas avoir à se battre pour retourner à la maison en tout cas, lançai-je un peu effrontée.

La maison. Une maison qui ne m'attendait plus vraiment, mais c'était le seul port d'attache qui me restait dans cet univers et cette réalité. La planète Terre, petite planète bleue, objet de tant d'attentions et de tentations située dans un petit système solaire doté d'une étoile naine en comparaison de celles qui brillaient ailleurs dans le cosmos. Presqu'une cachette tant ce monde paraissait minuscule, et pourtant...

A côté de cela, il m'appelait Karen. Je ne détestais pas ce prénom, il était assez proche du mien pour que je fusse en mesure d'y répondre rapidement mais je restais Kara Zor-El, une femme aujourd'hui dont les parents s'étaient sacrifiés pour lui permettre de vivre à la destruction de son monde. De sa première maison. Mais je le laisse dire. C'est celle que je suis présentement après tout. Karen Starr, tout juste revenue d'entre les morts et qui reprend lentement sa vie là où elle l'a laissée.

Il continue avec des paroles rassurantes. Il enchaîne les bontés, les compliments qui entre d'autres lèvres passeraient pour des flagorneries. Mais il les prononçait avec tant de conviction et de sincérité qu'il était difficile d'y voir autre chose qu'une franchise épurée de tout effet de manche. Il m'arracha au moins un sourire sincère.

Je trinquais avec lui une nouvelle fois au café qui tentait d'atténuer un peu le discours qu'il venait de prononcer. Être des leurs. Faire partie d'une chose plus grande que sa petite personne. S'oublier aussi tout entière dans une quête insensée et sans fin. Nous étions tous logés à la même enseigne, nos actions comme notre inaction, coûtaient, à nous et aux autres. Notre empreinte sur le monde et les conséquences de nos choix formaient un point commun et une responsabilité qu'il était difficile, voire impossible de porter seuls.

A présente toute à son écoute, je suivais le glissement de notre conversation vers les tristes nouvelles de l'actualité. L'énonciation de Superboy-Prime ne fut pas pour alléger nos échanges et je suivis Kal-El dans la sombre contemplation de ses souvenirs. Une menace interdimensionnelle qui avait fait tant de ravages, y compris dans la réalité qui aurait dû être la mienne, que sa mention reléguait beaucoup de soucis dans l'arrière cours de ma conscience.

- Toutes les victoires ont un prix, lançai-je sans vouloir faire de philosophie, avec sans doute une pointe de dureté de trop, affronter un danger comme lui se fait forcément à un coût élevé. Tout n'est pas à regretter dans cette tragique histoire ; de nouveaux espoirs s'élèvent, comme ce...comment tu dis ? Sideways ?

Je portais une main réconfortante sur l'une de ses épaules.

- Nous protégeons un monde résilient Kal. "Faillir échouer" n'est pas un mal en soit et la ville s'est relevée, comme souvent. Face à une menace pareille ce n'est pas rien. L'Humanité est capable de prendre le relais lorsque le terrain est nettoyé et c'est bien la preuve que nous ne nous battons pas pour rien. Ce qui devait être fait a été fait et autrement ce n'aurait pas été simplement des regrets qui resteraient de cette histoire, mais du désespoir.

" J'aurais voulu être présente pour vous aider.


Cette histoire m'enfonçait une véritable dague dans le coeur. Si lui était parvenu à vaincre Superboy-Prime, de mon côté j'avais sombré. Lui avait des regrets, moi des remords et du désespoir. Je préférai rien en laisser paraître.

Il enchaîna sur Lex Luthor et l'énonciation du nom de Darkseid me donna la chair de poule. Je me concentrai sur le mégalomane chauve pour tenter de refouler un dégoût supérieur.

- Comment peut-on se perdre à ce point ? m'interrogeai-je à haute voix. Avoir un esprit si brillant et le gaspiller par des raisonnement si primitifs et violents... quel gâchis. Quelle leçon cherche-t-il à donner ? Ha. Lui qui veut "sauver l'Humanité" s'en éloigne à chaque fois un peu plus.

" Je refuse de croire que ce monde soit empli de prédateurs en attente d'un réveil. Il a visiblement bien préparé son affaire et je ne doute pas qu'il ait de ben plus mauvais coups à nous dévoiler, même si affronter les Dieux est un excellent coup de com' mais je ne vois pas comment il peut espérer réussir aù-delà.

" Donc non, je n'ai aucune déception, bien au contraire, je crois même que je rentre trop tardivement. Je refuse de laisser ce monde entre des mains telles que les siennes. Aussi puissantes et préparées soient-elles. Est-ce que quelqu'un s'est lancé pour enquêter sur lui et cette nouvelle force ?


Maintenant parfaitement sur mes deux jambes, comme mon cousin, je m'aperçois que j'ai broyé mon gobelet heureusement vide. Je fixai alors Kal. Il avait perdu de sa gaieté, cela se sentait. Cela ajoutai à la colère qui grandissait en moi.

- Qu'il essaie seulement à nouveau de porter la main sur notre monde... lançai-je en même temps que les restes de mon gobelet dans une poubelle. Et personne ne sait où il se cache ? Lui ou ses alliés ?

Question idiote, sinon il serait déjà tombé. Mais cette colère me faisait beaucoup de bien. Les soucis, les problèmes, les craintes et les inquiétudes étaient toutes ravalées en un seul et puissant mouvement. Lex Luthor ne m'effrayait pas, il fut suffisamment vaincu pour ne pas représenter une menace implacable à mes yeux. Mais le fait qu'il cherchait à fragiliser l'union humaine, à en faire une planète armée à la façon d'une Apokolips... cela me révoltait... et cela me donnait de cruelles pensées.

Je me passai une main dans les cheveux et soupirai un grand coup. Ma montre indiquait 11H23. Kal se perdait dans l'abattement, et pour lui comme pour moi cela ne signifiait qu'une chose : nous devions bouger.

- J'ai faim, fis-je assez abruptement. Est-ce que tu connais un restaurant tranquille dans le coin ?
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MessagePosté le: Lun 9 Mar 2020 - 10:38
Clark Kent sourit à plusieurs reprises, durant les réponses de Karen ; ses observations, ses réactions.
Il sourit, oui. De bon cœur.
Malgré la situation ; malgré les situations. Malgré ce que la Terre subit, malgré ce que les forces obscures lui promettent. Il sourit.

Parce que la présence de sa cousine, même si surprenante, est agréable ; rassurante.
Une bouffée de bonne humeur, en fait, même si la rigolade n’est pas de coutume. Une bouffée d’optimisme, surtout.

Karen est là. Karen est revenue.
Et c’est bien.
Et ça fait du bien, en fait. Parce que c’est une bonne nouvelle.
Enfin.


« Oui. »

Un sourire doux glisse sur son visage, alors qu’il reprend lentement la parole.

« Il est… légitime, de vouloir avoir été là ; mais je suis persuadé que tes actions, dans l’Espace, ont apporté du bien et du réconfort à autrui.
Ne cherche pas à compenser une absence, qui n’a pas porté à mal. Tu aurais pu nous aider, mais tu as aidé ailleurs. Et tu l’as dit – ce monde est résilient.
Metropolis se reconstruira. Metropolis se reconstruit.
Nous serons là pour les accompagner dans ce processus. Pour les aider. Pour les guider. »


Dans le Soleil, veut-il dire ; comme on le lui a dit, jadis.
Comme Jor-El le lui a dit, dans cet enregistrement qu’il a un temps répété chaque jour. Pour en apprendre chaque mot, pour en connaître chaque intonation.
Un sourire léger et mélancolique passe sur ses lèvres.


« Mais… pour te répondre, j’ignore comment Lex Luthor a pu se perdre ainsi. Je crains que si les Humains sont capables d’une grandeur qui peut dépasser tout le cosmos, ils sont aussi dotés de faiblesses, d’une propension à la bassesse qui nous outrepasse, aussi.
Leur grandeur peut être absolue ; leur faiblesse aussi. »


Il souffle, et hausse légèrement les épaules.

« A nous d’en prendre acte.
A nous d’agir pour que la balance penche vers le meilleur côté. »


Son sourire, cependant, s’évapore.
Il est remplacé par une moue – une petite moue.


« Hem. »

Une petite moue gênée.

« Je… à ma grande honte, je ne peux répondre de manière constructive à tes interrogations, Karen. »

Clark termine son café, et pose son regard dans le sien ; il est gêné. Mais il la fixe.
Il assume. Toujours.


« Nul ne semble avoir la moindre piste pour retrouver Lex Luthor – et nul ne semble avoir pris le temps de le chercher activement, hélas. »

Il soupire légèrement.

« Les temps… sont troublés. Notre rôle, le rôle de notre communauté, se concentre essentiellement sur une mission de pompier, en ce moment.
Nous éteignons les feux, en fait. Nous secourons les chats dans les arbres.
Nous traitons les symptômes – nous courons après les catastrophes. Sans réussir à rattraper Lex, et à l’empêcher de nuire. »


Il grimace, mais continue.

« La Justice League de John Stewart a été piégée, vaincue et soumise par la Legion of Doom de Lex Luthor. Batman a tenté de lancer une Justice League Secret après, mais elle a été également piégée par la Legion… et Batman a été vaincu, blessé, mutilé. Avant même que Lex s’en prenne à lui. »

Une ombre passe sur son visage ; la douleur, la tristesse. Le regret. Le remords.
La culpabilité, de n’avoir pas été présent.
Il essaye de chasser cela, et d’enchaîner.


« Diana a formé, sur les ruines de cette Justice League Secret, un groupe qui assume son illégalité et sa volonté d’agir dans l’ombre ; la Justice League Dark.
Le Président Martin Suarez a rendu l’équipe illégale, mais a fondé une Justice League of America, sous la pression populaire. Il a nommé Atom co-leader, en le sortant de prison suite à des erreurs et un complot contre les Héros.
Le Président Suarez a été révélé contrôlé par Gorilla Grodd, lié à Lex Luthor. Je ne doute pas que Jefferson Pierce, Vice-président de Bruce et donc nouveau Président, lève ces mandats d’arrêt… mais le principe demeure.
Deux Justice Leagues, presque concurrentes. Qui gèrent les symptômes, et ne peuvent s’occuper des bases des menaces. Je suis revenu récemment, et… »


Clark souffle, et détourne les yeux.

« Je… n’ai pas eu le temps d’agir. »

Ses yeux se perdent dans le vague ; ce n’est pas ce qu’il voulait dire.
Je n’ai pas pris le temps d’agir.
Voilà ce qu’il voulait dire. Voilà ce qu’il s’est interdit de dire.
Voilà ce qui le ronge, cependant. Voilà ce qui le fait se sentir coupable.


« Mais… cela peut s’arranger. »

Il relève son regard, et sourit tendrement.

« Notamment devant un bon repas, en effet. »

Il jette son gobelet dans la poubelle, et invite Karen à sortir avec lui, d’un geste de la main.

« Plusieurs établissements sont installés autour du Daily Planet. Un snack, un vendeur de hot-dogs, un restaurant italien, un bar à sushi.
Que préfères-tu ? »


Il ouvre la porte, par courtoisie.

« J’invite. »

Il adresse un clin d’œil complice à Karen.

« Et j’insiste ! »

Clark Kent a la galanterie chevillée au corps ; et des valeurs de gentleman.
Elles ne sont pas négociables.
Même si ses fonds sont moins denses que ceux de Karen, hors de question qu’il n’invite pas sa cousine, fraîchement revenue des cieux !
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JSA
MessagePosté le: Mer 11 Mar 2020 - 9:29
Je préfère Clark souriant, sincèrement souriant j'entends. Il parle de guider les gens, de les aider et ces simples paroles suffisent à lui rappeler la force de ses convictions et redonne déjà à son visage des traits plus acceptables, mais la suite de notre conversation n'a rien qui puisse le faire rayonner.

Il parle de la grandeur et des faiblesses des populations que nous aidons. Oui, l'Humanité sait ramper dans la fange avec talent, j'ai déjà été éclaboussée, mais au fond, pourquoi restons-nous, pourquoi ne part-on pas ? Kal ou moi-même pourrions parfaitement leur dire "Ciao ! Vous ne voulez pas de nous ? On vous embête ? Pas de soucis, on part.". Et malgré cela, il reste, je reste aussi. Mon attachement à la planète Terre est grand, absolument moins que le sien, mais cela ne justifie pas notre engagement. Si les terriens se tournaient vers le mal, suivait un Luthor, un Vandal Savage ou un Joker, alors nous resterions pour leur montrer autre chose, une autre voie, plus juste. Même dans les moments les plus sinistres, nous resterions. Parce qu'il y a quelque chose, un force qui nous pousse. Pas celle d'être remercié, sinon nous changerions de métier, mais celle de sentir que nos actes ont un poids, que nos engagements font fleurir des arbres où les fruits sont plus savoureux que les racines du mal.

Mais j'ai beaucoup de mal à encaisser son conseil. Ne pas compenser... S'il savait...

- J'aurais tendance à dire qu'il suffit de changer de balance et d'oublier l'un des deux plateaux, plaisantai-je un peu, mais difficile de bien peser ses actes avec seulement la moitié.

Et... je crois que j'ai fait tristement mouche avec mes questions sur Luthor. Pas besoin d'être une psychiatre de renommée internationale pour le sentir, Kal est présentement aussi lisible qu'un livre ouvert. Les constats sont amers et terribles. Les justiciers, cette force loin de tous les états se retrouve reléguée à nettoyer les bêtises des autres. Comme si finalement la machine était entrée dans un endormissement profond, comme si nous nous perdions collectivement dans des affaires locales, oubliant les affaires générales et qui avaient un temps nécessité notre présence.

- Quoi de mieux qu'un gouvernement et des politiques pour entraver notre marche, soupirai-je, même la J.S.A. s'y est cassée les dents à une époque. On ne peut pas dire que Luthor ne sait pas mener sa danse. M'étonnes pas que Diana ait pris les devant, elle n'est pas du genre à se faire conduire - et je souhaite bien du courage à celui qui voudra lui apprendre la valse.

J'encaisse, malgré mes taquineries, toutes ces annonces. Des gouvernements fantômes, Bruce Wayne qui meurt, des groupes de justiciers brisés.

"ça peut s'arranger". Là je retrouvai du Kal. Rien n'était irrémédiable, rien n'était trop dur ou trop grand pour lui. Le jour où Superman désespèrerait, alors le monde serait perdu.

- Va pour un bar à sushi, j'ai déjà trop consommé d'Italien dans mon hôtel et j'ai besoin de me poser un peu.... enfin... je crois...

Je regarde ma montre et mon téléphone. Pas de rendez-vous immédiat. Au moins une heure de libre, le paradis. Je ne peux m'empêcher de sourire à son invitation, au XXIème siècle Kal restait chevaleresque jusqu'au bout.

- Est-ce bien raisonnable monsieur Kent ? Je suis une femme indépendante vous savez.

Et je le gratifie d'un clin d'oeil alors que nous sortons de notre petite pièce. La rue où nous descndons est animée et les odeurs de nourriture qui se battent m'ouvrent l'appétit. Depuis mon retour, je ne sais pas, je suis affamée. La lumière de ce Soleil Jaune décuple mes forces, comme celles de Kal et exigent de moi toujours plus, me donnant l'impression parfois de tourner à la boulimie tant je mange. Il faudra d'ailleurs que je rachète un peu de glace sur le retour.

Alors que nous marchons dans la rue, je ne peux m'empêcher de me tourner vers lui. J'ai esquivé un certains nombre de sujets, tant pour lui que pour moi, la Lune et Krypton ; des détails sur cette affaire de Dieux mais surtout...

- J'ai l'état du monde, mais toi Clark ? Plus je t'écoute et plus je me demande, est-ce que ça va vraiment ? Vis-à-vis de Bruce surtout.

La question n'avait rien d'agréable. Sans doute n'aurais-je pas dû la poser, mais... l'on ne pouvait pas avancer en évitant de parler de tout et j'avais besoin de savoir comment il vivait cela, à chaque fois qu'il en parlait une ombre passait sur lui et le nombre de personnes avec qui s'ouvrir ne devait pas être nombreux, surtout s'ils étaient pris dans leur rôle de pompier...
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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Mer 11 Mar 2020 - 12:07
La discussion est agréable.
Franche. Directe. Sans concession, au fond. Sans tabou.
C’est agréable.

Clark Kent est un homme fondamental attaché aux notions de liberté, de justice ; de vérité. Il se bat pour elles, il se bat notamment pour la vérité, tous les jours.
Ses super-pouvoirs diversifient ses pouvoirs, mais il le sait – il le sent.
Même sans cela. Même sans eux. Même s’il n’avait été qu’un simple gamin de Smallville… il serait ici, quand même. Il serait venu ici. Il serait devenu journaliste.

Le combat de Clark pour la vérité dépasse son origine ; son essence.
Le symbole, sur sa poitrine.

Mais.
Mais cela pose des difficultés, quand même. Mais cela le trouble, parfois. Mais cela le gêne, le hante.
Parce qu’il ment, au fond.

Parce que Clark passe son temps à mentir – aux autres. Au monde.
En ne révélant pas la vérité.
En cachant être Superman. En montant des pièges, des rouages spécifiques pour qu’on ne le reconnaisse pas ; il se cache, oui. Il se déguise. Il déguise la vérité.

Et cela le hante.

Même si le journaliste sait qu’il ne peut faire autrement… il sait qu’il ne peut pas révéler son identité ; pas maintenant, pas comme ça.
Cela le trouble, le ronge. L’empêche d’être pleinement serein, dans ces discussions ; dans ses discussions.

Sauf là. Sauf avec elle.
Sauf avec Karen.
Sa cousine. Même si elle vient d’ailleurs, elle reste sa cousine ; elle sait.

Ce qu’il vit. Ce qu’il doit vivre.
Au quotidien.
Le secret. Le mensonge.
… et le reste.

Vivre dans un magasin de porcelaine, constamment. Evoluer auprès d’êtres qui, par rapport à eux Kryptoniens, bénis par les rayons solaires qui les réchauffent en sortant, sont pareils à des insectes ; des fourmis.

Ce n’est, bien sûr, pas ce qu’il pense ; ce n’est pas ainsi qu’il voit les Humains, dont la vulnérabilité est pour lui une force.
Mais cela demeure un fait.
Clark n’aime pas en parler – mais c’est un fait. Et l’évoquer est toujours difficile.
Sauf avec elle. Sauf avec Kara… et Karen, donc.

Ses cousines. Ses proches.
Sa famille ; de sang.
Qui savent toujours, aussi, comment lui parler… et découvrir ce qui le pèse vraiment. Même si personne d’autre ne le voit.


« Ha. »

Un sourire léger glisse sur le visage du journaliste, alors qu’il a encore souri, ri, émis quelques observations discrètes aux précédentes réponses de Karen.
Mais sans changer de position ; il payera.
Question de principe.


« C’est… hem. »

Il prend une grande inspiration, en marchant aux côtés de l’Héroïne.
Les mains dans les poches.
Les épaules encore plus voutées que d’habitude.


« Tu le sais. Tu le sais déjà, Karen. »

Sa voix est plus douce ; plus faible.

« Je n’étais pas là.
Quand Lex Luthor a lancé son Défi à l’Humanité. Quand la Justice League a été piégée, deux fois. Quand les dieux de l’Olympe ont été tués.
Quand… Bruce. »


Ses sourcils se froncent.
Discrètement.
Mais sûrement.


« Quand Bruce est mort.
Quand Bruce a été blessé, d’abord, et quand il est mort. Je n’étais pas là. »


Une micro-grimace glisse au coin de ses lèvres.

« Certes.
J’étais dans le Multivers. J’agissais pour le plus grand nombre. Je faisais du bien.
Certes.
Mais.
Mais je n’étais pas là. Quand le monde avait besoin de moi. Quand mon ennemi intime a développé ses forces, pour le frapper.
Quand… »


Il souffle, et détourne des yeux soudain émus.

« Je n’étais pas là, Karen. Quand Bruce est mort.
Bruce.
L’homme qui, je le sais, a douze plans pour me tuer, si besoin ; ce qui est morbide. Ce qui me rassure.
Car s’il a douze plans pour me tuer, je sais qu’il a quarante-trois plans, aussi, pour me ramener à la raison. Avant ces plans extrêmes.
Bruce est mort, Karen. Bruce.
Mon… ami. Mon meilleur ami, même si je sais que personne ne l’a jamais compris ; n’a jamais compris notre lien. Notre estime mutuelle, notre affection ; notre compassion, l’un envers l’autre. Notre… jalousie, au fond, pour ce que l’autre a. Notre douleur, pour ce que l’autre a perdu. »


Clark s’arrête, et pose lentement ses yeux tristes sur Karen.

« Je n’étais pas là quand mon ami est mort. Et j’ai la sensation que j’aurais dû être là ; que j’aurais dû agir.
Oh, je sais ce que tu vas dire – Lois me le dit aussi. Même Jon me le dit.
Je ne peux pas tout faire. Je ne peux pas être partout.
Certes.
Les gens disent cela. Les gens se disent cela ; tu ne peux pas tout faire, voyons. Mais… tu sais aussi ce qu’ils disent, ensuite. »


Un sourire triste glisse sur ses lèvres.

« Tu ne peux pas tout faire, se disent-ils. Tu n’es pas Superman. »

Clark ne dit rien de plus ; il hausse les épaules.
Elle sait.
Elle sait ce qu’il dit, là. Elle sait ce qui le ronge. Elle sait ce qui le hante.
Il culpabilise ; et il ne peut s’enlever cette culpabilité.
Car lui est Superman.
Et lui devait être là – et il ne l’a pas été.
Quand son meilleur ami est mort.


« Bon. Nous y voilà. »

Il lève sa main, pour inviter Karen à s’avancer ; à rentrer, en fait.
Retrouvailles familiales [pv Superman] NoahDevereaux_Sushi_018_Wokuni
Dans le bar à sushi, dans lequel ils vont déjeuner. Et où Clark invite Karen à le précéder, pour prendre une table et s’installer !
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JSA
MessagePosté le: Mer 11 Mar 2020 - 16:07
Je le savais, mais il fallait que je l'entende, et surtout qu'il le dise. Se terrer dans le silence et mâchonner indéfiniement ses problèmes, c'était un tic courant chez les justiciers. Après tout, à qui parler ? Qui pouvait nous comprendre ? Avait-on le droit d'être faillible ? Même moi je n'y échappais pas. Mais parfois l'on a simplement besoin de dire les choses et Clark y va franchement.

Je l'écoute patiemment tandis que nos pas vont de concert, que son corps paraît accablé par tout ce qu'il m'explique. Lui et Bruce avaient la chance d'une relation amicale et sincère. Complètement folle pour quiconque ne les connaissait pas ou peu, décalée, bizarre, dérangeante même. Et j'ai eu du mal à m'y faire, je ne vais pas me mentir. Sommes-nous seulement capable d'avoir des relations "normales" ?

Un étrange frisson me parcouru le dos lorsqu'il s'arrêta et me regarda de ses yeux accablés. J'éprouvais une réelle tristesse à l'entente de cette lourde confession.

Je regardais un moment la devanture du bar à sushi avant de rentrer avec lui et demander une table un peu à l'écart, dans un coin tranquille, laissant un peu le silence atténuer la densité de ses aveux.

Une fois assis, des menus clos devant nous, je pris sur moi de lui répondre.

- Je te comprends Clark, mais ça va plus loin que "l'on ne peut pas être partout". Nous ne sommes pas des Dieux et nous passons plus de temps là où nous devons que là où nous aimerions être, ajoutai-je amèrement. D'ailleurs, même les Dieux ont leurs limites, Luthor l'a étrangement démontré.

" Je ne peux pas m'empêcher de faire le parallèle avec les paroles réconfortantes, pleines de vérité, que tu m'as adressé pas plus tard que tout à l'heure... "tu as aidé ailleurs". Notre rôle n'est pas un simple loisir où nous pouvons choisir d'être engagés ou non. Il n'y a aucune demi-mesure dans ce que nous faisons, impossible. Ce que nous faisons, peu le peuvent. Longtemps j'ai serré les dents lorsque j'entendais les gens dire à quel point ils aimeraient avoir des pouvoirs comme les nôtres. Il y a un prix à payer qu'ils oublient : nous nous appartenons toujours un peu moins."


Je ravalais une boule en toussant légèrement.

- Je le connaissais moins que toi, mais Bruce était un grand garçon, prévoyant, comme tu le dis si bien - à ta façon et je confirme que c'est morbide - qui a pris ses responsabilités à la Maison Blanche, avec tous les risques que cela représentait, surtout en des temps aussi incertains. Lui aussi avait une haute estime de sa mission. Pas un travail, pas un loisir, pas une activité annexe de milliardaire ennuyé, mais un engagement, complet et total. Il était là où il devait être, toi aussi, même si tu dois te dire le contraire.

Je portais une main en avant, dos contre la table, comme pour l'inviter à la prendre.

- Je comprends ta tristesse, je comprends la perte que représente la mort d'un être proche et il est bon que tu l'éprouves, mais le regret ne t'apportera rien. As-tu seulement pris le temps de te poser et de faire ton deuil ?

J'aurais aimé mieux le réconforter, mais lorsque comme nous tout semble à portée de main, l'on s'interroge toujours de comment nous aurions pu intervenir. Être à l'autre bout du multivers ou de l'univers et revenir avec l'amertume de ne pas être présent. C'était ironique lorsque l'on connaissait ma situation, mais le regret est une ancre. Il fallait aller de l'avant... sans cesse. Quitte parfois à s'oublier soi-même, à n'être que l'instrument du plus grand nombre.

Un serveur vint prendre nos commandes. Tout paraît délicieux et je fais une sélection plutôt rapide, notre discussion ayant la primeur de mon attention.

Clark vivait le cauchemar d'être un modèle, d'être partout, tout le temps, en toute circonstance. Je respecte son abnégation, mais je crains que cette image qui lui a été accolée coûte cher à ne pas être... un peu écornée.

- C'est dur, repris-je, ils peuvent croire que Superman peut tout faire, ils peuvent l'espérer, le désirer, ils peuvent se laisser berner par l'illusion de l'héroïsme et le symbole, mais il y a une personne qui ne doit jamais oublier ses limites : toi. Clark, le regard de ces gens que tu aides est à la fois ton plus beau cadeau et ton pire ennemi. Tu ne les satisfairas jamais et ils ne doivent jamais devenir ton maître étalon, sinon tu vas finir par craquer.

" Ton sens de la justice, ton idéal, voilà ce qui fait de toi celui que tu es. Pas leur jugement. Tu les as inspiré, bien avant de devenir une expression dans leurs bouches.


Nos retrouvailles prenaient un détour plutôt sinistre qui nous mettait face aux difficultés de nos situations respectives, lui en deuil et regrettant d'avoir été trop loin de sa planète, moi... à peu près pareillement. Je me frottais alors le front, sentant un coup de fatigue monter. Je me versai un verre d'eau en proposant à Kal s'il en désirait un à son tour.

Je glissai ensuite la main dans mon sac et en sortis un tube d'où je fis sortir trois cachets. Je les avalai à grand renfort d'eau. Tout paraissait un peu brûlant.

- Et puis, si Loïs te dit de ne pas t'en faire, je te conseille de ne pas la contrarier, déclarai-je finalement avec une pointe d'humour et un léger clin d'oeil, comme si de rien n'était.
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MessagePosté le: Jeu 12 Mar 2020 - 10:25
Un léger sourire glisse sur le visage de Clark Kent, alors que ses doigts jouent avec tout ce qui lui passe sous la main.
Le verre, d’abord ; un peu. Même s’il a rapidement arrêté, car ledit verre a failli tomber une fois, par maladresse. Enfin. Plusieurs fois.
Clark Kent ; certaines choses ne changent pas, et il doit bien avouer qu’il ne force pas toujours sur son manque d’adresse.


« Ha. »

Il détourne légèrement les yeux, un peu gêné par les derniers mots de Karen.

« Tu… n’as pas tort. »

Il prend une grande inspiration, et laisse ses doigts manipuler distraitement ses baguettes en bois.

« Enfin. Non. »

Il relève des yeux doux, qu’il pose sur le visage de Karen.

« Tu as raison.
C’est mieux de le dire ainsi. »


Le journaliste sourit tendrement, et enchaîne calmement.

« Lois a raison ; Jon, aussi, a raison, même s’il participe évidemment et inconsciemment à la charge que je m’impose.
Et tu as raison, oui. »


Il prend une grande inspiration, et croise ses bras, qu’il pose sur la table qui les sépare.

« Je… considère être responsable de tout ; devoir tout gérer.
Devoir tout… protéger.
Protéger tout le monde. Surtout. »


Il grimace légèrement.

« Syndrome de Superman, peut-on dire. Mais… »

Il hausse doucement les épaules.

« … on ne se refait pas, n’est-ce pas ? »

Il glousse quelque peu, et enchaîne.

« Tu… dis vrai, bien sûr.
Tu as raison de dire que nous ne sommes pas des dieux – c’est bien le cas. Mais… ils nous prennent pour cela. Ils nous considèrent ainsi. Et même si l’on ne partage pas cette vision, même si je fais tout pour leur montrer que ce n’est pas le cas… ils le pensent.
Et ils projettent ces pensées – ces espoirs sur nous.
Je… ne souhaite pas les décevoir, alors. Je ne veux pas les décevoir. Et… je ne veux pas qu’ils souffrent, aussi. Je… veux les sauver. »


Son sourire se fait encore plus tendre.

« Les guider. Vers le Soleil. »

Comme son père, Jor-El, le lui a dit ; le lui a demandé.

« Mais… tu as raison ; je ne peux pas tout faire. Je ne suis pas un dieu.
Je ne peux pas tout sauver, tout protéger. Tous les sauver.
Et… je dois l’accepter. Je dois accepter de ne pas pouvoir tout régler – de ne pas pouvoir tous les sauver. »


Et notamment ses proches.
Et notamment Bruce.


« Et… non. Non, bien sûr ; je n’ai pas fait mon deuil.
Je n’ai pas… »


Il s’arrête, et fige un regard ému sur Karen.

« Je n’ai pas pris le temps. »

Il desserre les bras, et hausse les épaules.

« On… ne se refait pas. »

Il repose ses mains à plat sur la table.

« Mais… je te remercie. Je te remercie, Karen.
Pour ça.
Pour cette… discussion. Pour ton aide ; ton soutien. »


Il baisse légèrement les yeux, un peu gêné.

« Je… ne m’ouvre pas, en fait. Mais je pense que tu le sais. Je ne m’ouvre pas facilement – je n’y arrive pas. Je… ne me l’accorde pas. »

Un sourire en coin s’installe à ses lèvres.

« Mais… je crois que tu connaisses aussi ça. »

Il prend une grande inspiration ; il hésite.
Il ne sait pas.
Il ne sait si c’est une bonne idée. Il ne sait pas s’il doit le faire ; il ne sait pas s’il doit le dire.
Mais.


« … couz’. »

Mais il ose.
Clark ose. Clark ose appeler Karen couz’ – diminutif de cousine ; comme Kara l’appelle, en fait. Comme il le fait aussi, parfois.
Comme ils le font… dans leur famille.
Dont elle fait partie, pour lui ; et il veut le dire. Et il veut l’assumer. Et il veut l’acter.

Il tente, alors. Il ose.
Avec un sourire léger, discret ; timide.

Juste avant l’arrivée du serveur. Juste avant l’arrivée des plats.
Pour que Karen puisse enchaîner sur autre chose, si ça la gêne. Pour que ce moment puisse être évacué, si elle n’est pas prête pour cela !

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MessagePosté le: Ven 13 Mar 2020 - 9:12
Je suis heureuse que mes paroles et mes arguments portent jusqu'à lui, heureuse de l'entendre réagir, plutôt positivement lorsque l'on considère le ton et le contenu de certaines de mes affirmations. Je lève un coin de lèvre lorsqu'il ouvre la conversation sur la difficulté de s'ouvrir. Comment s'ouvrir sans fêler cette armure symbolique qui nous enferme ?

La sensation que nous nous rapprochons est très agréable, les temps de malheurs ont cette vertu. Et je ne peux m'empêcher de sentir quelque chose s'épanouir en moi, comme si mon coeur s'ouvrait un peu plus lorsqu'il m'appelle "couz'". Nos rapports sont tellement étranges, à la fois proche et lointain. Nous sommes de la même espèce, plus ou moins et les dimensions n'y changent pas grand chose, mais nos liens "familiaux" restaient complexes. C'est idiot comme un simple mot, un simple diminutif peut semer le trouble.

J'aimerais accepter cette gratification, celle de faire partie d'une famille mais... alors qu'il est totalement honnête avec moi, qu'il s'ouvre finalement, je reste encore fermée et... et j'ai vraiment peur. Je dois lui paraître un peu bloquée sur le moment alors que j'hésites. Serait-il honnête de me prétendre sa famille alors que... je garde tant de choses que je crains de lui révéler ? Quelle piètre marque de confiance alors qu'il se révèle.

Une respiration, histoire de pouvoir lui répondre, mais le serveur arrive et pose nos commandes sur la table, coupant un temps notre conversation. Lorsqu'il repart, l'émotion n'est pas vraiment descendue, au contraire.

- Merci à toi de ton honnêteté, repris-je un peu troublée, et heureuse de savoir que tu me fais confiance à ce point...

Je dépliai ma serviette, plus pour occuper mes mains que pour vraiment m'en servir alors que l'odeur de la nourriture jouait avec mes narines. J'étais cependant trop concentrée sur Kal pour vraiment y faire attention sur le moment.

- ... cousin, lâchai-je finalement avec un sourire aussi gêné que le sien.

C'était dit et lâché. Un simple mot, moins personnel que l'appellation de Kal, mais nous gardons nos caractères. Je sens cependant que cette simple énonciation ne me libère pas d'un poids comme j'aurais pu le croire, au contraire, je sens que j'ai jeté quelque chose qui est en train de dérouler un long câble relié à ma taille. Le fait qu'il ait été si honnête, si bienveillant et son allusion à nos difficultés, qu'il surpasse présentement comme si nous étions de la même famille alors que je m'y enferme formait une sorte de barrière douloureuse.

- La famille est là pour ça non ? rajoutai-je.

Mais il souffrait, ne prenait pas le temps de se poser sur ses propres problèmes, quel droit avais-je de m'épancher sur les miens ? Responsable d'une famille, portant un poids incommensurable sur ses épaules, comptable de tant d'espoirs, Kal souffrait dans un silence qu'il commençait à peine à briser. Celui qui montrait le visage le plus radieux et le plus extraordinaire à cette Humanité était en plein doute. Non, je me refusais à ruiner ce moment par quelques scabreuses révélations. Nous aurions le temps d'en parler maintenant que j'étais revenue. Ce n'était guère l'instant.

Sentant le poids disparaître dans ma résolution, je préférai rebondir sur les propos de mon... cousin.

- Leur offrir le Soleil, répétai-je un peu songeuse en visant un ravioli japonais avec mes baguettes, préférant occulter l'appel qu'il me faisait sur la difficulté de s'ouvrir, tu parviens déjà à leur faire regarder le ciel, c'est un bon début. Le plus dur sera le moment où il faudrait qu'ils gravissent quelques marches tout seul non ?

Les premières bouchées furent un ravissement tant j'avais faim. On ne savoure jamais autant que lorsque le corps crie famine.

- Mais j'imagine que d'ici là et avec le chemin parcouru, le problème sera bien mineur. Tu pourras compter sur mon aide au besoin en tout cas. J'aimerais sincèrement voir l'Humanité s'élever.

Voilà que je me prenais à rêver. Oui, voir un temps le monde des yeux de Kal, espérer et croire que chaque homme, femme, enfant de cette Terre puisse un jour atteindre une sagesse telle que le Bien et le Mal seraient des valeurs superflues, que nous ne serions rien de plus que des citoyens normaux dans une utopie d'entente. Et pourquoi pas après tout ? Certains rêves de morts, pourquoi d'autres ne pourraient-ils rêver de vie ?

- Et j'espère y arriver, tant avec mon costume que mon entreprise, commentai-je en trempant un nouveau ravioli dans une sauce dont le nom m'échappait totalement. Les astres ne sont peut-être pas très bien alignés ces temps-ci mais c'est la preuve qu'ils ont besoin de nous. En bonne santé et opérationnels.

" J'espère que tu prendras un peu de temps pour toi.


L'affirmation n'était pas vraiment anodine après nos précédents échanges, mais j'avais encore le besoin de l'entendre. Kal aimait la vérité, il ne donnait jamais sa parole à la légère et ses silences étaient éloquents à leur manière, mieux valait les rendre aussi peu nombreux que possible. Il était tellement simple de retomber dans l'enfermement.

- C'est absolument délicieux, commentai-je en prenant un verre d'eau. ça faisait une éternité que je n'avais pas mangé japonais.

Je m'essuyai la bouche sans forcément reprendre sur un autre sujet, profitant un peu du repas et de la compagnie de Kal. Mon cousin, ma famille. La dernière qui me restait. L'une des rares personnes avec qui je pouvais, finalement, être moi-même, Kara Zor-El, fille d'une Krypton lointaine.
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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Lun 16 Mar 2020 - 10:30
Un sourire sincère et ému glisse sur le visage de Clark Kent.

« Ha. »

Ses doigts manient avec délicatesse les baguettes, qui amènent régulièrement les Maki et Sushi vers sa bouche. Il mange vite ; trop vite.
M’ma le lui a toujours dit. Même P’pa lui en a fait la remarque.
Et… Lois elle-même a émis cette observation ; Lois. Celle qui est connue comme la dévoreuse de repas, pour perdre le moins de temps possible.

Il mange trop vite, clairement ; il va trop vite.
Il vit trop vite.
Pour gagner du temps. Pour en perdre le moins possible. Pour être le plus disponible ; pour les autres.
Toujours.


« Je suis… ravi que ça te plaise. »

Clark hoche la tête, sincère.

« Le chef est très bon, en effet. Il a eu quelques difficultés avec des malfrats – la mafia locale. C’était à mon arrivée ici, j’étais… jeune.
J’ai voulu intervenir. Je suis intervenu.
Un peu… »


Il détourne les yeux, perd son regard dans le vague ; sourit.
Il sourit un peu bêtement.
Comme un gamin qui se remémore quelques bêtises.


« Un peu brutalement, on va dire. »

Un peu, en effet. Clark est intervenu pour stopper des mafieux – et a causé quelques ravages ; quelques dommages.
Quelques remous, peut-on dire.


« J’ai depuis découvert l’adresse… et je ne m’en lasse pas. »

Il relève des yeux amusés, et les fige sur le visage de Karen.

« Mais… si tu veux, si ça te dit, je pourrais t’emmener dans le meilleur restaurant de sushi du monde ; au Japon. Lois et Jon adorent.
Nous… pourrions y aller. Ensemble. »


Le journaliste prend une grande inspiration.

« En famille. »

Il tente ; encore. Il recommence.
Clark retourne sur ce sujet – replonge dans cette thématique, difficile. Il le sait, il le sent.
Karen n’est pas à l’aise. Karen n’aime pas vraiment cela.
Il peut comprendre pourquoi. Il peut entendre pourquoi ; mais il sent, aussi. Mais il sent que la jeune femme en a besoin – elle a besoin d’être entourée. Elle a besoin de proches. Elle a besoin d’une famille.

Il veut la lui fournir ; il veut la lui offrir.
Il veut la lui rappeler.
Et… il espère qu’elle accepte, en fait. Il espère.

Il pense avoir des raisons d’espérer, d’ailleurs. Parce qu’elle l’a suivi – parce qu’elle a répondu.
Cousin.
Elle l’a dit ; elle l’a dit, et le pense. Même si ça fait mal. Même si ça lui fait mal, il l’a vu.
Clark s’en est voulu – même s’il pense qu’il fait bien ; même s’il espère qu’il fait bien. Car c’est tout ce qui lui importe.

Aider les autres à aller mieux.
Et… surtout la famille, aussi. Bien sûr.


« Mais… je pense que nous pouvons réussir, tu sais. Je pense que nous allons réussir. »

Il pose ses baguettes devant lui ; alors que son repas n’est pas terminé.
Moins vite, Smallville, peut-il entendre dans son esprit.
Moins vite, ce n’est pas une course – même s’il les gagne toujours.


« Avec des gens comme toi… je ne nous vois pas échouer. »

Il sourit tendrement. Il ne flatte pas ; il est sincère.
Elle le sait. Ils le savent.
Clark est sincère. Ce qu’il dit est sa pensée.
Toujours.


« D’ailleurs… que comptes-tu faire, avec ton entreprise ? Comment se passe la reprise, après ton absence ? »

Il a bien saisi qu’elle souhaite changer de sujet ; il accepte, bien sûr.
Et il recentre. Sur elle.
Sur ses atouts. Sur ses forces. Sur son apport.
Sur ce qui la rend exceptionnelle.
Sur elle.
Sur les autres. Toujours.

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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2020 - 19:26
Jeunes. Nous l'avons été, tous les deux, enfin, surtout lui. Moi j'ai grandi dans une matrice qui a simulé une vie ou un semblant, avec les torts de création et les approximations techniques que cela impliquait. Vision biaisée, souvent trop idéalisée, cela m'a laissé des marques, surtout lorsque la violence de la réalité vous rappelle à l'ordre. Kal a acquis une ouverture sur le monde et la sensation de toujours trouver le bon en l'autre, moi j'ai appris la méfiance et à être dure envers quiconque commençait à être trop "à l'aise" avec moi. Il y a des limites sociales, ce monde me l'a enseigné, il y a des limites à la science, Krypton me l'a montré.

Voir ainsi Kal se replonger dans ses souvenirs fait naître un sourire en coin qui disparaît un peu lorsqu'il lui propose de découvrir un jour un restaurant au Japon, avec son épouse et son fils. Insistant sur la "famille". Je ne réponds d'abord rien, préférant garder un sourire poli. Oui, j'ai moi-même utilisé le mot avant, mais... c'était sur un ton plus léger, moins lourd de sens, moins sérieux assurément. Je prends un de mes sushi qui visiblement durent plus longtemps que ceux de mon... cousin, quoique, en réalité, nous étions tous deux aussi rapides, aussi pressés et nos plats diminuaient à vitesse équivalente. C'était cocasse de voir l'étrange miroir entre nos deux comportements sur le moment.

- Si j'arrive à me libérer du temps, pourquoi pas, répondis-je, même s'il n'y a pas autant d'entrain qu'on aurait pu l'espérer.

La conversation suit son cours et parler de notre force me montre aussi combien nous cachons bien mutuellement nos failles.

- Si c'était le cas, ne devrions-nous pas avoir déjà gagné ? demandai-je avant de me rendre compte de la violence de ce questionnement. Oublies Clark, désolée, c'était... gratuit et faux. Oui, nous gagnerons, comme toujours. Parce que tout ça le vaut bien, même au prix du grabuge qu'un jeune et fougueux héros pourrait provoquer malgré lui.

J'aurais bien aimé le voir, un épi de maïs encore à la bouche, combattant le crime sans prendre de pincette et bouleverser sans penser à mal l'image et la conception du monde de millions de personnes. Il était une époque où les choses paraissaient plus simple, à moins que l'on ne s'en souciait pas ou si peu à l'époque. Ayant toujours travaillé en équipe, les équipées solo et leurs conséquences ne m'avaient impactés que très récemment, à l'inverse, malgré son caractère, Kal avait commencé seul.

- Il y a toujours des choses que nos pouvoirs ne permettent pas, déclarai-je, et je pense que mon entreprise me permettrait de palier à ça. J'aimerais en refaire quelque chose de bon et de bien. Réunir des talents, mais pas seulement, des gens... humains, ouverts. Passionnés et même si je ne saisirai pas tout ce qu'ils essaieront de m'expliquer, j'aimerais produire de quoi aider ce monde et je crois que la technologie peut le faire, mais... pas comme...

Comme krypton aurais-je voulu dire, mais ce n'était pas le moment et ça n'aurait probablement rien ajouté de bien intéressant à notre discussion.

- ... bref, apporter du travail déjà, des solutions ensuite et une fois bien relancée, pourquoi pas faire de l'Humanitaire avec. Redonner de l'espoir en dehors des sentiers battus. Les aider aussi, d'une certaine façon, à se faire un morceau de l'ascenseur pour atteindre le Soleil.

Mon coude s'était posé sur la table et mon menton reposait dans le creux de ma main. C'était à mon tour de regarder par la fenêtre, au loin. Que de rêves, que de travail à abattre, mais, c'était ça qui était plaisant. Le défi de mener quelque chose de plus que ma condition de justicière, construire d'avantage que de botter des fesses, même si ça ne me dérange pas de le faire, il faut l'admettre.

- Deux combats qui se rejoignent et qui n'auraient pas de grand sens l'un sans l'autre finalement, conclus-je.

Quant à se faire des amis, un réseau, des connaissances... mieux valait oublier. Les gens viendront et partiront dans un balais continu de carrières et de volontés. J'espère naturellement qu'ils partiront toujours de Starrware plus grand qu'en entrant. Je ne serais pas une conscience maternelle pour eux, mais une cheffe, une femme qui indiquait un cap et allait s'y tenir, mais jamais il n'y aurait d'amitié. Trop hasardeux, trop dangereux...


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MessagePosté le: Jeu 19 Mar 2020 - 20:46
 « Aider, oui. »

Clark Kent hoche lentement la tête, alors qu'il reprend doucement la parole.

 « C'est ça, au fond. »

Il croise calmement les bras, qu'il pose sur la table, qui le sépare de Karen ; de sa proche.
De sa cousine. Même si cette idée de famille la gêne, encore.
Il le comprend ; il l'accepte. Il n'en parlera plus.
Mais il sera, pour elle. Comme un cousin, oui. Mais comme un proche, surtout.
Ce qu'il est.
Quel que soit le lien qu'ils aient, ce fait demeure ; ils sont proches. Il ne la laissera pas.
Jamais.


 « C'est ça qui nous anime. »

Il prend une grande inspiration.

 « Par... nos actions.
Qu'elles soient directes et héroïques, comme nous y pensons immédiatement.
Ou autres. Différentes. »


Il acquiesce, encore.

 « Par ton entreprise.
Par ton intervention financière, par ton sens du dynamisme économique. Par l'économie, oui. Ce qui anime clairement et définitivement ce pays – notre pays.
Certes d'adoption.
Mais qui demeure le nôtre... quoi qu'il arrive. N'est-ce pas ? »


Clark hausse les épaules.

 « Je... suis ravi que tu fasses cela, Karen. Ravi et fier.
Cela me semble... important. Cela veut tout dire.
Ce n'est pas seulement parce que ce Solei jaune nous donne des capacités extraordinaires que nous sommes ce que nous sommes. C'est parce que, intrinsèquement, définitivement, complètement... nous voulons aider.
Par nos pouvoirs. Par nos activités annexes.
Ton entreprise, et ton efficacité économiqe. »


Il ouvre les bras, avec un petit sourire en coin.

 « Et... mon petit talent d'écriture, doublé de ma quête absolue de vérité. Et de curiosité. »

Clark est modeste, et tente une pirouette humoristique ; on a vu mieux.
Mais il essaye.
Et il refuse, surtout, de se considérer au-delà de ce qu'il pense de lui. Malgré les prix reçus, malgré les récompenses.
Clark Kent se voit toujours comme un p'tit gars du Kansas, qui n'a pas de grand talent, hormis son besoin irrépressible de connaître les secrets qui causent du tort aux gens. Pour que ça cesse.
Pour que le Mal cesse. Toujours.


 « Mais... »

Il souffle, et passe lentement sa main dans ses cheveux. Il sourit, toujours.
Même s'il voit.
Même s'il voit le trouble chez Karen.

Son trouble.
Ses doutes. Ses peurs. Sa solitude, aussi.
Il la sent ; il la sait.
Il a proposé de l'aider, sur ça – de s'impliquer auprès d'elle, avec Lois et Jon.
Karen n'a pas dit non ; mais elle n'a pas dit oui, non plus.
Clark comprend, alors. Clark ne va pas insister... mais il sera là, pour elle. Toujours.


 « Tu sais, je pense que nous pouv... »

Le journaliste parle, détourne les yeux. Mais il s'arrête, alors ; il s'interrompt.
Clark.
Clark s'interrompt.
Et il ne s'interrompt jamais. Sauf dans certains cas.


 « Ha. »

Notamment en cas d'urgence.

 « Je vois. »

Clark penche légèrement le visage. Ses lunettes descendent quelque peu sur son nez.
Il plisse les paupières ; il active sa vision à rayons X.
Il voit, oui.
Il voit au-delà de ce qu'un Humain peut voir – il voit plus loin, plus précisément.
Il voit à quatre kilomètres de là. Dans le quartier voisin du leur, à Metropolis.


 « Toi aussi ? »

Sûrement. Elle voit sûrement ; elle le voit sûrement.
Lui.
Celui qui émerge d'une allée sombre et endommagée. Celui qui erre. Celui qui a faim.

Retrouvailles familiales [pv Superman] 7bbb1483a7a07d0efcd2bd83216b9c20
Le Parasite.
Rongé par la faim – la faim d'énergie. Celle qui l'empêche de réfléchir... et le pousse au pire.
Au meurtre.
Au meurtre d'Humains, vers lesquels ils se dirigent ; alors qu'il approche un rassemblement de proches de victimes.

Clark fronce les sourcils, alors qu'il prend une grande inspiration.
Il regarde Karen, ensuite. Il attend.
Il attend sa réaction ; il attend un signe.
Pour agir. Pour se lancer.
Plus haut, plus loin !
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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2020 - 21:40
Modeste et sur la réserve, Kal avance toujours avec cette gêne, comme le garçon maladroit du Kansas au milieu d'un foule trop dense. La peur de prendre trop de place associée à une carrure et un charisme qui appel sur lui bien plus qu'une simple attention, il était une contradiction vivante. Il a la plume sincère et honnête, chacun de ses prix est mérité, pourtant il les met métaphoriquement derrière les portes d'un lourd vaisselier dont il a recouvert les portes des dessins de son fils. Dans la lumière pour guider les autres, mais jamais pour projeter son ombre sur eux, au grand jamais.

Mais il faut à un moment savoir ce que l'on vaut et l'admettre, l'accepter pour avancer. Kal n'est pas de ce genre, il ne se croira jamais plus fort ou plus doué qu'il a besoin de l'être. Seuls les évènements lui font découvrir de nouveaux paliers de ce qu'il est capable de faire. Et à chaque fois, il serait du genre à dire "Oui, oh vous savez, c'était sur le moment. C'était important mais sinon, un peu d'orangeade ?"

Je ne l'ai personnellement jamais vu s'entrainer au combat ou aux techniques d'auto-défense, comme si finalement sa force et ses capacités surhumaines lui permettaient de toujours faire face, à moins que ce ne soit sa faculté à toujours s'entourer de personnalités exceptionnelles - et tordues - pour tenir. Superman serait-il Superman s'il était seul ?

Nous passons rapidement sur mon entreprise et mes projets et je sens qu'il veut embrayer sur autre chose mais...

Il y a toujours un "mais". Un temps de suspension dans nos vies. Il se tait et déjà nous sommes tous deux silencieux à observer les alentours. Lorsqu'il m'indique la direction, je regarde, outrepassant les distance comme si j'ajustais une simple paire de jumelles, passant la matière et les squelettes humains pour finalement tomber sur la silhouette grotesque du Parasite.

Je soupire et hoche de la tête. Que faire d'autre ? Je prends mon sac à main pour en tirer un porte-monnaie. Il voulait payer mais une urgence nous appelle. Je pose un billet de 100 dollars sur la table, normalement de quoi nous payer deux à trois repas de ce genre et je me lève.

- Eh oui, "Pas de repos" pour les braves" comme "on" dit, fis-je simplement. Les bonnes manières attendront vu l'urgence.

Un serveur vient vers nous, visiblement surpris de voir deux clients déjà sur le départ après avoir entamé, même si rapidement et sérieusement leur repas.

- C'était excellent, je vous assure mais un rendez-vous s'est avancé, m'expliquai-je avec un sourire aimable. Gardez la monnaie.

Et nous quittâmes les lieux, direction une ruelle, comme de coutume.

- Le parasite... tu sais ce d'où il peut venir ? demandai-je, au cas où.

Je passe rapidement de ma tenue civile à ma tenue de justicière, fourrant mon tailleur dans le sac que je planque sur un toit, suffisamment inaccessible pour que je ne m'en inquiète pas. 4 kilomètres, c'est environ une seconde et encore, la voie des airs nous simplifie la tâche.

La créature est là, proche d'un groupe d'humains, toute prête à les absorber comme de vulgaires glaces à l'eau - oui, j'ai encore faim... Je n'aime pas le parasite, il ne faut pas le toucher, pas l'atteindre avec des formes d'énergie brute. Exit la vision calorifère, exit le corps-à-corps simple, enfin... en partie. Le tout était d'éviter qu'il atteigne notre ADN et notre peau - grossièrement. Donc...

Je ferme mes poings, un coup de souffle gelé dessus et me voilà avec deux beaux gants de boxe façon "Reine des Neiges". ça m'offrira de quoi tenir un petit assaut si la bestiole est du genre revêche. Je prends une posture que m'a enseigné ce cher Ted Grant. Je préfère jouer l'intimidation, Kal saura à coup sûr gérer la carte de la diplomatie et...

L'ennemi qui tremble est un ennemi malléable. La peur, la crainte sont des leviers... tança une voix de vieille femme gorgée de sang. C'était désagréable et franchement malvenu.

Je tournai un instant la tête pour voir si quelqu'un aux alentours ne me jouait pas un mauvais tour à sa façon.
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MessagePosté le: Dim 22 Mar 2020 - 18:31
Un léger sourire glisse sur le visage de Clark Kent, en découvrant l'attitude de Karen face à la nouvelle.
Elle veut agir, bien sûr.
Mais elle veut régler la note, surtout.


 « Ha. »

Il se redresse, et récupère ses affaires.

 « Je ne me battrais pas pour payer, Karen. »

Il plonge un regard sûr dans les yeux de la jeune femme.

 « Pour cette fois. »

Il hoche la tête ; c'est un signe, un message.
Il ne dit rien. Cette fois-ci.
Mais le procédé ne lui plaît pas... même s'ils n'ont pas le temps pour cela.

Même s'ils doivent gérer autre chose, maintenant.
Et vite.

Le duo part, alors.
Le duo quitte le restaurant, et se réfugie à l'extérieur. Ils profitent d'un moment de calme pour changer – pour se changer.
Elle en Power Girl, rapide et efficace.
Lui un peu plus long... parce qu'il aime cela. Parce qu'il aime ce moment. Parce qu'il apprécie d'agir ainsi, d'ouvrir sa chemise – et de laisser son allure changer.


Retrouvailles familiales [pv Superman] STK615848?type=

Pour changer lui-même.
Pour passer du journaliste maladroit et un peu perdu... à autre chose. A quelqu'un d'autre.
A Superman.
L'Homme d'Acier. L'Homme de Demain. Le Dernier Fils de Krypton. Le Gamin de Metropolis.

Il part, alors. Ils partent – ensemble.
A super-vitesse. En volant.
Ils partent, et rejoignent rapidement leur cible. Leur objectif.
Leur adversaire.

Qu'ils finissent par retrouver. Qu'ils voient, prêt à fondre sur ses cibles... ses victimes.
Des pauvres gens. Qui ont déjà beaucoup souffert.
Et qu'il veut faire souffrir encore plus.


 « Rudy Jones. Un pauvre homme, transformé contre son gré... une victime de lui-même, en soi. Une victime de ce qu'il est devenu, de l'horreur qu'il doit être, pour survivre. »

Clark vole au-dessus du sol, avec Karen.
Il soupire, en se tournant lentement vers elle. Il sourit, tristement.


 « Une victime, oui.
Mais qui provoque des drames ; qui cause des drames. Qui doit être stoppé.
Maintenant. »


Il voit les poings glacés de Power Girl – et s'il n'adhère pas à l'idée, il la comprend.
Il hoche la tête, et file au-devant de la créature.
Clark commence à parler, alors que Karen est prise... par ses propres démons.


 « Monsieur Jones. Vous savez très bien ce qu'il va arriver.
Je vous en conjure... arrêtez-vous.
Laissez-vous emmener. STAR Labs peut vous aider – va vous aider. Je peux également le faire ; je m'y engage.
Laissez-vous faire, Monsieur Jones. Tout peut bien se pass... »


 « GRRRRUUUUUUUUH !!! »


Un hurlement terrible s'échappe des lèvres du Parasite.
Ce dernier est resté figé quand Superman est arrivé ; ses cibles sont parties, apeurées en voyant la créature violette.
Le Parasite voit alors l'Homme d'Acier... mais ne supporte pas son discours. Il explose.
Littéralement.


Retrouvailles familiales [pv Superman] Parasitesuicidesquad

Le Parasite modifie son visage, pour le rendre encore plus terrible ; il bondit, alors.
Il bondit sur Superman, qui profite de sa super-vitesse pour reculer.
Il s'élève au-dessus du sol, et tente de se protéger – mais le Parasite est vif, et il essaye de s'emparer de lui. De le toucher. De l'absorber.
De prendre toute sa Vie... pour survivre. Et survivre mieux, encore !
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JSA
MessagePosté le: Mar 24 Mar 2020 - 22:16
On verra, songeai-je alors qu'il prétendait payer un prochain repas.

Il me fournit les informations qu'il a sur le malheureux. Comment doit-on se sentir, tenaillé malgré soit par une faim dévorante et inexpugnable ? Victime, oui. Je lis même dans le regard de Kal une inquiétude triste. Cet homme, toute victime qu'il est est incontrôlable et dangereux, j'acquiesce. Mortel même, c'est un animal sauvage aux appétits définitifs...

La créature est fidèle aux images qui m'en restait. Elle était violacée, zinzolin presque et dans ses yeux se lisaient non plus l'Humanité dont Kal cherchait à se faire le défenseur, mais bien la sourde violence d'un supplicié à la table de Tantale. Tandis que nous sommes en place, alors que Kal fait son job de négociateur face à une horreur digne d'un film de série "Z", j'ai tourné la tête. Ne pas perdre sa cible de vue, règle 0 de Ted Grant et tous ceux qui veulent vivre vieux.

Ce fut assez de temps hélas pour que notre ennemi charge, que sa violence se déploie et que, comble de l'ironie, je sois prise de vitesse. Superman esquive et tente une fuite mais le parasite n'entend pas voir un si bon repas s'enfuir. Avec quelques secondes de retard je fonce en sa direction, espérant que Kal ne serait pas touché.

- On va se calmer le marshmallow ! criai-je à mon ennemi pour attirer son attention.

Mon poing droit s'arme. Vitesse + élancement, ça devrait le faire, en dosant la bonne puissance naturellement. Je vise le torse, histoire de le repousser sans trop l'endommager, mais au moment où mon bras se déplie pour porter le coup, quelque chose, un réflexe ou un conditionnement décale mon impact. Mon corps, mon poing, ma direction, tout change. Ce n'est plus le torse que je vise mais la jointure de la mâchoire juste sous l'oreille gauche du monstre. De quoi lui démolir l'articulation et l'étourdir. Le genre de coup qui peut être mortel... Les fêlures peuvent remonter et fendre la boite crânienne...

Pas mon style, pas mes réflexes... Power Girl était la fille du genre bourrin et qui ne faisait pas dans la dentelle certes, mais jamais elle ne frappait pour tuer, jamais JE ne frappais pour tuer ! Pas de promesse sur les contentions par contre. Donc, logiquement, c'était un reste de... quelque chose. J'allais devoir rapidement le contrôler parce que là... ça n'allait pas le faire.

Avant même que je comprenne complètement, je sens la glace de mon poing se fendre sous la force alors que mon sang se fige. Ce qui n'aurait dû être qu'un coup de semonce, pour prendre de la distance fut plus terrible que prévu. Mon bras me renvoie la résistance de la créature, je sens même des trucs craquer, mais pas chez moi. Si elle est encore trop humaine, adieu ses capacités de diction pour quelques semaines sans compter l'onde de choc qui va sérieusement lui atteindre l'oreille. La déstabiliser un peu sans doute, je l'espère. Lui flinguer le tympans définitivement au pire... je le redoute.

Le premier choc passé, pour lui comme pour moi, je me projette en arrière à super-vitesse. Hors de question de rester dans son allonge trop longtemps.

Okay ma grande, t'as formidablement ratée ce que tu voulais faire. Respires et reprends-toi !

Je prends une grande inspiration et je souffle pour geler le sol, histoire de le ralentir si jamais mon premier mouvement n'avait pas été suffisant.

Je me pose alors et regarde le résultat... Où est Kal d'ailleurs ?

- Superman, ça va ? demandai-je malgré tout sans quitter des yeux mon adversaire. T'as intérêt... parce que si je veux bien lâcher le pourboire, tu me dois encore 23 dollars et 50 cents pour les sushis...

On pense à ce qu'on peut...
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MessagePosté le: Mer 25 Mar 2020 - 9:18
Aucune réponse.
Power Girl n’obtient aucune réponse de Superman, après avoir enchaîné quelques coups avec le Parasite.
Et pour cause. Superman n’est pas là.

L’Homme d’Acier a quitté les lieux dès le début du combat entre Kara et l’ennemi.
Même s’il n’en a pas loupé une miette, grâce à ses super-sens qui lui ont permis de suivre les événements ; les coups portés. Leur violence, surtout.
Leur brutalité.

Quelques pensées glissent dans son esprit, pleines de doutes et d’hésitations ; mais il les chasse, rapidement.
Parce qu’il faut agir. Parce qu’il faut agir maintenant.
Parce qu’il faut se battre… pour empêcher le Parasite de commettre le pire. Et il pense savoir comment faire.


« Arrondissons à 24 dollars, veux-tu ? »

Une voix forte et puissante se fait entendre, depuis les cieux.

« Je peux bien faire cela, en remerciement pour l’attente. »

« Grrrrr… »

Le Parasite grogne – parce qu’il sait.
Il sait qui parle. Il sait qui revient. Il sait qui arrive.

Superman.
Et… il n’est pas seul, en fait.


Retrouvailles familiales [pv Superman] Images?q=tbn%3AANd9GcS8RqztKibJ49fkguKwBHb_mjFlA11ZdIqvlYI7gcikBOuQX1bY

Il porte quelque chose, en fait. Un camion.
Un camion… rempli, et emprunté à un chantier, à proximité.
Un camion rempli de sable.


« Attention ! »

L’Homme d’Acier verse entièrement le contenu du sable sur le Parasite, qui ne comprend pas – et a des difficultés à se déplacer, maintenant.
Clark pose le camion à proximité, et atterrit à côté de Power Girl.


« Je vais l’occuper. »

Il se concentre, et plusieurs tirs de vision-chaude s’échappent de son regard.
Pour toucher le Parasite aux genoux, aux membres.
Tout pour le gêner, l’occuper. Le distraire.


« Il y a un chantier, à huit cent mètres d’ici. Et un entrepôt.
Peux-tu ramener suffisamment de soude et de chaux, s’il-te-plaît ? »


Il sourit. Il espère qu’elle comprend, même s’il n’en a pas le moindre doute.
Du sable. De la soude. De la chaux.
Les éléments de base pour créer… du verre. Si ces éléments sont chauffés à 1.600 ° C, ce qui est entièrement dans les capacités de leurs visions-chaudes !

Superman veut figer le Parasite dans du verre, nouvellement constitué.
Un des éléments les plus durs qui soient.
Mieux que des chaînes. Mieux que la glace, qui menacerait le Parasite. Du verre.
Pour l’emprisonner et l’empêcher de mal agir – s’il parvient à l’occuper, et si elle réussit à ramener les éléments suffisamment rapidement !

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MessagePosté le: Sam 28 Mar 2020 - 22:06
- ça m'arrange même, réponds-je à Kal, heureuse de l'entendre. J'ai tendance à perdre la petite monnaie...

Je m'éloigne alors que Kal balance sa cargaison de sable et me propose de compléter son petit cocktail vitrificateur.

- Entendue, mais tu auras la note de pressing pour la chaux... fis-je avant de m'envoler.

Pas une minute à perdre. Je prends de la hauteur afin de repérer le chantier. Dans une ville comme Metropolis repérer un chantier est simple, il suffit de trouver une grue. Je fonce aussi vite que possible. Je scanne les différents matériaux mis en sacs. Béton... sable... Bingo ! Là de la chaux pour le carreleur et là de la soude pour la finition des escaliers...

A super-vitesse je me retrouve à côté des ouvriers qui reprennent lentement leur service, l'un d'eux a un cutter et s'apprête à dé-filmer la palette qu'il me faut justement, 56 beaux sacs de chaux.

- Désolée messieurs, force majeure...

Et sous leurs yeux étonnés, quoique pour certains particulièrement intéressés, je soulève l'objet comme ils soulèvent en temps normal leurs sacs poubelles.

Ta vitesse est un avantage, encore faut-il l'employer à autre chose qu'à fuir !

Je me concentre pour passer outre cette voix affreuse tout en gardant en équilibre ma cargaison. Je passe au dessus de Kal et du parasite et bombarde sa position avec ma palette, la force devrait éventrer tous les sacs et recouvrir d'une poudre âcre notre cible. Puis je repars.

Les ouvriers parlent du récent évènement et un contre-maitre en colère se plaint de voir le matériel se volatiliser. Lorsque je reviens, je le vois s'approcher de moi mais déjà je fonds sur leur stock de soude. Je l'entends qui commence à me hurler dessus.

Personne n'a le droit de vous interpeller, de vous appeler, de vous parler si ce n'est avec crainte !

Mes mains se ferment sur quatre barils de soude parfaitement ficelés sur leur palette. J'entends la voix rageuse du pauvre type hurler tandis qu'il agite vainement les bras en m'ordonnant d'arrêter ça, ajoutant un "espèce de bimbo volante".

LE RESPECT PAR LA PEUR ! LA PEUR PAR LA VIOLENCE !

Je tourne vers lui deux yeux qui irradient une lumière rouge vive. Un réflexe qui vient trop profondément pour que je le réprime tout à fait.

- SILENCE ! lui hurlai-je autant qu'à moi et ces maudites psalmodies.

Puis je décolle, laissant là ce pauvre contre-maître qui avait bondi en arrière. Mon vol fut un peu fort et je charriait derrière moi la poussière de la terre remuée par les travaux et quelques casques de protection.

Lorsque je suis une nouvelle foi de retour auprès de Kal, mon sang paraît bouillir dans mes veines, une sensation désagréable dont je pensais m'être débarrassée depuis de longs mois était de retour. Je projette, avec une vigueur proche de la colère ces bidons qui se rompent au contact de notre adversaire. J'ai été vite, assez je l'espère. Mes mains tremblent d'excitation, je sens mes sens en alerte comme si une menace imminente allait apparaître.

- ça va chauffer maintenant, lançai-je froidement à Kal, mes yeux et ma concentration toutes entières sur notre proie qui se débattait dans le mélange pâteux.

Je n'allais pas échapper à de nouvelles explications avec Superman, ni à de nouveaux cours de Yoga...
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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2020 - 18:24
Superman fixe le Parasite, qui se débat ; qui essaye de sortir de l'immense tas de sable.
Il l'en empêche.

Avec sa super-vision. Avec sa super-vitesse. Avec ses super-réflexes.
Il s'en occupe.
Il se bat pour occuper constamment le Parasite. Pour le toucher. Pour le blesser, un peu.
Pour qu'il ne s'en aille pas. Pour qu'il ne s'échappe pas.

Et ça fonctionne.

Le Parasite n'a pas pu bouger, alors que Power Girl cherchait la chaux et la soude.
Elle revient ; chargée, armée.
La jeune femme dépose ces éléments sur sur leur adversaire, et vient se placer aux côtés de l'Homme d'Acier.


 « Ha. »

Il tourne un regard rapide vers elle, et sourit.

 « Formidable. Merci. »

Il sourit.
Mais il n'est pas entièrement sincère, pour une fois.
Parce qu'il a entendu.
Parce qu'il a entendu Karen hurler. Parce qu'il a vu, aussi. Il l'a vue.
Si directe. Si brutale. Si agressive.
Bien trop.
Bien trop directe, bien trop brutale, bien trop agressive.

Cela l'inquiète. Cela le touche.
Mais.
Mais il ne dit rien. Mais il la laisse. Mais il ne s'en occupe pas.
Pour l'instant.


 « Allez. »

Parce qu'ils doivent agir ensemble. Parce qu'il y a une crise à stopper.
Parce qu'il y un Vilain à stopper.
Ensemble, oui.


 « Allez ! »

Le sable est en place. La chaux est en place. La soude est en place.
A eux de jouer.


 « ALLEZ ! »

Clark a activé sa super-vision, pour vérifier qu'il n'y a pas de risque pour des innocents autour d'eux ; c'est bon. Ils peuvent y aller, oui. Ils peuvent se déchaîner.
Ils peuvent... libérer leurs visions-chaudes.


Retrouvailles familiales [pv Superman] BowedAdolescentGrosbeak-size_restricted

Des rayons terribles s'échappent de leurs yeux – et frappent le Parasite.
Qui essaye de reculer. Qui essaye de résister. Qui essaye de fuir.
En vain.

 « RUUUUUUH !!! »

Le Parasite hurle, et se débat ; en vain, oui.
Les attaques sont trop fortes.
Et les phénomènes chimiques trop directs – car la prison de ferme se forme déjà autour de lui. Sur lui.
En lui, même !
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MessagePosté le: Jeu 2 Avr 2020 - 17:07
Un jour le docteur Mid-nite, m'avait demandé ce que pouvait bien faire la vision thermique des kryptoniens. En fait, la première fois c'est comme une conjonctivite qui aurait voulu égaler Darkseid. C'est brûlant, insupportable et il me fallut bien quelques essais avant de pouvoir obtenir un résultat acceptable en terme de sensation. Aujourd'hui, c'est indolore, en fait, c'est même agréable comme si on a la tête enrobée dans un linge chaud.

L'énergie nécessaire pour vitrifier notre ami n'est pas redoutable, mais elle soulage quelque chose, comme lorsque l'on hurle pour essayer de libérer une émotions trop forte qui nous tiraille bien trop pour qu'elle reste enfermée. Ici c'est pareil. Je libère ma vision chaude et le monde devient rouge. C'est le plus perturbant dans la manoeuvre, comme nos yeux projettent une énergie proche du laser, tout se teinte, se colore, baigne dans une mer de sang.

Je sens alors mon visage se contracter, prendre une posture qui s'est tragiquement incrustée en chacun de mes muscles faciaux. Un sourire satisfait, trempé dans une pointe de sadisme, grandit tandis que je vois le verre piéger lentement notre adversaire qui hurle, crie, tente en vain de se débattre. La masse rougeoyante de matière en fusion refroidit bientôt alors que nous coupons nos pouvoirs. Je sens toute la chaleur qui m'avait envahi disparaître.

Je porte immédiatement une main à mon front, consciente, tristement consciente des pensées qui ont défilé dans ma tête, comme des automatismes venus d'une autre. Je porte un regard grave vers la statue que nous venons de créer avant de le tourner vers Clark qui avait paru hésitant avant que l'on se lance dans la dernière étape de son plan. Il devait s'être aperçu de quelque chose. Hélas. J'aurais préféré que l'on reste sur les sushis.

- Mission accomplie, fis-je avec une voix un rocailleuse, comme si je venais de me réveiller.

Je prend une profonde inspiration pour regagner un peu de sérénité.

- On l'embarque et... il faudra juste que je te parle d'une chose... mais il ne me reste pas beaucoup de temps, j'ai un rendez-vous qui va commencer...

Cette annonce me fait paniquer un peu, mais je n'en montre rien. Inutile d'ajouter à la tension de notre intervention, fut-elle aussi rapide et efficace et hors de question que je lui donne matière à s'inquiéter plus en avant...

Nous emportons avec nous le colis ainsi cristallisé et le posons sur un toit d'immeuble proche, là où j'ai déposé mes affaires. Je lâche la statue et prend mon sac, ça me donne quelques secondes supplémentaires pour refaire le fil de mes pensées.

- Tout ne s'est pas exactement passé comme prévu sur ce coup là, même si le plan s'est déroulé dans selon ses grandes lignes, commençai-je avant de relever les yeux vers Superman et de les fermer, le temps de former la phrase la plus difficile de toute notre entrevue. Je trouvais inutile de d'inquiéter outre mesure, tu as tant à faire et à penser. Tu as une famille, une planète et un univers à protéger alors les problèmes trop personnels... mais... mais comme ça a failli déraper à cause de ça tu mérites quelques explications : lors de l'invasion de Darkseid j'ai été contaminée.

Si avec ça ce n'était pas assez clair...

- Je suis partie là-haut rejoindre les légions de ce malade et j'ai participé à ce que l'on pourrait appeler sans forcer le trait une campagne de conquêtes agrémentée de génocides.

Petite pause. Je prend le temps de respirer. Je refuse de trembler, de pleurer ou même de flancher face à lui. Ma mâchoire se sserre à peine.

- Après sa défaite, son emprise semblait avoir disparu mais, il semblerait que six mois entre les galaxies pour reprendre une vie normale et me reconstruire quelque chose qui vaille la peine ne soit pas encore totalement satisfaisant.

" J'ai eu quelques bouffés un peu... surprenantes en revenant sur Terre. Comme là, des voix, comme des souvenirs, des réflexes trop... guerriers.


Je posai alors mes poings sur mes hanches, comme pour montrer une forme de solidité et de détachement sur la situation. Mon regard était clair, montrait ma détermination à ne pas me laisser dépasser.

- Visiblement j'ai encore besoin de faire un petit travail sur moi, mais... ça va le faire. Tant qu'il y a de la vie...

Je préférais ne pas finir ma phrase, ponctuant mes déclarations par un simple sourire. Sans doute de trop, il n'était pas assez radieux pour montrer de l'optimisme et pas assez sinistre pour montrer que tout cela me minait intérieurement. Mais ni lui ni personne d'autre ni pouvait rien. Ce qui m'était arrivé était arrivé, maintenant je devais me reconstruire et ça ne pouvait pas être fait par quelqu'un d'autre que moi. Aussi bienveillant et motivé soient les autres.

- Notre lot à tous, conclus-je.

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Situation : Clark Kent revient d'un séjour dans le Multivers, et multiplie les épreuves. Metropolis a été très touchée par un combat contre Superboy-Prime. Le mystérieux Rogol Zaar a voulu tuer Clark, et la Forteresse de Solitude a été détruite. La cité de Kandor est anéantie, sa population tuée. Clark porte un nouveau costume, une combinaison kryptonienne qui contient l'essentiel des données de secours de la Forteresse.
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2020 - 9:46
Superman n’a rien dit.
Ni quand le Parasite a été finalement figé, vaincu ; emprisonné.
Ni quand Power Girl a confirmé ses doutes sur une difficulté personnelle.
Ni quand ils ont rejoint une zone plus discrète, pour qu’elle puisse parler ; s’ouvrir. Enfin.

Il est reste silencieux tout du long.

A la regarder. A l’écouter, attentivement.
En souriant.
Non pas franchement. Non pas intégralement ; mais en souriant, quand même.
Avec une expression douce. Avec une expression tendre.
Pour la mettre à l’aise. Pour l’encourager.
Pour qu’elle puisse tout dire… tout lui dire.

Et elle le fait.

Même si Clark pense qu’elle ne va pas suffisamment dans les détails – elle le fait.
Elle dit tout. Karen dit tout.
Elle révèle ses failles ; ses doutes. Sa peur. Son angoisse.
Sa… maladie.


« Oui. »

Il reprend finalement la parole.
D’une voix calme, posée ; douce, rassurante.
La sienne. Immanquablement.


« Nous devons tous faire face à des contraintes… des difficultés. Des défis.
Des blessures. Des handicaps.
Qui nous gênent, nous bloquent ; nous rongent. »


Clark soupire légèrement, et quitte le bloc de verre du Parasite, sur lequel sa main reposait encore.

« Karen. »

Il s’arrête devant elle.

« Kara. »

Il hoche la tête – il utilise son prénom. Son vrai prénom.

« Je… te remercie. De ta sincérité. »

Une émotion réelle glisse sur son visage.

« Et… »

Il souffle, encore ; puis se lance.
En la prenant dans ses bras.
En l’étreignant. En la serrant contre lui.
En murmurant quelques mots à son oreille.


« Je suis là. Nous sommes là.
Loïs. Jon. Même Kara, aussi.
Nous sommes là. »


Clark la relâche, après ce moment d’émotion autant intense que surprenant.
Il recule d’un pas, et sourit doucement.


« Je… te connais. Je sais que tu veux gérer cela seule.
Je le respecte.
Mais… nous sommes là. Nous sommes vraiment là.
Et… bon. Ce n’est pas une science exacte – et ce n’est même pas une science. Mais le Docteur Fate, le jeune Docteur Fate, a été… touché, aussi. Durant le Règne de Darkseid.
Il a été touché, et il a pu s’en libérer.
Il… peut être pertinent de le consulter, de lui en parler. Si tu le souhaites. »


Superman hoche la tête. Cela se termine, il le sent.
Il le regrette.
Parce qu’il aime être avec elle. Parce qu’elle est de la famille.
Parce qu’il s’inquiète ; beaucoup.
Mais il ne le montre pas – pas vraiment. Il respecte sa fierté, son attitude ; il la respecte.
Et sourit. Toujours.


« Allez.
Allez, file à ton rendez-vous, j’emmène ça à STAR Labs. Allez, et fais de bonnes affaires ! »


Clark lui adresse un signe de tête – et se détourne ; récupère la statue figée.
Et se prépare à partir.
Inquiet, oui. Rongé par l’inquiétude, oui.
Mais il lui fait confiance.
Il la respecte. Il lui fait confiance. Et il sera là si elle a besoin de lui.
Comme pour tout le monde.
Et notamment ses proches.
Et notamment la famille !


(HJ/ Je pense qu’on peut s’arrêter là, pour moi ! Merci pour ce formidable RP, j’ai adoré ! Smile Au plaisir de reprendre ! /HJ)
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