Cuisine Moléculaire [PV Atom]

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MessagePosté le: Lun 28 Oct 2013 - 21:49
Alors que la voiture banalisée que l'organisation avait obtenue auprès du FBI s'approchait du lieu de rendez-vous, Dolorès Palmer se souvenait de ses dernières semaines. Elle avait toujours été une excellente agent de liaison, prompte à comprendre les enjeux de ses missions, prête à servir son pays contre vents et marée, célibataire endurcie, point important aux yeux de la hiérarchie militaire, et surtout, amie de Steve Trevor qui avait exigé sa présence dans le noyau dur d'ARGUS. Travailler avec des méta-humains et des justiciers qui pouvaient d'un revers de la main vous faire passer de vie à trépas était nouveau pour elle, mais pas question de se laisser impressionner.

Elle soupira en relisant le profil de son contact. Et dire que son coordinateur avait trouvé la blague géniale. Dolorès Palmer qui rencontrait Ray Palmer. Ha Ha... ça avait bien fait marrer les collègues au bureau. S'ils étaient aussi consciencieux qu'ils étaient drôles, l'Amérique avait du soucis à se faire. Elle tourna une nouvelle page du rapport alors que les arbres défilaient de chaque côté de la route. Cette note là, elle s'en serait bien passée. Elle saisit une nouvelle fois la feuille estampillée NSA, certifiée par le FBI et y lu le rapport d'activité d'une cellule terroriste dans le coin. Une branche dormante selon certains indicateurs. Pour une première mission, elle aurait préféré un repas sans craindre de voir sauter la salière. Heureusement le lieu de rendez-vous avait été sécurisé par ARGUS et Steve était très fort pour ce genre d'exercice, elle n'avait qu'à sourire et faire son job. Elle n'avait pas d'arme et n'avait jamais eu besoin de s'en servir, aujourd'hui ne serait pas une exception, elle irait à une table, commanderait un menu (qu'elle devrait justifier auprès de cette pimbêche de Waller) et ce soir elle retournerait dans son appartement et nourrirait son chat "Griffe" - nommé en l'honneur du souvenir qu'il avait laissé sur le visage de son premier rendez-vous de l'année 1998 et qui ne lui avait dès lors plus donné aucune nouvelle, la faculté de l'esprit humain à s'attacher à des souvenirs inutiles était incroyable.

La berline fit un virage vers un parking souterrain. Autre chose qu'elle n'aimait pas. Savoir que l'on avait au dessus de soi un building ne la dérangeait pas tant qu'elle avait une vitre qui laissait le ciel à portée de regard, mais lorsqu'elle était enfermée dans une sorte de tombeau de béton, elle se sentait mal à l'aise, heureusement le restaurant du musée était merveilleusement lumineux puisque donnant à 180 degrés sur la ville de St Roch. Son conducteur se tourna vers elle lorsqu'il se fut garé.

- Nous sommes en avance sur le planning, fit-il, l'approche avec le sujet devrait bien se passer, nos éclaireurs et nos agents sur place n'indiquent aucun mouvement suspect ni dans les rues alentours ni dans le bâtiment.

- Parfait, fit-elle en glissant les dossiers dans le porte document des sièges avants. Aucun conseil pour la route?

- Vous devriez tenter le Moka à la fin, ils ont le meilleur de la ville et évitez à tout prix les fruits de mer, lorsqu'on commence on s'arrête plus, l'alcool est déconseillée quant au plat principal, leur canard est divin, déclara-t-il en la gratifiant d'un clin d'œil. Je quitterais le véhicule peu après vous et l'on se retrouve à 16h00. Soit dans 4 heures et 13 minutes. Je serais présent 15 minutes avant, nos montres sont synchronisées. En cas de problème, je serais à 5 minutes du véhicule. Ordre est donnée en cas de problème de converger vers lui.

- Précautions que j'espère inutile, rajouta Dolorès en regardant son maquillage dans un miroir de poche.

- Pourquoi? Vous n'aimez pas le Canard? lança-t-il malicieusement.

- Non, j'ai horreur des crevettes! termina-t-elle en sortant du véhicule.

Le parking était moderne, c'est-à-dire glacial, mais avec une fine odeur de lavande artificielle et une bande sonore d'oiseaux pour faire croire qu'au beau milieu d'une ville d'asphalte vous vous trouviez sous terre dans un lieu plus naturel que la Nature elle-même. Elle marcha un temps, seulement accompagnée par le bruit de ses pas qui résonnaient au milieu des véhicules de toutes marques, aussi immobiles que l'air ambiant. Elle entendit une portière claquer derrière elle alors qu'elle appuyait sur le boutons de l'ascenseur qui menait au Hall du musée. Probablement son conducteur. Probablement.

Elle s'engouffra dans la cabine grisâtre et lorsque les portes se refermèrent, elle put distinctement entendre la mélodie classique d'ambiance. Nouveau bouton, nouveau mouvement. Le bruissement des câbles était à peine audible et l'arrêt souple de la cage lui fit comprendre qu'elle était neuve. Lorsque les deux portes coulissèrent, Dolorès fut immédiatement noyé dans le bruit. Cris d'enfants qui s'émerveillaient, brouhaha confus de conversation entre différents groupes, les langues se mélangeaient en une cacophonie insondable, venait se rajouter par dessus tout ce vacarme les voix mâchées des hauts-parleurs qui appelaient les groupe de visite, rappelaient que le "petite Andrew attendait ses parents à l'accueil" ou que la projection thématique du salon D commençait. Toute cette vie avait de quoi secouer après le silence des sous-sols. L'agent se déplaça alors en direction du restaurant du musée, une sorte de vaste salle de dîner aussi flamboyante qu'un bijoux avec ses sols dallés et ses murs recouverts de photographies du Stonechart ou de ses différents archéologues émérites.

Elle s'installa à une table réservée, dans une alcôve un peu à l'écart, se mêler certes, mais avoir une vue bien dégagée sur le reste de la salle et être positionnée sur une table visible depuis un angle de vue très précis était nécessaire. Steve Trevor avait bien enseigné son Art à ses subordonnées.

La jeune femme déposa son sac sur une chaise voisine, la plus proche du mur pour éviter les mains baladeuses et dénoua son foulard orange, le signe qui permettrait à leur hôte de la distinguer dans la masse des clients. Elle regarda sa montre. 11H56, le timing était respecté. Elle jeta un regard circulaire sur les lieux, rien de notable, des couples souriants, des serveurs inquiets de l'arrivée du coup de feu, un barman qui s'activait pour servir les premiers apéritifs. Ici des parents qui tentaient de calmer leurs enfants turbulents, là un vieillard qui sirotait un Kir Royale en regardant par la fenêtre. Tout semblait parfait, sur tous les points.

Dolorès s'accorda alors le plaisir de regarder la carte des boissons, tant qu'à faire.
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MessagePosté le: Lun 28 Oct 2013 - 23:36




Cuisine Moléculaire




Je consultais ma montre. 11h50. Je hochai la tête silencieusement tout en me remettant à marcher. St Roch. La ville semblait me souhaitait une bonne bienvenue. Mais bon, je n'étais pas la pour me détendre. Je vérifiai encore mes notes dans ma sacoche. Le message de l'Organisation nommée A.R.G.U.S. m'avait envoyé était fort clair. Il savait pour moi et le lien avec Atom. Ce qui était un point positif. D'un certain point de vue. On m'avait donné rendez-vous au Stonechat Museum. J'y avais aidé à mettre au point la section scientifique là-bas. Je rangeai mes notes une nouvelle fois, puis reprit la route. En arrivant devant le Stonechat Museum, je ne pus m’empêcher de noter une nouvelle fois la grandeur du batiment. J'y pénétrai d'un pas décidé.

Dès l'instant où je franchis le porche, le brouhaha résonna dans mes oreilles. Je me grattai le cou et continuai d'avancer. Je croisais tant de visage qui me semblait familier. Tant d'enfants aussi. Le restaurant ne démentait pas, lui aussi était bondé. En entrant, je remarquai tout de suite la diversité des visages. Homme, Femme, Jeune, Vieux, Fin, Epais... Je clignais des yeux, et me mit à la recherche du signal convenu. Un foulard orange... un foulard orange... Ah! Un foulard orage. La jeune femme était assis contre le mur, son sac à côté d'elle. On ne m'avais donné que son nom: Dolorès Palmer. J'aimais savoir à qui je m'adressai. Et je trouvais la coïncidence pour le moins... burlesque. Je m'avancai jusqu'à elle, et m'assis doucement sur le siège adjacent.

Je pris le menu et commandai une boisson non-alcoolisée à l'orange. En redonnant le menu avec un sourire, je me tournai vers la jeune femme.


"Enchanté. Si vous êtes là, vous devez savoir qui je suis. Donc ne nous perdons pas en mystifications complexes et allons droit au but. Comment m'avez-vous retrouvé et en quoi puis-je vous être utile?"

Mon ton direct et sans appel pouvait surprendre, mais je ne le faisai sans animosité aucune. Et puis, si elle était en face de lui, c'est qu'elle avait déjà prouvé pouvoir faire face à des situations plus complexes. En attendant sa réponse, je sirotais tranquillement ma boisson.  


Fiche par (c) Miss Amazing
Crédit image : tumblr
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MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013 - 21:10
Dolorès ferma sa carte lorsque son contact arriva. Il prit un menu, se commanda une boisson et entama la conversation. La jeune femme profita du retour de la serveuse pour lui demander un sirop grenadine, boisson enfantine, mais qui lui conviendrait, plus de sucre que d'alcool et moins de gaz que dans le diabolo, de quoi lui éviter de passer pour une mal élevée. Elle eut un sourire poli lorsqu'elle entendit l'introduction du justicier. Il était direct, ça ne l'arrangeait pas beaucoup, elle aimait prendre son temps, mais le travail est ainsi, le contact est roi. Elle croisa les jambes pour se mettre à l'aise et s'enfonça légèrement dans sa chaise.

- Enchantée également, j'espère que vous allez bien, fit-elle benoîtement. Vous retrouver n'a pas été facile de prime abord, mais notre organisation s'est aliénée l'"amitié" de nombreuses autres agence du gouvernement et même si elles sont nombreuses, rien ne vaut les indics et les rumeurs des autres méta-humains. Je crois cependant que mon supérieur serait le plus à même de vous parler de ses contacts chez les justiciers.

Elle se tut lorsque la serveuse vint lui apporter sa boisson. Elle saisit le verre et agite un moment le breuvage avec la fine tige de plastique immergé à l'intérieur. A chaque mouvement se produisait un petit bruit caractéristique. Autour d'eux, le restaurant grouillait de sa vie et les plats commençaient à circuler.

- Si je vous disais que le monde est en danger et au bord du gouffre, je sais pertinemment que la plupart des justicier se moqueraient de moi et n'hésiteraient pas à dire que qu'ils sont au courant de ces choses là bien mieux qu'une pauvre bande de bureaucrates voire même certains me diraient que j'utilise de bien grand mots. Pour être honnête, si le monde était au bord du gouffre alors notre organisation aurait échoué. Le président nous a présenté au monde entier* pour mieux le tenir au courant, l'ONU nous accepte et autant dire que les pourparlers avec les membres de l'OTAN et d'ailleurs ne sont pas une sinécure, nous sommes jeunes, mais plein de volonté et surtout nous savons où trouver des talents pour nous aider. C'est précisément là que votre nom apparaît pour la première fois dans nos papiers.

Elle fit une nouvelle pose lorsqu'un serveur arriva tout sourire avec leur entrée. D'un geste aimable et calculée Dolorès retira sa serviette et écarta ses couverts. Une assiette de salade classique avec quelques morceaux de chèvre chaud.... au temps pour l'haleine révolver qu'elle allait se coltiner.

- Bon appétit monsieur Palmer, fit-elle à l'adresse de son interlocuteur.

Elle planta sa fourchette sur une feuille assez verte pour paraître radioactive.

- Nous avons besoin de talents, vous l'aurez compris et si notre première mission est d'établir un rapport d'égal à égal avec d'autres organisation de justicier, nous avons besoin d'une équipe d'intervention rapide. Nos hommes sont bien entraînés, mais nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'efficacité de Marines aussi doués soient-ils pour tenir tête à des criminels tels que ceux qui se sont déchaînés dernièrement**. Être coordonné avec d'autres justiciers est une chose, pouvoir directement contacter certains d'entre eux pour les déployer efficacement et aider le monde en est une autre. C'est précisément ce que nous visons. Pas question de supprimer l'autonomie, mais pas question de laisser s'échapper l'occasion d'établir une équipe interne capable d'agir vite.

" Voilà la raison de votre présence ici.


Elle mangea un morceau de salade, fort assaisonnée hélas.

- Nous avons préféré prendre contact avec vous ici plutôt que dans nos locaux pour éviter que vous ne vous sentiez acculé par notre offre et que vous ne fuyiez à cause de la qualité de notre cantine, rajouta-t-elle pour supprimer l'effet officiel de ses précédentes déclaration. Nous disposons d'un vaste réseau d'informations grâce à la NSA, au FBI et à la CIA, nous avons l'opportunité de pouvoir prévoir les actes criminels avant qu'ils ne deviennent effectifs, nous pouvons également supprimer le facteur chance et surprise de nombreuses interventions de justiciers. Ce que nous vous offrons c'est une place dans ARGUS en tant que justicier affilié à cette dernière, nous pouvons nous assurer que votre identité secrète le reste, nous pouvons protéger vos proches si le besoin se fait sentir, nous partagerons nos informations avec vous, vous aurez accès à certaines de nos bases de données et nous pouvons même vous offrir une rémunération si vous éprouver quelques difficultés, ce qui ferait de votre statu celui d'un justicier à plein temps, vous aurez des droits, et des devoirs.

Elle prit un gorgée de sirop pour faire passer le premier morceau de chèvre, le mélange était spécial. Dernière fois qu'elle mélangeait les deux.

- Cette offre n'attend pas nécessairement de vous que vous y répondiez immédiatement même si, je ne vais pas vous mentir, ma hiérarchie attend une réponse relativement rapide pour pouvoir s'adapter. Le temps est une ressource précieuse et face à des adversaires comme ceux que nous comptons affronter, il n'a jamais été aussi critique. Je reste cependant consciente qu'un choix n'est jamais anodin.

Un groupe d'hommes d'affaires arriva alors et s'installa sur une table, à bonne distance entre le vieillard qui continuait de lire son journal sans avoir rien commandé et les parents qui avaient à présent calmer leurs enfants et qui attendaient devant des assiettes vidées. A la porte, une mascotte du musée toute pelucheuse secouait ses grelots et faisait rire un groupe de touristes japonais qui mitraillaient la scène de leurs réflexes hors de prix. Le Barman, lui, n'était plus là. Les serveurs circulaient en nombre réduit par rapport à tout à l'heure et pourtant la salle ne désemplissait pas.

* Voir intro ARGUS http://dc-earth.fra.co/t898-argus-se-devoile
** Voir SVM http://dc-earth.fra.co/t820-super-vilains-month
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