[NWO-CW] La Chasse au Limier Martian [Martian Manhunter]


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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 8:33
L’Amérique est un grand pays – vaste, étendu et terriblement diversifié.
Les grandes villes de la côte Est ne ressemblent guère aux cités hyper-actives de la côte Ouest. Les cités du Nord n’ont que peu de points communs avec celles du Sud. Et le cœur de la Nation dispose d’un équilibre totalement différent, rendant ses habitants par principe différents et diversifiés.

En ce sens, lorsque l’on connaît un peu les Etats-Unis d’Amérique, il n’est guère étonnant de découvrir, après avoir quitté New York la veille, des petites villes typiques et traditionnelles, nichées dans un vernis nostalgique qu’elles ne quittent que très difficilement.
Au cœur du pays résident des millions d’Américains qui ne goûtent guère les pseudo-évolutions, et entendent maintenir un quotidien et un mode de vie aussi éloignés que possible des nouveautés présentées par les grandes villes.

Tel est le cas de Van Den Rook, toute petite ville perdue dans les grandes plaines, tournée essentiellement vers l’agriculture.



Aucun événement ne s’est jamais vraiment déroulé à Van Den Rook – en dehors des concours annuels de tartes, de quelques dommages causés par des habitants alcoolisés, et de cette sombre affaire de vache, qui a créé une inimité farouche entre les McCormack et les Derrick depuis trois générations.
Aucun Héros n’est jamais apparu à Van Den Rook. Aucun Vilain n’a commis de crime ici. Aucune bataille n’a eue lieu ici.
Jusqu’à aujourd’hui.


« J’Onn… c’est Ray. Ray Palmer. »

En plein cœur d’un champ, à environ cinq minutes de la ferme de Dick McCormack, une voix ferme se fait entendre, avant qu’un phénomène extraordinaire n’ait lieu…
… Atom, qui retrouve une taille normale après avoir eu jusqu’à présente l’ampleur d’une phalange. Le doigt posé sur son émetteur-récepteur à l’oreille, il parle d’une voix calme en fixant la ferme à quelques dizaines de mètres.

« J’Onn, tu sais pourquoi je suis là. Je… veux que ça se passe bien. »

Le ralliement de Ray Palmer à la Présidente Waller a été annoncé dès la prise de fonctions de cette dernière – et a certainement eu un impact dans la communauté des surhumains.
Derrière le scientifique apparaissent trois soldats surarmés… qu’il maintient derrière lui d’un geste autoritaire de la main.


« J’ai été envoyé ici pour t’arrêter, après les événements. Faisons ça intelligemment, J’Onn. »
« J’Onn. »

En même temps qu’il parle, Atom tente quelque chose de très difficile : adresser des pensées à son ami, pour un double discours – verbal et télépathique.

« Rends-toi, et nous pourrons alors voir ce qu’il s’est passé et t’innocenter. »

« J’Onn, je sais que tu ne me fais peut-être plus confiance – mais la situation est grave. Il y a trois personnes ici qui ont ordre de tirer si tu ne te rends pas… de tirer pour tuer. Je ne suis pas d’accord, et j’ai négocié pour intervenir. Viens avec moi, et je t’aiderais. Fais-moi confiance. »

Le ralliement de Ray fut difficile – mais irrémédiable.
Profondément déçu et enragé par les erreurs commises par la Justice League face à Brainiac, il a été aux premières loges à Metropolis… et a vu les horreurs, les morts, les abominations. Il en veut terriblement à ses anciens alliés, à cette équipe qu’il a refondée – et il n’a pu qu’assister, impuissant, à la réussite de Waller.
Il se méfie d’elle, et continue de penser qu’elle peut être dangereuse – mais elle n’a pas tort. Les Héros sont dispersés et leurs interventions chaotiques, ce que le monde ne peut plus se permettre.

Le pays et les Héros doivent s’organiser, s’entraîner, agir de concert.
Amanda Waller est dangereuse – mais ses idées sont, initialement, plutôt bonnes, et il savait qu’elle les mettrait en œuvre.
Autant la rejoindre, donc. Autant la rejoindre pour limiter la casse.

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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 16:17
Après la nuit de terreur a Gotham, Martian Manhunter a disparu. Sans laisser de traces de sa présence, le martien s'est fondu dans les ténèbres au sein du chaos post-apocalyptique laissé par les actes de l'Épouvantail. Le Dernier fils de Mars, dernier survivant d'un peuple autrefois fier et prospère, est tombé en l'espace de quelques heures plus bas que Terre. Il a échoué lamentablement et des innocents en ont payé le prix. Le sang d'innocents est sur ses mains, et son âme, et il n'y a rien qu'il puisse faire pour s'en laver. Ces taches, ces marques, le suivront pour le reste de sa vie, ce n'est pas une simple possibilité, mais une certitude.

Peut-être suis-je un monstre après tout... Peut-être devrait-je accepter mon sort et me livrer aux Autorités... Lui souffle une partie traitresse de son esprit. Il ne peuvent pas me faire pire que ce que mon propre esprit me feras endurer dans les mois a venir continue la petite voix insidieuse tel un ver dans sa tête. Il n'a presque pas dormi depuis les évènements, le sommeil étant trop élusif et terrifiant à envisager. Les rares fois où la fatigue devint trop forte et il sombra pendant quelques minutes dans le sommeil, des cauchemars l'assaillirent comme des griffes qui se plantaient dans son âme même. Depuis il combat le sommeil comme un ennemi insidieux. Il y a près de 3 jours qu'il n'y a pas succombé. Les effets commencent à se faire sentir, malgré sa physiologie martienne, mais il ne peut pas se laisser tenter... Il en est incapable... Parce qu'alors, les souvenirs inconscient de Gotham refont surface et le torture sans répit. Malgré la fatigue qui le ronge jusqu'aux os, malgré son esprit qui est de plus en plus lent et rempli de coton, il refuse de s'y laisser aller. Éventuellement... il ne pourra plus résister à l'appel de sirène de Morphée, mais alors... il gérerait la situation quand elle se présenterait.

Il a été incapable de combattre les armes utilisées par l'Épouvantail, et son manque de connaissance des méthodes de l'Épouvantail a été sa perte cette nuit-là... Son arrogance, son propre égo, son esprit même qui se sont retournés contre lui, lui faisant croire qu'il pourrait combattre tout ce que le vilain concocterait et... Les conséquences... La culpabilité et les remords le rongent déjà jusqu'au cœur. Il a été manipulé de telle manière qu'il n'avait plus aucun contrôle sur ses actions et commis l'impensable... sans même le réaliser. Ce n'est que quand il a reprit pleinement ses esprit que l'horreur de ce qu'il avait fait et que le monde entier avait vu de lui l'avait rattrapé et frappé de plein fouet comme une comète folle.

C'est un désastre, c'est le seul mot qui s'applique à cette situation. Un désastre tant au niveau personnel que professionnel. Il a comprit dès l'abord que... il devait fuir, se cacher, et réfléchir à la suite des évènements. Ces pensées traitresses qui lui souffle de se rendre et de juste... abandonner tout espoir sont vite écrasées, malgré sa situation il demeure un défenseur de l'Humanité. Il ne peut pas faire confiance a un système dirigé par quelqu'un comme Amanda Waller pour être juste et équitable envers lui. Envers n'importe qui comme lui, en fait, et c'est très triste mais c'est la réalité. J'Onn en est réduit à une fraction de ce qu'il est, l'ombre de lui-même, avec pour seul objectif rester un pas en avant des forces de l'ordre. Comme les criminels qu'il chasse lui-même habituellement... Quelle ironie, en vérité. Mais ce n'est même pas le pire. Oh non, c'est loin d'être le pire des scénarios qui s'offrent à lui.


Avant que cette nuit de terreur ne se termine à Gotham, il n'avait pas été au courant de ce qu'il était advenu de Metropolis et les conséquences de cette tragédie, mais ces conséquences allaient, malheureusement, le rattraper très vite. Il a vu, de seconde mains, l'allocution de la nouvelle Présidente juste après les évènements de Metropolis, et son cœur s'était gelé dans sa poitrine. Le faible espoir que peut-être, il pourrait s'innocenter et laver sa réputation auprès des autorités en se rendant sans effusions de sang était mort d'une mort rapide.

Amanda Waller était la pire des choses qui avait put arriver à ce pays après la folie de Brainiac et de Gotham. Cette femme était une menace, et il connaissait très bien son point de vue à propos des Surhumains et des extraterrestres.

Tolérance Zéro.

Qu'il soit innocent parce qu'il avait agi contre sa volonté n'aurait aucune importance. Tout ce qui était clair c'était qu'il était un extraterrestre et avait causé la perte de vies humaines de manière violente. Il ne pouvait être que coupable. Il n'y avait pas d'alternative. Pas dans un monde dirigé par Waller... Et quand dans la soirée de ce même jour la nouvelle allocution présidentielle - qu'il avait entendu sur une vielle radio alors qu'il était caché sous des couvertures dans une vielle remise - était arrivée, il avait comprit que tant que cette femme était au pouvoir... il devrait demeurer dans l'ombre. Il était livré a lui-même, mais ce ne serait pas la première fois. Il survivrait et une fois que le pouvoir changerais de nouveau de mains, alors peut-être que ses chances remonteraient de prouver son innocence et qu'il pourrait rectifier sa situation.

Il continua son chemin a travers l'Amérique discrètement, usant de ses dons de métamorphose pour passer inaperçu, et de ses capacités de détective pour ne laisser aucune évidence de son passage. Il marchait, utilisait bus et trains, et évitait tout usage de ses pouvoirs ou de sa véritable apparence.

Il était un fugitif, purement et simplement.

Mais de toute évidence, comme il en aurait la preuve sous peu alors qu'il atteignait une petite ville du midwest américain, il n'avait pas couvert ses traces assez bien. C'est donc dans ce champs paisible qu'il devrait faire face a la musique, comme l'expression terrienne le veut, mais son cœur sombra un peu plus profondément quand il se rendit comptes de qui avait été envoyé pour l'arrêter.

Il entendit les pensées et les paroles de l'homme qu'il avait toujours considéré son ami, mais pouvait-il encore lui faire confiance? Ray Palmer avait été l'un des premiers à joindre les forces de Waller. La raison pour laquelle il avait été choisi pour le trouver était claire... Ils étaient ami de longue date et peut-être croyaient-ils qu'il aurait plus tendance à croire les paroles d'un vieil ami que de quelqu'un d'autres qu'il ne connaissait pas.

Ça rendait cette confrontation encore plus douloureuse.

*Non Ray.* Répondit-il simplement, hors de vue, bien dissimulé parmi la population animale de l'endroit. *Je suis désolé, mais je ne peux faire confiance à qui que ce soit, pas même un vieil ami. Il y a beaucoup trop a perdre pour moi... En dehors de ce que j'ai déjà perdu.*

Sa voix, même mentale, était tendue et rauque, il était évident que le martien était au bout de ses limites, mais refusait d'abandonner. Ses pensées paraissaient trop faible, sans couleur, sans la force et la confiance qui y sont en général lié. Sans intonation ni émotions perceptibles en dehors de l'évident. Peur, détermination et colère.

*M'innocenter? Ray... Je ne penses pas que ce soit possible, pas avec cette... femme au pouvoir. Tu as certainement vu les images... de ce que j'ai fait. Il n'y aura pas d'absolution pour moi, c'est impossible.* Siffla la voix mentale de J'Onn, l'amertume et la hargne y était forte cette fois. *Parce que je suis ce que je suis, je suis coupable, il n'y a pas d'alternative. Le mieux qui puisse m'arriver dans cette situation serait de me retrouver forcé a travailler pour elle... et c'est quelques chose que je refuse de faire. Dans le pire des cas... je ne penses pas avoir besoin d'élaborer.*

Si aujourd'hui doit être son dernier jour sur Terre, il en feras un jour mémorable. Il ne finirait pas en expérience de labo, ou en esclave forcé d'agir contre ses principes et sa volonté. Il fait une pause, il a vu les trois soldats armés jusqu'aux dents, bien sur, et il aura du mal a les combattre s'il en vient a ça. Sans compter qu'ils doivent avoir des armes qui peuvent actuellement le blesser...
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MessagePosté le: Ven 12 Mai - 13:24
Atom reste calme et immobile.
En apparence.
Intérieurement, il sent son cœur battre plus fort et s’affoler, alors que le temps passe et qu’aucun Martien ne fait son apparition devant lui. Il se doutait que son ami ne se laisserait pas convaincre facilement, mais il espérait avoir au moins avancer lors de son premier contact – hélas, les premiers retours de son camarade sont négatifs.


« J’Onn. Je ne te vois toujours pas. »

« Te cacher ne te sauvera pas, mon ami. Elle te trouvera – tu sais quels sont les moyens à sa disposition, tu vois les trois barbouzes derrière moi. Ils n’hésiteront pas… ils ont ordre de ne pas hésiter. »

A nouveau, il tente un exercice impossible : parler à haute voix, et ainsi livrer aux soldats envoyés par Amanda Waller officiellement pour l’épauler, dans la réalité pour le surveiller, ce qu’ils attendent ; et échanger télépathiquement avec le Martian Manhunter, pour tenter de trouver une solution à cette situation.
Même s’il a rejoint le camp de la Présidente, Ray n’a pas vendu son âme – et il refuse de laisser ses proches souffrir inutilement, ou être maltraités.
Ici, J’Onn doit être arrêté… mais il mérite un procès. Un procès juste.


« J’Onn… nous savons que tu es là. Quelque part. Ne nous force pas à venir te chercher – rends-toi. Cela comptera. Je ferais en sorte que ça compte. »

« Je sais ce qui est arrivé, J’Onn. Je sais pourquoi tu fuis, j’imagine ce que tu penses de toi… mais tu ne pourras pas t’échapper continuellement. Elle te trouvera, et elle aura alors toute latitude pour s’en prendre à toi. Je suis là pour t’offrir la possibilité de bénéficier du système – ce sera dur, ce sera une épreuve, mais je veillerais à ce que ça soit juste et honnête.
Tu ne peux pas fuir, J’Onn… ce n’est pas toi. Ce n’est pas ce que tu veux être. Rends-toi. Laisse-moi t’aider. »


Son regard glisse devant lui, sur la ferme et les animaux qui fixent l’horizon, l’œil vide – ou qui font bien semblant.
Palmer connaît bien son camarade, il sait très bien que ce dernier a pu se cacher parmi les ruminants ou les chevaux… mais il n’en dit rien, il ne fait rien. Il lui laisse une chance, définitivement, de bien faire.
Hélas, ce point de vue n’est pas forcément partagé par ceux qui l’accompagnent.


« Ca commence à durer… on y va ? »

« Non. »

Le scientifique se tourne, et adresse un regard sombre au chef des barbouzes, dont la gâchette semble le démanger.

« On lui laisse une chance. »

« Il a déjà eu une chance, il s’en fout. »

« Il a sauvé plus souvent ce monde que vous n’avez changé de caleçon. Il mérite toutes les chances que je suis prêt à lui accorder. »

Ray se détourne du soldat, puis fixe à nouveau son attention sur la ferme, silencieuse et immobile.

« J’Onn… rends-toi. Tout va bien se passer. Je suis là. »

« Je ne pourrais pas les retenir longtemps. Laisse-moi t’aider, je t’en prie ! »

Atom esquisse une grimace rapide.
Tout ça prend un mauvais tournant – il a un sale pressentiment…

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MessagePosté le: Ven 12 Mai - 15:52
Martian hésite, les paroles de Ray son si... pleines d'espoir et optimiste, il aimerait beaucoup y croire, cependant il sait très bien que... ce n'est pas vrai. La réalité est bien plus sombre et bien plus compliquée. Il se sent presque... triste pour son ami qui tente de garder son idéalisme et sa droiture intacte malgré ce qu'on lui a ordonné de faire. Il tente de se mettre à sa place, mais franchement, il ne peut s'empêcher de se dire que... quoi qu'il arrive maintenant, Ray Palmer l'aura cherché.

Il aurait dut le voir venir, comprendre que une fois qu'il serait entre les mains de cette femme, il n'y aurait pas d'échappatoire, mais il préfère de toute évidence porter un voile et se cacher la face derrière des lunettes roses.

C'est très triste, et il se sent presque mal de la manière brutale dont les yeux de Ray sont sur le point d'être grand ouverts. Ouvert face à la réalité, face a l'injustice et face à la cruauté de ce nouveau monde auquel il a prêté allégeance.

*Crois-tu vraiment que Waller ne soit pas déjà parfaitement au courant de mes 'circonstances'? Le fait que je n'ai pas fait toutes ces choses de ma propre volonté mais plutôt sous la contrainte parce que j'avait été drogué a ce moment est évidente.* Il fait une pause, puis ajoute, plus gravement et presque décisivement. *Bien sur qu'elle le sait. Mais elle s'en fout, aussi. Tout ça... une excuse parfaite pour mettre la main sur un extraterrestre puissant en le transformant en ennemi devant le reste de la population. J-...*

Sa voix mentale se coupe brutalement, et dans le champ, a peut-être 500 mètres, tout près de la grange, une vache particulière semble trembler assez bizarrement. Vaciller serait un terme plus exacte. Et prendre une étrange teinte verdâtre. Un meuglement, qui ressemble presque à un grognement pour être franc, se fait entendre puis, toujours vacillante, le bovin disparait derrière l'angle de la grange et a leur vue.

En fait, J'Onn s'est mit a voir tout tourner, et trembler autour de lui, et des flammes qui, il le sait très bien, ne sont pas là se mettre a l'entourer de toute part. La dose hyper-massive de gaz que le sbire de l'Épouvantail lui a administré quelques jour plus tôt joue encore avec son cerveau et il a des épisodes d'hallucinations et de terreur qu'il ne peut pas contrôler complêtement. Il a toujours put se cacher et être seul jusqu’à maintenant quand les crises se manifestaient mais... le moment est terriblement mal choisi.

Il s'écoule derrière la grange reprenant une forme plus facilement reconnaissable, et tremble violemment. IL serre les dents et ferme les yeux pour tenter d'ignorer la crise. Il entends vaguement la voix de Ray et des soldats qui parlent a plusieurs centaine de mètres de là, mais les murmures qu'il entends et les formes qui l'entoure éclipsent ces paroles lointaines comme des bruits de fond sans importance.

"Non... Pas maintenant..." Grogne-t-il d'une voix très basse. "Pas maintenant..." Répète-t-il, crispé, a genoux et tendu comme la corde d'un arc.

La voix de Ray envahis de nouveau son esprit, et si l'humain avait eu quelques dons de télépathie, il se serait heurté a un mur de terreur en tentant de pénétrer son esprit. Une terreur que le martien sait artificielle et tente de contrôler. La crise va durer quelques minutes, il le sait, et panique presque sans aucun rapport avec la drogue très puissante qui parcoure encore ses systèmes.

Il n'a pas quelques minutes!

Il se force a se remettre debout, utilisant le mur pour se supporter, Et rageusement repousse les effets pernicieux de la drogue qui joue avec ses sens et son cerveau. Il lui semble que s'il se concentre assez, il peut bloquer les effets, mais s'il perd sa concentration, il se retrouveras submergé et incapable de faire quoi que ce soit pendant plusieurs minutes. IL ne peut pas se le permettre. Et il ne peut pas se laisser arrêter.

*Quelles assurances pourrais-je avoir que je ne serai pas maltraité de quelques manière que ce soit?* Demandes-t-il finalement, sa vois mentale est a peine audible, rauque et tendue.

Il décide cependant de gagner quelques instants de plus pour laisser le temps à la drogue qui remplis ses systèmes de cesser de jouer avec ses sens. Et puis... il voudrait tellement pouvoir croire Ray, en cet instant. Mais ce serait de la folie. S'il ne fait qu'étendre un peu son esprit, il peut sentir les pensées et les émotions des autres présents.

Leurs ordres sont très différents de ceux que Ray a reçu. Il a été persuadé que J'Onn serait traité équitablement s'il se rendait sans faire d'histoire, mais tout ce qu'il ressent, en touchant ces esprits superficiellement, c'est une joie intense et sadique et il voit l'image assez clair de ce qu'ils ont l'intention de lui faire dès l'instant où il se rendrait. Un collier et des menottes high-tech qui bloqueront ses pouvoirs complètement, du moins c'est ce qu'ils savent. Et l'un d'entre eux au moins se réjouit du fait que ça ne sera pas sans grande douleur.

Il entends quelques bribes de réflexions, des mots comme 'foutu alien, trop puissant' et 'aurait dut être enfermé plus tôt' et le troisième pense quelques chose autour de 'tous des menaces, mérite ce qui l'attends'. Rien pour rassurer J'Onn et le persuader de se rendre en tout cas. Il serre les poings, le monde vacille toujours autour de lui. Ça fait combien de temps? Moins d'une minute? C'est déjà trop long!

Et Ray n'en sait rien. Ray est tout autant manipulé que lui dans cette histoire, sans doute plus, car ils jouent sur son amitié et sa compassion envers lui. Il lui parle de nouveau, combattant de brouillard.

*Tu te fais manipuler Ray. Ces hommes... leurs ordres diffère complètement de ce qu'ils ont put te dire. Ils ne sont pas ici pour me tuer. Pas du tout. La capture, en vie, a toujours été leurs but et...*

Il fait une pause, une pensée qui ne vient d'aucune des quatre personnes présente qu'il peut voir mais qui est froide, calculatrice, sans merci. Un frisson lui coure le long du dos. Non... Il aurait dut le savoir! Ray n'était qu'une façade pour le distraire assez longtemps pour...

*Ray! Il y a quelqu'un d'autre!*

Et puis tout tourne au cauchemar, qui n'a rien a voir avec la drogue dans ses systèmes.
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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 14:32
Vous perdez votre temps, Palmer. résonna la voix métallique dans le communicateur.

Celle de Floyd Lawton. Ce n'était pas la première fois que Ray Palmer pouvait l'entendre : non seulement avaient-ils eu plusieurs fois maille à partir par le passé, sans que ce soit personnel - Deadshot était un « vieux de la vieille » et s'était déjà frotté à l'essentiel de la Justice League - mais en plus l'avait-il croisé plusieurs fois depuis qu'il s'était joint à Waller.
En tant qu'âme damnée de cette dernière - non que le choix lui soit vraiment laissé -, Lawton n'était jamais bien loin... Mais guettait avec impatience le retour de Rick Flag, véritable bras droit de la présidente envoyé sur Dieu sait quelle mission, pour recouvrer un peu de liberté. Si paradoxal que ce soit pour un pensionnaire de Belle Reve, d'autant qu'il n'était pas près d'en sortir.

Si Waller avait accepté de laisser Atom prendre part à cette mission, il aurait dû se douter que ce ne serait pas si simple - qu'elle prendrait ses précautions. Ainsi Lawton avait-il été arraché à son repas de fortune et dépêché sur place. Se préparer n'avait pas pris longtemps : depuis l'investiture de sa « patronne », il passait presque tout son temps en costume, au point de se demander si elle n'avait pas un quelconque fétiche à ce niveau-là - bien que la seule idée l'en fasse frémir.

Van Den Rook était une petite ville sans histoire. À ce titre, il n'avait pas été facile de se trouver un perchoir digne de ce nom - mais impossible n'est pas Deadshot. S'il se débrouillait parfaitement avec des armes de courte portée, c'était avec un sniper qu'il révélait son plein potentiel - et étant donné ce qu'on comptait lui faire affronter, il lui semblait bon d'en reprendre l'habitude. Ce n'est pas qu'il avait peur, mais ne serait pas utile bien longtemps s'il se faisait démolir par un super-coup de poing. Il connaissait ses faiblesses, et s'il était loin d'en avoir honte, il veillait à y parer.

Passons aux choses sérieuses... fit-il, cette fois pour lui-même seulement.

À peine une seconde après sa prise de parole, peut-être même moins, des tirs se mirent à fuser. Parfaitement silencieux - il n'aurait pu en être autrement - et visant Martian Manhunter même derrière cette grange où il se croyait à l'abri. Ou plus exactement, s'échouant à ses pieds tout autour de lui - pour laisser le sol s'enflammer. Les balles avaient été savamment disposées de manière à former un cercle de flammes - même s'il n'y avait aucun doute qu'elles finiraient par se propager. Un piège, une cage ardente.

Deadshot n'aimait guère employer des moyens aussi voyants, mais la consigne était de le ramener - aussi ne pouvait-il se permettre de lui tirer dessus directement. Pas avec des balles incendiaires, et pas comme il l'aurait voulu. Fort heureusement, ce n'était pas la seule arme qu'il ait amené avec lui. Avec une célérité forgée par des années d'expérience, il délaissa le fusil de précision pour quelque chose de moins subtil - mais hélas moins explosif également. Armant le canon, il fit feu dans la même direction - et Martian Manhunter put cette fois voir un filet fondre sur lui, au cas où lui viendrait l'envie de s'échapper par le haut. Électrifié, évidemment, même si rien ne le lui laisserait savoir avant d'y toucher.

Il lui aurait été facile de viser la tête : malgré les pouvoirs d'intangibilité de Martian Manhunter, il y avait des chances qu'il n'excède pas la vitesse d'une balle. Seulement voilà : on lui avait demandé de le ramener en vie. Et s'il préférait ne pas savoir quels projets on avait pour lui une fois en captivité, cela voulait dire que le mieux qu'il puisse faire (ou le pire) était de l'amocher - ce dont il n'allait pas se priver. S'il semblait aujourd'hui avoir pris ses distances, « John Jones » avait longtemps été un membre de la Justice League : à ce titre, les dossiers à son nom ne manquaient pas.
Si c'était la première fois qu'il faisait face à un membre de son espèce, Lawton ne se sentait pas pour autant dépaysé. D'autant que sa physiologie était presque humaine, du moins sous cette forme - ce pourquoi il avait attendu qu'il reprenne cette apparence. Deadshot n'avait pas beaucoup de principes, mais à choisir, il préférait éviter de tirer sur une vache lorsqu'il pouvait avoir un grand type vert sous stéroïdes à la place. Et si le comportement de ce dernier semblait erratique, cela ne changeait rien à ses pouvoirs et donc à la nécessité de le neutraliser rapidement.

Ce pourquoi on avait fait appel à lui : un expert du tir de précision - de la frappe chirurgicale. Il n'en avait peut-être pas tout le temps l'air, mais Deadshot était un stratège : sa réputation de toujours venir à bout de ses contrats ne sortait pas de nulle part. Ça demandait de savoir parfois s'accommoder de situation à priori insurmontable. Abattre un membre d'une race alien n'était pas un challenge : c'était une mission de routine, si inédit que ce soit. Malgré tout, il avait Atom sous la main - et si étrange que reste pour lui le travail en équipe, Waller lui avait clairement fait comprendre de ne pas hésiter à s'en servir. D'éprouver son serment.

Vous avez eu votre chance. Maintenant, c'est mon tour. reprit-il à l'adresse du scientifique par le biais de l'oreillette - dans son cas intégrée au casque -, toujours le même détachement dans la voix. Le sort du martien lui importait bien peu, au fond : ce n'était qu'une proie comme une autre. Je compte sur vous pour m'assister au mieux de vos compétences. Vous ne voudriez pas que j'indique un refus de coopérer sur mon rapport ?


That's yer problem, lady. You believe people can be cured, be made healthy,
be made normal -- that they can be saved. That they should be saved.

But maybe the only way to cure some people is with a bullet between the eyes.


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MessagePosté le: Lun 15 Mai - 11:44
Ray soupire, en entendant les nouvelles paroles mentales de son camarade. S’il savait très bien que J’Onn ne se laisserait pas convaincre facilement, il espérait pouvoir parier sur son aspect raisonnable ; hélas, ce dernier semble être totalement submergé par les troubles actuels du Martien, perdu dans une crise de douleur et de paranoïa.

« Je m’en occupe encore… laissez-le-moi. Laissez-moi dix minutes encore, laissez-lui du temps pour réfléchir… et vous pourrez agir. »

« Cinq minutes, Atom… pas une de plus. »

Le chef des barbouzes adresse un regard sombre à Palmer, qui lui renvoie joyeusement la même expression. Il s’avance un peu plus, et reprend la conversation télépathique entamée quelques instants auparavant avec son cher ami.

« Elle en sait sûrement plus qu’elle ne le dit, mais… J’Onn… tu es responsable de tout ça. Tu mérites un procès juste et équitable, mais… tu ne peux rester impuni ou non-jugé pour ce qui est arrivé. C’est trop grave, trop terrible… et plus tu attends, plus tu fuis, plus tu légitimeras les horreurs qu’elle pourrait préparer.
Rends-toi, je t’en supplie – rends-toi, et je te jure de rester constamment avec toi pour te protéger. Tu ne seras pas une arme pour elle, je t’en fais le serment. »


Atom y croit réellement.
Il sait très bien que la Présidente Waller voudra récupérer le Martian Manhunter, mais il fera le maximum pour s’y opposer – et y parviendra. Quoi qu’il lui en coûte.


« J’Onn… »

Du coin de l’oeil, il aperçoit une vache qui tremble et change de couleur, avant de se précipiter derrière la grange. Il ne bouge pas, mais vérifie que les barbouzes n’ont rien vu – heureusement, c’est le cas.
Le secret est sauf – pour le moment.


« Ton assurance, c’est moi. Fais-moi confiance. Rends-toi à moi… et je te garantis un procès équitable. »

Il sent qu’il est sur le point de réussir – quand la panique s’empare de J’Onn J’Onzz, après avoir entraperçu les pensées des soldats. Les poings de Ray se serrent de crispation quand il se rend compte que son camarade s’excite et perd toute logique… en considérant que d’autres sont présents, que d’autres ont des plans différents des siens.

« J’Onn, reste calme, je te garantis que… »

Son discours mental s’arrête – quand il entend une voix lourde et terrible dans son communicateur. Qu’il reconnaît immédiatement, et dont il ne peut cacher la découverte dans ses pensées.

« Deadshot… non. »

Rapidement, Atom se tourne et retourne sur lui-même, pour chercher l’endroit où Floyd Lawton doit être caché – et si Van Den Rook ne disposait pas de bâtiment en hauteur, elle avait quelques éléments légèrement surélevés, même si fort éloignés. Cependant, il sait très bien que son interlocuteur n’est guère gêné par la distance… qui ne fait qu’accentuer le défi, et donc l’efficacité du tueur.

« Lawton, non… non, écoute-moi, il va se rendre, il va se… »

A nouveau, le scientifique est interrompu dans sa réponse – par des coups de feu.
Certes discrets, certes silencieux, mais qui se font entendre dans le calme paysan qui entoure la ferme à côté de laquelle lui et les trois barbouzes se trouvent. S’il ne voit pas clairement où Deadshot a tiré, il se doute bien qu’il a visé J’Onn… et il ne tarde pas à sentir une légère odeur âpre, tandis qu’un peu de fumée s’échappe de la grange.


« Du feu… Lawton, sale ordure… »

Un autre bruit – un autre tir, un autre projectile.
Ray, à taille normale, s’est précipité vers les bâtiments, filant aussi vite que possible pour retrouver son ami. Il ne tarde pas à arriver au coin de la grange, et y passer… pour découvrir J’Onn, entouré de flammes et victime d’un filin électrifié.


« J’ONN !!! »

Une grimace de peur et de dégoût glisse sur son visage… tandis que la voix monocorde et détachée de Deadshot s’élève dans son oreille. Le scientifique se précipite vers le Martian Manhunter, et commence à éteindre les flammes avec ses pieds et une couverture qui traînait jusque-là.

« J’Onn, ne t’en fais pas, je suis là ! J’Onn, tiens le coup ! »

Atom parvient à éteindre les flammes et découvre son ami vaincu… soumis… terrifié et blessé.
Une boule de fureur explose dans son ventre – mais les mots de Deadshot l’ont marqué, et font écho aux réponses de J’Onn à ses propos rassurants. Waller… Waller a tout prévu. Elle l’a manipulé.
Elle en a fait son jouet – et Lawton est son exécuteur.


« Vous n’avez pas respecté mes ordres, Lawton, et cela sera remonté à vos supérieurs. Quant à l’assistance que vous exigez… je viens de sauver un Héros d’une menace directe, que vous avez provoqué seul ; même si J’Onn J’Onzz est poursuivi pour des crimes, la présomption d’innocence demeure – et ses actes parlent pour lui.
Il a sauvé votre peau bien plus souvent que vous ne le pensez, Deadshot. Un peu de respect. »


Ray s’accroupit, et esquisse une grimace triste. A quelques mètres, les barbouzes arrivent, se plaçant discrètement sur le côté pour attendre la suite.

« Je comptais le ramener debout… mais vous l’avez mis au sol, Lawton. Je suppose que vous avez prévu un transport… ? »

Le scientifique ne supporte pas cette situation et son évolution – mais il n’a pas le choix. S’il veut vraiment aider son allié, il va devoir le livrer… pour pouvoir le suivre, l’accompagner, et vérifier qu’il aura un procès juste.
Pour aider J’Onn… il doit définitivement le trahir, hélas.

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MessagePosté le: Lun 15 Mai - 21:03
J'Onn était sur le point de se rendre. Ray avait raison, et ces pensées, il les avaient retournées dans sa tête plusieurs fois durant les derniers jours. Se rendre... ou se cacher... C'était la question qu'il ne cessait de se poser. Mais les paroles de son ami l'atteigne même a travers le brouillard de panique et de terreur qui l'entoure et prends du temps a se dissiper.

L'Épouvantail est en partie responsable, bien sur, la dose de sa drogue qu'il lui a fait administrer aurait tué sur le coup un humain mais lui... non, il va avoir des rechutes pendant des semaines par contre. Sans compter son pire ennemi actuellement, son propre esprit. Qui souffre du poids de la culpabilité et d'un dégoût personnel qu'il n'a encore jamais ressenti, pas même quand il a dut assister impuissant a la fin de son peuple.

Il a le sang d'innocents sur les mains, et rien ne changeras ce fait.

Il est coupable, et mérite ce qui l'attends, il en est persuadé. Il a besoin d'être châtié, d'une manière autodestructrice qui pourrait facilement dégénérer en acceptance de... n'importe quoi, en fait. N'importe quoi qu'on pourrait lui imposer une fois qu'il seras capturé et enfermé quelques part. La partie rationnelle de son esprit, celle qui est habituellement aux commandes, semble avoir prit des vacances ces derniers jours et murmure, très faiblement, que ce n'est pas la solution... Ces faibles murmures demeurent cependant sans réponse dans l'esprit enfiévré du Martien.

Il réponds d'une voix minuscule, teintée d'une culpabilité aussi profonde que l'espace. Il semble... vaincu, mentalement, et épuisé au-delà de toute mesure. Le manque de sommeil, son épaule toujours salement blessée, la drogue qui sature toujours ses systèmes... tout joue contre lui pour qu'il perde ce combat qu'il n'aura même jamais eu vraiment l'occasion, ou le désir, de mener.

*Je...-* Commence-t-il, puis stoppe, levant la tête et plissant les yeux.

Il l'entends. Le sifflement presque silencieux de balles qui volent vers lui. Il tente bien de sauter hors de portée, mais il est trop lent, et une seconde plus tard, le sol explose tout autour de lui. Des flammes explosent et l'entoure dans un halo infernal qui se mélange a ses hallucinations pour très vite lui saper toute ses forces. Paniqué, en pleine agonie, il tente de sauter pour s'envoler et passer au-dessus des flammes, pour aller vers la seule personne qu'il considère encore 'sécuritaire'... Vers Ray, a qui il a décidé de se rendre.

Mais le destin, bien cruel, en décidé autrement. Un filet tombe sur lui depuis la même direction que les balles et le cloue au sol. Il n'a même pas remarqué qu'il poussait des hurlements d'agonie et quand il tente de bouger, un violent choc électrique le traverse et il a le souffle coupé, pantelant et incapable de prendre son souffle.

Il suffoque, et son réflexe est de se rouler en boule en tremblant, sa respiration douloureuse et saccadée. Quand Ray arrive finalement sur les lieux, il est salement brûlé, et chaque mouvement lui inflige d'autres choc électriques parce qu'il a réussi, dans sa panique et sa tentative d'échapper au flammes, a s'emmêler complètement dans le piège. Il tente de protéger sa tête et son visage principalement, yeux fermés et respiration saccadée, visiblement douloureuse. Des brûlures assez affreuses couvrent une bonne partie de son corps et son état actuel ne permet pas une guérison aussi rapide qu'habituellement, malgré sa physiologie et ses pouvoirs de martien.

"Ray..." Souffle-t-il dans un murmure rauque, cherchant son ami des yeux et rencontrant son regard. "Je... Merci... d'être venu..."

Et il est sincère. Il est soulagé que, parmi tout ceux que Waller aurait put choisir d'envoyer contre lui, ce soit Ray Palmer qui ait été choisi. Une fois que les flammes sont éteintes, l'un des soldats qui l'accompagne, le chef de la petite équipe, pose une main ferme sur l'épaule du scientifique avant qu'il ne puisse retirer le filet électrifié qui le cloue au sol. J'Onn est immobilisé aussi longtemps que ce piège est sur et autour de lui, et l'officier sort quelques chose d'une sacoche qu'il a porté tout du long en bandoulière.

"Pas si vite, Palmer. On doit s'assurer qu'il n'est pas une menace d'abord. Poussez-vous."

Sans vraiment attendre de réponse, le type se fait lui-même une place à côté de leur prisonnier et sort un collier et des menottes d'allure sinistre et lourde de la sacoche en question. Il est rapide et efficace quand il les mets en place autour du cou et des poignets de J'Onn en quelques mouvements rapides, le délestant du filet par la même occasion après l'avoir désactivé. Quand les trois objets sont fermés et verrouillés autour de son cou et ses poignets, des lumières clignotent a trois reprise, puis se fixe sur un vert signifiant qu'ils sont actifs. Le cri de douleur et l'expression de choc qui s'ensuit immédiatement montre bien que, quoi que ces objets ne fassent, c'est agonisant et tout sauf agréable. J'Onn a senti des pointes s'enfoncer de chaque côté de son cou et de minces filets de sang apparaissent là où le collier s'est incrusté directement dans sa chair. S'est comme si une vague électrique parcourait tous ses nerfs et les mettait en feu, avant de se calmer et de passer a une sorte de légère brûlure irritante. La forme du martien vacille alors pendant un moment puis se reforme, mais c'est une apparence plus monstrueuse qui en résulte.

La forme martienne naturelle de J'Onn J'Onzz.

Quelques chose de terrifiant pour l'humain de base, avec trop d'écailles, de griffes et d'angles étranges. Et ses yeux sont deux fois plus larges dans un visage plus allongé, sans nez visible. Il a visiblement des crocs intimidants et seulement trois doigts et orteils. Il ferait également plus de deux mètres de haut s'il se levait, sous cette forme, et sa tête est étrangement allongée vers l'arrière, et ornée de crevasses et aspérités de chaque côté comme une conque de mer. Une lueur verte pulse a travers ces ouvertures au rythme de son sang, ce qui est plutôt dérangeant. Il ne porte aucun vêtements sous cette forme, puisqu'il n'en a pas besoin, mais maintenant, il a l'air sous le choc et misérable. Plus même qu'avant que ces objets ne fassent leur apparition.


"Qu'est-ce... que c'est...?"
Demande-t-il d'une voix sifflante et très basse, presque inaudible pour les oreilles humaines. Les mots aussi semblent venir difficilement, ces cordes vocales peu adaptés a cette langue et atmosphère plus lourde que celle de Mars.

"Juste quelques chose pour te garder bien docile, Martien." Réponds l'Officier froidement avec un méchant sourire en coin. "Tout tes pouvoirs bloqués et inaccessible. Et je ne te conseille même pas d'essayer de les utiliser parce que ce collier s'est connecté directement a ton système nerveux, comme tu as certainement put le sentir. Ça ferait vraiment très mal."

J'Onn baisse la tête en signe de résignation, mais un éclair de colère est passé dans ces étranges yeux. De colère et de déception. Il regarde de nouveau vers Ray et semble le supplier du regard, exiger quelque forme de réconfort que 'tout va bien aller', mais le sentiment de trahison est immense. Avec hésitation, testant les paroles du soldat, il tente d'envoyer une pensée vers son ami. Le collier réagit immédiatement et émet une lueur rouge agressive. J'Onn se crispe avec une expression nette de douleur. Il rétracte vite son esprit. Il ne peut rien faire de plus que d'attendre et de voir venir maintenant...

"Ray... Sois prudent et... je ne t'en veut pas..." Dit-il enfin d'un ton morne et sans inflexions. Ses yeux sont d'un rouge très profond et sans aucune lueur. Comme morts.

Les yeux de quelqu'un qui s'est résigné à son sort.

HJ:
 
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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 8:20
Deadshot baissa son arme, lui-même surpris d'avoir réussi aussi aisément. Le martien avait essayé de se débattre, mais ça n'avait pas duré bien longtemps : si son état d'agitation indiquait qu'il n'était pas au mieux de sa forme, ça restait décevant de sa part. Une affaire rondement menée, donc.
Remballant son matériel, Lawton ne mit pas longtemps à descendre du clocher - en partie parce qu'il craignait que Palmer profite de la distance qu'il lui faudrait parcourir pour aider sa proie. S'il avait jusque là rempli son contrat, il aurait eu du mal à cacher entièrement qu'il n'appréciait guère la situation, ayant plus d'amis face à lui que dans son propre camp. Ce qui le menait à tenter des compromis, des demi-mesures qui ne convenaient guère aux méthodes de Waller - ce pourquoi cette dernière l'avait chargé de le surveiller.

Et s'il avait horreur de lui donner raison, Deadshot était bien forcé d'être d'accord avec elle. Lui-même n'accordait qu'une confiance réduite aux héros qui étaient passés de leur côté - car c'était le cas ; qu'importe les œillères qu'ils pourraient se mettre pour ne pas voir les choses de la sorte. La plupart d'entre eux n'avaient pas le coeur assez bien accroché pour faire les sacrifices nécessaires à un avenir meilleur - soi-disant.
Cela non plus, le tireur d'élite n'y croyait pas vraiment - après tout, même si malgré lui, il connaissait mieux Waller que la plupart - mais il se contentait, comme bien souvent depuis qu'il avait rejoint la Squad, de suivre le mouvement. De chercher un sens à donner à sa vie - ou à sa mort. Toujours est-il qu'arrivé au niveau du sol, il accueillit les reproches de Palmer avec tout le stoïcisme que l'on pouvait attendre de sa part.

Ce n'est pas de vous que je prends mes ordres, Palmer. contra-t-il en remontant sur son épaule la sangle du sniper - un de ses préférés - qu'il avait employé pour mener à bien sa mission. S'il tenait tant à sauver les apparences, ils pouvaient être deux à jouer à ce jeu-là. Mes consignes étaient d'appréhender le dangereux fugitif que nous poursuivions avant qu'il ait pu faire plus de dégâts. C'est ce que j'ai fait. Si vous n'êtes pas content, je vous invite à vous plaindre à mes supérieurs. Un esprit brillant comme le sien devait déjà savoir, avant d'avoir prononcé ces paroles, que son rapport incendiaire trouverait porte close. Si effectivement Atom officiait à présent de leur côté, la Suicide Squad demeurait un cas particulier. Les bras croisés sur son torse, Deadshot pencha la tête de côté pour admirer son oeuvre - le corps de Martian Manhunter, au bord de l'inanition. Vous n'aviez pas besoin de le sauver. D'ailleurs, il n'a pas l'air en si mauvais état. Je sais exactement combien de balles on peut loger dans un corps avant de provoquer la mort : croyez-vous vraiment que je n'avais pas parfaitement calculé mon coup pour ne pas le tuer ?

La mièvrerie de ses propres paroles - la nécessité de se justifier - lui donnait envie de vomir dans son casque, mais il fallait ce qu'il fallait. S'il y avait quelque chose de grisant à voir tous leurs anciens ennemis se ranger sous leur bannière, le code de conduite que ça les forçait à s'acheter - au moins en apparence - l'incommodait au moins autant. Palmer n'était pas content, non - mais il devait savoir qu'au moins une partie de lui était trop conciliante avec ses anciens camarades. Il suffisait de le faire douter pour ne plus l'avoir sur le dos - peut-être. Non que ce soit vraiment son problème : au pire, Waller se chargerait de le remettre dans le droit chemin. Le sien.

Considérez le fait qu'il soit encore en vie comme ma preuve de respect. rétorqua-t-il, désinvolte - le sort du martien lui important finalement assez peu, la seule vraie raison de sa survie étant qu'il était plus utile ainsi à Waller qu'à l'état de cadavre. S'il arrivait à Deadshot d'interpréter légèrement les ordres, il préférait filer doux maintenant que sa patronne avait plus de pions qu'il lui en fallait sous la main - au moins pour un temps. À la suite de quoi le scientifique se plaignit de ne pouvoir le ramener debout - ce dont le tueur ne fit bien sûr pas grand cas. Visiblement, vous comptiez aussi changer le monde avec de belles paroles : vous n'êtes pas au bout de vos déceptions.

D'un signe de tête, il invita les trois soldats à prendre le relais tandis qu'il s'éloignait pour commander leur transport. De nombreux militaires admiraient les héros - mais ils restaient pour eux le symbole d'un idéal impossible à atteindre, de prouesses à jamais hors de portée. Si surréalistes que soient les exploits que Deadshot pouvait accomplir avec une arme, si exorbitant soit le nombre d'heures d'entraînement que laissait deviner sa précision infernale, cela leur semblait tout de suite plus vraisemblable - leur permettait de s'identifier.
En seulement trois coups de feu, il avait gagné leur respect - indépendamment du fait qu'ils lui aient servi à terrasser une telle créature. Et si ce n'avait été le cas, la crainte qu'il s'en prenne ensuite à eux aurait suffi à les motiver. Les pales de l'hélicoptère ne furent pas longues à se faire entendre ; il avait bien fallu qu'il se fasse déposer, après tout. On pouvait remercier les images d'archive montrant le martien sous sa véritable forme, sans quoi ils n'auraient jamais prévu assez large.

Les mesures de contention spécialement prévues à son attention l'avaient en effet forcé à y retourner, ce qui ne manqua pas de faire grimacer Lawton sous son masque : il le voyait de visu pour la première fois. Sensible comme il l'était, même amoindri, J'onn J'onnz n'aurait sans doute aucun mal à percevoir sa révulsion. Celui-ci n'avait pas l'air ravi d'avoir été forcé à se montrer - à moins que ce ne soient les pointes plantées dans sa chair -, mais Deadshot n'était pas payé à lui plaire - il n'était d'ailleurs pas payé du tout.
Avec l'ascension de Waller au poste de présidente, on aurait pu croire qu'elle aurait une pensée pour ses fidèles de la première heure - mais ce serait partir du principe qu'elle le considère comme plus que de la chair à canon. Ce qui lui convenait parfaitement. Il ouvrit prestement la porte latérale de l'appareil, qu'il connaissait bien pour l'avoir plusieurs fois emprunté lors des missions de la Task Force X.

Chargez-moi ça à l'intérieur. ordonna-t-il aux trois soudards qui s'exécutèrent sans discuter, quoique grommelant sous la masse de l'extraterrestre - réduit à l'état de véritable poids mort. Une fois les quatre hissés à l'intérieur, il y jeta son matériel - l'ampleur du paquetage laissant deviner qu'il avait plus d'un tour en réserve au cas où le martien se serait révélé plus coriace que prévu. Son regard s'orienta vers Palmer : Ce n'est pas que je tienne à ce que vous soyez du voyage, mais je doute que vous préfériez rentrer à pied.

Citation :
Désolé pour le retard, en espérant que ça vous convienne. Faites-le moi savoir au cas où des détails m'auraient échappé.


That's yer problem, lady. You believe people can be cured, be made healthy,
be made normal -- that they can be saved. That they should be saved.

But maybe the only way to cure some people is with a bullet between the eyes.


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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 16:29
Après que J'Onn ait été appréhendé par les tirs de Deadshot... tout devient flou, pour Ray.
Il voit son camarade, son allié, son ami être récupéré, le terme est fort mais vrai, par les trois barbouzes qui accompagnent Palmer. Ce dernier se relève, et fixe avec des yeux atterrés une scène surréaliste, qui résonnera encore longtemps dans son coeur et son esprit ; il a échoué.
Même si J'Onn est vivant - il a échoué.

Il voulait le forcer à se rendre. Il voulait que son ami le rejoigne volontairement. Il voulait trouver une solution, avancer, avoir une issue positive et naturelle à cet enfer.
Mais il a échoué.
Et Deadshot, l'incarnation du pouvoir d'Amanda Waller, a pris le relais quand Atom n'est pas parvenu à agir comme il le souhaitait - comme il aurait dû le faire.

Autour de lui, les barbouzes s'emparent directement de J'Onn, désormais menotté comme un animal, et le placent à l'intérieur d'un hélicoptère qui vient d'arriver.
A nouveau, les soldats échangent encore quelques paroles, avant que Deadshot ne les rejoigne, pour lui aussi prendre la parole. Comme à son habitude, Lawton ne parle pas pour ne rien dire - il utilise les mots comme les balles, les premiers ne sont prononcés que pour aller directement au bout. Pour frapper. Au coeur.

Ray soupire, alors que J'Onn livre encore quelques mots à son intention.
Il a échoué. Il a trahi son ami. Et il l'a livré à Waller.


"Mon dieu."

Atom se détache des barbouzes, de Deadshot et de l'hélicoptère. Et de J'Onn.
Lentement, il s'avance vers les champs, vers l'horizon - vers le vide.


"Mon dieu."

Il a échoué. Il a trahi son ami. Et il l'a livré à Waller.
Le pire est arrivé - par sa faute.
Alors que l'hélicoptère disparaît, s'envole, emmène directement le prisonnier, les barbouzes et un Deadshot heureusement limité dans l'expression de sa victoire, Ray continue de s'avancer seul dans les champs. Touché. Perturbé. Brisé par la portée de ses actes - pour lui, et pour l'un de ses véritables amis.
L'enfer est pavé de bonnes intentions, et les pas de Ray sont chaque seconde un plus difficile sur cette voie abominable qu'il s'est imposée...


(HJ/ Pour moi, c'est parfait ! Merci à vous ! /HJ)
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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 21:13
J'Onn J'Onzz n'a plus la force de se lever.

Il git là où il est tombé et demeure silencieux pendant qu'il est entouré et en cet instant, il ressent tout le poids des conséquences de ce qu'il a fait finalement le rattraper. C'est un poids immense qui lui fait pencher le tête et courber les épaules, ses yeux se fermant comme pour se déconnecter du reste du monde.

Une monstre. Une chose. Pas même une personne digne de respect ou d'être qualifié d'individu a part entière. Si ses épaules tremblent sous le poids des émotions étouffantes qui l'envahissent, si des larmes silencieuses coulent sur ses joues, chose possible même sous cette forme, qui s'en souciera? Il est anéanti, et il n'aura fallu que 3 coups de feu et quelques paroles dure et sans pitié.

Ils le traitent comme un montre, comme une chose dangereuse qu'il faut absolument mettre hors d'état de nuire. Non qu'il ait eu l'intention de les attaquer... mais apparemment, les ordres sont stricts et on le considère comme une menace sérieuse. Assez sérieuse pour juguler ses pouvoirs et l'affaiblir suffisamment pour lui enlever toute opportunité de même tenter de se défendre, de combattre, ou de fuir a nouveau. S'il ressent le dégoût de Deadshot devant sa forme naturelle, ce n'est qu'une goutte d'eau mineure dans l'océan de ses émotions négatives, sur le moment.

"Un monstre..." Murmure-t-il dans un souffle, les yeux tournés vers le sol, alors que les pales d'un hélicoptère se rapproche. "Un monstre... Oui..."

L'agonie de ces mots prononcés de sa bouche est lourde et plane dans l'air ambiant. Il lève la tête et tente de chercher ne serait-ce qu'un minimum de réconfort chez son unique allié, mais quand il constate que Ray s'éloigne, qu'il lui tourne le dos, qu'il ne le regarde même pas... Qu'il l'abandonne a son sort... Sa gorge se noue et il ouvre la bouche comme pour l'appeler, pour le supplier peut-être, de ne pas l'abandonner, d'au moins lui offrir quelques paroles de réconfort même si elles sont creuses, vide, ne se concrétiseront pas. Ça lui montrerait qu'au moins, quelqu'un se soucie encore de son sort.. mais c'est peine perdue.

A quoi bon? Il a été trahi une fois de plus, et si la pointe d'agonie qu'il en ressent est intense, sans merci, elle n'est pas... surprenante. Il a été trahi par la seule personne qui aurait encore put plaider pour lui, même si pour le moment ça semble futile. Même si pour le moment, les choses semblent sombre et la situation horrible. Elle pourrait changer, ou du moins... il croit que les bonnes paroles pourraient alléger son fardeau, ne serait-ce qu'une fraction.

Mais Ray s'éloigne, ne se retourne pas, le laisse...

Seul.

Sa plus grande terreur se concrétise plus fortement de minute en minute. Pas besoin de ce qui reste de la drogue qui coure dans ses systèmes pour rendre réel cette peur profondément ancrée.

Être seul, abandonné, craint et détesté de tous.

Comment les choses ont-elles put dégénérer de telle manière en si peu de temps? Comment... Comment sa vie a-t-elle put passer de bonne, d'être un héros et relativement aimé des gens, à ceci... C'est... irréel. Il pourrait presque se convaincre qu'en fait, il git quelques part a Gotham en proie a des cauchemars induits par la drogue puissante de l'Épouvantail et que tout ça... n'a été qu'un horrible cauchemar.

Malheureusement, se serait se bercer d'illusions. La réalité est telle qu'elle lui apparait, et il doit l'accepter... et vivre avec les conséquences. Et si ces conséquences implique la prison, et bien, ce sont ses propres actions, ses erreurs, son manque de jugement qui l'y auront mené.

Il est seul, et c'est seul qu'il devra faire face a cette situation et vivre avec ses conséquences.

Sans douceur ou précautions, il est trainé vers l'hélicoptère qui attends et placé a l'intérieur. Ses seul compagnons ses pensées torturées et quatre personnes qui le voient comme un monstre, une créature qu'il vaut mieux s'empresser d'enfermer. Ils repartent, s'envolent, et emmène J'Onn vers son destin, quoi qu'il soit.

Et le martien ne peut rien y faire, a part accepter son sort... et vivre avec.

//HJ: Pour moi aussi c'est terminé! Merci pour cet excellent RP, je me suis beaucoup amusée!//

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