[Year of Evil] European Strike !

Per Degaton
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 8:47
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2019.

Les voitures blindées et leurs lourds cortèges traversent la ville depuis l'aéroport le plus proche. De l'autre côté des vitres fumées, Bruxelles frissonne sous le vent d'un mois de décembre naissant. Le ciel est blanc, comme si la neige suspendait sa glaçante arrivée aux graves décisions qui allaient se prendre. Le bâtiment Europa, siège du premier ministre de la nation belge attend de sa hauteur que ses invités arrivent. A ses pieds se masse déjà une horde de journalistes laissés derrière les barricades protégées par les forces de l'ordre. 28 dirigeants qui décideront des grandes orientations de l'Union Européenne accompagnés d'une poignée d'observateurs non gouvernementaux, de lobbyistes et d'un représentant des Nations Unies convié spécialement. Les sujets sont nombreux, complexes et dimensionnant pour le vieux continent.

Plus loin, les froides eaux de la Senne clapotaient de leur langueur hivernale, profitant des dernières précipitations pour se hisser et, comme une amie gourmande, observer un peu de cette vie terrestre qui la flanque. Elle peut y mirer le reflet d'une vie qui se cherche. Les illuminations sont nombreuses et les magasins vêtus d'or et de rouge pour vaincre le gris et le blanc qui dominent comme de coutume les fins d'année émerveillent les passants.

Les familles profitent en cette journée des marchés traditionnels qui poussent un peu partout comme autant de champignons dans cette forêt consumériste. L'occasion est trop belle d'oublier un peu les malheurs de ce monde. Les images d'un Saint Nicolas ou d'un Père Noël remplacent les affiches usées de Darkseid et de ses sbires ou de la chasse aux sorcières qui s'en est suivie. On oublie rapidement les incursions infernales qui frappent le continent dans ses régions les plus reculées ; on oublie les reportages chocs de Loïs Lane au Mexique ; l'Atlantide parait irréelle depuis ses devantures où s'alignent des animatronics qui laissent planer l'insouciance et le rêve. On s'achète des châtaignes grillées et des sucreries pour effacer l'amertume de l'épée de Damoclès que Luthor fait lourdement peser sur le Monde. On ne parle plus de Coast City même si les gerbes de fleurs sont toujours posées sur les monuments aux Morts, en hommage aux victimes, on y pense d'un regard, on s'efface d'un coup de carte bleue.

On cherche à soigner son âme coupable par quelques oboles à des banque alimentaires, des médecins qui bravent les guerres ou des associations qui financent l'alphabétisation. Rien n'est de trop en ce temps si court.

Le monde est choc et oubli. Un va-et-vient incessant entre conscience et déni.

Mais décembre est un mois de paix. Dans 24 jours, la fête qui un temps vainc les frimas et la déprime d'une absence de Soleil. Mais 24 jours peuvent paraitre une éternité.

Un nouvel avion privé se pose sur le tarmac de l'aéroport, un nouveau chef d'Etat arrive. Le balais des grands de ce monde continue devant le manège coloré de la ville.

***

1995.

L'homme visite l'appartement sans trop regarder, l'agent n'est pas surpris car une telle vente se conclura vite, le quartier Européen de Bruxelles est très attractif.

L'homme hoche de la tête et ouvre sa malette, la somme en liquide exacte y est entreposée, plus une commission pour discrétion.

Encore un barbouze, songea le vendeur en sortant de l'immeuble, une lourde enveloppe dans son imperméable, une mallette soigneusement fermée à la main.

Le nouvel acquéreur se poste devant une fenêtre et observe d'un oeil amusé le bâtiment Europa. Il enlève son manteau le temps de se poser un peu. Un "D" rouge se reflète alors dans la vitre morne.

***

1999.

Autre visite. Voyez le chauffage ; vue imprenable sur le bâtiment Europa ; excellent si vous travailler pour la presse monsieur. On se serre la main, du cash, toujours, c'est un peu embêtant vous savez, faut recomptez et ... une enveloppe, une nouvelle poignée de main. On se quitte.

***

2002.

Vous avez admiré cette vue sur le Parc Léopold ? Impressionnant non ? Rare un coin de verdure dans une ville aussi prospère et...

Cinq minutes plus tard, une signature, un virement depuis un compte des îles Caîman.

Nouveaux bruits de bottes dans les escaliers...

***


2005.... 2006.... 2007.

De nouvelles signatures s'enchaînent.

***

2019.

Les appartements étaient un rien bruyant la semaine dernière non ?

Un "Enfant de Degaton" bougeait ses meubles. Quelques immeubles plus loin un autre faisait de même.

Le Bâtiment Europa était le siège de l'administration financière de belgique, mais aujourd'hui elle servait aussi et surtout de réceptacle à l'avenir.

Le parc Léopolod, lui, était flanqué en une extrémité par le lourd et impressionnant Parlement Européen. Lui aussi était en effervescence. Nouvelles session extraordinaire. Si les chefs d'Etats devaient décider de nombreux engagements immédiats, le parlement, lui, avait affaire avec une séance de concrétisation d'un projet de loi particulièrement épineux : une loi sur les méta-humains et l'aide humanitaire que l'Europe pourrait débloquer au profit de l'étrange et gênante Mosaïc. Séance houleuse en perspective.

Mais tandis que les parlementaires se réunissaient sous le regard de policiers et de militaires déployés pour l'occasion, de nouveaux meubles étaient déplacés. Des voisins se plaignirent un peu, au début, heureusement, cela se calma.

Six appartements stratégiquement choisis au travers du temps par un tyran, hélas stratège, hélas mégalomane, virent leurs salons parfaitement vidés. Seul restait en leur centre une étrange dispositif fait de câbles, d'appareils électroniques de pointe qui n'avaient pas encore été inventés et d'une dizaines d'ordinateurs aux processeurs qui défiaient présentement la science. Degaton savait piocher dans le temps et son passé de scientifique lui permettait d'en tirer le meilleur.

***

Assis sur un banc dans le froid, vêtu d'un lourd manteau de cuir noir, Degaton attend. Un sourire affreux le dévisage alors qu'il observe le fantastique Atomium de la ville de Bruxelles, à l'exact opposé de ses cibles certes, mais la guerre est aussi et surtout affaire de symboles.

Il sent monter en lui l'extase de ce moment tant préparé.

***

1808. Aux alentours de Paris.

Des femmes et des enfants de la noblesse d'Empire jouent dans les jardins d'un magnifique château. Près du pique-nique préparé avec soin, une table a été rapidement dressée, dessus, une carte de Bruxelles de 2019, annotée avec précision. Trois officiers vêtus à la mode de l'époque parlent avec leur lourd accent allemand hérité des années 30. Au milieu d'eux, Per affiche ses objectifs. Tous coordonnent, pensent, songent à cette attaque future...

Future pour eux...

Future pour les enfants uniformément blonds qui les entourent...

Future pour ces femmes insouciantes qui jouent dans les lacs où glissent paresseusement des cygnes repus du pain qu'on leur jette quotidiennement...

Future pour ces serviteurs inconscients qui servent et abreuvent la lie d'un monde dont l'Histoire ne parvient pas à se débarrasser.

***

2019.

Un nouveau coup de vent fouette le visage de Per mais il ne sent pas les aiguilles qu'il devrait sentir. Tout ceci est trop excitant, tout ceci est trop bien calculé pour échouer.

28 délégations formées d'un chef d'état, de son ministre des affaires étrangères et de son ministre des finances. Les traducteurs étaient en bonus.
751 parlementaires, hélas en ce jour, seulement 698.
Des hordes de journalistes.
Des policiers et des militaires non entraînés à ce qui les attend.

Comment ne pas se sentir grisé de toute cette agitation dans l'air ? Comment ne pas frissonner d'extase d'entendre les sirènes de police qui escortent des dignitaires ? Comment enfin ne pas sourire de sentir des années de préparation trouver ici leur conclusion ?

***

- Les pertes doivent être contenues, avait déclaré le Voyageur à ses officiers qui portaient présentement son brassard en lieu et place de leur svatiska penchée habituelle. Deux vagues. Une première pour un assaut rapide et un maximum de dégât. La seconde, plus lourde, pour tenir à distance l'ennemi lorsqu'il tentera une manœuvre. La première sera à T+10. La seconde sera prête au commandement. Le T0 sera donné par l'Atomium.

Claquements de bottes, bras levés.

***

Peu de criminels avaient répondu à l'appel, mais était-ce grave ? Il ne serait que plus délectable de les retrouver ramper pour avoir des miettes de cette victoire. Ceux qui étaient aujourd'hui présents auraient leurs bonnes parts et s'élèveraient au dessus de cette masse égoïste et imbécile.

Vandal Savage allait comprendre que la course avait commencé. Luthor allait comprendre que quelqu'un allait discipliner ce monde comme il était nécessaire. Les justiciers trembleront de cette puissance si soudaine, comprenant qu'ils seraient les prochains. Ils ne pourront que constater leur impuissance face aux bouleversements qui s'amorceront ! Car après le choc, la réaction et avec elle la naissance d'un nouveau moned.

Il avait rencontré ce cher Polaris, un lieutenant efficace, sans nul doute fidèle tant qu'il y trouverait son compte, mais trop utile pour être dédaigné. Leur synchronisation fut une formalité. Il aurait le privilège du T0, Degaton du premier sang.

Et, sur ce banc, tandis qu'il portait sa montre bracelet à son regard, Per devint étrangement calme. L'excitation, cette légère pointe de stress, tout se dissipa. Le T0 approchait.

Il se leva.

Dans les différents appartements les équipements s'allumèrent en douceur. Les troupes de chocs du premier assaut apparurent. Six groupes de quinze soldats, armés pour un assaut rapide et un maximum de dégâts humains. Autant attendaient dans l'Histoire pour la seconde vague, mais avec un équipement beaucoup plus lourd et plus dangereux qui frapperait le coeur des hommes...

Le dernier véhicule des chefs d'Etat venait de déposer leur fardeau, le président du parlement se hissait à sa tribune tandis que les 698 députés présents faisaient silence.

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Queen of Fable
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 13:40
Trois coups puissants furent portés contre la porte des appartements royaux et cette dernière s'ouvrit d'elle même comme par enchantement, laissant s'engouffrer un lapin grisonnant au pelage noir. Celui ci, encastré dans une cuirasse recouvrant la partie supérieure de son vieillissant corps, avançait avec peine, s'appuyant sur une canne richement décorée.

Toc... Toc... Toc...

Le choc de l'extrémité de l'accessoire contre les dalles de marbres du Château résonnait dans les vastes salles de ce dernier. Puis soudainement il cessa. Le vieil animal s'inclina bien bas, autant que sa pièce d'armure et son grand âge le lui permettait. Face à lui, un large fauteuil dont il ne voyait que l'arrière ainsi qu'un bras s'appuyant sur l'un des accoudoirs, tenant un verre de vin à moitié rempli au dessus du vide.

"Votre majesté... Les derniers préparatifs ont étés achevés comme vous l'avez ordonnée. L'Ost a levé le camp et se tient prêt à marcher pour reprendre le dû de la Couronne."

Un sourire se dessina sur le blanc visage de la Reine Tsarine, qui, affalée dans son royal fauteuil, se contemplait dans un miroir.

"Fort bien. Et la cour ? Vos homologues sont-ils prêt à s'illustrer sur les champs d'honneurs ? Vous de même Messire Duc ?"

Questionna la Reine sans même offrir un regard à l'aristocrate se tenant toujours aussi bas qu'il le pouvait, ce au nom du protocole.

"Vos vassaux brûlent de pouvoir s'illustrer dans cette glorieuse campagne Majesté... Des rats aux ours, tous ont mis leurs querelles en suspens afin de faire front commun. Nous sommes vos humbles serviteurs et les intérêts de votre Majesté sont les nôtres."

Et tandis que le loyal sang bleu prononçait ces paroles ci, sa Majesté, plus que satisfaite acheva le contenu de son verre, et d'un geste de la main commanda à son vassal de se relever, tandis qu'elle faisait de même, quittant le confort de son siège.

"Parfait... Tout est parfait. Ne perdons pas plus de temps en ce cas... Nos braves doivent s'impatienter en bas.


Le lapin acquiesça d'un signe de la tête, et sans plus attendre, se lança à la suite de sa Suzeraine qui déjà entamait sa marche au sein des imposants couloirs du château.

*****


La vallée cerclée de montagne avait bien changée au cours de ces derniers mois. Les versants autrefois boisés étaient désormais dépourvus de toute végétation, seul quelques troncs abattus trainaient encore ça et là aux côtés de quelques rares pousses préservés et de rochers couverts de mousse. Dans un même temps, les rivières qui couraient dans la plaine plus bas avaient étés asséchés, plus une goutte d'eau ne circulait. Et pour ce qui était de la mer de tentes qui recouvrait l'ensemble des terres avait disparue, les feux de camps que l'on avait pu trouver ça et là n'étaient plus que des tas de cendres éteintes tandis que la large palissade qui cerclait l'ensemble du camp avait été abattu.

En lieu et place de tout ceci se trouvait une immense masse... Un ost colossal... Une armée comme l'on en avait point vue en ces terres de fantaisie depuis fort longtemps. Au sein de ce vaste ensemble tout droit sortie d'une obscure histoire mêlant armoire, lion magique, sorcière de glace et royaumes humains, il ressortait clairement que cette force imposante était divisée elle même en deux groupes.

D'un côté, une assemblée de créatures toutes plus fantastiques les unes que les autres, comprenant des centaures, des faunes, des satyres, des lycans, des nains, des minotaures, des géants, des griffons, des cyclopes et bien d'autres bêtes digne des légendes mythologiques. S'ajoutant à cela bon nombre d'animaux quadrupède dotés de la parole tel que des loups, des renards, des tigres, des léopards et plus encore. En soit, un véritable bestiaire. Ce beau monde ci patientait dans un désordre et une cacophonie des plus totales, hurlements bestiaux, masse informe, voilà ce qui caractérisait ces êtres ci en cette heure.

A l'opposée et faisant face à cette anarchie, des troupes vraisemblablements humaines disposés avec discipline selon des formations plus ou moins complexe. Piquiers, épéistes, arbalétriers, archers, chevaliers, chacun avait son rôle à jouer au sein de cette force régulière à laquelle venait s'ajouter des ingénieurs et quelques merveilles de mécanique comme des balistes et des trébuchets. Là bas, pas un son ne sortait des rangs, seul les officiers ressortaient de cet ensemble, allant et venant à travers les formations, inspectants rigoureusement leurs forces tel des limiers, traquant la moindre discordance.

Mais en fin de compte, peu importait les différences et éventuelles querelles de tous ces êtres. Tous avaient un rôle à jouer dans l'histoire que sa Majesté écrivait. Tous étaient réunis ici, en ce jour afin d'accomplir SA volonté. Tous attendaient son arrivée... Ce qui ne tarda point.

Les lourdes portes en bois du château s'ouvrirent et tel un seul corps, l'ensemble des forces composant l'armée du royaume des Contes se tournèrent vers celles ci et firent silence. La cour faisait sa sortie, les aristocrates des clans des Lapins, des rats, des renards, des loups, des ours, des lions et de biens autres bêtes sortaient les uns après les autres, arborant une nuée d'emblèmes dont ils étaient fort fiers. Derrière eux, leurs propres gens suivaient de près, hommes d'armes, valets, chevaliers. Il y en avait pour tous les goûts. La classe régnante, la véritable aristocratie. Ceux qui allaient diriger cette puissante armée vers la victoire.

Enfin, la cerise sur le gâteau. Les forces de la garde royale, en soit des chiens bipèdes arborant des armures dorées et brandissant des hallebardes plus grosses qu'eux sortirent à leurs tours en deux rangs, se tournant à un moment donné dans leur avancée afin de se faire face et croiser leurs armes pour former une haie d'honneur. Sous celle ci, un char de guerre en argent tirée par deux ours blanc s'avança, sur ce dernier, la Reine Tsarine. Elle comptait bien se faire voir lors des affrontements... Après tout, c'était pour reprendre ce qui lui appartenait de plein droit qu'elle avait assemblée cet ost... Il serait dommage de ne pas participer. Quoi que à dire vrai elle ne pouvait pas ne pas en faire partie, après tout les règles de l'histoire dont elle se servait pour l'occasion lui commandait d'être sur le champ de bataille elle aussi...

Et qu'elle était l'enjeu de cet affrontement ? L'Europe. Ni plus ni moins, ou tout du moins la Ville de Bruxelle dans un premier temps, le début de la reconquête des territoires dont Tsarine fut Reine autrefois et dont Blanche-Neige la bannie. Il était plus que temps de corriger cet affront. Peu importe l'état des lieux aujourd'hui ou les prétentions des monarques de cette époque, elle allait reprendre le vieux monde et imposer son glorieux règne à celui ci...

Déjà, sa magie refaçonnait les extrémités de la Vallée, ainsi qu'une partie de Bruxelle même, là où se trouvait le Grand Livre des Contes en soit. Ceci de tel manière à créer un passage afin de permettre à son armée de déferler. Il s'agissait là d'une guerre médiévale, ni plus ni moins, la fantaisie contre le réel. Et elle comptait bien l'emporter.

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Polaris
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MessagePosté le: Lun 2 Déc 2019 - 19:33
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Bruxelles, Atomium : Décembre 2019

[Year of Evil] European Strike ! 83d7d210

“-Une seconde qu’est ce que vous f…”

[Year of Evil] European Strike ! Sketch12

L’agent de sécurité s’effondre quand une poutre d’acier prélevée sur un chantier voisin lui tombe dessus.

“J’emprunte ce lieu, voilà ce que je fais.”

Polaris jette alors un regard à Per Degaton, surpris qu’il ai décidé de venir là assister au “décollage” de la structure de 2500 tonnes.

“ Je n’étais pas satisfait de ceux dans les boutiques de souvenir.”

Dit alors dans son casque sur lequel il avait fixé un appareil de communication lui permettant de parler avec Degaton. Une sacrée rencontre que ce gars là. Avec lui en un rien de temps il s’était retrouvé l’un des hommes les plus puissants du Mexique. C’était un type réfléchi, un meneur d’homme doublé d’un fin stratège. Sa technologie de voyage dans le temps lui apportait un pouvoir démentiel. Et il avait compris lui, l’utilité de faire front commun, de s’unir contre les justiciers au lieu de chercher à les faire tomber seul. Là dessus ils se retrouvaient bien tous les deux.

Polaris lévite jusqu’à la sphère la plus haute de l’Atomium et y ouvre une brèche en levant un doigt. Une fois à l’intérieur d'une des boules de fer il se pose alors, et regarde Bruxelles devant lui en écartant les bras.

“C’est partit.”

Il se concentre alors en utilisant ses pouvoirs. La structure tremble, il a conscience que la manœuvre est ardue. Il ressent chaque point de rupture, chaque endroit où le monument risquait de se disloquer. Il ferme les yeux. Il ne doit pas le briser il doit le soulever de manière uniforme, appliquer la même force d’attraction sur chaque composant de la reproduction de la maille de cristal de fer au 1/175 milliardième. Les pieds de la structure de 102 mètres de haut finissent par céder et elle s’élève alors doucement tel un ballon gonflé d’hélium dans un bruit sourd de métal déchiré. Polaris ne l’avouerait certainement pas à Degaton, mais il a douté un instant d’y parvenir.

Mais le doute n’avait pas de place dans leur monde. L’échec non plus d’ailleurs. Ils étaient des prédateurs, ils ne luttaient là que pour leur droit légitime à disposer d'une influence sur tous ces faibles. A déterminer leurs lois, leurs règles.


La structure est désormais à une centaine de mètres d’altitude et des doigts commencent à se tourner vers elle. “Que...hein? C’est l’Atomium là bas?” Les téléphones sont de sortie, on photographie, on filme. N’était ce pas une caractéristique de notre époque de garder des images de l’incendie sous nos yeux plutôt que de chercher à l’éteindre? La structure avance silencieusement au dessus de Bruxelles en direction du bâtiment Europa. Devant la fenêtre les yeux désormais bien ouverts et avec une vue imprenable, John Nichol s’adresse à Per Degaton.

“De là je vois qu’il y a des manifestations surnaturelles en ville. Des troupes et des monstres semblent se déverser par des sortes de portails dimensionnels. “

Peut être un allié? Un ennemi? Le temps leur dira.



HJ:
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[Year of Evil] European Strike ! 541ful12
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Arthur Curry
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JLA

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MessagePosté le: Mer 4 Déc 2019 - 16:58
Arthur Curry n'est plus Roi d'Atlantis.
En revenant après six mois d'absence, supposé mort, il s'est décidé à abdiquer en faveur de son épouse, la Reine Mera. Ce choix, expliqué aux Atlantes comme étant une décision de raison offrant les pleins pouvoirs à une souveraine appréciée tout en garantissant au royaume un protecteur bien plus concentré à sa tâche, n'a pas été une sinécure. Après plusieurs millénaires, la dynastie royale venait de changer de sang, et une nouvelle lignée débutait, en théorie.
Mais ce genre d'affaires prend du temps à s'acter correctement, et c'est pour cela qu'en ce jour de décembre, à Bruxelles, un grand homme blond sort du bassin Vergote, à moitié dévêtu, trident dans une main, harpon pointu à la place de l'autre, le front ceint d'une couronne d'or et de nacré. Un bijou qu'Arthur Curry aurait espéré ne jamais remettre. Mais lorsqu'en plein repos après l'attaque de Slizzath, un communiqué officiel de l'Union Européenne lui avait été envoyé, impossible de ne pas y répondre. Bien qu'encore affaibli, et pas certain de vouloir se montrer mutilé, l'ancien Roi avait accepté l'invitation. Au moins pour servir de témoin et de défense face à ces politiciens terrifiés par la puissance d'Atlantis.

[Year of Evil] European Strike ! V3v7

Paré de tous ses attributs royaux, dont le plus grand étant le Trident de Poséidon, Arthur gagne le Parlement Européen en compagnie d'une troupe de policiers et surtout d'une escorte atlante en armure, lames et armes aquatiques toutefois rangées dans leurs gaines. Il ne s'agit pas de provoquer la peur et la méfiance. Flashs de téléphone. Murmures excités. Rires. La curiosité, l'étonnement et parfois les moqueries des Humains font tressaillir certains gardes, qu'un bref contact télépathique suffit généralement à calmer. Il faut dire que les contacts n'ont jamais été faciles entre la Surface et Atlantis...
Mais c'est le lot de tous les changements de mentalité.
Un jour, les jeunes des deux mondes se demanderont pourquoi leurs ancêtres se sont affrontés, méprisés. Ce jour là, Arthur sera mort, c'est certain. Mais là où il sera, que ce soit le Paradis, l'Enfer ou toute autre "vie après" s'il y a le droit, son âme sera en paix. Ravie.
Malgré les poids qui pèsent sur son esprit, il ne peut lâcher cet espoir, qu'un jour, ses actions prendront sens.

Mais en attendant ces temps glorieux, il reste bien des choses à faire.
Notamment rassurer des dignitaires et chefs d'état européens sur la menace que peut représenter Atlantis. Faire le point sur la dernière crise en date, causes, conséquences, actions mises en place. Et leur prouver que le Royaume qu'ils refusent presque de considérer est un allié de poids, politiquement, technologiquement et militairement.
Vu leur rythme, le trajet jusqu'au Bâtiment Europa, rue de la Loi, ne prend pas bien longtemps. L'immense structure domine les espaces alentours, étrange et mystérieux, tant par son architecture que par les décisions qui sont votées à l'intérieur.

[Year of Evil] European Strike ! Rb0s

L'habitude du grandiose tue les merveilles que peut offrir ce monde, mais Arthur ne peut empêcher un frisson de parcourir son échine. Malgré une situation géostratégique on ne peut plus tendue, cet ensemble de bâtiments en acier, béton et verre renferme la volonté des peuples. En théorie, en tous cas.
Accompagnée de policiers, la délégation Atlante pénètre dans le bâtiment, et va rejoindre sa place légitime, sous l’œil tantôt étonné tantôt agressif des nombreux parlementaires qui vaquent à leurs occupations.

(Résumé rapide:
- Arthur rejoint Bruxelles par voie fluviale.
- Il rejoint ensuite le Bâtiment Europa en compagnie d'autres chefs d'état, espérant clarifier la situation atlante.)


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MessagePosté le: Dim 8 Déc 2019 - 22:22
Depuis que la Justice League d'Amérique, sous surveillance du Gouvernement, a été mise en place, les événements n'ont fait que se compliquer... Ils se succèdent, apportant son lot de désastre. Si ce n'est pas les missions suicides pour arrêter des monstres apocalyptiques, ce sont des appels à l'aide des autorités des villes, qui peinent à gérer la masse de personnes. Ceux qui se soulèvent, ceux qui veulent répondre à l'appel de Luthor. Et ils restent quelque héros pour tenter l'impossible. Les arrêter, les raisonner, expliquer au monde que nous sommes là pour les protéger... Mais la confiance s'est perdue, depuis la chute de la Justice League, depuis l'invasion de Darkseid...
Même moi, je doute de mes capacités, à l'heure actuelle.
Mais je reçois un communiqué extrêmement important. Suffisamment pour que je me concentre sur ce nouvel objectif et moins sur mes craintes. Grâce à certains contacts en Europe, qui ont eux-même des contacts hauts placés, j'ai pu avoir une invitation pour me joindre au Parlement Européen, au bâtiment Europea, à Bruxelles.
Je me suis rendu sur place sans tarder, par les Tunnels-Boom de Victor. Costume héroïque en dessous d'une veste de costard, je prends la direction à pied du majestueux et tout en vitre bâtiment Europea. Les dirigeants sont déjà tous en train d'y pénétrer. De loin, je reconnais une personne : grande stature, chevelure blonde, trident à la main, pas de doute possible. Il s'agit d'Arthur. Le savoir ici est à la fois un signe de crainte et d'espoir. Les Atlantes vont peut-être réussir à apaiser les craintes en Europe. Beaucoup de monde se trouve au même endroit... Les autorités sont également en masse et veuillent sur toute la délégation et tout autour du bâtiment, ainsi que ses alentours.
Mais...
Nous sommes en décembre. Il faut une quantité incroyable de personnes pour surveiller cette réunion importante, mais aussi la masse de journaliste qui s’agglutine autour. Hors, avec les tentatives de terrorismes qui s'effectuent un peu partout en Europe, ces dernières années, je crains le pire... Les marchés de Noël sont déjà probablement bondés. Début décembre... Le début des fêtes.

J'essaye de me frayer un chemin à travers la horde de journaliste. Il est difficile de passer mais pas impossible avec des facilités comme les miennes. Certains ont même cru me voir "glisser" entre eux, modifiant un peu mon corps pour me faire assez fin. C'est pour dire à quel point ils se serrent...
Je passe au bout de plusieurs minutes et je sors mon téléphone pour prévenir mon contact. C'est un des traducteurs de l'Assemblée, qui me fait passer en tant qu'assistant. Mais ce que je risque d'entendre vont sûrement intéresser le Gouvernement des USA et ils ne manqueront pas de m'appeler, certainement...
En sortant mon téléphone, je reçois des notifications... assez alarmante. J'ai eu le réflexe de me connecté aux annonces et aux réseaux sociaux belges, histoire de commencer à me mettre au courant des récents événements. Et... Celui-ci se produit depuis à peine deux minutes...
L'Atonium de Bruxelles est décollé du sol !!!!
Avec les ket*, on a vue le monument s'envoler sous nos yeux, c'est ouf !
Et je défile, je vois des vidéos de l'Atonium, à plusieurs mètres du sol.
Nom de dieu !
Je lève les yeux vers le ciel... Bon sang !
Je retourne en arrière, téléphonant à mon contact. Je le mets en garde, quelque chose de grave va arriver. Il doit prévenir les autorités et j'espère qu'elles seront suffisamment réactives pour agir.
Une fois éloigné de la masse, j'enlève ma veste et je l'attrape avant qu'elle s'envole. Allongeant mon corps avec aisance, je grimpe au plus haut, sur un toit. Les bâtiments européens ne sont pas aussi élevés que les buildings américains, ce qui est bien moins fatiguant pour moi, mais je peux tout de même voir ce qui se passe.
Et...
En effet, ce n'est pas normal qu'un monument aussi lourd décide de se déplacer de cette manière... Mon nez s'allonge légèrement. Vilain. Ouais. Forcément. Sinon, c'est un acte de la nature mais passons toutes plaisanteries hein.
Mon contact s'affole en prenant conscience de la situation... Et nous n'avons pas fini cette journée, parce que je doute bien que l'Atonium va servir à quelque chose de néfaste.
Je m'allonge pour me rapprocher. Il faut que je trouve la source de ce "léger" problème et l'arrêter... Si je le peux, s'il n'est pas déjà trop tard... J'ai un très mauvais pressentiment sur la suite des événements...





*ket : gamin
[HJ : Navré pour le temps d'attente *se flagelle*
Résumé :
* Ralph arrive par un portail dans une rue tranquille et marche pour rejoindre le Parlement.
* Il constate que tout le monde est arrivé et tente de joindre son contact.
* Il remarque les actualités sur les réseaux sociaux et est attiré par les publications sur l'Atonium.
* Il réagit vite et se dirige vers le monument, se doutant que quelqu'un est derrière ça... / HJ]
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MessagePosté le: Mar 17 Déc 2019 - 13:30
- Marron grillé gars ? demanda Louis à son coéquipier dont le nom "René" était brodé sur la poche avant de sa veste d'hiver.

Il hocha la tête comme si Noël avait déjà commencé et plongea une main dans le paquet fumant. Il claqua la portière de voiture lorsque le poste de communication grésilla. René soupira en décrochant le communicateur.

- Ouais, qu'est-ce qu'y'a ?

" Je répète !" hurla la radio. A toutes les unités ! L'Atomium vole au dessus de Bruxelles ! l'Atomium !

- Mais oui Olivier, tu nous l'avais jamais faite celle-là, mais libère le canal général, ch'ai pas si...

C'est pas une blague ! Il se dirige vers le quartier européen et ...

- Mais oui, et moi je vois.... oh putain ! Des animaux en armure !

Arrête de te foutre de moi ! Je te dis que j'ai l'Atomium qui passe au dessus de ma tête merde !

- Et nous on a des putains d'animaux en armures qui défilent dans l'avenue !!!

Les fréquences de la police émettaient à tout-va des nouvelles, les équipes d'urgence et d'interventions rapides étaient sur le pied de guerre. Tous attendaient des ordres. Tous s'interrogeaient sur la vraisemblance des informations que s'échangeaient les équipes.

- Faut arrêter le vin chaud les gars !

Dans le commissariat de la ville, les rapports se succédaient à une vitesse folle. Le plus haut représentant des forces de l'ordre, dans son bureau, accumulait les informations mais gardait la tête froide, il était payé pour cela, il avait été sélectionné pour ce genre de cas. De tous, il devait être celui qui reste concentré et calme. Absorber le choc. Et le brouhaha qui envahissait tout le bâtiment nécessitait une maîtrise de soi exceptionnelle...

***

Une journaliste, l'air grave, s'exprimait face à une caméra, les murs du parlement comme décor.

" Derrière les lourdes portes du parlement européen vont se décider les nouvelles grandes orientations budgétaires des prochains mois. Si certains observateurs s'attendent à voir la question du blocus du Chong Mai revenir sur le tapis, les engagements militaires face aux récents coups d'éclats de la Legion of Doom, vont... Regardes ça !

La caméra eut un mouvement erratique et afficha en direct et au regard du monde l'immense structure de l'Atomium qui lévitait au dessus des bâtiments. L'ombre de la gigantesque structure survolait les portables des touristes et des caméras amateurs. Les "hashtag" commencèrent à gazouiller sur les réseaux sociaux. #WhatTheFuckAtomium #OhMyGodBruxelles #MerryChristmasBrussel enflammèrent la toile de façon virale. Coup de com' ? Évènement spectaculaire pour les honorer le sommet qui se déroulait ? Attaque ?

En tout cas, un justicier bien connu se révéla.

- Visuel sur méta-humain, lança le responsable d'une escouade de soutien à Polaris. Identification... Elongated Man !

Il grandissait à vu d'oeil pour intercepter le lourd monument lévitant mais la puissante inertie l'empêcha de réussir tout à fait. Polaris fut naturellement gêné et l'édifice eut un mouvement tremblotant, mais il continua sa prodigieuse avancée et surtout sa terrible descente.

Les portables des parlementaires sonnaient en tout sens, recevant les terribles nouvelles lorsque soudainement le grondement sourd de l'atterrissage mit un terme à tout mouvement dans le bâtiment. Les gardes, les politiciens, le public, les représentants d'industriels, tout le monde se figea, le sang glacé, observant les plafonds en quête d'une indication qui leur permettrait d'espérer autre chose qu'une catastrophe.

Du sommet de l'édifice démocratique trônait désormais le symbole d'une exposition universelle, comme une insulte ironique à la victoire de cette société soi-disant civilisée sur le reste du monde.

Le T0 était donné.

***

Degaton avait observé un temps la vaste structure d'acier se soulever avec une satisfaction toute égocentrique. Il profita du spectacle un court laps de temps, juste assez pour entendre le métal cesser de geindre sous l'énorme pression, et voir les dernières volutes de poussière de béton retomber lamentablement au sol. Puis il partit dans le Time Stream pour rejoindre les troupes qui devaient prendre d'assaut le bâtiment Europa et les têtes dirigeantes de l'Union Européenne, ses cibles prioritaires, celles dont il désirait faire couler le premier sang en révélant au monde leur inutilité.

Polaris émit alors un rapport sur une activité anormale. Per posa une main sur son communicateur pour lui répondre.

- Un groupe du parlement restera en sentinelle pour guetter des signes d'hostilité. Concentrez-vous avec le reste des troupes prévues sur le parlement, au moindre signe qui va en notre défaveur, nous effectuerons un regroupement vers le bâtiment Europa, les chefs d'Etats restent une priorité. Idem, si Elongated Man vous pose trop de problème, on se regroupe.

Puis un bruit semblable au tonnerre, à mille craquements de poutres métalliques et de béton : l'Atomium avait effectué avec brio son atterrissage.

- Messieurs, l'heure vient de sonner., déclara le tyran en devenir qui allait enclencher les dangereux rouages d'une guerre dont personne ne pouvait prévoir l'issu.

Sur les toits des immeubles stratégiquement choisis au fil du temps, quinze tireurs étaient en position. Dans leurs viseurs, les gardes, dans leur champ de tir, des journalistes, des civils, des badauds, des touristes, la masse informe habituelle de ce genre de manifestation.

Les premiers tirs firent vibrer l'air. Point des balles mais de l'énergie du XXIIIème siècle. L'air vrombissait, des lumières se reflétaient dans les multiples vitre qui formaient la façade du bâtiment Europa. Et les premiers morts... Les gardes, pris par surprise ne surent pas tout de suite qui les attaquait. Les journalistes tentèrent des retraites mais certains furent fauchés dans la panique. Cris, bousculade, des gardes qui tentaient de maintenir leur cohésion en évitant que la folie de la foule vienne balayer leurs positions.

Un chef tenta une tactique mais fut rapidement réduit au silence par un tir, celui d'un fusil venant d'une simple fenêtre tenu dans les gants rouge sang d'un monstre fasciste qui avait le visage gravé d'un sourire carnassier. La joie de la guerre, le plaisir du meurtre, la satisfaction du crime...

Un nouveau groupe d'Enfant de Degaton fit sauter les vitres des appartements avec une synchronisation toute militaire. Des filins métalliques furent tendus vers les 4ème et les 6ème étages du bâtiment Europa. Au 5ème se tenait la salle de réunion des chefs d'états, ils seraient pris en étau. Degaton installa sa tyrolienne avec un geste précis, derrière trois de ses hommes.

Il n'y avait plus de paroles, plus que des gestes et des regards qui signifiaient tout dans cette troupe mortelle.

Les tirs dans la rue devinrent moins nombreux. La radio grésilla.

"Groupe Lohengrin, groupe Siegfried. Voie dégagée."

Et les deux filins se recouvrirent d'homme en noir et rouge qui fonçait vers les couloirs où des administrateurs appelaient les secours et furent fauchés sans sommation.

***

Du coté du parlement, une troupe d'attaquant se mit à surveiller autant que possible sur les réseaux sociaux et via leurs jumelles lorsque cela était possible les mouvements des troupes fantasmagoriques de la Reine des Fables. Les rapports inquiétèrent passablement Degaton qui n'avait pas prévu d'affronter une quelconque forme de magie en ce jour et pour qui les forces en présence, dont le fameux Aquaman représentait déjà une menace à part entière. Restait à espérer que ces troupes qui ne s'étaient pas annoncées se montrent des alliés et non des ennemis.

Les deux groupes qui devaient soutenir Polaris s'élancèrent dans la bataille, arme futuriste au poing, ils avaient les forces de l'ordre, mais aussi et surtout un super-héros à affronter. Il allait y avoir du sport.

Ils quittèrent leurs appartements, pénétrèrent dans des fourgonnettes et foncèrent vers les barricades qui sécurisaient l'entrée du bâtiment. La plupart des force de l'ordre observaient le toit où trônait l'image incongrue de l'Atomium ne prêtant plus guère garde aux mouvements qui s'approchaient d'eux. Certains s'approchèrent d'Elongated Man pour lui demander ce qui se passait.

L'effet de surprise fut parfait.

Les fourgonnettes s'arrêtèrent dans des crissements de pneus qui arrachèrent les gardes à leur contemplation surréaliste. Les portières latérales s'ouvrirent et des salves de tirs plasma commencèrent à décimer leurs rangs. Cris, ordres, la symphonie habituelle des débuts de bataille. Les larges plots de béton volaient en éclat sous les coups énergétiques, les uniformes se perforaient dans un balais de chair calciné et de tissu plastique fondu. Les hurlements étaient étranglés, les plus malchanceux s'effondraient au sol sans être mort, un membre calciné, le visage brûlé ou agonisant avec un abdomen perforé.

Les gardes tentèrent quelques répliques malheureuses avant de se replier derrières leurs véhicules ou dans le Hall du Parlement.

***

Dans le centre de crise du commissariat, les rapports devenaient préoccupants, bruyants et commençaient à se contredire. D'un geste sec le commissaire fit taire tous ses subordonnés.

- Jacqueline, vous gérez la crise du parlement, je veux tout savoir et vous déployez un maximum des troupes des commissariats proches, vous prenez trois brigades d'intervention rapide et vous me faites rapidement un topo sur les forces ennemies ; réquisitionnez les contractuels pour bloquer les rues, je veux même les officiers sur le terrain si nécessaire ! Hans, vous gérez l'évacuation des rues piétonnes proche de la perturbation et des... putain je pensais pas le dire un jour... des créatures fantastiques.

" Je gèrerais avec Manfred la situation du bâtiment Europa. Pour l'heure je dois communiquer au Roi des informations, le Premier Ministre est dans le bâtiment assiégé ainsi que le Ministre des armées. Je veux une ligne directe avec l'état-major si l'armée est jugée nécessaire.

" Douglas, vous gérez la réquisition des ambulances et des secours d'urgence. Dites à tous les hôpitaux de préparer leurs service, il y aura des blessés à gérer, voire des morts. Patrick, tu gères les pompiers et tu te synchro avec Douglas. Pierre, vous gérez la communication de crise, je veux un discours à présenter à la foule d'ici dix minutes !


Aux portes du bâtiment, de nombreuses camionnettes de journalistes s'amassaient déjà. Putain de vautours, songea-t-il.

Il se tourna alors vers son téléphone portable ou des images des fusillades se succédaient.

- Rectification. Nous aurons besoin de l'armée... Je veux une ligne avec la salle rouge du Bâtiment Europa.

Dans une salle obscure du bâtiment où les hommes d'états s'agitaient devant les bruits et les lumières qui avaient un moment agité l'extérieur, les garde-du-corps faisaient leur travail emmenaient leurs protégés vers une salle plus protégée, vers le centre du bâtiment tant qu'ils ne recevaient pas l'information que l'évacuation était possible.

Le téléphone d'urgence sonna dans le bureau du coordinateur de crise du 6ème étage du bâtiment. Une main gantée saisit le combiné.

- Wilfred, la procédure d'urgence est opérationnelle ?

- Je l'espère pour vous commissaire... Car Moi, je le suis !

Et Degaton raccrocha.

***

L'heure de la démonstration de force commençait. Year of Evil, telle que l'histoire la nommerait allait marquer le monde. D'abord Coast City, l'Atlantide et maintenant l'Europe...
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Queen of Fable
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MessagePosté le: Mar 17 Déc 2019 - 23:02
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Nul ne pouvait s'attendre à cette apparition fantastique. Non, nul ne pouvait le savoir, nul n'aurait pu le prédire. Sur les marchés de Noël où le bon peuple cherchait à oublier les malheurs du monde, il y fut confronté de la plus directe des manières. Sous les regards médusés et intrigués des passants, le coeur de l'âme des fêtes de cette ville se transforma soudainement. D'immenses colonnes de pierres sortirent du sol, grimant encore et encore jusqu'à atteindre la taille approximative des demeures alentours, puis une lumière albâtre émana des deux entités et se mua bien assez vite en deux rayons cherchant à se rejoindre l'un et l'autre. Ce qu'ils firent en une poignée de secondes, laissant non plus une simple lumière dans l'espace entre les deux entités, mais un paysage rural dans lequel se mouvait de nombreuses formes. Formes qui bien vites émergèrent à travers le portail nouvellement crée.

Les badauds avaient par instincs dégainés leurs téléphones, caméras et autres outils numérique afin de faire partager à leurs semblables à travers le globe cette évènement surréaliste. Cependant, ils se trouvèrent fort démunis lorsqu'ils constatèrent que ceux ci ne marchaient pas. Et pour cause toutes les batteries de ceux se trouvant au point de sortie du Royaume avaient vu leurs batteries se vider à une vitesse folle, l'énergie de celle ci siphonnée au nom des règles régissant l'histoire. L'incompréhension régnait. Mais ce n'était là qu'un début.

En quelques minutes, voir quelques dizaines de minutes, les lieux grouillaient de bêtes et de soldats médiévaux, tant et si bien que les colonnes d'êtres de fiction que vomissait les portes royales se déversaient désormais à travers les rues alentours. Cela ne semblait jamais en finir. Les badauds quand à eux avaient mis les pris la fuite. Bien avisées ils étaient de faire ça, quoique les troupes de la Couronne les aient volontairement chassés en octroyant quelques coups d'égides et de bottes sur les corps des récalcitrants. Ils n'étaient pas là pour rire, ils n'étaient pas une attraction, ils étaient une armée, ils étaient ici pour conquérir ces terres, ils étaient ici pour occuper ces terres. Le trône et la haute noblesse avait été claire sur ce point. Ignorer les civils, ne point piller la ville, évincer les forces armées de celle ci qui refusaient de déposer les armes. C'était là les trois grands principes. Derrière ceux ci, plusieurs objectifs clés toujours ancrés dans une logique médiévale.

En effet, la clé de cet affrontement reposerait sur trois chose. Dans un premier temps, la capture du donjon ennemi. Certainement le bâtiment le plus important de toute cette cité, là où demeuraient les dirigeants locaux, le point le plus fortifié de l'ensemble urbain. Le siège du pouvoir en sois. Qui contrôlait le Donjon, contrôlait la ville. Et en cette heure ci, il y avait deux donjons d'après les informations rassemblés par le clan des rats, le "bâtiment Europa" et le "Parlement". Deux cibles prioritaires à investir.

Venait ensuite le second point d'intérêt, lié de facto au premier, car il impliquait ni plus ni moins que la capture des dirigeants et des nobles locaux. Certainement la chose la plus importante à accomplir. D'une part car en prenant possessions des têtes de l'hydre européenne, le "royaume d'Europe" se verrait privé de dirigeants et ses organes autres ne pourraient agir en risquant de voir celles ci tomber. Mais surtout, c'était là nécessaire si la Couronne des fables désirait voir ses territoires sur le vieux monde lui appartenant autrefois repasser sous sa coupe. Les Européens étaient semblables à des mûles, ils étaient fiers et bornés, de vrais butors. Aucunes paroles, aucun documents aussi légitime qu'il soit n'aurait pu les convaincre de plier et de laisser le Trône restaurer son règne. Non, le seul moyen d'arriver à un résultat satisfaisant était le plus simple. Employer la force, et par droit de conquête, les mettre devant le fait accomplis, les forcer à entendre les demandes de la Reine, les forcer à rétrocéder son dû. Une guerre à l'ancienne. Une guerre médiévale.

Ceci dit, ces deux objectifs principaux ne pourraient êtres accomplis que si une partie des troupes était employée sur d'autres plus secondaires. Ainsi, si Bruxelles ne disposait plus de remparts depuis fort longtemps, ce qui excluait leur prise de contrôle, elle possédait toutefois un certains nombre d'artères vitales. Des forces adverses allaient arriver en renforts, ce n'était qu'une question de temps, et stratégiquement parlant ce n'était jamais sage d'être pris en étaux. Hors de question d'avoir des hommes d'armes sur les talons lorsque le corps principal de l'ost marcherait sur le donjon. Aussi, afin d'éviter ça, et les problèmes futures, il y avait deux choses à faire. D'une part se déployer ça et là afin prendre possessions des rues et avenues majeures de tel manière à s'y retrancher pour contrôler les affrontements. Et dans un même temps, investir les casernes des défenseurs de la ville, là où se trouvaient leurs troupes. De cette manière, aucun invité surprise n'entraverait la prise des deux donjons bruxellois. Non, cela ne serait point toléré.

Dans tous les cas, même si ces exigeances secondaires n'étaient pas atteintes, la Reine elle même pourrait renverser éventuellement la situation. Toutefois, cela dépendrait de l'avancement du reste de la campagne...

*****

Musique:
 

Le sinistre bruit des bottes de cuir frappant en cadence les rues pavés de Bruxelles commençait à se faire entendre ça et là. Les Ducs et la noblesse animale avaient pris le contrôle des différentes compagnies de soldats pour les uns et les nombreuses meutes de créatures fantastiques pour les autres. Chacun savait en son âme et conscience ce qu'il devait faire, et c'est en bon ordre qu'ils défilaient littéralement sur les avenues de la ville. Armes au clair pour les uns, bannières et gonfalons volant bien haut pour les autres et même le chant des cors, des tambours et de quelques autres instruments donnant le rythme à suivre. Face à l'avancée de cette force fantastique, les civils fuyaient ou s'écartaient tout du moins.

Nous pouvions le dire, jusqu'à présent tout se déroulait sans accroc. Tant et si bien que le Chancelier du royaume, le Duc des Renards, Réginald, courrait les rues avec une importante compagnie de mercenaire. Ce dernier avait en effet une tâche particulière à accomplir pour le Trône en vue de la campagne.

Ainsi, plus loin, les forces de l'ordre dépêchés au plus proche de ce qu'ils considéraient comme des anomalies fantastiques, s'affairaient à évacuer les civils des rues piétonnes et dans la foulée se préparaient à installer très certainement quelques barricades pour s'y retrancher.

"Mesdames et Messieurs ! Veuillez conserver votre calme et suivre les instructions des agents de police afin d'être évacué !"

Tel étaient les mots qu'un officier de terrain s'époumonait à répéter tout en vociférant quelques ordres de tant à autres à ses hommes, ce à l'aide d'un mégaphone. Les ordres étaient les ordres, jusqu'à présent, il n'y avait point de mal, seulement de la peur, mais aucun mouvements de panique. Une chance en soit. Les forces de l'ordre ne savaient pas à quoi elles avaient à faire, aussi se contentaient-ils de vider les lieux des innocents pour l'heure, ensuite ils aviseraient.

Toutefois, les créatures magiques n'étaient pas les seuls problèmes auxquels ils devaient faire face. Des journalistes avides de réponses et en quête perpétuelle de sensationnel couvraient l'évacuation des lieux, offrant ainsi au monde entiers l'occasion de constater une "retraite en bon ordre". Un micro traversa alors la foule afin d'être pointé à l'attention de l'officier en charge de la situation.

"Monsieur l'agent ! Des animaux et créatures mythiques marchent dans Bruxelles ? Pouvez vous éclairer nos téléspectateurs sur la situation ? Que compte faire la police ?"

Ils avaient déjà fort à faire, et voilà que les rapaces venaient se jeter dans leurs pattes. Dire que l'officier était irrité serait un euphémisme.

"Ecoutez, nous faisons tout ce qu..."

L'homme n'eut pas le temps de finir. Il fut interrompu par des hurlements paniqués, il pointa alors son regard vers l'endroit d'où ils venaient, les caméras et les yeux de la foule ainsi que ceux des autres agents suivirent.

"Capitaine ! Les bêtes ! Elles arr..."

L'un des subordonnés de l'officier courrait à en perdre haleine, traversant une ruelle sans regarder en arrière tout en faisant de grands gestes de mains. Il courrait, encore, toujours. Puis quelque chose fendit les airs et il s'effondra à terre, une hache de lancer planté dans la nuque, ce sous les regards effarés de l'assistance.

"Gardez quelques hommes d'armes en vie, j'ai quelques questions à leurs poser. Tuez les autres, et ne touchez pas à ces serfs avec les "boîtes magiques", caméras qu'ils les nomment. Pour le reste, limitez la casse autant que possible."

Commanda une voix autoritaire provenant d'une silhouette rousse dissimulée sous une large cape blanche ainsi qu'une capuche.

"Oui-da seigneur."


Le Chancelier Réginald, Duc des Renards et ses troupes:
 

L'échange ne dura pas plus. Un odieux cri de guerre bestial retenti et les bêtes s'élancèrent, épées, haches, masses et rondaches à la main, courant l'écume à la bouche en direction des agents de police qui réagissaient à peine sous la surprise, prenant leurs armes en main.

"Et merde ! Feu ! Feu ! Défendez vous !"

Les plus proches des bêtes n'eurent même pas cette possibilité, les puissants coups de leurs adversaires firent même quitter légèrement le sol de certains, propulsant leurs corps meurtries d'un méchant coup de masse leur ayant brisé le crâne, à terre. Les suivants ne purent répliquer efficacement, la foule en panique criait et courait dans tous les sens. Une véritable anarchie. Les agents en furent par conséquent tellement gênés que leurs assaillants eurent le temps de creuser la distance les séparant. Même s'ils avaient ordre de limiter les dommages collatéraux sur les civils, si cela leur permettait d'avoir un avantage sur leurs ennemis, ces espèces de buffles maléfiques ne se gênaient pourtant pas afin de prendre des vies innocentes... Une bataille sanglante en soit, et répugnante, sans aucun honneur. Mais les humains n'étaient pas sans ressources, même s'ils combattaient en sous nombre d'une part, et en étant gênés par la foule, ils réussissaient à marquer des points. Des balles bien placés mirent un terme à l'existence de quelques créatures qui s'écroulèrent lourdement au sol. Toutefois, malheur si elles ne mouraient pas du premier coup. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un animal enragé après avoir été blessé.

*****

Musique:
 

Un nouveau fantassin s'effondra au sol, un trou dans le masque d'acier recouvrant son visage par dessous son morion. Encore un, pas le premier et certainement pas le dernier que les forces armées de cette ville abattrait. Ils avaient réagis rapidement après avoir été mis au fait de l'avancée des forces fantastiques. Et par conséquent, ils occupaient déjà quelques avenues clés, la route des Donjons jumeaux. Des lâches terrés derrières leurs véhicules. Les braves isolés envoyés tester leurs défenses avant l'arrivée des formations du corps principal de l'ost avaient tous péris avant d'atteindre leurs barricades d'acier.

Pourtant, ces pleutres avaient "prévenus", ils avaient mis en garde. Ils avaient avertis. Pas un pas de plus. Armes à terre, à genoux et mains sur la tête. Une reddition. Ni plus ni moins. Nul n'avait cédé, tous avaient avancés, tous étaient tombés.

Le Maréchal Léonide, Duc des Lions:
 

Le Maréchal Léonide fronça ses épais sourcils. Félicitation, ils avaient réussis à irriter le Lion. Cependant, ils allaient devoir redoubler de vaillance s'ils voulaient barrer la route à l'ost royal. Le général en chef de l'armée de sa Majesté n'avait pas obtenu ce poste par favoritisme ou chance, il était compétant afin de commander et de juger les situations. Même si les terriens avaient une puissance de feu redoutable, il l'avait déjà envisagé. Les pertes advenus étaient "acceptables", nécessaire afin de juger au mieu la situation. Quelques dizaines d'hommes à peine armés de fusils modernes, et planqués derrière des cars blindés et d'autres voitures leur offrant une protection suffisante. Cependant, tout dispositif aussi perfectionné qu'il soit a ses faiblesses. Les pleutres se pensaient à l'abri, n'ayant à couvrir qu'un seul angle bien dégagé. Ils avaient tord.

"Balthazar. Vos ingénieurs ont apportés des armes de sièges n'est-ce-pas ? Vous avez des échelles je suppose. Apposez les contre ces demeures ci de tel manière à ce que nous puissions envoyer sur les toits nos arbalétriers discrètement. Nous allons flanquer ces vermines depuis la hauteur."


Balthazar, Duc des Lapins:
 
Le Duc des lapins hocha verticalement la tête. Quelques ordres furent donnés et bien vite, la situation désirée par le Maréchal fut obtenue. Un nombre conséquent d'arbalétriers grimpa sur les toits, d'un côté comme de l'autre et progressèrent aussi furtivement que possible de tel manière à se retrouver avec des une magnifique vision sur les forces ennemis guettant ce qui arrivait dans la rue principale.

"Si je peux me permettre une suggestion Léonide. Nos balistes seraient à même d'enfoncer les barricades de ces malandrins. Et nos tireurs sont tout à fait capables de couvrir vos forces, vous ne pensez tout de même pas qu'ils porteront tous leur attention sur les toits après tout ?"


Commenta le grisonnant sang-bleu, qui reçut à peine un coup d'oeil de la part du lion.

"Faites comme il vous plaira. Tant que vous ne gênez pas l'avancée des formations..."


Le silence s'installa alors, pour quelques instants seulement. Une certaine tension ayant aussi pris ses quartiers. Puis, le son des bottes. Puis, en face des forces de l'ordre, au fond de la rue, en plein virage, une vaste colonne de piquiers entama son avancée dans l'avenue. Les bannières écarlate arborant des coeurs en fil dorées bien en évidence, boucliers en avant et piques pointés vers le ciel. Un rythme impeccable, il n'y avait pas à dire, cette armée avait fière allure.

Mais il en fallait plus pour impressionner la police de Bruxelles, leurs avertissements retentirent alors à l'attention des forces armées médiévales. Ignorés. Ils se mirent alors en joue, mais alors qu'ils allaient faire feu, un agent, puis un second et un troisième tombèrent à terre. Une douleur soudaine et immense se faisait ressentir au niveau de leurs talons. Ils constatèrent avec horreur que ceux ci étaient en sang, et à leurs pieds courraient de sales petites bêtes, des coupes-jarrets, des espèces de lézards bipèdes armées de lames tranchantes aimant tout particulièrement s'attaquer aux membres inférieurs de leurs cibles. Ceux ci avaient en effet profité de leur taille afin de se faufiler prestement jusqu'aux pieds des forces de l'ordre et "faire du tord à celles ci". Bien évidemment, celles ci réagirent, quelques balles tirés, quelques coups de pieds donnés. Puis de nouveaux agents à terre.

Le sifflement des carreaux. Les arbalétriers postés sur les toits entraient en scène. Les arbalètes contre les fusils. Un affrontement que nul n'aurait pensé voir. Puis, cerise sur le gâteau, l'un des agent visant les agresseurs postés en hauteur perdit littéralement la tête lorsqu'un immense épieux propulsée à grande vélocité fit voler en éclat les vitres avants de la voiture derrière laquelle il se trouvait, traversant celle ci avec aisance ainsi que le crâne du malheureux avant de se planter plus loin dans le sol. Au loin, des lapins rechargeaient leurs vile machinerie montée sur le dos d'un ours blanc tandis que leurs homologues en armure portant ce qui semblait être des fusils datant de l'époque des mousquetaires avançaient en sautillant en direction des barricades. Ceux ci s'arrêtaient de temps à autres afin d'offrir une volée de plomb aux humains terrés derrières leurs véhicules et déjà aux prises avec plus qu'ils ne pouvaient tenir.

La situation devenait intenable, les formations de piquiers seraient sur eux sous peu, aussi ils prirent la décision de se replier aussi vite qu'ils le pouvaient et de rejoindre leurs collègues vers d'autres points. Bien mal leur en pris. Le Maréchal n'avait nullement l'intention de les laisser filer.

"Faites donner les centaures ! Pourfendez ces lâches !"

Faisant écho aux instructions du lion, les bruits de sabots rencontrant les rues de Bruxelles se firent entendre et les créatures mythiques s'élancèrent aux trousses des policiers en fuite, bien décidés à les occire.

*****

Spoiler:
 

Les acclamations retentirent à travers les forces de l'Ost rassemblés à l'extérieur du portail. La garde royale venait d'en émerger et sa Majesté la Reine, juchée sur son char faisait son entrée dans Bruxelles. Les ducs des loups et des rats ainsi que leurs suites s'inclinèrent bien bas.

"Messeigneurs ! Il est temps. Nos troupes marchent en direction des donjons jumeaux et se déversent en ville afin d'occuper les principales voies de celles ci. Sous peu, le Chancelier fera connaître nos revendications à tous. Nous accompagnerez vous en guise d'escorte jusqu'au siège du pouvoir de ces lieux ?"

Lança-la Reine, un large sourire aux lèvres à ses vassaux. Ceux ci la mine grave, s'avancèrent en direction de la souveraine et d'un feste de la main firent avancer et jeter au pied de son char deux individus sans la moindre considération pour leurs personnes. René et Louis n'osèrent prononcer mot.

"Votre Majesté, nous avons de graves nouvelles à vous annoncer. Ces deux individus font parties de la milice locale et sont en contact grâce à quelques procédés de ce temps avec leurs homologues. Il semblerait d'après leurs dires que nous ayons... De la concurrence. Une troisième force assiège déjà les donjons jumeaux. Leurs objectifs sont inconnus à l'heure actuelle, de même que leurs forces."
Ludovico, Duc des Rats:
 

Déclara Ludovico, le Duc des rats tout en fustigeant du regard les deux agents bien mal en point.

"Votre Majesté, un ordre de votre part et moi même ainsi que mes loups nous précipiteront par quelque chemin détourné que ce soit vers les donjons jumeaux afin d'accomplir votre volonté."
Tancred, Duc des Loups:
 

Suivit Tancred, le Duc des loups, avide de combat.

"Voilà qui est fâcheux. Nous ne pouvons en effet permettre que les princes Germains, hollandais et flamands tombent entre des mains autres que les nôtres, sinon nos projets seront fortement compromis. Ceci dit, l'ost n'arrivera certainement pas à temps si le siège a déjà commencé."


"Messeigneurs ! Si ce que vous dites est vrai, alors nous n'aurons point assez de temps pour que vous vous rendiez sur place par voie terrestre. Aussi, vous prendrez la voie des airs. Nos griffons vous serviront de montures à vous et vos gens. Votre quête sera la suivante, pénétrez dans les donjons jumeaux et procédez à la capture des dignitaires germains, flamands et hollandais ainsi que si possible de ceux francs et italiens. Dans un même temps, déterminez les intentions et l'identité de cette troisième force qui se mêlent de nos affaires. Vous avez carte blanche afin de procéder par la suite, compromis, escarmouches sanglantes. Cela m'importe peu. Nos objectifs priment. Allez maintenant !"

Les nobles s'inclinèrent bien bas à nouveau et prestement rassemblèrent leurs forces, celles ci composés d'assassins, d'écorcheurs, de mercenaires, de chevaliers errants donnait plus l'impression d'être une bande de brigands, mais cela importait peu. Ils avaient une tâche confiée par la Reine et ils l'accompliraient.

Les bêtes ailés prirent ainsi leur envol, emportant avec eux les loups et les rats qui s'accrochaient solidement à leurs plumages. Ils avaient une vue imprenable sur ce qui se tramait plus bas en ville, ils voyaient ainsi les foules êtres évacués, les forces principales de l'ost marcher en direction du donjon ainsi que les renforts des forces de l'Ordre qui se déployait prestement ça et là.

Mais surtout, ils virent les hommes de Degaton postés sur les toits. Et ces derniers virent les griffons et leurs occupants aussi. Mais ce n'était pas tout, un immense édifice qui n'avait rien à faire ici trônait sur le Parlement, l'un des donjons tandis que des forces armées prenaient d'assaut l'entrée de ce dernier. Dans un même temps, le second donjon semblait lui aussi en proie à des affrontements à l'intérieur si l'on prenait en compte les "étranges lueurs" qui émanaient des étages supérieurs à travers les vitres. Il fallait agir prestement, ou la Couronne allait se faire doubler. Point de temps pour une infiltration méthodique. Les deux ducs s'entendirent afin de se séparer.

Le bâtiment Europa pour les loups dont la plupart entreraient par le toit, tandis que certains plus aventureux pénétreraient avec fracas à travers les vitres des étages supérieurs avec leurs montures... En espérant y survivre bien évidemment.

Et le parlement pour les Rats, qui décidèrent d'entrer majoritairement par les fenêtres des étages, bien qu'une minorité opta directement pour le toit, ne se doutant pas un instant qu'ils pourraient se confronter à une personnalité d'exception là bas.
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Polaris
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MessagePosté le: Ven 20 Déc 2019 - 23:43
La sphère d’acier où Polaris était entré se déchirait dans un bruit de ferraille et celui ci en sortait en lévitant pour atterrir. Sur le toit où il se trouvait désormais trois hommes des forces spéciales lui tirent dessus avec des fusils d’assaut. Engoncé dans sa cape le vilain au casque à cornes marche parmi eux en laissant les projectiles s’accumuler autour de lui.

A mi chemin il claque des doigts et les projectile partent dans leur direction, tuant l’un d’entre eux. Nichol lève la main et le premier emmené par ses sangles d’acier, harnais et chaussures coquées lévite au dessus du toit pour passer au dessus du vide où il le laisse tomber, un vilain “ crack” terminant sa chute de plusieurs étages.

Il tourne la tête vers le dernier en train de recharger, mais celui ci peine a faire entrer son chargeur dans l’arme. En effet celui ci ne veux pas avancer plus, retenu par Polaris qui fait partir le chargeur dans une direction et le fusil dans l’autre. La sangle du holster du soldat s’ouvre, son pistolet en sort pour voler vers le vilain qui l’attrape. Il enléve la sécurité et braque l’homme terrifié pour le viser puis appuie sur la gâchette. Un coup de feu retentit mais l’homme est toujours debout. Il l’a manqué.


“Arf...je n’ai jamais été très bon au tir, je manque de pratique.”

Il appuie a nouveau sur la gâchette et manque à nouveau l’homme qui est incapable de bouger sur le coté bien qu'il essaie, piégé sur place par toutes les pièces métalliques de son uniforme de soldat d’élite
.

“Rahh! C’est énervant à la fin!”


Il en a marre, çà le saoule. Alors il lâche le pistolet sur le sol et l’homme s’effondre lui aussi, atteint par une attaque cérébrale foudroyante. Polaris approche ensuite de la porte blindée située sur le toit et écarte les mains devant lui en utilisant son pouvoir, déchirant celle ci pour lui laisser un passage dans lequel il engouffre pour se laisser tomber.

Quelques escaliers plus bas une porte d’acier saute et des agents de la sécurité du parlement tirent dans sa direction. Les balles stoppent en l’air, virevoltent. Des objets métallique viennent se planter dans certain, une machine à café en écraser d’autres.


"Bon...elle est où votre clique de mafioso élus alors?"

Enjambant les cadavres ensanglantés Polaris avance inexorablement vers le lieu où se situent les parlementaires.

HJ:
Spoiler:
 


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Arthur Curry
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MessagePosté le: Sam 21 Déc 2019 - 22:56
[Year of Evil] European Strike ! Ge0i

Combattre contre Slizzath se révèle moins difficile que s'exprimer devant ces 28 élus européens aux regards d'acier et au jugement facile.
C'est ce que pense Arthur quand enfin, après l'avoir gardé debout lors de la traditionnelle ouverture de la rencontre, on l'invite à s'avancer vers le pupitre réservé aux interventions spéciales. Ce n'est pas pire que les constantes joutes verbales lors des réunions quasi-quotidiennes du conseil de Poséidonis, mais l'exercice déplaît fortement.
Cela dit, il s'agit aujourd'hui de rassurer les peuples pour oeuvrer à la construction lente et fort peu gratifiante d'une Terre unie. Et pour ça, Arthur est prêt à tout. Même à rejouer les "rois" le temps de quelques jours. Au moins, la petite salle au coeur d'Europa est joliment colorée.
Prenant une profonde inspiration, Arthur se lance dans un énième discours politique, voulu simple et sincère:

- Mesdames, messieurs les chefs d'état, je m'appelle Arthur Curry, et je suis aujourd'hui devant vous en tant que représentant de la nation sous-marine d'Atlantis.

Tous les pays assis devant lui n'ont pas encore reconnu individuellement l'existence d'un tel royaume, malgré la facilité qu'ils ont à lui faire endosser tous les malheurs maritimes de ces dernières années. Bande d'hypocrites attachés aux sous et à la puissance.

- Ces dernières semaines ont été rudes, pour tout le monde. L'annonce du criminel connu sous le nom de Lex Luthor. Les émeutes qui en ont découlé. Toutes ces catastrophes qui viennent ébranler notre monde vous inquiètent. Nous inquiètent.

Des crises.
Beaucoup trop de crises.
Il devient presque impossible de les empêcher. Il faudrait plus de monde prêt à combattre. Mais la Legion of Doom a merveilleusement bien joué son rôle en discréditant publiquement les héros, rendant chacune de leurs actions ultérieures beaucoup plus complexes qu'auparavant.
D'aucuns diraient qu'il faut se sentir révolté.
Arthur préfère l'action au sentiment. Moins douloureux, et beaucoup plus de résultats.

- C'est pour vous rassurer quand au dernier incident en date que je suis aujourd'hui présent. L'attaque du conseiller royal Garth d'Atlantis. Qui fut un temps mon propre pupille.

Son cœur se serre à l'évocation de ce simple fait.
Aux souvenirs qu'il convoque.
Ces gens n'ont pas à en savoir plus.

- Atlantis n'est en aucun cas coupable de ses actions. Le conseiller Garth a agi sans le consentement préalable de la Reine Mera et du conseil, s'extrayant du cadre de ses fonctions et devenant par la même occasion un criminel aux yeux des lois du royaume.

Il hésite ensuite.
Beaucoup.
Doit-il rentrer dans les détails ? Expliquer pour Slizzath, la magie, la puissance dévastatrice déployée ? Au risque de perdre ces hommes et femmes bien plus habitués à manipuler des budgets serrés qu'à s'entendre dire qu'une puissance dont ils ne peuvent même pas rêver a failli les balayer tous ?
Et surtout, que des sources de cette même magie se sont formées aux quatre coins du globe suite à la mort du faux Garth ?
Non.
Ils auraient peur. Encore plus.
Alors Arthur se cantonne à une version simplifiée de l'histoire.

- Nous sommes parvenus à l'arrêter. Avant que les côtes ne soient touchées. Avant que des vies de la surface ne soient perdues. Au prix terrible de la destruction de la capitale que je représente, d'innombrables morts et, sacrifice bien moindre, de ma propre chair.

Son regard glisse sur son harpon.
La mort de sa main.
La perte d'une partie de lui. Qui, au delà de la noble blessure de guerre, le rend inapte, à ses yeux. Une perte totale.
Mais pas la fin de tout, bien heureusement.

- Alors, mesdames et messieurs les chefs d'état, je vous le demande: ne nous prenez pas pour vos...

- LE BÂTIMENT EST SOUS ATTAQUE !

Des policiers et de nombreux gardes du corps entrent en trombe dans l'espace réservé aux plus hautes sphères du pouvoir, l'air paniqué. Aux mots qui se murmurent, audibles seulement par l'ouïe surhumaine d'un superatlante, des attaques sont lancées sur les espaces de pouvoir de Bruxelles, par des hommes armés de fusil laser et... de bêtes anthropomorphes en équipement médiéval. Quelque chose... d'insolite.
Et d'inquiétant.

Raffermissant sa prise sur son trident, Arthur s'avance jusqu'au chef de la sécurité.
Il capte l'angoisse d'un regard trop peu habitué aux menaces intra-muros, et le léger mépris adressé à son arme toute divine.
Qu'il cherche à dissiper sans perdre une seconde.

- Ce n'est pas un trident cérémoniel. J'aiderai à la protection du groupe.

L'agent de sécurité ouvre la bouche, sûrement pour protester.
Le temps file trop vite pour ça.
La menace ne fait qu'approcher.
Alors Arthur frappe le trident une fois au sol, et s'impose comme LA force à écouter.
Il est le plus apte à mener ces hommes vers leur survie, il le sait. Alors à quoi bon perdre du temps à pinailler, quand chaque seconde compte ?

- Pas de mais. Nous suivons vos directives, et Aquaman s'occupe de la protection rapprochée. Alors go.

Le responsable hoche finalement la tête, et toute la petite troupe, chefs d'état comme forces armées, s'avance dans les couloirs futuristes du Bâtiment Europa.
Qui se retrouvent bien vite pris d'assaut par des loups et rats géants. Un petit groupe. En armure. Armés.
Aquaman s'avance, sans laisser le temps à quiconque de réagir, et s'élance, leste, pour débarrasser le couloir de ces intrus à fourrure. Il pare les lames, se protège des dagues habiles, et assomme ou expulse par les fenêtres ceux qui résistent trop. Pas de morts. Même si avec ce nouveau harpon, la tâche s'est avérée plus ardue que prévue.
Il y en a déjà beaucoup trop eu.
Une fois la besogne achevée, l'Atlante se retourne vers les dignitaires, à peine essoufflé, et leur lance:

- On ne s'arrête pas. ALLEZ !

Alors que les simples humains passent devant lui, il lance sèchement dans son communicateur atlante:

- Soldats, moitié avec moi, moitié à la défense de la structure et des civils, à tous prix.

_____________________________________________________________

[Year of Evil] European Strike ! 91qm

Au pied du bâtiment, la garde royale atlante, lourdement équipée que ce soit en terme de protections ou d'armement, s'exécutent. Le groupe se divise en deux, cinq se dévouent à la protection des innocents en déployant des boucliers énergétiques, tandis que les cinq autres entrent pour venir rejoindre les dignitaires et surtout l'ambassadeur de leur peuple, n'ayant aucune pitié pour les agents ennemis qui leur barrerait la route.

(Résumé rapide:
- Arthur fait un discours rassurant concernant Atlantis.
- Il est interrompu par les forces de l'ordre, qui annoncent l'attaque.
- Lors du déplacement vers un lieu plus sûr, Aquaman combat les premières forces de la Reine, qu'il défait du fait de leur assez faible nombre.
- Tous reprennent leur route dans le bâtiment.
- La garde atlante se sépare pour protéger les civils et rejoindre les chefs d'état.)


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MessagePosté le: Jeu 26 Déc 2019 - 10:09
Une structure de métal dont la masse est de 2400 tonnes et mesure environ 102 mètres… Créée en 1958 si vous voulez tout savoir. C’est ce que j’ai failli recevoir sur les épaules si je ne m’étais pas écarté au dernier moment… Car pour mon plus grand désarroi, je n’ai pas pu l’empêcher d’avancer, ni de tomber sur le bâtiment du Parlement Européen…
J’ai eu le temps de voir qui est l’auteur de ce vandalisme, qui est sacrément fort… Mais à les secondes qui ont suivi sont devenus pures folies ! Je le perds de vu alors que toute la place où se sont tenus les journalistes se fait attaquer. Plusieurs groupes d’hommes portant des armes que je n’ai jamais vu se dispersent. Les forces de l’ordre essayent tant bien que mal de s’organiser… Tout arrive si vite, partout en même temps…
- A COUVERT

Un réflexe censé. Mais je vois déjà des personnes se faire calciner sous mes yeux. Les tirs de ces armes, qui sortent tout droit du futur à n’en point douter, sont terribles. Elles ne vont pas que tuer, elles sont capables de vous arracher une paire de jambe, voir le torse entier… Alors que les gardiens du parlement se cachent derrière ce qu’ils peuvent pour se protéger et se réorganiser, je frappe. Je n’ai pas vraiment réfléchi aux conséquences… Je n’ai aucune foutue idée si ces tirs vont m’atteindre et si je vais moi-même finir en charpie… Qui ne tente rien n’a rien et je suis probablement le seul à pouvoir aider le peu d’alliés dans le coin. Entre les cris, les bruits monstrueux et la folie qui s’installe, c’est devenu un champ de bataille, no Man’s Land, tous les coups sont permis.
Mon corps s’allonge et s’affine, évitant les premiers tirs. Dans le doute, je préfère esquiver… Mes bras s’allongent pour leur mettre des coups qu’ils n’ont jamais eu de leur vie, avec des poings plus gros qu’une pastèque. Dans le même temps, j’essaye de repérer un des hommes de mon côté qui possède encore assez de courage pour agir et mon cou s’allonge pour aller lui parler.
- Il faut vous regrouper et évacuer tous ces journalistes qui…

Je m’arrête. Le spectacle sous mes yeux est… surréaliste. En temps normal, je commence à me poser des questions et je peux être sacrément curieux et ouvert d’esprit lorsqu’il s’agit d’essayer de comprendre ce qui se passe et pouvoir des animaux en armure dirigent des tas d’animaux qui essayent de faire des prisonniers parmis les journalistes… Mais déjà on a un problème : Des animaux donc… Pourquoi est-ce que je me retrouve ENCORE confronté à des bestioles, mais cette fois-ci qui ont l’air bien plus féroce et bien mieux armée que les rangs de guerriers du 13ème …
- Faites au plus vite, je me charge des mecs à col haut et aux armes de Terminator !

Jamais tu me fais croire qu’un jour j’aurais pu balancer une réplique pareille. On se retrouve au milieu d’une scène de production d’un film mais le sang et les morts sont parfaitement réels. Pendant cet échange, je n’ai pas perdu la main, et pour sûr elle a foutu des baffes à ceux qui ont tenté de m’interrompre. Je les envoie valser, capable de les toucher en même temps avec mes bras qui peuvent atteindre un peu plus de mille mètres de longueur. J’ai également essayé de les désarmer, mais ils sont tenaces. Sans que j’ai le temps de reprendre mon souffle je me fais tirer dessus… Pas par eux. Ces tirs viennent d’en haut. Je ne l’ai pas vu venir… Et… Bon sang, je suis fixé sur un point.
Ces armes ne sont pas capable de me transpercer, mais elles ne me font pas autant rien du tout… J’ai senti ma peau légèrement brûler, alors qu’un tir destiné à m’arracher une épaule est passé par dessus et a frotté ma peau. A la manière d’une râpe à fromage, je vous garantis que ça va piquer pendant les soins… Si je survis à cette affrontement.
Je ne perds pas de temps et je ne leur laisse pas le temps de tirer à nouveau dans la foule. Je les atteints dans un saut grandiose aidé par des jambes élastiques et je les dissuade de garder leur position. PAF, et prenez vos coups, c’est un cadeau.
En bas, j’ai l’impression que les forces de l’ordre commencent à s’organiser. Je fais de mon mieux pour qu’ils ne subissent pas les tirs croisés m’assurant que les tireurs d’élites ne se relèvent pas tout de suite.
Mais bientôt… Un autre problème se montre. Un sacré gros morceau…

L’auteur du déplacement de l’Atonium est sur le toit du Parlement et a commencé un beau massacre. Je serre les dents et je suis obligé de faire un choix… Si je ne l’arrête pas, il ne peut qu’il atteigne très vite les élus dans le bâtiment Europea… Bordel !
J’atteins ce même toit et je n’ai qu’à suivre les cadavres et les portes déglinguées pour pister le vilain. Le bruit de destruction et les hurlements de douleur sont un bon moyen pour le retrouver rapidement… Et c’est à ce moment-là que je l’entends parler alors qu’il vient tout juste d’écraser le crâne d’un innocent…
- Tu n’iras nulle part !

Le vilain peut voir un bras qui commence à s’enrouler autour de son torse et une main au bout lui attrape un bras pour l’empêcher de bouger.
- … Parce que tu vas devoir me passer sur le corps avant !

Un coup de poing lui arrive droit sur le visage.






[HJ : *Ralph n’arrive pas à retenir le monument qui s’écrase sur le bâtiment.
*Il essaye de protéger les forces de l’ordre pour leur laisser le temps de s’organiser et d’évacuer les civils et les journalistes devant le Parlement.
*Il met à mal les groupes d’ennemis qui ont tiré vers l’entrée du Parlement ainsi que les tireurs sur le toit.
*Ralph a suivi Polaris et l’affronte pour l’empêcher de continuer le massacre.]
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Per Degaton
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MessagePosté le: Ven 3 Jan 2020 - 17:56
Les cotonneux nuages d'hiver qui surplombaient la ville commençaient à s'agglomérer pour former une toile laiteuse, funèbre linceul qui se déposait sur la violence des combats. Les images des portables étaient maintenant des images de drones, d'hélicoptères, de caméras professionnelles, le monde civil s'organisait mais le mal qui se répandait dans le rues de Bruxelles le dépassait complètement.

Le commissaire était en pourparlers avec un homme sévère qui s'adressait à lui comme s'il parlait à un enfant. Les deux hommes s'insupportaient mutuellement. Le ton montait tandis que les rapports s'entassaient. Les pompiers et la police ne parvenaient plus à rejoindre les civils, qui, même s'ils étaient épargnés par les troupes de Queen of Fable étaient pris dans des mouvements de panique et de violence qui vont toujours de paires avec de tels évènements.

Les troupes d'intervention avaient été déployées en désespoir de cause même s'il paraissait peu probable qu'elles parviennent à n'être autre chose qu'un gain de temps. Les hôpitaux recevaient leurs premiers flux de blessés et de morts. La panique gagnait la périphérie de la ville même si ordre était donné de ne pas quitter son domicile. L'Europe et maintenant le monde observait cette scène terrifiante. Tous retenaient leur souffle.

Le commissaire raccrocha avec rage. Trente minutes perdues pour obtenir un simple aval ! Il passa une main dans ses cheveux et s'adressa à son second.

- Préparez un bureau ici pour le général Lefebvre, ordonna-t-il. Et installez dix postes informatiques dans une salle de réunion inutilisée, l'une de celle avec la visio.

- L'armée vient monsieur ? On vient de nous confirmer que des journalistes ont été interceptés par les forces... heu... magiques monsieur ?

- On a pas le choix, ordonnez à notre dernière forces de faire libérer les accès Nord et Sud de la ville. Je ne veux personne sur les routes, des blindés vont être envoyés. Déployez tous les hélicos sur zone et confirmez au besoin l'ordre d'utilisation de la force létale à nos tireurs, pas de temps à perdre avec une confirmation supplémentaire...

Et l'homme de poser ses deux poings sur son bureau en regardant le sol. Sa carrière était peut-être foutue, mais il ne laisserait pas tomber cette ville...

***

Elongated Man avait littéralement offert un second souffle aux forces du parlement. Balayant sans grande résistance la première ligne des troupes d'invasion de Degaton, il avait permis aux forces de l'ordre de s'organiser dans l'entrée du parlement. Les civils sur place avaient été aussitôt conduits vers l'aile Est du bâtiment, le plus loin du Hall et surtout de l'arrivée des troupes de Narnia. Tout se jouerait entre forces armées dans ces lieux...

Ayant entendu les rapports et l'arrivée du justicier qui allait leur permettre de prendre l'avantage, les premières forces d'interventions avaient reçus l'ordre de pénétrer à l'Est du Parlement et remonter en renfort.

En son hémicycle qui était tout entier encore dans l'émoi, tous les parlementaires avaient tenté une fuite désorganisée, mais le Docteur Polaris et ses terrifiants pouvoirs avaient éventré l'édifice avec aisance, prenant de vitesse les rats de Queen of Fable qui entamaient leur escalade et les avait tous stoppé. Et Elongated Man était désormais là...

Fallait-il fuir ? Rester ? Prendre une photo ? La panique divisait les politiciens qui réagirent aléatoirement, certains partant par les issus les plus proche, d'autre se cachant sous leur tablette, les derniers enfin, pleurant ou s'évanouissant sous le coup de l'émotion. Les gardes tout autant dépassés tentèrent de maladroites invectives mais tous ignoraient encore où se trouvait les ennemis, la présence de Polaris dans les lieux et l'activation de ses pouvoirs ayant brouillé les signaux de télécommunication des lieux.

***

"Nous confirmons la présence de force largement supérieure en nombre."

Degaton sortir alors de sa tenue de combat un article de journal qui se brouilla et se modifia pour faire apparaitre les troupes de Queen of Fables et l'image de la criminelle.

- Sale coup pétasse, cracha-t-il entre ses dents.

Mais déjà une nouvelle opportunité germait dans son esprit malade. Peut-être tout ceci allait lui être extrêmement profitable. Il activa son communicateur sur le canal général en faisant un geste à l'un de ses accompagnateurs qui alluma aussitôt une tablette électronique et lui tint devant les yeux. Il se regroupèrent dans une salle d'où le personnel administratif avait été évacué.

- Escouade Niebelungen. Conservez trois hommes en observation, que les autres convergent vers les points de repli et accueillent la deuxième vague pour la cible du Parlement, commença-t-il en pianotant sur son équipement. Le parlement va prochainement être assailli par une force de frappe ennemie très importante, sous le commandement d'une criminelle du nom de Queen Of Fable. Actuellement rien n'indique une possible alliance avec elle. La seconde vague va donc être déclenchée pour permettre de temporiser la situation. Polaris, je vous délègue le commandement des 23 hommes restant de la première vague et les 45 de la seconde vague qui vont arriver. Nom de code de la seconde vague : "Yggdrasil".

Degaton glissa un doigt et eut une visualisation des casques de ses troupes d'observation. Il retint un juron avant d'éteindre le tout. Il reprit sur le canal de ses troupes.

- Préparez l'intervention du groupe "Ragnarok" dans le cas où les défenses autour du bâtiment Europa sont trop vives, nous continuons notre progression.

Puis il interrompit sa radio avant de reprendre son opération. Tous les employés étaient désormais parqués dans leurs bureaux, respirant et bougeant le moins possible. Les dernières forces de sécurité des étages 6 et 4 qui avaient échappés à l'intervention musclée des deux groupes d'assaut s'étaient enfuies vers d'autres étages.

Escalier B-6, couloir 67. Le chemin critique selon les plans du chef de la sécurité, LE chemin qui permettait d'évacuer rapidement les "invités de marques" et rejoindre les Parking souterrains. Quelques mouvements de main et les troupes se coordonnèrent.

"Groupe Siegfried prêt."

"Groupe Lohengrin prêt."

Se répondirent les radios.

Coups de pieds. Les portes volent. Simultanément les groupes investissent les deux paliers de l'escalier qui résonne désagréablement.

Cinq marches.

Cinq marches.


Cinq marches.

Cinq marches.

Convergence sur le palier de l'étage 5.

Quatre hommes se positionnent, deux côté poignée, arme de poing, deux côtés charnières avec des masses. Trois en observation, le reste en colonne d'assaut pour plonger de façon synchronisée dans l'ouverture.

Degaton lève la main avec cinq doigts bien écartés.

Un premier doigt s'abaisse.

Les masses se lèvent.

Deux.

Une main se pose sur la poignée mais ne l'abaisse pas encore.

Trois.

Le deuxième côté poignée lève les mains pour réceptionner le haut de la porte lorsqu'elle serait ouverte et la projeter.

Quatre.

Les hommes retiennent leur respiration.

Cinq.

Les deux masses pulvérisent les charnières, la poignée est abaissée, assitôt un léger jour que la porte est prise et jetée dans la cage d'escalier.

- Assaut, ordonne le tyran.

Par cinq les deux colonnes se déversèrent et tombent sur une cohorte de garde-du-corps, d'hommes politiques et d'un justicier hors de son élément, équipé de son imposant trident. Les ordres étaient simples : "abattre tout le monde, sans distinction". Aussitôt, les tirs fusèrent sur leurs victimes désignées. Degaton, fouetté par sa soif de sang visa le justicier avec un sourire carnassier.

- Tu es loin de chez toi ! hurla-t-il à son adversaire.

***

Les premiers camions de troupes militaires débarquaient au Nord de Bruxelles pour tenter d'affronter l'anomalie "radar" que représentait le portail de Queen Of Fable.

Devant un parterre de journalistes, dans une salle de réunion préparée à la va-vite, le maire de la ville s'apprêtait à faire un discours, son commissaire livide flanqué juste derrière lui.

"Mesdames et messieurs..."

Les bottes et les cliquetis d'armes se répondent tandis que les troupes quittent leurs transports. Les fréquences radio de l'armée s'activent.

"... il m'est difficile de prendre la parole devant vous tant l'instant est terrible ..."

Les troupes fascistes qui couvraient le bâtiment Europa continuaient de tirer sur les quelques défenseurs qui osaient encore tenir, notamment les gardes atalantes. Ceux-ci étaient trop bien défendus hélas. Un homme de Degaton se prit un tir ennemi et tomba de son toit. Un autre fut fauché dans un cri étranglé.

"... et réclame de nous toute notre attention. Mais vous avez le droit de savoir, de comprendre et nous avons le devoir de vous avertir..."

Les atalantes étaient coriaces à distance. Un soldat du tyran décida alors d'utiliser ses dernières ressources. Il ne devait pas laisser son chef pris en étau. Il tira de sa ceinture une grenade, la dégoupilla et la jeta dans la rue. L'explosion souffla un véhicule, les vitres des immeubles proches tremblèrent avec violence, se brisant parfois. Puis une deuxième grenade, mieux ajustée, mais ferait-elle des dégâts ?

"... Bruxelles, l'Europe, est en proie à une attaque d'envergure, organisée visiblement, exécutée dans l'indignité la plus totale, avec une violence qui contrevient à ce que nous appelons le monde civilisé..."

Dans les immeubles proches du parlement, les machines temporelles s'activent et font apparaître les troupes de choc...

"... Tous les résidents de la ville sont invités à rejoindre les logements les plus proches. J'invite les hôtels, magasins, les administrations à laisser entrer les civils qui fuient cette attaque monstrueuse. Les forces de l'ordre, les pompiers, les hôpitaux et même l'armée sont toutes entières mobilisées pour répondre à cette menace immédiate..."

A l'entrée du parlement, les dernière troupes de la première ligne de Degaton se regroupent et mitraillent les policiers qui tentent de converger en direction du Hall.

"... L'identité de tous les assaillants n'est pas encore parfaitement claire, notre priorité restant la sécurité de chacun. Heureusement... "

Les troupes de choc de la deuxième vague sortent alors des bâtiments de lourdes mitrailleuses au profil futuriste et des mortiers.

"... nous pouvons compter sur l'abnégation de justiciers tels qu'Elongated Man et la présence d'alliés de la trempe d'Aquaman pour faire face."

Les troupes de la Reine des Fables sont enfin à portée du Parlement, par une voie perpendiculaire à celle de Degaton. L'heure tourne pour les représentant des peuples européens.

"Soyez forts, soyez braves et n'oubliez jamais que notre peuple n'a jamais mis genoux à Terre, même face à des menaces qui paraissaient inarrêtables."

Ponctuant la fin de son discours, un tir de mortier dispersa une fourgonnette des forces d'intervention rapide ; des tirs d'hélicoptères agressaient tantôt les troupes de Narnia, tantôt les troupes sur les toits de Degaton. S'ajoutèrent à cela les tirs des étranges mitrailleuses qui devaient verrouiller certaines rues et permettre à Polaris d'avoir du temps.

La Guerre en somme renaissait de ses cendres...

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