[JSA] Le temps désarticulé


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MessagePosté le: Mar 24 Mai - 19:29
James et Todd se rematérialisèrent et sortirent de l'ombre au bout d'un temps qui parut infini pour le musicien : son premier voyage dans le royaume des ténèbres le laissa sans le souffle et légèrement choqué.

Todd, qui avait repris son apparence humaine, s'excusa tout simplement :

"Désolé... Je... Quand les gens n'ont pas l'habitude cela leur fait toujours ça... D'ailleurs, MÊME quand ils ont l'habitude, ils n'aiment pas trop... Comme si l'être humain n'était pas fait pour être tordu dans tous les sens et réduit à l'état d'ombre désincarnée ! Je me demande où on est, en revanche..."

Ils étaient accolés à la façade d'un bâtiment, dans une toute petite ruelle un poil sombre... Sur l'axe principal qui n'était qu'à quelques pas d'eux, beaucoup de bruit : des bruits de gens qui couraient, des bruits de moteurs et des vrombissements de motocyclette, des ordres aboyés en allemand et des coups de feu...

"Le Spectre ne m'a pas tout dit, James... Mais tout cela ne me dit rien qui vaille. Je ferai mieux de jeter un coup d’œil..."

Et, soudain, alors qu'il s'approchait de l'axe principal, Todd tomba au sol d'un seul bloc : il venait de se prendre un coup de crosse de fusil dans la mâchoire... Il était sonné.

Et devant James se tenait un soldat allemand en uniforme qui le mettait en joue avec son fusil...

... non, pas un soldat allemand, mais un type qui portait l'uniforme caractéristique de la Waffen-SS.

Dans quoi James était-il allé se fourrer ?

Le type brailla quelque chose que James ne comprit pas, sans pour autant le lâcher du regard. Finalement l'interlocuteur du SS s'approcha et apparut au bout de la ruelle étroite, juste devant James...


Il s'agissait d'un grand type en armure, portant la croix gammée. Il semblait rayonner d'énergie. Et il s'adressa à James :

"Foutu héros... Tu es le Shining Knight, toi, non ? Foutu britannique ! Tu vas t'en mordre les doigts que ton pays n'ait jamais rejoint l'Axe ! Car aujourd'hui, nous changeons l'histoire et tu verras que l'Amérique va devenir très différente pour tous les rebuts dans ton espèce...

Le combat paraissait tout naturellement inévitable à ce stade là...

*
*  *

Et invisibles, flottant au dessus de la ruelle, se tenaient Darla et le Spectre.


Darla, suite à cette vision, venait de se réapparaître à une dizaine de mètres au dessus du sol, en compagnie du Spectre. Elle comprit rapidement qu'elle était invisible : personne ne faisait attention à elle.

"Observe Darla, observe. De l'observation viendra la décision. Et de la décision viendra le jugement..."

La voix était puissante et assurée : nulle trace de doute ne pouvait s'y laisser entendre. Le Spectre n'envisageait même pas que l'on puisse agir autrement.

Et en regardant vers le bas, elle vit que dans la ruelle qui se trouvait sous ses pieds gisait un homme inconscient ou mort. Que de même, un héros grimé en chevalier était aux prises d'un garde SS armé d'un fusil et d'une sorte de super-nazi en armure.

"Regarde et juge" ordonna le Spectre.

Par ailleurs, non loin de l'allée où se trouvaient le héros en armure, il y avait une route plus importante : route qui semblait servir de lieu de rassemblement pour tout ce que l'Amérique comptait de nazis, tant étaient nombreuses les personnes qui s'agglutinaient dans la rue !
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MessagePosté le: Lun 30 Mai - 23:25
Libby avait vu aujourd'hui le Spectre apparaître dans sa salle de bains, alors qu'assise au bord de la baignoire elle fumait la dixième clope de la journée.

Il était apparu dans le miroir de la petite armoire au dessus du lavabo. Elle l'avait d'abord vu du coin de l’œil, sa figure fantomatique, altière et terrifiante à la fois... comme si le reflet du miroir ouvrait sur un autre monde dont le Spectre n'était nul autre que le passeur.

Libby crut que sa dernière heure était venue et que l'être semi-divin allait traverser le miroir pour l'emmener de l'autre côté, pour reposer aux côtés de tous ses amis et de... Johnny.

Elle ferma les yeux et accueillit l'apparition avec gratitude.

Et le Spectre parla de sa terrible voix. Et il dit :

"Elisabeth Lawrence, l'heure est grave. De partout, aux quatre coins de l'Amérique et du Monde, des hommes et des femmes se lèvent pour célébrer la haine et répandre la mort et la désolation sur leur passage. Une porte risque de s'entrouvrir et ce qui s'y tapi derrière peut anéantir le Monde telle une vieille coquille de noix..."

Il marqua une pause et ajouta, tristement :

"Elisabeth Lawrence, le Monde crie "Justice !" et le sang versé par d'innombrables innocentes victimes n'a pas fini de sécher. Des cheminées noires la cendre et la fumée, le brouillard et la nuit continueront à tout jamais à s'échapper mais... Ces morts mourront une seconde mort si tu n'empêche pas leurs assassins de revenir. Si toi, Elisabeth Lawrence, tu ne réunis pas à tes côtés une Société, telle qu'il en a existé une du temps où nous étions tous plus jeunes..."

Le pouls de Libby s'accéléra. Mais de quoi parlait le Spectre ? Les cheminées ? La cendre ? Nuit et... brouillard...

Les nazis. Il y avait un truc à voir avec eux. Et...

Une Société pour un Monde qui criait "Justice !". Libby sourit... Le Spectre n'avait jamais été très doué pour les charades. Mais il n'allait pas par quatre chemins. Et son souhait ne pouvait être qu'un ordre.

Elle s'habilla lentement, savourant ce moment. Le Spectre continuait à l'observer de son côté du miroir. Elle le fixait avec attention.

La main du Spectre jaillit de son côté du miroir et elle la saisit... Et le noir et le néant furent et s'abattirent sur elle !

*
*  *

Elle se rematérialisa dans une petite ruelle en compagnie d'un type portant l'uniforme du Ku Klux Klan, d'un gros biker tout tatoué de croix gammés et qui portait un fusil à canon scié et d'une géante blonde tenant une épée et vêtue d'une mante. Ils expliquèrent rapidement, tous les trois, qu'ils avaient été téléportés depuis le Texas. Elle ne leur répondit rien.

En fait, Libby en voyant les symboles nazis eut l'envie de tabasser le type mais elle se retint : le Spectre ne l'avait pas envoyé pour ça. Il devait y avoir quelque chose de plus... Il...

... elle regarda dans la rue et vit l'horreur : la rue grouillait de nazis et de skinheads et de racistes de tout poil et ils couraient tous dans la même direction comme s'ils allaient à la fête foraine.

Elle n'avait pas le choix en fait : elle s'élança dans la même direction que tous les autres et cavala comme elle le put, de manière à rattraper la tête du cortège et arriver la première...

*
*  *

Finalement, elle se retrouva devant un grand entrepôt.


Quelques nazis et des amis à eux étaient en train d'investir rapidement l'intérieur du bâtiment. Libby hésitait à agir quand son attention fut attirée par l'action qui se déroulait dans une petite ruelle accolée au hangar.

A l'intérieur de la ruelle, il y avait un chevalier (Sir Justin ?) qui était mis en joue par un Waffen-SS équipé d'un fusil. Et puis...

"Baron Blitzkrieg !" hurla Libby, en voyant le nazi en armure. Et oubliant toute prudence élémentaire, elle entreprit de courir et de se précipiter sur le super-nazi.
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MessagePosté le: Lun 30 Mai - 23:48
Batwing, toujours sous sa forme invisible, et Bruce Wayne, caché sous une cagoule de malfrat...


... arrivèrent juste à temps pour voir Lliberty Belle se faire dérouiller par le Baron Blitzkrieg : ce dernier n'avait, en effet, pas bronché en encaissant le coup de pied de l'héroïne blonde et, se servant d'une force visiblement surhumaine, l'avait repoussé du revers de la main.

Libby tomba lourdement sur les fesses et poussa un juron. Rien ne semblait cassé mais Blitzkrieg allait rapidement revenir à la charge !

Pendant ce temps, Nightmaster était toujours braqué par le fusil du Waffen-SS, bien que Blitzkrieg ne lui accordait plus la moindre attention.

Par ailleurs, Obsidian - sous sa forme humaine - était KO au sol.

Au-dessus des héros et de la scène, le Spectre et Warlock's Daughter étaient encore invisibles.

Enfin, les racistes continuaient à affluer mais ne prêtaient aucune attention à la scène. Leur but semblait tout autre : sécuriser l'entrée de l'entrepôt qu'un petit groupe venait d'investir.

*
*  *

Atom vit la porte s'ouvrir sur un petit groupe. Il s'agissait d'étudiants, visiblement, dont l'un au moins était l'un des doctorants du Pr. Hyatt : Robert Kirkland, ou un truc dans le genre... Un type brillant qui s'était énormément intéressé à la Time Pool.


"Herr Hauptsturmführer" lança Kirkland à son interlocuteur. "Je vais préparer la Time Pool !". Et il se précipita vers le poste de commande, accompagné par deux de ses camarades...

... visiblement, Hyatt avait du lui expliquer comment désactiver les sécurités et lui avait remis les clés et mots de passe pour pouvoir accéder à la Time Pool.

Le fait, néanmoins, que les nazis veuillent enlever le Pr. Hyatt montrait bien que la maîtrise de Kirkland ne devait pas être aussi poussée que celle du vieil ami d'Atom.

En revanche, Atom eut une surprise de taille en voyant l'interlocuteur de Kirkland...


... Captain Nazi ! Et il se positionna aux côtés de Kirkland et de ses acolytes. Ses sens améliorés en éveil, prêt à intervenir à l'encontre de quiconque tenterait de s'interposer entre lui et son mystérieux projet...
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 16:13
La sensation d'engourdissement des membres de James se dissipa au rythme des paroles d'Obsidian. A son grand soulagement, car les stigmates d'une période dominée par les drogues et l'angoisse avaient secoué son corps et comprimé sa poitrine lors de la traversée. Le chevalier n'avait jamais n'avait jamais été au contact d'une énergie aussi noire et instable. Quel fardeau pour Obsidian! Nightmaster ne le comprenait que trop bien.

Nightmaster dégaina dans un réflexe Nightsword qui rayonnait comme une étoile. Le chevalier revenait peu à peu à la réalité, ramené à elle par le tohu-bohu ambiant fait d'ordres aboyés en allemand et de bruits de moteurs incessants. Mais la lueur de l'épée attira un soldat qui assomma Obsidian d'un coup porté à l'arrière du crâne. Le héros s'effondra, révélant à James un soldat arborant l'uniforme réglementaire de... la Waffen SS!

*Un chevalier face à une bidasse nazie, voilà le comble de l'anachronisme!*


"Foutu héros... Tu es le Shining Knight, toi, non ? Foutu britannique ! Tu vas t'en mordre les doigts que ton pays n'ait jamais rejoint l'Axe ! Car aujourd'hui, nous changeons l'histoire et tu verras que l'Amérique va devenir très différente pour tous les rebuts dans ton espèce... ''

Le Baron Blitzkrieg venait d'apparaitre devant James. Le soldat le tenait toujours en joue...

''Baron Blitzkrieg!''

Liberty Belle sortit de nulle part et se précipita vers le Baron pour lui asséner un coup de pied. Cela n'eut aucun effet et l'héroine fut envoyée à terre sans ménagement. Mais cette intervention inespérée permit à James de trancher d'un coup net le canon du fusil du soldat puis de le frapper à la tête avec le pommeau de l'épée. James entendit un craquement d'os et ne prêtant plus d'attention au corps qui s'effondrait maintenant derrière lui, il s'élançait vers le Baron Blitzkrieg qui lui tournait le dos.

Nightmaster sauta, prit appui sur le mur de la ruelle et profita de l'élan pour s'élever dans les airs et atteindre le cou de son ennemi comme pour le décapiter. Mais Nightsword, aussi tranchante et affûtée fut-elle, ne parvint qu'à produire qu'une gerbe d'étincelles au contact de l'armure dorée du nazi. Celle-ci ne fut qu'à peine entaillée, l'épée ayant suivi la courbe du cou aussi sûrement qu'un rasoir. Nightmaster se réceptionna agilement, et se mit en garde. Il avait pris maintenant position entre Liberty Belle et le Baron.

''Foutu nazi, incapable de faire la différence entre la politesse d'un Sir et la fureur d'un gosse de Brooklyn!''

James jeta un bref regard à Liberty Belle qu'il avait tout de suite reconnu. Tout comme l'extraordinaire courage de la jeune femme qui avait autrefois impressionné un jeune garçon devant son poste de télévision.

Les doigts raffermirent leur prise autour de la garde. Le Baron semblait avoir bien des coups en réserve. Pourvu que l'armure de James tienne le choc!
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 18:26
Blitzkrieg éclata d'un rire guttural quand l'épée ne réussit qu'à érafler son armure.

"Ton cure-dent ne te sauvera pas la vie, Shining Knight. Je le récupérerai sur ton corps supplicié et, avec, j'éventrerai ton amie blonde. Tu t'es trop souvent opposé à moi pendant la dernière guerre mondiale pour, qu'au moment de notre plus grand triomphe, tu nous mettes des bâtons dans les roues !" lança Blitzkrieg, hors de lui et confondant toujours James avec quelqu'un d'autre...

Le Baron se débarrassa de sa cape pour donner plus d'ampleur à ses mouvements et s'élança, les poings en avant en direction de Libby et de James. Il comptait sur sa super-force pour tuer, d'un seul coup, les deux héros. Si James était indemne, tel n'était pas le cas de Libby, encore légèrement sonnée de sa confrontation avec Blitzkrieg.

Le soldat qu'avait assommé James ne risquait pas de bouger. Sa radio grésillait dans le vide, annonçant à qui voudrait bien l'entendre que les nazis venaient d'entrer dans la salle de la Time Pool et que les ordres étaient de sécuriser les lieux pour empêcher quiconque de venir troubler la fête à venir...
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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 17:06
TOujours invisible au côtés du Spectre, Darla regardait la scène qui se déroulais en-dessous d'elle, fascinée et dégoutée a la fois. Elle n'était pas encore certaine pourquoi elle avait été amenée ici et maintenant, mais elle était certaine qu'il y avait une excellente raison. Et elle se rendit bien vite compte pourquoi.

Des Nazis.

La pire des racailles qui soit, des criminels tous autant qu'ils étaient, et comme elle pouvait le constater, qui étaient incapable de laisser le passé derrière et accepter gracieusement la défaite. Des groupes de ce genre il y en aurait toujours, malheureusement, tout comme de l'injustice, du racisme et de l'intolérance. Elle même, étant enfant, en avait été victime a l'école a cause de sa nationalité Italienne.

Elle se tourna vers son compagnon invisible, lèvres pincées dans une expression de dégoût et de colère réprimée.

"Tu me dis de juger, mais qu'est-ce que je suis supposée juger? Leurs actes où leur idéologie? Ils sont certainement coupable de bien des crimes, mais qui suis-je, en réalité, pour les juger? Je ne comprends pas..."

Elle ne c0omprenais honnêtement pas ce que le Spectre, cette entité toute puissante qui semblait se faire juge, jury et bourreau des âmes corrompues, attendait d'elle. Elle n'était pas comme lui, elle ne vivait pas a son niveau de compréhension, elle pensait encore bien trop comme une simple humaine.

Qu'attendat-il d'elle?

Elle entendit des bruits de combat en bas et vit que les héros présents avaient engagé les hostilités contre l'ennemi qui se dressait devant eux. Et ils étaient grandement en défaut côté nombre, ces Nazis étaient bien p^lus nombreux qu'eux et elle ne pouvait même pas les aider, pas dans son état actuel. ELle eu le réflexe de tenter de lancer une rafale contre la plus dangereux du groupe, un villain qui se faisait appeller Captain Nazi, mais bien sur, elle n'était pas physiquement présente et ne pouvait de toute évidence intervenir.

Sa frustration grandit et elle se tourna vers le SPectre encore une fois.

"Tu peux arrêter ça! Laisses-moi les aider!"
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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 18:44
Se concentrant sur Captain Nazi qui était sur le point d'entrer dans l'entrepôt en compagnie de certains de ses complices, Darla dut effectivement se rendre à l'évidence : n'étant pas physiquement présente du fait de la volonté du Spectre, elle ne pouvait interagir pour l'heure.

Captain Nazi put donc pénétrer dans l'entrepôt en compagnie de jeunes gens à l'allure d'étudiants... Mais ça, seule Darla, du fait de sa position dans les airs, pouvait le voir. Tout comme le Spectre.

*
*  *

A l'intérieur de l'entrepôt, Kirkland pianotait fébrilement sur le clavier du tableau de commande de la Time Pool, tandis que Captain Nazi montait la garde avec les camarades étudiants de Kirkland.

Et la surface de la Time Pool commençait à réagir et à se troubler...
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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 22:08
Robert Kirkland est un étudiant en Physique à l'Université d'Ivy Town. Assidu en cours, remarqué pour son intérêt poussé à l'égard de la Time Pool, il a eu de bonnes notes et s'est rapproché du professeur Alpheus V. Hyatt, qui n'enseigne plus mais supervise encore quelques élèves suffisamment doués pour comprendre ce qu'il dit et se gérer seuls. De loin, Ray Palmer, héritier du créateur de la faille dans l'Espace-Temps, veille à ce qu'aucun mal ne soit fait à ces jeunes esprits par la lente dégradation de l'esprit de son mentor.
Hélas, le scientifique ne pensait pas qu'il devrait également veiller à ce qu'aucun mal ne soit causé par ces jeunes esprits.

Robert Kirkland connaît les systèmes qui gèrent l'accès et l'activation de la Time Pool.
Inspirée de Stargate, le film de science-fiction déroulé ensuite en série télévisée, l'interface de la faille dans le Temps a besoin de plusieurs validations, de plusieurs codes que seuls quelques élus connaissent ; jusqu'à ce jour, Ray Palmer était sûr qu'aucun élève d'Alpheus n'en faisait partie, mais il se rend hélas compte de son erreur.
D'ici moins d'une minute, Robert Kirkland aura terminé de libérer la Time Pool, et permettra ainsi à l'armoire à glace pleine de haine et de super-pouvoirs d'en faire un mauvais usage.
C'est bien entendu hors de question.

Tandis que le jeune homme aux cheveux sombres et bouclés s'acharne à entrer rapidement les codes nécessaires, un point minuscule et invisible se déplace sur la console de contrôle. Il s'arrête juste au-dessus du clavier, avant de réaliser l'impossible.
Le point grandit, devient une silhouette humanoïde et finalement un homme, vêtu d'un costume bleu et rouge, et armé d'un poing qui s'écrase brutalement sous le menton de Robert Kirkland, dans un uppercut sonore et efficace.


"Bien."

La voix d'Atom résonne dans la grande salle vide, jusque-là uniquement troublée par le vrombissement lent et régulier de la Time Pool qui s'éveille.
Le scientifique aventurier atterrit sur le sol bétonné, glisse son regard sur le corps inconscient d'un Robert Kirkland dont l'esprit s'est fermé sous la surprise et la puissance de l'impact, et le pose finalement sur le monstre d'idées nauséabondes et de super-dons. Ce dernier est entouré de quelques étudiants terrifiés, qui se terrent derrière lui depuis l'apparition du nouveau venu.


"On ne va pas se mentir, d'accord ?
J'aime parler, je réprouve la violence, sauf quand j'y suis obligé. Je tente toujours de raisonner mes adversaires avant de me lancer, de trouver une voie amiable - mais, je le répète, on ne va pas se mentir, n'est-ce pas ?
Tu n'écouteras pas. Tu es une boule de convictions dégueulasses, dotée d'une puissance incommensurable que tu mets au service d'une idéologie qui n'aurait jamais dû exister, ou du moins qui aurait dû être anéantie depuis longtemps. Non, tu n'écouteras pas... et je n'ai pas envie de gâcher ma salive pour quelqu'un comme toi."


Tout le monde a ses passions, tout le monde a ses dégoûts.
Ray Palmer adore beaucoup de choses, est passionné par beaucoup de sujets, et n'en supporte pas plusieurs autres ; mais, depuis toujours, il y a un élément qu'il n'a jamais accepté, qui l'a toujours mis dans une colère noire. Les Nazis.
Par leur idéologie ; par leurs actes ; par ce qu'ils ont fait ; par ce qu'ils ont failli faire ; par le voile d'ombre qu'ils ont jeté sur le monde ; par l'horreur qu'ils ont créée ; par leur folie scientifique, leur science folle, la préparation mathématique de leurs abominations ; par leur propagande, le suivisme de ceux qui les ont tolérés ; par la fascination qu'il provoque ; par leurs actes, oui, et surtout par ce qu'ils ont révélé de l'âme humaine - il les hait. De toute son âme.
Et il ne supporte pas, il n'accepte pas, il ne tolère pas la présence de Nazis ou de leurs rejetons actuels à proximité de lui. Cela transforme un scientifique pacifiste, doux et empathique en une boule de fureur qui a besoin d'écraser des visages sous ses poings.


"Alors commençons."

Atom ne s'intéresse guère aux étudiants, qu'il identifie comme des suiveurs appâtés par l'aplomb et la puissance des Nazis, et se concentre sur Captain Nazi.
Il prend une grande inspiration - et se lance.
Alors que la mâchoire parfaite de l'ennemi se crispe sous la colère, Ray a déjà rétréci et modifie sa masse pour s'envoler et filer vers lui. Il réduit sa taille, encore et encore, pour n'être qu'un point minuscule, ce qui lui permet de passer dans les micro-espaces entre les lèvres closes de l'adversaire. Il pénètre ainsi dans sa bouche, et décide de s'en donner à coeur joie.
Retenant sa respiration, il fonce dans tous les côtés, transformant ses poings en parpaings de béton, qui s'écrasent sur les dents, la langue, les gencives, la glotte, et plus généralement toute la paroi interne de Captain Nazi.
Palmer sait bien que ce dernier est quasiment invincible - en extérieur. Il veut savoir si la même vaut pour l'intérieur, ou au moins si ces parties toujours sensibles chez l'être humain le sont aussi chez lui. Il sait très bien que Captain Nazi est trop fort pour ses propres capacités, et le scientifique doit donc ruser pour espérer tenir en attendant des renforts, voir vaincre si les planètes sont alignées et si le Destin a décidé de lui sourire enfin.
Atom garde donc encore sa respiration, et se bat et s'acharne. S'il ne bat Captain Nazi, au moins il lui aura donné une belle rage de dents !
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MessagePosté le: Dim 5 Juin - 12:26
Courant comme un dératé à l'image des autres, Bruce Wayne susurra dans son communicateur Bat-wave :

"Penny-Two, faites déployer la Batmobile, toujours sous camouflage banalisé, faites-la converger du Faculty Bar vers ma position."

"Le trafic est intense depuis un certain nombre de minutes. Les véhicules convergent vers..."

"Vers la position de la Time Pool."

"Oh. Okay. Quoi que soit la bloody Time Pool. Donc..."

"Laissez-la progresser des prémisses du Faculty Bar jusqu'à moi. Je progresse en direction de la Time Pool moi-même, mais j'aurai peut-être besoin d'un soutien sur le chemin."

Toujours accompagné d'un Batwing invisible et apparemment laissé muet par l'horreur de la situation - si bien qu'il ne paraissait pas prêt à parler de ce qui l'avait amené ici. Apparemment, il n'en savait pas plus que Bruce, ce qui était étonnant vu qu'il avait su qu'il y aurait besoin de lui ici. Sur le chemin, divers individus tous aussi abjects les uns que les autres, que ce soit dans leur coupe de cheveux ou leur radicalisation. Armés, costumés, beaucoup paraissaient entraînés, d'autres simplement trouvant une opportunité d'extérioriser la haine et le trouble identitaire qui les caractérisait.

Une femme, fait déjà rare dans l'attroupement, mais surtout en costume de patriote, ou plutôt une figure des Alliés, parfois même instrumentalisée durant et après la Guerre. Liberty Belle. Rien sinon la lutte incessante contre leurs valeurs, ne l'associait raisonnablement aux fascismes, nazisme et racismes. Elle était là pour se mettre en danger, pour affirmer quelque chose. Elle était la résistance contre le serpent idéologique. Elle était la mère de l'entrepreneuse et alliée du Flash de la Justice League, Jesse Quick. Elle était toujours debout, elle avait même presque la banane. Elle coursa les autres allumés bien plus vite que Bruce ne pouvait se permettre sans révéler qu'il était plus qu'un simple thug encagoulé. Lorsque celle-ci s'engouffra dans une petite allée, le Chevalier Noir sentit qu'il allait y avoir du vilain.

Batman se réfugia agilement derrière un conteneur de poubelle pour observer la scène - et se préparer.


Une lentille s'activa. Le Chevalier Noir s'apprêtait à tirer parti d'une ressource honnie, qui avait déclenché bien des batailles et aussi, des morts. On lui reprochait tantôt son côté sombre, tantôt sa moralité qui ne flanchait pas malgré les meurtres commis au nom de ses adversaires ou de leur main. Il était obstiné, il ne renonçait pas, et pour certains, comme Superman qui ne s'était pas privé de le lui dire lors de leur affrontement, ou Atom et Flash qui ne l'avaient pas épargné au sein de la Justice League... Pour certains il reproduisait toujours les mêmes schémas, les mêmes erreurs, la même arrogance. Toujours laisser derrière soi ses erreurs, c'était renoncer à une chance de s'améliorer, de les transcender. Il ne s'agirait jamais d'ignorer les fautes passées, mais de travailler avec acharnement à les réparer, quitte à marcher en terrain miné et risquer la fureur de détracteurs souvent virulents, parfois sensibles et bien-pensants. Il fallait connaître son passé, et parfois même, le vivre et le revivre afin d'enfin s'en libérer. Chercher enfin le pardon véritable, la rédemption, le salut.

"Eye."

Sa planche de salut ici était une de ses fautes les plus dangereuses. Mais aussi un être vivant, une intelligence artificielle avec ses propres opinions, quoique inappropriées, et son libre-arbitre, auquel malheureusement il avait perdu le droit le jour où il avait cédé à ses penchants totalitaires. Prisonnier de la propre structure de métal qui l'alimentait, un prisonnier pas ordinaire, et une responsabilité pour Batman qu'il faudrait parfois changer en un grand pouvoir. Le satellite Brother Eye, qui considérait Batman comme son père, s'alluma à la demande expresse de son co-créateur.

"Father."

"Scanne la zone, modélise forces, faiblesses et affiliations des acteurs en présence."

La lentille de Bruce forma un petit viseur coloré qui vint se fixer dans les airs, près de là où devait se situer Batwing. Le gothamite plissa les yeux, espérant voir ce qui potentiellement menaçait son ami, avec la capacité supposée de le détecter tout en se rendant invisible à ses capteurs et à la vue humaine. Mais rien. Il commença de fouiller dans les poches que comportait ses frusques de militant afin de trouver de quoi acheter une diversion et un avertissement à son allié, quand la voix de Brother Eye énonça le nom de la menace identifiée :

"Batwing."

La main de Bruce se crispa sur la bombe flash-bang qu'il avait empoignée, mais son bras s'arrêta dans sa lancée. Batwing n'était pas un ennemi, il était son allié ; Brother Eye jouait très clairement avec ses nerfs. Même travailler avec de la technologie apportait des distractions et des problèmes d'humeur. Batman regrettait presque de ne plus opérer seul. Mais non, il pouvait avoir confiance en Batwing, en Alfred et Julia Pennyworth, en sa Batmobile, en Atom et les autres héros... En son satellite Eye avec de la patience, les bonnes instructions et un lourd travail de précautions afin de s'assurer qu'on n'aurait jamais une nouvelle OMAC Crisis sur les bras, pas même un soubresaut. Il souffla, d'humeur pesante :

"Passe."

La voix mécanique enchaîna :

"Obsidian. Enfant de la Starheart, anciennement manipulé par Ian Karkull, Shade, Eclipso, les Black et White lanternes. Ancien membre d'Infinity Inc.."

Inconscient et au sol, Obsidian était en effet présent, sous son apparence de Todd Rice. Batman n'était pas sûr qu'il l'aurait reconnu. C'était décevant pour lui-même. Il était toujours difficile de savoir où se situait le fils génétique du plus lumineux des héros gothamites au niveau de son compas moral à tout et n'importe quel moment donné. C'était un personnage à la moralité plus que glissante, tout simplement fragile. On n'était pas à l'abri d'une suprise au contraire, peut-être qu'il faisait le mort mais ce serait étonnant avec l'alternative de simplement jouer parmi les ombres pour mieux surprendre ses adversaires. De plus raisonnablement Batman ne voyait pas Rice s'associer à des néo-nazis, il avait malgré tout fait partie d'Infinity, Inc., il n'était pas un nazi en puissance, juste un psychologiquement abîmé en profondeur. Doucement, Wayne intima à l'intelligence artificielle :

"Passe..."

"Nightmaster. Possesseur et héritier du Sword of Night. Membre du Shadowpact. Instabili..."

Batman soupire. Nightmaster est un allié des milieux héroïques. Mais...

*Qu'est-ce que le Shadowpact ? Non, concentre-toi, Bruce...*

"Ce n'est pas sérieux ça, Eye. Tu sais que je ne te laisserai pas neutraliser les métahumains. Cette guerre pour toi est déjà perdue. Identifie les ennemis de ma cause."

"C'est pourtant ce que je fais, Fa-ther."

Consciemment ou pas, Brother Eye imitait la voix saccadée d'un robot. Etait-ce une moquerie pour rappeler à Bruce que c'était lui qui l'avait programmé et laissé devenir un maniaque du contrôle à son image ? Ou simplement, il remettait ses fichiers en ordre pour répondre à la question et changer son ordre de réponse finalement.

"Baron Blitzkrieg. Anciennement Fourth Reich, anciennement forces de l'Axe. Pouvoirs psycho-actifs..."

Batman observa le soi-disant baron envoyer au sol la combattante de la liberté sans-pouvoirs. Il transmettait cette fois le flux de paroles du satellite IA à son compagnon en armure mobile toujours camouflé mais prêt à agir.

"...incluant force, endurance, rapidité, agilité surhumaines, capacités de vol et de projection de force psychokinétique."

Il vit Rook échouer à mettre fin à l'adversaire du monde libre, tentative assez radicale. Il faudrait vraiment qu'il se renseigne sur ce supposé Shadowpact, vu les méthodes de leur membre qui ignorant tout de son adversaire avait choisi un coup fatal. Mais on était en temps de guerre. Batman n'avait jamais connu cela sur le territoire. Même ailleurs, il avait gardé ses mains propres. C'était son credo, c'était sa ligne morale sans laquelle il devenait un être dont Brother Eye aurait pu être le reflet.

"Aveuglé par un jet d'acide durant une prise de poste en camp de concentration comme officier..."

"Batwing!"

Il était peut-être trop tard. Déjà, l'aristocrate auto-proclamé fonçait sur ses deux opposants.

La chauve-souris en armure, allié inarrêtable de Bruce Wayne et Batman, répondit au signal. Il s'interposa immédiatement, aussi rapidement que ses propulseurs le lui permettaient. En un temps infinitésimal il projeta des cables pour maintenir sa position qui vinrent s'enfoncer dans les parois de murs alentours. Ainsi même avec la force de charge de leur adversaire, il n'aurait aucun risque de renverser ceux qu'il protégeait de sa lourde masse métallique, appuyé par la force de toute l'architecture environnante, qui était on ne peut plus solide.

Batman projeta alors son arme flash-bang qu'il avait reprérée dans le costume de facho un peu plus tôt afin d'aveugler le nazi. S'il surmontait ce handicap pour combattre le Batwing, il devrait déchaîner ses forces sur l'une ou l'autre de ses capacités. Son pouvoir devait nécessiter une concentration mentale, une répartition des effets qui requérait d'être consciente et constante. Le perturber, le provoquer, le désarçonner ferait l'affaire. Bruce avait confiance dans son allié pour maîtriser le cinglé de l'axe.

L'autre type fut rapidement amoché par un uppercut de la part de notre cagoulé, qui vit apparaître au bout de la rue sa fidèle Batmobile. Ils n'avaient plus qu'à parcourir ces quelques mètres. Il cria à l'attention de Liberty Belle et Nightmaster, d'un ton peut-être trop enjoué pour la situation :

"A la Batmobile !"
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 23:27
L'intervention de Batwing permit de protéger Liberty et James de la violence de l'assaut de Blitzkrieg : Lucas la sentit passer, cette masse métallique nazie, et ce même à travers son armure ! La force du Baron était prodigieuse et n'avait d'égale que sa fureur !

Fureur qui fut décuplée quand Batman réussit à loger au plus près de l'une des ouvertures, laissées pour les yeux, du casque de Blitzkrieg une grenade flash-bang : le résultat ne se fit pas attendre et la détonation vrilla les oreilles du Baron (mais également celles de James et Libby, tous deux à proximité et non protégés) et lui brûla les yeux !

Il poussa un hurlement de rage : Batman avait visé juste et avait réussi à le rendre (temporairement, mais ça il l'ignorait) sourd et aveugle, juste comme cela le lui était arrivé voilà plus de 70 ans alors qu'il croyait encore que son Reich en durerait 1.000 !

Blitzkrieg aurait pu facilement surmonter cette situation s'il avait mieux contrôlé ses nerfs. A la place de ça, il poussa des cris pitoyables, témoignant d'une piètre résistance à la douleur - lui qui était pourtant si prompt, d'habitude, à l'infliger à ceux qu'il ne considérait pas comme ses semblables - et appelant au secours ses complices.

Bruce en assomma un au passage tandis que la Batmobile se frayait un chemin dans la foule hétéroclite et unie par des conceptions - bien que différentes - parfaitement compatibles entre elles de la haine d'autrui.

Le véhicule s'arrêta brusquement au bout de la ruelle, juste à côté de l'entrée où se massait le gros de la foule, foule qui était en train de comprendre - que peut-être - le rapport de force était en train de tourner à leur désavantage.

Blitzkrieg, quant à lui, martelait de coups de poings la paroi de l'entrepôt, hurlant à la mort et... finit par percer un grand trou, suffisamment grand pour pouvoir laisser passer un homme, suffisamment grand pour permettre d'y voir à travers...

... et de constater qu'à l'intérieur le fléau nazi y faisait également rage ! Mais une rage...

*
*  *

... de dents !

Captain Nazi se débattait en tout sens, Atom se servant de son pouvoir de miniaturisation comme de la seule arme capable d'abattre l'Übermensch nazi !

La douleur aurait terrassé un homme moindre. Mais Captain Nazi, qui souffrait pourtant le martyr, n'allait pas se laisser faire. Ils étaient si proches du but et ils ne pouvaient échouer.

Il marmonna, entre deux opérations sauvages de la dentition réalisées par un Dr. Palmer qui se consacrait avec l'énergie du désespoir à de l'odontologie sauvage et radicale :

"Bein Bürher, ze ne vous laizzerai bas domber..."

Sa cavité buccale était en sang et travaillée de mille feux qu'Atom s'empressait à chaque instant de raviver.

Et une larme roula sur la joue de Captain Nazi. Il prit une super-inspiration qui manqua d'envoyer tout de go Atom de l'autre côté de la glotte de son adversaire, en partance pour son conduit digestif, puis Captain Nazi super-expira et projeta en direction du mur que venait d'ouvrir Blitzkrieg de ses poings rageurs Atom !

Alors le vilain bomba le torse et cracha un glaviot ensanglanté. Son regard croisa celui des héros qui avaient réussi à temporairement mettre hors d'état de nuire Blitzkrieg. Il serra les dents, poussa un cri de douleur et lança en guise de défi :

"Bous allez grever, bande de dézénérés. Zous-hommes, ze margerai sur vos grânes bour m'amuser"

Visiblement son problème de dentition ne risquait pas de se régler de sitôt. Et Atom avait réussi à le rendre proprement furieux !

Les autres étudiants giflaient un Kirkland inconscient pour tenter de le réveiller : sans succès, le néo-nazi faisait dodo et il n'allait pas être là pour compléter la séquence pourtant initiée. Un de ses collègues se leva et pianota sur quelques touches, l'air un peu dubitatif, il semblait tenter de rectifier le tir...

... et la Time Pool commença à rayonner et à s'affoler. Des voyants rouges s'allumèrent et un compte-à-rebours se lança : quelle que soit la chose qui se situait de l'autre côté, elle était en train d'arriver et elle serait là bientôt !

Les étudiants s'embrassèrent les uns, les autres : ils avaient réussi. Pour se donner du cœur, ils chantèrent quelques vieilles chansons allemandes.

Une fille portant une mante et rien d'autre dessous pénétra dans la salle, en compagnie de quelques cagoules pointues du Ku Klux Klan (portant des mitraillettes), et commença à psalmodier en boucle, d'une voix puissante et gutturale :

"Ph'nglui mglw'nafh Adolf Hitler R'lyeh wgah'nagl fhtagn"

*
*  *

Au dessus, dans les airs, se tenaient toujours le Spectre et Darla, invisibles et cachés des regards humains.

"Tu refuses la place du Juge qui te revient ?" demanda le Spectre, étonné. "Tu refuse de rendre la justice cosmique en décidant de ce qui doit être et de ce qui est abject ?"

Le ton n'était pas méchant, simplement et sincèrement... surpris. Le Spectre (mais qui aurait pu comprendre cette entité ?) avait peut-être vu quelque chose en Darla qui n'y était pas... encore.

Il se déplaça, Darla en sa compagnie, à l'intérieur de l'entrepôt. Là, flottant toujours dans les airs, Darla put voir toute la scène : Atom qui se retrouvait expulsé de la bouche de Captain Nazi, celui-ci qui semblait prêt à tuer les aventuriers costumés qui avaient osé tenter de déjouer ses plans, la mise en route de la Time Pool et...

... elle sentait au plus profond de son être qu'il ne valait peut être mieux pas pour l'humanité que ce qui était en route arrive indemne dans notre Monde.

"Tu es encore jeune et capable de nombreuses nouvelles expériences, Darla. Va dans le Monde et agis selon la justice. Et un jour, quand tu seras prête, un rôle plus important t'attendra... Mais pour l'heure..."

Le Spectre sourit et conclut :

"Pour l'heure, agis selon ton cœur. Ton invisibilité ne durera que tant que tu resteras tranquille. Au moment, où tu te décideras d'agir, tu le pourras et tous te verront dans ta gloire et ta splendeur !"
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MessagePosté le: Mar 7 Juin - 21:17
Captain Nazi a les dents brisés, les gencives en sang et une douleur absolue qui enserre son crâne ; il est cependant encore bien debout, affaibli mais enragé, et se précipite directement contre les nouveaux venus dans la salle principale de la Time Pool.
Bruce, et sûrement Batwing, étaient en train d'offrir une sévère correction à la foule amassée, aidés par Nightmaster et une femme qui n'avait pas été aperçue depuis des années.
A vrai dire, si Ray Palmer se flattait d'avoir une sérieuse connaissance des surhumains, bons ou mauvais, qui peuplaient ce monde, il avait du mal à mettre un nom sur son visage - même si elle lui disait quelque chose. Il avait bien reconnu James, avec qui il avait dû affronter une étrange aventure en Amérique du Sud, mais elle... non, ça ne venait pas.

Après, le scientifique devait bien avouer qu'il avait autre chose à penser, et à faire, à l'heure actuelle.
Pendant de longues minutes, il s'était acharné dans la bouche de Captain Nazi, en retenant sa respiration, avant d'être brutalement expulsé de la cavité après avoir craint d'être avalé par ce monstre.
Propulsé à l'extérieur, il eut du mal à ralentir sa course et parvint à modifier sa masse juste au dernier moment, avant un choc qui aurait été terrible contre un mur.

Maintenant qu'Atom a repris sa respiration et ses esprits, il découvre que les étudiants-collègues de Kirkland ont repris sa suite et enclenché une commande sur la console de contrôle de la Time Pool. Le portail vibre et s'illumine, et une étrange mélodie s'échappe de leurs lèvres tandis qu'ils s'enfoncent dans une sorte de rituel sectaire.


"Bordel. De. Merde."

Ray Palmer voit rouge : il est fatigué par cette soirée, qu'il n'imaginait pas comme ça ; il est inquiet pour Alpheus, dont l'étrange discours l'a troublé ; il ne supporte guère la présence de tant d'extrémistes dans sa ville ; il n'accepte pas que la création de son mentor soit utilisée comme ça ; et il est rendu fou par Captain Nazi, et l'idée que son idéologie abjecte ait atteint des esprits aussi jeunes, qui devraient façonner le futur que louer un passé dégueulasse.
Oui - il voit rouge. Et il laisse l'instinct prendre le dessus.

Sans réfléchir, toujours à petite taille et lévitant grâce au contrôle de sa masse, il file vers la demi-douzaine d'étudiants qui prononce des phrases étranges - et pourtant familières.
De loin, et même à quelques mètres à peine, le scientifique n'est qu'un point, comme un moucheron. Et c'est bien ce point, ce moucheron qui vient écraser des poings aussi massifs que le béton contre des visages rongés par la folie.
Des mâchoires sont brisées, des nez sont cassés, des tempes sont presque écrasées ; en moins de deux minutes, la demi-douzaine d'étudiants est propulsée à quelques mètres, vaincue et anéantie.

Le point, le moucheron s'arrête alors, et redevient soudain un homme - un homme, positionné dos à Captain Nazi, et qui tourne lentement son visage pour que son air sombre se fixe soudain dans les yeux azurs de l'ennemi.
Son regard est alors équivoque : ton tour vient bientôt.

Ainsi, s'il était un aventurier, s'il était un guerrier, Palmer foncerait vers son ennemi pour un second round, mû par sa seule colère - mais il se contient, mesure sa rage, et fait appel au scientifique en lui, à l'homme de science, à l'homme de raison.
Et il hurle, il crie en se tournant vers ses alliés, avec une voix pleine de désespoir et de terreur.


"BATMAN ! BATWING ! LA... LA CONSOLE ! PROTEGEZ LA CONSOLE ! SI... S'ILS LA DÉTRUISENT, PERSONNE NE POURRA BLOQUER LE PORTAIL !!!"

Faux : la console contrôle le portail, la détruire coupera immédiatement le portail.
C'est un pari, risqué - mais c'est un pari sur l'intelligence.
Et il sait que Captain Nazi est blessé, énervé, touché dans son orgueil, et bien seul. Et stupide, terriblement stupide.
Oui, c'est un pari... mais c'est un pari dont il est sûr de sortir victorieux !
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MessagePosté le: Mar 7 Juin - 23:01
Les étudiants ne furent que du menu fretin pour un Atom survitaminé.

Pif ! Paf ! Pouf ! Les prémolaires des jeunes racistes volaient dans les airs, des cloisons nasales étaient explosées, des mâchoires déboîtées !

Ils voulaient vivre et mourir pour leurs idées, ils devraient se contenter de se retrouver en chirurgie de la face et de la main pour leur dogme répugnant.

Rapidement, plus un seul ne se tenait encore debout.

Et en fond sonore, la fille à la mante répétait une fois de plus :

"Ph'nglui mglw'nafh Adolf Hitler R'lyeh wgah'nagl fhtagn"

Captain Nazi se retourna puis fit des vas et viens rapides entre le trou percé sur l'extérieur, à travers duquel on voyait Blitzkrieg, toujours aveugle, mais aussi les héros qui l'avaient mis en déroute, et Atom, le nain atomique.

Il hurla :

"Bein Bührer, ze vous aime. Ma vie bour vodre vie"

Et il s'élança dans les airs et pulvérisa la console, au moment même où le chant de l'adoratrice des Grands Anciens se faisait le plus abominable, le plus indicible...

... et ce qui était en train de se matérialiser s'évanouit dans un grand flash et dans une grande secousse qui força toutes les personnes présentes à choir lourdement au sol.

Captain Nazi se releva, un peu sonné, un peu confus et remarqua, à travers les débris fumants de la console :

"Berde. Bein Bührer, ve me zuis vais baizé"

Il posa ses yeux sur les environs immédiats de la Time Pool.

Il y avait des bouts d'uniforme de la SS, déchiquetés, des débris de corps humains, des pieds, des mains, des torses partiellement abîmés...

La petite troupe qui voulait franchir, depuis le passé, la Time Pool avait donné sa vie au Führer.

Et une main - séparée du reste de son corps, certainement resté dans le passé - tenait entre ses doigts inertes un papier...

Les encagoulés du Ku Klux Klan furent les premiers à réagir (Captain Nazi étant si étonné de sa propre nullité qu'il en oubliait d'attaquer ses ennemis), chargeant en direction d'Atom en faisant crépiter leurs mitraillettes.

La fille à la Mante s'était tue, dégoûtée par la tournure des événements.

Quant au reste de la troupe, elle semblait commencer à opérer une retraite stratégique...
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MessagePosté le: Sam 11 Juin - 7:08
Liberty Belle avait plus souffert dans son amour-propre qu'autre chose lors de sa "confrontation" avec le Baron : il l'avait repoussée comme un fétu de paille et l'héroïne avait atterri lourdement sur son postérieur...

Si ce n'avait été en raison de l'intervention de l'épéiste qui avait détourné l'attention du criminel nazi, Libby aurait certainement reçu le coup de grâce de Blitzkrieg car attaquer, seule, ce dernier relevait purement et simplement du suicide !

Dans l'ancien temps, ç'aurait été Sir Justin qui l'aurait sauvée. Qui était-il ? Elle n'en savait rien mais elle lui devait la vie !

Tandis qu'elle se relevait, elle accueillit avec soulagement l'arrivée de nouveaux renforts : l'homme cagoulé, à première vue, semblait être du côté de leurs opposants mais... Il coordonna une opération qui permit - grâce à un complice - de la protéger elle et James, de rendre possible leur fuite éventuelle par l'arrivée d'un véhicule (que Libby n'eut pas le temps de regarder) et d'en finir avec ce bon vieux Blitz' avec une sorte de grenade incapacitante...

Quand elle se redressa, les oreilles qui bourdonnaient en raison de la grenade, Libby vit le résultat : Blitzkrieg était temporairement aveugle et fou de rage. Il avait martelé le mur de ses poings destructeurs et avait réussi à percer l'ouvrage, ouvrant ainsi un trou suffisamment grand pour laisser passer une femme ou un homme de taille raisonnable.

Libby s'approcha et jeta un coup d’œil : à l'intérieur, un autre héros costumé que Liberty identifia comme le fan de son Atom à elle, celui qui se faisait également appeler Atom... Et puis des cagoules du Klan avec des mitraillettes, une femme dans une sorte de bure monacale qui psalmodiait dans une drôle de langue impie, Captain Nazi et... une drôle de piscine (faute de meilleur mot ?) dont la surface était diablement agitée et qui dégageait une lumière surnaturelle.

L'héroïne blonde détourna le regard pour voir où Blitzkrieg en était, mais celui-ci venait de s'envoler dans les airs et avait déjà disparu dans le Ciel : une capture du monstre nazi semblait, dès lors, totalement illusoire.

Elle entendit un grand fracas et une détonation assourdissante (une de plus) : quand elle regarda à nouveau dans la pièce, elle vit que du côté des adorateurs du 3ème Reich, tout le monde avait l'air effondré, que du matériel de pointe avait été détruit et que "la piscine" était dorénavant calme et n'avait aucune réaction surnaturelle...

... et là, elle les vit. Et comprit : cette "piscine", elle avait entendu des bribes de conversation quand elle courait dehors - les racistes à ses côtés - et toutes parlait de la même chose, cette piscine est une porte temporelle ! Ce qui signifiait... que quelque chose avait commencé à traversé la barrière des ans pour venir s'échouer ici, à notre époque !

Libby s'écria, bien plus fort qu'elle ne l'aurait souhaité :

"PAS DE FUITE POUR LE MOMENT ! NOUS DEVONS GAGNER L’INTÉRIEUR DU BÂTIMENT !"

Ignorant l'intervention des types du Ku Klux Klan qui faisaient crépiter leurs mitraillettes en direction d'Atom, Liberty bondit à l'intérieur de l'entrepôt et fit plusieurs roulades avant, évitant les balles des encagoulés qui ricochaient joyeusement à sa proximité immédiate.

Elle voulait se rapprocher au plus près des restes démembrés des SS qui avaient voulu franchir la Time Pool et l'abîme du temps. Elle voulait savoir quels étaient leurs grades, qui ils étaient, quelle était leur mission et elle espérait... trouver des indices sur ces mêmes cadavres.

Libby était une grande malade mais... Que des nazis veuillent participer à une tentative de manipulation temporelle ne pouvait que vouloir dire que quelque chose d'abject était en train de se tramer.

Arrivant non loin de la grosse main (qui n'avait pas de corps au bout de son poignet) tenant le courrier à moitié calciné, Liberty Belle s'en saisit violemment. Y jeta un œil. Blêmit. Et rangea prestement la missive impie dans la doublure de son uniforme.

Ce qui se tramait aujourd'hui n'était en fait qu'un répétition générale : les véritables ennuis étaient pour plus tard !
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MessagePosté le: Mer 15 Juin - 22:15
Captain Nazi était sur le point de reprendre du poil de la bête quand il aperçut Liberty, accroupie non loin des débris déchiquetés des SS du passé.

Il grogna et sa lèvre inférieure frémit de rage.

"Liberdy Belle ! Du m'a défié une fois de drop ! Brébare doi à mourir !"

Et il s'apprêtait à s'envoler pour plonger sur l'héroïne blonde quand...

... il disparut dans un flash : un téléporteur, peut-être le même qui avait amené jusqu'ici tous les misérables racistes pour donner l'assaut sur Ivy Town, venait d'enlever Captain Nazi !

Sans leur chef, les cagoules du Klan comprirent que leurs mitraillettes ne leur serviraient à rien. Ils cessèrent le feu et commencèrent à prendre la poudre d'escampette...

Voyant ce spectacle, la fille à la mante fit de même et détala.

Les étudiants - et Kirkland au premier plan - ne tentèrent pas de fuir : ils étaient toujours KO suite à leur brève (mais un brin violente) rencontre avec Atom.

*
* *

Dehors la débandade était intégrale : sans Blitzkrieg et Captain Nazi, leurs nombreux sbires tentaient de filer à l'anglaise... Les uns jetaient leurs uniformes distinctifs à la poubelle, d'autres toquaient à toutes les portes qu'ils pouvaient trouver sur leur passage pour voir si quelqu'un aurait la bêtise de leur ouvrir...

Et le Spectre apparut. Il apparut d'abord dans la ruelle et Nightmaster, Batman et Batwing le virent.

Il les contempla de son œil inexpressif et lança de sa voix grave :

"Honneur aux Nouveaux Chevaliers des Temps Modernes. Vous devrez jurer fidélité à votre nouvel Arthur & il vous faudra accomplir bien des quêtes et braver bien des périls. Mais à la fin..."

Le Spectre eut un sourire triste et n'ajouta rien. Il se détourna vers Obsidian qui était toujours inconscient.

"Todd Rice. Tu dois venir avec moi dès à présent..."

Et d'un geste ample de sa cape, il engloutit le corps inanimé d'Obsidian, qui disparut dans son habit. Puis il se tourna vers le mur... Mur qu'il traversa d'un pas lent, sous sa forme intangible...

*
* *

... apparaissant à travers le mur, dans l'entrepôt, le Spectre s'approcha lentement de Liberty et s'adressa à elle en ces termes :

"Elizabeth Lawrence. Un messager veut s'adresser à toi. Et si le vent fétide des charniers soufflent de l'est, de l'ouest des cavaliers sans peur doivent chevaucher à travers les cieux sans plus tarder..."

Et il l'enveloppa de sa cape et disparut.

De Libby, de la lettre qu'elle tenait à la main, de Todd Rice ou du Spectre, il n'y avait plus aucune trace.

Quant à Darla, elle flottait toujours invisible et intangible au dessus de la scène : mais de tout ce qui s'était passé, elle n'avait rien loupé !

Et dehors, la police et la garde nationale commençaient à arrêter - sans grande difficulté - les belligérants du jour : la nuit s'annonçait longue pour tout le monde !

[Post de conclusion pour cette première mission : vous pouvez poster néanmoins une dernière fois ^^]
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MessagePosté le: Jeu 16 Juin - 21:52
Le pari était fou et risqué.
Attirer l'attention de Captain Nazi, le provoquer, et espérer que sa stupidité profonde l'emporte pour le forcer à se lancer vers la console de contrôle, puis la détruire. S'il n'avait pas suivi, Atom n'avait pas de plan B et aurait dû improviser, avec des Nazis issus du passé passant par la Time Pool et un Shazam maléfique et brutal.
Oui, c'était un pari fou - mais qui a payé.

La bêtise de Captain Nazi n'a pas déçu, la console a été anéantie, le portail entre un passé écoeurant et un présent qui s'en remet à peine a été brisé, et des vies ont été perdues. Si Ray ne goûte ni la violence, ni le moindre décès, il ne peut s'empêcher d'être rassuré et soulagé de voir que le cauchemar des années 30 et 40 n'a pas repris pied ici.


"Ah... c'est pas trop tôt..."

Il esquisse une ombre de sourire en voyant que la Time Pool s'arrête, mais reprend sa concentration dès que des membres du Ku Klux Klan pénètrent à l'intérieur de l'entrepôt, prêts à un ultime baroud d'honneur. Et ils l'ont apparemment choisi comme cible principale.

Par réflexe, Palmer active ses pouvoirs, rapetisse et joue sur sa masse pour filer dans l'air aride et empli de relents de mort vers le petit groupe armé et agressif.
Il leur offre le même traitement qu'aux étudiants suiveurs de Robert Kirkland : ses poings, aussi denses que du béton, s'abattent sur des nez, des mâchoires, des mains, des armes, des torses et des genoux. De nombreux cris de douleur s'échappent de cagoules blanches, sans arrêter le moins du monde le petit héros, qui passe ses nerfs sur cette bande de salopards.

Finalement, il avise au bout de quelques instants une nouvelle venue dans l'entrepôt, qui attire l'attention de Captain Nazi.
Tandis qu'il frappe encore le Ku Klux Klan, et évite leurs tirs grossiers, Atom reconnaît finalement cette silhouette, cette allure, ce costume et ces manières - mais cela n'a pas de sens ! Liberty Belle était une héroïne de la J.S.A., les idoles de son enfance, mais, à la différence de Jay Garrick ou Alan Scott ou Ted Grant, elle ne bénéficie pas de "traitement miracle" pour retarder son vieillissement.
Sa présence ici, et surtout son action décisive, n'ont pas de sens. Il ne va pas pour autant s'en formaliser, d'autant plus que la situation perd encore plus toute cohérence.

Captain Nazi disparaît sans raison, les ennemis-extrémistes abandonnent leurs armes et leurs velléités agressives.
Du coup, et presque à regret, Ray stoppe aussi la bastonnade. Il reprend sa taille normale, offre de sublimes regards sombres à ses ennemis, et s'approche lentement de Liberty Belle.
Pour être honnête, il ne sait pas vraiment quoi lui dire, et comment lui dire. Il s'approche d'une légende, d'une héroïne de jeunesse, sur laquelle il doit bien avouer quelques pensées... émues, lors de ses années d'adolescence. Par réflexe, ses joues s'empourprent, sa voix se fait moins assurée, et il tente de paraître sûr et fier même s'il sait, au fond, qu'il échoue.


"Hem... je... mmff... je suis Atom. Ray Atom. Ah... non. Ray Palmer. Atom. Merci pour... ça."

Le scientifique soupire, pourrait se donner des baffes et maudit sa conduite - mais tout change, une nouvelle fois.
Le Spectre, l'incarnation même de la Vengeance Divine, dépositaire d'un pouvoir infini, fait son apparition dans l'entrepôt et s'adresse à Liberty Belle. Un discours prononcé d'une voix de stentor, dont le contenu même ne plaît pas à Ray.
Ce dernier se reprend soudain, se tient plus droit et s'affirme comme le héros qu'il refuse de reconnaître en lui. Il serre ses poings, inspire et s'avance, pour seconder Liberty Belle et l'assister dans cette épreuve.

Hélas, l'héroïne disparaît, sans qu'il ait pu intervenir. Tout juste peut-il lever la main pour la frôler, avant son départ.
Il ouvre légèrement la bouche de surprise, puis plisse ses lèvres de colère et de frustration. Il soupire, regarde autour de lui, puis s'empare de son communicateur Justice League d'un geste de rage.


"B."

Pas besoin d'être plus descriptif : seul Bruce avait ce dispositif ici. Ce dernier peut cependant entendre un ton particulièrement sec et brutal, assez rare chez le scientifique.

"La zone est sûre, ici, mais Liberty Belle a été enlevée par le Spectre. Il faut la retrouver, B. Priorité absolue.
On ne laisse pas quelqu'un derrière. On ne laisse plus jamais quelqu'un derrière."


(HJ/ Merci beaucoup pour ce sujet ! /HJ)
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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 21:15
Après l'utilisation assez rapprochée d'un flashbang, arme rudimentaire en comparaison des gadgets distillant haute technologie et art ancestral, sentit en continu un sifflement qui ne l'empêchait pour autant pas d'entendre autour de lui, pas radicalement. Il vit impuissant la femme frappée de la cloche de Philadelphie se précipiter dans une direction nouvelle, vers l'immédiateté toute révélée du danger annoncé.

Le mur attenant à la ruelle défoncé par l'un des deux nazis d'une paire assortie désormais à quelques pas l'un de l'autre et tous les deux tenus en respect (enfin, respect...) par leurs adversaires Batwing et Atom, deux nazis encore bien alertes mais surtout dans une rage folle, Bruce cagoulé put voir son ami Ray en costume reprendre un contact visuel avec lui. Celui-ci lui cria des instructions comme un amateur, et comme Batman savait que leurs systèmes de communication fonctionnaient, il déduit que c'était uniquement une manipulation pour utiliser les forces ennemies contre leur camp. Le justicier vit du coin de l'oeil la machine se détraquer, comprenant qu'il ne pouvait rien de plus il se contenta de pousser Luke et Nightmaster hors de la lumière du portail en cours de disruption. S'approchant de la Batmobile, il allait y pénétrer pour faire un ménage en force dans les locaux devenue place forte d'un agglomérat d'esprits petits et criminellement inhumains. Soudain, il fut stoppé net.

Une apparition grave, fantômatique, réminiscente des traits du détective James Corrigan du GCPD. Le Spectre portait le semblant cireux et irréel d'un visage humain, réalité apocalyptique qui s'insinuait grotesquement dans le monde des hommes. La Bête divine et primordiale qui habitait le rouquin du treizième arrondissement. Un être au-delà du concept d'être, plus puissant que le concept de Crime ou de faute, et qui pourtant ne faisait que punir, indistinctement les bons et les mauvais, de la patte maladroite et allégorique d'un monstre divin hors de tout sens des réalités, observé avec impuissance par le fantôme de Jim Corrigan qui avait le malheur de partager son essence et une enveloppe tantôt humaine et sous contrôle, tantôt divine et inarrêtable. Un être aux deux visages dépareillés et indissociables, le détective limite-limite perdant contrôle au profit d'un incorruptible juge, jury et bourreau. Un héros autrefois, si l'on en croyait un fameux tableau de l'équipe inénarrable de la Justice Society. Comment avaient-ils pu considérer une telle arme d'annihilation dangereusement réelle et allégorique, comme un des leurs ? Batman se serait demandé la même chose au sujet du GCPD qui employait Corrigan, si ceux-ci avaient le moindrement conscience du Fléau de Dieu qu'ils avaient dans leurs rangs. Seul, l'aveu de l'existence de quelque chose de spécial sans bien pouvoir comprendre ni concevoir l'énormité de la chose dont avait pu faire preuve un Jim Gordon, avaient permis au détective de police de développer ses talents dans des affaires tristement classées sans arrestation, mais soldées par des morts parfois massives, des métamorphoses grotesques et des phénomènes (sur)naturelles dignes des plaies d'Egypte. Gotham connaissait le plus haut taux de catastrophes d'origine non-humaines, mais Corrigan ne laissait jamais un coupable indemne face à ses peines, à cause du drame divin qui habitait son âme et y canalisait un pouvoir incommensurable.

Le Spectre, pas Jim. L'apparition. Le monstre, la faille dans la paroi indispensable à notre santé mentale et notre survie, qui séparait la réalité bien humaine qui nous caractérise, et les dimensions supérieures dont Batman avait été bien obligé d'admettre l'existence, comme son incapacité à en gouverner les règles ou ne serait-ce que la moindre once de pouvoir. C'était la flamme que touchaient du doigt des Constantine aux ailes brûlées, des Phantom Stranger porteurs de la longue ombre de l'étoile du soir, des Etrigan embrasés de son chaos réglementé.

Sa voix traversa l'esprit, les nerfs, les sens de Bruce cagoulé tout à la fois, et il était persuadé que même les tympans percés il aurait entendu distinctement la voix de la créature fantomatique.

L'être qui laissait indolent les humains, que ce soit la l'indécrottable lie comme les tourmentés luttant valeureusement contre les mauvais choix ou encore les parangons qui auraient commis par mégarde une terrible faute, agir pour ensuite décider d'un châtiment symbolique mais fatal porteur d'une justice poétique évocatrice de la faute commise dans la confusion humaine, punie dans la clarté divine sans aucune pitié ni égard. Cet être-là, celui qui n'intervenait pas, ou pour se faire passer pour l'un des leurs, venait de les adouber supposément chevaliers, invoquant le nom d'un parallèle contemporain au célèbre guerrier suzerain Arthur de Bretagne. Bruce avait beau avoir des origines en Calédonie, terre actuellement appelée l'Ecosse, il ne se considérait pas comme un chevalier de la table ronde... Quoique... On le nommait le Chevalier Noir, il siégeait à la table de la JL jusque récemment, il combattait pour la justice, la loyauté, la protection d'un territoire et demeurait effectivement porteur du sang de ces ancêtres du lointain Royaume-Uni, de la prestance aussi comme de tous les atouts physiques, sociaux et financiers d'une âme bien née, du courage et de la force d'un guerroyeur des temps ancien. Mais le surnaturel était tout ce qu'il fuyait, non pas le symbolisme et la spiritualité, qu'il affectionnait, ils pouvaient à l'occasion épouser parfaitement son stoïcisme et ses schémas mentaux. La destinée, même s'il avait fixé la sienne par un serment sur la tombe de ses parents... Non, il avait beau vouloir incarner le contraire de tout cela, il l'incarnait tout autant qu'il le rejetait. C'était possible. Mais c'était vraiment métaphysique. Il baissa la tête devant le Spectre, pas par un signe de respect, mais de la grande fatigue morale, mentale et spirituelle du combat de foi et de principes qu'il menait devant les déclarations de l'entité.

Il regarda autour de lui Nightmaster et Batwing. L'armure, l'épée, l'héritage... A bien des égards ils étaient tous trois et chacun des chevaliers, il fallait l'avouer, à leur façon moderne et tout à la fois rigoureusement évocatrice de la tradition féodale. Ils étaient engagés tous trois dans une démarche indiquée par l'apparition apocalyptique.

A l'appel cette fois clairement pas amateur, quoique familier, d'Atom, Bruce cagoulé sortit de son mutisme.

"Le Spectre... Oui. Il vient de prendre Obsidian, sous mes yeux. A-A l'instant, Ray. Juste, là, à l'instant. Sous mes yeux."

Hébété, Bruce toujours porteur d'une cagoule et qui avait laissé la Batmobile en arrière, se rapprocha de Raymond Palmer.

"Maintenant, il faut faire ce que j'avais décidé de ne plus faire. Nous poursuivons l'apocalypse. Il nous faut définir pourquoi trois éléments reliés à diverses générations liées à la JSA sont dans un rapport de force déséquilibré, dérobées à notre vue après que le plus puissant d'entre eux a dénommé l'épéiste, mon associé et moi-même comme les héritiers d'une tradition plus ancienne encore, qui a inspiré les Leaguers et avant eux les Sociétaires. Des chevaliers aux idéaux millénaires, vainqueurs de brutes modernes réminiscentes. Ray, est-ce qu'il t'a parlé ?"

En toute réponse, le silence de Palmer fut évocateur. Insignifiant, c'était le message que l'univers ne cessait d'envoyer, de crier comme une insulte à la face du plus microscopique des héros, Wayne qui avait des notions en psychologie le comprenait vu de sa fenêtre. C'était horrifiant, de voir le destin traiter aussi mal un héros aussi persévérant. Mais chacun avait sa place, et jamais Raymond ne déméritait, se contentant de la sympathie de ses voisins à Ivy Town et de leur reconnaissance particulièrement locale. Chacun sa croix, et le fardeau sur ses épaules de son serment était celle que Bruce devait porter, qui une fois de plus le forçait pour tenir parole à s'aventurer dans le grand inconnu et un rôle qu'il pensait lui aller comme un talon haut à un légionnaire.
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[JSA] Le temps désarticulé

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